Carnet de voyage

20 jours en Tanzanie

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Par nasth
Hello, voici un petit récit de notre aventure sur les terres tanzaniennes. Au programme: Ascension du Kilimandjaro, safari dans les parcs du Nord et échouage sur l’île de Zanzibar ! Nastha & Greg
Septembre 2018
3 semaines
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Notre voyage commence par une semaine de trek sur le Kilimandjaro. Il s’agit du plus au sommet du continent africain (5896m), qu’on appelle également « le toit de l’afrique », à la frontière entre la Tanzanie et le Kenya.

Plusieurs voies d’accès sont possibles pour l’ascension. Nous avons choisi la voie Machame qui est aujourd’hui la plus empruntée par les randonneurs car elle nous fait traverser de très beaux paysages et permet une bonne acclimatation. Ici pas de refuge, tout le trek se fait en tente. L'ascension ne requiert pas une condition physique extraordinaire car pas de technique particulière, la principale contrainte étant l’acclimatation. Le taux de réussite pour un trek de 6 jours est de 80%, et monte à 90% avec 1 jour supplémentaire. Donc pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons opté pour 1 semaine de trek !

Trois règles simples pour réussir l’ascension, qui nous ont été répétées non stop par notre guide :

  • Pole pole (doucement, doucement en swahili). En effet, on marche durant des heures mais à un rythme très tranquille.
  • Boire, beaucoup ! 3 à 4L par jour, toujours pour éviter le mal aigu des montagnes.
  • Et manger, toujours plus. Car avec la haute altitude l'appétit diminue mais la dépense énergétique est beaucoup plus importante.

De plus, on est loin d'être seul pour faire cette ascension. Nous avions une grosse équipe avec nous : 2 guides, un cuisinier et des porteurs, de quoi partir tranquille.


Les étapes de l'ascension :

Jour 1 : Départ de la Machame Gate (1800m) - Arrivée à Machame Hut (3050m)

Le début de la randonnée se fait à travers une dense forêt tropicale, avec d'immenses fougères. Avec l'altitude, les paysages changent ensuite très vite.

Jour 2 : La forêt laisse place à une savane de hautes herbes, parsemée de pierres volcaniques et de bruyères. Arrivée à Shira Hut (3750m)

Jour 3 : Etape à Lava Tower (4750m, bon test d'acclimatation) et arrivée à Barranco Hut (3950m) après des heures de marche sous la pluie... A partir de là, la température diminue très vite.

"Devant eux, tout ce qu'il pouvait voir, vaste comme le monde, immense, haut et incroyablement blanc dans le soleil, c'était le sommet carré du Kilimandjaro. Et alors il comprit que c'était là qu'il allait". Ernest Hemingway, Les Neiges du Kilimandjaro, 1936


Les glaciers du Kilimandjaro sont sérieusement menacés par le réchauffement climatique, et certains estiment même qu'ils pourraient avoir disparu d'ici 20 à 30 ans...

Jour 4 : Début de la journée par l'ascension de la muraille de Barranco.

Arrivée à Karanga Valley (4100m)

Jour 5 : Arrivée à Barafu Hut (4550m), étape précédant l'ascension finale. Quelques heures de sommeil avant le départ, lever à minuit !

Lever de soleil sur le mont Mawenzi

Jour 6 : Départ de nuit à 1h du matin pour l'ascension finale ! On assiste au lever de soleil sur le mont Mawenzi, juste magique ! Après une ascension (très) pénible de 6h30, arrivée au sommet, Uhuru Peak à 5896 mètres (liberté en swahili), point culminant de l'Afrique 😀

Uhuru Peak !
#nausée #jaimalàlatête #jeveuxdescendre

Et c'est pas fini ! Maintenant il faut descendre, jusqu'à Mweka Hut (3100m). Soit une grosse journée de 13-14h de marche en étant partis de nuit, très douloureux !

Jour 7 : On descend encore, jusqu'à Mweka Gate (1600m). C'est le moment de dire adieu à toute l'équipe. On a même droit à une petite chanson pour nous féliciter pour notre ascension.

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Notre safari dans les parcs du Nord de la Tanzanie commence au Tarangire (se prononce "taranguiré"), plus petit et moins visité que ses voisins. Ce qui caractérise ce parc, qui est de loin mon préféré, c'est la grande quantité d'éléphants, de baobabs et de mouches tsé-tsé !

Le parc s'étend le long de la rivière Tarangire, point d'eau bien connu des éléphants. 
Pendant la saison sèche (de mai à octobre), ils viennent boire en creusant des trous dans le lit de la rivière. 
Le tronc des baobabs est souvent abîmé par les éléphants qui se nourrissent des écorces durant la saison sèche. 
Ces arbres, qu'on ne trouve qu'en Afrique, sont en réalité creux et peuvent vivre jusqu'à 2000 ans. 
On trouve au Tarangire une grande population de girafes. 
Les prédateurs sont également très nombreux dans ce parc, et on est toujours impressionné de pouvoir les approcher de si près. 

On trouve beaucoup de mouches tsé-tsé au Tarangire. Pour ne pas les attirer on conseille d'éviter de porter du bleu et du noir. Un programme d'éradication a été mis en place, c'est pourquoi on retrouve accrochés à certains arbres, des morceaux de toiles bleus et noirs censés les attirer.

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On a eu l'occasion de visiter un village massaï sur la route vers la zone protégée du Ngorongoro.

Les massaï représentent l'ethnie la plus connue d'Afrique de l'Est, vivant principalement au Kenya et au Nord de la Tanzanie. Je croyais cette culture quasiment disparue ou du moins peu répandue, or on retrouve beaucoup de massaï dans le nord de la Tanzanie. Ils vivent dans les grandes plaines, de façon assez isolée, loin des villes. Leur culture est basée sur l'élevage des bovins, c'est pourquoi ils sont encore des semi-nomades et doivent se déplacer au fil des saisons pour trouver des points d'eau. Ici, pas d'agriculture, ils vivent des produits de base que leur fournissent leurs troupeaux, tels que le lait, le sang et la viande.

La société massaï est patriarcale. Les femmes et les jeunes filles ont la lourde tâche d'aller chercher l'eau et le bois, de construire les maisons et de fabriquer des bijoux. Les jeunes garçons eux surveillent les troupeaux. Les garçons massaï changent de statut après leur circoncision vers 14-15 ans, ils deviennent alors les fameux moranes, de jeunes guerriers. Les hommes adultes s'occupent principalement d'aller vendre ou acheter du bétail et de prendre les décisions pour l'ensemble de la communauté.

Un des mythes sur les massaï concerne les moranes, qui devaient tuer un lion au cours de leur initiation. Cette pratique est complètement interdite aujourd'hui mais serait surtout un mythe (cf Le lion de Joseph Kessel).

Leurs habitations sont des huttes rondes construites avec un mélange de terre, de branches et de bouses de vache. Passant la majorité de leur temps dehors, leurs maisons sont très petites et très sobres.

Au programme de la visite:

Démonstration de lancé de lance, concours de saut, fabrication du feu, chants et danses. Même si la visite guidée est bien orchestrée et manque un peu de naturel, ça reste un bon moyen de découvrir leur culture, sans trop déranger les villageois. Il est demandé 40 dollars US par visite par véhicule, peu importe le nombre de voyageurs. Cette somme servira à faire vivre la communauté, à acheter du bétail ou des médicaments.

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Le cratère du Ngorongoro est l'une des plus vastes caldeiras intactes au monde, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1978. La vue est magnifique, un cratère immense large de 19 km.

Au fond du cratère, on trouve des plaines, marais, et bois d'acacias, un vrai paradis pour les animaux. 
On trouve ici de grands troupeaux de gnous, de zèbres, ainsi que la plus grande densité de lions de toute l'Afrique. 
Pour limiter le nombre de véhicules dans le cratère, l'accès y est limité à 6 heures.
On a pu apercevoir un rhinocéros noir, espèce menacée d'extinction. Une trentaine d'entre eux vivraient dans le fond du cratère.
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Nous voilà arrivés au parc du Serengeti, dernière étape de notre safari !

Le parc est immense, au coeur des grandes savanes de l'Afrique de l'Est. Il couvre presque 15 000 km², on y voit des plaines à perte de vue et de nombreux animaux sauvages. Il est surtout célèbre pour la fameuse migration de près d'1,5 millions de gnous, de novembre à décembre.


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Et oui certains noms du célèbre dessin animé ont une signification en Swahili, langue officielle en Tanzanie. Ce serait aussi la langue la plus parlée dans les pays d'Afrique de l'Est, mélange de langues africaines, de l'arabe et du persan.

Quelque exemples :

Simba, signifie tout simplement "Lion",

Nala, signifie "Cadeau",

Sarabi, la mère de Simba, signifie "Mirage",

Rafiki, le vieux singe, signifie "Ami",

Pumbaa, le phacochère, signifie "Stupide, ignorant",

Shenzi la hyène, équivaut à « Barbare »,

Mufasa, le père de Simba est en lien avec le nom du dernier roi de la tribu des Bagada pendant la colonisation anglaise.

Et biensûr Hakuna Matata, très employé dans le langage courant, signifie "pas de problème" 😉

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Arrivée sur l'île de Zanzibar pour la dernière étape de notre voyage !

Matemwe 

L'île est connue pour ses magnifiques plages de sable blanc aux eaux turquoises, ses épices, ses très beaux coraux et ses fameux boutres (ou dhow, qui sont les voiliers arabes traditionnels originaires de la mer Rouge).

Au Nord de l'île on trouve le meilleur spot de plongée de l'archipel, au niveau du petit îlot de Mnemba. Des poissons colorés, et surtout un corail magnifique et bien préservé.

Zanzibar a été le lieu de nombreux échanges avec l'Arabie et le golfe persique. Le commerce avec l'Orient apporta l'islam et l'architecture arabe, et aujourd'hui la quasi-totalité des zanzibarites sont musulmans.

L'architecture de la ville de Stone Town est donc issue d'un mélange des occupations arabes et britanniques.

Les portes de Zanzibar 

Ici, beaucoup d'hôtels de luxe avec autour une très grande misère. Un peu dommage de voir que les seuls bâtiments entretenus soient les hôtels.

Stone Town