Carnet de voyage

HiMaYa sur la route de l'Asie Centrale

64 étapes
264 commentaires
132 abonnés
Dernière étape postée il y a 2 jours
Partir en famille sur les routes en direction de l'Asie Centrale
Du 1er février au 25 août 2019
205 jours
Partager ce carnet de voyage
18
juin
18
juin

Nous rentrons doucement vers Bishkek. Nous faisons un petit crochet par le lac Issyk Kul que nous avions tant aimé lors de notre première visite. Il a toujours sa même couleur bleue. L'eau y est transparente, sauf quand souffle le vent. Celui d'Est "santash" signifie beau temps. Celui de l'Ouest "ulan" apporte le mauvais temps. Ce que nous constatons. Nous voyons des oiseaux marins (!) si loin des océans... Il y a même quelques vagues. Légèrement salé, il ne gèle pas l'hiver. Au nord, la chaîne des Kumgoy Alatoo culminant à 4000m... Au sud, la chaîne des Tian Shan avec des 5000. Alors qu'en aout 2015 on avait enchainé les baignades, là l'eau est carrément froide! Il y aurait plus de 100 rivières se jetant dans le lac...

Nous quittons les montagnes de Kirghizie. Qu'elles étaient belles! (A l'heure où j'écris nous sommes dans la steppe désertique du Kazakhstan et la chaleur est plus que caniculaire d'autant plus que l'ombre est inexistante...)

Nous avons longé la rivière "Chuy". Nous étions passé par ici en train il y a 4ans.

Nous nous sommes fait arrêtés par la police -régulièrement présente et pénible- car soit disant Franck roulait à 72km/h au lieu des 60 réglementés. Sauf que ce n'était pas possible car nous venions de démarrer. Donc le policier a trouvé un autre prétexte: comme quoi les vélos et la malle n'étaient pas notés sur le permis international que Franck lui donne....Mon homme s'est énervé (il faut dire qu'il ne s'énerve qu'en voyage!!) et a quelque peu crié sur le préposé casqué...qui l'a laissé partir!

les pubs géantes en cailloux! 

Nous avons passé ensuite 2 nuits à côté de la Tour de Burana. La première fut d'un calme campagnard. La seconde un peu plus bruyante puisqu'à 2h30 du mat' une voiture de jeunes s'est garé juste devant James, alors que le parking était gigantesque! Pendant 2h, nous avons eu à faire à de la musique techno que crachait l'autoradio. Même si Franck leur a expliqué que nous voulions dormir, rien n'y a fait. Ils fêtaient un anniversaire, et nous ont donc proposé un verre de Vodka. Au milieu de notre nuit nous avons préféré refuser...! Bref, quant ils sont partis il faisait déjà jour et nous avons pu terminer notre courte nuit. Heureusement que la journée d'avant avait été meilleure: alors que nous mangions le midi, un camping car français s'est approché, immatriculé en vendée, nous avons rit quand on a vu qu'on vivait qu'à 40 bornes des uns des autres! Stéphane et Nathalie sont partis pour 1/2 année à travers les routes d'Asie Centrale. Nous avons passé un chouette moment en leur compagnie et avons bien papoté! Quant à la tour de Burana, mouais...un beau coucher de soleil nous a enchanté. Le reste...

c'est beau un coucher de soleil en république Kirghize! 

Nous avons ensuite roulé vers Bishkek, cette capitale la plus verte d'Asie Centrale tant il y a d'arbres! Dans les parcs, on trouve aussi de chouettes statues, des amoureux, des vélos et rosalies, des vendeurs de glaces et des fan de karaoké...

Nos amis les Aventuracinq (à l'heure!) nous y ont rejoint et nous avons à nouveau passé de bons moments (vivement Porto/ Lisbonne, au choix, fin du message codé). Les enfants ont refait de la rosalie (même dans les escaliers visiblement!).

Mais à qui appartiennent ces magnifiques pieds?

A Bishkek nous avons aussi fait la connaissance de Mathéo et Jim qui sont partis de France à vélos...ils enchainent les tours de pédales, les trains, les bus, la marche, pour se rendre en Australie... Nous leur avons demandé de faire un dessin sur James. Ils ont choisi de nous dessiner... Aussi de Robin qui vient chaque année an Asie centrale...Et aussi d'un jeune allemand parti de Singapour à vélo... et aussi d'un italien/argentin partis en camion pour aller en Asie du Sud via le Tibet et sa capitale Lhassa...

ça c'est un berceau... avec des "adaptateurs" pour pipi Garçon ou Fille

Petit tour à Osh Bazar... Où nous avons fait quelques emplettes...

Et pous avons récupéré en 2 minutes chrono nos passeports avec nos visas de transit russe. Nous aurons alors 10 jours pour parcourir les 1200 km que nous avons à avaler pour rejoindre l'Ukraine et l'Europe. Nous avons eu du mal à quitter nos amis et nous avons eu une bonne soupe à la grimace d'Hima et Maya quand nous avons repris la route... Après un passage de frontière on ne peut plus bordélique, nous avons pu commencer le retour vers notre petite maison vendéenne. 2700 km nous attendent pour rejoindre la frontière Kazako-russe...

13
juin
13
juin
Publié le 20 juin 2019

Nous faisons le plein d'eau et de bouffe, et nous sommes prêts pour aller à ce fameux lac. Il y a 4 ans, nous n'y étions pas allés, en effet il faut passer un col à 3500m d'altitude, et cela nous avait freiné avec les enfants, et notamment avec le diabète. Cette fois-ci c'est dit nous irons ! C'est un peu le bout de notre voyage, une fois vu, nous pourrons rentrer chez nous😉 Le lac se mérite : 50 km de piste, dont 10 de montée vers le col. Moi qui ai facilement le vertige, je me paie un torticolis...de stress sans doute !

Nous faisons un crochet par une chouette vallée à l'Est de la ville de Naryn 

Nous en prenons plein les yeux comme d'habitude dans ce beau pays...Nous prenons la route nord qui mène au lac. Celle du sud est réputé plus jolie mais plus tortueuse...Sans façon. C'est curieux d'avoir développé un vertige alors que dans nos premières années de voyage avec Franck, nous avions trekké au Népal...et que nous avions longé de nombreux précipices (que je n'aimais déjà pas trop à l'époque! Cette partie de piste est une vraie tôle ondulée: en résumé, c'est insupportable! On bouffe de la poussière même les fenêtres du camion fermées, tout bouge, ça grince, ça claque, on n'aime pas ça!

Nous faisons une petite expérience avec un ballon pour expliquer aux enfants la pression atmosphérique qui se modifie avec l'altitude...Quand nous passons le col, le vent est froid, mais l'air est sec, cela nous rassure. Nous amorçons 1 heure de descente, toujours sur une piste de terre mêlée de cailloux.

C'est beau! 

Nous essayons, en vain, de se rapprocher du lac...Les chemins y menant ne sont pas accessibles pour James. Du reste une nouvelle fois (comme au lac de Boukhara en Ouzbékistan) nous « tapons » dans un trou. Franck descend jette un œil. Nous repartons, et trouvons un endroit, certes loin de la rive (environ 6km), mais plat, sec et surtout magnifique ! Nous sommes seuls, il règne un silence incroyable!

Nous partons faire une balade, le vent est cinglant, et quand on se décide à rentrer, la pluie et la grèle tombent !

De nombreuses fleurs, et oiseaux...sans compter les chevaux! 

Plus tard, Franck part se balader...puis moi...Les enfants restent au chaud au camion (au chaud au chaud, c'est vite dit puisque le chauffage ne fonctionne pas à cette altitude.)

Le song kol que nous ne verrons que de loin, est un lac d'altitude. A 3100m, il est entouré de montagnes. De nombreuses familles kirghizes viennent s'y installer pour leur bétail. Ils montent leur yourte, accueillent en même temps les touristes de passage. Parait que pendant l'été, c'est blindé d'européens. Le lac ne fait que 15m de profondeur. On dit que ses eaux changent de couleurs en un clin d'oeil. Même de loin, nous le constatons : alors qu'à notre gauche le ciel est bleu, son eau est bleue. A notre droite, le ciel menaçant, gris et chargé de pluie ou de neige transforme son eau en un gris profond.Nous faisons une tournée de crèpes, qui sont bien appréciées !Nous faisons une tournée de crèpes, qui seront bien appréciées !

Nous sommes entourées de bétail : les moutons toujours groupés se devinent au loin...Les chevaux quant à eux, sont un peu partout. Il y a de nombreux poulains !

La tombée de la nuit apporte une luminosité parfaite ! Les chevaux se rapprochent du lac...Parait que les loups vivent encore dans cette région .

un vrai spectacle que d'observer ces bêtes! 

la nuit, je me réveille et vois la lune cachée derrière un nuage...L'eau du lac, est argentée !!Le matin, nous voyons que le ciel se charge de lourds nuages. Nous avions regardé la météo, et avions reçu un SMS nous alarmant comme quoi des pluies auraient lieux dans le pays et qu'il fallait prendre garde aux glissements de terrain !Il ne s'agirait pas de rester bloquer en haut du lac. Nous déjeunons rapidement et filons vers le col. Nous voyons des Yaks et des vrais ! Ils sont gros, bien plus imposants qu'à Tash Rabat...Ceux là étaient peut-être croisés avec des vaches comme cela se fait aussi (les bêtes sont alors plus dociles, mais sont stériles par contre...). Plusieurs d'entre eux se castagnent. La dri, femelle du yak, donne un lait très riche. On nous dit que souvent un yak est tué, et qu'il nourrit une famille entière pendant tout l'hiver. D'ailleurs kirghize est un viandard...

Je n'apprécie pas la descente même si j'ai bien conscience que le lieu est juste magnifique, on se sent tout petit !Nous prenons en stop un monsieur..Il nous fait signe que « machine, kapout » .En effet, nous avons croisé une voiture en panne, et aussi un camion... Il descend quand le réseau téléphonique revient. Nous, nous continuons notre route, enfin notre piste.

Je ne sais pas si le song kol "vaut" cette vilaine piste qui y mène. Nous sommes fatigués de ces mauvaises routes, de ces pistes, qui nous ralentissent, qui nous stressent, nous écoutons le moindre bruit suspect de James..on t'en fait voir mon vieux !Du reste, Franck est content : le camion a retrouvé sa toute puissance, qu'il avait perdue sans doute depuis les pleins de gazoil soufrés de l'Ouzbékistan !Ici il vient de Russie et est de meilleure qualité.

A Kochkor, nous croisons 2 gros camion, partis d'Europe !Une sorte de voyage organisé...Ils vont jusqu'à Pékin et font le route en 3 mois.

Nous profitons de la civilisation avant de repartir...

10
juin
10
juin
Publié le 20 juin 2019

Quand nous partons de Tash Rabat et de ces paysages magnifiques, au premier village que nous traversons, une yourte est prête à être montée ! Ni une ni deux, nous nous garons devant la maison. Nous demandons si l'on peut regarder, le tout en mimant...La barrière de la langue est un bon apprentissage de la communication non verbale! La grand mère nous fait signe de venir prendre un tchai . C'est gentil comme tout, mais nous entrons dans la maison un peu gênés. Merci google traduction (français-russe), nous échangeons ainsi... (L'écriture Kirghize utilise l'alphabet cyrillique, mais le son de cette langue est guttural, et nous différencions bien quand le russe est parlé ou le kirghize. Même si parfois la traduction de google est quelque peu aléatoire nous nous en servons très souvent!) Un moment Iriskul parle dans le téléphone, celui-ci me dit « quand j'aurai mis le chat dehors...??!! bref on ne comprend pas toujours, mais on comprend que nous sommes ici les bienvenus ! Sur la table il n'y a pas que du thé...

La yourte ou bozuy en kirghize, sera montée dans le jardin. Le journaliste d'un magazine kirghize arrive pour photographier les étapes du montage de la yourte. L'orage, la pluie et le froid interrompent un moment cette merveilleuse aventure ! Franck est très intéressé, il participe volontiers. Hima est curieux, et prend les ficelles, cordes, et comprend toutes ces étapes nécessaire à la bonne tenue finale de la yourte, il tire et fait des noeuds, peut-être se croit-il sur son bateau en mer?! Maya quant à elle, préfère continuer la lecture d'Harry Potter!

La grand-mère mène le chantier avec rigueur, et chacun sait ce qu'il a à faire. Les plus jeunes apprennent ainsi les traditions ancestrales.

Une fois le plancher posé (bien qu'il n'y en a pas dans toutes les yourtes) l'encadrement de la porte est installé. Viennent ensuite les treillis pour les murs. Puis les tissus en laine feutrée... Sur certaines yourtes, du plastique est ajouté, ou une toile en coton.

Chaque partie en bois est dépoussiérée avant le montage 
le tunduk au centre et au sommet de la yourte, qu'on retrouve sur le drapeau 
et le mouton, attend-il son heure???
le photographe a fait son boulot...mais nous serons nous aussi sur la presse Kirghize!! 

Le résultat final est superbe ! La partie droite étant réservée aux femmes, celle de gauche aux hommes. La porte est orientée plein est. Cette yourte date de 1973 comme l'indique l'oiseau sur la porte...

Nous repartons avec un pain tout chaud, pas sans avoir été invités à manger. Nous sommes enchantés par cette matinée mais nous devons rouler...

Le soir, nous rejoignons une famille déjà rencontrée en Ouzbékistan. Maya est heureuse de retrouver sa copine. Les Aventuracinq sont sur le chemin du retour après une année passée sur les routes, ou dans les airs.

Avec Sabine, David, Pauline 15 ans, Gabin 12ans et Elise 9ans nous passons une chouette soirée, puis le lendemain nous restons ensemble à nouveau. Ça papote, ça joue, ça se balade, ça matte des films!!!

que d'animaux dans ce beaux pays! 

Le lendemain, ils vont vers Tash Rabat, et nous vers le lac Song Kol que nous n'avions pas vu il y a 4 ans...

8
juin
8
juin

Nous partons de Bichkek vers le sud. Nous voulons rejoindre Tash Rabat, vieux caravansérail proche du col du Torugart, frontalier d'avec la Chine. Nous faisons la route en plusieurs jours... même s'il n'y a que 350 km... La route est superbe dans tous les sens du terme ! (les paysages sont magnifiques et l'asphalte excellente!). Nous passons un premier col. En descend il y a une grande étendue d'eau. Nous y dormons une nuit. A côté de nous une jeune bergère et ses moutons. Il y a de nombreux oiseaux au bord de l'eau qui est bleue/verte...

Magnifique avec ces montagnes en fond de toile !

Il fait froid, et c'est journée crèpes! Nous retrouvons du cochon, disparu depuis 4mois

Nous repartons le lendemain vers la petite ville de Kochkor. Aujourd'hui, c'est jour de marché. Et pas n'importe lequel : celui des bestiaux. Déjà en 2015, nous avions visité celui de Karakol... Celui de Kochkor est bien plus petit... Nous sommes impressionnés par un grand nombre de personnes faisant la manche avec une pancarte où un proche en photo est malade. Encore une fois, petite prise de conscience...Chez nous les frais liés à la santé sont gratuits !

Sur le marché, on nous sourit.

Nous repartons après avoir fait le plein d'eau pour James : il arrive que les gens hallucinent. Croient-ils que nous roulons à l'eau ?? Ici de nombreuses pompes à mains ou non sur les bord des routes dans les villages... Alors qu'en Ouzbékistan il nous était difficile de trouver de l'eau, ici pays de montagnes, et réservoir d'eau de l'Asie Centrale (avec le Tadjikistan), nous n'avons pas de soucis.

La route s'élève, puis redescend.De nouveau nous passons un col à 3030m. On s'arrête plus tard dans la journée dans une autre petite ville : Naryn. Le soir, on s'arrête proche d'une route. Il ne fait pas beau, il pleut , on se caille. Autour de nous nous voyons les allers et venues des bêtes. Les cavaliers fiers sur leur monture vont les chercher...

nous voyons de plus en plus de yourtes ou de vieux wagons, ce sont les pâturages d'été...les chevaux sont en liberté! 

Nous repartons après un réveil enchanteur : devant nous sur la colline en face, il y a de nombreux chevaux... Ils ont ici toute leur place. Je ne regarderai plus nos chevaux enfermés chez nous. Ici d'immenses étendues vertes les attendent. Bien qu'ils soient parfois entravés, ils sont majestueux, c'est le pays du cheval! Les paysages sont toujours superbes : des montagnes, et toujours des montagnes, un nouveau col. Il y a des nombreuses yourtes , Bozui en kirghize, au bord des routes, au fond des vallées.... C'est trop beau !

Le midi on s'arrête proche d'une vieille citadelle, Koshoy Korgon. On profite d'un petit ruisseau pour nettoyer à fond les chiottes secs (il faut une première à tout, et le matin-même, le bidon du pipi a débordé.... Petit rappel sur les toilettes sèches, nous avons un séparateur pipi-caca...). Heureusement, le vent et le soleil sèche le tout...Pendant ce temps, les enfants jouent dans l'eau... Autour de nous, ça bourdonne à fond et les oiseaux chantent !! Que la nature est belle.

On repart pour une trentaine de bornes vers ce fameux caravansérail... 15 km de piste où l'on voit de nombreuses marmottes !Il y en a des dizaines !En fait, tous ces mottes de terre retournée sont leurs terriers ! Il y en a des dizaines ! Elles sifflent.

où est le chocolat? 

On roule dans la vallée, il y a des camps de yourtes, Jailoo (pâturages kirghizes) et certaines familles font du tourisme une rentrée d'argent... On pose James proche du caravansérail...Sans doute le dernier que nous verrons sur notre chemin. Il date du Xeme siècle, et a été restauré. Il est curieux et bien qu'il ne soit pas si imposant que ça vu de l'extérieur, il est immense à l'intérieur ! Il était sur la route pour Kashgar en Chine. Rabat signifie caravansérail

Parlons un peu de La route de la soie :Elle commencait à Xian en Chine ,et terminait à Constantinople en Turquie (l'actuelle Istanbul), soit plus de 8000 km à vol d'oiseau...Il fallait une année de voyage pour effectuer le trajet à l'époque. Les itinéraires du nord étaient exposés aux ataques de cavaliers nomades, et les points de ravitaillement en vivres et en montures y étaient rares. Au sud on craignaient les déserts et la neige qui obstruait les cols. De nombreux marchands passaient la soie de mains en mains, et donc l'origine de sa fabrication se perdait au fil du chemin, ainsi que son lieu de fabrication...

D'après la légende, c'est en 2640 avant JC que XI LING, femme de l'empereur qui découvre le principe de la soie. On dit qu'elle buvait du thé sous un murier et qu'un cocon tomba dans sa tasse.... Mais de récentes recherches archéologiques ont prouvé que le secret de la soie était connu des chinois 5000 ans avant XI LING !

Ainsi la Chine importait les lapis lazuli, jade, ivoire, corail, laine, verre teinté de méditerranée, les épices, les fruits secs, le vin,.... mais aussi les animaux, les acrobates, les musiciens, les arts, le savoir, les traditions, l'échange d'idées, les religions... Parti d'Inde le Bouddhisme s'est répandu en Chine via les routes de la soie. On a du mal à imaginer que des monastères bouddhistes dominaient autrefois la vie culturelle en Asie Centrale. Quant à l'occident, la soie, la porcelaine, le papier, le thé, les épices, la rhubarbe, les laques, les bambous, l'encens, les herbes médicinales, les pierres précieuses et les parfums étaient importés.

Le passage obligé était l'Asie Centrale qui régulait les échanges, fournissait les animaux de bâts (chameaux de bactriane, chevaux).

Les marchandises voyageaient rarement d'un bout à l'autre :les caravaniers transportaient leurs objets sur de courtes distances. Boukhara et Samarcande en Ouzbékistan étaient 2 étapes à mi parcours entre Alep en Syrie, ou Bagdad en Irak, et Kashgar en Chine.

Tout au long de cette route, de nombreux brigands terrorisaient les marchands et les caravaniers. C'est dans les caravansérails espacés des uns des autres d'une vingtaine de kilomètres, que les caravanes faisaient une halte nocturne... C'est aussi dans les plus grands d'entre eux, que les marchandises s'échangeaient.

La fin de la route de la soie... La chine se retira derrière sa muraille, Gengis Khan (encore celui-là!) et Tamerlan minèrent l'économie de la région. Au XVIeme siècle l'ouverture des routes maritimes plus rentables entre l’Europe et l'Asie mit un point final à cette fameuse route.

Depuis la chute de l'URSS, à nouveau se font des échanges et cette route de la soie reprend forme. Les babioles chinoises inondent les bazars d'Asie centrale, le gaz et le pétrole transite dans l'autre sens, la drogue passe par cette route également pour finir en Russie ou en Europe. Un projet routier voit le jour... Les camions et wagons pourront relier la Chine et nos contrées en seulement 10jours, contre 40 jours par les mers.

Petit aparté : nous roulons en ce moment sur l'E40. La plus longue route d'Eurasie : vous ne le saviez pas ? Nous non plus ! Partant de Calais, elle traverse l'Europe, continue en Asie centrale et termine sa course au Kazakstan à Almaty !

Hima joue un long moment avec les gamins du camp...Ce sont les grandes vacances d'été... Le jeune Aryet est sourd et muet. Ca ne nous empêche pas de nous amuser avec lui .Il va dans une école spécialisée à Bichkek.

La végétation est bien timide...Est-ce la fin de l'hiver, est-ce le sur-pâturage?

le chapeau traditionnel kirghize

Le soir, on s'offre un repas au camp de yourte... On discute un bon moment avec ces dames... Les camps sont montés d'avril à octobre... Le lait est transformé en fromage, beurre, Koumis (boisson locale au lait de jument fermenté ou non).

Le soir, comme le chauffage stationnaire ne fonctionnera pas vu que nous sommes à 3100m d'altitude (et qu'il fallait rajouter 400€ pour le kit « altitude ») , nous sortons les couvertures polaires, chaussettes... Le matin, un étrange silence nous entoure. Il y a une grande clarté : il a neigé ! Ouahouh ! Pour couronner le tout, les yaks ne sont pas loin... Je suis heureuse que les enfants voient ces drôles de bêtes... Elles ne vivent qu'à haute altitude, et nous en avions beaucoup croisé au Népal en 2003...Ça remonte !!

en quelques heures la neige fond... 

Nous partons nous balader dans la vallée, il fait froid. Nous traversons à plusieurs reprises la rivière « Tash Rabat ». La neige de la nuit a fondu.

En rentrant, une tournée de patates sautées nous réchauffent.. Nous nous réchauffons sous la couette devant un film...

Pendant ce temps, l'herbe redevient blanche à nouveau !!Je ne suis pas mécontente d'être à côté de gens vivant ici... La nuit est froide. Nous entendons les yaks grogner...Au réveil ils sont autour du camion : magique ! Ces animaux peuvent vivre jusqu'à plus de 5000m d'altitude. J'adore ces bêtes, le manque d'oxygène ne les empêche pas de courir sur une montée !

Nous apercevons un brin de ciel bleu...Nous imprimons ces paysages dans nos petites têtes...et filons sur les 15 km de pistes avant de rejoindre l'asphalte. Nous croisons des poids lourds chinois : la frontière n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres.

6
juin
6
juin
Publié le 13 juin 2019

Voilà 4 ans que nous étions venus ici au Kirghizistan... Nous ne savions pas à l'époque que nous y retournerions! Nous retrouvons la "smalaventure" déjà croisée en Ouzbékistan. Petits et grands sont contents de passer à nouveau du temps ensemble.

le drapeau Kirghize est bien gardé! La statue de Manas

Nous sommes ici pour faire nos visas de transit russes. Mais il faut se décider, poser une date, faire l'itinéraire...Nous sortons calendriers et cartes. Autant nous savions que le bout de notre virée vers l'est était dans ce pays à la prononciation difficile, autant le retour restait aléatoire... Après réflexion, c'est décidé nous entrerons en Russie le 2 juillet. Nous devrions avoir un visa de transit de 10 jours maximum. Je suis donc allée une première fois au consulat de Russie à Bishkek. On m'a dit de revenir le lendemain matin. A 9h tapantes j'étais au portail. Il faut déjà savoir que c'est un consulat...Pas de drapeau Russe, pas de panneau, rien, ou si mais tout en cyrillique. J'ai donné mes papiers préalablement remplis, à un monsieur derrière un guichet (à la hauteur de mon cou...On se sent bien petit parfois). Nous avons laissé nos passeports et retournerons le 20 juin les récupérer avec nos visas.

Nous avons donc passé du temps avec la Smalaventure...Caro et Jérôme voyagent avec leur 4 mouflets, Elias, Noélia, Kyan et Jonas. Ils ont rencontré un policier qui les a invités à manger... Il nous propose de venir aussi. C'est avec un grand plaisir, (des chocolats et des fleurs), que nous arrivons un soir chez Nurlan et sa femme Assèle. Ils vivent dans une grande maison à la périphérie de la ville, devant chez eux de nombreux fraisiers. Nurlan est chef de la police (rien que ça!). Malheureusement, il doit rapidement nous quitter pour aller sur une intervention...Il reviendra plusieurs heures plus tard, juste à temps pour accompagner Franck et Jérôme à siroter de la vodka.

Assèle et sa cousine 

Nous sommes attendus: le festin est de roi: des salades de crudités, de la soupe, du plov, des pains différents, des fruits, des bonbons, de la glace et du gâteau, le tout arrosé de kompot (jus de fruits cuits), de vodka et de thé... Le ramadan vient juste de se terminer, et Assèle est contente de pouvoir s'enfiler quelques verres de vin (de Géorgie). Nous passons ici une excellente soirée, nos hôtes parlent parfaitement anglais et l'échange est très intéressant. Les enfants jouent à une baston franco-kirghize. Je ne me souviens pas des prénoms des jeunes enfants de la maison...Sauf de la petite Jamila à qui on a rasé la tête, en prévision des chaleurs estivales. Nous apprenons par exemple, que le plus jeune fils de la famille reste vivre avec ses parents. Pas d'histoires dans les fratries, car c'est ainsi. C'est la tradition... On nous dit que les hivers sont rudes ici, souvent le thermomètre descend à -40... L'été il peut grimper à 50°C...Nos hôtes souhaitent vraiment que le tourisme se développe dans leur pays, et je leur souhaite également, il y a tant à voir!

Nous avons le droit à un petit spectacle des 3 nièces de Nurlan. Elles sont belles, elles sont chic, elles sont magnifiques... Elles nous font une danse sur l'épopée de Manas. Héros légendaire Kirghize. Puis elles jouent du Koumous, instrument à cordes. L'ambiance est extra, nous passons un très bon moment! Dehors un gros orage déverse des trombes d'eau! Franck fait un aller retour rapide au camion pour fermer les fenêtres restées ouvertes...

Nous sommes enchantés de notre soirée si riche! Le lendemain, nous disons aurevoir à la smalaventure!! On roule vers le sud et on se fait arrêter sur la route par un des nombreux policiers présents sur les routes kirghizes. Il nous faut allumer nos phares. Ah fallait le deviner aussi! Comme le policier est un tant soit peu insistant, nous appelons notre ami flic! 😀Nous sommes ainsi repartis sans amende

3
juin
3
juin
Publié le 8 juin 2019

petit retour sur le dernier pays....

1
juin
1
juin
Publié le 4 juin 2019

Nous voici de retour à la capitale que nous avions quittée 2 semaines auparavant. Nous restons 2 nuits avant que nos Babouchkas repartent vers la France... Nous profitons des ces derniers moments en famille, et nous allons au bazar de Tashkent, prenons le métro (bien soviétique!), nous promenons dans un parc où de nombreux ouzbèkes flânent. Nous tombons par hasard sur un café Harry Potter, Maya est ravie, surtout qu'elle vient de terminer le 3eme tome.

le café Harry Potter en Ouzbékistan! 
statue de Tamerlan 
Le palais Romanov date de l'époque du tsar 
au bazar quel bazar! que de jolies fleurs!!

Le samedi soir, dernière soirée tous les 6, nous prenons un repas simple au camion. Les valises sont prêtes pour demain matin. Avec Franck, nous suivons le son de musique rock: on entre dans un jardin, il y a un groupe qui joue super bien. Nous pensions être dans un mariage, mais les gens qui sont autour de nous ont des visages bien européens: c'est en fait une soirée de fin d'année pour des profs qui enseignent dans des lycées internationaux! Nous restons un moment à profiter de ce son qui nous est cher...Sympa comme dernière soirée dans le pays!

Le lendemain, les babouchkas apprennent que leur 2eme vol partira avec un retard de 3h, ce qui leur fera louper leur train à Paris...Leur retour aura été un peu plus long que prévu puisqu'elles auront du dormir à l'hôtel à Roissy.

byebye! 

Les au-revoir ont été plein d'émotions!! Nous avons été enchantés de passer du temps comme ça avec nos mamans, les enfants ont été cocoonés, et ce partage restera un fort moment dans ce voyage! Merci à vous 2 d'avoir passé un peu de temps avec nous 😀

Nous avons passé 3 semaines et 1/2 en Ouzbékistan. C'était chouette de voir les différents endroits du pays, notamment hors des sentiers touristiques. Les monuments historiques donnent un bon aperçu de la route de la soie...

Alors que les babouchkas sont au dessus nos têtes, nous filons vers le Kirghizistan via le Kazakhstan. Nous avions prévu d'aller dans le sud du Kirghizistan, mais nous sommes fatigués des mauvaises routes et appréhendons d'en rencontrer! Nous passons donc 2 jours à rouler à travers une steppe magnifique, verdoyante! De nombreuses montagnes, pour certaines encore enneigées...De nombreux chevaux en liberté... Ça nous fait un bien fou de retrouver la verdure, la fraicheur, la nature!!

bivouac en pleine nature, nous voyons passer quelques curieux! 
28
mai
28
mai
Publié le 4 juin 2019

Nous partons de Boukhara sous une grande chaleur! Nous allons plus au nord, dans la petite bourgade de Nourata. La route est bonne, nous sommes surpris, ce n'est pourtant pas un grand axe routier! Nous forçons même le passage de travaux où la route était fermée il y a quelques semaines de là. Nous arrivons chez Ruslan, qui tient une guest house. Il parle complètement français, c'est chouette!

Nous allons faire un tour à l'ancienne forteresse d'Alexandre le Grand...Il ne reste que des ruines, mais on peut tout de même imaginer la grandeur du lieu. Au sommet, il y a de nombreux cailloux entourés d'un morceau de tissu. Ruslan nous dira plus tard que ce sont les Zoroastriens qui font des voeux... En bas, une chouette mosquée et un mausolée, avec une source sacrée. L'eau y coule à 19°C, et est bonne pour la peau.

En réservant un court séjour ici, j'avais envisagé d'aller randonner dans les montagnes d'à côté. Il fait très lourd, et nous optons plutôt pour faire une baignade au lac d'Aydar. Ce lac artificiel, résulte du détournement du Syr Daria... Les soviétiques prévoyaient l'irrigation des champs (entre autre de coton) à grande échelle. Le lac Aydar s'est créé par le trop plein d'un réservoir du Syr Daria. Chaque année, le lac grossit....Alors que la mer d'Aral disparait. Pour aller au lac, nous faisons un brin de courses. Les habitants de Nourata sont curieux de voir un camion français "fransousse, Pariche" et nous recevons de beaux sourires.

La route pour le lac traverse la steppe ouzbèke: il y a de nombreux troupeaux de vaches, moutons et chèvres, ainsi que des chevaux en liberté: c'est magnifique. Ruslan nous explique que dans le désert nous trouvons des moutons et chèvres seulement. Dans la steppe il y a aussi des chevaux et vaches... Ahh je comprends mieux. Encore un autre paysage du pays que nous n'avions pas vu! Pourtant le sable est aussi rose qu'entre Noukous et Boukhara où le Kyzylkum s'étend. (le désert du Kyzylkum: des sables rouges).

La baignade est bienfaisante... Ça sent les vacances!

Ruslan nous apprend que le lac gèle parfois l'hiver, et qu'il peut neiger...  

Le lendemain, on prend la direction de l'Est, pour retourner à Tashkent où les Babouchkas ont leur avion dans quelques jours... La route longe du côté Sud les montagnes, du côté nord le lac avec la steppe, toujours. C'est superbe! Hormis les 100 derniers kilomètres de route qui donnent un aperçu de notre traversée Turkmène aux gd-mères, on en prend plein la vue! Avec Franck nous ne sommes pas contents de retrouver les mauvaises routes...Elles me sortent par les yeux! Nous faisons une halte pour la nuit à Jizzax... Ville non touristique, où l’hôtel ne répond pas forcément à nos attentes occidentales, ni le restaurant d'ailleurs!

petite pause le midi dans le village Eski Forish 

PS: les connexions internet sont aléatoires et le chargement des photos prend des plombes! Là par exemple ça a pris 4h 😴 Ça m'apprend la patience... Surtout quand je fais une mauvaise manip' et que tout s'efface d'un coup: je suis douée!

24
mai
24
mai
Publié le 3 juin 2019

Nous reprenons la route pour aller/ retourner à Boukhara. Nous y étions 2 semaines auparavant, mais nous n'avions rien visité sachant que nous revenions avec nos babouchkas et que nous étions un peu malades...

C'est donc tous les 6 que nous rentrons dans cette autre ville qui fait penser aux mille et une nuits. Nous tombons comme par hasard sur le festival qui a lieu une fois par an, sur les épices et la soie.

Bon nous verrons qu'en fait ce festival où il y a essentiellement des touristes ouzbèkes (et c'est tant mieux!), nous a été plutôt désagréable: le premier jour, il y avait foule dans le centre de Boukhara, un truc de malade! Et nous ne sommes pas bien fan de ces attroupements! Nous nous sommes tout de même bien balader... surtout que la foule ne nous a "embêtés" qu'une journée!

Nous arrivons en fin d'après midi et nous partons nous perdre dans les petites rues -non touristiques- de la ville. A un croisement, 2 messieurs s'apprêtent à faire cuire leurs COMCA (prononcez "somsa", ça donne des "samosas", pâte brisée farcie d'oignon et de viande de boeuf ou de mouton). Nous restons un moment à les regarder, le pauvre gars se crame le bras lorsqu'il doit coller ses pâtons à l'intérieur du Tandor. Dans celui-ci, un feu a été préalablement allumé, rendant la terre du four chaude à point pour cuire. Ici le pain se cuit ainsi également.

Il faut 20 minutes pour cuire les COMCA 

Dans les petites rues, il faut faire attention où l'on pose nos pieds, (et de même en roulant avec James), car parfois les plaques d'égouts viennent à manquer! On rit des poteaux électriques. On s'inquiète parfois des tuyaux de gaz tous plus ou moins tordus, qui laissent parfois s'échapper une forte odeur!

Y a pas à dire, ces rues ne sont pas dans le quartier touristique! 

Le soleil se couche sur Boukhara (avec 3 heures d'avance par rapport à notre pays)

Boukhara existe depuis longtemps, elle était la ville la plus sainte et la plus culturelle d'Asie Centrale. De nombreux monuments nous montrent aujourd'hui un aperçu de la vie d'antan. Jusqu'au début du XXeme siècle, de nombreux bassins en pierres alimentaient la ville en eau. Les habitants s'y retrouvaient pour boire, se laver, papoter...L'eau n'était que rarement renouvelée, et de nombreuses épidémies ont grandement fait diminuer l'espérance de vie au XIXeme siècle (à 30/35ans exactement!). Les communistes ont modernisé la ville et ont drainé les bassins, rendant l'eau sans doute moins pourrie.

C'est ici qu'a vécu le philosophe et homme de science Ibn Sina (connu chez nous sous le nom d'Avicenne 980-1020). Son livre "le canon de la médecine" traduit en latin, a longtemps (pendant 5 siècles!) été LA référence en anatomie, maladies... pour les contrées d'occident. Dans ce manuel + de 700 remèdes étaient aussi référencés. A Boukhara, bien que l'imprimerie n'existait pas, on trouvait de nombreux livres manuscrits, dont des philosophes grecs. Sur la route de la soie, elle était LE lieu de culture. Gengis Khan et son armée mongole envahirent la ville. On dit que ses cavaliers détruisaient, brûlaient tout. C'est ainsi que se sont perdus de nombreuses connaissances...

Bref c'est dans ces rues chargées d'histoire et d'histoireS que nous poursuivons notre découverte en famille!

Le premier matin, un orage éclate! Nous aurons aussi de la pluie ici. Décidément partout où nous passons il pleut.

Un château gonflable au pied d'une Madrasa! L'ambiance est à la fête! 

Dans les rues, les sono crachent une musique techno-ouzbèke-traditionnelle! Nous voyons aussi des orchestres qui sont malheureusement accompagnés d'une sono étouffant complètement le son des instruments.

le tissu traditionnel Adras, en soie, coton ou mélangé 

En face de la cité de l'Ark, il y a la mosquée Bolo Haouz. Son plafond est immensément haut, tout de bois sculpté et peint...A côté, son minaret parait ridiculement petit...

Nous continuons notre balade en allant voir la Maghot-i-Attar... Probablement la plus vieille mosquée d'Asie Centrale, du IXeme siècle. Elle abrite aujourd'hui un petit musée sur les tapis. Son portail est orné de briques créant des motifs géométriques.

Ensuite, nous allons voir le Tchor Minar (4 minarets). Avec ses dômes bleus l'ensemble est superbe, d'autant plus que c'est tout petit. Nous nous posons un moment à l'ombre des arbres fruitiers poussant à ses pieds. Le temps d'une partie de 7 familles, quelques chats se prélassaient à nos pieds.

Nos babouchkas et les enfants logent dans un caravansérail reconverti en hôtel. Le lieu est superbe, et central. A l'intérieur, nous sommes isolés du bruit de la ville. On y passe de bon moment, à paresser, discuter, écrire, rire. Nous faisons la connaissance de Madina, petite jeune de l'accueil de l'hôtel. Gagnant 50 USD par mois, elle nous explique qu'il lui est difficile de s'acheter une voiture même d'occas' (3 000USD) ,ou un petit appart' (10 000 USD). Elle est nourrie et logée. Un soir c'est avec un grand sourire qu'elle rentre et nous montre fièrement ses nouvelles ballerines achetées à 10USD au bazar... Nous passons de bons moments avec elle, nous n'oublierons pas son rire!

Franck quant à lui discute avec le mec de l'hôtel qui travaille la nuit. Celui-ci lui parle de Jean Reno. Alors qu'en Iran on nous parlait que de foot, ici en Ouzbékistan c'est les acteurs français (ou alors cette fameuse chanteuse Alizée avec son tube "lolita") qui sont associés au drapeau tricolore.

Nous visitons aussi la mosquée Kalon. Elle est immense: elle peut accueillir dix mille fidèles. Nous l'apprécions d'autant plus qu'elle est encore utilisée comme telle aujourd'hui, et qu'il n'y a donc pas à l'intérieur de magasin de souvenirs!! Son minaret (XIIeme siècle) haut de 47m a des fondations de 10m qui reposent sur des roseaux ce qui le protège en cas de secousses sismiques. C'est très malin, je trouve. Gengis Khan en fut si impressionné qu'il ordonna à sa horde de l'épargner! AH, enfin quelque chose d'intelligent ,merci Gengis😉!

Durant l'époque soviétique, comme les religions étaient interdites, elle a été transformé en entrepôt.

Quand nous rentrons à l'hôtel il fait si chaud que nous fonçons à la piscine de Boukhara. Nous avons quasiment le bassin pour nous! Le prix (2,50€ pour 1heure) est très certainement trop élevé pour les Boukhariotes ????.

Nous avons bien aimé Boukhara, il y a tant à voir! A tous les coins de rues on trouve des madrasas...Ces écoles où étaient étudiés: la religion, les mathématiques, les sciences, la philosophie, l'astrologie....

cherchez l'erreur! 
21
mai
21
mai
Publié le 31 mai 2019

Nous partons de Tahskent avec nos 2 nouvelles passagères. Nous refaisons la route en sens inverse, et au bout de 2 heures de route, James a à nouveau une grosse perte de puissance...Nous sommes sur la 4 voies, et Franck veut démonter le réservoir pour le nettoyer. Nous sommes persuadés d'avoir choppé du diesel de mauvaise qualité quand nous sommes passés à Boukhara. En Ouzbékistan, le diesel est très soufré. Il nous faut donc trouver une station de diesel...Au bout de quelques kilomètres, comme un miracle nous nous arrêtons. Commence alors une séance de mécanique bien stressante.

Hummm la bonne odeur de gasoil sur les fringues! Le monsieur à la toque est un prof de français à la retraite!

Avec l'aide du pompiste, Franck démonte, nettoie (avec du diesel neuf), et remonte le réservoir en 1h30 top chrono! Nous refaisons le plein, et repartons pas vraiment soulagés, ni vraiment confiants, mais il fallait essayer. Ici aussi en Ouzbékistan, on sent l'entraide ,les gens cherchent toujours à nous aider si besoin! A l'heure où j'écris, James a parfaitement bien roulé, espérons qu'il continue sur sa lancée! Franck a tout de même acheter dans un bazar, un nettoyant à mélanger au diesel si le problème recommence.

Nous arrivons à Samarcande en fin d'après-midi, l’hôtel réservé pour les babouchkas et les enfants est chouette et bien central. Il ne fait pas très beau, ni très chaud, mais ce n'est pas plus mal! Les enfants sont contents de dormir avec les grand-mères et nous sommes contents de nous retrouver.

Les babouchkas découvrent les mini-markets si nombreux dans le pays! 

Le soir nous allons nous régaler dans un petit resto puis découvrons la place du Registan où les mosquées sont illuminées. Le lieu a beau être touristique, c'est magnifique, on ne peut pas dire le contraire!

Samarcande est l'une des villes les plus anciennes d'Asie Centrale. Elle fut fondée au Veme siècle avant JC. Alexandre le grand s'en empara en 329 avant JC et déclara "tout ce que j'ai pu entendre sur Marankanda (nom grec de Samarcande) est vrai, sauf qu'elle est plus belle que je ne l'imaginais".

Samarcande se situait sur la route de la soie, carrefour entre l'Inde, la Chine, et la Perse. Elle a maintes et maintes fois changé de mains: Turcs, Arabes, Samanides Perses, Karakitaïs Mongols etc... Gengis Khan (et sa horde de cavaliers mongols) la rasa en 1220.

Tamerlan ou ici Timur-i-leng (Timur le boiteux par une chute de cheval), en fit sa capitale en 1370. Il a la réputation bien sanguinaire. Il déséquilibre l'empire mongol, et fait monter en puissance les petites principautés russes, ce qui conduira à la formation de l'état Russe.

Les madrasas Ulug Beg, Chir Dar, Tilla Kari

Le lendemain, nous retournons au Régistan. Je retrouve avec plaisir les céramiques bleues mêlées aux briques.

Trois grandes madrasas (XIV- XVI siècles), les seules qui restent, car après le passage de Gengis Khan, les autres furent détruite. Elles ont souvent souffert des séismes, les soviétiques les ont bien restauré.

Malheureusement, il y a maintenant dans chaque pièce des boutiques de souvenirs. Alors qu'auparavant, c'était des salles d'études, de classes, de prières...

Nous sommes vite blasés par ces boutiques qui vendent toutes la même chose. Cependant, il y a de chouettes tissus. En faisant abstractions de tout ça, on se régale! Les madrasas sont immenses et relativement en bon état! Elles nous rappellent l'Iran. Nous visitons ces superbes monuments en long, en large et en travers, on s'assoit, on regarde.

Nous restons un long moment à discuter avec une vendeuse de tapis. L'échange est intéressant. Nous regardons les tisseuses. Leur tapis sera terminé au bout de 9 longs mois. Les 2 tisseuses suivent rigoureusement un plan. Le geste est précis et bref. La vendeuse nous explique comme reconnaitre une écharpe en soie, d'une en acrylique. Il faut brûler un fil, s'il sent le cheveux brûlé c'est de la soie.

les cocons de vers à soie, le Bombyx du murier 
les plus courageux sont montés en haut du minaret, la vue devait être jolie! 

Quand on se lève le lendemain il pleut. Mais on part visiter Bibi Khanoum, la mosquée que la femme de Tamerlan a fait construire pour son mari, elle date du XIVeme siècle, mais fut détruite en partie par un séisme au XVIIeme.

A côté, ce trouve le bazar. Il est animé, et rempli de mets appétissants. Nous achetons de délicieux abricots secs garnis de noix et de raisins secs. Nous passons dans tous les "rayons" regardant tous les étals. Que de couleurs! Nous achetons de quoi faire un bon repas au camion.

le Bazar Siob 

Nous allons ensuite voir le mausolée Chadi Mulk Aka XIVeme où reposent une soeur et une nièce de Tamerlan.

Nous rentrons de notre balade par le vieux quartier juif et nous cherchons la synagogue. Les vieilles rues sont comme cachées du centre touristique. Les maisons sont cachées derrière de hauts murs, nous ne voyons pas grand chose de cette vie ouzbèke. On suit ces tuyaux de gaz qui ont parfois des fuites, les rues ne sont pas asphaltées. C'est bien de venir voir l'envers du décors. D'un côté les rues sont pavées (même un peu trop), et du côté vie ouzbèke, il n'y a que terre et fossés, voir égouts à ciel ouvert. J'aime sortir des sentiers touristiques. Ces choses que nous n'aurions pas vues...Cette vie du pays.

Le soir, alors que nous mangeons notre petit poulet rôti et nos tomates, 2 gamins viennent nous donner un sac avec du pain, de l'eau et un pot d'une espèce de crème très sucrée mais bonne.

Adorables ces petites camionnettes!! Des mini-bus...
20
mai
20
mai
Publié le 25 mai 2019

Quand nous arrivons à Tashkent, il faut que l'on s'arrête dans un garage: c'est le 2eme jour où James n'est pas très en forme... En effet, le diesel a mauvaise réputation ici. La plupart des véhicules roulent au méthane, propane, un peu à l'essence, et quelques camions roulent au diesel...celui-ci est très soufré ce que James a visiblement du mal à digérer. Lorsque nous arrivons au quart de réservoir, il perd complétement sa puissance, ce qui nous inquiète. Au garage, James est de suite pris en charge par plusieurs mécanos qui comprennent vite le problème: son filtre à gasoil (que Franck avait en stock) est changé... Nous espérons que le problème est résolu. Mais nous verrons par la suite que non!

Nous allons ensuite repérer l'aéroport puis nous posons dans un parc. Tashkent est moderne, Tashkent est verte, mais les vieux quartiers semblent cachés, ou mis de côté. Je dois retourner au coiffeur, et pur hasard, il y a un salon juste en face de nous! Dedans, coiffeuse et esthéticienne s'y côtoient. On se comprend comme on peut, et ma coiffeuse part acheter une couleur au bazar d'à côté. Terminée la couleur betterave écrasée, ce sera espresso! Comme ma tignasse me tient trop chaud, je lui demande de couper franchement! Je passe un bon moment, et cette fois-ci, je n'ai pas à me rincer la tête moi-même comme à Chiraz en Iran.

Comme ça me plait de laisser libre court à l'imagination de ma coiffeuse, je la laisse faire (de toutes façons je ne comprends pas ce qu'elle dit) et ressors avec les cheveux lissés et la raie sur le côté! Je ne me reconnais pas, heureusement après une nuit, mes cheveux retrouvent leur forme habituelle. Vivement la prochaine fois, au Kazakstan peut-être... J'aurai peut-être droit à des bigoudis😉 Ca me fait marrer!

Mais qui suis-je? 

Le dimanche, la journée s'étire lentement...Il nous faut patienter: le lendemain nos mamans, les Babouchkas d'Hima et Maya arrivent par avion! Nous errons dans les rues...achetons des croissants (miam!) et se faisons offrir des macarons. Sur notre parking, on vient discuter avec nous, les curieux sont souriants et bien gentils! Puis en milieu d'aprème, on prend un taxi et filons au cirque! Il est déjà commencé, mais nous avons droit à 2 heures de spectacles de qualité (plus ou moins). Franchement populaire, nous y passons un agréable moment! Clowns, magiciens, jongleurs africains et une entracte où les enfants du publics sont accrochés chacun leur tour, à des harnais, puis balancé sous le chapiteau tel des trapézistes... après l'entracte, une tombola où les gens gagnent des bouquins, ballons, skate board, et un gros nounours...A la fin, des grilles sont montées, et arrivent alors une lionne et un tigre! Gros fou-rire, quand la lionne désobéit durant toute la durée du numéro! A côté, le tigre semble être un gros fayot😉.

Le soir, il fait nuit quand nous rentrons. Le taxi nous fait traverser la ville, elle est très éclairée et c'est superbe! Le lendemain c'est le jour J! Pour une fois les enfants n'ont pas de difficulté à se lever! L'avion des Babouchkas a une heure de retard. Il fait très chaud, et c'est sous un grand soleil que nous accueillons les grand-mères!

Après ces chaleureuses retrouvailles, on part à l'hôtel et nous allons faire un tour dans Tashkent...Nous allons au bazar et visiter l'église de l'assomption. L'intérieur est beau, pur. De nombreuses fenêtres rendent le lieu clair et paisible.

Demain matin, direction Samarcande, pour le début de ce tour à 6!

15
mai
15
mai
Publié le 19 mai 2019

A côté de Boukhara se trouve le lac TODAKOL.

Il faut rouler 30 km avant d'y arriver. Pendant une dizaine de bornes il n'y a plus de goudron et la terre est sèche, d'énormes trous! On serre les fesses et on espère que James tiendra le coup! Dans le camion tout bouge dans les placards. La poussière s'infiltre partout dans les moindres recoins et ça a le don de m'énerver!

On arrive au lac, l'eau est bleue/verte! Un régal pour nos yeux. Après 2 semaines de désert, cette eau est bénéfique! A l'entrée du parking 2 jeunes hommes qui passeront l'après midi dans l'eau avec Hima.

Il fait encore très lourd, et la température du lac nous rafraichit à peine, mais il y a du vent et de l'ombre: trop chouette!

Gros fou-rire quand les jeunes essaient palmes et tubas! on a bien cru qu'ils allaient se noyer! 

On prépare un gâteau dans le four OMIA: le lendemain, Tobi, Wiebke et Fin nous rejoignent. Tout compte fait, ils se trompent de route, et ont à nouveau des ennuis mécaniques!😦 Ils n'arrivent que le soir, avec un air totalement dépité. Et on les comprend! A force de croiser des voyageurs ayant des soucis mécaniques, on se demande quand sera notre tour...Allez James on croit en toi!

Nous avons vu un serpent dans l'eau: pas dangereux qu'ils nous disent! Et le soir, alors qu'on mangeait tous ensemble, on voit passer d'énormes araignées jaunes, de même qu'un tout petit scorpion noir.

Mais avant qu'ils n'arrivent, voilà 3 familles françaises qui arrivent! Nous avons déjà croisé "la petite troupe en voyage" avec 2 jeunes enfants, l'été dernier lors d'une journée "voyage" proche de chez nous. Nous rencontrons la "smalaventure" qui part sur les routes vers l'Asie du sud avec 4 gamins. Puis "aventuracinq" qui sont sur le retour avec 3 enfants! C'est extra de passer du temps ensemble, les enfants sont contents, et les grands aussi! Tout le monde est ok pour dire que les routes sont pénibles, épuisantes. On rit, on papote, on fait de la couture (!), on mange, on se baigne, on regarde les tours de magie ou sculpture en ballons de Tobi: bref de vraies vacances!! Nous entendons aussi un bruit bien connu: c'est un camion rouge: voici Dominic et Christina, nous sommes heureux de nous retrouver là!

C'était trop chouette de passer du temps ensemble!

La seule ombre au tableau de ce séjour: nous roulions vers une petite épicerie quand on a vu une femme marcher sur le bas côté, on lui a proposé de monter avec nous. Au bout de 2 minutes, on se rend compte qu'elle pleure, et qu'elle est blessée: sa main droite pisse le sang... Je lui donne des compresses, et on lui explique qu'on s'arrête là, dans une épicerie. Elle descend et marche une centaine de mètres. Une voiture arrive à toute vitesse et s'arrête juste derrière elle. Deux hommes et deux femmes sortent de la voiture, et tabassent la nana...Elle crie. Ils la font monter dans la voiture et repartent. C'est affreux! On dit aux enfants de ne pas regarder... Malheureusement, nous ne sommes pas intervenus: différence de langue, de culture, avec les enfants, tout ça n'est pas facile... Peut-être était-ce une histoire de mariage, ou alors?? Pff nous avons été très choqués de cet épisode. Je me souviendrai longtemps du visage de cette femme...

Nous nous quittons tous le lendemain, direction Samarkande, puis Tashkent: nos mamans arrivent le 20! A l'heure où j'écris, elles sont dans le TGV pour Roissy!! Vivement demain! On aimerait bien être une petite souris pour les voir! Il nous faut patienter, et les enfants trouvent le temps bien long!

10
mai
10
mai
Publié le 17 mai 2019

Nous arrivons en Ouzbékistan, pays de 30 millions d'habitants. Un grande partie de ce pays est recouvert du désert du KYZYLKUM (désert de sable rouge). Relié au désert du KARAKORUM au Turkménistan, ça donne le 5eme plus grand désert au monde.

Alors qu'au Turkménistan le même alphabet que nous était utilisé, ici nous découvrons ou redécouvrons l'alphabet cyrillique: nous devons l'apprendre car pendant les 3 prochains mois nous serons en terre russophone!

nouveau drapeau 

Le 8 mai, Nous arrivons à Noukous et il est déjà 14H. Il nous faut retirer de l'argent: des soms ouzbèkes. Ca me fait drôle d'entendre à nouveau le bruit de la machine qui me donne mes billets! En effet en Iran nous ne pouvions pas utiliser nos CB, et c'est en euros que nous changions pour des Rials. Ici nous avons 9000 soms pour 1 euros. La monnaie n'est pas très forte, et le plus petit billet est de 200soms. Nous avons même une des rares pièces...100 Soms!

Il nous faut faire quelques courses, dans un supermaché, nous dépensons l'équivalent de 45€ en quelques minutes...Mais c'est bon de retrouver des choses qui sont un peu comme chez nous! C'était rare en Iran! Il nous faut trouver un bivouac à l'ombre! Pas d'arbres ici, nous irons donc à l'ombre d'un grand immeuble!

Noukous, c'est dans cette ville qu'un certain Igor SAVITSKY sauva de nombreuses oeuvres artistiques (90 000!). Les peintures ou sculptures qu'il a entreposées dans cette ville n'étaient pas "conformes" au réalisme soviétique. Nous avons visité son musée qui regorge de tableaux, de sculptures, d'objets ethniques...

Arrivant peu avant la fermeture, nous avons fait sa visite au pas de course, avec un Hima ronchon car "j'ai mal au ventre", et une Maya ronchon mais tout de même intéressée. Personnellement je me suis régalée et ai découvert des artistes russes au coup de pinceau original, perturbé, ou réaliste mais joli! Je n'ai pas fait de photos, préférant regarder moi-même qu'à travers l'objectif de mon appareil... En plus il fallait payer un supplément. Bref. Allez faire un tour ici: musée Savitsky.

Nous espérions pouvoir se baigner à l'aquaparc, mais malgré ses beaux toboggans, il manque le principal: l'eau! Les bassins sont vides😦

Le lendemain nous disons au-revoir à nos amis allemands. Nous prenons maintenant la route chacun de notre côté: ils s'en vont vers le Tadjikistan pour faire la route du Pamir...Nous n'avons pas assez de temps pour la parcourir, et James n'est pas 4*4. De plus les hautes altitudes ne me tentent pas: nous ne savons pas comment réagit le diabète à 4500m...Une autre fois peut-être!

Les adieux avec Christina et Dominic sont chaleureux mais tristes...

On file vers Khiva où nous roulons toujours sur une route défoncée! Je me rabâche oui je sais, mais j'ai envie de le re-repréciser! Nous traversons Ourgentch, et longeons de nombreux champs de cultures où les gens s'activent dedans! Les champs sont irrigués par des canaux qui sont nombreux, des gamins se baignent dedans. Il me semble qu'on pompe toute cette eau dans l'Amou Darya, qui passe non loin de là...Cet ancien affluent qui aujourd'hui n'arrive plus à la mer d'Aral... Cette mer qui n'est plus, cette mer qui laisse à la place de son eau poissonneuse: du sable, du sel, et du pétrole! Nous irons la voir quand nous serons au Kazakhstan sur la route du retour...

l'Amou Darya, Mathilda et Pia, il manque Toni pas très fan des photos! 

A Khiva, On stationne le camion proche de la citadelle à l'ombre! On part se balader seulement à la tombée du jour et on découvre cette citée vieille de plusieurs millénaires. A l'époque de la route de la soie, elle était réputée pour son marché aux...esclaves!

Khiva, est un musée à ciel ouvert. Il y encore des gens qui vivent entre les remparts de la vieille ville fortifiée: l'Itchan Qala. Totalement restaurée aujourd'hui, de nombreux visiteurs viennent s'y promener. Je me suis rendue compte que l'appareil photo n'avait plus de batterie. Le téléphone lui en avait par contre!

Vieille de plusieurs millénaires, elle existait déjà à l'époque de la route de la soie, connue pour ces comptoirs marchands des le VII eme siècle. Plus tard, elle était célèbre pour ses ventes d'esclaves! Elle terrorisait les voyageurs, car située dans le désert, elle était entourée de brigands les plus sauvages!

Franck devant une bière alcoolisée!

Durant ces 2 jours à Khiva, nous étouffons: la chaleur est insupportable! la nuit, la température dans le camion ne descend pas en dessous de 30°C, et ce n'est qu'au lever du jour que nous ressentons un peu de fraicheur.

Mais on déambule dans ses petites ruelles qui sont jolies et bien restaurées. Nous avons visité les musées situés dans les anciens monuments: il y règne une fraicheur digne d'une clim', alors que là c'est naturel, les constructions d'époque étaient alors bien faites.

Au musée de la nature, nous passons rapidement dans les salles: des animaux sont empaillés et ils sont miteux. Nous voyons différentes sortes de coton, cultivé dans la région depuis plusieurs siècles. C'est à l'époque soviétique et de la guerre froide que sa culture intensive commence, ce qui sonnera la fin de la mer d'Aral. Nous voyons aussi des cocons de vers à soie, fabriquée encore aujourd'hui en Ouzbékistan. Franck et Hima prennent de l'avance, et rentrent dans une salle où sont exposés des foetus siamois humains. C'est glauque, mais à la limite, pourquoi pas? L'humain est mis à l'égal de l'animal. Je n'ai pas souhaité voir cela, ni Maya...

l'entrée du marché aux....esclaves 
Toujours ces briques et céramiques que j'affectionne! 

Nous allons nous assoir chez un monsieur qui façonne des cruches en cuivre martelé. On reste un moment à le regarder, on échange quelques mots en russe. Il nous dit que l'été ça grimpe jusqu'à 50°C ici à Khiva...

Beaucoup de stands à "touristes"! 

J'ai particulièrement aimé la visite du harem. On a pu chopper quelques infos car un groupe de touristes était accompagné par un guide😉. Les concubines du Khan logeaient face au nord-est pour ne pas cuire au soleil. 5 logement décorés différemment avec de hauts Iwan, et des murs en céramiques. Quelle fraicheur!

Puis nous sommes restés un sacré moment dans la Juma Mashid. Il y faisait si frais! A l'intérieur, plus de 213 colonnes en bois sculpté! Nous avons discuté avec des gamins en sortie scolaire, les filles étaient ravies de parler 3 ou 4 phrases d'anglais avec nous. Puis nous sommes montés en haut du minaret, dans un escalier pas toujours éclairé, et aux marches en pierres et bois à des hauteurs monumentales! Arrivés en haut, nous avions une vue superbe de la vieille ville!

En redescendant, lorsqu'il faisait complètement noir, je suis descendue assise et pas très rassurée! Le lendemain, nous avions de bonnes courbatures😉

Maya a compté 97 marches.

Nous étions tout en haut! 

Le fameux minaret Kalta Minor qui n'a jamais été terminé: le Khan mourut avant qu'il ne soit fini. Il devait être suffisamment élevé pour qu'une fois en haut, la vue porte jusqu'à Boukhara, à quelques 400 bornes! Un peu prétentieux non?

trop beau avec la lune! 

Dans un musée, on voit de vieilles photos et de chouettes tableaux!

A la tombée de la nuit, le soleil projette une couleur rosée sur les murs, avec le ciel bleu, c'est juste magnifique! Dans la vieille ville, vivent toujours des gens.

Nous retrouvons Tobi (clown et sculpteur de ballons) et sa petite famille. Hima passe beaucoup de temps avec le petit Fin de 18 mois ou avec Tobi qui lui apprend de nouveaux tours de magie.

Puis nous reprenons la route pour Boukhara...400 km nous attendent! Nous ne les ferons même pas dans la journée tant la route est mauvaise! alors que durant 2 heures environ le goudron était très correct, il se dégrade sur les 100 derniers kilomètres. Nous arrivons le lendemain à Boukhara fatigués. Franck passe dans un magasin de Gaz pour faire faire un embout pour notre réservoir de GPL. Un moment après nous ressortons avec le précieux objet!

Maya et moi sommes patraques. Il me faut de la fraicheur: voilà plusieurs nuits que je dors très mal, nous allons 2 nuits dans un hotel où la clim' nous assure un bon sommeil, et où les enfants profitent du WIFI pour regarder des vidéos. J'en profite pour me poser le premier jour, puis le second je reste allongée tant je me sens raplapla. Ce n'est pas une vraie tourista, mais c'est bien fatiguant quand même! Dans la salle de bain le luxe: une baignoire! Nous nous décrassons, et on peut se voir dans un miroir! oh!!! Franck fait des allers et retours au bazar des voitures pour trouver des ventilos 12 volts. Sans la clim' dans James, ils nous seront utiles!

Tobi, Wiebke et Fin arrivent eux aussi: ils sont dépités: le chassis de leur 4*4 est fendu.😦 Nous passons les voir, histoire de les soutenir un peu. Les routes des derniers jours, semaines ont été éprouvantes aussi pour les véhicules!

Puis nous quittons Boukhara: nous y reviendrons avec nos mères dans quelques jours, et pourrons alors visiter cette ville historique!

5
mai
5
mai
Publié le 12 mai 2019

Le matin du 5 mai nous sommes prêts pour affronter cette route. Nous avons de la nourriture, le plein d'eau est fait, et nous avons acheté un gros jerrican d'eau...

Très vite nous quittons Achgabat et ses jolies routes, en compagnie de la famille allemande. Nous allons vers le désert du Karakorum (désert des sables noirs).

les put**ns de routes turkmènes! Une horreur! 

Le Turkménistan, quel pays bizarre ! Un livre très intéressant parle des stan: "SOVIETISTAN" d'Erika Fatland... Voici quelques notes que j'ai prises dans ce bouquin...

L'indépendance du pays vient avec la chute de l'URSS. Le Turkménistan est ainsi créé en 1991. Niasov est son premier président. Il instaure rapidement des nouvelles lois : capricieux et mégalo, il fait interdire les cirques, opéras. Il ne supporte pas l'odeur des chiens et les interdit dans sa capitale. Il fait modifier le nom des jours et des mois du calendrier : à présent, les noms des membres de sa famille les remplaceront. Il interdit aux hommes de porter les cheveux longs et la barbe. A la télé -qui est sous contrôle- les femmes ne peuvent pas se maquiller : il considère les femmes turkmènes jolies naturellement, et qu'elles n'ont pas besoin de s'embellir.

Il écrit un livre le « ruhana » livre de l'âme et le fait imposer comme seul et unique livre du pays. Ce doit être LA référence pour le pays. Bientôt en 2005 il n'y a plus que ce livre-ci et le coran de disponibles.

A l'indépendance en 1991, le pays est indépendant et donc il n'y a plus d'argent qui arrive (de la Russie) pour le système de santé : vaccinations, médicaments, équipements médicaux viennent à manquer. Les médecins se voient interdits de diagnostiquer des maladies telle que le SIDA ou la tuberculose...En ce qui concerne les professeurs, ils avaient interdiction de mettre de mauvaises notes. Puis par souci d'économie on licencia 10 000 professeurs. Les retraités perdent leur droit. L'espérance de vie diminue (comme dans toutes les nouvelles républiques d'Asie Centrale).

L'argent du pays part dans la construction d'une capitale éblouissante : d'immenses immeubles en béton recouverts de marbre. Réputés pour être vides, ce ne sont que des façades.

En 2005, les hôpitaux de province fermèrent, puis les bibliothèques. Niasov se déclare président à vie, mais meurt d'une maladie en 2006.

Le Turkménistan est considéré comme "la Corée du Nord" de l'Asie Centrale...

Un nouveau président arrive : Berdimuhamedow. Il remet certaines choses que son prédécesseur avait retiré puis instaure la gratuité du gaz, de l'électricité, de l'eau pour son peuple. Lui aussi est quelque peu mégalo. Un dimanche par mois, la capitale est fermée aux voitures : c'est quand il veut s'y promener en vélo. Pour la fête nationale il faut le regarder parader à cheval..."

Revenons un peu sur la route que James prend... Nous nous arrêtons à Jerbent petit village au milieu de rien. Comment des gens peuvent vivre ici? Ca parait si hostile!! On découvre un nouveau panneau routier: le sable sur la route!

un mec qui fait sa sieste à l'ombre de son camion, côté route ! une brouette sur la route!
Jerbent, le vent brulant transporte du sable dans les moindres recoins du camion! 

Sur la route nous croisons un premier cratère avec de l'eau...et des bouteilles en plastique...

Au bout de 6h de route cabossée et de 280km seulement, d'une chaleur plus que caniculaire, nous arrivons crevé au cratère de Darvaza. "Une équipe de géologues, forant le sol à la recherche d'un gisement, perce accidentellement une cavité souterraine qui provoque l'effondrement de la tour de forage, laissant dans le sol un trou béant. Pour éviter les risques d'explosion et de pollution atmosphérique, il est décidé de mettre le feu aux gaz qui émanent du puits. Les géologues estimaient que les réserves devaient s'épuiser en quelques semaines, mais le puits brûle sans interruption depuis 1971." source wikipédia.

C'est ridicule, chez nous on nous parle d'économiser les ressources naturelles et ici, brulent des mètres cubes de gaz à l'air libre, et pour rien, depuis 50ans! De même que nous nous posons une question: en Asie Centrale, les véhicules roulent au propane, méthane, essence ou diésel...Comment devraient-ils faire si l'on leur imposait d'arrêter d'utiliser les énergies fossiles??? Réfléchissons un peu...

Il fait jour quand nous arrivons et ce fameux cratère est moche. Il fait peur. L'air est très chaud! Ca sent le gaz et par moment des bourrasques de vent vous donnent l'impression d'être dans un four. Le lieu est touristique et on comprend pourquoi!

Nous rencontrons des chinois sur la route de la soie, et sympathiques comme ils sont, nous leur demandons d'écrire "bonjour" sur James. Curieusement ils choisissent la couleur rouge.

je ne me souviens pas de leurs noms... 
Il faut imaginer le bruit d'un gros bruleur!

C'est lorsqu'il fait nuit que c'est le plus impressionnant! Hima fait de nombreux tours de vélo... Franck se fait un petit plaisir: écouter MetallicA ("jump in the fire") devant le cratère! Nous aurions pu faire un barbecue mais nous n'avons pas de viande😉

et imaginer la chaleur d'un four! 

Nous rencontrons une groupe de jeunes français qui sont embauchés à Achgabat pour un an. Ils font partie de 200 français travaillant là. Ils bossent pour Bouygues et ont en charge la construction d'une nouvelle avenue complète de la capitale...!!!...[!!]

Je n'en dirais pas plus.

La nuit tombée, des nuées d'oiseaux aux ventres blancs volent au dessus...Le lendemain, plusieurs d'entre eux n'ont pas survécu, probablement à cause des fortes émanations de gaz...

Le matin Franck dégonfle un peu les roues de James: ainsi le châssis forcera moins sur les nombreux nids de poules...Et cela rend plus supportable le bruit et secousses pour nous...

désert, mais beaucoup de fleurs et d’arbustes! 

Nous repartons pour le dernier gros tronçon de mauvaise route... 4h30 pour 150km...Il faut être patients! Nous espérons ne pas tomber en panne ici...Ce serait pénible avec la chaleur, le peu de voitures qui passent par ici, et notre visa de transit qui se raccourcit de jour en jour! Cette traversée est pénible! Pour ne pas dire insupportable!

Nos compagnons de route ont besoin de s'arrêter car leur petite Pia ne tient plus en place( dans son siège auto de bébé)...Nous aurions bien continué mais on s'arrête en plein milieu du désert, pas d'ombre, sauf celle des camions... Maya n'est pas en forme, un coup de chaud sans doute!

l'état du goudron quand il y en a! Souvent nous roulons sur le bas côté ou à contre-sens!
il n'a pas l'air très sympathique ce gros lézard! jolies les gouttes de pluie!

On se dit que les routes n'ont pas été refaites depuis la chute de l'URSS??!! Soit presque 30ans! Non vraiment ces routes sont terribles!

Le lendemain nous pensions en avoir terminé avec ces mauvaises voies, puisque nous avons eu quelques kilomètres de potable...Mais non c'est pire! plus nous approchons de la frontière Ouzbèke moins il y a d’asphalte! A un moment, alors que nous sommes entourés de cultures, il n'y a plus de goudron mais que de la terre avec d'énormes ornières. Je suis désespérée, Franck prend son mal en patience, et les enfants bouffent de l'écran pendant cette pénible traversée! Cependant j'en profite pour observer (nous avons le temps!), et le désert est superbe: des dunes, des cailloux, et cette végétation timide mais bien présente!

c'est extra: nous voyons des tortues traverser la route! Les pipelines à nos côtés!

Quand nous arrivons à Kounya Ourgentch, après 150 km et 5 h de route on est raplapla et mes nerfs lachent d'un coup! Je pleure! Chaleur, stress de la route, stress du passage de la frontière ouzbèke réputée pénible et longue.... Mais ici beaucoup de gens viennent nous voir, curieux comme ils sont, et gentils comme tout! Nous avons le droit à de beaux et nombreux sourires! Sur le parking où nous stationnons, il y a en + de Dominic et sa famille, 2 autres couples d'allemands. Tout le monde est ok pour dire que ce transit est exténuant...

Kounya Ourgentch...Cette ville existe depuis plusieurs millénaires et a été détruite une première fois par les hordes de Gengis Khan qui ont carrément détourné le fleuve Amou Darya pour inonder et noyer les habitants...Plus tard, c'est Tamerlan qui met une raclée à cette même ville! Aujourd'hui elle a l'air paisible.

Dans le mausolée de gauchee: une tombe en 2 parties: l'une contenant le corps et l'autre la tête que les mongols avaient tranchée 

Le lendemain nous sommes prêts pour faire les 20 derniers kilomètres en 1h (sans commentaire!) et affronter les 2 postes frontières, côté Turkmène une fouille de James assez rapide, et des nombreux contrôles de passeports, des empreintes digitales, une photo de notre visage, et une prise de température (frontale😀)...

En 1H45 nous étions dans le no man's land...Nous pouvions alors voir ce fameux passage en Ouzbèke! Et bien quenini: en 45 minutes nous étions sur la route (toujours aussi mauvaise!). Pas de fouille du camion, alors qu'habituellement ils regardent partout et détaillent tous les médicaments (la liste autorisée est très contrôlée!), et bien pas là! Nous étions vraiment soulagé de cette rapidité, et remercions Totoro que j'ai dessiné sur la porte que les militaires ont adoré, ainsi que la photo de notre petite chatte Mimiko qu'ils ont trouvée trop mignonne!! AHHH ces militaires...

A l'heure où j'écris cet article, nous sommes dans un hotel à Boukhara, pour se reposer un peu, les derniers jours ont été particulièrement très lourds! Une quarantaine de degrés, chose rare à cette époque de l'année, habituellement la température dépasse rarement les 30... Les enfants sont enfermés dans la chambre avec la clim', Franck est parti au bazar et moi je suis posée tranquillement au calme dans la patio de l'hotel. La connexion internet est leeeente!

4
mai
4
mai
Publié le 10 mai 2019

Nous passons notre dernière nuit à Bajgiran, village frontalier. Dernière nuit en Iran. C'est mon anniversaire: je fête mes 24ans (comme dit un certain résident où je bosse! J'aime avoir cet âge-là et avoir fait déjà plein de choses!;)). Je reçois des petits cadeaux de mes enfants un bracelet qu'Hima a fait, et une belle peinture avec des lapins en pique-nique (!) par Maya. Nous mangeons un bon gâteau que Franck et Maya ont fait la veille. Nous le partageons avec nos amis allemands qui m'offrent une chanson, des bonbons, des dessins et une corbeille que Christina a faite en crochet. C'est la première fois que je souffle une bougie à l'étranger...

24 ans le bel age! 

Le lendemain matin, le 4 mai nous partons pour le Turkménistan. Les formalités pour quitter l'Iran sont relativement rapides: en 1h30. Puis nous entrons dans ce nouveau pays qui reste inconnu de nous tous. Nous resterons ici 3h pour officialiser notre entrée. Après avoir donner nos passeports et 34 USD pour la taxe d'entrée, Franck part gérer James. Il passera dans 8 bureaux, sera délesté de 191 USD pour payer différentes taxes: assurance (50 USD pour 5jours!), frais d'entrée de de transit (50 USD), frais de compensation du diesel (certes il ne coute pas cher, 1,35manats par litre, soit 0,09 €), 10 USD pour l'installation d'un GPS (pour être certain qu'on ne sorte pas de notre route!), 5 USD pour les frais d'administration, 5 USD pour la désinfection du véhicule (ils n'ont rien fait pourtant!), puis le reste pour les frais de paperasses...Et il nous fallait des dollars récents, lisses et propres! Le Turkménistan nous autorise seulement 5 jours sur son territoire mais bonjour la facture!

la paperasse et le GPS

Nous avons présenté plusieurs fois nos passeports à différents préposés, très gentils, nous avons déposé nos empreintes digitales. Quelle mascarade quand j'y pense!

Puis nous avons roulé nos premiers kilomètres surveillés par de nombreuses caméras, sur une route en très bon état ! Nous traversions alors des montagnes aux prairies fleuries ! Puis à une cinquantaine de kilomètres de là, nous avons aperçu en contre-bas une ville d'une blancheur éclatante : nous arrivions enfin à Achgabat, capitale du Turkménistan.

au loin la blanche Achgabat 

Nous avons traversé d'immenses avenues, presque vides, longeant de superbes parcs très verts, très fleuris et d'une propreté impeccable ! De suite en arrivant dans le pays nous découvrons des femmes au visage découvert, coiffées d'un beau foulard relevé sur leur cheveux. Elles marchent la tête haute, le torse bombé. Quelle différence avec l'Iran! Elles portent pour la plupart de jolies robes longues et droites

le président est omniprésent 

Nous avons garé James près d'un hôtel, Franck est allé s'acheter sa première bière alcoolisée (!) et nous avons pris un taxi pour aller un peu explorer cette ville. Il faisait une chaleur caniculaire et les enfants nous ont bien fait comprendre qu'ils n'avaient pas envie de se balader!

Le théâtre et Lénine
Des parcs magnifiques! Des bâtiments gouvernementaux (que je ne devais pas photographier mais comment les reconnaitre?)
des écolières, le bazar et l'autre "Achgabat" celui du peuple.

Le soir nous sommes allés dans un resto très européen et ça faisait du bien de retrouver certains de nos repères! Un peu de réconfort avant les jours prochains: la route qui nous attend est réputée terriblement défoncée!

3
mai
3
mai

Nous avons passé presque 1 mois et demi en Iran.

43 jours à parcourir de nombreux kilomètres( 6000 environ pour seulement 19€ de diesel😀) dans des paysages plus que jolis: de nombreux sommets, des déserts, des grosses villes... Nous avons adoré contempler cette nature si différente de nos contrées françaises! Nous avons rencontré un peuple très gentil, souriant, accueillant, mais bridé. Beaucoup d'entre eux nous souhaitaient la bienvenue, et jusqu'au dernier kilomètre, James a reçu de nombreux coups de klaxons! Quant à nous, nous avons reçu des "welcome!" à tous les coins de rues.

Alors que la réputation de la conduite iranienne n'a pas bonne côte du tout, nous n'avons pas été plus surpris que ça. Pour ceux qui ont connu ou observé la conduite indienne, cette dernière est bien plus impressionnante! Cela dit il faut intégrer leur façon de conduire: faire attention à l'autre, sans se soucier des priorités, stop, etc... Ce sont + des règles de bons sens (quoique!) que des règles strictes!

Certains de ces iraniens nous ont aussi parlé, bien que timidement et on comprend pourquoi, de leur gouvernement, des sanctions internationales. Bien que l'Iran soit une république, elle est islamique, et c'est le coran qui dicte les lois. La liberté d'expression n'y est pas autorisée (lors de notre passage en Iran, 2 journalistes qui avaient déjà été incarcérés ont été à nouveau emprisonnés et torturés...une avocate défendant les droits de l'homme a été condamnée à 39 ans de prison, et a reçu de nombreux coups de fouets pour être aller au tribunal (pour son propre procès) sans voile.) Comment rester insensible à de telles conditions de vie? Pourtant, nous avons vu en Iran une vie citadine à l'égale de la nôtre. Les gens sont bridés. Cela fait réfléchir encore une fois sur nos conditions de vie française!

J'espère honnêtement et je leur souhaite que les conditions s’arrangeront dans les années à venir parce que ce peuple est gentil et si accueillant!

En ce qui concerne le voyage en Iran, nous avons dépenser 620€ sans compter les visas( 75€ par personne). Nous nous sommes sentis en sécurité à chaque instant, nous avons toujours ressenti de la bienveillance... donc conclusion merd*que: arrêtons d'écouter les médias:

l'Iran n'est pas le diable que veut nous faire entendre le pays de l'oncle Sam.

Voici 1 vidéo sur ce que voit James depuis notre départ. Et 2 autres vidéos sur l'Iran...

retour en image sur nos 3 premiers mois de voyage, vues de la boîte à gants ! 
Iran du nord au sud 
puis l'Iran du Sud au Nord 
2
mai
2
mai
Publié le 2 mai 2019

Plus nous avançons plus nous sentons venir la fin dans ce pays... Les paysages sont si chouettes, les gens si gentils! Mais une fois la frontière passée, nous allons découvrir une nouvelle culture, celle des "Stan", celle de l'Asie centrale! Il nous tarde d'y être maintenant! Personnellement, alors que je trouvais "rigolo" le fait de mettre un foulard sur ma tête, ceci m'insupporte depuis quelques jours! Avec la chaleur c'est très désagréable, et ne pas pouvoir mettre mes bras ou jambes à l'air m'énerve! Quelle chance nous avons, françaises! Allez un peu de patience...

Donc retour sur ces derniers jours...nous avons passé une nuit dans un parc à Torbat-e Heydariyeh, où au petit matin, de nombreux bus ont déposé des gamins contents de passer une journée au parc. Nous y avons fait également notre déclaration d'impôts, en Iran!

Quand on vous dit que les iraniens aiment les touristes! Nous sommes ici très populaires

Nous avons donc roulé toujours plus vers le nord, et dans un paysage devenant de plus en plus vert.

Pour ceux qui sont déjà venus en Iran, vous savez combien il y a de nombreux ralentisseurs...Pas souvent annoncés, pas toujours "réglementaires", pas réguliers, et toujours tape-cul! Je crois qu'il y a un mec dans ce pays qui prend plaisir à défoncer une partie des routes en façonnant des monticules de goudron...Et je ne parle pas des espèces de raclures, des bandes rugueuses quoi, qui font un bruit d'enfer lorsque James passe dessus...

Arrivés à Mashhad, très grosse ville, bien trop grande pour nous. Mashhad LA ville religieuse du pays où quelques 27 millions de pélerins visitent chaque année pour aller au sanctuaire de l'Imam Reza... Le 8eme Imam de l'islam chiite.

Mais avant d'aller visiter ce Shrine (sanctuaire), nous devions aller au consulat du Turkménistan récupérer nos visas de transit, demandés à Téhéran il y a quelques semaines de ça... Comme les voyageurs se passent les info, nous avions pris soin de re-remplir ces fameux formulaires et questionnaires, préparé à nouveau des photos, et une modique somme de 180 USD impeccablement propres, lisses et neuf!

Accompagnés de nos amis allemands avec qui nous allons transiter, nous avons attendu une heure pour avoir nos autocollants! Quel soulagement! Ces moments me sont pénibles (et me rendent pénible!), me stressent, et je prends conscience que j'ai de la chance de pouvoir demander (et d'obtenir!) des visas! Tout à côté de ce consulat, il y avait beaucoup plus de monde à celui d'Afghanistan (qui n'est qu'à une centaine de borne de Mashhad).

YES! 

Nous sommes allés voir ce fameux sanctuaire...Superbe complexe où tu en prends plein les yeux! Hormis ce foutu tchador (moche et pas pratique pour des novices! sensé protéger les femmes qui sont fragiles, sauf que moi je ne me sens pas fragile du tout!), j'ai adoré ces décorations. Accompagnés d'une guide, difficile à suivre car elle portait un tchador noir comme la plupart des femmes...Les appareils photos étant interdits, j'ai bombardé avec le téléphone...

Christina et moi en tchador...et ma pauvre petite poulette! 

Ici de nombreux bénévoles qui viennent donner de leur temps, notamment des avocats, juges, médecins et dentistes! Mais aussi des guides, des gens qui s'occupent des gens en fauteuils roulants...Nous avons vu un film pour les touristes très chouettes, et les enfants sont repartis avec un puzzle. Je suis éblouie par la grandeur du complexe!

trop beaux tous ces miroirs! il y a même des escalators!

Notre gentille guide nous explique que la couleur dominante bleue signifie la vie (l'eau, les ciel,etc). Que s'il y a 2 minarets autour des dômes, c'est pour maintenir le tout en cas de tremblements de terre. Elle nous dit aussi que nous pouvons demander tout ce que l'on veut à l'Imam Reza. Soit!

Hima se moque de moi avec le tchador...et il y a de quoi! En plus, il doit m'être trop petit, car dès que je baisse les bras, le truc au niveau de la tête tombe en arrière!

Maya😉

En repartant notre guide nous offre les tchadors! Au mieux ça fera un chouette souvenir, au pire...des torchons!

ALors que nous sommes stationnés dans un parc, nous sommes accostés, et donc pris en photos de nombreuses fois! Le soir, nous rigolons encore une fois avec Tobi LE clown/magicien. Tours de magie, diabolos et balles de jonglages sont de sortie...

AU secours! Nous sommes entourés d'allemands! James compris😉

Et voilà nous sortons du pays après-demain, où nous aurons 5 jours pour transiter à travers le Turkménistan...Probablement pas d'internet😉

30
avr
30
avr
Publié le 2 mai 2019

Bon après quelques commentaires où des questions nous étaient posées, je fais un article pour expliquer comment se passe notre vie dans environ 6 m². Nous sommes habitués à une petite superficie avec notre maison. Mais là quand même ce n'est pas toujours évident de cohabiter, de se faufiler, de ranger, de faire la cuisine, de se doucher, de se coucher. Bref la vie en camion requiert un minimum d'organisation. Chaque chose doit être à SA place.

Explication en images...

Plan fait par Maya, et dessin par Hima

James est né en 94. C'est un mercedes 310 D, moteur 5 cylindres, à 5 vitesses, il n'a pas de turbo, et la vitesse de croisière est de 80/90 km/h. Sa mécanique est simple, robuste, et sans électronique. Il est aménagé WESTFALIA, a 4 couchages, mais 6 places sur la carte grise. Un reservoir de diesel de 80L, qui permet environ 800Km de route. Il a une réserve d'eau de 80 litres. C'est trop peu pour nous 4, nous devons alors faire le plein tous les 2 jours environ. James a 3 panneaux solaires de 100 watts chacun( merci Gilles!). Ils alimentent 2 batteries acide de 100 Ah chacune, avec un régulateur VICTRON( MPPT 100/30). Nous avons également un petit moniteur VICTRON( BMV 700), pour connaître la charge des batteries, la production des panneaux solaires, et notre consommation en temps réels. Nous avons fait le choix de ne pas mettre de convertisseur, ni de prise électrique extérieur (donc pas de 220v). Nous avons un adaptateur pour charger PC, et téléphone. Le frigo est à compression. James a un réservoir de GPL pour la gazinière, et le chauffe-eau (TRUMA BS 10, un peu capricieux: il n'aime pas l'humidité, et il aime quand le camion est de niveau). Franck a installé un nouveau chauffage stationnaire EBERSPARCHER airtronic D2 (qui fonctionne sur le gazoil du camion) avant de partir (pour ceux qui ont suivi, il l'a monté à l'envers, puis démonté en Albanie, puis à nouveau en Grèce pour le remonter à l'endroit😀). Ce chauffage est aussi capricieux, puisqu'il fonctionne jusqu'à 1500m d'altitude. AU delà de ça, tu te cailles et rajoutes un pull ou une couverture, ou alors tu achètes un kit altitude à 500€, que nous n'avons pas pris, et au final, nous l'aurions utiliser quelques fois seulement.

L'aménagement comporte de nombreux rangements, où l'on peut entasser et pousser pour ranger😉. La banquette avant a un grand rangement, alors que celle arrière a la réserve d'eau et les 2 batteries. Pas de lits fixes( à notre grand regret, mais nous le savions déjà), donc notre lits à faire et défaire pour utiliser le coin repas. Le lit des enfants est partagé par un rideau (ça ne sert pas à grand chose...Ils se chamaillent quand même!), nous ne le plions jamais, il sert en journée pour entasser notre couette, oreillers, pulls, PC portable...et peut aussi faire un coin jeu ou devenir un boudoir pour l'un ou l'autre des croquettes qui serait décidé à nous pourrir une partie de la journée 😀

le coin cuisine 
salle de bain, WC, placard au dessus du lavabo, et rideau pour agrandir la salle de bain
jeux de société,fringues Maya(faut bourrer pour que tout rentre),médocs,caisse à outs' peinture,plan de travail,panier à bordel 
Penderie, fringues Hima, Franck et moi, blouson, PQ, linge sale, sac à pain sur la porte... 
une partie de la bibliothèque( l'autre est dans la banquette avant ou dans la liseuse!), et un des paniers à bordel
les lits, et table...Le lit des enfants peut se replier mais nous ne le faisons pas 

1 malle arrière comprenant Table, chaise, nécessaire au remplissage du réservoir d'eau (tuyau, raccords, pince), bidon d'huile, bidon diesel, liquide de refroidissement, chaines, divers sangles/tendeurs, cannes à pêche + nécessaire de pêche. 1 malle sur le dessus, avec ce qui ne sert pas souvent, de la sciure pour les WC, palmes et tubas, une tente et des babioles...

les 2 malles

La vie avec James au quotidien

-réveils entre 6 et 7h pour les parents, Franck replie notre lit et installe la table pendant que je prépare un café insipide (goût noisette, nescafé, ou vrai café dégueu), nous déjeunons tous les 2 pendant qu'Hima et Maya commencent à se chamailler:" tu prends toute la place, tu dépasses, tu es dans ma partie!", cela peut durer 30 bonnes minutes! Vous comprendrez que cette prise de tête matinale à le don de nous gonfler...et si seulement c'était l'unique prise de tête de la journée!?

-puis quand le petit déj' et toilette sont terminés, on range tout dans les placards et soit on roule, soit on part se balader. Avant de prendre la route il faut vérifier que toutes les portes des placards soient bien fermées, et qu'il ne traine rien à droite ou à gauche; mais si nous avons oublié de le faire, les premiers mètres ou kilomètres de route nous rappellent à l'ordre! De toutes façons, tout se range automatiquement dans les placards: avec les soubresauts (notamment les nombreux ralentisseurs en Iran), tout prend sa place.

-le midi, on pique-nique dans le camion, ou on mange à l'extérieur dans un resto.

-nous trouvons un bivouac avec l'application iOverlander ou par nous même.

-nous nous couchons vers 21h, après avoir fait un petit jeu de société... et même que parfois nous nous faisons une petite soirée cinéma! (où là aussi il y a matière à se chamailler car qui se met à côté de qui?)

Avec tout ça nous devons aussi trouver de l'eau, de la bouffe, du gazoil, gérer l'administration (visas...)... iOverlander peut aussi être utile.

Pour l'école, alors qu'avant le départ je fanfaronnais en disant qu'en 2 heures par jour le programme contenu dans nos bouquins seraient bouclés (dixit certaines familles baroudeuses: chapeau à vous!), il en est tout autre en réalité: prises de tête presqu'à chaque fois! Alors que Maya adooore l'école en temps normal, avec nous c'est pleurs et tête de cochon assurés. Pour Hima, qui n'aime pas l'école, il l'aime encore moins avec nous: notre ado assure son rôle (d'ado) à la perfection (dois-je préciser? ou vous pouvez aisément voir de quoi je parle??!). Donc nous devons être environ à 1h 30 par semaine .Tant pis, je refuse de me bouffer la vie avec ça, nos enfants apprennent autrement, ce n'est pas notre métier, et nous ne sommes pas patients, en plus on n'a pas le droit de les taper, alors😉!

Pour le diabète d'Hima, ces glycémies semblent mieux équilibrées en voyage qu'à la maison. L'alimentation pose tout de même un problème car nous ne trouvons ni pain, ni pâtes, ni riz aux céréales complètes. Alors que les insulines se conservent habituellement au frigo, nous n'avons pas pu les stoker dedans au début, car le frigo fait trop de froid, et nous n'avons pas voulu prendre le risque que les insulines gèlent. Maintenant que les températures sont parfois caniculaires, nous avons mis la boite au frigo, et surveillons de près la température.

Nous avons maintenant nos petites habitudes... La gestion du linge reste compliquée, par exemple nous pouvons porter le même jean 3 semaines sans le laver: au final tant qu'il n'y a pas de tâche, la crasse n'est pas visible😉

Pour les douches, tous les 3/4 jours, et pour les toilettes elles sont sèches avec un séparateur" separate" de pipi/ caca.

Nous avons des guides papiers, je suis adepte du lonely planet, et avons des cartes routières où j'aime tracer notre chemin et ajouter nos étapes😀. Nous utilisons un GPS sans connexion internet "MAP'S ME" où il faut télécharger les cartes pour les utiliser ensuite sans connexion. Avant le départ, j'ai aussi pris des infos sur le forum "voyageforum", ou sur des groupes de familles voyageuses ou de baroudeurs sur facebook...

Notre forfait FREE mobile nous donne 25 GO dans certains pays (sauf l'Albanie, rappelez vous des 50€ en 5 minutes...). En Iran nous avons une carte SIM locale: Irancell. Nous devons utiliser un VPN( speedify) pour allez sur différents sites internet non autorisés par le pays.

Voilà, tout ça pour dire qu'un bon James convient parfaitement pour un court voyage lorsqu'on est prêt à sortir de sa zone de confort!

Voilà, des questions?

29
avr
29
avr
Publié le 28 avril 2019

Nous partons de Garmeh, et là aussi nous hallucinons du paysage: pendant des dizaines de kilomètres nous sommes entourés de sel, puis de dunes de sables et enfin de montagnes...

Nous arrivons à Tabas, petite ville au milieu du désert. Nous sommes stationnés à côté d'un petit jardin très arboré. En s'y baladant, on ressent énormément la fraicheur qu'apportent les palmiers, grenadiers et les rosiers en fleurs sont très odorants.

Le lendemain nous partons voir un canyon à quelques kilomètres de la ville. Très vite la route serpente à droite, à gauche( ouh que je n'aime pas ça!).

Nous nous y baladons et apprécions la fraicheur au fond du canyon. L'eau de la rivière n'est pas si froide que ça, puisqu'à plusieurs endroits, de l'eau chaude coule à travers la roche, des sources aux alentours...Nous sommes avec nos amis allemands, et à vrai dire nous allons passer encore plusieurs jours en leur compagnie, puisque nous souhaitons traverser le Turkménistan ensemble. Ça tombe bien, avec eux on rigole beaucoup!

Dans le canyon qui se rétrécit au fur et à mesure que nous avançons, nous croisons des iraniens venus pique-niquer...Même au bout de plus d'un mois, je suis toujours étonnée de voir ces femmes en tchador noir...certaines portent même des gants, noirs. Je reste dubitative.

De nombreux papillons, un âne tout seul, quelques oiseaux, des grenouilles et des crabes. 

Il nous faut à plusieurs reprises nous déchausser pour traverser la rivière... Au bout d'un moment, les enfants n'enlèvent plus leurs chaussures...Heureusement, l'air est très sec et chaud, et dès le lendemain elles sont déjà sèches!

au bout du canyon, un mur, peut-être pour délimiter 2 régions... 

Après une nuit calme, nous quittons ce merveilleux endroit. On s'arrête le midi pour manger, il fait bien lourd... Non loin de là se trouve, ce que nous pensons être une bergerie. Franck aperçoit un serpent... et moi un petit lézard. Le mois dernier, le pays a connu de nombreuses inondations. Des dizaines de morts, presque 15 000 km de routes détruites, environ 700 ponts à reconstruire. Nous avons vu la vidéo d'un désert transformé en torrent! Ce qui explique qu'aujourd'hui nous voyons de la verdure dans ces milieux si hostiles habituellement. Avec les sanctions internationales, malheureusement peu d'aides arrivent de l'extérieur. Nous pouvons voir que des torrents sont passés non loin de la route...

et sur la route de nombreux papillons, par dizaines!

Nous continuons notre route toujours vers le nord. Mais avant de partir, Franck fait le plein d'eau de James comme tous les 2/3 jours( notre cuve ne contient que 80 petits litres, c'est bien peu pour 4)... et une fois arrivés au bivouac pour la nuit à 200 km de là, Franck se rend compte qu'il manque un cadenas: le matin en faisant le plein d'eau, il l'a oublié sur la malle arrière...avec bien-sur le trousseau de clés( de tous les cadenas du camion!). Sans commentaire, Monsieur a fini son après-midi ronchonnant des "quel con! mais quel con!". Une fois stationnés sur le parking d'un petit parc, qui s'avérera bien bruyant et très visité par de nombreux curieux...les touristes sont bien rares par ici, voilà notre Franck qui va quémander une pince "monseigneur" (?!) pour couper ses 4 cadenas( vous me direz où sont les doubles? ils sont perdus depuis longtemps, ou trainent au fond d'un tiroir à la maison?!). Il revient avec THE pince prise chez un mécano! Après avoir coupé, et s'être un peu assommé avec, le voilà qui part en voiture avec un gentil monsieur- quoiqu'un peu collant- à la recherche de 4 nouveaux cadenas. Voilà cette étape de faite, il restait à faire faire un double de la clé du réservoir de GPL de James: "clé minute à votre service": le mec fouille et farfouille dans le fond de son atelier pour trouver une clé à la bonne taille: et voilà notre Franck qui ressort- avec le sourire- avec un double KYA! Iranian's style!

Crazy, non? 

Après cette péripétie, nous allons nous balader: nous avons aperçu non loin de là des ruines. Accompagnés d'une poignée de gamins, nous allons voir un mausolée puis les ruines: un des gamins nous explique qu'il y une quarantaine d'années un tremblement de terre a tout détruit. En effet il ne reste pas grand chose. Même les qanats se sont écroulés. Je ramasse quand même quelques morceaux de poterie. Nous retournons au camion, toujours avec nos p'tits jeunes iraniens. Je leur fais visiter James: ils sont époustouflés de découvrir notre maison roulante, très bon moment...

les iraniens aiment camper... 

Nous commençons à ressentir la nostalgie de ce pays. Nous allons bientôt le quitter, mais avant Mashhad, LA ville la plus religieuse du pays, et nos visas turkmènes!

PS: à l'heure où j'écris( 21h) nous sommes calfeutrés dans James. Nous aspirons à un peu de tranquillité, mais nous écoutons voitures ou motos non loin de James. Et voilà qu'on entend" GODJE": un type vient de lire "tomate" sur la carrosserie😉

26
avr
26
avr
Publié le 28 avril 2019

Quand il nous faut remplir le réservoir de James, les choses se compliquent un peu...Le diesel est réputé bon marché en Iran, et c'est le cas: nous faisons le plein pour 1 ou 2 euros...Le prix est ridiculement bas, ce qui incite la contrebande. Ce n'est pas notre objectif, mais si nous voulons rouler, nous aurions du acheter une carte à la frontière, le prix de celle-ci dépasse tout entendement : plusieurs centaines d'euros. Toutes les voitures roulent au GPL ou à l'essence. Mais toutes les stations n'ont pas de diesel! Sans carte, il nous est impossible d'acheter du diesel. Les poids lourds la possèdent, elle leur est octroyée tous les mois, avec un montant spécifique.

Pour nous, nous devons donc accoster les routiers: ils possèdent LA carte qui nous permet d'avoir le carburant. Un jour l'un d'eux monte dans son vieux mercedes 508 et nous emmène à la station située à 10 km plus loin pour que l'on puisse prendre du gasoil! A Kerman c'est Yahya qui nous fait le plein et refuse qu'on le paie...

A chaque fois, les pompistes remplissent à fond le réservoir, même quand celui-ci est plein, ils continuent quand même pour faire un chiffre rond! De rares fois, les routiers refusent de prêter leur carte...Nous attendons quelques minutes de plus et l'on trouve notre sauveur... Il faut dire que nous avons déjà cumulé 5 000 bornes, rien qu'en Iran! 12000 depuis notre départ.

Pour aller dans le désert, nous devons anticiper nos passages aux stations services...Elles s'y font rares, et quand nous quittons Yazd, le réservoir est plein, mais quand nous arrivons à Tabas le surlendemain il est vide. Nous sommes allés entre temps voir la petite oasis de Garmeh. Trop chouette! Comme d'habitude, les paysages sont magnifiques... Nous en prenons plein les yeux! (de sable aussi!) Très peu de circulation, nous nous sommes dit que nous n'aimerions pas tomber en panne dans un endroit si hostile.

Les 10 derniers kilomètres, la route est terriblement mauvaise! Un avant gout de notre future traversée du Turkménistan!

quelle route! 

Le midi nous nous arrêtons à Bayazeh. Un gros village, avec un vieux château, de vieilles maisons. Nous nous y baladons un moment appréciant les vestiges de ces vieilles maisons. Nous voyons aussi de vrais "qanats": ces canaux souterrains que les hommes ont construit il y a plus de 1500 ans. Je suis ravie d'en voir un fonctionner! Réza, à Kerman, nous avait parlé de ce système d'irrigation des villes du désert. Partant des montagnes les puits creusés à plusieurs centaines de mètres (jusqu'à 300!), sont reliés entre eux par un canal souterrain( le qanat en farsi) qui est en pente douce jusqu'à la ville/ village. A la surface, nous voyons un gros monticule de terre avec en son centre l'entrée du puits( ce que je trouve dangereux!) ou ces constructions en brique de terre crue plus élaborée qui ont des escaliers pour descendre dans le puits). Dans les villes/ villages, l'accès au qanat se fait par un escalier. Nous en avons vu un à Yazd mais asséché, il y avait quand même une cinquantaine de marches pour aller tout au fond.

Le vieux quartier de Bayazeh et son qanat 

Garmeh c'est un petit village où certaines maisons ont plus de mille ans! Beaucoup sont détruites, mais les habitants les reconstruisent aussi....

un lac de sel avant d'arriver à Garmeh... 

A Garmeh il y a une source, et dans le bassin, il y a de nombreux poissons. Les enfants y ont trempé leurs pieds et ont senti les poissons leur "picorer" les pieds... L'eau alimente l'oasis, elle est distribuée par des canaux que les habitants ouvrent ou ferment, suivant les champs qu'ils veulent irriguer. Palmiers dattiers, grenadiers, figuiers poussent ici. Il y a aussi du blé.

On sent tout de suite la fraicheur apportée par la verdure 

A Garmeh nous retrouvons 3 camions allemands, dont Dominic et sa famille, et Tobi l'homme-ballon et sa famille! Par contre, c'est un comble, le vent se lève et n'est pas chaud du tout! Les mouches sont de retour, il faudra s'y faire, ce doit être ainsi dans le désert. Le soir, quand la nuit est bien noire( il fait nuit tôt ici!), nous sortons observer les étoiles... Nous repérons quelques constellations, voyons l'étoile polaire...

24
avr
24
avr
Publié le 26 avril 2019

Nous continuons notre petite semaine de vacances à Yazd. Vous penserez ce que vous voudrez, mais un voyage comme celui que l'on vit ce n'est pas reposant, ce ne sont pas des vacances, et il est bon parfois de se poser...

Chacun profite de tout ce petit monde...Ça parle en français, en roumain, en allemand, et en anglais bien sur! Nous avons même le droit à des cours particulier de Farci...( merci Cristian!) Les légo, playmobil sont de sortie. Les mecs parlent de gazoil, de moteur, de mécanique. Les bonnes femmes parlent de linge à laver (pas évident quand tu n'as que 10 litres pour laver et rincer ton linge... Autant dire que le linge sent la lessive mais n'est pas forcément bien propre....) Nous évoquons aussi le fait que faire l'école à ses propres enfants est bien difficile...😉 Hima a fait de nombreux tours en vélos avec Lucas, dans les petites ruelles de la vieille ville...Ils revenaient parfois avec une glace aux fruits, puis le lendemain au chocolat...à 10 000 rials( soit 6 centimes d'euros), pourquoi se priver, vous me direz!??

Malgré les 35°C dans James, les enfants s'y sentent bien! 

Puis un matin c'est Cristian qui propose une séance de gym, le lendemain, c'est Tobi( champion d'Europe de sculptures en ballons) qui nous épate!

Nous avons aussi visité "Bagh-e-Dolat Abad". Un superbe jardin à la verdure très agréable dans cette ville sableuse... Hima et Maya étaient restés avec leurs amis aux camions, et Franck et moi sommes partis avec Adrian, Roxana et leurs 2 poulettes, Mara et Irina. Dans ce jardin, il y a la plus haute tour du vent: 33m!

Grenadiers, figuiers, rosiers, vignes.... 

En se plaçant sous la tour de vent, nous avons lâché un bout de kleenex qui a de suite été aspiré! Ce système de rafraichisseur d'air est très ingénieux!

Un gamin a ensuite chanté et la raisonnance était superbe! C'était extra!

Pendant ces quelques jours, nous sommes aussi allés au "saheb a zaman". C'est dans cet ancien réservoir d'eau datant du 16eme siècle que chaque jour nous pouvons assister à une séance d'aérobic peu banale! Le Zurkhaneh est la maison de force.

A l'entrée, un couple me sourit... ils sont afghans. J'ai trop envie de leur dire que mes parents sont allés dans leur pays il y a quelque temps. Ni une, ni deux, je cherche un iranien anglophone. Memet et Mariam sont contents d'échanger quelques mots avec moi, et je le suis aussi!

Quand on rentre là-dedans, ça ne sent pas encore la transpiration...Il y a une superbe ambiance, ça parle, ça applaudit, ça rigole...C'est cool, je ne peux pas m'empêcher de comparer ce "spectacle" à celui des derviches tourneurs de Konya en Turquie... Dans ce petit cercle, les hommes lèvent les bras, sautent, soulèvent de gros trucs en bois, le tout en percussions et chansons... Dans le public, sont offerts des gâteaux, puis des glaces!

A 2 pas de la maison de force, nous allons voir le complexe Amir Chakhmaq, une façade de 3 étages, lieu qui commémore l'Imam Hossein. Ca tombe bien, on le célèbre ce jour-ci et c'est fête! Le soir, Franck va voir un spectacle au pied de la mosquée "Masjed e Jame", James en est stationné à 2 minutes. Musique à fond les ballons, et personne ne bouge, ni ne danse...La danse n'est pas autorisée dans le pays!

quelques photos en vrac...

Les photos suivantes viennent du drone de Dominic, notre ami allemand...

Mais où est Char... heu... James?

Nous partons de Yazd contents de ces moments partagés avec ce petit bout d'Europe. Malgré les nombreuses rencontres avec les iraniens, nous apprécions rencontrer des voyageurs!

Petit aparté: je ne vois pas beaucoup de commentaires...J'ai peut-être de la mer** dans les yeux? Ou du sable, puisque nous sommes dans un gigantesque désert...Merci tout de même à vous tous qui lisez nos aventures, le nombre d'abonnés est grandissant! C'est chouette! Allez, prenez 2 minutes à la fin de la lecture d'un post pour écrire 2 ou 3 mots...ça nous fera plaisir!

22
avr
22
avr
Publié le 24 avril 2019

Nous partons de Kerman et roulons sous une chaleur écrasante! Le vent souffle particulièrement fort, et nous voyons de nombreux tourbillons de sable: il vient de l'ouest, et Franck ne peut pas ouvrir sa fenêtre...James n'a pas la clim, et nous avons très chaud! Il doit faire pas loin de 40 degrés, et on fait la route d'un coup, ici c'est le désert le plus complet, et même si des champs remplis de pistachiers (pour l'export) apportent un peu de verdure dans ce paysage désolé, nous ne nous sentons pas à notre place ici.

Quand nous arrivons à Yazd, nous retrouvons des voyageurs déjà rencontrés: c'est un réel plaisir que de les recroiser, et les enfants sont aussi ravis que nous. Le soir une nouvelle famille( française) arrive. Les "Macax" sont sur le retour. Les camions sont stationnés en plein-vieux-centre ville. Le lieu est curieusement très calme, même si le premier soir nous assistons à une prise de tête entre iraniens. A un moment, un type casse le pare brise de sa voiture. Ça gueule, ça pleure, ça crie: tout le monde descend des camions et au moment où nous nous décidons à appeler la police, elle arrive. Tout ce résout dans le calme, mais c'est difficile de savoir ce qui se passe, quand nous ne comprenons pas la langue. D'après Cristian (roumain qui vient ici avec sa famille chaque année et qui parle farsi) nous explique qu'il s'est passé un drame dans la famille du gars et qu'il éprouve une grande tristesse...

A Yazd on se sent un peu comme en vacances...

Nous partons dans le bazar d'à côté avec Cristian et Adrian et leurs familles...

Nous voyons ces fameuses portes où des "poignées" métalliques ont des formes différentes: quand un visiteur arrive et frappe la poignée, l'habitant sait qui "sonne": l'anneau correspond aux femmes, et la tige aux hommes.

Mais qui frappe à ma porte? 

Avec Cristian, nous sommes immergés dans le monde iranien. Il a le contact facile, et nous voilà en un rien de temps à accéder aux toits du bazar. Nous voyons toutes ces jolies tours de vent!

Puis on continue notre balade...on va voir un "tondeur" de tapis: une fois les tapis terminés, il reste (sur le dessus) de la laine...

Vous saviez ça vous?? Nous non! 

Puis nous allons voir un monsieur qui restaure un vieux coffre en bois recouvert de cuir...Dommage qu'il rajoute des parties en skaï.

Dans ce pays, tous les petits boulots existent au bazar! Ici un forgeron.

Ici un mec qui répare un tapis grignoté par une souris...

Emilia la fille de Cristian et Audrey, ce couple franco-roumain, doit être facile à ranger dans un placard!

Les ruelles du vieux centre de Yazd sont bien entretenues, et c'est agréable de s'y balader...

A suivre...

(normalement notre connexion internet aurait du s'arrêter il y a quelques jours: en effet le pays bloque les téléphones au bout d'un mois pour les étrangers. Mais pour le moment, ça fonctionne toujours pour nous... A savoir que nous avons installé un VPN, ce qui nous permet d'accéder à des sites interdits par le pays( facebook, youtube, etc, etc). Le VPN trompe le lieu d'utilisation: par exemple le notre nous domicilie en Azerbaïdjan ou à Dubaï)

18
avr
18
avr
Publié le 22 avril 2019

Nous devons retourner au bureau des affaires étrangères pour nos visas. Ça me stresse, je trouve ça compliqué! Après plusieurs photocopies, quelques milliers de Rials payés, nous voilà avec une extension d'un mois. C'est là-bas, que nous faisons THE rencontre! Reza nous accoste rapidement et nous l'aimons de suite! il a vécu un peu au Québec et est content de parler français. Mais il est plus à l'aise dans la langue de Shakespeare...Hima comprend de mieux en mieux, et commence( enfin!) à parler en anglais!

Né en Iran, Réza vit maintenant au Canada où il enseigne les mathématiques à l'université. Il se dit mathématicien/ philosophe. Il revient dans son pays d'origine chaque année pour refaire ses visas, et entretenir sa maison...Il nous accueille à bras ouvert et les échanges sont intéressants. C'est dans l'ancienne maison( traditionnelle) de ses parents qu'il habite qu'il restaure (en briques cuites). L'endroit est bucolique, le petit jardin apporte fraicheur et sérénité. Il y a des grenadiers, et des figuiers ainsi que des rosiers( pas encore en fleurs) . Et au petit matin, de nombreux oiseaux nous réveillent. Passionné par les mathématiques, nous lui demandons d'écrire une équation sur le camion...

Nous discutons longuement avec Réza, qui nous en apprend sur son pays. C'est un ancien hippie, qui a voyagé un peu partout, notamment en Inde, au Népal, et au Tibet! Nous évoquons les livres d'Alexandra David Néel: si l'on m'avait dit que j'échangerai sur cette auteure que j'affectionne tant ici!

Hima a droit à une leçon sur Pythagore( en anglais of course!). Reza est passionné par les maths ET par l'enseignement, les enfants sont des lumières nous dit-il.

Sa maison est la nôtre nous dit-il. Il aime recevoir des voyageurs chez lui, et chaque année il les accueille volontairement. Elle est construite traditionnellement en brique de terre crue. Les plafonds sont voutés et les murs sont reliés par les tiges métalliques: elles les retiennent quand la terre tremble( c'est souvent par ici)

Il nous montre des photos d'avant la révolution: ce sont les mêmes que chez nous dans les années 70. Les femmes sont habillées de la même manière, et l'intérieur de la maison que nous voyons sur la photo ressemble à celui des maisons françaises...C'était aussi la mode des pattes d'eph', des coiffures "choucroute" et des grosses fleurs sur le papier peint! Cela me questionne sur la tournure qu'a pris le pays. Il réalise un agrandissement pour justement mieux accueillir les voyageurs. Les enfants sont ravis de mettre la main à la pâte! Reza est tout content de nous faire entendre le moteur de sa vieille jeep. De fabrication américaine, elle a plus de 40 ans et est increvable! Il n'aime pas conduire dans la ville, étant donné que la conduite iranienne est un peu dangereuse: pas de stop, très peu de feux, il faut regarder partout. Il ne la conduit donc que dans le désert juste à la sortie de Kerman. Il nous propose une balade, mais nous préférons rester dans ce petit coin tranquille.

Nous repartons de chez ce sacré bonhomme enchantés, et les enfants repartent avec des petits cadeaux...Maya et moi lui offrons des bouts de tuiles que nous avons peints, nous savons qu'ils seront exposés dans sa maison. Nous sommes maintenant invités au Canada! Ahlala, il va encore falloir que nous partions en voyage!

16
avr
16
avr
Publié le 22 avril 2019

Nous quittons Bandar Abbas et retrouvons les 2 familles roumaines rencontrées sur Qeshm. Les enfants sont contents de jouer ensemble. Nous lavons un peu de linge, et l'étendons. Quand Maya fait un tour de vélo, elle ne voit pas la corde(😀) et est vite arrêtée dans sa course quand elle fonce vers elle, résultat une belle brulure à travers le cou. Bon c'est Maya quoi...

partie de 7 familles avec Lucas et Emilia 

La route qui nous mène à Kerman est encore une fois magnifique! Nous sommes dans les montagnes, passons un col à 2600m. Nous voyons aussi quelques caravansérails et chateaux..

A Kerman, les Persans côtoient les Baloutches, cette ethnie qui est aussi très présente au Pakistan. Nous sommes garés sur un parking en plein centre ville, auprès d'autres voyageurs. Nous retrouvons les mollalpagas, rencontrons les gali et compagnie( partis pour l'Asie du sud-est) et Luc et Val( partis pour la Mongolie). Nous rencontrons aussi de nombreux jeunes qui viennent et passent de longs moments avec nous; c'est extra, et rien de mieux pour se familiariser avec la langue! Nous demandons à Abulfass d'écrire le mot tomate en farsi... (ça nous fait marrer! relisez et vous comprendrez!). Abulfass est étudiant en mécanique, lui et les autres iraniens n'arrivent décidément pas à prononcer Franck! Ici pas de R, ni AN. Donc nous rigolons beaucoup quand il nous sort le Froooooooook. On ne lui dit pas que son prénom est tout aussi rigolo!

Au bazar (où l'on peut espérer un peu de fraicheur), nous nous baladons sans trop avoir d'objectifs...juste regarder, se poser.

Entre midi et 17h, l'Iran dort: la chaleur est telle, que les commerces ferment. Ce n'est pas grave, nous profitons, et nous nous posons un long moment à la Vakil Tea House. Cet ancien hammam a été aménagé en maison de thé, et le lieu est très agréable.

Nous y achetons quelques fruits ou légumes pour quelques euros, nous en avons plusieurs kilo!

Nous rencontrons Yahya et Sara. Comme c'est le moment pour nous de faire l'extension de nos visas iraniens, Sara nous accompagne. La pauvre semble terrorisée par l'uniforme...Je la rassure comme je peux, et lui dis d'être positive, optimiste, tout est ok pour nous! Gentils comme tout, ils nous invitent chez eux pour manger. Le lendemain nous nous retrouvons dans la bazar. Yahya veut nous faire visiter un ancien hammam. Il nous dit que lui-même n'a jamais testé.

Ensuite, nous allons manger ensemble, puis nous traversons le bazar pour aller voir une mosquée... Yahya et Sara sont attachants, mais ont peur de tout: que quelqu'un abime leur voiture, notre camion, etc...Sara tombe sous le charme de Maya, elle prend une voix théatrale "ohhh Maya, so lovvvvely!" On se croirait dans un film américain!

Au resto on se régale! 

Nous laissons nos amis, que nous ne reverrons probablement jamais...Nous allons voir la bibliothèque où les hommes et les femmes sont séparés... Nous y rencontrons un étudiant, qui nous parle de la vie ici. Pas très positif le bonhomme...A côté, se trouve la Glacière de Moayedi. Autrefois, l'eau y gelait l'hiver, assurant une grande quantité d'eau pour les mois chaud.

montage animé à gauche... 
13
avr
13
avr
Publié le 16 avril 2019

Sur la route qui descend vers le sud, nous voyons de nombreux puits/ réserves d'eau. Il y en a également sur l'ile.

Nous croisons rapidement une famille française partie pour 3ans. Les "mollalpagas" voyagent dans une tiny house. Nous prenons le ferry (presque une heure de démarches administratives pour à peine une dizaine de minutes de traversée!). Il fait une chaleur de malade et j'étouffe avec mes manches et jambes longues, avec mon foulard sur la tête... Nous arrivons sur l'ile et allons rejoindre un bivouac où sont stationnées des français, des roumains, un grec et des espagnols... Nous partageons ensemble les repas, et nous échangeons sur nos voyages respectifs...Certains s'en vont vers l'Inde par le Pakistan, d'autres remontent comme nous...Nous sommes à 2 pas de la mer, et sommes cachés: nous pouvons nous y baigner et faire tomber le voile et sortir une tenue courte d'été!! Quel plaisir! Hormis ces centaines de mouches qui nous envahissent😉 Nous nous baignons cachés par les rochers. Nous sommes en maillots, alors qu'ici ce n'est pas accepté. Les hommes ont à la limite le droit mais en débardeur/short, et les femmes doivent aller sur une plage spéciale (qu'il n'y a pas sur l'île). Autour des camions il y des traces de dromadaires: pas très commun pour nous! Franck et Hima font une balade en plongée avec masque et tubas et voient de nombreux bernard-l'hermite et de chouettes étoiles de mer. Maya joue avec la petite Maelia, qui s'avère être plus pipelette que notre poulette! Hima se joint à Adrian qui pêche des crabes: le soir c'est soupe aux crabes!

Le soleil tape fort et nous prenons de bons coups de soleil 

Le matin, nous partons faire un tour en bateau: il y a dans les alentours des dauphins. Malheureusement pour nous nous ne les verrons pas! Nous voyons tout de même de magnifiques poissons et de bigs oursins! Hima quant à lui, fait un long tour en happy cat (catamaran gonflable) appartenant à Cristian, un roumain qui vit sur les routes avec sa famille, sa femme est française, et leurs 2 gamins Emilia et Lucas parlent allemand, anglais, français et roumain, rien que ça!

la mer d'Oman 

Il y a des filets de pêches permanents sur notre plage et au petit matin quand les pêcheurs viennent ramasser leurs poissons, ils nous en donnent un plein sac que les gars font cuire au barbecue! Un vrai régal (si on fait abstraction des mouches bien sur!)

En fin d'aprème on laisse tout ce petit monde pour aller voir un canyon...Nous apercevons à plusieurs reprises des femmes de l’ethnie de Bandaris. Bandar signifie port en farsi, et ce peuple vit donc au bord la mer. Leurs tenues sont plus colorées, avec des broderies. Toujours voilées, elles ont en plus un masque en métal ou tissu qui cache le front, le nez et les joues. Ça fait penser à Zorro et Maya est impressionnée par leur apparence.

Il fait si chaud, que la vie s'arrête entre 12 et 17h! Tout reprend à la tombée de la nuit


montage animé dans le canyon! 

Le soir nous allons dormir proche d'une autre plage qui est bien connue car les tortues vertes marines viennent y pondre chaque année. Nous mangeons rapidement, et allons sur la plage sans trop espérer croiser une tortue...Nous ne marchons que depuis 5 minutes quand nous voyons une large trace partant de la mer! Incroyable elle est là, elle creuse...Un rapide flash pour immortaliser cet instant puis nous éteignons toute lumière qui pourrait la perturber...Nous restons un long moment à ses côtés pour regarder, écouter...C'est juste énorme! Elle semble peiner... Normalement, les locaux se relayent les nuits d'avril à juillet, pour faire fuir les prédateurs...

Ce n'est pas le cas ce soir-là, et au petit matin quand à 5h30 je suis réveillée, je m'habille rapidement et file voir....Désespoir! Tout est défoncé, un grand trou et les oeufs (comme une balle de ping-pong et à la coquille assez dure) sont éclatés.😦

Je rentre rapidement au camion bien triste de ce que j'ai vu...Je ne me rendors pas et quand les enfants se lèvent nous retournons sur les lieux (du crime!). On est tous très tristes...On fait un tour sur cette belle plage (et voyons à nouveau un autre trou avec des oeufs là aussi éclatés: saleté de chiens! Décidément je n'aime pas ces bêtes là! Ça bouffe vraiment tout et n'importe quoi!

Sur la plage nous trouvons du corail et de superbes coquillages...Il y a de nombreux monticules de sable avec à côté un trou...surprise: un crabe y habite!

on se serait bien baigné sur cette chouette plage... 

Nous retournons nous baigner à l’abri des regards indiscrets...Et je m'y rends à pieds car un troupeau de dromadaires est sur notre chemin. Je ne fais pas la fière, mais j'ai avec moi un bâton...on ne sait jamais, en même temps je ne sais pas ce que j'aurai pu en faire!

pas plus paisibles les mecs! 

Après notre baignade, on ne sait pas trop quoi faire: le mauvais temps est prévu avec des orages et de la flotte, de plus le paysage ne nous plait pas plus que ça, le côté désertique et en chantier ne nous attire pas...On remonte dans le camion,et allons manger dans un resto où des jeunes très à la mode (mec au cheveux longs et blonds décolorés chantant du " je t'aimmmmme" de Lara Fabian), font la papote avec nous. Nous repartons et passons devant les chantiers navals de l'ile. Ici plus de constructions en bois (qui sont faites au Pakistan) mais du polyester.

spéciale dédicace pour AMC! 
modèle en bois pour faire le moule après (notez la qualité de la sécurité des échafaudages) 

Nous continuons vers la sortie de l'ile, jusqu'au petit village de Laft. Il y a là de vieux bateaux en bois ce coup-ci, ils sont magnifiques: dignes de bateaux de pirates!

Dans le village de nombreuses tours de vents...

Voilà nous avons atteint le point le plus au sud de notre virée dans ces contrées!

Nous prenons le ferry sous la pluie et traçons vers Bandar Abaas la grosse ville du coin...On se prend de gros orages et des trombes d'eau la nuit...Au matin, quelques rues sont inondées, les petits courts d'eau crachent une boue dégueulasse dans la mer...Les gens installent des sacs de sables pour stopper l'eau...Il est temps que nous partions d'ici. c'est ouf de venir en Iran et d'avoir de la pluie un peu dans chaque ville!! Cela est rare ici et les iraniens s'arrêtent pour prendre des photos des courts d'eau débordants.

du coup la verdure apporte de chouettes couleurs!
12
avr
12
avr
Publié le 15 avril 2019

Nous quittons Chiraz et partons pour le sud, vers le golfe persique...

Nous traversons des paysages toujours grandioses, nous voyons apparaitre de nombreux palmiers! Il fait aussi de plus en plus chaud. Nous allons passer une nuit à la campagne, fuyant le bruit des villes.

Nous prenons un petit chemin sur la gauche et stoppons James. En très peu de temps nous sommes envahis de mouches! Il fait une chaleur de malade, et je suis bien contente que l'on soit seul pour enlever mon foulard...Mais voilà qu'au loin apparait une moto: c'est Mohamed qui vient faire la papote. Il nous parle en farsi, nous en français. On lui paie un thé au jasmin( qu'une dame nous avait offert le midi-même).

Avec Maya on fait un brin de lessive qui sèche en un rien de temps vu la température! On sort les habits d'été et rangeons ceux d'hiver.

Ma petite essoreuse 

Avec Hima nous partons sur les hauteurs faire une balade. C'est super joli et il y a de nombreuses fleurs, et plus du tout de mouches!

Quand on revient Mohamed ne tarde pas à revenir. Cette fois il emmène les gars dans ses champs (il leur fait gouter l'intérieur d'une tige de chardon, leur montre des herbes médicinales...) puis il s'assoie longuement avec nous. Et quand nous sortons notre bouquin sur la faune et la flore de chez nous, le voilà qui commence à imiter les cris et les chants des animaux et des oiseaux des alentours. Il nous montre la photo des mulots qui sont nombreux ici. Puis des mésanges, des loups, des lapins etc...Nous passons un bon moment.

10
avr
10
avr
Publié le 15 avril 2019

Quand nous arrivons à Chiraz après avoir visité Persépolis, nous avons une très bonne impression. La route pour y arriver est très chouette, et la ville est entourée de montagnes. Nous nous garons sur un premier parking, et nous y rencontrons une famille de coréens: ils sont en voyage pour un an, et sont à bord d'un camping-car. Avec leurs 3 enfants, ils sont partis plein est, sont même allés jusqu'à Paris (sans pouvoir aller visiter notre capitale...à cause des gilets jaunes qui leur bloquaient la route!)Dommage de traverser la moitié de la planète sans pouvoir accéder ce à quoi ils avaient envie!

Nous partons nous stationner sur un parking en centre ville proche d'une fête foraine, qui sont fixes ici. Le lendemain matin, on part à pieds visiter un petit jardin et son musée. Nous passons devant une forteresse qui servait de prison...

Puis on traverse de petites rues pour se rendre à la mosquée "Masjed-e nasir-al-molk". Elle se visite habituellement avant 11h, quand les rayons du soleil illuminent ses fenêtres aux verres colorés. Nous arrivons trop tard, mais le lieu est agréable. Dans la salle de prière, il y a de superbes colonnes qui soutiennent un toit vouté orné de céramiques et de briques. Ce lieu transformé en musée date de la fin du XIXeme siècle.

Maya a du succès avec son chapeau! 


Dehors on peut voir que certaines briques sont en bois. Elles ont été ajoutées à la construction : ce bois a apporté de la souplesse et a permis aux murs de ne pas s'effondrer lors des séismes qu'a connu la ville.

on croise souvent dans les mosquées de jeunes étudiants en architecture dessinant les lieux 

Nous discutons longuement avec une dame qui propose aux enfants de nourrir les poissons...

Le midi nous allons manger un "dizi": considéré comme le plat du peuple c'est un genre de bourguignon, mais avec du boeuf, du mouton, des pois chiches et des patates, le tout arrosé d'épices. Il y a tout un petit rituel pour le manger: on vide le bouillon que l'on mange en y trempant du pain (avec ça tu n'as déjà plus faim!) puis avec un pilon tu écrases le tout en faisant attention de ne pas se bruler car le pot en terre est bouillant! On s'est régalé.

accompagné d'une bière( sans alcool bien sur!) et de la boisson locale (eau de roses) 

Le temps passant, mes cheveux poussent laissant apparaitre toujours ces vilains cheveux blancs que je n'affectionne pas. Je veux retourner chez le coiffeur et quand nous rentrons de notre balade à Chiraz, nous sommes sur le trottoir, et j'aperçois un panneau « beauty salon ». Heureusement qu'il est en anglais, autrement je passais à côté sans y prêter plus d'attention! Ni une ni deux, je vais jeter un œil et fait comprendre à la coiffeuse( oups j'ai oublié son prénom!) ce que je souhaite. C'est ok, ça me coutera 55 tomans( donc si vous avez bien suivi, ça veut dire 55 000 Tomans, donc je devrai alors donner 550 000 rials!) Franck et les enfants rentrent tranquillement au camion tandis que je m'installe. Ici les rideaux sont tirés, les voiles peuvent tomber. Ma coiffeuse me teinte les racines, et je me retrouve alors saucissonnée dans un plastique bleu, transpirant avec la chaleur ! Pendant ce temps, le téléphone de ma coiffeuse crache une musique iranienne, que j'imagine parlant d'amour...

Puis au moment où il faut rincer ma tête, elle me demande de la suivre. Elle me fait comprendre que je dois mettre la tête au dessus du lavabo et de rincer( moi-même) mes cheveux puis de les shampouiner. Bon je m'exécute !

Je pense que son prénom est Sahar... 

Une fois à peu près débarrassée de la couleur, elle me donne une mini serviette en tissu jetable. Mais avec ma tignasse, mes cheveux gouttent partout. J'ai ensuite le droit à un séchage/ lissage. J'ai encore cette fois-ci de la teinture plein le front...Ma couleur ressemble à de la "betterave écrasée" 😉

Cependant ce petit soin ne me coûte que 550 000 rials, soit moins de 4€ ! Je ne vais pas non plus me plaindre!

Je rentre tranquillement au camion, et pars chercher Franck et les gamins dans le parc. Au passage, j'achète 3 CD sur un stand traditionnel pour moins d'un euro...

Nous allons faire un tour d'auto-tamponneuse! Nous avons bien rigolé mais je me suis sacrément tordu le poignet!

comme il est beau "oui-oui" dans sa belle voiture rouge!
8
avr
8
avr
Publié le 15 avril 2019

Persépolis

La route entre Ispahan et Persépolis est juste Magnifique

Quand nous arrivons il fait beau et tout au long de l'après midi, on profite de cette belle luminosité que nous offre la météo, mais on se prend aussi un bon coup de chaud! Nous sommes pourtant qu'au printemps mais les températures sont déjà hautes!

Superbe cité datant de l'époque Achéménide ( VI eme siècle avant notre ère). C'était le premier empire perse. Durant 150 ans la cité est en travaux, elle aurait été détruite avant l'achèvement de sa construction. A son apogée elle s'étendait sur 125000m², et aujourd'hui on la compare au colisée de Rome, aux pyramides de Gizeh ou à la cité de Palmyre en Syrie.

Le site a été bien conservé car au fil des ans une épaisse couche de sable l'a recouvert, c'est en 1930 qu'un archéologue l'a découvert et d'importantes recherches ont pu alors commencer, actuellement elles continuent.

Au moment du nouvel an (Norouz, avec l'arrivée du printemps), tout l'empire venait ici pour rendre hommage au roi. Le reste de l'année il semblerait que Persépolis restait déserte...

Il y a peu de document où Persépolis est mentionnée: sans doute que les Achéménides ont voulu cacher son existence. C'est Cambyse II (fils de Cyrus le Grand et père de Darius 1er) qui aurait choisi le site. Persépolis fut agrandie par ses successeurs.

Persépolis c'est un grand tas de cailloux joliment sculptés ! C'est impressionnant de voir comme sont bien conservés les personnages, animaux, écritures, les frises etc...

Porte des Nations ou de Xerxès.

Nous prenons des lunettes de réalité virtuelle. Avec on se rend compte de ce qu'était le lieu notamment au niveau des couleurs: beaucoup de bleus et d'or!

Les hauteurs sous plafond étaient juste monumentales!

Nous voyons les nouveaux habitants des lieux!

Palais des 100 colonnes, qui mène à l'Apadana par un escalier aux frises représentant les différents peuples de l'empire (les Thraces, les Parthes, les Babyloniens etc...) qui apportaient des offrandes.


Les soubassements du palais de Darius ont de superbes panneaux...Nous découvrons cette écriture cunéiforme et c'est chouette de la voir en réel! Hima trouve qu'elle n'a pas l'air compliquée😉

On se régale avec toutes ses fleurs! La pluie des dernières semaines rend le site bien vert et tout fleuri!

Tombeau d'Artaxerxès II et Artaxerxès III.

Bref nous avons passé une bonne journée à Persépolis!

(Petite précision: les connexions internet ne sont pas toujours terribles en Iran...il m'est donc parfois difficile de finaliser un article!)

5
avr
5
avr
Publié le 9 avril 2019

Ce nom sonne agréablement à nos oreilles. Grosse ville d'environ 2 millions d'habitants( pouh!), elle est LA ville à visiter d'Iran. Un joyau de la perse ancienne...D'ailleurs l'Iran porte ce nom que depuis un siècle, avant on le nommait la Perse.

A Ispahan, on stationne dans un parc proche d'une station du métro tout neuf. En quelques minutes nous accédons au centre ville. A 10 000 rials le ticket( petit rappel: 1€ vaut 140 000 rials), nous serions bêtes de ne pas en profiter!

Le métro  

Il fait chaud, on se croirait en été. Nous partons dès 10h, et pendant 7 heures de balades ponctuées de pauses nous ouvrons grands nos yeux...Autant vous dire que quand nous rentrons au camion le soir, nous sommes cassés! La famille allemande nous a rejoint.

Nous y découvrons la place "Naqsh e Jahan" , blindée de monde, et de marchands de tapis un peu trop collants à notre goût...Cela nous rappelle qu'au Rajasthan, nous nous sentions par moment des dollars ambulants...

Nous y visitons la mosquée "Masjed e Shah". Comme le monde est tout compte fait bien petit, nous y rencontrons un groupe de mamies nantaises. Elles connaissent même Palluau! Et bin!😀

Cette mosquée n'est plus aujourd'hui qu'un musée. Elle a été construite en 1611. Son dôme atteint 51m de l'extérieur et 36m de l'intérieur, l'espace entre les deux est creux. Lorsqu'on se place sous le dôme, juste un claquement de billet nous renvoie un écho. Toujours les mêmes céramiques, motifs géométriques ou floraux, mais alors elle est immense! Placée sous son dôme, celui-ci ne rentre même pas dans l'objectif de mon appareil photo!

On ne se rend pas vraiment compte de la grandeur sur de si petites photos! 
la famille ratapoil, veuillez noter les belles semelles des shoes de Franck! 

Nous y voyons aussi le processus de la rénovation du dôme. C'est simple mais fonctionnel. Sa restauration se fait par quartier. Un plan est rigoureusement respecté: La céramique est appliquée sur des briques. Un moule incurvé( ici, d'une vingtaine de mètres!) reçoit les briques. On les pose suivant le plan pour respecter les motifs et les couleurs. Puis on applique du plâtre pour fixer le tout, avec des crochets inclus dedans pour que l'ensemble soit plus facilement manœuvrable. On peut facilement imaginer le poids d'une telle structure!!

Nous allons aussi nous perdre dans le Bazar. Norouz étant terminé, toutes les échoppes sont ouvertes, et les acheteurs sont nombreux. "Foulophobes" que nous sommes, l'endroit est assez oppressant, sachant qu'il faut aussi rajouter de nombreuses motos slalomant entre les gens...

Nous y achetons des "smacks" artisanaux! 

A Ispahan coule la rivière Zayandeh. Habituellement sèche, avec les dernières pluies, nous avons de la chance de la voir couler sous les vieux ponts de la ville! En effet depuis une vingtaine d'années, un canal d'irrigation a été construit pour approvisionner les villes de Yazd et Kerman...Les habitants d'Ispahan ne la voient que rarement couler...

Nous allons voir le "Si-o-se Pol". Il enjambe la rivière sur 300 mètres, et a été construit au début du 17eme siècle.

non loin de là les pédalos sont de sortie: nous avons réussi à y échapper😉

Pour notre deuxième journée, nous faisons un peu d'école le matin...Enfin essayons car c'est une journée sans, et très vite Hima et moi nous prenons la tête! Comme c'est hors de question qu'on se bouffe la vie, (et le voyage!) avec les leçons, je stoppe direct et pour calmer les tensions grandissantes, nous faisons un bon gâteau tous les deux que nous partagerons avec nos amis allemands...Le hamac est de sortie pour la première fois depuis le voyage! Nous avons la visite de 2 petits jeunes...qui reçoivent une leçon de géographie!

recette du brownie de l'école de Maya qui fait partout fureur! Bon il faut l'adapter quand le beurre ou les noisettes manquent... 

Nous partons dans l'après midi pour pouvoir admirer un autre pont éclairé la nuit venue. Mais avant, nous allons jeter un oeil au quartier arménien. Il y a une communauté chrétienne d'environ 6000 personnes...Le quartier fait très européen, et est assez huppé. Nous visitons une église datant du 17eme siècle. L'architecture est la même que celle des mosquées de la même époque, juste les peintures changent. Les scènes sur la vie de Jésus sont macabres, on le voit dans de nombreuses scènes de torture les plus inimaginables possible!

En attendant la tombée de la nuit, nous nous posons dans un des nombreux parcs de la ville. L'herbe y est bien verte, les jeunes feuilles apportent un peu d'ombre, et les fontaines ou bassins de la fraicheur. Les parterres sont fleuris: des pensées toujours. A plusieurs reprises, des personnes nous abordent: Hima doit porter son voile! Bon dieu que c'est gavant! Nous avons juste envie de leur répondre de s'occuper de leurs affaires. Même si cela est toujours demandé avec gentillesse, nous sommes soulés! "Pess-aar" est pourtant l'un des premiers mots que nous avons appris en farsi: il signifie "garçon". Hima a choisi de s'acheter une casquette! En attendant cet achat, il s'achète une paire de tennis à 4 millions! On est mort de rire!

De vieux combi ont été rénovés et aménagés en café, Hima les adore! Dans le parc, de nombreux jeux pour enfants ou parcours de santé pour les plus motivés, de nombreux groupes pique-niquant ici ou là, et des joueurs d'échecs...J'aurai bien été tentée de leur mettre une pâté, mais il n'y a que des joueurs masculins!

les lilas sont bien chétifs... 

Nous passons devant un ciné où la file d'attente est bien longue! Alors qu'en 2009 nous étions allés voir un "bollywood" en hindi dans un cinoche, j'essayerai bien un film en farsi...à suivre!

En ville nous voyons des goelands (!)...Maya lit, non dévore son premier tome d'Harry POTTER 😉 quelle coïncidence!

Nous marchons encore beaucoup et Maya commence à se plaindre...Bon c'est pas nouveau, ma poulette n'aime pas marcher.

Les berges de la rivière sont bondées! Les iraniens affectionnent particulièrement ces jolis ponts! Franck se fait souvent prendre en photo, il va devenir populaire! Nous y croisons (entre-autre) un Irakien de Bagdad (le nom dit à l'irakienne totalement imprononçable pour nous! Le son doit provenir du fin-fond de la gorge...) Cet homme est rigolo, il discute avec tout le monde, prend la pose...Hima adore sa fière allure! Sur le trottoir une petite moto nous dépasse: 2 pompiers en tenue et casqués sont en service! A l'arrière de la moto est accroché un extincteur! Extra!

2 niveaux sur ce pont, nous faisons l'aller en haut, le retour en dessous.  

Quand nous décidons de rentrer il est déjà 20h30, il fait nuit noire...On pense pouvoir trouver un taxi: quand Franck en accoste un, celui-ci part pied au plancher quand il entend notre destination! En effet, James est à une bonne quinzaine de bornes et le taximan n'est pas intéressé par une course si longue. On se retrouve comme des c*ns à ne pas savoir quoi faire???!!! Une jeune femme nous informe que le métro est fermé...(nous nous rendrons compte plus tard qu'elle se trompait!). Elle nous fait monter dans un bus, et nous voilà partis à traverser la ville de nuit, pris en charge par le chauffeur! Quelle aventure! Lorsque le terminus de sa ligne de bus arrive, il nous accompagne à pieds vers un autre bus. Nous fait monter dedans en nous donnant un papier où il a écrit (en farsi) notre destination... Durant tout le trajet, Franck discute avec le chauffeur et un vieux monsieur en un mélange de français/anglais/farsi, et on se demande si l'on va bien arriver à destination! Presque une heure après avoir quitté le pont et sa cohue, notre bus nous dépose devant la station de métro ouverte....Il est bon parfois de se laisser faire, et de faire totalement confiance! En même temps nous n'avions pas trop le choix!

Le lendemain, James fait une vidange dans un des nombreux garages dans LE quartier des garages: ça pue les pots d'échappement, ça sent l'huile, ça ronronne de tous les côtés! Nous passons par un arménien complètement anglophone, propriétaire d'un garage...Pour une vingtaine d'euros, James se trouve avec the best quality!! Une huile made in Iran, la meilleure qui soit...Bien sur, nous n'en doutons pas 😀!

L'après-midi nous sommes installés au parking, Maya bricole avec Mathilda, Hima joue avec Toni au UNO...Un petit orage éclate qui apporte de l'eau...Puis nous pouvons ressortir, et nous voyons un petit bus se garer non loin de là: il me semble que c'était la police des moeurs: des femmes voilées du tchador noir avec leur écusson de l'état accompagnées de policiers...Ils viennent nous dire le traditionnel "welcome" avec de grands sourires...Ces femmes veillent à la bonne tenue des femmes: voiles, formes féminines cachées, bras et jambes couverts... Je n'ai rien à me reprocher tout va bien!😀

Le soir un iranien vient nous offrir du pain (miam!), un petit bocal de gousses d'ails marinées (que nous nous ferons un plaisir de ne pas ouvrir et de jeter plus tard!) ainsi qu'un plat d'herbes...Nous lui avons offert en échange un paquet de graines de citrouilles grillées...C'est la coutume ici, on t'offre quelque chose et tu dois aussi donner...Comme souvent, de nombreuses personnes viennent pour prendre des selfies, savoir d'où l'on vient (nous répondons alors "farancia"en farsi)...

Quand nous partons d'Ispahan nous avons une bonne nouvelle: nous téléphonons au consulat Turkmène de Mashhad: nos demandes de visas de transit ont été acceptées! Gros soupirs de soulagement, il arrive que des voyageurs se les voient refuser...Nous retrouverons Dominic et Christina début mai pour faire la traversée du Turkménistan ensemble, nous aurons 5 petits jours pour parcourir ces routes du désert particulièrement en mauvais état.

2
avr
2
avr
Publié le 7 avril 2019

Kashan...célèbre pour son eau de roses que nous ne verrons pas en fleurs vu la saison!

Nous nous engouffrons dans les petites rues de la vieille ville et prenons par moment de bons coups de chaud: James a la chance d'être petit, malgré ses 3 mètres de haut, il passe partout! (les français rencontrés à Gorëme ont arraché un balcon et des fils électriques en Malaisie avec leur big camion!)

Nous garons James sur une petite place et partons explorer vieilles demeures, ancien hammam et autres merveilles. Nous voyons nos premières tours de vent, les "badgir". Le climat iranien étant si aride et chaud l'été que ces tours captent le moindre souffle de vent, la moindre petite brise pour rafraichir les habitations. C'était la climatisation d’antan: le corps principal est équipé de conduits avec des saillies destinées à arrêter l'air chaud, il y a aussi des volets pour orienter le vent. Il pénètre alors dans la tour, au dessus d'un bassin d'eau froide, ce qui rafraichit l'air ambiant, tandis que l'air chaud est renvoyé à l'extérieur par un autre conduit!

Nous visitons ces "musées". Pas grand chose de vivant là-dedans, juste des touristes...C'est bientôt la fin de Norouz et de nombreux iraniens profitent de leurs dernières journées à se balader...

Cet ancien palais nommé "tabatabaeï" est joliment orné de sculptures, de mosaïques de verre ou de miroir. La visite est agréable, même si je n'affectionne pas trop ces pièces vides... Composé de 40 pièces, il appartenait à un riche marchand du XIXeme siècle. Les jardins sont d'un vert printanier apportant une belle luminosité malgré un ciel bas. Cela nous rappelle les palais rajasthanis de la même époque!

Nous visitons ensuite un ancien hammam à 2 pas de là... Construit il y a 5 siècles, le "hammam-e-sultan Mir Ahmad", nous montre un aperçu de ces bains publics. Nous pouvons même accéder sur son toit où nous avons une superbe vue des toits de la vieille ville. Nous y voyons de petits dômes aux coupoles de verres ajoutés apportant la lumière aux bains, ainsi que les puits et les cheminées du hammam, puis les toits d'autres vieilles demeures ou mosquées...

Décidément, j'adore énormément ce mélange céramique/ briques 

Nous visitons le "kahn e abasian": plusieurs bâtiments sont construits sur différents niveaux (ceux du sous-sol sont particulièrement frais en été).

pratique cette niche pour ranger ses enfants! 

Il y a deux tisseurs: tapis et étoffe... Nous restons un moment à les observer, à comprendre le fonctionnement de leurs métiers à tisser. Hima contribue à la fabrication du tapis...

Nous repartons ensuite pour bivouaquer aux abords de la ville...Nous trouvons difficilement de l'eau pour le camion. On se stationne dans un parc, visitons sa fête foraine et y passons une terrible nuit: les gens y font la fête: toujours sans alcool (interdit en Iran) la fête est plus folle! Mais alors quel bordel jusqu'à 2h du mat'! Ça crie, ça rigole, ça fait ouiner les moteurs de voitures....Pfff. Quand le vacarme nocturne prend fin, on se prend une big tempête! Le vent souffle très fort, et de grosses rafales secoue James: la vache, pas très rassurant, on ne fait pas les malins, et attendons que le jour se lève!

Quand le jour se lève enfin il fait déjà très chaud! Le parking est vite envahi pour le dernier jour de Norouz!

ils nous font rire avec leur tente: pique-nique de luxe: barbec', samovar, grand tapis, comme à la maison! 

Nous quittons Kashan vers le sud et traversons de magnifiques paysages!

Nous nous arrêtons près de la petite ville de Natanz.

Pendant que Maya bricole, que je fais un brin de ménage et de lessive, les garçons vont se balader. Hima et Franck gravissent leur premier pic!

Tout en bas James... 


Moi je me contente de la fragile nature qui nous entoure 

On se sent bien mieux dans une nature aussi belle qu'en ville...

1
avr
1
avr
Publié le 2 avril 2019

Quand nous quittons Qom, on se donne rendez-vous avec les allemands, l'après-midi-même au dessus de Kashan où se trouve un château.

Pour y accéder, une vingtaine de bornes. Nous laissons rapidement la grosse route pour une plus petite défoncée. Pendant ce court trajet, on aperçoit pas moins de 3 caravansérails plus ou moins bien conservés. Nous nous arrêtons pour aller explorer l'un d'eux. Il se trouve être le mieux conservé des 3. De hauts remparts, avec des tours pour les relier. A l'intérieur, plus de cris de marchands, ni de bousculade d'animaux...Il n'y a que des déchets et quelques puits asséchés...

Sur la route de la soie, on trouvait des caravansérails

toutes les 20 bornes environ

A l'époque, dans le désert il y avait des canaux souterrains et tous les 50/100m des puits. D'ailleurs, on en voit de nombreux autour du caravansérail: en premier nous voyons ces monticules de sable. Puis en s'approchant on voit bien qu'il y a un trou. Ceux-là sont visiblement asséchés.

Ces caravansérails, forteresses du désert...On peut facilement imaginer l'effervescence autour de ceux-ci.

Nous continuons notre route pour se rendre auprès de ce superbe château! Vieux de 600 ans, il est fait de briques et recouvert de torchis. Il nous charme dès notre arrivée!

De longs remparts, reliés par des tours. Deux d'entre elles sont très bien conservées. A l'intérieur des murs, il y a des constructions en briques, probablement les habitations...Curieusement, une bande de jeunes y fait une partie de paintball...Bon ainsi, les combats sont moins sanglants qu'autrefois !

Les enfants creusent dans le sable, et nous trouvons de nombreux débris de poterie. L'un d'eux est recouverts de céramique ! Je l'enfouis dans un trou afin qu'il reste là.

Au petit matin, le lieu est calme, majestueux ! La nuit, silencieuse a été ponctuée par le chant d'un oiseau...Nous en découvrons l'auteur à notre réveil ! Une petite chouette, gardienne des lieux...

Le lendemain matin, nous nous enfonçons plus dans le désert. Le plein d'eau est fait, nous avons de la bouffe : allons-y ! En 1 heure nous faisons à peine 15 km... Il faut dire que la route asphaltée s'est arrêtée, et que nous roulons maintenant sur une piste. Autant Dominic et Christina ont un poids-lourd 4*4, autant James ne l'est pas ! Ça grince, ça couine, ça claque, ça bouge dans les placards...Nous apercevons vite nos premiers dromadaires ! Ils sont en liberté, c'est magique !

le long de la piste, il y a des panneaux routiers qui nous font bien marrer! 

Quand nous nous arrêtons pour le repas du midi, on sort de la piste, faisons quelques mètres et STOP, James s'ensable ! Bon nous savions que nous pouvions compter sur l'aide de Dominic au cas où...L'après-midi se passe lentement, à bricoler, à discuter...

Alors que Maya est très bavarde, les moments passés avec Mathilda sont bien silencieux! 

Avec Franck nous faisons une petite balade pour se rapprocher du bord du lac NAMAK(salé). Habituellement, ce lac est sec, le sel en ressort...Là, comme les derniers jours ont été humides, c'est limite vaseux. Nous rentrons sous la pluie, c'est impensable, nous sommes dans un désert aride! Quand nous marchons sur le sable, le son produit ressemble à celui quand on marche dans la neige...On s'enfonce de quelques centimètres..

des poils de chameaux accrochés aux arbustes...des champignons dans le désert!! 

Le soir, différents troupeaux de dromadaires viennent proche des camions..Il y a un trou d'eau, ils viennent s'y abreuver. Avec Hima on essaie d'aller les voir, mais ils marchent vite ! Même si leur allure semble lente, ils sont si grands, qu'ils dépassent la notre !

Hima sort son cerf-volant 

Le lendemain, sous la pluie, nous rebroussons chemin. On ne fait pas les fiers sur la piste sachant que les allemands vont aller plus loin dans le désert...

Y'a pas à dire, nous étions vraiment coupés du monde!

30
mars
30
mars
Publié le 30 mars 2019

Nous passons 3 nuits à Qom( se prononce Rôm). Le soleil est revenu, avec son agréable chaleur! Qu'il est bon de pouvoir se dévêtir et avoir les bras au soleil...Ah bah non je suis bête, les femmes du pays n'ont pas le droit( ouinnnn!) Bon ce n'est pas grave, les températures ne sont pas non plus caniculaire. L'été elle avoisine les 50°. Question: mais comment font-elles?!

Nous profitons de ce beau temps pour faire un brin de ménage dans James, un peu de lessive...On trouve un robinet, nous nous garons à coté et le tour est joué!

Bref, cela ne m'empêche pas de profiter à fond de ce que l'Iran a à nous offrir! Nous allons visiter Hazrat-e Mazumeh, tombeau de Fatima soeur de l'imam Reza( lui-même un des successeurs de Mahomet) qui mourut au IX siècle. Le lieu est immense, il est accolé à une mosquée. L'endroit est blindé de monde, Qom étant la 2 eme ville la plus pieuse du pays, il y a beaucoup de croyants. Je dois à nouveau revêtir un tchador, Maya et moi sommes prises en main par de jeunes étudiantes( du coran). Elles nous accueillent avec des bonbons, de grands sourires et de bonnes intentions. Franck et Hima nous attendent un peu plus loin, à l'entrée des hommes. Un guide/ étudiant (du coran) nous accompagne. La visite est intéressante mais faite au pas de course. L'endroit est très vivant: de gigantesques tapis sont posés dans la cour: les gens s'y reposent, y discutent, y prient.

Du marbre sculpté, de l'or, et toujours ces céramiques...Les inscriptions sont en arabe ou en farsi, la langue iranienne...

Bon tout compte fait le tchador de Maya étant bien trop long, elle n'aura pas à le porter 

Le sol est d'un blanc immaculé, nous sommes autant éblouis par la beauté du lieu que par la luminosité du soleil.

Nous passons ensuite devant une superbe mosquée pour rentrer dans le bazar. Nous y trouvons 2 nouvelles assiettes (en inox ce coup-ci), regardons les tapis, mais le prix nous parait trop excessif...Nous verrons plus tard!