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La Team MyAtlas
De vendredi à dimanche, découvrir la ville tranquillement.
Octobre 2017
3 jours
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"L'embarquement pour le vol à destination de Stockholm va commencer". Je décolle vaguement les yeux de l'écran de la Playstation pour vérifier que c'est bien mon vol. Le temps que la file d'attente se résorbe, j'ai le temps de refaire un petit match. Notre séjour à Stockholm a la première ambition de nous offrir quelque repos après une année assez pauvre en vacances et en séjour à l'étranger. L'Europe satisfait toujours nos destinations de courte durée, et le maître mot de notre séjour est... le dilettantisme.

J'aime voyager avec Air France car ils fournissent des journaux à l'entrée. Ça complétera parfaitement ma collection de lecture que j'ai pris pour le week-end. Un week-end dure bien 20 jours, n'est-ce pas ? C'est bon, j'aurai le temps de tout lire.

L'arrivée à Stockholm en milieu de journée réveille en nous un besoin primaire. La faim. Il faut changer quelques couronnes en euros, acheter un pass de 72 heures pour les transports publics (dont la liaison ville-aéroport est exclue...) et se rendre à l'hôtel que nous avons fièrement réservé deux jours avant. Il se trouve non pas dans le centre de Stockholm (trop surfait), mais dans une banlieue très proche : Solna.

Il se trouve que l'hôtel est dans un grand centre commercial. Original ! Et surtout pratique pour nous installer au passage à un petit vietnamien dont la propriétaire a apprécié (compris) mon accent vietnamien. A vrai dire, ce n'est pas beaucoup plus difficile que le suédois, et la carte est un amas de mots en deux langues dont les racines anglaises des mots suédois, et notre relative expérience des restaurants vietnamiens parisiens, nous sortent temporairement de la faim.

Nous sommes hélas rattrapés par un autre mal humain. Le sommeil. Un petit somme qui dégénère en franche léthargie nous permet de voir Stockholm comme personne ne l'a jamais vue : en rêve. A croire que le décalage horaire (de zéro heure et zéro minute) nous a achevé avant même de commencer.

Quand on émerge, il fait nuit, ou presque. Il est 18h. Une sortie en ville s'impose. Il fait un peu frisquet, mais franchement rien de méchant. De quoi justifier une pause thé de temps en temps, avant de se rendre compte que c'est à peu près l'heure de manger. Nos premiers pas nous metten au contact d'une ville dont je n'avais pas d'a priori (comme par exemple des blondes assise sur des chaises NORRÅKER partout dans les rues). La population est très cosmopolite, les restaurants sont de toutes les nationalités, les métros sont bien conçu et les stations très originales (comme creusé dans une cave colorée), les lieux publics très calme (je chuchote dans le centre commercial pour ne pas déranger les autres acheteurs). Au supermarché ils ont ces espèces de meules de pain dur et plat, qu'on n'aura pas goûté. Mais on voit à peu près ce que c'est. D'ailleurs c'est pour ça qu'on n'a pas goûté.

Nous errons dans les rues complètement au hasard, attirés comme par fatalité dans des flots de touristes qui arpentent par exemple la centrale Drottninggatan, flanquée de magasins de vêtements qu'on retrouve aussi bien à Paris, qu'à Malaga ou Rome. Comme par miracle notre échappée nous emmène sur le grand axe Sveavägen, qui resplendit de pubs, bars, restaurants tout aussi attirants les uns que les autres. C'est aussi sur cette rue que se trouve la bibliothèque centrale. Elle ferme trop tôt pour qu'on puisse y faire notre pèlerinage traditionnel, mais nous la gardons pour plus tard. Nous apprenons quelques mots de suédois, en particulier un : "tak", qui veut dire merci. Facile à prononcer, bref, direct : un indispensable. Par manque de moyen je m'en sers aussi pour dire bonjour, au revoir, comment allez-vous et est-ce l'heure de manger. C'est moins efficace que l'anglais, parfaitement maîtrisé par les suédois, mais mon tak est au poil dès le premier jour.

Une station de métro, la gare centrale, et le marché aux fleurs de la place Höterget devant le Konserthuset (salle de concert) 

Le soir, nous jetons notre dévolu sur un steakhouse. Le cliché des prix élevés tombe face à une pinte à 6 euros et un repas copieux pour 18 euros. Sur ce sujet-là, j'en tire la conclusion que Paris est devenue aussi chère que Stockholm !

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Tous les touristes ayant fait étape à Stockholm vous le diront, s'il y a une chose à voir c'est le Vasa ! Avant notre séjour, nombreuses furent les recommandations sur cet incontournable musée. Vasa par-ci, Vasa par-là, mais qu'est-ce que le Vasa ?

Le Vasa (ou Wasa selon l'humeur) est un navire de guerre construit pour le roi Gustave II Adolphe de Suède, de la dynastie Vasa, entre 1626 et 1628. Le Vasa peut être défini comme un trois-mâts de type hybride entre le galion et la caraque. Sa voilure – en tout, dix voiles – se composait de trois étages de voiles carrées sur le mât de misaine et sur le grand mât, deux voiles carrées sur le beaupré, et une voile latine et une voile carrée sur le mât d'artimon (je cite wikipedia, j'aime bien le vocabulaire marin). Flamboyant et particulièrement bien ouvragé, il sombra à peine à un mille marin de son départ (moins de 2 km) dans les eaux paisibles du dédale des canaux naturels de la zone de Stockholm. Il coula au fond de l'eau, s'incrustant dans la vase pour toujours (ou presque). On y récupéra les canons, mais le navire fut oublié avant sa redécouverte à la fin des années 50.

Le renflouage de l'épave fut une affaire en soit, de plusieurs décennies, et contribue tout autant à la légende de ce navire hors normes. Après être passé 333 ans sous l'eau, il fut sorti de l'eau progressivement (c'est à dire en plusieurs années) puis aspergé de polyéthylène glycol pendant 17 ans. Ce produit eut pour but de limiter les réactions chimiques dues au contact des sulfures contenues dans l'eau des sédiments entourant le Vasa qui s'infiltrèrent dans le bois, avec ce nouvel environnement auquel le Vasa fut si peu habitué : l'oxygène. On laissa sécher l'ensemble pendant 9 ans. Au contact de l'air cependant, le Vasa est condamné à se détériorer, peut-être encore plus que s'il était resté dans son lit de vase.

Au-delà de cette découverte historique, le renflouement du Vasa a permit aux chercheurs et archéologues suédois de travailler sur un ensemble de pièces - 40000 remontées au total - d'une richesse inégalée. Le Vasa est simplement le seul navire du XVIIème siècle que vous pouvez observer dans le monde. Et si cela ne suffisait pas, il est dans un état de conservation exceptionnel, accessible au grand public et très bien mis en valeur dans un écrin géant dont la fonction est exclusive au Vasa : le protéger et le partager.

Lors du renflouage de 1961, les spécialistes de l'archéologie sous-marine mirent au jour des milliers d'objets et artefacts, ainsi que les restes d'au moins 25 personnes. On trouva des vêtements, des armes, des canons, des outils, des pièces de monnaie, des couverts, de la nourriture, des boissons et six des dix voiles du navire. Les objets et le navire lui-même ont apporté aux historiens une somme de connaissances sur les techniques de la guerre et de la construction navales, ainsi que sur la vie quotidienne en Suède en cette première moitié du xviie siècle. (wikipedia)

Vous comprendrez avec tout ça que malgré notre dilettantisme nous ne voulions pas passer à côté du Vasa. C'est pourquoi ce samedi matin nous sautons dans le métro puis le tram pour rejoindre l'île de Djurgården où il se trouve. Du tram on est à deux pas, et on profite de la faible fréquentation de l'ouverture (10h) pour débuter notre visite.

A l'entrée, l'imposant édifice de bois nous fait fièrement face. 

Dans la pénombre, sans doute pour le protéger encore, le navire nous fait face d'un bloc. Ses mats ont été tronqués mais tout est bien là. Le musée, par petites expositions successives, est bâti tout autour. On monte peut à peu dans les étages, en se rapprochant progressivement de la structure. Sur les derniers étages, on peut presque le toucher.

Le chateau arrière, dont on a tout retrouvé sauf la couleur d'origine, sur une maquette devant le vrai au fond. 
En bas à gauche le vrai Vasa ; des reconstitutions sur les autre vignettes, dont une du renflouement.

Le musée se remplit bien tout au long de la matinée, et nous le quittons alors qu'il est bondé. De retour dans la ville nous rejoignons un ancien collègue qui s'évertue à nous trouver un bon restaurant. Face à une devanture fermée sur ce qui lui semblait la meilleure idée, nous nous rabattons sur un food court central où des restaurants aux spécialités diverses (non suédoises) se partagent les tables et la clientèle. Nous choisissons un thaï qui se révèle absolument délicieux.

L'après-midi, nous profitons du temps particulièrement doux et ensoleillé pour marcher dans les alentours et rendre visite à la bibliothèque centrale. L'édifice, plutôt laid de l'extérieur, est marqué par une très large tour qui abrite la salle principale de la bibliothèque. Cette dernière est par contre très réussie. Les murs circulaires sont couverts de milliers de livres dans toutes les langues. Les autres salles plus spécialisées abritent des rayons entiers dont la langue anglaise et souvent bien représentée. A l'heure de partir, une femme passe dans les salles en faisant sonner un petit gong tibétain informant les usagers qu'il faudrait songer à partir. Une bien bonne idée, évitant les messages automatisés d'usage.

Les rayons rasant la ville nous invitent à songer sérieusement au dîner. Jusque là nous n'avons pas vraiment goûté à la cuisine locale. Le restaurant fermé du midi nous a laissé un petit goût de frustration, aussi nous comptons bien le tenter le soir. Nous sillonnons les rues en tentant de retomber dessus par hasard (notre géo-marquage GPS du midi nous y aide bien, il faut le dire). Le restaurant Nolen est bien là, et qui plus est ouvert ! Nous nous engouffrons dans l'entrée fort accueillante. Nous nous exprimons en anglais, après quelques tak d'usage, pour nous voir refuser l'accès à la salle principale, presque vide mais réservée. Heureusement, une table de repêchage est prévue à l'entrée, que nous partageons avec un autre couple infortuné.

Il s'agit d'un couple de suédois, d'âge mûr et fort apprêtés, qui après quelques regards curieux nous adressent la parole. Ils nous demandent d'où nous venons, ce à quoi je les invite à deviner. Ils ne s'y trompent pas, la langue française leur étant familière. Très sympathiques, nous échangeons avec eux quelques banalités et compliments réciproques sur nos villes respectives. "Paris est tellement belle", "oui mais elle manque d'îles. Stockholm est si paisible", "oui mais si minuscule !". Nous suivons leurs recommandations culinaires, même si les plats principaux sont déjà commandés. En l’occurrence des boulettes traditionnelles et des lasagnes végétariennes. Ils refusent de nous voir partir sans goûter à l'un de ces amuse-bouche qu'ils trouvent particulièrement succulent, déterminants semble-t-il dans leur choix ce soir de ce restaurant. Nous en commandons, à leur ravissement, et entamons la délicate opération de goûter devant eux la spécialité vantée. Il s'agit d'une minuscule tartine ronde recouverte d'un mélange d'anchois en petit morceaux dans une sauce claire. Les autres amuses-bouches nous ont particulièrement plu (dont du chorizo d'orignal), mais là la pression est toute autre. C'est sous deux paries d'yeux joyeuses et appréhensives à la fois que je coupe la tartinette en deux. La suite des événements est presque écrite : je goûte, je dis que c'est succulent, et tous s'extasient. Mais il s'agit de ne pas hésiter dans l'enchaînement des actes : une réaction trop hâtive la rendrait peu crédible, trop tardive, suspecte. A la première bouchée, je suis conquis. Ils s'extasient. Les saveurs se mélangent particulièrement bien, la sauce complétant sans trop inhiber le goût prononcé du poisson, et la tartine - quoiqu'un peu molle à mon goût - soutien finement le tout. Stockholm continue de rimer avec bonne cuisine. Cet épisode clos notre relation éphémère, et après une demande d'avis sur un petit club de jazz alentour, ils nous quittent à grand renfort de tak. Les boulettes et la purée confirment la bonne cuisine du lieu qui en font une adresse à mon avis incontournable. J'en remercie notre ami qui nous l'a recommandée. (l'adresse est jointe à cette étape, il s'agit apparemment du restaurant de la salle de spectacle qui la jouxte : Nolen).

En plein festival de jazz, nous avions repéré un petit bar non loin qui accueille ce soir un groupe. Nous sommes bien en avance, ayant fini notre repas à 19h30 et le concert commençant à 20h30 seulement. Je crois que nous nous sommes un peu emballés sur les horaires des suédois. Ils semblent fonctionner à deux vitesses bien distinctes entre la semaine et le week-end. A l'approche de l'heure venue, nous nous faufilons dans ce bar minuscule. Nous nous glissons l'un après l'autre sur la banquette d'une table vide avant qu'on nous informe qu'elle est réservée. Mince. Avant de commander je passe aux toilettes, ce qui s'avère être une mission à part entière tant la promiscuité a atteint ici une dimension jusque là inexplorée, même à Paris qui pourtant est spécialisée en la matière. La serveuse se trimbale les plats à bout de bras, forcée de déranger ou d'être dérangée à chaque mouvement, s'excusant dans un suédois qui sonne curieusement franchouillard. Dans l'effervescence on arrive à lui échanger deux mots... en français ! On aurait bien discuté un peu mais l'échange fut de courte durée puisque la voilà immédiatement appelée à l'autre bout de la salle, c'est à dire deux mètres plus loin. Le concert est censé commencer dans quelques minutes, mais nos efforts pour garer nos deux personnes dans cette boîte à sardine nous force à quitter les lieux alors même que les musiciens s'installent - lentement il faut dire. Le plan tombe à l'eau ! Quel dommage. Un peu de musique aurait parfaitement terminée notre journée mais, victime de notre non-organisation, nous nous contentons de rentrer tranquillement à l'hôtel. Et puis, entre le Vasa et les heures de marche de la journée, nous sommes exténués.

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C'est encore un soleil rayonnant qui se lève sur la ville pour notre troisième et dernier jour à Stockholm. L'air est clair et les eaux clapotent près de l'île de Riddarholmen où nous commençons notre journée. Riddarholmen est l'une des trois îles qui forme le Gamla stan, la « vieille ville » de Stockholm. Les deux autres îles sont Stadsholmen et Helgeandsholmen. Gamla stan est située à l'extrémité est de la baie de Riddarfjärden.

Nous poursuivons notre promenade sur l'île de Stadsholmen, la plus grande, qui abrite des petites rues labyrinthiques, parsemées de fascinants magasins de vieilleries marines et, moins fascinant, de petites boutiques de souvenir ou de restauration industriels sans âmes, incrustés dans ces vieux bâtiments à la satisfaction (supposée) des touristes du monde entier.

Animés par cette douce fraîcheur estivale nous poursuivons notre route vers la baie de Nybroviken où glissent les bateaux de diverses lignes de transports ou touristiques vers les îles voisines. Le bateau qui se rend au quartier de Kvarnholmen apponte directement sur la proue et se maintient en gardant les gaz face à la rive le temps que descendent et montent les passagers par une porte à l'avant.

la baie de Nybroviken 

Enfin nous nous rendons au musée de l'Armée, dans le district d’Östermalm, d'où part la relève de la garde royale, précédée d'un orchestre militaire très fournie. Au fur et à mesure que le groupe se déplace dans les rues de Stockholm en direction du Palais royal, la circulation est arrêtée par quatre cavaliers dont les montures sont particulièrement affolés par l'agitation de la ville. C'est à plusieurs reprise que le cheval fait un bon en arrière ou sur le côté pour éviter une attaque fictive d'un cycliste ou d'une voiture.

La Garde royale à l'approche du Palais où aura lieu la relève. Les musiciens ne jouent pas sur tout le parcours. Ici seule la cais...

Les militaires se dirigent vers le Palais par un chemin loin d'être direct. Au palais, la place est noire de touristes qui attendaient l’événement. De là où nous sommes nous ne pouvons guère voir les détails de la relève en elle-même. Ensuite, l'orchestre joue encore de la musique, plutôt en mode concert dominical, à la grande satisfaction de la foule. De juin à août la relève de la garde a lieu à 12h15 du lundi au samedi et à 13h15 le dimanche. Le reste de l’année elle a lieu le mercredi et le samedi à 12h15 et le dimanche à 13h15.

Le Palais royal 

Le palais royal de Stockholm (Kungliga slottet) est situé sur le Norrström, dans la partie nord de Gamla stan. Il s'agit de la résidence officielle des monarques de Suède. En pratique le roi vit dans le chateau de Drottningholm, à un jet de pierre, ou devrais-je dire un ricochet, de Stockholm. L'actuel roi de Suède est Charles XVI Gustave ou Carl XVI Gustaf, né le 30 avril 1946 à Solna (fait remarquable, là où se trouvait notre hôtel). Fils du prince héritier Gustave-Adolphe, il succède sur le trône à son grand-père Gustave VI Adolphe le 15 septembre 1973. Il est également le cousin germain de la reine Margrethe II de Danemark et de la reine Anne-Marie de Grèce (filles d'Ingrid de Suède, elle-même fille de Gustave VI Adolphe). Normal. Le roi de Suède n'a plus essentiellement qu'un rôle protocolaire de représentation même s'il garde un droit de regard sur les affaires courantes, pour se tenir informé de ce que font ses différents gouvernements successifs.

Le reste de notre séjour consiste à chercher l'emplacement du bus qui nous amènera à l'aéroport. Solution la moins onéreuse (à condition de réserver le billet sur Internet, ~10€), elle reste assez compliquée entre la réservation en ligne et trouver la porte d'embarcation dans la gare routière - en considérant qu'on a déjà trouvé la gare routière. Il nous faudra bien 40 minutes. Pour entrer dans le bus, un oppressant sas nous sépare d'un agent très remonté. Il faut dire qu'il y a plus de monde que de place dans le bus. En contrepartie, l'Arlanda Express emmène plus simplement les voyageurs à l'aéroport par la voie ferrée, mais coûte plus cher (~28€ aller simple).

C'est ainsi que s'achève notre séjour à Stockholm. Nous en gardons un très bon souvenir. C'est une escapade parfaite depuis Paris.