Une semaine partagée entre le Sud de la Croatie et le Monténégro.
Avril 2014
7 jours
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Pour le printemps 2014, nous décidons d'aller faire un tour du côté de la Croatie et du Monténégro. Nous prenons une compagnie aérienne autrichienne qui nous dépose aux alentours de Bubrovnik.

Pour cette semaine sur la côté Dalmate, nous avons loué un appartement à Mlini, joli petit village situé à quelques kilomètres au sud de Dubrovnik.

Notre location est située dans la maisons des propriétaires. Elle est assez simple, mais fonctionnelle et dispose d'une entrée indépendante.

Etant arrivés relativement tôt, nous disposons d'un peu de temps avant la fin de la journée. Nous retirons donc les clés et repartons directement pour la péninsule de Lapad, haut lieu touristique situé à 5 kilomètres de Dubrovnik. Sur la presqu'île, de nombreux hôtels se sont installés et offrent des hébergements de qualité aux touristes. Nous profitons des derniers rayons du soleil et de la végétation méditerranéenne.

Sur le chemin du retour vers notre appartement, le coucher de soleil sur le port de Dubrovnik est porteur de promesses quant à ce voyage. Reste à voir si ces augures seront confirmées.

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Pour notre premier jour de visite, nous ne choisissons pas immédiatement de nous rendre à Dubrovnik, qui est certainement le site le plus touristique de la région. Nous le réservons pour un autre jour. Nous avons décidé de partir pour la presqu'île de Peljesac. Notre voiture de location est une vieille Chevrolet dont les amortisseurs semblent fatigués.

A Zaton Doli, la route bifurque et permet d'entrer sur la péninsule. On voit clairement des parcs d'aquaculture sur le bras de mer situé entre la terre ferme et la presqu'île.

Nous nous arrêtons dans le petit port de Mali Ston. Ce nom signifie "le petit Ston", cette dernière localité est située un peu plus loin, au Nord de l'isthme. Mali Ston possède une veille tour, siège d'une ancienne capitainerie sur le vieux port.

Les petites rues du village embaument des odeurs de la végétation méditerranéenne. On peut également apercevoir les fortifications de Ston, qui était autrefois un fort militaire de la République de Raguse. Les remparts sont un bel exemple de l'architecture médiévale.

Mali Ston est réputé pour ses fruits de mer notamment et c'est vrai que nous avons bien mangé dans un petit restaurant du centre ville où l'on nous a offert le raki en fin de repas. L'accueil était vraiment très sympa et nous sommes retournés plusieurs fois dans ce restaurant au cours de notre voyage.

Mali Ston est également connue pour ses salines. Le sel fut exploité en ce lieu sous la République de Raguse et sous la domination de l'Empire Ottoman. L'activité ne semble pas totalement abandonnée de nos jours.

Cette pause passée, nous reprenons la route en direction d'Orebic.

Ce village est celui où l'on peut s'embarquer à destination de l'île de Korcula.

En attendant notre ferry, nous jouons à l'indémodable jeu de jeter des cailloux dans l'eau.

Un peu plus tard, du pont du bateau, notre destination se détache dans la brume.

La cité ceinte de remparts est devant nous. Il ne nous reste qu'à débarquer pour aller voir cette ville. L'île de Korcula est la plus peuplée de Croatie. Les habitants y sont répartis en 9 villages dont le plus important que nous avons devant nous compte 3 000 âmes.

La ville de Korcula a conservé son caractère défensif avec ses murailles et le canon tourné vers la baie. L'île et la ville ont vu passer bon nombre de conquérants : après les illyriens, les grecs et les romains, ce sont les ostrogoths puis les byzantins qui en prirent possession, avant que Venise n'impose sa domination encore visible au travers du lion vénitien qui surplombe sa porte fortifiée.

Une tradition locale veut que Marco Polo soit né ici. Son lieu de naissance exact n'est pas encore connu et Venise conteste cette affirmation. Toujours est-il que l'on peut voir en ville une maison où nous dit-on, Marco-Polo aurait vécu.

Peu importe les querelles historiques, les petites ruelles sont belles et malgré la réputation très touristique de l'île, on ne peut pas dire que l'on se marche sur les pieds...

Un dernier au revoir au lion Vénitien et nous retournons vers le port afin de prendre notre ferry de retour.

Le soleil joue à cache cache dans des cieux tourmentés lorsque nous rejoignons la presqu'île de Peljesac.

Nous faisons ici où là quelques haltes dans les vignes qui produisent des vins rouges de qualité comme le Dingac ou le postup.

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Le lendemain, nous prenons la route du Monténégro. Nous passons la frontière où un douanier nous délivre un visa et une assurance spéciale pour la voiture. Nous filons de suite sur les bouches de Kotor. Nous avions vu ce canyon rempli d'eau de mer en photo et rêvions de le découvrir en vrai. Je n'utilise pas le mot fjord qui renvoie à une vallée glacière et qui est souvent utilisé pour les bouches de Kotor. Il n'y avait pas de glacier à cet endroit. Sous le soleil, le paysage aurait sans doute été encore plus grandiose, mais cela sera pour une autre fois...

Nous ne faisons que passer près du village de Perast, mais nous aurons l'occasion d'y revenir au cours de notre voyage...

Nous nous garons à proximité de la vieille ville de Kotor et commençons par nous restaurer avant d'aller visiter la ville.

Kotor fut fondé sous l'occupation romaine. Ses murailles datent cependant du Môyen age et son architecture reflète l'influence vénitienne. A l'intérieur de la vieille ville, les dédales de ruelles conduisent à de jolies petites places et à des églises cachées.

La ville est blottie contre des montagnes qui paraissent vite ténébreuses avec ce temps couvert. La pluie ne tarde d'ailleurs pas à se manifester. Les murailles s'élèvent jusqu'au bastion Saint Jean que l'on distingue dans une petite brume. L'influence de l'église est très marquée à Kotor qui a hébergé des monastères franciscains et dominicains au XIIIème siècle. La ville a connu elle aussi de multiples occupations : serbes, bulgares, vénitiens français s'y succédèrent au cours des siècles.

Jusqu'au XXème siècle, les catholiques croates ont été majoritaires tant dans la ville que dans les bouches,les orthodoxes monténégrins étant minoritaires. Depuis, la proportion s'est largement inversée et certaines églises sont aujourd'hui fermées, faute de paroissiens. La richesse de Kotor tient aussi à ses bâtiments renaissance construits par les vénitiens. Cette ville tirait ses richesses du commerce.

Nous n'aurons pas eu de chance avec cette visite, la météo n'étant pas avec nous.

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De retour au Monténégro, pour cette nouvelle étape nous filons plein Sud et dépassons Kotor et Budva. Sur la route, nous faisons une petite halte pour admirer l'île de Sveti Stefan de loin. Cet ancien village de pêcheurs ne comptait que 3 maisons en 1890 ! Un complexe hôtelier s'est ensuite installé et c'est aujourd'hui un établissement grand luxe qui a privatisé l'ensemble de l'île. Impossible donc d'y aller si vous n'avez pas réservé une chambre.

A parcourir la côté du Monténégro, nous constatons que ce pays a nettement moins préservé son littoral que la Croatie. On trouve ici où là des bâtiments en béton pas finis qui donnent l'impression que les grands chantiers de l'ère soviétique sont un peu restés en plan.

Plus au sud, nous bifurquons sur une petite route en direction du lac Skadar qui détermine la frontière entre l'Albanie et le Monténégro.

Ce lac offre quelques paysages de toute beauté. La région a été déclarée parc naturel en 1983. Les rives du lac sont marécageuses et constituent une étape pour de nombreux oiseaux migrateurs dans leur voyage entre l'Europe et l'Afrique.

Les paysages autour du lac sont assez uniques. En 1858, une énorme tempête fit déborder la rivière Drim et emporta une grosse quantité de limon des montagnes albanaises vers le delta de la rivière Bojana, modifiant le cours de cette dernière. De vastes plaines alentours furent alors inondées, ce qui donna son contour actuel au lac. Une partie de ce dernier se situe sous le niveau de la mer. Les dites parties s'appellent les yeux. Il y en a 30 au total.

Le lac est également parsemé d'îles. A ce jour, les activités touristiques ne sont pas hyper-développées, ce qui permet aussi de préserver cet environnement fragile.

En traversant les petits villages de pêcheurs aujourd'hui inhabités, on peut également découvrir tout un patrimoine de ponts, de moulins, de puits... Radus, Krnjice, Poseljani ou Karuc sont sont typiques de ces villages qui dans un passé proche vivaient encore de la pêche au filet.

Le soir, nous retournons sur les bouches de Kotor en empruntant une petite route faite de virages en épingle à cheveux avec un dénivelé impressionnant. Cette dernière est appelée la serpentine et nous réserve quelques sensations à bord de notre vieille bagnole aux amortisseurs flottants.

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Le lendemain, nous nous dirigeons vers le must touristique du coin : la ville de Raguse qui, porte aujourd'hui le nom de Dubrovnik. Nous sommes tout juste quelques jours après Pâques. Cela se voit dans le décor...

Pâques est une fête religieuse largement aussi importante que Noël dans le calendrier religieux orthodoxe. Le jour de notre arrivée dans notre petit village nous avons d'ailleurs été surpris de voir un grand nombre d'habitants de tous âges se diriger en soirée vers la petite église en transportant un petit panier couvert d'un linge. Nous avons ensuite découvert que le panier contenait du pain destiné à être béni par l'officiant à l'occasion de la fête de Pâques.

Fondée au VIIème siècle et placée d'emblée sous l'autorité de Byzance, Raguse fut une république maritime qui profita de son emplacement pour développer une puissance commerciale qui devint la rivale de Venise.

La ville tient son nom de Dubrava : c'est ainsi que s'appelle le rocher qui faisait face à la terre ferme au moment de la fondation de la ville. Un marais séparait ce rocher de la ville. Il fut plus tard asséché et aujourd'hui c'est la large avenue centrale de la ville qui occupe son emplacement.

Les entrelacs des petites ruelles de la ville ont beaucoup de charme et l'on comprend sans mal pourquoi cette ville est devenue un haut lieu du tourisme en Croatie. Dubrovnik était autrefois gouvernée par un recteur qui logeait dans un palais (le bâtiment à arcades) et était élu tous les mois. Dès qu'il entrait en fonction, ce dernier ne voyait plus ni famille ni amis pour se consacrer totalement à sa tâche.

Avant d'accéder au vieux port, nous passons devant l'étal d'une femme en costume traditionnel qui vend des textiles non moins traditionnels.

Le port est dominé par le château saint Jean qui en garde l'entrée. Sous ses arcades, les bateaux qui ont fait la richesse des lieux étaient autrefois construits dans le plus grand secret.

En prenant le chemin de la cathédrale, nous découvrons tout un ensemble de détails architecturaux qui embellissent la ville et passons devant la statue de Marin Drzic, cet auteur surnommé le Shakespeare Croate, dont les comédies illustrent bien la mode de vie à la Renaissance.

Un peu plus loin se dresse la palais Sponza, reconnaissable également à sa galerie à arcades. Il a abrité les douanes et les ateliers de la monnaie de la République. On y conserve aujourd'hui les archives municipales.

En se promenant dans les petites rues, nous découvrons quelques produits typiques ou encore des décorations vendues à l'occasion de Pâques.

Nous revenons sur nos pas en direction de la fontaine d'Onofrio.

Située près de l'entrée de la ville fortifiée, la fontaine est un élément central de la vie de Dubrovnik. Elle permet, grâce à un réseau d'aqueducs, de faire venir l'eau d'une source située à 12 km du centre de la ville et offre un espace rafraichissant les jours où le soleil se fait de plomb.

Après avoir déjeuné dans un restaurant de la ville, nous achetons une glace que nous dégustons sur le port en écoutant un orchestre à cordes nous jouer des airs traditionnels.

Plus loin, c'est toujours la tradition qui nous attend, mais prenons un peu de hauteur et allons faire un tour de remparts.

Le soleil commence à bien briller et nous n'en apprécions que plus ce tour sur le chemin de ronde. Dubrovnik a pas mal souffert durant la dernière guerre des Balkans. Depuis, les toitures ont été refaites avec des tuiles fabriquées à Toulouse : la ville rose.

De là, nous avons une belle vue sur l'île de Lokrum, située au large de la vieille ville, à 10 minutes de bateau à peine. Autrefois, l'archiduc Maximilien de Habsbourg avait décidé d'y créer un jardin botanique. C'est aujourd'hui encore une réserve naturelle.

L'accès aux murailles est payant, mais on peut difficilement avoir une plus belle vue sur la ville. Dubrovnik était défendue par plusieurs forts et bastions dont certains sont intégrés aux murs, comme le fort Minceta au Nord ouest ou le fort Saint Jean face à la mer.

Avec un enfant plutôt jeune (3 ans), j'avais un peu peur qu'il ne nous suive pas tout le long du chemin qui est encore relativement long pour son âge, avec pas mal de marches à monter. Au contraire, il a quasiment fait cela en courant...

Nous avons passé une très agréable journée à Dubrovnik, qui mérite bien sa réputation et dont les beautés en font une incontestable perle de l'Adriatique.

Nous reprenons le chemin de notre appartement en jetant un dernier regard vers la ville qui se perd dans une petite brume de chaleur.

Comme il fait beau et qu'il nous reste un peu de temps avant la fin de la journée, nous dépassons Mlinic et nous dirigeons vers la baie de Cavtat.

On peut faire de bien belles balades tout autour de cette baie en forme de fer à cheval, au beau milieu d'une végétation toute méditerranéenne faite de cyprès et de pins toujours verts.

Les eaux turquoises font également partie du décor de carte postale.

En fin de journée, nous rejoignons notre port d'attache et faisons une dernière promenade à proximité de notre appartement, à Mlini.

Ce petit village est bien agréable et offre lui aussi des lieux de détente paisibles, à l'ombre de ses arbres centenaires.

Mlini allie plusieurs atouts : elle dispose d'un petit port et d'une rivière au flot assez vigoureux. L'activité des moulins y a donc toujours été très dynamique et les céréales qui arrivaient autrefois par bateau y étaient transformées en farine. C'est aujourd'hui un endroit certes touristique, mais qui a su conserver son authenticité.

Une petite promenade qui longe la mer permet d'accéder à des jardins.

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Nous alternons les visites en Croatie et au Monténégro. Le lendemain sera donc consacré à une nouvelle escapade dans ce pays.

Nous dépassons la ville de Kotor et nous nous stationnons sous les remparts de la vieille ville de Budva. Cette ville et sa riviera constituent le pôle d'attractivité touristique du pays.

Les remparts ont été édifiés par les vénitiens pour prévenir une éventuelle attaque des ottomans. Selon les légendes locales, la ville aurait cependant été fondée par le Grec Cadmos, héros exilé de Thèbes, qui vint chercher refuge ici avec sa femme Harmonia.

La visite de la vieille ville avec ses petites ruelles est très agréable. Malheureusement pour nous, le temps est couvert et nous prenons même quelques gouttes de pluie.

Nous profitons de l'étape pour déjeuner dans un restaurant. Ici, les prix sont un peu moins élevés qu'en Croatie.

Dans l'après-midi, nous prenons la route du mont Lovcen.

C'est une petite route en lacets qui conduit dans ce parc naturel, dominé par le mont et ses 1800 mètres d'altitude. En prenant de la hauteur, la vue se dégage sur les rives de l'Adriatique.

Au bout de la route, les congères s'emparent des bas côtés. Nous stationnons donc notre véhicule et commençons à marcher vers une porte monumentale.

De ce côté, les sommets sont arides. Sous un ciel un peu plombé, cela donne une ambiance toute particulière. C'est ici que se dresse un grand mausolée...

En son sein, dans un sarcophage de marbre blanc, repose le roi fondateur du Monténégro, qui fut aussi un poète : Peter Njegos, homme du XIXème siècle. Je dois dire que je ne suis pas trop fan de cette architecture qui traduit quand même une forme de mégalomanie.

Une fois notre visite terminée, nous redescendons sur Kotor par une toute petite route qui serpente le long du massif et qui s'appelle justement la serpentine. Les épingles à cheveux ne sont pas si faciles à négocier dans notre vieille guimbarde.

La journée a été assez grise et pluvieuse et nous ne sommes finalement pas mécontent de passer sous l'aqueduc de Mlini pour retrouver notre appartement.

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Le lendemain, nous reprenons la route de la péninsule de Peljesac.

Nous dépassons Ston et nous dirigeons vers Prapratno.

C'est de ce petit port que l'on peut s'embarquer pour l'île de Mljet.

Le littoral de cette petite île est découpé de baies aux eaux limpides.

Le coeur de l'île est occupé par deux lacs d'eau salé, avec au centre de l'un d'eux, un monastère. En fait, ces lacs n'en sont pas véritablement puisqu'ils sont reliés entre eux et avec la mer. Leur eau est donc renouvelée à chaque marée. Il s'agit en fait de vallées inondées par les eaux marines.

Le jour de notre visite, le temps n'était pas très lumineux. Pourtant, les eaux du lac avec leur couleur émeraude avaient quelque chose d'assez hypnotique. Sous le soleil, cela doit être grandiose.

A part le monastère, il n'y a pas beaucoup de constructions sur l'île qui est aujourd'hui classée en réserve naturelle. On peut donc apprécier la nature dans toute sa grandeur.

Ce sont des moines bénédictins originaires des Pouilles en Italie qui avaient édifié le monastère. Ce dernier a aujourd'hui été transformé en hôtel.

Cette journée passée sur l'île, sans être rayonnante de soleil, fut fort agréable et sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans le petit restaurant de Mali Ston où nous avions déjà déjeuné. Le soir, au loin, un feu d'artifice est tiré. Quand il s'est aperçu de cela, le serveur a pris notre fils dans ses bras pour l'emmener dehors, voir les jolies fusées éclater dans le ciel en gerbes d'étincelles de toutes les couleurs.

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Notre première visite de la ville de Kotor s'étant faite sous la pluie, nous décidons d'y retourner en espérant avoir un temps un peu plus clément.

Nous circulons donc au Monténégro, le long des bouches et laissons sur notre chemin le village de Perast où nous reviendrons en soirée.

Malheureusement pour nous, lorsque nous arrivons sous les murs de la citadelle, la météo n'a pas l'air beaucoup plus clémente que lors de notre première visite. Serions nous les maudits de Kotor ?

On ne se laisse cependant pas abattre et nous entrons dans la vieille ville.

Malgré la grisaille, nous restons sous le charme.

Avec ses églises dédiées aux différents cultes, et ses chapelles accrochées au rocher, la ville entière semble prier contre d'éventuels assaillants.

Les magasins nous offrent aussi une vision assez pittoresque du Monténégro le plus traditionnel.

Peu importe le temps, la visite de la vieille ville vaut toujours le détour.

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Avant de quitter le Monténégro, petit détour par Perast : morceau de Venise perdu dans les bouches de Kotor. Ce sont les armateurs qui ont fait la richesse de ce village et qui ont laissé de belles et grosses bâtisses en héritage. Avec sa chapelle sur son île, ce village a un caractère romantique fortement affirmé.

De petits bateaux font la navette vers l'île et permettent aux voyageurs de découvrir la chapelle Notre Dame du rocher où dit-on, une icône de la vierge à l'enfant aurait été trouvée. Cette dernière est d'ailleurs exposée encore de nos jours dans la dite chapelle.

La ville se plaça longtemps elle même sous la domination de Venise. Elle avait à son âge d'or pas moins de 4 chantiers navals actifs et plus d'une centaine de navires dans sa flotte. Elle participa activement à la bataille de Lépante, aux côté de la Sérinissime.

De retour vers la Croatie, le temps de passage au poste frontière nous permet de jeter un oeil sur la campagne et ses paysages typiques d'alignements de cyprès.

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Notre dernier jour de voyage est arrivé, mais nous ne prenons notre avion qu'en soirée. Nous décidons de retourner à Cavtat pour profiter de nos dernières heures en Croatie.

La petite promenade au bord de l'eau nous permet de mieux découvrir l'endroit et de profiter une dernière fois des paysages de la côte Dalmate.

Nous avons passé une belle semaine entre Croatie et Monténégro.