Carnet de voyage

Juliane & Michael

Dernière étape postée il y a 1327 jours
Circuit individuel Costa Rica - Nicaragua
Du 29 décembre 2017 au 9 mars 2018
71 jours
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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, le réveil est difficile car la nuit a été très agitée, sans doute l'excitation du voyage à venir. Enfin, nous nous trouvons bien en avance à l'aéroport, bien nous en a pris, car il y a foule à l'enregistrement et aux contrôles de sécurité. Nous arrivons à la porte d'embarquement que 5 minutes avant de monter dans l'avion. Le vol Genève - Zurich se passe sans problème et nous offre une vue grandiose sur les Alpes enneigées. Le transit à Zurich nous prend énormément de temps (je n'ai pas compris qu'il nous faille passer un contrôle de passeport pour changer de terminal ...) Là aussi nous arrivons au gate juste à temps pour l'embarquement.

Enfin c'est le départ, bien installés au premier rang de l'Airbus A-340. Nous pouvons bien étendre nos jambes, heureusement, car le vol est prévu durer plus de 12 heures. Au dessus du Portugal, j'en ai déjà marre!!!

Nous atterrissons (ce n'est de loin pas un "Kiss landing") à San José. Le contrôle des passeports se passe sans problème (le fonctionnaire est assez souriant). Il ne nous reste plus qu'à récupérer nos bagages. C'est là que ça se gâte. Des bagages sont coincés sur le tapis roulant et il faut bien 1 heures pour que des employés de l'aéroport interviennent et sortent manuellement la cinquantaine de valises qui faisaient "bouchon", tout ça dans une chaleur étouffante (nous qui venions de quitter Genève par -5°) Pour la douane, nous déposons nous bagages qui sont auscultés par une machine à rayons X et, à la sortie de celle-ci, un douanier nous demande immédiatement d'ouvrir le sac à dos qui contenait quelques victuailles emmenées pour "les français" de l'agence. Nous avons eu peur pour les 3 saucissons; ils ont finalement été acceptés sur le territoire du Costa Rica. Ouf.

Un chauffeur réservé par l'agence "Tout Costa Rica" nous attend en même temps qu'un jeune couple très sympa de Neuchâtel. Après un trajet d'une petite demi heure (un peu stressant car les conducteurs d'ici semblent avoir l'habitude d'envoyer des SMS en conduisant) nous arrivons à l'hôtel Villa Margarita. Nous nous couchons presque de suite car demain nous avons un briefing à 07h.30

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Nous avons super bien dormi dans un lit "super King size" et c'est au son des oiseaux et aussi des quelques avions qui décollent que nous nous réveillons. Il est 5h.30 et il fait à peine jour ! (je m'étonne).

Après le petit déjeuner, nous attaquons le briefing organisé par Tout Costa Rica (Marie) en compagnie de 2 couples québécois. Nous y apprenons une tonne de choses qui nous seront utiles durant le reste de notre séjour, entre autre qu'en cas d'accident de la route il ne faut surtout pas déplacer les véhicules impliqués quitte à créer un bouchon jusqu'au Chili ...

Nous décidons de nous rendre en ville en bus pour changer un peu de nos dollars contre des colons, mais zut, c'est samedi et les banques sont fermées. Heureusement, le dollar est accepté partout et le taux de change appliqué dans les commerces est très honnête. Nous goûtons notre premier "cassados" plat typique composé de riz, haricots noirs et viande dans un soda (petit boui boui) local avec trois ou quatre tables et autant de Ticos (surnom des Costa Ricains). Très sympa.

Retour à l'hôtel en fin d'après-midi pour se relaxer un peu et envoyer quelques "WhatsApp" puis c'est l'heure de déguster les fruits que nous avons acheté en route (ananas et papaye) et dodo.

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Ce matin, à 08h.00, nous avons rendez-vous avec le loueur de voiture. Il est à l'heure et, bonne nouvelle, il nous attribue une véhicule plus spacieux et confortable que celui qui avait été réservé. Nous partons donc avec une Suzuki Grand Vitara. Mais avant nous demandons des explications sur l'emploi du GPS. Il faut savoir que dans le pays, il n'y a pas ou peu d'adresses comme chez nous. Ici c'est plutôt "tournez à droite après la maison verte, continuez 500 mètres puis à gauche sur 200 mètres jusqu'au portail jaune !!! Sur le GPS, il faut donc entrer dans les points d'intérêt et indique le nom de l'hôtel puis chercher dans la liste le bon hôtel. Enfin c'est le départ, un peu hésitant sur les routes de la ville. Heureusement, en ce 31 décembre il n'y a pas trop de circulation car il faut faire attention aux limitations de vitesse (amende jusqu'à 600US$), au GPS, et aux conducteurs locaux qui on l'air de se fiche éperdument des limitations de vitesse et dépassent sans vergogne par la droite ou la gauche. Enfin nous sortons de a ville et commençons à grimper pour arriver à un péage (300 colones) puis traversons le seul tunnel du pays pour déboucher dans un parc national somptueux. On se croirait en plein "Jurassic Parc" avec cette jungle enrobée de nuages et de brouillard. On s'attendrait presque à voir déboucher un T Rex devant nous. Dommage qu'il pleuve et que la circulation et la route assez étroite ne nous permettent pas de nous arrêter pour prendre des photos de cette région sauvage sans aucune construction sur une trentaine de kilomètre. Nous arrivons dans la plaine et quittons la route principale à Guapiles et continuons en direction de Cariari en traversant de nombreux petits hameaux (attention aux limitations de vitesse, là elles sont peintes sur la route et parfois à peine lisibles (40 km/h en ville, 25 km/h aux abords des écoles - autant dire qu'on à l'impression de se traîner). On ne voit que des bananeraies à perte de vue; les régimes sont emballés dans des sacs en plastique pour les protéger des insectes. Les derniers Km pour arriver à La Pavona (bout de la route) se font sur une piste. Attention au trous, ce ne sont pas des nids de poule mais plutôt des nids d'autruche ... A La Pavona, nous garons notre voiture dans un parking gardé (10$ par nuit) ce qui nous permet de laisser le gros de nos bagages dans le véhicule. En effet, nous n'avons droit qu'à 8Kg par personne dans le bateau public qui nous transportera jusqu'à Tortuguerro. Nous sommes attendus par un représentant de l'hôtel qui nous vend nos billets et une excursion en canoë pour le lendemain (bateau env. 10$ aller-retour pour nous deux, excursion 50$).

Nous embarquons pour la descente du fleuve

La "croisière" se déroule sans problème. Heureusement que la pluie à cessé car nous aurions été trempés.

Arrêt dans un petit village pour débarquer quelques passagers. 

Arrivés à Tortuguerro, nous sommes attendus par un autre représentant de l'hôtel qui nous conduit par de petites ruelles jusqu'à notre lieu d'hébergement. Totuguerro est une île coincée entre la lagune et l'océan Atlantique. Elle compte environs 2000 habitants. Notre hôtel, "Cabinas Icaco" est situé en bord de mer, malheureusement, la baignade y est impossible a cause des vagues et des courants qui la rende très dangereuse.

Plage de sable noir devant l'hôtel. 

Nous profitons du reste de l'après-midi pour nous promener, entre deux averses, dans le village. La rue principale, "goudronnée" fait environ 400 mètres de long pour une largeur de moins de 2 mètres. Elle est bordée de restaurants, bars et boutiques pour touristes. Il n'y a pas de circulation à part quelques vélos

Tortuguerro "Main Street" 

Nous retournons à l'hôtel après un dîner dans un petit troquet très sympa et, vu l'animation passerons le cap de la nouvelle année en dormant (c'est un bien grand mot car on dirait que les murs la chambre sont faits de papier et on peut entendre les ronflements des voisins)

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Publié le 23 novembre 2020

Après le petit déjeuner, nous nous rendons à l'entrée du parc national pour notre excursion en canoë sur les canaux et le fleuve pour tenter de découvrir la faune du coin. Nous avons de la chance car nous pouvons observer divers oiseaux, des caïmans, des crocodiles, des iguanes, des basilics, des tortues, un paresseux et des singes hurleurs. Le cri de ces derniers est impressionnant. Vous pourrez l'entendre en visionnant " https://www.youtube.com/watch?v=xxzbqmFkXwU " On dirait une bestiole monstrueuse ou King Kong et pourtant ce n'est qu'un animal ne pesant que 4 à 5 Kg.

La bronzette du caïman 
T'as de beaux yeux tu sais ... 

De retour sur la terre ferme, nous décidons d'entreprendre, à pied, la visite du parc, mais tout d'abord nous devons nous louer des bottes, car avec toute la pluie qui est tombée, nous avons de la boue jusqu'aux chevilles.

Il ne manque qu'une machette à notre exploratrice ... 

La promenade terminée, il est plus de 14h.00 et nous avons faim. Nous nous arrêtons dans un petit resto où on se fait arnaquer (le Nescafé vendu pour un expresso plus cher que le prix du repas)

Retour à l'hôtel en fin d'après-midi et dodo. Il faut dire qu'ici on se couche et on se lève très tôt.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, nous devons prendre le "Bus-bateau" de 09h.00 pour retourner à La Pavona. Super, le bateau est prêt à partir à 08h.45. C'est sans compter sur une batterie à plat qui empêche le moteur de démarrer. Remplacement de la dite batterie et finalement départ à l'heure. Tout se passe bien jusqu'au moment où, en plein courant, le moteur décide de nous lâcher. Super, on dérive jusqu'à nous planter dans la riche végétation qui borde la rivière. Pourvu qu'un serpent ou autre charmante bestiole du genre n'y réside pas! Après de vaines tentatives pour redémarrer le moteur, notre pilote décide finalement de demander de l'aide à l'un des nombreux bateaux de passage. Après une heure d'attente et une énorme araignée qui est tombée sur notre rafiot (énormes cris de la gent féminine du bord) un bateau vide arrive à notre secours. Vaine tentative de nous remorquer bord à bord car le courant est trop fort et nous ramène constamment sur la berge, il est décidé de transborder passagers et bagages sur le bateau de secours. Enfin, nous voilà repartis... pas pour longtemps car après 10 minutes de navigation nous retombons en panne et dérivons à nouveau sur la berge. Finalement, avec l'aide d'un batelier de passage, notre pilote arrive à redémarrer son moteur et c'est presque au ralenti que nous arrivons enfin à La Pavona.

Le "Titanic" de la jungle

Nous récupérons notre voiture et prenons la route jusqu'à Guapiles puis empruntons la nationale qui nous conduit tout d'abord à Limon puis à Cahuita. Limon est le port d'entrée du pays sur la côte atlantique. Une vingtaine de Km avant la ville ce n'est qu'un amoncellement de containers. Impressionnant tout ce qui doit partir (bananes, ananas je pense) ou arriver dans le pays. Le reste de la route se passe sans problème, mais sous une pluie battante jusqu'à notre destination.

Nous nous installons dans notre petit hôtel : le Nirvana Ecolodge, situé non loin de la plage, dans un magnifique jardin tropical.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, il pleut toujours. Nous faisons un petit tour, en voiture, dans le village et nous décidons de passer à la banque pour changer un peu d'argent. Le système est très différent de celui pratiqué en Suisse. Les banques helvétiques ne seraient pas si riches si elles pratiquaient de la même manière. Tout d'abord, il y a une longue queue sur le trottoir. Je pensais que les gens attendaient pour avoir accès au distributeur de billets; non, ils attendent pour pouvoir entrer dans la banque dont la porte est gardée par deux cerbères armés qui filtrent et laisse une personne entrer dès qu'il y en a une qui sort. On prend ensuite un ticket et là, on s'assied sur deux rangs comme au théâtre et chacun attend son tour.

Comme nous disposons d'une petite kitchenette, nous décidons de faire quelques courses. Juliane a envie de poissons. Comme nous sommes au bord de la mer, nous pensons que ce ne sera pas difficile d'en trouver. Et bien non, à part du pangasius ou du poisson pané, rien, pas une arrête à l'horizon. Il faut dire que les super-marchés d'ici ressemblent plus à la petite épicerie de mon enfance. On y trouve de tout sauf ce que l'on recherche. Nous décidons de retourner à Limon (env. 40Km) où nous pensons pouvoir nous ravitailler. Dans un grand super-marché de la ville, nous trouvons tout ce dont nous avons besoin, mais toujours pas de poissons frais. Il faut dire que, vu l'état de la mer, les pêcheurs ne doivent pas sortir du port, à moins d'être suicidaires. Nous nous contenterons donc de 4 malheureux petits filets de poisson d'élevage ainsi que de fruits et un gigantesque chouchoux (près d'un Kg - jamais vu une bête pareilles)

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, nous nous réveillons tôt comme d'habitude et décidons de visiter le centre de secours des paresseux qui nous a été recommandé la veille par des clients de notre hôtel rencontrés lors du petit déjeuner. Malheureusement une bonne partie du tour qui se fait en canoë a été annulée en raison d'une tempête qui menaçait. Nous avons renoncé à visiter "l'hôpital" mais avons quand même pu tirer le portrait d'un pensionnaire du lieu.

Le paresseux à trois doigts 


Ces animaux placides ont l'air de peluches, mais il ne faut pas s'y fier car, comme nous l'avons appris le lendemain leurs griffes très longues qui leur servent à rester accrochés aux branches sont très difficiles à ouvrir une refermées sur un bras ou une main qu'elles peuvent transpercer très facilement. D'autre part leur gueule contient une quantité phénoménale de bactérie et une morsure peut se révéler fatale si elle n'est pas soignée. Elle vous conduira en tous cas à l'hôpital.

Nous nous rendons au Parc National de Cahuita distant de quelques kilomètre. Sur les conseils de Tout Costa Rica, nous entrons dans le parc par l'entrée Sud qui n'applique pas de tarif fixe mais que des donations des visiteurs. Un sentier longe la mer et ses plages de sable blanc. La baignade est autorisée sur certaines d'entre elles et des aires de pique nique sont aménagées. On y rencontre donc beaucoup de Ticos dont les enfants sont en "grandes vacances". Vu la pluie persistante des ces derniers jours la totalité du parc n'est pas accessible, un pont enjambant une rivière étant trop dangereux à emprunter. Nous faisons donc demi-tour après 2 ou 3 kilomètres. Dommage.

Parc national de Cahuita 
Un basilic (évadé de Jurassic Parc 

Dans l'après-midi,nous nous promenons dans la "rue" du village. Il s'agit en fait d'une piste caillouteuse, bordée d'un côté par une mer démontée et de l'autre par de petits hôtels et pensions cachés par une végétation exubérante. En chemin, sur un petit arbre, nous croisons une maman paresseux et son petit tentant vainement de s'abriter de la pluie.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, il pleut tellement fort que nous décidons de rester à l'hôtel. Il n'y a pas de vent et les nuages semblent rester bloqués sur nos têtes. Les moussons du Sud-Est asiatique n'ont rien à nous envier. J'en profite pour lire et compléter mon blog.

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Publié le 23 novembre 2020

Petite devinette du jour ... Quel temps fait-il aujourd'hui ?

Vous avez gagné le yoyo en bois du japon ! IL PLEUT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Nous décidons quand même de bouger et décidons de partir pour la petite station balnéaire de Puerto Viejo distante d'une vingtaine de kilomètre. PAS POUR NOUS BAIGNER, on est assez trempés comme ça, mais pour visiter le JAGUAR RESCUE CENTER FUNDATION. Ce centre a été créé il y a 10 ans par une biologiste espagnole et un herpétologiste italien installés ici pour leur retraite. Les gens du coins ayant appris leurs connaissances scientifiques leur ont peu à peu à peu apporté des animaux blessés. Cela a commencé par un jaguar, d'où le nom du centre, puis la police a également apporté des animaux sauvages illégalement détenus par des particuliers (ils risquent de très fortes amendes et/ou la prison). Après des soins appropriés et, s'ils sont capables de subvenir à leurs besoins, les animaux sont progressivement relâchés dans leur habitat naturel. Le centre abrite également quelques bébés abandonnés par leurs parents. Ils sont alors pris en charge par une maman humaine de substitution qui s'en occupe jusqu'à leur maturité sexuelle où ils pourront rejoindre un groupe de congénère dans la jungle.

Bébé paresseux à deux doigts 
Bébés singes hurleurs et leur nouvelle maman 

Dans le centre, on trouve aussi un élevage de serpents (dont les très venimeux crotales) qui seront remis en liberté dans le Nord-Ouest du pays où ils avaient presque disparus, capturés et mangés par les Ticos pauvres, (j'aurais dit tant mieux, mais, pour la diversité de la faune ...) il faut dire que la viande est chère dans le pays.

Vipère à cils (beurk) 

La visite se poursuit par les rapaces, crocodile, caïman etc. en compagnie de notre jeune et charmante guide volontaire venue de Nouvelle Calédonie. Elle est passionnée et réussi à transmettre à tout notre groupe francophone son amour des animaux. Nous ne regrettons pas du tout notre visite, à conseiller.

Oeufs de grenouille verte à yeux rouges.


La particularité de cette grenouille et des autres avec des couleurs flashy est de pondre ses oeufs en hauteur au dos d'une feuille au-dessus d'un point d'eau. Près d'éclore, les têtards se laissent tomber dans l'eau et poursuivent leur vie.





Fourmilier et toucan

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Publié le 23 novembre 2020

La nuit a été difficile. Pour une fois que nos voisins ont été calmes, c'est la pluie très très forte qui faisiat un bruit d'enfer sur le toit en tôle ainsi que le concert de grenouilles. Elles ne font pas croaaaa, croaaaa comme chez nous mais plutôt un bruit très puissant du genre klaxon de voiture. Etrange ! En début de matinée, le ciel était couvert, mais il ne pleuvait plus. Cela n'a pas duré très longtemps car vers 10h.00 c'est reparti de plus belle. Nous ne sommes pas venus de si loin pour rester dans un hôtel et d'autre part, nous ne sommes pas faits en sucre. Aussi, nous décidons de faire un petit tour dans la ville. Nous devons avoir fière allure avec nos KWay et pèlerine en plastique, mais qu'importe. Nous traversons tout Cahuita pour arriver jusqu'à l'entrée du parc national. Petite rectification par rapport à ce que j'ai écrit plus haut, il y a des rues goudronnées dans Cahuita. Nous pouvons observer quelques surfeurs, courageux ou téméraires (c'est comme on veut)

Nous avons réservé une table pour 18h.30 dans un resto

italien du bord de mer, il est 17h.00 mais tant pis, on tente le

coup, on est vraiment trop trempés. C'est bon, on a notre table

et nous dégustons un excellent riz aux crevettes et pâtes aux

fruits de mer. A 18h.30, nous avons terminé notre repas et

ressortons affronter les éléments déchaînés.

Bonne nuit.

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Publié le 23 novembre 2020

Pas possible, ce matin il fait presque beau ! J'en profite pour faire une photo de l'hôtel.

Ecolodge Nirvana (Playa Negra - Cahuita) 
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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin nous reprenons la route empruntée le 2 janvier pour retourner à Lemon et Siquirres. De cette ville nous partons plein Ouest pour le entre montagneux du pays. Les paysages changes et deviennent de plus en plus vallonnés et très verts. Il fait bon et le soleil de temps à autre caché par un gros nuage brille. Nous arrivons à Turrialba vers 13h.30, mais comme il a été impossible de programmer le GPS de la voiture, nous devons demander notre route. Nous nous arrêtons dans une station service, mais là, notre hôtel est inconnu. Je savais par un e-mail envoyé par la propriétaire qu'il était paumé en pleine cambrousse et qu'il fallait un bon 4X4 pour s'y rendre, surtout sur les deux derniers kilomètres. Nous apercevons deux flics, mais le temps de garer la voiture, ils avaient disparu (jamais là quand il faut, c'est comme chez nous). Finalement, un gentil vieux Ticos se met à tapoter sur son téléphone et google maps et nous met sur la bonne voie en nous disant qu'il faudrait redemander notre chemin dans une vingtaine de kilomètres. Nous faisons marche arrière et, 20 Km plus nous nous arrêtons devant un poste de police. Personne dans le poste malgré les deux voitures garées à l'avant. Nous nous renseignons dans une petite épicerie ou l'on nous indique approximativement la route. De retour à notre voiture, un policier surgit de je ne sais où nous confirme les dires de l'épicier en ajoutant qu'il ne connaissait pas l'hôtel mais que, peut-être c'était par là. Ouf, nous voilà bien avancés ! Bon bin, on y va !

Effectivement, après 3 Km de chemin en terre nous arrivons à un panneau en bois qui nous indique le "Torre Alta Lodge" . C'est là que les choses se gâtent. Je crois participer aux qualifications pour le Camel Trophy. Heureusement, je me suis bien fait expliquer le fonctionnement du véhicule au départ. Blocage du différentiel, vitesses lentes et c'est parti ! Même s'il n'a aucune pêche notre Vitara grimpe, saute sur les gros cailloux, hurle, tremble mais il passe et nous arrivons enfin au lodge. Waouh!! Au sommet d'une montagne, nous dominons la vallée et, en face le volcan Turrialba avec ses 3340 mètres. Chance ou pas, l'avenir nous le dira, le volcan est entré en éruption il y a 3 jours et projette un nuage de cendres de vapeur d'eau et de gaz à plus de 500 mètres.

Le volcan Turriabla depuis le balcon de notre chambre 
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Publié le 23 novembre 2020

Nous nous levons tôt, ce qui nous laisse le temps d'admirer le volcan fâché au lever du soleil.

Le Turrialba au lever du soleil. 

Vu que l'accès de ce volcan est interdit, nous décidons d'aller visiter son jumeau distant d'une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau, mais qui, par la route prend près de 2 heures. La route, quoique bonne dans l'ensemble est rendue difficile par un brouillard à couper au couteau. Par endroit, on ne voyait même plus le capot de la voiture. Avec l'altitude, la météo s'est petit à petit améliorée et c'est par un temps clair que nous arrivons au cratère situé à 3430 mètres. Brrrrr. ça caille par ici, pas plus de 10°.

Le grand cratère du volcan Irazu 
Presque envie de se baigner, mais il y a 300 mètres d'à pic. 

Après notre balade au bord du cratère nous décidons de rentrer, non sans nous arrêter dans une très sympathique restaurant pour reprendre des forces. Il y a moins de brouillard sur la route, nous devrions être à l'hôtel vers 17h.00, avant la nuit, mais c'est sans compter sur les caprices d'un GPS fou qui nous envoie presque en plein champs, sur des chemins remplis de nids d'autruches, C'est donc avec les grands phares que nous empruntons les deux derniers kilomètres du "sentier de la mort" qui nous conduit à l'hôtel.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous donnons congé à notre voiture et partons à la découverte de quelques sentiers qui parcourent les 80 hectares de l'hôtel. Le calme absolu à peine si, de temps à autres on entend le bruit d'un camion qui utilise son frein-moteur au fond de la vallée.

Le 3ème chalet en construction. 

Ce troisième chalet sera équipé d'une cuisine

mais, pour faire ses courses, voici le genre de

chemin qu'il faudra emprunter sur 3 kilomètres.

Autant dire qu'il ne faut rien oublier au magasin...

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Aujourd'hui, au réveil on ne voit le bout de son nez tellement il y a de brouillard, mais heureusement, le petit déjeuner passé le temps s'améliore un peu. Les bagages chargés, nous reprenons notre piste d'essai pour 4X4 avec un peu d’appréhension car il a plu une bonne partie de la nuit et la "route" risque d'être boueuse et glissante. Mais, bon, ça va. On ne s'en sort pas trop mal. Nous reprenons la route empruntée deux jours pus tôt pour aller voir le volcan Irazu jusqu'à Cartago, l'ancienne capitale du pays. Peu après cette ville, nous roulons sur la "Panaméricaine", mytique route qui relie, avec quelques ramifications, Ushuaïa à l'Alaska. Si on se réfère à Wikipédia, on peut lire que c'est un "ensemble d'autoroute et de voies rapides". Le bout que nous avons emprunté, c'est autre chose. Des montées qui n'en finissent pas (on roule longtemps à plus de 3000 mètres) des virages tous les 100 mètres et une vitesse limitée à 50 Km/h. En plus : double ligne jaune qui signifie interdiction de dépasser. Donc, quand on se trouve derrière un camion chargé qui grimpe péniblement la côte à 20 à l'heure il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience. Pura Vida comme on dit ici. De temps en temps, quand il y a un bout droit de 200m. le chauffeur du camion qui vous précède vous fait signe de dépasser de la main et du clignotant, mais ici, on ne met pas son clignotant à droite, on le met à gauche ! ça surprend au début. Enfin, nous quittons la Panaméricaine pour une petite "route" qui devra nous conduire à destination. Pour ceux qui connaissent, après ces 20 kilomètres, la montée à Cilaos peut se faire les yeux fermés. Heureusement, on ne croise pas beaucoup de voiture, car le croisement est pratiquement impossible par endroit. Nous arrivons enfin à notre hôtel et prenons possession de notre chambre. Chouette, il y a une cheminée avec une réserve de bois

Le hameau se trouve à une altitude de plus de 2000 mètres

et il fait froid, très froid même et la cheminée est le seul moyen de "chauffage" inefficace pour essayer d'augmenter un peu la température de la chambre. Disons qu'on passe de 12° à 12,5°. Le seul moyen que nous trouvons pour nous réchauffer c'est de se coucher sous un drap, quatre couvertures épaisses et un très chaud couvre-lit. Le tout doit bien peser 50 Kg, mais au moins nous avons chaud.

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Publié le 23 novembre 2020



Nous sommes dans le royaume du quetzal, l'oiseau vénéré par les Mayas et les Aztèques qui le représentaient sous la forme du serpent à plumes; nous nous mettons donc à sa recherche dans forêt très dense qui jouxte l'hôtel. Un petit sentier aménagé par l'hôtel longe un ruisseau, c'est charmant.

La forêt est emplie de chants d'oiseaux. Nous en voyons voler dans tous les sens, c'est incroyable; on se croirait dans une volière géante, mais toujours pas la moindre plume de quetzal à l'horizon.


Après 3 heures de vaines recherches, nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer, non sans avoir traversé une passerelle suspendue à une bonne trentaine de mètres au-dessus du vide. Moi qui ai le vertige, je peux vous assurer que je n'en menais pas large ! La vue, par contre est à couper le souffle car on se retrouve à la même hauteur que la cime des arbres. Il ne manque que des singes, mais il fait décidément trop froid ici pour eux.

L'après-midi, nous reprenons notre quête du quetzal sur un autre sentier qui longe un torrent de montagne qui paraît-il renferme de belles truites. Mon instinct de pêcheur me dicte de scruter la rivière et, effectivement, dans les coins plus calmes, j'observe de belles truites. Les grosses mamies doivent se cacher dans les trous plus profonds. Ah, si seulement j'avais une canne, j'aurais volontiers laisser tomber le quetzal.

Une canne à pêche please ! 

Nous devons nous rendre à une cascade, mais après plus d'une heure de marche, nous tombons sur un panneau qui nous indique que la dite cascade se trouve à encore 90 minutes de marche. Il est 15h.30 et, comme la nuit tombe vers 17h.15 et que nous avons oublié notre lampe de poche, nous renonçons à la cascade et rentrons à l'hôtel, bredouilles de truites et de quetzal, à se demander si cet oiseau n'est pas un mythe comme le dodo de l'Ile Maurice !

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Ce matin, il nous semble qu'il fait encore plus froid que d'habitude. Un grand bol de café fini de nous réveiller et nous réchauffe les mains. Départ par la même route qui sur une vingtaine de kilomètres nous fera grimper à plus de 3000 mètres Jamais vu une route aussi pentue. Notre pauvre Suzuki doit faire une bonne partie de la route en première. A mi-distance du sommet, nous voyons deux voitures arrêtées sur le bord de la route avec leurs passagers éparpillés un peu partout qui avec des jumelles, des longues vue, des téléobjectifs de paparazzi. Oulala, ça sent la grosse bestiole ou peut-être .............

Mais oui, il y a du quetzal dans l'air ! Je saute sur mon Nikon et je cherche, je scrute les arbres. Rien !

Bon, on remballe tout et en route quand soudain, gros mouvement de foule et là, je le vois, perché à mi-hauteur d'un arbre. Pas facile de le photographier car l’animal est à l'ombre du feuillage, mais enfin, on fait avec ce qu'on a !

Oui, je sais, ça n'est pas pro, mais j'aimerais vous y voir ! 

On trouve de plus belles photos sur le net, mais celles-là c'est moi qui les ai prises.

Sur cet intermède, nous reprenons notre ascension et retrouvons la Panaméricaine sous un épais brouillard, de la pluie et du vent. Heureusement que les voitures qu'on loue sous les tropiques ont aussi un chauffage. Après une trentaine de kilomètres, la route commence à descendre et la température à monter gentiment. Arrêt en cours de route pour changer un peu d'argent. En sortant de la voiture, on croirait entrer dans un sauna, tellement il fait chaud et humide. On a plus l’habitude.

La route se poursuit sans problème jusqu'à Uvita, notre prochaine étape, sauf que notre cher GPS ne connait pas notre hôtel (c'est la 2ème fois !)

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Publié le 23 novembre 2020

Nous nous trouvons à Uvita, petite station balnéaire de la côte Sud Pacifique. Quand je parle de station balnéaire, cela n'a rien à voir à ce que l'on voit en Europe ou ailleurs. Ici, ce sont plutôt des maisons, bungalows, cabanes et deux ou trois hôtels ou pension noyés dans la verdure et deux ou trois "super marchés". Pas de foule, de resto, de bar ou de disco ou alors ils sont si bien cachés que nous ne les avons pas vus. Personnellement cela ne nous dérange pas, bien au contraire. Il fait beau; pourquoi ne pas aller à la plage. Notre hôte nous conseille la plage de Hermosa qui n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais il faut d'abord parcourir les 2 kilomètres de piste qui nous séparent de la route nationale (4X4 obligatoire).

La plage de Hermosa un dimanche après-midi en période de vacances scolaires ! 

C'est génial, la plage n'est fréquentée que par des Ticos qui pique-niquent à l'ombre des arbres. Presque personne dans l'eau à par quelques surfeurs qui profitent des belles vagues. Nous rentrons au camp relativement tôt pour profiter du paysage qui s'offre à nous.

Notre camp en pleine jungle  

Le lendemain matin, le ciel est gris mais le soleil apparaît juste après le petit déjeuner. Nous décidons de partir découvrir le parc de Marina Ballena et ses plages. Nous garons notre véhicule à l'entrée du parc et nous acquittons du droit d'entrée (6$ par personne) à un gardien fort sympathique qui entame la discussion avec nous, nous montre sur une carte où nous sommes et où se trouve la queue de la baleine. Il s'agit en fait d'une avancée de sable dans la mer qui a la forme d'une queue de baleine. Cela semble proche, mais en fait, il nous faut bien 1h.30 de marche pour y arriver. En plus, on croise plein de voitures qui circulent sur un sentier qui longe la plage, certains roulant même sur la plage. Si javais su ...

Photo gracieusement donnée par l'agence Tout Costa Rica 

Le soleil tape de plus en plus fort et je décide de marcher à l'ombre des arbres tandis que Juliane continue sur la plage. C'est vrai que cette dernière est magnifique, sauvage (Juliane aussi, le sauvage en moins!)

Des kilomètres de plage presque sans âmes qui vivent 

Arrivés au début de la queue, nous renonçons à terminer l'excursion et préférons nous rafraîchir dans les vagues tièdes de l'Océan ce que nous ferons plusieurs fois sur le chemin du retour.

Un remake de Pearl Harbour ? Non un vol de pélicans  

Chemin faisant, nous croisons quelques animaux, mais toujours pas ou peu de bipèdes, ce n'est pas Rimini ...

La compagnie aperçue sur ou près de la plage.  

Il est midi passé, nous commençons à avoir faim et soif et, comme sous somme dans un parc national, il n'y a pas l'ombre d'un bistrot. Nous sortons donc du parc et nous mettons à la recherche d'un soda et nous nous régalons d'un excellent cassado accompagné d'un jus de mûres. Le repas terminé, nous retournons à la plage, mais cette fois en voiture, jusqu'à ce que nous trouvions un coin pour nous tout seul (il n'y a pas besoin de faire 1 Km.) Petite digestion à l'ombre des cocotiers (si possible pas sous le sommet de l'arbre à cause des chutes de noix) et baignades pour le reste de la journée.

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Aujourd'hui, nous nous levons plus tôt que d'habitude car nous devons nous rendre à Sierpe prendre le bateau de 11h.00 qui doit nous conduire à Drake sur la péninsule d'Osa. La distance n'est que d'à peine 60 kilomètres, mais avec la circulation, je préfère prévoir assez large. La route est très roulante et très agréable à conduire avec des montées, de larges virages, des descentes douces. Idéal pour un tour en moto ! La fin du parcours est par contre plus monotone avec de grandes lignes droites plates de quelques km suivies de virages à angle droit, le tout bordé à gauche par des bananeraies et à droite par des palmeraies à n'en plus finir.Nous ne savions pas que le pays était producteur d'huile de palme. Nous arrivons à Sierpe, petite bourgade au bord du fleuve du même nom et port d'embarquement pour la péninsule d'Osa où se trouve le parc national de Corcovado. Sur les conseils de "Tout Costa Rica", nous garons notre voiture dans le parking gardé situé en face du bar/restaurant "Las Vegas" d'où nous embarquerons. Je me renseigne auprès de la personne en charge du parking de l'endroit où acheter nos billets de passage et j'obtiens la réponse : "Au Costa Rica, on ne paye jamais les musiciens à l'avance sinon ils jouent mal. Vous payerez le capitaine une fois arrivés à destination comme ça, en cas de problème, vous aurez économisé le prix du passage". Rassurant tout ça, heureusement, nous avons de l'humour.

                    Voilà ce que j'en pense *                             Ouille, ça fait mal  *                             Petit...

Vers 11h.00, tout le monde se déplace vers les pontons et l'embarquement des passagers se fait en fonction de leurs hôtels à l'arrivée. Tout le monde est déjà parti, sauf nous. On nous a dit d'attendre, alors nous attendons de même que deux autres couples. Finalement, nous pouvons partir avec une heure de retard, mais PURA VIDA... Espérons que notre expérience de Tortuguerro ne se renouvelle pas !


Jacinthes d'eau à la dérive. 

La descente se fait à fond les ballons en slalomant entre les touffes de jacinthes d'eau qui dérivent au fil du courant. Arrivés à l'embouchure du fleuve, les choses se gâtent car la mer est forte et notre capitaine semblant vouloir combler son retard ne ralenti pas la cadence. Le bateau semble voler, mais sur de courtes distances et, à chaque atterrissage, ce sont nos vertèbres qui en prennent un coup. Il faut dire que les creux doivent bien faire 2 mètres. Le bateau vibre et tremble à chaque vague. Pourvu que sa structure tienne le coup !

En voilà une belle qui approche. Cramponnez-vous !

Et puis, c'est le silence, plus de bruit de moteur ... Ah non, ils ne vont tout de même pas nous refaire le coup de la panne en pleine mer ! Eh bin oui mon bon M'sieur !

Heureusement, cette panne moteur est vite réparée et le moteur redémarre. Ouf de soulagement à bord.

Le débarquement à Drake est aussi folklorique. Pas de quai, on débarque sur la plage ! et moi qui avait mis mes chaussure de marche ! Deux membres d'équipage sont à l'eau et tentent tant bien que mal de retenir le bateau à chaque vague qui déferle sur la plage. Un troisième décharge les bagages et tout le matériel transporté et les passagers essayent de sortir du bateau sans trop se mouiller. On a quand même de l'eau jusqu'au genoux voir plus haut !

Le propriétaire de notre "hôtel" nous attend sur la plage et charge nos bagages et nos personnes sur son quad pour nous emmener chez lui. Il faut un excellent quad pour réussir à grimper la côte boueuse. Nous prenons possession de notre "bungalow", ou plutôt tas de planches clouées les unes aux autres avec quelques bouts de tôles en guise de toit. Heureusement, le cadre est magnifique, le patron super-sympa et la vue sur la baie grandiose sinon nous serions repartis en courant.

Je reste sur place tandis que Juliane part à la découverte des environs. Elle est vite de retour car un violent orage éclate bientôt. Ce sera le cas tous les après-midi de notre séjour vers 15-16h.00.

C'est tout pour aujourd'hui, la suite bientôt.

P.S. Pour être honnête avec vous les trois photos marquées d'un astérisque * (colibri, serpent mangeant une grenouille et ocelot ne sont pas de moi. Je voulais vous laisser croire que j'étais devenu un grand photographe animalier. Ce ne sont que des photos que j'ai prise sur un tableau du bar/restaurant Las Vegas à Sierpe en attendant le bateau.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous aurions du nous rendre au parc de Corcovado, mais les commentaires que nous avons entendu sur place entre 200 et 300 personnes qui débarquent plus ou moins en même temps dans le même endroit, la météo incertaine et le fait de devoir faire environ 1h.30 de bateau par trajet en mer nous ont un peu refroidi. Nous avons donc opté pour des réveils un peu plus tardifs (07h.30) et des ballades dans le village et les environs.

Le retour au lodge tient plus de "l'escalade" que de la randonnée pépère et je suis obligé de m'arrêter à de nombreuses reprises pour reprendre mon souffle tandis que Juliane gambade comme un chamois. Merci la cigarette. J'ai arrêté la clope depuis deux mois, mais les effets bénéfiques sur le souffle ne se font pas encore ressentir. Dommage .

Et dire que le lendemain je vais devoir me taper ce trajet dans les deux sens ! 

Donc, le lendemain, rebelote ! On descend sur la plage après le petit déjeuner, on se baigne et on observe la faune et la flore locale...

avant de reprendre cordes et piolets pour rentrer à l'hôtel avant l'orage de 15h.30 - 16h.00. Normalement, sur cette côte, on devrait être en saison sèche. Le patron de l'hôtel nous affirme n'avoir jamais vu un tel climat depuis 18 ans qu'il exploite son établissement.

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Ce matin, c'est branle-bas-de-combat à 05h.30, le petit déjeuner est servi à 06h.15 et nous devons nous rendre sur la plage pour 07h.00 où nous devons embarquer, en compagnie d'un autre couple pour retourner sur Sierpe. Espérons que ce ne soit pas à nouveau sur un "radeau de la méduse". Le bateau qui s'approche de la plage à vitesse grand V me semble un tout petit peu plus grand et, il a deux moteurs et pas des petits là c'est du sérieux, deux X 200 Cv. Le capitaine, un solide gaillard avec de grosses chaînes en laiton (genre or), des bras à la Popeye, le tee shirt moulant nous accueille d'un grognement. Pa commode le bonhomme. Ça nous change de la gentillesse habituelle des Ticos. Bon, bref, nous voilà repartis, tout d'abord pour 500 mètres pour embarquer d'autre clients, puis pour le large. La mer est calme et, poussé par ses puissants moteurs, le bateau file à toute vitesse. Il faut presque que je retienne les quelques cheveux qui me reste pour ne pas tous les perdre ! Nous atteignons l'embouchure du fleuve que nous remontant tellement vite que je n'ai presque pas le temps de régler mon Nikon.

Le long du fleuve Sierpe. 

En 45 minutes, nous arrivons à Sierpe alors qu'il nous a fallu 1h.30 pour accomplir le trajet aller. La deuxième manche a été gagnée par notre "gigolo du dimanche".


Embouteillage à Sierpe pour trouver une place à quai. 

Nous retrouvons notre voiture au parking, et nous mettons en route après avoir payé notre dû au bar Las Vegas (18$ pour les 3 nuits). En cours de route, nous revoyons de très nombreuses palmeraies. Ce doit être le temps de la récolte car nous croisons bon nombre de camions, pick-up et autres véhicules hétéroclites transportant les drupes (fruits du palmier - vous aurez appris quelque chose aujourd'hui).

Nous passons devant une usine qui émet une épaisse fumée noire. Nous nous demandons ce que cela peut être, pas très longtemps car, juste après l'avoir dépassée, nous sentons une telle odeur de frites que nous sommes obligés de fermer les fenêtres de la voiture sur au moins 2 kilomètres. C'est en fait une huilerie; ça ne donne vraiment pas envie! Le trajet jusqu'à Quepos se déroule sans problème et nous arrivons dans cette ville par u beau soleil et une vue magnifique sur la Pacifique, avec, ancré au large, un magnifique "quatre mats" de croisière.

Arrivée à Quepos 

Le GPS nous mène directement à l'hôtel par une route pentue à souhait. C'est si pentu que je doit passer une première sur certains bouts du trajet (au moins 25%). Il est trop tôt et notre villa n'est pas encore prête. Comme il est presque midi, nous décidons de retourner en ville. Une vraie petite ville cette fois, avec quelques rues et de la circulation (non ce n'ai pas le pont du Mont Blanc à 18h.00 !) Après la jungle et le calme, ça fait tout drôle de même que le stationnement en créneau au bord de caniveau profond d'un demi-mètre. Nous avons faim et entrons dans un "fast food" qui nous sert deux magnifiques morceaux de poulet rôti accompagnés d'une bonne salade + des frites pour moi pour presque rien. Délicieux!

Comme nous avons de quoi nous préparer à manger, nous filons faire quelques courses dans le super-marché du coin qui propose de magnifiques fruits (pastèques, mangues, papayes, grenadilles etc... Nous nous régalerons ces prochains jours.

Nous prenons possession de notre nouveau et vaste logement, une villa avec salon et coin cuisine, une grande chambre et une salle de bains. Comme nous y séjournerons durant les six prochaines nuits, nous débarquons tous nos bagages pour aérer et sécher nos vêtements qui souffrent du climat chaud et très humide.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous passons une nuit abominable à cause d'une circulation d'enfer qui passe juste devant la villa et qui dure jusqu'à 1 heure du matin. C'est la "Saturday night fever" à l'extérieur et notre hôtel est situé au bas d'une grande descente, juste avant une montée vertigineuse, nous avons droit au frein moteur suivi d'une rageuse accélération, sans compter sur les motos qui semblent rouler sans pot d'échappement !

Le réveil est un peu pénible, mais il fait un grand beau temps.

Nous avons le temps de nous laisser vivre ... Pura Vida. Au programme, nous devrons visiter l'incontournable, mais contesté parc national de Manuel Antonio, contesté sur divers sites internet à cause du très grand nombre de visiteurs qu'il accueille quotidiennement. Mais ça, on verra plus tard. Pour le moment, nous ne pensons qu'à Playa y sol. Comprenez plage et soleil qui nous ont manqué en ce début de périple. Nous prenons donc la route en direction de Manuel Antonio où, nous dit-on se trouve une grande plage. Quelques kilomètres plus loin, nous tombons sur un embouteillage. Il s'agit en fait de "gilets jaunes" qui filtres les automobilistes, ceux qui se rendent au parc et ceux qui vont à la plage que nous apercevons entre les arbres. On nous fait tourner à droite, on nous encaisse 3000 colons (env. 5.00CHF) de frais de parking (gardé). Pour le prix, on a même une aide au stationnement (j'aurais pu m'en tirer tout seul - c'était tout droit en face avec 50 mètres à gauche et à droite, mais c'est gentil quand même). Nous découvrons une longue plage de sable blanc et fin.

Plage un dimanche en période de grandes vacances scolaires 

Aucun problème pour trouver une place pour étaler sa serviette, à croire que les Ticos n'aiment pas les bain de mer. Ah, ce que j'aimerais trouver nos plages européennes dans cet état. Cerise sur le gâteau, les plages que nous avons visités, bien que pas entretenues comme chez nous, sont d'une propreté irréprochable. Sur place, on peut faire du jet ski et du parachute ascensionnel, on peut s'y restaurer et boire un cocktail les pieds dans le sable. Pour notre part, nous avons préféré un pique nique de fruits frais préparés à la villa. Nous rentrons à la maison en fin d'après-midi, contents, mais un peu rouges de notre vraie première journée de vrai soleil (malgré la crème solaire indice 50). Petit frichti puis dodo (enfin essai, car en plus de la circulation, nous héritons d'une grande famille sud-américaine de 3 générations qui occupe les villas voisines pour 6 et 8 personnes. Ils parlent très très fort, rient beaucoup, chantent, jouent aux cartes ou je ne sais quel jeux sur la terrasse jusqu'à 23h.00 ... mais nous sommes cool, nous ne disons rien. On verra demain si le cirque continue, on leur touchera alors un mot.

Le lendemain, le réveil est aussi pénible que la veille, mais comme il n'y a rien de prévu à part la baignade et la bronzette, nous nous permettons une grasse mat. jusqu'à 08h.00.

Nous nous rendons à la plage de Biesanz qui nous a été conseillée par le propriétaire de l'hôtel où nous logeons. Cette plage, moins distante que celle d'hier n'est accessible que par une petite route aussi pentue qu'un grand huit, qui se termine en cul de sac puis par un sentier forestier qui descend jusqu'à la mer que l'on atteint après une petite marche de 10 minutes.

La plage est paradisiaque, de sable blanc, au fond d'une petite crique qui la met à l'abri des vagues. Seul inconvénient, à marée basse il y a quelques cailloux qui gênent, mais en se baignant tout à droite de la plage on les évite. A marée haute, la plage se rétrécit beaucoup, mais comme il y a peu de monde, ça n'a finalement pas une grande importance.

Plage de Biesanz 

Nous rentrons au logis encore plus rouges que la veille !

Nous sommes tellement satisfaits de notre petite plage que nous y retournons le lendemain.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, relativement tôt comme conseillé par Tout Costa Rica, nous nous rendons au par national Manuel Antonio. J'ai pu lire, sur divers site internet qu'il fallait se méfier des "rabatteurs" qui sous prétexte que les parkings suivants sont complets, vous proposent un parking situé à près d'un kilomètre de l'entrée du parc pour 10$. Fort de cet avertissement, j'ai continué ma route jusqu'au bout et j'ai pu garer la voiture à 300 mètres de l'entrée pour moitié-prix. A l'entrée du parc, il y a déjà pas mal de monde mais nous nous faisons refouler car nous n'avons pas de billet qu'Il faut acheter une cinquantaine de mètres avant l'entrée. Nous refaisons la queue devant le guichet puis à l'entrée où les sacs sont fouillés (alcool et tabac interdit dans le parc). Cette réserve de 680 hectares est bien aménagée, les sentiers, du moins dans la première partie sont larges. Ils se rétrécissent plus loin pour devenir bétonnés sur environs 1,50 mètre. Nous maugréons contre ces groupes de touristes qui discutent à haute voix. A ce rythme, si on voit des animaux c'est qu'ils portent des boules "Quies". Dès qu'un groupe s'arrête et que le guide pointe sa longue vue et son doigt dans une direction, nous regardons dans celle-ci et pouvons voir tantôt un crabe, une araignée minuscule, un paresseux ou un singe.

Un paresseux et une plante carnivore 
Il y a un oiseau sur cette photo, à vous de le trouver !

La ballade se poursuit ensuite sans tenir compte de ces groupes bruyants, en les fuyant même, pour arriver à une magnifique petite plage.

Les plages jumelles. 

Nous y rencontrons aussi les résidents de ces lieux qui se dorent au soleil.

En continuant notre chemin, nous essuyons un violent orage et nous nous abritons tant bien que mal sous le petit auvent d'un panneau indicateur. 20 minutes plus tard, la pluie cesse et nous pouvons reprendre notre chemin. La lumière à changé et la végétation mouillée brille. C'est très beau !

Nous poursuivons notre promenade jusqu'à arriver à une grande plage beaucoup plus peuplée et là, nous voyons une équipe de chapardeurs qui essaye de faire main (patte) basse sur le déjeuner des touristes,

singes capucin 

Certains y parviennent. Puis, c'est le tour des ratons laveurs de mener la razzia. Il y en a même qui tente d'arracher les sachets contenant le pique nique des mains de leurs propriétaires et qui y parviennent !

Ils sont masqués; de vrais bandits de grand chemin ! 

Après notre pique nique pris à la hâte, de peur de se le faire voler, nous allons piquer un tête dans la mer dont l'eau tiède nous rafraîchi quand même vu la température qui frise les 35° et le taux d'humidité qui est pas loin des 80%. De retour à l'ombre des arbres, le balais des capucins recommence. C'est fou ce qu'ils sont agiles et expressifs !

Je te jure, j'ai rien fait ! 

Après cet intermède, nous rentrons tout en admirant les quelques animaux que nous croisons encore ainsi que la végétation luxuriante. Un vrai délice pour les yeux !

Un arbre majestueux, fier et droit; ce qu'il en restera quelques années après sa mort. 

Nous rentrons au bercail des souvenirs plein la tête, heureux de cette expérience enrichissante.

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Publié le 23 novembre 2020

Relax pour notre dernière journée à Quepos. Nous nous rendons à notre petite plage de rêve. Tout le monde nous connaît maintenant, depuis les "gardiens de parking" aux serveurs du bar en passant par les plagistes. Cette fois, nous n'avons plus droit au petit parasol, mais à la tente pour 4 personnes. L'eau est toujours aussi agréable. Nous passons quelques heures, moitié sur nos chaises longues, moitié dans l'eau. Dans l'après-midi, nous pouvons observer des singes "écureuils" sauter de branches en branches avec une agilité époustouflante. Malheureusement, ils sont trop petits et trop éloignés pour pouvoir les prendre en photo. Puis c'est le tour des effrontés "capucins" de nous rejoindre en bord de plage. C'est la première fois qu'on en voit ici. Ils n'ont pas peur; on peut même voir une mère, avec son jeune petit accroché sur son dos, s'approcher à quelques mètres du public.

En voyant cette faune sauvage, on comprend mieux l'utilité de ce panneau  

En arrivant à la maison, "l'homme à tout faire" nous explique que, durant la journée, des ouvriers qui voulaient installer un éclairage extérieur supplémentaire ont grimpé sur le toit qu'il a défoncé ainsi qu'une partie du plafond de la cuisine. Il nous demande en s'excusant mille fois du dérangement s'il peut venir faire le ménage. Ils sont d'une extrême politesse ces Ticos, même les jeunes que nous croisons dans la rue, toujours un bonjour, souvent un sourire. Belle leçon ! Nous devrions réapprendre ça chez nous !

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Publié le 23 novembre 2020

Toute la nuit, il a plu à verse, mais le toit a tenu bon, nous ne sommes pas inondé et, ce matin, il pleuviote encore un petit peu. Nous nous affairons à fermer les valises, Juliane dans la chambre, moi dans la cuisine lorsque j'entends un bruit venant de l'extérieur. Je me retourne et aperçois un singe-écureuil en train de grimper sur les barreaux de la fenêtre.

tout ça devant la villa ! 

Nous sortons et pouvons observer ces animaux batifolant dans le jardin, grimpant aux arbres à une vitesse folle ou sautant d'arbres en arbres en se rattrapant d'une manière hallucinante. Ils sont tellement rapides et imprévisibles que, sur une cinquantaines de photos prises, il n'y en a qu'une seule, et elle est de piètre qualité, où on peut en voir un en mouvement!

Sur ce, nous chargeons la voiture et prenons la route, mais tout d'abord nous devons passer à la banque pour faire un peu de change. Nous entrons dans une banque populaire. Chic, il n'y a pas un clients et environs une dizaine de guichet ... Nous devons quand même prendre un ticket. Nous numéro s'affiche tout de suite, je présente mon passeport et 300$ à changer et là, il faut s'armer de patience. Le passeport et retourné dans tous les sens, photocopié, ausculté sous tous les angles. L'employé, qui parle très mal l'anglais, remplis un formulaire, puis deux, demande notre adresse précédente, l'adresse de notre futur logement, nos N° de téléphone; il ne trouvait pas "Suisse" dans son ordinateur, finalement j'ai du lui écrire "Switzerland", car indubitablement il ne le savait pas ! Son visage s'est éclairé lorsqu'il s'est souvenu que la Suisse allait affronter son pays lors du prochain Mundial. Je n'ai pu m'empêcher de lui dire que la Suisse allait gagner. Une demi-heure pour changer 300$. Combien de temps aurai-t-il fallu si je voulais changer des roupies mauriciennes, en admettant que cela soit possible. Bref, première et dernière expérience avec la Banque populaire.

Sur ce, nous reprenons la route qui est plate, droite et monotone. Elle est à nouveau bordée de palmeraies à perte de vue. Nous passons devant une huilerie en pleine activité. Heureusement, la pression atmosphérique et haute et la fumée et les odeurs de friture montent. Je ne sais pas ce qu'ils brûle pour chauffer les fruits du palmier, probablement les résidus de pressages précédents, mais en tout cas ça fume !

palmeraies et huilerie 

Plus nous avançons vers le Nord, plus le ciel éclairci, plus il fait chaud, plus nous voyons de luxueux ensembles immobiliers et belles villas. Nous arrivons à Jaco vers 14h.00 sous un soleil de plomb et une humidité de hammam. En roulant, fenêtres ouvertes nous ne nous en étions pas rendu compte, mais rien qu'à parcourir la trentaine de mètres qui nous séparent du parking de la réception de l'hôtel où nous passerons les deux prochaines nuits, nous somme en nage ! Heureuse surprise, nous sommes accueillis par Malvina et son mari Thierry en français. Ce sont en effets deux "compatriotes" qui ont tout plaqué en France il y a quatre ans pour venir s'installer au Costa Rica. Ils nous font découvrir notre chambre ou plutôt notre appartement (2 chambres et une très grande salle de bains, une terrasse donnant sur la piscine. Outre le plaisir de pouvoir nous exprimer en français, nous pouvons apprécier une une décorations simple mais raffinée des lieux et une finition irréprochable des installations, ce qui n'a pas été le cas jusqu'à présent. Eh oui, avec l'âge on devient tatillons.

Nous déposons nos bagages et partons à la découverte des environs. Nous découvrons trois plages, mais on sent très vite qu'ici il y a beaucoup plus d'argent que dans les autres endroits précédemment visités. Les chaises longues, parasols et parkings sont un tiers plus cher!

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Publié le 23 novembre 2020

Nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse, accompagnés par les babillages, les sifflements et les bruits bizarres et incessants de Lili, le perroquet des propriétaires. Autant l'après-midi et en soirée il ou plutôt elle est calme, autant elle se déchaîne le matin. A certains de ses bruits, on ne peu s'empêcher de rigoler. De quoi nous mettre de bonne humeur, d'autant plus que le petit déjeuner est succulent.

Notre chambre et une des plages de Jao

Nous partons sur la magnifique plage qui n'est située qu'à 2 ou 3 kilomètres et nous nous installons à côté de famille costariciennes. Agréable baignade sous un soleil qui tape déjà fort bien qu'il ne soit que 9 heures. Quitte à revenir en France avec un teint plus clair, je préfère m'étendre à l'ombre des arbres tandis que Juliane reste au soleil de longs moments.

Les pauvres de Jaco. 

L'après-midi, nous nous promenons sur la route de sable qui longe la plage et regardons les cartes des restaurants en prévision d'un dîner au resto. Rien ne nous tente vraiment, nous regagnons la voiture et partons en exploration un peu plus loin.

Même les punaises sont belles au Costa Rica ! 

Nous trouvons finalement un restaurant spécialisé dans le poisson ce qui est rare dans le pays, à croire que ce pays, pourtant bordé par deux Océans n'en consomme pas. Même dans les supermarchés nous n'avons trouvé que du poisson congelé et encore, la plupart du temps c'était du pangasius ou du tilapia.

Nous optons pour un ceviche de marlin et du filet de mérou. Pour la garniture, c'est différent de chez nous qui avons l'habitude de manger un féculent avec un légume ou une salade. Ici, c'est soit riz, purée, salade ou légume. Juliane reçoit quelques haricots qui ont du tremper dans de l'eau tiède pendant 10 secondes, autant dire qu'ils étaient crus ... Le poisson par contre est excellent, mais servi en petite quantité. Heureusement que nous avons eu le ceviche en entrée.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, Juliane est malade "comme un chien". Vomissements à n'en plus finir et tournis. Est-ce une chute de tension ou les haricots de la veille qui ne sont pas passés. La propriétaire des lieux pense que c'est plutôt une insolation doublée d'une grosse déshydratation. Il est vrai que nous ne buvons pas assez avec ces grosses chaleurs. Malvina, la propriétaire, donne un anti-nausée à Juliane qui se repose le temps que je prenne mon petit déjeuner que que je charge la voiture. Nous avons de la route à faire; l'étape du jour devait durer 2heures30, mais un e-mail du propriétaire de l'hôtel suivant, reçu la veille au soir, m'informe qu'une route que nous devions emprunter était fermée et que nous aurions droit à un détour de plus d'une heure sur piste. Nous partons tranquillement vers 11h.00. La route est bonne avec de longues montées, fort heureusement avec une voie lente pour les poids lourds, car il en circule un grand nombre, qui doivent certainement se rendre à Puntarenas, le port le plus important du pays. Plus nous nous dirigeons vers le Nord et le thermomètre de la voiture grimpe jusqu'à 35°. Le paysage change aussi; il devient beaucoup plus aride et la végétation s'en ressent. De la forêt tropicale vers Manuel Antonio, nous sommes passés à une forêt nettement plus basse avec un feuillage plus sec. Et dire que la saison sèche vient de commencer.

Au Nord de Puntarenas 

Nous rejoignons la route N° 1, la panaméricaine et devons nous arrêter à un péage ??? Chic, une autoroute, on va pouvoir avancer. Notre joie est de courte durée car après 2 ou 3 kilomètres, sans autre indication qu'un "CEDO" (perte de priorité) peint sur la voie de droite, l'autoroute devient une de nos départementale ! Moi qui roulait au 80 km/h ou un peu plus prescrits, j'ai de la peine à me mettre sur la bonne voie car tout le monde dépasse à plus de 100. Ce genre de surprises se renouvellera 5 ou 6 fois le long du trajet. Nous quittons bientôt "l'autoroute" et filons plein Nord en direction des montagnes. Après la petite ville de Las Juntas où nous achetons deux magnifiques ananas à une vendeuse ambulante, la route devient un mince et étroit ruban goudronné qui tourne et grimpe (min. 20%) puis se transforme en piste. Mais bon, maintenant nous avons l'habitude des secousses.

Sur les hauteurs de Las Juntas, la mer au loin. 

Les paysages sont magnifiques, sauvages et nous ne croisons presque pas un chat sur la route.

En prenant de l'altitude, la température baisse et devient supportable. Quand nous arriverons à Monteverde à près de 1500 mètres, il ne fera plus que 23°. Juliane va mieux, heureusement car demain un programme sportif nous attend.

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Publié le 23 novembre 2020

Juste après le petit déjeuner, nous descendons en ville nous renseigner sur les activités proposées par l'agence "Selvatura" qui figure dans la liste des prestataires offrant des réductions aux porteurs de la carte "Tout Costa Rica". Forts des renseignements reçus, nous remontons à l'hôtel. C'est fou ce que ça monte dans ce pays. Lausanne et San Francisco, c'est du pipi de minet. Disons que c'est un échauffement pour la suite de la journée ! Nous prenons la voiture pour faire les 3,6 Km qui séparent l'hôtel Mar Inn du lieu de départ des activités Selvatura. Il nous faudra quand même une bonne vingtaine de minutes pour parcourir cette distance tellement la route est carrossable! Nous achetons un forfait de six activités (tyrolienne, pont suspendu, serre aux papillons, terrarium, colibris et exposition d'insectes).

Il fait beau et comme le temps change très vite, nous décidons d'attaquer tout de suite par la tyrolienne. Il faut tout d'abord passer à l'équipement : harnais pour les cuisses, harnais pour le dos, casque et gants super-épais. Nous ne ressemblons plus à grand chose avec tous ces mousquetons qui pendouillent au bout de sangles multiples. Nous voilà embarqués dans un minibus qui nous emmène en compagnie de cinq autres "fous" et les deux guides, Fabian et Marvin. Arrivés sur les lieux du supplice nos deux guides nous donnent les instructions de sécurité, comment freiner (ah ça je vais apprendre par cœur) etc. et puis... et puis, c'est la montée sur l'échafaud (pas d'ascenseur pour l'échafaud ! mais des marches et encore des marches. Nous arrivons sur une plateforme à bien 20 mètres. On nous accroche à un câble qui fait le tour de gros arbre. Sympa, ils ne veulent pas qu'on tombe. C'est rassurant pour la suite. Le premier guide s'élance vers la 2ème plateforme puis c'est au tour du premier client à le suivre puis aux autres. Heureusement, c'est peut-être pour ne pas nous faire peur, le premier saut dans le vide n'est pas très long (76 mètres) et passe très vite. Je suis quand même content d'arriver. Mais, il nous reste encore 12 sauts à faire. Au 2ème, on augmente la distance 82m, au 3ème 115 puis 227. Ça passe on prend un peu confiance et on ne ferme plus les yeux sur tout le trajet. Malheureusement au 4ème tour, je m'arrête à 5 mètres du but et à 30 mètres du sol. On nous a dit à l'instruction "pas de panique", mais c'est facile à dire !!! Le guide vient me chercher et c'est à la force de ses bras qu'il me tire d'affaire.

Admirez le style et la terreur qui se lit dans mes yeux ! 

Pour rejoindre le 5ème câble, il faut faire une petite marche, ça changera les idées, mais ça monte encore et c'est à bout de souffle que j'atteins la 5ème plateforme et là : horreur, on ne voit pas l'autre bout du câble qui se trouve à 650 m. Je suis sérieusement en train de me demander ce que je fiche ici et comment je pourrais rentrer à pied. Mais la encore ça se passe bien jusqu'au câble N°13 pour les superstitieux : longueur 1000 mètres ou 3280 pieds si vous préférez ! Quelle horreur ! Le guide à du ressentir mes (nos) appréhensions car c'est à deux que nous ferons le trajet, Juliane avec une jeune bordelaise et moi avec le guide. Les jambes un peu flageolantes nous retournons au point de départ rendre notre harnachement, fier de l'exploit accompli. Les émotions fortes c'est fini pour aujourd'hui, place à la contemplation (c'est moins sportif mais c'est plus sûr. Nous entrons dans une gigantesque serre, presque la taille d'un terrain de foot ou il règne une chaleur et une humidité de dingue. Là virevoltent des milliers de papillons de toutes tailles et couleurs dont le magnifique "morpho"

Morpho 

Dans cette serre, on peut également assister à l'éclosion de nombreux papillons. Des milliers de chrysalides sont mises en incubation et c'est un émerveillement de voir éclore et lentement déployer leurs ailes à ces extraordinaires insectes. La serre abrite aussi un splendide ara qui, lorsque nous sommes passés à eu la merveilleuse idée de prendre un douche sous le regard amusé de tout un public conquis.

Avec cette chaleur, une bonne douche ça fait du bien ! 

Nous ressortons à l'air libre et frais pour nous rendre à un endroit du parc où on été disposés des abreuvoirs contenant de l'eau sucrée qui attirent des centaines de colibris de toutes sortes et couleurs. Ces oiseaux minuscules sont extraordinaires, d'abord par leurs couleurs vives et par le fait que ce sont les seuls à pouvoir voler en arrière. Certaines espèces battent des ailes jusqu'à 80 fois par seconde pour pouvoir "faire du sur place". Ils dépensent tellement de calories qu'ils sont sans cesse à la recherche de nectars.

Quelles merveilles de la Nature. 

Nous rentrons à l'hôtel fourbus mais heureux de cette journée bien remplie.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin il pleut ou plutôt ce sont de fines gouttelettes d'eau, comme une bruine épaisse et un vent violent qui nous réveillent. J'ai oublié de vous dire que Monteverde est au cœur de la forêt des nuages. C'est une forêt qui est pratiquement constamment dans les nuages d'où une humidité abondante qui favorise une végétation exubérante. Presque tous les arbres ont leurs troncs et branches colonisés par une mini-forêt. Quand on s'y promène, on se croirait en plein "Jurassic Park", il ne manque que quelques dinosaures ! Cette forêt, nous allons la traverser et "survoler" ces arbres gigantesques en empruntant des ponts suspendus. Moi qui ai le vertige quand je dois changer une ampoule au plafond, je vous laisse imaginer dans quel état d'esprit je me trouve ... Le tour commence par une petite promenade dans la forêt, mais, bien évidemment en montée !

Dans ce fouillis, on entend les animaux, mais on ne les voit pas.  

Arrive le premier pont et montée d'adrénaline ! Ça, il n'est pas trop haut, 17 mètres, il n'y a que Juliane et moi et je le traverse doucement en évitant de regarder en-bas.

1er pont, il y en a huit ... 

Re ballade pour rejoindre le pont suivant. En chemin, nous croisons quelques touriste et pouvons même échanger quelques mots avec un jeune couple de français.

on s'attend presque à rencontrer des Trolls ou autres créatures ! 

Tout se passe bien jusqu'au pont N° 3.

34 mètres de haut, ça fait quand même un immeuble de  13-14 étages ! 

115 mètres de traversée à 34 mètres de haut, je peux vous dire que ça passe très lentement quand on fait des pas de 10 centimètres, en se cramponnant à la main courante. Mais qu'est-ce que je fiche ici. Au milieu du pont, le petit groupe qui me précède et à qui j'avais laissé une bonne avance s'arrête pour papoter et prendre des photos. Mais qu'est-ce que vous attendez bande de c... En plus le vent se met à souffler en rafales et j'ai l'impression que le pont se balance de gauche à droite et de bas en haut. L'horreur absolue ! Comme hier, je me demande comment je pourrait rentrer, mais ça fait quand même de sacrés ravins à franchir dans la jungle. J'en aurais pour une bonne journée, voir plus. Donc pas d’échappatoire; quand le vin est tiré, il faut le boire ! Entre deux ponts, je prends tout mon temps pour me préparer psychologiquement à l'épreuve suivante et pour observer la végétation luxuriante.

La fleur du milieu est une fleur de café sauvage dite "Lady lips" 
Les troncs et branches sont squattés 
Quand je vous disait que cette forêt était hantée .... 

Ouf, nous arrivons au 8ème pont, et il n'est "qu'à 20 mètres de haut" le calvaire est bientôt terminé.

Nous arrivons au point de départ. Pour moi, c'était une expérience, la promenade en forêt super, les ponts c'est fini, autant refaire de la tyrolienne, on se rend moins compte de la hauteur.

Il nous reste le terrarium et la collection d'insectes à visiter. Nous commençons par les serpents. Accompagné d'un spécialiste, nous découvrons les différentes espèces qui vivent au Costa Rica dont les redoutés "fer de lance" et "bush master" le serpent le plus venimeux d'Amérique du Sud qui peut injecter jusqu'à 5cc de venin en une fois. La vipère fer de lance est très dangereuse car, contrairement aux autres serpents, elle ne s'enfuit pas à l'approche de l'homme mais compte sur son camouflage parfait et, quand on lui marche sur la queue ... c'est trop tard. Heureusement, ces charmantes bestioles ne sortent généralement que la nuit. Nous apprenons qu'il y a environ 600 morsures de serpents par année dans le pays; une seule s'est révélée mortelle en 2017. Tous les centres médicaux du pays ont de l'anti-venin en stock. En cas de morsure, si on est traité médicalement dans les 4 heures, on ne risque normalement rien, entre 4 et 12 heures, il faudra amputer le membre touché, passé 12 heures, c'est malheureusement aux pompes funèbres qu'il faudra faire appel.

Vipère fer de lance et vipère de Schlegel 

Le guide nous montre aussi deux espèces de grenouilles venimeuses. Heureusement qu'elles ont des couleurs vives car on ne les aurait par vues tellement elles son minuscules, même pas la taille d'un ongle !

Nous continuons par la visite de la collection d'insecte. Splendide, c'est la 3ème plus grande collection privée du monde et ne sont exposé en ce lieu que les 40% de la collection. On y découvre des insectes, malheureusement morts en provenance du monde entier.

certains sont présentés de façon très académique, d'autre de manière artistique 

Cette journée bien remplie, nous rentrons, toujours accompagnés de bruine et de vents violents. Il faut dire que, depuis que nous sommes à Monteverde, des vents de 60 à 80 km/h , voir plus en rafales n'ont pas cessé de souffler.

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Comme écrit plus haut, nous avons de la route à faire aujourd'hui. Sur la carte, les deux villes ne sont pourtant distantes que d'une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseaux, le problème est qu'il n'y a pas de route. Allez savoir pourquoi. Le GPS me trace une route de plus de trois heures, par la rive Nord du lac Arenal alors qu'il semble exister une route plus courte par le Sud. Le parton de l'hôtel me la déconseille car il s'agit en fait d'une piste peu fréquentée avec de nombreuses rivières à traverser à gué. Comme il a passablement plu ces derniers jours, ces gués risquent d'être infranchissables avec notre 4X4. A regret, nous optons pour la route la plus sûre. Nous passons à la poste ennoyer les cartes postales que nous promenons depuis près d'un mois (nous n'avons pas vu de postes jusqu'à présent), opération qui nous prend près d'une demi-heure (ah ces fonctionnaires), mais Pura Vida... puis à la banque (là c'es très rapide pour une fois). Et maintenant, cap au Nord par une piste défoncée, et pourtant il s'agit de la N 606. Il nous faut 1h.30 pour parcourir 30 kilomètres et atteindre une route goudronnée, mais les paysages sont somptueux.

Entre Monteverde et Quebrada 

La forêt des nuages a maintenant fait place à des champs de caféiers puis de vaste pâturages où paissent de placides bovins.

Nous arrivons en vue du lac Arenal, qui est un lac artificiel d'environ 85 Km2 et qui couvre 20% des besoins en électricité du pays. Le vent qui continue à se déchaîner le font plus ressembler à une mer qu'à un lac tranquille.

Lac Arenal 

Nous nous arrêtons dans une petit soda dont la terrasse donne sur le lac. Apparemment nous ne sommes pas les seuls à apprécier les repas offerts par la maison car le patron offre aussi le couvert, sous forme de bananes, à de nombreux oiseaux qui se régalent pour le bonheur des dîneurs.

Puis survient un aracaris (petit toucan). A lui, il ne faut pas lui en promettre ! De son gros bec, il découpe de gros morceaux de banane qu'il avale goulûment. Certains morceaux ont quand même du mal à passer.

Plus petits les morceaux, tu vas t'étrangler. 
Qu'est-ce que je t'avais dit ? 

Après cet intermède ornithologique, nous nous remettons en route. Nous ne devrions pas être trop loin de notre destination qui se trouve au pied, ou presque, du volcan Arenal, un des symboles du pays au même titre que le Cervin en Suisse ou la tour Eiffel en France. Malheureusement, les nuages bas nous empêchent de le voir. C'est à peine si on distingue la base de ce colosse à la symétrie si particulière. Espérons que le temps se découvrira demain !

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Publié le 23 novembre 2020

Nous avons passé une excellente nuit dans notre coquet petit bungalow. La literie est très confortable. Je n'ai jamais vu un matelas aussi épais (près de 40 cm). Malheureusement, il pleut et le volcan est cette fois entièrement caché à notre vue. Nous profitons d'une accalmie pour visiter les environs et nous rendre dans le village. Vous l'aurez deviné, ça monte, ça monte encore. J'ai trouvé un surnom pour ce magnifique pays : LE GRAND HUIT VERT tellement ça monte et ç descend

Dommage que le ciel soit si fâché. D'où nous nous trouvons, nous aurions une vue incroyable et dominante sur toute la région.

El Castillo  dela Fortuna 

Sur le chemin du retour, une bande de singes hurleurs profite d'une brève accalmie pour nous montrer leurs talents d'équilibriste en batifolant dans les arbres et sur les fils électriques.

Singes hurleurs 

L'après-midi, comme il pleut toujours, nous décidons de nous rendre dans la ville principale du coin ; La Fortuna. Cette petite ville d'environ 15000 habitants n'offre rien d'intéressant à visiter mais compte de nombreux restaurants (à touristes), des revendeurs d'excursions et quelques boutiques de souvenirs. Les guides signalent cette ville comme étant le point d'entrée du parc national du volcan Arenal, mais El Castillo est beaucoup plus proche (5 Km env.) Nous nous approvisionnons en fruits dans le super-marché local puis retournons à l'hôtel.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, il pleut toujours, le ciel est bas et le vent souffle fort. Pas un temps à mettre un pied dehors. Au bout d'une heure ou deux de lecture, Juliane ne tient plus en place et sort braver les éléments. En bon chevalier servant, je la suit, en maugréant tout de même, et c'est reparti pour la montée. Cette fois, nous n'irons pas très loin, car, au bout d'un quart d'heure, la pluie redouble de violence et nous contraint à nous abriter à l'entrée du terrarium local pour attendre que le déluge s'arrête.

L'après-midi, le temps ne s'arrange pas et nous prenons la voiture pour faire un bout de chemin sur la rive Sud du lac Arenal (par où nous aurions pu passer en venant de Monteverde). La route n'est pas si mauvaise, mais après quelques kilomètres, nous sommes bloqués par une rivière en crue. Le gué est infranchissable.

Par la rivière m'en allant promener au gué , au gué ... 

Nous sommes contraints de revenir sur nos pas. Heureusement que nous avons écouté la voix de la raison et pris la route du Nord pour venir à El Castillo. Nous serions encore en train de patauger !

Land Rover ou pot de fleurs à vendre  


De retour à l'hôtel, la propriétaire nous informe que le courant et coupé. Il sera rétabli une heure plus tard. Vers 17h.00, c'est le nouveau "black out" et, vers 17h.30, notre hôte prévoyant nous apporte deux bougies et, c'est à la lueur de celles-ci que nous pique-niquons dans la chambre.

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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, nous prières ont été entendues; le ciel est gris, mais il ne pleut plus. Après le petit déjeuner, on dirait même que les nuages ont l'air de se déchirer pour laisser apparaître des coins de ciel bleu. De notre balcon, on aperçoit même la base du volcan. Nous sautons dans la voiture pour nous déplacer et avoir un meilleur point de vue tant qu'il fait encore plus ou moins beau. Sait-on jamais ce que la météo peut encore nous réserver comme surprise.


El Arenal 

Sur le chemin du retour, l’infatigable marcheuse veut s'arrêter et faire quelques pas.

Ruisseaux le long du chemin 

Nous tentons de voir quelques animaux, mais, à part quelques oiseaux de jolies fleurs nous ne découvrons rien de particulier.

A l'abandon, la Nature reprend vite ses droits 

En début d'après-midi, oh surprise, presque pas un nuage dans le ciel. Nous repartons à La Fortuna faire le plein d'essence et voir le volcan sous des angles différents.

Le volcan est actif et sous haute surveillance 
C'est quand même plus beau avec du bleu dans le ciel ! 
Un symétrie  presque parfaite 

A noter, au premier plan, les arbustes sont des piquets de clôture vivants, Ils ont refait des racines et des branches qu'il suffit de tailler comme une haie. Ils ne pourrissent pas ou alors de très nombreuses années après avoir été plantés. Pratique non?

La Fortuna 
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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, le ciel est à nouveau fâché. Qu'importe, nous avons environs 3 heures de route à faire. Nous prenons congé de nos charmants hôtes et de leur tout jeune enfant. Si nous revenons au Costa Rica, c'est certain, nous relogerons dans la Cabinas Las Orquideas. Notre trajet nous mène tout d'abord à La Fortuna (nous commençons à connaître le parcours par cœur). Bref arrêt chez un marchand ambulant que nous avions repéré pour acheter des ananas mûrs à point. Ils sont certes un petit peu plus petits que ceux qu'on trouve en "grandes surfaces", mais nous ne payons que 1,50 CHF pour quatre pièces. C'est d'ailleurs le prix le plus bas payé jusqu'à présent. La route prend maintenant la direction du Nord-Ouest, et serpente entre de vertes collines aux formes très douces. La route est dégagée et nous roulons peinards sous un petit crachin. Peu à peu les nuages cèdent la place à un ciel devenant de plus en plus bleu. La température s'en ressent et monte très rapidement de quelques degrés. Nous atteignons une zone "tropicale". Il faut dire qu'au Costa Rica, chaque région bénéficie d'un micro-climat. La température peut varier de 5° voir plus sur une dizaine de kilomètre. Cette région "tropicale" est propice à la culture du cacao qui a repris ces dernières années suite à une maladie qui a touché les cacaoyer de la région.

Nous arrivons à Bijagua sans même nous être rendu compte de la distance parcourue ni du temps passé en voiture. Ce petit village est "coincé" entre deux volcans : Le Tenorio qui compte trois cratères et le Miravalles. Nous nous installons dans notre nouvel hôtel : le B&B Sueno Celeste. Nous sommes accueillis par les propriétaires, un couple belge charmant qui se trouve dans le pays depuis 25 ans. Monsieur nous conduit à notre vaste bungalow situé dans un splendide jardin où poussent de magnifiques orchidées odorantes et autre fleurs tropicales.

Sur les conseils de Madame, nous nous rendons au "Bijagua Ranas", vaste propriété dont nous visitons le jardin où se cachent de nombreuses grenouilles venimeuses. Sous la conduite d'une fille de la famille, aussi charmante que compétente nous prenons les sentiers du jardin. Il faut le coup d’œil et beaucoup d'expérience pour découvrir sous une feuille ou une souche en train de pourrir ces minuscules bestioles qui ne mesurent pas plus de 2 cm.

La grenouille verte à yeux rouges, symbole du Costa Rica 
Grenouille Blue Jeans (on se demande pourquoi  elle s'appelle comme ça) 

Nous poursuivons notre ballade se poursuit dans le jardin puis le long d'un ruisseau; malheureusement nous ne verrons plus de grenouille. Par contre, en chemin, nous croiserons un jeune paresseux d'à peine une année, et pour une fois, c'était un paresseux "actif".

paresseux à deux doigts 

Nous rentrons dans notre bungalow très content de notre après-midi riche en découvertes.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous prenons un excellent petit déjeuner "fait maison" accompagnés par des oiseaux multicolores et d'un écureuil malicieux qui eux aussi profitent des largesses de Dominique la patronne des lieux.

Les écureuils  d'ici adorent les bananes, l'ananas, le melon et les pastèques. 

Nous nous rendons ensuite au parc national du volcan Tenorio. La route qui y mène est truffée de nids d'autruches et nous sommes secoués dans tous les sens. Pauvres amortisseurs ! Nous payons nos billets d'entrée (12$) et commençons notre promenade. Au début, ça va, le sentier est bétonné, puis gravillonné puis et puis ça grimpe et plus nous avançons plus cela devient boueux. Les pieds s'enfoncent dans la boue jusqu'au chevilles. Avec nos chaussures de marche, nous faisons attention, mais nous voyons de jeunes élégantes monter avec des "Nike" blanches toute neuve ou des tongs. Je ne peux m'empêcher de sourire. Le chemin devient franchement difficile et je souffle comme une vieille locomotive à vapeur.

Heureusement qu'il y a de belles fleurs en chemin 

Nous arrivons à une bifurcation. L'un des chemin mène à une cascade. La patronne de l'hôtel nous a conseiller de la faire au retour car il y a 250 marches à descendre et donc à remonter et que nous serions trop fatigués pour faire la suite du chemin. Nous suivons donc son conseil et continuons de patauger pendant 2 kilomètres. Ça monte, ça descend, le tout dans une chaleur et une humidité d'enfer. Je plains les légionnaires et autres commandos qui font leurs stages dans la jungle en Guyane; et encore, à par mon équipement photos, je ne suis pas chargé. Par endroit, entre les branches, nous apercevons le "Rio Celeste", but de notre excursion. Et puis, enfin il est là, devant nos yeux émerveillés.

Ça valait l'effort (couleurs garanties sans trucage)  

Après cet "apéritif" il nous reste un quart d'heure de marche pour atteindre l'endroit où à lieu ce "miracle de la nature", la laguna azul (lagune bleue). C'est là dit-on que Dieu aurait lavé ses pinceaux après avoir peint le ciel. Nous vous laissons découvrir ci-dessous la raison scientifique de ce phénomène.

 C'est très carré, pour notre part, nous préférons la légende.
 L'endroit où le mélange des eaux se fait
C'est vraiment irréel  
Émanation de gaz soufré venant des entrailles du volcan (ça sent l’œuf pourri)   

Après ce moment de repos pour les jambes et les yeux, il est temps de se remettre en route et de remonter ce que nous avions péniblement descendu !

Ne riez pas, j'en ai vraiment bavé ! 

Nous arrivons à l'intersection qui mène à la chute et ses 250 marches. Je n'ai ni le cœur ni la force d'y aller. Et c'est une Juliane toute pimpante qui s'y colle.

Pendant ce temps, j'observe la nature et la tête des touristes. Il y a ceux, encore tout frais qui n'ont fait que le premier kilomètre et ceux qui rentrent du "terminus". Je peux vous dire que la différence saute aux yeux ! C'est une Juliane un peu moins fraîche après ses 500 marches qui me rejoint

Après le passage de la tempête tropicale Nate en octobre 2017 

Nous arrivons enfin à l'entrée du parc et nous pouvons nous désaltérer dans un soda puis continuons la route plus au Sud pour voir le Rio Celeste devenu torrent depuis un pont. Il a toujours sa belle couleur qu'il conservera encore sur une trentaine de kilomètres.

Au passage, nous pouvons voir, au loin, le volcan Arenal.

El Arenal 

Nous rentrons dans notre bungalow fourbus, mais heureux de cette magnifique journée et profitons de cette fin d'après-midi pour nous reposer dans le jardin.

Le jardin fleuri de l'hôtel 

Une bonne douche pour nous décrotter et dodo.

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Aujourd'hui, nous avons tout notre temps car le trajet ne devrait pas durer plus d'une heure et demie. Nous profitons pleinement de notre petit déjeuner et de l'excellente confiture maison (ananas-mangue-fruit de la passion).

Nous retrouvons notre petit ami suivi de sa copine (timide) 

En discutant avec Dominique, nous apprenons que son mari aura 80 ans au mois de juin prochain. On ne dirait pas, lui qui court comme un cabri à servir les petits déjeuners, accompagner les clients dans leur bungalow, à nettoyer la piscine et le jacuzzi ... Chapeau Monsieur ! Nous espérons que, si nous revenons, nous trouvions ces braves gens, mais ce n'est pas certain car ils ont envie de "décrocher" et de vendre ce paradis.

Le lodge et le volcan Miravalles 

Nous prenons, à regret, congé de nos hôtes, mais la route nous appelle. Le ciel est bleu, avec comme d'habitude des nuages accrochés au sommet des volcans et la température est déjà de 26°. Il n'y a personne sur la route et nous roulons "Pura Vida" pour contempler le paysage qui change petit à petit et devient plus aride.

A gauche, les trois cratères du Tenorio 

Nous arrivons sur la Transaméricaine qui cette fois est une véritable autoroute, où la vitesse est de temps à autres limitée à 90 km/h, de temps à autres car, à l'approche d'un "passage pour piétons !!!" elle passe à 40 et à celle d'une école 25 km/h. Faut s'y faire ! A un endroit, il y a même un rond-point comme chez nous. Dominique nous a parlé d'une belle cascade à voir sur notre chemin. Comme nous avons du temps, nous décidons de nous y arrêter. La route d'accès est fermés par une grille munie d'un énorme cadenas mais des Ticos malins ont improvisé un parking "gardé" contre la somme de 3000 colones. On nous dit que la cascade se trouve à un kilomètre (attention, ils n'ont pas ici, surtout quand ça les arrange, la même notion des distances). En réalité, il y a plus de deux kilomètres à parcourir sous un soleil de plomb. Si j'aurais su, j'aurais pas venu ! Nous y arrivons enfin; ça casse pas trois pattes à un canard, mais énorme avantage, c'est ombragé et il y fait frais. Nous en profitons pour nous relaxer et pour pique-niquer.

C'est quelque part dans ces montagnes que nous devons aller. 

Le soleil tape implacablement lorsque nous revenons à la voiture. Il fait plus de 34° à l'ombre; problème, il n'y a plus d'ombre et c'est dans cette chaleur, heureusement sèche, que nous reprenons la route. Nous parcourons une vingtaine de kilomètres avant d'obliquer à droite sur une petite route secondaire qui conduit à l'hôtel et au par national Rincon de la Vieja. Nous arrivons à une barrière gardée par un homme armé qui vérifie sur une liste si nous faisons bien partie des clients annoncé. N'entre pas qui veut ! Une fois arrivés, nous nous inscrivons à la réception de l'Hacienda Guachipelin et on nous sert un cocktail de jus de fruits bienvenu. On nous donne le plan des lieux (c'est très grand) et on nous montre les différents endroits où se déroulent les diverses activités offerte sur place (tyrolienne, équitation, descente de rivière en bouée, canyoning, spa, etc) Le chois semble aussi vaste que la propriété; nous apprendrons le lendemain que le ranch qui fait de l'élevage de bovin en plus de ses activités touristiques fait plus de 1500 hectares, emploie une centaine de personnes et autant de chevaux. Nous occupons le reste de la journée à nous promener dans les environs et observer un groupe partir en excursion à cheval.

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Publié le 23 novembre 2020

Après une super petit déjeuner-buffet (le plus riche et varié que nous ayons eu), nous décidons de nous rendre à la source thermale qui se trouve sur le terrain du ranch. Il nous faut parcourir près de 10 km pour y arriver. Là, on nous distribue des serviettes de bain et nous empruntons un sentier bien aménagé et gravillonné pour nous rendre à la source chaude. Avant d'y arriver, nous devons passer sur un pont suspendu qui enjambe le Rio Negro. Encore quelques marches à descendre et nous y voilà

Piscines thermales 

Ils y a une dizaines de piscines mi-naturelles, mi-artificielles réparties des deux côtés du Rio Negro. Elles sont remplies d'une eau dont la température varie entre 38 et 40°. Nous y trempons un moment, histoire de bien ouvrir les pores de notre peau puis nous passons à la boue dont nous enduisons copieusement nos corps, boue qui finit par sécher au bout d'une dizaine de minutes. Ça commence à tirailler sur la peau, c'est le moment de passer sous la douche froide ou mieux directement dans la rivière pour se laver.

On est bon pour Koh Lanta ! 

Nous répétons deux fois l'opération, passant d'une piscine à l'autre, observant les touristes, puis, vers 13h.00 décidons de quitter les lieux car il y a de plus en plus de monde.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous hésitons sur notre emploi du temps. Finalement, nous décidons de repartir nous payer du bon temps aux sources thermales. Comme hier, nous sommes les premiers à nous trouver sur place et comme nous n'avons pas envie de nous recouvrir de boue, nous ne traversons pas le petit pont. Nous avons 5 piscines pour nous seuls. Nous commençons par celle à 40°, mais à mon avis elle doit être beaucoup plus chaude car un tuyau amène directement l'eau de la source au bassin et comme la source est à 70° ...

Il ne manque que les légumes pour faire un (bon?) pot-au-feu 
Petites visites pendant notre trempette 

Nous trempons comme ça en alternant les douche d'eau froide jusque vers midi puis décidons de lever le camp. Nous pensons partir marcher sur les flancs du volcan Rincon de la Vieja, mais ceux-ci sont cachés par les nuages jusqu'à mi-hauteur et comme le temps change très rapidement par ici à cause de rafales de vent aussi brutales qu'imprévisibles, nous optons pour la sécurité et partons découvrir un cascade perdue au milieu de nulle part.

Cette cascade n'offre aucun attrait particulier. Nous mangeons nos quelques fruits et rentrons à l'hôtel préparer nos bagages pour le lendemain. Comme le passage de la frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua doit se faire à pied et que nous devrons changer de véhicule, nous préférons ne pas trop nous encombrer de bagages et avons décidé de laisser une valise au ranch. Nous la récupérerons dans deux semaines à notre retour au Costa Rica.

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Ce matin, nous prenons la route vers 09h.00 et redescendons en direction de la "transaméricaine". Au passage de la barrière de la propriété, le garde nous fait un grand salut et nous souhaite bonne route. Nous avalons une cinquantaine de kilomètres de la transaméricaine, sans aucun problème. La route est rectiligne, plate et sans aucune circulation. Je croyais avoir à me battre contre une cohorte de camions, mais rien, pas un chat. Le paysage est sec et aride et les grands arbres que nous voyions auparavant se sont transformés en arbustes rabougris. Quelques bovins mâchouillent une herbe sèche et rare. Dire que la saison sèche vient de commencer ! Il commence à faire très chaud et le vent se met à souffler par de brusques et violente rafales. Nous n'avons encore jamais vu ça : le calme plat puis, soudain un vent à plus de 80 km/h pendant une court instant, puis plus rien. A l'approche de la frontière, le paysage devient plus vert et vallonné. Cinq kilomètres avant la douane nous apercevons les premiers camions stationnés au bord de la route, deux kilomètres plus loin, ils sont garés sur deux colonnes. Ça en fait des camions et nous plaignons les chauffeurs qui devront attendre de nombreuses heures, voir des jours peut-être. Le GPS m'indique que le bureau du loueur de voiture se trouve là, tout de suite à droite, mais avec tous ces camions, je ne l'avais pas vu. Grosse manœuvre pour couper la double colonne de camion puis un grand gaillard,l'air affable s'approche et nous explique, moitié en espagnol, moitié en anglais qu'il va s'occuper, pour nous des formalités de sortie du Costa Rica. Il nous demande nos passeports et 8$ par personne. En l'attendant, un de ses comparse, avec une liasse de billets impressionnante nous demande si nous voulons changer notre argent costa ricain ou des dollars. Comme j'avais lu que c'était une pratique courante au Nicaragua (il y a plein de changeurs officiels dans la rue) Je ne me suis pas méfié et nous lui confions 50$. Petite erreur de ma part, je ne connaissais pas le cours, même approximatif, du change. Nous nous sommes rendu compte, une centaine de kilomètre plus loin que nous aurions du recevoir plus du double! Quelques instants plus tard, l'autre revient avec nos passeports tamponnés avec la quittance du paiement. Il nous redemande 10$ par personne, nous ne savons toujours pas pourquoi. Nous rendons notre véhicule chez Alamo et un employé de l'agence nous transporte avec la voiture jusqu'à la douane (?) distante de 200-300 mètres. Là, nous retrouvons la personne qui avait fait tamponner nos passeports et qui nous réclame encore quelques $ pour la taxe de ??? + un pourboire pour lui et son comparse. Nous pénétrons enfin dans un grand bâtiment, toujours harcelés par des changeurs d'argent. Dès l'entrée, nous devons payer 1$ par personne (pourquoi, je n'en sais encore rien !) puis nous faisons la queue devant des guichets de l'immigration nicaraguayenne, longtemps, très longtemps ! Il faut dire que les fonctionnaires d'ici sont encore moins pressés que ceux de chez nous, désorganisation en prime. Notre tour arrive enfin et on nous réclame encore 12$ par personne pour le tampon de l'immigration. En s’apercevra plus tard que le reçu mentionne 10$ (et hop, 2$ dans la poche du fonctionnaire!)

Un jour après les événements, nous n'avons toujours rien compris de ce qu'il s'est réellement passé. Pour la douane, heureusement, c'est beaucoup plus facile, on pose simplement ses bagages sur un tapis roulant et les valises passent au rayons X, comme dans les aéroports. Nous devons encore faire 200 mètres pour nous rendre au bureau Alamo et prendre notre nouvelle voiture. En chemin, nous pouvons voir que tous les camions passe un test anti-pollution et une fumigation. Pendant ce temps, les moteurs continuent de tourner et, quand il y a des centaines de camions en attente, je ne vous dit pas l'odeur et la pollution.

Enfin... plus de deux heures après notre arrivée à la frontière, nous pouvons repartir. JAMAIS VU UNE PAGAILLE PAREILLE ! La route est belle, propre et bien entretenue, pas de nids de poule contrairement au Costa Rica où il faut sans arrêt être sur ses gardes. Nous longeons les rives du lac Nicaragua, véritable mer intérieur (env. 8300 Km carré contre 580 pour le lac Léman ! Le vent souffle maintenant sans arrêt, faisant tourner des centaines d’éoliennes. Nous arrivons presque sans problème à notre hôtel situé au centre de Granada. Il faut dire que la station Alamo de Penas Blancas n'avait plus de GPS. Il doive nous en faire livrer un à l'hôtel en fin d'après-midi. A l'heure dite, un employé d'Alamo nous livre un téléphone portable et nous explique le fonctionnement du GPS...

Nous partons à la découverte de la ville qui semble tout à fait charmante avec ses maisons peintes de couleurs vives

Granada, ruelles près du centre 

Nous nous promenons sur l'artère commerçante très animée qui est une succession de restaurants, d'hôtels et de boutiques de souvenirs. Nous installons sur une terrasse et observons la foule de touristes et locaux mélangés. Finalement, nous dînerons sur cette même terrasse. Sur le chemin du retour nous nous offrons une glace artisanale délicieuse (je m'en mettrai plein la barbe).

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous décidons de nous promener dans cette belle ville pleine de charme. Nous faisons notre première halte à l'église et couvent de San Francisco. L'église a été la première construite en ville en 1529. C'est l'une des plus anciennes d'Amérique centrale. Le couvent adjacent a servi d'université, de garnison, le collège de Grenade, l'institut national d'Orient et maintenant de musée qui relate l'histoire de la ville.

Eglise et cloître du couvent de San Francisco. 

A quelques pas de là se trouve la place centrale, grand parc dominé par la cathédrale.

La cathédrale 

La cathédrale de Grenade est récente (début 1900). Elle a été reconstruite sur les ruines de l'ancienne incendiée par William Walker, un pirate, aventurier américain qui a essayé de conquérir plusieurs pays d'Amérique du Sud. Il fut même quelques années à la tête du Nicaragua. Les façades de cathédrale sont très belle, mais l'intérieur nous a laissé froid. Il nous a semblé qu'il y manquait d'âme. Nous continuons notre ballade dans les petites ruelles encombrées et bruyantes qui s'animent de plus en plus. Nous arrivons près du marché central. En fait, c'est un désordre et un brouhaha indescriptibles. On dirait que les stands faits de bric et de broc sont montés les uns sur les autres. Une chatte n'y retrouverait pas ses petits et il faut jouer des coudes pour pouvoir avancer dans cette foule compacte.

Je vous épargne les stands de boucherie ! 

L'après-midi, nous partons à une vingtaine de kilomètres de la ville visiter le marché des artisans à Massaya, marché des plus intéressant où on trouve de tout : des tableaux, de la sculpture sur bois, du tissage, des bijoux, des articles en cuir très bien travaillés. La prochaine fois, je casserai ma tirelire et louerai un container. On a envie de tout acheter

Plus d'une centaine de boutiques 

Finalement, nous rentrons à l'hôtel les mains vides, mais nous reviendrons.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous partons découvrir le volcan Masaya qui est l'un des plus actif du pays. Sa très vaste caldeira contient un grand lac de plusieurs kilomètres et de nombreux cratères dont le principal, d'une hauteur d'environ 600 mètres, est en pleine activité. Nous passons tout d'abord par un petit musée fort intéressant où on nous explique tout sur les activités volcaniques dans le monde et au Nicaragua plus particulièrement. Nous reprenons la voiture pour escalader les pentes du volcan où nous ne pourrons pas rester plus de 10-15 minutes en raison des gaz toxiques que rejette le volcan. Juliane voulait monter à pied, mais on lui explique qu'il est préférable de prendre la voiture, car en cas d'évacuation d'urgence, ce serait plus sûr et plus rapide. Il y a quelques années, lors de la dernière éruption, des touristes on disparu et des voitures ont été détruites par des bombes volcaniques.

Heureusement, les vents nous étant favorable, nous pourrons rester plus d'une demi heure sur place, avec toutefois un début de mal de tête au bout de ce temps.

De temps à autre, à la faveur d'une saute de vent, on peut apercevoir un bout du lac de lave 430 mètres plus bas, mais c'est surtout le grondement sourd qui s'échappent du gouffre qui sont impressionnants.

Nous quittons cet endroit fascinant mais qui fait un peu peur quand même quand on se rend compte de la puissance de la nature. En contrebas, nous pouvons voir ce qu'il reste de la dernière éruption : une coulée de lave qui a tout brûlé sur son passage et où la végétation tente tant bien mal de reprendre le dessus.

La dernière coulée de lave 
La caldeira du Masaya, son lac et au loin  le volcan Mombacho 

Le pays compte 26 volcans presque tous alignés du Nord au Sud, nous qui trouvions qu'il y en avait beaucoup au Costa Rica. Ils font partie de la ceinture de feu du Pacifique. Sur le chemin du retour à l'hôtel, nous voulons aller voir un lac de cratère qui est mentionné sur différents guides et dur un panneau au bord de la route. Nous quittons la route principale pour prendre un petit chemin qui deviendra très rapidement une piste caillouteuse longue de 6 kilomètres. Nous ne pourrons jamais approcher de l'eau et la route se termine en cul de sac.

Coulée de lave près du lac, au fond le volcan Masaya.

Nous rentrons à Granada, stationnons la voiture près du lac Nicaragua et partons faire une ballade le long de l'eau dont la couleur n'engage pas à la baignade.

Lac Nicaragua ou Cocibolca. 

La promenade est agréable malgré la chaleur et le manque d'ombrage.

Les chevaux entretiennent les espaces verts,c'est plus écologique qu'une tondeuse. 

Puis nous remontons les "Champs Elysées locaux" pour nous repayer une de ces bonnes glaces artisanales dont nous avons pu déguster un échantillon le jour de notre arrivée en ville

Une ruelle aux maisons colorées. 

Nous rentrons à l'hôtel en fin de journée.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous n'avons rien de prévu en particulier. Nous prenons la voiture et roulons en direction du lac. C'est dimanche, il y a foule dans les jardins, au bord et dans l'eau. Des dizaines de personnes tentent de nous vendre une croisière pour visiter les îles environnantes, mais ça ne nous dit rien. Arrivés au bout la route, nous sommes obligés de faire demi-tour. De loin, nous voyons une centaine de personnes toute de blanc vêtues, de l'eau jusqu'à la taille. Il doit s'agir d'un baptême. Nous prenons la route en direction d'un "village blanc" réputé pour ses potiers. Nous n'en verrons malheureusement aucun et nous décidons de retourner au marché des artisans à Masaya. Après en avoir refait le tour, nous nous arrêtons au stand où on nous avait servi de délicieux jus de fruits. J'opte pour la boisson nationale la pinolillo, mélange de maïs grillé et de cacao (moulus) mélangé à du lait ou de l'eau. Je choisi la version au lait, servi dans une noix de coco évidée avec beaucoup de glaçons. C'est très agréable et rafraîchissant. Nous faisons ensuite une halte dans un bistrot local où nous mangeons une petite bricole. C'est bon, servi avec le sourire et vraiment peu cher.

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Nous n'avons pas passé une excellente nuit à cause d'une groupe de jeunes qui ont envahi l'hôtel et occupent le 9 chambres restantes. Ils ont fait un boucan du diable une bonne partie de la nuit. Le lendemain, au petit déjeuner, ils occupent toutes les tables. si bien que nous nous voyons invités à prendre le repas à la table des patrons. Ils nous explique que ce sont des jeunes bénévoles qui sont là pour la grande attraction annuelle de Grenade : le festival de poésie. Sitôt le petit déjeuner avalé, nous prenons la route car nous avons près de 4 heures à faire. Les premiers 80 kilomètres se déroulent sans problème sous une chaleur écrasante. Il faut juste faire très attention en traversant les villages et petites villes car les piétons, cyclistes et autres usagers de la route semblent ne pas avoir la même notion du danger que nous et traversent, doublent ou changent de direction sans crier gare. Il faut s'y faire ! Les paysages peu variés n'offrent à nos yeux que des terres sèches et caillouteuses. Les quelques bovins et chevaux que nous croisons doivent sucer des cailloux à longueur de journée.

Une quarantaine de kilomètres après Granada 

Cela fait presque 130 kilomètres que nous avons quitté Granada, la route est plate et assez monotone. Après la petite ville de Los Cordones, nous attaquons les montagnes du centre du Nicaragua. Nous sommes toujours sur la transaméricaine qui ici s'appelle NIC 1. Elle es très bien entretenue, pas de nid de poule, les virages sont larges. Idéal en moto !

C'est fou le nombre de chevaux que nous avons vus durant ce voyage. 

Nous arrivons à Matagalpa, la capitale du café, située à plus de 600 mètres d'altitude. Nous commençons à voir de grandes surfaces avec des taches beiges et noires par endroit. Il s'agit de café en train de sécher à l'air libre, le noir ce sont des bâches en plastique qui protègent le café déjà sec avant sa mise en sac.

Le séchage du café 

C'est une ville relativement importante qui compte environ 110000 habitants; elle est surnommée la perle du Nord (ne pas confondre avec l'endive!), mais nous n'aurons pas l'occasion de la visiter. Notre GPS nous joue à nouveau des tours car au lieu de nous faire bifurquer à un carrefour (avec des feux), il nous envoie nous balader dans des petites ruelles pentues à souhait. A vue de nez, je dirais qu'on est pas loin des 30%. Même en première, notre pauvre Titine avait de la peine. Une fois nos quatre roues sur la route principale, ça va beaucoup mieux et nous pouvons reprendre notre allure de croisière. La route grimpe toujours mais la température dégringole. De plus de 30°, nous sommes passé à 16°. La végétation a aussi beaucoup évolué puisque nous nous trouvons maintenant dans une forêt pluviale (forêt des nuages) ou du moins ce qu'il en reste car une grande partie à été déboisée au profit de la culture du café, de la banane et quelques légumes. Nous nous engageons sur 6 kilomètres d'une piste rendue glissante par la pluie qui tombe par intermittence. La conduite est rendue plus difficile du fait que les très nombreux nids de poule sont remplis d'eau et qu'on ne sait jamais s'ils sont profonds ou non. Nous arrivons au village de La Fundadora sous une pluie battante et notre GPS est complètement perdu. Il nous envoie nous promener sur des "chemins" qui se termine par du fil de fer barbelé ! Nous trouvons finalement un courageux en vélo qui nous remet sur le droit chemin. Nous arrivons à ce qui nous servira d'hôtel. Je savais que c'était simple, mais là... Enfin, nous auront quatre murs pour nous protéger du vent et un toit sur la tête pour la pluie.

Notre bungalow, la chambre et la douche (à la Claude François) 

Une fois seuls dans notre chambre, Juliane et moi ne pouvons réprimer un immense fou-rire. Pour passer le temps, nous nous installons sur la terrasse, Juliane sur un hamac, moi une chaise longue et commençons à lire, pas très longtemps car il fait froid et le vent se remet à souffler et la pluie à tomber. Par moment, nous n’apercevons même plus les sommets qui nous entourent.

Il ne fait pas très chaud à 1200 mètres 

Nous attendons l'heure du dîner fixée à 18h.00 pour nous rendre au "restaurant" qui ressemble plus à un hangar ou une salle des fêtes tristounette qu'à un restaurant qu'un néon anémique illumine d'une faible lueur froide et blafarde. (on se croirait dans un mauvais roman policier n'est-ce pas?).

A g. le restaurant de jour, à d. le petit déjeuner typique 

Il y fait froid, pas plus que 15°, il faut dire que le chauffage est inexistant et que les portes restent et resteront ouvertes jusqu'à notre départ deux jours plus tard. Nous avalons notre repas, par ailleurs assez bon mais tiède, très rapidement pour nous mettre sous les couvertures. A 19h.00, nous sommes au lit sous trois maigres couvertures et tentons de nous endormir. Quatre heures plus tard, nous ne dormons toujours pas, à cause du froid et du bruit que fait le vent qui s'engouffre dans la toiture.

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Publié le 23 novembre 2020

La nuit a été pénible et longue. Finalement, nous avons pu nous endormir vers minuit. Nous nous rendons au "restaurant" prendre notre petit déjeuner. Ici, il n'y a pas trop de choix et nous optons pour le "Gallo pinto" (littéralement coq peint - c'est tout simplement du riz mélangé à des haricots rouges), un œuf frit, des bananes plantain frites et une salade de fruits. Nous absorbons des litres d'un excellent café pour nous réchauffer.

Une heure plus tard, le soleil fait une timide apparition et nous partons nous promener sur les sentiers didactiques de la communauté à travers les caféiers, les bananiers et champs de haricots.

Autours de l'hôtel 
Nous nous plaignons toujours, mais notre bungalow est quand même mieux ! 

Notre ballade à travers champs nous fait admirer la ténacité avec laquelle les gens du coin entretiennent leurs parcelles. Pour certaines, nous nous demandons même comment ils arrivent à tirer quelque chose de la terre tellement la parcelle est en pente. Il doivent travailler encordés !

chaque parcelle est cultivée 

Dans l'après-midi, nous partons en compagnie d'un couple de jeunes et d'une personne de l'hôtel à la découverte d'une plantation de café. Nous arrivons à la "coopérative" locale qui centralise toute la production du village pour la vendre et notre guide transmet le relais à la fille du producteur chez qui nous nous rendons. Cette petite jeune de 16-17 ans galope comme une chèvre sur la route qui grimpe comme d'habitude. J'ai toutes les peines du monde à suivre (ah que je regrette toutes ces années de Gitanes, Gauloises et autres). Nous sommes très bien accueillis par le propriétaire des lieux qui commence par nous expliquer l'histoire du village. Sous la dictature de Somosa qui dit-on avait l'habitude de dire qu'il possédait une grande ferme qui s'appelait Nicaragua, les habitants du village travaillaient en tant que fermiers, autant dire qu'ils survivaient à peine. Puis vint la révolution Sandiniste qui redistribua les terres, sous forme de coopératives aux paysans (très forte influence de l'ex DDR et de Cuba à cette époque). Après de très longues années, les cultivateurs ont pu acheter leurs terres et c'est à cette période qu'ils ont créé la fondation "La Fundadora" qui regroupe environs 8000 familles qui vivent presque en autarcie complète et qui a fait construire l'hôtel où nous logeons qui sert de lieu de rencontre et d'échange avec les visiteurs étrangers. Vient ensuite la culture du café : on commence tout d'abord par semer un grain de café rigoureusement choisi sur les plants de meilleur qualité. Ce grain mettra entre 4 et 6 semaines pour germer. Il sera ensuite transplanté dans un terreau moins riche où grandira pendant 4 mois puis sera replanté à la place d'un caféier plus assez productif. Il faudra attendre 3 ans de plus pour qu'il produise enfin des fruits sur une durée d'une quinzaine d'année. Chaque plant fourni environ 1kg de fruits qui sont récoltés entre janvier et fin février, suivant l’ensoleillement et la pluviométrie.

Caféier en fleur, fruits prêts à être récoltés. 
Juliane sème et récolte dans la même journée; chapeau ! 

Tous les fruits mûrs ou non sont cueillis en même temps. Les verts resteront quelques jours couverts pour prendre un peu de couleur. Ils seront vendu, principalement aux USA, mais tous seront "dépulpés" pour séparer les deux grains du fruit. Le fruit finira en compost qui enrichira les cultures. Les grains quant à eux fermenterons un jour ou deux (il y a une pellicule sucrée qui entoure le grain) cela donnera un arôme au café. Les grains serons ensuite lavés puis sécheront à l'air libre. Le climat de l'endroit étant trop humide, ils sèchent généralement à Matagalpa ou dans les environs.

Les grains sont ensuite pilés pour séparer la coque du grain proprement dit (cette étape est maintenant faite mécaniquement) puis torréfiés, moulus pour finir dans notre tasse. A savoir, le producteur, pour ce travail acharné n'est payé que 2$ env. par kilo de café sec, qu'un caféier ne produit qu'un kilo brut de fruits et qu'il faut une distance minimum d'un mètre entre chaque arbuste. Donc, avec un terrain d'un hectare, un producteur ne peu espérer qu'une récolte maximum de 10'000 kilos.

Comme je l'ai écrit sur le livre des visiteurs du lieux, je ne me rendais pas compte de tout le travail accompli pour obtenir une tasse de café, mais dorénavant je consommerai cette boisson avec respect.

La Fundadora depuis la Finca du café 

Pour le retour à l'hôtel, nous avons eu droit à la colère des cieux sur les 200 derniers mètres, mais comme il étaient en pente, comme il se doit, et qu'il m'a fallu plus de 5 minutes pour les parcourir, j'ai été trempé jusqu'au os.

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Publié le 23 novembre 2020

La nuit n'a pas été terrible à cause du vent qui a redoublé de violence, mais heureusement nous avons eu moins froid grâce à une 4ème couverture qui nous a été donnée la veille après le dîner. Nous avons hâte de partir, aussi nous emportons tous nos bagages au restaurant. Sitôt le petit déjeuner pris, nous chargeons la voiture et zou, départ. Nous nous retapons, dans l'autre sens la piste qui ne s'est pas améliorée en deux jours.

Une fois la route principale atteinte, nous commençons la descente vers les plaines et une température plus clémente. La route est bonne et il n'y a pratiquement pas de circulation sauf à l'abord des petites villes que nous traversons.

Champ de tabac près d'Esteli 

Nous arrivons à l'hôtel vers midi et prenons possession de notre chambre. Une vraie chambre cette fois, avec un grand lit douillet , une vraie salle de bain, un ventilateur au plafond et l'air conditionné (même si nous ne l'utilisons jamais). Esteli est la ville du cuir et du cigare. Nous partons à la recherche d'un artisan qui pourra de faire un étui pour ma cigarette électronique. La circulation en ville est infernale, on se croirait en Inde ! Ça klaxonne à qui mieux mieux, ça déboule de tous les côtés. Il faut avoir des yeux tout autour de la tête pour ne pas avoir d'accrochage.

Ce n'est pas le plus abîmé que nous avons croisé  

Nous avisons la boutique qui nous a été conseillée par l'hôtel et nous mettons d'accord sur le choix du cuir et le prix. Dans cette boutique, on fabrique tout ce qui à trait à l'équitation : des selles magnifiques, des harnais, etc. le tout à des prix défiant tout concurrence.

"Au bonheur du cheval" 

D'autres boutiques ne vendent que des bottes "cow boy" pour une cinquantaine de francs alors que chez nous il faut en débourser 10 fois plus. En attendant que mon étui à cigarette soit prêt, nous partons découvrir le marché haut en couleur tout proche.

Nous achetons deux énormes avocats (+d'un kilo), une papaye de près de 3 kilos, des mangues et un ananas, passons récupérer notre commande à la boutique et rentrons à l'hôtel prendre un peu de repos. Il faut dire qu'il fait très très chaud. En fin d'après-midi, nous ressortons pour une petite promenade dans le parc central et pour la visite de la cathédrale.

La cathédrale d'Esteli.                                                            Admirez les ridelles en fer forgé ! 

Nous dînons, en amoureux, dans une restaurant argentin proche de l'hôtel. Le New York steack était délicieux, même s'il était trop cuit.

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Nous avons lu dans un blog qu'il y avait une excursion à ne pas manquer quand on se trouve à Esteli : le CANYON DE SOMOTO : une excursion facile qui ne demande pas de grandes qualités sportives disait le blog. Nous prenons la voiture pour parcourir les quelques 80 kilomètres qui nous séparent du dit canyon. La route est belle et les paysages époustouflants fait de collines et de montagnes arides entre lesquelles la route serpente.

Entre Esteli et Somoto 

A la sortie de la petite ville de Somoto, nous nous faisons arrêter à un contrôle de police. Nous en avons croisé une bonne dizaine ce matin, il faut dire que nous roulons en direction du Honduras et que ces postes de contrôle sont censé avoir un effet dissuasif sur les trafic en tout genre (à voir!). Les policiers, très gentils et polis, demandent à voir les documents du véhicule puis mon permis de conduire. A la vue de mon permis français, ils sont un peu perplexes (même ici, les permis sont du format carte de crédit). Ils demandent ensuite nos passeports qui sont restés dans le coffre de l'hôtel. Nous n'avons que nos cartes d'identité à leur fournir ce qui nous vaut les remontrances de la maréchaussée. "Vous vous rendez compte nous devrions téléphoner aux services de l'immigration pour vérifier quand vous êtes entrés dans le pays etc etc." Ils nous demandent où nous nous rendons. Quand nous lui disons que nous nous rendons au Canyon, leurs regards s'adoucit et l'un d'eux nous écrit le nom d'un excellent guide à contacter sur place. Nous apprendrons plus tard que c'est un de ses cousins (ils sont apparemment tous cousins dans le pays) puis ils nous conseillent des faire des photos de nos passeports avec nos téléphones (pas bête). Ils nous serrent la mains et après force "bon voyages" ils nous laissent repartir. C'est tout juste s'ils ne nous ont pas embrassés. Au KM indiqué par les forces de l'ordre, nous sommes attendus , au milieu de la route, par le guide qui nous fait stationner la voiture dans sa propriété. Il nous donne les explications sur le déroulement de l'excursion : 3 kilomètres à pied pour rejoindre le début du circuit (1 km peut se faire en voiture - chic je prends cette option), le circuit proprement dit environ 5 km dont 2 km de nage, le reste entre marche sur les rochers et falaises du canyon, 1 Km en bateau pour finir par 2 Km de marche pour rejoindre la base. A ce moment, j'ai eu un grand, très grand moment d'hésitation, mais comme sur le blog il était mentionné que c'était facile, j'ai signé et payé les 30$ par personne demandés (y compris le repas en fin de circuit). Comme il est près de midi, mon estomac commence à ce manifester. Le guide nous dit, pas de soucis, nous seront rentrés pour 15h.00. En nous équipant (gilet de sauvetage et chaussures pour marcher dans l'eau et sur les cailloux (trop grandes) j'avale 2 bananes, sait-on jamais. Puis, c'est le départ pour l'aventure, d'abord en voiture à bord d'un 4X4 hors d'âge, puis à pied et là, devinez, il faut monter et monter encore. Moi qui croyait que les rivières coulaient au fond d'un canyon, donc une gorge en contrebas, eh bien je me suis trompé, enfin pas tout à fait, il faut d'abord monter 100 mètres pour descendre ensuite ... le tout sous un soleil de plomb. Nous traversons un pâturage sous le regard apathique d'une dizaine de vaches accablées de chaleur. Même un monstrueux taureau nous laisse passer sans broncher. Nous arrivons enfin en vue de la rivière, au Nicaragua aussi, ils ont un sens bizarre des distances, car, à mon avis, c'est beaucoup plus de 2 km que nous avons parcouru. Ça promet pour la suite !

Début du canyon et le moment où il faut se jeter à l'eau  

Encore 50 mètres de marche sur de gros galets arrondis par les crûes successives. Je me retrouve dégoulinant avant même d'être entré dans l'eau. Le guide prend téléphone, appareil photo qu'il enfourne dans un sac étanche et c'est la première trempette. L'eau est agréablement tempérée (env. 24°). Le premier tronçon ne fait environ que 200 mètres, histoire de se mettre en jambe et nous arrivons sur un replat plein de rocher sur lesquels il faut avancer à pied.

Premier arrêt 

La marche, sur cet amoncellement de pierre est plutôt incertaine, d'autant plus que nos chaussures sont trempées. Une centaine de mètres plus loin, nous trouvons notre deuxième point de mise à l'eau. Là, le canyon se ressert encore et c'est à l'ombre que nous devons nager. Nous sentons des courants beaucoup plus froids venir nous caresser, mais c'est encore supportable.

Nous poursuivons notre avancée jusqu'à arriver sur une nouvelle "plage" et un goulet d'étranglement, là, ça ne passe plus. Il nous faudra sauter d'une hauteur allant de 2 mètres à 15 mètres (au choix). Je vous laisse deviner le nôtre !

S'en suivent 700 mètres de nage ou plutôt de tentative de nage avec un gilet qui ne tient plus très bien et qui, à force de frottements finit par nous brûler la peau sous les bras. Heureusement, nous venons, non sans mal à bout de la distance et nous pouvons nous reposer quelques instants au sec.

Après ces instants trop courts, nous nous retrouvons à la flotte pour encore 700 mètres de calvaire. Est-ce la fatigue, mais j'ai l'impression que l'eau devient de plus en plus froide, quoi qu'il en soit, c'est grelottants que nous sortons de l'eau et que nous retrouvons enfin le soleil.

Enfin, pouvoir faire l'iguane et se réchauffer au soleil. 

Nous arrivons au bout, plus qu'une centaine de mètres à parcourir à pied pour rejoindre l'endroit où nous attend une barque qui nous fera parcourir les derniers 700 mètres. Heureusement, car même ma sportive d'épouse est à bout et nous n'aurions pas pu franchir ne serait-ce que 50 mètres supplémentaires à la nage. Nous débarquons et entamons les deux derniers kilomètres de notre marathon. Heureusement, le terrain est plat, mais nos chaussures mouillées et notre plante des pieds attendrie par tous ces séjours dans l'eau nous font ressentir douloureusement le moindre petit caillou du chemin. Nous avançons avec prudence, choisissant la moindre parcelle sans pierre où poser les pieds.

La fin du calvaire 

Nous débouchons à un endroit où deux femmes font leur lessive dans la rivière. Nous apprendrons plus tard que l'une d'elle est la mère de Franklin, notre guide. Celui-ci emporte un seau de linge mouillé à la maison. Est-ce pour cette raison, ou est-ce c'est parce que nous sommes exténués, Franklin appelle son boss qui viendra nous chercher avec son 4X4 pourri que je bénis encore. Nous arrivons à la base, il est 16h.30; pour rappel nous devrions y être déjà à 15h.00 !!! On nous sert une délicieux morceau de poulet rôti, un gallo pinto, une galette de maïs et une salade de concombre et tomate arrosé d'une limonade maison. Quel délice après tant d'efforts !

Fourbus, mais rassasiés et secs nous reprenons la route pour Esteli où nous espérons arriver avant la nuit. C'est sans compter sur deux camions citerne qui gravissent avec peine les pentes d'un petit col à 10 km/h. Avec ces nombreux virages, le dépassement est impossible. Arrivés au sommet, les soleil est déjà bien bas et enveloppe les montagnes d'une douce et chaude lumière. C'est tout simplement magnifique. A 30 kilomètres de notre hôtel, il fait nuit. Il faudra redoubler de prudence, déjà qu'en plein jour la circulation en ville relève du casse-tête, de nuits avec tout ce qui se déplace sur et au bord de la route sans éclairage (vélos, piétons, chiens, tricycles, chevaux et j'en passe) il faut mettre tous ses radars en marche. Nous arrivons finalement à bon port sans encombre. Cela fait plus d'un mois que nous nous déplaçons en Amérique Centrale et nous n'avons encore vu aucun accrochage. Comment font-ils ???

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Publié le 23 novembre 2020

La veille, nous avons demandé à l'hôtel de pourvoir visiter une fabrique de cigare. Juliane n'était pas très chaude à cette idée, mais mois, en tant qu'ex-fumeur (3 mois maintenant) le sujet m'intéresse. Nous nous rendons tant bien que mal (toujours à cause de ce foutu GPS) visiter la fabrique AJ.FERNANDEZ qui est une des plus réputées de la place. Nous arrivons devant un immense portail qui doit bien faire 20 mètres de long sur 5 de haut et avons l'impression de rentrer dans Fort Knox ou la Banque de France, mais les gardes armés de fusils à pompes sont souriant et nous souhaitent la bienvenue. Les bâtiments en fer à cheval sont magnifiques, ont a pas l'impression d'être à l'entrée d'une fabrique, mais plutôt d'un grand château du bordelais. Nous patientons quelques instants à la réception quand apparaît Mario, notre guide, une personne charmante de quelques 30 ans qui nous explique, un peu gêné que la visite est gratuite, mais que la maison demande 10$ par personne en faveur de sa fondation pour enfants (des employés, handicapés, défavorisés ? nous ne l'avons pas demandé). Mario nous explique d'emblée que, maintenant l'usage du tabac est décrié dans le monde, mais qu'il est utilisé depuis des temps immémoriaux depuis l'Alaska jusqu'en Terre de Feu. Aucune cérémonie religieuse, aucune prière n'était faite sans fumée de tabac pour l'accompagner vers les Esprits. De même, les amérindiens validaient un pacte en fumant le calumet. L'usine emploie 7 à 800 personnes et c'est 70% de la population d'Esteli et des environs qui dépendent de manières diverses de cette industrie. Nous pénétrons dans un immense hangar où fermentent des tonnes de feuilles de tabac qui ont été récoltée une a une puis mises à sécher. Une odeur acre et forte nous prend d'entrée à la gorge et nous fait tousser.

Fermentation des feuilles de tabac 

L'étape de la fermentation est cruciale dans le long processus de fabrication d'un cigare. Elle dure entre une année et demie et trois ans. Elle est contrôlée jour et nuit car si la température du "ballot" dépasse les 43°, c'est tout le ballot qui est perdu (plusieurs centaines de kilos). Une fois la fermentation terminée, les feuilles sont triées une à une selon leur qualités. Les feuilles du bas de la plantes qui sont plus grandes servirons à faire le corps du cigare, les feuilles intermédiaires à entourer le corps et finalement les feuilles du haut, les plus fines la cape. Ces feuilles sont ensuite assemblées par catégories et provenance (divers lieux au Nicaragua et pays Mexique, Honduras, Guatemala, USA, Brésil, Indonésie, Cameroun et j'en oublie certainement) en rangées dans de nouveaux ballots qui sont pressés et fermés par une couture. Ces paquets sont mis dans un hangar à température constante pour vieillissement. La température de la pièce et sont taux d'humidité sont encore plus importants que lors de l'étape précédente et la moindre variation peut avoir des effets dramatiques. Mario nous explique que ce vieillissement est aussi important pour un cigare que pour un grand vin. Il fait d'ailleurs très souvent la comparaison avec de grands crûs en parlant de la texture, de la couleur et de l'arôme d'un tabac.

Tri et vieillissement du tabac 

Cette étape de vieillissement peut durer jusqu'à cinq ans ...Au bout de cette période les ballots sont ouverts et les feuilles triées à nouveau par grandeur et couleur. Il en existe sept qui vont du brun très clair, presque beige, au brun foncé presque noir avec toutes les variantes intermédiaires. Au passage des employées découpe précisément la nervure centrale de la feuille. Mario nous fait humer et toucher les différentes variétés de tabacs disponibles ici. La texture est très agréable au toucher, on dirait du papier de soie ou du satin. Quant aux arômes, c'est comme un grand vin; on passe du fruit rouge, au vieux cuir, sans oublier le tabac pour les plus corsés (je n'avais encore jamais senti cette odeur !)

ouverture des ballots après vieillissement  et tri

On passe maintenant à l'intéressante étape de la fabrication du cigare. Les feuilles triées passent maintenant par l'ateliers où œuvrent 2 à 300 personnes qui vont par paires.La première personne, généralement un homme, prend quelques feuilles (celles du bas de la plante) les assemble assez grossièrement et les enroule dans une feuille (intermédiaire de la plante) à l'aide d'une machine manuelle (du genre machine à rouler les cigarettes). Cette étape accomplie, les cigares en devenir sont placés dans des gabarits qui passent eux-même sous une presse. Après un certain temps vient la finition assurée par la voisine du premier ouvrier. Celle-ci découpe soigneusement une feuille (partie supérieure de la plante) et entoure de sa cape l'ébauche de cigare.

Préparation de la cape 

Il ne reste plus la finition du cigare. Dans le cas présent, le cigare a un bout arrondi. L'ouvrière découpe à l'aide d'un petit cercle un rond dans une chute de feuille et le colle avec de la pectine sur le bout du cigare.Les cigares terminés passe ensuite par de nombreux contrôle-qualité où ils sont pesés, mesurés et triés par teinte puis ils passent à la finition où on leur passe leur bague distinctive. Mario insiste sur le fait que ces nombreux contrôles-qualité sont très important pour la maison et que tout produit qui sort de a maison doit être irréprochable. Je lui pose la question : quels sont les meilleurs cigares au monde. Il me répond sans hésitation ceux du Nicaragua, car, me dit-il, Cuba vit sur sa réputation, souffre de l'embargo politique et surtout, les meilleurs "rouleurs" de cigares sont venus au Nicaragua lors de la révolution sandiniste et sont restés dans la pays. Je le crois volontiers après tout ce que j'ai vu.

Pré-emballage par teinte et type de cigare 

La dernière étape consiste au stockage dans de grande caves à cigares avant leur mise en boîte pour expédition.

cave de stockage  à 10€ pièce, je vous laisse faire le calcul ...  et il y a 3 pièces comme celle-ci

En tout, il aura fallu en moyenne cinq ans depuis la récolte de la feuille de tabac jusqu'au produit fini. A la fin de la visite, Mario nous offre gentiment trois cigares et je m'attendais à devoir passer dans la boutique qui termine généralement ce genre de visite. Il n'en est rien, j'ai du faire des pieds et des mains pour que, finalement, Mario accepte de nous vendre 20 cigares. Nous sortons de l'usine enchantés de ce que nous y avons appris et reprenons la voiture direction Leon.

Nous n'avons pas de carte routière et sommes obligés de faire une confiance aveugle dans notre GPS. Ce dernier nous fait sortir de la ville et, dès la banlieue, nous tombons sur une piste. Nous pensons, au début que le tronçons de route est en travaux et que cela va s'arranger au bout de quelques kilomètres. Que nenni ! C'est sur une bonne centaine de kilomètres que nous seront secoués comme des pruniers. Pour une femme, vaut mieux ne pas être enceinte pour emprunter ce genre de chemin. Autant les routes sont mieux entretenues au Nicaragua qu'au Costa Rica, autant les pistes sont dans un état déplorable dans ce pays. Heureusement, le paysage est sublime. Au début, nous croisons quelques cow boys convoyant du bétail, de très rares voitures et motos puis plus rien. La route est à nous. Heureusement car, dans certains virages, la route est tellement défoncée que nous sommes obligés de rouler complètement à gauche.

rencontres insolites 
Ces montagnes ont été le théâtre d'affrontements sanglants lors de la révolution sandiniste 

Nous ne croisons personnes pendant des dizaines de kilomètres, Pourvu que la voiture ne tombe pas en panne ou que nous crevions sur ces millions de cailloux qui composent la piste. Enfin, nous apercevons quelques maisons.

Le comble au milieu de  nulle part. Pas de croisement, rien qu'un bout de piste toute droite ! 
Arrêt déjeuner. Juliane prépare une papaye. 

Après de longues heures à être ballottés dans tous les sens, nous rejoignons enfin une route asphaltée. Oh que ça fait du bien ! On dirait qu'on roule sur un tapis! Nous apercevons au loin les volcans Santa Clara, Cerro Negro, Del Hoyo, Asososca et Momotombo qui forment une barrière avant la ville. Trois d'entre eux sont en activité et crache une épaisse fumée.

Avant d'arriver à Leon 

Nous arrivons à l'hôtel, prenons possession de notre chambre et partons à la découverte de cette vieille ville coloniale, berceau de la révolution.

Rue qui mène à la cathédrale et marché couvert 
La cathédrale, une des plus anciennes d'Amérique latine 

Fatigués, nous rentrons nous coucher en début de nuit nous coucher.

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Publié le 23 novembre 2020

Aujourd'hui, nous partons découvrir cette ville universitaire, qui fut le point de départ de la révolution nicaraguayenne au début des années 1970. Dans ces années, le Nicaragua est une des pays les plus pauvres de la planète. Il est, depuis des décennies sous la coupe de la famille Somoza, de riches propriétaires terriens. Le 23 décembre 72, un violent tremblement de terre détruit la presque totalité de la capitale Managua, faisant plus de 10'000 morts et 30'000 blessés. Le clan Somoza en profite pour s'enrichir en détournant l'aide internationale à son profit. La révolte gronde, vite violemment réprimée par la garde Nationale dont Anastasio Somoza et le général (le clan est au pouvoir depuis 1936). Le Front Sandiniste de Libération Nationale, du nom de général Sandino . héro de la lutte contre l'occupation américaine 1927-33, En juillet 1979, finalement (enfin) lâché par les USA, Somoza quitte le pays. Il sera assassiné au Paraguay en 1980. Le président Roosevelt disait de lui :"c'est peut-être un fils de pute, mais c'est notre fils de pute". Pour plus renseignements sur ce triste sire, je vous laisse aller chercher sur Wikipédia ou autres, il y en a des pages et des pages.

Fresque relatant la répression sanglante d'une manifestation estudiantine 
Serpent à deux têtes, CIA & GN,          fondateurs du FSLN (l'homme au chapeau est le  général Sandino 

L'anti-américanisme est un peu tombé, mais nous avons quand même pu voir des slogans (ils datent) traitant les présidents Bush de génocidaires. En attendant Juliane qui marchandait des souvenirs, je feuilletais un bouquin sur l’étalage de la boutique voisine. Son propriétaire m'interpelle en me disant qu'il s’agissait d'un livre parlant de la révolution. Avec mon espagnol plus qu'hésitant, j'entamais la discussion avec ce Monsieur qui m'apprend qu'il a fait partie des guérilleros qui se sont battu pour libérer la ville. Il me montre fièrement une balafre qui coupe une de ses joues en deux puis, ouvrant sa chemise, un cicatrice qui va de son torse au nombril. Cette dernière date des difficiles combats qui ont eu lieu dans les montagne. Dommage que je maîtrise pas suffisamment la langue de Cerantes !

La ville compte aussi près d'une trentaine d'églises dont la cathédrale qui est une des plus anciennes d'Amérique latine et qui est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Elle est de style baroque. Sa construction, débutée en 1747 a duré plus de soixante ans. On y trouve un magnifique chemin de croix peint de dimension et d'un réalisme imposants.

Intérieur de l'imposante cathédrale de Leon 

Nous poursuivons notre visite par le vieux marché couvert. Ces derniers sont hauts en couleur et nous aimons bien y flâner à la recherche des odeurs, des couleurs et tout simplement tâter le pouls de la vie quotidienne des habitants.

Le marché de Leon 

Nous déambulons dans cette foule où il faut parfois jouer des coudes pour pouvoir avancer et y achetons de quoi confectionner notre prochain pique-nique.

Ce sera bon pour le pique-nique 
Mieux vaut avoir de l'équilibre pour emprunter les transports en commun ! 
Enfants jouant dans les allées du marché. 

Nous poursuivons notre exploration de la ville et de ses bâtiments dont certains sont défraîchis et d'autres magnifiquement restaurés.

Nous dînons de viandes grillées et divers légumes sur une table installée à même la rue principale.

Ces petits "restos" éphémères offrent une cuisine simple et bon marché servie au milieu des voitures et des passants. Ils ouvrent à partir de 17h.00 et ferment tard dans la nuit. C'est bon et c'est marrant.

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Ce matin, nous avons le temps de faire la grasse matinée, notre étape du jour faisant à peine une trentaine de kilomètres. Nous quittons l'hôtel sur le coup des 11 heures.

L'entrée et la "sortie" de l'hôtel El Belga Loco 

Nous sommes accueillis par un charmant jeune homme, Gustavo, qui nous conduit à notre chambre qui est heureusement déjà prête. Une fois installé, nous nous rendons à la plage avec une folle envie de faire trempette (ça fait longtemps que nous n'avons plus mis les pieds dans la mer et il fait une chaleur d'enfer). Oh désespoir, la marée est haute et la mer démontée.

Les vagues font plus de deux mètres ! 

Je tente quand même de me mettre à l'eau et me fait aussitôt renverser par une vague. Ça fait une étrange impression, comme de recevoir un bus en pleine poitrine puis de se retrouver dans le tambour d'une machine à laver en cycle essorage ! Je ressors de l'eau aussi vite que j'y suis entré, avec 2kg de sable dans les poches de mon maillot. Ce sera la seule tentative de la journée. J'en suis à me demander si j'ai bien fait de réserver pour quatre nuit dans cet endroit.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous croisons Gustavo au petit déjeuner et lui demandons si la mer est toujours aussi dangereuse. Il nous répond que non, mais qu'il est préférable de se baigner à marée basse. Effectivement, lorsque nous nous rendons sur le sable, nous constatons que la mer est plus calme. Ce n'est pas une mer d'huile, loin de là, mais les vagues nous permettent d'entrer dans l'eau sans problème. Juliane le fera, fermement accrochée à ma main en criant moult "Ouille, ouille ouille", regarde la grosse vague qui arrive ... La matinée se passe entre trempettes, lézardage et bronzage. L'après-midi, il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit hormis la sieste. Puis vient le temps de retourner sur la plage pour y admirer de somptueux couchers de soleil.

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Publié le 23 novembre 2020

Ces deux jours se déroulent comme le précédent, à ne presque rien faire. Ça fait du bien de temps en temps. Nous avons trouvé un petit resto où nous pouvons enfin déguster un poisson de mer. Le denier jour, nous y rencontrons un couple très charmant de parisiens qui on acheté une maison il y a une trentaine d'année, peu après la révolution. Ils y viennent trois mois par an (si j'étais eux, je resterais beaucoup plus longtemps). Ils nous proposent gentiment de venir prendre le café chez eux, ce que nous acceptons avec plaisir. La maison est plutôt grande, construite dans le style local, avec une piscine. Nous n'avons pas vu l'heure passer et les quittons juste à temps pour assister au dernier coucher de soleil à Las Penitas.

Je ne m'en lasse pas. 
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Aujourd'hui, lever à l'aube car nous avons plus de 4 heures de route devant nous et nous devons prendre un ferry qui part à 14h.00. La route repasse par Leon et, à son habitude, le GPS nous fait prendre toute une série de petites ruelles dans le centre ville. A la sortie de la ville, nous retrouvons la Transaméricaine. Étonnamment, pour une route qui relie tous les pays d'Amérique Centrale, il y a très peu de circulation. Les premiers 100 kilomètres sont monotones, la route est plate et de grandes plaines avec une herbe desséchée et des arbres rabougris emplissent le paysage à perte de vue. Nous ne traversons que peu de villages et les rares maisons que nous voyons au bord de la route sont d'une extrême pauvreté. Un vingtaine de kilomètres avant l'arrivée à Managua, la capitale, la route commence à monter et le vent à souffler très fort, si fort que, lors des rafales la voiture dévie de sa trajectoire. Nous arrivons dans la banlieue de la capitale qui compte près de 1'300'000 habitants et, bien qu'il ne soit que 10h.00, on a l'impression que chaque habitant possède un véhicule tellement il y a de monde sur "l'autoroute de contournement". La circulation, comme dans le reste du pays est anarchique. Cette circulation est rendue encore plus difficile par les nombreuses charrettes tirées par des chevaux, voir des bœufs et les camions qui s'arrêtent n'importe où et sans préavis pour leurs livraisons. Il faut des nerfs solides, surtout quand on cherche sa route ! Passé Managua, ça roule à nouveau beaucoup mieux et bientôt, nous nous retrouvons en terrain connu puisque nous arrivons à Massaya (près de Grenade) et nous reprenons la route empruntée deux semaines plus tôt, mais dans le sens inverse cette fois. Nous arrivons bien en avance au port de San Jorge, au bord du lac Nicaragua. Là, nous devons attendre que le préposé à la vente des billets du ferry ait terminé son repas, nous en profitons pour nous désaltérer dans le bistrot du coin et y admirons un impressionnante collection de billets de banque de toute provenance, certains pays n'existant plus. Au guichet de vente des billets, on nous signale n'avoir aucune réservation à nos noms. J'ai beau montrer le papier que ma donné la patronne de l'hôtel où nous étions (elle avait fait la réservation la veille) avec toutes les références, rien n'y fait, nous n'embarquerons pas. Je m'adresse au guichet d'une compagnie concurrente qui par chance à une dernière place pour notre voiture, avec un départ dans la demi-heure. Il faut faire vite, payer ses billes, la place pour le véhicule, se rendre à un autre bureau pour s’acquitter des taxes portuaires, retourner récupérer la voiture qui se trouve à l'extérieur du port, entrer dans le port par un portail en fer qui doit bien faire 20 mètres de large sur 10 de haut et embarquer de justesse sur le bateau. Là, c'est assez stressant car il faut entrer, en marche arrière, rétroviseurs extérieurs rentrés, dans une place où tout se joue au centimètre en regardant la personne nous guide par gestes.

Les bateaux doivent avoir l'âge de Fidel Castro à sa mort ! 

Et c'est parti pour une traversée de 17 kilomètres. Il faudra une heure par un vent de travers assez violent. Le lac est tellement grand qu'on se croirait en pleine mer, avec roulis, tangage et tutti quanti.

Une jeune passagère s'occupe durant la traversée. 

Nous arrivons en vue des côtes de l'île d'Ometepe et de l'un de ses volcans le Concepcion. Avec ses 1610 mètres, c'est le plus haut volcan du pays, c'est aussi le plus dangereux.

Le volcan Concepcion 

Nous débarquons et trouvons très rapidement notre sympathique hôtel situé à quelques 500 mètres du port. Le patron nous fait un petit briefing sur ce qu'il y a à voir sur l'île. Comme il est trop tard et que les lieux à visiter sont éloignés de Moyogalpa, nous décidons de faire un tour "en ville" et sur le port où nous renseignons sur notre réservation de retour. Ouf, nous sommes bien inscrits sur les listes. Nous voulons acheter nos billets, mais on nous répond que les tickets pour la voiture ne sont vendus que 45 minutes avant le départ. Allez savoir pourquoi ?

Maquette de l'île d'Ometepe sur le port de Moyogalpa 

Sur cette maquette, on voit clairement qu'il n'y a pas beaucoup de terrains plats sur cette île de près de 280 km2, ce qui en fait la plus grande île du monde sur un lac d'eau douce. Le lendemain, lorsque nous visiterons l'île, nous constaterons qu'il y a de très nombreux panneaux marqués "evacuation route". Les insulaires vivent sous la menace quasi-permanente de l'éruption du volcan Concepcion dont la dernière remonte à 2012. Nous avons demandé au propriétaire de l'hôtel ce qu'il devait faire si le cas se présentait. Il a levé les yeux au ciel et nous a répondu "prier". C'est un peu flippant je dois l'avouer d'autant plus que ce volcan est du type explosif et donc particulièrement dangereux.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous partons visiter la cascade de San Ramon qui, se trouve au pied du volcan Maderas - le 2ème volcan de l'île, à 3 kilomètres des rives du lac. Selon le patron de l'hôtel, les deux premiers kilomètres peuvent se faire en quad ou en 4X4. Arrivés sur place, nous réglons nos entrées et constatons que tous les visiteurs garent les véhicules, scooters, quads et 4X4 sur le grand parking qui se trouve à l'entrée. Nous nous disons que la réglementation a du être modifiée, nous entreprenons donc l'excursion à pied. Les début sont faciles, mais ça monte quand même un peu (comme d'hab.) Au bout d'une heure de marche, ça monte de plus en plus et je vois sur un rocher l'inscription KM1. Chic, il ne reste q'un kilomètre à souffrir sous le soleil. Quel déception, 100 mètres plus loin, lorsque de lis l'inscription, en trois langues, cascade 2 kilomètres. Je décide pourtant de continuer, on a pas fait une heure de route plus tout ce chemin pour renoncer ! Au bout d'une demi-heure de chemin et de nombreuses haltes pour reprendre mon souffle, nous nous arrêtons pour le pique-nique. Arrivent trois français qui reviennent de la chute. Nous leur demandons comment c'était, "sublime, magnifique..." C'est encore loin ? "vous avez fait le plus facile, il reste encore trois heures de marche dont la dernière assez difficile dans le lit d'une rivière asséchée". C'en est trop pour moi, je renonce, d'autant plus qu'il est bientôt 13h.00 et que, la nuit tombant vers 18h00, nous rentrerions en pleine nuit, sans lampe de poche ! J'allais oublié de vous dire, après une heure de marche, nous avons vu monter et descendre de nombreux véhicules. A ce moment, j'aurais bouffé tout cru la personne qui nous a vendu les billets d'entrée et qui s'est bien gardée de nous dire qu'on pouvait prendre notre voiture !!!

Les geais sont magnifiques ici. 

Arrivés au bord du lac, nous nous abritons du soleil sous un petit kiosque duquel nous avons une vue magnifique sur le volcan.

Nous pouvons également observer de nombreux oiseaux aquatiques qui pêchent ou se sèchent au soleil.

Au retour, nous empruntons à nouveau une des pires pistes de tout notre voyage.

L'autoroute avant le "Paris-Dakar" 
Nouveaux venus sur la route ! 

Après avoir évité, sur la route, la faune sauvage, les moutons, les chèvres, les chiens, les chevaux, les vaches et les bœufs, voici les cochons de toutes les couleurs. Autre particularité de cette route, elle traverse la piste de l'aéroport. Heureusement, il n'y a que deux ou trois vols par jour.

Le lendemain, nous partons pour voir les "Ojos de Agua", littéralement les yeux d'eau. Il s'agit de deux piscines naturelles aménagées dont l'eau thermale provient du volcan. Elle est si cristalline qu'on peut voir, comme au travers d'une vitre propre. On distingue même de petits alevins nageant au fond du bassin, c'est à dire presque deux mètres. Je n'ai encore jamais vu une eau d'une telle pureté.

Ojos de agua. 

Le soir, nous retournons dans le petit resto sympa dont le serveur nous a promis de nous apporter de la poudre de "pinilillo" qui permet de préparer la boisson nationale. Il s'agit de cacao mélangé à du maïs grillé, une point de cannelle et de girofle, le tout finement moulu et mélangé à de l'eau et des glaçons. Tout simplement délicieux !

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Après 15 jours merveilleux passés au Nicaragua, voici le jour tant redouté, celui du passage de la frontière. Espérons que, dans le sens Nicaragua - Costa Rica ça se passe mieux qu'à l'aller. Tout d'abord, il faut prendre le ferry. Nous nous présentons au port à 07h.00, soit deux heures avant le départ du ferry. Il n'y a personne sur le port à part un gardien qui a l'air de s'ennuyer et la préposée à la vente des billets qui nous dit d repasser à 08h.15. Là encore, je ne comprends toujours pas, au lieu d'étaler les ventes sur une plus longue période, elle préfère attendre que 200 personnes se présentent en même temps !? Nous profitons de ce temps mort pour prendre un solide petit déjeuner dans le troquet du coin. Arrive l'heure des billets et, comme il fallait s'y attendre, c'est déjà la queue et la cohue sur le quai. Puis vient le temps et le stress de l'embarquement de la voiture. Pendant que je manœuvre, toujours à l'aveugle, Juliane part réserver nos places sur le pont supérieur.

En deux jours, la flotte n'a pas rajeuni ! 

La traversée se déroule sans anicroche, sur le pont, on entend parler toutes les langues.

 Un dernier regard sur le Concepcion.

Pour le débarquement, c'est à nouveau la foire d'empoigne. Tous les passagers se pressent avec leurs sacs et leurs valises, sauf qu'ils n'arrivent pas à passer entre les véhicules qui se trouvent sur le pont. Il faudrait d'abord que les conducteurs puissent accéder aux véhicules pour libérer le passage, mais ça c'est une autre histoire !

Nous arrivons sans encombre vers 11h.00 à Penas Blancas, la frontière. Sitôt dans le parking d'Alamo, nous voici harcelés par des gens qui vous promettent monts et merveilles, contre rétribution bien sûr, pour passer la frontière, mais notre mauvaise expérience à l'aller me fait fermement décliner toutes ces offres mirobolantes. Nous passons sans encombre l'immigration nicaraguayenne (2x2$) et traversons les 200 ou 300 mètres de "no mans land" qu nous sépare du Costa Rica où nous reprenons la voiture laissée 15 jours plus tôt chez Alamo. Le passage de l'immigration est un peu plus long car il y a foule et que 3, puis 2 guichets ouverts, mais en 1/4 d'heure c'est fait. Pour le passage de la douane, c'est encore plus rapide. Nous déposons nos bagages sur le tapis des rayons X et les récupérons de l'autre côté. La douanière en charge n'a même pas levé les yeux de son portable, occupée qu'elle était à finir un jeu ou envoyer des SMS. A 12h.15, toutes les formalités étaient accomplies et nous reprenions la route. Première étape, l'Hacienda Guachipelin où nous devons passer récupérer la grosse valise que nous avions laissé pour ne pas nous encombrer lors de notre séjour au Nicaragua. Nous y arrivons en moins de deux heures. Nous nous arrêtons ensuite dans un petit soda pour casser la croûte puis continuons notre périple en directions de la côte pacifique où nous arrivons vers 17h.00. Le GPS ne connaissant pas l'hôtel où nous avons réserver notre séjour et nos portables étant en panne de batterie, ce n'est que vers 19h.00 que nous arriverons à bon port, après avoir demandé notre route à des dizaines de personnes.

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Publié le 23 novembre 2020

Nous avons passé une bonne nuit réparatrice dans notre nouveau logement, et surtout au calme comparé à la nuit précédente où une scandinave à téléphoné durant plus d'une heure sous notre fenêtre à tel point, qu'à bout de patience j'ai du me lever et poussé une "braillée". Après le petit petit déjeuner nous partons à la découverte de la plage située à cinq minutes de marche de la villa. Elle est longue, mais rendue étroite par la marée haute. De plus, elle est encombrée de rochers qui affleurent à la surface du sable et les vagues sont très importantes. Je trouve un endroit plus ou moins dépourvu de rochers et tente d'entrer dans l'eau, c'est peine perdue car la mer est démontée. Idéal pour les surfeurs qu'on peut voir évoluer un peu plus au large. Nous restons néanmoins sur la plage à jouer aux iguanes au soleil puis rentrons au bercail, le soleil étant décidément trop fort. Heureusement, la villa dispose d'une piscine où nous passerons un peu de temps. En fin d'après-midi, nous partons visiter "la ville". C'est un peu le Saint Tropez du Costa Rica. Des boutiques, des restaurants et des bars dont les "Happy Ours" font la joies des jeunes touristes venus faire la foire plutôt que découvrir le pays. Au fil de notre promenade, nous voyons les premières personnes complètement bourrées depuis deux mois. Décevant !

La rue principale de Tamarindo

Le lendemain, nous partons voir la longue plage du centre de la ville. Dès que nous ralentissons pour trouver une place de stationnement, nous sommes harcelés par les "gardiens" de parking. Nous n'avons aucun objet de valeur "à garder", aussi nous poursuivons notre route jusqu'à trouver une place à notre convenance 100 mètres plus loin. La plage est magnifique, longue et large, faite de sable blanc, fin comme du sucre. Nous avisons une rangée de chaises longues et de parasol et décidons de nous installer. Survient le plagiste qui nous demande 15$ !!! C'est deux fois plus que le prix maximum que nous avons payé jusqu'ici et refusons. Nous nous faisons presque jeter comme des malpropres. Le second plagiste à qui nous nous adressons demande la même somme. Ils sont fous ici ! Nous constaterons plus tard dans la journée, qu'ici, tout est à l'avenant ! Tout pue le fric ici ! Quelle déception après les coins tranquilles et les Ticos sympas du début et quelle différence de prix et d'accueil avec le Nicaragua ! Nous installons nos linges de bain sur le sable, à l'ombre des arbres qui bordent la plage et allons nous baigner. Les vagues ici sont moins importantes, la pente est douce. Nous pouvons entrer patauger dans l'eau sans problème jusqu'au moment où de nombreux apprentis-surfeurs viennent gâcher notre plaisir. On dirait que la mer leur appartient et nous évitons de justesse plusieurs collisions.

Plage de Tamarindo en fin d'après-midi 

MARRE au bout d'un quart d'heure. Nous plions bagages et rentrons. En étudiant la carte et "Google Map" nous découvrons une multitude d'autres plages à une vingtaine de kilomètres de Tamarindo. Nous irons les explorer demain.

Vers 08h.00, départ vers la plage de Conchal en traversant des paysages typique de cette région particulièrement aride.

Paysages typiques de la région la plus sèche du Costa Rica 

Nous arrivons dans un petit village que nous traversons et empruntons une vague piste qui longe la plage. Quelques petits restos et des maisons sans prétention. La plage fait quelques kilomètres et nous trouvons sans peine un endroit pour nous garer, directement sur la plage, c'est plus simple ! En vérifiant plus tard sur la carte, nous constaterons que nous étions sur la plage de Brasilito qui jouxte celle de Conchal, mais quelle importance ? Il n'y a pas un chat sur cette immense plage, que des pélicans et un genre de petite mouette, peut-être des sternes qui plongent continuellement à la recherche de poissons.

La plage Brasilito 

L'eau est plus fraîche qu'à Tamarindo, mais les vagues sont petites et surtout c'est calme. Nous nous baignons, entourés des pélicans et des sternes, rejoints par deux cormorans, qui ne sont toujours pas rassasiés et plongent de plus belle.

De vrais kamikazes ! 

L'envol est par contre beaucoup plus lourdaud et fait penser au décollage d'un Canadair bombardier d'eau en pleine charge.

C'est dure, surtout le ventre plein ! 

En fin de matinée deux pêcheurs locaux tente leur chance, mais sans succès. Il faut dire que leur équipement est sommaire. Puis, c'est le tour d'un groupe, puis deux puis trois ... de venir gâcher notre tranquillité en faisant vrombir leurs quads sur la plage. Heureusement, ils ne sont que de passage.

La pêche est moins fructueuse que pour les pélicans. 

Il n'y a pas beaucoup d'ombre sur cette plage et le soleil commence à taper fort aussi, nous décidons de rentrer nous mettre au frais à la maison et de barboter un peu dans la piscine mais, c'est tellement beau et calme que nous décidons d'y revenir demain. Le thermomètre extérieur de la voiture indique 39° ...

Le lendemain, nous revoici sur la plage de Brasilito, mais cette fois nous faisons comme les quads de la veille, nous roulons sur la plage à la recherche d'un endroit plus ombragé. Comme hier, nous passons une bonne partie de la matinée entre serviette de bain et baignades.

La vue que j'ai, couché sur le dos, de quoi laisser son esprit vagabonder. 

A proximité de notre place se trouve un petit étang où des hirondelles viennent boire et chasser quelques insectes et une vieille barque de pêche qui n'a plus pris la mer depuis belle lurette.

La journée se déroule tranquillement comme celle d'hier Pura Vida !


Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons faire deux, trois petites emplettes dans deux magasins différents. Juliane et moi nous posons en même temps la question : est-ce une impression, est-ce local, est-ce parce que nous revenons du Nicaragua, nous ne trouvons plus cet accueil chaleureux que nous avions trouvé à notre arrivée au Costa Rica.

Aujourd'hui, c'est notre dernier jour à Tamarindo. Nous quittons cette endroit bruyant, quoique très calme le matin (les touristes doivent encore cuver ?) pour notre petite plage de rêve. Tiens, il y a du monde ce matin; nous croisons deux ou trois couples en train de se promener sur la plage. L'eau, plus chaude que les jours précédents, nous invite à la baignade.

Les collines, au Sud de la plage, sont toujours en feu (ça fait trois jours que ça fume). On ne vois pas de flammes, encore moins de pompiers. Nous ne savons pas si c'est volontaire, car les locaux ont l'habitude de brûler dans leurs jardins ou carrément au bord de la route les branchages, feuilles mortes et détritus qu'ils ont ratissés. Personnellement, je serais inquiet car avec la sécheresse qui règne et les vents qui soufflent sans discontinuer, toute la région pourrait devenir la proie des flammes.

Il est bientôt 13h.00; encore une petite trempette avant le pique-nique et nous rentrons. Il faut dire qu'il fait encore très chaud (39° au thermomètre de la voiture) et que nous devons préparer nos bagages pour le départ de demain, mais aussi passer à la banque changer un peu de $. A l'agence de la banque nationale, il y a une quarantaines de personnes avant nous. Nous trouvons deux chaises libres en face des guichets et nous nous installons. On se croirait au cinéma, cinquante personnes assises en rang et ça papote, discute; très sympa comme ambiance. Au sortir de la banque, nous nous promenons un peu en ville et faisons du lèche-vitrines puis nous faisons quelques pas en direction de la plage. C'est là que je me vois proposer, le plus simplement du monde, de la cocaïne pour la première fois de ma vie. J'étais tellement estomaqué que je n'ai pu que baragouiner un vague "No thank You". Ça nous conforte dans l'idée que nous nous faisons de l'endroit; décidément pas fait pour nous ! Espérons que notre prochaine destination ne soit pas du même acabit.

Tamarindo 
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Publié le 23 novembre 2020

Ce matin, nous ne sommes pas pressés, la distance à parcourir n'étant énorme, environ un centaine de kilomètres. La route est relativement bonne et la circulation presque nulle. Le paysage qui s'offre à nous est assez monotone, fait de prairie qui n'ont pas vu d'eau depuis des mois. Les rares bovins ainsi que les chevaux nous apercevons sont tous à l'ombre des arbres qui parsèment les champs. Heureusement pour eux qu'il y a un peu d'ombre car la chaleur est infernale. A 11h.00, il fait déjà plus de 32°, à 13h.00, elle devrait facilement atteindre 37°, alors, en plein soleil ...

Les fermiers doivent attendre la saison des pluies avec impatience ! 

Peu après la ville de Nicoya, la route se met à grimper les petites montagnes qui séparent la péninsule de Nicoya en deux. La route est toujours aussi agréable. Nous nous arrêtons dans un petit soda pour le déjeuner. La serveuse et le patron sont avenants et entament la discussion, nous vantent la régions et toutes les belles choses à voir. Très sympa, de plus, de notre table, nous bénéficions d'une splendide vue sur la vallée. Dommage que cela soit si sec.

la vue de notre table su soda. 

Le repas terminé, nous reprenons la route qui descend vers la côte et Samara où nous nous mettons à la recherche de notre hôtel car, comme à son habitude, notre GPS est incapable de nous mettre sur la bonne route et les petits hôtels dans lesquels nous descendons ne font pas les frais d’installation de panneaux. Après quelques arrêts dans des commerces locaux, nous arrivons enfin à bon port. Un charmant petit établissement de quatre chambres en lisière d'une forêt avec de vastes pâturages devant, la campagne à un kilomètre du village de Samara. Sitôt installés, nous reprenons la voiture pour partir à la découverte des trois plages proches et du village. Selon les dires, Samara ressemble à ce qu'était Tamarindo il y a une vingtaine d'années, un petit village tranquille avec de nombreux hôtels, style routards, un peu hippie sur les bords. Les touristes venant en nombre, les prix augmentent et, je pense que, d'ici 10 ans, ce sera malheureusement un nouveau Tamarindo.

Samara, à côté de la rue principale 
Samara, le terrain de foot  et son service d'entretien. 
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Publié le 23 novembre 2020

Aucune des plages que nous avons visité hier ne nous plaisait vraiment. Sur l'une d'elle, il y avait même, en plus du panneau "courants dangereux" un panneau qui disait qu'il fallait faire attention aux crocodiles dans l'estuaire de la rivière qui borde la plage. Encourageant ! Sur les conseils de notre logeuse, nous partons sur la plage de Carillo, à une dizaine de kilomètres. Là nous découvrons une plage de rêve, faite de sable blanc, bordée de cocotiers qui nous donne une ombre salutaire. La plupart des noix ont déjà été ramassées, ce qui enlève une grande part de risque de se faire assomer.

Plage de Carillo un dimanche, notez la foule ! 

La mer est agréable, presque tiède et, la baie étant protégée par une barrière de corail (la seule sur cette côte) les vagues ne sont pas très importantes. Nous passons une bonne partie de la journée ici.

Nous partons ce matin sur une autre plage conseillée par "Tout Costa Rica" et Suzanne notre hôte : la plage de Barrigona, connue ici sous le nom de "Mel Gibson Beach". Cette plage est paraît-il d'un accès difficile. Pour nous y rendre, nous empruntons tout d'abord une piste comme nous en avons l'habitude maintenant sauf qu'à un moment il y a une rivière à traverser à gué, une première pour nous !

Quand les roues ont chaud ! 

Malgré une petite appréhension au début, tout se déroule très bien. Nous quittons la "route" principale pour emprunter un chemin, presque un entrelacs de tranchées tellement les ornières sont profondes. On dirait qu'un 40 tonnes est passé par là en période de pluies et tout ça sur plus d'un kilomètre. Il faut faire très attention où on met les roues sous peine de rester coincé, mais finalement, nous arrivons sur une plage vierge, personne. Nous dénichons un abris construit avec des bouts de bois rejetés par la mer et quelques feuilles de palmiers. Il nous offrira une ombre bienvenue sous ce soleil de plomb.

Les nouveaux Robinson 

La plage est magnifique, malheureusement la mer déchaînée rend la baignade difficile. Juliane renoncera après une tentative infructueuse et un maillot de bain à moitiés arraché.

Quelques rares touristes font leur apparition puis un petit groupe de cavaliers. Il est temps de rentrer.

Après le petit déjeuner je me promène dans le jardin fleuri de l'hôtel où de nombreux papillons viennent butiner de fleurs en fleurs.

Déçus par les grosses vagues de la plage Mel Gibson, nous repartons sur celle de Carillo où on peut se baigner sans risque.

Cette fois, ce sont des chevaux à demi-sauvage qui s'invitent sur la plage, ces mêmes chevaux que l'on retrouve de temps en temps errants sur la route au détour d'un virage. De nuit, cela peut être dangereux mais heureusement, nous n'avons vu aucun accident durant tout le voyage. Nous rentrons à l'hôtel nous désensabler car ce soir nous avons décidé de nous offrir un petit gueuleton. Nous nous promenons dans Samara à la recherche d'un restaurant et passons devant une agence vendant des excursions. Nous demandons des explications sur une croisière d'observation des dauphins et à notre grande surprise, la jeune fille nous répond dans un français impeccable. En entamant la discussion, nous apprenons qu'elle est gruyérienne et qu''avant de venir au Costa Rica, elle habitait avec ses parents à Aubonne, presque en face de Messery ... Que le monde est petit ! Nous achetons deux excursion pour le lendemain matin. Si nous avons de la chance, nous pourrons peut-être voir des baleines. D'après mes expériences en la matière, je n'y crois pas trop. Elle nous conseille le restaurant de poissons "Los Delphines" dans le village de Carillo. Super-excellents filets de Dorando. Miam, on se relèverait la nuit !

Le lendemain matin, avec un peu de retard, nous rencontrons notre guide avec un jeune couple de hollandais. Plus tard en chemin, nous embarquons un "vieux" couple de canadiens et les sept nous nous mettons en route pour le "port" de Carillo. En fait de port, c'est la même chose qu'à Drake, pas de ponton, mais embarquement avec de l'eau jusqu'au genoux. Cap au large, à la recherche des baleines. A cette période, il s'agit de cétacés venus du Nord, de l'Alaska pour certains, ce qui fait une sacrée trotte ! Plus tard dans la saison, elles seront remplacées par des baleines venues de l'Antarctique. Enfin, nous apercevons un souffle, puis une nageoire, une queue puis c'est l'animal presque entier qui jaillit de l'eau et retombe dans une immense gerbe. Nous en avons le souffle coupé !

C'est lourd, mais majestueux en même temps. 
De plus près, ça donne ça ! 

Le passagers d'un bateau on du avoir une trouille bleue lorsqu'une de ces géante a surgit à à peine deux mètres de leur coquille de noix. C'est un peu David contre Goliath, mais à ce petit jeu, c'est le plus imposant qui gagne ! Le guide nous dit que nous avons une chance inouïe, car les deux baleines présentes ne font pas que des apparitions furtives mais sont en train de jouer. Le spectacle, car s'en est un dure plus d'une heure pour notre plus grande joie et c'est nous, pressés par le temps qui devons partir à la recherche des dauphins que l'on trouvera beaucoup plus au large.

Ceux-ci, beaucoup plus rapides et furtifs sont très difficiles à prendre en photo. Sur le chemin du retour, le guide nous explique que pour des raisons de sécurité, le snorkeling prévu au programme devait être annulé, la houle étant trop importante. Pas de chance, c'est le jour du mois où le coefficient de marée est le plus haut.

C'est par ici que nous devions plonger avec palmes, masque et tuba ! 

Qu'importe ! Nous en avons tellement pris plein la vue durant cette matinée. Nous rentrons à l'hôtel des souvenirs plein la tête et nous passons une partie de l'après-midi à ranger et peser nos valises qui, comme d'habitude, dépassent le poids maximum imposé ! Demain, nous reprenons la route en direction de la capitale où nous passerons notre dernière nuit dans le pays. Sniff !!!

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Publié le 23 novembre 2020

Ça y est, le dernier jour au bord de la mer est arrivé. Comme pour nous dire au revoir, une bande de singes hurleur que l'on entendait tous les soirs et qui nous réveillait chaque matin est là, à deux pas de notre chambre.

Au revoir les bruyants !  

Nous nous mettons en route, tout d'abord et direction de Nicoya puis rejoignons puis Puerto Moreno où nous traversons un bras de mer ou estuaire d'un fleuve sur un très beau pont.

Baignade à éviter! 

Nous rejoignons la "Transaméricaine" qui nous conduit jusqu'au port de Puntarenas.

Puntarenas, le port 

Le refaisons en sens inverse une partie du trajet qui, quelques semaines plus tôt, nous avait conduit à Monteverde. Nous obliquons sur la gauche en direction de l'Est en direction de la capitale. et attaquons la montée des montagnes et des volcans qui séparent le pays.

L'herbe devient plus verte et nous commençons à retrouver des nuages et un ciel chargé que nous n'avions plus vu depuis plus d'un mois.

Un spectacle que nous avions oublié ! 

En route, nous nous arrêtons acheter quelques fruits dans une "réunion" de petites "boutiques". Autant en profiter jusqu'au bout !

A droite : des noix de cajou (contenues dans le pédoncule) 

Le paysage devient de plus en plus montagneux et la circulation dense. La vitesse de progression s'en ressent avec les gros camions qui peinent dans les montées.

Nous arrivons dans la banlieue de San José. La circulation devient aussi difficile qu'à Genève sur le pont du Mont-Blanc une jour de semaine à 18h.00. On avance au pas sur les derniers 20 kilomètres.

Nous arrivons en fin d'après-midi à la villa Margarita (où nous avions logé à notre arrivée en décembre). On nous octroie une magnifique grande chambre pour notre dernière nuit dans le pays. Sympa !

Nous attendons le représentant de l'agence "Tout Costa Rica" pour le débriefing de fin de voyage. Au cours de cet entretien, nous pouvons donner nos impressions générales sur notre voyage, quelques tuyaux et bon plans que nous avons découverts pour en faire profiter les futurs visiteurs.

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Publié le 23 novembre 2020

Après le petit déjeuner est venu le temps du bouclage et re-pesage des valises. Gros problème, elles n'ont pas maigris entre hier et aujourd'hui. Nous étions prêt à payer un "excédant de bagage" pour une valise supplémentaire, seulement nous n'avons trouvé aucune boutique où en acheter une. On verra bien ce qui arrivera à l'aéroport. Nous décidons de nous y rendre très tôt afin d'être parmi les premiers à enregistrer nos bagages. Tout d'abord, il nous faut rendre la voiture à l'agence d'Alamo qui ne se trouve pas à l'aéroport, mais à quelques kilomètres de celui-ci. La circulation pour s'y rendre est infernale; il faut plus d'une heure et demie au lieu des 30 minutes habituelles. Il paraît que c'est comme cela tous les vendredis. Les formalités de restitution sont rapides et nous nous entassons à 12 dans un mini bus qui doit nous conduit à l'aéroport. Je cherche les guichets d'enregistrement pour notre vol Edelweiss. Ils n'ouvrent que dans deux heures !!! Tout ce stress pour rien. Nous patientons dans la cafétéria qui surplombe le grand hall des départs. Enfin, c'est l'heure, nous pouvons nous enregistrer. Un grand sourire au Ticos qui est derrière son guichet, compliments sur son pays (ce n'est pas de la pommade !) et on voit nos valises partir sur le tapis roulant. Ouf !!! Passage de l'immigration et de la sécurité puis au tax free shop et diverses boutique de souvenirs pour les derniers cadeaux. Mais, ils sont tombés sur la tête ici ! Pas la moindre babiole, le moindre T-shirt ou la plus petite peluche à moins de 25,--$! Nous avons un petit creux et comme on ne nous servira rien à manger dans l'avion avant 22h.00, nous faisons le tour des différents "restaurants" de l'aéroport. Que des fast foods. Nous nous en tirons à 22$ pour deux malheureux petits sandwichs chauds (genre mini-paninis). Ça nous change des sodas super-sympas où on mangeait à sa faim pour 4 ou 5$ !

Nous patientons dans la salle d'attente où l'air conditionné fonctionne à fond. Il fait presque froid, on dirait qu'ils veulent nous habituer au froid qu'on va bientôt retrouver en Europe. C'est pas mignon ça ?

Enfin, vient l'heure de l'embarquement des 300 et quelques passagers de l'Airbus 340 et le décollage. L'avion vibre de toutes ses tôles. Je pense en souriant qu'il doit y avoir aussi des nids de poule sur la piste !

Nous arrivons à l'heure à Zurich malgré un départ retardé de près de 40 minutes. Au transit à Zurich, nos bagages de cabine, beaucoup trop lourds, sont mis en soute puis nous repartons pour Genève où nous arrivons à l'heure. Les yeux brillent de fatigue, mais surtout des merveilleux souvenirs que nous emportons avec nous.

Conclusions : Nous avons passé de merveilleuses vacances, visité deux magnifiques pays, avec malheureusement trop peu de temps consacré au Nicaragua. Le Costa Rica est magnifique avec ses montagnes, sa faune variée, ses immenses forêts. Le climat y est très différent d'une régions à l'autre. Dommage que les pluies abondantes se soient invitées lors des dix premiers jours de notre périple sur la côte caraïbe. Les Ticos sont des gens vraiment très sympathiques et accueillants, fiers de leur pays, avec une corde "écolo" assez marquée. L'état des routes laisse parfois à désirer, mais les routes non-goudronnées est bon. Il y en a pour tous les goûts, jeunes ou moins jeunes y trouveront leur compte. Personnellement, nous n'avons pas aimé l'ambiance qui règne à Tamarindo, trop bling bling et cher. L'administration est tatillonne, surtout lors du passage de la frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua. Elle mériterait d'être simplifiée.

Le Nicaragua quant à lui est un pays beaucoup plus pauvre. La faune sauvage y est beaucoup moins présente (mangée par la population ?), mais les nicaraguayens sont souriants, ouverts, curieux vis à vis des touristes avec qui ils engagent volontiers la conversation. Ils sont heureux de voir des touristes s'intéresser à leur pays. Les paysages y sont, pour le peu que nous avons pu voir, identiques à ceux du Costa Rica voisin. A défaut d'animaux, et contrairement au Costa Rica, on peu y découvrir de nombreux bâtiments historiques et de très belles et anciennes églises. Les routes principales sont en excellent état, mais les pistes en plus mauvais état que chez le voisin.

Nous y retournerons très volontiers !

Au prochain voyage pour un prochain blog.

Juliane et Michael