Une semaine dans la dynamique capitale irlandaise. Cette ville aux allures de village, ouverte sur le monde et reflet du passé de l'Irlande.
Août 2009
7 jours
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Second voyage en Irlande pour nous. Nous avions fait un périple de trois semaines dans ce pays, deux ans auparavant, durant lequel nous avions évité les grandes villes. Cette fois, en août 2009, nous choisissons de retourner du côté de la verte Erin pour passer une semaine à Dublin. Notre voyage s'inscrit dans les pas d'un James Joyce, dont les oeuvres restent marquées par l'empreinte dublinoise. C'est d'ailleurs sa statue qui nous accueille en plein centre ville.

James Joyce 

Nous sommes en fait sur la principale avenue de Dublin : la O'Connell street. C'est sur cette avenue qu'est érigée the Spire : sculpture en forme d'aiguille dont le sommet est illuminé et qui est officiellement baptisée monument of light. Du haut de ses 120 mètres, c'est la sculpture la plus élevée au monde.

The Spire 

Toujours sur cette avenue, le bâtiment de la poste contient une statue dédiée à la mémoire du héros mythique Cuchulainn... Nous sommes dans un pays où la légende vit encore dans le coeur des irlandais. Le bâtiment de la poste en lui même est d'un style classique assez grandiose avec ses colonnades. Nous poursuivons en direction de la Liffey et passons devant l'une des plus vieilles enseignes de Dublin : les magasins Clerys dont la façade est ornée d'une belle horloge.

La poste et Clerys. 

Plus loin, sur Pearse Street, nous passons devant le commissariat de police qui en impose également avec son architecture de style "scottish baronnial".

Nous poursuivons notre route en admirant les bâtiments du centre ville.

Nous voici devant la house of lords : la chambre des lords, instituée au Moyen-Age et dont l'activité s'arrêta en 1800, abolie par l'Union Act. La chambre était présidée par le lord chancelier, assis sur le woolsack : un large siège rembourré de laine provenant des 3 royaumes : Angleterre, Irlande et Ecosse. Aujourd'hui, c'est la bank of Irlande qui occupe les locaux.

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Nous visitons ensuite Trinity College, la plus vielle université irlandaise, créée sur ses modèles d'Oxford ou de Cambridge. L'établissement accueille aujourd'hui 15 000 étudiants dans des disciplines variées.

Cette université est reconnaissable entre toutes à son campanile, autrefois situé en son centre et qui avec son développement se situe aujourd'hui au Nord Ouest. Le campanile abritait une cloche offerte par l'archevêque d'Armagh en 1853.

De la cour intérieure du college, on distingue différentes statues dont celles de George Salmon, mathématicien et théologien irlandais, prévôt de Trinity college qui s'était opposé à l'entrée des femmes dans l'établissement ou encore celle de William Edward Hartpole Lecky, historien de son Etat.

En tout cas, les nombreux espaces verts dans l'enceinte de l'établissement ont de quoi faire rêver plus d'un étudiant français qui ne dispose certainement pas des mêmes conditions d'étude.

Trinity college est également très connu pour sa bibliothèque et son fonds ancien avec notamment de très célèbres manuscrits médiévaux comme le livre de Kells que les touristes peuvent venir admirer.

Après la visite de cet incontournable, nous profitons de cette étape pour nous reposer sur un banc, au milieu de ces espaces verts, à l'ombre des grands hommes passés par cet établissement : Oscar Wilde, Bram Stocker, Jacob Weingreen...

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Retour dans les rues de Dublin, où Moly Malone nous attend avec sa charrette. Molly Malone est une chanson populaire devenue l'hymne non officiel de la ville de Dublin. Elle raconte l'histoire d'une jeune et belle poissonnière qui exerçait son métier dans la rue et qui est morte de la fièvre. Sa statue est familièrement appelée "the tart with the cart" : la prostituée à la charrette. La poitrine généreuse de la statue s'explique par le fait qu'à l'époque, les femmes allaitaient les enfants en public et avaient leur poitrine en partie dénudée. Du coup, une légende urbaine s'est propagée autour du personnage en faisant une vendeuse de poisson le jour et une prostituée la nuit, ou encore la seule vendeuse de poisson chaste de la ville. Dans les faits, le personnage en question est une création de l'esprit et n'a pas de réalité historique.

Molly Malone 

"In Dublin's fair city,where the girls are so pretty,I first set my eyes on sweet Molly Malone, As she wheeled her wheel-barrow,Through streets broad and narrow,Crying, "Cockles and mussels, alive alive oh!"...

Nous poursuivons notre voyage en littérature : sur Merrion Square, voici la demeure où vécu Oscar Wilde...

C'est dans cette demeure, au numéro 1 Merrion Square que le célèbre auteur irlandais a passé ses plus jeunes années, sous la férule d'une mère excentrique et d'un père, brillant chirurgien.

La maison fait face à un parc verdoyant, petit poumon vert dans une ville aérée.

Dans le jardin, face à sa maison natale, une statue de Wilde rend hommage à l'exubérance du personnage avec sa veste de smoking verte et son col rose. Wilde représenté à 40 ans arbore une attitude ambivalente faite de joie et de tristesse.

Nous ressortons du square et passons devant quelques belles façades aux portes très colorées et ouvragées.

Nous passons ensuite devant le ministère du trésor...

avant d'arriver devant le sherbourne hotel, hôtel 5 étoiles de Dublin.

Nous poursuivons sur notre note bucolique et nous dirigeons vers St Stephen's green park. Ce parc qui date des années 1660 a été l'un des centres névralgiques de l'insurrection de Pâques 1916. C'est aujourd'hui un endroit paisible en plein centre ville.

Le jour de notre visite, un orchestre norvégien répétait dans le kiosque à musique, ce qui donna une allure très champêtre à notre promenade au milieu des parterres de fleurs.

Ce parc est situé non loin d'un centre commercial portant le nom de Stephen green shopping center.

Nous sommes ici au coeur du centre touristique de Dublin avec sa célèbre Grafton Street, voie piétonne dans laquelle les artistes de rue viennent faire admirer et surtout écouter leurs talents.

Un peu plus loin se trouvent les Georges's street Arcade, certainement l'un des plus anciens centres commerciaux de Dublin, ouvert durant la période victorienne en 1876.

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Nous sommes ensuite partis en promenade en longeant le grand canal. Cette voie d'eau relie Dublin au fleuve Shannon.

Sur un banc, nous attendait Kavanagh, poète et romancier irlandais resté célèbre pour son roman Tarry Flynn ou encore pour son poème On Raglan road.

Le grand canal nous réservait aussi d'autres surprises en bronze...

Peu à peu, nous avons pénétré dans la partie résolument moderne de la ville, tournée vers l'avenir ; comme en témoigne la canette de soda encastrée dans le Dublin Convention Center

Même avec cette architecture futuriste, l'Irlande ne perd pas ses racines et son passé. Le pont en forme de harpe celtique, si chère à l'Irlande ne porte-t-il pas le nom d'un autre célèbre homme de lettre du pays, je veux parler de Samuel Beckett...

Le passé reste gravé dans la mémoire et dans le bronze. Le Linesman sur les bords de la Liffey rappelle que les docks, il n'y a pas si longtemps que cela accueillaient encore bon nombre de navires de commerce.

Le passé de l'Irlande a aussi été marqué par des tragédies majeures, comme la famine liée à la maladie de la pomme de terre. Un mémorial a été édifié sur les quais afin de ne pas oublier ces jours de deuil.

Puisque l'on parle de famine, le ventre commence à gargouiller. Nous cherchons donc en restaurant un peu typique et pour cela nous nous dirigeons vers le centre ville en passant devant le bâtiment de la douane.

nous trouvons finalement un restaurant installé dans une ancienne église qui porte le nom de the church..

A l'intérieur, la décoratios a conservé quelque chose d'ecclésiastique même si les nourritures y sont toutes terrestres à l'image du stew que nous commandons : ce ragoût de mouton, plat traditionnel irlandais.

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Le dimanche, les gens de Dublin aiment à se retrouver dans les parc pour pratiquer différentes activités physiques. Phoenix parc est le plus grand poumon vert de la capitale.

Les jeunes y pratiquent notamment le hurling, ce sport traditionnel irlandais qui rappelle beaucoup les jeux de balle qui nous sont décrits dans les plus vieilles mythologies comme celles de la branche rouge avec l'histoire de Cuchulainn...

Ce jeu qui se pratique avec une sorte de batte peut se révéler assez violent. Les irlandais sont fans de compétitions de hurling.

Un peu plus loin, des jeunes pratiquent un autre sport typiquement britannique quant à lui : le cricket dont les règles sont si complexes...

Nous quittons ces lieux de divertissement pour aller vers le centre historique de la ville.

Saint Audoen's church est l'église de la plus vieille paroisse de Dublin. Elle est très proche du centre médiéval de la ville.


Un peu plus loin, la Cathédrale Saint Patrick est le siège du culte anglican en Irlande. Cette cathédrale a été bâtie sur le lieu où selon la légende, Saint Patrick aurait baptisé ses fidèles. Il ne reste rien de l'édifice originel du Vème siècle. Ce sont les normands qui édifièrent en ce lieu le premier bâtiment en pierre en 1191. Un autre célèbre écrivain irlandais, Jonathan Swift est inhumé dans cette cathédrale.

Originalité : Dublin dispose d'une seconde cathédrale anglicane : Christ church, édifiée en 1038 par le roi viking d'origine danoise Sigtryggr Silkiskegg.

Un pont de pierre relie l'édifice à la salle du synode, qui intègre la tour de l'ancienne église.

La Lord Edward street et ses jolis bâtiments nous mènent progressivement vers le château.

Le château fut bâti en1208, sur l'ordre du roi Jean, sur l'emplacement d'un ancien fort viking. Il ne faut en effet pas oublier l'influence que les vikings ont eu sur l'histoire de la ville. Le château et son architecture étaient destinés à symboliser la domination anglo-normande sur les irlandais.

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On ne saurait venir à Dublin sans rendre un hommage appuyé au temple de la musique, à ce quartier connu de tous qu'est temple bar. Le quartier autrefois mal famé a été restauré dans les années 80 pour en faire un lieu touristique et multiculturel à l'ambiance festive.

Le lieu vit beaucoup la nuit, mais même en pleine journée, il a beaucoup de charme avec ses façades de pubs colorées. Le quartier doit son nom à William Temple qui fut recteur de Trinity College dans les années 1660.

Le bar à la devanture rouge portant le nom du quartier est devenu une icône dans les milieux musicaux du monde entier...

Par ici sont passées les plus grandes légendes de la musique.

Le wall of fame rappelle les heures glorieuses des quelques groupes de légende.

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Dernière promenade dans les quartiers que nous avons aimé avant de nous diriger vers notre hôtel. Nous repassons dans Saint Stephen's green park...

avec non loin de là, la maison d'Oscar Wilde.

Nous empruntons les rue du centre ville pour rejoindre les bords de la Liffey

Nous arrivons devant le magnifique Ha Penny bridge. Avant que cette passerelle n'existe, 7 ferries permettaient de traverser la rivière. Ils étaient cependant tous très mal entretenus et étaient la propriété de Walsh qui fut contraint soit à les restaurer, soit à construire un pont. Il choisit cette seconde option et fut autorisé en contrepartie à prélever sur chaque personne le traversant un demi penny (a half penny). Le pont tire son nom de là.

Nous poursuivons notre chemin le long de la Liffey

Un peu plus loin, nous croisons les "hags with a bag"

Dernier contact avec les rues commerçantes où les grands enseignes côtoient des vendeuses de fraises ambulantes.

Nous rentrons enfin à l'hôtel pour faire nos bagages.

A bientôt pour de nouveaux paysages, de nouvelle villes, de nouvelles aventures...!