Carnet de voyage

Via Jakobi - mon Compostelle suisse

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Mon Compostelle suisse, de Rorschach à Genève, découvrir la Via Jakobi.
Septembre 2020
27 jours
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Publié le 30 août 2020

le départ se fera à deux, demain le train nous emmènera à Rorschach au bord du lac de Constance.

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Publié le 1er septembre 2020


Sommes bien arrivés à Rorschach sans pluie, hier, car ce matin nous sommes trempés rien que de regarder par la fenêtre.

Le lac de Constance est magnifique. Immense. Après avoir repéré notre auberge, nous avons longé les berges jusqu’au port où nous avons vu le

´départ de la Via Jakobi’. Nous avons découvert les « bains » locaux du haut de leurs pilotis boisés. Une belle vieille bâtisse, typique.

Le souper pris à l’heure locale de 18h nous donne le ton de la Suisse allemande...l’auberge de jeunesse tient bien son nom, remplie de jeunes nous promettant une nuit agitée et bruyante. Petit rappel de « camino ».

Ce matin, la pluie nous réveille, sans horaire sans contrainte nous attendrons sereinement qu’elle cesse pour débuter « notre Compostelle suisse ». Une pèlerine rencontrée au petit déjeuner nous indique qu’elle vient de Genève aussi..

Les sacs sont prêts, recouverts de leur pèlerine, les nôtres vont aussi prendre l’air.

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Publié le 3 septembre 2020

Hier nous avons rejoins ST GALL, 15 km étaient prévus...finalement les prévisions étaient aussi optimistes que la météo, nous aurons fait 21km, le dos fatigué par le sac. J’avais oublié comme Le poids du sac, muni de l’indispensable et strict minimum, pouvait être si pesant.

La voie Jakobi est bien fléchée, sommes arrives trempés par le déluge de fin de parcours...

Nous Repartirons demain jeudi après avoir pris le temps de visiter Saint Gall.

Le beau temps est là ...merci Odile 
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Publié le 3 septembre 2020

15km plus loin nous arrivons à Herisau. Nous avons choisi un accueil jacquaire, tant que nous le pouvons ...

Merveilleux endroit au bord d’une rivière, accueillis par Nelly et son mari, qui ont fait le chemin jusqu’à Santiago. Un accueil comme tous les pèlerins en rêvent, avec tout ce qu’il faut, même un foehn, et même les victuailles...

L’étape fut courte pour habituer nos jambes, les paysages sont magnifiques et le soleil au rendez vous ...que dire de plus, sinon merci à la vie

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Publié le 4 septembre 2020

Partis Tôts ce matin Pour éviter la chaleur ...un leure, entre les dénivelles et le soleil, nous avons bien transpiré.

Nous avons quitté l’accueil pèlerins pour entamer de belles grimpettes successives. Nous avons trouvés de petits donativos le long de magnifiques fermes isolées.

Il n’y a qu’un seul mot pour décrire cette journée : magnifique !

La région du Toggenburg nous en met pleins les yeux, les montagnes, les paysages, meme les dénivelles sont superbes, Et les gens rencontrés sont forts accueillants.

Nous avons trouvé refuge dans une belle bâtisse typique, face au Santis, beaucoup de plaisirs nous envahis.

Toggenburg  
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Publié le 6 septembre 2020

...parfois il n’y a pas de réseau, ce fut le cas hier, mais cela nous a permis de profiter différemment. Nous étions partis d’Amisegg, avec Lisa la pèlerine sur quelques kilomètres. Chemin faisant nous avons croisé de magnifiques maisons typiques, fleuries à merveille. Le parcours vallonné de beaux dénivelés nous a conduit jusqu’à Walde. Après une causette avec un habitant du coin, lequel nous a offert le café « sprunz et la bière, nous avons rejoins notre gîte, digne d’une Auberge espagnole.

Ce matin nous sommes repartis avec la pluie...la pluie...la pluie. J’aime ces moments où il pleut et que le parcours est sans encombre. C'est dans ces moments là, seule avec Moi-même et sous la pluie, que ma motivation me reviens....laisser les pensées vagabonder, laisser le moral s’évaporer au gré de l’humeur et de la température, accueillir les choses de la vie, les souffrances des uns, les choses sur lesquelles nous n’avons aucune emprise...

Ce chemin qui nous emmène d’un lieu à un autre, parcourir des kilomètres comme on déroule le fil de notre vie.

Nous avons croisé Saint-Jacques dans la chapelle de Neuhaus où une pensée particulière y a été déposée.

Toujours sous la pluie, nous avons rejoins Rapperswil, sans croiser les Knie. Demain nous traverserons le lac de Zürich sur la longue passerelle en bois pour rejoindre Einsiedeln, début de pèlerinage pour beaucoup de pèlerins

Déjà 104km...derrière nous

Demain Einsiedeln 
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Publié le 7 septembre 2020

La traversée du lac de Zürich a été un vrai bonheur, le long de la passerelle en bois. Puis nous avons entamé une sacrée montée jusqu’au col de l’Etzel. 800m de dénivelé en tout...jusqu’au couvent d’Einsiedeln. Nous avons vu plusieurs pèlerins, retrouvés plus tard, mais le partage et les échanges sont encore si timides...chacun gardant son espace, le COVID en est-il responsable...

L’arrivée au couvent est un moment magique et émouvant...haut lieu de pèlerinage. Tous ces pèlerins suisses croisés sur le camino m’en ayant tellement parlé, à presque les envier...maintenant je comprends et ressens cette émotion, l’esprit de la « via Jakobi » est bien présent. Nous y sommes passés aussi, c’est merveilleux. Le tampon du couvent figure sur nos credentiales comme une récompense.

Traversée du lac de Zürich  
Einsiedeln  
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Publié le 8 septembre 2020

C’est Avec Einsiedeln derrière nous que nous poursuivons notre chemin en direction de Schwyz. Nous longeons la rivière tout en ayant en face de nous les célèbres Mythen, grande et petite...tout d’abord de face durant de nombreux kilomètres. Puis, nous entamons la montée ardue jusqu’au col de HAGGENEGG, nous franchissons les 1400m, tout en étant surveillés par les Mythen toujours plus belles.

Juste avant le restaurant du col, nous tamponnons notre credentiale à la petite chapelle du lieu.

L’arrivée au col nous laisse voir la mer de brouillard dissimulant la vallée sur le lac des quatre Cantons.

La descente est tout aussi compliquée que la montée, 900m plus bas et 2hrs plus tard nous arrivons sur la place principale de Schwyz, la fresque magnifique de la bataille de MORGARTEN., un peu d’histoire nous rappelle à la vie réelle.

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Publié le 9 septembre 2020

C’est Avec une larme à l’œil que nous nous quittons Maurice et moi...Cette parenthèse montagnarde fut fort agréable.

Je récupère le chemin en direction de Brunnen. En route je croise un pèlerin et nous cheminerons ensemble. C’est ça le chemin...jamais vraiment seul

Nous arrivons à l’embarquement du bateau pour TREIB. La traversée de 7min ne nous laisse pas le temps de boire notre café que nous finirons sur l’autre berge. Le Lac des quatre cantons est magnifique et j’ai la chance d’avoir le soleil qui m’accompagne durant toute la journée. Sur le conseil d’une autre pèlerine, après avoir entrepris le début de la montée sur Emmetten, digne d’un chemin pour briquettes et surplombant le lac, j’opte pour le bord de lac, mais il faut tout d’abord redescendre tout ce que nous avons déjà gravi. Le pèlerin Udo, a opté pour la même options et nous arrivons à Buochs petite ville au bord du lac, côté NIDWALD. Les Cantons défilent.

Nous arrivons tôt dans le petit hôtel. je ne regrette pas que l’accueil pèlerin soit complet, nous profiterons du bord du lac et d’une baignade bien méritée entourés d’un panorama à couper le souffle. Demain direction Fluehli-Ranft...

Traversée pour TREIB  
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Publié le 10 septembre 2020
Quand tu retrouves deux pèlerins fribourgeois et que nous improvisons le café Avec une habitante des hauteurs de Stans ... 

Magnifique moment de retrouvailles avec ces deux là ....chacun repartira de son côté. Après Stans , St Jakob nous retrouvons Jeanine la pèlerine d’Ecublens et finissons l’étape du jour à trois. Grosse étape de 23km, avec de beaux dénivelés et 303 marches pour atteindre Flueli ranft. Cette journée aura été malgré tout très silencieuse bien que nous cheminions à trois. Chacun dans ces pensées, chacun respectant le silence de l’autre pour tout de même partager de bons moments durant les pauses. Le lac des quatre cantons est loin derrière nous, mais celui de Sarnen tout près, les paysages sont magnifiques. Demain le brunnig-pass.

160km de parcourus  
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Je ne sais comment décrire la peine qui m’a torturée toute la journée...ma pauvre amie, ma sœur de cœur depuis si longtemps, qui souffre le martyre et je ne peux rien faire, nous sommes tellement impuissants. J’ai repris l’écriture de ce carnet de voyage pour toi ma belle, pour partager ce si beau chemin de Compostelle 🇨🇭

La journée aura passé en suivant le chemin de « croix » de Nicolas de flue...avec des sculptures par ci par là, comme pour me dire de Profiter de ce chemin, profiter de chaque moment...marcher pour tous ceux qui ne le peuvent pas, remercier la vie quand tout va bien pour nous, la journée a été très difficile en kilomètres ...25en tout. La dernière montée au Brunig pass nous a scié les jambes et nous a fait bien transpirer, mes 2.5 d’eau ont totalement disparus. Nous avions bien pris le temps de plonger nos pieds dans l’eau du Lunger See avant de monter, cela n’aura pas suffit, je crois que je n’ai jamais autant transpiré.

Alors que nous arrivions presque au sommet nous avons croisé « une perle » du coin comme dit Udo le pèlerin, qui était notre hôte. Le gîte se trouve finalement 200m plus bas ...la vue sera pour demain, nos jambes n’en peuvent plus...nous recevons un sms de Jeanine la pèlerine d’Ecublens qui est finalement rentrée chez elle avec la promesse de se revoir. Le chemin nous offre cette gentillesse, sans jugement sans offense en toute simplicité

Ce soir j’ai une pensée particulière pour toi ma sœur de cœur.

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Publié le 13 septembre 2020

C’est tellement beau, qu’il suffit de regarder :

Du col du Brunig au lac de Brienz  
Et à l’autre bout du lac ...Interlaken  
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Publié le 14 septembre 2020

J’ai quitté l’auberge de jeunesse d’Interlaken, ce matin en sachant que j’avais le bateau pour traverser à 13h. C’est sans me presser, tout en légèreté que j’ai retrouvé le Jakobsweg. Longer l’Aar jusqu’au lac de Thoune, a été superbe. Tranquille, paisible juste le bruit de mes pas jusqu’à l’arrivée au bord du lac de Thoune d’une splendeur incroyable. Entre le bleu du ciel et celui du lac, on ne sait où regarder.

Un petit appel vidéo à la grande malade pour lui faire partager tout cela...et je repars requinquée avec la promesse de tout lui faire partager. C’est tellement beau que je pourrai m’arrêter toute les deux minutes.

Puis à nouveau des montées et des descentes à n’en plus finir, moi qui pensais longer le lac, et bien non. Je me retrouve finalement à Merligen, une heure avant la traversée pour Spiez. Le temps de passer à la boulangerie du coin et d’attendre patiemment l’arrivée du bateau. Juste avant d’embarquer je croise une pèlerine de Romont...la traversée a été limite désagréable, juste arrivée à temps de l’autre côté avant d’être malade, ça tanguait pas mal...en plus il faisait à nouveau très chaud, mais je ne vais pas me plaindre de ce bleu magnifique qui m’entoure de part et d’autre. Les paysages sont à coupe le souffle. Nous avons eu la chance découvrir à l’orée du bois surplombant le lac deux joueurs de Corps de Alpes...magique!

C’est d’un pas léger que j’ai quitté la pèlerine qui continuait plus loin.

Là encore, le gîte est superbe: un vieux chalet en bois orné de géraniums, un superbe jardin avec une vue imprenable sur le lac et les sommets avoisinants,

Je me couche fatiguée par les kilomètres mais les yeux remplis des merveilleuses vues de notre beau pays la Suisse. Le chemin de ST-Jacques est superbe. Cela fait deux jours que je marche seule et ça fait du bien, même si les tourments sont là, je laisse sous mes semelles tous mes grands et petits soucis ...

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Publié le 15 septembre 2020

Après une nuit reposante dans un gîte magnifique, je repars à quasi 9h, tout tranquillement. Très vite il fait très chaud. Malgré que mon hôte m’ait assure que je trouverai de quoi manger à midi, et bien j’ai cherché jusqu’à 15h, en vain. Le premier café était fermé tout comme le second qui promettait d’être un bon resto, c’est finalement une vendeuse de vélo et de Rivella qui m’a ouvert sa fermée normalement fermée. Semble que la crise touche ce coin et que les commerces resto et boulangeries ferment les uns après les autres. J’ai bien trouvé un genre de self près d’une grange qui vendait fromage et charcuterie mais pas moins d’un kilo à la fois. Entre la chaleur et le poids aucune hésitation....

Bien qu’en prenant le temps de profiter des bancs à l’ombre, car le thermomètre affichait 27 degrés, je suis arrivée très tôt dans Mon « BNB » qui ne fait pas de souper.

Les paysages ont été de toutes beauté, j’ai longé la chaîne du Stockholm. Demain je veux partir tôt car il y a encore une sacrée sacrée montée ...700m de montée pour 520 de descente Directement à la sortie du gîte 🤷‍♀️

En partant d’Einigen je laisse le lac de Thoune derrière moi 
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Publié le 16 septembre 2020
Partir de bonne heure un régal  

Je quitte très tôt le gîte pour profiter de la fraîcheur matinale et gravir les deux trois montées prévues, puis je découvre enfin des lamas ..

Sont magnifiques  

Je continue jusqu’aux sommets, les vues sont superbes, je n’ai pas oublié de me retourner comme me l’avais dit la dame du gîte ...

Quand même 24 Km aujourd’hui Et petite pause à Dompierre pour mieux repartir demain 
Merci Odile ...Dompierre vue sur le Jura 🤩
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Publié le 18 septembre 2020

Hier j’ai retrouvé Mercedes, qui fera le chemin avec moi jusqu’à Genève.

Nous avons cheminé tranquillement jusqu’à Fribourg, en passant par Tavel/tafers où nous avons vu la magnifique fresque sur la chapelle.

Toujours très beau et très chaud. À Fribourg Manu mon parrain nous attendait sur les bas de la cathédrale. C’est Avec émotions que nous sommes entrés dans cette belle cathédrale. Puis, nous avons profité de l’accueil de ses amis très chers, reçues comme des reines.

Saint Jacques veille sur nous tous  
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Publié le 18 septembre 2020

Nous sortirons de la ville de Fribourg accompagnées de Manu, qui nous fera le bonheur de nous conduire sur la camino fribourgeois.

Un début de matinée agrémenté d’ombre sous une belle forêt. Puis après le dîner nous marcherons sous un soleil de plomb jusqu’à Romont.

Les paysages ont changés, ce sont de longues prairies du plateau, verdoyantes.

Nous arrivons au bas de Romont éreintés par la chaleur. La visite de la ville sera pour demain. Nous avons croisé de nombreuses chapelles, nos credentiale a sont désormais remplis de beaux témoins attestant de notre passage.

Merci Manu et Elisabeth pour ce magnifique moment de partage

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Publié le 19 septembre 2020

Après un petit déjeuné accompagné de nos hôtes, nous quittons le gîte pour nous rendre à Romont, le gîte se situant à l’entrée de la ville. Très vite le mode « pèlerines en pèlerine » est adopté, la pluie fine nous rafraîchi avec bonheur après la chaleur et étouffante nous ne rechignons pas. Un petit tour sur les hauts de Romont, qui avec la pluie et la brume ne nous laissent apercevoir que des lueurs de sommets, nous redescendons la colline. Nous atteignons le plateau dans la brume automnale et arrivons dans un petit resto de Curtilles, ou un bon plat de pâtes nous ravit.

Nous repartons avec le soleil et longerons la Broye tant à l’ombre tant au soleil, pour atteindre notre gîte encore situé par bonheur à l’entrée de la ville. Après environ 17km tout tranquilles sur un parcours légé, nous sommes accueillies par Des gens charmants nous attendant dans leur jardin. Ils nous montre notre chambre. Demain nous approcherons de Lausanne.

Cette dernière photo est celle du gîte où nous avions prévu d’aller hier, ouff il était à 6km à la sortie de Romont 😂
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Publié le 21 septembre 2020

Après Romont, nous avons traversé Moudon ville industrielle pas très jolie. Néanmoins longer la Broye à été formidablement délassant et remonter sur les hauts du Jorat pour arriver au Chalet à Gobet avec le sentiment d’être bientôt à la maison.

Ces deux derniers jours ont été à nouveaux très chauds et lourds, sûrement que les choses à déposer devaient l’être également.

Un passage au CHUV, voir lA grande malade faisait également partie des choses pesantes de la journée d’hier, mais contente d’avoir partager ce moment.

Parfois il y a des moments que nous voulons juste garder pour soi. Ils sont difficiles à décrire, les moments de partage entre amis pèlerins, avec son parrain, avec sa sœur, des amis...ce sont justes des moments indescriptibles qui ne sont qu’à soi, gravés au fond de nous sans qu’aucun mots ne puissent les décrire.

Comme ces 28 kilomètres parcourus sur du bitume sous quasi 32 degrés pendant 4heures. Il faut l’avoir vécu pour le ressentir. Il faut laisser passer quelques jours pour le décrire.

Aujourd’hui à la sortie de la cathédrale de Lausanne, Voir le Lac Léman au loin....provoque il est certain une tendre émotion, de la fierté Aussi d’être quasi rentrée à la maison. avoir traversé mon pays, avoir été accompagnée par l’esprit de saint Jacques qui veille sur nous les pèlerins. Je pense à tous ces pèlerins qui ont déjà traversé la Suisse pour se rendre à Santiago.

Ce soir nous dormons chez mon amie de longue date qui habite Denges. Elle aussi a fait le chemin, nous partageons nos souvenirs.

Je pense à ce matin, du petit bonheur de repartir avec sur nous des vêtements fraichement lavés, sentant tellement bon, un petit rien qui nous ravis tellement.

Demain nous longerons encore le lac, bientôt Genève, rentrer à pieds chez soi quel bonheur.

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Publié le 22 septembre 2020

Nous devions longer le lac ... enfin presque

Ça été un cache caché toute la journée, de ci de la...finalement quand nous sommes au gîte tout était formidable, même la chaleur automnale.

Quand même les kilomètres sur le bitume se sentent dans les jambes crispées par la dureté de la marche.

Longer le Léman est magnifique, on se sent à la maison, même s’il reste encore deux étapes. Le panneau Rolle/ Genève 36 km nous fait frémir car nous en feront quasi le double ...allez savoir.

Nous avons aussi marcher dans les sous-bois des rives du lac ainsi que le long des vignes, sur les hauts.

Nous avons croisé le panneau avec une belle explications sur saint Jacques nous rappelant que nous suivons la « via Jakobi » un bien beau chemin. 🤩


Retrouver là lac ce matin, après avoir dormi à Denges.  
Les sous bois et profiter à  midi d’une bonne salade au bord de l’eau  
Le jet d’eau ...là 😂
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Publié le 23 septembre 2020

Si près de la maison, hâte de rentrer bien sûr

Mais comment faire pour garder l’esprit et L’aura du « chemin » qui nous tiennent en haleine tous les matins et tout au long de la journée.

Beaucoup de fierté d’avoir traversé mon pays, notre si joli pays d’Heidi.

Profiter au maximum de ces deux dernières journées, nous partons avec la fraîcheur de l’automne.

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Publié le 23 septembre 2020

Ce soir aux portes de Genève juste après avoir traversé l’enclave de Céligny. Nous dormons à Commugny à env 17km sur le guide mais ce n’est pas toujours exact. Ce matin, en quittant Rolle après la pluie de la nuit, l’ambiance était fraîche. Cela n’a pas duré. Le chemin nous a fait passé à nouveau par les vignes, logeant le sentiers de Toblerones à Gland, pour redescendre à la plage de Prangins.

Nous. Avons dégusté à nouveau une bien bonne salade. Après nous avons opté pour la route suisse jusqu’à Nyon... aucune envie de remonter dans les vignes faire des détours et longer les domaines viticoles. Finalement nous gagnerons une heure et quelques kilomètres, si près de chez soi, nous voulions le lac à proximité.

Demain ...la cathédrale, ça sera la fin de la via Jakobi, en attendant avril ...

Le Léman ce matin...magnifique lueur d’automne  
Sur les hauteurs ...sans pluie  
Magnifique Sentier des Toblerones de Gland jusqu’à la plage de Promenthoux/Prangins 
Le Lac ...on y est presque 
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Publié le 24 septembre 2020

Partir ce matin de notre dernier gîte, est certainement le plus beau des matins, sachant que nous arriverons à destination. Néanmoins le sentiment est particulier, tout au long de la matinée, se rapprochant de plus en plus du but. Celui ci est connu, il est attendu...rentrer chez soi !

Avoir traversé toute la Suisse ...426km avoir marché sur la via Jakobi, et arriver à la maison... de la joie, de la fierté mais aussi beaucoup de reconnaissance pour les personnes ayant tracé « ce chemin », de remerciement envers mon corps qui m’a portée, pour mes pieds qui se portent bien avec toute l’attention qu’ils méritent, ils m’ont permis d’aller là où je le désirais.

La météo si clémente durant ces 24 jours, les trombes d’eau ne tombant que ce soir.

Découvrir la Suisse par ce si beau parcours avec saint Jacques qui veille sur tous les pèlerins l’empruntant et arriver aux pieds de la Cathédrale, où le 1er avril 2019 je partais pour Santiago ...que dire si ce n’est merci à la vie.

Merci à mon petit mari que je retrouve ce soir, à ma famille, aux pèlerins avec lesquels nous avons échangés une minute, quelques heures ou quelques jours, à mes amis nous ayant accueillis, à Mercedes qui m’a accompagnée cette dernière semaine avec laquelle j’ai bien ri et avec qui je suis sure, je partagerai de formidables moments inoubliables sur notre camino 2021...

ce soir je me couche sereine, certaine d’aimer marcher sur les chemins de Compostelle à la rencontre de cet aura formidable qui nous Emmène chaque jour un peu plus loin, trouver la quiétude qui est en chacun de nous.

Petit matin d’automne  
Et hop le jet d’eau ...si proche et l’ami pèlerin faisant quelques pas avec nous  
On se rapproche ...un peu plus  
Ça y est !  

Et sur le retour l’appel de mon parrain...que du bonheur mais quelle émotion 😊