Carnet de voyage

HiMaYa sur la route de l'Asie Centrale

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Dernière étape postée il y a 2 jours
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Partir en famille sur les routes en direction de l'Asie Centrale
Du 1er février au 25 août 2019
205 jours
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Publié le 16 avril 2019

Sur la route qui descend vers le sud, nous voyons de nombreux puits/ réserves d'eau. Il y en a également sur l'ile.

Nous croisons rapidement une famille française partie pour 3ans. Les "mollalpagas" voyagent dans une tiny house. Nous prenons le ferry (presque une heure de démarches administratives pour à peine une dizaine de minutes de traversée!). Il fait une chaleur de malade et j'étouffe avec mes manches et jambes longues, avec mon foulard sur la tête... Nous arrivons sur l'ile et allons rejoindre un bivouac où sont stationnées des français, des roumains, un grec et des espagnols... Nous partageons ensemble les repas, et nous échangeons sur nos voyages respectifs...Certains s'en vont vers l'Inde par le Pakistan, d'autres remontent comme nous...Nous sommes à 2 pas de la mer, et sommes cachés: nous pouvons nous y baigner et faire tomber le voile et sortir une tenue courte d'été!! Quel plaisir! Hormis ces centaines de mouches qui nous envahissent😉 Nous nous baignons cachés par les rochers. Nous sommes en maillots, alors qu'ici ce n'est pas accepté. Les hommes ont à la limite le droit mais en débardeur/short, et les femmes doivent aller sur une plage spéciale (qu'il n'y a pas sur l'île). Autour des camions il y des traces de dromadaires: pas très commun pour nous! Franck et Hima font une balade en plongée avec masque et tubas et voient de nombreux bernard-l'hermite et de chouettes étoiles de mer. Maya joue avec la petite Maelia, qui s'avère être plus pipelette que notre poulette! Hima se joint à Adrian qui pêche des crabes: le soir c'est soupe aux crabes!

Le soleil tape fort et nous prenons de bons coups de soleil 

Le matin, nous partons faire un tour en bateau: il y a dans les alentours des dauphins. Malheureusement pour nous nous ne les verrons pas! Nous voyons tout de même de magnifiques poissons et de bigs oursins! Hima quant à lui, fait un long tour en happy cat (catamaran gonflable) appartenant à Cristian, un roumain qui vit sur les routes avec sa famille, sa femme est française, et leurs 2 gamins Emilia et Lucas parlent allemand, anglais, français et roumain, rien que ça!

la mer d'Oman 

Il y a des filets de pêches permanents sur notre plage et au petit matin quand les pêcheurs viennent ramasser leurs poissons, ils nous en donnent un plein sac que les gars font cuire au barbecue! Un vrai régal (si on fait abstraction des mouches bien sur!)

En fin d'aprème on laisse tout ce petit monde pour aller voir un canyon...Nous apercevons à plusieurs reprises des femmes de l’ethnie de Bandaris. Bandar signifie port en farsi, et ce peuple vit donc au bord la mer. Leurs tenues sont plus colorées, avec des broderies. Toujours voilées, elles ont en plus un masque en métal ou tissu qui cache le front, le nez et les joues. Ça fait penser à Zorro et Maya est impressionnée par leur apparence.

Il fait si chaud, que la vie s'arrête entre 12 et 17h! Tout reprend à la tombée de la nuit


montage animé dans le canyon! 

Le soir nous allons dormir proche d'une autre plage qui est bien connue car les tortues vertes marines viennent y pondre chaque année. Nous mangeons rapidement, et allons sur la plage sans trop espérer croiser une tortue...Nous ne marchons que depuis 5 minutes quand nous voyons une large trace partant de la mer! Incroyable elle est là, elle creuse...Un rapide flash pour immortaliser cet instant puis nous éteignons toute lumière qui pourrait la perturber...Nous restons un long moment à ses côtés pour regarder, écouter...C'est juste énorme! Elle semble peiner... Normalement, les locaux se relayent les nuits d'avril à juillet, pour faire fuir les prédateurs...

Ce n'est pas le cas ce soir-là, et au petit matin quand à 5h30 je suis réveillée, je m'habille rapidement et file voir....Désespoir! Tout est défoncé, un grand trou et les oeufs (comme une balle de ping-pong et à la coquille assez dure) sont éclatés.😦

Je rentre rapidement au camion bien triste de ce que j'ai vu...Je ne me rendors pas et quand les enfants se lèvent nous retournons sur les lieux (du crime!). On est tous très tristes...On fait un tour sur cette belle plage (et voyons à nouveau un autre trou avec des oeufs là aussi éclatés: saleté de chiens! Décidément je n'aime pas ces bêtes là! Ça bouffe vraiment tout et n'importe quoi!

Sur la plage nous trouvons du corail et de superbes coquillages...Il y a de nombreux monticules de sable avec à côté un trou...surprise: un crabe y habite!

on se serait bien baigné sur cette chouette plage... 

Nous retournons nous baigner à l’abri des regards indiscrets...Et je m'y rends à pieds car un troupeau de dromadaires est sur notre chemin. Je ne fais pas la fière, mais j'ai avec moi un bâton...on ne sait jamais, en même temps je ne sais pas ce que j'aurai pu en faire!

pas plus paisibles les mecs! 

Après notre baignade, on ne sait pas trop quoi faire: le mauvais temps est prévu avec des orages et de la flotte, de plus le paysage ne nous plait pas plus que ça, le côté désertique et en chantier ne nous attire pas...On remonte dans le camion,et allons manger dans un resto où des jeunes très à la mode (mec au cheveux longs et blonds décolorés chantant du " je t'aimmmmme" de Lara Fabian), font la papote avec nous. Nous repartons et passons devant les chantiers navals de l'ile. Ici plus de constructions en bois (qui sont faites au Pakistan) mais du polyester.

spéciale dédicace pour AMC! 
modèle en bois pour faire le moule après (notez la qualité de la sécurité des échafaudages) 

Nous continuons vers la sortie de l'ile, jusqu'au petit village de Laft. Il y a là de vieux bateaux en bois ce coup-ci, ils sont magnifiques: dignes de bateaux de pirates!

Dans le village de nombreuses tours de vents...

Voilà nous avons atteint le point le plus au sud de notre virée dans ces contrées!

Nous prenons le ferry sous la pluie et traçons vers Bandar Abaas la grosse ville du coin...On se prend de gros orages et des trombes d'eau la nuit...Au matin, quelques rues sont inondées, les petits courts d'eau crachent une boue dégueulasse dans la mer...Les gens installent des sacs de sables pour stopper l'eau...Il est temps que nous partions d'ici. c'est ouf de venir en Iran et d'avoir de la pluie un peu dans chaque ville!! Cela est rare ici et les iraniens s'arrêtent pour prendre des photos des courts d'eau débordants.

du coup la verdure apporte de chouettes couleurs!
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Publié le 15 avril 2019

Nous quittons Chiraz et partons pour le sud, vers le golfe persique...

Nous traversons des paysages toujours grandioses, nous voyons apparaitre de nombreux palmiers! Il fait aussi de plus en plus chaud. Nous allons passer une nuit à la campagne, fuyant le bruit des villes.

Nous prenons un petit chemin sur la gauche et stoppons James. En très peu de temps nous sommes envahis de mouches! Il fait une chaleur de malade, et je suis bien contente que l'on soit seul pour enlever mon foulard...Mais voilà qu'au loin apparait une moto: c'est Mohamed qui vient faire la papote. Il nous parle en farsi, nous en français. On lui paie un thé au jasmin( qu'une dame nous avait offert le midi-même).

Avec Maya on fait un brin de lessive qui sèche en un rien de temps vu la température! On sort les habits d'été et rangeons ceux d'hiver.

Ma petite essoreuse 

Avec Hima nous partons sur les hauteurs faire une balade. C'est super joli et il y a de nombreuses fleurs, et plus du tout de mouches!

Quand on revient Mohamed ne tarde pas à revenir. Cette fois il emmène les gars dans ses champs (il leur fait gouter l'intérieur d'une tige de chardon, leur montre des herbes médicinales...) puis il s'assoie longuement avec nous. Et quand nous sortons notre bouquin sur la faune et la flore de chez nous, le voilà qui commence à imiter les cris et les chants des animaux et des oiseaux des alentours. Il nous montre la photo des mulots qui sont nombreux ici. Puis des mésanges, des loups, des lapins etc...Nous passons un bon moment.

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Publié le 15 avril 2019

Quand nous arrivons à Chiraz après avoir visité Persépolis, nous avons une très bonne impression. La route pour y arriver est très chouette, et la ville est entourée de montagnes. Nous nous garons sur un premier parking, et nous y rencontrons une famille de coréens: ils sont en voyage pour un an, et sont à bord d'un camping-car. Avec leurs 3 enfants, ils sont partis plein est, sont même allés jusqu'à Paris (sans pouvoir aller visiter notre capitale...à cause des gilets jaunes qui leur bloquaient la route!)Dommage de traverser la moitié de la planète sans pouvoir accéder ce à quoi ils avaient envie!

Nous partons nous stationner sur un parking en centre ville proche d'une fête foraine, qui sont fixes ici. Le lendemain matin, on part à pieds visiter un petit jardin et son musée. Nous passons devant une forteresse qui servait de prison...

Puis on traverse de petites rues pour se rendre à la mosquée "Masjed-e nasir-al-molk". Elle se visite habituellement avant 11h, quand les rayons du soleil illuminent ses fenêtres aux verres colorés. Nous arrivons trop tard, mais le lieu est agréable. Dans la salle de prière, il y a de superbes colonnes qui soutiennent un toit vouté orné de céramiques et de briques. Ce lieu transformé en musée date de la fin du XIXeme siècle.

Maya a du succès avec son chapeau! 


Dehors on peut voir que certaines briques sont en bois. Elles ont été ajoutées à la construction : ce bois a apporté de la souplesse et a permis aux murs de ne pas s'effondrer lors des séismes qu'a connu la ville.

on croise souvent dans les mosquées de jeunes étudiants en architecture dessinant les lieux 

Nous discutons longuement avec une dame qui propose aux enfants de nourrir les poissons...

Le midi nous allons manger un "dizi": considéré comme le plat du peuple c'est un genre de bourguignon, mais avec du boeuf, du mouton, des pois chiches et des patates, le tout arrosé d'épices. Il y a tout un petit rituel pour le manger: on vide le bouillon que l'on mange en y trempant du pain (avec ça tu n'as déjà plus faim!) puis avec un pilon tu écrases le tout en faisant attention de ne pas se bruler car le pot en terre est bouillant! On s'est régalé.

accompagné d'une bière( sans alcool bien sur!) et de la boisson locale (eau de roses) 

Le temps passant, mes cheveux poussent laissant apparaitre toujours ces vilains cheveux blancs que je n'affectionne pas. Je veux retourner chez le coiffeur et quand nous rentrons de notre balade à Chiraz, nous sommes sur le trottoir, et j'aperçois un panneau « beauty salon ». Heureusement qu'il est en anglais, autrement je passais à côté sans y prêter plus d'attention! Ni une ni deux, je vais jeter un œil et fait comprendre à la coiffeuse( oups j'ai oublié son prénom!) ce que je souhaite. C'est ok, ça me coutera 55 tomans( donc si vous avez bien suivi, ça veut dire 55 000 Tomans, donc je devrai alors donner 550 000 rials!) Franck et les enfants rentrent tranquillement au camion tandis que je m'installe. Ici les rideaux sont tirés, les voiles peuvent tomber. Ma coiffeuse me teinte les racines, et je me retrouve alors saucissonnée dans un plastique bleu, transpirant avec la chaleur ! Pendant ce temps, le téléphone de ma coiffeuse crache une musique iranienne, que j'imagine parlant d'amour...

Puis au moment où il faut rincer ma tête, elle me demande de la suivre. Elle me fait comprendre que je dois mettre la tête au dessus du lavabo et de rincer( moi-même) mes cheveux puis de les shampouiner. Bon je m'exécute !

Je pense que son prénom est Sahar... 

Une fois à peu près débarrassée de la couleur, elle me donne une mini serviette en tissu jetable. Mais avec ma tignasse, mes cheveux gouttent partout. J'ai ensuite le droit à un séchage/ lissage. J'ai encore cette fois-ci de la teinture plein le front...Ma couleur ressemble à de la "betterave écrasée" 😉

Cependant ce petit soin ne me coûte que 550 000 rials, soit moins de 4€ ! Je ne vais pas non plus me plaindre!

Je rentre tranquillement au camion, et pars chercher Franck et les gamins dans le parc. Au passage, j'achète 3 CD sur un stand traditionnel pour moins d'un euro...

Nous allons faire un tour d'auto-tamponneuse! Nous avons bien rigolé mais je me suis sacrément tordu le poignet!

comme il est beau "oui-oui" dans sa belle voiture rouge!
8
avr
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Publié le 15 avril 2019

Persépolis

La route entre Ispahan et Persépolis est juste Magnifique

Quand nous arrivons il fait beau et tout au long de l'après midi, on profite de cette belle luminosité que nous offre la météo, mais on se prend aussi un bon coup de chaud! Nous sommes pourtant qu'au printemps mais les températures sont déjà hautes!

Superbe cité datant de l'époque Achéménide ( VI eme siècle avant notre ère). C'était le premier empire perse. Durant 150 ans la cité est en travaux, elle aurait été détruite avant l'achèvement de sa construction. A son apogée elle s'étendait sur 125000m², et aujourd'hui on la compare au colisée de Rome, aux pyramides de Gizeh ou à la cité de Palmyre en Syrie.

Le site a été bien conservé car au fil des ans une épaisse couche de sable l'a recouvert, c'est en 1930 qu'un archéologue l'a découvert et d'importantes recherches ont pu alors commencer, actuellement elles continuent.

Au moment du nouvel an (Norouz, avec l'arrivée du printemps), tout l'empire venait ici pour rendre hommage au roi. Le reste de l'année il semblerait que Persépolis restait déserte...

Il y a peu de document où Persépolis est mentionnée: sans doute que les Achéménides ont voulu cacher son existence. C'est Cambyse II (fils de Cyrus le Grand et père de Darius 1er) qui aurait choisi le site. Persépolis fut agrandie par ses successeurs.

Persépolis c'est un grand tas de cailloux joliment sculptés ! C'est impressionnant de voir comme sont bien conservés les personnages, animaux, écritures, les frises etc...

Porte des Nations ou de Xerxès.

Nous prenons des lunettes de réalité virtuelle. Avec on se rend compte de ce qu'était le lieu notamment au niveau des couleurs: beaucoup de bleus et d'or!

Les hauteurs sous plafond étaient juste monumentales!

Nous voyons les nouveaux habitants des lieux!

Palais des 100 colonnes, qui mène à l'Apadana par un escalier aux frises représentant les différents peuples de l'empire (les Thraces, les Parthes, les Babyloniens etc...) qui apportaient des offrandes.


Les soubassements du palais de Darius ont de superbes panneaux...Nous découvrons cette écriture cunéiforme et c'est chouette de la voir en réel! Hima trouve qu'elle n'a pas l'air compliquée😉

On se régale avec toutes ses fleurs! La pluie des dernières semaines rend le site bien vert et tout fleuri!

Tombeau d'Artaxerxès II et Artaxerxès III.

Bref nous avons passé une bonne journée à Persépolis!

(Petite précision: les connexions internet ne sont pas toujours terribles en Iran...il m'est donc parfois difficile de finaliser un article!)

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Publié le 9 avril 2019

Ce nom sonne agréablement à nos oreilles. Grosse ville d'environ 2 millions d'habitants( pouh!), elle est LA ville à visiter d'Iran. Un joyau de la perse ancienne...D'ailleurs l'Iran porte ce nom que depuis un siècle, avant on le nommait la Perse.

A Ispahan, on stationne dans un parc proche d'une station du métro tout neuf. En quelques minutes nous accédons au centre ville. A 10 000 rials le ticket( petit rappel: 1€ vaut 140 000 rials), nous serions bêtes de ne pas en profiter!

Le métro  

Il fait chaud, on se croirait en été. Nous partons dès 10h, et pendant 7 heures de balades ponctuées de pauses nous ouvrons grands nos yeux...Autant vous dire que quand nous rentrons au camion le soir, nous sommes cassés! La famille allemande nous a rejoint.

Nous y découvrons la place "Naqsh e Jahan" , blindée de monde, et de marchands de tapis un peu trop collants à notre goût...Cela nous rappelle qu'au Rajasthan, nous nous sentions par moment des dollars ambulants...

Nous y visitons la mosquée "Masjed e Shah". Comme le monde est tout compte fait bien petit, nous y rencontrons un groupe de mamies nantaises. Elles connaissent même Palluau! Et bin!😀

Cette mosquée n'est plus aujourd'hui qu'un musée. Elle a été construite en 1611. Son dôme atteint 51m de l'extérieur et 36m de l'intérieur, l'espace entre les deux est creux. Lorsqu'on se place sous le dôme, juste un claquement de billet nous renvoie un écho. Toujours les mêmes céramiques, motifs géométriques ou floraux, mais alors elle est immense! Placée sous son dôme, celui-ci ne rentre même pas dans l'objectif de mon appareil photo!

On ne se rend pas vraiment compte de la grandeur sur de si petites photos! 
la famille ratapoil, veuillez noter les belles semelles des shoes de Franck! 

Nous y voyons aussi le processus de la rénovation du dôme. C'est simple mais fonctionnel. Sa restauration se fait par quartier. Un plan est rigoureusement respecté: La céramique est appliquée sur des briques. Un moule incurvé( ici, d'une vingtaine de mètres!) reçoit les briques. On les pose suivant le plan pour respecter les motifs et les couleurs. Puis on applique du plâtre pour fixer le tout, avec des crochets inclus dedans pour que l'ensemble soit plus facilement manœuvrable. On peut facilement imaginer le poids d'une telle structure!!

Nous allons aussi nous perdre dans le Bazar. Norouz étant terminé, toutes les échoppes sont ouvertes, et les acheteurs sont nombreux. "Foulophobes" que nous sommes, l'endroit est assez oppressant, sachant qu'il faut aussi rajouter de nombreuses motos slalomant entre les gens...

Nous y achetons des "smacks" artisanaux! 

A Ispahan coule la rivière Zayandeh. Habituellement sèche, avec les dernières pluies, nous avons de la chance de la voir couler sous les vieux ponts de la ville! En effet depuis une vingtaine d'années, un canal d'irrigation a été construit pour approvisionner les villes de Yazd et Kerman...Les habitants d'Ispahan ne la voient que rarement couler...

Nous allons voir le "Si-o-se Pol". Il enjambe la rivière sur 300 mètres, et a été construit au début du 17eme siècle.

non loin de là les pédalos sont de sortie: nous avons réussi à y échapper😉

Pour notre deuxième journée, nous faisons un peu d'école le matin...Enfin essayons car c'est une journée sans, et très vite Hima et moi nous prenons la tête! Comme c'est hors de question qu'on se bouffe la vie, (et le voyage!) avec les leçons, je stoppe direct et pour calmer les tensions grandissantes, nous faisons un bon gâteau tous les deux que nous partagerons avec nos amis allemands...Le hamac est de sortie pour la première fois depuis le voyage! Nous avons la visite de 2 petits jeunes...qui reçoivent une leçon de géographie!

recette du brownie de l'école de Maya qui fait partout fureur! Bon il faut l'adapter quand le beurre ou les noisettes manquent... 

Nous partons dans l'après midi pour pouvoir admirer un autre pont éclairé la nuit venue. Mais avant, nous allons jeter un oeil au quartier arménien. Il y a une communauté chrétienne d'environ 6000 personnes...Le quartier fait très européen, et est assez huppé. Nous visitons une église datant du 17eme siècle. L'architecture est la même que celle des mosquées de la même époque, juste les peintures changent. Les scènes sur la vie de Jésus sont macabres, on le voit dans de nombreuses scènes de torture les plus inimaginables possible!

En attendant la tombée de la nuit, nous nous posons dans un des nombreux parcs de la ville. L'herbe y est bien verte, les jeunes feuilles apportent un peu d'ombre, et les fontaines ou bassins de la fraicheur. Les parterres sont fleuris: des pensées toujours. A plusieurs reprises, des personnes nous abordent: Hima doit porter son voile! Bon dieu que c'est gavant! Nous avons juste envie de leur répondre de s'occuper de leurs affaires. Même si cela est toujours demandé avec gentillesse, nous sommes soulés! "Pess-aar" est pourtant l'un des premiers mots que nous avons appris en farsi: il signifie "garçon". Hima a choisi de s'acheter une casquette! En attendant cet achat, il s'achète une paire de tennis à 4 millions! On est mort de rire!

De vieux combi ont été rénovés et aménagés en café, Hima les adore! Dans le parc, de nombreux jeux pour enfants ou parcours de santé pour les plus motivés, de nombreux groupes pique-niquant ici ou là, et des joueurs d'échecs...J'aurai bien été tentée de leur mettre une pâté, mais il n'y a que des joueurs masculins!

les lilas sont bien chétifs... 

Nous passons devant un ciné où la file d'attente est bien longue! Alors qu'en 2009 nous étions allés voir un "bollywood" en hindi dans un cinoche, j'essayerai bien un film en farsi...à suivre!

En ville nous voyons des goelands (!)...Maya lit, non dévore son premier tome d'Harry POTTER 😉 quelle coïncidence!

Nous marchons encore beaucoup et Maya commence à se plaindre...Bon c'est pas nouveau, ma poulette n'aime pas marcher.

Les berges de la rivière sont bondées! Les iraniens affectionnent particulièrement ces jolis ponts! Franck se fait souvent prendre en photo, il va devenir populaire! Nous y croisons (entre-autre) un Irakien de Bagdad (le nom dit à l'irakienne totalement imprononçable pour nous! Le son doit provenir du fin-fond de la gorge...) Cet homme est rigolo, il discute avec tout le monde, prend la pose...Hima adore sa fière allure! Sur le trottoir une petite moto nous dépasse: 2 pompiers en tenue et casqués sont en service! A l'arrière de la moto est accroché un extincteur! Extra!

2 niveaux sur ce pont, nous faisons l'aller en haut, le retour en dessous.  

Quand nous décidons de rentrer il est déjà 20h30, il fait nuit noire...On pense pouvoir trouver un taxi: quand Franck en accoste un, celui-ci part pied au plancher quand il entend notre destination! En effet, James est à une bonne quinzaine de bornes et le taximan n'est pas intéressé par une course si longue. On se retrouve comme des c*ns à ne pas savoir quoi faire???!!! Une jeune femme nous informe que le métro est fermé...(nous nous rendrons compte plus tard qu'elle se trompait!). Elle nous fait monter dans un bus, et nous voilà partis à traverser la ville de nuit, pris en charge par le chauffeur! Quelle aventure! Lorsque le terminus de sa ligne de bus arrive, il nous accompagne à pieds vers un autre bus. Nous fait monter dedans en nous donnant un papier où il a écrit (en farsi) notre destination... Durant tout le trajet, Franck discute avec le chauffeur et un vieux monsieur en un mélange de français/anglais/farsi, et on se demande si l'on va bien arriver à destination! Presque une heure après avoir quitté le pont et sa cohue, notre bus nous dépose devant la station de métro ouverte....Il est bon parfois de se laisser faire, et de faire totalement confiance! En même temps nous n'avions pas trop le choix!

Le lendemain, James fait une vidange dans un des nombreux garages dans LE quartier des garages: ça pue les pots d'échappement, ça sent l'huile, ça ronronne de tous les côtés! Nous passons par un arménien complètement anglophone, propriétaire d'un garage...Pour une vingtaine d'euros, James se trouve avec the best quality!! Une huile made in Iran, la meilleure qui soit...Bien sur, nous n'en doutons pas 😀!

L'après-midi nous sommes installés au parking, Maya bricole avec Mathilda, Hima joue avec Toni au UNO...Un petit orage éclate qui apporte de l'eau...Puis nous pouvons ressortir, et nous voyons un petit bus se garer non loin de là: il me semble que c'était la police des moeurs: des femmes voilées du tchador noir avec leur écusson de l'état accompagnées de policiers...Ils viennent nous dire le traditionnel "welcome" avec de grands sourires...Ces femmes veillent à la bonne tenue des femmes: voiles, formes féminines cachées, bras et jambes couverts... Je n'ai rien à me reprocher tout va bien!😀

Le soir un iranien vient nous offrir du pain (miam!), un petit bocal de gousses d'ails marinées (que nous nous ferons un plaisir de ne pas ouvrir et de jeter plus tard!) ainsi qu'un plat d'herbes...Nous lui avons offert en échange un paquet de graines de citrouilles grillées...C'est la coutume ici, on t'offre quelque chose et tu dois aussi donner...Comme souvent, de nombreuses personnes viennent pour prendre des selfies, savoir d'où l'on vient (nous répondons alors "farancia"en farsi)...

Quand nous partons d'Ispahan nous avons une bonne nouvelle: nous téléphonons au consulat Turkmène de Mashhad: nos demandes de visas de transit ont été acceptées! Gros soupirs de soulagement, il arrive que des voyageurs se les voient refuser...Nous retrouverons Dominic et Christina début mai pour faire la traversée du Turkménistan ensemble, nous aurons 5 petits jours pour parcourir ces routes du désert particulièrement en mauvais état.

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Publié le 7 avril 2019

Kashan...célèbre pour son eau de roses que nous ne verrons pas en fleurs vu la saison!

Nous nous engouffrons dans les petites rues de la vieille ville et prenons par moment de bons coups de chaud: James a la chance d'être petit, malgré ses 3 mètres de haut, il passe partout! (les français rencontrés à Gorëme ont arraché un balcon et des fils électriques en Malaisie avec leur big camion!)

Nous garons James sur une petite place et partons explorer vieilles demeures, ancien hammam et autres merveilles. Nous voyons nos premières tours de vent, les "badgir". Le climat iranien étant si aride et chaud l'été que ces tours captent le moindre souffle de vent, la moindre petite brise pour rafraichir les habitations. C'était la climatisation d’antan: le corps principal est équipé de conduits avec des saillies destinées à arrêter l'air chaud, il y a aussi des volets pour orienter le vent. Il pénètre alors dans la tour, au dessus d'un bassin d'eau froide, ce qui rafraichit l'air ambiant, tandis que l'air chaud est renvoyé à l'extérieur par un autre conduit!

Nous visitons ces "musées". Pas grand chose de vivant là-dedans, juste des touristes...C'est bientôt la fin de Norouz et de nombreux iraniens profitent de leurs dernières journées à se balader...

Cet ancien palais nommé "tabatabaeï" est joliment orné de sculptures, de mosaïques de verre ou de miroir. La visite est agréable, même si je n'affectionne pas trop ces pièces vides... Composé de 40 pièces, il appartenait à un riche marchand du XIXeme siècle. Les jardins sont d'un vert printanier apportant une belle luminosité malgré un ciel bas. Cela nous rappelle les palais rajasthanis de la même époque!

Nous visitons ensuite un ancien hammam à 2 pas de là... Construit il y a 5 siècles, le "hammam-e-sultan Mir Ahmad", nous montre un aperçu de ces bains publics. Nous pouvons même accéder sur son toit où nous avons une superbe vue des toits de la vieille ville. Nous y voyons de petits dômes aux coupoles de verres ajoutés apportant la lumière aux bains, ainsi que les puits et les cheminées du hammam, puis les toits d'autres vieilles demeures ou mosquées...

Décidément, j'adore énormément ce mélange céramique/ briques 

Nous visitons le "kahn e abasian": plusieurs bâtiments sont construits sur différents niveaux (ceux du sous-sol sont particulièrement frais en été).

pratique cette niche pour ranger ses enfants! 

Il y a deux tisseurs: tapis et étoffe... Nous restons un moment à les observer, à comprendre le fonctionnement de leurs métiers à tisser. Hima contribue à la fabrication du tapis...

Nous repartons ensuite pour bivouaquer aux abords de la ville...Nous trouvons difficilement de l'eau pour le camion. On se stationne dans un parc, visitons sa fête foraine et y passons une terrible nuit: les gens y font la fête: toujours sans alcool (interdit en Iran) la fête est plus folle! Mais alors quel bordel jusqu'à 2h du mat'! Ça crie, ça rigole, ça fait ouiner les moteurs de voitures....Pfff. Quand le vacarme nocturne prend fin, on se prend une big tempête! Le vent souffle très fort, et de grosses rafales secoue James: la vache, pas très rassurant, on ne fait pas les malins, et attendons que le jour se lève!

Quand le jour se lève enfin il fait déjà très chaud! Le parking est vite envahi pour le dernier jour de Norouz!

ils nous font rire avec leur tente: pique-nique de luxe: barbec', samovar, grand tapis, comme à la maison! 

Nous quittons Kashan vers le sud et traversons de magnifiques paysages!

Nous nous arrêtons près de la petite ville de Natanz.

Pendant que Maya bricole, que je fais un brin de ménage et de lessive, les garçons vont se balader. Hima et Franck gravissent leur premier pic!

Tout en bas James... 


Moi je me contente de la fragile nature qui nous entoure 

On se sent bien mieux dans une nature aussi belle qu'en ville...

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Publié le 2 avril 2019

Quand nous quittons Qom, on se donne rendez-vous avec les allemands, l'après-midi-même au dessus de Kashan où se trouve un château.

Pour y accéder, une vingtaine de bornes. Nous laissons rapidement la grosse route pour une plus petite défoncée. Pendant ce court trajet, on aperçoit pas moins de 3 caravansérails plus ou moins bien conservés. Nous nous arrêtons pour aller explorer l'un d'eux. Il se trouve être le mieux conservé des 3. De hauts remparts, avec des tours pour les relier. A l'intérieur, plus de cris de marchands, ni de bousculade d'animaux...Il n'y a que des déchets et quelques puits asséchés...

Sur la route de la soie, on trouvait des caravansérails

toutes les 20 bornes environ

A l'époque, dans le désert il y avait des canaux souterrains et tous les 50/100m des puits. D'ailleurs, on en voit de nombreux autour du caravansérail: en premier nous voyons ces monticules de sable. Puis en s'approchant on voit bien qu'il y a un trou. Ceux-là sont visiblement asséchés.

Ces caravansérails, forteresses du désert...On peut facilement imaginer l'effervescence autour de ceux-ci.

Nous continuons notre route pour se rendre auprès de ce superbe château! Vieux de 600 ans, il est fait de briques et recouvert de torchis. Il nous charme dès notre arrivée!

De longs remparts, reliés par des tours. Deux d'entre elles sont très bien conservées. A l'intérieur des murs, il y a des constructions en briques, probablement les habitations...Curieusement, une bande de jeunes y fait une partie de paintball...Bon ainsi, les combats sont moins sanglants qu'autrefois !

Les enfants creusent dans le sable, et nous trouvons de nombreux débris de poterie. L'un d'eux est recouverts de céramique ! Je l'enfouis dans un trou afin qu'il reste là.

Au petit matin, le lieu est calme, majestueux ! La nuit, silencieuse a été ponctuée par le chant d'un oiseau...Nous en découvrons l'auteur à notre réveil ! Une petite chouette, gardienne des lieux...

Le lendemain matin, nous nous enfonçons plus dans le désert. Le plein d'eau est fait, nous avons de la bouffe : allons-y ! En 1 heure nous faisons à peine 15 km... Il faut dire que la route asphaltée s'est arrêtée, et que nous roulons maintenant sur une piste. Autant Dominic et Christina ont un poids-lourd 4*4, autant James ne l'est pas ! Ça grince, ça couine, ça claque, ça bouge dans les placards...Nous apercevons vite nos premiers dromadaires ! Ils sont en liberté, c'est magique !

le long de la piste, il y a des panneaux routiers qui nous font bien marrer! 

Quand nous nous arrêtons pour le repas du midi, on sort de la piste, faisons quelques mètres et STOP, James s'ensable ! Bon nous savions que nous pouvions compter sur l'aide de Dominic au cas où...L'après-midi se passe lentement, à bricoler, à discuter...

Alors que Maya est très bavarde, les moments passés avec Mathilda sont bien silencieux! 

Avec Franck nous faisons une petite balade pour se rapprocher du bord du lac NAMAK(salé). Habituellement, ce lac est sec, le sel en ressort...Là, comme les derniers jours ont été humides, c'est limite vaseux. Nous rentrons sous la pluie, c'est impensable, nous sommes dans un désert aride! Quand nous marchons sur le sable, le son produit ressemble à celui quand on marche dans la neige...On s'enfonce de quelques centimètres..

des poils de chameaux accrochés aux arbustes...des champignons dans le désert!! 

Le soir, différents troupeaux de dromadaires viennent proche des camions..Il y a un trou d'eau, ils viennent s'y abreuver. Avec Hima on essaie d'aller les voir, mais ils marchent vite ! Même si leur allure semble lente, ils sont si grands, qu'ils dépassent la notre !

Hima sort son cerf-volant 

Le lendemain, sous la pluie, nous rebroussons chemin. On ne fait pas les fiers sur la piste sachant que les allemands vont aller plus loin dans le désert...

Y'a pas à dire, nous étions vraiment coupés du monde!

30
mars
30
mars
Publié le 30 mars 2019

Nous passons 3 nuits à Qom( se prononce Rôm). Le soleil est revenu, avec son agréable chaleur! Qu'il est bon de pouvoir se dévêtir et avoir les bras au soleil...Ah bah non je suis bête, les femmes du pays n'ont pas le droit( ouinnnn!) Bon ce n'est pas grave, les températures ne sont pas non plus caniculaire. L'été elle avoisine les 50°. Question: mais comment font-elles?!

Nous profitons de ce beau temps pour faire un brin de ménage dans James, un peu de lessive...On trouve un robinet, nous nous garons à coté et le tour est joué!

Bref, cela ne m'empêche pas de profiter à fond de ce que l'Iran a à nous offrir! Nous allons visiter Hazrat-e Mazumeh, tombeau de Fatima soeur de l'imam Reza( lui-même un des successeurs de Mahomet) qui mourut au IX siècle. Le lieu est immense, il est accolé à une mosquée. L'endroit est blindé de monde, Qom étant la 2 eme ville la plus pieuse du pays, il y a beaucoup de croyants. Je dois à nouveau revêtir un tchador, Maya et moi sommes prises en main par de jeunes étudiantes( du coran). Elles nous accueillent avec des bonbons, de grands sourires et de bonnes intentions. Franck et Hima nous attendent un peu plus loin, à l'entrée des hommes. Un guide/ étudiant (du coran) nous accompagne. La visite est intéressante mais faite au pas de course. L'endroit est très vivant: de gigantesques tapis sont posés dans la cour: les gens s'y reposent, y discutent, y prient.

Du marbre sculpté, de l'or, et toujours ces céramiques...Les inscriptions sont en arabe ou en farsi, la langue iranienne...

Bon tout compte fait le tchador de Maya étant bien trop long, elle n'aura pas à le porter 

Le sol est d'un blanc immaculé, nous sommes autant éblouis par la beauté du lieu que par la luminosité du soleil.

Nous passons ensuite devant une superbe mosquée pour rentrer dans le bazar. Nous y trouvons 2 nouvelles assiettes (en inox ce coup-ci), regardons les tapis, mais le prix nous parait trop excessif...Nous verrons plus tard!

Nous cherchons ensuite un bouiboui pour manger...Nous accostons un jeune dans une boulangerie. Il y a ici une sorte de pain qui s'appelle le BARBARI. Quand Franck lui donne son nom de famille, le mec part dans un grand fou-rire...Pour la peine, il nous accompagne dans un resto, commande pour nous, ,et cerise sur le gâteau: paie pour nous! Il ne reste pas avec nous, mais nous nous régalons. Les plats étant très copieux, et délicieux, nous ramenons les restes dans des...sacs plastiques. Prochaine fois: apporter des tupperwares! Pas évident de manger assis par terre!

Nous rentrons ensuite dans une boulangerie...Nous y sommes accueillis avec de grands sourires: la pâte à pain est "étalée" comme une pâte à pizza. Ensuite le mec de gauche la travaille en faisant de petits trous avec le bout de ses doigts. Le pain est ensuite mis dans le four (son sol est recouvert de cailloux), puis une fois cuit, sorti et tapé sur la grille pour faire tomber les cailloux qui seraient restés collés. Nous repartons avec 2 pains gentiment offerts...Bon, chauds ils sont délicieux même s'il leur manque un peu de sel, mais froid on dirait du plastique...

En fin de journée la pluie est de retour mais pas pour longtemps! On rentre au camion et arrivent les allemands! Nous sommes contents de se retrouver! Les enfants lavent les camions (qui en ont bien besoin!)

Nous sommes stationnés dans un parc familial. Il y en a beaucoup dans le pays, les iraniens adorent pique-niquer, plantent une tente, dorment dans leur voiture...Donc nous avons de nombreuses visites! Ils aiment les selfies, et sont heureux de discuter avec nous, travaillant ainsi leur anglais. Nous recevons 2 plats de soupe en cadeaux, leur apparence est douteuse: on pourrait croire qu'elle a déjà été mâchée, avalée et ...😉 Mais j'en mange une très bonne!

Le soir, nous recevons 2 mails: Maya sera ravie le lendemain en découvrant que ses camarades lui ont tous écrit une lettre! Quel plaisir pour elle et pour nous d'avoir de leurs nouvelles!

Nous allons visiter une autre grande mosquée au sud de la ville. Nous sommes vendredi, jour de prière, et nous nous y sentons pas vraiment à notre place. Ce n'est pas grave, à l'aller dans le taxi, nous avons aperçu un bazar à ciel ouvert.

On fait nos achats légumes et fruits avec plaisir. On ne cesse de regarder ici ou là! Mais que c'est beau! je me rends compte que les magasins sont bien fades chez nous...Tout est rangé à la perfection. Les gens nous parlent, nous dévisagent. Ils veulent une photo, deux...De nombreuses femmes sont voilées d'un tchador noir. Nous rigolons lorsque nous voyons des casquettes ADIDOS, des T-shirts portant les marques NIKE et ADIDAS côte à côte! Vive la contrefaçon...

Nous avons encore un peu de difficultés à comprendre cette monnaie...Cette histoire de RIALS/ TOMANS, n'est pas simple. Le marchand t'annonce 2. Ça veut dire 20 000 Tomans, que tu dois payer en Rials..Donc lui donner un billet 200 000!

je trouve que le bleu marine me va mieux, non?

Apparemment, vous êtes plusieurs à ne pas pouvoir poster de commentaires. J'ai contacté MyAtlas: ils ne voient pas d'où cela peut venir...Vous êtes nombreux à nous lire, et ça fait super plaisir: un petit commentaire( quand ça veut bien fonctionner!). Merci à vous de vos gentils messages

26
mars
26
mars
Publié le 28 mars 2019

Téhéran, capitale iranienne...environ 9millions d'habitants...

Nous y arrivons sous la flotte! Le pays connait des pluies diluviennes. Dans certaines régions il est tombé 6 mois de pluie en 24H...Des inondations, Chiraz où nous devons aller d'ici quelques jours, a vécu un drame: une coulée de boue, des morts...Et dire que L'Iran est une région désertique, aride...Le climat change nous dit-on.

Quand nous arrivons dans la très grande ville( bien trop grande pour nous!), il flotte, le ciel est obscur, Franck met les phares de James et oublie de les éteindre. Résultat plus de batterie! Nous partons sous la pluie pour chercher quelqu'un qui aurait des pinces: on se comprend comme on peut, un petit dessin, quelques mots et personne n'a de pinces. Un gentil monsieur rassemble quelques bras costauds et les voilà en train de pousser James...Je n'y croyais pas, avec ses 3,5 tonnes (voir peut être un peu plus) le camion bouge un peu, beaucoup et le voilà qui roule puis qui démarre!! Ahhh trop bien! Bon dans la bataille 2 de nos 4 assiettes achetées cet été à EMAÜS sont cassées...Snif.

Les gars vont visiter le musée sur la guerre Iran/Irak (1980/88). De nombreux chars, des reconstitutions, et un avis mitigé pour Franck: malgré l'audioguide dans un mauvais français, il ne sait pas trop quoi en penser, le lieu lui évoque plus une propagande. Durant cette guerre, de nombreux enfants ont été envoyés et sacrifiés sur les champs de mines, leur promettant le paradis... A l'entrée des villes il y a des portraits de ces nombreux morts, considérés en martyrs. L'Irak voulant récupérer une région riche en pétrole, déclare la guerre à l'Iran qui vit déjà un chaos avec sa révolution... Combats féroces, armes chimiques, 1 million de personnes sont tuées.

Le lendemain le réveil sonne (pour la première fois depuis le voyage!) et nous sautons dans le métro, puis dans un taxi pour arriver pour l'ouverture de l'ambassade Turkmène. Nous remplissons diverses documents administratifs, donnons des photos d'identité, puis faisons une lettre de motivation... Dans une quinzaine de jours nous devrons téléphoner pour savoir si nos demandes de visa de transit sont acceptées. Nous aurons alors un visa de 5 jours pour traverser le Turkménistan pour se rendre en Ouzbékistan où nous devons être au petit matin du 20 mai pour y accueillir nos mamans! A l'ambassade, enfin devant car c'est juste une petite trappe qui s'ouvre, nous rencontrons un couple de français partis en stop, ainsi qu'une famille allemande.

Avec Guillaume et Domitille, on marche 2 km sous la flotte pour trouver un bistrot d'ouvert( n'oublions pas que c'est NOROUZ et que tout est fermé!) nous trouvons un resto dans lequel on discute un bon moment.

Quand nous disons au revoir aux deux petits français, nous allons nous mettre à l'abri dans le bazar d'à côté, le bazar de Tajrish. Que de choses à voir, sentir et gouter!

Nos sens sont en éveil!

un régal ces espèces de madeleines/ gaufres! j'espère pouvoir récidiver😀

A côté de ce bazar il y a une superbe mosquée (et bien d'autres choses, mais avec cette flotte, nous n'irons pas). Je dois revêtir un tchador. Je me prends les pieds dedans, le truc tombe de ma tête, c'est juste insupportable, j'ai l'impression d'être déguisée en fantôme, et je m'imagine courir en faisant des "ouh-ouh". Mais je prends la chose avec exotisme...

Malgré cette vilaine météo, l'Imamzadeh Saleh nous enchante! Alors qu'en Turquie nous trouvions les mosquées jolies, ici elles sont tout simplement magnifiques!

L'entrée des femmes est tout aussi jolie!

superbes céramiques 

Puis on reprend le métro pour retourner au parking où est stationné James. Comme un voyant du tableau de bord s'allumait de temps en temps depuis quelques jours, nous essayons de trouver un garage ouvert: visiblement il y avait de l'air dans le circuit de freins...que les mécanos (pas moins de 4 autour du camion!) ont purgé. Et bien entendu, nous n'avons rien payé!

où est le boss? (qui nous a filmé!) 

On part se stationner à côté de la famille allemande. Dominic et Christina ont 3 enfants: Mathilda 6ans, Toni 4ans et une petite poupée de 8mois, Pia. Ils sont partais en aout pour une année...

Malgré la barrière de la langue, les 2 filles jouent ensemble( poupées, dobble, uno...) et le lendemain matin se tiennent par la main en rigolant quand nous allons visiter le Zoo à côté. Nous avons le même parcours et nous allons les recroiser (dès aujourd'hui!). Nous travaillons avec eux notre anglais et pouvons même apprendre quelques mots d'allemand 😉!

photos prises par Maya 

L'après-midi même de cette visite au zoo nous reprenons la route pour Qom, la météo est trop mauvaise et 2 jours non-stop de pluie mettent à mal notre humeur! Il règne dans James une humidité désagréable et cette salo**rie de chauffe-eau refuse de fonctionner( Monsieur n'aime pas la pluie!).

Nous regardons avec attention la météo annoncée puisque de nouvelles pluies et inondations sont annoncées à Chiraz. Nous attendrons donc pour nous y rendre!

23
mars
23
mars
Publié le 25 mars 2019

Pour notre première nuit en Iran, nous nous sommes arrêtés à Tabriz. Franck est allé voir pour mettre du forfait sur la carte SIM iranienne que les français croisés à Goreme nous avait donnés. En Iran, il n'est pas possible pour un étranger d'avoir une carte SIM locale. Il faut automatiquement passer par un iranien. Une jeune femme, Zohreh l'a aidé, et lui a même payé le forfait! Ses parents et elle sont ensuite venus nous dire un petit bonjour, en nous invitant chez eux plus au nord du pays. Nous les remercions mais notre route nous mènera vers le sud.

Le lendemain matin on prend la direction du centre ville pour découvrir le bazar de Tabriz. Cherchant le métro, un couple nous conduit juste devant le bazar en voiture! Ils nous donnent même un billet pour acheter un ticket de métro( que nous ne prendrons pas, du coup!)! On découvre cette gentillesse iranienne si réputée!

Notre mission du jour est de changer des euros. En Iran, un embargo existant depuis 1984 n'a fait que se durcir les années suivantes. Embargo économique par les USA, les nations unies et l'Union Européenne ont suivi. Il nous est donc impossible de retirer de l'argent aux distributeurs avec nos cartes de retrait, aucune banque de nos pays n'a passé d'accord...Nous avons donc des euros, qu'il nous faut échanger: pas dans les banques( le taux n'est pas interressant), ni au marché noir( de faux billets circulent). On se rend à l'office de tourisme où l'on trouve notre interlocuteur: contre 400€, nous recevons 56 millions de rials: nous sommes riches!! Bon quand on sait que 140 000 Rials ne font qu'un euro...on comprend que nous ne sommes pas crésus non plus. Cette somme devrait nous suffire pour notre séjour en Iran. Nous n'avons pas moins de 215 billets en différentes coupures. Les enfants n'en reviennent pas!

Le coût de la vie est ici si minime, qu'avec trois fois rien, nous avons beaucoup! L'inflation du rial est énorme...c'est donc une monnaie qui vaut rien. De plus, ce n'est pas simple: la monnaie est en Rials, mais les prix sont annoncés en Tomans. C'est à dire: quand un prix indique 100 000, le gars demande 10 000. Il faut donc comprendre 10 000 Tomans, mais lui donner un billet de 100 000 RIALS: Trop fastoche, hein?!!

Au bazar de Tabriz on se perd dans ce dédale de ruelles: s'étendant sur 7km², le bazar compte une trentaine d'anciens caravansérails! Tous reliés par des passages voutés de briques. C'est immense, magnifique, on s'y perd. Le lieu n'est pas aussi vivant qu'on l'imaginait: c'est NOROUZ, la plupart des boutiques sont fermées...

Chaque ruelle s'organise en spécialités: chaussures, épices, fruits secs, tapis, fleurs séchées, fruits ou légumes, etc...

un délice ces odeurs!! 

On imagine aisément l'effervescence d’antan: les bêtes de sommes, les marchands vendent leurs soieries, épices, pierres précieuses, etc... Tabriz était bien sur la route de la soie, il n'y a pas de doute! Ce bazar est vieux de mille ans...

la place et le porche d'entrée d'un caravansérail 

Il nous faut apprendre rapidement (ce n'est pas compliqué!) les chiffres perses. Leur calligraphie est superbe! On achète quelques fruits secs (qu'on trouve chers, mais on apprendra plus tard, que les noix de cajou sont importées d'Inde...)

C'est un vrai labyrinthe! On comprend comment est construit ce bazar: des caravansérails (cachés derrière de grandes portes) reliés entre eux par des ruelles voutées...Que c'est beau! Que c'est grand! C'est un peu dommage que les boutiques soient fermées...Remarquez nous n'aimons pas les bains de foules, donc c'est le côté positif!

Des portes riquiquis.. 

Tout compte fait nous demandons à plusieurs personnes si Maya agée de 9 ans doit porter le voile: non. Par contre, Hima projette de se couper les cheveux: les gens le prennent pour une demoiselle avec sa couette, et lui demandent de mettre son foulard. Il fait la tête, se fâche...Se fera-t-il couper les tifs? Ce n'est pas arrivé depuis plusieurs années...Affaire à suivre!

Dans ce bazar il y a une superbe mosquée!

quelle belle petite grand-mère cette Maya voilée! 

Nous sortons du bazar pour aller voir la mosquée bleue. Détruite par un tremblement de terre au XVIII siècle, elle a été reconstruite. Seul son porche d'entrée subsiste même s'il a bien souffert!

Encore des briques, mais on ne s'en lasse pas!

Juste à côté un monsieur nous conseille le musée de l'age de fer: nous sommes accueillis par le vendeur de tickets qui nous offre du thé ainsi que du pain avec une garniture aux légumes (délicieux!), il ne fait pas payer l'entrée aux enfants...Le musée est composé de sépultures, à leurs côtés des poteries..Les objets en fer d'époque sont maintenant conservées au musée d'à côté.

les croquettes ne sont pas fans du tchaï! 

Nous nous sommes baladés qu'une journée à Tabriz, mais nous avons apprécié cette première ville iranienne. Elle est située dans la région de l’Azerbaïdjan, et la population nous semble majoritairement turque...

22
mars

La légende veut que Noé ait posé son arche à son sommet pendant le déluge...Nous n'avons pas vu trace de son bateau! Mais alors, il si est imposant, là au milieu de la steppe...Reposant, cet endroit est plein de sérénité, ce fut un gros coup de coeur!

le mont Ararat et ses 5137m  

Nous sommes entourés de pierres volcaniques montrant que ce sommet enneigé est un volcan.

Il y a quelques années, mes parents sont passés ici sacs sur le dos, pouces en l'air pour aller jusqu'en Afghanistan...C'était en 1972, il me plait de les imaginer dans ce même décor. La vie a forcément changé, le modernisme est arrivé mais la nature elle est toujours la même! Petite, j'ai souvent entendu des noms comme Trabzon, Doguyubayazit, Tabriz, Téhéran...Et nous y voilà!! C'est extra!

Mais avant d'arriver au pied de se mont majestueux, nous avons traversé de magnifiques paysages du kurdistan turc. Langue et visages différents des autres régions de Turquie que nous avons visitées. Nous avons dormi une nuit à l’hôtel pour pouvoir laver nos draps: plaisir d'une vraie lonnnngue douche!

Nous avons passé un col à 2200m. Nous étions alors au dessus de montagnes enneigées: splendide! Nous avons roulé durant des heures au milieu d'un blanc arctique! Moi qui adore la neige, je me suis régalée les yeux!

Et puis nous avons préparé la traversée de la frontière: ranger le camion en anticipant la fouille...Nous avons dépensé nos dernières liras turques en faisant un plein de bouffe...Puis au matin du vendredi 22 mars, nous avons pris le chemin de cette frontière avec un peu d’appréhension. Maya et moi avons mis nos foulards.

énorme le clou qui était planté dans le pneu de James, et premières images en Iran!

Un premier arrêt pour sortir de Turquie où nos papiers sont vérifiés, et James fouillé rapidement. Nos passeports sont tamponnés. Puis nous avons franchi LE portail. En une heure et demie nous étions dans ce nouveau pays qu'est l'Iran! La veille il fêtait NOROUZ: le nouvel an. Est-ce grâce à ça que les formalités ont été simples et rapides? Nous étions presque seuls. Le préposé aux visas a un peu tiqué: n'étant pas mariée, je ne porte pas le même nom que Franck et les enfants...

Nous sommes allés ensuite voir le préposé aux classeurs bleus (ils aiment bien les classeurs bleus par ici!) pour régler les formalités de James: le carnet de passage en douane a été tamponné. James a été très rapidement zieuté. Nous pouvions y aller! On a rit en voyant les mecs de cette frontière en uniforme et en claquettes-chaussettes: la grande classe!😀

Nos premiers kilomètres en Iran nous ont mené pour payer une assurance automobile: notre carte verte ne couvrant pas ce pays , ni les suivants du reste... De nombreux coups de klaxon, des sourires, des welcome et des coucous nous ont accompagnés et le font encore aujourd'hui!

22
mars
22
mars
Publié le 24 mars 2019

Quel plaisir nous avons eu à se balader dans ce pays si facile à visiter!

Nous nous sommes régalés les yeux de ces paysages si nature! Le relief y est très marqué, et ces grandes immensités ont fait que nous nous sentions libres.

Nous nous sommes aussi régalés les papilles: vraiment que du bonheur!

MIAM!! 

Partout de nombreuses épiceries, souvent une petite pièce ou s'entassent un tas de paquets de gâteaux, de dosettes de café, de quelques rares boites de conserves, et quand le magasin possède un frigo, de gigantesques pots de yaourts (1, 2, ou plus de kg!). Pas possible pour nous d'acheter la charcuterie turque: la couleur (rose bonbon ou violet) ne nous attire pas plus que ça. On prend quelques fois de l'hindi salam (une espèce de cervelas coloré). Nous trouvons des boites de thon, pratique pour les pique nique. Le soir on mange dans le camion: nous avons épuisé les recettes pour accompagner les pâtes: au beurre, à la crème, à la bolo, aux légumes, au thon, aux tomates, aux carottes,etc...

-Il nous a été facile de trouver de l'eau pour James, il y a partout des robinets: sur le long des routes, à côté des mosquées, dans les stations services, au bord des champs... Alors que nous avons acheté une gourde filtrante KATADYN, nous ne l'utilisons pas ici: l'eau prise aux robinets est parfois très chlorée(donc potable je présume) et imbuvable tant son gout est fort! On achète donc des bouteilles de 5L ou 10L.

-Le pays est propre, même si par endroits de nombreux déchets (toujours en plastique!) s'entassent. On trouve des poubelles à tous les coins de rue. Le verre n'est pas trié.

-De nombreux barrages de policiers sur les routes, ils nous font souvent signe de nous arrêter et quand ils voient que nous sommes des touristes ils nous font signe de continuer. Une fois seulement un contrôle de permis ou après quelques minutes le policier lisant le papier rose dit tout fièrement "BABARIT"! Oui bravo!

-Les soirs quand nous sommes au chaud dans notre petite maison, on frappe souvent à la porte: policiers ou gendarmes viennent juste faire un "contrôle". De passeports, de voir si tout est OK pour nous, de les appeler en cas de pépins, de bien se fermer à clé, de ne pas consommer d'alcool sur le parking( juste la traditionnelle bière du soir pour Franck)....Bien souvent, les uniformes changent. A Trabzon c'était THE panoplie complète avec gants, casquette et le tout surmonté d'un superbe écusson d'un "dauphin casqué"! Un soir nous avons eu une franche rigolade quand le toc-toc sur la carrosserie nous réveille: Franck tout ensommeillé leur ouvre en disant" hola".

-On trouve énormément de stations d'essence où le "motorin" (diesel ici) est à différent prix (entre 5,40 liras (soit 0,91€) et 6,70 (soit 1,13€). Parfois plusieurs stations à la queue leu-leu, ou en face proposent le carburant à des prix différents. Le service est toujours fait par un gentil monsieur (comme depuis notre départ de la France du reste.) mais qui fait dégueuler le gasoil sur la carrosserie déjà bien abimée du camion!

-L'état des routes est top: beaucoup de 4 voies, toujours gratuites. Et bien-sur les axes routiers plus petits sont de moindre qualité. Du goudron additionné de nombreux cailloux.

-J'ai souvent pensé à la Syrie, si proche, pays en ruines aujourd'hui...

-Nous avons visité ce pays à la fin de l'hiver. Nous pouvons aisément l'imaginer au coeur du printemps ou de l'été lorsque les couleurs de la nature sont plus vives. En Cappadoce l'air était très sec, et le soleil vif. Le vent soufflait souvent charriant un sable poussiéreux. En Anatolie aussi vu les étendues où ne sont que rocailles, et montagnes. L'herbe est comme rasée.

-L'accueil est agréable, avec tous ces sourires, on ne peut que se sentir bien. Nous nous sentions en sécurité. Petite précision: le turc ne parle pas anglais.

-L'alphabet étant le même que nous (depuis presque un siècle, l'arabe avait alors été interdit...) rend les choses plus simples. On peut alors trouver notre direction, ou savoir( enfin pas toujours non plus! on se fait surprendre!) ce que l'on achète.

-Plusieurs fois par jour, nous entendons l'appel du muezzin: il faut le dire, nous avons souvent pensé à Jean Dujardin dans OSS117, quand il s'énerve après le muezzin...La scène est plus que marrante, surtout quand on s'imagine à sa place. Ce chant est tout de même très dépaysant, et est agréable à entendre. Petite précision quand même: tous ne chantent pas merveilleusement bien(!). Franck est impressionné par la quantité et la beauté d'immenses et belles mosquées, alors que leurs hauts parleurs crachent un son vilain!

-Il y a de nombreux chiens errants, certains ont une bague à l'oreille prouvant qu'ils sont stérilisés. Ils ne sont pas méchants, mais juste imposants. Ce sont souvent des Kangals, cette fameuse race de chien turque.

Bref, ce fut un réel plaisir de traverser la Turquie!!

Une petite compil' de vidéos...

18
mars
18
mars
Publié le 20 mars 2019

Nous voilà à Trabzon. Nous sommes ici pour faire nos visas pour l'Iran. Il y a 3 semaines nous avons contacté l'agence de voyage "persevoyage" en France pour obtenir des numéros d'autorisations pour pouvoir faire nos visas. Moyennant 39€ par personne, nous envoyons scan' des passeports, photos, remplissons des documents parlant de dates d'entrée, de sortie, d'itinéraire, de nos employeurs, etc...

L'Iran se mérite

Quelques jours après nous avons reçu nos numéros d'autorisation. Nous avions alors un mois pour nous rendre dans un consulat/une ambassade. Mais avant, Maya et moi devions nous faire photographier voilées. En effet dès 9ans, le port du voile est nécessaire...gloup's!

Samedi, à Trabzon nous nous rendons chez un photographe( mon dieu cette tête que ça nous fait ce voile! Même porté lâche, Maya n'est pas perturbée puisqu'une fois rentrée au camion, je l'entends jouer avec sa poupée: elle lui fait un voile!), puis dans une librairie pour imprimer les copies de nos passeports, imprimer nos numéros d'autorisation ainsi que nos attestations d'assurances rapatriement... Pensant que le consulat serait ouvert car les jours de fermeture diffèrent en Iran, nous sommes allés sonner au consulat...Bin non! Jours d'ouvertures comme chez nous! Nous devions alors attendre lundi matin.

Le dimanche matin il y a tempête sur la mer noire: le vent souffle fort!

Nous faisons quelques emplettes de fringues pour 3 francs-6 sous. Nous nous sommes régalés(comme toujours dans un resto), avons gouté de plus ou moins bonnes pâtisseries, et aussi crevé un pneu de James que nous avons fait réparer pour 3€. Un clou d'une dizaine de centimètre a crevé notre pneu.

coucher de soleil sur la mer noire 

Le lundi c'est une journée à courir dans les hauteurs de Trabzon: le consulat (où nous rencontrons un couple allemand à vélo, et un auto-stoppeur de même nationalité) ne nous demande ni les attestations d'assurance, ni les photos voilées, ne nous fait pas remplir de questionnaire...On nous demande d'aller régler la somme de 75€ par personne dans une banque: nous revoilà à crapahuter dans la ville. Quand nous y retournons, nos visas sont prêts: ce sont des e-visa, à notre grand étonnement, simplement imprimés derrière nos numéros d'autorisation! Normalement les visas sont collés dans les passeports, pas là, on nous dit que ça c'est terminé maintenant. (alors que des voyageurs terrestres les ont eus il y a quelques semaines...) Je me faisais du souci pour ces visas, ce n'était pas la peine tout compte fait! On se dit que le nouvel an iranien (le 21mars) facilite peut-être les choses?

Nous allons à la poste pour récupérer un colis que ma mère nous a envoyé: on nous fait parcourir en long et en large les locaux de la poste pour le récupérer...nous allons du préposé au classeur bleu au préposé au tampon accompagné du mec de la sécurité. C'est à grand coup de google translate que nous communiquons!

En retournant au camion, on flâne dans les rues animées.

les vitrines aux robes de princesses! 

Le soir nous retournons à quelques kilomètres, plus au calme. Comme depuis une bonne centaine de kilomètres, le trafic est dense et le littoral est une 4 voies, la vie n'est pas tournée vers la mer ici...De nombreux petits ports de pêches (pas de bateaux de plaisance ici) et quelques gros chalutiers. Nous nous trompons de route et atterrissons sous un pont dans un petit chantier naval...Les bateaux en bois se construisent en 3 mois, valent l'équivalent de 3000€ et une fois terminés sont recouverts de résine.

J'ai le droit de monter sur des bateaux amarrés. (j'ai même failli tomber à l'eau, non je n'ai pas le pied marin!)

voilà ce que ça donne une fois terminés... 

On a bien fait de se tromper de route: Franck explique aux gars du chantier son boulot, l'échange est intéressant. On leur dit que mon père est menuisier.

au loin les montagnes... 

La mer est bien bleue...

Mardi matin nous quittons la côte pour retourner dans les terres...on s'arrête dans une scierie récupérer de la sciure pour nos toilettes sèches...Depuis ça sent le sapin dans le camion! Nous grimpons très vite, enfin, lentement avec James, mais nous atteignons un col où nous faisons quelques descentes en sac poubelle, ainsi qu'un bonhomme de neige. Sur ce tronçon de route, on passe dans des dizaines de tunnels. La route est neuve, nous sommes pour la plupart du temps seuls.

16
mars
16
mars
Publié le 17 mars 2019

C'est sous la pluie que nous découvrons la mer noire. Entre 2 averses, on va sur le sable: grosse surprise! Il est trop beau: à tendance violet, il donne à la plage une couleur gris-rosé. Je m'émerveille de cette couleur. Les rochers, volcaniques sont noirs. De nombreux galets noirs, violets, verts...Ceux-là attirent l'oeil! Si quelqu'un sait ce que c'est??! J'en prends quelques uns, mais le choix est difficile tant ils sont beaux! Il y a de nombreuses noisettes au milieu des déchets..Il faut dire que la région est productrice.

Il y a des corbeaux, des goelands et des cormorans. Nous sommes stationnés non loin d'une église. Un champs est tapissé d'anémones! Nous trouvons même des roses de noel.

En se baladant, Hima voit une carcasse de dauphin qui fait le festin des corbeaux. Il y a un tas déchets sur le sable( un peu comme sur nos côtes l'hiver, non?), on pourrait ouvrir un magasin de chaussures (dépareillées mais quand même!), du petit bois flotté, des morceaux de bout( il a fallu qu'Hima en prenne un morceau comme à son habitude!)

Les couleurs sont superbes, je ne me lasse pas du décor!

et dans les rochers ou sur le sable, ces pierres vertes, très friables... 
15
mars
15
mars
Publié le 17 mars 2019

Nous faisons une halte entre Gurun et Amasya notre prochaine étape. Le paysage est toujours magnifique...si nature, de grandes immensités. On arrête James dans une petite ville, vers des immeubles. On mange et nous préparons les lits quand on entend un cailloux sur la carrosserie de James. Merde, on se fait caillasser!!

Franck sort et pousse une gueulante. On décide de tracer histoire de fuir les 'tits cons et on passe la nuit sur un parking de station service, il y a mieux mais au moins on se sent en sécurité.

On arrive à Amasya. Jolie ville où coule une rivière, son centre est animé, et malgré le ciel gris, l'ambiance est sympa, agréable.

On visite un ancien hôpital psychiatrique transformé en musée. Construit sur le style des caravansérails dans les années 1300. Il resta en activité jusqu'au 18eme siècle. Dans cet hôpital, on traitait les troubles mentaux par les plantes médicinales et par la....musique! On pourrait peut-être essayer ça au boulot?!

Il y a aussi de nombreux instruments de chirurgie d'époque... 

On flâne dans les rues d'Amasya. Nous n'aimons pas trop les villes, mais là nous sommes bien, c'est aéré, et la vie citadine turque nous plait, il y a tant à voir.

Nous allons nous poser près de la mosquée "Sultan Beyazit II". Construite en 1486, elle trône à côté d'une école coranique, d'une bibliothèque et d'anciens dortoirs, réfectoires. Deux énormes platanes (en piteux états) tiennent debout malgré leur 400ans! On s'assoit, on regarde, on écoute...Quand l'appel du muezzin retentit, de nombreux fidèles courent pour la prière du midi. Les hommes entrent par l'entrée principale. Un pièce est réservée pour les femmes et son entrée se fait sur le côté.

On visite ensuite un petit musée miniature d'Amasya. Un guide anglophone nous accompagne, il est gentil comme tout, et commente la visite avec soin. Il a du mal à retenir le prénom d'Hima. Il le surnomme "hitok". Pauvre Hima, ici tout le monde le prend pour une fille...Ça promet pour l'Iran!

On se dirige ensuite vers la rive nord de la rivière. D'anciennes maisons ottomanes hébergent aujourd'hui restaurants ou hôtels. Sur les hauteurs de la ville un vieux château, et des tombes royales. Nous n'allons pas jusqu'en haut, mais la vue est chouette malgré le ciel gris. La ville est plus basse en altitude que les jours précédents, et le printemps fait ici son arrivée. Plus tard des jeunes nous apprendrons que la région est connue pour ces arbres fruitiers.

extra cette cabine téléphonique! Alors que tous les turcs possèdent un portable, les cabines subsistent. 
petit selfie!

On roule ensuite quelques kilomètres pour bivouaquer au bord d'un petit barrage. Il n'y a pas beaucoup d'eau, c'est pas vraiment joli, mais quand une voiture s'arrête et qu'une bande de potes descendent pour discuter, le lieu devient tout autre!

Opuzhan, Sule, Latife, Mediha, Enes et Furkan( qu'il prononce "foulcan" ce qui nous fait bien rire!) sont tout excité à l'idée de nous rencontrer! On échange quelques mots, je leur montre la carte du monde, pour leur expliquer notre parcours. Des "wah, oh... fusent!

Quelle chouette rencontre!!!
Drapeau géant! et un vendeur ambulant!

Le lendemain nous prenons la direction de Trabzon où nous devons faire nos visas pour l'Iran...

13
mars
13
mars
Publié le 14 mars 2019

Nous avions rendez-vous avec une famille française: ils sont sur la route depuis plusieurs mois, et je suivais leur blog avec attention. Nous faisons un petit détour pour aller les rencontrer. Mais avant d'arriver à notre point de rencontre, nous avons encore un peu de route et nous prenons 2 jeunes en stop. Ici peu de circulation, les gens utilisent beaucoup les bus ou DOLMUS, mini bus.

On fait une halte à des sources d'eau chaude à Bayramhacili. Si chaude qu'Hima ne pourra pas s'y baigner. L'endroit est un peu glauque mais c'est quand même bon de prendre de la chaleur comme ça. Dommage que ce ne soit pas en extérieur, car la chaleur et l'humidité rendent le lieu suffoquant! On profite après ce moment d'une loooooongue douche!!! D'une vraie douche! Après ce bain très chaud, nous sommes HS! Le soir on dort au bord d'un lac, le ciel se teinte de rose au coucher de soleil. Comme nous sommes crevés on se couche tôt, et à 22H, ça frappe au camion: la JANDARMA: "contrôle". C'est tout.

Le lendemain on reprend la route pour aller rencontrer nos français! Le paysage est juste splendide. La steppe anatolienne s'étend à perte de vue, on essaie de mesurer la distance avec cette montagne tout là-bas.

Un chien KANGAL au collier dissuasif pour les chiens castagneurs, je pense! 

On passe plusieurs cols, nous sommes entourés de neige. Peu de végétation. On roule sur des dizaines et dizaines de kilomètres sans voir une seule maison, ni une seule voiture du reste. Et pourtant nous sommes encore sur une 4voies, même s'il y a quelques tronçons de route pourris en 2 voies.

ça blague dur en Turquie!! 

Le bigorneau voyageur, c'est le nom de voyage de cette famille, sillonne les routes de l'EurAsie. Nous passons avec eux un très chouette moment. Leurs enfants Hanaé 4ans et Mathis 2ans sont adorables. Maya et Hanaé jouent et sont aussi bavardes l'une que l'autre! Le soir on mange dans leur camping car, le lendemain midi c'est le coin repas de James qui nous accueille tous les 8!

C'était vraiment chouette de passer un moment avec eux!

12
mars
12
mars
Publié le 14 mars 2019

On part de Goreme et prenons la direction des villes souterraines...

On arrive dans le petit village d'Ozluze et apercevons 3 jeunes qui guident Franck et Hima sous une porte vers une cité souterraine...Elle n'est pas touristique, pas aménagée, pas éclairée. Ils reviennent vite.

En attendant, la propriétaire du lieu arrive, et commence à me parler longuement (forcément je ne comprends rien!). Je lui propose de venir dans le camion pour lui offrir un tchaï. Shakure monte et s'assoit. On essaie de discuter en baragouinant, en mimant... L'instant est juste magique!

Je me cache discrètement pour faire mon thé: 2 sachet LIPTON trempés dans ma casserole...Ici la thé est toute une histoire: 2 bouilloires l'une sur l'autre: dans celle du dessous de l'eau, celle du dessus est remplie de thé en vrac. Tu sers du thé très infusé dans un verre que tu ébouillantes avant et tu rajoutes l'eau que tu veux ensuite. Efficace. Avec du sucre toujours.

Elle veut remplir notre bouteille d'eau (ici on dit SU) et nous demande de la suivre...Belle petite maison, rurale, propre, simple. Au sol plusieurs épaisseurs de tapis rendant la marche (en chaussettes bien sur) moelleuse. Dans ce salon il y fait chaud.

Son mari nous rejoint, pauvre gd-père bien asthmatique! Ils nous apportent des oranges et pommes à manger devant eux, soit! On s'exécute! En repartant ils nous donnent un sac rempli de ces beaux fruits juteux.

Sekhure et Ahmet 

On comprend qu'ils ont plusieurs enfants, Sekhure mime quelqu'un qui dort, quelqu'un de mort...

On se dit aurevoir à la turque: deux coups de front.On repart très heureux de cette rencontre!

Franck et les croquettes vont visiter la cité souterraine de Kaymakli creusée sur 8 niveaux. Je reste avec James, à moitié claustro je ne suis pas très attirée par ces lieux souterrains...Et puis j'apprécie aussi un moment solitaire!

Certaines de ces cités sont creusées sur jusqu'à 13 niveaux...pouvaient accueillir 20000 personnes en état de sièges...avaient des étables,etc...

Construites par les chrétiens byzantins qui fuyaient les persécutions perses et arabes au VI et VII siècle. La roche tendre (du tuf) absorbait les fumées, ou celle-ci se dispersait dans les conduits, et ne livrait ainsi aucun indice pour les ennemis. Ce sont aujourd'hui 37 cités qui ont été découvertes. Il y en aurait une centaine. Du gruyère, le sol de la région est un immense gruyère!

ce n'est pas une pierre de meule, c'est une porte qu'on faisait rouler à la verticale pour bloquer l'acces de la cité...
10
mars
le printemps approche, les travaux dans les champs reprennent 

La Cappadoce (se prononce KAPADOKIA ici) est un bon terrain de jeu pour se balader. Nous n'avons pas souhaité faire le musée à ciel ouvert de Goreme se disant que ce serait trop touristique... On a donc fait quelques balades, mais le lieu est très étendu, pas vraiment balisé, et il est facile de se perdre...souvent un vent emportant du sable nous oblige à nous cacher.

Vieille de 12 millions d'années, la Kapadokia est le résultat d'une série d'éruptions volcaniques. C'est l'érosion naturelle qui a formé ces cheminées, avec le vent, la pluie, le gel...Quand un bloc de pierre dure repose sur une couche plus tendre, cette dernière est protégée alors que le reste s'amenuise petit à petit.

Les croquettes découvrent des chiots "Kangals", race originaire d'Anatolie. Chiens de berger aux oreilles taillées

Nous avons dit aurevoir à nos compagnons de quelques jours...

James parait bien petit à côté de leur vieux poids lourd... 

Nous avons quand même vu Love Valley...Et ces cheminées étonnantes(!) on comprend d'où vient CE nom...

On pose James à côté de Rose Valley. Durant toute la fin d'après midi plusieurs centaines de qwads (conduits par des chinois) envahissent les lieux! C'est juste insupportable...Avec Hima on file se balader dans cette vallée. Extra! Il y fait même chaud. On découvre de nombreux pigeonniers et une chouette église aux fresques bien conservées. C'est incroyable de découvrir une fenêtre ici ou là, il y en a partout!

La position des doigts de Jésus me rappelle celle de Bouddha! 


Coucher de soleil très prisé! 
9
mars

C'est chouette de rouler, d'avancer de découvrir, c'est l'aventure. Mais c'est pas toujours agréable d'avaler les kilomètres...Quand nous arrivons mercredi à Goreme en Cappadoce, nous apercevons un gros camion. On pourrait mettre 2 ou 3 James dedans! Une famille française sur les routes depuis de nombreuses années. Nous passons plusieurs jours en sa compagnie, les croquettes sont contents de passer du temps avec Tao âgé de 11ans.

Le coucher de soleil sur les cheminées de fées de ce qui caractérise la cappadoce est juste splendide!

12 millions d'années ces cheminées de fées... 

Nous sommes stationnés sur une des nombreuses aires de décollage de montgolfières. Chaque matin, moyennant 100/150€, des nuées de touristes s'entassent dans les nacelles où quelques 20 ou 30 personnes s'envolent voir le lever du soleil. Dans le ciel, pas loin d'une centaine de ballons! L'hallu totale! C'est tentant mais bien trop cher...Le matin, réveillés à 6h, on s'habille chaudement (il a bien gelé) et allons voir et entendre ce ballet coloré!

Durant ces quelques jours, c'est barbecues, jeux, tour au marché du bled d'à côté accompagné de Faruk, un ami turc de nos compagnons. L'endroit est rempli de marchands en tous genres. C'est un régal pour les yeux!

pffff on n'est pas fan de leur fromage...Pas de gout!
5
mars
5
mars
Publié le 9 mars 2019

En quittant nos volcans, on passe au garage mercedes d'AKSARAY pour une petite révision de James. Une des bougies de préchauffage étant HS, les mécanos qui ne croulent pas sous le boulot tournent autour de James et le bichonnent. Bougie changée et révision OK, on nous arrose à coups de Tchai, et on nous offre même le repas à la cafèt' du garage... Bon, probablement compris dans le prix, mais c'était quand même bien sympatoche.

On s'arrête à Ilhara pour visiter le lendemain sa vallée. En arrivant il neige. On se gare sur la place du village entourés de 2 mosquées: ça promet un réveil bien matinal! Sur cette même place plusieurs hommes marchent les mains dans le dos et font des aller/retours. Avec Hima le soir à la tombée de la nuit nous allons marcher un peu et rencontrons un couple turc/polonais qui teste la vie en camion avant de partir plusieurs mois vers l'Afghanistan. L'échange est sympa.

Le lendemain le soleil est là et nous allons explorer cette vallée: un canyon en fait, d'une quinzaine de bornes. Nous n'en ferons que la moitié durant cette chouette balade. Equipés de notre pique-nique nous commençons la descente: environ 400 marches (que nous remonterons le soir-même avec peine). Nous longeons une rivière qui quand elle est au soleil, son eau est bleue/verte. On visite plusieurs églises troglodytes, avec ou non des peintures. Ce sont des moines byzantins qui sont venus construire tout ça vers le Xeme siècle. Attention gros lâchage de photos!

les sommets alentours sont enneigés 

Après avoir remonté ces nombreuses marches, nous filons en camion au monastère de SELIME .

de nombreuses pièces où l'on déambule, grimpe:chapelle, église, cathédrale, chambres, cuisine...petit montage en bas à droite!
3
mars
3
mars
Publié le 4 mars 2019

EN partant de Konya, on fait une pause à Sultanhani. Notre premier caravansérail. Il est en cours de restauration, et malgré les échafaudages, on découvre un imposant bâtiment, les pierres taillées sont énormes. A l'intérieur, différentes parties étaient utilisées suivant les saisons. Une partie pour le commerce, des écuries...Une mosquée. A l'intérieur, des pigeons roucoulent.

Sur maps, j'avais vu des volcans non loin de là. Ni une ni deux on s'y rend. Le paysage est rasé, pelé, sans arbre... Hima nous fait une petite frayeur, en faisant une bonne hypoglycémie qui met du temps à remonter...Gloup's, nous sommes au milieu de rien...Après quelques dosettes de sucre, une cuillère de miel et un verre de jus de fruit, il va mieux et nous partons à pied en direction de ce volcan.

Autour de nous, il n'y a qu'une faible végétation. L'hiver est passé par là, nous sommes à un peu plus de 1000m d'altitude. Il y a quelques terriers.

Nous marchons dans ce qui me semble être un cratère d'impact. Vu sur maps on voit bien sa circonférence et au sol on constate une différence de niveau "rocheux"...Bref nous n'y connaissons rien mais c'est chouette d'être ici. La balade ne dure qu'une heure.

A gauche au milieu une petite fille très motivée!le point blanc au dessus d'elle, James et ce fameux cratère.

On se rappelle notre visite au puy du Lemptégy en auvergne...

une bombe volcanique 

Et but de la balade, le volcan, qui est maintenant une carrière de pouzzolane. On voit clairement la cheminée à son sommet. Et en contre bas, sa carrière. Je pense même que c'est un volcan égueulé, comme les puy de Lassolas et La Vache au auvergne...

Bref, complètement en dehors du circuit touristique on ne regrette pas! On a dormi dans le noir le plus complet et sans un bruit!

1
mars
1
mars
Publié le 4 mars 2019

Quand nous partons du lac d'Egirdir, le vent a chassé les nuages et le ciel est clair. On repart pour KONYA, grande ville de + d'1 million d'habitants. Nous qui sommes habitués à notre campagne, ça nous change! On y restera 2 nuits sur un parking aménagé à l'extérieur de la ville. On prend le tramway pour aller visiter le centre : mosquées, musées, vie étudiante, magasins, c'est très animé, et il y a beaucoup de mouvements. La plupart des femmes sont voilées, intégralement où l'on voit que leurs yeux, ou plus simplement avec juste un foulard sur la tête. Nous sommes ici dans une ville conservatrice. Tout ça me questionne...Je sais bien que c'est leur culture, que c'est sans doute leur choix que de se voiler intégralement ou non, mais le visage d'une femme est joli, pourquoi le cacher? C'est mon côté féministe qui ressort. On voit plusieurs bandes de copines où certaines d'entre elles sont voilées ou non, avec les cheveux détachés...

Le midi on quitte le centre pour rentrer dans les petites rues où la vie y est tout aussi animée mais plus calme. On mange dans un petit bouiboui et on se régale, pour une petite poignée de livre turque; on se régale! Au coin d'une rue on s'offre des gourmandises sucrées...

et toujours ces sourires!

On visite différents musées où céramiques et briques se marient particulièrement bien, c'est chouette!

On visite un haut lieu de pèlerinage du soufisme. Il y a du monde, c'est vivant...Nous sommes interrogés sur la région par de jeunes lycéens...

comme nous avons bien répondu aux questions, on repart avec 2 derviches tourneurs en plastique 

Le soir on assiste à la cérémonie des derviches tourneurs. C'est une danse qui représente l'union avec Dieu. Bon, c'est un peu envoutant, curieux, mais voir une bande de plusieurs mecs tourner en rond habillés en robe, c'est un peu...je ne sais pas, en plus ils ont un air très mélancolique, sans doute sont-ils comme envoutés? Je reste dubitative...Mais je reconnais que c'est intéressant à voir.

la sema, prière à Mevlana 
28
fév
28
fév
Publié le 4 mars 2019

On quitte Pamukkale sous un ciel triste. Il ne tarde pas à neiger, heureusement, elle ne tient pas sur la route. Au loin de nombreux sommets enneigés sortent parfois la tête des nuages...On rit de voir ces fausses voitures de police aux bords des routes...qui sont très bonnes du reste! Souvent des 4 voies...

Quand on arrive sur les hauteurs du lac, la vue est superbe: en contrebas le lac d'un vert de jade, au loin des montagnes dans les nuages, et en bas cette petite ville d'Egidir. Nous y passons 2 nuits. Il fait froid et le vent soufflant très fort ne fait que diminuer la température. On va découvrir cette petite ville très animée. Au pied d'une forteresse se tient un petit marché, on fait le plein de fruits et légumes... On rentre vite se mettre au chaud et déplacer James pour être à l'abri du vent. Nous sommes sur une petite presqu’île, et de chaque côté, de nombreux oiseaux : mouettes, goélands, canards et foulques macroules. Ces derniers sont rigolos à observer, ils font un petit saut avant plonger, comme s'ils prenaient leur élan. Ils restent toujours en groupe de plusieurs dizaines d'individus, et lorsqu'ils s'envolent( tous ensemble), ils font quelques pas au dessus de l'eau avant de prendre leur envol. Ce qui donne un bruit de claquement.

foulque macroule 

Le soir, la Polis frappe à notre porte : ces messieurs souhaitent savoir si l'on est bien, et nous posent quelques questions sur le voyage, l'école, etc...Ils nous demandent de leur téléphoner si l'on est importuné. Cette première nuit c'est le froid qui nous réveille. Et au petit matin nous déplaçons le camion de quelques mètres pour avoir THE superbe vue ! Bon dehors, le thermomètre descend à -7 degrés. Les croquettes passent la journée à jouer ensemble( c'est agréable, surtout que cela faisait un bail que ce n'était pas arrivé!), il y a de grosses bourrasques de vent, et la neige tombe par moment à l'horizontale ! On sort tout de même faire un tour dans les petites rues de la ville, on apprécie voir la vie d'ici, surtout que jeudi est le jour DU marché. Beaucoup de pommes (on est dans une région productrice), d'oranges, d'olives, noix, et légumes...Egalement des vendeurs de babioles. Un supermarché de chez nous mais en plein air, un vrai régal pour nos yeux. On déniche une petite mercerie où les croquettes achètent du fil pour faire des bracelets brésiliens.

et CE lac on ne s'en lasse pas, c'est beau, tout simplement.

26
fév
26
fév
Publié le 28 février 2019

Sur la route pour Pamukkale, on voit des champs de coton! Les plants sont encore sur pieds même si la récolte était, il me semble durant l'été dernier. C'est quelque chose de nouveau pour nous, que de voir du vrai coton! A l'intérieur de la boule de coton, il y a une graine... Nous voyons aussi de nombreux étals d'oranges, et d'huile d'olive ou de pots entiers d'olives au bord des routes. Nous croisons parfois des camions très chargés.

Pamukkale c'est touristique, mais ça se visite. Quelques chinois en voyage organisé qui font un petit shooting de ma croquette qui prend un petit bain...L'eau n'est pas très chaude, mais c'est faisable, surtout pour Hima qui ne craint pas l'eau froide, il restera dans l'eau durant une bonne demi-heure.

Ce blanc, c'est du calcaire. C'est beau, c'est blanc, c'est pur. Les romains étaient déjà là.

Le site est maintenant protégé, et on peut s'y promener pieds nus.

Anti-dérapant ces petites vaguelettes.  

En haut de cette colline se trouve le site de Hierapolis, ville romaine thermale... Plusieurs séismes ont détruit la ville. C'est immense et c'est chouette de s'y balader.

On se plait à imaginer la vie d'antant avec des phrases dignes d'une BD d'Astérix... 


25
fév
25
fév
Publié le 26 février 2019

Après avoir dormi dans un petit village de montagne, tout de pierres construit, nous avons filé à EPHESE. A côté de la petite et dynamique ville de Selcuk. La veille nous y avions flâné, découvrant la vie turque du dimanche : les hommes sur les terrasses des bistrots à jouer au rumicube tout en buvant du thé ou du café, ou pourquoi pas une bière...Des couples qui se baladent bras dessus, bras dessous...Des enfants qui courent...Et nous qui allons dans cette rue ou non plutôt dans celle-ci...On aperçoit des hommes qui font leurs ablutions avant l'heure de la prière. D'ailleurs la voilà qui arrive avec l'appel du muezzin.

Nous sommes impressionnés par la quantité de petits resto...pas possible de manquer un repas ici! Nous discutons à plusieurs reprises avec des guides francophones ou des gens qui ont envie de parler. (Hima apprécie toujours autant de comprendre les échanges). La saison touristique débute en avril, c'est pourquoi nous sommes seuls en ce moment. A part quelques coréens ou chinois, il y a peu de visiteurs...De plus les étrangers sont gavés des nouvelles de média qui font l'amalgame de la Turquie avec la guerre en Syrie ou la condition kurde, peu de gens se risquent à venir ici.

J'aime l'expression que nous dit Mustafa « les gens sont comme les cinq doigts de la main, ils sont différents, alors faut pas mettre tout le monde dans le même panier ». Il rajoute « la Turquie fait deux mille kilomètres de long, alors que les journalistes ciblent LA Turquie dans la région Kurde où il y a des tensions »


Selcuk, récente et vieille mosquées

Mais revenons à notre visite d'Ephèse...

Ville portuaire de l'antiquité à l'immensité évidente! Ici se côtoyait les marchands, navigateurs et pèlerins( Artémis). Sous l'époque romaine(dès -133) Ephèse devint la capitale de la province d'Asie. On dit que jusqu'à 250000 âmes y vivaient. A plusieurs reprises, invasions, bastons, massacres, conquêtes ont eu lieu sur ces terres.

Le fleuve Caystre( Kucuk Menderes en turc) passant au pied de la cité, envasait le port. On fit draguer le port en l'an 54. Un siècle plus tard, on tenta de détourner le fleuve. Mais la mer finit par reculer de quelques kilomètres, laissant derrière elle de grands marécages où le paludisme s'est développé. Ce fut le début de la fin d'Ephèse. L'influence chrétienne et diverses invasions ont fait cesser le culte pour Artémis. Les croisés du Moyen Age furent étonnés de trouver un village, alors qu'ils s'attendaient à découvrir une grande cité.

Bon vous l'aurez compris ou pas, ce n'est qu'un rapide copié/collé du Lonely Planet. Place aux photos.

Donc des ruines certes, mais quelle grandeur ! On se rend vraiment compte de la taille de la ville ! Il resterait 80% de la cité à faire sortir de terre, autant dire qu'il y a du boulot pour les décennies à venir...

On se régale les yeux devant la bibliothèque de Celsius : gigantesque.

On caresse quelques chats( il y en a des dizaines!). Et quand on sort nos sandwichs, nous sommes entourés de miaulements. Alors que nous disons aux croquettes de ne pas leur donner à manger, on voit voler quelques bouts de pain ou de chips. Il ne fait pas beau, il fait froid, mais au moins il ne pleut plus. On rit des touristes coréens qui prennent de sacrées poses pour se faire flasher.

Nous visitons les maisons en terrasse. Sous un grand chapiteau fixe, sont protégées d'anciennes maisons de riches romains. Superbe architecture! Du marbre, de la brique...Les mosaïques sont magnifiques.



Nous commençons à bafouiller quelques mots de turcs, et à chaque fois, on reçoit un franc sourire ! Les gens sont serviables et c'est bien agréable !

Le soir on pose James sur une grande plage où-comme partout trainent quelques chiens errants. Ils ne sont pas méchants, certains ont même un air mignon. Mais nous ne sommes pas amis des chiens, nous en avons peur. Hima passe le reste de l'après midi et début de soirée à pêcher avec son nouvel ami turc qui est coiffeur de métier. Le contact est fait, sourires, échanges éclairs en un mélange de langue « francturcenglish ». Chacun donne à l'autre un bracelet, Hima était ravi de ce bon moment! Quant à Maya, elle passe un long moment à jouer dans son coin « chambre ». Je crois que c'est la première fois depuis que nous sommes partis que chacun vaque à son occupation...Et ça, ça fait plaisir !

23
fév
23
fév
Publié le 24 février 2019

Quand la porte d'un salon s'ouvre!

...Il me fallait trouver un salon de coiffure pour cacher mes cheveux blancs. Et quand nous sommes rentrés dans cette petite ville de Yenisakran , sans prétention, sans charme apparent je ne pensais pas y passer un si agréable moment !

Nous roulions quand nous avons tourné dans une rue adjacente. Nous avons rapidement repéré un salon : Elle passait un coup de balai, et m'a dit accompagné d'un grand sourire de venir. Je lui ai montré mon crâne, elle a bien compris. Après un échange-éclair avec 2/3 mots d'anglais mélangés de turc, je lui demande de me teindre juste les racines. Elle me dit dans un charabia qu'il vaut mieux faire la couleur complète. Puis me mime une coupe dégradée, que je refuse, mais pourquoi pas un petit épointage...Seher veut m'offrir la coupe : soit ! Allons-y ! Elle m'inscrit le montant dans le creux de ma main, notre accord était passé!

Durant 2 bonnes heures, Seher prend soin de moi, accompagnée de Dila. Et vas-y que ça papote, que ça rigole, que ça téléphone, que ça me papouille ! Moi qui n'ai pas l'habitude, j'ai franchement pris plaisir. Plaisir de profiter de Ce moment partagé, plaisir de Se faire cocooner, d'être entourée de ces 2 sacrées bounes femmes, plaisir d'être Ici là maintenant. Le temps s'arrête.

Dila sort son téléphone : vive google traduction ! Nous échangeons en anglais/turc. J'explique notre voyage. Quand les croquettes et Franck viennent, elles nous demandent comment fait-on avec l'école...Un premier « nescafe » et des « ishem » (pour mariés) ou « machala » pour beau. Elles trouvent Hima « machala », et visiblement Maya adorable, si l'expression est internationale...

Je me retrouve avec une teinture très « amoniaquée » sur la tête. Puis une fois au lavabo j'ai mes deux amies au dessus de moi qui me shampouinent, rigolant de plus belle. Seher me coupe les cheveux pendant que Dila m'offre un 2eme «turkish coffee». Il est bon. Je crois qu'il est même très bon vu la circonstance ! Je parlerai une autre fois de ce fameux café!

Quand le séchage arrive, Seher sort une brosse à brushing...Si seulement elle savait que jamais mes cheveux n'ont connu une telle chose ! J'en ris intérieurement. Le moment est extra.

Avec le portrait d'Ataturk, le père de la Turquie moderne( il est partout!) 

Dehors c'est la tempête, le vent souffle fort, ça caille dur, il flotte. Je les sens inquiètes. Elles me demandent comment elles peuvent nous aider. Je lui dit que tout est ok, qu'on a notre petite maison( avec un chauffage qui refonctionne!) Je m'en vais et les remercie, quel beau moment !

Notre chauffage a donc fait des siennes, c'était pas bien grave, car les températures étaient devenues plus clémentes. La veille de quitter la Grèce, nous nous sommes arrêtés chez un ferronnier pour qu'il bricole le support du chauffage. La notice indique que la bougie de préchauffage doit être vers le haut, ainsi que l'injecteur, mais pour connaitre la position de la bougie il faut démonter le carter, ce que Franck n'avait pas fait... Depuis le remontage dans le bon sens du chauffage, il refonctionne, et c'est tant mieux, car la pluie des derniers jours a apporté du froid, on a même ressorti les manteaux d'hiver! Les hauteurs ont blanchi.

On longe la mer , sous un sale temps...Nous nous dirigeons vers Ephèse. Nous allons prendre la direction de l'est maintenant.

Tempête sur le Golf d'EDREMIT 
22
fév
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fév
Publié le 24 février 2019

Sous un chouette soleil de printemps nous avons visité Troie. Cité de l'antiquité, sur ce lieu se trouve 9 villes de Troie. Bon vous me direz 3 ou 9? faudrait savoir ! Oui-oui il y a bien eu 9 villes construites les une par dessus les autres. Les premières pierres ont été posées durant l'âge de bronze, 3000 ans avant Jésus. Puis s'en suivent différentes périodes de constructions, différentes périodes de commerce florissant avec les grecs....Vers les années – 1250 on a retrouvé les traces d'un gros incendie et d'un gros massacre. On situerait la guerre de Troie et son cheval, à ce moment-là...La ville est abandonnée quelques décennies plus tard pour être reprise par les grecs vers -700. Vers -190 ce sont les romains qui posent leurs pieds ici et reconnaissent la ville de Troie comme l'Ilion d'Homère. Abandonnée au IX eme siècle, elle est recolonisée par les byzantins, puis est complètement délaissée par les ottomans....

Bon c'est bien beau tout ce passé, mais Troie aujourd'hui ce n'est que tas de pierres. Le site est bien entretenu, désert -à cette saison- il fait doux, le printemps est là, du moins pour la journée. On profite, nous sommes bien, à se balader, à imaginer (c'est dur quand même!) la vie d'ici autrefois.

des tas de pierres je vous dis! 
Y'a pas foule! 

On pique-nique puis on repart pour la fin de journée. On trouve un petit endroit magnifique, mais alors moi qui n'aime pas le vide, je suis servie ! Une petite route pavée serpente à flanc de colline, avec en contre-bas la mer....Je vous jure que j'ai juré ! James est descendu en 1ere(et fera de même pour la montée!)

Le petit village d'Assos n'est que resto ou hotel, la vie n'est pas ici, mais tout en haut. Ca reste quand même un bel endroit, on fait les cours sur la terrasse du petit camping où nous passons la nuit. Mais quand durant la nuit j'entends la pluie sur James, je commence à me demander comment nous allons faire le lendemain pour remonter ça ! Les doigts dans le nez ! Et la peur au ventre !

21
fév
21
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Publié le 24 février 2019

Ces derniers jours nous sommes sortis de Grèce, nous avons quitté l'Europe, passé nos 4000 bornes, pris 1 heure de décalage en plus...On tient à remercier tout particulièrement BAYER car grâce à eux, il n'y a plus d'insectes! Plus besoin de laver son pare-brise même après autant de kilomètres.😇

2 passages à gué avant de quitter la Grèce...merci maps! Durant le trajet, les croquettes font des bracelets brésiliens. 

Nous avons attendu une bonne heure à la frontière( passeports et travaux), et on est arrivés en Turquie! Nous avons une bonne impression au premier abord. Nous avons dormi à Eceabat, sur le terrain d'une petite gargote, certes bien défraichie, mais à l'accueil chaleureux, au bord de la mer. Il faut dire qu'ici une grosse baston a eu lieu durant la première guerre mondiale: les Turcs ont mis une tannée aux alliés (néo-zélandais et australiens). L'endroit est touristique. Quoiqu'un peu moins depuis la guerre en Syrie.Nous y avons rencontré Emilie, une petite belge qui baroude à droite, à gauche, et qui n'avait pas très envie de rentrer dans son pays quand nous l'avons quittée...Hima et Maya étaient ravis d'entendre parler français!

Le lendemain sous un ciel bien brumeux, nous prenons un bac pour traverser le détroit des Dardanelles.

Durant la traversée on rit de toutes ces mouettes qui nous entourent! Au loin on voit des nageoires!
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Publié le 19 février 2019

C'est ici que nous avons franchi la barre des 3000 bornes, et pris une heure de décalage horaire(En +). C'est ici qu'on découvre un nouvel alphabet: trop beau, si ancien! c'est indéchiffrable mais j'adore!

Les panneaux routiers sont aussi en anglais..Autrement le reste pas vraiment.. 

Nous sommes au nord de la Grèce, et n'irons pas plus bas. Nous ne ferons que traverser ce pays. Hier c'était THE mission machine à laver( la dernière datant de Venise, il était temps! Un monsieur rencontré sur une plage nous a informé qu'il fallait aller dans les grandes villes. A Thessaloniki, grosse ville étudiante, c'était sur qu'on en trouverait : merci google maps !On s'est donc stationné devant une laverie, et pendant ce temps, on a fait quelques leçons d'école, des petites courses, bu des cafés et manger des gâteaux: des Galaktoboúreko( espèce de pâte feuilletée fourrée à la crème pâtissière épicée) et des Fanourópita (un genre de pain d'épices avec des fruits secs dedans)que nous a offert Madame la boulangère.

Sur la route, attention aux ours! 

Ensuite, on est parti vers le sud de Thessaloniki après avoir mangé un gyros ,autre spécialité grecque, genre de kebab au porc dans un pain pita. Les gens sont supers gentils. Je trouve que les femmes ont une grande bouche, un grand nez, de grands yeux...Serait-ce pour mieux nous regarder? En général elles sont grandes, il m'arriverait presque de me sentir petite!

On a dormi une nuit dans une petite baie, dans une des 3 péninsules de la région « macedonia », où on a mangé notre boite de macédoine.

LE chauffage stationnaire de James faisant des siennes (c'est la seule chose de neuve!!), Franck a du le démonter...affaire à suivre... Ce matin on aurait bien eu besoin de le mettre en route, à notre réveil nous n'avions que 8 petits degrés. Heureusement que les "à peine 7m²" de James se réchauffent vite ! Et puis il y a toujours ce superbe soleil ! Hima s'est levé tôt, motivé pour pêcher, mais comme la patience ne doit pas être son fort, il dévie vite en bidouillage comme à son habitude ! Nous avons quand même été étonnés d'observer de petits poissons, qui en groupe s'échouent sur le sable, puis retournent à l'eau!

Réveil sur la Mer Egée, pas mal pour bricoler sous le camion!

Nous n'avons fait que quelques kilomètres aujourd'hui juste pour reprendre de l'eau et se poser dans un endroit plus « ouvert sur la mer». Et là c'est le calme le plus total. Ce midi nous avons sorti les chaises et table sur la playa...Les croquettes ont bidouillé une bonne partie de la journée avec des trucs trouvés sur la plage avec au dessus d'eux des mouettes, des goelands, non loin de là, sur l'eau des cormorans, et merveilleuse surprise : des ailerons qui sautent : dauphin ??? mystère!

il s'est baigné...bon, pas longtemps certes! 

Et là assez rigolo, un coup de fil d'un mec de la Macif..."c'est pour vous proposer un contrat habitation?! et moi qui lui répond" ah on est un peu loin là, en Grèce partis jusqu'en Aout...Un long silence s'en est suivi! Le type est resté sans voix!

On est allé faire une grande balade avec une Maya pleurnicheuse car « c'est trooop dur » ( sur le même ton que Balasko dans "les bronzés font du ski" avec des larmes en plus!). Cette balade grimpait entre de gros oliviers, slalomait entre les rochers, et en contre bas, cette mer toujours d'un calme plat ! Nous avons pris un bon coup de chaud, et avons enlevé nos pulls!

Notre balade du jour!

Nous avons vu une belle nature...Il y avait des muscaris qui commençaient à pointer leur nez( le pot de fleurs que j'ai apporté de La Brunière a de beaux muscaris..et maintenant un pied de soucis que j'ai piqué au détour d'un sentier...Pas bien!)..et il y avait aussi plein de crottes de chèvres (qui étaient cachées).

Demain on reprend la route pour se rapprocher de la Turquie.

Sur l'article précédent, nous avons rajouté une vidéo de l'Albanie)

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Publié le 17 février 2019

Que dire de ces 2 pays traversés si rapidement? Nous avons forcément des préjugés par rapport à ce que l'on a découvert si vite, trop vite... Comme d'habitude, les villes frontalières sont moches. La campagne est jonchée de détritus..Et le vent soufflant bien fort n'arrange rien. L'architecture contemporaine y est...comment dire, hétéroclite! Visiblement, il n'y a pas de recherches pour une éventuelle harmonie. Pas de P.L.U sans doute. Pour dire il y aurait même des airs de l'Hindoustan! Mais au delà de ça, la nature y est sauvage. Toujours de nombreux sommets, enneigés ou non. La lumière de cette fin d'hiver rend la campagne comme "apaisée", prête à redémarrer. Des petites épiceries partout, parfois de quelques mètres carrés. Des stations essences très nombreuses, des petits magasins spécialisés bien fournis( jardinage, bricolage, plomberie, enjoliveurs, pneus, des garages automobiles où sont entassés toutes marques de voitures à désosser... Visiblement ici tout se récupère. Bref il n'y a pas de quoi s'ennuyer tant il y a à voir! Nous avons laissé la Mer Adriatique en quittant la Croatie où nous sommes passés à côté de Dubrovnik: la cité est super belle. Une autre fois peut-être.

Dubrovnik 

Au Monténégro nous avons vu beaucoup de policiers, nous avons un peu galéré pour trouver de l'eau pour James... Ici on utilise 2 alphabets: le latin et le cyrillique. Nous avons été enchantés par la baie de Kotor. Bon ça me semble très touristique, et forcément à la saison à laquelle nous sommes, c'est soft, mais les endroits que nous avons traversés ou visités semblent vivre que pour le tourisme. Perast, petite cité aux airs de Venise est superbe... au bord de la baie avec des montagnes en toile de fond, mais reste vide...A part de nombreux chats errants.

Perast 

Puis à Kotor sous un beau soleil et de grandes bourrasques de vent, nous nous sommes baladés dans les petites rues de la vieille ville. De nombreux magasins et resto vides nous attendaient. Toujours de nombreux chats, une mer bleue, et toutes ces montagnes autour de nous! Magnifique, vraiment! On a visité le musée maritime de la ville: petit, mais très chouette, avec de belles maquettes, et une expo sympa. Le lien commercial entre Venise et Kotor y est expliqué...

Kotor. et accroché à la montagne une muraille menant à différents postes de garde, puis à un fort...Et le musée maritime 

James s'est arrêté sur un premier parking le long de la mer, mais un parking où le vent soufflait fort, et avec toutes ces poubelles, il y avait un air de je ne sais quoi...de déchèterie? de no-man's land? Bref on a remis les gaz et avons filé jusqu'à la ville d'après Budva, ville balnéaire.

Au petit matin, nous avons repris la route pour changer de pays pour l'Albanie. On y a ressenti pas mal de pauvreté, des airs de Roumanie. Sur la route nous doublons des carrioles à cheval, des chiens errants. Les églises laissent la place aux mosquées. De nombreuses personnes vendent quelques légumes, fruits, huile, miel, fromages sur les bords des routes, sans doute pour arrondir les fins de mois. Dans les champs, on voit que le printemps approche et qu'il y a à faire: ça s'active!

Sur la route pour Elbasan 

On le savait, mais on l'a oublié : notre forfait Free n'opère pas ici : à 9€ le MO, après quelques minutes d'utilisation, nous avons reçu un premier SMS de free (que nous n'avons pas entendu avec la musique) nous disant qu'on avait 40€ hors forfait...Puis un second SMS quelques minutes plus tard : 50€ de dépassement, heureusement notre accès internet s'est bloqué à 50€....Ça fait cher la connexion !

En partant d'Elbasan pour la Grèce... 

En tout cas nous avons eu de beaux sourires albanais!

Mais à la frontière avec la Grèce où le paysage était minéral, sec, trop beau, la douane nous a demandé d'ouvrir James...Ils nous ont ensuite demandé "no narcotic? no drug?"quels petits blagueurs ceux-là!

Nous avons bien trop rapidement traversé ces 2 pays, ils méritent probablement qu'on s'y attarde...

ALBANIE 17/02/2019 
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Publié le 14 février 2019

Bonjour c'est Maya . Lundi nous sommes arrivés en Croatie , on a dormi à Jadranovo, il y avait le port à côté de nous et il y avait des gros oursins et une petite étoile de mer rouge orange. Le coucher de soleil était rose.

Avant-hier c'était mon anniversaire, j'ai 9ans! On a fait des crèpes! On les a mangé à côté de la mer.

9ans ça se fête! 

Maya étant repartie dans la lecture de son bouquin, je prends la suite...Lundi nous avons quitté l'Italie sous un brouillard épais. Le paysage a rapidement changé, laissant la plaine du nord de l'Italie derrière nous( que nous n'avons pas trop aimé), pour laisser place aux petites montagnes de la Slovénie. Arrivés à la frontière Slovène, il a fallu montrer nos passeports...Nous avons attendu un bon moment. Dans ce nouveau pays que nous avons traversé en seulement une bonne demi-heure, la nature y était très chouette. De nombreuses forêts, un peu de neige...

Quelques minutes en Slovénie...le temps d'un pique-nique.

Une fois la frontière de la Croatie franchie, on se serait cru dans une carrière géante: des collines de cailloux, des tas de cailloux, des monticules de cailloux, et une faible végétation...En contre-bas la Mer Adriatique, au loin de nombreuses îles, faisant un panorama des plus jolis.

Nous avons posé James le long du petit port de Jadranovo, à 3 ou 4 mètres seulement de l'eau. Hima a sorti sa canne à pêche : mais nous n'avons pas mangé de poisson, car il est rentré bredouille ! Une petite balade nous a permis de découvrir les alentours.

Jadranovo 

Puis avant-hier matin après de gros bisous à notre poulette qui fêtait son anniversaire, nous avons repris la route pour Pakostane. Nous avons longé la mer durant un bon moment, et nous en avons profité pour acheter un peu de nourriture après avoir retiré de la monnaie locale( le KUNA): Gros naïfs que nous sommes, nous pensions que le pays était en euros! Autant je suis renseignée sur les pays que nous visiterons plus longuement, et plus lentement, autant là pour ceux d'Europe, je n'y connais pas grand chose! La route a ensuite grimpé sur les hauteurs croates: que c'était beau! Mais que c'était beau!! Au loin la mer d'une couleur bleue/verte... Puis James a fièrement monté et nous nous sommes retrouvés avec des montagnes partout autour de nous, un peu de neige. On a traversé plusieurs villages.


Pakostane 

Puis mercredi après 2 petites heures de route, on s'est posé à Trogir. Belle ville qui nous a fait pensé à la Rochelle avec sa pierre blanche. Dans le port de chouettes bateaux en bois attendent la saison estivale...On s'est baladé, et mangé des dwich, bu une boisson au nom rigolo...mais un vent bien froid nous a fait rentré au chaud. Avec Maya nous avons fait un gâteau dans le four OMIA. Nous étions stationnés sur l'île, avec en face de nous toujours ces montagnes, et la ville. Un bras de mer bleu-vert entre nous....La nuit nous avons écouté le clapotis de la mer...

Un verre de PIPI et c'est reparti! Le fort du XV eme, protégeant l'entrée du port de Trogir

Et ce matin nous avons roulé pour nous arrêter à Zaton: le pied! Avant ça, nous avons traversé le Bosnie Herzégovine pendant 15 min! On a longé des champs marécageux d'orangers, d'oliviers...

Il fait doux, le soleil chauffe... cette après-midi c'est farniente!

11
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Publié le 11 février 2019

Quand nous arrivons hier à Venise, on stationne James sur un parking pour camping-car. Mon Dieu que c'est laid: nous sommes à côté de l'aéroport, non loin de la gare, des tuyaux d'une usine de pétrochimie, des routes, de fils électriques, et toujours de nombreux déchets ici ou là.

Il ne fait pas beau, le ciel est gris, on se pèle! Nous n'aurons pas vu les montagnes enneigées sur le lac de garde. On décide d'aller tout de même explorer un peu cette cité mystique. Est-elle aussi belle qu'on le prétend ?

OUI ! Même sous un ciel bas, où toute chose paraît terne, Venise est magnifique! Nous avons pris le bus, non-non pas de gondole. La balade étant totalement hors budget. Puis une fois arrivés à la gare, nous faisons le choix de ne pas acheter de carte, on suit un moment la foule( ahh que je n'aime pas ça!) on passe un premier pont, et on prend vite une nouvelle ruelle, puis un autre pont, d'autres rues, qui pour certaines sont dignes d'une rue pipi/caca, ou bien coupe-gorge...On se perd complètement dans les quartiers de Cannaregio et de Castello pour échapper à la foule.

Premières images  

C'est plus calme ici et on flâne en levant la tête vers le haut des bâtisses qui font très souvent 4 ou 5 étages, rendant la rue sombre et exiguë. L'architecture est chouette, parfois orientale. On sent bien que sont passés par là de riches commerçants d’antan. Les soubassements des maisons ont les pieds dans la flotte et les murs sont en briques. De nombreux murs sont décrépis, le constat est que l'age d'or de Venise est terminé. Que maintenant le touriste fait vivre la ville. Des dizaines de petits commerces vendant les mêmes babioles de Chine...J'imagine quand même la vie d'ici, d'il y a quelques siècles....

Sur les canaux il y a de l'animation 

Quand nous passons sur un pont, il faut parfois se boucher le nez(ça sent les égouts). Quand nous passons dans des petites rues, il faut parfois baisser la tête.

On apprécie vraiment cette balade. Durant presque 4 heures on marche, on traine on flâne, on passe et repasse aux mêmes endroits, et puis nous arrivons piazza San Marco. On ne s'attendait pas à un truc pareil! Nous avons été très surpris de la beauté du lieu. L'endroit doit être superbe lors du carnaval...

piazza san marco 

Nous avons eu bien froid, mais nous avons quand même dégusté une bonne glace! Mais Venise ce n'est pas que ce côté romantique qui lui donne son caractère. Venise c'est aussi des cachettes où il peut y avoir tant de choses à découvrir.

Nous sommes rentrés au camion gelés, bien contents de retrouver notre petit chez nous!

9
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Hier nous avons roulé de Fénis à Bergamo sur des routes un peu défoncées, avec des conducteurs bien imprudents ( Avec James la vitesse de croisière est de 80 petits kilomètres/heure maxi... et là stupeur, quand sur une 2 voies, un poids-lourd nous double, alors qu'en face arrive une voiture, et que la route se transforme alors en 3 voies durant plusieurs looongues secondes...mais finalement ça passe! cela semble habituel ici...personne ne semble respecter les vitesses...on se croirait presque en Inde!)

Nous avons contourné Milano, où de belles plantes fleurissent au bord des routes: longues jambes en collants, sur des talons hauts, rouge aux lèvres et attitude aguicheuse: voir ces femmes en plein jour attendre leur client m'a laissée perplexe...Mais Le long de cette route, il y a aussi des marais, où des hérons et ibis erraient de leur marche lente. Il y a aussi de nombreux déchets ici ou là. Et en toile de fond les montagnes aux sommets enneigés des « Alpi Orobie » de la Lombardie.

Et Bergamo alors ?

Hier soir nous avons posé James sur un parking, proche de l'aéroport...qui heureusement est resté silencieux durant la nuit.

Grande ville qui en possède une autre sur un promontoire rocheux. C'est celle-ci que nous sommes allés découvrir ce matin. Sous un ciel pur, nous avons garé le camion au pied du rocher. Une fine gelée blanche recouvrait l'herbe mais nous nous sommes vite réchauffés avec le soleil et la marche. Après une longue montée pavée de galets, nous sommes arrivés à l'entrée de la vieille cité. Pas sans les râlements ou pleurs des croquettes...Quels terribles parents nous sommes!

Les maisons dignes de Villas, de couleur ocre sont accrochées sur cette colline. Leurs toits sont recouverts de tuiles romaines. C'est une des images que j'avais du pays.

D'époque renaissance italienne, les constructions sont faites de colonnes, de pierre taillée, de marbres colorés, de briques, et sous nos pieds toujours ces galets et aussi des briques polies des nombreux piétons. La ville doit être bien visitée à la saison touristique.

Nous avons marché, nous faufilant dans les petites rues aux jolies devantures de boutiques typiques. Semblables à des maisons de poupées, nous n'avons pas résisté longtemps avant de rentrer dans l'une d'elles pour y acheter des viennoiseries....Mouais, plus belles que bonnes ma foi.

De jolies places en jolies rues, nous avons découvert une petite merveille ! Il a suffi de lever nos yeux pour être stupéfaits et émerveillés du boulot réalisé et du résultat !

Cappella colleoni e battistero 

Le midi nous avons testé un ristorante où lazagnes, pizza et spaghetti nous ont été servis. En dessert, tiramisu et profiteroles (roulés dans la mousse au chocolat, c'est pas mal aussi!), et 2 cafés, bien serrés!

Nous avons repris la route pour 2 petites heures pour le lago di garda. On fait un peu tâche avec notre vieux camion: ici ce sont de belles voitures neuves qui nous entourent!

La vue est triste, l'eau est grise, le ciel pareil, attendons demain matin qu'un nouveau jour se lève... Il nous laissera sans aucun doute découvrir un superbe panorama ! En attendant, Maya fait du vélo, Hima bidouille à son habitude au bord de l'eau, et en face de moi, des mouettes sont posées sur des piquets....

Demain nous partons pour Venise !

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Publié le 7 février 2019

Ces dernières journées n'ont pas été des plus reposantes!

Entre charger le camion, vider ou ranger la maison, dire au revoir à nos proches, tout cela nous a procuré différents sentiments: excitation et énervement, joie mêlée de tristesse...

Nous sommes donc partis de chez nous comme prévu le 4 février, où durant le trajet, nous avons rencontré un peu de neige, de la pluie... Nous avons passé 2 jours chez mes parents, avec là aussi des accolades pour se dire à bientôt!

Nous avions promis aux croquettes de quitter la France après avoir vu le film "dragon 3" au cinoche. C'est à Bourg en Bresse que nous l'avons vu: avis mitigés.

Et donc au petit matin de cette nouvelle journée du 7 février, nous prenons la route pour l'Italie! L'aventure va vraiment commencer pour nous! Nos croquettes sont ravis de voir de la neige!


A droite la vue sur le Mont Blanc( il est à gauche sur la photo, mais caché!) 


Nos premiers souvenirs de ce nouveau pays sont de nombreux tunnels pour arriver à Aoste, où nous avons fait quelques courses. Nous avons roulé encore un peu pour se poser à Fénis, petit village qui m'a l'air calme...Nous avons fait une petite balade pour aller voir son château et une chapelle.

Les croquettes ont joué dans la neige, et moi j'ai marché dedans: j'aime entendre le crissement que font des chaussures dans la neige.

L'Italie nous voilà! 

Demain direction Bergame!

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Publié le 2 février 2019

Il y a un peu plus de 5ans maintenant, notre fils âgé alors de 8ans et demi a été diagnostiqué diabétique de type 1.

Rien a voir avec le type 2 si connu aujourd'hui avec la mal-bouffe, la sédentarité, le surpoids etc...Non le type 1 n'a rien à voir : c'est une maladie auto-immune qui se déclare entre l'age du nourrisson jusqu'à 35 ans environ... En gros les cellules du pancréas fabriquant de l'insuline se sont bouffées entre elles ! (rho les connes!)

Mais ça vient d'où cette maladie ?Bin ON NE SAIT PAS ! Voilà.

On sait juste qu'en France, environ 20000 gamins le sont. Chez nous en Vendée ils sont environ 120... Que de + en + d'enfants le déclarent chaque année ...Nous n'avons que peu de données sur les pays pauvres ou émergents...En même temps, quand ton gamin déclare un diabète de type 1 en Afrique ou Asie, il meure avant d'avoir pu recevoir un traitement qui de toute façon ses parents n'auraient pas pu lui payer!

Alors oui statistiquement il y a + de type 1 dans le monde occidental...

Qu'il est bon de vivre en France !

On nous parle d'un virus que se choperait la mère enceinte et prédisposerait l'enfant à naître à déclarer un diabète de type 1...On nous parle des perturbateurs endocriniens, l'environnement....Moi j'aime bien dire (ironiquement quand même!) que l'humain a joué, et qu'on récolte ! Là ! C'est dit !

Concrètement ça fait quoi ? Ça fait souvent chier il faut le dire ! 😀

Un truc pareil ça vous change la vie, et c'est peu de le dire...Ca fait mal là en dedans. Et puis la douleur passe, et on s'y fait, après tout notre gamin est un ado comme les autres, avec un truc en plus. De 4, on est passé à 5...La petite soeur doit grandir aussi avec ça, pas toujours évident.

Je reprends concrètement: s'il n'y a plus d'insuline, le corps ne peut pas vivre. (Que la nature est bien faite.....quand ça marche!!)

Hima a donc 5 injections d'insuline par jour et doit contrôler sa glycémie (taux de sucre dans le sang) plusieurs fois par jour. En gros, si on fait le calcul sur 5ans, on obtient un sacré résultat: mon gamin est une passoire !

S'ajoute à ça une adaptation des doses d'insuline à injecter suivant le taux de glycémie, suivant la quantité de glucides avalées, suivant l'effort physique fait ou à suivre,etc...

Il faut aussi savoir que plusieurs choses influencent la glycémie quand on est diabétique de type 1 : l'alimentation, la façon de mastiquer, le sport, le froid, la canicule, le stress, la colère, les hormones ( on y est avec l'adolescence!), etc...

Ça fait que c'est pas toujours évident de se promener avec un tel bagage en plus !

Donc nos projets de voyages sont tombés à l'eau (bien au fond même!) à l'annonce de cette maladie...Puis comme le propre de l'homme est de s'habituer, on s'est habitué, en même temps on n'a pas trop eu le choix!

On a testé un premier voyage avec cette nouvelle particularité au Kirghizistan, puis en Irlande....

Pour ce prochain périple, il y a forcément un peu de préparation et d'anticipation, et nous resterons en lien par mail avec l'hôpital qui suit Hima. Je souhaite emporter la totalité du traitement : ayant contacté les ambassades françaises des pays où nous allons nous rendre, j'ai eu des réponses qui m'ont laissée on ne peut plus sceptique... « contre-bande, contre-façon » . Après avoir demandé l'accord de la sécu pour se faire délivrer 6 mois de traitement d'un coup, je suis passée à la pharmacie....La vache! Ça prend de la place cette affaire! Le frigo de James a l'obligation de fonctionner pour y stoquer les flacons et stylos d'insuline. Il faut aussi prendre des stylos de glucagen en cas d'urgence, les aiguilles, des boites pour contenir les aiguilles usagées, des capteurs de glycémie, etc...

7 mois de matos! 

Malgré quelques appréhensions, on se dit que c'est faisable.

Mais parfois la nuit, là quand tu n'arrives pas à dormir, les pires scénarios défilent !Est-ce vraiment sérieux de partir avec un gamin diabétique ? Nous sommes rodés maintenant avec ce diabète ...Mais nous n'avons jamais eu à faire à une situation d'urgence...Tic-tac les minutes passent, lentement...et puis au petit matin quand tu as enfin réussi à te rendormir, tout est possible, alors « allons-y ! »

4
janv
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A force de préparer ce périple, d'en parler, d'échanger avec d'autres, de lire et relire des livres et des articles sur le web, de regarder les cartes des pays où nous irons, nous avons très envie d'avaler nos premiers kilomètres!

C'est bien beau d'en parler, d'en rêver, mais maintenant va falloir y aller!

Que nous avons hâte! Je ne vous cache pas que les insomnies plombent nos nuits depuis quelques semaines...

Départ dans 1 mois!

Les dernières semaines, nous avons installé les panneaux solaires sur la réhausse de James. Ainsi que des hublots pour une meilleure ventilation l'été...Nous avons continué l'aménagement en bricolant un petit meuble par-ci, une étagère par-là, deux ou trois bouts de tissus...

Nous avons changé d'assurance auto pour aller à la macif, nous aurons alors accès à l'IMA (inter-mutuelle-assistance), pas besoin donc de souscrire une assurance voyage. Le crédit de la maison va être suspendu, la mutuelle aussi, les passeports des croquettes sont récupérés, le carnet de passage en douane doit arriver dans les prochains jours...

C'est quand même pas mal de préparation administrative et moi j'aime pas ça du tout! Il nous faudra régulariser les derniers paiements, cantines, car scolaire, etc... Il reste quelques rendez vous , médecin, banque, présentation du projet à la classe de Maya, gérer l'approvisionnement pour l'intrus... Et enfin quelques coups de fil à passer (toujours pour le côté administratif ,grrrr!), et nous pourrons préparer concrètement notre départ...

Et oui nous voilà en 2019, année de notre virée vers l'est!

Belle année à vous😀

25
oct
25
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Publié le 25 octobre 2018

La liste des choses à faire rétrécit et c'est tant mieux!

Ça veut dire que le départ approche!

Ces dernières semaines, nous avons:

  • envoyé les courriers à la DASEN (direction académique des services de l'éducation nationale) ainsi qu'au maire et aux directeurs des établissements où sont scolarisées nos croquettes. Il nous faudra les réinscrire en mai/juin. Ils arrêteront les cours tout début février, et y retourneront pour la rentrée de septembre. Quelques semaines après nous avons reçu une réponse de la DASEN: en résumé comme nos enfants ne seront pas sur le sol français, l'état ne se préoccupe pas de savoir s'ils seront instruits ou non... Ah bah fallait le dire 😀!!
  • envoyé nos demandes de congé sabbatique... qui ont été acceptées!
  • commencé une liste avec ces petites choses auxquelles nous pensons qu'il ne faudra pas oublier d'apporter - oui j'aime les listes!
  • commencé les vaccins, notamment pour Maya (Hépatite A et B), pour Hima, Franck et moi, nous avons fait une sérologie pour l'hépatite A (ce vaccin avait été fait en 2003 pour Franck et moi, et en 2008 pour Hima). Censé durer 10 ans, nous avons encore des anticorps en 2018. Donc ce n'est pas nécessaire de se faire repiquer! Nous referons par contre tous les 4, le vaccin contre la typhoïde.
  • Les passeports des croquettes ne seront plus valables courant 2019, ils ont rendez-vous mi novembre pour en faire le renouvellement.
  • concernant James, le silencieux de son pot d'échappement a été changé (par Franck!), ainsi que ses essuies-glaces (par Hima!), son chauffe-eau refonctionne (assez capricieux l'engin!), et nous allons bientôt installer des panneaux solaires pour être plus autonomes (3*100 Watts). J'ai fait de jolies housses colorées (tissu en provenance d’Équateur), ce qui me convient mieux, car il nous faut des couleurs pour notre petite maison roulante! Nous allons installer des hublots (de bateau) dans la réhausse pour aérer le coin couchage des croquettes. A plusieurs reprises nous avons testé la vie en camion, petit, restreint, il n'y a que l'essentiel, pas de superflu! Chaque chose doit y trouver sa place. Le chauffage stationnaire que Franck a changé fonctionne: nous n'aurons pas froid durant les premiers mois où l'hiver sera encore bien présent!
été 2018 


Il nous reste à:

  • demander les cartes vitales européennes.
  • débloquer une coquette somme (de 3500€) pour faire la demande du carnet de passage en douane pour James. Agé comme il est, il n'est plus côté, nous pouvons donc mettre la valeur minimale demandée, qui nous sera restituée à notre retour.
  • prendre rdv avec notre banque pour suspendre le crédit de la maison.
  • arrêter la mutuelle et prendre une assurance "voyage".
  • trouver une famille pour garder notre petite chatte Mimiko le temps du voyage.
  • s'assurer de la faisabilité des visas iraniens en Turquie lorsque nous serons sur place.
  • courant décembre nous irons faire un petit tour chez nos dentistes, histoire de faire un point sur la santé de nos chicots, ainsi que chez le médecin pour avoir des ordonnances de médicaments à emporter. L'Ouzbékistan est visiblement pointilleux sur l'import de traitements, ils doivent impérativement apparaitre sur une ordonnance. Faire un sérieux point sur l'intrus.

L'excitation commence à monter,il faut encore attendre un peu avant de prendre la route...Mais comme j'aime le dire:

la préparation fait partie du voyage!

Publié le 4 septembre 2018

L'itinéraire aller devrait nous mener jusqu'au Kirghizistan.

Nous verrons celui du retour suivant le temps restant, les envies, etc...

'Sont beaux mes petits drapeaux! 


Dans tous les cas c'est une ébauche. La route sera modifiée au gré de nos envies, ou des situations sur place.

Pour plus de détails, l'itinéraire ici sur le planificateur à contresens:

Publié le 1er juin 2018

Alors que certains baroudeurs les attendent pendant de longs mois, nous avons fait la demande bien longtemps en avance...Et en juin, nous avons reçu nos permis de conduire internationaux!!

YES!
 Un petit pas de + vers le grand voyage!! 

Alors le début de ce blog se fait ici:

L'idée était dans nos têtes depuis de longues années, et après avoir baroudé à 2, puis à 3 et enfin à 4, nous voici prêts pour le grand saut!

Retour en arrière...

(vous pouvez cliquer sur les photos, c'est moderne, hein?)

Le Népal nous avait enchanté en 2003 quand nous étions partis tous les 2. C'est sans doute là qu'est née notre envie "d'ailleurs"?!

La montée au col Thorung La
Le lac Gosainkund
Kianjing Gompa dans la région du Langtang
La Dhaulagiri et ses 8000 et quelques mètres
 Treks dans la région des Annapurna, du Langtang et de l'Hélambu (photos argentiques)

Puis la Roumanie en 2007, découverte sacs aux dos avec notre petit bonhomme Hima âgé de 2ans et demi. C'était un essai bien concluant, et motivant pour la suite de nos aventures!

La Roumanie: Bucuresti, Sinaia, Brasov, Sigetu, Ieud... 

L'Inde et à nouveau le Népal en 2009, où durant 4 mois toujours avec notre petite croquette n°1, nous avons appris à connaître le voyage au long court. Ce ne fut pas des vacances mais bien une tranche de notre vie, ailleurs!

Le rick-shaw
Tansen, Pokhara, Bandipur, Kathmandu, L'Hélambu...Le Népal!
Le nord ouest de l'Hindustan...L'Inde


En 2010, après la naissance de notre deuxième croquette Maya, nous achetons un beau camion (Mercedes 508 de 1971), que nous revendons 2ans après. Trop gros, trop vieux, trop lourd, d'autres projets...

Le 508 sous la neige chez nous en Vendée! 

En 2013, un intrus s'incruste dans la famille, et on met en stand by nos projets de voyage...

En 2015,alors que l'Asie Centrale nous attire, on tente le Kirghizistan tous les 4. Nous en revenons complétement dépaysés et malgré un début de voyage compliqué, nous en sommes très heureux!

Les sept Taureaux
à Jety Oguz
A Osh Bazar, Bishkek
Au Kirghizistan, on découvre l'Issyk Kul, Tamga, Jeti Oguz...

En 2017, c'est l'Irlande que nous découvrons toujours en famille.

Les croquettes à Waterville
Le bout de la péninsule de Dingle
Glencar
L'Irlande, the Ring of Kerry

Puis l'appel du voyage au long court se fait de plus en plus présent! Nos croquettes ont grandi, nous nous sommes familiarisés avec l'intrus de la famille et il nous faut repartir et vite! Après une (courte) réflexion, nous irons vers l'est et nous nous y rendrons en camion!

L'Asie Centrale on arrive!

C'est décidé nous partirons jusqu'en Asie Centrale, puisqu'il nous serait difficile, et pas sérieux-à nos yeux- de traverser des contrées où il ne fait pas bon voyager avec des enfants et l'intrus...Bien que l'Inde et le Népal nous appellent, on se contentera de moins loin, moins longtemps, mais ce sera tout aussi bien.

A la recherche d'un véhicule adapté à nos exigences (VASP avec un minimum de 4 places carte grise, et un coin salle de bain), on fouille ici et là, et on trouve James: un mercedes 310D, équipé westfalia james cook de 1994 qui a 6 places sur la carte grise.

Tout commence à se concrétiser! Nous regardons le budget, les saisons, les pays, et l'itinéraire se profile rapidement. Nous partirons donc en début d'année 2019, pour un retour avant la rentrée scolaire de la même année. Notre grande croquette fera sa rentrée en 3eme!


Voici James, notre beau camion 


Le projet est dit, il n'y a plus qu'à!