Carnet de voyage

HiMaYa sur la route de l'Asie Centrale

83 étapes
303 commentaires
133 abonnés
Dernière étape postée il y a 1 jour
Partir en famille sur les routes en direction de l'Asie Centrale
Du 1er février au 25 août 2019
205 jours
Partager ce carnet de voyage
5
août
5
août
Publié le 19 août 2019

L'Allemagne est le dernier pays que nous traversons. Les paysages sont sensiblement les mêmes que ceux de l'Autriche. La nature est très verte, très belle. Nous traversons de nombreux petits villages aux maisons très massives, fleuries et bien entretenues. Tout parait clean, bien rangé.

Dans cette région du sud du pays, on trouve des poteaux où des sculptures représentent des métiers. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est joli.

Nous nous arrêtons pour la nuit proche d'un lac. Nous recevons la visite d'Hella.

Agée de 80 ans Hella est en maison de convalescence suite à une opération du coeur. Elle se baladait par là quand elle a vu notre bon vieux James. Hella affectionne les vieux camions et vient discuter avec nous, son français est excellent, rendant l'échange plus sympa, d'autant plus que nous ne parlons pas allemand. Élancée, elle garde une grande vivacité et est très curieuse. Hella a voyagé ici ou là, a vécu en Afrique, a fait plusieurs traversées de l'Océan Atlantique à la voile, elle projetait de rejoindre l'Ecosse en voilier...seulement sa santé ne lui permet plus, elle est triste et très fachée. Mais heureuse de papoter avec nous. Ce fut une très belle rencontre, et lorsqu'elle part, on est fier d'avoir rencontrer cette grande voyageuse! Dans la soirée, elle revient nous voir. Hella fait partie de CES rencontres lors des voyages, celles où nous trouvons un ou une amie pour quelques heures seulement...

Le lendemain on reprend la route car nous avons rendez-vous. Nous sommes très impatients de retrouver nos amis...les Aventuracinq, croisés en Ouzbékistan puis au Kirghizistan, ils étaient à quelques jours derrière nous au Kazakhstan. On se retrouve dans un camping où les retrouvailles sont chaleureuses, petits et grands sont heureux de se recroiser, même si chacun prend conscience que la fin du voyage est proche.

On se quitte le lendemain, puis nous prenons la décision de rentrer plus tôt en France pour rejoindre ma famille... Nous rentrons avec cette boule au ventre, c'est la fin du voyage, c'est le retour. Les derniers kilomètres en Allemagne nous font traverser des forêts de conifères, nous passons notre dernière nuit hors de France proche de Strasbourg...où nous allons le lendemain. Très grosse déception puisque nous ne trouvons pas le marché de noël si réputé! Bon, on se console devant un petit déj': nous sommes bien de retour dans notre pays car les prix remontent d'un coup, puisqu'on nous demande 17€ pour pas grand chose! Bienvenue en France.

Jolie ville Strasbourg! En marchant dans le vieux centre-ville, quelques vitrines m'interpellent... allez savoir pourquoi!

4
août
4
août
Publié le 7 août 2019

A notre arrivée en Autriche nous sommes impressionnés par le nombre d'éoliennes. Nous achetons une vignette ( 9€/ 10 jours) pour circuler sur les autoroutes (comme en Slovaquie). Au final nous roulons très rarement sur ces grandes voies routières, James profite du moment présent: James prend son temps, James est lent et dépasse difficilement les 90 km/h. Au delà le moteur est bien trop bruyant (amateur de camion mercedes me comprendrons) et sa consommation augmente fortement.

Nous arrivons à Vienne et nous stationnons dans une aire réservée aux camping-car, ah la joie d'une vraie douche, longue et chaude... On nous donne un stationnement à côté d'un camping-car qui fait le double de James, et pour rajouter un peu de rigolade, la veille nous nous étions embourbés proche de Bratislava en Slovaquie, ce qui fait que James est dégueu. Mais nous trouvons qu'il a fière allure notre vieux camion tout boueux, rouillé, surtout à côté de ce gigantesque camping-car. Je doute qu'un machin pareil aurait pu supporter les routes Turkmènes, ou Ouzbèkes... Bref.

Nous prenons le métro pour nous rendre dans le centre historique de Vienne. On atterrit sur la « Stephans-platz » au pied de la Cathédrale du même nom. Elle est si grande qu'elle ne rentre pas dans mon objectif! Le lieu est bondé de monde ! On croise des groupes menés par un guide. On entend parler toutes les langues. Il fait chaud, il fait lourd, on ne sait pas trop où aller, on décide de se perdre dans les petites rues du centre, de fuir un peu cette cohue.

On mange dans un parc des plats imprononçables (nous ne parlons pas allemands) et l'on file vers le canal du Danube (construit pour éviter les crues sur la ville). Et comme on voit de tout dans les grandes villes, c'est dans l'eau du Danube que nous voyons flotter une chaussure, et un ananas! Il y a de nombreux tags et l'endroit est coloré pour le moins qu'on puisse dire !

Je n'ai pas bouquiné grand chose sur cette ville, je ne sais pas trop ce qu'il y a à y découvrir. Nous la visiterons durant cette journée en flânant ici ou là. Nous y avons passé quand même un bon moment, mais nous n'avons pas valsé, non, et nous n'avons pas vu Sisi non plus.

Bon ça reste une très jolie ville malgré le monde 

Le soir on discute un bon moment avec une famille française en vacances pour quelques jours dans le coin... Cet échange nous fait du bien, depuis notre retour en Europe nous rencontrons beaucoup moins de monde, pour ainsi dire personne...

Le lendemain nous quittons cette capitale et très rapidement on voit apparaitre les montagnes autrichiennes.

Comme nous sommes sortis de l'autoroute, on prend les petites routes, les forêts sont partout autour de nous, l'herbe est verte comme au printemps. On monte, en descend, ça tourne à gauche, à droite...Nous passons un premier col où il faut descendre la pente à 12%...Elle fait plusieurs kilomètres, et en arrivant en bas ça sent le cramé : les plaquettes fument ! On s'arrête et faisons une longue pause...Quand nous repartons ça va mieux.

Le lendemain, nous passons encore des petits cols (1200m), mais une descente à 16% cette fois-ci nous attend... Ca se passe bien cette fois-ci pour James. Les paysages sont tout simplement magnifiques, on en prend plein les yeux. La nature explose ici en Autriche. On se croirait au printemps, nous avons beaucoup de pluie, et par moment nous sommes un peu dans les nuages.

Si nous roulons ainsi, c'est pour aller à Werfen, quelque chose nous attire là-bas.

Entre 2 averses, nous sortons avec Franck faire une courte balade. Et comme il n'y a pas de hasard, alors qu'une ancienne collègue est en ce moment sur la route avec « l'Europe-Raid », nous voyons une 205 peugeot garée non loin de nous. Sur sa carrosserie plusieurs autocollants de sponsors... Dedans Joris et sa copine. Nous les invitons dans le camion. Nous passons un long moment à échanger sur ce raid en 205 que Janis a fait en 2017. Il nous explique le principe de la course. A but humanitaire, les équipes parcourent le même trajet à travers l'Europe, et vont distribuer du matériel scolaire ou médical. Le rythme est intense mais l'expérience jolie. L'Europe-Raid de cette année est ICI. Nous parlons aussi du Népal que Joris connaît aussi. Nous prenons toujours aussi plaisir à parler de ce pays...

Le lendemain, la pluie a cessé, et le soleil ressort sur le ciel bleu. Nous réveillons les enfants: c'est aujourd'hui! La veille nous avons ressorti les bonnets, gants, et affaires chaudes car ici à Werfen se trouve la grotte de glace Eisriesenwelt! Pour éviter une montée (et la descente!) à 22% à James, nous prenons la navette pour une dizaine de minutes. Très vite nous nous élevons en altitude et la vue est superbe, d'autant plus que le temps est dégagé! Nous achetons nos tickets pour la visite. Nous repartons pour une vingtaine de minutes de marche avant de monter dans un téléphérique. Pendant quelques minutes la machine grimpe et nous dépose un peu plus haut sur la montagne. Nous reprenons une marche d'à nouveau 20 minutes, et nous la voyons enfin. L'entrée de la grotte. Il n'y a pas beaucoup de monde ce jour-là et après avoir rapidement enfilé pulls, blousons, bonnets et gants, on est intégré dans un groupe d'une quarantaine de personnes.

La porte de la grotte est fermée, et pour cause: un vent violent souffle un air glacé. Il peut atteindre 100km/h. On nous équipe de lampes et nous pénétrons dans le monde la nuit. Les photos sont (normalement interdites pour ne pas retarder les visites). J'arrive à prendre quelques unes, sans flash... La température avoisine 0°C. Pendant un peu plus d'une heure, nous montons 700 marches, en descendons presqu'autant, et nous enfonçons dans la grotte sur 1 kilomètre. Elle a été découverte au XIX eme siècle. Le guide éclaire par moment les sculptures de glace naturelles. Même si ce que nous avons vu dans cette grotte n'est pas aussi lumineux et « beau » que sur le site internet de la grotte, la visite reste superbe, quelque peu magique même. La grotte de glace s'étend sur plus de 40 kilomètres.

Les 3 photos au centre bien bleues sont du site internet de la grotte 

Quand on ressort Maya a le nez tout rouge et moi j'ai bien froid. On grignote nos sandwichs au soleil qui nous réchauffe vite. Nous ôtons nos habits d'hivers. Ensuite, nous commençons la descente. Marche-téléphérique-marche-bus. Nous rentrons au camion 4 heures après être partis bien contents de cette journée atypique. Curieusement j'ai géré mon vertige;)

Et comme les enfants ne se fatiguent jamais, Hima et Maya ont enchainé sur une partie de mini-golf... Une première pour Maya. Qui termine son avant-dernier tome d'Harry Potter! (il lui arrive de lire durant 3 ou 4 heures par jour!)

Je passe le reste de la journée à contempler cette montagne si massive, qui cache en ses entrailles ces cavités remplies de glace. Le paysage est magnifique...

Le lendemain, un dernier regard vers la roche en face de nous et nous roulons vers Salzburg. Mozart y est né, le centre est touristique, mais bien plus petit qu'à Vienne et la visite nous est plus agréable.

Salzburg est la ville qui a vu naître Mozart... On le retrouve partout: boîtes de chocolats, tableaux, magnets, tee-shirt, etc...

la maison où Mozart est né, transformée en musée aujourd'hui 

Peu de temps après avoir quitté la ville nous franchissons une nouvelle frontière tout aussi rapidement que depuis que nous sommes en Europe...nous avons rendez-vous en Allemagne!

Nous avons bien apprécié l'Autriche, avec sa nature si jolie.

29
juil
29
juil
Publié le 3 août 2019

Dès les premiers kilomètres on voit une nature très verte et très belle, la Slovaquie est un petit pays, avec peu de touristes: YES! Même si nous sommes bien évidemment nous aussi des touristes😉

Pour notre premier bivouac dans ce nouveau pays, on s'arrête à Bojnice. En effet nos amis les voyageurs "Aventuracinq" nous ont conseillés ce château: nous ne serons pas déçus! Un premier château a été construit au XIeme siècle tout d'abord en bois. Puis reconstruit au XIIIeme, en pierres cette fois-ci. Pendant plus de 300 ans la famille Palffy est propriétaire du château, se succèdent alors des styles gothique, renaissance, baroque...Celui que nous verrons lors de notre visite a été joliment restauré fin du 19eme en s'inspirant des châteaux de la Loire.

La visite est guidée en Slovaque. Heureusement on nous donne une feuille où l'on comprend la visite, qui se fait au pas de course! Nous avons à peine le temps de nous arrêter qu'il faut déjà repartir. C'est pas grave, il y a à voir, c'est joli.

L'horloge donne les heures, jours, mois, signes du zodiaques et phases de la Lune!!

Le salon oriental est la pièce qui me plait le plus, c'est bizarre ça! L'endroit est vraiment superbe. Les boiseries ont été sculptées à Damas début XIXeme en bois de cèdre. Sur les médaillons on retrouve des noms d'Allah. Il y a des vases de Chine et du Japon...

Nous sommes surpris par la luminosité à l'intérieur du château. La visite est très agréable.

Le lendemain, on se pose proche d'un lac. Pas vraiment baignable, l'endroit est tout de même chouette, surtout que l'orage tourne autour de nous apportant des couleurs au ciel très changeantes!

On reprend la route toujours pour de courtes étapes, ça nous change et ça fait du bien de ne faire que 40 ou 50 bornes par jour! Nous faisons une pause à Trnava avant d'aller au lac de Senec où nous restons 2 nuits.

Il fait super chaud, l'eau est transparente, propre et à une température très agréable! Le lieu à des airs de vacances, quelques tentes ou caravanes sont posées ici et là. Et puis alors qu'en Asie Centrale un tel lieu aurait attiré voitures-sono-alcool, ici le soir tout est calme! Hima en profite, lui qui adore l'eau y est dès 8h30 le matin! Canards et cygnes viennent nous rendre visite sur notre petite plage privée...Le soir, les gamins auront de bons coups de soleil!

Et puis c'est ici où un gentil monsieur vient faire la papote avec nous: comme ça fait plaisir, comme ça fait du bien! Nous voyageons pour rencontrer une population, pour voir comment vivent les autres ailleurs...Depuis notre retour sur le sol de notre continent, nous ne ressentons plus cette curiosité, pas de dépaysement, pas d'échanges...Notre motivation n'est plus la même c'est certain!

Le deuxième soir on se prend un bel orage où des trombes d'eau nous tombent dessus...Forcément le lendemain matin, le chemin de terre qu'on a pris 2 jours avant est en bonne bouillasse! James patine, chasse à droite à gauche et s'embourbe! Franck ressort les chaines et ça marche: petit clin d'oeil puisqu'il y a tout juste un mois nous nous enlisions à Ouralsk au Kazakhstan avec les Junarost!

On continue notre route vers la capitale: Bratislava. On s'y balade sans avoir trop d'objectifs, on prend les petites rues, faisons des détours..

Le centre est très touristique 

Le soir nous dormons à côté du Danube, ce fleuve a un débit impressionnant!

Bratislava, pour nous c'est les BratislaBoys avec Michael Young... Donc on met la chanson et dansons dessus, mais bon ça vous verrez ça sur la vidéo sur l'Europe😉

Nouveauté ici: nous retrouvons enfin une connexion internet digne de ce nom...Pas vu depuis de nombreux mois!

25
juil
25
juil
Publié le 30 juillet 2019

Nous voilà donc de retour en Europe. C'est ici que je reprends un peu le volant...

On s'arrête au bord d'un lac, nous aurions pu nous baigner si la météo avait été estivale, ce qui n'a pas été le cas de nos 2 jours passés ici. C'est pas grave c'est calme et reposant, juste ce qu'il nous faut. Puis on se rapproche de Krakow (ou Cracovie). On dort une nuit en pleine forêt.

ohla! tout est structuré, quel panneau! 

Pour arriver à Cracovie, on est ralenti par un bouchon...On gare James dans le centre et partons à la découverte de cette fameuse ville. Le soleil et la chaleur de l'été nous accompagnent. De suite nous arrivons sur la grande et immense place où la grande tour de l'horloge la surplombe. Les bâtiments sont magnifiques, presque trop beaux pour être vrais. On croirait un décor, de plus, la place est entourée de resto ou de bars, de magasins de souvenirs... Bouhhh qu'on n'aime pas ça! Le quartier n'est pas vivant. Tout est fait pour accueillir le touriste et son porte-monnaie ! Forcément on pense à la dernière ville que nous avons visitéé, et on compare: Lviv en Ukraine nous a paru bien plus habitée, vivante, même si ses vieux bâtiments semblaient par moment décrépis... On y voyait la vie ukrainienne, pas que celle des touristes.

Alors Cracovie: décors en carton?

On va directement voir le château du Wawel sur son promontoire rocheux. On le voit de loin, et son architecture est superbe, un mélange de pierres, briques, enduits...C'est super beau. Il y a foule, mais comme le lieu nous est charmant, on passe au dessus.

La cathédrale du château est superbe.

En bas du château coule la Wisla. Et sur ses berges, au pied du château on peut voir le fameux dragon de Cracovie ! Il crache même par moment des flammes...Le soir, Maya nous lira la légende du Dragon de Cracovie, petit bouquin que j'avais acheté à Hima quand il était marmot...Si l'on m'avait dit «un jour Cracovie...»

On rentre dans l'église St Pierre et St Paul. L'intérieur est très chouette et on y reste un moment à écouter le silence...

Nous continuons notre balade dans la ville et nous recherchons l'ombre vu la chaleur... (c'est vraiment tout l'un ou tout l'autre dans cette région du monde! Un jour tu te pèles, le lendemain tu étouffes!). On traverse donc le parc, et écoutons de la musique traditionnelle...Mélange de générations, de styles, ces messieurs prennent plaisir et ça nous plait bien!

On va voir la Porte de Saint Florian et le Barbican

Puis au hasard ou pas, un mec nous donne un flyer sur une expo légo... Nous voilà donc à bidouiller les robots légo! Petits et grands sont ravis.

Eglise Ste Marie 

A quelques kilomètres, nous aurions pu voir les camps d'Auschwitz-Birkenau... Pas trop envie de voir un lieu pareil en ce moment, et puis est-ce vraiment une visite à faire avec un ado? Une poulette? Ce sera pour une autre fois, ou pas.

Sur notre parking il y a un fourgon de français...Nous y allons contents de pouvoir papoter avec des voyageurs...Mais ce sont en fait des vacanciers qui n'ont pas trop envie de parler...C'est vrai nous sommes de retour en Europe, et nous allons en croiser un paquet de camping-cars...Ici plus personne ne fait attention à James...Où sont passés nos chouettes rencontres entre voyageurs?? Nous avons les mêmes têtes que les habitants du pays, ils ne sont plus curieux... SNIF!

On repart le lendemain pour aller visiter la mine sel de Wieliczka, Gros bouchon pour y arriver. Le parking est cher, et l'entrée aussi... On fait demi-tour et allons vers Zakopane dans les montagnes Tatras. Mais il y a tant de monde que nous roulons une bonne demie heure pour réaliser les 3 derniers kilomètres...On se régale quand même les yeux devant ces majestueuses maisons en bois, qu'elles soient anciennes ou récentes. Elles nous rappellent celles du Maramures du nord de la Roumanie. On profite d'une laverie (et oui ça a du bon aussi l'Europe!) et on dégage bien vite de cette foule oppressante! On dégote un bivouac proche d'une rivière...les enfants sont contents, Hima passe l'après-midi à bidouiller dans une eau à 10 degrés! Et puis nous voyons arriver un groupe de touristes...On échange avec eux, ils viennent de Dubai!!

Le lendemain on se prend un orage pluvieux qui rafraichit bien l'air. On s'en va, et allons vers un nouveau pays...

Nous n'aurons pas vu grand chose de la Pologne...Mais cette rapide traversée ne nous a pas emballés, sans doute que la foule ne nous a pas plus. Et puis je n'ai rien préparé, rien lu, pas fait de recherche sur ce retour Via l'Europe...faut dire que je suis pas trop attirée par ces contrées, même si la nature est bien jolie par ici. Il y a probablement beaucoup de choses à voir, à découvrir...

21
juil
21
juil
Publié le 25 juillet 2019

Nous quittons Kiev difficilement : la circulation est si dense que nous mettons plus d'une heure pour sortir de cette capitale. On traverse une campagne bien verte en cette saison. Nous voyons beaucoup d'églises et des croix.

le dimanche c'est jour de messe, nous voyons de nombreuses femmes voilées d'un foulard 

On met cap vers l'ouest toujours et encore. On bivouac proche d'un lac, le lieu est propice à la détente, il y a quelques locaux venus camper. Tous ces pins sont majestueux! Hima et Maya passent la fin de journée à faire du feu dans lequel nous devons faire des offrandes et des vœux. Leur rituel est bien organisé, ils vont ramasser des pommes de pins, de l'herbe, des morceaux de bois, ma foi ça les occupera plusieurs heures!

le "chawawane" reçoit nos voeux! 

La nuit est fraiche. Le lendemain on reprend la route et on s'arrête pour la nuit proche du fort de Tarakanivskyy proche de Dubno. Construit de briques, il est bien caché derrière une végétation luxuriante, la promenade est agréable d'autant plus qu'il fait chaud ce jour-là, et qu'il fait frais entre ces murs de briques. Il date du XVIII eme, pouvait accueillir une garnison de 800 militaires.

Doit y avoir des fantômes là-dedans! 

Le soir, les enfants refont un feu. Pendant ce temps les moustiques commencent à arriver, et Victor, Illona et Andreï aussi. Ils viennent se garer non loin de James. Ils nous invitent à boire un coup. Nous passons la soirée avec eux à s'enfiler verres de vodka, de blanc ou de rosé, le tout accompagné de pastèque, saucisson, terrine de la babouchka... Victor est policier, décidément on aura bu des coups avec les hommes aux képis, c'est du beau messieurs! Ils nous disent que les touristes français ne viennent pas par ici... Pourtant c'est un beau pays l'Ukraine!

On se comprend difficilement, mais google traduction est encore là. Sauf quand le portable n'a plus de batterie...mais là plus besoin de traducteur pour comprendre que l'autre a un sacré coup dans le pif! Andreï part à 2 reprises rechercher de la vodka...et rapporte aux enfants des glaces, puis des bonbons. L'autoradio de la LADA de Victor crache une techno ukrainienne, mais avec quelques vodkas dans la tronche ça passe, surtout quand Victor met les warning de son auto pour créer une piste de danse! 😀(c'est à ce moment qu'on constatera le nombre de moustiques qui n'attendent qu'une chose: nous bouffer!). Illona veut aller faire un tour au fort, soit. Séance photos: Ouhhhh que j'aime poser comme ça!

Très chouette soirée! 

Nous nous faisons littéralement défoncer par des dizaines de moustiques, chacun fait une danse bien connue où il suffit de se démembrer les bras, de se donner des claques, pour chasser les intrus...qui reviennent quelques secondes après ! Le lendemain matin, je me compterai pas moins de 90 boutons (dont 43 sur ma fesse droite!)! Voilà des années que je n'avais pas picolé ainsi, ça n'est pas désagréable sur le moment, mais le lendemain l'est un peu moins...

Nous reprenons la route assez tardivement dans la journée. On s'arrête voir le château «d'Olesko ». Le plus vieux de la région, il date du XVIIeme siècle. En son intérieur, il y a une expo...A part une table recouverte de marqueterie, l'expo présente peu d'intérêt. Cette table/ ou bureau, a sur son dessus une carte où l'on peut trouver Jérusalem, Alexandrie... Je reste un long moment à parcourir cette carte...Les cartes m'ont toujours fait voyager, celle-ci également. Il y a d'énormes poêles en céramiques. A quelques kilomètres de là, nous en avions déjà vu en Roumanie. Ils sont imposants, mais les hivers sont rudes dans ces régions...

Le soir on arrive à Lviv. Difficilement prononçable, cette ville est recouverte de pavés. C'est bien joli, mais c'est très bruyant, et impossible pour Franck de regarder ailleurs, à plusieurs endroits, il y a des trous, des creux, des bosses... Décidément nous en aurons jusqu'au bout! Le soir un orage éclate...La découverte du vieux centre ville attendra le lendemain.

L'architecture me plait d'emblée! C'est vieux, décrépis, et tout ces bâtiments ont leur histoire. Il ne fait pas beau mais tant pis! J'aime bien ce côté un peu défoncé, où l'on pourrait imaginer des histoires la nuit, dans le noir...On fait plusieurs fois le tour de la place « Rynok ».

petit effet de l'appareil photo qui va bien avec Lviv! (Sympa le PQ ukrainien.)

On passe devant la Basilique Sainte Marie (on n'a pas pu y aller, car nous n'avons pas trouver l'entrée! Faut le faire!)

Nous flânons dans les rues très animées pour aller voir l'Opéra...

Ici aussi y'a des scouts... toujours!😀

On quitte la ville dans l'après midi...Une frontière nous attend. Nous quittons l'Ukraine en ayant pris plaisir à traverser ce pays. La nature est verdoyante, les gens ont l'air moins « rustres » que le géant d'à côté. Mais les maisons des campagnes nous rappellent bien la ruralité de la Russie... A coup sur c'est un pays facile et chouette à visiter !

On arrive à la frontière. La vraie dernière. Après nous serons en Europe: c'est pas grand chose mais c'est très symbolique pour moi. On se met derrière une longue file de voitures qui n'avancera pas pendant une heure. Puis quand le convois s'ébranle, un fourgon noir tout neuf essaie de nous passer devant: Franck gueule un coup (je vous l'ai déjà dit, il n'y a qu'en voyage qu'il s'énerve!) et dit au gars d'y aller, qu'il va avancer avec James, qu'il s'en fout puisqu'il est vieux, costaud et déjà rouillé...Le mec ne passe pas. On regarde sa plaque et on rit un bon coup quand on constate que le mec est...parisien! Nous attendons encore une heure avant que nos passeports reçoivent le dernier tampon...Puis il faut maintenant attendre encore (1 heure de plus) avant d'entrer au poste frontière polonais... Là comme d'habitude nous faisons mine de ne pas parler anglais...Le mec très sympa sort son portable pour nous traduire en français ce qu'il veut. Grosse rigolade intérieure! Une heure plus tard, nous sommes en Pologne, nous sommes en Europe!

4h, c'est la plus longue frontière que nous aurons eu!

15
juil
15
juil
Publié le 21 juillet 2019

Le 8 juillet nous quittons la Russie pour l'Ukraine. Fini l'été, nous voici au printemps avec ses giboulées! Le passage de la frontière est assez rapide, même si en bons français que nous sommes nous râlons côté Ukraine car on nous demande de payer une taxe pour le camion: la veille un camping car français est passé et n'a rien payé... On pousse une gueulante (et oui même sur des militaires on peut aussi brailler!), et je sors ma carte bleue en pensant que les préposés ne seront pas équipés... Deux minutes plus tard me voilà à faire mon code de carte. Bon ça va je ne suis délestée que de quelques euros... Les premiers kilomètres dans ce nouveau pays sont très mauvais, mais ils laissent vite la place à un goudron digne de ce nom, malgré quelques ornières ou taupes! Nous bivouaquons 2 nuits en pleine nature.

la nature est jolie aussi en Ukraine

Nous reprenons la route pour la capitale. Kiev, très grosse ville à la circulation plus que chargée! Je tire mon chapeau à Franck: je n'ai toujours pas conduit depuis l'Iran, voilà 3 mois... On verra en Europe, ici Ils doublent de tous les côtés.

Kiev 

Nous stationnons James à l’hôtel Ukraine, proche de la place de l'indépendance, la fameuse place Maïdan, théâtre des émeutes de 2014... Le peuple (pro-europe) avait alors tenu tête au gouvernement qui avait refusé de signer un accord d'association avec l'union européenne, le président démissionna. C'est au même moment qu'une crise éclata entre les territoires majoritairement russophones du sud-est du pays et le nouveau pouvoir central de Kiev, la Crimée proclama son indépendance...depuis le sud-est est une zone plus que sensible. Plus d'1 million de personnes ont quitté la région. D'ailleurs durant notre traversée du pays, nous croiserons plusieurs véhicules militaires.

Maïdan, on a tous ces images fortes et choquantes. Le mouvement a duré plusieurs mois...Hima a été touché de voir ces casques ou boucliers, ces photos de la place en feu. De nombreuses personnes sont mortes pour la cause. Aujourd'hui la place est propre, nettoyée, et calme. Mais de nombreuses photos, bougies et fleurs témoignent de la révolution de l'EuroMaïdan.

Nous allons au resto et sommes étonnés de retrouver ici des prix bien européens! Nous visitons la cathédrale Sainte Sophie. Les premières fondations datent du XI eme siècle, d'architecture byzantine. Elle est constituée de cinq nefs, de cinq absides et de treize coupoles. La cathédrale que l'on peut voir aujourd'hui fut achevée en 1740. Après la Révolution russe de 1917, et pendant la campagne de persécution religieuse dans les années 20, le gouvernement planifia la destruction de la cathédrale et sa transformation en parc dédié aux Héros de l'armée rouge. La cathédrale fut préservée grâce aux efforts de nombreux scientifiques et historiens. Aujourd'hui elle est transformée en musée et sa visite est agréable. A l'intérieur, une expo de peintures...

15000 oeufs ont été peints à la main...le résultat fait 7m*7m! 70 personnes ont participé 
expo de gamins, trop chouette! 

En face à cinq minutes de marche se trouve l'église saint André. Nous grimpons dans la tour où il y a de nombreuses cloches. De là-haut, Maya compte 14 plaques d'égouts(!) ahhh les enfants!

L'église a hébergé un centre de soin durant l'EuroMaïdan...

les belles coupoles de l'église saint André! 

Mais l'Ukraine c'est aussi le souvenir de Tchernobyl. Voilà plus de trente ans que ce site fait parler de lui. Nous ne sommes qu'à une centaine de kilomètres seulement et bien qu'Hima soit tenter d'aller voir, on se dit qu'on profitera de la contamination radioactive en mangeant des fruits ou légumes ukrainiens!

Le vieux centre-ville de Kiev est charmant. L'architecture faite de briques colorées attire mes yeux.

J'apprécie cette ville... Mais des mauvaises nouvelles venues de France nous font rentrer. Nous faisons l'aller/retour sur une semaine. Et comme il faut voir le positif dans toutes situations, grâce à ce retour anticipé, nous aurons pu voir famille et amis, voir un concert et une éclipse de lune, avoir 2 tampons de + dans nos passeports, visiter le jardin des plantes et son muséum d'histoire naturelle, apercevoir la Tour Eiffel et Notre Dame, marcher en bord de Seine, prendre l'avion et le train ce que nous n'avions pas fait depuis un bail! Je profite aussi de mon coiffeur personnel.

Avant notre retour vers l'Ukraine et la fin de notre voyage, nous visitons la galerie de l'évolution et la grande galerie. Les bâtiments sont superbes. Le premier bâtiment est intéressant avec tous ces squelettes d'animaux. Le second, ils sont empaillés, et autant Maya est intéressée, alors que nous sommes + blasés. On se dit que c'est bien pour des petits parisiens. Cela dit, on fait le rapprochement avec le voyage: ici à Paris on voit des os ou des animaux immobiles, alors que nous les avons vu dans leurs milieux naturels: chameaux, dromadaires, yaks, tortues terrestres et marines, éléphants (vu au Népal), etc... Les papillons m'ont le plus intéressée! Je suis étonnée par saleté des rues parisiennes...

Nous repartons vers Kiev. En 3 heures d'avion nous sommes de retour à notre voyage. 3 heures, alors que nous mettrons un mois avec James. C'est avec un grand plaisir que nous refaisons le plein de bouffe, de flotte, de gazoil, c'est avec plaisir que nous reprenons nos habitudes de baroudeurs. Le ronronnement de James a quelque chose de rassurant...

PS: Difficile de télécharger ces photos... Ici à Lviv en Ukraine, la connexion n'est pas terrible!

6
juil
6
juil
Publié le 8 juillet 2019

Nous ne sommes vraiment pas restés longtemps en Russie. Nous y reviendrons une autre fois sans doute. Aniela de l'alliance française de Saratov nous disait que LE russe ne sourit pas. Celui qui sourit est l'idiot du village; Nous constatons en effet qu'il est compliqué de soutirer un sourire aussi minime soit-il! (comme cette douanière aujourd'hui qui avait le cul bien pincé! Dommage!)

Après Saratov, on s'est posé dans une clairière, on a même sorti le barbecue. Cette partie du pays est très cultivée, et les champs immenses ne sont pas vraiment variés car on retrouve des tournesols, des betteraves, du blé, des patates, mais qu'est-ce que c'est joli! Les bords de routes sont ultra fleuris, marguerites et chicorés surtout! Il y a de nombreux bouleaux, ainsi que des conifères... Dans les villages que nous traversons je me régale de ces petites maisons en bois colorées que je pense être des datchas: petites maisons sans électricité ni eau pour la plupart, avec un jardin très fleuri, avec énormément de roses trémières: je sais maintenant que cette plante aime le climat russe! Les datchas servent un peu de résidences d'été. Et puis dans les villes ou villages il y aussi ces nombreuses églises orthodoxes.

Et oui les 40°C sont loin! 

On traverse le fleuve "don" pour entrer à Voronej. Cette ville nous attire moins que Saratov, mais elle est très verte avec ses arbres et ses fleurs, on se balade quand même dans ses rues très pentues.

On voulait visiter la réplique du Goto Predestinatsia (XVIII eme) qui nous faisait penser à l'Hermione... Nous sommes très déçus de ne pas avoir pu acheter de billets ni le samedi, ni le lendemain, plus de place...

Notre balade dans le centre de Voronej nous a fait trouver un parking proche d'une église. En fait c'est une cathédrale et le soir une messe a lieu où les cloches nous sonnent la tête...Puis rebelote le lendemain matin où très vite le parking se remplit de croyants se rendant à la messe!

La place est très animée, fontaine, barbe à papa, jeunes en BMX... 

Quand nous étions en Ouzbékistan, nous avions vu de nombreux nids de cigognes, dans lesquels on appercevait les petits. Nous avons à nouveau vu quelques nids ici, mais les petits ont grandi!

les orages ont apporté de gros nuages et la pluie qui va avec, rendant la nature encore plus lumineuse! 
la vidéo de Russie
3
juil
3
juil
Publié le 6 juillet 2019

Le 2 juillet nous reprenons la route pour changer à nouveau de pays. Nous terminons cette traversée du gigantesque Kazakhstan avec joie! Le passage de cette petite frontière se fait aussi rapidement du côté kazakhe que du côté russe. Comme à chaque fois, c'est un moment qui n'est pas des plus agréables. Surtout que les frontières de ce très grand pays ne sont pas toujours des parties de plaisir: dernièrement les Plem'mobiles ont attendu 14h pour entrer en Russie! Pour nous en à peine 40minutes ce sera bon! Et pas de fouille de James! Pendant 200km (nous le savions!) la route est l'égale de celles du Turkménistan...C'est navrant, mais on prend notre mal en patience et avançons malgré tout, avec des pointes à 50km/h! Le soir on bivouaque près d'un lac. Le coucher de soleil est superbe. La Russie qui a 11 fuseaux horaires nous fait à nouveau reculer nos montres. Nous avons maintenant 2h de plus que la France. Nous roulons entre d'immenses champs de cultures: céréales, tournesols...Le paysage est sensiblement le même qu'au Kazakhstan, plat et immense mais en plus vivant, et accessoirement moins chaud! Cette région de la Russie est très cultivée, et parfois nous voyons au loin pas moins de 6 moissonneuses batteuses dans le même champ!

Toujours et encore cette poussière qui s'infiltre partout...Nous voyons nos derniers chameaux: leur bosse est très bombée!!

Le deuxième jour en Russie, nous arrivons à Saratov ou en cyrillique CAPATOB. Après avoir récupéré des roubles, du diesel, de l'eau et de la bouffe, nous traversons la Volga sur un pont qui l'enjambe sur plus de 3 kilomètres. De suite les visages aux yeux bridés, aux pommettes hautes d'Asie Centrale ont disparu. Nous voyons rapidement que l'Europe n'est pas loin.

Nous rentrons un peu plus dans la grande ville de Saratov, et voyons de nombreuses vieilles maisons qui attirent mon regard: je suis de suite charmée. C'est vieux, c'est bancale, c'est coloré, j'aime ça.

Nous avons repéré une plage sur le GPS, et nous nous y rendons avec plaisir. L'eau de ce fleuve n'est pas très chaude, mais il fait une trentaine de degrés ce jour-là, et nous sommes ravis de trouver ce point de fraicheur. La Volga, le plus long fleuve d'Europe, 3690km, se jette dans la mer Caspienne. L'hiver, le fleuve gèle!

Photo de la Volga en hiver prise sur le Web. 

Alors qu'on mange dans le camion, Ilya vient nous voir: jeune russe anglophone qui a déjà fait la Pamir Highway au Tadjikistan, nous met en contact avec Aniela qui bosse à l'alliance française de Saratov. Par Whatsapp, elle nous invite à passer la voir dès le lendemain!

Avant d'aller la rencontrer, nous passons voir le conservatoire, ainsi que la petite église "calme mes soucis". J'adore ces bulbes aux différents motifs et couleurs!

Un avant goût des villes de l'anneau d'or...N'ayant que 10 jours en Russie, nous avons préféré ne pas aller à Moscou, ni St Petersbourg: nous aurions dû avaler de nombreux kilomètres! Ce sera pour une autre fois, c'est certain!

On arrive à l'alliance française en fin de matinée et nous mangeons avec Aniela, Alice, et la petite stagiaire. On discute et les échanges sont supers intéressants. Les enfants sont ravis de profiter d'un peu de lecture étant donné que tous les livres ou magazines que nous avions apportés ont été lus et relus. Maya passe tout son temps à bouquiner. L'après midi Alice nous accompagne visiter le parc de la victoire. (on prend le taxi, et je découvre la conduite de malades qu'ont les russes! Qu'ils vont vite!) Alice est étudiante à l'université en français. Elle aime notre culture.

Puis nous allons visiter une chouette église orthodoxe. En face, se tient le plus ancien bâtiment de la ville, d'époque tsariste! J'adore ces façades colorées!

Nous retournons à l'alliance française où Aniela a organisé un atelier cuisine avec les bénévoles de la fête de la musique: évènement organisé à Saratov par l'alliance française. Nous sommes donc conviés à déguster un dessert bien de chez nous...Un clafoutis aux cerises (d'Azerbaidjan😉). Nous passons un très bon moment, où en français, nous expliquons notre voyage, nous en apprenons un peu plus sur la Russie. Nous allons tous ensemble nous balader le long de la Volga, le soleil ne tarde pas à se coucher, et le lieu est très animé!

Il faut venir en Russie pour que nos enfants voient pour la première fois la tour Eiffel!!

Nous finissons la soirée avec Aniela, employée française pour 14 mois pour l'alliance. Elle nous explique les missions où enseignement et animations culturelles se côtoient: comme se doit être intéressant! On passe un super moment en sa compagnie.

Le lendemain, avant de partir toujours plus vers l'ouest, nous allons visiter le musée Gagarine. Youri de son petit nom a étudié à Saratov et un beau musée lui rend hommage. Tout est en cyrillique, mais c'est pas grave, il y a matière à imaginer, rêver, d'autant plus que nous sommes passés nous aussi par Baïkonour!! Une dame du musée fait la visite avec nous, et nous riions ensemble car elle essaie tant bien que mal de nous expliquer ce que nous voyons... Youri Gagarine est donc le premier homme a avoir été dans l'espace, rien que ça. C'était en 1961. Dans le musée, on voit notamment, la nourriture lyophilisée qu'emportent les cosmonautes...du plov par exemple! On est russe ou on ne l'est pas! Youri Gagarine était fondeur de métier et a appris à piloter d'abord les avions...

tu m'étonnes qu'il a le sourire le bonhomme! 

Nous quittons Saratov ravis de ces 2 jours passés ici. C'est sans aucun doute grâce à ces belles rencontres que nous avons faites!

Spasiba à vous tous😉

4
juil
4
juil
Publié le 15 juillet 2019

Et qu'a vu James au fil de tous ces kilomètres parcourus dans les 'stans?

1
juil
1
juil
Publié le 1er juillet 2019

Nous arrivons à Ouralsk ou Oural. Ici passe la rivière au même nom. En Russie, les monts Oural délimitent la Russie d'Europe et d'Asie.

On refait un plein de bouffe (James n'étant pas très grand, il faut le faire tous les 2/3 jours). On trouve un bivouac grâce à l'application Ioverlander, le quartier ne me dit rien qui vaille...et pourtant, alors que nous allions faire demi-tour, on voit un camping-car garé. Ce sont les Junarost, famille française: Julien, Stéphanie, Nathan 9 ans et Robin 6ans, sont partis pour 17 mois, vers l'Asie du Sud. Nous restons donc avec eux, baignade et partie de pèche occupent les plus jeunes pendant que les plus grands font connaissance. Durant la nuit, il commence à pleuvoir et ce pour toute la journée. On comprend vite que nous aurons des soucis pour décoller d'ici. Julien démarre et rapidement s'embourbe. Franck essaie à son tour: pas possible! Julien sort ses plaques de désensablement et sa pelle, et Franck sort ses chaines et bloque la différentiel de James.

La pluie tombe toujours, et avec Stéphanie on regarde nos hommes, étrangement sereins s'affairer à nous sortir de là. Pendant ce temps les enfants sortent les légo... James sort rapidement de ses ornières. Puis Julien sort sa sangle et relie les 2 camions. James sort vaillamment le camping car de son champ de labour!

Une fois soulagés on enfile des habits secs, et allons nous remettre de nos émotions au resto! On se quitte après ce bon moment-inoubliable! Une expérience comme une autre vous me direz! Bonne route les amis!

Du coup le soir nous dormons sur un parking TIR. Nous y sommes encore en attendant de pouvoir entrer en Russie demain, notre visa de transit débutant le 2 juillet. La pluie est là, apportant fraicheur: on ne s'en plaindra pas! Nous avons la visite de routiers bien curieux. L'un nous offre une énorme pastèque. On reçoit aussi un drapeau aux couleurs du pays. On ressort comme souvent la carte expliquant notre voyage.

Nous n'avons pas vu grand chose du Kazakhstan, ni visité quoique ce soit. Mais nous avons reçu un accueil très chaleureux par sa population, ravie de nous voir ici! C'est ici que nous avons franchi les 21000 km!

Pour le retour nous avons prévu de passer par ici...Nous sommes preneurs d'info ou de conseils😉

Russie: Saratov- Voronej- Koursk

Ukraine: Kiev- Lviv

Pologne: Cracovie

Slovaquie: Bojnice- Brastilava

Autriche: Vienne

République Tchèque: Prague- Pilzen

Allemagne: Munich- Constance

Suisse: Zurich

27
juin
27
juin
Publié le 1er juillet 2019

Dès le lever du jour on trace alors que les enfants dorment encore. On veut fuir ces étendues désertiques et cette chaleur. On avance toujours et encore et le soleil est caché par de gros nuages, la pluie arrive ! Ah quel bonheur de ressentir cette fraicheur et cette humidité! Le soir on s'arrête à Aktobé. Grosse ville où nous passerons 2 nuits de repos dans un parc, tel un village-vacance. On prend une chambre. La réception étonnée de voir une famille française par ici, nous offre petits déjeuners et accrobranche.

dans une librairie, Maya trouve Harry Potter en cyrillique! Les églises commencent à remplacer les mosquées

Nous allons faire un tour au bazar et un panier de courses au mall de la ville. Nous repartons plein ouest. On continue d'avance dans ce paysage désolé et désolant. Le soir on dort près d'une rivière. C'est d'un calme! Au petit matin, un cavalier vient nous saluer...Ici la vodka coute bien moins cher que le café, et notre homme est déjà bien amoché! C'est pathétique de voir ces hommes alcoolisés... Mais bon, quelque-part ça endort les esprits et en arrangent certains.

25
juin
25
juin
Publié le 1er juillet 2019

On part du lac et on continue notre remontée vers le nord du Kazakhstan. Heureusement l'asphalte est nikel! On croise de nombreux poids-lourds, quelques voitures. Toujours ce plat désespérant. Je crois qu'il faut passer par là pour se rendre compte d'une telle étendue: le Kazakhstan est iMMense! Le désert du Kyzylkum est vraiment GranD! On arrive à Aralsk. C'était une étape qui était importante pour moi. C'est ici que nous aurions pu approcher la mer d'Aral. Nous aurions pu, mais nous n'avons pas pu, ni voulu. Cette journée sera la pire: la chaleur est terrible, 42. Pas d'ombre. La steppe désertique. Du vent brulant, tel un sèche cheveux. On sent les rayons du soleil mauvais.

On entre dans la ville qui n'est que poussière, vent et four. On visite rapidement le musée. Ridiculement petit, on regarde quand même les photos en noir et blanc de la vie d’antan. On rit devant les tableaux "marins"...

Aral était, Aral n'est plus. Nous voyons les grues du port. Quelques bateaux...La mer arrivait là. Maintenant elle est à plus de 20 bornes. D'ici quelques années nous dit le monsieur du musée, elle ne sera plus qu'à 3km d'Aralsk. On leur souhaite de tout coeur.

Au pied de ces grues il y avait la mer...Mais ça c'était avant! 

Extrait tiré du livre « SOVIETISTAN » sur la mer d'ARAL :

La mer d'Aral, en 1960, sa superficie était de 68000km². Aujourd'hui il n'en reste plus que 10%. Comme le coton rapportait plus que le poisson, il fallut irriguer les champs et assécher la mer : ses 2 fleuves affluents, le Syr Darya et l'Amou Darya furent pompés et la mer s'assécha rapidement. Le climat changea, l'air plus sec, plus salé. Les habitants souffrent aujourd'hui de différentes pathologies dues à cet air trop sec, trop salé. Le coton cultivé en Ouzbékistan demande beaucoup d'eau. C'est la guerre froide, et la Russie veut produire elle-même son coton. Il a depuis longtemps (2000ans) été cultivé ici, mais pas à si grande échelle...Sous les terres arides du désert, le sel remonte, la terre est pauvre, pour stimuler la production, on arrose les champs d'engrais, et d’insecticides, le tout par avion et hélico. Des milliers de canaux sont construits, puisant dans l'Amou Darya et le Syr darya, limitant l'apport d'eau pour la mer d'Aral. Le coton était envoyé en Russie par bateau sur la mer. Aujourd'hui encore en Ouzbékistan, on a gardé le modèle soviétique : chaque exploitation est d'état et est gérée collectivement. Ce sont les autorités qui décident ce qu'il faut cultiver, où et en quelle quantité et à quel prix vendre les productions. Aujourd'hui encore, la récolte du coton se fait en automne. Des centaines de fonctionnaires, étudiants sont réquisitionnés pour sa récolte. Cette vieille tradition perdure à la seule différence qu'à l'époque soviétique, le coton était récolté à la machine: aujourd'hui, on fait presque tout à la main, puisque les machines n'ont pas été entretenues. La période de floraison est courte, et ce sont 1 million et demi d'hectares qui doivent être récoltés en quelques semaines.

En 1987, la mer s'est séparée en 2. Côté Kazakhe, une digue fut construite dans les années 2000. Depuis, petit à petit la mer se remplit à nouveau. On y pêche à nouveau. Côté Ouzbèke c'est foutu, le niveau continue de baisser. Un mal pour un bien: maintenant on extrait le pétrole.

On reste 2 heures à l'ombre d'un immeuble. On se fait déloger pour la première fois depuis le début du voyage, ce qui aura le don de m'énerver. J'accentue ma colère et fais bien comprendre à ces messieurs que leur acte est juste idiot. Nous leur expliquons que nous ne pouvons pas rouler avec la chaleur, qu'il nous faut de l'ombre. En vain, on dégage d'ici, un peu déçus. Mais le rivage de la mer est à 2h de route, enfin de piste. Tant pis on assume mais cette chaleur nous épuise.

Entre la ville d'Aralsk et Qarabutal, il y a des centaines de kilomètres et rien. Pas de ville, ni village. On s'arrête pour la nuit dans une station service de TIR. Les poids lourds ronronnent tard le soir et tôt le matin, et il fait toujours très chaud. Cette traversée est décidément bien longue. On ne fait rien d'autre que rouler, et ce n'est pas dans nos habitudes. On savait ce trajet long, on le trouve éprouvant, bien que la route soit meilleure que celle du Turkménistan et ses 600 bornes, ici y'en a 2000 de plus.

24
juin
24
juin
Publié le 30 juin 2019

Nous quittons Qizilorda, roulons encore et toujours sur une route terriblement droite, de chaque côté de nous rien, sur des centaines de kilomètres. On roule durant plus de 400 bornes! C'est très rare pour nous, mais il fait tellement chaud qu'en roulant, nous avons au moins de l'air! On croise 2 types en moto (rocknride.ch): un suisse et un allemand. On papote un petit moment. Ils sont verts, la règle a changé en Iran, et leurs motos sont trop grosses pour pouvoir y aller avec... Ils nous rassurent sur l'état des routes du Kazakhstan, elles sont potables jusqu'à la frontière!

On passe à Baikonour. Magie ressentie: à notre droite au loin plusieurs structures se détachent de la steppe plate: c'est d'ici que partent les "soyuz". Thomas Pesquet était là il n'y a pas très longtemps, et je suis comblée d'être moi aussi ici. A notre gauche la ville de Baikonour. La Russie loue ces terres au Kazakhstan jusqu'en 2050. Il faut donc un visa pour visiter la ville, et des tunes pour visiter le site de lancement des "soyuz". Comme nous n'avons pas prévu d'y passer et de nous délester de 1500€ chacun, on regarde aux jumelles et on apprécie! Il y a quelques jours un "soyuz" a été tiré...Un autre décollera début juillet!

Pour Bibi, j'ai bien pensé à toi!😉

On s'arrête près d'un lac. A Qamistiba, le plan d'eau est aménagé, il y a de nombreux vacanciers. Le lieu pourrait être chouette, mais il est jonché de détritus. C'est carrément dégueulasse...Nous faisons quand même trempette et avec cette chaleur, c'est juste un régal! Nous sommes très étonnés de voir de nombreux goelands! Il y a aussi des vaches et moutons. A notre étonnement, le soir pas de musique, nuit tranquille pour nous, malgré la chaleur! Il y a des cabanes/ chiottes, dégageant une odeur de merde terriblement dégueulasses!

le bain matinal de la vache...qui a pissé dans l'eau! C'est quand même vachement salaud!

On est surpris de voir autant d'oiseaux: nombreux rapaces, pies, corbeaux, moineaux, et ces petits oiseaux verts magnifiques!

23
juin
23
juin
Publié le 30 juin 2019

Nous repartons et roulons encore et toujours à travers cette steppe. Moi qui la pensais verte. Je m'étais dit que je m'y allongerais. Mais non, l'herbe est grillée, et je sais la région remplie de vilaines bestioles. Notamment les « camel spider ». Déjà vues au lac à côté de Boukhara en Ouzbékistan, je ne tiens pas à les recroiser! Inoffensives, leur morsure est réputée très douloureuse. Sales bêtes qui s'incrustent dans la peau des chameaux pour les bouffer: beurk.

Le Syr Darya qui prend sa source au Kirghizistan, dans les Tian Shan. Voici ce qu'on fait des poubelles (quand y'en a!)

On roule 200 km jusqu'à Qizilorda. Chaleur étouffante, pas d'air, pas d'ombre. Route désespérément droite. Nous passons l'après midi à l'aqua-parc. L'eau y est bien trouble, mais alors qu'est-ce qu'on est bien ! A 2 pas de nous, le Syr Darya... nous l'avions vu en Ouzbékistan, il continue sa course à travers le Kazakhstan pour la finir dans ce qui reste de la mer d'Aral. On termine la journée au grand mall d'à côté. Grand centre commercial, on y est au frais, après quelques achats, on mange dans un des nombreux fast-foods... Décidément, la sale bouffe est à la mode partout dans le monde! Quand on sort du frigo pour rentrer dans le four(!), on trouve un post-it collé sur le pare brise « bonjour mon ami, ce sera un plaisir de te rencontrer, appelle-moi au... » On demande à un kazakh de téléphoner pour nous, et quelques minutes après Adana et Salamat arrivent à notre rencontre ! Adana a passé quelques mois de sa formation d'ingénieur en France. Nous discutons toute la soirée (en anglais, elle est plus à l'aise.). On apprend qu'un prof kazakhe touche un salaire d'une soixantaine d'euros...En tant qu'ingénieur dans le pétrole, elle gagne 700€ par mois, bonne paie par ici. Gloup's, comment-font les gens pour se payer une après midi à 5€ à l'aqua-parc? Et ces magasins occidentaux ne doivent pas être visités par la majorité des gens du pays !

La nuit est heureusement fraiche, mais assez pénible. Nous sommes sur un parking, et quelques crétins viennent faire crisser leur pneu. Je déteste ça! Surtout que dans pays-là, l'alcool est bon marché...

22
juin
22
juin
Publié le 30 juin 2019

Le lendemain, il faut repartir, le midi on fait une pause à Turkestan. La ville est en travaux, il y règne une chaleur caniculaire, et le vent souffle une poussière qui s'infiltre partout !Impossible de rentrer dans le centre-ville avec James. Nous comprendrons plus tard que le premier ministre vient aujourd'hui, et que la ville est fermée à la circulation. On cherche un resto avec la clim !James n'en est pas équipé et malgré les ventilos, les vaporisateurs d'eau, etc, on cuit ! On passe rapidement devant le mausolée de Yasawi. Yasawi, Yasaqui ? Nous ne te visiterons pas. Tant pis, mais la chaleur frôle les 40, et sans ombre c'est juste insupportable ! L'air est brulant.

Mausolée que Tamerlan a fait construire...sacrée bagnole! 

Les paysages sont toujours les mêmes et ne changeront pas sur 2000 km. C'est plat, c'est vide, c'est hostile, c'est même par moment angoissant. Parfois on voit des chameaux au milieu de rien. Le ciel est décidément vidé de tous ses nuages et le soleil est puissant. Le soir on s'arrête à Janakorgan. Nous avons repéré une tache verte (un parc) sur le GPS, et on compte bien s'y rendre pour être à l'ombre. Nous ne voyons plus d'arbres depuis la veille, seulement quelques-uns bien timides dans les rares villes ou villages. Il faut dire que nous sommes dans le désert du Kyzylkum, déjà traversé en Ouzbékistan. Ce parc est en fait un sanatorium. Nous nous y installons, et recevons de nombreux visiteurs ! Curieux de nous voir ici, les gens vont et viennent, nous apportant des pommes, des boissons, des glaces: C'est extra! Quelle gentillesse😀 Malgré la barrière de la langue, avec google translate et notre carte du monde papier, l'échange est intéressant.

21
juin
21
juin
Publié le 28 juin 2019

Nous repartons le lendemain direction Shimkent. On regarde à notre gauche les dernières montagnes kirghizes. Nous commençons à avoir très chaud, mais ce n'est rien comparé aux jours prochains où là nous étoufferons carrément !

On dort une nuit à l'ombre( très rare dans ce pays) à l'extérieur d'un petit village. Rapidement, une voiture s'arrête et l'homme qui en sort nous invite chez lui. Nous refusons poliment : nous sommes fatigués de ces 360km que nous avons fait, de plus il ne parle pas anglais, et nous ni russe, ni kazakh. Il revient 10 minutes plus tard avec sa femme pour nous inviter à nouveau...Nous refusons toujours, navrés de les décevoir. Puis une fois partis, notre « voisin » arrive à son tour, pour nous inviter lui aussi. Rebelote. Il n'insiste pas, mais nous lui demandons si nous pourrons faire le plein d'eau chez lui le lendemain... Puis un autre « voisin » vient nous voir nous proposant de l'aide. On retrouve l'accueil que nous avions eu en Iran !

En face de nous, un taureau est bien en peine : sa douce passe et repasse devant lui, le narguant presque, alors que lui est attaché à un arbre.

limousine pour les mariages... 
20
juin
20
juin
Publié le 28 juin 2019

Quand on quitte le Kirghizistan, le passage de la frontière se passe assez rapidement, bien qu'un peu bordélique. On prend conscience que nous sommes maintenant sur la route du retour. Étrange sensation. Encore 2 mois de voyage. Nous savons que les prochaines semaines ne seront pas les plus agréables, tant il nous faudra rouler...Il nous faut avaler les 2700 km du Kazakhstan. Nous les appréhendons, nous savons les routes en bon état, mais nous savons que cette traversée sera longue. On appréhende la chaleur, ainsi que les immensités désertiques de la steppe. Nous devons entrer en Russie le 2 juillet. Ce qui fait que nous avons 12 jours pour traverser le pays...Roule James ! Lignes droites, plates, à pertes de vue... 2 déserts nous attendent: le Kyzylkum et le Mouyounkum.

Petit aparté tiré du livre d'Erika Fatland « SOVIETISTAN »... Le Kazakhstan, grand pays dans lequel l'URSS a forcé ses nomades à se sédentariser. Aujourd'hui il en reste moins de 10%. Les terres devaient être utilisées pour la culture: mais la steppe est trop sèche et trop salée. Les étés trop chauds, les hivers trop froids. C'est dans ce grand pays que des goulags ont été construits. On estime qu'entre 1929 et 1953, plus de 18 millions d'individus ont été emprisonnés. En Sibérie et au Kazakhstan on comptait alors 1000 goulags, camps de travail. Les « gênants » politiques y furent déplacés. En 1933, une famine touche le pays. Un quart de la population meurt: l'argent sert à industrialiser le Kazakhstan. C'est dans ce gigantesque pays que se déroule 1 essai nucléaire par mois durant toute l'époque soviétique. Au total 456 bombes atomiques furent tirées dans le nord-est du pays. C'est la guerre froide, ce fut une bataille politique, une vraie partie de ping-pong entre USA et URSS pendant lesquels les 2 pays effectuaient chacun des essais nucléaires. A Semei, aujourd'hui le lieu est très radioactif. Pollué à tout jamais, les habitants ont de gros soucis de santé, de malformations. L'espérance de vie y est courte. Kourtchakov, le centre administratif des essais nucléaires, était une ville sans nom à l'époque. Juste un numéro, cette ville n'existait sur aucune carte de l'URSS. Secret défense. En 1963, un accord entre USA/URSS/Grande Bretagne est signé pour stopper les essais dans l'atmosphère, sur terre et dans l'eau. Bon finalement l'URSS a continué encore une bonne vingtaine d'années, soit 340 tirs de plus, (et la France aussi au passage!). Une fois la chute de l'URSS, la Russie a récupéré avec l'accord du Kazakhstan ses armes atomiques. Un accord a été passé entre USA/Russie et Kazakhstan pour sécuriser et nettoyer le lieu qui contenait encore de nombreux stocks d'uranium enrichis et de plutonium.

Le premier soir, on s'arrête proche d'une famille. Ils ont posé leur camp ici pour un mois. Ils nous accueillent gentiment dans leur yourte (de structure métallique), nous offrent thé et petits gateaux... Nous essayons de communiquer comme on peut. On apprend qu'ils ont un troupeau de 1200 moutons, et seulement 4 chevaux. Ils habitent à une cinquantaine de km de là, et sont semi-nomades : l'été est passé dans les étendues herbeuses de la région. Dans quelques jours, ils iront + dans les montagnes, non loin du Kirghizistan. A la fin de l'été, ils retourneront dans leur village.

On apprend qu'en Kazak, chat se dit « massacre » c'est rigolo! Le lendemain, nous allons leur dire au-revoir, et Jamila offre une tasse à Maya...Jamais 2 sans 3. La première tasse lui avait été offerte par notre ami Reza à Kerman en Iran.

18
juin
18
juin

Nous rentrons doucement vers Bishkek. Nous faisons un petit crochet par le lac Issyk Kul que nous avions tant aimé lors de notre première visite. Il a toujours sa même couleur bleue. L'eau y est transparente, sauf quand souffle le vent. Celui d'Est "santash" signifie beau temps. Celui de l'Ouest "ulan" apporte le mauvais temps. Ce que nous constatons. Nous voyons des oiseaux marins (!) si loin des océans... Il y a même quelques vagues. Légèrement salé, il ne gèle pas l'hiver. Au nord, la chaîne des Kumgoy Alatoo culminant à 4000m... Au sud, la chaîne des Tian Shan avec des 5000. Alors qu'en aout 2015 on avait enchainé les baignades, là l'eau est carrément froide! Il y aurait plus de 100 rivières se jetant dans le lac...

Nous quittons les montagnes de Kirghizie. Qu'elles étaient belles! (A l'heure où j'écris nous sommes dans la steppe désertique du Kazakhstan et la chaleur est plus que caniculaire d'autant plus que l'ombre est inexistante...)

Nous avons longé la rivière "Chuy". Nous étions passé par ici en train il y a 4ans.

Nous nous sommes fait arrêtés par la police -régulièrement présente et pénible- car soit disant Franck roulait à 72km/h au lieu des 60 réglementés. Sauf que ce n'était pas possible car nous venions de démarrer. Donc le policier a trouvé un autre prétexte: comme quoi les vélos et la malle n'étaient pas notés sur le permis international que Franck lui donne....Mon homme s'est énervé (il faut dire qu'il ne s'énerve qu'en voyage!!) et a quelque peu crié sur le préposé casqué...qui l'a laissé partir!

les pubs géantes en cailloux! 

Nous avons passé ensuite 2 nuits à côté de la Tour de Burana. La première fut d'un calme campagnard. La seconde un peu plus bruyante puisqu'à 2h30 du mat' une voiture de jeunes s'est garé juste devant James, alors que le parking était gigantesque! Pendant 2h, nous avons eu à faire à de la musique techno que crachait l'autoradio. Même si Franck leur a expliqué que nous voulions dormir, rien n'y a fait. Ils fêtaient un anniversaire, et nous ont donc proposé un verre de Vodka. Au milieu de notre nuit nous avons préféré refuser...! Bref, quant ils sont partis il faisait déjà jour et nous avons pu terminer notre courte nuit. Heureusement que la journée d'avant avait été meilleure: alors que nous mangions le midi, un camping car français s'est approché, immatriculé en vendée, nous avons rit quand on a vu qu'on vivait qu'à 40 bornes des uns des autres! Stéphane et Nathalie sont partis pour 1/2 année à travers les routes d'Asie Centrale. Nous avons passé un chouette moment en leur compagnie et avons bien papoté! Quant à la tour de Burana, mouais...un beau coucher de soleil nous a enchanté. Le reste...

c'est beau un coucher de soleil en république Kirghize! 

Nous avons ensuite roulé vers Bishkek, cette capitale la plus verte d'Asie Centrale tant il y a d'arbres! Dans les parcs, on trouve aussi de chouettes statues, des amoureux, des vélos et rosalies, des vendeurs de glaces et des fan de karaoké...

Nos amis les Aventuracinq (à l'heure!) nous y ont rejoint et nous avons à nouveau passé de bons moments (vivement Porto/ Lisbonne, au choix, fin du message codé). Les enfants ont refait de la rosalie (même dans les escaliers visiblement!).

Mais à qui appartiennent ces magnifiques pieds?

A Bishkek nous avons aussi fait la connaissance de Mathéo et Jim qui sont partis de France à vélos...ils enchainent les tours de pédales, les trains, les bus, la marche, pour se rendre en Australie... Nous leur avons demandé de faire un dessin sur James. Ils ont choisi de nous dessiner... Aussi de Robin qui vient chaque année an Asie centrale...Et aussi d'un jeune allemand parti de Singapour à vélo... et aussi d'un italien/argentin partis en camion pour aller en Asie du Sud via le Tibet et sa capitale Lhassa...

ça c'est un berceau... avec des "adaptateurs" pour pipi Garçon ou Fille

Petit tour à Osh Bazar... Où nous avons fait quelques emplettes...

Et pous avons récupéré en 2 minutes chrono nos passeports avec nos visas de transit russe. Nous aurons alors 10 jours pour parcourir les 1200 km que nous avons à avaler pour rejoindre l'Ukraine et l'Europe. Nous avons eu du mal à quitter nos amis et nous avons eu une bonne soupe à la grimace d'Hima et Maya quand nous avons repris la route... Après un passage de frontière on ne peut plus bordélique, nous avons pu commencer le retour vers notre petite maison vendéenne. 2700 km nous attendent pour rejoindre la frontière Kazako-russe...

20
juin
20
juin
Publié le 27 juin 2019

Le Kirghizistan, gros coup de coeur de notre voyage! Les paysages sont tellement nature, et beaux... Nous avions été charmés il y a 4 ans, là c'est pareil!

13
juin
13
juin
Publié le 20 juin 2019

Nous faisons le plein d'eau et de bouffe, et nous sommes prêts pour aller à ce fameux lac. Il y a 4 ans, nous n'y étions pas allés, en effet il faut passer un col à 3500m d'altitude, et cela nous avait freiné avec les enfants, et notamment avec le diabète. Cette fois-ci c'est dit nous irons ! C'est un peu le bout de notre voyage, une fois vu, nous pourrons rentrer chez nous😉 Le lac se mérite : 50 km de piste, dont 10 de montée vers le col. Moi qui ai facilement le vertige, je me paie un torticolis...de stress sans doute !

Nous faisons un crochet par une chouette vallée à l'Est de la ville de Naryn 

Nous en prenons plein les yeux comme d'habitude dans ce beau pays...Nous prenons la route nord qui mène au lac. Celle du sud est réputé plus jolie mais plus tortueuse...Sans façon. C'est curieux d'avoir développé un vertige alors que dans nos premières années de voyage avec Franck, nous avions trekké au Népal...et que nous avions longé de nombreux précipices (que je n'aimais déjà pas trop à l'époque! Cette partie de piste est une vraie tôle ondulée: en résumé, c'est insupportable! On bouffe de la poussière même les fenêtres du camion fermées, tout bouge, ça grince, ça claque, on n'aime pas ça!

Nous faisons une petite expérience avec un ballon pour expliquer aux enfants la pression atmosphérique qui se modifie avec l'altitude...Quand nous passons le col, le vent est froid, mais l'air est sec, cela nous rassure. Nous amorçons 1 heure de descente, toujours sur une piste de terre mêlée de cailloux.

C'est beau! 

Nous essayons, en vain, de se rapprocher du lac...Les chemins y menant ne sont pas accessibles pour James. Du reste une nouvelle fois (comme au lac de Boukhara en Ouzbékistan) nous « tapons » dans un trou. Franck descend jette un œil. Nous repartons, et trouvons un endroit, certes loin de la rive (environ 6km), mais plat, sec et surtout magnifique ! Nous sommes seuls, il règne un silence incroyable!

Nous partons faire une balade, le vent est cinglant, et quand on se décide à rentrer, la pluie et la grèle tombent !

De nombreuses fleurs, et oiseaux...sans compter les chevaux! 

Plus tard, Franck part se balader...puis moi...Les enfants restent au chaud au camion (au chaud au chaud, c'est vite dit puisque le chauffage ne fonctionne pas à cette altitude.)

Le song kol que nous ne verrons que de loin, est un lac d'altitude. A 3100m, il est entouré de montagnes. De nombreuses familles kirghizes viennent s'y installer pour leur bétail. Ils montent leur yourte, accueillent en même temps les touristes de passage. Parait que pendant l'été, c'est blindé d'européens. Le lac ne fait que 15m de profondeur. On dit que ses eaux changent de couleurs en un clin d'oeil. Même de loin, nous le constatons : alors qu'à notre gauche le ciel est bleu, son eau est bleue. A notre droite, le ciel menaçant, gris et chargé de pluie ou de neige transforme son eau en un gris profond.Nous faisons une tournée de crèpes, qui sont bien appréciées !Nous faisons une tournée de crèpes, qui seront bien appréciées !

Nous sommes entourées de bétail : les moutons toujours groupés se devinent au loin...Les chevaux quant à eux, sont un peu partout. Il y a de nombreux poulains !

La tombée de la nuit apporte une luminosité parfaite ! Les chevaux se rapprochent du lac...Parait que les loups vivent encore dans cette région .

un vrai spectacle que d'observer ces bêtes! 

la nuit, je me réveille et vois la lune cachée derrière un nuage...L'eau du lac, est argentée !!Le matin, nous voyons que le ciel se charge de lourds nuages. Nous avions regardé la météo, et avions reçu un SMS nous alarmant comme quoi des pluies auraient lieux dans le pays et qu'il fallait prendre garde aux glissements de terrain !Il ne s'agirait pas de rester bloquer en haut du lac. Nous déjeunons rapidement et filons vers le col. Nous voyons des Yaks et des vrais ! Ils sont gros, bien plus imposants qu'à Tash Rabat...Ceux là étaient peut-être croisés avec des vaches comme cela se fait aussi (les bêtes sont alors plus dociles, mais sont stériles par contre...). Plusieurs d'entre eux se castagnent. La dri, femelle du yak, donne un lait très riche. On nous dit que souvent un yak est tué, et qu'il nourrit une famille entière pendant tout l'hiver. D'ailleurs kirghize est un viandard...

Je n'apprécie pas la descente même si j'ai bien conscience que le lieu est juste magnifique, on se sent tout petit !Nous prenons en stop un monsieur..Il nous fait signe que « machine, kapout » .En effet, nous avons croisé une voiture en panne, et aussi un camion... Il descend quand le réseau téléphonique revient. Nous, nous continuons notre route, enfin notre piste.

Je ne sais pas si le song kol "vaut" cette vilaine piste qui y mène. Nous sommes fatigués de ces mauvaises routes, de ces pistes, qui nous ralentissent, qui nous stressent, nous écoutons le moindre bruit suspect de James..on t'en fait voir mon vieux !Du reste, Franck est content : le camion a retrouvé sa toute puissance, qu'il avait perdue sans doute depuis les pleins de gazoil soufrés de l'Ouzbékistan !Ici il vient de Russie et est de meilleure qualité.

A Kochkor, nous croisons 2 gros camion, partis d'Europe !Une sorte de voyage organisé...Ils vont jusqu'à Pékin et font le route en 3 mois.

Nous profitons de la civilisation avant de repartir...

10
juin
10
juin
Publié le 20 juin 2019

Quand nous partons de Tash Rabat et de ces paysages magnifiques, au premier village que nous traversons, une yourte est prête à être montée ! Ni une ni deux, nous nous garons devant la maison. Nous demandons si l'on peut regarder, le tout en mimant...La barrière de la langue est un bon apprentissage de la communication non verbale! La grand mère nous fait signe de venir prendre un tchai . C'est gentil comme tout, mais nous entrons dans la maison un peu gênés. Merci google traduction (français-russe), nous échangeons ainsi... (L'écriture Kirghize utilise l'alphabet cyrillique, mais le son de cette langue est guttural, et nous différencions bien quand le russe est parlé ou le kirghize. Même si parfois la traduction de google est quelque peu aléatoire nous nous en servons très souvent!) Un moment Iriskul parle dans le téléphone, celui-ci me dit « quand j'aurai mis le chat dehors...??!! bref on ne comprend pas toujours, mais on comprend que nous sommes ici les bienvenus ! Sur la table il n'y a pas que du thé...

La yourte ou bozuy en kirghize, sera montée dans le jardin. Le journaliste d'un magazine kirghize arrive pour photographier les étapes du montage de la yourte. L'orage, la pluie et le froid interrompent un moment cette merveilleuse aventure ! Franck est très intéressé, il participe volontiers. Hima est curieux, et prend les ficelles, cordes, et comprend toutes ces étapes nécessaire à la bonne tenue finale de la yourte, il tire et fait des noeuds, peut-être se croit-il sur son bateau en mer?! Maya quant à elle, préfère continuer la lecture d'Harry Potter!

La grand-mère mène le chantier avec rigueur, et chacun sait ce qu'il a à faire. Les plus jeunes apprennent ainsi les traditions ancestrales.

Une fois le plancher posé (bien qu'il n'y en a pas dans toutes les yourtes) l'encadrement de la porte est installé. Viennent ensuite les treillis pour les murs. Puis les tissus en laine feutrée... Sur certaines yourtes, du plastique est ajouté, ou une toile en coton.

Chaque partie en bois est dépoussiérée avant le montage 
le tunduk au centre et au sommet de la yourte, qu'on retrouve sur le drapeau 
et le mouton, attend-il son heure???
le photographe a fait son boulot...mais nous serons nous aussi sur la presse Kirghize!! 

Le résultat final est superbe ! La partie droite étant réservée aux femmes, celle de gauche aux hommes. La porte est orientée plein est. Cette yourte date de 1973 comme l'indique l'oiseau sur la porte...

Nous repartons avec un pain tout chaud, pas sans avoir été invités à manger. Nous sommes enchantés par cette matinée mais nous devons rouler...

Le soir, nous rejoignons une famille déjà rencontrée en Ouzbékistan. Maya est heureuse de retrouver sa copine. Les Aventuracinq sont sur le chemin du retour après une année passée sur les routes, ou dans les airs.

Avec Sabine, David, Pauline 15 ans, Gabin 12ans et Elise 9ans nous passons une chouette soirée, puis le lendemain nous restons ensemble à nouveau. Ça papote, ça joue, ça se balade, ça matte des films!!!

que d'animaux dans ce beaux pays! 

Le lendemain, ils vont vers Tash Rabat, et nous vers le lac Song Kol que nous n'avions pas vu il y a 4 ans...

8
juin
8
juin

Nous partons de Bichkek vers le sud. Nous voulons rejoindre Tash Rabat, vieux caravansérail proche du col du Torugart, frontalier d'avec la Chine. Nous faisons la route en plusieurs jours... même s'il n'y a que 350 km... La route est superbe dans tous les sens du terme ! (les paysages sont magnifiques et l'asphalte excellente!). Nous passons un premier col. En descend il y a une grande étendue d'eau. Nous y dormons une nuit. A côté de nous une jeune bergère et ses moutons. Il y a de nombreux oiseaux au bord de l'eau qui est bleue/verte...

Magnifique avec ces montagnes en fond de toile !

Il fait froid, et c'est journée crèpes! Nous retrouvons du cochon, disparu depuis 4mois

Nous repartons le lendemain vers la petite ville de Kochkor. Aujourd'hui, c'est jour de marché. Et pas n'importe lequel : celui des bestiaux. Déjà en 2015, nous avions visité celui de Karakol... Celui de Kochkor est bien plus petit... Nous sommes impressionnés par un grand nombre de personnes faisant la manche avec une pancarte où un proche en photo est malade. Encore une fois, petite prise de conscience...Chez nous les frais liés à la santé sont gratuits !

Sur le marché, on nous sourit.

Nous repartons après avoir fait le plein d'eau pour James : il arrive que les gens hallucinent. Croient-ils que nous roulons à l'eau ?? Ici de nombreuses pompes à mains ou non sur les bord des routes dans les villages... Alors qu'en Ouzbékistan il nous était difficile de trouver de l'eau, ici pays de montagnes, et réservoir d'eau de l'Asie Centrale (avec le Tadjikistan), nous n'avons pas de soucis.

La route s'élève, puis redescend.De nouveau nous passons un col à 3030m. On s'arrête plus tard dans la journée dans une autre petite ville : Naryn. Le soir, on s'arrête proche d'une route. Il ne fait pas beau, il pleut , on se caille. Autour de nous nous voyons les allers et venues des bêtes. Les cavaliers fiers sur leur monture vont les chercher...

nous voyons de plus en plus de yourtes ou de vieux wagons, ce sont les pâturages d'été...les chevaux sont en liberté! 

Nous repartons après un réveil enchanteur : devant nous sur la colline en face, il y a de nombreux chevaux... Ils ont ici toute leur place. Je ne regarderai plus nos chevaux enfermés chez nous. Ici d'immenses étendues vertes les attendent. Bien qu'ils soient parfois entravés, ils sont majestueux, c'est le pays du cheval! Les paysages sont toujours superbes : des montagnes, et toujours des montagnes, un nouveau col. Il y a des nombreuses yourtes , Bozui en kirghize, au bord des routes, au fond des vallées.... C'est trop beau !

Le midi on s'arrête proche d'une vieille citadelle, Koshoy Korgon. On profite d'un petit ruisseau pour nettoyer à fond les chiottes secs (il faut une première à tout, et le matin-même, le bidon du pipi a débordé.... Petit rappel sur les toilettes sèches, nous avons un séparateur pipi-caca...). Heureusement, le vent et le soleil sèche le tout...Pendant ce temps, les enfants jouent dans l'eau... Autour de nous, ça bourdonne à fond et les oiseaux chantent !! Que la nature est belle.

On repart pour une trentaine de bornes vers ce fameux caravansérail... 15 km de piste où l'on voit de nombreuses marmottes !Il y en a des dizaines !En fait, tous ces mottes de terre retournée sont leurs terriers ! Il y en a des dizaines ! Elles sifflent.

où est le chocolat? 

On roule dans la vallée, il y a des camps de yourtes, Jailoo (pâturages kirghizes) et certaines familles font du tourisme une rentrée d'argent... On pose James proche du caravansérail...Sans doute le dernier que nous verrons sur notre chemin. Il date du Xeme siècle, et a été restauré. Il est curieux et bien qu'il ne soit pas si imposant que ça vu de l'extérieur, il est immense à l'intérieur ! Il était sur la route pour Kashgar en Chine. Rabat signifie caravansérail

Parlons un peu de La route de la soie :Elle commencait à Xian en Chine ,et terminait à Constantinople en Turquie (l'actuelle Istanbul), soit plus de 8000 km à vol d'oiseau...Il fallait une année de voyage pour effectuer le trajet à l'époque. Les itinéraires du nord étaient exposés aux ataques de cavaliers nomades, et les points de ravitaillement en vivres et en montures y étaient rares. Au sud on craignaient les déserts et la neige qui obstruait les cols. De nombreux marchands passaient la soie de mains en mains, et donc l'origine de sa fabrication se perdait au fil du chemin, ainsi que son lieu de fabrication...

D'après la légende, c'est en 2640 avant JC que XI LING, femme de l'empereur qui découvre le principe de la soie. On dit qu'elle buvait du thé sous un murier et qu'un cocon tomba dans sa tasse.... Mais de récentes recherches archéologiques ont prouvé que le secret de la soie était connu des chinois 5000 ans avant XI LING !

Ainsi la Chine importait les lapis lazuli, jade, ivoire, corail, laine, verre teinté de méditerranée, les épices, les fruits secs, le vin,.... mais aussi les animaux, les acrobates, les musiciens, les arts, le savoir, les traditions, l'échange d'idées, les religions... Parti d'Inde le Bouddhisme s'est répandu en Chine via les routes de la soie. On a du mal à imaginer que des monastères bouddhistes dominaient autrefois la vie culturelle en Asie Centrale. Quant à l'occident, la soie, la porcelaine, le papier, le thé, les épices, la rhubarbe, les laques, les bambous, l'encens, les herbes médicinales, les pierres précieuses et les parfums étaient importés.

Le passage obligé était l'Asie Centrale qui régulait les échanges, fournissait les animaux de bâts (chameaux de bactriane, chevaux).

Les marchandises voyageaient rarement d'un bout à l'autre :les caravaniers transportaient leurs objets sur de courtes distances. Boukhara et Samarcande en Ouzbékistan étaient 2 étapes à mi parcours entre Alep en Syrie, ou Bagdad en Irak, et Kashgar en Chine.

Tout au long de cette route, de nombreux brigands terrorisaient les marchands et les caravaniers. C'est dans les caravansérails espacés des uns des autres d'une vingtaine de kilomètres, que les caravanes faisaient une halte nocturne... C'est aussi dans les plus grands d'entre eux, que les marchandises s'échangeaient.

La fin de la route de la soie... La chine se retira derrière sa muraille, Gengis Khan (encore celui-là!) et Tamerlan minèrent l'économie de la région. Au XVIeme siècle l'ouverture des routes maritimes plus rentables entre l’Europe et l'Asie mit un point final à cette fameuse route.

Depuis la chute de l'URSS, à nouveau se font des échanges et cette route de la soie reprend forme. Les babioles chinoises inondent les bazars d'Asie centrale, le gaz et le pétrole transite dans l'autre sens, la drogue passe par cette route également pour finir en Russie ou en Europe. Un projet routier voit le jour... Les camions et wagons pourront relier la Chine et nos contrées en seulement 10jours, contre 40 jours par les mers.

Petit aparté : nous roulons en ce moment sur l'E40. La plus longue route d'Eurasie : vous ne le saviez pas ? Nous non plus ! Partant de Calais, elle traverse l'Europe, continue en Asie centrale et termine sa course au Kazakstan à Almaty !

Hima joue un long moment avec les gamins du camp...Ce sont les grandes vacances d'été... Le jeune Aryet est sourd et muet. Ca ne nous empêche pas de nous amuser avec lui .Il va dans une école spécialisée à Bichkek.

La végétation est bien timide...Est-ce la fin de l'hiver, est-ce le sur-pâturage?

le chapeau traditionnel kirghize

Le soir, on s'offre un repas au camp de yourte... On discute un bon moment avec ces dames... Les camps sont montés d'avril à octobre... Le lait est transformé en fromage, beurre, Koumis (boisson locale au lait de jument fermenté ou non).

Le soir, comme le chauffage stationnaire ne fonctionnera pas vu que nous sommes à 3100m d'altitude (et qu'il fallait rajouter 400€ pour le kit « altitude ») , nous sortons les couvertures polaires, chaussettes... Le matin, un étrange silence nous entoure. Il y a une grande clarté : il a neigé ! Ouahouh ! Pour couronner le tout, les yaks ne sont pas loin... Je suis heureuse que les enfants voient ces drôles de bêtes... Elles ne vivent qu'à haute altitude, et nous en avions beaucoup croisé au Népal en 2003...Ça remonte !!

en quelques heures la neige fond... 

Nous partons nous balader dans la vallée, il fait froid. Nous traversons à plusieurs reprises la rivière « Tash Rabat ». La neige de la nuit a fondu.

En rentrant, une tournée de patates sautées nous réchauffent.. Nous nous réchauffons sous la couette devant un film...

Pendant ce temps, l'herbe redevient blanche à nouveau !!Je ne suis pas mécontente d'être à côté de gens vivant ici... La nuit est froide. Nous entendons les yaks grogner...Au réveil ils sont autour du camion : magique ! Ces animaux peuvent vivre jusqu'à plus de 5000m d'altitude. J'adore ces bêtes, le manque d'oxygène ne les empêche pas de courir sur une montée !

Nous apercevons un brin de ciel bleu...Nous imprimons ces paysages dans nos petites têtes...et filons sur les 15 km de pistes avant de rejoindre l'asphalte. Nous croisons des poids lourds chinois : la frontière n'est qu'à quelques dizaines de kilomètres.

6
juin
6
juin
Publié le 13 juin 2019

Voilà 4 ans que nous étions venus ici au Kirghizistan... Nous ne savions pas à l'époque que nous y retournerions! Nous retrouvons la "smalaventure" déjà croisée en Ouzbékistan. Petits et grands sont contents de passer à nouveau du temps ensemble.

le drapeau Kirghize est bien gardé! La statue de Manas

Nous sommes ici pour faire nos visas de transit russes. Mais il faut se décider, poser une date, faire l'itinéraire...Nous sortons calendriers et cartes. Autant nous savions que le bout de notre virée vers l'est était dans ce pays à la prononciation difficile, autant le retour restait aléatoire... Après réflexion, c'est décidé nous entrerons en Russie le 2 juillet. Nous devrions avoir un visa de transit de 10 jours maximum. Je suis donc allée une première fois au consulat de Russie à Bishkek. On m'a dit de revenir le lendemain matin. A 9h tapantes j'étais au portail. Il faut déjà savoir que c'est un consulat...Pas de drapeau Russe, pas de panneau, rien, ou si mais tout en cyrillique. J'ai donné mes papiers préalablement remplis, à un monsieur derrière un guichet (à la hauteur de mon cou...On se sent bien petit parfois). Nous avons laissé nos passeports et retournerons le 20 juin les récupérer avec nos visas.

Nous avons donc passé du temps avec la Smalaventure...Caro et Jérôme voyagent avec leur 4 mouflets, Elias, Noélia, Kyan et Jonas. Ils ont rencontré un policier qui les a invités à manger... Il nous propose de venir aussi. C'est avec un grand plaisir, (des chocolats et des fleurs), que nous arrivons un soir chez Nurlan et sa femme Assèle. Ils vivent dans une grande maison à la périphérie de la ville, devant chez eux de nombreux fraisiers. Nurlan est chef de la police (rien que ça!). Malheureusement, il doit rapidement nous quitter pour aller sur une intervention...Il reviendra plusieurs heures plus tard, juste à temps pour accompagner Franck et Jérôme à siroter de la vodka.

Assèle et sa cousine 

Nous sommes attendus: le festin est de roi: des salades de crudités, de la soupe, du plov, des pains différents, des fruits, des bonbons, de la glace et du gâteau, le tout arrosé de kompot (jus de fruits cuits), de vodka et de thé... Le ramadan vient juste de se terminer, et Assèle est contente de pouvoir s'enfiler quelques verres de vin (de Géorgie). Nous passons ici une excellente soirée, nos hôtes parlent parfaitement anglais et l'échange est très intéressant. Les enfants jouent à une baston franco-kirghize. Je ne me souviens pas des prénoms des jeunes enfants de la maison...Sauf de la petite Jamila à qui on a rasé la tête, en prévision des chaleurs estivales. Nous apprenons par exemple, que le plus jeune fils de la famille reste vivre avec ses parents. Pas d'histoires dans les fratries, car c'est ainsi. C'est la tradition... On nous dit que les hivers sont rudes ici, souvent le thermomètre descend à -40... L'été il peut grimper à 50°C...Nos hôtes souhaitent vraiment que le tourisme se développe dans leur pays, et je leur souhaite également, il y a tant à voir!

Nous avons le droit à un petit spectacle des 3 nièces de Nurlan. Elles sont belles, elles sont chic, elles sont magnifiques... Elles nous font une danse sur l'épopée de Manas. Héros légendaire Kirghize. Puis elles jouent du Koumous, instrument à cordes. L'ambiance est extra, nous passons un très bon moment! Dehors un gros orage déverse des trombes d'eau! Franck fait un aller retour rapide au camion pour fermer les fenêtres restées ouvertes...

Nous sommes enchantés de notre soirée si riche! Le lendemain, nous disons aurevoir à la smalaventure!! On roule vers le sud et on se fait arrêter sur la route par un des nombreux policiers présents sur les routes kirghizes. Il nous faut allumer nos phares. Ah fallait le deviner aussi! Comme le policier est un tant soit peu insistant, nous appelons notre ami flic! 😀Nous sommes ainsi repartis sans amende

3
juin
3
juin
Publié le 8 juin 2019

petit retour sur le dernier pays....

1
juin
1
juin
Publié le 4 juin 2019

Nous voici de retour à la capitale que nous avions quittée 2 semaines auparavant. Nous restons 2 nuits avant que nos Babouchkas repartent vers la France... Nous profitons des ces derniers moments en famille, et nous allons au bazar de Tashkent, prenons le métro (bien soviétique!), nous promenons dans un parc où de nombreux ouzbèkes flânent. Nous tombons par hasard sur un café Harry Potter, Maya est ravie, surtout qu'elle vient de terminer le 3eme tome.

le café Harry Potter en Ouzbékistan! 
statue de Tamerlan 
Le palais Romanov date de l'époque du tsar 
au bazar quel bazar! que de jolies fleurs!!

Le samedi soir, dernière soirée tous les 6, nous prenons un repas simple au camion. Les valises sont prêtes pour demain matin. Avec Franck, nous suivons le son de musique rock: on entre dans un jardin, il y a un groupe qui joue super bien. Nous pensions être dans un mariage, mais les gens qui sont autour de nous ont des visages bien européens: c'est en fait une soirée de fin d'année pour des profs qui enseignent dans des lycées internationaux! Nous restons un moment à profiter de ce son qui nous est cher...Sympa comme dernière soirée dans le pays!

Le lendemain, les babouchkas apprennent que leur 2eme vol partira avec un retard de 3h, ce qui leur fera louper leur train à Paris...Leur retour aura été un peu plus long que prévu puisqu'elles auront du dormir à l'hôtel à Roissy.

byebye! 

Les au-revoir ont été plein d'émotions!! Nous avons été enchantés de passer du temps comme ça avec nos mamans, les enfants ont été cocoonés, et ce partage restera un fort moment dans ce voyage! Merci à vous 2 d'avoir passé un peu de temps avec nous 😀

Nous avons passé 3 semaines et 1/2 en Ouzbékistan. C'était chouette de voir les différents endroits du pays, notamment hors des sentiers touristiques. Les monuments historiques donnent un bon aperçu de la route de la soie...

Alors que les babouchkas sont au dessus nos têtes, nous filons vers le Kirghizistan via le Kazakhstan. Nous avions prévu d'aller dans le sud du Kirghizistan, mais nous sommes fatigués des mauvaises routes et appréhendons d'en rencontrer! Nous passons donc 2 jours à rouler à travers une steppe magnifique, verdoyante! De nombreuses montagnes, pour certaines encore enneigées...De nombreux chevaux en liberté... Ça nous fait un bien fou de retrouver la verdure, la fraicheur, la nature!!

bivouac en pleine nature, nous voyons passer quelques curieux! 
28
mai
28
mai
Publié le 4 juin 2019

Nous partons de Boukhara sous une grande chaleur! Nous allons plus au nord, dans la petite bourgade de Nourata. La route est bonne, nous sommes surpris, ce n'est pourtant pas un grand axe routier! Nous forçons même le passage de travaux où la route était fermée il y a quelques semaines de là. Nous arrivons chez Ruslan, qui tient une guest house. Il parle complètement français, c'est chouette!

Nous allons faire un tour à l'ancienne forteresse d'Alexandre le Grand...Il ne reste que des ruines, mais on peut tout de même imaginer la grandeur du lieu. Au sommet, il y a de nombreux cailloux entourés d'un morceau de tissu. Ruslan nous dira plus tard que ce sont les Zoroastriens qui font des voeux... En bas, une chouette mosquée et un mausolée, avec une source sacrée. L'eau y coule à 19°C, et est bonne pour la peau.

En réservant un court séjour ici, j'avais envisagé d'aller randonner dans les montagnes d'à côté. Il fait très lourd, et nous optons plutôt pour faire une baignade au lac d'Aydar. Ce lac artificiel, résulte du détournement du Syr Daria... Les soviétiques prévoyaient l'irrigation des champs (entre autre de coton) à grande échelle. Le lac Aydar s'est créé par le trop plein d'un réservoir du Syr Daria. Chaque année, le lac grossit....Alors que la mer d'Aral disparait. Pour aller au lac, nous faisons un brin de courses. Les habitants de Nourata sont curieux de voir un camion français "fransousse, Pariche" et nous recevons de beaux sourires.

La route pour le lac traverse la steppe ouzbèke: il y a de nombreux troupeaux de vaches, moutons et chèvres, ainsi que des chevaux en liberté: c'est magnifique. Ruslan nous explique que dans le désert nous trouvons des moutons et chèvres seulement. Dans la steppe il y a aussi des chevaux et vaches... Ahh je comprends mieux. Encore un autre paysage du pays que nous n'avions pas vu! Pourtant le sable est aussi rose qu'entre Noukous et Boukhara où le Kyzylkum s'étend. (le désert du Kyzylkum: des sables rouges).

La baignade est bienfaisante... Ça sent les vacances!

Ruslan nous apprend que le lac gèle parfois l'hiver, et qu'il peut neiger...  

Le lendemain, on prend la direction de l'Est, pour retourner à Tashkent où les Babouchkas ont leur avion dans quelques jours... La route longe du côté Sud les montagnes, du côté nord le lac avec la steppe, toujours. C'est superbe! Hormis les 100 derniers kilomètres de route qui donnent un aperçu de notre traversée Turkmène aux gd-mères, on en prend plein la vue! Avec Franck nous ne sommes pas contents de retrouver les mauvaises routes...Elles me sortent par les yeux! Nous faisons une halte pour la nuit à Jizzax... Ville non touristique, où l’hôtel ne répond pas forcément à nos attentes occidentales, ni le restaurant d'ailleurs!

petite pause le midi dans le village Eski Forish 

PS: les connexions internet sont aléatoires et le chargement des photos prend des plombes! Là par exemple ça a pris 4h 😴 Ça m'apprend la patience... Surtout quand je fais une mauvaise manip' et que tout s'efface d'un coup: je suis douée!

24
mai
24
mai
Publié le 3 juin 2019

Nous reprenons la route pour aller/ retourner à Boukhara. Nous y étions 2 semaines auparavant, mais nous n'avions rien visité sachant que nous revenions avec nos babouchkas et que nous étions un peu malades...

C'est donc tous les 6 que nous rentrons dans cette autre ville qui fait penser aux mille et une nuits. Nous tombons comme par hasard sur le festival qui a lieu une fois par an, sur les épices et la soie.

Bon nous verrons qu'en fait ce festival où il y a essentiellement des touristes ouzbèkes (et c'est tant mieux!), nous a été plutôt désagréable: le premier jour, il y avait foule dans le centre de Boukhara, un truc de malade! Et nous ne sommes pas bien fan de ces attroupements! Nous nous sommes tout de même bien balader... surtout que la foule ne nous a "embêtés" qu'une journée!

Nous arrivons en fin d'après midi et nous partons nous perdre dans les petites rues -non touristiques- de la ville. A un croisement, 2 messieurs s'apprêtent à faire cuire leurs COMCA (prononcez "somsa", ça donne des "samosas", pâte brisée farcie d'oignon et de viande de boeuf ou de mouton). Nous restons un moment à les regarder, le pauvre gars se crame le bras lorsqu'il doit coller ses pâtons à l'intérieur du Tandor. Dans celui-ci, un feu a été préalablement allumé, rendant la terre du four chaude à point pour cuire. Ici le pain se cuit ainsi également.

Il faut 20 minutes pour cuire les COMCA 

Dans les petites rues, il faut faire attention où l'on pose nos pieds, (et de même en roulant avec James), car parfois les plaques d'égouts viennent à manquer! On rit des poteaux électriques. On s'inquiète parfois des tuyaux de gaz tous plus ou moins tordus, qui laissent parfois s'échapper une forte odeur!

Y a pas à dire, ces rues ne sont pas dans le quartier touristique! 

Le soleil se couche sur Boukhara (avec 3 heures d'avance par rapport à notre pays)

Boukhara existe depuis longtemps, elle était la ville la plus sainte et la plus culturelle d'Asie Centrale. De nombreux monuments nous montrent aujourd'hui un aperçu de la vie d'antan. Jusqu'au début du XXeme siècle, de nombreux bassins en pierres alimentaient la ville en eau. Les habitants s'y retrouvaient pour boire, se laver, papoter...L'eau n'était que rarement renouvelée, et de nombreuses épidémies ont grandement fait diminuer l'espérance de vie au XIXeme siècle (à 30/35ans exactement!). Les communistes ont modernisé la ville et ont drainé les bassins, rendant l'eau sans doute moins pourrie.

C'est ici qu'a vécu le philosophe et homme de science Ibn Sina (connu chez nous sous le nom d'Avicenne 980-1020). Son livre "le canon de la médecine" traduit en latin, a longtemps (pendant 5 siècles!) été LA référence en anatomie, maladies... pour les contrées d'occident. Dans ce manuel + de 700 remèdes étaient aussi référencés. A Boukhara, bien que l'imprimerie n'existait pas, on trouvait de nombreux livres manuscrits, dont des philosophes grecs. Sur la route de la soie, elle était LE lieu de culture. Gengis Khan et son armée mongole envahirent la ville. On dit que ses cavaliers détruisaient, brûlaient tout. C'est ainsi que se sont perdus de nombreuses connaissances...

Bref c'est dans ces rues chargées d'histoire et d'histoireS que nous poursuivons notre découverte en famille!

Le premier matin, un orage éclate! Nous aurons aussi de la pluie ici. Décidément partout où nous passons il pleut.

Un château gonflable au pied d'une Madrasa! L'ambiance est à la fête! 

Dans les rues, les sono crachent une musique techno-ouzbèke-traditionnelle! Nous voyons aussi des orchestres qui sont malheureusement accompagnés d'une sono étouffant complètement le son des instruments.

le tissu traditionnel Adras, en soie, coton ou mélangé 

En face de la cité de l'Ark, il y a la mosquée Bolo Haouz. Son plafond est immensément haut, tout de bois sculpté et peint...A côté, son minaret parait ridiculement petit...

Nous continuons notre balade en allant voir la Maghot-i-Attar... Probablement la plus vieille mosquée d'Asie Centrale, du IXeme siècle. Elle abrite aujourd'hui un petit musée sur les tapis. Son portail est orné de briques créant des motifs géométriques.

Ensuite, nous allons voir le Tchor Minar (4 minarets). Avec ses dômes bleus l'ensemble est superbe, d'autant plus que c'est tout petit. Nous nous posons un moment à l'ombre des arbres fruitiers poussant à ses pieds. Le temps d'une partie de 7 familles, quelques chats se prélassaient à nos pieds.

Nos babouchkas et les enfants logent dans un caravansérail reconverti en hôtel. Le lieu est superbe, et central. A l'intérieur, nous sommes isolés du bruit de la ville. On y passe de bon moment, à paresser, discuter, écrire, rire. Nous faisons la connaissance de Madina, petite jeune de l'accueil de l'hôtel. Gagnant 50 USD par mois, elle nous explique qu'il lui est difficile de s'acheter une voiture même d'occas' (3 000USD) ,ou un petit appart' (10 000 USD). Elle est nourrie et logée. Un soir c'est avec un grand sourire qu'elle rentre et nous montre fièrement ses nouvelles ballerines achetées à 10USD au bazar... Nous passons de bons moments avec elle, nous n'oublierons pas son rire!

Franck quant à lui discute avec le mec de l'hôtel qui travaille la nuit. Celui-ci lui parle de Jean Reno. Alors qu'en Iran on nous parlait que de foot, ici en Ouzbékistan c'est les acteurs français (ou alors cette fameuse chanteuse Alizée avec son tube "lolita") qui sont associés au drapeau tricolore.

Nous visitons aussi la mosquée Kalon. Elle est immense: elle peut accueillir dix mille fidèles. Nous l'apprécions d'autant plus qu'elle est encore utilisée comme telle aujourd'hui, et qu'il n'y a donc pas à l'intérieur de magasin de souvenirs!! Son minaret (XIIeme siècle) haut de 47m a des fondations de 10m qui reposent sur des roseaux ce qui le protège en cas de secousses sismiques. C'est très malin, je trouve. Gengis Khan en fut si impressionné qu'il ordonna à sa horde de l'épargner! AH, enfin quelque chose d'intelligent ,merci Gengis😉!

Durant l'époque soviétique, comme les religions étaient interdites, elle a été transformé en entrepôt.

Quand nous rentrons à l'hôtel il fait si chaud que nous fonçons à la piscine de Boukhara. Nous avons quasiment le bassin pour nous! Le prix (2,50€ pour 1heure) est très certainement trop élevé pour les Boukhariotes ????.

Nous avons bien aimé Boukhara, il y a tant à voir! A tous les coins de rues on trouve des madrasas...Ces écoles où étaient étudiés: la religion, les mathématiques, les sciences, la philosophie, l'astrologie....

cherchez l'erreur! 
21
mai
21
mai
Publié le 31 mai 2019

Nous partons de Tahskent avec nos 2 nouvelles passagères. Nous refaisons la route en sens inverse, et au bout de 2 heures de route, James a à nouveau une grosse perte de puissance...Nous sommes sur la 4 voies, et Franck veut démonter le réservoir pour le nettoyer. Nous sommes persuadés d'avoir choppé du diesel de mauvaise qualité quand nous sommes passés à Boukhara. En Ouzbékistan, le diesel est très soufré. Il nous faut donc trouver une station de diesel...Au bout de quelques kilomètres, comme un miracle nous nous arrêtons. Commence alors une séance de mécanique bien stressante.

Hummm la bonne odeur de gasoil sur les fringues! Le monsieur à la toque est un prof de français à la retraite!

Avec l'aide du pompiste, Franck démonte, nettoie (avec du diesel neuf), et remonte le réservoir en 1h30 top chrono! Nous refaisons le plein, et repartons pas vraiment soulagés, ni vraiment confiants, mais il fallait essayer. Ici aussi en Ouzbékistan, on sent l'entraide ,les gens cherchent toujours à nous aider si besoin! A l'heure où j'écris, James a parfaitement bien roulé, espérons qu'il continue sur sa lancée! Franck a tout de même acheter dans un bazar, un nettoyant à mélanger au diesel si le problème recommence.

Nous arrivons à Samarcande en fin d'après-midi, l’hôtel réservé pour les babouchkas et les enfants est chouette et bien central. Il ne fait pas très beau, ni très chaud, mais ce n'est pas plus mal! Les enfants sont contents de dormir avec les grand-mères et nous sommes contents de nous retrouver.

Les babouchkas découvrent les mini-markets si nombreux dans le pays! 

Le soir nous allons nous régaler dans un petit resto puis découvrons la place du Registan où les mosquées sont illuminées. Le lieu a beau être touristique, c'est magnifique, on ne peut pas dire le contraire!

Samarcande est l'une des villes les plus anciennes d'Asie Centrale. Elle fut fondée au Veme siècle avant JC. Alexandre le grand s'en empara en 329 avant JC et déclara "tout ce que j'ai pu entendre sur Marankanda (nom grec de Samarcande) est vrai, sauf qu'elle est plus belle que je ne l'imaginais".

Samarcande se situait sur la route de la soie, carrefour entre l'Inde, la Chine, et la Perse. Elle a maintes et maintes fois changé de mains: Turcs, Arabes, Samanides Perses, Karakitaïs Mongols etc... Gengis Khan (et sa horde de cavaliers mongols) la rasa en 1220.

Tamerlan ou ici Timur-i-leng (Timur le boiteux par une chute de cheval), en fit sa capitale en 1370. Il a la réputation bien sanguinaire. Il déséquilibre l'empire mongol, et fait monter en puissance les petites principautés russes, ce qui conduira à la formation de l'état Russe.

Les madrasas Ulug Beg, Chir Dar, Tilla Kari

Le lendemain, nous retournons au Régistan. Je retrouve avec plaisir les céramiques bleues mêlées aux briques.

Trois grandes madrasas (XIV- XVI siècles), les seules qui restent, car après le passage de Gengis Khan, les autres furent détruite. Elles ont souvent souffert des séismes, les soviétiques les ont bien restauré.

Malheureusement, il y a maintenant dans chaque pièce des boutiques de souvenirs. Alors qu'auparavant, c'était des salles d'études, de classes, de prières...

Nous sommes vite blasés par ces boutiques qui vendent toutes la même chose. Cependant, il y a de chouettes tissus. En faisant abstractions de tout ça, on se régale! Les madrasas sont immenses et relativement en bon état! Elles nous rappellent l'Iran. Nous visitons ces superbes monuments en long, en large et en travers, on s'assoit, on regarde.

Nous restons un long moment à discuter avec une vendeuse de tapis. L'échange est intéressant. Nous regardons les tisseuses. Leur tapis sera terminé au bout de 9 longs mois. Les 2 tisseuses suivent rigoureusement un plan. Le geste est précis et bref. La vendeuse nous explique comme reconnaitre une écharpe en soie, d'une en acrylique. Il faut brûler un fil, s'il sent le cheveux brûlé c'est de la soie.

les cocons de vers à soie, le Bombyx du murier 
les plus courageux sont montés en haut du minaret, la vue devait être jolie! 

Quand on se lève le lendemain il pleut. Mais on part visiter Bibi Khanoum, la mosquée que la femme de Tamerlan a fait construire pour son mari, elle date du XIVeme siècle, mais fut détruite en partie par un séisme au XVIIeme.

A côté, ce trouve le bazar. Il est animé, et rempli de mets appétissants. Nous achetons de délicieux abricots secs garnis de noix et de raisins secs. Nous passons dans tous les "rayons" regardant tous les étals. Que de couleurs! Nous achetons de quoi faire un bon repas au camion.

le Bazar Siob 

Nous allons ensuite voir le mausolée Chadi Mulk Aka XIVeme où reposent une soeur et une nièce de Tamerlan.

Nous rentrons de notre balade par le vieux quartier juif et nous cherchons la synagogue. Les vieilles rues sont comme cachées du centre touristique. Les maisons sont cachées derrière de hauts murs, nous ne voyons pas grand chose de cette vie ouzbèke. On suit ces tuyaux de gaz qui ont parfois des fuites, les rues ne sont pas asphaltées. C'est bien de venir voir l'envers du décors. D'un côté les rues sont pavées (même un peu trop), et du côté vie ouzbèke, il n'y a que terre et fossés, voir égouts à ciel ouvert. J'aime sortir des sentiers touristiques. Ces choses que nous n'aurions pas vues...Cette vie du pays.

Le soir, alors que nous mangeons notre petit poulet rôti et nos tomates, 2 gamins viennent nous donner un sac avec du pain, de l'eau et un pot d'une espèce de crème très sucrée mais bonne.

Adorables ces petites camionnettes!! Des mini-bus...
20
mai
20
mai
Publié le 25 mai 2019

Quand nous arrivons à Tashkent, il faut que l'on s'arrête dans un garage: c'est le 2eme jour où James n'est pas très en forme... En effet, le diesel a mauvaise réputation ici. La plupart des véhicules roulent au méthane, propane, un peu à l'essence, et quelques camions roulent au diesel...celui-ci est très soufré ce que James a visiblement du mal à digérer. Lorsque nous arrivons au quart de réservoir, il perd complétement sa puissance, ce qui nous inquiète. Au garage, James est de suite pris en charge par plusieurs mécanos qui comprennent vite le problème: son filtre à gasoil (que Franck avait en stock) est changé... Nous espérons que le problème est résolu. Mais nous verrons par la suite que non!

Nous allons ensuite repérer l'aéroport puis nous posons dans un parc. Tashkent est moderne, Tashkent est verte, mais les vieux quartiers semblent cachés, ou mis de côté. Je dois retourner au coiffeur, et pur hasard, il y a un salon juste en face de nous! Dedans, coiffeuse et esthéticienne s'y côtoient. On se comprend comme on peut, et ma coiffeuse part acheter une couleur au bazar d'à côté. Terminée la couleur betterave écrasée, ce sera espresso! Comme ma tignasse me tient trop chaud, je lui demande de couper franchement! Je passe un bon moment, et cette fois-ci, je n'ai pas à me rincer la tête moi-même comme à Chiraz en Iran.

Comme ça me plait de laisser libre court à l'imagination de ma coiffeuse, je la laisse faire (de toutes façons je ne comprends pas ce qu'elle dit) et ressors avec les cheveux lissés et la raie sur le côté! Je ne me reconnais pas, heureusement après une nuit, mes cheveux retrouvent leur forme habituelle. Vivement la prochaine fois, au Kazakstan peut-être... J'aurai peut-être droit à des bigoudis😉 Ca me fait marrer!

Mais qui suis-je? 

Le dimanche, la journée s'étire lentement...Il nous faut patienter: le lendemain nos mamans, les Babouchkas d'Hima et Maya arrivent par avion! Nous errons dans les rues...achetons des croissants (miam!) et se faisons offrir des macarons. Sur notre parking, on vient discuter avec nous, les curieux sont souriants et bien gentils! Puis en milieu d'aprème, on prend un taxi et filons au cirque! Il est déjà commencé, mais nous avons droit à 2 heures de spectacles de qualité (plus ou moins). Franchement populaire, nous y passons un agréable moment! Clowns, magiciens, jongleurs africains et une entracte où les enfants du publics sont accrochés chacun leur tour, à des harnais, puis balancé sous le chapiteau tel des trapézistes... après l'entracte, une tombola où les gens gagnent des bouquins, ballons, skate board, et un gros nounours...A la fin, des grilles sont montées, et arrivent alors une lionne et un tigre! Gros fou-rire, quand la lionne désobéit durant toute la durée du numéro! A côté, le tigre semble être un gros fayot😉.

Le soir, il fait nuit quand nous rentrons. Le taxi nous fait traverser la ville, elle est très éclairée et c'est superbe! Le lendemain c'est le jour J! Pour une fois les enfants n'ont pas de difficulté à se lever! L'avion des Babouchkas a une heure de retard. Il fait très chaud, et c'est sous un grand soleil que nous accueillons les grand-mères!

Après ces chaleureuses retrouvailles, on part à l'hôtel et nous allons faire un tour dans Tashkent...Nous allons au bazar et visiter l'église de l'assomption. L'intérieur est beau, pur. De nombreuses fenêtres rendent le lieu clair et paisible.

Demain matin, direction Samarcande, pour le début de ce tour à 6!

15
mai
15
mai
Publié le 19 mai 2019

A côté de Boukhara se trouve le lac TODAKOL.

Il faut rouler 30 km avant d'y arriver. Pendant une dizaine de bornes il n'y a plus de goudron et la terre est sèche, d'énormes trous! On serre les fesses et on espère que James tiendra le coup! Dans le camion tout bouge dans les placards. La poussière s'infiltre partout dans les moindres recoins et ça a le don de m'énerver!

On arrive au lac, l'eau est bleue/verte! Un régal pour nos yeux. Après 2 semaines de désert, cette eau est bénéfique! A l'entrée du parking 2 jeunes hommes qui passeront l'après midi dans l'eau avec Hima.

Il fait encore très lourd, et la température du lac nous rafraichit à peine, mais il y a du vent et de l'ombre: trop chouette!

Gros fou-rire quand les jeunes essaient palmes et tubas! on a bien cru qu'ils allaient se noyer! 

On prépare un gâteau dans le four OMIA: le lendemain, Tobi, Wiebke et Fin nous rejoignent. Tout compte fait, ils se trompent de route, et ont à nouveau des ennuis mécaniques!😦 Ils n'arrivent que le soir, avec un air totalement dépité. Et on les comprend! A force de croiser des voyageurs ayant des soucis mécaniques, on se demande quand sera notre tour...Allez James on croit en toi!

Nous avons vu un serpent dans l'eau: pas dangereux qu'ils nous disent! Et le soir, alors qu'on mangeait tous ensemble, on voit passer d'énormes araignées jaunes, de même qu'un tout petit scorpion noir.

Mais avant qu'ils n'arrivent, voilà 3 familles françaises qui arrivent! Nous avons déjà croisé "la petite troupe en voyage" avec 2 jeunes enfants, l'été dernier lors d'une journée "voyage" proche de chez nous. Nous rencontrons la "smalaventure" qui part sur les routes vers l'Asie du sud avec 4 gamins. Puis "aventuracinq" qui sont sur le retour avec 3 enfants! C'est extra de passer du temps ensemble, les enfants sont contents, et les grands aussi! Tout le monde est ok pour dire que les routes sont pénibles, épuisantes. On rit, on papote, on fait de la couture (!), on mange, on se baigne, on regarde les tours de magie ou sculpture en ballons de Tobi: bref de vraies vacances!! Nous entendons aussi un bruit bien connu: c'est un camion rouge: voici Dominic et Christina, nous sommes heureux de nous retrouver là!

C'était trop chouette de passer du temps ensemble!

La seule ombre au tableau de ce séjour: nous roulions vers une petite épicerie quand on a vu une femme marcher sur le bas côté, on lui a proposé de monter avec nous. Au bout de 2 minutes, on se rend compte qu'elle pleure, et qu'elle est blessée: sa main droite pisse le sang... Je lui donne des compresses, et on lui explique qu'on s'arrête là, dans une épicerie. Elle descend et marche une centaine de mètres. Une voiture arrive à toute vitesse et s'arrête juste derrière elle. Deux hommes et deux femmes sortent de la voiture, et tabassent la nana...Elle crie. Ils la font monter dans la voiture et repartent. C'est affreux! On dit aux enfants de ne pas regarder... Malheureusement, nous ne sommes pas intervenus: différence de langue, de culture, avec les enfants, tout ça n'est pas facile... Peut-être était-ce une histoire de mariage, ou alors?? Pff nous avons été très choqués de cet épisode. Je me souviendrai longtemps du visage de cette femme...

Nous nous quittons tous le lendemain, direction Samarkande, puis Tashkent: nos mamans arrivent le 20! A l'heure où j'écris, elles sont dans le TGV pour Roissy!! Vivement demain! On aimerait bien être une petite souris pour les voir! Il nous faut patienter, et les enfants trouvent le temps bien long!

10
mai
10
mai
Publié le 17 mai 2019

Nous arrivons en Ouzbékistan, pays de 30 millions d'habitants. Un grande partie de ce pays est recouvert du désert du KYZYLKUM (désert de sable rouge). Relié au désert du KARAKORUM au Turkménistan, ça donne le 5eme plus grand désert au monde.

Alors qu'au Turkménistan le même alphabet que nous était utilisé, ici nous découvrons ou redécouvrons l'alphabet cyrillique: nous devons l'apprendre car pendant les 3 prochains mois nous serons en terre russophone!

nouveau drapeau 

Le 8 mai, Nous arrivons à Noukous et il est déjà 14H. Il nous faut retirer de l'argent: des soms ouzbèkes. Ca me fait drôle d'entendre à nouveau le bruit de la machine qui me donne mes billets! En effet en Iran nous ne pouvions pas utiliser nos CB, et c'est en euros que nous changions pour des Rials. Ici nous avons 9000 soms pour 1 euros. La monnaie n'est pas très forte, et le plus petit billet est de 200soms. Nous avons même une des rares pièces...100 Soms!

Il nous faut faire quelques courses, dans un supermaché, nous dépensons l'équivalent de 45€ en quelques minutes...Mais c'est bon de retrouver des choses qui sont un peu comme chez nous! C'était rare en Iran! Il nous faut trouver un bivouac à l'ombre! Pas d'arbres ici, nous irons donc à l'ombre d'un grand immeuble!

Noukous, c'est dans cette ville qu'un certain Igor SAVITSKY sauva de nombreuses oeuvres artistiques (90 000!). Les peintures ou sculptures qu'il a entreposées dans cette ville n'étaient pas "conformes" au réalisme soviétique. Nous avons visité son musée qui regorge de tableaux, de sculptures, d'objets ethniques...

Arrivant peu avant la fermeture, nous avons fait sa visite au pas de course, avec un Hima ronchon car "j'ai mal au ventre", et une Maya ronchon mais tout de même intéressée. Personnellement je me suis régalée et ai découvert des artistes russes au coup de pinceau original, perturbé, ou réaliste mais joli! Je n'ai pas fait de photos, préférant regarder moi-même qu'à travers l'objectif de mon appareil... En plus il fallait payer un supplément. Bref. Allez faire un tour ici: musée Savitsky.

Nous espérions pouvoir se baigner à l'aquaparc, mais malgré ses beaux toboggans, il manque le principal: l'eau! Les bassins sont vides😦

Le lendemain nous disons au-revoir à nos amis allemands. Nous prenons maintenant la route chacun de notre côté: ils s'en vont vers le Tadjikistan pour faire la route du Pamir...Nous n'avons pas assez de temps pour la parcourir, et James n'est pas 4*4. De plus les hautes altitudes ne me tentent pas: nous ne savons pas comment réagit le diabète à 4500m...Une autre fois peut-être!

Les adieux avec Christina et Dominic sont chaleureux mais tristes...

On file vers Khiva où nous roulons toujours sur une route défoncée! Je me rabâche oui je sais, mais j'ai envie de le re-repréciser! Nous traversons Ourgentch, et longeons de nombreux champs de cultures où les gens s'activent dedans! Les champs sont irrigués par des canaux qui sont nombreux, des gamins se baignent dedans. Il me semble qu'on pompe toute cette eau dans l'Amou Darya, qui passe non loin de là...Cet ancien affluent qui aujourd'hui n'arrive plus à la mer d'Aral... Cette mer qui n'est plus, cette mer qui laisse à la place de son eau poissonneuse: du sable, du sel, et du pétrole! Nous irons la voir quand nous serons au Kazakhstan sur la route du retour...

l'Amou Darya, Mathilda et Pia, il manque Toni pas très fan des photos! 

A Khiva, On stationne le camion proche de la citadelle à l'ombre! On part se balader seulement à la tombée du jour et on découvre cette citée vieille de plusieurs millénaires. A l'époque de la route de la soie, elle était réputée pour son marché aux...esclaves!

Khiva, est un musée à ciel ouvert. Il y encore des gens qui vivent entre les remparts de la vieille ville fortifiée: l'Itchan Qala. Totalement restaurée aujourd'hui, de nombreux visiteurs viennent s'y promener. Je me suis rendue compte que l'appareil photo n'avait plus de batterie. Le téléphone lui en avait par contre!

Vieille de plusieurs millénaires, elle existait déjà à l'époque de la route de la soie, connue pour ces comptoirs marchands des le VII eme siècle. Plus tard, elle était célèbre pour ses ventes d'esclaves! Elle terrorisait les voyageurs, car située dans le désert, elle était entourée de brigands les plus sauvages!

Franck devant une bière alcoolisée!

Durant ces 2 jours à Khiva, nous étouffons: la chaleur est insupportable! la nuit, la température dans le camion ne descend pas en dessous de 30°C, et ce n'est qu'au lever du jour que nous ressentons un peu de fraicheur.

Mais on déambule dans ses petites ruelles qui sont jolies et bien restaurées. Nous avons visité les musées situés dans les anciens monuments: il y règne une fraicheur digne d'une clim', alors que là c'est naturel, les constructions d'époque étaient alors bien faites.

Au musée de la nature, nous passons rapidement dans les salles: des animaux sont empaillés et ils sont miteux. Nous voyons différentes sortes de coton, cultivé dans la région depuis plusieurs siècles. C'est à l'époque soviétique et de la guerre froide que sa culture intensive commence, ce qui sonnera la fin de la mer d'Aral. Nous voyons aussi des cocons de vers à soie, fabriquée encore aujourd'hui en Ouzbékistan. Franck et Hima prennent de l'avance, et rentrent dans une salle où sont exposés des foetus siamois humains. C'est glauque, mais à la limite, pourquoi pas? L'humain est mis à l'égal de l'animal. Je n'ai pas souhaité voir cela, ni Maya...

l'entrée du marché aux....esclaves 
Toujours ces briques et céramiques que j'affectionne! 

Nous allons nous assoir chez un monsieur qui façonne des cruches en cuivre martelé. On reste un moment à le regarder, on échange quelques mots en russe. Il nous dit que l'été ça grimpe jusqu'à 50°C ici à Khiva...

Beaucoup de stands à "touristes"! 

J'ai particulièrement aimé la visite du harem. On a pu chopper quelques infos car un groupe de touristes était accompagné par un guide😉. Les concubines du Khan logeaient face au nord-est pour ne pas cuire au soleil. 5 logement décorés différemment avec de hauts Iwan, et des murs en céramiques. Quelle fraicheur!

Puis nous sommes restés un sacré moment dans la Juma Mashid. Il y faisait si frais! A l'intérieur, plus de 213 colonnes en bois sculpté! Nous avons discuté avec des gamins en sortie scolaire, les filles étaient ravies de parler 3 ou 4 phrases d'anglais avec nous. Puis nous sommes montés en haut du minaret, dans un escalier pas toujours éclairé, et aux marches en pierres et bois à des hauteurs monumentales! Arrivés en haut, nous avions une vue superbe de la vieille ville!

En redescendant, lorsqu'il faisait complètement noir, je suis descendue assise et pas très rassurée! Le lendemain, nous avions de bonnes courbatures😉

Maya a compté 97 marches.

Nous étions tout en haut! 

Le fameux minaret Kalta Minor qui n'a jamais été terminé: le Khan mourut avant qu'il ne soit fini. Il devait être suffisamment élevé pour qu'une fois en haut, la vue porte jusqu'à Boukhara, à quelques 400 bornes! Un peu prétentieux non?

trop beau avec la lune! 

Dans un musée, on voit de vieilles photos et de chouettes tableaux!

A la tombée de la nuit, le soleil projette une couleur rosée sur les murs, avec le ciel bleu, c'est juste magnifique! Dans la vieille ville, vivent toujours des gens.

Nous retrouvons Tobi (clown et sculpteur de ballons) et sa petite famille. Hima passe beaucoup de temps avec le petit Fin de 18 mois ou avec Tobi qui lui apprend de nouveaux tours de magie.

Puis nous reprenons la route pour Boukhara...400 km nous attendent! Nous ne les ferons même pas dans la journée tant la route est mauvaise! alors que durant 2 heures environ le goudron était très correct, il se dégrade sur les 100 derniers kilomètres. Nous arrivons le lendemain à Boukhara fatigués. Franck passe dans un magasin de Gaz pour faire faire un embout pour notre réservoir de GPL. Un moment après nous ressortons avec le précieux objet!

Maya et moi sommes patraques. Il me faut de la fraicheur: voilà plusieurs nuits que je dors très mal, nous allons 2 nuits dans un hotel où la clim' nous assure un bon sommeil, et où les enfants profitent du WIFI pour regarder des vidéos. J'en profite pour me poser le premier jour, puis le second je reste allongée tant je me sens raplapla. Ce n'est pas une vraie tourista, mais c'est bien fatiguant quand même! Dans la salle de bain le luxe: une baignoire! Nous nous décrassons, et on peut se voir dans un miroir! oh!!! Franck fait des allers et retours au bazar des voitures pour trouver des ventilos 12 volts. Sans la clim' dans James, ils nous seront utiles!

Tobi, Wiebke et Fin arrivent eux aussi: ils sont dépités: le chassis de leur 4*4 est fendu.😦 Nous passons les voir, histoire de les soutenir un peu. Les routes des derniers jours, semaines ont été éprouvantes aussi pour les véhicules!

Puis nous quittons Boukhara: nous y reviendrons avec nos mères dans quelques jours, et pourrons alors visiter cette ville historique!

9
mai
9
mai
Publié le 27 juin 2019

Avec du retard...petit oubli!

5
mai
5
mai
Publié le 12 mai 2019

Le matin du 5 mai nous sommes prêts pour affronter cette route. Nous avons de la nourriture, le plein d'eau est fait, et nous avons acheté un gros jerrican d'eau...

Très vite nous quittons Achgabat et ses jolies routes, en compagnie de la famille allemande. Nous allons vers le désert du Karakorum (désert des sables noirs).

les put**ns de routes turkmènes! Une horreur! 

Le Turkménistan, quel pays bizarre ! Un livre très intéressant parle des stan: "SOVIETISTAN" d'Erika Fatland... Voici quelques notes que j'ai prises dans ce bouquin...

L'indépendance du pays vient avec la chute de l'URSS. Le Turkménistan est ainsi créé en 1991. Niasov est son premier président. Il instaure rapidement des nouvelles lois : capricieux et mégalo, il fait interdire les cirques, opéras. Il ne supporte pas l'odeur des chiens et les interdit dans sa capitale. Il fait modifier le nom des jours et des mois du calendrier : à présent, les noms des membres de sa famille les remplaceront. Il interdit aux hommes de porter les cheveux longs et la barbe. A la télé -qui est sous contrôle- les femmes ne peuvent pas se maquiller : il considère les femmes turkmènes jolies naturellement, et qu'elles n'ont pas besoin de s'embellir.

Il écrit un livre le « ruhana » livre de l'âme et le fait imposer comme seul et unique livre du pays. Ce doit être LA référence pour le pays. Bientôt en 2005 il n'y a plus que ce livre-ci et le coran de disponibles.

A l'indépendance en 1991, le pays est indépendant et donc il n'y a plus d'argent qui arrive (de la Russie) pour le système de santé : vaccinations, médicaments, équipements médicaux viennent à manquer. Les médecins se voient interdits de diagnostiquer des maladies telle que le SIDA ou la tuberculose...En ce qui concerne les professeurs, ils avaient interdiction de mettre de mauvaises notes. Puis par souci d'économie on licencia 10 000 professeurs. Les retraités perdent leur droit. L'espérance de vie diminue (comme dans toutes les nouvelles républiques d'Asie Centrale).

L'argent du pays part dans la construction d'une capitale éblouissante : d'immenses immeubles en béton recouverts de marbre. Réputés pour être vides, ce ne sont que des façades.

En 2005, les hôpitaux de province fermèrent, puis les bibliothèques. Niasov se déclare président à vie, mais meurt d'une maladie en 2006.

Le Turkménistan est considéré comme "la Corée du Nord" de l'Asie Centrale...

Un nouveau président arrive : Berdimuhamedow. Il remet certaines choses que son prédécesseur avait retiré puis instaure la gratuité du gaz, de l'électricité, de l'eau pour son peuple. Lui aussi est quelque peu mégalo. Un dimanche par mois, la capitale est fermée aux voitures : c'est quand il veut s'y promener en vélo. Pour la fête nationale il faut le regarder parader à cheval..."

Revenons un peu sur la route que James prend... Nous nous arrêtons à Jerbent petit village au milieu de rien. Comment des gens peuvent vivre ici? Ca parait si hostile!! On découvre un nouveau panneau routier: le sable sur la route!

un mec qui fait sa sieste à l'ombre de son camion, côté route ! une brouette sur la route!
Jerbent, le vent brulant transporte du sable dans les moindres recoins du camion! 

Sur la route nous croisons un premier cratère avec de l'eau...et des bouteilles en plastique...

Au bout de 6h de route cabossée et de 280km seulement, d'une chaleur plus que caniculaire, nous arrivons crevé au cratère de Darvaza. "Une équipe de géologues, forant le sol à la recherche d'un gisement, perce accidentellement une cavité souterraine qui provoque l'effondrement de la tour de forage, laissant dans le sol un trou béant. Pour éviter les risques d'explosion et de pollution atmosphérique, il est décidé de mettre le feu aux gaz qui émanent du puits. Les géologues estimaient que les réserves devaient s'épuiser en quelques semaines, mais le puits brûle sans interruption depuis 1971." source wikipédia.

C'est ridicule, chez nous on nous parle d'économiser les ressources naturelles et ici, brulent des mètres cubes de gaz à l'air libre, et pour rien, depuis 50ans! De même que nous nous posons une question: en Asie Centrale, les véhicules roulent au propane, méthane, essence ou diésel...Comment devraient-ils faire si l'on leur imposait d'arrêter d'utiliser les énergies fossiles??? Réfléchissons un peu...

Il fait jour quand nous arrivons et ce fameux cratère est moche. Il fait peur. L'air est très chaud! Ca sent le gaz et par moment des bourrasques de vent vous donnent l'impression d'être dans un four. Le lieu est touristique et on comprend pourquoi!

Nous rencontrons des chinois sur la route de la soie, et sympathiques comme ils sont, nous leur demandons d'écrire "bonjour" sur James. Curieusement ils choisissent la couleur rouge.

je ne me souviens pas de leurs noms... 
Il faut imaginer le bruit d'un gros bruleur!

C'est lorsqu'il fait nuit que c'est le plus impressionnant! Hima fait de nombreux tours de vélo... Franck se fait un petit plaisir: écouter MetallicA ("jump in the fire") devant le cratère! Nous aurions pu faire un barbecue mais nous n'avons pas de viande😉

et imaginer la chaleur d'un four! 

Nous rencontrons une groupe de jeunes français qui sont embauchés à Achgabat pour un an. Ils font partie de 200 français travaillant là. Ils bossent pour Bouygues et ont en charge la construction d'une nouvelle avenue complète de la capitale...!!!...[!!]

Je n'en dirais pas plus.

La nuit tombée, des nuées d'oiseaux aux ventres blancs volent au dessus...Le lendemain, plusieurs d'entre eux n'ont pas survécu, probablement à cause des fortes émanations de gaz...

Le matin Franck dégonfle un peu les roues de James: ainsi le châssis forcera moins sur les nombreux nids de poules...Et cela rend plus supportable le bruit et secousses pour nous...

désert, mais beaucoup de fleurs et d’arbustes! 

Nous repartons pour le dernier gros tronçon de mauvaise route... 4h30 pour 150km...Il faut être patients! Nous espérons ne pas tomber en panne ici...Ce serait pénible avec la chaleur, le peu de voitures qui passent par ici, et notre visa de transit qui se raccourcit de jour en jour! Cette traversée est pénible! Pour ne pas dire insupportable!

Nos compagnons de route ont besoin de s'arrêter car leur petite Pia ne tient plus en place( dans son siège auto de bébé)...Nous aurions bien continué mais on s'arrête en plein milieu du désert, pas d'ombre, sauf celle des camions... Maya n'est pas en forme, un coup de chaud sans doute!

l'état du goudron quand il y en a! Souvent nous roulons sur le bas côté ou à contre-sens!
il n'a pas l'air très sympathique ce gros lézard! jolies les gouttes de pluie!

On se dit que les routes n'ont pas été refaites depuis la chute de l'URSS??!! Soit presque 30ans! Non vraiment ces routes sont terribles!

Le lendemain nous pensions en avoir terminé avec ces mauvaises voies, puisque nous avons eu quelques kilomètres de potable...Mais non c'est pire! plus nous approchons de la frontière Ouzbèke moins il y a d’asphalte! A un moment, alors que nous sommes entourés de cultures, il n'y a plus de goudron mais que de la terre avec d'énormes ornières. Je suis désespérée, Franck prend son mal en patience, et les enfants bouffent de l'écran pendant cette pénible traversée! Cependant j'en profite pour observer (nous avons le temps!), et le désert est superbe: des dunes, des cailloux, et cette végétation timide mais bien présente!

c'est extra: nous voyons des tortues traverser la route! Les pipelines à nos côtés!

Quand nous arrivons à Kounya Ourgentch, après 150 km et 5 h de route on est raplapla et mes nerfs lachent d'un coup! Je pleure! Chaleur, stress de la route, stress du passage de la frontière ouzbèke réputée pénible et longue.... Mais ici beaucoup de gens viennent nous voir, curieux comme ils sont, et gentils comme tout! Nous avons le droit à de beaux et nombreux sourires! Sur le parking où nous stationnons, il y a en + de Dominic et sa famille, 2 autres couples d'allemands. Tout le monde est ok pour dire que ce transit est exténuant...

Kounya Ourgentch...Cette ville existe depuis plusieurs millénaires et a été détruite une première fois par les hordes de Gengis Khan qui ont carrément détourné le fleuve Amou Darya pour inonder et noyer les habitants...Plus tard, c'est Tamerlan qui met une raclée à cette même ville! Aujourd'hui elle a l'air paisible.

Dans le mausolée de gauchee: une tombe en 2 parties: l'une contenant le corps et l'autre la tête que les mongols avaient tranchée 

Le lendemain nous sommes prêts pour faire les 20 derniers kilomètres en 1h (sans commentaire!) et affronter les 2 postes frontières, côté Turkmène une fouille de James assez rapide, et des nombreux contrôles de passeports, des empreintes digitales, une photo de notre visage, et une prise de température (frontale😀)...

En 1H45 nous étions dans le no man's land...Nous pouvions alors voir ce fameux passage en Ouzbèke! Et bien quenini: en 45 minutes nous étions sur la route (toujours aussi mauvaise!). Pas de fouille du camion, alors qu'habituellement ils regardent partout et détaillent tous les médicaments (la liste autorisée est très contrôlée!), et bien pas là! Nous étions vraiment soulagé de cette rapidité, et remercions Totoro que j'ai dessiné sur la porte que les militaires ont adoré, ainsi que la photo de notre petite chatte Mimiko qu'ils ont trouvée trop mignonne!! AHHH ces militaires...

A l'heure où j'écris cet article, nous sommes dans un hotel à Boukhara, pour se reposer un peu, les derniers jours ont été particulièrement très lourds! Une quarantaine de degrés, chose rare à cette époque de l'année, habituellement la température dépasse rarement les 30... Les enfants sont enfermés dans la chambre avec la clim', Franck est parti au bazar et moi je suis posée tranquillement au calme dans la patio de l'hotel. La connexion internet est leeeente!

4
mai
4
mai
Publié le 10 mai 2019

Nous passons notre dernière nuit à Bajgiran, village frontalier. Dernière nuit en Iran. C'est mon anniversaire: je fête mes 24ans (comme dit un certain résident où je bosse! J'aime avoir cet âge-là et avoir fait déjà plein de choses!;)). Je reçois des petits cadeaux de mes enfants un bracelet qu'Hima a fait, et une belle peinture avec des lapins en pique-nique (!) par Maya. Nous mangeons un bon gâteau que Franck et Maya ont fait la veille. Nous le partageons avec nos amis allemands qui m'offrent une chanson, des bonbons, des dessins et une corbeille que Christina a faite en crochet. C'est la première fois que je souffle une bougie à l'étranger...

24 ans le bel age! 

Le lendemain matin, le 4 mai nous partons pour le Turkménistan. Les formalités pour quitter l'Iran sont relativement rapides: en 1h30. Puis nous entrons dans ce nouveau pays qui reste inconnu de nous tous. Nous resterons ici 3h pour officialiser notre entrée. Après avoir donner nos passeports et 34 USD pour la taxe d'entrée, Franck part gérer James. Il passera dans 8 bureaux, sera délesté de 191 USD pour payer différentes taxes: assurance (50 USD pour 5jours!), frais d'entrée de de transit (50 USD), frais de compensation du diesel (certes il ne coute pas cher, 1,35manats par litre, soit 0,09 €), 10 USD pour l'installation d'un GPS (pour être certain qu'on ne sorte pas de notre route!), 5 USD pour les frais d'administration, 5 USD pour la désinfection du véhicule (ils n'ont rien fait pourtant!), puis le reste pour les frais de paperasses...Et il nous fallait des dollars récents, lisses et propres! Le Turkménistan nous autorise seulement 5 jours sur son territoire mais bonjour la facture!

la paperasse et le GPS

Nous avons présenté plusieurs fois nos passeports à différents préposés, très gentils, nous avons déposé nos empreintes digitales. Quelle mascarade quand j'y pense!

Puis nous avons roulé nos premiers kilomètres surveillés par de nombreuses caméras, sur une route en très bon état ! Nous traversions alors des montagnes aux prairies fleuries ! Puis à une cinquantaine de kilomètres de là, nous avons aperçu en contre-bas une ville d'une blancheur éclatante : nous arrivions enfin à Achgabat, capitale du Turkménistan.

au loin la blanche Achgabat 

Nous avons traversé d'immenses avenues, presque vides, longeant de superbes parcs très verts, très fleuris et d'une propreté impeccable ! De suite en arrivant dans le pays nous découvrons des femmes au visage découvert, coiffées d'un beau foulard relevé sur leur cheveux. Elles marchent la tête haute, le torse bombé. Quelle différence avec l'Iran! Elles portent pour la plupart de jolies robes longues et droites

le président est omniprésent 

Nous avons garé James près d'un hôtel, Franck est allé s'acheter sa première bière alcoolisée (!) et nous avons pris un taxi pour aller un peu explorer cette ville. Il faisait une chaleur caniculaire et les enfants nous ont bien fait comprendre qu'ils n'avaient pas envie de se balader!

Le théâtre et Lénine
Des parcs magnifiques! Des bâtiments gouvernementaux (que je ne devais pas photographier mais comment les reconnaitre?)
des écolières, le bazar et l'autre "Achgabat" celui du peuple.

Le soir nous sommes allés dans un resto très européen et ça faisait du bien de retrouver certains de nos repères! Un peu de réconfort avant les jours prochains: la route qui nous attend est réputée terriblement défoncée!

3
mai
3
mai

Nous avons passé presque 1 mois et demi en Iran.

43 jours à parcourir de nombreux kilomètres( 6000 environ pour seulement 19€ de diesel😀) dans des paysages plus que jolis: de nombreux sommets, des déserts, des grosses villes... Nous avons adoré contempler cette nature si différente de nos contrées françaises! Nous avons rencontré un peuple très gentil, souriant, accueillant, mais bridé. Beaucoup d'entre eux nous souhaitaient la bienvenue, et jusqu'au dernier kilomètre, James a reçu de nombreux coups de klaxons! Quant à nous, nous avons reçu des "welcome!" à tous les coins de rues.

Alors que la réputation de la conduite iranienne n'a pas bonne côte du tout, nous n'avons pas été plus surpris que ça. Pour ceux qui ont connu ou observé la conduite indienne, cette dernière est bien plus impressionnante! Cela dit il faut intégrer leur façon de conduire: faire attention à l'autre, sans se soucier des priorités, stop, etc... Ce sont + des règles de bons sens (quoique!) que des règles strictes!

Certains de ces iraniens nous ont aussi parlé, bien que timidement et on comprend pourquoi, de leur gouvernement, des sanctions internationales. Bien que l'Iran soit une république, elle est islamique, et c'est le coran qui dicte les lois. La liberté d'expression n'y est pas autorisée (lors de notre passage en Iran, 2 journalistes qui avaient déjà été incarcérés ont été à nouveau emprisonnés et torturés...une avocate défendant les droits de l'homme a été condamnée à 39 ans de prison, et a reçu de nombreux coups de fouets pour être aller au tribunal (pour son propre procès) sans voile.) Comment rester insensible à de telles conditions de vie? Pourtant, nous avons vu en Iran une vie citadine à l'égale de la nôtre. Les gens sont bridés. Cela fait réfléchir encore une fois sur nos conditions de vie française!

J'espère honnêtement et je leur souhaite que les conditions s’arrangeront dans les années à venir parce que ce peuple est gentil et si accueillant!

En ce qui concerne le voyage en Iran, nous avons dépenser 620€ sans compter les visas( 75€ par personne). Nous nous sommes sentis en sécurité à chaque instant, nous avons toujours ressenti de la bienveillance... donc conclusion merd*que: arrêtons d'écouter les médias:

l'Iran n'est pas le diable que veut nous faire entendre le pays de l'oncle Sam.

Voici 1 vidéo sur ce que voit James depuis notre départ. Et 2 autres vidéos sur l'Iran...

retour en image sur nos 3 premiers mois de voyage, vues de la boîte à gants ! 
Iran du nord au sud 
puis l'Iran du Sud au Nord 
2
mai
2
mai
Publié le 2 mai 2019

Plus nous avançons plus nous sentons venir la fin dans ce pays... Les paysages sont si chouettes, les gens si gentils! Mais une fois la frontière passée, nous allons découvrir une nouvelle culture, celle des "Stan", celle de l'Asie centrale! Il nous tarde d'y être maintenant! Personnellement, alors que je trouvais "rigolo" le fait de mettre un foulard sur ma tête, ceci m'insupporte depuis quelques jours! Avec la chaleur c'est très désagréable, et ne pas pouvoir mettre mes bras ou jambes à l'air m'énerve! Quelle chance nous avons, françaises! Allez un peu de patience...

Donc retour sur ces derniers jours...nous avons passé une nuit dans un parc à Torbat-e Heydariyeh, où au petit matin, de nombreux bus ont déposé des gamins contents de passer une journée au parc. Nous y avons fait également notre déclaration d'impôts, en Iran!

Quand on vous dit que les iraniens aiment les touristes! Nous sommes ici très populaires

Nous avons donc roulé toujours plus vers le nord, et dans un paysage devenant de plus en plus vert.

Pour ceux qui sont déjà venus en Iran, vous savez combien il y a de nombreux ralentisseurs...Pas souvent annoncés, pas toujours "réglementaires", pas réguliers, et toujours tape-cul! Je crois qu'il y a un mec dans ce pays qui prend plaisir à défoncer une partie des routes en façonnant des monticules de goudron...Et je ne parle pas des espèces de raclures, des bandes rugueuses quoi, qui font un bruit d'enfer lorsque James passe dessus...

Arrivés à Mashhad, très grosse ville, bien trop grande pour nous. Mashhad LA ville religieuse du pays où quelques 27 millions de pélerins visitent chaque année pour aller au sanctuaire de l'Imam Reza... Le 8eme Imam de l'islam chiite.

Mais avant d'aller visiter ce Shrine (sanctuaire), nous devions aller au consulat du Turkménistan récupérer nos visas de transit, demandés à Téhéran il y a quelques semaines de ça... Comme les voyageurs se passent les info, nous avions pris soin de re-remplir ces fameux formulaires et questionnaires, préparé à nouveau des photos, et une modique somme de 180 USD impeccablement propres, lisses et neuf!

Accompagnés de nos amis allemands avec qui nous allons transiter, nous avons attendu une heure pour avoir nos autocollants! Quel soulagement! Ces moments me sont pénibles (et me rendent pénible!), me stressent, et je prends conscience que j'ai de la chance de pouvoir demander (et d'obtenir!) des visas! Tout à côté de ce consulat, il y avait beaucoup plus de monde à celui d'Afghanistan (qui n'est qu'à une centaine de borne de Mashhad).

YES! 

Nous sommes allés voir ce fameux sanctuaire...Superbe complexe où tu en prends plein les yeux! Hormis ce foutu tchador (moche et pas pratique pour des novices! sensé protéger les femmes qui sont fragiles, sauf que moi je ne me sens pas fragile du tout!), j'ai adoré ces décorations. Accompagnés d'une guide, difficile à suivre car elle portait un tchador noir comme la plupart des femmes...Les appareils photos étant interdits, j'ai bombardé avec le téléphone...

Christina et moi en tchador...et ma pauvre petite poulette! 

Ici de nombreux bénévoles qui viennent donner de leur temps, notamment des avocats, juges, médecins et dentistes! Mais aussi des guides, des gens qui s'occupent des gens en fauteuils roulants...Nous avons vu un film pour les touristes très chouettes, et les enfants sont repartis avec un puzzle. Je suis éblouie par la grandeur du complexe!

trop beaux tous ces miroirs! il y a même des escalators!

Notre gentille guide nous explique que la couleur dominante bleue signifie la vie (l'eau, les ciel,etc). Que s'il y a 2 minarets autour des dômes, c'est pour maintenir le tout en cas de tremblements de terre. Elle nous dit aussi que nous pouvons demander tout ce que l'on veut à l'Imam Reza. Soit!

Hima se moque de moi avec le tchador...et il y a de quoi! En plus, il doit m'être trop petit, car dès que je baisse les bras, le truc au niveau de la tête tombe en arrière!

Maya😉

En repartant notre guide nous offre les tchadors! Au mieux ça fera un chouette souvenir, au pire...des torchons!

ALors que nous sommes stationnés dans un parc, nous sommes accostés, et donc pris en photos de nombreuses fois! Le soir, nous rigolons encore une fois avec Tobi LE clown/magicien. Tours de magie, diabolos et balles de jonglages sont de sortie...

AU secours! Nous sommes entourés d'allemands! James compris😉

Et voilà nous sortons du pays après-demain, où nous aurons 5 jours pour transiter à travers le Turkménistan...Probablement pas d'internet😉

30
avr
30
avr
Publié le 2 mai 2019

Bon après quelques commentaires où des questions nous étaient posées, je fais un article pour expliquer comment se passe notre vie dans environ 6 m². Nous sommes habitués à une petite superficie avec notre maison. Mais là quand même ce n'est pas toujours évident de cohabiter, de se faufiler, de ranger, de faire la cuisine, de se doucher, de se coucher. Bref la vie en camion requiert un minimum d'organisation. Chaque chose doit être à SA place.

Explication en images...

Plan fait par Maya, et dessin par Hima

James est né en 94. C'est un mercedes 310 D, moteur 5 cylindres, à 5 vitesses, il n'a pas de turbo, et la vitesse de croisière est de 80/90 km/h. Sa mécanique est simple, robuste, et sans électronique. Il est aménagé WESTFALIA, a 4 couchages, mais 6 places sur la carte grise. Un reservoir de diesel de 80L, qui permet environ 800Km de route. Il a une réserve d'eau de 80 litres. C'est trop peu pour nous 4, nous devons alors faire le plein tous les 2 jours environ. James a 3 panneaux solaires de 100 watts chacun( merci Gilles!). Ils alimentent 2 batteries acide de 100 Ah chacune, avec un régulateur VICTRON( MPPT 100/30). Nous avons également un petit moniteur VICTRON( BMV 700), pour connaître la charge des batteries, la production des panneaux solaires, et notre consommation en temps réels. Nous avons fait le choix de ne pas mettre de convertisseur, ni de prise électrique extérieur (donc pas de 220v). Nous avons un adaptateur pour charger PC, et téléphone. Le frigo est à compression. James a un réservoir de GPL pour la gazinière, et le chauffe-eau (TRUMA BS 10, un peu capricieux: il n'aime pas l'humidité, et il aime quand le camion est de niveau). Franck a installé un nouveau chauffage stationnaire EBERSPARCHER airtronic D2 (qui fonctionne sur le gazoil du camion) avant de partir (pour ceux qui ont suivi, il l'a monté à l'envers, puis démonté en Albanie, puis à nouveau en Grèce pour le remonter à l'endroit😀). Ce chauffage est aussi capricieux, puisqu'il fonctionne jusqu'à 1500m d'altitude. AU delà de ça, tu te cailles et rajoutes un pull ou une couverture, ou alors tu achètes un kit altitude à 500€, que nous n'avons pas pris, et au final, nous l'aurions utiliser quelques fois seulement.

L'aménagement comporte de nombreux rangements, où l'on peut entasser et pousser pour ranger😉. La banquette avant a un grand rangement, alors que celle arrière a la réserve d'eau et les 2 batteries. Pas de lits fixes( à notre grand regret, mais nous le savions déjà), donc notre lits à faire et défaire pour utiliser le coin repas. Le lit des enfants est partagé par un rideau (ça ne sert pas à grand chose...Ils se chamaillent quand même!), nous ne le plions jamais, il sert en journée pour entasser notre couette, oreillers, pulls, PC portable...et peut aussi faire un coin jeu ou devenir un boudoir pour l'un ou l'autre des croquettes qui serait décidé à nous pourrir une partie de la journée 😀

le coin cuisine 
salle de bain, WC, placard au dessus du lavabo, et rideau pour agrandir la salle de bain
jeux de société,fringues Maya(faut bourrer pour que tout rentre),médocs,caisse à outs' peinture,plan de travail,panier à bordel 
Penderie, fringues Hima, Franck et moi, blouson, PQ, linge sale, sac à pain sur la porte... 
une partie de la bibliothèque( l'autre est dans la banquette avant ou dans la liseuse!), et un des paniers à bordel
les lits, et table...Le lit des enfants peut se replier mais nous ne le faisons pas 

1 malle arrière comprenant Table, chaise, nécessaire au remplissage du réservoir d'eau (tuyau, raccords, pince), bidon d'huile, bidon diesel, liquide de refroidissement, chaines, divers sangles/tendeurs, cannes à pêche + nécessaire de pêche. 1 malle sur le dessus, avec ce qui ne sert pas souvent, de la sciure pour les WC, palmes et tubas, une tente et des babioles...

les 2 malles

La vie avec James au quotidien

-réveils entre 6 et 7h pour les parents, Franck replie notre lit et installe la table pendant que je prépare un café insipide (goût noisette, nescafé, ou vrai café dégueu), nous déjeunons tous les 2 pendant qu'Hima et Maya commencent à se chamailler:" tu prends toute la place, tu dépasses, tu es dans ma partie!", cela peut durer 30 bonnes minutes! Vous comprendrez que cette prise de tête matinale à le don de nous gonfler...et si seulement c'était l'unique prise de tête de la journée!?

-puis quand le petit déj' et toilette sont terminés, on range tout dans les placards et soit on roule, soit on part se balader. Avant de prendre la route il faut vérifier que toutes les portes des placards soient bien fermées, et qu'il ne traine rien à droite ou à gauche; mais si nous avons oublié de le faire, les premiers mètres ou kilomètres de route nous rappellent à l'ordre! De toutes façons, tout se range automatiquement dans les placards: avec les soubresauts (notamment les nombreux ralentisseurs en Iran), tout prend sa place.

-le midi, on pique-nique dans le camion, ou on mange à l'extérieur dans un resto.

-nous trouvons un bivouac avec l'application iOverlander ou par nous même.

-nous nous couchons vers 21h, après avoir fait un petit jeu de société... et même que parfois nous nous faisons une petite soirée cinéma! (où là aussi il y a matière à se chamailler car qui se met à côté de qui?)

Avec tout ça nous devons aussi trouver de l'eau, de la bouffe, du gazoil, gérer l'administration (visas...)... iOverlander peut aussi être utile.

Pour l'école, alors qu'avant le départ je fanfaronnais en disant qu'en 2 heures par jour le programme contenu dans nos bouquins seraient bouclés (dixit certaines familles baroudeuses: chapeau à vous!), il en est tout autre en réalité: prises de tête presqu'à chaque fois! Alors que Maya adooore l'école en temps normal, avec nous c'est pleurs et tête de cochon assurés. Pour Hima, qui n'aime pas l'école, il l'aime encore moins avec nous: notre ado assure son rôle (d'ado) à la perfection (dois-je préciser? ou vous pouvez aisément voir de quoi je parle??!). Donc nous devons être environ à 1h 30 par semaine .Tant pis, je refuse de me bouffer la vie avec ça, nos enfants apprennent autrement, ce n'est pas notre métier, et nous ne sommes pas patients, en plus on n'a pas le droit de les taper, alors😉!

Pour le diabète d'Hima, ces glycémies semblent mieux équilibrées en voyage qu'à la maison. L'alimentation pose tout de même un problème car nous ne trouvons ni pain, ni pâtes, ni riz aux céréales complètes. Alors que les insulines se conservent habituellement au frigo, nous n'avons pas pu les stoker dedans au début, car le frigo fait trop de froid, et nous n'avons pas voulu prendre le risque que les insulines gèlent. Maintenant que les températures sont parfois caniculaires, nous avons mis la boite au frigo, et surveillons de près la température.

Nous avons maintenant nos petites habitudes... La gestion du linge reste compliquée, par exemple nous pouvons porter le même jean 3 semaines sans le laver: au final tant qu'il n'y a pas de tâche, la crasse n'est pas visible😉

Pour les douches, tous les 3/4 jours, et pour les toilettes elles sont sèches avec un séparateur" separate" de pipi/ caca.

Nous avons des guides papiers, je suis adepte du lonely planet, et avons des cartes routières où j'aime tracer notre chemin et ajouter nos étapes😀. Nous utilisons un GPS sans connexion internet "MAP'S ME" où il faut télécharger les cartes pour les utiliser ensuite sans connexion. Avant le départ, j'ai aussi pris des infos sur le forum "voyageforum", ou sur des groupes de familles voyageuses ou de baroudeurs sur facebook...

Notre forfait FREE mobile nous donne 25 GO dans certains pays (sauf l'Albanie, rappelez vous des 50€ en 5 minutes...). En Iran nous avons une carte SIM locale: Irancell. Nous devons utiliser un VPN( speedify) pour allez sur différents sites internet non autorisés par le pays.

Voilà, tout ça pour dire qu'un bon James convient parfaitement pour un court voyage lorsqu'on est prêt à sortir de sa zone de confort!

Voilà, des questions?

29
avr
29
avr
Publié le 28 avril 2019

Nous partons de Garmeh, et là aussi nous hallucinons du paysage: pendant des dizaines de kilomètres nous sommes entourés de sel, puis de dunes de sables et enfin de montagnes...

Nous arrivons à Tabas, petite ville au milieu du désert. Nous sommes stationnés à côté d'un petit jardin très arboré. En s'y baladant, on ressent énormément la fraicheur qu'apportent les palmiers, grenadiers et les rosiers en fleurs sont très odorants.

<