Carnet de voyage

Afrique, nord, ouest, centre

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Dernière étape postée il y a 11 heures
Je vais essayez de voyager dans des pays d’Afrique qui ne sont pas vraiment parmi les plus touristiques.
28 décembre 2017 au 24 décembre 2018
362 jours
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18
sept
18
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Publié le 18 septembre 2018

Mon troisième voyage en Afrique de l’année est terminé, je suis bien rentré à Paris. Je suis rentré avec la TAP (la compagnie portugaise), tout s’est bien passé à part qu’on a dû faire une escale technique non prévue à Casablanca pour faire le plein parce qu’on n’avait pas assez de carburant pour aller jusqu’à Lisbonne et que mon sac n’est pas arrivé dans le même avion que moi, mais ça va, j’ai pu le récupérer dimanche soir.

Avant de partir je me disais que se serait un voyage difficile, que je ne verrai peut-être pas grand-chose, que j’avais prévu trop de temps.

Ce n’était pas un voyage difficile parce que c’est un de ceux que j’ai le plus préparé. Le Congo et le Gabon sont des pays où il ne faut pas aller en se disant qu’on verra bien sur place, si on fait ça on risque de ne pas sortir des villes, et les villes ne sont pas ce qu’il y a de plus intéressants. Si on veut visiter les parcs nationaux, il faut déjà avoir les contacts avant d’arriver dans le pays. Le problème c’est plus la difficulté à trouver l’information pour savoir comment voyager que le fait de pouvoir trouver des transports, des hotels, des guides pour visiter les parcs... Tout existe, mais il y a peu de moyen de le savoir.

J’ai vu beaucoup plus que je ne pouvais espérer. J’ai adoré la mine d’or au Congo et l’ambiance du camp sans moyen du parc de Conkouati. On peut faire des rencontres insoupçonnables dans les forêts du Gabon, tomber au détour d’un sentier de forêt sur un éléphant où un gorille provoque un bon stress qui en quelques secondes justifie le voyage. Et Sao Tomé et Principe sont des îles bien agréables en fin de voyage. Un voyage que je ne suis pas près d’oublier.

Je ne reste pas longtemps à Paris, je repars fin octobre pour le dernier voyage de l’année en Afrique, et toujours pas les destinations les plus touristiques puisque ce sera la Libéria et la Guinée.

Concours de commentaires :

(*) : a déjà gagné au voyage, (+) : a déjà gagné au total, (!) gagnant provisoire

Pour ce voyage, dans l’ordre :

Clo (*), Claude (*), LuLvk, Marguerite, Jean-Jacques

Clo arrive première, mais comme elle a déjà gagné au premier voyage, c’est Claude qui gagne le cadeau.

Pour le total de l’année dans l’ordre :

Clo (*), Claude (*), LuLvk (+), Marguerite (+), Jean-Jacques (!), Françoise (!), Frédérique, momo, Mjc (*), Yves, Béa

Il y a plus de 400 commentaires, donc 4 gagnants supplémentaires pour le total, il y en aura un 5ème si on arrive à 450 commentaires.

LuLvk et Marguerite ont plus de 17 points d’avance sur Frédérique, elles ne peuvent plus être rattrapées et gagnent donc un cadeau.

Clo a 19 points d’avance sur Claude et est sûre d’être première au total, elle gagne de cadeau supplémentaire.

Pour les autres, tout est encore possible puisqu’il reste un voyage.

14
sept
14
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Publié le 14 septembre 2018

Demain je quitte Sao Tomé-et-Principe, départ à 20h35 et arrivée à Orly à 9h55 dimanche, après un changement d’avion à Lisbonne.

J’ai passé 14 jours très agréable à Sao Tomé, j’espère avoir pu vous faire partager par mes photos que c’est vraiment un très beau petit pays.

Je le recommande comme pays « vacances » (par opposition à un pays « aventure » où on est content quand ça se termine). Si vous voulez vous reposer, connaître une Afrique soft, l’Afrique quand même, mais sans la délinquance ou les controles de polices, sans avoir peur de ce faire arrêter à la moindre photo, c’est à Sao Tomé qu’il faut aller. Vous y partagerez le calme et la joie de vivre de ces petites iles au point de rencontre du Portugal, de l’Afrique et du Brésil. On y dit tout le temps tudo bem en levant le pouce comme au Brésil, mais la musique ressemble plus à celle qui fait pleurer au Portugal, et pour le foot, c’est 100% portugais.

La plupart des touristes que j’ai rencontré voyageaient avec une voiture avec chauffeur/guide. Mais sauf une journée où j’ai loué une voiture (sans chauffeur), je me suis bien débrouillé d’un mélange de taxi-brousse (ça c’est bien africain), de moto-taxi où de marche à pied. L’ile n’est pas grande, on arrive à destination dans la journée.

J’avais réservé tous mes hotels, ça me parait plus prudent, il y a beaucoup de touristes par rapport au nombre d’hotel. J’avais aussi réserver longtemps à l’avance mon vol AR pour Principe, il était complet et il n’y a que 30 places dans l’avion.

Il faut bien avoir conscience que l’Afrique centrale est une région chère par rapport à d’autres régions du monde, à Sao Tomé j’ai moins dépensé parce que je n’ai pas été dans les parcs, mais pour la plupart des dépenses on est dans les prix européens, les prix des dépenses qui concernent les touristes sont d’ailleurs souvent exprimés en euros.

On peut aussi faire des treks en forêt à l’intérieur du pays, mais après le Gabon, je n’en avais pas trop envie.

Je l’ai déjà dit, mais il vaut mieux le dire deux fois, pour des raisons techniques, pas politiques, les cartes de crédit internationales ne fonctionnent pas ici, il faut venir avec de préférence des Euros, mais les CFA se changent facilement.

Les petits villages ou les roças à moitié en ruine ne font pas bien riche, mais je n’ai pas senti de grande pauvreté. Au Gabon il y a des richesses mais on ne sait pas où va l’argent, pas dans les infrastructures en tout cas, ici c’est l’inverse, il n’y a pas d’argent et pourtant on peut rouler partout, on trouve internet et le téléphone à peu près partout.

Pour finir, il n’y a pas que la Super Bock ou la Sagres, il y a la Rosena, qu’on appelle aussi Nacional, parce que c’est la bière faite à Sao Tomé, les bouteilles ont la particularité de ne pas avoir d’étiquette.

C'est bon, j'ai pu acheter les chocolats pour tous ceux ou celles qui l'ont demandé, indépendamment du résultat du concours. Pour ceux qui iront à Sao Tomé, on les trouve au Super CKDO, au même prix qu'à la maison du chocolat, mais avec des heures d'ouverture beaucoup plus larges.

13
sept
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sept

Si on va jusqu’au sud de l’île, c’est souvent pour les plages et pour cette dernière étape j’ai dormi au bord de la plage, à Praia Inhame Eco-Lodge. Dans l’ordre des photos : 1) ici je peux plus dire mon bungalow que ma cabane 2) la vue du resto 3) la plage de l’hotel.

Il y a un village au bout de la route goudronnée : Porto Alegre, un village de pêcheurs, je ne mets que des photos d’enfants mais vous voyez le village derrière. Bien que ce soit évident, j’ai demandé au premier ce qu’il poussait, il m’a répondu : une petite voiture.

Et quelques plages : Praia Piscina et Praia Cabana

On peut encore aller plus au sud, sur la petite ile des Rolas. Il y a un hotel de luxe, mais comme il y a un droit d’entrée, je n’ai pas été voir. J’ai préféré le village avec sa maison aux couleurs du FC Porto.


L’équateur traverse l’ile de Rolas, il y a même une borne qui le signale, mais d’après mon GPS, elle est à 0,00075 de degrés nord, mais j’ai trouvé le vrai équateur.





Si Sao Tomé est calme, que dire de cette petite ile avec juste quelques chemins et des lézards, on ne peut pas se perdre, on retombe toujours sur la mer, comme par exemple la plage café.

10
sept
10
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Publié le 10 septembre 2018

On ne peut pas voyager à Sao Tomé sans dormir une fois dans une roça. J’ai choisi de passer deux nuits dans celle de Sao Joao dos Angolares. Les maisons sont très bien restaurées et le parc est bien aménagé avec même des sculptures d’artistes contemporains. En plus le resto est réputé avec des produits locaux.

La roça domine le village, au fond de sa baie. Village toujours calme, avec ses maisons en bois, ses cochons qui se promènent librement et ses pêcheurs. J’ai même trouvé un bar pour me faire prendre en photo.

J’ai fait une petite marche, sans guide, avec mon GPS, à la recherche de roças non restaurées. A la roça Soledade l’ancienne maisons des maitres est habitée par les locaux, mais semble au bord de l’effondrement …

… A la roça Fraternidade on m’a montré les fèves de cacao en train d’être torréfiées.

D’un col, j’ai vu le Cao Grande, la curiosité géologique de Sao Tomé, un immense rocher qui s’élève à 600 mètres de hauteur, malheureusement très souvent dans les nuages.

Concours de commentaires : ceux qui pensent gagner et qui veulent leur cadeau en chocolat peuvent choisir ici : CHOCOLAT, et me donner leur choix avant vendredi. Sous réserve que je puisse en acheter et que j’ai assez d’argent puisque la carte ne marche pas ici.

8
sept
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Publié le 9 septembre 2018

Comme il ne me reste pas beaucoup de temps, j’ai loué une voiture que je conduis moi-même pour une seule journée pour visiter le nord de l’ile.

Guadalupe

Même les petites villes sont belles, une architecture traditionnelle en bois à été largement conservée, et il y a ces couleurs qui donnent un charme particulier.

Roça Agostinho Neto

C’était la plus grande roça du pays. Il n’y a plus de plantation centralisée, chacun cultive sa parcelle et revend où consomme sa production. Les batiments sont toujours plus ou moins bien conservés.

Une large avenue allait de la maison des portugais à l’immense hôpital (le grand batiment dans le fond de la photos). De chaque coté se tenait les batiments des travailleurs noirs. L’hotipal est aujourd’hui totalement en ruine.

Dans l’ordre des photos : l’entrée de la roça, avec ma voiture. L’usine de cacao, toujours en activité. La maison des portugais, habitée aujourd’hui par de nombreuses familles noires. D’anciens batiments administratifs, aujourd’hui l’école.

De Guadalupe à Neves

Le nord de l’ile est beaucoup plus sec. Pas de grande forêt ici, mais d’énormes baobabs. Il y en a même un, au lagon bleu, qui touche la mer.

Et toujours les belles plages, bien qu’ici on trouve d’autres arbres que les palmiers.

7
sept
7
sept
Publié le 7 septembre 2018

La capitale de Sao Tomé-et-Principe s’appelle Sao Tomé et est sur l’ile de Sao Tomé, c’est un peu compliqué non ? Aujourd’hui je parle juste de la ville de Sao Tomé.

Beaucoup plus de d’animation et de voitures qu’à Santo Antonio, mais ça reste très calme quand même pour une capitale. Parmi les capitales d’Afrique que je connais, c‘est la plus belle, c’est vrai qu’à part Tana et Maputo, il n’y a pas trop de concurrence.

Bien sûr au bord de la mer, bizarrement, l’avenue qui longe la mer est une des plus calme, l’animation restant à l’intérieur autour du marché couvert.

Et de nouveau ces belles maisons coloniales colorés, ça donne vraiment un charme particulier.

D’un point de vue purement touristique on verra la cathédrale et le musée national qui est à l’intérieur d’un ancien fort.

J’ai également été à la maison du chocolat, je croyais que c’était une visite, mais en fait c’était une dégustation de ce qu’ils disent être le meilleur chocolat du monde, c’est vrai qu’il est bon, le 100% est même surprenant. Vous pouvez chercher Claudio Corallo sur Internet, mais il vaut mieux l’acheter ici, c’est deux fois moins cher.

Sweet Guest house

Une guest house typique de l’Asie du Sud Est, sauf qu’on est en Afrique. Très aimable, super propre, rempli de touristes. 35€ avec salle de bain en dehors de la chambre.


Attention : les cartes de crédits internationales ne fonctionnent pas ici. On peut changer sans problème dans la rue à un meilleur taux, et plus rapidement qu’à la banque, même les CFA.



6
sept
6
sept
Publié le 6 septembre 2018

Ici on regarde les matchs de Benfica à télé et on boit de la Super Bock, changement complet d’ambiance, on est qu’à quelques kilomètres des cotes africaines, mais on sent le Portugal et déjà presque le Brésil. Il y a une douceur de vivre qu’on ne retrouve pas sur le continent, tout est plus calme, les filles ont des tenues beaucoup plus légères. Il y a aussi beaucoup plus de touristes, surtout des touristes portugais, mais aussi d’autres européens. Ici je n’hésite pas à prendre des photos dans la rue.

Après deux nuits à Sao Tomé (j’en reparlerai plus tard) j’ai pris l’avion pour Principe. Je préfère visiter Principe au début de mon séjour, pour ne pas risquer d’y rester coinsé juste avant de rentrer, il parait que l’avion peut ne pas voler plusieurs jours en cas de panne ou de mauvais temps.

Il faut 45 minutes sur un SAAB de 30 places pour relier les deux iles.

Santo Antonio

C’est l’unique ville de l’ile. Belle petite ville, au fond d’une baie, dominée par les montagnes recouvertes de forêt.

Beaucoup de charmes des cette petite ville aux batiment coloniaux et aux maisons couleurs pastel plus ou moins restaurées.

Residencial New Arca de Noé

En plein centre. Chambres avec SdB et clim, 30€.

 




Roça Belo Monte et Praia Banana

Les roças sont les plantations dont j’ai parlé dans l’étape de présentation. Il y en a beaucoup dont les batiments sont en ruine, mais certaines ont été restaurés et se visitent, certaines ont même été transformés en hotels haut de gamme comme la Roça Belo Monte.

Il y a une dizaine de kilomètres de Santo Antonio à Belo Monte, j’ai combiné le stop, le taxi-moto et mes pieds pour faire le trajet. Pour y arriver on traverse de beaux villages avec des maisons en bois, la campagne est bien entretenue, comme un jardin, les gens que je croise me disent Bom Dia.

En arrivant à la plantation les cultures sont des bananiers ou des cacaoyers.

Et j’arrive à Belo Monte, je n’y ai pas dormi bien sûr, j’ai juste pris un jus de fruit. C’est en hauteur, le bar domine l’océan.

Le domaine de la plantation inclus aussi une des plus belles plages de l’ile, Praia Banana, ou la plage banane, bien sûr je m’y suis baigné.

Roça Abade

Après la marche d’hier à la Roça Belo Monte, je compte faire pareil vers la Roça Abade, à 8km de Santo Antonio, sauf que rien n’est jamais pareil.

Il tombe une petite pluie, pas gênante pour marcher, par contre la piste se transforme en une espèce de glue qui colle aux chaussures, j’ai l’impression d’avoir des kilos aux pieds, je n’aimerai pas être sur les motos que je croise.

J’arrive à une belle plage, mais en raison de la proximité d’un village il est déconseillé de s’y baigner pour des raisons sanitaires, mais la photo est quand même belle.

Le batiment principal de la roça devrait être un hotel, mais il semble de nouveau abandonné. La population qui vit dans les autres batiments ne semblent pas très riche, mais j’ai toujours un accueil sympathique, ils me demandent de les prendre en photo.

Heureusement au retour je profite d'une voiture du recensement électoral.

2
sept

Qu’une heure d’avion pour venir de Libreville. Je viens d’arriver à Sao Tomé, la capitale du pays.

Sao Tomé-et-Principe est un des pays les mois connus du monde. A part si vous êtes passionné de la CAM, je ne crois pas que vous pouviez positionner ce pays sur un carte. Sao Tomé est à zéro degré de longitude et de latitude.

Il est composé de deux iles au large du Gabon. La superficie est 6 fois plus petite qu’un département français comme la Sarthe. Il y a un peu moins de 200 000 habitants.

Il semble que les îles n’étaient pas habitées lorsqu’elles ont été découvertes par les portugais en 1471. Les portugais utilisèrent l’île comme un centre de transit des esclaves entre l’Afrique et le Brésil. Certains esclaves étaient conservés sur l’île pour travailler dans les plantations de canne à sucre, de café et de cacao. L’abolition de l’esclavage n’a rien changé, le contrat de travail obligeant les africains à rester dans leur plantation.

Le pays est indépendant en 1975 et devient communiste. Le multipartisme est autorisé en 1990, depuis il y a régulièrement alternance des partis au pouvoir.

Après l’indépendance l’économie, qui était basée sur des plantations rentables uniquement grâce à un néo-esclavagisme, c’est écroulée, faisant de Sao Tomé un des pays les plus pauvres du monde.

Aujourd’hui la principale production est le cacao. Le pays a des espoirs de développement grâce à la découverte de réserve de pétrole et un début de tourisme.

La langue officielle est le portugais. C’est la même heure qu’au Gabon, c’est-à-dire l’heure d’hiver de la France.

On peut rester jusqu'à 14 jours sans visa.

Je vais rester 14 jours. Je vais aller dans les deux îles. L’intérieur des iles est montagneux, mais je vais rester sur la cote où on trouve villes et villages.

J’ai réservé tous mes hotels, sauf sur l’ile de Principe.



1
sept
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sept
Publié le 1er septembre 2018

Comme vous commencez à la savoir, les grandes villes ne sont pas ce qu’il y a de plus intéressant en Afrique subsaharienne. Mais Libreville n’est pas désagréable, c’est vrai que si j’y ai passé 5 nuits je ne suis resté que 2 jours complets. Les quartiers qui se visitent s’étendent le long de la mer, et monte légèrement en allant vers l’intérieur. A cause de la configuration du terrain, il n’y a pas une planification en damier, mais on ne peut quand même pas se perdre, il suffit de savoir qu’il faut descendre pour aller vers la mer. Une large avenue suis le bord de mer.

Mon hotel est dans le quartier Louis, un des plus animé le soir, et comme c’est animé, ce n’est pas dangereux, je peux sortir à pied.

Un autre quartier intéressant, c’est le centre-ville. C’est où il y a beaucoup de commerces, les administrations, les banques… Mais j’ai été pris par la pluie.

Comme attractions touristiques il y a la vielle cathédrale qui tombe en ruine, et un beau musée, c’est que le petit batiment au premier plan, derrière c’est Total Gabon.

j'ai rattrapé mon retard dans l'envoie des étapes de mon carnet de voyage, on est bien le 1er septembre. Mon voyage au Gabon se termine, demain je prends l'avion pour Sao tomé-et-Principé.

Je n'ai pas le temps d'écrire l'étape habituelle de conclusion sur le Gabon, je la mettrai sur mon carnet de voyage "Gabon" quand je rentrerai en France.

J'ai dépassé le 365ème jour de voyage depuis que j'ai arrêté de travailler et que je suis parti en Iran en 2016.

J'ai rajouté des vidéos d'éléphants sur l'étape de Loango (11 aout).

Concours de commentaires :

Après le Gabon, pour ce voyage :

Clo (*), Claude (!), LuLvk, Marguerite

Pour toute l’année :

Clo (*), Marguerite (!), Claude (*), LuLvk (!), Jean-Jacques (!), Françoise, Momo, Mjc (*), Frédérique, Yves

30
août
30
août
Publié le 31 août 2018

Boué

Je suis arrivé à Boué à 14h, comme le train est à minuit, cette fois-ci j’ai pris un hotel. Mais je me suis reposé. Le centre-ville est très loin de la gare, mais je suis resté dans le quartier de la gare.

Hotel Splendeur de l’Equateur

Sur une hauteur qui domine la gare, à 5 minutes de la gare, restaurant.





Il y a 337 km de Boué à Libreville. Le train vient de Franceville, prévu à minuit, il est arrivé à 2h du matin. Il devait arriver à 7h30 à Libreville, on est arrivé à midi. C’est bien marqué sur les tickets que les horaires ne sont pas garantis. Heureusement on peut bien dormir dans le train, c’est des sièges inclinés (qui ne se redressent pas), il faut un masque pour les yeux et bien se couvrir à cause de la clim. Il y a un wagon restaurant qui sert des omelettes au petit déjeuner.

Pointe Denis

Après un bref passage à Libreville, j’ai été à Pointe Denis.

Si vous regardez un plan de Libreville, la ville n’est pas vraiment au bord de la mer, mais au bord d’un grand estuaire. Pointe Denis est de l’autre coté de l’estuaire.

Pointe Denis est une sorte de station balnéaire, très bien pour se reposer un peu à la fin de ce voyage très chargé au Gabon. C’est juste à la pointe de l’estuaire, avec des plages sans vague du coté de l’estuaire (1ere photo) et d’autres plages à perte de vu coté mer (2eme photo).

L’ambiance est très bizarre, coté mer c’est désert, mais coté estuaire il y a plein de villas. La plupart appartiennent à des blancs, mais ils ne viennent que le weekend. En semaine on a l’impression que tout est abandonné, il n’y a presque personne sur la plage. On n’a pas le droit de rentrer dans les villas, mais comme il n’y a personne j’ai fait un petit tour.

Et j’ai profité des transats d’un hotel fermé la semaine, j’ai supposé que c’était en libre service.

Chez Papa Kodjo

Peut être le seul endroit pas trop cher où dormir, et en plus c’est ouvert la semaine. Juste derrière l’hotel Maringa, 45€ avec la clim.

26
août
26
août
Publié le 30 août 2018

Makokou

Pour aller aux chutes de Kongou et au parc d’Ivindo, il faut transiter par la ville de Makokou. C’est une petite ville, mais elle est assez étendue. Je n’ai pas visité, j’ai juste été à la cathédrale dans la mission catholique, au pied de mon hotel.

Hotel Belinga


Le meilleur hotel de la ville, 34€ sans petit déjeuner.

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Transport

Pour aller à Makokou depuis La Lopé, il faut d’abord prendre le train jusqu’à Boué. De Boué des minibus partent au lever du jour pour Makokou, 4h30 de trajet. Comme le train arrive en pleine nuit, il faut attendre le jour à Boué, soit sur le parking, soit dans le petit hotel près de la gare. Mon train est arrivé à 4h, j’ai essayé de dormir dans le minibus qui était déjà ouvert sur le parking.

Parc de l’Ivindo, chutes de Kongou

Dans le Parc National d’Ivondo, il y a deux sites qui se visitent, les chutes de Kongou et le bai de Langoué, où il y a des animaux. Je n’ai pas été au bai de Langoué, je ne peux pas aller partout. Donc uniquement les chutes de Kongou, le but ici c’est le paysage, pas les animaux.

Un campement est installé en haut des chutes, pour y arriver depuis Makokou, il faut descendre la rivière Ivindo pendant 3 heures grâce à des pirogues. Ici c’est des vrais pirogues, longues, en bois et à moteur. Je suis le seul touriste.

Ce n’est pas une gentille rivière comme à Loango. Il faut traverser des rapides, des endroits où des rochers peuvent crever la pirogue sous l’eau et des passages où il n’y a pas assez d’eau et où il faut pousser avec des grands bâtons. Le plus dur c’est le retour quand il faut remonter la rivière. Les guides sont très fort pour passer les rapides, j’ai l’impression qu’ils connaissent chaque rocher par cœur, même ceux qui sont sous l’eau. On est quand même resté bloqué sur un rocher et une autre fois il n’y a pas assez d’eau pour monter le rapide. Là, les guides doivent sauter à l’eau pour tirer la pirogue centimètres par centimètres. Moi je reste sur le bateau. Je n’ai pas beaucoup de photos des rapides parce que je ne voulais pas que mon appareil photo prenne l’eau.

Le camp est en pleine forêt, au début des chutes, en haut, juste avant que la rivière ne soit plus navigable. Il y a même un petit point de vue pour voir les chutes, c’est aussi où on se lave. Le camp est composé de cabanes en bois assez confortables, avec de vrais lits et une moustiquaire.

Les chutes de Kongou sont parmi les plus importantes et les plus belles d’Afrique Centrale. En fait l’eau ne tombe pas à une seule grande chute, c’est plutôt tout un secteur de plusieurs kilomètres carrés, avec une multitude de cascades. La rivière se divise en formant des îles qui donnent autant de chutes, plus ou moins hautes. L’après-midi de premier jour, le jour où on est arrivé, on va voir des chutes pas très loin. Comme je l’ai déjà dit, les chutes d’eau c’est mieux en vidéo.

Le deuxième jour on est allé voir les plus grandes chutes. Il faut près de deux heures de marche aller dans la forêt avec une traversée d’un bras de la rivière. Comme par hasard pour traverser ce bras de rivière, une pirogue nous attendais, on se croirait dans Pékin Express.

Et il faut faire attention à ne pas mettre les pieds n’importe où.

Et on arrive aux chutes. C’est des chutes jumèles qui se rejoignent en bas, et c’est vrai que c’est magnifique.


22
août

Ville de La Lopé

Le point d’accès au Parc de La Lopé est la petite ville de La Lopé, sur la ligne de chemin de fer.

Hotel Mbei

En ville, presque sur la route de Libreville, à 15 minutes à pied de la gare. 52€ avec petit déjeuner, conforme aux standards qualité/prix gabonais, restaurant.




Transport

Nombreux taxis-brousse de Lambaréné à Njolé.

J’ai trouvé une voiture entre Njolé et La Lopé, donc, malgré ce qu’on vous dira, c’est possible en saison sèche, mais certains passages doivent vite devenir des bourbiers s’il pleut. On peut aussi essayer de monter dans les minibus qui font Libreville – Franceville ou dans un camion. Il faut entre 4 et 5 heures pour 150 km.

Il y a 6 trains de nuit par semaine dans les deux sens, il n’y a pas de train dans la nuit du samedi au dimanche. Ils passent vers 1h du matin à La Lopé. Et j'étais justement le samedi à Njolé, c'est pour ça que j'ai pris une voiture.

Campement de Mikongo

J’ai visité le parc de La Lopé depuis le campement de Mikongo, géré par Vision’Mikongo. Le campement est en pleine forêt à 1 heure 30 de voiture de la ville de La Lopé. Les cabanes où on loge sont en bois, mais il n’y a rien à l’intérieur, qu’un matelas avec une moustiquaire. Ma cabane était la dernière contre la forêt. Pour se laver il y a la rivière en dessous du camp, à 5 minutes à pied. C’est agréable après une longue marche.

Il n’y a qu’un écosystème à Mikongo, la forêt. Toutes les marches se font donc dans une forêt très dense. La forêt est belle mais on a une vue un peu dégagée que quand il y a une rivière.

A propos de rivière, on la traverse sur un pont, qui est un des plus simples ponts suspendus que je connaisse, même en Malaisie, il n’y en a pas des comme ça.

Le problème de la forêt est qu’on ne peut pas voir les animaux de loin. Je marche avec un seul guide. Le principe est de marcher, de s’arrêter sans faire de bruit et d’écouter si on n’entend pas un craquement où des mouvements de branches qui pourraient être provoquer par des animaux, mais en général on n’entend rien et on peut marcher des heures sans rien voir.

Et quand on entend un animal on ne le voit pas forcément, il est souvent caché derrière des arbres, ou si on l’aperçoit, il est trop caché pour les photos. Bref, c’est quand même un peu frustrant de marcher dans la forêt.

C’est justement le cas de l’éléphant. Après plusieurs heures de marche on a aperçu un grand éléphant, un male isolé avec de grandes défenses. Il devait manger et faisait bouger les arbres autour de lui, mais impossible de prendre une photo avec toute cette végétation. On c’est un peu approcher en coupant des branches, mais mon guide a trouvé que c’était trop dangereux d’aller plus loin, et j’étais de son avis, donc pas de photo de l’éléphant.

Il faudra se contenter de petits singes, mais souvent en mouvements et hauts dans les arbres.

On m’a demandé un serpent, voilà une photo d’un petit serpent vert, il parait qu’il est inoffensif.

J’ai aussi vu un touraco, mon oiseau préféré.

J’ai entendu des pas dans la forêt, sur le coup j’ai pensé que c’était des humains. Mais mon guide était en alerte et m’a dit de ne plus bouger. Et j’ai vu deux gorilles passés à quelques mètres dans les broussailles. Le premier était le male dominant à dos gris, je n’en voyais qu’un derrière, mais il était surement suivi par tout le groupe. D’un coup le premier à fait demi-tour en criant sur celui qui le suivait. Je me demandais pourquoi il lui en voulait et étais soulagé qu’il s’en prenne à un autre gorille plutôt qu’à nous. Mais mon guide m’a expliqué qu’il nous avait vu et que son cri était pour dire aux autres de faire demi-tour. Impressionnant, ici ce ne sont pas des gorilles habitués à l’homme.

Quand je suis arrivé il y avait un grand groupe de 10 personnes au campement, mais ils sont partis et je me suis retrouvé tout seul. Mais quand je dis tout seul, c’est vraiment tout seul, l’après-midi après m’être reposé je suis sorti de ma cabane et il n’y avait pas un guide, j’avais l’impression qu’on m’avait abandonné dans le camp, mais les animaux ne sont pas venus non plus.

17
août
17
août
Publié le 28 août 2018

De Port-Gentil à Lambaréné, il n’y a pas de route, il faut faire 7h de bateau le long du fleuve Ogooué.

Lambaréné est une petite ville, habituellement tranquille, au bord du fleuve Ogooué.

On peut y visiter la mission des sœurs de l’Immaculée Conception et l’église de la mission Saint-François-Xavier.

Mais aujourd’hui, 17 août, la ville est un peu moins tranquille, c’est la fête nationale, le fête de l’indépendance. Comme dans toutes les villes du Gabon, il y a un défilé. C’est la société civile qui défile devant les autorités locales. Agences locales des ministères, entreprises privées, clubs de sport, communautés locales des autres pays africains …

La principale attraction de Lambaréné est l’hôpital du docteur Albert Schweitzer. Le célèbre docteur est arrivé à Lambaréné en 1913 pour créer un hôpital de brousse. Arrêté et emprisonné en France pendant la guerre parce qu’il était alsacien, il revient au Gabon en 1924, et reconstruit pour la 3ème fois sont hôpital en 1927, c’est celui là qui est aujourd’hui transformé en musée ou en gesthouse.

L’hôpital existe toujours aujourd’hui dans d’autres batiments plus modernes grâce à la fondation qui porte son nom.

L’hôpital fonctionnait comme un village, les malades pouvaient venir avec leur famille et leurs animaux, mais les bien-portants devaient travailler pour l’hôpital.

Dans l’ordre des photos : La rue de l’hôpital avec la cloche qui rythmait la vie de l’hôpital. Le batiment où habitait le docteur. La bibliothèque du docteur avec son piano qu’il a fait venir d’Europe. Chaque ethnie avait sa maison, ici c’est la maison des malades blancs, c’est où j’ai dormi. Le réfectoire, aujourd’hui on y sert le petit-déjeuner aux touristes. La salle d’accouchement de l’époque.

Guesthouse de l’hôpital, 39€ avec petit déjeuner, très bien, pas cher pour le Gabon. J’ai eu la dernière chambre, il vaut mieux réserver.

15
août
15
août
Publié le 16 août 2018

Campement d’Enamino

Sur le chemin du retour je suis retourné au campement d’Enamino. J’ai retrouvé Philippe, la gabonais qui nous a servi de guide dans le parc de Loango et qui est propriétaire d’Enamino. Au premier passage j’étais tout seul, cette fois-ci c’était la foule. J’ai retrouvé les 6 catalans et Antonio, le guide espagnol. Il y avait aussi deux français et 4 tchèques qui allaient dans l’autre sens. Le Gabon est quand même plus touristique que le Congo.

Philippe nous avait préparé une surprise (le python est vivant).

Mission Sainte-Anne

Je voyage de nouveau avec les catalans jusqu’à Port-Gentil. On visite la mission Sainte-Anne, de l’autre coté de la lagune d’Omboué, à 1h de bateau.

C’est une mission catholique qui date du 19ème siècle. Il y a toujours une école, mais c’est les vacances. L’église a été construite sur les plans de Gustave Eiffel, avec les restes non utilisés dans la construction de la tour Eiffel. Transportée de France en pièces détachées elle a été montée sur place. Elle prend un peu l’eau et aurait besoin d’une restauration. La dernière photo, c’est la cathédrale de bambou.

Ils ont aussi un petit singe.

Omboué

Nouveau passage à Omboué, toujours aussi calme. Cette fois-ci j’ai passé la nuit.

Port-Gentil

Et retour à Port-Gentil, je voyage de nouveau seul.

J’ai eu le temps de faire un bon tour de la petite ville. Dans l’ordre des photos : le front de mer, on peut voir une plateforme pétrolière dans le fond. La cathédrale Saint-Louis de 1926. Le centre-ville. Et la plus grande bière du Gabon.

J’ai presque rattrapé mon retard de la mise à jour de mon blog.

Demain à 7h je prends le bateau pour Lambaréné et l’intérieur du Gabon. Je ne sais pas quand je retrouverai Internet. D’après mes guides il n’y en a pas, mais ça s’est peut-être amélioré depuis. Sinon je serai de retour à Libreville avant la fin du mois.

12
août
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Publié le 15 août 2018

Il y a deux espèces de gorilles. Les gorilles de montagnes, très peu nombreux, qu’on trouve au Rwanda, en Ouganda et dans l’est de la RDC. Je les avais vu au Rwanda. Et les gorilles de plaine, beaucoup plus nombreux qu’on trouve dans les forêts humides du Cameroun à la RDC, et bien sûr au Gabon. Les gorilles de montagnes sont plus connus, peut-être parce qu’ils sont moins nombreux et plus en danger. Ils sont étudiés depuis plus longtemps.

Une grande partie des gorilles de montagne est habitué à l’homme, c’est-à-dire qu’ils ne considèrent plus l’homme comme un animal dangereux, on peut donc les approcher facilement. Pour habituer les gorilles, les chercheurs doivent les approcher régulièrement, de plus en plus près, pour que les gorilles trouvent normal la présence des hommes, comme s’ils étaient en présence d’une antilope, par exemple.

Il y a très peu de tentative d’habituer les gorilles de plaine. Ce n’est pas la même espèce, les gorilles de plaine ne réagissent pas comme les gorilles de montagne, ils ne se laissent pas habituer facilement.

Il y a un projet pour habituer les gorilles de plaine, à Yatouga, dans le parc de Loango. C’est un projet de l’université de Leipzig. Les touristes peuvent voir ces gorilles que depuis 2016. Ils disent que c’est un groupe de gorilles habitués, mais pour moi, ça n’a rien à voir avec les gorilles du Rwanda, c’est encore un projet en cours. Il y a actuellement 16 gorilles dans ce groupe.

Et donc, vous l’avez compris, j’ai voulu voir ces gorilles.

Le point de départ est l’hotel « Louango Lodge », au bord de la lagune. Le nombre maximum de touristes pouvant voir ces gorilles chaque jour est de 4. On était 3, j’étais avec un couple germano-galloise. On a une heure de traversée de la lagune pour arriver au camp où est l’équipe qui s’occupe des gorilles. On est au camp à 8h30. On a d’abord droit à une présentation du projet, et aux consignes de sécurité.

Les gorilles dorment dans des nids qu’ils construisent dans les arbres avant le couché du soleil. Ils dorment toute la nuit. Dés le lever du jour ils partent rechercher de quoi manger, ils peuvent faire plusieurs dizaines de kilomètres dans la journée, surtout en ce moment, à la saison sèche, où il n’y a pas beaucoup de fruits.

Dés 7h une équipe de pisteur est partie chercher les gorilles, dés qu’ils les trouvent, ils doivent appeler le camp pour qu’on les rejoigne. Au Rwanda, il y a des rangers qui suivent tout le temps les gorilles pour les protéger des braconniers, c’est donc facile de les trouver. Ici il n’y a pas de braconniers, et les gabonais ont trop peur des éléphants pour rester dans la forêt la nuit. Parfois, ils perdent le groupe de gorilles plusieurs jours.

Je vous raconte tout ça parce qu’on attend. L’étudiant en charge de nous accueillir, un écossais, ne sait plus quoi nous dire pour nous faire patienter. On nous donne même des sandwichs pour nous occuper. Vers 12h j’entends l’appel des pisteurs, ils ont trouvé le nid, ils n’ont aucune idée de la direction prise par les gorilles à leur réveil. Je suis pessimiste.

Les européens en charge du camp nous propose de faire une marche dans la forêt autour du camp, et ils nous appelleront si les pisteurs trouvent les gorilles. J’ai l’impression que c’est plus pour qu’on ne parte pas sans avoir rien fait.

On marche avec trois guides gabonais. On nous a bien indiqué que l’animal le plus dangereux était l’éléphant. L’éléphant est plus dangereux dans la forêt parce qu’on le voit au dernier moment. Et bien sûr après quelques dizaines de minutes de marche on tombe sur un éléphant. On nous dit de reculer mais je prends quand même quelques photos. C’est impressionnant. Les congolais ont vraiment très peur des éléphants.

Puis il y aura un deuxième éléphant (sans photo). On change de circuit pour ne pas retomber sur les éléphants. C’est une belle forêt.

Sur le chemin un guide remarque une crotte de gorille. On marche encore un peu et au bout du chemin, derrière les arbres : un gorille !! La photo n’est pas extraordinaire, on voit juste la silhouette derrière les feuilles, mais on a trouvé les gorilles avant les pisteurs ! Les gorilles sont en train de marcher et ne s’arrêtent pas. Ils savent qu’on est la et font un détour pour nous éviter, ce qui me fait dire qu’ils ne sont pas vraiment habitués. On voit juste la tête d’un autre dans les herbes.

Nos guides appellent les pisteurs. Il faut qu’on les attende avant de les suivre. Ils perdent les gorilles, mais finalement on les retrouve. Ils sont dans une forêt très dense. Tout d’un coup on entend un gorille crier et bouger les arbres, je ne le vois pas, mais il est à quelques mètres. Il faut rester immobile, à moitié courbé, sans regarder le gorille dans les yeux.

Il s’en va et on peut avancer. On arrive pas loin d’un groupe de 4 gorilles, trois adultes et un petit. Les autres ne sont surement pas très loin. Je les vois assez bien, mais avec toutes les feuilles devant je n’arrive pas à régler les photos. Il faudrait que j’apprenne à prendre les photos avec le réglage manuel. Mais comme le bébé qui doit avoir 1,5 an est plus petit, il a moins de feuilles devant et j’arrive à le prendre en photo. C’est toujours émouvant de tomber sur ce genre d’animaux, surtout en pleine forêt. Je suis tellement captivé par ce que je vois que je ne pense pas à avoir peur.

Les gorilles reprennent leur route. On essaie de les suivre mais ils traversent un marais, facile pour eux, trop difficile pour nous, et il faut les laisser partir.

On termine par une photo du groupe qui s’occupe des gorilles.

11
août
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août
Publié le 14 août 2018

Au milieu du parc de Loango, le campement d’Enamino, dont j’ai parlé la dernière fois, gère un bivouac. Pour baisser le cout, j’ai retrouvé un groupe de 6 touristes catalans à ce bivouac.

L’infrastructure de ce bivouac est minimale. Le bivouac est au bord de la rivière, on y arrive en bateau (1ère photo). Il est face à une grande prairie (2ème photo). On peut voir les animaux de l’autre coté de la prairie (3ème photo). Le soir on fait du feu pour éloigner les animaux (4ème photo), mais on a pour consigne de ne pas sortir de la tente en pleine nuit. A chaque repas on mange le poisson pêché dans la rivière quelques minutes plus tôt.


J’oubliais la 5ème photo, le trône royal dans la forêt, face à la rivière.




On va chercher les animaux en bateau où à pied. Lorsqu’on est à pied, il faut bien suivre le guide en file indienne. Mais le guide, un gabonais, Philippe, connait bien les animaux, il faut suivre ses consignes. Il fait attention que les animaux ne nous chargent pas, il nous a prévenu que s’il dit « courez » il faut courir dans l’autre sens, mais ça ne s’est pas produit. On marche souvent dans les prairies, on se croirait dans des jardins de châteaux anglais s’il n’y avait pas les éléphants dans le fond.

Il y a beaucoup d’éléphants, ils sont faciles à trouver. A pied on reste quand même à distance, c’est depuis le bateau qu’on s’approche le plus près. On a même vu un éléphant en train de traverser la rivière à la nage.

Celui que je préfère, c’est celui qu’on a vu du bateau. Il était derrière des arbres, mais quand il nous a vu, pour partir, il est passé à découvert et c’est presque enlisé dans la boue.

Quelques vidéo d'éléphants :

J’ai trouvé le crocodile sur une branche, peut être un faux-gavial.

Il y a aussi des buffles mais impossible de les approcher, c'est curieux, ils sont marron.

Et de grandes antilopes, des sitatungas.

Et les petits singes cachés dans les arbres.

Et beaucoup d’oiseaux, mais qui ne se laissent pas facilement prendre en photo.

Et un groupe de chimpanzés, mais trop loin pour la photo. Le guide nous a dit qu’il avait vu une queue de panthère mais qu’elle est parti parce qu’on a fait trop de bruits.

8
août
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août
Publié le 11 août 2018

Route Port-Gentil - Ombouè

Pour aller vers le parc, il faut d’abord suivre la nouvelle route qui doit désenclaver Port-Gentil et permettre d’aller de Port-Gentil à Libreville par la route. La route n’est pas finie, parfois on prend la route, mais on utilise plus souvent la piste de service qui longe la route. Cette route est impressionnante, il y a deux ponts de 17 et 14 km, qui passent par-dessus les lagunes et marécages. Bien sûr elle est construite pas les chinois, les travaux étaient suspendus, faute de financement, mais il semble qu’il y ai eu un accord, et que les travaux reprennent.

Omboué

Seule petite ville relativement importante de la région, Omboué est au bord de la lagune. Avant qu’il y ait la route Omboué n’était accessible que par bateau. Toutes les localités sont coté lagune, aucun village n’est installé au bord de la mer.

Campement d’Enamino

Première étape, le campement d’Enamino. 20 km après Omboué, en direction du parc. Il est justement installé au bord de l’infinie plage déserte. Tenu par une famille gabonaise. Il paraît qu’on peut voir des tortues de des baleines, je n’en ai pas vu mais je reviendrai ici au retour du parc.

Demain je continue jusqu’au parc, une heure de voiture et une demie journée de bateau, mais je suis prêt.

7
août
7
août

Comme je n’aurai pas beaucoup Internet au Gabon, je vais écrire à chaque fois que je l’aurai.

J’ai passé qu’une nuit à Libreville et je ne passerai que la nuit prochaine à Port-Gentil mais, comme je l’ai déjà dit, je reviendrai dans ces deux villes.

C’est parce que des esclaves ont été libérés ici que la ville s’appelle Libreville.

Je n’ai pas du tout visité Libreville, j’ai juste fait le tour du quartier de mon hotel. Je ne pense pas que j’étais en plein centre, le quartier est curieux, les batiments sont construits sans aucune uniformité, mais il y a quelques bons restos.

En fait j’ai passé mon temps à préparer la suite de mon voyage, j’ai rencontré un responsable des parcs nationaux pour réserver mon séjour au parc d’Ivindo, j’espère que je n’aurai pas trop de problème de transport pour y être le 23.

J’ai aussi, pour la première fois, acheter un téléphone local. Il faudra que je puisse prévenir les parcs que j’arrive ou que j’ai du retard. C'est un téléphone neuf, mais un vieux modèle, à part téléphoner, je ne sais pas comment ça marche. C’est compliqué comme organisation, le plus compliqué que j’ai jamais fait, je prépare ce voyage depuis février.

Hotel Le Patio

67€ avec petit déjeuner que je n’ai pas pu prendre. Calme, mais ce n’est pas le luxe. Cher pour la qualité, mais ça semble être les prix du Gabon.




Comme de Pointe-Noire à Libreville, j’avais un ATR à hélices de 66 places pour aller à Port-Gentil. A peine 30 minutes de trajet.

Je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’on m’avait dit que c’était la capitale économique du pays, mais je croyais que Port-Gentil était une grande ville. En fait c’est minuscule, j’ai l’impression qu’il n’y a qu’une rue avec des commerces, rien à voir avec Pointe-Noire.

Son nom ne vient pas du fait que tout le monde soit aimable au bord de l’eau, mais à cause d’Emile Gentil, un français.

Ici j’ai eu le temps de faire le tour de la ville, mais c’est vite fait, il faut faire des pauses pour que ça dur plus longtemps.

Les Bougainvilliers

52€ sans petit déjeuner. Les chambres donnent sur l’extérieur, elles sont disséminées dans un jardin. Restaurant attenant à l’hotel.




Demain je vais à Omboué en voiture. J’aurai un bon hotel à Omboué, mais comme c’est isolé, je ne pense pas qu’il y a Internet. Ensuite je vais dans le parc de Loango.

Je reviendrai à Port-Gentil le 14, peut être pas de nouvelles avant.

6
août
6
août
Publié le 6 août 2018

Je suis bien arrivé à Libreville. D’abord la petite présentation habituel du nouveau pays.

Le Gabon, c’est la moitié de la superficie de la France mais c’est très peu peuplé, moins de 2 millions d’habitants.

Je ne reviens pas sur l’histoire ancienne, c’est la même que celle du Congo, c’est les français qui ont tracé une frontière arbitraire entre les deux pays. Le Gabon devient indépendant en 1960. Le premier président est Léon Mba. En 1967, Omar Bongo devient président et en 2009 son fils Ali Bongo lui succède, il a toujours été réélu depuis. Le Gabon a toujours été un partenaire très proche de la France.

Le revenu par habitant du Gabon est un des plus élevé d’Afrique. La principale recourse est le pétrole, mais comme c’est les premiers gisements qui ont été exploités dans la région, ça devrait être les premiers à être épuisés. Il y a aussi des exploitations minières importantes comme le manganèse.

Les transports sont rendus difficiles par la configuration de terrain, il y a quand même un train qui fonctionne de Libreville à Franceville, je l’utiliserai pour revenir à Libreville. Port-Gentil, la capitale économique du pays, était jusque récemment accessible que par bateaux ou avion, une route est en construction vers le sud.

J’ai fait mon visa à Paris. Il y a un système de e.visa à obtenir sur internet, je me suis inscrit en mai, mais je viens juste de recevoir une réponse positive, je n’avais pas attendu pour faire le visa au consulat du Gabon à Paris avant de partir. Le consulat exige qu’on soit présent pour demander un visa de tourisme, je n’ai pas pu passer par mon agence habituelle. Il faut fournir énormément de papiers, jusqu’à un relevé bancaire. Il faut des lettres de confirmations de réservations d’hotels mais pas pour tout le séjour. Si on donne tous les documents demandés et si on présente bien, je pense qu’il n’y a pas de problème pour obtenir le visa. Il faut compter trois jours pour l’avoir.

Pas de problème avec l’administration pour rentrer au Gabon. Par contre c’est un peu bizarre comme organisation à l’aéroport. Il faut sortir de l’aérogare et rentrer par une autre porte pour aller faire valider son visa par la police, et pareil pour récupérer ses bagages.

C’est la même heure qu’au Congo.

Le Gabon a la volonté de développer les parcs nationaux, ils représentent 11% du territoire. C’est le pays de la région où il semble qu’il est le plus facile de visiter les parcs nationaux. Je veux en visiter trois : les parcs de Loango, de la Lopé et d’Ivindo. J’ai réservé un guide pour plusieurs jours dans le parc de Loango dès le début de mon séjour. C’est pour cela que je commencerai que par une nuit à Libreville et à Port-Gentil, en prenant l’avion entre ces deux villes, je visiterai plus longtemps ces villes plus tard.

Je reste 28 jours au Gabon. Mon programme est beaucoup plus chargé qu’au Congo.

Je serai très souvent dans la forêt ou dans des petites villes sans accès à Internet. J’aurai souvent des décalages dans la publication de mes articles, la date qui est dans le rond, c’est la date réelle, et il y a la date de publication à coté. Ne vous inquiétez pas si je reste longtemps sans communiquer.

5
août
5
août
Publié le 5 août 2018

Je suis revenu à Pointe-Noire. Mon voyage au Congo se termine, demain matin je prends l’avion pour Libreville.

Lors de ma première étape de ce carnet de voyage sur le Congo, je m’inquiétais de trouver suffisamment à voir pour 20 jours. Finalement j’ai trouvé Conkouati et Dimonika, des lieux intéressants à connaitre, autant pour l’ambiance et les personnages qu’on y rencontre que pour l’intérêt touristique. J’ai réussi à prendre le train, beaucoup de congolais ne savent même pas qu’il fonctionne.

Mon voyage était à un rythme tranquille, mais je suis content d’être venu au Congo.

Il y a surement beaucoup plus à voir au Congo, c’est dommage que se soit si compliqué à organiser, et il faut dire aussi que c’est un pays cher.

Difficile de recommander le Congo comme premier pays où aller en Afrique … et même pas comme vingtième.

Résidence Saint Jacques « Côte sauvage »

Il y a deux hotels Saint-Jacques, celui du centre était complet, j’ai été à celui de la plage. Il donne sur la plage, mais il faut traverser des paillotes avec d’arriver à la mer. Un peu plus cher : 46€.



Pour finir, quelques mots sur l’économie congolaise.

Des congolais m’ont dit : « notre malheur c’est le pétrole ». Le pétrole c’est l’argent facile qui n’oblige pas à développer des industries et des infrastructures, c’est l’argent des commissions et rétro-commissions, c’est l’argent centralisé qui reste dans les poches de quelques-uns. Et quand les cours chutes c’est ceux qui n’en ont pas profité qui doivent payer.

Le Congo c’est le pays des projets abandonnés. A chaque fois qu’on me parle d’un projet de développement, c’est pour me dire qu’il est abandonné. Comme ces forêts d’eucalyptus qui devaient fournir des usines de pâte à papier, les usines n’ont jamais été construites et les forêts sont à l’abandon. Ou comme ces 3 conteneurs aux couleurs du Congo, on les voit dans tous les villages, ils devaient pomper l’eau grâce à des panneaux solaires, purifier l’eau et donner de l’eau potable. Soit les panneaux solaires sont volés, soit les puits sont bouchés, soit les conteneurs sont envahis par les algues et personne ne répare. Celui de la photo est un des rares en état de marche.

J’ai compris comment fonctionnait l’économie chinoise en Afrique. On a l’impression que les chinois construisent toutes l’infrastructures de l’Afrique, routes, chemins de fer, ports, aéroports… Mais ce ne sont pas des cadeaux, ce sont des ventes. Bien sûr les pays africains ne peuvent pas payer, donc il faut qu’ils empruntent. Et c’est la Chine qui prête l’argent. Les pays africains ne peuvent pas rembourser les prêts (où les dirigeants africains préfèrent mettre l’argent sur leurs comptes personnels que de rembourser les prêts). Donc la Chine se rembourse en nature. Ici au Congo, ils peuvent effectuer de la pêche industrielle le long des côtes, la flotte chinoise est construite gratuitement sur place avec du bois congolais, ils pêchent à la dynamite et bientôt il n’y aura plus les poissons qui font vivre les villages de la côte.

Ce que disent les congolais résume tous les problèmes de développement en Afrique centrale : le Congo est riche, il y a des ressources naturelles, tous poussent, il suffit de jeter un noyau et un an après il y a un arbre, mais les congolais sont pauvres, trouvez l’erreur.

Concours de commentaires :

Après le Congo, pour ce voyage :

Clo (*), Jean-Jacques (!), Claude, Marguerite, LuLvk

Pour toute l’année, il y a plus de 300 commentaires, donc 2 gagnants pour le moment, un 3ème à 350 :

Clo (*), Marguerite (!), Claude (!), LuLvk, Jean-Jacques (*), Françoise, Mjc (*), Momo, Frédérique, Yves

(*) : a déjà gagné

(!) : gagnant provisoire

C’est fini pour le Congo, rendez-vous demain au Gabon.

3
août
3
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Publié le 4 août 2018

En 1927, un français Michel Romanot racontait à tout le monde qu’il y avait plein d’or dans la forêt, mais on ne l’écoutait pas, on le prenait pour un fou, un vagabond. Un jour il rencontra un commerçant, Armand Vigoureux, un belge. Le belge lui dit de s’assoir et de lui raconter son histoire et il l’accompagna dans la forêt pour vérifier si elle était vraie. Et c’était vrai, il découvrit un immense filon d’or. Monsieur Vigoureux décida d’extraire l’or et de construire à cet endroit, en pleine forêt, une ville. Il l’a construite à l’européenne, sur le modèle des cités ouvrières de l’époque. Sa maison sur les hauteurs, celles des contremaitres à mi-pente et les maisons des ouvriers dans la vallée. Les maisons sont en brique, avec des toits pentus qui semblent attendre la neige. Il y avait même une école, un hôpital, une centrale électrique. L’extraction était industrielle, avec des mines creusées en profondeurs et un système de wagonets pour remonter l’or, la ville était prospère. Plusieurs tonnes d’or ont été extraites.

Après l’indépendance, en 1962 monsieur Vigoureux, sentant le vent de l’histoire tourné, est parti. La mine a rapidement périclité, les batiments tombèrent en ruine, l’électricité disparue, l’hôpital fût envahi par la jungle et la ville est devenue village.

Récemment Jan, un autre belge, a décidé de redonner vie à Dimonika, il a racheté l’ensemble du domaine et trouvé la maison du maitre habitée par les chèvres et les rats.

Il a restauré la maison de monsieur Vigoureux et en a fait une auberge pour accueillir les touristes. C’est où je loge. Pour une fois, plusieurs photos de mon hotel puisque c’est un batiment historique, la dernière, c’est la vue depuis la terrasse au petit déjeuner.



La maison est gardée par un chien « méchant ».




A l’époque de Monsieur Vigoureux l’eau potable était transportée d’une cascade (1ère photo) à 5 km de la maison par des tuyaux et des canaux, même un aqueduc (2ème photo) jusqu’à un château d’eau (3ème photo). Une agréable promenade à travers la forêt permet de suivre le canal jusqu’à la cascade où on peut se baigner si on est courageux.

Il a moins d’or mais il y a toujours des chercheurs d’or, le village vit toujours de l’or. La méthode est très artisanale, ils creusent des puits dans la forêt (1ere photo), et retirent de la terre censée contenir de l’or. La terre est ensuite nettoyée et tamisée, et parfois l’or apparait. La forêt est une réserve de la biosphère, mais c’est juste pour faire bien à l’UNESCO, avec ces chercheurs d’or, la forêt est pleine de trous. Sur la deuxième photo un touriste a remplacé le congolais qui n’aimait pas les photos.

Toutes les maisons en brique du village datent de l’époque de Monsieur Vigoureux, et appartiennent théoriquement à Jan, le belge, on peut dire que juridiquement tout le village est un squat, mais c’est le Congo, il y a loin du juridique à la pratique. Certaines maisons vont finir par s’effondrer si elles ne sont pas restaurées, mais il n’y a pas d’argent. Sur la troisième photo on voit que le sol est 50 centimètres plus bas qu’à l’origine.

Il me semble qu’il y a beaucoup de bars pour un si petit village, mais c’est vrai que dés qu’on trouve de l’or, il est transformé en alcool ou en filles.

Je ne peux pas terminer cette étape sans parler du maitre des lieux, Jan, un flamand de Bruxelles, qui accueille les touristes comme s’ils étaient des invités et qui a un exceptionnel talent de conteur pour décrire ces aventures, notamment dans les endroits les plus dangereux de RDC.

Dimonika, un de ses lieux qui ne semblent n’exister que dans les romans, mais qui existent vraiment en Afrique si on cherche un peu

31
juil
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Publié le 31 juillet 2018

Le train était bien là ce matin. Départ prévu 8h, départ réel 9h30. 5h de trajet pour un peu moins de 200km. Mais j’ai tout mon temps et le wagon de première classe est confortable. La plupart de trajet s’est déroulé dans la forêt, avec de nombreux arrêts dans de petites gares de villages isolés.

La gare de Dolisie, à l’image de la ville, est moins impressionnante que celle de Pointe-Noire.

Dolisie est la troisième ville du Congo, mais ça fait petite ville. Aucun batiment élevé à l’horizon, peu de circulation, ambiance très calme. Les photos ci-dessous sont une place du centre-ville et la cathédrale.

Hotel Le Chaillu

A 600 m au nord de la gare, mais un peu difficile à trouver, en retrait de la rue goudronnée. Je l’ai choisi parce que c’est le seul de la ville qui indiquait qu’il avait le Wifi (lent). Belle chambre, bon accueil (comme toujours au Congo, je pense), 38€ avec petit déjeuner.

30
juil
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Publié le 30 juillet 2018

Retour à Pointe-Noire …

Je n’ai pas trouvé grand-chose d’autre à voir à Pointe-Noire. En fait on peut presque dire qu’il n’y a rien à visiter à Pointe-Noire. Il n’y a qu’à marcher le long de l’Avenue du Général De Gaulle en s’arrêtant de temps en temps dans un café/pâtisserie.

Pour changer des conserves de Conkouati, j’ai été mangé au resto de Total, pas vraiment une cantine ! c’est ouvert à tout le monde mais il faut payer un supplément de 5€ si on n’est pas de Total. Les plats ne sont pas plus chers qu’ailleurs. J’y ai été aussi parce qu’on peut faire des photos du port sans s’attirer des remarques de la police.

Les sites les plus intéressants sont en dehors de la ville, à quelques kilomètres au nord, près du village de Diosso. C’est ici que réside le roi de Loango, qui n’a qu’un rôle honorifique. Le roi actuel a un palais plus moderne, mais en 1950 les français avaient construit un palais pour le roi Moe Poaty III. Palais assez modeste pour un roi, il est aujourd’hui transformé en un intéressant musée.

Un peu plus loin se trouve les gorges de Diosso. C’est à la fois un très beau site, presque rouge, et une catastrophe naturelle. Il n’y a pas de roches dures ici, que de la terre et rien ne semble pouvoir arrêter la rapide érosion qui se produit à chaque saison des pluies.

Modification de mon programme :

Mon vol Brazzaville – Libreville du 6 aout a été annulé, ils m’ont proposé un vol le 7 aout mais ça ne m’arrangeait pas, je l’ai changé pour un vol Pointe-Noire – Libreville le 6 aout. Je ne retournerai donc pas à Brazzaville, de toute façon j’en avais fait le tour.

Je vais me concentrer sur la région de Pointe-Noire. Demain je prends le train pour Dolisie, s’il n’est pas annulé, sinon je prendrai un bus. Au départ de Pointe-Noire le train fonctionne, sauf incident technique, il va jusqu’au pont effondré à Loutété. J’ai mis à jour la carte du Congo sur l’étape de présentation.

Il y a une belle gare à Pointe-Noire, il paraît qu’elle est inspirée de celle de Deauville.

28
juil
28
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Publié le 28 juillet 2018

Le Parc de Conkouati s’étend au nord de Pointe-Noire, jusqu’à la frontière du Gabon. Il possède plusieurs écosystèmes, de la mer à la forêt primaire.

La mauvaise piste d’accès emprunte un bac rudimentaire.

J’ai été au camp d’une association qui s’appelle HELP. L’objet de cette association est principalement de réintroduire des chimpanzés récupérés des braconniers où des zoos pendant la guerre civile, mais elle accueille aussi des touristes. Ci-dessous : l'allée principale du camp de HELP et ma cabane dans la forêt.


Autour des batiments de l’association on trouve de gros iguanes qu’il faut maintenir à distance et un petit singe affectueux.



Le camp est au bord de la lagune, presque toutes les sorties se font en bateau à moteur. Vers l’intérieur des terres on remonte une rivière jusqu’à un camp secondaire en pleine forêt où ont été relâché des chimpanzés. Sur le trajet on peut voir des éléphants, j’ai vu des crottes et on a entendu le barrissement d’un éléphant qui devait être pas loin du rivage, mais les herbes étaient trop hautes, je n’ai pas vu d’éléphant. Mais ça vaut quand même le cout de naviguer sur cette très belle la rivière. La dernière photo est au camp secondaire, j’ai mis un T-shirt rouge sur mon sweat noir parce que le noir attire les mouches tsé-tsé.

Dans l’autre sens on descend la lagune jusqu’à la mer. Pas une vague sur la lagune, par contre coté mer d’énormes vagues, la baignade est dangereuse. J’en ai profité pour acheter un poisson et améliorer mon menu.

Le sommet d’une visite à Conkouati est d’aller voir le nourrissage des chimpanzés. Certains chimpanzés pour diverses raisons ne peuvent pas être relâchés en pleine forêt. Ils sont sur trois îles sur la lagune. Tous les jours, des membres de HELP vont leur apporter des fruits et autres nourritures.

On peut aussi se promener au-dessus de camp jusqu’aux villages et éventuellement voir des buffles sur le chemin, mais je n’ai pas vu plus de buffles que d’éléphants. Ca fait rien, le paysage vaut la marche.

J’ai été très bien reçu par HELP, notamment la dynamique Natacha et mon guide Jean-Baptiste. L’ambiance y est très agréable, en plus j’étais le seul touriste.


24
juil
24
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Publié le 24 juillet 2018

Que quelques minutes de vol et me voilà à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. C'est ici qu'il y a le pétrole. La ville est beaucoup plus cosmopolite que Brazzaville, et il y a moins de militaires aussi.

Je ne reste pas longtemps à Pointe-Noire, je reviendrai. Demain je vais pour 3 nuits dans le parc national de Conkouati. Bien sûr, pas d’Internet dans le parc, et pas de restaurant non plus, j’ai fait les courses ce matin pour survivre pendant 3 jours. J’ai été au Géant Casino, les marques françaises sont très représentées ici. Il y a une cuisine à Conkouati, mais ce n’est pas pour ça que je ferai la cuisine : sardines, paté, chips … que du diététique !

J’ai quand même eu le temps de faire un petit tour de la ville. Le centre de la ville, c’est l’Avenue du Général De Gaulle, elle va presque jusqu’à la plage.

Beaucoup de restaurants dans cette ville, mais à celui où j’ai été hier, le serveur m’a dit que la plupart des clients étaient des blancs.

Hotel Résidence Saint-Jacques (centre)

Petit hotel tranquille (je n’ai pas vu d’autre client), dans un quartier calme mais à 10 minutes à pied au nord de l’Avenue De Gaulle (c’est mal positionné sur Google et Booking). Bon accueil. Piscine que je n’utilise pas. 41€ sans petit déjeuner.

22
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Publié le 22 juillet 2018

J’ai continué à visiter la capitale. Bon, il faut reconnaître qu’il n’y a pas énormément à voir et que le centre-ville n’est pas très grand. Il n’y a même pas de musée. En 4 jours je suis passé souvent dans les mêmes rues.

Quelques monuments, dans l’ordre des photos. 1) le mémorial Pierre Savorgan De Brazza, le français colonisateur du Congo, qui a donné son nom à la ville. On peut trouver curieux qu’un pays rende hommage à son colonisateur, mais il c’est battu contre l’esclavage et les sociétés d’exploitation des ressources du pays qui considéraient le Congo comme leur propriété privé et les congolais corvéables à merci. 2) le phare (inachevé) De Brazza, qui domine le fleuve, mais on ne peut le prendre en photo que de loin. 3) la case De Gaulle, maison construite en 1940 pour héberger De Gaulle, comme chef de la France libre. On n’en voit pas grand-chose derrière le mur, c’est la résidence de l’ambassadeur de France. 4) la tour Nabemba, ex tour d’Elf Congo, une des plus haute d’Afrique centrale.

Il y a deux grandes églises à Brazzaville. La verticale basilique Sainte-Anne-du-Congo, de 1943, et la cathédrale du Sacré-Cœur, de 1882, la plus vielle cathédrale d’Afrique Centrale.

Mais je retourne toujours au fleuve.

Une nouvelle 4 voies avec un large trottoir pour les piétons longe le fleuve sur 10 km, elle permet d’aller du centre-ville aux rapides. Le fleuve qui est navigable depuis 2500 km, dans l’intérieur de la RDC, se rétrécit à moins d’un kilomètre de large juste après les deux capitales. Son cours se transforme en rapides infranchissables. Un beau spectacle depuis la terrasse d’un café.




Je ne risque rien, si je suis malade, il y a un docteur qui guérit tout.





Sinon, on peut boire des bières.





Demain je prends l'avion pour Pointe-Noire.

19
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Publié le 19 juillet 2018

Mon vol est arrivé en avance à 4h45, autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi. Mais j’ai pu me reposer toute la journée de mercredi, j’ai pu avoir ma chambre à 8h du matin.

Passage expéditif du contrôle pour rentrer dans le pays. Il faut juste ne pas oublier d’avoir son carnet de vaccination avec le certificat du vaccin contre la fièvre jaune à portée de main.

Ma première impression est plutôt positive. Mon hotel est dans un centre-ville assez petit pour une capitale. On peut marcher facilement, il n’y a pas énormément de circulation. Les trottoirs sont corrects, pas trop encombré, enfin, ils ne servent pas de place de marché, mais quand même souvent de parking. Pas vraiment de pollution, des klaxons, mais ça va pour le bruit. Est-ce que je suis vraiment en Afrique ? A si, il y a beaucoup de moustiques.

En Afrique centrale il y a une véritable paranoïa par rapport aux photos et aux photographes. Je ne suis pas « à l’aise » à prendre les gens, mais en plus à l’hotel ils m’ont dit qu’il valait mieux ne pas prendre des photos de la ville si je ne voulais pas me retrouver au poste. On n’a pas le droit de prendre des batiments officiels, sans que la notion « officiel » soit clairement définie. Dans une capitale africaine, si on prend une photo d’une avenue du centre-ville, il y a des chances pour qu’une dizaine de batiments du champ de la photo puisent réclamer le titre d’officiel ! En plus il y a énormément de policiers où de militaires dans cette ville. Je vais essayer de prendre, pour vous, quelques photos quand même, mais vous n’en aurez pas beaucoup.

Ce dernier paragraphe diminue l’effet positif de ma première impression.

Le principal charme de la ville c’est le fleuve Congo (quelques jours après la Nil). J’ai trouvé un café-restaurant qui surplombe le fleuve, avec une vue sur Kinshasa, en RDC, à 3km de l’autre coté.

La température maximum est de 30 degrés. Pas de pluie, mais comme souvent dans cette région, le ciel reste brumeux.

A défaut de photos de la ville je vous envoie des photos de moi, dans un café très français et devant le fleuve Congo.

Hotel Hippocampe


Hotel tranquille et aéré, très bien placé dans le centre-ville. 42€ + 6€ pour le petit déjeuner français et 1,5€ pour un internet très faible. Bon accueil. Bar restaurant avec terrasse.

16
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Publié le 16 juillet 2018

Je pars demain pour le Congo.

Le Congo c’est un peu plus de la moitié de la superficie de la France mais qu’un peu moins de 5 millions d’habitants. Le fleuve Congo le sépare de l’autre Congo (RDC).

Depuis des millénaires le pays étaient peuplé d’un peuple qu’on appelle les akas, plus connu sous le nom de « Pygmées » mais ce terme est péjoratif et ne doit plus être utilisé. Au premier millénaire de notre ère, le pays va petit à petit être envahi par les bantous qui constituent aujourd’hui le principal peuple du pays. Les akas se repliant dans les endroits les moins accessibles de la forêt. En 1880 le pays est colonisé par De Brazza au nom de la France. Le Congo devient indépendant en 1960, le français reste la langue officielle. Pendant la guerre froide le Congo est dans le camp communiste. C’est suivi par une guerre civile de 6 ans jusqu’en 1997. Depuis l’ancien président de l’époque communiste est toujours réélu.

Les élections de 2016 sont contestées ce qui génère des affrontements dans la région du Pool qui rendent les transports entre les deux grandes villes du pays dangereux. Deux ponts du train Brazzaville – Pointe-Noire sont détruits. Un cessez-le-feu a été signé fin 2017, mais les transports restent incertains, c’est pour ça que je vais prendre l’avion pour aller à Pointe-Noire. Le train devrait bientôt reprendre, si c’est le cas, je verrai si je peux le prendre.

La principale recourse du Congo est le pétrole, suivi du bois.

Les congolais sont chrétiens, majoritairement catholiques.

Je voulais aller dans le nord du Congo qui est certainement la région la plus intéressante.

Le Parc National d’Odzala est un peu géré comme une concession par une société sud-africaine. Mais les prix sont astronomiques, il faut compter 1500 € par jour, c’est un peu trop pour moi.

Ensuite j’ai contacté le parc de Ndoki Nouabale. Ils m’ont répondu qu’ils étaient en train de revoir leur organisation et qu’ils donnaient la priorité aux résidents pour les visites, donc pour résumer, qu’ils n’avaient pas le temps de s’occuper de moi. Au bout de plusieurs mois ils m’ont quand même envoyé une proposition pour visiter leur parc, mais comme j’avais déjà réservé un peu le même type de visite au Gabon, je n’ai pas donné suite.

Dans le guide « Petit Futé » il y a les références d’un voyage qui me paressait intéressant, d’Impfondo à Ouesso, en parti en pirogue, en passant par les villages akas et en dormant dans les missions chrétiennes. J’ai contacté le père Lucien, l’organisation me semblait prendre une bonne tournure, mais tout d’un coup je n’ai plus eu de réponses à mes messages, sans aucune explication. Ca me paraît aléatoire de monter jusqu’à Impfondo, qui est un cul-de-sac très mal desservi, sans avoir un minimum de garanti que je n’y serai pas coinser, j’ai donc aussi abandonnée cette option.

Et finalement je me contenterai de rayonner autour des deux grandes villes du pays Brazzaville et Pointe-Noire. Je voudrai aller dans le parc de Conkouati, mais ce n’est pas gagné non plus.

Je reste 20 jours au Congo, c’est peut-être un peu long par rapport à ce que j’ai prévu de faire, mais j’avais acheté mes billets d’avions avant de décider de ne pas aller dans le nord.

Pour le visa je suis passé par l’agence Action Visa, comme d’habitude. J’ai l’impression qu’on a plus de chance d’avoir le visa en passant par une agence. Il faut un billet d’avion aller-retour et une réservation d’hotel (j’ai réservé à Brazzaville et Pointe-Noire). Seule difficulté, il faut compter 2 semaines pour avoir le visa, mais je l’ai eu sans problème.

Il y a une heure de décalage horaire au Congo, il est une heure de moins qu'en France, c'est comme s'ils étaient à l'heure d'hiver.

10
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Après ce voyage en 4L dans le passé en 1978, retour au présent et au troisième voyage de l'année en Afrique. 3 pays au programme : La République du Congo (ou Congo Brazzaville, à ne pas confondre avec la République Démocratique du Congo, ou Congo Kinshasa), la Gabon et Sao Tomé-et-Principe.

Je pars mardi 17, à 17h30 pour le Congo. Vol Royal Air Maroc, escale à Casablanca et arrivée à Brazzaville le 18 à 5h40.

Je rentre le 16 septembre.

Je reste 20 jours au Congo, du 18 juillet au 6 aout.

28 jours au Gabon, du 6 aout au 2 septembre

Et 14 jours à Sao Tomé, du 2 septembre au 15 septembre.

C’est le cœur de l’Afrique centrale et de la grande forêt. Il n’y a pas beaucoup d’infrastructure, les bonnes routes sont rares, c’est difficile de voyager par voie terrestre, je me contenterai des trajets indiqués en marron sur le plan. Par contre je prendrai souvent l’avion, en orange sur le plan.

5 villes modernes vont me servir de base, Brazzaville, Pointe-Noire, Libreville, Port-Gentil et Sao Tome. L’intérêt principal de la région, c’est les parcs nationaux dans la forêt, mais pas toujours faciles d’accès à cause du manque d’infrastructure, je vais quand même essayer d’en visiter quelques-uns. J’ai passé énormément de temps à préparer ce voyage pour trouver de l’information sur ces parcs nationaux, à visiter des sites internet qui plantent où à envoyer des messages à des adresses qui n’existent plus. Je verrai bien sur place ce que je réussis à faire.

Concours de commentaires

Rappel : Mjc et Clo ont déjà gagné pour les deux premiers voyages.

Il y aura un nouveau gagnant pour ce troisième voyage.

Et des gagnants supplémentaires au classement de l’année, pour le moment il n’y en n’a qu’un mais il y en aura un supplémentaire tous les 50 commentaires. Et un deuxième cadeau à la 1ère de l’année.

Le classement de l’année est le suivant :

Clo (*), Marguerite (!), Claude, Françoise, LuLvk, momo, mjc (*), Jean-Jacques, Frédérique, Yves

(*) : a déjà gagné

(!) : gagnant provisoire

Publié le 18 juin 2018

Le Mali est le pays le plus intéressant de la région.

On a d’abord fait étape à Mopti. C’est le port principal de ce qu’on appelle le delta intérieur du fleuve Niger. Ici le fleuve Niger s’étend dans la plaine comme s’il approchait de la mer bien qu’il n’y ait pas de mer à proximité. C’est la saison des pluies, le fleuve est haut, il y a de l’eau partout. Sur le port une multitude des petites embarcations alimentent le marché de la ville. De grands bateaux de passagers font escale sur le chemin de Tombouctou, on charge, on décharge, c’est passionnant de regarder l’animation du port.

La région est trop peuplée pour dormir calmement dans la voiture, mais sur le port on trouve un bateau trop vieux pour naviguer, il reste à quai mais loue ses cabines comme un hotel. On gare la 4L devant le bateau et on se prend une cabine. Avec toute cette eau c’est l’occasion d’une grande lessive.

Beaucoup d’incontournables dans la région de Mopti. La mosquée de Djenné est le plus remarquable bâtiment d’Afrique de l’ouest, et la plus grande construction au monde entièrement en terre crue. A l’époque l’entrée était autorisée aux non-musulmans (ce n’est plus le cas aujourd’hui). L’intérieur est surprenant, il n’y a pas de grand espace comme habituellement dans les mosquées, 90 énormes piliers soutiennent le poids du toit.

De Mopti on a également visité le pays Dogon. Piste d’accès difficile pour notre petite 4L avec beaucoup de pierres qu’on doit souvent dégager à la main pour passer.

Les dogons forment un peuple qui a gardé son mode de vie traditionnel et habitent des villages à flanc de la falaise de Bandiagara.

De Mopti à Gao, le fleuve Niger fait une boucle vers Tombouctou et le désert. Il y a une piste qui permet de couper cette boucle à travers de très beaux paysages. Des montagnes se dressent au milieu de la steppe, notamment celle qui s’appelle la main de Fatma qu’on reconnaitra sur la photo.

Si les paysage sont beaux, c’est aussi la pire piste de notre voyage. On passe d’abord un passage où on longe des mares, il y a de la boue partout, même sur nous quand il faut pousser la voiture.

Après c’est le sable. Je rappelle qu’on n’a pas de 4x4. On s’ensable, on creuse pour dégager les roues, on met les plaques, on pousse, on fait quelques mètres et on s’ensable à nouveau… On avance très lentement, Je crois qu’on faisait moins de 100 km par jour.

On a rencontré une voiture d’un malien en panne, il n’avait plus d’eau, on lui en a donné un peu. Mais comme on a mis plus de temps que prévu, on n’avait plus d’eau pour nous à la fin. On a dû aller jusqu’à filtrer l’eau du lave glace pour pouvoir boire. Mais finalement on arrive au fleuve Niger en face de Gao et on peut filtrer toute l’eau qu’on veut.

Gao est la ville de départ de la piste qui traverse le Sahara jusqu’en Algérie. C’est le plus long trajet de notre voyage à faire sans trouver d’essence. L’essence est rationnée, on va chercher une autorisation à la police, mais ils ne nous en donnent pas assez. On s’assoit dans l’entrée et on attend. Au bout d’un moment ils en ont marre, comme prévu, et ils nous donnent un volume plus important. Mais on n’en a toujours pas assez. On fait le tour de la ville et on en trouve au marchée noir. Pas suffisamment pour remplir tous les bidons, mais on va partir comme ça, on n’ira pas trop vite pour consommer moins. Finalement on va réussir à rejoindre l’autre coté du Sahara, mais ce sera au litre près.

Pour traverser le Sahara, c’est plus prudent de ne pas être seul. En plus, avec la saison des pluies, il faut faire un détour au début de la piste pour éviter des parties inondées. On s’intègre dans un convoi de camions qui transportent des chèvres. C’est pratique, ça leur sert aussi de garde-manger.

Un soir, lors de l’arrêt, les Maliens trouvent un scorpion, ils le tuent rapidement et on n’y pense plus. Comme d’habitude dans le désert on ne dort pas dans la voiture, mais pas terre, c’est plus confortable. Au réveil on s’aperçoit que tous les maliens ont dormi sur des planches surélevées, posées sur des bidons pour éviter d’être piqués par les scorpions pendant la nuit … Bon ça va, on n’a pas été piqué non plus.

Au nord du Mali on repasse la frontière de l’Algérie, puis se sera le Maroc et le retour en France, mais ça je vous l’ai déjà raconté dans les chapitres « Retour » de l’Algérie et du Maroc. C’est donc fini pour ce voyage en 4L.

Publié le 11 juin 2018

Le pays s’appelait la Haute-Volta, il a changé de nom depuis, maintenant c’est le Burkina Faso.

Le voyage se poursuit, on commence à être habitué aux bivouacs en pleine nature et aux traversées des pistes inondées, c’est toujours la saison des pluies.

La mare aux crocodiles, comme son nom l’indique est infestée de crocodiles. Des locaux évoluent sans peur aux milieux des énormes reptiles. Certains s’assoient même dessus, mais malgré leurs demandes on ne fait pas pareil. On achète des poulets vivants pour faire de belles photos, les poulets apprécieront.

Le lac aux hippopotames est plus difficile d’accès. Après une piste très humides on atteint le lac où une barque nous permet de partir à la recherche des hippos. On voit juste une tête, de temps en temps l’hippopotame disparaît dans le lac. Le piroguier n’est pas très rassuré, il ne veut pas se rapprocher plus près de l’hippopotame, il a peur qu’il réapparaisse juste au-dessous de notre petite barque. Au retour il se met à pleuvoir, il faut qu’on se dépêche pour passer avant que la piste soit submergée.

Autre site du Burkina, les chutes de Banfora. Egalement difficile d’accès, on cherche longtemps les cascades. On se perd dans des pistes encore très boueuses au milieu des cannes à sucre.

On traverse de beaux villages traditionnels dominés par des mosquées en terre crue.

Publié le 4 juin 2018

On continue notre voyage en 4L par le Togo. Jusqu’à présent on a toujours dormi dans la voiture, ou sur le sable dans le désert, on a toujours trouvé un endroit tranquille où ne pas être dérangé. Mais la cote du Togo est étroite et très urbanisée, pour la première et dernière fois de notre voyage on va prendre un hotel à Lomé. Le petit déjeuner était inclus, on ne va pas laisser une miette.

Beau paysage au Togo, région de petites montagnes (on ne dépasse pas 1000 m) avec des cascades et des lacs. Et plus de routes goudronnées que dans les autres pays.

C’est très dépaysant de tomber sur un groupe de vautours en train de dévorer une carcasse.

On remonte tranquillement vers le nord et la frontière de la Haute Volta avec les habituels crevaisons et bivouacs. On avait pris une roue de secours supplémentaire qu’on laissait à l’intérieur de la voiture. Mais, comme elle prenait de la place, elle nous empêchait de mettre totalement le siège en position « lit » pour dormir la nuit. Au Togo on se dit qu’on dormira plus confortablement si on laisse la roue dehors pour la nuit, on la cache bien sous la voiture pour qu’un éventuel passant ne nous la vole pas pendant la nuit. On a passé une très bonne nuit. Tellement bonne que le matin on oublie complétement cette roue sous la voiture. On s’en aperçoit trop loin pour faire demi-tour, elle n’a sans doute pas été oubliée pour tout le monde. Elle va beaucoup nous manquer dans notre remontée de l’Algérie.

Publié le 29 mai 2018

On continue avec la 4L, direction le sud et la mer.

C’était l’époque de la guerre froide et la république populaire du Benin était dans le camp communiste. Pas de publicité sur les affiches mais des slogans politiques. A chaque fois qu’on a à faire à un officiel je commence par « Bonjour Camarade ».

On prend une piste pour aller dans l’est du pays. On se croirait sur un chemin de balade en forêt. La piste est à peine plus large que la voiture avec de nombreuses flaques d’eau, et c’est comme ça pendant près de 200 km. Il y a très peu de villages.

Le nord est du bénin est célèbre pour ses Tata Somba, des cases fortifiées.

Et on arrive au but de notre voyage, au sud du Benin, sur l’océan Atlantique, sur le golfe du Benin. On bivouaque dans les grandes cocoteraies qui longent les plages. C’est très dangereux de se baigner, il y a de très fort courants, il paraît que si on passe « la barre » on ne peut pas revenir.

En arrivant à la mer, bien sûr on prend des photos de la plage sans s’occuper s’il y a ou pas des personnes autour. On voit alors arriver des militaires, ils nous disent que la plage est un lieu stratégique et qu’il est interdit de la photographier. A leurs décharges on est qu’un an après la tentative de coup d’état de Bob Denard. Après une longue discussion on consent à leur donner la pellicule, dessus il n’y a pas que les photos de la plage, mais presque toutes les photos du Bénin. Pour ne pas être pris en défaut une deuxième fois, on va au ministère du tourisme pour obtenir un permis de photographier. On l’obtient facilement et presque immédiatement. Sur ce permis il est indiqué ce qu’on a le droit de photographier ou pas. Et on a le droit de photographier les plages ! On ne se démonte pas, on retourne tenter notre chance auprès des militaires à qui ont à donner notre pellicule, on leur montre le permis, et finalement ils nous rendent la précieuse pellicule. Les fois suivantes on fera quand même attention qu’il n’y ait pas de militaires en vue quand on prend des photos.

Un sommet d’un voyage au Benin est la visite en pirogue de la cité lacustre de Ganvié.

On est arrivé à la mer, mais ce n'est pas fini, maintenant il faut retourner au Mans. On suit la route de la cote pour aller au Togo...

Publié le 21 mai 2018

Après la frontière de l’Algérie, piste très rapide jusqu’à Arlit, sur du sable dur. Après Arlit on quitte le désert pour le Sahel, on retrouve la végétation, surtout des épineux, on ne peut plus faire de hors-piste. La conduite est beaucoup plus difficile, les camions ont creusé des ornières trop espacées pour notre petite voiture. Il faut rouler avec une roue dans l’ornière et l’autre sur le monticule de sable, et il faut aller suffisamment vite pour ne pas s’ensabler. Mais on s’ensable souvent quand même.

La guerba fonctionne bien. Le principe est que la peau de la chèvre n’est pas complétement étanche, il y a de l’eau qui suinte, avec le soleil elle s’évapore, et l’évaporation génère du froid. Et donc l’eau à l’intérieur de la guerba reste froide !

Passage à Agadez, avec son célèbre minaret.

C’est la saison des pluies. Il ne pleut pas beaucoup mais il y a beaucoup d’eau sur la piste. Quand il faut traverser de grandes mares, on va reconnaitre à pied dans l’eau pour vérifier la profondeur. Sur la photo c’est un des allemands qui sonde le passage. Quand on traverse il faut faire attention de ne pas noyer le moteur. Et après on laisse le moteur sécher sous le regard des curieux.

Mais le pire c’est la boue. Et si on s’embourbe celui qui pousse la voiture se retrouve recouvert de boue.

Dépaysement complet quand on traverse les villages. Les villages étaient encore très souvent constitués uniquement de cases ou de maisons en terre.

On trouve des endroits tranquilles pour bivouaquer à l’écart des villages. Pas trop tôt pour ne pas attirer la population, pas trop tard pour manger avant la nuit. On dort toujours dans la voiture.

On roulait trop prés des allemands, une pierre et le pare-brise n’a pas résisté ! On a roulé jusqu’à Niamey sans pare-brise, il faut faire attention de ne pas se prendre une grosse mouche en pleine tête.

Après être passé à Niamey on continue seul. On traverse le fleuve Niger pour rentrer au Benin.

Publié le 14 mai 2018

Suite de notre voyage en 4L à travers l’Afrique : aujourd’hui l’Algérie.

Aller

Après avoir traversé la frontière entre le Maroc et l’Algérie, direction Alger. On s’est arrêté au camping de Tipaza avant d’aller visiter la ville d’Alger. Avec tout ce qu’on avait dans la voiture, on ne pouvait pas trop s’en éloigner.

Et on prend la direction du sud, traversée des gorges de l’Atlas Saharien avant de rentrer dans le désert. Je ne me rappelle plus exactement où on s’est arrêté avant d’arriver dans la vallée du M’Zab, là aussi il y avait un camping, à Ghardaïa, la principale ville de la vallée. Magnifique vallée où se succèdent villages fortifiés et oasis.

La religion pratiquée dans le M'Zab est l’islam ibadisme, un islam ni sunnite, ni chiite. La pratique de la religion était très stricte dans cette vallée. Je me souviens que dans un village, après qu’on se soit reposé sur un muret une femme est venue laver l’endroit où on s’était assis pour le purifier. Après j’ai appris que c’était la même religion à Oman.

C’était le mois du Ramadan. On a été diner dans un restaurant le menu traditionnel de rupture du jeûne. La soupe était servie, mais il fallait attendre devant son bol que ce soit l’heure de manger, pourtant j’avais très faim après une journée de visite.

Toujours plus au sud, direction Tamanrasset. La route, qui venait d’être goudronnée, était en très bon état avec très peu de circulation. On n’a pas trainé pour atteindre Tamanrasset. On a renoncé à visiter les montagnes autour de Tamanrasset pour ne pas trop user la voiture. On a quand même fait un peu de piste autour de la ville où on s’est ensablé pour la première fois. On a dégonflé les pneus et on est sorti du sable facilement. A Tamanrasset, nuits au camping.

On a un filtre pour purifier l'eau, on remplit les bidons pour aller jusqu'au Niger.

Au sud de Tamanrasset le goudron s’arrête il faut continuer sur une piste. Ce n’est pas prudent de rouler seul en cas de panne, on a trouvé une autre 4L d’allemands pour faire la piste avec nous. Il ne faut pas croire qu’il suffit de suivre un chemin, la piste fait parfois plusieurs centaines de mètres de large avec des traces qui partent dans tous les sens. Il y a régulièrement des poteaux qui indiquent la direction (tous les kilomètres), normalement d’un poteau on voit le suivant. Les poteaux, c’est juste des morceaux de bois un mètre de haut environ.

On ne suivait pas toujours les allemands de près, on était plutôt devant parce qu’ils allaient moins vite, leur voiture chauffait trop. Et pour réduire la chaleur du moteur, ils allumaient le chauffage de leur voiture !! Dure d’être obligé de mettre le chauffage en plein désert.

Parfois on a l’impression qu’on peut gagner du temps en coupant de grandes courbes et en s’éloignant des poteaux. Alors qu’on suivait des traces, on se rend compte que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu le moindre poteau. On attend la voiture des allemands, mais elle n’arrive pas. Il faut se rendre à l’évidence, on n’est pas sur la bonne piste ! On n’a plus qu’à calmement faire demi-tour en essayant de bien suivre nos propres traces. Au bout de quelques kilomètres on voit un poteau qu’on accueille comme un sauveur, ouf ! On trouve même, accroché, un message des allemands nous disant qu’ils sont passés par là.

De temps en temps on s’ensable, mais on sort facilement avec les planches de désensablage. Sur la photo c’est la voiture des allemands qui est ensablée. On avait acheté des chèches pour se protéger du sable très fin qui s’infiltre partout. Parfois on fait une pause, on prend un thé, on arrive à faire de l’ombre en tendant une bâche entre les deux voitures.


On sort d’Algérie par la frontière avec le Niger.

Retour

Au retour on a passé la frontière entre le Mali et l’Algérie à Bordj Moktar, pour prendre la piste du Tanezrouft. Le Tanezrouft, c’est 600 km d’un désert rocailleux, complètement plat, sans aucun village, sans eau ni essence. Il s’agit d’un Reg. Il paraît que Tanezrouft veut dire « le pays de la soif ».

Comme à l’aller pour des raisons de sécurité on ne voulait pas faire la piste seul. Au départ de Gao au Mali on a suivi un convoi de camions qui transportaient des chèvres. Mais en arrivant dans le désert ils se sont mis à rouler trop vite pour nous, ils roulaient même la nuit, ils se dépêchaient pour ne pas laisser trop longtemps les chèvres sans eau. Nous on ne pouvait pas rouler la nuit, on ne voyait pas assez bien la piste, on s’est donc retrouvé seul pour traverser le Tanezrouft.

Sur cette piste le balisage n’est pas fait de poteaux mais de gros bidons d’essence remplis de sable. Je ne me rappelle plus quelle est la distance entre deux bidons (10km ?), mais comme tout est plat on les voit de loin, depuis chaque bidon il faut repérer le point noir du bidon suivant à l’horizon pour nous orienter. Sur la photo, on voit un bidon/balise deux cents mètres devant la 4L.

On s’ensable souvent. En fin d’après-midi, on s’ensable encore, il est trop tard, et on est trop fatigué pour en sortir, ce n’est pas grave, ça attendra demain. Mais on est en plein milieu de la piste, on met les plaques de désensablage à la verticale, à une cinquantaine de mètres de chaque coté de la voiture. Si un véhicule arrive en pleine nuit, on suppose qu’il touchera la plaque et s’arrêtera avant de nous rentrer dedans, mais je n’ai pas trop confiance dans ce système. La nuit on voit les phares de très loin, je me réveille de temps en temps pour vérifier si un véhicule se rapproche. Je vois des phares, mais loin, je me rendors. Lorsque je me réveille le camion est sur le point d’arriver sur nous, j’allume vite nos phares, il nous voit et s’arrête à temps.

Sur la deuxième photo on voit une guerba accrochée à la voiture. C’est une outre en peau de chèvre qu’on remplit pour avoir tout le temps de l’eau froide.

A quelques kilomètres de la sortie du Tanezrouft on s’aperçoit qu’on a cassé le bras de suspension. Mais on arrive à rouler quand même et on peut rejoindre la première ville : Reggane. On y trouve des mécanos qui nous le ressoudent en moins d’une journée. On peut repartir, c’est le seul problème mécanique important qu’on a eu dans ce voyage.

On crève de plus en plus souvent, c’est des crevaisons lentes. A chaque fois il faut rechercher le trou sur la chambre à air, le reboucher, ça prend du temps, et un peu plus loin le pneu est encore à plat, il devait y avoir un autre trou. On décide de prendre toute une matinée pour vérifier et reboucher toutes nos chambres à air. Après plusieurs heures de travaille on pense être tranquille jusqu’en France …. Et un quart d’heure plus tard on a deux roues crevées ! En fait c’est les pneus eux-mêmes qui sont abimés de l’intérieur et crèvent les chambres à air. On regrette la roue qu’on a oubliée au Togo. On va quand même réussir à aller jusqu’à la grande ville de Bechar pour acheter un pneu, après ça ira mieux.

Après Reggane, en remontant vers le nord de l’Algérie, on trouve une série d’oasis. La plus belle est Timimoune, avec un système de répartition de l’eau très sophistiqué.

On remonte vers la Méditerranée en longeant la frontière du Maroc, et on sort de l’Algérie pour aller à Oujda, au Maroc.

Publié le 7 mai 2018

1980

En 80 je suis retourné au Maroc pour prendre un peu de vacances pendant mon service militaire. Ca existait encore à l’époque, dire qu’on s’est battu pour le supprimer et maintenant il y en a qui veulent le rétablir. Je n’avais rien préparé et n’avais pas pris d’appareil photo.

Passage de la frontière française à Andorre pour être sûr de ne pas être contrôlé (il y avait encore une vraie frontière et de vrais contrôles entre la France et l’Espagne). Descente de l’Espagne, bateau d’Algésiras à Tanger.

Au départ ce n’était pas vraiment un but touristique, mais finalement mon instinct a repris le dessus et j’ai plutôt fais un voyage touristique.

Visite de Tanger, de Meknès, de Fès, de Marrakech et d’Agadir.

A l’époque les marocains étaient un peu pénibles, on ne pouvait pas se promener longtemps sans être abordé par de faux guides, des rabatteurs où d’amis qui vous veulent du mal.

Finalement j’ai fini à Taghazout, avant de retourner en France. J’ai dit que je rentrais parce que mes vacances étaient terminées, mais comme elles n’avaient pas été validées, j’ai dû passer par la case prison.

2002

En 2002 j’ai fait un vrai voyage touristique, avec appareil photo. Mais voyage que d’une longue semaine, uniquement dans la grande région de Casablanca puisque mon avion a atterri à Casablanca.

L’ambiance était beaucoup plus détendue, on pouvait visiter tranquillement sans être importuné, mais c'est vrai que je n'ai pas été dans les lieux les plus touristiques.


Casablanca, la plus grande ville du Maroc, n'a pas la réputation d'être une ville touristique. Mais je n'ai pas trouvé la ville désagréable, il y a tout de même une médina et la belle mosquée Hassan II qui était presque neuve puisqu'elle date de 1993.





Meknès, une des villes impériales du Maroc. La médina est fortifiée avec de belles portes.

Volubilis, le site archéologique du Maroc. C’était une ville romaine. Site bucolique en pleine campagne, célèbre pour ses mosaïques.

Moulay Idris, ville sainte sur un éperon rocheux




La capitale, Rabat, avec la tour Hassan.



En face de Rabat, Sale est sans doute le lieu le plus authentique que j'ai visité au Maroc.

Je suis loin de tout connaitre au Maroc. Mais quand je vois les blogs où commentaires récents, j’ai l’impression qu'il y a une régression et que l’ambiance actuelle est plus proche de celle que j’ai connue en 1980 que de celle plus tranquille que j’ai connue en 2002. Donc je n’ai pas mis le Maroc dans la liste des pays où il faut que je retourne.

Publié le 1er mai 2018

J’ai été 3 fois au Maroc, en 1978, 1980 et en 2002, mais je n’ai jamais visité le pays plus de quelques jours.

En 78, on a décidé, avec mon frère, de traverser le Sahara en voiture. La voiture c’est une Renault 4 standard. Aucune transformation au niveau de la mécanique, on a juste enlevé la banquette arrière pour faire de la place aux bidons d’essence et d’eau, à une deuxième roue de secours, une trousse à outil pour faire un minimum de mécanique, une pelle et des plaques pour sortir du sable, de quoi camper et manger. Et c’est à peu près tout, de toute façon il n’y avait plus de place dans la voiture.

On a voyagé à la fin de l’été. Départ du Mans, descente rapide de la France et de l’Espagne jusqu’à Algésiras d’où on a pris le bateau pour traverser le détroit de Gibraltar jusqu’à Ceuta. C’est la première fois que j’allais en Afrique.

On n’est pas resté longtemps au Maroc, il ne fallait pas qu’on traîne, le but du voyage c’était le Sahara et l’Afrique subsaharienne (Afrique noire à l’époque), pas le Maroc. On a suivi la route du Rif de Tétouan à Nador, c’était une route de montagne sans beaucoup de circulation, juste dérangé par quelques vendeurs de haschich et quelques singes.

On c'est arrêté pour la nuit entre Nador et Oujda près d’une baie. On n’avait pas de tente, on dormait dans la voiture. Et le lendemain on a passé la frontière de l’Algérie à Oujda.

Après avoir fait notre tour jusqu’au golfe de Guinée, dont je vous parlerai plus tard, on est bien sûr revenu par le Maroc. Oui, on est revenu, on n’y a pas été pour vendre la voiture. Mais je n’ai pas de photo de ce deuxième passage au Maroc. On voulait passer la frontière au sud à Figuig, mais il fallait acheter une assurance marocaine pour traverser le Maroc, et ils ne la vendaient pas à cette petite frontière, on a donc dû repasser par Oujda. Et on est sorti du Maroc à Melilla d’où on a repris le bateau pour l’Europe.

21
avr
21
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Publié le 21 avril 2018

Je suis content d’avoir été au Soudan, ça fait longtemps que je voulais aller dans ce pays, même quand c’était le plus grand pays d’Afrique. J’avais même déjà étudié le Soudan quand j’ai été en Ethiopie, pour revenir par le Soudan et l’Egypte, mais ça prenait trop de temps. Et ensuite comme il fallait un mois de visite et que le Soudan a mauvaise réputation, j’ai hésité à y aller.

Dans la précédente étape j’ai dit que la région du Soudan était la plus sure d’Afrique. Il y a très peu de petites délinquances dans les grandes villes et elle est nulle dans les villages du nord. Pas de terrorisme. Je n’en ai pas vu, mais il faut bien sûr éviter les manifestations politiques s’il y en a, il y en a eu en janvier.

Je voudrais pousser un coup de gueule contre le site du ministère des affaires étrangères françaises «conseils aux voyageurs» qui classe cette région en orange, « à éviter sauf raison professionnelle ». Si le nord du Soudan est en orange, les voyages en France doivent être interdits ! En fait c’est un site politique qui donne un jugement en fonction des amitiés du gouvernement français. Le Soudan est en orange parce que le gouvernement soudanais n’est pas ami du gouvernement français, contrairement au Maroc qui est en vert, par exemple. Il y a objectivement plus de risque au Maroc qu’au Soudan. Ce que demande les voyageurs, c’est que le site donne un avis objectif, sinon il n’est pas fiable, et on ne peut pas le croire.

Bien sûr il y a des problèmes au Soudan, le président à un mandat d’arrêt du tribunal international de La Haye pour génocide au Darfour. Ca ne le gêne pas trop pour voyager en Afrique et dans les pays Arabes. Il y a des problèmes économiques, lors de la sécession du Soudan du Sud, le Soudan a perdu une bonne partie des puits de pétrole. Le patron de la guesthouse d’Abri travaillait dans le pétrole, mais il a été licencié après l’indépendance du Soudan du Sud, c’est ce qui l’a décidé de monter sa guesthouse à Abri.

Maintenant il y a un énorme problème d’approvisionnement en essence dans le nord, on voit des files de voitures de plusieurs centaines de mètres à chaque pompe à essence. A Karima j’avais réservé un taxi pour visiter les sites archéologiques, mais j’ai vu arriver le chauffeur à pied, il n’avait plus d’essence !

Sur mon étape de Kassala j’avais dit qu’il y avait beaucoup de mendiants, c’est la seule ville où j’ai vu autant de mendiants. Il y a peut-être un problème particulier à Kassala, ou alors c’était des érythréens puisqu’on était à coté de la frontière. Dans le reste du pays, ce n’est pas très riche mais on ne sent pas une grande pauvreté. En France on parle souvent des demandeurs d’asile soudanais, je pense qu’on simplifie la question, la plupart sont des sud-soudanais ou viennent du Darfour.

Les soudanais me disent que leur pays est mal (bad), mais je ne sais pas ce que ça veut dire, si c’est mal économiquement, politiquement ou si c’est juste moins bien que l’Europe. Je réponds que ce n’est pas vrai, que le Soudan est bien, et ils sont contents. Ils ne parlent pas assez bien anglais pour avoir de grandes discussions, de toute façon je n’ai pas envie de parler politique, comme je l’ai dit à mon étape précédente, les policiers sont en civil.

Quand même le pays progresse, par rapport à ce qui était écrit dans les guides, il y a le nouveau train, il y a de nouvelles routes, les bus et minibus sont plus modernes, les hotels sont plus confortables. Les gros projets d’infrastructures sont souvent réalisés par les chinois, les chinois peuvent remercier l’embargo américain.

Il y a un peu de pollution atmosphérique à Khartoum, mais rien à voir avec les grandes villes asiatiques. Il y a par contre des déchets de plastique partout. Le long des routes, même dans le désert, il y a des sacs en plastique qui volent, rien ne les arrête. Au moindre achat on donne un sac en plastique. Sur mes photos j’essaie d’être positif, sinon ça sert à rien de voyager, certains voyageurs photographient les tas de déchets, pas moi.

Comme je l’ai déjà dit, ce qui caractérise l’ambiance du pays, c’est la tranquillité, un peu comme Oman, s’il faut faire des comparaisons. Mais avec les problèmes économiques et politiques je ne sais pas combien de temps ça va durer. J’aurai pu dire la même chose de la Syrie d’avant la guerre.

J’ai adoré mon voyage au Soudan, ceux qui traverse l’Afrique disent souvent que c’est le pays qu’ils ont préféré. Allez au Soudan maintenant, peut être qu’un jour ce sera vraiment un pays à éviter.



Comme promis je vous mets une copie du décret indiquant que les touristes n’ont plus besoin de permis pour voyager et photographier. Si vous allez au Soudan, imprimez le avant de partir. J’espère que c’est bien ce que ça veut dire, si un lecteur qui arrive à le lire peut me confirmer ?




Je vais maintenant me reposer 3 mois, prochain voyage en juillet. Mais je ne vais pas vous laisser tranquille, je vais vous raconter mes voyages précédents dans les autres pays de la région d’Afrique du Nord et de l’Ouest, en commençant par mon premier voyage en Afrique, au Maroc en 1978.

Concours de commentaires :

C’est MJC que gagne le concours de commentaires pour ce voyage, le classement est le suivant :

Mjc (*), clo (*), claude, marguerite, françoise

Les dix premiers au total de l’Afrique :

Clo (*), claude, françoise, marguerite, jean-jacques, LvLvk, mjc (*), momo, frédérique, yves

Il y a plus de 200 commentaires, donc 4 cadeaux assurés, un aux premiers de chacun des 4 voyages de l’année (1 cadeau par tranche de 50 commentaires). Maintenant, dès le 250ème commentaire, c’est un cadeau pour le premier du total de l’Afrique, à 300 au deuxième, etc.…

A bientôt.

18
avr
18
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Publié le 18 avril 2018

Dans la présentation de mon voyage, je vous avais dit qu’il n’y avait plus de trains de voyageurs au Soudan. Et bien j’en ai trouvé un, et un train moderne ! Les guides sur le Soudan, comme les guides de n’importe quels pays, ne sont pas à jour et ils n’en parlaient pas, pourtant le train date de 2014. C’est un train chinois, il va d’Atbara à Khartoum en 6h30. Il pourrait aller plus vite, mais il faudrait refaire la voie. Il y a un train le matin et un train le soir dans chaque sens.

Comme j’avais un jour d’avance sur mon programme, je suis revenu en arrière jusqu’à Atbara pour prendre le train sur toute la ligne. J’aime bien les trains, vous devez le savoir depuis le Kazakhstan.

Le train est très utilisé et toujours complet. Les tickets sont vendus la veille à 16h. La photo c’est la file d’attente des hommes, pas très bien en file. Il y a une autre file d’attente pour les femmes qui me paraît pire. Pour éviter la bousculade il vaut mieux venir avant et sympathiser avec un employé qui vend les tickets. C’est ce que j’ai fait et j’ai eu mon ticket avant tout le monde !!

Très beau train, ça paraît quand même irréel dans la paysage soudanais. 3 photos au départ d’Atbara et une photo de l’autre train quand on le croise à Shendi (il n’y a qu’une voie).

L’intérieur aussi est confortable. Il y a une vente ambulante qui passe, on peut acheter thé/café/biscuits. On a aussi le temps de descendre acheter à manger à l’arrêt de Shendi.

Et voilà, je suis revenu à Khartoum, la ville n’a pas changé, il fait toujours aussi chaud.

Un début de mon bilan habituel avec quelques conseils pour voyager au Soudan :

Quand :

Je ne peux pas conseiller de partir aux mêmes mois que moi (mars/avril) à cause de la chaleur, la bonne période est courte et va de fin novembre à février, mais ça reste toujours à plus de 30°. D’un autre coté je me suis bien habitué à la chaleur et au nord d’Atbara, c’est plus supportable, j’ai même mis un pull le matin à Abri … avant 7h. Il faut vivre au rythme de la chaleur, se lever tôt, j’étais souvent debout à 5h30 (il fait jour) et se reposer l’après-midi. La nuit la chaleur est souvent supportable, éventuellement avec la clim où le ventilo, il n’y a qu’à Méroé que j’ai eu du mal à dormir quand ils ont arrêté le générateur à 23h. Pas une goutte d’eau, enfin si, à Suakin, mais vraiment une goutte. Il faut aussi éviter le mois du Ramadan, ce qui revient au même en ce moment.

Budget :

La vie est très peu chère en ce moment, pendant mon voyage on avait 36 livres soudanaises pour 1 € au marché officiel. Mais en combinant les effets inverses de l’inflation et de la dévaluation ça peut changer très vite, il y a quelques années le Soudan était réputé cher.

On a deux types d’achats, ceux où on paie le même prix que les soudanais et ça ne coute presque rien, par exemple 2,10 euros pour le train. Ou les prix indexés sur le dollar, et là on se retrouve sur des prix européens, 10$ pour la plupart des grands sites par exemple, mais aussi certains hotels où les tours organisés.

Si le prix affiché pour les sites est de 10$, j’ai souvent pu payer 200 Livres soudanaises (6€) en disant que je n’avais pas de dollars, de toute façon il y a rarement un ticket.

Finalement, plombé par mon hotel à Khartoum, j’arrive à 40€ par jour.

Contrairement à ce qu’on vous dira à Khartoum, c’est difficile de changer en dehors de Khartoum. Je n’ai pas trouvé une banque qui changeait les euros. J’ai changé à mes hotels de Khartoum et Karima. Sinon il faut chercher dans le souk un commerçant qui veut bien changer à un cours proche du cours officiel.

Hotel :

A part à Khartoum, et à part les deux hotels italiens (à Méroé et Karima), j’ai toujours été dans les meilleurs hotels de chaque ville, et j’ai payé entre 3,5€ à Karima et 80€ à Méroé. On peut dire qu’il n’y a pas beaucoup de choix, mais un hotel dans chaque ville ça suffit non ? Il manque juste un hotel près de Old Dongola. Dans la gamme en dessous des hotels où j’ai été, il y a ce qu’on appelle des locandas, mais c’est des dortoirs.

Nourriture :

La aussi, pas beaucoup de choix dans la vallée du Nil, mais parfois on a des bonnes surprises. On arrive quand même à trouver un poulet grillé, un poisson plein d’arêtes, une omelette... Et si vous aimez le foul vous allez être heureux. Pas de petit-déjeuner, je l’ai déjà dit.

Transport :

Bus, minibus, 1 train, c’est très facile de se déplacer. Au départ des grandes villes j’ai réservé la veille parce qu’on me l’a conseillé, mais je ne suis pas sûr que se soit obligatoire, il y a tellement de bus au petit matin dans les gares de bus. Dans les petites villes je demandais au rickshaw de m’amener au bus qui allait dans la direction souhaitée et il a toujours trouvé un bus où minibus prêt à partir. Mais toujours le matin, l’après-midi c’est plus difficile.

Pour ceux où celles qui n’aiment pas le bus, je ne suis renseigné à l’hotel Acropole, la location d’un 4x4 avec chauffeur c’est 200€ par jour, on doit pouvoir trouver moins cher, mais pas moins de 100€.

Sécurité :

Je ne parle que de la partie du Soudan que je connais. Pour moi c’est la région la plus sure de toute l’Afrique que je connais, et comme je ne vois pas quelle région que je ne connais pas pourrait être plus sure, c’est la région la plus sure de toute l’Afrique. J’y reviendrai dans le bilan de la prochaine étape.

Police :

Il y a des check-points sur les routes où on m'a parfois demandé de voir mon passeport, mais pas plus qu’au Cameroun, ça n’a jamais posé problème. Il y a aussi des policiers qui gardent les sites archéologiques (en plus des gardiens civils) qui demandent les papiers. On a dû me demander 3 fois le permis de voyage qui n’existe plus, mais avec la copie du décret qui le supprime que m’a donné l’hotel Acropole, c’est passé, j’en mettrai le scan sur ma prochaine étape. Il faut absolument se faire enregistrer dans les 3 jours d’entrée dans le pays, c’est l’hotel Acropole qui s’en ai chargé pour moi, la police colle une étiquète dans le passeport et c’est vérifié aux check-points. A Karima, et uniquement à Karima, l’hotel m’a demandé de me faire enregistrer à la police, ça a pris 5 minutes. Parfois ils veulent une copie du passeport et du visa, j’ai fait une dizaine de copies à Khartoum et j’en avais toujours une sur moi, prête à donner, ça fait gagner du temps. Particularité unique au Soudan : les policiers sont en civil, au début ça surprend qu’un civil demande le passeport, au premier check-point je croyais qu’il contrôlait les tickets de bus.

Tourisme de masse :

J’ai quand même dû voir une cinquantaine de touristes, dont 3 groupes de 10, deux groupes italiens et un groupe allemand. Parmi les touristes je compte les expats qui visitent le WE. Et les 5 touristes qui traversent l’Afrique du Cap au Caire (où l’inverse), 2 en transport en commun, 2 en moto et 1 en vélo. Je n’ai pas vu un français.

Bon, c’est tout pour aujourd’hui. Je ferai un bilan sur le Soudan en tant que pays pour ma dernière étape dans 3 jours, avec le résultat du concours de commentaires.

Tout à l’heure à 16h10 je reprends l’avion pour la France, changement en pleine nuit à Doha, arrivée à Paris à 7h40, je vous ramène la chaleur.

14
avr
14
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Publié le 16 avril 2018

Deux sites de l’époque de Méroé à une trentaine de kilomètres du Nil et de la route goudronnée. Ce n’est plus tout à fait le désert, il y a des épineux, on croise des chèvres, des chameaux et quelques nomades qui vivent autour des puits.

Il faut un véhicule pour les visiter. J’ai pris un taxi à Shendi (33€) grâce à l’hotel El Kawther. C’est des pistes avec beaucoup de sable sans aucune indication. Je n’avais qu’une deux roues motrices, mais le chauffeur savait rouler dans le sable. Il connaissait la piste pour Naqa, mais pas celle de Musawwarat, mais on a trouvé quand même.

Avant de regarder les photos des sites il faut bien se rendre compte qu’on est pas dans le même état d’esprit que quand on voit des sites comme ceux là dans une ville, on y arrive après une heure de piste de sable sans avoir vu le moindre village, on est vraiment « au milieu de nulle part ».

Naqa

A l’époque les temples n’étaient pas isolés, il y avait tout une ville, le climat était sans doute moins sec. Il y a 3 batiments principaux à Naqa.

Le temple d’Amon, il faisait 100 mètres de long.

Le Kiosque romain, que jamais un romain n’a vu, mais qui a ce nom moderne parce qu’il y a des emprunts à l’architecture romaine.

Le temple d’Apademak, ou temple des lions. Apademak est un dieu local qui a été ajouté au panthéon égyptien. C’est le dieu à tête de lion. Je suppose qu’il devait encore y avoir des lions dans la région à l’époque. C’est le temple qui a les plus beaux bas-reliefs du Soudan. On remarque à l’entrée la reine, qui a la même taille que le roi, contrairement à l’Egypte, et aussi beaucoup plus de formes que les reines égyptiennes. Sur un autre bas-relief on note ses ongles longs. La dernière photo c’est Apademak.

Musawwarat

En partant de Naqa le chauffeur ne voulait pas aller à Musawwarat, il disait que ce n’était pas prévu, qu’il ne connait pas la piste (ce qui est vrai) et qu’il n’a pas assez d’essence (si c’est vrai on est mal barré), mais c’est pas avec lui que j’avais négocié, il ne parle pas anglais, mais avec l’hotel et j’avais écrit le programme. En voyant ma tête de déçu, le gardien de Naqa, qui parle anglais, intervient en ma faveur et lui indique la route, bien que je ne vois pas trop comment on peut indiquer une piste dans ce dédale de traces. Et le chauffeur est convaincu, on a 16km à faire d’après mon GPS. Dans ce terrain, le GPS ne donne qu’un cap, mais ce n’est pas comme dans le désert, on ne peut pas aller tout droit, il faut suivre des traces, et il y a de petites montagnes à contourner. Et finalement on avance bien, le nombre de kilomètres restant diminuent régulièrement, on trouve des passages entre les montagnes, et à 3km du but je vois les ruines au lointain. Ah, j’oubliais, il a fallu reprendre de l’essence dés qu’on a rejoint le goudron, donc ce n’était pas juste un prétexte son histoire d’essence.

Le site de Musawwarat est de la même époque que celui de Naqa, mais plus mystérieux. Le principal complexe architectural est la grande enceinte, un carré de 200 mètres de coté entouré de mur, mais on ne sait pas quel était sa fonction et il ne semble pas avoir été terminé. A l’intérieur se trouve les restes de trois temples et même des statues d’éléphants.

Un peu plus loin un autre temple d’Apademak, reconstitué par des archéologues allemands, même le plafond a été reconstitué avec des matériaux périssables comme à l’origine. De nombreux bas-reliefs, par exemple un bébé lion porté par un roi.

Shendi

C’est la ville qui sert de base pour visiter Naqa et Musawwarat. La ville elle-même n’a pas d’autre intérêt que d’être un gros bourg de marché typique de la vallée du Nil. On a l’impression d’être très loin de Khartoum. Bien que la ville soit au bord du Nil on ne le voit pratiquement pas, sauf de la fenêtre de ma chambre.


Hotel El Kawther : Accueil inexistant. Affiche un prix en dollar pour les étrangers (25€). Tout confort, correct, peut servir des repas. Pas de Wifi. Il ne semble pas y avoir d’autres hotels.

13
avr
13
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Publié le 15 avril 2018

3 jours et comme prévu je suis à Méroé. Voyage en bus. Comme vous pouvez le constater sur la photo on ne voit pas beaucoup l’extérieur. Il y a des rideaux aux fenêtres pour protéger de la chaleur. C’est assez confortable, je reste sans problème plusieurs heures dans le bus. Il y a des arrêts toutes les 3 heures environs, mais court, si les soudanais ont le temps de manger, moi je ne prends qu’un café.

Si l’ancienne ville de Méroé, dont il ne reste pas grand-chose, était au bord du Nil, le site des pyramides est une nécropole et se trouve dans le désert, à plusieurs kilomètres du Nil.

On change encore d’époque, les pharaons noirs sont chassés d’Egypte au 6ème siècle av JC mais après avoir végétée quelques siècles la Nubie renait de ses cendres un peu plus au sud à Méroé. Un royaume y florit du 3ème siècle av JC au 4ème siècle après JC. Alors que l’Egypte subit de multiples invasions, on a l’impression que la tradition égyptienne est conservée à Méroé, les rois continuent à se faire enterrer sous des pyramides. Il y a d’ailleurs plus de pyramides au Soudan qu’en Egypte.

Si les sites archéologiques soudanais sont intéressants par aux mêmes, ils sont souvent mis en valeur par leurs environnements. Ici on a l’impression que les pyramides sortent des dunes.

Les chapelles devant les pyramides sont symboliques, ce ne sont pas des portes d’entrée dans les pyramides qui sont pleines. J’ai visité Méroé le matin quand le soleil éclaire directement l’intérieur des chapelles et qu’il ne fait pas encore trop chaud, et le soir au coucher du soleil. A chaque heure les couleurs changent pour arriver presque au rouge. Bon, ensuite c’est le noir et j’avais 3km à pied dans le désert pour retourner à mon hotel, merci mon GPS.

Raidane’s Place : La photo est belle mais ce n’est qu’une façade, je veux dire qu’il n’y a pas de cour derrière, il n’y a qu’une rangée de chambres. 80€ avec le petit déjeuner (que j’ai pris à 11h après avoir été aux pyramides) et le diner. Tout confort. Electricité que le soir jusqu’à 23h, ça veut dire que le reste du temps il fait chaud dans les chambres. En plein désert, trop loin du site si on est à pied, à 3km des pyramides, 4km de la route, en allant à l’est vers le désert. 700m derrière l’hotel de luxe italien. Un peu cher pour le Soudan, mais c’est vrai qu’ils n’ont ouvert l’hotel que pour moi. Dormir ici, à l’hotel italien ou camper sont les seuls moyens d’être sur le site tôt le matin où au coucher du soleil.

9
avr
9
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Publié le 10 avril 2018

Je suis arrivé au plus au nord de mon voyage. Pour les petites et moyennes distances on voyage en minibus, pas tous aussi modernes que celui-là mais ils ont remplacé les pickups d'il y a quelques années. Comme il n’y a pas de risque de pluie, je peux mettre mon sac sur le toit.



Abri est un gros bourg, animé le matin et après le couché du soleil. L’après-midi, à l’heure de la photo, c’est repos pour tout le monde. Abri n’a pas le charme de Wawa, mais c’est au bord du Nil, c’est rare, d’habitude les villages sont en retrait, pour éviter les inondations et pour laisser le bord du Nil aux cultures. Mais ici on est sans doute suffisamment surélevé par rapport au fleuve. J’ai même une chambre avec vue sur le Nil.

Pour revenir sur ma dernière discussion à Karima sur la tranquillité du pays. Dans la guesthouse il y avait un néo-zélandais qui arrivait du Cap (celui d’Afrique du sud) en vélo (oui, en voyage on rencontre des gens bizarres). On a mangé ensemble le soir, sur des tables dans la rue, et on était d’accord sur l’attitude exceptionnelle des soudanais qui ne s’occupaient pas de nous. Il y a quelques touristes puisqu’il y a une guesthouse, mais pas énormément non plus. Et les soudanais nous considéraient comme n’importe quels autres soudanais, où plutôt comme n’importe quels autres humains. Les soudanais ont un immense respect pour l’étranger. Si on ne demande rien, il nous salut uniquement et nous laisse tranquille, par contre si on demande quelque chose ils feront tout pour nous aider. Ca changeait le néo-zélandais de l’Ethiopie où on lui envoyait des pierres tous les jours.

Guesthouse de Magzoub : encore une belle maison traditionnelle avec les chambres qui donnent sur une grande cour. Propre. Accueillant. Toilettes et douches à l’extérieur bien sûr. Wifi !! et donc juste au-dessus du Nil. 17€. Un peu cher pour le Soudan, je n’ai pas essayé de négocier parce qu’il n’y a pas vraiment d’autre choix. Photo de l'entrée et de la cour.


J'ai enfin trouver où on mangeait bien !




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Ile de Saï

L’ile de Saï, à 10km d’Abri, est la plus grande ile du Nil.

Comme c’est une ile, il faut commencer par traverser le fleuve. Le bac m’a paru bien surchargé et pas très droit, de toute façon il était dans l’autre sens, moi j’ai pris le petit bateau.

Sur l’ile on trouve quelques sites. Un monastère avec les 4 piliers de son église. Au bord du Nil, un fort ottoman, construit sur un site pharaonique, il est fouillé par des archéologues français, mais ils ne sont là qu’en hiver, à la fraiche. Les passionnés de puzzles peuvent les aider à reconstituer les vases.

Mais ces sites sont surtout un prétexte pour se promener dans la campagne de l’ile, à pied, pas sur un âne.

Je reprends la route du sud, j’ai 3 jours pour aller à Meroé.

8
avr
8
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Publié le 8 avril 2018

Je suis encore plus au nord, en direction de l’Egypte.

On est maintenant au 14ème siècle av JC. Le royaume de Kerma a été vaincu par les égyptiens qui dominent toute la Nubie. On est avant l’époque des pharaons noirs de Napata. C’est le Nouvel Empire en Egypte, les égyptiens construisent des temples en Nubie à l’image des grands monuments de Thèbes qui sont de la même époque.

Le temple de Soleb est le mieux conservé du Soudan. Comme on l’a vu au musée de Khartoum, 3 temples qui étaient plus au nord ont été déplacés au musée pour éviter qu’ils ne soient noyés sous les eaux du barrage d’Assouan, ils sont de la même époque.

Il faut traverser le Nil sur une barque à moteur pour aller visiter le temple, après une courte marche il apparaît derrière la palmeraie. Majestueux, bien que bien sûr il est moins bien conservé que les temples d’Egypte, mais je suis seul à le visiter, et ça change tout. En fait j’avais un guide, mais pas pour visiter le temple, pour conduire le bateau.

J’ai visité le temple tôt, à 7h, la température est très bonne le matin. L’après-midi il faut se reposer de 13h à 16h.

Normalement l’entrée est de 10$, mais il n’y avait personne pour faire payer.

Wawa

J’ai visité le temple de Soleb depuis le village de Wawa, sur l’autre rive du Nil (la rive est). Quand le bus m’a arrêté, j’ai eu l’impression qu’il avait voulu se débarrasser de moi et m’avait laissé en plein désert. Je me suis dirigé vers un groupe de maisons, mais il n’y avait personne. En tournant autour des maisons j’ai quand même pu interpeller un homme, ce groupe de maison était bien le village de Wawa, et il a été chercher le propriétaire de la guesthouse où j’ai pu passer la nuit.

C’est un village typique nubien, avec de belles maisons bien peintes.

J’ai même pu photographier un groupe d’enfants

Belle guesthouse d’Abbu Rabbo. Maison traditionnelle, très propre. Très bon accueil. Douches et toilettes à l’extérieur. Ventilateur. 14€ avec la traversée de fleuve aller-retour pour aller au temple.

Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely, c’est à coté du village et pas à 4km. 1ère photo, vu de la route, 2ème : l’entrée, 3ème l’intérieur. Il y a une unique boutique/restaurant de l’autre coté de la route. A la boutique pas grand-chose d’autre que des boissons et les éternels biscuits. Au restaurant plat unique le soir : du foul.

Le foul est le plat national du Soudan, c’est des fèves cuites avec beaucoup l’huile, c’est bon quand il n’y a pas d’oignon, surtout quand on n’a rien mangé de consistant depuis plusieurs jours.

6
avr
6
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Publié le 6 avril 2018

Je continue ma descente du Nil. Dongola est une petite ville de 20 000 habitants assoupie au bord du Nil. Il y a maintenant un pont, les bateaux rouillent tranquillement. Pas beaucoup de choix dans les restaurants et au petit déjeuner seulement un café et des « petits beurres ». Pas grand-chose dans la ville même, mais c’est un bon centre pour rayonner autour.

Kawa

Les égyptiens firent construire un temple à Amon à Kawa (de l’autre coté du Nil par rapport à Dongola). Le site a été fouillé au 20ème siècle, une grande partie de ce qui a été trouvé est dans les musées d’Europe. Maintenant le sable a à nouveau recouvert le site. En fait c’est surtout une occasion d’une balade de 5km le long du Nil, avec des « aires de repos » aménagées, et un jeu de piste pour trouver le site. J’avais les coordonnées GPS, mais pas tout à fait exactes. Le site est de l’autre coté du désert, il faut de bons yeux, et surtout y croire pour traverser ce petit désert et passer la porte d’entrée du site.

Old Dongola

Old Dongola, à plus de 100 km de Dongola, est le site le plus difficile d’accès, je m’y suis arrêté lors d’une longue journée en suivant le Nil entre Karima et Dongola (départ 8h, arrivée 19h). Il n’y a pas d’hotel dans les villages proches.

Pour atteindre le site il faut traverser le Nil sur un vieux bac.

Old Dongola est le plus important site chrétien du Soudan. Les batiments datent du 6ème au 14ème siècle. Le site est très étendu. Il faut un peu d’imagination pour voir les églises avec leurs colonnes, la citadelle et le palais du trône royal qui domine l’ensemble. En plus des ruines l’emplacement est superbe, dans de désert au-dessus du Nil.

La route le long du Nil est maintenant entièrement goudronnée. Depuis Karima, traverser le Nil pour Merowe, puis minibus pour Debba, un autre minibus en direction de Dongola qui m’a laissé au carrefour de Old Dongola. Taxi collectif jusqu’au Nil, traversé du Nil (on peut attendre longtemps) et 2km à pied sous la chaleur jusqu’au site. Retour identique jusqu’au carrefour où il faut attendre un minibus pour Dongola (attente qui peut encore être longue). Le mieux serait de la faire en 2 jours et d’être équipé pour camper près du site.

Kerma

Kerma est un gros village à 50 km au nord de Dongola, héritier de la deuxième civilisation la plus ancienne d’Afrique (après l’Egypte), le royaume de Kerma, où de Koush. Il domina la Nubie pendant 1000 ans, du 25ème siècle au 15ème siècle av JC. Il nous a laissé les monuments des plus énigmatiques du Soudan, et peut être même d’Afrique : deux deffufas, c’est le nom donné à ces structures, de loin on pourrait croire à des rochers, mais c’est bien des constructions humaines faites de petites briques. Les archéologues ne sont pas d’accord sur leurs fonctions (tombes, temples …), en fait ils n’en savent rien. Bien sûr seul sur le site, j’ai eu la même impression que face à la ziggourat d’Iran, le privilège de partager ce lieu avec les bâtisseurs d’il y a plusieurs millénaires.

Pour une fois le site n’est pas dans le désert mais dans la palmeraie, ça facilite la marche d’approche. Il est entouré de fondations d’autres batiments qu’on voit mieux en montant (par des escaliers modernes) sur le deffufa. Maintenant il est occupé par des oiseaux qui attendent que je passe pour rejoindre leurs nids.

Attention, il n’y a pas beaucoup de transports le vendredi.

Un peu de vie après toutes ses ruines : un petit oiseau près du Nil.


Hotel Qasr Diyafa. Pour le prix, c’est difficile de critiquer, 8€, pas de petit déjeuner, Wifi dans le hall, un peu loin du centre, pour trouver les restos la nuit.



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Concours de commentaires

Encore très serré pour ce voyage, le classement est pour le moment le suivant :

Mjc (@), Clo (*), Claude, Marguerite, Jean-Jacques

Pour le total de l’Afrique :

Clo (*), Claude, Françoise, LvLvk, Jean-Jacques

(*) : a déjà gagné

(@) gagnant provisoire

3
avr
3
avr
Publié le 3 avril 2018

Karima est l’ancienne Napata, capitale de ceux qu’on a appelé les Pharaons Noirs, c’était la 25ème dynastie égyptienne au 7ème et 6ème siècles av. JC, ils dominaient toute l’Egypte jusqu’au Liban. C’est un des sommets d’une visite au Soudan, mais avant de vous montrer les sites archéologiques quelques mots sur la ville d’aujourd’hui.

Un soir, je suis tranquillement en train de manger du poulet grillé sur les tables en plastique qu’ils installent au bord de la rue. Et malgré le monde tout est calme, pas la circulation et les klaxons de l’Asie, pas de cris, pas de mendiants où d’enfants venant me soutirer quelques monnaies, juste un chat qui regarde avec envie mon poulet. Même les rickshaws, pétaradant ailleurs semblent en sourdine ici. Le soir avec la fraicheur, tout le monde sort, mais ça reste calme, ici c’est une petite ville, mais c’est partout pareil, ce qui caractérise le Soudan, c’est la tranquillité. Un soudanais fait griller ses poulets, une soudanaise fait chauffer le thé, les petits groupes discutent sans élever la voix, comme si tout le monde était à sa place. Les photos sont dans la journée, mais c’est le soir qu’il y a du monde.

Djebel Barkal

L’emplacement de Napata est dû à la montagne sacrée, le Djebel Barkal. Plateau qui s’élève à 100 mètres au-dessus de la vallée avec son éperon rocheux qui symbolise le Cobra royal égyptien et domine le Nil.

Il y a une controverse mais moi j’ai l’impression qu’il a été taillé par l’homme pour peut-être essayer de sculpter des statues comme à Abou-Simbel mais en 10 fois plus grand. On peut monter sur la montagne, le chemin est à gauche, sur la photo ci-dessous. Et pour descendre on glisse sur le sable. En haut c’est presque plat.

Aux pieds de la montagne, le temple du dieu Amon, pour les égyptiens c’est Amon qui avait créé la montagne. On comprend mieux son plan d’en haut.

Juste en dessous de l’éperon rocheux le temple de Mout, l’épouse d’Amon. On pénètre dans une pièce avec des bas-reliefs peints. Photo prise à la frontale, bien-sûr les flashs sont interdits et l’éclairage prévu ne fonctionnait pas. Ca fait encore plus explorateur !

Un peu plus loin, quelques pyramides d'une nécropole royale.

Kurru

Kurru, à 17 km de Karima a servi de nécropole royale depuis le 9ème siècle av JC, bien avant les pharaons noirs. Il y a de très nombreuses tombes, mais la plupart sont des trous murés après les fouilles. Aujourd’hui on peut visiter 2 tombes, celle qui est sous la pyramide et la tombe du pharaon Tanwetamani, qui est peinte.

Nuri

A Nuri, de l’autre coté du Nil par rapport à Karima, on est accueilli par une quinzaine de pyramides, les plus grandes du Soudan. La plus haute fait environ 50 mètres, et comme il y avait d’autres touristes, on peut voir la proportion sur une des photos. Mais le site est très grand, je n’ai pas vraiment été gêné par les touristes. La plus ancienne est celle de Taharqa, le plus connu des pharaons noirs, mais le site a ensuite été repris par les souverains du royaume de Kuch, au 3ème siècle av JC .

Ghazali

Malgré sa proximité avec La Mecque, la Soudan n’a été islamisé qu’au 14ème siècle, avant c’était une terre chrétienne, monophysite, comme les coptes. Ghazali était un monastère, isolé dans le désert, à 20 km du Nil.


Repos après les visites dans la chaleur.




Au Djebel Barkal, il n’y a que la tombe de Mout qui est payante (10$). Il faut aussi un ticket à 10$ pour Kurru et Nuri, à acheter au Djebel Barkal. Si on n’a pas de billet de 10 dollars on peut donner un billet de 10 €. A Ghazali, on donne ce qu’on veut au gardien, il n’y a pas de ticket.


Hotel Al-Nasser : On va qualifier l’hotel de rustique où de basique. Il y a quand même un ventilateur dans les chambres, elles ne sont pas trop chaudes. Douches et toilettes à l’extérieur. Accueillant. Les toiles d’araignées ne semblent pas récentes mais c'est le meilleur anti-moustique. 3,5 euros. Si c’est trop cher on peut prendre juste un lit dans la cour. C’est le meilleur hotel de la ville à part l’hotel italien de luxe près du site archéologique.

31
mars
31
mars
Publié le 1er avril 2018

Encore un départ tôt le matin pour Atbara, même de plus en plus tôt, départ prévu à 5h ! J’ai réservé un rickshaw à 4h30 pour aller à la gare de bus, il faut 15 minutes de trajet. Je sors de l’hotel à 4h20, il fait nuit bien sûr, on entend l’appel de la première prière, mais je ne sais pas comment on peut distinguer un fil noir et un fil blanc dans la nuit. La rue est déserte, pas de rickshaw à l’horizon. 4h29, la rue est toujours déserte et je ne sais pas comment trouver un transport pour la gare de bus … 4h30, mon rickshaw arrive pile à l’heure ! Finalement le bus est parti à 5h40, et il fait jour à 5h40.

Au fait, depuis que vous êtes passé à l’heure d’été, on est à la même heure, pourtant je suis beaucoup plus à l’est.

6h de trajet pour arriver à Atbara, ça fait 22h30 de bus depuis Khartoum, quand je vous disais que le Soudan est un grand pays. Maintenant je vais avoir des trajets plus courts.

Atbara n’est pas touristique, d’ailleurs je n’y ai vu aucun autre européen, mais 6 heures de bus ça me suffit, je m’y suis donc arrêté pour la nuit.

C’est une ville de 150 000 habitants, un gros carrefour des routes vers le nord, Khartoum et Port-Soudan.

C’est à Atbara que le Nil reçoit son dernier affluant, c’est donc ici qu’il a le plus important débit, en allant vers le nord une partie de son eau va partir en irrigation où évaporation.

On trouve un peu partout des jarres avec de l’eau fraiche en libre-service, bien sûr je n’en bois pas. Par contre je peux boire un thé au bord du Nil.

Je ne sais pas ce que je vais trouver comme Internet plus au nord, c'est que des petites villes, donc ne vous inquiétez pas si je reste quelques jours sans mettre à jour mon carnet.


Hotel Adel : le meilleur hotel de la ville, moderne, propre, accueillant, très bon Wifi, petit déjeuner : café et biscuits. 16€. C’est un nouvel hotel, tous les taxis ne le connaissent pas, à 500 mètres au sud de la gare de trains.

30
mars
30
mars
Publié le 30 mars 2018

Encore 8h du bus pour aller de Kassala à Port-Soudan. Comme les trajets sont longs et que les bus n’ont pas droit de rouler la nuit, ils partent tôt le matin (comme en Ethiopie). A Kassala le départ était prévu à 5h30. J’avais réservé un taxi à 5h pour aller à la gare de bus. Aux aurores la gare de bus, qui est en fait juste un terrain vague, est remplis de bus est de passagers en partance, à 8h tout sera vide. La photo, c’est mon bus lors de l’arrêt à mi-parcours, un beau bus, non ?

Port-Soudan est le seul grand port sur la cote soudanaise de la mer Rouge, il y a paraît-il 500 000 habitants, mais j’ai l’impression que c’est plus grand que Kassala. La ville a été fondée par les anglais, ça fait beaucoup plus moderne que Kassala. Avec uniquement 34 degrés et une brise marine il fait presque frais. C'est plein de rickshaws copies conformes de ceux d'Inde, il est possible qu’ils soient fabriqués en Inde.

L’attraction de Port-Soudan est sa corniche le long du port. Les photos sont prises en pleine journée, il n’y a encore personne, mais beaucoup de soudanais y déambulent en début de soirée. Port-Soudan est sans doute le lieu du pays qui voit le plus de touristes, mais ce sont des plongeurs qui viennent pour voir des spots de plongée parmi les meilleurs au monde, ils vont directement de l’avion au bateau sans visiter la ville. Tous ces bateaux qu’on voit dans le port sont pour les plongeurs et le soir il y en a beaucoup plus. Par contre moi je ne plonge pas, en plus on ne vient pas ici pour un baptême, c'est réserver au plongeur expérimentés.

Maintenant je me suis mis à prendre mon thé assis sur le trottoir comme les soudanais.


Hotel Bohein. Un peu décrépis. Bien placé sauf que c'est trop près de la mosquée (pour la 1ère prière). Chambre avec Sdb, wc, clim, 14€, cafards et souris gratuits. Petit déjeuner non inclus mais disponible au resto de l’hotel. Petit jardin à l’ombre.



Suakin

Quand on arrive à Suakin, le ciel bleu jusqu’à aujourd’hui est devenu jaune et nuageux. On hésite entre un spectacle de tremblement de terre où de bombardement.

Non, en fait Suakin est l’ancien port, la ville a été abandonnée au début du 20ème siècle, après la création de Port-Soudan, 60 km plus au nord. Les maisons étaient construites avec des briques en coraux. Sans entretient, le corail mort c’est effrité et les maisons se sont effondrées. C’est d’ici que depuis des siècles partaient pour la péninsule arabique les pèlerins musulmans et les esclaves non-musulmans. C’est une petite île de 500 mètres de diamètre reliée à la terre par une digue.

Aujourd’hui, c’est un musée, plus personne n’y habite, juste des aigles et des chats qui ont l’air possédés par les démons qui hantent les lieux.

Il y a un projet de restauration par le Turquie, mais il y a du boulot. Aujourd’hui les deux mosquées ont été restaurées. L’extérieur du fort paraît aussi terminé, à l’intérieur il devrait y avoir un musée, un hotel et une cafétéria, mais je ne sais pas quand ça ouvrira.

27
mars
27
mars
Publié le 27 mars 2018

J’avais encore réservé le bus grâce à l’hotel Acropole, heureusement, ça m’a semblé pas facile pour aller jusqu’au bus. Il faut aller chercher le billet dans une agence en face de la gare de bus, ensuite il faut acheter un jeton pour rentrer dans la gare de bus, aller dans le bureau d’un officiel, sans doute parce que je suis étranger, qui a vérifié mon passeport et tamponné mon billet. Il m’a demandé mon permis de voyage, je lui ai montrer la copie du décret indiquant que les touristes ne sont plus soumis au permis de voyage. Je ne sais pas ce qu’il y a écrit, c’est en arabe, mais ça lui a suffi, il me l’a rendu en disant « Good ». Et enfin j’ai pu rentrer dans le bus.

Bus très correct, places numérotées, la clim juste ce qu’il faut, pas trop froide, une vidéo par trop forte et même sans le son pour le film chinois sous-titré en arabe (un karaté, si ça vaut la peine de préciser). Seul défaut, on ne voit pas la route à cause du pare-soleil au-dessus du chauffeur. Donc je ne sais pas s’il roule bien. 8h30 pour 700 km. Juste un arrêt rapide à mi-chemin, je n’ai pris qu’un café.

Kassala est beaucoup plus traditionnelle que Khartoum. En dehors des grands axes les rues sont en terre. La majorité des hommes sont en tenue traditionnelle blanche. Comme il fait chaud, beaucoup restent assis ou couchés sur le trottoir, à l’ombre. Quelques femmes portent l’abaya noire, alors que d’autres ont des couleurs très vives. Il y a beaucoup de mendiants. La population est soit très aimable, soit indifférente, jamais agressive mais comme il parait qu’ils n’aiment pas les photos je n’ai pas essayé de les photographier de près. Je n’ai vu aucun autre européen dans cette ville.

La journée est rythmée par les 5 appels à la prière, les coupures d’électricité et le vent. Quand le vent souffle, souvent la nuit et le matin, l’air se charge de sable et la visibilité est réduite.

Quand il n’y a pas de vent on peut voir les monts Taka, curieuses montagnes qui surgissent au milieu d’un plateau totalement plat.

Petite promenade vers les monts Taka, mais en fait avec la chaleur, j’ai craqué, j’ai terminé en taxi. Au pied de la montagne j’ai trouvé la mosquée/mausolée Khatmiyah, qui abrite la tombe d’un soufi d’un autre ordre que ceux que j’ai vu à Khartoum. La plupart des pèlerins étaient couchés à l’ombre, j’étais un des seuls au soleil.

Un peu plus loin dans la vallée, à Totil, on monte au milieu de cafés très colorés. Les soudanais y viennent boire l’eau d’une source augmentant la fertilité, mais je n’en ai pas bu. D’en haut, de belles vues sur le village.

Je me suis contenté du café traditionnel, avec des popcorns, moins traditionnels.


Hotel Almak Nimir, accueillant, propre, chambre avec clim, Sdb et wc, 10€ payable en livre soudanaise. Pas de petit déjeuner. Wifi dans le hall. Au sud-ouest du souk, c’est-à-dire après le pont et avant d’arriver au souk en venant de la gare de bus.

24
mars
24
mars
Publié le 24 mars 2018

Khartoum est une des grandes agglomérations d’Afrique, les chiffres vont de 5 à 8 millions d’habitants, on ne sait pas très bien.

La ville de Khartoum

Administrativement la ville de Khartoum c’est juste le centre de l’agglomération, c’est où j’ai mon hotel. J’ai pris la photo le vendredi, c’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de monde dans la rue. Architecture typique des grandes villes d’Afrique. Il y a plus de monde dans le centre commercial. Plus intéressante, l’île de Tuti, c’est la campagne en pleine ville.

Le Nil

Sans le Nil, Khartoum n’existerait pas, ce ne serait qu’une étendue désertique. C’est à Khartoum que ce trouve la confluence du Nil Blanc et du Nil Bleu. A cette période de l’année le niveau du fleuve est au plus bas et le Nil blanc a plus de débit que le Nil Bleu, en été c’est l’inverse.

Il n’y a pas de beaux quais avec des belvédères et des chemins pour suivre le Nil, les berges du fleuve sont encore naturelles, en terre. J’ai quand même pu prendre quelques photos.

J’ai l’impression que le Nil bleu (à droite) est un peu plus foncé que le Nil Blanc (à gauche), mais ce n’est pas très net.

J’ai fait un tour en bateau pour aller juste au niveau de la rencontre des deux Nil. Ici on voit bien la différence de couleur, les deux fleuves ne se mélange pas tout de suite, toujours le blanc à gauche et le bleu à droite. Et j’ai aussi été prendre une boisson sans alcool en haut de l’hotel Corinthia, belle vue d’un bras du Nil Bleu.

Omdurman

Quand on franchit le Nil Blanc, la ville change de nom, on arrive à Omdurman qui est plus peuplée que Khartoum et est donc la plus grande ville du pays. C’est plus désordonné que Khartoum et il y a quelques attractions touristiques :

La tombe du Mahdi, qui avait chassé provisoirement les anglais à la fin du 19ème s. Quand j’ai été en Iran je croyais que ces mausolées étaient une caractéristique des chiites, mais c’est très répandu dans le monde musulman.

A la limite du désert, un grand marché de dromadaires.

Le soufisme est très important au Soudan. Tous les vendredis, en fin d’après-midi, a lieu une cérémonie près de la tombe d’un saint. On ressent la ferveur religieuse dans ces musiques et danses très impressionnantes. Les visiteurs et les photographes sont bien acceptés. (ci-dessous, c'est une vidéo, mettre le son).

Le musée national

Le musée national de Khartoum est un des grands musées de la civilisation Egypto-nubienne. La présentation est un peu vieillotte mais il ne faut pas le manquer.

Dans le parc du musée on trouve 3 temples protégés dans des hangars. Ils faisaient parti du groupe des forteresses de la deuxième cataracte et ont été déplacés à Khartoum juste avant d’être noyés par les eaux du barrage d’Assouan. Si ces trois temples ont été sauvé tout le reste des forteresses est définitivement perdu sous les eaux du Nil. Ces forteresses sont purement de civilisation égyptienne, elles marquaient la frontière de l’Egypte au moyen empire (19ème siècle av JC). Dans l’ordre des photos, les temples de Buhen, Semna et Kumma.

Nombreux autres objets dans et autour du batiment principal, dont des statues de l’époque de Méroé (8ème siècle av JC)

La cathédrale de Faras était un des chefs d’œuvre du début de la chrétienté, elle est maintenant aussi sous les eaux du barrage d’Assouan. Les fresques ont pu être sauvées et réparties entre les musées de Varsovie et de Khartoum.

Hotel Acropole, 62€. Très accueillant, nombreux services proposés par l’hotel dont la lettre d’invitation pour le visa. Petit déjeuner inclus, restaurant dans l’hotel. Tour de la ville gratuit le vendredi. Change. Un peu cher pour le Soudan.

21
mars
21
mars
Publié le 21 mars 2018

C’est reparti ! j’ai encore voyagé avec Qatar Airways. Je commence à connaitre l’aéroport de Doha avec son grand ours en peluche, c’est la troisième fois que j’y passe depuis 2016. Très bon rapport qualité/prix sur cette compagnie. A cause du blocus de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, on a dû contourner ces pays par Oman et le Somaliland. On est passé au-dessus des montagnes d’Oman où j’étais l’année dernière. Juste avant l’atterrissage, survol de l’impressionnant Nil blanc.

L’hotel m’avait dit qu’il m’envoyait quelqu’un pour m’attendre à l’aéroport, mais c’est toujours aléatoire, à Bichkek par exemple, je l’attendrais toujours si je n’avais pas cherché moi-même un taxi. Mais à Khartoum, à peine rentrer dans le hall, avant même les contrôles de police, je vois un soudanais avec une pancarte où est inscrit mon nom. Il me demande mon passeport et me dit de m’assoir. C’est lui qui va faire la queue pour faire tamponner mon passeport et expliquer ce que je viens faire au Soudan, le policier ne vérifie même pas que la photo du passeport correspond à ma tête. Ensuite je le suis aux différents controles, on double sans remords toutes les files d’attente et en quelques minutes je suis admis au Soudan. Une véritable arrivée VIP !

Au Soudan il faut se faire enregistrer à la police des villes où on réside (comme en Ouzbékistan), mais à Khartoum mon hotel s’en ait chargé, il faut juste prévoir des photos d’identité. Jusqu’à une date très récente il fallait un permis pour voyager et prendre des photos au Soudan (comme en Guinée Equatoriale) mais, d’après mon hotel, on n’a plus besoin de ce permis. Je n’ai plus qu’à espérer que tous les policiers connaissent le nouveau règlement. Mon hotel me donnera une copie du décret présidentiel à monter à ceux qui ne le connaissent pas.

La monnaie du pays, la livre soudanaise a été dévaluée, depuis le début de l’année sa valeur a été divisée par 5. A part ce qu’on doit payer en euros, comme les hotels où les tours organisés, je ne devrais pas dépenser grand-chose, par exemple, le repas au resto de l’hotel coute 5 euros, l’entrée au musée national 0,30 euros. Je ne devrais pas dépenser tous les euros que j’ai apportés.

Mon hotel n’est pas extraordinaire pour le prix, mais très accueillant. Il ne faut pas que je me plaigne puisque c’est grâce à eux que j’ai eu mon visa.

Il fait très chaud, il vaut mieux venir en hiver mais je ne peux pas être partout en hiver. Il fait 40 degrés en début d’après-midi. A l’ombre ça va, mais il n’y a pas partout de l’ombre, il faudra que je sorte tôt le matin et que je n’oublie pas mon chapeau !

Comme première impression, je trouve la ville calme. Beaucoup de voitures, du sable sur les trottoirs, c’est l’Afrique mais c’est calme quand même. Aucune agressivité, j’ai l’impression de passer inaperçu dans la rue. Mon hotel est dans le centre-ville mais il n’y a pas beaucoup de restaurants dans ce quartier, heureusement il y en a un dans l’hotel.

Maintenant je peux commencer la visite de la ville, je vous en parlerez dans ma prochaine étape.

12
mars
12
mars
Publié le 12 mars 2018

Je repars déjà dans une semaine, lundi prochain, direction le Soudan pour un mois de voyage.

Un mois et demi entre deux voyages ce n’est pas beaucoup, il faut se dépêcher pour préparer le voyage suivant, mais je suis prêt.

Le Soudan était le plus grand pays d’Afrique avant la sécession du Soudan du Sud. Maintenant c’est le troisième, mais ça reste un grand pays, plus de 3 fois la France.

Il y a 35 millions d’habitants, mais pas répartis uniformément, il y a beaucoup de désert et près de 5 millions pour l’agglomération de la capitale Khartoum.

Le pays est traversé par le Nil. Khartoum est à la confluence du Nil blanc qui vient d’Ouganda et du Nil Bleu qui vient d’Ethiopie.

Il y a deux langues officielles, l’arabes et l’anglais, mais il existe de nombreuses autres langues maternelles. La population est à 97% musulmane.

La principale exportation est le pétrole bien qu’on ne puisse pas parler d’un grand pays producteur, le Soudan a par exemple une production inférieure à la petite Guinée équatoriale. La majorité des soudanais travaille dans l’agriculture. L’économie du pays est pénalisée par l’embargo américain et se tourne vers l’Asie, notamment la Chine.

Il y a une guerre civile larvée dans les régions des minorités ethniques du Darfour et des Monts Nuba, mais ce n’est pas où je vais. Les régions du nord-ouest et du nord où je vais sont parmi les plus sûres d’Afrique.

Il faut bien sûr un visa pour aller au Soudan. Je suis passé par Visa Action, comme d’habitude. Comme justificatif il faut un billet d’avion aller/retour et une réservation d’hotel. Je l’ai obtenu grâce à l’hotel Acropole à Khartoum, qui est bien connu et qui m’a envoyé une lettre d’invitation pour la totalité de mon voyage bien que je ne reste pas tout le temps à Khartoum.

Donc j’arrive à Khartoum, je reste 5 nuits (réservées). Puis bus pour Kassala (3 nuits réservées) et pour Port-Soudan, où je reste aussi 3 nuits.

Il y a une nouvelle route qui permet d’aller de Port-Soudan à Atbara, au bord du Nil. Avant il y avait juste une piste le long du Nil et un train qui reliait Khartoum au lac Nasser d’où on prenait un bateau pour Assouan en Egypte. Maintenant une route permet d’aller de Khartoum au lac Nasser en coupant les méandres du Nil, il n’y a plus de service de voyageur sur le train. C’est cette route que je vais emprunter pour descendre le Nil de sites archéologiques en sites archéologiques.

Et retour sur Khartoum en gardant le plus importants des sites archéologiques, Méroé, pour la fin. Retour à Paris le 19 avril.

Je pars avec Qatar Airways, départ le 19 à 21h45, deux heures d’escale à Doha le matin du 20. Pour aller de Doha à Khartoum le vol que j’avais acheté durait 2h, mais maintenant avec le blocus du Qatar par l’Arabie Saoudite et les EAU, il faut les contourner et le vol dure 6h. Je n’arrive qu’à 14h, le 20 à Khartoum. Normalement l’hotel vient me chercher à l’aéroport. Il n’y a qu’une heure de décalage avec la France.

Comme en Iran, à cause de l’embargo américain, les cartes de crédit ne sont pas utilisables, il faut emporter des espèces pour tout le voyage, sauf 10 nuits d’hotel que j’ai déjà payées depuis la France.

Je devrais avoir internet à Khartoum, Kassala et Port-Soudan, ensuite le long du Nil ce n’est que des petites villes, de plus en plus petites en allant vers le nord, avec moins de probabilités d’avoir internet.

Concours de commentaires

Le concours de commentaires continue, tout le monde part à égalité pour le cadeau réservé au premier de ce voyage. Et il y aura aussi des cadeaux aux premiers sur la totalité des commentaires du carnet de voyage sur l’Afrique à la fin de l’année.

Pour le moment le classement pour l’année est le suivant pour les 5 premiers : Clo (*), LuLvk, Françoise, Claude, Jean-Jacques.

(*) : a déjà gagné.

Certains de mes abonnés ne reçoivent pas le message de notification automatique, si vous êtes dans ce cas, merci de me le signaler, ou de le signaler directement à contact@myatlas.com

4
fév

Je suis rentré en France, mon vol c’est bien passé, j’ai même eu droit à une vue furtive du Kilimandjaro juste avant d’atterrir à Nairobi, ça m'a rappelé des souvenirs.

Je reviens d’abord rapidement sur la Guinée Equatoriale. De rares touristes que j’ai vu au Cameroun (en fait ils travaillaient pour une ONG mais visitaient quand même aussi) m’ont demandé quel était le meilleur et le pire pays d’Afrique parmis les 31 que je connais déjà. Pour le pire, je n’ai pas hésité longtemps, c’est bien la Guinée Equatoriale. Si les touristes ne sont pas les bienvenus, autant ne pas y aller. En plus il n’y a pas grand-chose à visiter.

Maintenant, le bilan du Cameroun :

Je peux difficilement comparer avec les pays d’Afrique Centrale où je n’ai pas encore été, mais c’est sans doute un des pays les plus intéressants de l’Afrique du centre et de l’ouest. C’est très varié :

- Mer, je conseille le côté sud, Kribi ou même Ebodjé plutôt que Limbe.

- Montagne avec le Mont Cameroun, si on n’a pas la force de monter au sommet, on peut organiser une marche d’une seule journée dans le parc national.

- Culture traditionnelle avec la région de l’ouest (souvent appelée Grassfields)

- On passera le minimum de temps dans les deux grandes villes bien qu’elles soient aussi représentatives des grandes villes africaines.

On dit que le Cameroun est une Afrique en miniature, c’est vrai, il y a même des régions anglophones. Dommage qu’on ne puisse plus aller dans le nord à cause de Boko Haram, pour voir une région plus sèche avec de grandes réserves animalières.

Les transports ne sont pas très confortables, mais faciles à trouver, nombreux et pas chers. J’ai peut être eu de la chance, mais je n’ai eu aucune panne.

On trouve aussi partout des hotels corrects. Dans ce type de pays je ne vais plus dans les hotels « premiers prix », quand le voyage n’est pas de tout repos, je reconnais que c’est agréable de se sentir en sécurité à l’hotel et de pouvoir y passer de bonnes nuits. Donc ça augmente les dépenses du voyage, j’ai payé mes hotels entre 30 et 80 € la nuit. Il y a une phrase magique quand on trouve un hotel trop cher (elle peut être utilisée dans d’autres occasions comme pour les musées par exemple). La phrase c’est « C’est négociable ? », elle peut permettre de réduire le prix de 50% sans autre discussion.

Le Cameroun est un pays que je recommande, si on est intéressé à visiter l’Afrique de l’ouest et du centre. Il faut comparer ce qui est comparable, je ne compare pas avec l’Iran où le Kirghizistan.

A part le coté touristique je n’ai pas trouvé au Cameroun l’Afrique économiquement dynamique que j’avais pu sentir en Cote d’Ivoire ou au Mozambique. Il y a de l’électricité presque partout, mais il y a un gros manque d’infrastructures, par exemple la route qui relie les deux grandes villes, Douala et Yaoundé est une simple deux voies.

La suite des mes voyages 2018 en Afrique

- Je repars le 19/03 pour le Soudan. J’y resterai un mois. L’organisation de ce voyage est déjà bien avancée. J’ai mon billet d’avion, j’ai une réservation d’hotel avec le justificatif officiel. J’ai fait hier ma demande de visa, il faut environ 2 semaines pour l’obtenir.

- Cet été (après la coupe du monde) je retourne en Afrique centrale pour le Congo (Braza), le Gabon et Sao Tome. Ce sera un voyage entre 1,5 et 2 mois, mais je n’ai encore (presque) rien étudié.

- Pareil pour mon voyage de l’automne où je prévois d’aller au Libéria, en Guinée et en Guinée Bissau.

- Je supprime la RDC des pays à visiter cette année, c’est trop instable, il faut que j’attende le départ de Kabila.

- Je garde la Tunisie sur une liste d’attente, uniquement pour si je ne peux pas aller dans les pays que j’ai prévus. C’est un voyage qui ne demande pratiquement pas d’organisation.

Concours de commentaires

Enormément de commentaires, plus de 100, pour ce premier voyage, merci à tous. Mais Clo est imbattable, tu as le maximum de points possibles et gagne le cadeau pour la 1ère du voyage en GE et au Cameroun. Mais disponible qu’à la fin de l’année.

Les autres gardent leurs points pour le classement de l’année (et il devrait y avoir beaucoup de gagnants). Et pour ceux qui n’ont pas encore écrit de commentaire, il y a un cadeau au 1er de chacun 3 prochains voyages, et comme Clo ne peut pas gagner deux fois (sauf le cadeau spécial du 1er de l’année), ce sera plus facile.

Le classement des 10 premiers pour ce voyage : Clo (*), Françoise, Claude, LuLvk, Jean-Jacques, Marguerite, Momo, Frédérique, Béa, mjc.

Rappel du règlement : vous pouvez écrire plusieurs commentaires sur une même étape, mais il n’y en a qu’un qui compte.

Prochaine étape en mars.

31
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Publié le 31 janvier 2018

Deux millions et demi d’habitants, juste un peu moins que Douala, mais c’est la capitale. Mon hotel est dans le genre de quartier que je n’aime pas, c’est le centre commercial de la ville, c’est-à-dire très commerçant la journée, les trottoirs sont remplis de marchandises, beaucoup de monde, beaucoup de voitures. Et la nuit tout est fermé, donc pour des raisons de sécurité il faut bouger en taxi si je ne veux pas manger à l’hotel. L’avantage, c’est que la journée je peux aller à pied vers les quelques lieux touristiques.

Yaoundé n’est pas plate, elle est construite sur des collines, ça pourrait faire un beau site, mais avec la brume (pollution ?), on ne voit pas les collines. On peut dire qu’à de rares exceptions la ville est très moche. Est-ce qu’on peut faire pire que Yaoundé, je ne sais pas, ça doit être difficile, il n’y a même pas la mer ou un fleuve pour racheter les immeubles en bétons.

Mais il y a-t-il de belles capitales dans l’Afrique subsaharienne ? A part Antananarivo et Maputo, je ne vois pas. Je verrai si j’en trouve une autre cette année.

Parmi les vues de la ville ci-dessous : la cathédrale et un vendeur de café.

Il y a trois musées à Yaoundé. Le musée national, trop grand pour ce qui est présenté. Le musée du monastère du mont Fébé, très belles œuvres d’art camerounais, à l’intérieur du monastère. Le musée de la blackitude (les deux dernières photos) qui a l’avantage sur les 2 autres d’autoriser les photos à l’intérieur.


En cherchant on trouve quand même des endroits sympas, l’occasion de selfies : le resto « La Terrasse » et la terrasse de l’hotel Hilton.

Mon premier voyage de l’année s’achève. Je prends mon avion de retour demain à 12h30. Mon vol est loin d’être direct puisque je rentre avec Kenya Airways et avec une escale de 5 heures à Nairobi. J’ai pris ce vol parce que, dans les vols pas chers, c’était le seul qui ne partait pas en pleine nuit.

Comme d’habitude, j’écrirai une dernière étape de bilan dans 3 jours.

Le débit Internet est trop lent, je ne vois pas les photos que j'ai mis sur cette étape, il y en a 13. J'espère que vous vous les voyez bien, sinon, je les rechargerai plus tard.

28
janv
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Publié le 28 janvier 2018

En faisant les 70 km de Bafoussam à Foumban on passe une frontière invisible, on change de culture, on passe du peuple Bamiléké au peuple Bamoun, on change aussi de religion, ici le roi et la majorité de la population sont musulmans. La ville s’est construite sur une série de collines. Les habits traditionnels sont beaucoup plus portés ici. Impression d’une Afrique éternelle.

A centre de la ville, le palais du sultan. Aujourd’hui, c’est le jour des audiences. De nombreux habitants attendent de voir le sultan dans la cours du palais. Sur la photo du milieu en bas, on voit le sultan, assis.

Un nouveau notable arrive avec sa famille pour une audition auprès du sultan.

J'ai eu droit à un séance de musique traditionnelle.

En face du palais, après le marché la mosquée, très « modeste ». Les non musulmans peuvent rentrer en payant un droit d’entrée.

Toujours à coté du marché, un batiment qui abrite un tambour géant. Il n’est plus utilisé mais servait à alerter la population en cas de danger, on l’entendait à 60 km.

Foumban, c’est aussi un centre artistique. Il y a notamment des fondeurs qui utilisent la technique de la cire perdue pour créer des objets en bronze. Sur la première photo ils fabriquent les moules autour du modèle en cire (la cire est ensuite fondue pour être remplacée par le bronze).

Un nouveau musée, qui n’est pas déjà ouvert, a une architecture très originale. Elle reprend les symboles du sultanat, les serpents et l’araignée.

Et un beau bus pour aller à Yaoundé.

25
janv
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Publié le 25 janvier 2018

Les bamilékés vivent dans la région autour de Bafoussam. La région entre 1000 et 1500 mètres est très fertile et très peuplée. Avant la colonisation c’était plusieurs micro-royaumes indépendants. Maintenant on les appelle des chefferies, mais il y a toujours des rois, s’ils n’ont plus de pouvoir politique, ils sont toujours respectés. En dehors des batiments royaux il n’y a plus de maisons traditionnelles, voici deux exemples du paysage de la région, une ferme au milieu des bananiers et un carrefour.

Dschang

Un peu déçu par Dschang parce qu’il n’y a pas de batiments royaux. Je ne suis pas resté dans le centre-ville mais j’ai été près d’un petit lac. J’ai même dormi à l’hotel du Lac. Au bord du lac le musée des civilisations, il explique l’histoire et les différents peuples qui composent le pays. Certainement un des plus importants musées du Cameroun.

Bafoussam

Bafoussam est la grande ville de la région. Je n’y ai pas dormi. On y trouve quand même une chefferie. Dans le domaine royal n’habitent que le roi, ses presque 100 femmes et ses enfants en bas âge. Le roi de Bafoussam règne depuis 40 ans. On voit la grande case sur deux premières photos, c’est où se réunissent les sociétés secrètes, sortes de conseils des anciens. Sur la troisième on voit le trône du roi, c’est ici qu’il donne une justice par conciliation, s’il n’y a pas conciliation, les plaignants vont devant la justice du Cameroun. La dernière photo, c’est un musée très fouillis, et beaucoup plus sombre que sur la photo.

Bandjoun

Bandjoun est un village, j’ai dormi dans un hotel qui s’appelle « Centre Climatique » (la photo à coté). C’est dans ce village qu’on trouve la chefferie la plus connue. Comme à Bafoussam la batiment principal est la grande case. J’avais vu sur des photos qu’il était précédé d’une allée de batiments traditionnels (les maisons des femmes), malheureusement ils ont brulé en 2015 et remplacé par des maisons très moches. Mais la grande case vaut la visite avec tous ses piliers sculptés.


22
janv
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Avant de parler de Mélong je vais vous parlez des transports.

Il y a de tout, des taxis partagés, des minibus, ce que j’appelle des demi-bus (entre le bus et le mini-bus), des grands bus pourris et même de vrai bus, mais ces derniers, j’en ai vu sur la route, mais je n’en ai jamais pris. Pour la même taille de véhicule, on met 50% de plus de passagers qu’en Asie Centrale. Par exemple une voiture, c’est 4 passagers derrières et 2 devants (donc 3 avec le chauffeur). Les départs n’ont jamais lieu à heure fixe, mais quand le véhicule est plein. Les bagages vont principalement sur le toit. Pour les voitures ont peut laisser le coffre ouvert pour mettre plus de bagages.

A cause du trek au Mont Cameroun, je me suis chargé (vêtements chauds, sac de couchage), j’ai pris mon grand sac de 70 litres. Je n’ai pas confiance de mettre mon sac en dehors du véhicule, donc je prends systématiquement deux places, une pour moi et une pour mon sac, par exemple les deux places de devant dans une voiture. Mon sac est à l’abri et je suis moins sérés.

J’ai laissé la mer et commencé à prendre la route vers le nord.

A Mélong mon hotel s’appelle Villa Luciole. Il vaut à lui seul le déplacement, à la campagne à 8km de la petite ville. A 1200 mètres d’altitude la température est idéale. En Afrique j’aime bien ce genre de campement où on dort dans des cases. Dans cet hotel, comme ailleurs, je suis très bien accueilli. Il y a des cotés qui restent de la France, comme un menu entrée/plat/dessert au diner.

Et il y a aussi des oiseaux, ceux-là ils tissent des nids ronds.

Autour de l’hotel, c’est cultivé, en autre, des champs d’ananas et de café robusta, à moitié en fleurs et en fruits.

Mélong est un bon endroit pour être à la campagne, mais si on vient ici, c’est surtout pour les chutes d’Ekom Nkam. C’est les plus importantes du pays, avec 80 mètres de haut et un débit déjà important pour la saison sèche. En plus dans un magnifique cadre de forêt.


Et un petit selfie.

20
janv
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Publié le 20 janvier 2018

Limbe est au pied du Mont Cameroun, au bord de la mer. Elle est présentée comme la station balnéaire de la région anglophone, le problème c’est qu’il n’y a pas vraiment de plage à proximité de la ville. Il fait beau, mais en étant au niveau de la mer, il y a beaucoup de brume, on ne voit pas très loin et surtout pas la montagne.

Mon hotel, le Miramar est isolé de la ville par le jardin botanique. Il surplombe la mer sans plage avec vue sur une plateforme pétrolière. Idéal pour récupérer du trek, et non, je ne profite pas de la piscine.

Et donc, à coté de mon hotel il y a ce jardin botanique. Il a sans doute été très beau mais maintenant il manque d’entretien, ça fait aussi son charme.

Dans le même secteur il y a le Wild Life Center. Ce n’est pas un zoo, mais on peut le visiter. Il recueille les singes abandonnés. C’est souvent des orphelins dont la mère a été tuée par des braconniers, ou des bébés qui avait été achetés comme animal de compagnie et abandonnés lorsqu’ils deviennent trop grands. On trouve surtout des gorilles (les 2 premières photos), des drills (la 3ème photo), des chimpanzés (la vidéo) ou des petits singes dont je ne connais pas le nom (4ème photo).

Pour trouver les plages il faut aller 15 km à l’ouest de la ville. C’est de belles plages de sable noir à cause du volcan.

Ici, comme c’est la région anglophone, je parle d’abord anglais quand je m’adresse à un camerounais. Ils sont surpris quand je dis que je suis français, agréablement surpris qu’un français puisse parler anglais. On voit plus de militaires que dans les régions francophones, mais je ne sens pas de tension particulière.

17
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1er jour, 1850 m de dénivelé positif, 6h45 de marche

Ce matin, exceptionnellement, on voit le Mont Cameroun depuis le départ de la marche à 950 mètres d’altitude. Ni nuage, ni brume, c’est le grand beau temps. On rentre rapidement dans la forêt, on passe la porte d’entrée du parc. Le chemin n’est pas très large, il ne faut pas se prendre dans les racines. Ca monte mais ça va, je suis encore en forme. On fait régulièrement des pauses pour boire un peu. Je marche avec mon guide, le porteur marche à son rythme.

Après 3 heures de marche on arrive à 2000 m et on sort de la forêt. La pente se fait beaucoup plus raide, il faut souvent s’aider des mains. On passe un refuge intermédiaire. Je monte, je monte. Heureusement j’ai un GPS qui me donne mon altitude, je sais ce qui me reste à faire, c’est plus facile pour le moral. Et tout d’un coup je vois le refuge qui est le but de la journée, ouf !

Je suis surpris d’y trouver un bar, mais je ne prends que des jus de fruits. Et dés la nuit venue je vais dormir dans ma tente à 2800m d’altitude, la journée de demain s’annonce difficile, la fatigue des muscles s’accumule de journée en journée.


2ème jour, 1300 m de dénivelé positif, 1700 m de dénivelé négatif, 9h30 de marche

C’est reparti vers 7h30. La pente est moins raide qu’hier, mais c’est plus difficile à cause de la fatigue d’hier et du manque d’oxygène. Je marche comme un robot, sans réfléchir. Mon objectif, c’est déjà le troisième refuge à 3700m, on y arrive au bout de 3h de marche. On fait une longue pause de 30 minutes, j’ai même l’impression que je dors un peu, je m’arrêterai bien là.

Mais il faut repartir, encore 400 mètres à monter, j’ai l’impression que je vois le sommet, il n’a pas l’air si loin, maintenant je suis sûr d’y arriver et la marche devient plus facile. Je ne prends pas beaucoup de photos pour rester concentré sur la marche.

Et j’y suis ! 4091 mètres ! Je suis content parce que je n’étais pas sûr de pouvoir encore monter des sommets. 4100 mètres ce n’est pas très haut, mais 3150 mètres de dénivelé en 1,5 jour, c’est pas mal.

Il souffle un vent froid au sommet, je ne m’éternise pas. Maintenant il faut redescendre, pas par le même chemin, l’objectif est d’arriver à la mer en 3 jours. Le début de la descente est rapide et facile dans une sorte de cendre, je peux me laisser glisser. Mais ça ne dure qu’une heure, on arrive à la coulée de lave de 1982 et il faut marcher sur les pierres beaucoup plus lentement. Des plantes ont commencé à coloniser la lave.

Je commence à fatiguer avec ce terrain difficile et 6h30 de marche. Surprise derrière un bosquet à l’ombre, je retrouve mon porteur qui n’est pas passé par le sommet et m’a préparé un ananas, un des meilleurs ananas que j’ai jamais mangé pour un repos mérité.



On reprend la descente et on arrive au cratère de 1999. La coulée de lave de ce cratère est presque arrivée à la mer. Les éruptions de Mont Cameroun se font sous forme de coulées de lave qu’on a le temps de voir arriver, le Mont Cameroun n’a jamais fait de mort.

Mes jambes et mes pieds commencent à souffrir. Dans les descentes le cœur ne force pas, mais pour les muscles c’est pareil que les montées. J’ai hâte d’arriver, et, après être rentré dans les nuages, j’aperçois le refuge à 2400 mètre d’altitude (on le voit à peine dans le fond).


Alors que je me repose en buvant un jus de fruit, je demande au guide quel est le temps de marche prévue pour le lendemain. Il me dit que c’est comme aujourd’hui ! Impossible ! Je suis incapable de marcher encore une journée près de 10h. Pour moi, une bonne marche c’est 5h par jour, 6h max. Je décide de changer le programme, demain on retourne à Buéa (directement sans passer par le sommet bien sûr) et on annule le 4ème jour. Je peux prendre une douche chaude au refuge, mais je dors dans ma tente.

3ème jour, 1600 m de dénivelé négatif, 7h30 de marche

J’ai du mal à marcher rien que pour aller prendre mon petit déjeuner, la journée va être dure. Départ à 7h20. On commence par une marche dans des hautes herbes d’une savane jaunie, je vois à peine le chemin. Et on retraverse la coulée de lave de 1999, plus étroite ici. Ce qui m’inquiète, c’est qu’on ne descend pratiquement pas.

Au bout de 2h de marche on rentre dans la forêt avec le petit mont Cameroun dans le fond. C’est ensuite 4h de marche dans la forêt. Très belle forêt, mais c’est difficile d’en profiter parce qu’il faut que je surveille où je marche. La moindre faute d’inattention et c’est le dérapage, et mes muscles n’étant plus assez forts pour le corriger je m’affaisse lamentablement.

Finalement on sort de la forêt, encore une heure à travers des champs et j’arrive à la fin de la marche. Prés de 24 heures de marche en 3 jours, plus de 3km de dénivelé dans les deux sens. Et j'ai eu de la chance avec le temps, 3 jours de grand beau temps dans une des régions les plus pluvieuses au monde. C’était un beau trek ! Je peux avoir mon certificat pour avoir gravis la plus haute montagne d’Afrique du Centre et de l’Ouest. Mais arrivé à l’hotel, j’ai la plus grande peine pour monter ou descendre les marches des escaliers !

Concours de commentaires :

Merci pour vos nombreux commentaires. A 2 semaines de la fin de ce voyage c’est très serré, les 5 premiers dans l’ordre : Clo, Claude, Françoise, Jean-Jacques, LuLvk

14
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Publié le 14 janvier 2018

Etape très rapide pour juste dire que je suis maintenant à Buéa. Ville de la région anglophone sans intérêt pour elle-même, je n'ai même pas pris de photo.

Elle est à la base du Mont Cameroun (qu'on ne voit pas dans la brume), et c'est le point de départ de son ascension. Je pars demain pour 4 jours de trek jusqu'à jeudi. J'ai tout organisé cet après-midi. Je pars avec un guide et un porteur, le guide fait aussi cuisinier.

Je vous raconterez ça à mon retour à la civilisation.

12
janv
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Publié le 13 janvier 2018

A 50 km au sud de Kribi, par une piste assez difficile, on arrive au village d’Ebodjé. C’est un des rares villages organisés pour accueillir des touristes. C’est un village de pêcheurs avec sa rue principale et son port de pirogues.


Les visiteurs sont logés et nourris dans cette grande maison.





Mon hébergement donne directement sur une plage qui semble infinie. Oui, je me suis baigné.

Ce village possède un centre de protection des tortues marines. A la nuit on peut suivre la patrouille qui recherche les tortues en train de pondre. J’ai suivi une patrouille, on marche près de 2 heures dans le noir le long de la plage. Seul le responsable allume sa torche, moi je n’ai pas le droit, pour ne pas effrayer les tortues. Mais cette nuit, pas de tortue. Le responsable a fait une autre patrouille vers 5h du matin (moi je dormais). Et il a trouvé une tortue en train de pondre. Il récupère les œufs pour les faire éclore dans un endroit de la plage protégée.

Il y a d’autres activités de proposer, moi j’ai fait un tour en pirogue sur une rivière. Croisière très tranquille. Les branches, ou racines qui descendent des arbres de la mangrove sont impressionnantes (2ème photo).

10
janv
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Publié le 10 janvier 2018

Kribi est une station balnéaire, mais à la camerounaise. Il ne faut pas s’attendre à avoir des établissements luxueux et une corniche le long de la plage avec des rangés de restos et de bars.

Mon hotel (les Gites de Kribi) a un coté plage (le resto) et un coté mangrove, j’ai eu de la chance, j’avais le dernier bungalow, le plus loin dans la mangrove. On le voit à peine sur la première photo derrière les arbres. La deuxième photo, c’est la terrasse de mon bungalow. Sur internet j’ai lu un avis de quelqu’un qui se plaignait parce qu’il n’arrivait pas à dormir à cause du bruit des crapauds, moi j’adore dormir avec le bruit de tous les animaux qu’on peut attendre la nuit dans les forêts africaines humides.

Depuis la terrasse de mon bungalow, il y a de petits oiseaux multicolores qui font des poses pour la photo. Il y a aussi des hérons, plus grands, mais dés qu’ils me voient ils partent.

Effectivement il y a des transats, coté mangrove, et des cocktails, coté plage. C’est aussi ici que je prends le petit déjeuner le matin.

Il y a quand même de belles plages, surtout au sud, vers les chutes de la Lobé et l’hotel Ilomba. Les plages ne sont pas désertes, il y a beaucoup de pêcheurs.

La principale curiosité des environs, c'est les chutes de la Lobé. Une des rares chutes d’eau au monde qui tombe directement dans la mer. On s’en approche grâce à de petites pirogues qu’on prend sur la plage.

Et les cascades, c’est toujours mieux en vidéo.

Aux cascades aussi il y a beaucoup d’oiseaux.

7
janv
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Publié le 7 janvier 2018

Légèrement plus grande que Yaoundé avec un peu moins de 3 millions d’habitants, Douala est la plus grande ville du pays. Elle a mauvaise réputation, mais, peut-être parce que je n’y suis resté que le week-end, je l’ai trouvée bien calme. Je me suis promené dans les deux quartiers du centre Akwa et Bonanjo, ils m’ont paru bien décrépis et désorganisés, loin du dynamisme d’une ville comme Abidjan où j’ai été récemment. Les voitures sont garées n’importe où, ce qui m’oblige à marcher sur la route. De toute façon il y a souvent d’énormes trous dans les trottoirs, attention le nuit, c’est mal éclairé. Je n’ai senti aucune agressivité, les locaux me saluent souvent (ce n’était jamais le cas à Malabo), il y en a même qui m’appelle encore patron, comme la première fois que j’ai été en Afrique il y a 40 ans !

On ne voit aucun blanc dans les rues, pour les trouver il faut aller aux bars à coté des piscines des grands hotels. Ca fait quand même un peu coloniale comme ambiance.


Ici aussi il n’y a pas à proprement parler d’intérêt touristique, il faut juste se promener dans les rues, presque au hasard, mais en semblant quand même connaitre pour ne pas trop faire touriste. Le batiment le plus célèbre de Douala est le palais des anciens rois Bell qu’on appelle aussi la Pagode, ce n’est pas un musée, c’est un batiment privé. Je ne sais pas depuis combien de temps la DS crevée règne à l’entrée.

Le dimanche il n’y a personne (je n’aime pas les dimanches quand je voyage, tout est fermé). Un tour de la place principale du quartier de Bonanjo (le quartier de mon hotel) et toujours les trous dans les trottoirs.

La cathédrale et une école catholique.

Il y a quand même quelques batiments récents, dont mon hotel et le musée maritime. A si ça c’est à visiter, c’est un nouveau musée. Au dernier étage on s’assoit dans une barque qui bouge pour un spectacle en 3D, on reçoit même des embruns dans la figure.

Je ne vous promets rien pour Internet sur la suite de mon voyage. Ne vous inquiétez pas si mes articles sont moins réguliers.

5
janv
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Publié le 5 janvier 2018

Je viens d’arriver au Cameroun.

J’en ai profité pour ajouter des précisions sur ma dernière étape sur la Guinée Equatoriale, vous pouvez aller lire la fin.

Aucun problème pour rentrer au Cameroun puisque j’avais déjà mon visa. Et comme ici, à Douala, j’ai aussi réservé un bon hotel, j’avais une navette gratuite qui m’attendait à l’aéroport, trop facile !

J’ai juste eu le temps de faire une petite marche dans le quartier de mon hotel, qui est dans le centre. Il y a beaucoup plus de monde et de circulation qu’à Malabo, mais ça va, on peut se promener. S’il faut comparer, comme première impression je dirais que l’ambiance ressemble à celle de Dakar.

Maintenant la petite présentation habituelle :

Le pays fait 475 000 km2, un peu plus petit que la France. Il y a 20 millions d’habitants. Les camerounais ont 200 langues maternelles différentes, mais les langues officielles sont le français et l’anglais. En fait il n’y a que les 2 provinces de l’ouest, contre la frontière du Nigéria qui parlent anglais, le reste du Cameroun parle français.

Tout ça parce qu’à la fin de la première guerre mondiale, le Cameroun qui était une colonie allemande a été partagée entre la France et la Grande Bretagne.

38% des camerounais sont catholiques, 26% protestants et 20% musulmans.

Il y a un peu de pétrole et de bauxite (transformé en aluminium) au Cameroun. Le Cameroun est le 5ème producteur de Cacao.

Je ne vais aller que dans une petite partie du Cameroun mais c’est la plus intéressante touristiquement parlant. L’est est assez peu peuplé, il y a une réserve et un parc national, mais difficile d’accès. Le nord est trop dangereux avec des incursions des terroristes de Boko Haram.

Au début j’avais prévu d’aller dans la région de Bamenda (au nord de Bafoussam) mais comme il y a des problèmes politiques dans cette région anglophone je n’irai pas, je resterai plus longtemps sur la cote sud.

J’arrive donc à Douala, la grande ville, je reste 3 nuits. Je descends ensuite sur la cote sud, station balnéaire de Kribi et village d’Edodje. Je remonte à Buea, avec le mont Cameroun, puis encore une station balnéaire : Limbe.

Je vais ensuite dans la région des chefferies traditionnelles autour de Bafoussam comme Dschang et Foumban. Et il me restera à aller à Yaoundé, la capitale, j’ai prévu d’y rester 4 nuits, j’y ai aussi déjà réservé mon hotel. Mon avion retour est le 1er février.

4
janv
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Publié le 4 janvier 2018

Je ne vais pas rentrer dans le détail de ma demande de permis au ministère de la sécurité. J’ai passé deux jours à faire le dossier et à attendre le responsable, pour que finalement ils me disent qu’ils ne reconnaissaient pas le permis donné par le ministère du tourisme parce qu’il était signé par l’inspecteur général alors qu’il fallait qu’il soit signé par le directeur général !

J’ai arrêté là la tentative d’avoir un accord de la sécurité et, comme il ne me restait qu’un jour, j’ai loué une voiture avec chauffeur pour faire le tour de l’île. A un contrôle on m’a demandé mon passeport, mais jamais le permis.

Bon, il n’y a pas énormément à voir, voici quelques photos : Arena Blanca, une belle plage au nord de Luba, déserte la semaine.


Un arrêt au monument 1778 qui commémore l’arrivée des espagnols en 1778.




Une vue de la ville de Luba, la deuxième ville de l’île de Bioka. L’église de Bakeke, entièrement en bois, c’est la plus vielle église du pays (1887).

Moka est en altitude, au milieu de la forêt, j’ai été au centre de recherche de la vie sauvage. Le responsable maintient un petit musée et m’a expliqué leur mission pour sauvegarder les animaux sauvages du sud de l’île, surtout les singes et les tortues. On peut faire de longues marches à partir de Moka, mais il faut dormir sur place. Je me suis contenté d’une petite marche d’une heure dans la forêt. J’ai vu des touracos (de grands oiseaux bleus et rouges), mais trop rapides pour que je les prenne en photo.

C’est rare les pays où je suis content de partir, mais la Guinée Equatoriale est de cela. Ils ne font rien pour retenir les visiteurs mais de toute façon il n’y a pas grand-chose à voir. Le principal intérêt de ce pays est d’être un des rares touristes à y avoir été. Je n’ai pas l’impression d’avoir vu d’autres touristes. Il y a des européens, mais ils semblent tous être venus pour travailler. Demain, saut de puce pour Douala.

Et j’ai réussi à reprendre la photo que j’avais due supprimer, il n’y avait plus de policier pour garder la maison verte.

La Guinée Equatoriale est une caricature de dictature. Mais on ne risque rien si on est en règle. Le régime a la paranoïa d’un coup d’état. Il paraît qu’il y a eu une tentative de coup d’état pendant que j’y étais, c’est peut-être pour ça qu’il y avait des convois militaires. Pour plus de détail vous pouvez cliquer cet article :

Le monde 1

Et pour avoir une idée de la façon dont les ressources du pays ne profitent qu’à quelques-uns :

Le monde 2

A ce propos j’ai appris que la superbe ambassade du 42 avenue Foch où j’ai dû aller 3 fois avant d’avoir mon visa avait été acheté en son nom propre par Teodorin, le fils du président. Quand la justice française a voulu la saisir elle a été transformée en Ambassade et bénéficie ainsi de la protection diplomatique.

1
janv
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Publié le 1er janvier 2018

D’abord retour sur ma précédente étape :

La météo : Je pense que le temps est toujours la même à cette époque de l’année, c’est la saison « sèche », ça veut dire qu’il pleut moins, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’humidité, si près de l’équateur. D’où cette brume permanente, plus ou moins épaisse. Il ne fait pas très chaud, max 30°, min 23°, mais avec l’humidité, c’est plus difficile à supporter, je suis trempé à cause de la sueur dès que je sors. Ce n’est pas les endroits du monde les plus faciles à vivre, au début de la colonisation espagnole, au 19ème s. 90% des européens mourraient dans les deux ans après leurs arrivées.

Le permis de tourisme : J’ai été au ministère de la sécurité, mais il n’y avait personne pour s’occuper de mon permis le samedi. Il faudra que j’y revienne mardi. Mais j’ai quand même été visiter la ville et pris des photos avec mon petit appareil photo, plus discret (excusez-moi si la qualité est moins bonne).

L’ambiance est assez lourde, il y a beaucoup de policiers où de militaires, certaines rues sans qu’on sache pourquoi. Des secteurs entiers sont réservés aux palais présidentiels. Il y a aussi de temps en temps des convois officiels qui passent en armes à grande vitesse. Toutes les voitures doivent s’arrêter et se garer sur leurs passages.

J’ai quand même fait attention pour prendre ces quelques photos des rues du centre :

La ville est sur une hauteur qui domine le port, mais bien sur pas de photo du port. Il n’y a pas énormément à visiter dans la ville, quand même quelques églises qui datent de la colonie.

Le plus beau batiment colonial est la maison verte. J’ai d’abord pris cette photo sur le coté. Sur la façade principale il y avait deux policiers, je leur ai demandé si je pouvais prendre une photo de la maison, j’ai compris qu’ils me disaient oui, mais après avoir pris la photo ils m’ont demandé de la supprimer, ce que j’ai fait. Il me reste quand même cette photo.

Entre la ville et l’aéroport il y a un nouveau très beau parc, ici, pas de problème pour prendre des photos, j’ai pris mon appareil photo principal. On est accueilli par une grande statue du président.

Très peu de monde, mais beaucoup d’oiseaux et de lézards à tête jaune. Ils sont craintifs mais j’ai quand même réussi à les prendre en photo.

J’ai aussi été à Sipopo, à 15km de Malabo. Dans mon guide ils disent que c’est un station balnéaire luxueuse, mais pour le luxe on repassera. Il y a un pont en bois jusqu’à une île et un chemin toujours en bois qui permettait de se promener dans la forêt. Mais le bois est pourri et le chemin en ruine. Sur cette ile il y a d’énormes chauve-souris, impressionnantes mais trop rapides pour être prises en photo.

29
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29
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J’avais bien vu qu’il y avait beaucoup de brume, on voyait uniquement le sommet de mont Cameroun au moment où on a commencé la descente vers Malabo, la capitale de Guinée Equatoriale. Je ne sais pas si c’est des nuages, de la poussière où du sable mais ça a l’air bien dense. Il est 17h45, on rentre dans la brume. Je suis à la fenêtre, et je scrute le sol, mais rien, on est dans la purée de pois. Et c’est de plus en plus sombre, à la fois à cause de cette brume et de la nuit qui approche. Tout d’un coup, je vois les premières lumières au sol, mais elles me semblent très proches et quelques secondes après l’avion remet les gaz. Je vois même un feu plus haut que l’avion, je comprendrai que c’est une torchère. C’est d’autant moins rassurant qu’il doit y avoir un volcan de 3000 mètres pas très loin.

De nouveau je ne vois plus rien, et on nous annonce (je ne comprends pas tout) qu’il n’y a pas assez de visibilité pour atterrir, bon, c’est ce que j’avais remarqué, et que ça devrait être mieux dans une heure.

On fait un tour en restant dans la brume. Ca ne me parait pas très prudent, on ferait mieux d’aller à Douala pendant qu’il nous reste du carburant. J’ai l’impression qu’on va de nouveau essayer d’atterrir, mais je ne vois toujours aucune lumière au sol, pourtant il fait nuit…. Et on nous annonce qu’il n’a toujours pas assez de visibilité et qu’on va aller au Cameroun, ouf, c’est ce que j’aurais fait !

Quelques minutes après il y a une infinité de lumières, on survole Douala et on se pose sans dommage. Il est 19h15.

Je pense qu’on va descendre et passer la nuit au Cameroun, mais on nous dit d’attendre dans l’avion. Au bout d’une heure on nous prévient que la visibilité c’est améliorée à Malabo, et qu’on va pouvoir y retourner. Une autre heure pour faire le plein (c’est plus sûr) pendant qu’on reste dans l’avion (je croyais que c’était interdit, mais peut être pas ici). Vol plus tranquille et tonnerres d’applaudissements à l’atterrissage, il est 22h.

Aucune question au contrôle de police pour rentrer dans le pays. Fouille symbolique de mon sac.

Contrairement à mon attente, les chauffeurs de taxis ne se jettent pas sur moi quand je sors de l’aérogare, mais j’en trouve un quand même pour aller profiter d’une nuit bien méritée à mon hotel.

Le permis de tourisme

Le visa à beau n’être pas simple à obtenir, il ne suffit pas pour avoir le droit de visiter le pays et de prendre des photos, il faut un permis de tourisme (Autorizacion para visita turistica), c’est l’objectif de mon premier jour dans le pays.

Et pour cela il faut carrément aller dans les ministères. Je prends un taxi pour le ministère du tourisme et de la culture, qui était indiqué dans les guides, mais il ne s’occupe plus que de la culture. En route pour le nouveau ministère du tourisme, qui par chance se trouve juste en face de mon hotel, je vais pouvoir y revenir à pied. Il y a un secrétaire qui connait le sujet, mais pas beaucoup d’autres fonctionnaires, et pas l’inspecteur général qui doit signer ma demande. Le lui laisse les photocopies de mon passeport et de mon visa et la liste des sites et villes que je veux visiter. Il me dit de revenir à 14h30.

A 14h30, encore moins de monde au ministère, le secrétaire n’est pas là, les bureaux semblent déserts, il y a juste une vigile. Le secrétaire m’avait laissé son numéro de téléphone mais je n’arrive pas à le joindre. Je vais à l’hotel essayer de téléphoner mais sans succès et quand je reviens au ministère il est carrément fermé ! Et jusqu’à mardi ! C’est mal parti pour visiter le pays et avoir le droit de prendre des photos.

Je demande une dernière fois, sans trop d’espoir, à l’hotel de téléphoner, et ils arrivent à joindre le secrétaire, il dit qu’il viendra directement à l’hotel me donner le permis.

Et un peu après 17h il est bien là avec le permis. Il me dit qu’il a dû aller à la maison de l’inspecteur général du tourisme pour faire signer le permis parce qu’il n’est pas venu au bureau de la journée, le télétravail à l’air développé ici dans l’administration !

J’ai mon permis, mais ce n’est pas tout à fait fini, il me reste à le faire inscrire au ministère de la sécurité, j’irai demain, il semble que ce ministère ne ferme pas le samedi.

Je commence à comprendre pourquoi ce pays est un des moins visités au monde.

Ci-dessous les premières photos du pays, comme je n’avais pas le permis j’ai pris que des photos à l’intérieur d’un café et à l’intérieur du jardin de mon hotel. Pour avoir plus de chance d’avoir le visa, j’avais réservé un bon hotel.

Et juste après avoir eu le permis, deux photos dans le quartier de l’hotel, on remarque toujours cette brume, le ciel n’est pas bleu et on voit à peine le soleil.

27
déc
27
déc
Publié le 27 décembre 2017

Demain je pars pour la Guinée Equatoriale.

Vol Iberia, départ d'Orly à 8h10, transit à Madrid de 10h15 à 12h45, Arrivée à Malabo à 18h45, il n'y a pas de décalage horaire.

La Guinée Equatoriale n’est pas le pays le plus connu au monde, je vous le présente un peu.

C’est un petit pays de 28 000 km carrés (environ la taille des Pays de Loire) bizarrement composés de trois parties : l’ile de Bioko où se trouve la capitale Malabo, une partie continentale qu’on appelle Rio Muni et une toute petite ile au sud de Sao Tome : Annobon. Je me contenterai de Bioko.

Il y a 760 000 habitants. C’est une ancienne colonie espagnole et l’espagnol est la langue officielle. Indépendant depuis 1968. Grâce à sa production de pétrole la Guinée équatoriale a le plus haut PNB par habitant d’Afrique.

La population est à 90% catholique.

L’ile de Bioko, que je vais visiter est une ile volcanique. Elle fait 67km de long et 40 de large, le plus haut sommet est le Pic Basilé, 3011m, j’espère y monter, mais c’est facile, il y a une route mais il faut des autorisations.

La capitale Malabo est au nord de l’ile. Je vais rester tout le temps (8 nuits) dans le même hotel dans la capitale et faire des excursions le long de la route qui longe les cotes est et ouest.

20
déc
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déc
Publié le 20 décembre 2017

J’aime bien débuter mes voyages dans les musées parisiens, ça me met déjà dans l'ambiance. Surtout qu’en Afrique subsaharienne il n’y a malheureusement pas beaucoup de grands musées. C’est pour cela que j’ai été visité la section africaine du musée du quai Branly. En voilà quelques œuvres.

D’abord une tête Nok, du Nigéria, une des plus anciennes civilisations d’Afrique subsaharienne (1er millénaire av JC).


Quelques objets, de la fin du 19ème siècle, des chefferies du Cameroun où j’irai dans mon prochain voyage.

Des masques de Guinée, du Congo et du Mali.

Des statues du pays Dogon, au Mali, où j’ai été il y a très longtemps.

Et pour finir, une couverture de Côte d’Ivoire.

Je pars en Guinée Equatoriale dans 8 jours.

13
déc
13
déc

Mon premier voyage sera en Guinée Equatoriale et au Cameroun.

J’écrirai un article au début de chacun de ces deux pays pour les présenter et indiquer ce que j’y ferai, mais vous pouvez déjà voir en rouge sur la carte ci-dessous que je me limitai en nombre de kilomètres.

Départ le 28 décembre pour la capitale de Guinée Equatoriale, Malabo par Iberia, la compagnie aérienne espagnole. Départ à 8h10, arrivée à 18h45, j’ai privilégié l’heure d’arrivée, beaucoup de vols arrivent en pleine nuit.

Je reste 9 jours en Guinée Equatoriale. Vol le 5 janvier de Malabo à Douala, la plus grande ville du Cameroun.

Je resterai 28 jours au Cameroun, départ le 1er février de Yaoundé, la capitale du Cameroun, pour arriver le 2 à Paris.

Renseignements pratiques : visas

J'ai mes deux visas.

Le visa du Cameroun est facile à obtenir. Il faut une réservation d’hotel, juste quelques jours et une réservation sur Internet suffisent. Il faut aussi un vol aller-retour. Et il faut attendre 7 jours ouvrés.


Le visa de Guinée Equatoriale est un où il faut le plus de papiers, officiellement il faut :

- Un billet d’avion aller-retour

- Une attestation d’assurance

- Un extrait de casier judiciaire

- Une copie de vaccination de la fièvre jaune

- Une attestation de revenus

- Une confirmation de réservation d'hôtel visée par le Département de la Sécurité Nationale des étrangers à Malabo

Comme ça me paraissais impossible à obtenir je ne suis pas passé par une agence, je suis allé directement à l’ambassade. On ne m’a pas demandé l’attestation de revenus ni parlé du département de la Sécurité Nationale.

J’ai réservé à l’hotel Ibis pour avoir plus de chance d’être accepté. La première fois j’ai apporté la réservation d’hotel faite sur Internet, on m’a demandé une lettre de réservation écrite par l’hotel.

J’ai appelé l’hotel et ils m’ont envoyé cette réservation. Mais l’ambassade l’a refusée parce qu’il n’y avait ni le tampon, ni la signature de l’hotel.

L’hotel me l’a renvoyé, tamponnée et signée, et là c’était bon.

La première fois, ils m’avaient dit qu’il fallait entre 1 et 3 semaines pour avoir le visa, mais 2 jours après le dépôt il était prêt.

9
déc
9
déc
Publié le 9 décembre 2017

Et voila le blog 2018 !

Des 9 régions du monde que j’avais définies, c’est en Afrique qu’il me reste le plus de pays à voir : 25 (sur 54). J’ai donc décidé de voyager en Afrique en 2018.

Je ne pourrais pas aller dans toutes les régions d’Afrique, j’ai divisé le continent en 5.

Je laisse, pour 2018, le Sud qui est trop facile et l’Est ou je connais déjà les principaux pays, et j'ai déjà fais de grand voyages de 6 mois dans l'est et le sud. J’irai dans les régions du nord, de l’ouest et du centre de l’Afrique.

Dans le nord de l’Afrique il y a 3 pays ou je n’ai pas été mais je laisse de coté la Libye qui est un des deux pays les plus dangereux en ce moment.

Dans l’ouest de l’Afrique il n’y a que 3 pays ou je n’ai pas été.

Je n’ai jamais été dans le centre de l’Afrique, 8 pays en tout, mais je laisse de coté le Tchad et la République Centrafricaine que me paraissent trop instables en ce moment.

Ca fait 11 pays sélectionnés pour mes voyages de 2018 (encadrée sur la carte ci-dessous), je n'aurai pas le temps de visiter les 11, entre 7 et 9 ce serait déjà bien.

Comme ce n’est pas des pays faciles (visa, frontières …) je ne ferai pas un grand voyage de 6 mois, mais plusieurs voyages de quelques semaines chacun, peut être 4 ou 5 voyages.

Je vais essayer de vous raconter tous ces voyages en un seul blog. Et entre les voyages j’écrirai une étape pour 15 pays de la région que j’ai déjà visités, dans l’ordre chronologique, du Maroc en 1978 à la Côte d’Ivoire en 2015.

Pour planifier mes voyages il faut tenir compte du climat. Au niveau du tropique, c’est le désert, il vaut mieux voyager en hiver. Au niveau de l’équateur, c’est la grande forêt, il pleut presque tout le temps. Entre le tropique nord et l’équateur la saison sèche est pendant notre hiver, et s’allonge plus on s’éloigne de l’équateur. Au sud de l‘équateur, c’est l’inverse, la saison sèche est pendant notre été. Et en plus il vaut mieux éviter le ramadan dans les régions musulmanes (à partir du 15 mai en 2018). Tout ça pour dire que ce n’est pas facile à planifier et que c’est aussi pour ça que je préfère faire plusieurs voyages, qu’un seul grand voyage.

Concours de commentaires :

Le concours des commentaires reprend, comme l’année dernière, un point pour chaque commentaire, un point supplémentaire au meilleur commentaire de chaque étape, un demi-point pour les commentaires en retard. Un cadeau au premier de chaque voyage, et des cadeaux aux premiers du total de l’année sans possibilité de gagner 2 fois. Au total, un gagnant par tranche de 50 commentaires (c’est-à-dire 8 gagnants s’il y a 375 commentaires comme l’année dernière). Et un cadeau supplémentaire au premier de l’année.