Carnet de voyage

Afrique, nord, ouest, centre

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Dernière étape postée il y a 2 jours
Je vais essayez de voyager dans des pays d’Afrique qui ne sont pas vraiment parmi les plus touristiques.
28 décembre 2017 au 24 décembre 2018
362 jours
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21
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Publié le 21 avril 2018

Je suis content d’avoir été au Soudan, ça fait longtemps que je voulais aller dans ce pays, même quand c’était le plus grand pays d’Afrique. J’avais même déjà étudié le Soudan quand j’ai été en Ethiopie, pour revenir par le Soudan et l’Egypte, mais ça prenait trop de temps. Et ensuite comme il fallait un mois de visite et que le Soudan a mauvaise réputation, j’ai hésité à y aller.

Dans la précédente étape j’ai dit que la région du Soudan était la plus sure d’Afrique. Il y a très peu de petites délinquances dans les grandes villes et elle est nulle dans les villages du nord. Pas de terrorisme. Je n’en ai pas vu, mais il faut bien sûr éviter les manifestations politiques s’il y en a, il y en a eu en janvier.

Je voudrais pousser un coup de gueule contre le site du ministère des affaires étrangères françaises «conseils aux voyageurs» qui classe cette région en orange, « à éviter sauf raison professionnelle ». Si le nord du Soudan est en orange, les voyages en France doivent être interdit ! En fait c’est un site politique qui donne un jugement en fonction des amitiés du gouvernement français. Le Soudan est en orange parce que le gouvernement soudanais n’est pas ami du gouvernement français, contrairement au Maroc qui est en vert, par exemple. Il y a objectivement plus de risque au Maroc qu’au Soudan. Ce que demande les voyageurs, c’est que le site donne un avis objectif, sinon il n’est pas fiable, et on ne peut pas le croire.

Bien sûr il y a des problèmes au Soudan, le président à un mandat d’arrêt du tribunal international de La Haye pour génocide au Darfour. Ca ne le gêne pas trop pour voyager en Afrique et dans les pays Arabes. Il y a des problèmes économiques, lors de la sécession du Soudan du Sud, le Soudan a perdu une bonne partie des puits de pétrole. Le patron de la guesthouse d’Abri travaillait dans le pétrole, mais il a été licencié après l’indépendance du Soudan du Sud, c’est ce qui l’a décidé de monter sa guesthouse à Abri.

Maintenant il y a un énorme problème d’approvisionnement en essence dans le nord, on voit des files de voitures de plusieurs centaines de mètres à chaque pompe à essence. A Karima j’avais réservé un taxi pour visiter les sites archéologiques, mais j’ai vu arriver le chauffeur à pied, il n’avait plus d’essence !

Sur mon étape de Kassala j’avais dit qu’il y avait beaucoup de mendiants, c’est la seule ville où j’ai vu autant de mendiants. Il y a peut-être un problème particulier à Kassala, ou alors c’était des érythréens puisqu’on était à coté de la frontière. Dans le reste du pays, ce n’est pas très riche mais on ne sent pas une grande pauvreté. En France on parle souvent des demandeurs d’asile soudanais, je pense qu’on simplifie la question, la plupart sont des sud-soudanais ou viennent du Darfour.

Les soudanais me disent que leur pays est mal (bad), mais je ne sais pas ce que ça veut dire, si c’est mal économiquement, politiquement ou si c’est juste moins bien que l’Europe. Je réponds que ce n’est pas vrai, que le Soudan est bien, et ils sont contents. Ils ne parlent pas assez bien anglais pour avoir de grandes discussions, de toute façon je n’ai pas envie de parler politique, comme je l’ai dit à mon étape précédente, les policiers sont en civil.

Quand même le pays progresse, par rapport à ce qui était écrit dans les guides, il y a le nouveau train, il y a de nouvelles routes, les bus et minibus sont plus modernes, les hotels sont plus confortables. Les gros projets d’infrastructures sont souvent réalisés par les chinois, les chinois peuvent remercier l’embargo américain.

Il y a un peu de pollution atmosphérique à Khartoum, mais rien à voir avec les grandes villes asiatiques. Il y a par contre des déchets de plastique partout. Le long des routes, même dans le désert, il y a des sacs en plastique qui volent, rien ne les arrête. Au moindre achat on donne un sac en plastique. Sur mes photos j’essaie d’être positif, sinon ça sert à rien de voyager, certains voyageurs photographient les tas de déchets, pas moi.

Comme je l’ai déjà dit, ce qui caractérise l’ambiance du pays, c’est la tranquillité, un peu comme Oman, s’il faut faire des comparaisons. Mais avec les problèmes économiques et politiques je ne sais pas combien de temps ça va durer. J’aurai pu dire la même chose de la Syrie d’avant la guerre.

J’ai adoré mon voyage au Soudan, ceux qui traverse l’Afrique disent souvent que c’est le pays qu’ils ont préféré. Allez au Soudan maintenant, peut être qu’un jour ce sera vraiment un pays à éviter.



Comme promis je vous mets une copie du décret indiquant que les touristes n’ont plus besoin de permis pour voyager et photographier. Si vous allez au Soudan, imprimez le avant de partir. J’espère que c’est bien ce que ça veut dire, si un lecteur qui arrive à le lire peut me confirmer ?




Je vais maintenant me reposer 3 mois, prochain voyage en juillet. Mais je ne vais pas vous laisser tranquille, je vais vous raconter mes voyages précédents dans les autres pays de la région d’Afrique du Nord et de l’Ouest, en commençant par mon premier voyage en Afrique, au Maroc en 1978.

Concours de commentaires :

C’est MJC que gagne le concours de commentaires pour ce voyage, le classement est le suivant :

Mjc (*), clo (*), claude, marguerite, françoise

Les dix premiers au total de l’Afrique :

Clo (*), claude, françoise, marguerite, jean-jacques, LvLvk, mjc (*), momo, frédérique, yves

Il y a plus de 200 commentaires, donc 4 cadeaux assurés, un aux premiers de chacun des 4 voyages de l’année (1 cadeau par tranche de 50 commentaires). Maintenant, dès le 250ème commentaire, c’est un cadeau pour le premier du total de l’Afrique, à 300 au deuxième, etc.…

A bientôt.

18
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Publié le 18 avril 2018

Dans la présentation de mon voyage, je vous avais dit qu’il n’y avait plus de trains de voyageurs au Soudan. Et bien j’en ai trouvé un, et un train moderne ! Les guides sur le Soudan, comme les guides de n’importe quels pays, ne sont pas à jour et ils n’en parlaient pas, pourtant le train date de 2014. C’est un train chinois, il va d’Atbara à Khartoum en 6h30. Il pourrait aller plus vite, mais il faudrait refaire la voie. Il y a un train le matin et un train le soir dans chaque sens.

Comme j’avais un jour d’avance sur mon programme, je suis revenu en arrière jusqu’à Atbara pour prendre le train sur toute la ligne. J’aime bien les trains, vous devez le savoir depuis le Kazakhstan.

Le train est très utilisé et toujours complet. Les tickets sont vendus la veille à 16h. La photo c’est la file d’attente des hommes, pas très bien en file. Il y a une autre file d’attente pour les femmes qui me paraît pire. Pour éviter la bousculade il vaut mieux venir avant et sympathiser avec un employé qui vend les tickets. C’est ce que j’ai fait et j’ai eu mon ticket avant tout le monde !!

Très beau train, ça paraît quand même irréel dans la paysage soudanais. 3 photos au départ d’Atbara et une photo de l’autre train quand on le croise à Shendi (il n’y a qu’une voie).

L’intérieur aussi est confortable. Il y a une vente ambulante qui passe, on peut acheter thé/café/biscuits. On a aussi le temps de descendre acheter à manger à l’arrêt de Shendi.

Et voilà, je suis revenu à Khartoum, la ville n’a pas changé, il fait toujours aussi chaud.

Un début de mon bilan habituel avec quelques conseils pour voyager au Soudan :

Quand :

Je ne peux pas conseiller de partir aux mêmes mois que moi (mars/avril) à cause de la chaleur, la bonne période est courte et va de fin novembre à février, mais ça reste toujours à plus de 30°. D’un autre coté je me suis bien habitué à la chaleur et au nord d’Atbara, c’est plus supportable, j’ai même mis un pull le matin à Abri … avant 7h. Il faut vivre au rythme de la chaleur, se lever tôt, j’étais souvent debout à 5h30 (il fait jour) et se reposer l’après-midi. La nuit la chaleur est souvent supportable, éventuellement avec la clim où le ventilo, il n’y a qu’à Méroé que j’ai eu du mal à dormir quand ils ont arrêté le générateur à 23h. Pas une goutte d’eau, enfin si, à Suakin, mais vraiment une goutte. Il faut aussi éviter le mois du Ramadan, ce qui revient au même en ce moment.

Budget :

La vie est très peu chère en ce moment, pendant mon voyage on avait 36 livres soudanaises pour 1 € au marché officiel. Mais en combinant les effets inverses de l’inflation et de la dévaluation ça peut changer très vite, il y a quelques année le Soudan était réputé cher.

On a deux types d’achats, ceux où on paie le même prix que les soudanais et ça ne coute presque rien, par exemple 2,10 euros pour le train. Ou les prix indexés sur le dollar, et là on se retrouve sur des prix européens, 10$ pour la plupart des grands sites par exemple, mais aussi certains hotels où les tours organisés.

Si le prix affiché pour les sites est de 10$, j’ai souvent pu payer 200 Livres soudanaises (6€) en disant que je n’avais pas de dollars, de toute façon il y a rarement un ticket.

Finalement, plombé par mon hotel à Khartoum, j’arrive à 40€ par jour.

Contrairement à ce qu’on vous dira à Khartoum, c’est difficile de changer en dehors de Khartoum. Je n’ai pas trouvé une banque qui changeait les euros. J’ai changé à mes hotels de Khartoum et Karima. Sinon il faut chercher dans le souk un commerçant qui veut bien changer à un cours proche du cours officiel.

Hotel :

A part à Khartoum, et à part les deux hotels italiens (à Méroé et Karima), j’ai toujours été dans les meilleurs hotels de chaque ville, et j’ai payé entre 3,5€ à Karima et 80€ à Méroé. On peut dire qu’il n’y a pas beaucoup de choix, mais un hotel dans chaque ville ça suffit non ? Il manque juste un hotel près de Old Dongola. Dans la gamme en dessous des hotels où j’ai été, il y a ce qu’on appelle des locandas, mais c’est des dortoirs.

Nourriture :

La aussi, pas beaucoup de choix dans la vallée du Nil, mais parfois on a des bonnes surprises. On arrive quand même à trouver un poulet grillé, un poisson plein d’arêtes, une omelette... Et si vous aimez le foul vous allez être heureux. Pas de petit-déjeuner, je l’ai déjà dit.

Transport :

Bus, minibus, 1 train, c’est très facile de se déplacer. Au départ des grandes villes j’ai réservé la veille parce qu’on me l’a conseillé, mais je ne suis pas sûr que se soit obligatoire, il y a tellement de bus au petit matin dans les gares de bus. Dans les petites villes je demandais au rickshaw de m’amener au bus qui allait dans la direction souhaitée et il a toujours trouvé un bus où minibus prêt à partir. Mais toujours le matin, l’après-midi c’est plus difficile.

Pour ceux où celles qui n’aiment pas le bus, je ne suis renseigné à l’hotel Acropole, la location d’un 4x4 avec chauffeur c’est 200€ par jour, on doit pouvoir trouver moins cher, mais pas moins de 100€.

Sécurité :

Je ne parle que de la partie du Soudan que je connais. Pour moi c’est la région la plus sure de toute l’Afrique que je connais, et comme je ne vois pas quelle région que je ne connais pas pourrait être plus sure, c’est la région la plus sure de toute l’Afrique. J’y reviendrai dans le bilan de la prochaine étape.

Police :

Il y a des check-points sur les routes où on m'a parfois demandé de voir mon passeport, mais pas plus qu’au Cameroun, ça n’a jamais posé problème. Il y a aussi des policiers qui gardent les sites archéologiques (en plus des gardiens civils) qui demandent les papiers. On a dû me demander 3 fois le permis de voyage qui n’existe plus, mais avec la copie du décret qui le supprime que m’a donné l’hotel Acropole, c’est passé, j’en mettrai le scan sur ma prochaine étape. Il faut absolument se faire enregistrer dans les 3 jours d’entrée dans le pays, c’est l’hotel Acropole qui s’en ai chargé pour moi, la police colle une étiquète dans le passeport et c’est vérifié au check-point. A Karima, et uniquement à Karima, l’hotel m’a demandé de me faire enregistrer à la police, ça a pris 5 minutes. Parfois ils veulent une copie du passeport et du visa, j’ai fait une dizaine de copies à Khartoum et j’en avais toujours une sur moi, prête à donner, ça fait gagner du temps. Particularité unique au Soudan : les policiers sont en civil, au début ça surprend qu’un civil demande le passeport, au premier check-point je croyais qu’il contrôlait les tickets de bus.

Tourisme de masse :

J’ai quand même dû voir une cinquantaine de touristes, dont 3 groupes de 10, deux groupes italiens et un groupe allemand. Parmi les touristes je compte les expats qui visitent le WE. Et les 5 touristes qui traversent d’Afrique du Cap au Caire (où l’inverse), 2 en transport en commun, 2 en moto et 1 en vélo. Je n’ai pas vu un français.

Bon, c’est tout pour aujourd’hui. Je ferai un bilan sur le Soudan en tant que pays pour ma dernière étape dans 3 jours, avec le résultat du concours de commentaires.

Tout à l’heure à 16h10 je reprends l’avion pour la France, changement en pleine nuit à Doha, arrivée à Paris à 7h40, je vous ramène la chaleur.

14
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Publié le 16 avril 2018

Deux sites de l’époque de Méroé à une trentaine de kilomètres du Nil et de la route goudronnée. Ce n’est plus tout à fait le désert, il y a des épineux, on croise des chèvres, des chameaux et quelques nomades qui vivent autour des puits.

Il faut un véhicule pour les visiter. J’ai pris un taxi à Shendi (33€) grâce à l’hotel El Kawther. C’est des pistes avec beaucoup de sable sans aucune indication. Je n’avais qu’une deux roues motrices, mais le chauffeur savait rouler dans le sable. Il connaissait la piste pour Naqa, mais pas celle de Musawwarat, mais on a trouvé quand même.

Avant de regarder les photos des sites il faut bien se rendre compte qu’on est pas dans le même état d’esprit que quand on voit des sites comme ceux là dans une ville, on y arrive après une heure de piste de sable sans avoir vu le moindre village, on est vraiment « au milieu de nulle part ».

Naqa

A l’époque les temples n’étaient pas isolés, il y avait tout une ville, le climat était sans doute moins sec. Il y a 3 batiments principaux à Naqa.

Le temple d’Amon, il faisait 100 mètres de long.

Le Kiosque romain, que jamais un romain n’a vu, mais qui a ce nom moderne parce qu’il y a des emprunts à l’architecture romaine.

Le temple d’Apademak, ou temple des lions. Apademak est un dieu local qui a été ajouté au panthéon égyptien. C’est le dieu à tête de lion. Je suppose qu’il devait encore y avoir des lions dans la région à l’époque. C’est le temple qui a les plus beaux bas-reliefs du Soudan. On remarque à l’entrée la reine, qui a la même taille que le roi, contrairement à l’Egypte, et aussi beaucoup plus de formes que les reines égyptiennes. Sur un autre bas-relief on note ses ongles longs. La dernière photo c’est Apademak.

Musawwarat

En partant de Naqa le chauffeur ne voulait pas aller à Musawwarat, il disait que ce n’était pas prévu, qu’il ne connait pas la piste (ce qui est vrai) et qu’il n’a pas assez d’essence (si c’est vrai on est mal barré), mais c’est pas avec lui que j’avais négocié, il ne parle pas anglais, mais avec l’hotel et j’avais écrit le programme. En voyant ma tête de déçu, le gardien de Naqa, qui parle anglais, intervient en ma faveur et lui indique la route, bien que je ne vois pas trop comment on peut indiquer une piste dans ce dédale de traces. Et le chauffeur est convaincu, on a 16km à faire d’après mon GPS. Dans ce terrain, le GPS ne donne qu’un cap, mais ce n’est pas comme dans le désert, on ne peut pas aller tout droit, il faut suivre des traces, et il y a de petites montagnes à contourner. Et finalement on avance bien, le nombre de kilomètres restant diminuent régulièrement, on trouve des passages entre les montagnes, et à 3km du but je vois les ruines au lointain. Ah, j’oubliais, il a fallu reprendre de l’essence dés qu’on a rejoint le goudron, donc ce n’était pas juste un prétexte son histoire d’essence.

Le site de Musawwarat est de la même époque que celui de Naqa, mais plus mystérieux. Le principal complexe architectural est la grande enceinte, un carré de 200 mètres de coté entouré de mur, mais on ne sait pas quel était sa fonction et il ne semble pas avoir été terminé. A l’intérieur se trouve les restes de trois temples et même des statues d’éléphants.

Un peu plus loin un autre temple d’Apademak, reconstitué par des archéologues allemands, même le plafond a été reconstitué avec des matériaux périssables comme à l’origine. De nombreux bas-reliefs, par exemple un bébé lion porté par un roi.

Shendi

C’est la ville qui sert de base pour visiter Naqa et Musawwarat. La ville elle-même n’a pas d’autre intérêt que d’être un gros bourg de marché typique de la vallée du Nil. On a l’impression d’être très loin de Khartoum. Bien qu’au bord du Nil on ne le voit pratiquement pas, sauf de la fenêtre de ma chambre.



Hotel El Kawther : Accueil inexistant. Affiche un prix en dollar pour les étrangers (25€). Tout confort, correct, peut servir des repas. Pas de Wifi. Il ne semble pas y avoir d’autres hotels.

13
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Publié le 15 avril 2018

3 jours et comme prévu je suis à Méroé. Voyage en bus. Comme vous pouvez le constater sur la photo on ne voit pas beaucoup l’extérieur. Il y a des rideaux aux fenêtres pour protéger de la chaleur. C’est assez confortable, je reste sans problème plusieurs heures dans le bus. Il y a des arrêts toutes les 3 heures environs, mais court, si les soudanais ont le temps de manger, moi je ne prends qu’un café.

Si l’ancienne ville de Méroé, dont il ne reste pas grand-chose, était au bord du Nil, le site des pyramides est une nécropole et se trouve dans le désert, à plusieurs kilomètres du Nil.

On change encore d’époque, les pharaons noirs sont chassés d’Egypte au 6ème siècle av JC mais après avoir végétée quelques siècles la Nubie renait de ses cendres un peu plus au sud à Méroé. Un royaume y florit du 3ème siècle av JC au 4ème siècle après JC. Alors que l’Egypte subit de multiples invasions, on a l’impression que la tradition égyptienne est conservée à Méroé, les rois continuent à se faire enterrer sous des pyramides. Il y a d’ailleurs plus de pyramides au Soudan qu’en Egypte.

Si les sites archéologiques soudanais sont intéressants par aux mêmes, ils sont souvent mis en valeur par leurs environnements. Ici on a l’impression que les pyramides sortent des dunes.

Les chapelles devant les pyramides sont symboliques, ce ne sont pas des portes d’entrée dans les pyramides qui sont pleines. J’ai visité Méroé le matin quand le soleil éclaire directement l’intérieur des chapelles et qu’il ne fait pas encore trop chaud, et le soir au coucher du soleil. A chaque heure les couleurs changent pour arriver presque au rouge. Bon, ensuite c’est le noir et j’avais 3km à pied dans le désert pour retourner à mon hotel, merci mon GPS.


Raidane’s Place : La photo est belle mais ce n’est qu’une façade, je veux dire qu’il n’y a pas de cour derrière, il n’y a qu’une rangée de chambres. 80€ avec le petit déjeuner (que j’ai pris à 11h après avoir été aux pyramides) et le diner. Tout confort. Electricité que le soir jusqu’à 23h, ça veut dire que le reste du temps il fait chaud dans les chambres. En plein désert, trop loin du site si on est à pied, à 3km des pyramides, 4km de la route, en allant à l’est vers le désert. 700m derrière l’hotel de luxe italien. Un peu cher pour le Soudan, mais c’est vrai qu’ils n’ont ouvert l’hotel que pour moi. Dormir ici, à l’hotel italien ou camper sont les seuls moyens d’être sur le site tôt le matin où au coucher du soleil.

9
avr
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Publié le 10 avril 2018

Je suis arrivé au plus au nord de mon voyage. Pour les petites et moyennes distances on voyage en minibus, pas tous aussi modernes que celui-là mais ils ont remplacé les pickups d'il y a quelques années. Comme il n’y a pas de risque de pluie, je peux mettre mon sac sur le toit.



Abri est un gros bourg, animé le matin et après le couché du soleil. L’après-midi, à l’heure de la photo, c’est repos pour tout le monde. Abri n’a pas le charme de Wawa, mais c’est au bord du Nil, c’est rare, d’habitude les villages sont en retrait, pour éviter les inondations et pour laisser le bord du Nil aux cultures. Mais ici on est sans doute suffisamment surélevé par rapport au fleuve. J’ai même une chambre avec vue sur le Nil.

Pour revenir sur ma dernière discussion à Karima sur la tranquillité du pays. Dans la guesthouse il y avait un néo-zélandais qui arrivait du Cap (celui d’Afrique du sud) en vélo (oui, en voyage on rencontre des gens bizarres). On a mangé ensemble le soir, sur des tables dans la rue, et on était d’accord sur l’attitude exceptionnelle des soudanais qui ne s’occupaient pas de nous. Il y a quelques touristes puisqu’il y a une guesthouse, mais pas énormément non plus. Et les soudanais nous considéraient comme n’importe quels autres soudanais, où plutôt comme n’importe quels autres humains. Les soudanais ont un immense respect pour l’étranger. Si on ne demande rien, il nous salut uniquement et nous laisse tranquille, par contre si on demande quelque chose ils feront tout pour nous aider. Ca changeait le néo-zélandais de l’Ethiopie où on lui envoyait des pierres tous les jours.

Guesthouse de Magzoub : encore une belle maison traditionnelle avec les chambres qui donnent sur une grande cour. Propre. Accueillant. Toilettes et douches à l’extérieur bien sûr. Wifi !! et donc juste au-dessus du Nil. 17€. Un peu cher pour le Soudan, je n’ai pas essayé de négocier parce qu’il n’y a pas vraiment d’autre choix. Photo de l'entrée et de la cour.



J'ai enfin trouver où on mangeait bien !




Ile de Saï

L’ile de Saï, à 10km d’Abri, est la plus grande ile du Nil.

Comme c’est une ile, il faut commencer par traverser le fleuve. Le bac m’a paru bien surchargé et pas très droit, de toute façon il était dans l’autre sens, moi j’ai pris le petit bateau.

Sur l’ile on trouve quelques sites. Un monastère avec les 4 piliers de son église. Au bord du Nil, un fort ottoman, construit sur un site pharaonique, il est fouillé par des archéologues français, mais ils ne sont là qu’en hiver, à la fraiche. Les passionnés de puzzles peuvent les aider à reconstituer les vases.

Mais ces sites sont surtout un prétexte pour se promener dans la campagne de l’ile, à pied, pas sur un âne.

Je reprends la route du sud, j’ai 3 jours pour aller à Meroé.

8
avr
8
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Publié le 8 avril 2018

Je suis encore plus au nord, en direction de l’Egypte.

On est maintenant au 14ème siècle av JC. Le royaume de Kerma a été vaincu par les égyptiens qui dominent toute la Nubie. On est avant l’époque des pharaons noirs de Napata. C’est le Nouvel Empire en Egypte, les égyptiens construisent des temples en Nubie à l’image des grands monuments de Thèbes qui sont de la même époque.

Le temple de Soleb est le mieux conservé du Soudan. Comme on l’a vu au musée de Khartoum, 3 temples qui étaient plus au nord ont été déplacés au musée pour éviter qu’ils ne soient noyés sous les eaux du barrage d’Assouan, ils sont de la même époque.

Il faut traverser le Nil sur une barque à moteur pour aller visiter le temple, après une courte marche il apparaît derrière la palmeraie. Majestueux, bien que bien sûr il est moins bien conservé que les temples d’Egypte, mais je suis seul à le visiter, et ça change tout. En fait j’avais un guide, mais pas pour visiter le temple, pour conduire le bateau.

J’ai visité le temple tôt, à 7h, la température est très bonne le matin. L’après-midi il faut se reposer de 13h à 16h.

Normalement l’entrée est de 10$, mais il n’y avait personne pour faire payer.

Wawa

J’ai visité le temple de Soleb depuis le village de Wawa, sur l’autre rive du Nil (la rive est). Quand le bus m’a arrêté j’ai eu l’impression qu’il avait voulu se débarrasser de moi et m’avait laissé en plein désert. Je me suis dirigé vers un groupe de maisons, mais il n’y avait personne. En tournant autour des maisons j’ai quand même pu interpeller un homme, ce groupe de maison était bien le village de Wawa, et il a été chercher le propriétaire de la guesthouse où j’ai pu passer la nuit.

C’est un village typique nubien, avec de belles maisons bien peintes.

J’ai même pu photographier un groupe d’enfants

Belle guesthouse d’Abbu Rabbo. Maison traditionnelle, très propre. Très bon accueil. Douches et toilettes à l’extérieur. Ventilateur. 14€ avec la traversée de fleuve aller-retour pour aller au temple.

Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely, c’est à coté du village et pas à 4km. 1ère photo, vu de la route, 2ème : l’entrée, 3ème l’intérieur. Il y a une unique boutique/restaurant de l’autre coté de la route. A la boutique pas grand-chose d’autre que des boissons et les éternels biscuits. Au restaurant plat unique le soir : du foul.

Le foul est le plat national du Soudan, c’est des fèves cuites avec beaucoup l’huile, c’est bon quand il n’y a pas d’oignon, surtout quand on n’a rien mangé de consistant depuis plusieurs jours.

6
avr
6
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Publié le 6 avril 2018

Je continue ma descente du Nil. Dongola est une petite ville de 20 000 habitants assoupie au bord du Nil. Il y a maintenant un pont, les bateaux rouillent tranquillement. Pas beaucoup de choix dans les restaurants et au petit déjeuner seulement un café et des « petits beurres ». Pas grand-chose dans la ville même, mais c’est un bon centre pour rayonner autour.

Kawa

Les égyptiens firent construire un temple à Amon à Kawa (de l’autre coté du Nil par rapport à Dongola). Le site a été fouillé au 20ème siècle, une grande partie de ce qui a été trouvé est dans les musées d’Europe. Maintenant le sable a à nouveau recouvert le site. En fait c’est surtout une occasion d’une balade de 5km le long du Nil, avec des « aires de repos » aménagées, et un jeu de piste pour trouver le site. J’avais les coordonnées GPS, mais pas tout à fait exactes. Le site est de l’autre coté du désert, il faut de bons yeux, et surtout y croire pour traverser ce petit désert et passer la porte d’entrée du site.

Old Dongola

Old Dongola, à plus de 100 km de Dongola, est le site le plus difficile d’accès, je m’y suis arrêté lors d’une longue journée en suivant le Nil entre Karima et Dongola (départ 8h, arrivée 19h). Il n’y a pas d’hotel dans les villages proches.

Pour atteindre le site il faut traverser le Nil sur un vieux bac.

Old Dongola est le plus important site chrétien du Soudan. Les batiments datent du 6ème au 14ème siècle. Le site est très étendu. Il faut un peu d’imagination pour voir les églises avec leurs colonnes, la citadelle et le palais du trône royal qui domine l’ensemble. En plus des ruines l’emplacement est superbe, dans de désert au-dessus du Nil.

La route le long du Nil est maintenant entièrement goudronnée. Depuis Karima, traverser le Nil pour Merowe, puis minibus pour Debba, un autre minibus en direction de Dongola qui m’a laissé au carrefour de Old Dongola. Taxi collectif jusqu’au Nil, traversé du Nil (on peut attendre longtemps) et 2km à pied sous la chaleur jusqu’au site. Retour identique jusqu’au carrefour où il faut attendre un minibus pour Dongola (attente qui peut encore être longue). Le mieux serait de la faire en 2 jours et d’être équipé pour camper près du site.

Kerma

Kerma est un gros village à 50 km au nord de Dongola, héritier de la deuxième civilisation la plus ancienne d’Afrique (après l’Egypte), le royaume de Kerma, où de Koush. Il domina la Nubie pendant 1000 ans, du 25ème siècle au 15ème siècle av JC. Il nous a laissé les monuments des plus énigmatiques du Soudan, et peut être même d’Afrique : deux deffoufas, c’est le nom donné à ces structures, de loin on pourrait croire à des rochers, mais c’est bien des constructions humaines faites de petites briques. Les archéologues ne sont pas d’accord sur leurs fonctions (tombes, temples …), en fait ils n’en savent rien. Bien sûr seul sur le site, j’ai eu la même impression que face à la ziggourat d’Iran, le privilège de partager ce lieu avec les bâtisseurs d’il y a plusieurs millénaires.

Pour une fois le site n’est pas dans le désert mais dans la palmeraie, ça facilite la marche d’approche. Il est entouré de fondations d’autres batiments qu’on voit mieux en montant (par des escaliers modernes) sur le deffoufa. Maintenant il est occupé par des oiseaux qui attendent que je passe pour rejoindre leurs nids.

Attention, il n’y a pas beaucoup de transports le vendredi.

Un peu de vie après toutes ses ruines : un petit oiseau près du Nil.


Hotel Qasr Diyafa. Pour le prix, c’est difficile de critiquer, 8€, pas de petit déjeuner, Wifi dans le hall, un peu loin du centre, pour trouver les restos la nuit.




Concours de commentaires

Encore très serré pour ce voyage, le classement est pour le moment le suivant :

Mjc (@), Clo (*), Claude, Marguerite, Jean-Jacques

Pour le total de l’Afrique :

Clo (*), Claude, Françoise, LvLvk, Jean-Jacques

(*) : a déjà gagné

(@) gagnant provisoire

3
avr
3
avr
Publié le 3 avril 2018

Karima est l’ancienne Napata, capitale de ceux qu’on a appelé les Pharaons Noirs, c’était la 25ème dynastie égyptienne au 7ème et 6ème siècles av. JC, ils dominaient toute l’Egypte jusqu’au Liban. C’est un des sommets d’une visite au Soudan, mais avant de vous montrer les sites archéologiques quelques mots sur la ville d’aujourd’hui.

Un soir, je suis tranquillement en train de manger du poulet grillé sur les tables en plastique qu’ils installent au bord de la rue. Et malgré le monde tout est calme, pas la circulation et les klaxons de l’Asie, pas de cris, pas de mendiants où d’enfants venant me soutirer quelques monnaies, juste un chat qui regarde avec envi mon poulet. Même les rickshaws, pétaradant ailleurs semblent en sourdine ici. Le soir avec la fraicheur, tout le monde sort, mais ça reste calme, ici c’est une petite ville, mais c’est partout pareil, ce qui caractérise le Soudan, c’est la tranquillité. Un soudanais fait griller ses poulets, une soudanaise fait chauffer le thé, les petits groupes discutent sans élever la voix, comme si tout le monde était à sa place. Les photos sont dans la journée, mais c’est le soir qu’il y a du monde.

Djebel Barkal

L’emplacement de Napata est dû à la montagne sacrée, le Djebel Barkal. Plateau qui s’élève à 100 mètres au-dessus de la vallée avec son éperon rocheux qui symbolise le Cobra royal égyptien et domine le Nil.

Il y a une controverse mais moi j’ai l’impression qu’il a été taillé par l’homme pour peut-être essayer de sculpter des statues comme à Abou-Simbel mais en 10 fois plus grand. On peut monter sur la montagne, le chemin est à gauche, sur la photo ci-dessous. Et pour descendre on glisse sur le sable. En haut c’est presque plat.

Aux pieds de la montagne, le temple du dieu Amon, pour les égyptiens c’est Amon qui avait créé la montagne. On comprend mieux son plan d’en haut.

Juste en dessous de l’éperon rocheux le temple de Mout, l’épouse d’Amon. On pénètre dans une pièce avec des bas-reliefs peints. Photo prise à la frontale, bien-sûr les flashs sont interdits et l’éclairage prévu ne fonctionnait pas. Ca fait encore plus explorateur !

Un peu plus loin, quelques pyramides d'une nécropole royale.

Kurru

Kurru, à 17 km de Karima a servi de nécropole royale depuis le 9ème siècle av JC, bien avant les pharaons noirs. Il y a de très nombreuses tombes, mais la plupart sont des trous murés après les fouilles. Aujourd’hui on peut visiter 2 tombes, celle qui est sous la pyramide et la tombe du pharaon Tanwetamani, qui est peinte.

Nuri

A Nuri, de l’autre coté du Nil par rapport à Karima, on est accueilli par une quinzaine de pyramides, les plus grandes du Soudan. La plus haute fait environ 50 mètres, et comme il y avait d’autres touristes, on peut voir la proportion sur une des photos. Mais le site est très grand, je n’ai pas vraiment été gêné par les touristes. La plus ancienne est celle de Taharqa, le plus connu des pharaons noirs, mais le site a ensuite été repris par les souverains du royaume de Kuch, au 3ème siècle av JC .

Ghazali

Malgré sa proximité avec La Mecque, la Soudan n’a été islamisé qu’au 14ème siècle, avant c’était une terre chrétienne, monophysite, comme les coptes. Ghazali était un monastère, isolé dans le désert, à 20 km du Nil.



Repos après les visites dans la chaleur.





Au Djebel Barkal, il n’y a que la tombe de Mout qui est payante (10$). Il faut aussi un ticket à 10$ pour Kurru et Nuri, à acheter au Djebel Barkal. Si on n’a pas de billet de 10 dollars on peut donner un billet de 10 €. A Ghazali, on donne ce qu’on veut au gardien, il n’y a pas de ticket.


Hotel Al-Nasser : On va qualifier l’hotel de rustique où de basique. Il y a quand même un ventilateur dans les chambres, elles ne sont pas trop chaudes. Douches et toilettes à l’extérieur. Accueillant. Les toiles d’araignées ne semblent pas récentes mais c'est le meilleur anti-moustique. 3,5 euros. Si c’est trop cher on peut prendre juste un lit dans la cours. C’est le meilleur hotel de la ville à part l’hotel italien de super luxe près du site archéologique.


31
mars
31
mars
Publié le 1er avril 2018

Encore un départ tôt le matin pour Atbara, même de plus en plus tôt, départ prévu à 5h ! J’ai réservé un rickshaw à 4h30 pour aller à la gare de bus, il faut 15 minutes de trajet. Je sors de l’hotel à 4h20, il fait nuit bien sûr, on entend l’appel de la première prière, mais je ne sais pas comment on peut distinguer un fil noir et un fil blanc dans la nuit. La rue est déserte, pas de rickshaw à l’horizon. 4h29, la rue est toujours déserte et je ne sais pas comment trouver un transport pour la gare de bus … 4h30, mon rickshaw arrive pile à l’heure ! Finalement le bus est parti à 5h40, et il fait jour à 5h40.

Au fait, depuis que vous êtes passé à l’heure d’été, on est à la même heure, pourtant je suis beaucoup plus à l’est.

6h de trajet pour arriver à Atbara, ça fait 22h30 de bus depuis Khartoum, quand je vous disais que le Soudan est un grand pays. Maintenant je vais avoir des trajets plus courts.

Atbara n’est pas touristique, d’ailleurs je n’y ai vu aucun autre européen, mais 6 heures de bus ça me suffit, je m’y suis donc arrêté pour la nuit.

C’est une ville de 150 000 habitants, un gros carrefour des routes vers le nord, Khartoum et Port-Soudan.

C’est à Atbara que le Nil reçoit son dernier affluant, c’est donc ici qu’il a le plus important débit, en allant vers le nord une partie de son eau va partir en irrigation où évaporation.

On trouve un peu partout des jarres avec de l’eau fraiche en libre-service, bien sûr je n’en bois pas. Par contre je peux boire un thé au bord du Nil.

Je ne sais pas ce que je vais trouver comme Internet plus au nord, c'est que des petites villes, donc ne vous inquiétez pas si je reste quelques jours sans mettre à jour mon carnet.


Hotel Adel : le meilleur hotel de la ville, moderne, propre, accueillant, très bon Wifi, pas de petit déjeuner. 16€. C’est un nouvel hotel, tous les taxis ne le connaissent pas, à 500 mètres au sud de la gare de trains.

30
mars
30
mars
Publié le 30 mars 2018

Encore 8h du bus pour aller de Kassala à Port-Soudan. Comme les trajets sont longs et que les bus n’ont pas droit de rouler la nuit, ils partent tôt le matin (comme en Ethiopie). A Kassala le départ était prévu à 5h30. J’avais réservé un taxi à 5h pour aller à la gare de bus. Aux aurores la gare de bus, qui est en fait juste un terrain vague, est remplis de bus est de passager en partance, à 8h tout sera vide. La photo, c’est mon bus lors de l’arrêt à mi-parcours, un beau bus, non ?

Port-Soudan est le seul grand pour sur la cote soudanaise de la mer Rouge, il y a paraît-il 500 000 habitants, mais j’ai l’impression que c’est plus grand que Kassala. La ville a été fondée par les anglais, ça fait beaucoup plus moderne que Kassala. Avec uniquement 34 degrés et une brise marine il fait presque frais. C'est plein de rickshaws copies conformes de ceux d'Inde, il est possible qu’ils soient fabriqués en Inde.

L’attraction de Port-Soudan est sa corniche le long du port. Les photos sont prises en pleine journée, il n’y a encore personne, mais beaucoup de soudanais y déambulent en début de soirée. Port-Soudan est sans doute le lieu du pays qui voit le plus de touristes, mais ce sont des plongeurs qui viennent pour voir des spots de plongée parmi les meilleurs au monde, ils vont directement de l’avion au bateau sans visiter la ville. Tous ces bateaux qu’on voit dans le port sont pour les plongeurs et le soir il y en a beaucoup plus. Par contre moi je ne plonge pas, en plus on ne vient pas ici pour un baptême, c'est réserver au plongeur expérimentés.

Maintenant je me suis mis à prendre mon thé assis sur le trottoir comme les soudanais.


Hotel Bohein. Un peu décrépis. Bien placé sauf que c'est trop près de la mosquée (pour la 1ère prière). Chambre avec Sdb, wc, clim 14€, cafards et souris gratuits. Petit déjeuner non inclus mais disponible au resto de l’hotel. Petit jardin à l’ombre.



Suakin

Quand on arrive à Suakin, le ciel bleu jusqu’à aujourd’hui est devenu jaune et nuageux. On hésite entre un spectacle de tremblement de terre où de bombardement.

Non, en fait Suakin est l’ancien port, la ville a été abandonnée au début du 20ème siècle, après la création de Port-Soudan, 60 km plus au nord. Les maisons étaient construites avec des briques en coraux. Sans entretient, le corail mort c’est effrité et les maisons se sont effondrées. C’est d’ici que depuis des siècles partaient pour la péninsule arabique les pèlerins musulmans et les esclaves non-musulmans. C’est une petite île de 500 mètres de diamètre reliée à la terre par une digue.

Aujourd’hui, c’est un musée, plus personne n’y habite, juste des aigles et des chats qui ont l’air possédés par les démons qui hantent les lieux.

Il y a un projet de restauration par le Turquie, mais il y a du boulot. Aujourd’hui les deux mosquées ont été restaurées. L’extérieur du fort paraît aussi terminé, à l’intérieur il devrait y avoir un musée, un hotel et une cafétéria, mais je ne sais pas quand ça ouvrira.


27
mars
27
mars
Publié le 27 mars 2018

J’avais encore réservé le bus grâce à l’hotel Acropole, heureusement, ça m’a semblé pas facile pour aller jusqu’au bus. Il faut aller chercher le billet dans une agence en face de la gare de bus, ensuite il faut acheter un jeton pour rentrer dans la gare de bus, aller dans le bureau d’un officiel, sans doute parce que je suis étranger, qui a vérifié mon passeport et tamponné mon billet. Il m’a demandé mon permis de voyage, je lui ai montrer la copie du décret indiquant que les touristes ne sont plus soumis au permis de voyage. Je ne sais pas ce qu’il y a écrit, c’est en arabe, mais ça lui a suffi, il me l’a rendu en disant « Good ». Et enfin j’ai pu rentrer dans le bus.

Bus très correct, places numérotées, la clim juste ce qu’il faut, pas trop froide, une vidéo par trop forte et même sans le son pour le film chinois sous-titré en arabe (un karaté, si ça vaut la peine de préciser). Seul défaut, on ne voit pas la route à cause du pare-soleil au-dessus du chauffeur. Donc je ne sais pas s’il roule bien. 8h30 pour 700 km. Juste un arrêt rapide à mi-chemin, je n’ai pris qu’un café.

Kassala est beaucoup plus traditionnel que Khartoum. En dehors des grands axes les rues sont en terre. La majorité des hommes sont en tenue traditionnelle blanche. Comme il fait chaud, beaucoup restent assis ou couchés sur le trottoir, à l’ombre. Quelques femmes portent l’abaya noire, alors que d’autres ont des couleurs très vives. Il y a beaucoup de mendiants. La population est soit très aimable, soit indifférente jamais agressive mais comme il parait qu’il n’aime pas les photos je n’ai pas essayé de les photographier de près. Je n’ai vu aucun autre européen dans cette ville.

La journée est rythmée par les 5 appels à la prière, les coupures d’électricité et le vent. Quand le vent souffle, souvent la nuit et le matin, l’air se charge de sable et la visibilité est réduite.

Quand il n’y a pas de vent on peut voir les monts Taka, curieuses montagnes qui surgissent au milieu d’un plateau totalement plat.

Petite promenade vers les monts Taka, mais en fait avec la chaleur, j’ai craqué, j’ai terminé en taxi. Au pied de la montagne j’ai trouvé la mosquée/mausolée Khatmiyah, qui abrite la tombe d’un soufi d’un autre ordre que ceux que j’ai vu à Khartoum. La plupart des pèlerins étaient couchés à l’ombre, j’était un des seuls au soleil.

Un peu plus loin dans la vallée, à Totil, on monte au milieu de cafés très colorés. Les soudanais y viennent boire l’eau d’une source augmentant la fertilité, mais je n’en ai pas bu. D’en haut, de belles vues sur le village.

Je me suis contenté du café traditionnel, avec des popcorns, moins traditionnel.

Renseignements pratiques :

Hotel Almak Nimir, accueillant, propre, chambre avec clim, Sdb et wc, 10€ payable en livre soudanaise. Pas de petit déjeuner. Wifi dans le hall. Au sud-ouest du souk, c’est-à-dire après le pont et avant d’arriver au souk en venant de la gare de bus.

24
mars
24
mars
Publié le 24 mars 2018

Khartoum est une des grandes agglomérations d’Afrique, les chiffres vont de 5 à 8 millions d’habitants, on ne sait pas très bien.

La ville de Khartoum

Administrativement la ville de Khartoum c’est juste le centre de l’agglomération, c’est où j’ai mon hotel. J’ai pris la photo le vendredi, c’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de monde dans la rue. Architecture typique des grandes villes d’Afrique. Il y a plus de monde dans le centre commercial. Plus intéressante, l’île de Tuti, c’est la campagne en pleine ville.

Le Nil

Sans le Nil, Khartoum n’existerait pas, ce ne serait qu’une étendue désertique. C’est à Khartoum que ce trouve la confluence du Nil Blanc et du Nil Bleu. A cette période de l’année le niveau du fleuve est au plus bas et le Nil blanc a plus de débit que le Nil Bleu, en été c’est l’inverse.

Il n’y a pas de beaux quais avec des belvédères et des chemins pour suivre le Nil, les berges du fleuve sont encore naturelles, en terre. J’ai quand même pu prendre quelques photos.

J’ai l’impression que le Nil bleu (à droite) est un peu plus foncé que le Nil Blanc (à gauche), mais ce n’est pas très net.


J’ai fait un tour en bateau pour aller juste au niveau de la rencontre des deux Nil. Ici on voit bien la différence de couleur, les deux fleuves ne se mélange pas tout de suite, toujours le blanc à gauche et le bleu à droite. Et j’ai aussi été prendre une boisson sans alcool en haut de l’hotel Corinthia, belle vue d’un bras du Nil Bleu.

Omdurman

Quand on franchit le Nil Blanc, la ville change de nom, on arrive à Omdurman qui est plus peuplé que Khartoum et est donc la plus grande ville du pays. C’est plus désordonné que Khartoum et il y a quelques attractions touristiques :

La tombe du Mahdi, qui avait chassé provisoirement les anglais à la fin du 19ème s. Quand j’ai été en Iran je croyais que ces mausolées étaient une caractéristique des chiites, mais c’est très répandu dans le monde musulman.

A la limite du désert, un grand marché de dromadaires.

Le soufisme est très important au Soudan. Tous les vendredis, en fin d’après-midi, a lieu une cérémonie près de la tombe d’un saint. On ressent la ferveur religieuse dans ces musiques et danses très impressionnantes. Les visiteurs et les photographes sont bien acceptés. (ci-dessous, c'est une vidéo, mettre le son).

Le musée national

Le musée national de Khartoum est un des grands musées de la civilisation Egypto-nubienne. La présentation est un peu vieillotte mais il ne faut pas le manquer.

Dans le parc du musée on trouve 3 tempes protégés dans des hangars. Ils faisaient parti du groupe des forteresses de la deuxième cataracte et ont été déplacés à Khartoum juste avant d’être noyés par les eaux du barrage d’Assouan. Si ces trois temples ont été sauvé tout le reste des forteresses est définitivement perdu sous les eaux du Nil. Ces forteresses sont purement de civilisation égyptienne, elles marquaient la frontière de l’Egypte au moyen empire (19ème siècle av JC). Dans l’ordre des photos, les temples de Buhen, Semna et Kumma.

Nombreux autres objets dans et autour du batiment principal, dont des statues de l’époque de Méroé (8ème siècle av JC)

La cathédrale de Faras était un des chefs d’œuvre du début de la chrétienté, elle est maintenant aussi sous les eaux du barrage d’Assouan. Les fresques ont pu être sauvées et réparties entre les musées de Varsovie et de Khartoum.

Renseignements pratiques :

Hotel Acropole, 62€. Très accueillant, nombreux services proposés par l’hotel dont la lettre d’invitation pour le visa. Petit déjeuner inclus, restaurant dans l’hotel. Tour de la ville gratuit le vendredi. Change. Un peu cher pour le Soudan.


21
mars
21
mars
Publié le 21 mars 2018

C’est reparti ! j’ai encore voyagé avec Qatar Airways. Je commence à connaitre l’aéroport de Doha avec son grand ours en peluche, c’est la troisième fois que j’y passe depuis 2016. Très bon rapport qualité/prix sur cette compagnie. A cause du blocus de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis, on a dû contourner ces pays par Oman et le Somaliland. On est passé au-dessus des montagnes d’Oman où j’étais l’année dernière. Juste avant l’atterrissage, survol de l’impressionnant Nil blanc.

L’hotel m’avait dit qu’il m’envoyait quelqu’un pour m’attendre à l’aéroport, mais c’est toujours aléatoire, à Bichkek par exemple, je l’attendrais toujours si je n’avais pas cherché moi-même un taxi. Mais à Khartoum, à peine rentrer dans le hall, avant même les contrôles de police, je vois un soudanais avec une pancarte où est inscrit mon nom. Il me demande mon passeport et me dit de m’assoir. C’est lui qui va faire la queue pour faire tamponner mon passeport et expliquer ce que je viens faire au Soudan, le policier ne vérifie même pas que la photo du passeport correspond à ma tête. Ensuite je le suis aux différents controles, on double sans remords toutes les files d’attente et en quelques minutes je suis admis au Soudan. Une véritable arrivée VIP !

Au Soudan il faut se faire enregistrer à la police des villes où on réside (comme en Ouzbékistan), mais à Khartoum mon hotel s’en ait chargé, il faut juste prévoir des photos d’identité. Jusqu’à une date très récente il fallait un permis pour voyager et prendre des photos au Soudan (comme en Guinée Equatoriale) mais, d’après mon hotel, on n’a plus besoin de ce permis. Je n’ai plus qu’à espérer que tous les policiers connaissent le nouveau règlement. Mon hotel me donnera une copie du décret présidentiel à monter à ceux qui ne le connaissent pas.

La monnaie du pays, la livre soudanaise a été dévaluée, depuis le début de l’année sa valeur a été divisée par 5. A part ce qu’on doit payer en euros, comme les hotels où les tours organisés, je ne devrais pas dépenser grand-chose, par exemple, le repas au resto de l’hotel coute 5 euros, l’entrée au musée national 0,30 euros. Je ne devrais pas dépenser tous les euros que j’ai apportés.

Mon hotel n’est pas extraordinaire pour le prix, mais très accueillant. Il ne faut pas que je me plaigne puisque c’est grâce à eux que j’ai eu mon visa.

Il fait très chaud, il vaut mieux venir en hiver mais je ne peux pas être partout en hiver. Il fait 40 degrés en début d’après-midi. A l’ombre ça va, mais il n’y a pas partout de l’ombre, il faudra que je sorte tôt le matin et que je n’oublie pas mon chapeau !

Comme première impression, je trouve la ville calme. Beaucoup de voitures, du sable sur les trottoirs, c’est l’Afrique mais c’est calme quand même. Aucune agressivité, j’ai l’impression de passer inaperçu dans la rue. Mon hotel est dans le centre-ville mais il n’y a pas beaucoup de restaurants dans ce quartier, heureusement il y en a un dans l’hotel.

Maintenant je peux commencer la visite de la ville, je vous en parlerez dans ma prochaine étape.


12
mars
12
mars
Publié le 12 mars 2018

Je repars déjà dans une semaine, lundi prochain, direction le Soudan pour un mois de voyage.

Un mois et demi entre deux voyages ce n’est pas beaucoup, il faut se dépêcher pour préparer le voyage suivant, mais je suis prêt.

Le Soudan était le plus grand pays d’Afrique avant la sécession du Soudan du Sud. Maintenant c’est le troisième, mais ça reste un grand pays, plus de 3 fois la France.

Il y a 35 millions d’habitants, mais pas répartis uniformément, il y a beaucoup de désert et près de 5 millions pour l’agglomération de la capitale Khartoum.

Le pays est traversé par le Nil. Khartoum est à la confluence du Nil blanc qui vient d’Ouganda et du Nil Bleu qui vient d’Ethiopie.

Il y a deux langues officielles, l’arabes et l’anglais, mais il existe de nombreuses autres langues maternelles. La population est à 97% musulmane.

La principale exportation est le pétrole bien qu’on ne puisse pas parler d’un grand pays producteur, le Soudan a par exemple une production inférieure à la petite Guinée équatoriale. La majorité des soudanais travaille dans l’agriculture. L’économie du pays est pénalisée par l’embargo américain et se tourne vers l’Asie, notamment la Chine.

Il y a une guerre civile larvée dans les régions des minorités ethniques du Darfour et des Monts Nuba, mais ce n’est pas où je vais. Les régions du nord-ouest et du nord où je vais sont parmi les plus sûres d’Afrique.

Il faut bien sûr un visa pour aller au Soudan. Je suis passé par Visa Action, comme d’habitude. Comme justificatif il faut un billet d’avion aller/retour et une réservation d’hotel. Je l’ai obtenu grâce à l’hotel Acropole à Khartoum, qui est bien connu et qui m’a envoyé une lettre d’invitation pour la totalité de mon voyage bien que je ne reste pas tout le temps à Khartoum.

Donc j’arrive à Khartoum, je reste 5 nuits (réservées). Puis bus pour Kassala (3 nuits réservées) et pour Port-Soudan, où je reste aussi 3 nuits.

Il y a une nouvelle route qui permet d’aller de Port-Soudan à Atbara, au bord du Nil. Avant il y avait juste une piste le long du Nil et un train qui reliait Khartoum au lac Nasser d’où on prenait un bateau pour Assouan en Egypte. Maintenant une route permet d’aller de Khartoum au lac Nasser en coupant les méandres du Nil, il n’y a plus de service de voyageur sur le train. C’est cette route que je vais emprunter pour descendre le Nil de sites archéologiques en sites archéologiques.

Et retour sur Khartoum en gardant le plus importants des sites archéologiques, Méroé, pour la fin. Retour à Paris le 19 avril.

Je pars avec Qatar Airways, départ le 19 à 21h45, deux heures d’escale à Doha le matin du 20. Pour aller de Doha à Khartoum le vol que j’avais acheté durait 2h, mais maintenant avec le blocus du Qatar par l’Arabie Saoudite et les EAU, il faut les contourner et le vol dure 6h. Je n’arrive qu’à 14h, le 20 à Khartoum. Normalement l’hotel vient me chercher à l’aéroport. Il n’y a qu’une heure de décalage avec la France.

Comme en Iran, à cause de l’embargo américain, les cartes de crédit ne sont pas utilisables, il faut emporter des espèces pour tout le voyage, sauf 10 nuits d’hotel que j’ai déjà payées depuis la France.

Je devrais avoir internet à Khartoum, Kassala et Port-Soudan, ensuite le long du Nil ce n’est que des petites villes, de plus en plus petites en allant vers le nord, avec moins de probabilités d’avoir internet.

Concours de commentaires

Le concours de commentaires continue, tout le monde part à égalité pour le cadeau réservé au premier de ce voyage. Et il y aura aussi des cadeaux aux premiers sur la totalité des commentaires du carnet de voyage sur l’Afrique à la fin de l’année.

Pour le moment le classement pour l’année est le suivant pour les 5 premiers : Clo (*), LuLvk, Françoise, Claude, Jean-Jacques.

(*) : a déjà gagné.

Certains de mes abonnés ne reçoivent pas le message de notification automatique, si vous êtes dans ce cas, merci de me le signaler, ou de le signaler directement à contact@myatlas.com

4
fév

Je suis rentré en France, mon vol c’est bien passé, j’ai même eu droit à une vue furtive du Kilimandjaro juste avant d’atterrir à Nairobi, ça m'a rappelé des souvenirs.

Je reviens d’abord rapidement sur la Guinée Equatoriale. De rares touristes que j’ai vu au Cameroun (en fait ils travaillaient pour une ONG mais visitaient quand même aussi) m’ont demandé quel était le meilleur et le pire pays d’Afrique parmis les 31 que je connais déjà. Pour le pire, je n’ai pas hésité longtemps, c’est bien la Guinée Equatoriale. Si les touristes ne sont pas les bienvenus, autant ne pas y aller. En plus il n’y a pas grand-chose à visiter.

Maintenant, le bilan du Cameroun :

Je peux difficilement comparer avec les pays d’Afrique Centrale où je n’ai pas encore été, mais c’est sans doute un des pays les plus intéressants de l’Afrique du centre et de l’ouest. C’est très varié :

- Mer, je conseille le côté sud, Kribi ou même Ebodjé plutôt que Limbe.

- Montagne avec le Mont Cameroun, si on n’a pas la force de monter au sommet, on peut organiser une marche d’une seule journée dans le parc national.

- Culture traditionnelle avec la région de l’ouest (souvent appelée Grassfields)

- On passera le minimum de temps dans les deux grandes villes bien qu’elles soient aussi représentatives des grandes villes africaines.

On dit que le Cameroun est une Afrique en miniature, c’est vrai, il y a même des régions anglophones. Dommage qu’on ne puisse plus aller dans le nord à cause de Boko Haram, pour voir une région plus sèche avec de grandes réserves animalières.

Les transports ne sont pas très confortables, mais faciles à trouver, nombreux et pas chers. J’ai peut être eu de la chance, mais je n’ai eu aucune panne.

On trouve aussi partout des hotels corrects. Dans ce type de pays je ne vais plus dans les hotels « premiers prix », quand le voyage n’est pas de tout repos, je reconnais que c’est agréable de se sentir en sécurité à l’hotel et de pouvoir y passer de bonnes nuits. Donc ça augmente les dépenses du voyage, j’ai payé mes hotels entre 30 et 80 € la nuit. Il y a une phrase magique quand on trouve un hotel trop cher (elle peut être utilisée dans d’autres occasions comme pour les musées par exemple). La phrase c’est « C’est négociable ? », elle peut permettre de réduire le prix de 50% sans autre discussion.

Le Cameroun est un pays que je recommande, si on est intéressé à visiter l’Afrique de l’ouest et du centre. Il faut comparer ce qui est comparable, je ne compare pas avec l’Iran où le Kirghizistan.

A part le coté touristique je n’ai pas trouvé au Cameroun l’Afrique économiquement dynamique que j’avais pu sentir en Cote d’Ivoire ou au Mozambique. Il y a de l’électricité presque partout, mais il y a un gros manque d’infrastructures, par exemple la route qui relie les deux grandes villes, Douala et Yaoundé est une simple deux voies.

La suite des mes voyages 2018 en Afrique

- Je repars le 19/03 pour le Soudan. J’y resterai un mois. L’organisation de ce voyage est déjà bien avancée. J’ai mon billet d’avion, j’ai une réservation d’hotel avec le justificatif officiel. J’ai fait hier ma demande de visa, il faut environ 2 semaines pour l’obtenir.

- Cet été (après la coupe du monde) je retourne en Afrique centrale pour le Congo (Braza), le Gabon et Sao Tome. Ce sera un voyage entre 1,5 et 2 mois, mais je n’ai encore (presque) rien étudié.

- Pareil pour mon voyage de l’automne où je prévois d’aller au Libéria, en Guinée et en Guinée Bissau.

- Je supprime la RDC des pays à visiter cette année, c’est trop instable, il faut que j’attende le départ de Kabila.

- Je garde la Tunisie sur une liste d’attente, uniquement pour si je ne peux pas aller dans les pays que j’ai prévus. C’est un voyage qui ne demande pratiquement pas d’organisation.

Concours de commentaires

Enormément de commentaires, plus de 100, pour ce premier voyage, merci à tous. Mais Clo est imbattable, tu as le maximum de points possibles et gagne le cadeau pour la 1ère du voyage en GE et au Cameroun. Mais disponible qu’à la fin de l’année.

Les autres gardent leurs points pour le classement de l’année (et il devrait y avoir beaucoup de gagnants). Et pour ceux qui n’ont pas encore écrit de commentaire, il y a un cadeau au 1er de chacun 3 prochains voyages, et comme Clo ne peut pas gagner deux fois (sauf le cadeau spécial du 1er de l’année), ce sera plus facile.

Le classement des 10 premiers pour ce voyage : Clo (*), Françoise, Claude, LuLvk, Jean-Jacques, Marguerite, Momo, Frédérique, Béa, mjc.

Rappel du règlement : vous pouvez écrire plusieurs commentaires sur une même étape, mais il n’y en a qu’un qui compte.

Prochaine étape en mars.

31
janv
31
janv
Publié le 31 janvier 2018

Deux millions et demi d’habitants, juste un peu moins que Douala, mais c’est la capitale. Mon hotel est dans le genre de quartier que je n’aime pas, c’est le centre commercial de la ville, c’est-à-dire très commerçant la journée, les trottoirs sont remplis de marchandises, beaucoup de monde, beaucoup de voitures. Et la nuit tout est fermé, donc pour des raisons de sécurité il faut bouger en taxi si je ne veux pas manger à l’hotel. L’avantage, c’est que la journée je peux aller à pied vers les quelques lieux touristiques.

Yaoundé n’est pas plate, elle est construite sur des collines, ça pourrait faire un beau site, mais avec la brume (pollution ?), on ne voit pas les collines. On peut dire qu’à de rares exceptions la ville est très moche. Est-ce qu’on peut faire pire que Yaoundé, je ne sais pas, ça doit être difficile, il n’y a même pas la mer ou un fleuve pour racheter les immeubles en bétons.

Mais il y a-t-il de belles capitales dans l’Afrique subsaharienne ? A part Antananarivo et Maputo, je ne vois pas. Je verrai si j’en trouve une autre cette année.

Parmi les vues de la ville ci-dessous : la cathédrale et un vendeur de café.

Il y a trois musées à Yaoundé. Le musée national, trop grand pour ce qui est présenté. Le musée du monastère du mont Fébé, très belles œuvres d’art camerounais, à l’intérieur du monastère. Le musée de la blackitude (les deux dernières photos) qui a l’avantage sur les 2 autres d’autoriser les photos à l’intérieur.


En cherchant on trouve quand même des endroits sympas, l’occasion de selfies : le resto « La Terrasse » et la terrasse de l’hotel Hilton.

Mon premier voyage de l’année s’achève. Je prends mon avion de retour demain à 12h30. Mon vol est loin d’être direct puisque je rentre avec Kenya Airways et avec une escale de 5 heures à Nairobi. J’ai pris ce vol parce que, dans les vols pas chers, c’était le seul qui ne partait pas en pleine nuit.

Comme d’habitude, j’écrirai une dernière étape de bilan dans 3 jours.

Le débit Internet est trop lent, je ne vois pas les photos que j'ai mis sur cette étape, il y en a 13. J'espère que vous vous les voyez bien, sinon, je les rechargerai plus tard.

28
janv
28
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Publié le 28 janvier 2018

En faisant les 70 km de Bafoussam à Foumban on passe une frontière invisible, on change de culture, on passe du peuple Bamiléké au peuple Bamoun, on change aussi de religion, ici le roi et la majorité de la population sont musulmans. La ville s’est construite sur une série de collines. Les habits traditionnels sont beaucoup plus portés ici. Impression d’une Afrique éternelle.

A centre de la ville, le palais du sultan. Aujourd’hui, c’est le jour des audiences. De nombreux habitants attendent de voir le sultan dans la cours du palais. Sur la photo du milieu en bas, on voit le sultan, assis.

Un nouveau notable arrive avec sa famille pour une audition auprès du sultan.

J'ai eu droit à un séance de musique traditionnelle.

En face du palais, après le marché la mosquée, très « modeste ». Les non musulmans peuvent rentrer en payant un droit d’entrée.

Toujours à coté du marché, un batiment qui abrite un tambour géant. Il n’est plus utilisé mais servait à alerter la population en cas de danger, on l’entendait à 60 km.

Foumban, c’est aussi un centre artistique. Il y a notamment des fondeurs qui utilisent la technique de la cire perdue pour créer des objets en bronze. Sur la première photo ils fabriquent les moules autour du modèle en cire (la cire est ensuite fondue pour être remplacée par le bronze).

Un nouveau musée, qui n’est pas déjà ouvert, a une architecture très originale. Elle reprend les symboles du sultanat, les serpents et l’araignée.

Et un beau bus pour aller à Yaoundé.

25
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Publié le 25 janvier 2018

Les bamilékés vivent dans la région autour de Bafoussam. La région entre 1000 et 1500 mètres est très fertile et très peuplée. Avant la colonisation c’était plusieurs micro-royaumes indépendants. Maintenant on les appelle des chefferies, mais il y a toujours des rois, s’ils n’ont plus de pouvoir politique, ils sont toujours respectés. En dehors des batiments royaux il n’y a plus de maisons traditionnelles, voici deux exemples du paysage de la région, une ferme au milieu des bananiers et un carrefour.

Dschang

Un peu déçu par Dschang parce qu’il n’y a pas de batiments royaux. Je ne suis pas resté dans le centre-ville mais j’ai été près d’un petit lac. J’ai même dormi à l’hotel du Lac. Au bord du lac le musée des civilisations, il explique l’histoire et les différents peuples qui composent le pays. Certainement un des plus importants musées du Cameroun.

Bafoussam

Bafoussam est la grande ville de la région. Je n’y ai pas dormi. On y trouve quand même une chefferie. Dans le domaine royal n’habitent que le roi, ses presque 100 femmes et ses enfants en bas âge. Le roi de Bafoussam règne depuis 40 ans. On voit la grande case sur deux premières photos, c’est où se réunissent les sociétés secrètes, sortes de conseils des anciens. Sur la troisième on voit le trône du roi, c’est ici qu’il donne une justice par conciliation, s’il n’y a pas conciliation, les plaignants vont devant la justice du Cameroun. La dernière photo, c’est un musée très fouillis, et beaucoup plus sombre que sur la photo.

Bandjoun

Bandjoun est un village, j’ai dormi dans un hotel qui s’appelle « Centre Climatique » (la photo à coté). C’est dans ce village qu’on trouve la chefferie la plus connue. Comme à Bafoussam la batiment principal est la grande case. J’avais vu sur des photos qu’il était précédé d’une allée de batiments traditionnels (les maisons des femmes), malheureusement ils ont brulé en 2015 et remplacé par des maisons très moches. Mais la grande case vaut la visite avec tous ses piliers sculptés.


22
janv
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Avant de parler de Mélong je vais vous parlez des transports.

Il y a de tout, des taxis partagés, des minibus, ce que j’appelle des demi-bus (entre le bus et le mini-bus), des grands bus pourris et même de vrai bus, mais ces derniers, j’en ai vu sur la route, mais je n’en ai jamais pris. Pour la même taille de véhicule, on met 50% de plus de passagers qu’en Asie Centrale. Par exemple une voiture, c’est 4 passagers derrières et 2 devants (donc 3 avec le chauffeur). Les départs n’ont jamais lieu à heure fixe, mais quand le véhicule est plein. Les bagages vont principalement sur le toit. Pour les voitures ont peut laisser le coffre ouvert pour mettre plus de bagages.

A cause du trek au Mont Cameroun, je me suis chargé (vêtements chauds, sac de couchage), j’ai pris mon grand sac de 70 litres. Je n’ai pas confiance de mettre mon sac en dehors du véhicule, donc je prends systématiquement deux places, une pour moi et une pour mon sac, par exemple les deux places de devant dans une voiture. Mon sac est à l’abri et je suis moins sérés.

J’ai laissé la mer et commencé à prendre la route vers le nord.

A Mélong mon hotel s’appelle Villa Luciole. Il vaut à lui seul le déplacement, à la campagne à 8km de la petite ville. A 1200 mètres d’altitude la température est idéale. En Afrique j’aime bien ce genre de campement où on dort dans des cases. Dans cet hotel, comme ailleurs, je suis très bien accueilli. Il y a des cotés qui restent de la France, comme un menu entrée/plat/dessert au diner.

Et il y a aussi des oiseaux, ceux-là ils tissent des nids ronds.

Autour de l’hotel, c’est cultivé, en autre, des champs d’ananas et de café robusta, à moitié en fleurs et en fruits.

Mélong est un bon endroit pour être à la campagne, mais si on vient ici, c’est surtout pour les chutes d’Ekom Nkam. C’est les plus importantes du pays, avec 80 mètres de haut et un débit déjà important pour la saison sèche. En plus dans un magnifique cadre de forêt.

Et un petit selfie.

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Publié le 20 janvier 2018

Limbe est au pied du Mont Cameroun, au bord de la mer. Elle est présentée comme la station balnéaire de la région anglophone, le problème c’est qu’il n’y a pas vraiment de plage à proximité de la ville. Il fait beau, mais en étant au niveau de la mer, il y a beaucoup de brume, on ne voit pas très loin et surtout pas la montagne.

Mon hotel, le Miramar est isolé de la ville par le jardin botanique. Il surplombe la mer sans plage avec vue sur une plateforme pétrolière. Idéal pour récupérer du trek, et non, je ne profite pas de la piscine.

Et donc, à coté de mon hotel il y a ce jardin botanique. Il a sans doute été très beau mais maintenant il manque d’entretien, ça fait aussi son charme.

Dans le même secteur il y a le Wild Life Center. Ce n’est pas un zoo, mais on peut le visiter. Il recueille les singes abandonnés. C’est souvent des orphelins dont la mère a été tuée par des braconniers, ou des bébés qui avait été achetés comme animal de compagnie et abandonnés lorsqu’ils deviennent trop grands. On trouve surtout des gorilles (les 2 premières photos), des drills (la 3ème photo), des chimpanzés (la vidéo) ou des petits singes dont je ne connais pas le nom (4ème photo).

Pour trouver les plages il faut aller 15 km à l’ouest de la ville. C’est de belles plages de sable noir à cause du volcan.

Ici, comme c’est la région anglophone, je parle d’abord anglais quand je m’adresse à un camerounais. Ils sont surpris quand je dis que je suis français, agréablement surpris qu’un français puisse parler anglais. On voit plus de militaires que dans les régions francophones, mais je ne sens pas de tension particulière.

17
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1er jour, 1850 m de dénivelé positif, 6h45 de marche

Ce matin, exceptionnellement, on voit le Mont Cameroun depuis le départ de la marche à 950 mètres d’altitude. Ni nuage, ni brume, c’est le grand beau temps. On rentre rapidement dans la forêt, on passe la porte d’entrée du parc. Le chemin n’est pas très large, il ne faut pas se prendre dans les racines. Ca monte mais ça va, je suis encore en forme. On fait régulièrement des pauses pour boire un peu. Je marche avec mon guide, le porteur marche à son rythme.

Après 3 heures de marche on arrive à 2000 m et on sort de la forêt. La pente se fait beaucoup plus raide, il faut souvent s’aider des mains. On passe un refuge intermédiaire. Je monte, je monte. Heureusement j’ai un GPS qui me donne mon altitude, je sais ce qui me reste à faire, c’est plus facile pour le moral. Et tout d’un coup je vois le refuge qui est le but de la journée, ouf !

Je suis surpris d’y trouver un bar, mais je ne prends que des jus de fruits. Et dés la nuit venue je vais dormir dans ma tente à 2800m d’altitude, la journée de demain s’annonce difficile, la fatigue des muscles s’accumule de journée en journée.


2ème jour, 1300 m de dénivelé positif, 1700 m de dénivelé négatif, 9h30 de marche

C’est reparti vers 7h30. La pente est moins raide qu’hier, mais c’est plus difficile à cause de la fatigue d’hier et du manque d’oxygène. Je marche comme un robot, sans réfléchir. Mon objectif, c’est déjà le troisième refuge à 3700m, on y arrive au bout de 3h de marche. On fait une longue pause de 30 minutes, j’ai même l’impression que je dors un peu, je m’arrêterai bien là.

Mais il faut repartir, encore 400 mètres à monter, j’ai l’impression que je vois le sommet, il n’a pas l’air si loin, maintenant je suis sûr d’y arriver et la marche devient plus facile. Je ne prends pas beaucoup de photos pour rester concentré sur la marche.

Et j’y suis ! 4091 mètres ! Je suis content parce que je n’étais pas sûr de pouvoir encore monter des sommets. 4100 mètres ce n’est pas très haut, mais 3150 mètres de dénivelé en 1,5 jour, c’est pas mal.

Il souffle un vent froid au sommet, je ne m’éternise pas. Maintenant il faut redescendre, pas par le même chemin, l’objectif est d’arriver à la mer en 3 jours. Le début de la descente est rapide et facile dans une sorte de cendre, je peux me laisser glisser. Mais ça ne dure qu’une heure, on arrive à la coulée de lave de 1982 et il faut marcher sur les pierres beaucoup plus lentement. Des plantes ont commencé à coloniser la lave.

Je commence à fatiguer avec ce terrain difficile et 6h30 de marche. Surprise derrière un bosquet à l’ombre, je retrouve mon porteur qui n’est pas passé par le sommet et m’a préparé un ananas, un des meilleurs ananas que j’ai jamais mangé pour un repos mérité.



On reprend la descente et on arrive au cratère de 1999. La coulée de lave de ce cratère est presque arrivée à la mer. Les éruptions de Mont Cameroun se font sous forme de coulées de lave qu’on a le temps de voir arriver, le Mont Cameroun n’a jamais fait de mort.

Mes jambes et mes pieds commencent à souffrir. Dans les descentes le cœur ne force pas, mais pour les muscles c’est pareil que les montées. J’ai hâte d’arriver, et, après être rentré dans les nuages, j’aperçois le refuge à 2400 mètre d’altitude (on le voit à peine dans le fond).


Alors que je me repose en buvant un jus de fruit, je demande au guide quel est le temps de marche prévue pour le lendemain. Il me dit que c’est comme aujourd’hui ! Impossible ! Je suis incapable de marcher encore une journée près de 10h. Pour moi, une bonne marche c’est 5h par jour, 6h max. Je décide de changer le programme, demain on retourne à Buéa (directement sans passer par le sommet bien sûr) et on annule le 4ème jour. Je peux prendre une douche chaude au refuge, mais je dors dans ma tente.

3ème jour, 1600 m de dénivelé négatif, 7h30 de marche

J’ai du mal à marcher rien que pour aller prendre mon petit déjeuner, la journée va être dure. Départ à 7h20. On commence par une marche dans des hautes herbes d’une savane jaunie, je vois à peine le chemin. Et on retraverse la coulée de lave de 1999, plus étroite ici. Ce qui m’inquiète, c’est qu’on ne descend pratiquement pas.

Au bout de 2h de marche on rentre dans la forêt avec le petit mont Cameroun dans le fond. C’est ensuite 4h de marche dans la forêt. Très belle forêt, mais c’est difficile d’en profiter parce qu’il faut que je surveille où je marche. La moindre faute d’inattention et c’est le dérapage, et mes muscles n’étant plus assez forts pour le corriger je m’affaisse lamentablement.

Finalement on sort de la forêt, encore une heure à travers des champs et j’arrive à la fin de la marche. Prés de 24 heures de marche en 3 jours, plus de 3km de dénivelé dans les deux sens. Et j'ai eu de la chance avec le temps, 3 jours de grand beau temps dans une des régions les plus pluvieuses au monde. C’était un beau trek ! Je peux avoir mon certificat pour avoir gravis la plus haute montagne d’Afrique du Centre et de l’Ouest. Mais arrivé à l’hotel, j’ai la plus grande peine pour monter ou descendre les marches des escaliers !

Concours de commentaires :

Merci pour vos nombreux commentaires. A 2 semaines de la fin de ce voyage c’est très serré, les 5 premiers dans l’ordre : Clo, Claude, Françoise, Jean-Jacques, LuLvk

14
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Publié le 14 janvier 2018

Etape très rapide pour juste dire que je suis maintenant à Buéa. Ville de la région anglophone sans intérêt pour elle-même, je n'ai même pas pris de photo.

Elle est à la base du Mont Cameroun (qu'on ne voit pas dans la brume), et c'est le point de départ de son ascension. Je pars demain pour 4 jours de trek jusqu'à jeudi. J'ai tout organisé cet après-midi. Je pars avec un guide et un porteur, le guide fait aussi cuisinier.

Je vous raconterez ça à mon retour à la civilisation.

12
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Publié le 13 janvier 2018

A 50 km au sud de Kribi, par une piste assez difficile, on arrive au village d’Ebodjé. C’est un des rares villages organisés pour accueillir des touristes. C’est un village de pêcheurs avec sa rue principale et son port de pirogues.


Les visiteurs sont logés et nourris dans cette grande maison.





Mon hébergement donne directement sur une plage qui semble infinie. Oui, je me suis baigné.

Ce village possède un centre de protection des tortues marines. A la nuit on peut suivre la patrouille qui recherche les tortues en train de pondre. J’ai suivi une patrouille, on marche près de 2 heures dans le noir le long de la plage. Seul le responsable allume sa torche, moi je n’ai pas le droit, pour ne pas effrayer les tortues. Mais cette nuit, pas de tortue. Le responsable a fait une autre patrouille vers 5h du matin (moi je dormais). Et il a trouvé une tortue en train de pondre. Il récupère les œufs pour les faire éclore dans un endroit de la plage protégée.

Il y a d’autres activités de proposer, moi j’ai fait un tour en pirogue sur une rivière. Croisière très tranquille. Les branches, ou racines qui descendent des arbres de la mangrove sont impressionnantes (2ème photo).

10
janv
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Publié le 10 janvier 2018

Kribi est une station balnéaire, mais à la camerounaise. Il ne faut pas s’attendre à avoir des établissements luxueux et une corniche le long de la plage avec des rangés de restos et de bars.

Mon hotel (les Gites de Kribi) a un coté plage (le resto) et un coté mangrove, j’ai eu de la chance, j’avais le dernier bungalow, le plus loin dans la mangrove. On le voit à peine sur la première photo derrière les arbres. La deuxième photo, c’est la terrasse de mon bungalow. Sur internet j’ai lu un avis de quelqu’un qui se plaignait parce qu’il n’arrivait pas à dormir à cause du bruit des crapauds, moi j’adore dormir avec le bruit de tous les animaux qu’on peut attendre la nuit dans les forêts africaines humides.

Depuis la terrasse de mon bungalow, il y a de petits oiseaux multicolores qui font des poses pour la photo. Il y a aussi des hérons, plus grands, mais dés qu’ils me voient ils partent.

Effectivement il y a des transats, coté mangrove, et des cocktails, coté plage. C’est aussi ici que je prends le petit déjeuner le matin.

Il y a quand même de belles plages, surtout au sud, vers les chutes de la Lobé et l’hotel Ilomba. Les plages ne sont pas désertes, il y a beaucoup de pêcheurs.

La principale curiosité des environs, c'est les chutes de la Lobé. Une des rares chutes d’eau au monde qui tombe directement dans la mer. On s’en approche grâce à de petites pirogues qu’on prend sur la plage.

Et les cascades, c’est toujours mieux en vidéo.

Aux cascades aussi il y a beaucoup d’oiseaux.

7
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Publié le 7 janvier 2018

Légèrement plus grande que Yaoundé avec un peu moins de 3 millions d’habitants, Douala est la plus grande ville du pays. Elle a mauvaise réputation, mais, peut-être parce que je n’y suis resté que le week-end, je l’ai trouvée bien calme. Je me suis promené dans les deux quartiers du centre Akwa et Bonanjo, ils m’ont paru bien décrépis et désorganisés, loin du dynamisme d’une ville comme Abidjan où j’ai été récemment. Les voitures sont garées n’importe où, ce qui m’oblige à marcher sur la route. De toute façon il y a souvent d’énormes trous dans les trottoirs, attention le nuit, c’est mal éclairé. Je n’ai senti aucune agressivité, les locaux me saluent souvent (ce n’était jamais le cas à Malabo), il y en a même qui m’appelle encore patron, comme la première fois que j’ai été en Afrique il y a 40 ans !

On ne voit aucun blanc dans les rues, pour les trouver il faut aller aux bars à coté des piscines des grands hotels. Ca fait quand même un peu coloniale comme ambiance.


Ici aussi il n’y a pas à proprement parler d’intérêt touristique, il faut juste se promener dans les rues, presque au hasard, mais en semblant quand même connaitre pour ne pas trop faire touriste. Le batiment le plus célèbre de Douala est le palais des anciens rois Bell qu’on appelle aussi la Pagode, ce n’est pas un musée, c’est un batiment privé. Je ne sais pas depuis combien de temps la DS crevée règne à l’entrée.

Le dimanche il n’y a personne (je n’aime pas les dimanches quand je voyage, tout est fermé). Un tour de la place principale du quartier de Bonanjo (le quartier de mon hotel) et toujours les trous dans les trottoirs.

La cathédrale et une école catholique.

Il y a quand même quelques batiments récents, dont mon hotel et le musée maritime. A si ça c’est à visiter, c’est un nouveau musée. Au dernier étage on s’assoit dans une barque qui bouge pour un spectacle en 3D, on reçoit même des embruns dans la figure.

Je ne vous promets rien pour Internet sur la suite de mon voyage. Ne vous inquiétez pas si mes articles sont moins réguliers.

5
janv
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Publié le 5 janvier 2018

Je viens d’arriver au Cameroun.

J’en ai profité pour ajouter des précisions sur ma dernière étape sur la Guinée Equatoriale, vous pouvez aller lire la fin.

Aucun problème pour rentrer au Cameroun puisque j’avais déjà mon visa. Et comme ici, à Douala, j’ai aussi réservé un bon hotel, j’avais une navette gratuite qui m’attendait à l’aéroport, trop facile !

J’ai juste eu le temps de faire une petite marche dans le quartier de mon hotel, qui est dans le centre. Il y a beaucoup plus de monde et de circulation qu’à Malabo, mais ça va, on peut se promener. S’il faut comparer, comme première impression je dirais que l’ambiance ressemble à celle de Dakar.

Maintenant la petite présentation habituelle :

Le pays fait 475 000 km2, un peu plus petit que la France. Il y a 20 millions d’habitants. Les camerounais ont 200 langues maternelles différentes, mais les langues officielles sont le français et l’anglais. En fait il n’y a que les 2 provinces de l’ouest, contre la frontière du Nigéria qui parlent anglais, le reste du Cameroun parle français.

Tout ça parce qu’à la fin de la première guerre mondiale, le Cameroun qui était une colonie allemande a été partagée entre la France et la Grande Bretagne.

38% des camerounais sont catholiques, 26% protestants et 20% musulmans.

Il y a un peu de pétrole et de bauxite (transformé en aluminium) au Cameroun. Le Cameroun est le 5ème producteur de Cacao.

Je ne vais aller que dans une petite partie du Cameroun mais c’est la plus intéressante touristiquement parlant. L’est est assez peu peuplé, il y a une réserve et un parc national, mais difficile d’accès. Le nord est trop dangereux avec des incursions des terroristes de Boko Haram.

Au début j’avais prévu d’aller dans la région de Bamenda (au nord de Bafoussam) mais comme il y a des problèmes politiques dans cette région anglophone je n’irai pas, je resterai plus longtemps sur la cote sud.

J’arrive donc à Douala, la grande ville, je reste 3 nuits. Je descends ensuite sur la cote sud, station balnéaire de Kribi et village d’Edodje. Je remonte à Buea, avec le mont Cameroun, puis encore une station balnéaire : Limbe.

Je vais ensuite dans la région des chefferies traditionnelles autour de Bafoussam comme Dschang et Foumban. Et il me restera à aller à Yaoundé, la capitale, j’ai prévu d’y rester 4 nuits, j’y ai aussi déjà réservé mon hotel. Mon avion retour est le 1er février.

4
janv
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Publié le 4 janvier 2018

Je ne vais pas rentrer dans le détail de ma demande de permis au ministère de la sécurité. J’ai passé deux jours à faire le dossier et à attendre le responsable, pour que finalement ils me disent qu’ils ne reconnaissaient pas le permis donné par le ministère du tourisme parce qu’il était signé par l’inspecteur général alors qu’il fallait qu’il soit signé par le directeur général !

J’ai arrêté là la tentative d’avoir un accord de la sécurité et, comme il ne me restait qu’un jour, j’ai loué une voiture avec chauffeur pour faire le tour de l’île. A un contrôle on m’a demandé mon passeport, mais jamais le permis.

Bon, il n’y a pas énormément à voir, voici quelques photos : Arena Blanca, une belle plage au nord de Luba, déserte la semaine.


Un arrêt au monument 1778 qui commémore l’arrivée des espagnols en 1778.




Une vue de la ville de Luba, la deuxième ville de l’île de Bioka. L’église de Bakeke, entièrement en bois, c’est la plus vielle église du pays (1887).

Moka est en altitude, au milieu de la forêt, j’ai été au centre de recherche de la vie sauvage. Le responsable maintient un petit musée et m’a expliqué leur mission pour sauvegarder les animaux sauvages du sud de l’île, surtout les singes et les tortues. On peut faire de longues marches à partir de Moka, mais il faut dormir sur place. Je me suis contenté d’une petite marche d’une heure dans la forêt. J’ai vu des touracos (de grands oiseaux bleus et rouges), mais trop rapides pour que je les prenne en photo.

C’est rare les pays où je suis content de partir, mais la Guinée Equatoriale est de cela. Ils ne font rien pour retenir les visiteurs mais de toute façon il n’y a pas grand-chose à voir. Le principal intérêt de ce pays est d’être un des rares touristes à y avoir été. Je n’ai pas l’impression d’avoir vu d’autres touristes. Il y a des européens, mais ils semblent tous être venus pour travailler. Demain, saut de puce pour Douala.

Et j’ai réussi à reprendre la photo que j’avais due supprimer, il n’y avait plus de policier pour garder la maison verte.

La Guinée Equatoriale est une caricature de dictature. Mais on ne risque rien si on est en règle. Le régime a la paranoïa d’un coup d’état. Il paraît qu’il y a eu une tentative de coup d’état pendant que j’y étais, c’est peut-être pour ça qu’il y avait des convois militaires. Pour plus de détail vous pouvez cliquer cet article :

Le monde 1

Et pour avoir une idée de la façon dont les ressources du pays ne profitent qu’à quelques-uns :

Le monde 2

A ce propos j’ai appris que la superbe ambassade du 42 avenue Foch où j’ai dû aller 3 fois avant d’avoir mon visa avait été acheté en son nom propre par Teodorin, le fils du président. Quand la justice française a voulu la saisir elle a été transformée en Ambassade et bénéficie ainsi de la protection diplomatique.

1
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Publié le 1er janvier 2018

D’abord retour sur ma précédente étape :

La météo : Je pense que le temps est toujours la même à cette époque de l’année, c’est la saison « sèche », ça veut dire qu’il pleut moins, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’humidité, si près de l’équateur. D’où cette brume permanente, plus ou moins épaisse. Il ne fait pas très chaud, max 30°, min 23°, mais avec l’humidité, c’est plus difficile à supporter, je suis trempé à cause de la sueur dès que je sors. Ce n’est pas les endroits du monde les plus faciles à vivre, au début de la colonisation espagnole, au 19ème s. 90% des européens mourraient dans les deux ans après leurs arrivées.

Le permis de tourisme : J’ai été au ministère de la sécurité, mais il n’y avait personne pour s’occuper de mon permis le samedi. Il faudra que j’y revienne mardi. Mais j’ai quand même été visiter la ville et pris des photos avec mon petit appareil photo, plus discret (excusez-moi si la qualité est moins bonne).

L’ambiance est assez lourde, il y a beaucoup de policiers où de militaires, certaines rues sans qu’on sache pourquoi. Des secteurs entiers sont réservés aux palais présidentiels. Il y a aussi de temps en temps des convois officiels qui passent en armes à grande vitesse. Toutes les voitures doivent s’arrêter et se garer sur leurs passages.

J’ai quand même fait attention pour prendre ces quelques photos des rues du centre :

La ville est sur une hauteur qui domine le port, mais bien sur pas de photo du port. Il n’y a pas énormément à visiter dans la ville, quand même quelques églises qui datent de la colonie.

Le plus beau batiment colonial est la maison verte. J’ai d’abord pris cette photo sur le coté. Sur la façade principale il y avait deux policiers, je leur ai demandé si je pouvais prendre une photo de la maison, j’ai compris qu’ils me disaient oui, mais après avoir pris la photo ils m’ont demandé de la supprimer, ce que j’ai fait. Il me reste quand même cette photo.

Entre la ville et l’aéroport il y a un nouveau très beau parc, ici, pas de problème pour prendre des photos, j’ai pris mon appareil photo principal. On est accueilli par une grande statue du président.

Très peu de monde, mais beaucoup d’oiseaux et de lézards à tête jaune. Ils sont craintifs mais j’ai quand même réussi à les prendre en photo.

J’ai aussi été à Sipopo, à 15km de Malabo. Dans mon guide ils disent que c’est un station balnéaire luxueuse, mais pour le luxe on repassera. Il y a un pont en bois jusqu’à une île et un chemin toujours en bois qui permettait de se promener dans la forêt. Mais le bois est pourri et le chemin en ruine. Sur cette ile il y a d’énormes chauve-souris, impressionnantes mais trop rapides pour être prises en photo.

29
déc
29
déc

J’avais bien vu qu’il y avait beaucoup de brume, on voyait uniquement le sommet de mont Cameroun au moment où on a commencé la descente vers Malabo, la capitale de Guinée Equatoriale. Je ne sais pas si c’est des nuages, de la poussière où du sable mais ça a l’air bien dense. Il est 17h45, on rentre dans la brume. Je suis à la fenêtre, et je scrute le sol, mais rien, on est dans la purée de pois. Et c’est de plus en plus sombre, à la fois à cause de cette brume et de la nuit qui approche. Tout d’un coup, je vois les premières lumières au sol, mais elles me semblent très proches et quelques secondes après l’avion remet les gaz. Je vois même un feu plus haut que l’avion, je comprendrai que c’est une torchère. C’est d’autant moins rassurant qu’il doit y avoir un volcan de 3000 mètres pas très loin.

De nouveau je ne vois plus rien, et on nous annonce (je ne comprends pas tout) qu’il n’y a pas assez de visibilité pour atterrir, bon, c’est ce que j’avais remarqué, et que ça devrait être mieux dans une heure.

On fait un tour en restant dans la brume. Ca ne me parait pas très prudent, on ferait mieux d’aller à Douala pendant qu’il nous reste du carburant. J’ai l’impression qu’on va de nouveau essayer d’atterrir, mais je ne vois toujours aucune lumière au sol, pourtant il fait nuit…. Et on nous annonce qu’il n’a toujours pas assez de visibilité et qu’on va aller au Cameroun, ouf, c’est ce que j’aurais fait !

Quelques minutes après il y a une infinité de lumières, on survole Douala et on se pose sans dommage. Il est 19h15.

Je pense qu’on va descendre et passer la nuit au Cameroun, mais on nous dit d’attendre dans l’avion. Au bout d’une heure on nous prévient que la visibilité c’est améliorée à Malabo, et qu’on va pouvoir y retourner. Une autre heure pour faire le plein (c’est plus sûr) pendant qu’on reste dans l’avion (je croyais que c’était interdit, mais peut être pas ici). Vol plus tranquille et tonnerres d’applaudissements à l’atterrissage, il est 22h.

Aucune question au contrôle de police pour rentrer dans le pays. Fouille symbolique de mon sac.

Contrairement à mon attente, les chauffeurs de taxis ne se jettent pas sur moi quand je sors de l’aérogare, mais j’en trouve un quand même pour aller profiter d’une nuit bien méritée à mon hotel.

Le permis de tourisme

Le visa à beau n’être pas simple à obtenir, il ne suffit pas pour avoir le droit de visiter le pays et de prendre des photos, il faut un permis de tourisme (Autorizacion para visita turistica), c’est l’objectif de mon premier jour dans le pays.

Et pour cela il faut carrément aller dans les ministères. Je prends un taxi pour le ministère du tourisme et de la culture, qui était indiqué dans les guides, mais il ne s’occupe plus que de la culture. En route pour le nouveau ministère du tourisme, qui par chance se trouve juste en face de mon hotel, je vais pouvoir y revenir à pied. Il y a un secrétaire qui connait le sujet, mais pas beaucoup d’autres fonctionnaires, et pas l’inspecteur général qui doit signer ma demande. Le lui laisse les photocopies de mon passeport et de mon visa et la liste des sites et villes que je veux visiter. Il me dit de revenir à 14h30.

A 14h30, encore moins de monde au ministère, le secrétaire n’est pas là, les bureaux semblent déserts, il y a juste une vigile. Le secrétaire m’avait laissé son numéro de téléphone mais je n’arrive pas à le joindre. Je vais à l’hotel essayer de téléphoner mais sans succès et quand je reviens au ministère il est carrément fermé ! Et jusqu’à mardi ! C’est mal parti pour visiter le pays et avoir le droit de prendre des photos.

Je demande une dernière fois, sans trop d’espoir, à l’hotel de téléphoner, et ils arrivent à joindre le secrétaire, il dit qu’il viendra directement à l’hotel me donner le permis.

Et un peu après 17h il est bien là avec le permis. Il me dit qu’il a dû aller à la maison de l’inspecteur général du tourisme pour faire signer le permis parce qu’il n’est pas venu au bureau de la journée, le télétravail à l’air développé ici dans l’administration !

J’ai mon permis, mais ce n’est pas tout à fait fini, il me reste à le faire inscrire au ministère de la sécurité, j’irai demain, il semble que ce ministère ne ferme pas le samedi.

Je commence à comprendre pourquoi ce pays est un des moins visités au monde.

Ci-dessous les premières photos du pays, comme je n’avais pas le permis j’ai pris que des photos à l’intérieur d’un café et à l’intérieur du jardin de mon hotel. Pour avoir plus de chance d’avoir le visa, j’avais réservé un bon hotel.

Et juste après avoir eu le permis, deux photos dans le quartier de l’hotel, on remarque toujours cette brume, le ciel n’est pas bleu et on voit à peine le soleil.

27
déc
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Publié le 27 décembre 2017

Demain je pars pour la Guinée Equatoriale.

Vol Iberia, départ d'Orly à 8h10, transit à Madrid de 10h15 à 12h45, Arrivée à Malabo à 18h45, il n'y a pas de décalage horaire.

La Guinée Equatoriale n’est pas le pays le plus connu au monde, je vous le présente un peu.

C’est un petit pays de 28 000 km carrés (environ la taille des Pays de Loire) bizarrement composés de trois parties : l’ile de Bioko où se trouve la capitale Malabo, une partie continentale qu’on appelle Rio Muni et une toute petite ile au sud de Sao Tome : Annobon. Je me contenterai de Bioko.

Il y a 760 000 habitants. C’est une ancienne colonie espagnole et l’espagnol est la langue officielle. Indépendant depuis 1968. Grâce à sa production de pétrole la Guinée équatoriale a le plus haut PNB par habitant d’Afrique.

La population est à 90% catholique.

L’ile de Bioko, que je vais visiter est une ile volcanique. Elle fait 67km de long et 40 de large, le plus haut sommet est le Pic Basilé, 3011m, j’espère y monter, mais c’est facile, il y a une route mais il faut des autorisations.

La capitale Malabo est au nord de l’ile. Je vais rester tout le temps (8 nuits) dans le même hotel dans la capitale et faire des excursions le long de la route qui longe les cotes est et ouest.

20
déc
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Publié le 20 décembre 2017

J’aime bien débuter mes voyages dans les musées parisiens, ça me met déjà dans l'ambiance. Surtout qu’en Afrique subsaharienne il n’y a malheureusement pas beaucoup de grands musées. C’est pour cela que j’ai été visité la section africaine du musée du quai Branly. En voilà quelques œuvres.

D’abord une tête Nok, du Nigéria, une des plus anciennes civilisations d’Afrique subsaharienne (1er millénaire av JC).


Quelques objets, de la fin du 19ème siècle, des chefferies du Cameroun où j’irai dans mon prochain voyage.

Des masques de Guinée, du Congo et du Mali.

Des statues du pays Dogon, au Mali, où j’ai été il y a très longtemps.

Et pour finir, une couverture de Côte d’Ivoire.

Je pars en Guinée Equatoriale dans 8 jours.

13
déc
13
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Mon premier voyage sera en Guinée Equatoriale et au Cameroun.

J’écrirai un article au début de chacun de ces deux pays pour les présenter et indiquer ce que j’y ferai, mais vous pouvez déjà voir en rouge sur la carte ci-dessous que je me limitai en nombre de kilomètres.

Départ le 28 décembre pour la capitale de Guinée Equatoriale, Malabo par Iberia, la compagnie aérienne espagnole. Départ à 8h10, arrivée à 18h45, j’ai privilégié l’heure d’arrivée, beaucoup de vols arrivent en pleine nuit.

Je reste 9 jours en Guinée Equatoriale. Vol le 5 janvier de Malabo à Douala, la plus grande ville du Cameroun.

Je resterai 28 jours au Cameroun, départ le 1er février de Yaoundé, la capitale du Cameroun, pour arriver le 2 à Paris.

Renseignements pratiques : visas

J'ai mes deux visas.

Le visa du Cameroun est facile à obtenir. Il faut une réservation d’hotel, juste quelques jours et une réservation sur Internet suffisent. Il faut aussi un vol aller-retour. Et il faut attendre 7 jours ouvrés.


Le visa de Guinée Equatoriale est un où il faut le plus de papiers, officiellement il faut :

- Un billet d’avion aller-retour

- Une attestation d’assurance

- Un extrait de casier judiciaire

- Une copie de vaccination de la fièvre jaune

- Une attestation de revenus

- Une confirmation de réservation d'hôtel visée par le Département de la Sécurité Nationale des étrangers à Malabo

Comme ça me paraissais impossible à obtenir je ne suis pas passé par une agence, je suis allé directement à l’ambassade. On ne m’a pas demandé l’attestation de revenus ni parlé du département de la Sécurité Nationale.

J’ai réservé à l’hotel Ibis pour avoir plus de chance d’être accepté. La première fois j’ai apporté la réservation d’hotel faite sur Internet, on m’a demandé une lettre de réservation écrite par l’hotel.

J’ai appelé l’hotel et ils m’ont envoyé cette réservation. Mais l’ambassade l’a refusée parce qu’il n’y avait ni le tampon, ni la signature de l’hotel.

L’hotel me l’a renvoyé, tamponnée et signée, et là c’était bon.

La première fois, ils m’avaient dit qu’il fallait entre 1 et 3 semaines pour avoir le visa, mais 2 jours après le dépôt il était prêt.

9
déc
9
déc
Publié le 9 décembre 2017

Et voila le blog 2018 !

Des 9 régions du monde que j’avais définies, c’est en Afrique qu’il me reste le plus de pays à voir : 25 (sur 54). J’ai donc décidé de voyager en Afrique en 2018.

Je ne pourrais pas aller dans toutes les régions d’Afrique, j’ai divisé le continent en 5.

Je laisse, pour 2018, le Sud qui est trop facile et l’Est ou je connais déjà les principaux pays, et j'ai déjà fais de grand voyages de 6 mois dans l'est et le sud. J’irai dans les régions du nord, de l’ouest et du centre de l’Afrique.

Dans le nord de l’Afrique il y a 3 pays ou je n’ai pas été mais je laisse de coté la Libye qui est un des deux pays les plus dangereux en ce moment.

Dans l’ouest de l’Afrique il n’y a que 3 pays ou je n’ai pas été.

Je n’ai jamais été dans le centre de l’Afrique, 8 pays en tout, mais je laisse de coté le Tchad et la République Centrafricaine que me paraissent trop instables en ce moment.

Ca fait 11 pays sélectionnés pour mes voyages de 2018 (encadrée sur la carte ci-dessous), je n'aurai pas le temps de visiter les 11, entre 7 et 9 ce serait déjà bien.

Comme ce n’est pas des pays faciles (visa, frontières …) je ne ferai pas un grand voyage de 6 mois, mais plusieurs voyages de quelques semaines chacun, peut être 4 ou 5 voyages.

Je vais essayer de vous raconter tous ces voyages en un seul blog. Et entre les voyages j’écrirai une étape pour 15 pays de la région que j’ai déjà visités, dans l’ordre chronologique, du Maroc en 1978 à la Côte d’Ivoire en 2015.

Pour planifier mes voyages il faut tenir compte du climat. Au niveau du tropique, c’est le désert, il vaut mieux voyager en hiver. Au niveau de l’équateur, c’est la grande forêt, il pleut presque tout le temps. Entre le tropique nord et l’équateur la saison sèche est pendant notre hiver, et s’allonge plus on s’éloigne de l’équateur. Au sud de l‘équateur, c’est l’inverse, la saison sèche est pendant notre été. Et en plus il vaut mieux éviter le ramadan dans les régions musulmanes (à partir du 15 mai en 2018). Tout ça pour dire que ce n’est pas facile à planifier et que c’est aussi pour ça que je préfère faire plusieurs voyages, qu’un seul grand voyage.

Concours de commentaires :

Le concours des commentaires reprend, comme l’année dernière, un point pour chaque commentaire, un point supplémentaire au meilleur commentaire de chaque étape, un demi-point pour les commentaires en retard. Un cadeau au premier de chaque voyage, et des cadeaux aux premiers du total de l’année sans possibilité de gagner 2 fois. Au total, un gagnant par tranche de 50 commentaires (c’est-à-dire 8 gagnants s’il y a 375 commentaires comme l’année dernière). Et un cadeau supplémentaire au premier de l’année.