Carnet de voyage

Compostelle bis

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En 2021, année jacquaire pour les initiés, je foulerai à nouveau le chemin de Saint Jacques, jusqu’à Santiago
Août 2021
90 jours
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Publié le 16 août 2021

Dans quelques jours, je « foulerai » à nouveau le chemin de Saint-Jacques.

Les affaires sont prêtes à être déposées dans le sac, me reste à y accrocher une coquille et Faire Encore quelques réglages. Nous serons deux à la Cathédrale de Genève …au départ … St-jacques et l’encensoir nous attendent.

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Publié le 17 août 2021

Ce matin le sac est prêt, tout y est …7,7 kg c’est un peu lourd faudra alléger.

Quelques kilomètres d’entraînement derrière déjà. Tellement hâte.

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Publié le 26 août 2021

Comment décrire ce sentiment qui m’habite à la veille de ce départ.

De l’euphorie et en même temps, oserai-je me réjouir, n’est ce pas égoïste.

Je me rends compte que j’ai de la chance de pouvoir, à nouveau prendre le chemin de Compostelle. Cette fois accompagnée, j’ai hâte de cette aventure à deux.

Comme je l’ai déjà lu, Compostelle nous donne des ailes, c’est cela. Et qu’attendons nous ??

Juste une paix intérieure, une légèreté et sérénité.

Ce soir, un repas en famille à la veille de ce départ. Le sac attend, prêt derrière la porte, dans quelques heures il prendra son envol, sur mon dos. Je m’inquiète du poids, sans l’eau 8kg, je sais que les premières heures seront difficiles, heureusement les premiers kilomètres seront en ville sans difficultés…

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Publié le 27 août 2021

25.5 km plus tard première étape

Explosées 😂😂

Adieu genève

Prêtes et premier tampon  
Premiers chemins  
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Notre première journée d’hier s’est bien passée. Nous avons marché 25.5 km, et c’est très fatiguées que nous sommes arrivées au gîte communal de Charly. Sans surprise le sac fait souffrir le dos. Il faut trouver « la bonne » installation, le bon serrage. Les kilos se font sentir.

Nous avons croisé une pèlerine que nous retrouvons au gîte. Ensemble nous découvrons que ce dernier n’offre que des rudiments rustiques de couchage.

Pelerine tu prendras ce que tu trouveras…

Une soupe en sachet à partager et quelques biscottes, feront office de repas. L’hygiène du gîte laisse plus qu’à désirer, bien que les panneaux nous rappelant les gestes barrières inhérents au Covid doivent être respectés. Le réveil est rude. Nous savons que nous n’aurons pas de p’tit déjeuner. Les premiers kilomètres devant nous amener à l a boulangerie, nous laissent sans voix lorsque nous apprenons qu’à 9h30 il n’y a plus rien à se mettre sous la dent. La malchance nous poursuit, L’auberge du ´bar à thym », un peu plus loin, est également fermée…

Les indications de notre guide ne sont que baratin. Arrivées à Chaumont après nos premières grimpettes et descentes, il fait beau et beau chaud, soif et faim …L’auberge de Chaumont nous offre un goûter digne de ce nom, faisant office de p’tit dej et dîner…

Plusieurs pèlerins/pèlerines ont croisé notre chemin, dès lors nous décidons de réserver notre couchage. Là aussi cela se complique, à Frangy tout est fermé ou déjà occupé. Nous dormirons sur COLLONGES.

Quelle aubaine, nôtre hôtesse se démène pour nous trouver un lit chez sa voisine, et nous souperons tous ensemble avec Marissa notre première pèlerine.

Ce repas et ce gîte nous feront oublier notre début d’hier. Repues nous nous coucherons dans un lit propre après un joli partage. La vie de pèlerines a commencé

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Publié le 29 août 2021

Après une très bonne nuit, nous quittons Marie-Christine le cœur rempli de bienveillance. Marissa la pèlerine nous retrouvera ce soir au gîte de Seyssel.

Une belle petite descente jusqu’à Frangy pour chauffer nos corps meurtris par les courbatures, le poids du sac nous rappelle … Que nous n’avons QUE le stricte nécessaire mais tellement lourd …les lanières semblent nous scier la peau.

A Frangy nous achetons quelques victuailles pour midi, et surtout pour lundi, car tout sera fermé. Encore quelques grammes en plus, c’est le prix à payer pour avoir de quoi grignoter.

Le soleil nous accompagne tout du long. Notre marche est magnifique. Parfois le silence vient s’installer, pour nous apaiser. Après quelques villages, nous arrivons sur les hauts de Seyssel et découvrons le Rhône. Un peu de chez nous qui vient jusqu’à nous, c’est rassurant. Tellement beau.

Nous passons par des coins que je reconnais, notamment la vielle grange qui m’abrita lors de la tempête de neige en avril 2019. Cette fois, ça sera pour une petite pause à l’ombre, bien utile.

Nous arrivons bien fatiguées par le soleil ayant brûlé nos peaux et les kilomètres. Un joli bungalow nous attend au bord du Fiers. Nous soupons tôt avec Marissa. Sûrement que nous dormirons très tôt. Les courbatures nous appellent au repos.

Le gîte de Marie-Christine avec Marissa l’Allemande  
Ça monte ça monte …avec le soleil  
La vieille grange  
C’est ça le camino …c’est pour ça qu’on marche  
Fin d’étape  
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Publié le 30 août 2021

Nous quittons les rives du Fiers pour retrouver celles du Rhône. Maryssa nous accompagnera quelques kilomètres jusqu’à croiser WAsler, le pèlerin tchèque qui marche depuis 49 jours.

Je repense à ce chemin parcouru en 2019, de nombreux détails me reviennent, cette fois la végétation est luxuriante. Les rives du Rhône ornées de fleurs de toutes parts, tellement différentes, les moustiques nous accompagnent aussi. Tout sera inscrit dans ma mémoire, avec le soleil, la couleur encore estivale, la chaleur. Nous croisons encore un autre pèlerin allemand.

Nous partagerons tous notre pic nique, au Pont de la Loi…😉sur l’aire de repos jouxtant le restaurant des routiers, là où j’avais mangé frigorifiée, cette fois en pleine chaleur de midi. Les contrastes sont intéressants.

Nous reprenons seules le cheminement jusqu’à Chanaz, toujours longeant les rives du Rhône, il fait très chaud. Chanaz nous accueille avec son air de vacances, de mini Venise, nous nous rafraîchissons à une terrasse, les pieds à l’air.

Ah j’oubliais le rituel pieds…. Il a repris: crème le matin, s’arrêter dès la moindre gêne, à midi sécher les pieds, changement de chaussettes , re crème, etc jusqu’au soir. Dès qu’on peut: s’arrêter et se masser les pieds. « Est ce que cela serait un mauvais présage de dire que pour l’instant nos pieds vont bien »…Bon c’est dit …

Nous quitterons Chanaz par de belles grimpettes « normal nous n’en n’avions pas eues encore» pour arriver chez MME BRUN. Un gîte Jacquaire (accueil sans prix annoncé, soit au bon vouloir du pèlerin).

Mon ami Jean-Pascal m’avait recommandé ce matin de m’y arrêter, par hasard c’est là que nous dormirons. Un petit bout de femme nous accueille « comme à la maison », l’odeur du dîner crépitant dans les casseroles. Elle nous fera la lessive en prime, que du bonheur. Un gâteau de Savoie, viendra clôturer notre souper. Un régal.

Tellement formidable que nous nous faisons un plaisir évident à lui faire la vaisselle, à nos six mains de pèlerins. Mme Brun nous regardant avec grand plaisir.

Un si beau moment de partage, de discussion. Nous passons encore quelques instants avec elle sur sa terrasse, trônant au milieu du hameau de Vetrier et de ses 42 habitants.

Nos jambes se font lourdes et les courbatures sont bien là, aujourd’hui 27.7 km sont derrière nous.

Le camino le long du Rhône  
Le Tchèque, Marissa, Loulou et  Peter  
CHANAZ et la  petite chapelle 
Chez MME Brun 
La vue depuis notre chambre  

Juste merci pour ces beaux moments. Tellement de reconnaissance et de gratitude pour avoir la chance de faire à nouveau ce chemin.

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Publié le 31 août 2021

33 km dans les jambes …très fatiguées

Ça sera les muscles endoloris que nous arrivons au gîte choisi malgré nous à cette distance car aucun avant.

Par manque de temps nous avons pris la variante du camino, soit disant plus facile depuis Yenne, seulement 4h au lieu de 5h25 jusqu’au col de Tournier à 820m. Il en restera encore 1h30. Faut dire que nous sommes parties de loin, avons croisé un randonneur venant de Vendée, lequel nous a expliqué être parti de Gibraltar pour se rendre à Chypre…sans s’en rendre compte le temps a filé, avant d’arriver à Yenne nous avions déjà fait de belles grimpettes et tout autant de descentes au milieu des vignobles. Pour ne pas se retrouver « de nuit » nous avons opté pour la variante ne surplombant pas le Rhône. Il faut être raisonnable parfois. La balade dans les pâturages a été magnifique. La marche toujours au soleil nous fatigue les muscles et le dos souffre du sac et de l’eau que nous remplissons, au total 4 litres par jour, qui n’auront pas suffit aujourd’hui.

Par souci de courtoisie, nous appelons notre hôtesse afin de l’avertir de notre retard, il nous reste 1h50 de marche nous faisant arriver à passer 19h. Elle propose de passer nous chercher à l’église du bled 4km avant chez elle. Nous ne refuserons pas, la dernière descente à été terrible pour nos cuisses et genoux. Nous n’aurions pas pu finir sans eau.

Le gîte est superbe et le souper bienvenu.

Demain une petite étape…oufff

Bon petit dej  avant de partir  
Les vignobles avant Romagnieux 
La Chapelle de Romagnieux le marcheur vendeen 
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Hier une magnifique journée, tout comme aujourd’hui. Le ciel bleu nous accompagne.

Nous avons eu la chance de trouver un sandwich en descendant de chez Annie, à ST GENIS SUR GUEIRS, même d’y boire un café. Il est temps désormais d’apprécier tout ce qu’on trouve, quand on le trouve.

L’arrivée chez Flo et Alain a été comme nous l’avait dit Annie: un accueil jacquaire magnifique, des gens très accueillants. Le souper fut …gargantuesque, de magnifiques légumes colorés et un couscous avec des goûts d’y reviens y. Alain nous a fait partager nos expériences et nos provenances. Quant aux leurs : l’accueil jacquaire et veloman servant à financer leur projet d’aide à des enfants malgaches, le pays de florentine, à se rendre à l’école. De belles histoires, de belles personnes.

Nous partons ce matin, confiantes, Alain a précisé que nous trouverions de quoi nous ravitailler dans les deux prochains villages et que l’étape serait …allez : une bonne étape.

Que dire finalement, comme dit Alain : ne voyons que le positif : un ciel bleu de carte postale, un soleil magnifique, et à retenir qu’une seule chose : la bienveillance d’une habitante du village « LE pin » qui, nous voyant sans victuailles, avec notre fond de sac de fruits secs est revenue nous voir avec trois boules de pain, fraîchement décongelées et réchauffées et une tablette de chocolat. Un ange sur notre chemin. Pourtant il était bien noté dans le guide que ces deux villages nous offriraient de quoi manger, c’était sans compter le jour de la rentrée scolaire et le jour de fermeture de la boulangerie.

Sous la chaleur nous continuons, croisons deux pèlerines, l’une de Chambéry, l’autre de Delemont, l’accent bien de chez nous qui marche depuis chez elle, partie le 5.8…

Les kilomètres se font sentir surtout le ventre légé. Même les bancs se font rares, ça sera une journée compliquée pour nos pieds qui souffrent des torsions dans la caillasse et des kilomètres de bitume brûlant. Il nous reste une belle descente avant d’arriver au GRAND LEMPS, nous la préférons à la variante, sinon il faut ajouter un kilomètre. Nous arrivons à l’accueil jacquaire chez LINE. Une bien belle maison au bout d’un chemin, je m’en réjouis je sais que nous serons bien, j’y suis passée en 2019.

Nous retrouvons nos deux pèlerines. Après une bonne soupe chaude et un bon repas, nous dormirons bien

Demain, je me réjouis de retrouver Richard et Maryvone, mes amis très chers rencontrés au Puy, avec lesquels nous avons foulé le camino jusqu’aux Pyrénées.

C’était une bonne étape.

Petite pause  
Chez Alain et Flo  
En repartant ce matin  
Valancogne 
La mega descente dans la caillasse  
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Publié le 3 septembre 2021

Nous quittons Paul et Line de l’accueil jacquaire, avec de bons souvenirs bien reposées. Nous passons revoir, pour ma part, la fresque de « La FEE Verte » avec Adeline la pèlerine de Delemont’´, un clin d’œil à ses origines.

Sachant que nous n’aurons qu’une petite étape jusqu’à Gillonay, nous prenons le temps de passer à la pharmacie, à la boulangerie et même s’octroyer un petit café sur une terrasse, profitons tant que cela nous est « offert ».

Il a plu durant la nuit, mais la lourdeur de la chaleur nous gagne vite. L’atmosphère est pesante. Nous croisons à nouveau Adeline et Fabienne, les pèlerines de la veille. Nous savons que jusqu’à la croisée des chemins entre la voie de Genève et celle du Gillonay seuls quelques kilomètres nous séparent. Arrivées à la stèle de la croisée des chemins, nous quittons Fabienne avec la certitude de nous revoir, nous avons les quatre le même but: Santiago. Désormais le chemin nous emmènent en direction de Richard et Maryvone.

Après une descente, un long bout droit interminable la route doit nous conduire, sous un soleil de plomb à Brezins. Nous longeons de nombreux champs de maïs en alternance, de gauche à droite. Aucune ombre, seule celle de nos misères échangées par je ne sais quel « esprit de Compostelle » qui nous pousse à la confidence.

Voilà que nous croisons un arbre meurtri par les aléas de la colère du temps, balafré de deux entrailles prêtes à recevoir et conserver à tout jamais nos tourments. La chaleur est présente et l’orage menace méchamment, se rapproche, nous frôle, pour finalement que nous effleurer emportant nos peines dans ses tourbillons.

Encore quelques kilomètres, quasi 20 au total, quand mes amis arrivent.

De grandes retrouvailles et une petite pause nous attend à Romans sur ISERE. Une semaine déjà que nous marchons. Nous repartirons dimanche.

Au départ du Grand Lemps 
Voilà …voilà  
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Publié le 5 septembre 2021

Se ressourcer auprès d’amis très chers, un pur bonheur. C’est avec une grande joie que j’ai retrouvé mes amis du camino français rencontrés en 2019. Que de souvenirs, que d’émotions et d’anecdotes.

C’est bien reposées et nourries de bonnes choses que nous retrouvons le chemin. Sans bien sûr oublier une petite larme aux coins des yeux lors de la séparation, avec la promesse de se revoir.

La reprise de la marche se fait tranquille et silencieuse, sous le soleil. Il est quasi 15h. Nous ne marcherons que quelque 9km lorsque nous arrivons à l’accueil pèlerins suivant. Une jolie place, nous déclinons l’offre piscine. Nous papoterons avec notre hôtesse un moment, puis nous couchons tôt, demain il fera chaud nous aimerions partir avec la fraîcheur matinale.

Merci les amis pour cette pause  
Prêtes pour repartir  i
C’est plat  
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Publié le 7 septembre 2021

Hier et aujourd’hui nous avons eu très chaud. Les paysages sont magnifiques et tellement différents qu’à mon premier passage. Je ne reconnais pas tout, mais j’ai quelques restes en mémoire. Tout est nouveau tout de même et se laisse découvrir avec bonheur. Les senteurs estivales, les odeurs d’herbe sèche, de bruyères, parfois même de chèvrefeuille sur la fin. Les couleurs d’automne arrivent gentiment. Les châtaignes sont nombreuses sur le chemin.

Nous avons rencontré de belles personnes aux accueils jacquaires, tellement chaleureuses et bienveillantes qu’il est parfois de difficile de partir tôt le matin. Nous comprenons que pour ces personnes nous sommes un lien important. Ils partagent leur quotidien simplement.

Ce matin nous quittons nos hôtes tardivement, passons à la boulangerie pour notre sandwich et remontant sur le chemin de crête, reprendre le chemin de Compostelle. Le vent chaud du sud nous accompagne, juste pas assez pour nous rafraîchir. Après quelques hâtes pour nos pieds nous arrivons à Assieu où nous trouvons un restaurant offrant un plat du jour. Sachant que ce soir nous dormirons au gîte communal nous prenons le temps de manger correctement. La pause est longue. La chaleur écrasante, nous peinons à repartir car le soleil et le vent sont étouffants. Il nous reste 13km, quand nous repartons et qu’il est déjà 15h. J’ai hâte de revoir le Rhône une dernière fois. Pour y arriver le guide indique que les passages le long de la nationale sont dangereux. En effet, nous devons longer a deux reprises ces routes à grand trafic. Bien que nous soyons derrières des barrières de sécurité dur quelques mètres, les camions nous frôlent en nous étourdissant. C’est complètement stressant sachant que nous aurons un deuxième passage identique. De plus le franchissement de la barrière de sécurité, à ras la nationale, est épique: trop haute pour mes jambes et avec le sac, la manœuvre est hilarante, il faut rester vigilantes.

A passé 19h, Nous arrivons au gîte communal de Chavanay, éreintées par la chaleur et nos 32 kilomètres. Le gîte est très correct, son responsable sympathique.

Nous sommes contentes d’avoir gardé nos sandwichs pour ce soir. Nous partageons la causette avec deux employés travaillant dans la centrale électrique voisine, ça nous change des pèlerins. Selon eux encore deux jours de beau et après la pluie, nous verrons bien.

Les lavoirs que j’affectionne particulièrement  
La ferme des Bruyères où je m’étais arrêtée, malheureusement fermée  
Chez les Varrene  
La bruyère sauvage  
Petite pause  
L’automne arrive  
Passage du Rhône  à Chavannay 
Parfois loin - parfois prêt  
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Publié le 8 septembre 2021

Aujourd’hui notre journée a été accompagnée par les nombreux pommiers de la région. Ceux ci sont bien chargés en fruits, de variétés diverses.

Les couleurs sont magnifiques. Les raisins sont bien présents aussi sur le haut des crêtes que nous foulons. Les travailleurs s’activent à la récolte.

Le vent chaud du sud à été omniprésent la plus grande partie de la journée, estompant quelque peu la chaleur, néanmoins en nous tournant la tête.

L’étape a été jalonnée de descentes et de montées impressionnantes, encore une étape fatigante pour nos jambes. Nous avons énormément bu à nouveau, les 4 litres y passent aisément. A cours d’eau, nous avons sonné chez l’habitant. Une petite dame bien accueillante a volontiers accepté de nous secourir, en nous rappelant que la prochaine montée serait monumentale. Nous confirmons …très très longue et interminable.

Nous dormirons à Bourg Argenthal où un bon souper nous a repues. Les pic nique de midi sont ma foi très très légers.

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Jusqu’à Montfaucon, en passant par les SETOUX

Nous partons de chez Yvette la pèlerine. Sa maison est au bord de la route du Puy. La nuit fut chaotique même avec les boules quies, le bruit des véhicules frôlant les murs était angoissant.

Bien qu’Yvette ait fait le chemin, elle est d’un premier abord austère, à se demander ce qu’on fait là. Elle parle avec Sylvie la pèlerine chambérienne et semble rassurée.

Elle a cuisiné du poulet aux girolles qu’elle a fraîchement ramassées. Semble que dans la forêt que nous traverserons il y en aient

Nous quitterons sa maison pour aller au marché prendre notre pic nique. Puis entamerons la marche après un petit café terrasse, pour une fois. Le ciel est couvert. Un jour sans soleil s’annonce, ma peau sera épargnée aujourd’hui.

Nous démarrons par une montée, qui durera nos 4h de marche. Nous entrons dans la forêt du Taillard. Ses grands sapins nous entourent et nous accompagnent toute la journée, ça monte gentiment parfois dans la caillasse mais pas trop…tant mieux pour nos chevilles.

La pluie nous a surprises peu avant midi, mais nous avons pu nous abriter dans une ancienne gare aux allures de bibliothèque, où Sylvie nous rejoint.

Nos pèlerines sur le dos nous repartons de rouge vêtue, en mode sauna tout de même, le textile étant partiellement respirant je trouve (on a toujours l’impression d’être autant mouillées dehors que dedans..)

Nous croisons plusieurs petits abris, nous rendant la montée agréable finalement. Les senteurs des sapins me régale. Nous cherchons en vain les girolles. Seuls quelques cèpes de bordeaux croiseront l’œil avisé de loulou, qui sont un grand mystère pour ma part.

A la sortie d’un chemin nous croisons une habitante des Stoux, sac à la main rempli de bolets divers. Nous entamons la

causette jusqu’à L’Auberge des SETOUX où nous pouvons nous désaltérer,. Je n’ai plus d’eau depuis quelques kilomètres.

Je suis contente de revoir cet endroit, l’auberge où j’avais passé une soirée d’étape mémorable.

Les souvenirs me montent en tête. Il avait gelé en sortant du souper, et nous glissions avec nos tongs sur l’asphalte pour nous rendre au gîte, qui est désormais en rénovation. Cette montée nous a emmenées à 1080m quand même.

Il nous reste 2km pour arriver au gîte communal, repris temporairement par Monique la paysanne aux mille activités. Elle nous donne 3 brins d’explications. Pour une fois nous sommes les premières au gîte. Il est 16h30.

Les pèlerins arrivent, nous serons six. Le couple d’autrichien (LUDWIG et Ingrid) SYLVIE et Adeline.

Nous mangeons le repas préparé par Monique, et l’échange pèlerins autour de la table est fort agréable. Ce soir : Pas de wifi, pas de réseau, nous partageons nos expériences, nous rigolons de ce que nous avons déjà vécu. Un beau moment d’échange.

Après le petit Déjeuner, nous partons tous les uns après les autres du gîte. Nous nous croiserons peut-être à nouveau PUY.

La pèlerine dur le dos dès le matin. Nous savons que nous ne trouverons rien à manger…à nouveau. Nous nous sommes faits des tartines avec le reste de pain. Finalement de retour à La Chapelle dès SETOUX, nous croisons le camion livreur de pain: une aubaine.

L’étape sera courte :quasi 25 km, avec un arrêt éclair à cause de la pluie et un arrêt au soleil. Les pieds en éventail juste avant Montfaucon.

Pour conclure l’étape, Nous nous sommes « élevées » (comme dit le guide) dans la forêt à plusieurs reprises. Le parcours a été jalonné de magnifiques arbres, senteurs, et de nombreux champignons, dont les fameuses minis girolles 🤩Les paysages d’Auvergne, sont à notre porte. Déjà deux semaines que nous marchons, bientôt le Puy. Un grand passage, je me réjouis de revoir cet endroit mythique cher aux pèlerins.

En partant de chez yvette 
L’ancienne gare aux allures de bibliothèque 
Arrivées aux SETOUX …par la rue de Geneve 🙈
La Chapelle des SETOUX  
Notre gîte  
L’équipe du soir au petit déjeuner  
Atelier pédicure sous la pluie 
Les girolles en bordure de camino  
De belles bruyères  
Mais où est le banc des pèlerins ? 
Après s’être « élevées » dans la forêt voici enfin le panorama sur le début des Monts d’Auvergne  
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Publié le 11 septembre 2021

Nous nous rapprochons du PUY, et par je ne sais quelle magie nos pas ralentissent. Juste comme tu le dis Nicole : respirer l’air du chemin, des forêts de sapins, devient l’essentiel. Ne pas se presser, prendre la mesure du temps qui nous est donnée.

Chaque jour est un cadeau.

Le soleil est revenu. Même hier malgré la pluie nous avons tout bien regardé, tout mémorisé, lorsque nous étions à la recherche des champignons, le temps est comme suspendu pour ne rien louper. Juste la quête du moment présent.

Je prends conscience de la chance que nous avons d’entreprendre ce périple.

Nous croisons les autrichiens et ralentissons notre rythme pour ne pas se laisser gagner par le leur. Même dans les montées nous ralentissons afin de ne pas s’essouffler, finalement c’est paisiblement que nous arrivons au gîte du Fougal de Saint-Jeures. En arrivant en bas de la côte, juste avant le village, je me suis souvenue exactement de l’endroit et même de l’établissement. Ça sera le même qu’il y a deux ans, seule la végétation a changé, et la météo bien sûr.

Un groupe de 7 pèlerines françaises qui font de petites portions sont arrivées, j’ai entendu Adeline également arriver, nous serons 12 pèlerins, avec les autrichiens, ce soir.

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Publié le 12 septembre 2021

Nous avons fractionné nos deux dernières étapes pour ne pas refaire plus de 30km, car les guides sont optimistes dans le comptage kilométrique.

Aujourd’hui, le départ se fait avec la fraîcheur de l’altitude mais ensoleillé. Nous avons réservé nos sandwiches à la boulangerie du prochain village afin d’être sûres de pouvoir manger. Sur notre chemin peu avant le village d’Araules, une montgolfière nous a fièrement toisées de sa majestueuse couronne orange. Elle a fait mine d’atterrir, puis s’est élevée à nouveau, nous offrant un grandiose spectacle.

Arrivées à Araules, Adeline nous a rejoint pour nous accompagner tout au long de notre journée, comblée par les paysages sur les Monts d’Auverne ensoleillés et ornés de bleu azur. Nous avons pris une pause à 1100m, les pieds dans l’herbe fraîche.

Après avoir croisé plusieurs fois également les Autrichiens, nous avons fini l’étape avec ces derniers et arrosé notre journée D’une bière, bien méritée au bar de Saint Julien en Chapteuil. Nous savons la chance que nous avons de le trouver ouvert, et en profitons pour nous offrir une pizza. L’accueil jacquaire du soir n’offrant pas le souper.

Une magnifique journée de termine sur un magnifique coucher de soleil.

Quels cadeaux, nous sommes vraiment gâtées.

Demain le Puy en Velay, à quelques kilomètres, l’émotion me gagne déjà.

Bonne tablée au Fougal / ST JEURES  
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Publié le 13 septembre 2021

Le Puy nous y voilà. Tout un symbole pour les pèlerins. Tellement fière de retrouver cet endroit.

Juste en profiter.

Nous ferons une pause, pour repartir mercredi matin.

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Publié le 14 septembre 2021

Hier, notre marche de saint Julien en Chapteuil jusqu’au Puy a été jalonnée de multiples belles choses comme depuis notre départ.

J ‘ai fait ce tronçon trois fois, et il est tellement différent à chaque fois.

Passer devant l’orgue basaltique, rocher monumental sculpté par la lave, le vent et le temps. La descente dans la vallée, juste avant de remonter au mont joie, qui n’a l’allure de mont que le mot, mais nous offre une vue, lorsque la météo est clémente comme hier, sur LE PUY. Revoir le Puy.

Longer la Loire pendant des kilomètres, mais ne l’apercevoir que par brides, tout en sachant que nous marchons dans le bon sens. Arriver aux pieds des rochers de la ville, la vierge rouge et le mont Aighuile.

Arriver aux pieds des marches de la cathédrale…enfin après nous être élevées dans la ville haute à la force de nos bâtons cliquetant sur le bitume, la chaleur nous faisant transpirer de nos dernières forces.

Découvrir ces marches, d’un nombre certain, nous retourner et découvrir à nouveau la voie qui s’ouvre à nous : Santiago tout là-bas. J’en tremble d’émotion.

Maurice qui arrive au pied de la rue ornée de drapeaux multicolores. Une fête se prépare. Les retrouvailles.

La fatigue est là. Nous descendons les ruelles jusqu’à la place centrale, les pavés irréguliers et nos jambes tremblotant de fatigue, soyons prudentes jusqu’au bout, nous nous offrons un spritz pour fêter notre étape. Fêter LE PUY.

Étonnement nous ne voyons pas de pèlerins, ni sur la place ni dans les rues.

Nous allons nous asseoir à côté de « la pèlerine » en mal de beauté, toujours assise au pied de l’enseigne Mariannaud. Elle révèle tellement notre « état » actuel.

Aujourd’hui nous avons quelques petits réglages d’intendance à organiser : lessive, trouver nos nouveaux guides pour la suite, aller aux renseignements de l’accueil pèlerins , et bien sûr repos une journée.

Compostelle et ses deux « ailles » attendra demain.

L’église de ST JULIEN EN CHAPTEUIL  
L’orgue basaltique 
Les champs de colchiques annonçant l fin de l’été  
Ça se précise  au mont joie 
La Loire  
Ça y est  
Les ruelles du PUY  
Bon … un peu fatiguées  
Entre pèlerines … 
Pour demain  
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Publié le 15 septembre 2021

Toutes les bonnes choses ont une fin. Notre pause au Puy a été revigorante, tant par le soleil, les bons petits plats et Maurice qui nous a fait part de sa présence. Le chœur légé nous nous quittons sachant qu’il reviendra vite.

Mais Avant de reprendre le camino, nous passerons à la messe des pèlerins. Le curé, un orateur particulier dans sa démarche de dédramatiser les situations cocasses pouvant se présenter aux pèlerins, nous a bien fait rigoler de bon matin.

L’émotion a été vive lorsque La sœur a chanté les divers cantiques. Cette fois je n’ai ni déposé de petite attention, ni récupéré

D’attention d’autrui. Ma petite attention » sera de me rendre à St-jacques et d’être moi, tel le cailloux rencontré aujourd’hui portant l’inscription « deviens ce que tu es ».

Nous avons démarré notre marche en mode pèlerine rouge, et l’avons vite abandonnée, le soleil revenu pour laisser place à l’orage et ses grondements incessants jusqu’à notre arrivée au gîte. C’est complètement Trempées que nous y sommes arrivées. Je suis inquiète pour mes chaussures mais heureusement il se trouve que le gîte est muni d’une chaufferie à chaussures…oufff.

Aller à l messe des pèlerins  
En ressortir par le ventre de la cathédrale  
Quitter le Puy 
Le soleil soleil le vent sur le plateau  
Arrivées à ST-Privât d’allier  
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Publié le 16 septembre 2021

Avant d’arriver à SAugues, il faut passer l descente de St-privat d’allier, qui je me souvenais l’était pas piquée des vers. Avec la pluie d’hier, je ne cache pas que J’étais un peu inquiète. Enfin un peu comme tous les pèlerins du gîte.

Finalement les chaussures bien sèches, nous sommes reparties avec le brouillard, et la promesse du beau temps, émise par l patronne du gîte.

A Rochegude, il a été difficile d’apercevoir le rocher et la chapelle, sans y prêter trop d’attention nous continuons notre chemin et nous nous retrouvons dans la fameuse descente. Tout doucement et dans pluie, nous sommes fières d’arriver en bas.

Nous passerons le Pont Eiffel qui surplombe l’Allier pour entamer une longue montée jusqu’à 1049m. Nous trouvons un coin au soleil pour pic-niquer. Il nous reste encore quelques kilomètres avant d’arriver aux Totems de Saugues. Et l’orage menace au loin, même si la petite dame rencontrée en chemin a promis, elle aussi que nous n’aurions pas de pluie, nous pressons le pas jusqu’à la ville.

Nous avons passé entre les gouttes et sommes bien fatiguées par l’accélération de notre marche.

J’aurai aimé boire une bière sur la terrasse où il y a deux ans, Tom et Martin, m’avaient rejointe. Mais par je ne sais par quelle intelligence, tous les restos du coin ont Le même jour de fermeture hebdomadaire.

Au repas, nous avons tous la même inquiétude : trouver nos hébergements. Cela se complique de jour ou jour et même de semaine en semaine, beaucoup de pèlerins ne vont que jusqu’à Conques. Nous avons bon espoir que cela soit dès lors plus facile.

Départ du gîte ce matin  
Travail de la nuit  
Rochegude 
L’automne arrive  
La fin de la descente  
Monistrol D’allier  
Le ciel magnifique  
SAUGUES  
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Publié le 17 septembre 2021

trois semaines que nous marchons 🤩

Parties de Saugues de bon matin, car le gîte nous le demande avant 8:30h, nous finirons notre petit déjeuner sur la terrasse du centre avec un bon petit café. Nous passons chercher des sandwiches et encore au magasin des marcheurs, me procurer un faux col bien utile.

Nous devons encore passer deux appels pour nos hébergements, l’inquiétude est là, tous les pèlerins ne parlent que des gîtes qui sont complets. Cela stresse tout le monde même si nous ne le voulons pas, nous sommes obligées de réserver …une semaine à l’avance. Ce n’est os l’esprit du camino, néanmoins pour marcher sereinement nous avons nos couchages jusqu’à Cahors ou nous avons eu nos places à l’abbaye.

Le chemin d’aujourd’hui nous a fait le bonheur d’être sous un soleil partiel, les nuages jouant à cache cache, sans pluie.

Je m’étonne toujours car nous transpirons énormément, même après trois semaines. Nous buvons beaucoup, heureusement les points d’eau sont fréquents.

Nous croisons de nombreux pèlerins, en groupe, bruyants. Nous ralentissons notre pas pour ne pas être « dérangées ». Adeline marchera seule à nouveau, elle veut prendre son temps, elle a été forcée de partir précipitamment du gîte, l’heure c’est l’heure. Les consignes sont rigides.

La montée au Sauvage passera par la petite « bergerie » où il y a deux ans je m’étais arrêtée. Le coin est toujours aussi agréable et sympathique. Nous dégustons une belle assiette de fromages locaux. Nous arrivons assez tôt au gîte, et profiterons encore du soleil sur la terrasse.

J’entends qu’une pèlerine demande où placer son âne. Je me Réjouis de les voir: mon prochain camino sera celui de Stevenson » avec et en compagnie des ânesses de Flo. Ce qui est certain, c’est que nous serons plus accueillantes que les deux « pèlerines » accompagnant l’âne Eliot, pauvre bête.

Nous nous couchons en dortoirs de 6…

Tentative de sauvetage d’un cheval … une branche s’est emmêlée dans sa queue 🙈
On a hésité .., finalement on attendra Fisteria  
Au Sauvage  
ELIOT  

Demain …Aumont-Aubrac

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Publié le 18 septembre 2021

Bien que nous ayons quitté le domaine du Sauvage avec la fraîcheur automnale, le reste de la journée a été baignée par le soleil. Nous avons marché quasi 30km, soit disant petite étape facile, on est arrivées bien bien fatiguées à Aumont-AUbrac. Quelques kilomètres avant d’arriver, une habitante nous a dit de presser le pas car l’orage menaçait.

D’habitude les habitants du coin sont fiables, mais pour cette fois, on a cavalé tout l’après midi sans s’arrêter, pour rien.

J’essaie de me soigner et de vaincre ma peur de l’orage, c’est tellement difficile car celle-ci m’empare je dois vraiment me conditionner.

Ce soir, nous avons mangé avec Inge et LUDWIG les pèlerins autrichiens tellement sYmpathiques, que nous avons revus à notre arrivée dans le village. Nous étions tous comme des gamins de se retrouver à nouveau. L’esprit des pèlerins : une grande famille.

En fin de repas, La pluie a finalement déversé tout ce qu’elle avait retenu jusque là, nous trempant sur le chemin du retour à notre gîte. Que va nous réserver demain ? Nous savons bien que jusque là nous avons été chanceuses.

Au départ du sauvage  
Tentant mais pas le bon chemin  
Un donativo bien apprécié  
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Publié le 19 septembre 2021

Froid …très froid dès tôt le matin, nous irons jusqu’à 1200m avec le froid le vent ..et la pluie.

Le début de l’Aubrac aura été sec puis la pluie la pluie …jusqu’à Nasbinals.

Même sous le vent et la pluie, les paysages de l’Aubrac sont …magnifiques, lunaires et irréels.

Faut avouer que nous sommes arrivées trempées et frigorifiées au gîte qui se trouvait, par bonheur, au début du village.

Ce soir, Nous nous réjouissons de manger la spécialité du coin : l’aligot.

Départ ce matin au sec  
Avant la pluie  
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Publié le 20 septembre 2021

Nous partons de Nasbinals très tôt, à 8h nous entamons notre marche car il faut quitter le gîte.

Nasbinals à l’aube  

Nous entamerons notre dernière traversée des pâturages d’Aubrac, nous faisant nous élever à 1300m. Nous marcherons d’un pas rapide, dans les sillons des pèlerins, pour vaincre le froid de l’altitude, du vent et la fine pluie qui nous a rejoins.

L’Aubrac est tellement beau.

C’est dans le silence et la solitude …que nous n’entendons que l’essentiel.  

Chacun sera gagné par le silence et une certaine solitude due à l’immensité du territoire. Des pâturages à perte de vue, ornés de vaches de ci-de-là. C’est tellement beau, nous sommes gagnées par l’essentiel de ce que nous parcourons et avons la chance de voir.

Je suis tellement contente de revoir l’Aubrac. Je prendrai bien la carte de fidélité, pour revenir 😉, avec le soleil.

Nous prendrons un café bien chaud avant de repartir pour Saint-Chély-D’aubrac. Nous avons de belles descentes dans les cailloux. Puis arrivons tôt à notre gîte où nous pouvons nous reposer en début d’après-midi.

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Publié le 22 septembre 2021

Aujourd’hui grande étape de 29.5 km au lieu de 19.5 🙈 parties de saint Côme d’olt, en passant par Espalion, pour enfin arriver à Estaing.

Nous arrivons très fatiguées et un peu agacées par le kilométrage mensonger des guides. 10 km de plus dans les jambes ça change tout surtout quand on ne l’a pas choisi… mais bon c’est fait ! Même les deux françaises arrivées avant nous sont très énervées par ces changements involontaires.

Retenons le positif, le trajet a été un peu valloné tout de même, comme La veille avant d’arriver à St-Come d’Olt. Nous avons aussi croisé de nombreux pèlerins, qui semble-t-il, devraient stopper Leur périple à Conques. Nous nous réjouissons d’avance de leur départ, ce qui nous laisserait plus de liberté dans l’accessibilité des gîtes. Nous avons rencontré Martine, la pèlerine de Payerne, qui ne sait pas encore très bien où elle va.

En arrivant à Espalion, sous le soleil cette fois, je revois le banc sur lequel j’ai retrouvé Richard et Maryvone, mes chers amis pèlerins. Une émotion certaine de revoir cet endroit où a débuté une si belle amitié. Reprendre la marche le long du Lot, qui nous emmènera 19 km plus loin jusqu’à Estaing, alors que par la route 10km sont affichés, nous laisse perplexe.

Notre accueillante nous stresse encore un peu, en nous appelant pour nous demander où nous en sommes, alors que nous sommes au panneau annonçant la ville. Dure journée de pèlerines. Heureusement le soleil a illuminé nos paysages et pour la peine, nous nous offrons un bon repas aux « Armes d’Estaing »

Ce soir, une certaine fierté nous envahit nous comptons 680km sous nos pieds, sous nos orteils, sous tous les muscles de nos corps, parfois bien tiraillés, sous le poids de nos sacs qu’on aimerait alléger mais ne portant que l’essentiel, déjà tellement de belles choses dans nos souvenirs de pèlerines.

Nous parlons des Pyrénées…que nous voulons traverser autour du 19 octobre. Nous nous sommes même acheté un bonnet, les matins sont parfois frais et en prévisions de l’altitude. Bientôt Conques.

En partant de saint Chely 
Saint chely de loin  
La brume et L’automne tt bientôt
Le Marché des fruits 
Re-brume 
Le donativo où nous buvons volontiers un petit café  
Saint Côme d’olt  
L’automne arrive  
Espalion  
Direction Estaing  
Les pieds souffrent  
ESTAING 
Récompenses  
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Publié le 25 septembre 2021

4 semaines que nous sommes parties et nous voilà à Conques. Le soleil nous a accompagné encore aujourd’hui.

Hier nous avions quitté le donativo du Soulié, où nous avons passé une soirée de partage avec les pèlerins.

Luc, mon ami pèlerin aveyronnais rencontré sur le Camino Del Norte, et avec lequel nous sommes arrivés à Santiago, nous a rejoint pour marcher quelques kilomètres ensemble.

Hier nous avons aussi revus les pèlerins autrichiens. Christophe et Patricia ont « passés » par là également et avons partagé une chouette soirée.

Après la nuit dans le dortoir de l’abbaye de Conques, nous allons repartir. Je suis surprise en posant la ville sur la carte: nous sommes quasi au milieu de la France …si vaste. Cela faut 4 semaines que notre périple a commencé.