Carnet de voyage

Polynésie en vert

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Juin 2019
120 jours
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Publié le 29 mai 2019

Aperçu des étapes que j ai prévu (resa des vols obligatoire ) pour découvrir les îles vertes de la Polynésie.

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Publié le 21 juin 2019

Arrivée de nuit en Polynésie , un groupe de musique locale nous tient compagnie pendant les formalités douanières qui seront beaucoup plus rapides que celle du transit à Los Angeles.

Le taxi réservé à l avance pour m amener au rbnb n est pas là. .. pas de collier de fleurs pour moi. Je me retrouve seule à minuit passé devant u n aéroport fermé.

La baterie de mon tel est vide et confiante je n'ai pas l adresse complète de mes hôtes. C est un loueur de voitures qui sera mon sauveur en me donnant accès à une prise de courant et son code wifi.

Laurence réveillée en pleine nuit vient me chercher.

Au ptit déj je rencontre les autres habitants du lieu et sympathisé très vite avec eux.

Il fait beau direction le marché local , la banque et un vendeur de cartes tel.

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Publié le 21 juin 2019
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Publié le 21 juin 2019

Il pleut. Les sorties randos seront pour plus tard. Mes nouvelles amies Christine et Virginie m invitent à partager leur "road trip" de la journée.

Au programme un tour au marché pour quelques emplettes indispensables du genre couronnes de fleurs...puis direction la petite Normandie et le belvédère depuis lequel les guides touristiques annoncent une vue imprenable. Nous avons vu les vaches mais pas la vue ...

Ensuite un saut par une plage de sable noir pour ramasser quelques rares coquillages . Puis délicieux déj de poissons crus dans un restaurant avec des nappes à carreaux rouges et blancs assortis à mes espadrilles. 😅.

Il faut reprendre la route direction le jardin botanique. De taille petite mais très chouette et surtout assez grand pour se faire doucher par les trombes d eau venues du ciel.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à un Marae. Ambiance paisible.

Merci les filles. 😍
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Publié le 21 juin 2019

Cette nuit déluge de pluie mais la sortie 4*4 est quand même confirmée . Direction la vallée de Papenoo pour traverser l ile de part en part. Elle est appelée aussi la vallée aux 1000 cascades.

9h15 on vient me chercher à demeure. Le 4*4 est plein, j ai une place dans l abitacle à côté du chauffeur : Augustin Pito. Un polynésien pur souche. Durant tout le trajet il me racontera sa vie et parlera affectueusement à sa voiture pour l encourager dans les montées, la féliciter après un passage difficile. ..

Encore une bonne journée. Le soir je retrouve pour le dîner Jeff et Kevin brestois mécanos en mission à Papetee depuis presque 2 mois qui espèrent un retour en métropole sans cesse repoussé.



Augustin notre chauffeur est aussi photographe
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Publié le 23 juin 2019

Décidément la pluie sera ma compagne pour toute cette semaine passée à Papetee. Les sorties programmées sont annulées les unes après les autres. Je ne ferai pas de rando cette semaine (snif). En revanche la journée sur un catamaran le "Dalila"pour aller sur l'ile aux oiseaux de Tetiaora est reportée de dimanche à samedi, la météo devant être plus propice.

Ce samedi après une sympathique soirée organisée par Laurence et Luc chez eux en compagnie "des garçons", le réveil est mis pour 4h30. Embarquement sur le catamaran 5H30 et comme je n'ai pas de véhicule, je déambule dans Papetee aux aurores. Les tahitiens sont des lèves tôt je ne suis donc pas seule.

Le capitaine Fred et Loaïna nous accueillent avec un petit déjeuner "maison" : gâteaux et confitures….

En guise de beau temps nous auront de la pluie sous toutes ses formes : bruine, crachin, déluge et comme la bâche qui recouvre le carré extérieur où nous sommes installés n'est plus étanche nous faisons corps (mouillé) avec les éléments.

Les 3 heures de traversée aller puis retour passeront très vite car encore une fois je rencontre des gens adorables. Mathieu et Nathalia, un couple suisse-polonais. Ils ont quitté travail et vendu leur maison, meubles, vêtements pour un voyage entre Australie, Nouvelle-Zélande et Polynésie. Mathias qui n'a jamais navigué rêve d'une vie sur un voilier. Cette journée est un test mal de mer pour le couple. Il ne sera pas totalement concluant, surtout pour Nathalia.

Le débarquement sur l'île se fait en zodiac. Il faut passer la barrière de corail et ses vagues avant d'atteindre l'île paradis (celle des révoltés du Bounty) des oiseaux sauvages . Fred debout sur le zodiac, tel Ben-Hur sur son char dompte les éléments et nous transborde 2 par 2.

Le tour de l'île se fait sur la plage ou dans l'eau lorsque nous longeons les colonies d'oiseaux afin de ne pas les déranger. Sur ma tenue de plongé j'ai rajouté un coupe vent pour me protéger de la pluie. L'eau est chaude mais je n'aurais pas le courage de m'y baigner.

Loaïna nous régale d'histoires sur la faune et la population autochtone qui a habité l'ile quelques années vers 1930, pour exploiter le copra (produit de la noix de coco). Nous apercevons un petit requin pointe noire , des poissons multicolores nagent autour de nos jambes et de très nombreux concombres de mer. Il parait que seuls les habitants des australes les mangent.

Un succulent déjeuner de poisson cru et cuit préparé par Loaïna nous attend sur le bateau.

Pendant la navigation de retour vers Papetee, Fred nous raconte sa vie de skipper à travers les océans et sa "retraite" active en Polynésie qui lui permet de réaliser le rêve de toute une vie.

Le mauvais temps est toujours de la partie, un éclaircie se forme en fin d'après midi. A défaut du levé du soleil, je peux admirer son coucher sur la mer argentée et m'installer à la proue du navire, sentir la chaleur de l'eau remonter sous mes pieds dans la fraicheur du soir.

Couché de soleil sur mer argentée , derrière moi Fred le capitaine du bateau
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Publié le 25 juin 2019

La semaine est vite passée malgré les aléas météo et les sorties rando absentes.

Ce dimanche, après des démarches à la gare maritime et à l'office du tourisme j'avais réussit à programmer une rando avec un guide nature sur l'ile de Moorea . Il ne fallait pas se réjouir trop vite, le dernier point météo fait après ma journée catamaran sous les embruns polynésiens est mauvais. Une nouvelle fois mon projet rando est annulé.

Décidément je suis le chat noir des sorties plein air. Si vous avez un évènement en plein air à programmer appelez moi pour l'organiser, il aura toutes les chances de tomber à l'eau (ah ah ah).

Dépitée j'annonce cela " aux garçons" Jeff et Kevin pour qui je prépare ce soir un repas à la hauteur de mes compétences culinaires. Je veux les remercier de leur amitié, au menu : salade de légumes du marché au basilic, riz au gingembre et salade de fruits frais au basilic et gingembre. L'estomac en alerte et se réjouissant d'avance du festin annoncé (sur ce coup j'ai de la chance car ils n'ont pas encore gouté mes plats), ils m'invitent à leur tenir compagnie dimanche au faré Réa Réa (là où nous logeons tous) pour un barbeuc avec leurs amis Maraïl et Stéphane.

11h alors que je profite de la piscine, Maraïl arrive chargée de sacs de victuailles (langoustes, crevettes, noix de st jacques, ..). En guise de barbeuc, c'est un festin de roi qui s'annonce. J'ai pris la recette du risotto de st jacques et crevettes ainsi que celle des langoustes au barbeuc avec une sauce aux tomates et carapaces de crevettes, je la donnerait à Théo car entre mes mains les aliments se rebellent. Bref on ne peut pas avoir toutes les qualités, j' ai la main verte mais pas la main cuisinière.

Nous avons passé la journée à cuisiner, à manger, boire seulement de l'eau pour moi et danser.

Un message, pour ma fille Laura : sache ma belle que ma nullité aux blind test musicaux est maintenant sortie du cocon familial.

Ce matin j'ai fait ma valise pour m'envoler vers Raiatéa et de nouvelles aventures, le cœur gros. Mes amis je vous aime vous me manquez déjà. RDV est pris, en octobre je retourne chez Luc et Laurence et j'irais voir ma chère Maraï.

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Publié le 26 juin 2019

Mardi 24 juin, après une saut de puce de 35 minutes en avion miniature (68 places), me voici arrivée à Raiatea. Claude mon hôte est bien à l'arrivée, il a la soixantaine bien entamée avec un perpétuel sourire aux lèvres. Nous embarquons mes bagages et moi dans son Pick up déglingué direction le PK 7.2 . Pour les non initiés en Polynésie les adresses s'expriment en point kilométrique (PK) il y en a 50 sur Raiatea.

Après quelques minutes de route et de piste nous voilà déjà arrivés à sa "cabane" en bambou. C'est là que je vais loger et travailler pour une quinzaine de jours.

Ici c'est le royaume des chats, des chats particuliers puisqu'ils sont végétariens. Ils adorent manger les avocats et autres fruits ainsi que nos restes de nourriture. Le végétarisme n'est pas de rigueur puisque mon hôte Claude est un grand carnivore, c'est d'ailleurs pour satisfaire son amour de la viande que j'ai ramené en fraude dans mes bagages un jésus bien emballé, depuis la France.

Ici, pas de portes ni de fenêtres nous vivons en pleine nature, la douche est dehors devant la cabane et en se lavant nous avons une vue magnifique sur le lagon. Ce matin en prenant le petit déjeuner: toc toc toc dans les parois en bambou fait le Gecko qui casse son œuf en venant au monde. Le reste du temps c'est le chant des oiseaux qui accompagne notre journée sauf quand Claude travaille à la scierie. Là c'est le chant des machines à bois qui perce nos tympans.

Je dis nous, car je suis en compagnie de Marine et Raphael, un couple de jeunes woofeurs plus ou moins installés définitivement ici. Tous les soirs ils m'emmènent voir des chanteurs et des danseurs qui se produisent actuellement dans les villages voisins pour le Heiva. N'ayant toujours pas totalement absorbé le décalage horaire, j'ai du mal à garder les yeux ouverts durant les spectacles qui pourtant se déroulent à une heure plus que raisonnable : entre 19H et 21H. Hier nous avons "veillé" jusqu'à 21H30 (waou). Les polynésiens se lèvent extrêmement tôt et vont travailler tôt, aussi les soirées sont en rapport.

J ai juste oublié de préciser quelque chose. Dans ce paradis il faut travailler. Avec la chaleur c est dur dur. Il faut juste garder la foi de 7h30 à midi après c est vraiment le paradis.

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Publié le 3 juillet 2019

Au paradis le temps passe très vite. La matinée est occupée au jardin, après déjeuner, sieste ou moment calme puis rando, baignade dans le lagon ou lecture. Le soir venu direction le Heiva. Nous avons ainsi admiré des danseurs en groupe ou en solo, des groupes musicaux. Cette semaine le Heiva est consacré à l'artisanat : tressage de paniers traditionnels, chapeaux… Ce soir ce sera concours de colliers de fleurs et couronnes de fleurs.

Contrairement aux prestations de danse, les concours d'artisanat attirent peu de monde et nous avons largement le temps de discuter avec les tahitiennes et tahitiens qui font montre de leurs talents et tenter de reproduire leur art. Mes jeunes amis Woofeurs se débrouillent fort bien, pour ma part la patience ne fait pas partie de mes nombreuses qualités aussi j'ai vite abandonné le projet de tresse en feuilles de cocotier. Raphael m'a offert une tresse de cheveux et une tahitienne qui ne voulait sans doute pas que je reparte les mains vide, un panier.

Chaque village a sa soirée de Heiva, en général c'est gratuit et l'occasion de vendre des boissons et de la nourriture faite maison dans des baraques temporaires mais colorées de motifs tahitiens. Ici c'est la patrie du billard et en fin de soirée nous faisons une petite partie. La pétanque est également très populaire, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de faire état de mes talents en la matière.

Hier je suis enfin montée sur le catamaran de Claude qu'il a conçu et construit lui même. Bateau sur lequel il a passé 6 ans avec femme et enfants pour faire le tour du monde avant de s'arrêter définitivement à Raiatéa. C'est un catamaran fait pour la course nommé Crin blanc (tous derrière et lui devant). A bord tout est dépouillé, optimisé pour la vitesse. Aucun confort comme j'ai pu le connaitre sur Caliméra le bateau de Jean mon beau père. La douche se prend uniquement sur le pont, c'est super quand il faite beau mais j'imagine que lors du tour du monde la chaleur et le beau temps n'ont pas été toujours de mise pour Claude et sa famille.

Comme d'habitude le temps était maussade et pour moi point de plongée au milieu des coraux et des poissons mais plutôt une après midi à se faire rincer en essayant d'amarrer le bateau à son corps mort, le tout dans la bonne humeur avec des amis voileux.

Ce Week end point de travail, mais succession de visites des amis de Claude qui viennent discuter, profiter d'internet, faire une machine de linge sale ou passer la journée à table autour d'une bonnes bouteilles à se raconter des blagues et des histoires de voileux.

Je pensais rester un mois et demi dans ce coin de paradis, mais il y a eu incompréhension et mon séjour se limitera à 15 jours (snif) . j'ai déjà un point de chute pour les 15 jours suivants. Je vais faire le jardinage pour la voisine de Claude, Marie-Hélène, chirurgienne fraichement retraitée qui vit dans une somptueuse maison avec son mari juste au dessus de chez Claude . Je ne perdrai ainsi pas contact avec mes amis de la cabane au Paradis.

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Au final qu'ai je retenu de cette quinzaine de jours passés chez Claude à jardiner le matin, buller l'après midi et vivre un peu, beaucoup, passionnément la nuit ? (pour info il fait nuit à partir de 18 h)

En matière de jardinage d'abord : Les ananas ne sont pas mes amis, leurs feuilles drues sont pleines de petites épines qui griffent les bras et les jambes de la jardinière venue les désherber ou leur apporter du compost.

Pour mes amies du jardin partagé qui comprendront, j'ai rencontré ici un ennemi aussi coriace que le liseron : le védélia ou "gazon tahitien". Tu l'arraches consciencieusement, un coup de pluie et de soleil et le revoilà qui repart à l'assault des plantes tout juste dégagées de son emprise.

Un découverte, j 'adore "jardiner" perchée au cœur des arbres pour à qui je dois faire une taille d'hiver, ainsi j'ai la vue d'un coté sur le lagon et de l'autre sur le mont Téméhani.

Sinon pour ceux qui veulent des détails sur mes activités de jardinage, j'ai essentiellement désherbé, paillé, ratissé, semé, rempoté…. et lasuré des planches à la scierie les matins trop pluvieux.

Ramasser les fruits de la passion, avocats ou mangues tout justes tombés des arbres parce qu'ils sont mûrs et les déguster dans l'heure qui suit leur donne une saveur incomparable à ceux que nous récoltons sur les étals des supermarchés français.

Sinon j'ai appris à "buller" l'après midi. Ne rien faire et ne rien avoir envie de faire si ce n'est rester tranquillement assise sur la terrasse de la cabane pour admirer le paysage, lire quelques pages d'un livre et retourner à ma contemplation. On y prend goût surtout dans un environnement pareil. Pour une fois je me suis laissée porter par les idées d'activité de mes co-woofeurs. La initiative que j'ai prise lors de ces après-midi pluvieuses : faire des gâteaux en prenant tout mon temps et sans lâcher du regard le bleu de la mer avec les vagues se brisant sur la barrière de corail.

Vivre un peu la nuit ou les Week-end au gré des sorties concoctées par Raphael, Marine, Charlotte et même Claude, ça aussi j'ai apprécié. Nous avons essentiellement fait des sorties liées au Heiva: spectacles de danse, de chant , tressage de paniers, de colliers et couronnes de fleurs, concours du plus beau légume…Plonger depuis un ponton donnant sur les coraux entourés de poissons multicolores ou après avoir accosté un motu. Faire le tour de l'ile en voiture un dimanche pluvieux alors qu'un tour un moto était programmé et surtout j ai appris à jouer à la belotte et fait des parties endiablées avec les habitants de la cabane.

Ce soir j'ai quitté la cabane pour laisser ma place à une nouvelle woofeuse. J'habite pour les 15 jours prochains dans une immense maison juste au-dessus, j'ai une grande chambre avec ma salle de bain personnelle ouverte sur la nature et un rythme de travail qui sera allégé. Demain, pour la 1ere journée , ce sont surtout les préparatifs d'un anniversaire qui vont nous occuper et je dois faire un gâteau ….

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Déjà une semaine passée avec mes nouveaux hôtes Marie-Hélène et Christian, "jeunes" retraités qui me traitent comme un membre de leur famille.

Le matin après un petit déjeuner tranquille passé à deviser avec MH face au lagon et avoir accueilli Arnold et son fils, 2 tahitiens qui repeignent la maison, à 8h je vais travailler dans leur jardin paysager.

Le lundi et le jeudi Estelle, vient faire le ménage et ranger un peu le capharnaüm laissé par MH "tête en l'air". Marie-Hélène à mille projets en tête, commence une tâche l'abandonne puis passe à autre chose. Elle est mon opposé (organisée et cartésienne). Sa volubilité verbale et son rire tonitruant sont un régal et rendent sa compagnie adorable. Elle m'entraîne avec elle dans ses activités. J'ai ainsi passé une matinée à choisir les tissus des coussins de ses canapés dans les 2 uniques magasins de textiles de l'île, fait un cours de Pilate, résisté à ses demandes insistantes d'aller au yoga avec elle pendant mes supposées heures de travail, été invitée à passer une journée sur le catamaran de ses amis….et peut être faire une croisière de quelques jours jusqu'à Bora-Bora si elle trouve le temps de se poser un peu pour réserver un bateau avec skipper sur les derniers jours de mon séjour sur cette île, début août.

Les après midi, je trouve encore le temps d'aller plonger dans le lagon pour admirer poissons et coraux, randonner en solitaire, faire du canoé avec un guide nature sur la rivière Féroa qui s'enfonce dans l'ile et demain matin, au lieu de travailler, faire une sortie VTT électrique de 42Km dans la montagne avec accompagnateur.

ma nouvelle demeure et vue sur le lagon  au ptit dej

Bref, les journées sont bien remplies, plus trop envie de faire la sieste. Par contre ici les soirées sont calmes et un peu mornes en l'absence de Heiva et de parties de cartes.

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Publié le 28 juillet 2019

Raiatéa, cette ile paradisiaque emplie de gens charmants, polynésiens comme "popas" est colonisée par des gallinacés dont la gente masculine (les coqs) est férue de chant à tout heure du jour comme de la nuit. Ces animaux étant sauvages, les poules ont le bon goût de pondre en catimini, aussi nous pauvres humains ne sommes nous même pas dédommagés en œufs frais des multiples réveils nocturnes occasionnés par ces bestioles à plumes.

Depuis mon arrivée sur l'île, mes hôtes comme les personnes rencontrées lors de mes multiples activités ont une obsession : se débarrasser de ces volatiles par trop volubiles. S'en suit de nombreuses conversations sur les nuisances sonores, la vélocité de ces bestioles qui ne se laissent pas attraper facilement, l'ébauche de projets de pièges variés pour s'en débarrasser et enfin l'art de cuisiner le coq au vin.

Bref, il fallait que je fasse quelque chose. Super Pétunia est entrée en action. J'ai commandé du grillage à Marie-Hélène, récupéré quelques tasseaux de bois qu'Arnold s'est fait un plaisir de couper aux dimensions indiquées et assemblé le tout avec une agrafeuse spéciale bricolage.

Résultat une cage de 50*70 cm que j'ai installé à proximité de la maison, selon une technique de piégeage(Cf. photo) préconisée par Claude. En guise d'appât du riz et des tomates avariées.

Bon j'avoue, j'ai eu quelques déboires avec la cage qui ne voulait pas tenir en équilibre sur sa béquille. Mais pour une fois je me suis armée de patience, ai consolidé maintes fois mon œuvre et hourra, 24h mêmes pas écoulées, le piège à fonctionné. Ce n'est pas une poule ou un coq qui ont été piégés par leur gourmandise, mais un couple. J'ai ameuté la population locale (mes hôtes et nos voisins du dessous) pour qu'ils admirent mes prises, ma cage…. trop fière de moi.

Raphaël qui avait tenté la méthode "j'essaye de les attraper en courant après" (ça ne marche pas avec des volatiles sauvages capables de voler) est venu armé d'un gourdin et d'une machette pour les tuer. Selon les explications données par Claude et d'autres personnes bien avisées, tuer une poule ou un coq est chose aisée. Au choix : leur tordre le cou, donner un coup derrière la tête ou la leur trancher avec la machette .

En fait, sans expérience nous avons eu un peu de mal et les pauvres bêtes ont eu le temps de se voir mourir. Promis la prochaine fois on sera plus expéditifs. Je pense que ma fille ainée, Juliette pour ne pas la nommer, va me maudire, voir me renier pour avoir participé à l'assassinat de ces pauvres animaux qui n'ont fait de mal à personne. Sache ma chère qu'ils sont ici considérés comme aussi nuisibles que les cafards dans tes placards.

Cette nuit nous avons merveilleusement dormi, le second coq qui vit sur le terrain ayant pris la poudre d'escampette.

méthode du gourdin pour la poule, machette pour le coq

Reste maintenant à les cuisiner .

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Le Week-end dernier nous étions une douzaine lors de la journée yoga-bien être qui s'est déroulée chez Marie-Hélène. Plume, notre prof de yoga était assistée de son ami David pour la partie repas et plantes bienfaitrices.

La veille du jour où j'ai failli être une salade de concombre, nous étions tous les 4 dans la cuisine pour préparer les agapes de cette journée mémorable. Au menu, il y avait un roulé aux Fafas (épinards locaux) de la crème de jeunes pousses germées, des galettes de graines, de la salade de papaye verte et mangue, des smoothies au lait de soja et en dessert du Poé... Les appareils ménagers de Marie-Hélène s'étant mis en grève de façon impromptue, j'ai passé une bonne partie de l'après midi à éplucher et râper manuellement tous ces fruits et légumes en y laissant une partie de mes doigts.

Le dimanche matin , les participantes et l'unique mec (Yves) en plus de David sont arrivés sous une pluie battante qui rythmera toute la journée en alternance avec le son des "bols chantants" et les "gong". une petite aparté : après mes 1ers posts sur "la pluie à Papetee", cette dernière est toujours présente malgré la saison (sèche) mais je m'y suis habituée et j'oublie d'y faire référence.

Bien sûr, Plume désigne les binômes de la journée et m'associe à Yves, la soixantaine ancien médecin belge à la retraite, vivant actuellement sur un voilier...Nous aurons toute la journée pour faire connaissance sous l'égide des ateliers préparés par Plume. Que personne ne se mette à divaguer mentalement sur cette rencontre purement amicale, le cher homme étant un tantinet précieux, vraiment trop précieux pour moi.

L'après-midi fut le moment le plus drôle de la journée, le matin étant plus centré sur le travail de nos émotions et l'identification de nos rêves afin de comprendre la loi de l'attraction : rien de ce qui nous arrive dans la vie n'est le fruit du hasard, ce sont nos pensées qui génèrent les situations bonnes ou mauvaises de notre quotidien.

Revenons donc à cet après-midi faite de soins du visage aux ingrédients naturels (yaourt, miel, sucre, huile, son...et concombre), massages et fou rires des participants (salutaires après une matinée riche en émotions).

                        David et Plume                                                                             Yves et le mass...

Le problème du masque au concombre, c'est que David Jardinier permaculteur les avait tranchés à grosses mailles, parfait pour ????une salade de concombre faite par un enfant de 5 ans, mais surement pas pour un masque apaisant. Les tranches, tellement lourdes ne sont jamais restées en place sur nos visages, générant chatouilles et franches rigolades bien loin du moment calme et relaxant prévu pour cet atelier. La maladresse de mon binôme à beaucoup fait rire l'assemblée et les massages qui devaient suivre les soins du visage ont été tout aussi hilarants .

Bref une bonne journée pour occuper un dimanche de pluie battante .

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Après mon séjour chez Marie-Hélène, retour à la "Cabane au paradis" pour prolonger mon expérience de woofeuse. Adieu le jardinage en intensif, bonjour la scierie.

Claude fait des farés traditionnels en bois à partir de grumes de pins coupées dans les forêts de Raïatea. En ce moment les commandes affluent , aussi toutes les bonnes volontés sont bienvenues à l'atelier. Comme il faut bien commencer par les tâches les plus simples, je passe donc une grande partie de mes matinées de woofeuse à poncer des tuiles de bois, qui serviront de toiture des farés en chantier. Il faut 3.800 tuiles pour chaque faré ! Les amis voileux de passage viennent parfois aider en échange d'un apéro, d'une connexion internet , du plein d'eau ou du lavage de leur linge.

D'abord, poncer ce n'est pas si simple que cela. La ponceuse est lourde pour moi qui suis surtout habituée a taper sur un clavier d'ordi à longueur de journée. Ensuite, la ponceuse que l'on m'a attribué à une fâcheuse tendance à déraper sur mes doigts malgré un gant de protection à la main droite (je suis gauchère) . Aussi les entailles sont de mise et la mer très salée où je vais plonger presque tous les après midi fait son œuvre de creusement…

Bon, ce n'est pas grave je vais juste gagner quelques cicatrices sur les mains, en revanche coté musculature je vais être au top à gauche. Un peu comme les tennismans qui ont un bras plus musclé que l'autre. A défaut de la pratiquer, j 'apprends aussi pas mal de vocabulaire mécanique, les outils (banc de sciage, tracteur, plaques de cuisson, four…) ayant ici la fâcheuse tendance à tomber régulièrement en panne.

Sinon la production du jardin donne à plein, nous vendons le surplus des tomates, haricots, aubergines et salades boostés grâce au paillage déposé par mes soins lors de ma 1ère campagne de jardinage à la cabane. On a même des ananas qui pointent leur nez alors que ce n'est absolument pas la saison. Je crois que je les ai trop bichonnés au prix de nombreuses égratignures sur les bras et les jambes.

Les Week-end c'est voile, moto ou musique avec les amis , bref peu de temps de répit. Néanmoins, lorsque j'ai la flemme d'aller nager les après-midi, je cuisine encore et toujours. En ce moment c'est confiture de bananes, caramboles et mangues, avec une touche de gingembre et curcuma fraichement cueillis au jardin. Des voisins bien intentionnés (pour m'aider à reprendre du poids, malmené par toutes ces activités physiques) nous ont offerts plusieurs régimes de bananes qui arrivent à maturité en même temps. J'ai aussi pu faire l'apprentissage de l'ouverture des noix de coco à la machette (ici on appelle cela un "couteau") au milieu des chats végétariens alléchés par l'odeur de ce fruit délicieux. Heureusement je n'ai tué personne et les 6 chats affamés de fruits et légumes (ils viennent même manger les haricots verts que je suis en train de faire cuire !) sont toujours là.

Catherine la chanteuse du groupe, Guy le batteur, Pierrot et bien sûr Raphael (Bernard  et Claude sont cachés). Au fond les groupi...
Travail à l'atelier  : Daniel, Claude et Françoise et moi