Carnet de voyage

GR56 : tour de l'Ubaye

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Dernière étape postée il y a 1 jour
Par p0gui
C'est parti pour 135 km de Grande Randonnée en montagne agrémentée de forêts, rivières, lacs et nombreux cols à franchir, le tout en autonomie.
Juillet 2020
9 jours
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Après avoir passé une nuit au camping municipal de Saint Paul sur Ubaye, que nous recommandons, nous y avons laissé notre véhicule gratuitement sur le parking de l'accueil et nous nous sommes mis en route pour notre première journée. Objectif : le hameau des Pras.

Terrain très vert entre St Paul et Tournoux, vallonné mais encore assez roulant.

Arrivé à Tournoux et avant de s'engager sur la suite du GR56 un panneau prévient d'un passage difficile "pour randonneurs avertis", et propose un itinéraire alternatif. Bien entendu, nous voilà parti pour le tracé principal.

Sans surprise, le terrain devient de plus en plus raide et nous fait passer de 1500 à 2000m d'altitude à mesure que l'on passe au dessus du fort de Tournoux et que l'on longe le fort des Corres.

Alors effectivement, c'est raide, mais de là à faire un itinéraire alternatif... Après tout, ce sont les Alpes... Mais c'est en arrivant au Pas du Roy que nous avons compris.

Des lacets très raides sur un sol schisteux nous fait perdre très rapidement près de 300m d'altitude. Des lignes de vie ont été installées sur certaines portions, mais ce passage nécessite tout de même une bonne condition physique et de rester attentif. Une pierre qui roule sous le pied peut vous faire chuter en contrebas, ou bien percuter quelqu'un qui serait plus bas.

Une fois ce passage descendu, il n'y a plus qu'à traverser la rivière et remonter sur l'autre versant pour arriver au hameau des Pras. Les possibilités pour passer la nuit sont multiples à partir de là, soit en dur, soit en bivouac. Pour notre part, nous avons continué à marcher un quart d'heure pour arriver à la chapelle Ste Anne, où on nous avait indiqué une fontaine et de l'herbe sur un terrain relativement plat. Surprise supplémentaire : des tables de pique-nique!

Le Pas du Roy
Le Pas du Roy
Photos du Jour 1
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Un réveil humide, mais le ciel est bleu et annonce une belle journée (malgré les prévisions météo qui prédisent de l'orage depuis 2 jours) ! Après un rapide petit dej', nous voilà parti pour notre 2e journée. Au programme : le col de la Pare.


Le départ se fait par le chemin forestier jusqu'à la cabane du Grand Parpaillon à peu près, où démarre vraiment la journée (malgré les quelques kilomètres de montée déjà engloutis). Nous sommes à 2000m.

Jusqu'au col le sentier suit le Parpaillon, dans une vallée sublime et très verte ! Les marmottes sont enfin de la partie, et nous accompagnent tout au long des presque 700m de dénivelé qui nous séparent du col.

Une fois au col, nous décidons de faire une pause au bord du lac de la Pare. Nous profitons de la vue sur la vallée de l'Ubaye et Barcelonette, puis nous redescendons vers le refuge de la Pare.

Le chemin prend plus de temps que prévu, nous n'avions pas anticipé la quantité de sapins couchés sur le sentier, mais nous parvenons au refuge où nous avons pu découvrir la bière brassée à St Paul sur Ubaye, la Sauvage, et échanger avec la gérante du refuge. Elle nous a ensuite indiqué un terrain à côté de là où nous avons planté la tente.


Col de la Pare et refuge de la Pare
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Aujourd'hui au programme : 950m de descente par la forêt et les alpages (beaucoup d'alpages)!


Nous partons à 7h30 du refuge, et entamons notre descente vers Méolans-Revel. La descente se fait donc en alternant les paysages : forêt et alpages. Superbe ! Sur le chemin nous trouvons plusieurs endroits très favorables au bivouac ! Le seul aspect négatif est qu'il n'y a pas de point d'eau à proximité, mais si vous prenez de l'eau en amont (au refuge par exemple) vous serrez gagnant puisque la vue sur la vallée y est sublime!

La fin de la descente (la dernière heure je dirais) est assez monotone en revanche et se fait par des chemins en asphalt ce qui n'est pas l'idéal pour marcher, d'autant que le soleil donne toujours autant (pour l'instant, que du grand beau !).

Mais nous arrivons à Méolans. Nous décidons de nous arrêter au gîte d'étape, et de prendre la nuit ainsi que le dîner et le petit déjeuner. Cela nous permet de prendre une douche (et oui, il faut bien), de faire une petite lessive et faire une nuit dans un lit après avoir bien mangé. Nous recommandons fortement ce gîte dont les gérants sont supers ! Tous les produits sont de la vallée voire même, dans la mesure du possible, du jardin, et très bien cuisinés. Cela nous a permis de découvrir (et valider !) la "Dure à Cuire", bière brassée à Serre-Ponçon avec l'eau des Ecrins.


D'un point de vue logistique : nous avions besoin de recompléter notre stock de nourriture, et de retirer du liquide (la carte n'est pas souvent prise dans les refuges) et donc d'aller à Barcelonette. À cette occasion j'ai pu expérimenter le stop dans la vallée, et c'était incroyable. Je n'ai pour ainsi dire pas attendu. À l'aller comme au retour, j'ai tout de suite été pris en stop !

Photos du Jour 3
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Publié le 2 août 2020

Après une bonne nuit et un solide petit déjeuner (ça change du traditionnel café + barre de céréales) nous quittons le gîte, toujours sous un grand ciel bleu avec pour objectif de passer le col de Séolane, redescendre jusqu'à l'abbaye de Laverq et avancer dans la vallée.


La montée de Méolans au col se fait par la forêt, d'abord franchement puis sur une montée plus douce. Durant ce passage nous avons vu au loin une dizaine de chamois près d'un névés. Une fois au col, après une ascension de près de 4h, nous nous octroyons une pause pour manger un peu et contempler les vallées. Le point de vue sur la vallée de l'ubaye est magnifique et permet de voir jusqu'aux Ecrins !

Après quoi nous descendons, lentement mais sûrement vers l'abbaye de Laverq où nous pensons trouver un refuge pour pouvoir y boire un verre, mais nous y trouvons des charpentiers en plein travail. Le refuge est actuellement (18 juillet 2020) en rénovation, et donc fermé. Qu'à cela ne tienne, nous faisons le plein d'eau à la fontaine située à proximité et nous repartons. Direction le Plan Bas où nous avons eu l'info qu'il y a un refuge non gardé.

Le trajet se fait le long de la rivière de Laverq et fini par quelques dizaines de mètres de montée raide, mais au bout du chemin, la cabane est bel et bien là ! Et heureusement parce que nous avions hésité à plusieurs reprises dans la vallée à nous arrêter parce qu'il y a vraiment de beaux emplacements pour installer le bivouac (notamment une aire de pique-nique juste avant de monter sur Plan Bas) ! Nous aurions été frustré de ne rien trouver. Cette nuit nous dormons donc dans un refuge non gardé datant du 18e siècle dans lequel il y a du bois de chauffe, un poêle, une table et un lit (sans matelas évidemment mais qui permet d'y mettre son duvet) à l'extérieur, on trouve également une réserve de bois et des WC sèches.

Nous ne ferons bien sûr pas de feu pour ne pas consommer de bois, par respect des personnes qui s'occupent de l'entretien du lieu et les personnes qui potentiellement peuvent avoir plus besoin de se réchauffer que nous. L'orage (le fameux) menace depuis ce midi, mais pour le moment, toujours du beau temps.


Photos du jour 4
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Le réveil sonne, il est 6h. Nous avons passé une très bonne nuit, avec une température fraîche mais stable toute la nuit, sans le coup de froid de 3h du matin.

Nous prennons le traditionnel café/barre de céréales, faisons les sacs et nous voilà repartis ! Aujourd'hui l'objectif est de rejoindre le col d'Allos. Il est 7h : départ.


D'emblée, nous montons sur une pente raide pendant 6km jusqu'à la tête de Sestrière. Par chance l'exposition de ce flanc de vallée nous est favorable puisque nous avançons sous les sapins, et que le soleil ne frappe pas sur nous. Pendant environs 4km, la progression se fait donc dans des conditions idéales et le panorama est superbe !

La suite de la montée se fait sur un alpage tout juste atteint par le soleil, et la rosée rend la température agréable.

Arrivés à la tête de Sestrière, nous cheminons sur la ligne de crête en profitant du panorama sur la vallée de l'Ubaye et sur le début de celle du Verdon, où ce dernier prend sa source. C'est en regardant les cirques du Verdon que nous sommes surpris de voir un chamois, jeune, seul, déboulé d'un ravin !

Tout au long du chemin, nous rencontrons une foule de randonneurs à la journée : c'est sûr , nous sommes dimanche !

Finalement arrivés au col d'Allos, il est midi et nous décidons de nous arrêter au refuge pour se recharger en eau, boire un verre et manger un morceau. Il nous faut maintenant décider si nous prenons de l'avance sur notre journée de demain, qui est prévue pour 8h de marche, ou si nous cherchons un endroits dans les environs pour poser le bivouac.

Plusieurs éléments nous décident à pousser un peu plus loin : l'ambiance du refuge (qui ressemble plus à celle d'un restaurant d'altitude qu'à celle d'une refuge), l'heure (quand même, midi... C'est léger !), et le terrain (peu d'endroits plats).

Nous décidons donc de franchir le prochain col et d'avancer vers le parc du Mercantour pour faire halte pour la nuit dans une cabane forestière de l'ONF abritant également les bergers et proposant un abris pour les randonneurs.

Avec la difficulté de trouver un terrain plat et dégagé pour mettre la tente, nous prenons nos quartier dans cet abris, sous les toits, dans le noir total, mais au milieu d'un très bel alpage avec une source et une table en bois aménagée dehors. L'idéal pour faire la popote (soupe ce soir puisque nous avons bien mangé à midi), la vaisselle et un brin de toilette !


Ah oui au fait ! Pour l'instant toujours pas de pluie, même si ce soir le ciel semble menaçant encore une fois.

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Ça y est ! L'orage est venu ! Bon c'était du rapide, il a plu 20 minutes puis l'orage est descendu dans la vallée, du côté d'Allos.

Pour nous, le départ se fait à 7h, pour une journée qui s'annonce longue! Objectif : Bayasse, à 7h de marche d'ici.

L'ascension se fait d'abord sur un pente raide dans l'herbe , puis par un sentier en faux plat montant alternant verdure et roche, à flanc de montagne, avec une magnifique vue sur la vallée. Sur le chemin nous avons repéré beaucoup d'endroits où il est possible de poser un bivouac !

Après ces quelques kilomètres, nous arrivons au bout du vallon et nous entamons notre ascension vers le col [...nom du col... ]. Rapidement nous passons la cabane du Talon, puis nous arrivons à une cascade, à laquelle nous décidons de faire une pause pour manger un morceau, tremper nos pieds, faire sécher les chaussures et les chaussettes humides de rosée.

Après une vingtaine de minutes de pause, nous repartons vers le col. Sur le chemin, les cascades se multiplient, et la rando prend des airs de canyoning, c'est très beau et cela permet de se rafraîchir, parce que le soleil donne ! Vers le haut des cascades, un contournement de quelques mètres par un éboulis est fortement conseillé puisqu'un glissement de terrain à mis la roche à nu, laissant seulement une dalle de pierre très glissante en guise de sentier.

Une fois les cascades passées, nous arrivons sur un replat de quelques centaines de mètres puis à nouveau une pente raide qui nous mène jusqu'au col ! Durant cette ascension nous rencontrons le premier randonneur en bivouac depuis que nous sommes partis. Au bout de 6 jours. C'est dire si le GR 56 est peu fréquenté ! Nous discutons un peu puis nous voilà reparti pour en finir avec ce col !

Il est 13h, le col est franchi et nous arrivons dans un vallon verdoyant. De là, la descente se fait en suivant le ravin, jusqu'à arriver dans le fond d'une vallée où nous continuons à longer le torrent jusque Bayasse où nous arrivons vers 17h.

L'étape a été longue, nous décidons d'aller au refuge pour tenter d'y manger un bon repas et d'y boire une bonne bière du pays. Nous sommes étonné de voir un "refuge-hôtel". Nous tentons tout de même notre chance, mais l'établissement est plein. En revanche le gérant nous indique des chambres d'hôte chez les boulangers du village. Nous nous y rendons et là ! Génial ! La femme nous prépare une chambre et nous sert une bière artisanale faite par son mari et un brasseur à base de pain (évidemment). La bière est très bonne, la douche parfaite et le repas du soir copieux !

Nous ne tardons pas à aller nous coucher, demain la suite de l'aventure nous attend.


Photos du jour 6
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Publié le 2 août 2020

Après une nuit dans un vrai lit, avec une couette et un vrai petit déjeuner, nous nous mettons en route (tard) un peu avant 9h. Nous nous permettons cette largesse parce que l'étape du jour est courte (5h) et que nous sommes dans le Parc National du Mercantour, ou le bivouac n'est autorisé que de 19h à 9h (comme dans tous les parcs nationaux d'ailleurs). Il n' y a donc que peu d'intérêt à se presser.

Nous quittons donc Bayasse et montons par le vallon jusqu'au fond, puis nous gravissons un col sur lequel se trouve un ancien Blockhaus français, faisant parti d'un réseau visant à la défense de la vallée de l'Ubaye contre une invasion Italienne. Et à notre grande surprise, le blockhaus est ouvert! Nous sortons donc rapidement nos lampes de poche et nous nous engoufrons dans la montagne au grès des pièces et installations que nous découvrons !

Quelques temps plus tard nous resortons du blockhaus et reprenons notre chemin. À flanc de montagne cette fois, ce qui nous permet de progresser très rapidement jusqu'au col suivant qui se franchi sans difficulté notable.

Passé le col nous nous arrêtons pour manger en plein milieux d'un alpage immense ! Des kilomètres carrés de verdures pour les quelques troupeaux présents!

Pour la suite du trajet nous croisons le chemin du sentier de la GTM (Grande Traversée du Mercantour) qui relie Allos à Menton en passant par l'Italie. Peut être une idée pour une prochaine balade, qui sait ! Et nous rejoignons également le GR5. A partir de ce point, nous ne sommes définitivement plus seuls au monde ! Les marcheurs sont très nombreux, même en bivouac.

À notre arrivée à Bousieyas, nous rencontrons quelques personnes avec qui nous échangeons sur nos expériences, notre vécu, nos projets, etc.

Nous décidons de poser le bivouac près du refuge dans lequel nous prenons le dîner et le petit déjeuner pour être dans les meilleures conditions pour la grosse journée du lendemain (et parce que quand même, c'est les vacances !). Nous ne sommes pas déçus ! Tant en quantité qu'en qualité ! C'est important quand on ne mange qu'une fois par jour !

Le soleil descend de l'autre côté de la vallée, il est temps d'aller au lit. Notre tente nous attend, et nous faisons un rapide bilan sur la journée : nous avons traversé des paysages magnifiques encore une fois, mais entaché par une invasion de Taon en début de journée ! Ce fut vraiment le point noir de l'étape. Mais tout cela est derrière nous, et Pauline se remet de ses blessures. Reste le positif et les images que nous avons en tête !

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Publié le 2 août 2020

6h30 : le réveil sonne, on saute du lit (façon de parler) et on rejoint le refuge pour prendre le petit dej. 7h : nous retrouvons les femmes que nous avons rencontré hier soir, très sympa ! Elles nous donnent des conseils pour la suite, on a bien échangé et c'était très intéressant !

7h30 (et des bananes) : on est commence à être à la bourre sur les delais qu'on a fixé, on fini le café, sac à dos, on est parti !

La journée commence, comme souvent, par une montée de quelques centaines de mètres (d'altitude) qui nous permettent de découvrir un panneau de signalisation aussi surprenant que ceux que nous avions pu voir en Laponie. Arrivé vers les 1800 / 1900 mètres, nous tombons sur le Camp des Fourches. Ce camp était une garnison de 180 hommes, en activité de la fin du 19e siècle à la fin de la seconde guerre mondiale. Il faisait parti du système de défense qui visait à protéger la vallée de l'Ubaye d'une invasion Italienne dans les Alpes. Le camp est en ruine mais à fait l'objet de travaux de sécurisation et de restauration entre 2016 et 2018.

L'étape suivante est le col des Fourches (comme le camp, c'est tout de même bien fait hein !). Là il est possible d'observer (outre un autre blockhaus) un phénomène géologique particulier, créant des dolines (cf. Photo explicative). Ce phénomène permet au randonneur de s'attarder devant un vallon exceptionnel ! Un paysage lunaire... Mais vert!

Après quelques heures dans cette carte postale peuplée de marmottes, nous arrivons à l'étape tant redoutée par Pauline (une réminiscence du GR5) : le pas de la cavale. C'est un sentier très accidenté, sur lequel les pierres roulent et où la prudence est de rigueur. En outre le dénivelé est très fort et la progression se fait lentement. Rien d'insurmontable toute fois (sûrement un de ces endroits plus agréables dans un sens que dans l'autre). Quant à la descente, elle se fait par le vallon du Lauzanier, en légère pente. Le descente est donc assez simple. Après quelques centaines de mètres, le sentier est moins escarpé et très praticable... Et pratiqué... Nous croisons de plus en plus de monde, randonneurs à la journée, puis des familles, puis des gens qui ne semblent pas vraiment sur de ce qu'elles font la. Nous arrivons au lac du Lauzanier, et là c'est la cohue pour nous qui ne sommes plus habitués. J'ai même vu un homme faire 40 fois le même selfie à côté du poteau indiquant le lac et son altitude. Bref.

Le vallon du lauzanier est vraiment un très bel endroit. Mais si l'on veut le voir au plus pur, il vaut mieux arriver avant les navettes qui sont misent en place de 10h à 17h.

Après une pause au lac, nous nous remettons en route et descendons le vallon par le sentier tout aménagé (nous avons croisé un belge au pas de la cavale qui nous disait qu'il ne manquait plus qu'un Escalator) mais dans un décor sublime. Si on fait abstraction du monde on se croirait perdu dans un coin de paradis.

Une fois arrivé sur le parking, un panneau nous indique que Larche est à 4km (via une route en asphalte). Deux possibilités s'offrent alors au randonneur : soit marcher 4km sur l'asphalte, soit prendre une navette qui conduit au gîte étape de Larche. Nous faisons le choix de faire le trajet à pied, mais franchement si c'était à refaire nous prendrions la navette. Le paysage est joli, mais monotone et l'asphalte n'est vraiment pas une surface agréable.

Nous arrivons à Larche et nous décidons d'aller dans un camping où Pauline avait deja été. Le camping des Marmottes (facile !). Nous sommes accueilli par deux hommes très sympathiques et arrangeant. Nous n'avons plus assez de liquide pour régler mais ils acceptent que nous repassions le lendemain (fin du GR) pour régler. Nous plantons donc la tente, prenons une douche et buvons une bière (évidemment !). Après une sieste d'une demi heure, voilà l'heure du repas. Nous pouvons profiter des talents du cuisinier qui nous a préparé une lasagne tout à fait bienvenue ! Nous mangeons dans une salle fermée, depuis laquelle nous voyons le temps se gâter très rapidement et soudain le ciel devient sombre et l'orage donne ! Des trombes d'eau tombent sur notre tente que nous avions heureusement soigneusement fermée avant de dîner.

Après le repas, l'orage est passé, nous rejoignons la tente, et le sommeil nous vient rapidement. Demain, la journée (l'ultime) sera longue !

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Après cette nuit, nous remballons la tente (trempée), un café, une barre de céréales et nous partons ! Objectif de la journée : rejoindre St Paul sur Ubaye pour boucler ce beau GR !

Le premier kilomètre se fait sur du plat jusqu'au pied du versant de la montagne, et là les choses sérieuses commencent et nous attaquons la (longue) ascension vers le col de Mallemort, 1200m plus haut. La montée est raide et nous prend quelques heures, au passage nous voyons un panneau indiquant "col de Mallemort 2km, 1h30", impeccable !

En chemin nous croisons des points d'appuis qui contribuaient au système de défense de la vallée de l'Ubaye. Arrivés au col, nous tombons face à la ruine d'un casernement ou logeaient les soldats.

C'est après cette ruine que nous descendons dans un petit vallon, dans lequel nous découvrons une Edelweiss, puis 2, puis 5, puis une miriade d'Edelweiss ! Nous en voyons tellement fréquemment que nous pouvons maintenant les reconnaître même sans fleurs !

Je dois avouer que c'est le temps fort de notre journée ! Cela fait 9 jours que nous ouvrons l'œil sans en trouver, et soudain il y en a partout ! Bien entendu, les Edelweiss sont des fleurs rares dont la cueillette est interdite. Leur abondance dans certaines zones n'y change rien.

Après cela nous avons un dernier col à passer, le col du Vallonet ! Le col se passe très facilement, après un passage dans une petite prairie magnifique !

Une fois le col passé il n'y a plus que de la pente douce jusque Fouillouse, en longeant un petit torrent, après quoi le sentier rejoint un alpage offrant une splendide vue sur la vallée, puis la suite et fin de la descente se font par une forêt de sapins jusqu'au bord de l'Ubaye, puis nous le suivons jusqu'au village de St Paul sur Ubaye !

Là nous retrouvons le camping municipal que nous avons quitté il y a 9 jours, et le van ! Tout le monde va bien, mais le camping est plein à craquer. Nous décidons donc d'aller au camping où nous étions hier soir, à Larche !

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Publié le 4 août 2020

Le GR56 nous a surpris par sa beauté, sa diversité et son côté sauvage un peu coupé du monde. Peu de communication et de possibilité de ravitaillement ainsi que des étapes sans gîtes ni refuges font de ce GR un parcours peu fréquenté et plein d'authenticité. Le rêve pour les amateurs de Grande Randonnée !