Carnet de voyage

De soleil, de vent, de sable...

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Dernière étape postée il y a 12 jours
Maroc, Mauritanie, Sénégal. Pistes et déserts. À la rencontre de ceux qui ont apprivoisé la soif et la faim et qui sont riches de tout ce qu'on a oublié, façonnés de soleil, de vent et de sable.
Janvier 2019
90 jours
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Publié le 16 décembre 2018

Plus que quelques jours avant le départ ! Essayer de ne rien oublier... Médicaments, (attention aux moustiques), nourriture de base, vêtements chauds, légers...Djobi étant du voyage, prendre croquettes.... Repérer les pistes sur Google Earth, pas toujours commode... charger les traces (Alain).. Réfléchir au thème de ce voyage ... plus de pistes, plus de déserts, les rencontres avec les nomades qui vous remettent les pieds sur terre, revenir à l'essentiel : la vie ! Prendre un jerrycan supplémentaire...ne pas oublier les sangles de traction .... Ah ! les dons : la layette (un gros sac), tricotée par la maman d'Annie, les jouets (toujours Annie ).... le matériel scolaire pour Karkodgi (Sahel du Sénégal) divers vêtements.... le reste sera acheté sur place. Rêver à tout le bonheur qu'ils nous donnent... aux sourires des enfants, aux mains noueuses serrées...aux joyeuses retrouvailles.... à la fierté des femmes allétant leur nourrisson...

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Publié le 10 janvier 2019

Ce fût tout d'abord le port de Barcelone et la traversée jusqu'à Tanger Med, c'est là, la première porte d'Afrique. 90% des passagers sont originaires de ce continent et amènent dans leur famille restée au pays tout ce qu'ils peuvent. Les voitures sont (sur)chargées au maximum. Comme la plupart n'ont pas les moyens de se payer une cabine, ils installent des couvertures dans les couloirs pour y passer la nuit avec femmes et enfants.

Environ 28 h plus tard nous débarquons à Tanger Med. Minuit 30 + 2 h d'attente à la douane. .. dodo à 3 h sur place .

Le dernier jour de l'année nous prenons l'autoroute pour Marrakech. Nous le célèbrerons avec 2 bouteilles de champagne en compagnie de Philippe et Monique nos coéquipiers, au camping "le Relais de Marrakech ".

2 feux d'artifice effraieront Djobi qui passera la nuit perché sur la table de la cellule.

Le 1er janvier, Phil nous cuisinera du cerf avec de l'aligot ! Délicieux !

Dans le ferry, canapé pour Djobi

Allez! Route au sud. Camping au dessous d'Agadir à Tifnit, petit et isolé, comme on les aime.

Le lendemain, 3 février ne nous fut pas faste ! P. V pour excès de vitesse (68 au lieu de 60) et une aile enfoncée par notre pare-choc sur une Sandero presque neuve. Constat amiable à El Ouatia (Tan-Tan plage).

La deuxième porte d'Afrique s'ouvre devant nous : les 1000 km du Sahara occidental ! Région rugueuse et inhospitaliere, où quelques mines traînent encore!

Nous les ferons en 2 fois.

1er arrêt .. 500 km Boujdour

2ème arrêt Hôtel Barbas oú nous bivouaquerons dans la cour. Nuit bruyante au possible !

Quelque 80 km plus loin, c'est la frontière Mauritanienne ! Ouf!

La longue route s'est quand même bien améliorée et est beaucoup moins dangereuse qu'il y a 10 ans, elle nous invite à changer notre façon de penser et d'aborder différemment la notion de temps...

On reste modeste, l'Afrique doit se mériter ! On a tout à apprendre et à réinventer.

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Publié le 10 janvier 2019

Ce fût tout d'abord le port de Barcelone et la traversée jusqu'à Tanger Med, c'est là, la première porte d'Afrique. 90% des passagers sont originaires de ce continent et amènent dans leur famille restée au pays tout ce qu'ils peuvent. Les voitures sont (sur)chargées au maximum. Comme la plupart n'ont pas les moyens de se payer une cabine, ils installent des couvertures dans les couloirs pour y passer la nuit avec femmes et enfants.

Environ 28 h plus tard nous débarquons à Tanger Med. Minuit 30 + 2 h d'attente à la douane. .. dodo à 3 h sur place .

Le dernier jour de l'année nous prenons l'autoroute pour Marrakech. Nous le célèbrerons avec 2 bouteilles de champagne en compagnie de Philippe et Monique nos coéquipiers, au camping "le Relais de Marrakech ".

2 feux d'artifice effraieront Djobi qui passera la nuit perché sur la table de la cellule.

Le 1er janvier, Phil nous cuisinera du cerf avec de l'aligot ! Délicieux !

Dans le ferry, canapé pour Djobi

Allez! Route au sud. Camping au dessous d'Agadir à Tifnit, petit et isolé, comme on les aime.

Le lendemain, 3 février ne nous fut pas faste ! P. V pour excès de vitesse (68 au lieu de 60) et une aile enfoncée par notre pare-choc sur une Sandero presque neuve. Constat amiable à El Ouatia (Tan-Tan plage).

La deuxième porte d'Afrique s'ouvre devant nous : les 1000 km du Sahara occidental ! Région rugueuse et inhospitaliere, où quelques mines traînent encore!

Nous les ferons en 2 fois.

1er arrêt .. 500 km Boujdour

2ème arrêt Hôtel Barbas oú nous bivouaquerons dans la cour. Nuit bruyante au possible !

Quelque 80 km plus loin, c'est la frontière Mauritanienne ! Ouf!

La longue route s'est quand même bien améliorée et est beaucoup moins dangereuse qu'il y a 10 ans, elle nous invite à changer notre façon de penser et d'aborder différemment la notion de temps...

On reste modeste, l'Afrique doit se mériter ! On a tout à apprendre et à réinventer.

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Saint-Louis Sénégal

Le thermomètre monte !

Publié le 10 janvier 2019

On avait nos habitudes aux Sultanes à côté de Nouakchott , mais on a raté la piste et atterri à "Plage Bahamas" pour passer la nuit. Mauvaise idée. ... Pas terrible le repas, pas d'eau dans les douches, va et vient de voitures toute la nuit, mais promenade géniale sur la plage avec Monique et Djo. 35°.

Mardi 8 janvier : traversée de NKT épique !! En plein dans le marché, nous voilà coincés dans un imbroglio de voitures .... inouï ! Philippe qui ne connaissait pas en a eu pour son argent !

Route de sortie refaite sur qq km et pourrie par la suite. Dur dur !!

Direction le Barrage de Diama par Keur Macene.

On entre dans le beau parc du Diawling avec ses milliers d'oiseaux, pélicans et phacochères.

Bivouac nature au calme, avec les zébus et dromadaires, à quelques km de la frontière sénégalaise. .

Le désert Mauritanien, ce sera pour le retour. D'abord on descend !

La Mauritanie . Le nord, les plages, Nouakchott, le Diawling, bivouac.

2761 km du Plan : c'est la frontière Mauritanienne. 31°, je commence à me sentir bien.

Dimanche 6 janvier. D'abord frontière marocaine, tampons divers, scanner pour les véhicules. .. 1h 15.. Bien !

Les 4 km du no man's land (zone tampon entre les 2 pays). Goudronné sur la moitié par le Maroc et laissé à l'état de piste par la Mauritanie, avec ses épaves...

Frontière Mauritanienne, toujours la même pagaille. .. Il faut faire le visa ... On attend avec les autres routards, certains en vélo ! !

2h20 plus tard on peut y aller. Plein sud direction Nouakchott.

Arrêt à mi-chemin, à Chami, ville nouvelle , qui a poussé comme un champignon, grâce à de l'or trouvé récemment dans le sable. Des concessions ont été vendues aux demandeurs et une entreprise américaine gère tout ça...

Ne sachant oú nous poser, on demande à la gendarmerie qui met avec gentillesse sa cour à notre disposition. . Merci Moktar. .

Le soir ma spécialité : la tartiflette de bivouac. On mange dehors pour la première fois.

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Publié le 13 janvier 2019

La traversée de Nouakchott. ... comment vous dire .... Dans un shaker vous mettez des taxis-brousses qui s'arrêtent n'importe où + des camions + des étalages de fruits, légumes, viande, vêtements, chaussures, bricolages + quelques marchands ambulants + quelques ânes avec charrette + ovins et caprins + piétons. .. (les doses sont généreuses)..Vous montez la température, mettez un fond sonore de klaxons .. versez des seaux de poussière, orientez des fumées noires d'échappement vers vos narines, n'oubliez pas d'y ajouter 2 4x4 avec cellule .

Secouez bien et versez, il ne reste plus qu'à déguster. Cela nous a pris 2, 3 h, ... sais plus .

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Publié le 13 janvier 2019
1 Saint-Louis. À l'arrière, le pont Faidherbe. 2 Maison coloniale restaurée. 3 - Plage depuis le camping.
Camping zebrabar. Philippe et les Oursins à Dakar
Les oursins

Dakar. Douanes fermées le samedi. On visite la pointe extrême à l'ouest du continent africain. Les Almadies.

Notre ami le pélican
Une barre de récif protège la pointe des Almadies
Repas poissons : thiof et brochettes de lotte
Avec les musiciens bien sûr

Après 60 km d'une route infernale, le havre de paix d'un campement.

Djobi s'affaire. Le patron le surveille ..😂

Demain sera un autre jour, alors on profite.

Bien tranquilles...
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Publié le 19 janvier 2019

Après les formalités douanières à Dakar, nous prenons la route de Thies et la nouvelle autoroute qui mène à Touba. Karkodji est à quelques 8 km de piste.

Petit village du Sahel que nous avions découvert en 2011 en partant au Mali.

L'ÉCOLE, à l'arrière, le village.

À peine arrivés, les retrouvailles avec les femmes et les enfants, nous nous installons sous "notre arbre " , un acacia du désert. Les instituteurs et les notables du village viennent à leur tour nous souhaiter la bienvenue


Les bonnets jaunes (merci Annie et sa maman )

Nous procédons à la distribution des cahiers (merci Sylvie Aïta), des articles de layette (merci Mme Seres), divers vêtements. ..

Nous donnons au chef du village les denrées alimentaires que nous avions achetées à Touba : 50 kg de riz, 5 l d'huile, 5 kg de sucre, boîtes de gâteaux, 2 sacs de pains...

Les journées dans le sahel sont rudes : 37°à l'ombre, et elle est rare ! Le sol n'est que poussière et piquants qui s'accrochent aux chaussures et pantalons.

Quant à Djobi, j'ai du lui couper tous les poils, vérifier les oreilles et les pattes...



Les femmes nous amèneront des saladiers plein d'arachides, une de leur seule culture avec le mil, pendant la saison des pluies, base de leur alimentation.

Un château d'eau récemment installé à qq km, permet d'avoir l'eau courante, mais toujours pas d'électricité.

Jamais de médecin, et Monique, infirmière, à procédé à quelques consultations. .. distribution de Doliprane, désinfectant et pansements (merci à ma nièce Pascale, médecin).


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Publié le 21 janvier 2019

Ibra, l'ancien directeur de l'école vient spécialement nous voir, la "mère" de tous les enfants, également, le chef du village nous fait un petit discours...

"Ils sont venus, ils sont tous là" .. du plus ancien au dernier-né ... on part demain et une grosse émotion serre nos gorges... Je dis que nous ne nous reverrons plus, car les années pèsent sur mes épaules. ... mais qu'ils resteront à jamais dans mon coeur et qu'ils sont une de mes plus belles rencontres. .. 😢 on s'étreint une dernière fois...

À la nuit tombée Boubacar, l'instit, tient à ce que l'on fasse un dernier tour de village.

IBRA ET LA "MÈRE "
Avec l'écharpe blanche, le chef.
Philippe dans ses oeuvres
Le zébus reproducteur du village
La réserve d'eau, semi-enterrée, toujours fraîche.
Délimitation du village
Le parc aux chèvres
Voilà. .. C'est fini. ..

Voilà. .. C'est fini .... mais quelle chance de s'être connus...

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Publié le 21 janvier 2019

Elle devrait nous amener vers Kaolack.

Des dizaines de petits villages émaillent cette terre désolée. Ils sont reliés entre eux par un imbroglio de pistes. Donc matinée "Jardiland " (dixit Philippe ).

La marche des femmes
Belles pistes de sable.
On avait rv au baobab creux
Dernière demeure des griots.

En effets, les griots n'étant pas cultivateurs, n'avaient pas le droit d'être ensevelis. Ils étaient donc déposés dans les baobabs creux.

La "cheminée " du baobab

Une grande piste en dur, très mauvaise, en tôle ondulée, succède aux douces pistes de sable.

La piste "Orangina"
Quand faut y aller. .. faut y aller ! ! Guinguinéo.

Nous bivouaquerons non loin de Guinguinéo et passerons une nuit d'enfer avec les muezzins qui diffuseront de la musique TOUTE la nuit.😰

Alain, heureux homme, nous avouera avoir été surpris par quelques chants d'oiseaux 😂😂nocturnes.

Entrée à Kaolack par les ordures
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Publié le 21 janvier 2019

Kaolack ne change pas au fil des années : grouillante, colorée, gaie, une pagaille toute africaine nous mène à "L'épicerie de France" qui a changé de nom et est moins sympa, mais toujours alcools, vin, fromage ...

60 km plus loin, notre paradis TOUBAKOUTA et AFRICA STRIKE notre campement pour plusieurs jours, histoire de recharger les batteries avant le grand sud.

La grande ombre
Benta toute heureuse de nous retrouver
Au village les joueurs de djembé

Retrouvailles joyeuses avec Benta qui s'occupe de nous au campement, et avec les artistes du village dont "Picasso" (à gauche), peintre et musicien, à qui j'ai amené tubes d'acrylique, pinceaux et toiles.

Je le lui avais promis il y a 2 ans et il en est resté bouche bée, puis m'a déclaré : "si j'avais un mouchoir, je pleurerai", la voix étranglée.

La gran' rue bordée d'échoppes

L' âne tout proche, n'a pas épargné nos nuits, et avec l'aide du muezzin... comment dire....Vous voyez quoi .... cerise sur le gâteau, les militaires non loin de là, ont entamé des chants guerriers vers 6h du mat.


Baobabs et mangrove
Promenade sur la plage
Vive les rastas (2h de coiffure )
Voilà

Rose, cuisinière incomparable.

Poulet Yassa.. Délicieux
Les joueurs de dames

Demain sera une journée pirogue, avec picnic sur l'île de Sipo, dont le chef est ... Une reine !

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Publié le 25 janvier 2019
En partance pour une journée de pirogue
Djoby, grand navigateur

Après 1 heure de navigation, nous accostons à Sipo, petit village isolé sur une île, dont le chef est une "reine" très âgée. Entre 92 et 97 ans.

La reine "bisous et câlins "

Notre guide, Alfa , lui a offert du riz et du sucre en remerciement de son accueil.


Bienveillance

Visite du village, petit panneau solaire, école, nous leur achetons de la confiture de mangue.

Vers 14 h30, Yama nous servit notre repas qui fut délicieux, accompagné d'un jus de Bissap. Il est confectionné à partir d'une fleur rouge et est très goûteux.

Yama

Le repas fut encadré par la cérémonie du thé : le 1er amer comme la mort, en début de repas (😨)et amer, il l'était.

Le 2 ième doux comme la vie, (😋)à la fin du plat.

Le 3ème, sucré comme l'amour, après le dessert (😍).

Puis vint le temps de repartir vers d'autres bolongs qui nous ont amené dans des endroits secrets....

Le miroir
Au gré des flots... La famille pellican
Sommes observés
Huîtres de mangrove
Prisonniers !!!

Machine arrière, et direction l'île aux coquillages

Le sol de cette île est uniquement composé de coquillages, restes d'anciennes civilisations. ... Les baobabs de l'île servent d'habitat aux perruches vertes.

Au coucher du soleil, direction "Le reposoir aux oiseaux". En l'espace de 15 mn des centaines d'oiseaux viennent nicher pour la nuit au même endroit.

Le crâne de Phil servirait-il de perchoir ?
Ça y est ! Tout le monde est en place ....
Quelques retardataires...
L'astre du jour se couche. ...
Retour au clair de lune.

Ce documentaire à été photographié en décors naturels dans le Delta du Siné-Saloum , avec la collaboration des habitants, de la faune et de la flore.

Mise en scène : Mathilde Suzanne Adèle.

ACTEURS : Monique, Philippe, Alain

Et en VEDETTE AMÉRICAINE :

DJOBY
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Publié le 29 janvier 2019

Dernier jour à Toubakouta. ..Au revoir Benta qui offre à Monique et à moi 2 robes... Au revoir Rose et merci pour ton excellente cuisine. ..Au revoir Mar Picasso qui vient nous saluer avec un cadeau soigneusement enveloppé.

Benta (t-shirt blanc) et Rose
Le cadeau de Mar "Picasso "
Petit tour au marché

Après avoir fait quelques provisions, route et piste jusqu'à Nioro du Rip, vers la frontière gambienne. C'est le coeur de la zone des mégalithes qui renferme plus de 16 000 monuments répartis sur 1900 sites. Zone classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Après avoir traversé le Grand Bao Balon, grande séance de jardinage dans les villages... Sans trouver la moindre pierre ...

On bivouaque en pleine savane...On verra demain.

Grand Bao Balon
Les hyènes ont hurlé toute la nuit

Le lendemain, au village de Siné, un autochtone vient à notre secours et nous guide jusqu'au site complètement oublié par l' UNESCO.

Siné Ngayene : 900 pierres dressées
50 cercles

Aucune documentation, introuvable, très difficile d'accès .... Une honte !


Kaffrine , changement du filtre à gas-oil, Tambacounda, direction Kédougou.

Petite halte à Wassadou au bord de la Gambie ... puis au bout de 30 km de travaux, nous arrivons enfin, à la nuit à Mako, fin du parc Niokolo Koba.

Wassadou
Babouins
Route en travaux
Ça croise juste !!
😉 j'ai rien dit ! !😂😂
Ouf!! Sains et sauf !!😰
À l'ombre et au calme. 38 ° 😧
La Gambie se confond avec la végétation

On voulait faire un tour de pirogue pour voir les hippos, mais il n'y en a qu'un seul et les habitants en ont peur...

Ce sera donc la visite des mines d'or, à 10 km du campement, le long du fleuve.

Les hommes creusent des trous de 3 m de profondeur, suivent le filon, remontent la terre dans des sacs...

Puits de filon d'or

... et les femmes tamisent

Dans la Gambie

Et l'une d'elles trouva le trésor sous les yeux éberlués de Monique.

Une pépite de 4 g environ.

L' or se négocie à 20 000 CFA le gramme, soit 30 €.

Un bain-calin avec sa grand-mère .
Village traditionnel non loin du fleuve

Dimanche 27 janvier, on se décide pour la Casamance, et donc on ravale la route en travaux, puis un bon goudron pour rejoindre Kolda. Route longue et monotone. .. nombreux barrages de police, gendarmerie et douanes . On est entre la Gambie et la Guinée Bissau ....

nombreux accidents de camions
Beaucoup de poussière
Attention traversée de zébus
Sans complexe
Le long de la route. ..
Pintades sauvages
Essayez de déchiffrer !
Enmoutonnage au rond point
J'ai faim !! Ça calme !!!
Le bonheur et la fierté des jeunes mamans

Kolda fait partie de la Haute Casamance, mais on ne la ressent vraiment qu'à Ziguinchor. .. quelque chose d'indéfinissable dans une nature luxuriante... Ce sera le prochain épisode, mais d'abord nous allons le vivre.


1er picnic au bord de la Casamance.
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Publié le 5 février 2019
Campement à Ziguinchor. Casamotel.

Casamance résonne bien à mes oreilles ....romance, vacances, somnolence, bienveillance.. Ziguinchor en est la préfecture calme et dolente, autrefois ville coloniale animée, la mélancolie s'en est emparée et ses anciens comptoirs se délabrent au bord du fleuve.


Mais la jeunesse est là !!!

Studieuse et ambitieuse, l'avenir de cette région enclavée entre la Gambie et la Guinée Bissau, est entre ses mains .

Lors de notre promenade à "Zig", une affichette a attiré mon attention au Syndicat d'initiative. Cette fête fera partie de notre programme.

Arbre à Callebasses

Quittons Zig avec nos nouveaux amis Gérard et Cathy, pour M'Lomp, beau village typique.

Énorme fromager à M'Lomp

Pourquoi "fromager" ? IL annonce la saison des pluies en se couvrant d'un épais feuillage. Les femmes viennent alors déposer à ses pieds le lait dans des seaux, puis recueillent le caillé à la surface pour faire des fromages.

Case à étages M'Lomp

La 1ère case à étages fut construite par un tirailleur sénégalais, après la 2nde guerre mondiale, pour montrer aux villageois à quoi ressemblaient les maisons des blancs.

Elles sont très fraîches
Galeries au 1er étage
Séchage du riz.

La Basse Casamance est inondée par l'énorme delta du fleuve. À la saison des pluies, la riziculture y est très active.

Case à impluvium M'Lomp.

On peut voir la dépression du toit qui permet le recueil de l'eau dans un puits.

À l'ombre d'énormes manguiers
Les impressionnantes racines du fromager

Par une piste de sable, direction Pointe St Georges, toujours dans le Delta de la Casamance.

Pointe St Georges

C'est là, que vers 5 h de l'après-midi, à marée montante, les dauphins nous ont fait leur show : sauts avant, arrière, etc... pirouettes avec des énormes jets d'eau ..🐋

Bivouac les roues dans l'eau (presque)

Le point de chute suivant : Élinkine, village de pêcheurs au bord du fleuve.

Les raies découpées vont aux séchoirs

Les raies séchées seront expédiées au Ghana.

Alain et la cochonne 😄

La Casamance compte beaucoup de catholiques et les porcs divaguent partout, comme les chèvres, moutons, poulets, zébus, chiens, vautours... Ils font office de nettoyeurs.

ÉLINKINE. . Tranquille ...
Les plages des villages. . Pas très propres...

Et puis, vint le temps d'aller à Énampore pour la fête des canards, par une très belle piste bordée d'une végétation luxuriante.

Énampore... difficile à trouver, caché dans la végétation, fière de ses traditions.

Rencontre avec un diola récolteur de vin de palme

La fête des canards rassemble tout les villageois, pas mal d'expatriés, des personnalités et très peu de touristes. Elle a été initiée par une association autrichienne et une française il y a une dizaine d'années, pour venir en aide aux enfants et aux villages alentours. Seule l'association française est encore active.


À l'ombre des roniers

Au son des djembés, et tam-tam, les femmes en habit traditionnel, tapent l'un contre l'autre deux morceaux de bois incurvés et se lancent brièvement, à tour de rôle, dans une danse frénétique.

Coucou ?????
Oui Bonjour

Puis les masques font leur entrée


La piste à été arrosée de .... sel ???
Il se met à tournoyer
Violemment
Accompagné par les jeunes
Arrivée du 2ème masque
Terrifiant et maléfique

Hélas, je n'ai pas pu savoir la signification de ces danses ...

Un orchestre à pris la relève ... 37°à l'ombre...
Grillades de canards
Puis les enfants. .
Repus et épuisés. ...
Nous avons repris la piste...

.... direction Cap Skirring au bord de l'océan. .. Nous révions de calme, d'air frais et de glaces ... Nous avons tout eu...

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Publié le 1er mars 2019

Cap Skirring... Au bord du bel océan Atlantique.. les plages sont investies par les auberges et campements...inaprochables. ..

Kabrousse, au bout du bout, après c'est la Guinée Bissau. .

Le bien nommé "Bar de la mer" nous autorise le bivouac sur son parking. C'est propre et il fait frais.


Le "Bar de la mer" vers Cap Skirring
Repas avec orchestre. ..

Mais nous sommes des nomades, et continuons sur Diambering, gros village avec un campement. .. Pas facile à trouver

Campement "la Casa" sous un énorme acacia.

Au bout d'une piste sableuse, après de multiples zig-zag dans le village, le campement ombragé d'un original italien, venu s'établir en Casamance voici de nombreuses années. .

Totem de Massimo le patron, à l'entrée.

À 200 m de là, une magnifique plage sauvage.

Djo gambade. ..
On apprécie l'instant présent. ..
Le soleil va se noyer...
Petit voisin au campement

Retour dans Diambering pour quitter la Casamance.

On papote. ...
Entre les racines du fromager ancestral, pause allaitement.

La remontée débuta le 6 février, nous avions fait 6000 km depuis Le Plan, et allions quitter la Casamance. ..

Les écoliers en Casamance, sont en uniforme..

Au-revoir (?) Casamance, belle région du sud Sénégal à la végétation luxuriante, à la terre généreuse, aux eaux poissonneuses, aux magnifiques plages.... noyée dans une indolence indéfinissable....

Dernière vue sur Ziguinchor

On va prendre le tout nouveau pont qui traverse la Gambie.... Une vingtaine de km plus loin et 60 € de moins (le racket de la frontière gambienne ), nous sommes revenus vers Nioro du Rip, pour continuer vers "la petite côte " qui s'étend du delta du Siné-Saloum à Dakar.

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Publié le 2 mars 2019

Quelques courses à Ziguinchor : cajoux, fleurs de Bissap pour les infusions... direction la Gambie et le tout nouveau pont qui évite le grand tour de plus de 400 km par Tambacounda.

Après 1H1/4 de paperasses, tampons et racket d'état, avec 40 000 cfa de moins en poche, (60 €), nous voilà revenus vers le Siné-Saloum.



Petit détour pour visiter la seule île de cet énorme delta, à être reliée à la terre ferme par une digue.

Une digue relie l'île à la terre ferme

La vie s'y écoule lentement. ..

Bonheur simple...

De retour sur la terre ferme, voici la pointe de Sangomar et Djiffer village de pêcheurs, pauvre et sale

Les poissons attendent d'être séchés sur des claies
Les femmes aussi, attendent le retour de la pêche

Toujours en remontant, Palmarin, campement quasi désert et plages propres.

Le bain du patron
Les filles font les belles
Campement les roues dans l'eau
De jour,
Au crépuscule, c'est le grand calme.

En Afrique de l'ouest, pas de ramassage des ordures, elles s'étalent partout, sont mangées, pour ce qui peut l'être, par les chèvres et autres, les bouteilles et conserves s'entassent et les poches plastique s'envolent....

On essaie de sauver la planète. .. (je vais pas y arriver..)

La remontée continue par Saly, ville touristique s'il en est, mais ça fait du bien de retrouver Auchan, jambon, fromage, vin, et poulet rôti, on se lasse du thon et des oeufs 😉..

Bivouac à "la ferme de Saly"

Seul campement de Saly avec singes, poulets, chevaux et même crocos. .. par contre, confort 0...

Le babouin du campement

Sur la route, non loin de là, se trouve le plus vieux baobab du Sénégal. .. 6 baobabs seraient accolés pour n'en faire qu'un.

La route des baobabs
Nous voici revenus sur la langue de Barbarie, non loin de Saint-Louis .

Et puis... vint le moment de quitter tout cela, mélange de couleurs, d'éclats de rire, de chaleur, de poussière, de "comment ça va ? Ça va? Tu vas bien ? et le voyage ? ... viens voir ma boutique" 😂😂😂😂..Sans oublier la belle nature si particulière et variée... bref, nous allions quitter le Sénégal. Voilà c'est fini...

Barrage de Diama, parc du Diawling et la frontière.

Un dernier phacochère, et nous voici en Mauritanie

Nous avions déjà parcouru le désert Mauritanien il y a 10 ans et nous allions nous y replonger..

Ce sera le prochain épisode à ne pas manquer : Immersion dans le Sahara.

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Publié le 9 mars 2019

Mauritanie, pays des extrêmes, on dit qu'ils s'attirent et se complètent...

Pays de cailloux et de sable, avec pour uniques verdures la rive du Sénégal, et les oasis.

Notre aventure maure commença pour nous le 13 février par la piste de Diama - Keur Massène au travers du parc du Diawling, comme à l'aller.

Puis nous continuons vers Rossi et longeons le fleuve Sénégal jusqu'à Bogué

Le fleuve nourricier, certainement sur exploité. ... Les terres sont inondées sur une centaine de km pour la culture du riz... Il paraît que le manque d'eau a fait disparaître une grande partie des poissons...

Milliers d'hectares de rizières
Sud Mauritanie
L'habitat change. ..
L'ambiance des villages également
Bogué - Aleg

Quittons la Mauritanie "sénégalaise" à Bogué pour monter vers Aleg, à la rencontre du désert. Carte téléphone - internet introuvable.

Tentes nomades

Puis c'est Moudjeria et la magnifique passe d'Agleft qui nous amène sur le plateau avec une vue époustouflante sur la ville enserrée dans les dunes.

Moudjeria
La route traverse les cordons de dunes
Passe d'Agleft

Nous sommes à Tidjika et le désert pousse de plus en plus sa corne...

La grande route de 400 km récemment construite devrait nous amener à Atar, au nord.


Tidjika -Rachid-Oujeft-Terjit-Atar. La route suit approximativement le pointillé rouge
Mais voilà, la nature est la plus forte...
Le beau Sahara
Et toc !!! 😁 4x4 obligatoire

La guelta de Taoujafet, magnifique en 2009, à été "gatée" par la route toute proche et s'assèche. .. tragique pour les troupeaux qui venaient s'y abreuver...


Guelta de Taoujafet
L'eau suintait des rochers..
Et coulait par la grotte. ..

À la recherche de la "mare aux crocodiles". Les derniers sauriens d'Afrique du Nord. Ils sont restés piégés lors de l'assèchement de la région.

Vers Matmata

Avons cherché en vain cette mare... par une grande chaleur sur un plateau caillouteux. .

La mare aux crocodiles... C'est où ? ????

Faut bien survivre... Merci le gendre pour la gachoa excellente. Le St Émilion grand cru 2004, délicieux était gardé pour une bonne occasion. ..

Gachoa + St Émilion grand cru 2004..
Re-belote
Nombreux nomades
Quelques villages aux maisons recouvertes de paille.
Vers une oasis
Au bivouac... grand silence
L'eau... La vie
Idem
Plantage...
Un autre monde..
Le plaisir du patron..
Le plaisir du bébé. .
Chutt... repos
La route n'est pas terminée
On est prévenus 😂
Enfin une oasis
Dessin et cadeau cahier et crayons à une petite oasienne
Massif montagneux au-dessus de l'oasis d'Oujleft

Nous sommes pratiquement au bout de la route à la magnifique oasis de Tergit.

Après 3 jours de désert, heureux de se poser au camping Sahara, douche, tagine de dromadaire (😕)... lessive, la verdure, les oiseaux et le glou-glou de l'eau...

Environs de Tergit
Allez... un Toubab. .😂(blanc en wolof)
On va pas tarder à arriver à Tergit

À suivre. ...Tergit , Chinguetti, Ouadane, les monolithes

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Publié le 10 mars 2019
Entrée des gorges qui mènent à Tergit
La falaise se précise
Camping Sahara Tergit
Merveilleuse oasis

Beaucoup d'eau à Tergit. Oasis car il y a de nombreuses sources et guelta car l'eau suinte également de la falaise

Djo intéressé par un bain.. Pas le patron.
Philippe motivé ! !ça n'était pas facile ! Et la descente redoutable.
Je plonge ?
Compris ???
Faut bien repartir..

Sur la route de Chinguetti, petite visite au site rupestre d'Agrour découvert par Théodore Monod qui a arpenté cette région durant des décennies.

La célèbre girafe d'Agrour
Pour accéder au site, faut grimper ! !

La passe d'Amogjar sur l'ancienne piste Atar-Chinguetti, se dégrade car elle n'est plus empruntée... elle s'écroule et la nouvelle (mauvaise ) route devient obligatoire... dommage. ..

Toute proche, la célèbre passe d'Amogjar

Du haut de la passe, vue sur Fort Saganne, construit en 1984 pour les besoins du film d'Alain Corneau.

Avec vue sur Fort Saganne..

Chinguetti, ville historique, comme Ouadane, du désert Mauritanien, à 500 m d'altitude, qui comptait jadis 75 000 habitants. L'Unesco la désensable et la reconstruit peu à peu...

Chinguetti
La mosquée reconstruite

Visite de l'une des célèbres bibliothèques, contenant de précieux manuscrits datant du XIII ième au XVII ième siècle. Jalousement gardés par quelques familles.

Leur conservation est problématique. Une partie d'entre eux ont été mis sur microfilms par une association espagnole

Notre guide avec la clef à picots
Serrure à picots
Manuscrit ancien à enluminures
Celui-ci mangé par les termites...
Petit cahier de voyage
L'humidité est également un gros soucis
La conservation des documents anciens est une grande préoccupation

Ce "lit" servait et sert encore pour le transport des femmes et enfants nomades, sur les dromadaires. Une fois le campement installé, on le retourne et il fait office de table pour entreposer diverses choses.

Lit-table nomade
Au-revoir Chinguetti. . On reviendra dans 2 ou 3 jours..

Piste Orangina. ..c'est-à-dire tôle ondulée durant 100 km jusqu'à Ouadane, tout le monde souffre, mécanique et humains ... Djo pendant ce temps, dort...

Nous arriverons dans l'ancienne cité caravanière du désert au soleil couchant, moment idéal pour être époustouflés par le spectacle de la cité en ruines, aux pierres rose-ocre, qui s'étale sur une butte de 2 km de long et sur 150 m de haut.

Ouadane à elle seule, vaut le voyage !! *****

Ici transitaient le sel, l'or, l'ivoire et les épices.

... Et Vibraction
Grimpette et visite de la ville fondée au XII ième siècle
Le puits "dans les murs" en cas de siège
Les remparts et la mosquée

Nous bivouaquerons dans la palmeraie qui date du IX ième siècle ! !!!

Philippe nous trouve un guide, Barakalla, pour nous ramener par les dunes à Chinguetti. Très bonne initiative, nous nous sommes régalés et avons ainsi évité l'horrible piste.

Chinguetti par la piste
Aïe ... Une dune cassée. Arrêt brutal..
Plantage. Dégonflage et plaques de désensablage. ...
Finalement on a pelleté et aplani la cassure
Grandes dunes porteuses
Quelques oasis comme celle de Tanouchert
Nous passerons dans le creux, par la passe N'Novlek .
Oasis
Casse croûte à la maigre ombre d'un acacia avec des épines comme des baïonnettes..

Barakalla nous amène chez ses amis nomades

Préparation du thé
Femmes d'un côté, hommes de l'autre..

Dans la tente, chaleur accablante...

En remerciement pour leur accueil, nous leur laissons de la gomme arabique, du thé, du sucre, quelques médicaments. .. Et allons installer le bivouac à environ 1 km de là..

Le désert est loin d'être vide !!
Nombreuses visites...
Petites marchandes d'objets tressés..
Bonsoir ...
Les femmes rentrent avec du bois...
Nous on grille d'énormes cuisses de poulet achetées à Ouadane

Suite et fin de la piste dunaire

"Fixation" des dunes par plantations.
bonjour mesdemoiselles. .
Oasis
Solitude

On approche de la civilisation. .

Nous revoilà à Chinguetti

Nous continuons sur Atar par la superbe passe d'Ebnou.

Beau massif de l'Adrar

Route impressionnante

Vue plongeante. ..
Aïe.. attention. .
Plongeon vers la vallée
Vers la palmeraie d'Azougui.
Ouf... repos

Nous terminons ce périple Sahara Mauritanien par Choum et quelques 60 km plus loin, en suivant la célèbre ligne de la voie ferrée construite pour acheminer le minerai de fer de Zouérate à Nouadibou, par les monolithes Ben Amira et Aïcha.

Belle piste et beau paysage de montagnes vers Choum

Et voici Ben Amira. 2 ième plus gros monolithe du monde

Face
Pile
Bivouac venté au pied de Ben Amira

La piste bordée de rochers impressionnants.

nous amène quelques km plus loin à Aïcha, pas facile à trouver. À ses pieds, quelques sculptures.

Je monte ? Ils ont dit non: vipères à corne et scorpions...
Relax

Le minerai de fer est acheminé à travers le désert par le train le plu long du monde : 2 km pour 200 wagons, et le plus lent aussi : 30 km/h

Importants troupeaux de dromadaires

Quelques visiteurs :

Phasme des sables
Mante religieuse au doux regard

La route de retour Atar-Nouakchott-frontière, soit près de 1000 km se fera en 2 fois, bien sûr, avec un fort vent de sable pour le premier jour, et une tempête de sable, pour le 2ème.

1er jour. Sable parfois rose..
Parfois blanc comme neige
2ème jour : tempête
Ça se corse...
Visibilité quasi nulle

Mais tout s'est bien passé. ..

Alors que pensez-vous de cette aventure saharienne ?

J'espère vous avoir donné envie de la tenter. Vous ne l'oublierez jamais.

Mauritanie, fascinant pays de contrastes où la vie est affaire d'eau uniquement, puisqu'il n'y en a qu'autour des oasis.

Mauritanie, monde à part, de sable, de vent et de soleil.

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