Voyage au bout du monde

10 janvier au 9 septembre 2018
242 jours
Dernière étape postée il y a 27 jours
J224àJ243
J224àJ243
Publié le 20 septembre 2018

Dernière destination de notre voyage, nous voilà en Israël ! Pourquoi finir par Israël ? Pour un mariage bien sûr ! 😊

A peine arrivé à Jérusalem en pleine nuit que nous devons à nouveau enfiler nos plus beaux habits (ce qui n’est pas bien difficile à trouver) ; la visite sera pour plus tard !

Place au tourisme ! La première journée de visite à Jérusalem se fera dans la vieille ville, ceinte de ses murailles dorées, à l’image de la ville où tous les bâtiments arborent ces briques beiges caractéristiques des « villes du désert ». La vieille ville est divisée en 4 quartiers où cohabitent les trois confessions dominantes, le judaïsme, l’islam et le christianisme (ce dernier étant divisé en deux quartiers, l’un grec orthodoxe l’autre en quartier arménien).

Se promener dans les rues étroites de la vieille ville est déjà une visite en soi de part les odeurs épicées du souk, des prêtres orthodoxes tout de noir vêtu et des loubavitch (mouvement juif religieux d’Europe de l’Est) qui abordent les passants afin de les inciter à prier. On commence les visites par le Saint-Sépulcre, l’endroit supposé où Jésus se serait fait crucifier. L’endroit est envahi de pèlerins venus embrasser le rocher où la croix était plantée, bénir ses chapelets de prière en les déposants sur la pierre de l'Onction, pierre sur laquelle le corps de Jésus aurait été lavé ou encore le tombeau de Jésus.

Changer de quartier signifie changer de religion, on se dirige ensuite vers le quartier juif et son célèbre Mur des Lamentations (Kotel en hébreux) sur lequel viennent prier de nombreux juifs. Le Kotel est le morceau ouest du mur d’enceinte du Second Temple, détruit en 70 après JC suite à la grande révolte juive de 66. Il est difficile de ne pas sentir l’émotion des fidèles venant prier au pied de ce mur, d’apparence modeste, il faut le dire. Mais c’est peut-être ça qui fait de ce lieu un endroit unique au monde.

Un jour dans la vieille ville ne suffisant pas (du moins, pas en se levant à 11h), on y revient le jour suivant pour continuer notre tourisme, en commençant par la Citadelle (aussi appelée Tour de David), ensemble fortifié à l’intérieur des remparts de la ville, transformé en musée retraçant l’histoire de la ville de Jérusalem depuis le deuxième millénaire avant J.C. jusqu’en 1948, date de la création de l’état d’Israel.

Avant de quitter le Jérusalem « Intra-muros », il nous faut bien entendu aller voir un ensemble emblématique de la dernière religion qui fait partie intégrante de la ville : l’islam. Nos pas nous dirigent donc vers l’esplanade de la Mosquée. C’est à cet endroit que semble converger les 3 religions de la ville, lui dévouant tous un aspect sacré. Alors que les uns pensent que c’est l’endroit où Abraham voulait sacrifier son fils, les autres pensent que c’est l’endroit d’où Mahomet aurait rejoins le ciel pour recevoir les directives de Dieu. Quoi qu’il en soit, il est impossible de ne pas sentir le caractère unique de ce lieu emprunt de spiritualité et de tension.

On sort des remparts cette fois-ci pour rejoindre le musée de Yad Vashem, mémorial de la Shoah. Inutile de préciser l’émotion que l’on ressent lorsqu’on parcourt ces salles qui témoignent d’une période sombre de notre histoire, si ce n’est que ce musée est d’une excellence, en la matière, à nos yeux inégalée.

Enfin, avant de partir vers d’autres horizons, on souhaitait mettre les pieds en Cisjordanie, près du mur de séparation de Jérusalem. Si nos pas ne nous on pas conduit bien loin dans cette direction, les quelques minutes passées là-bas nous on permit de ressentir une atmosphère et des émotions qui valent la peine d’être vécues.

Hit the road Jack ! On loue une voiture et c’est partie pour une petite escapade dans le sud d’Israël, vers la mer morte. Pour notre premier jour, on visite la cité antique de Masada sur un promontoire rocheux en plein milieu du désert du Neguev. L’histoire raconte que lors du siège des romains en 66, suite à la grande révolte juive, les habitants plutôt que de se rendre se seraient suicidés, se coupant la gorge les uns après les autres.

Ensuite, randonnée dans l’oasis d’En gedi, réputée pour ses sources rafraîchissantes sous le soleil d’Août, puis escale par la Mer Morte, point le plus bas sur Terre (-400m d’altitude). Et, oui, on y flotte vraiment (et, oui, c’est trèèèèès salé, 10x plus que l’océan).

On reprend ensuite la route, vers le nord cette fois-ci. Première destination, la ville de Césarée et ses ruines romaines, autrefois un grand port qui rivalisa avec ceux d’Alexandrie et de Carthage avant de subir le triste sort de la guerre et du temps.

On remonte la côte pour arriver à Acre (ou Saint Jean d’Acre) connue pour avoir été le port d’arrivée des croisées. On y visite les vestiges très bien conservés de cette époque (12ème siècle) ainsi que les constructions de ceux qui ont défait les croisées, telles que la Mosquée el-Djezzar.

On arrive près de la frontière libyenne pour aller visiter la grotte de Rosh HaNikra, magnifique formation rocheuse où viennent s’écraser les vagues, avant de partir pour le village artistique de Safed. Après une visite des synagogues et s’être baladés dans les rues, nous finissons la journée par Tibériade.

Pour notre dernière journée de ce périple, on se dirige vers Nazareth pour visiter la vieille ville ainsi que la Basilique de l’Annonciation, endroit où l’ange Gabrielle aurait annoncé à Marie qu’elle allait donner naissance au fils de Dieu. Pour finir, on passe à Beth Shean et ses ruines romaines. On peut tout de suite voir la grandeur de cette ville par la taille des édifices et des pierres qui jonchent le sol. Suite au tremblement de terre de 749, la ville fut intégralement détruite et abandonnée, ce qui nous donne ce qu’elle est aujourd’hui.

Et enfin, pour conclure avec notre séjour en Israël, passage obligatoire par Tel Aviv, et ses plages sur lesquelles nous avons passés de longues heures à ne rien faire. On visitera ce qu’il y a à visiter rapidement, mais nous passerons surtout le plus clair de notre temps dans l’eau, et c’est bien comme ça que nous voulions finir ce voyage au bout du monde.

Et puis, le retour en France!


Cela fait 8 mois, presque jour pour jour que l’on est parti (le 10 janvier) et que vous nous avez accompagnés dans notre périple en Asie. Si vivre ce voyage est une expérience inoubliable pour nous, le partager n’en est pas moins important et c’est avec un énorme plaisir que l’on a rédigé nos posts, en pensant à tous ceux qui nous lisaient. On espère vous avoir fait voyager avec nous, rien qu’un tout petit peu. On publiera dans les prochains jours une infographie résumant ce voyage en chiffres et dans un peu plus longtemps des vidéos des différents pays. Et puis, peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures, puisque…


It’s a small world after all

J206àJ223
J206àJ223
Publié le 5 septembre 2018

Après une courte escale dans l’UE, on en ressort pour rejoindre la capitale de la Serbie, Belgrade ! Pourquoi la Serbie, après s’être baladés dans plusieurs pays d’Asie ? C’est une bonne question (que l’on nous aura souvent posée pendant notre séjour dans ce pays) ! 😊

Pour la plus belle des raisons : un mariage !

On ne restera que peu de temps à Belgrade à notre arrivée, à peine le temps de faire des emplettes et d’essayer d’atténuer 7 mois de voyage sur nos visages et on retrouve les futurs mariés et les convives à quelques heures de Belgrade dans un petit village authentique.

Le mariage serbe est top, assez différent de ceux que l’on connait, surtout en ce qui concerne la musique, assurée par un orchestre toute la journée et la soirée. La coutume veut que les musiciens soient payés pendant qu’ils jouent, dans une avalanche de billets qui se collent sur le front, dans le coup ou dans les instruments de musique. De notre côté, on n’aura jamais été aussi pimpants ces derniers mois que durant ce jour-ci.


On profite de notre présence en Serbie pour visiter le reste du pays, et on part dans le sud pour la ville de Nis. On ne va pas se mentir, la Serbie n’est pas réputée pour ses lieux touristiques et… à juste titre ! On visite la « Skull Tower », érigée par les Turcs et faites des crânes des indépendantistes / révolutionnaire serbes en 1809 ainsi qu’un camp de concentration nazi qui fait froid dans le dos : certes d’une petite taille, les prisonniers étaient régulièrement amenés au sommet d’une colline voisine pour y être exécutés, les rescapés se comptant sur les doigts de la main. On finira la journée plus gaiement, en passant par l’ancienne forteresse de Nis transformée en vaste parc.


On a entendu parler d’un grand festival de trompettes dans le village de Guca. Sans trop s’avoir à quoi s’attendre, on décide d’y passer une soirée. On ne le regrettera pas !

Pour bien se rendre compte de l’ampleur de cet évènement, le village compte 2000 habitants à l’année et accueille jusqu’à 400 000 visiteurs pour les quelques jours du festival !

On y a passé 24h, qui ont été largement suffisantes pour nous faire comprendre l’amour des serbes pour leurs trompettes. Les rues sont envahies de serbes et de touristes prêts à faire la fête. Et pour remplir les estomacs affamés, les rues sont bordées de cochons à la broche et autres victuailles à base de saucisses et bien arrosés à la bière bien entendu.

Au milieu de toute cette agitation, des groupes de trompettes déambulent entre les passants et autour des tables de restaurants pour jouer les musiques commandées par le public.

En plus des animations de rues, il y a aussi un concours de trompettes auquel tout le monde peut assister et apparemment, gagner ce concours est une consécration dans le monde de la trompette


Après tant de décibels dans les oreilles, on quitte Guca pour le calme de Zlatibor, sorte de Chamonix version serbe. On se retrouve donc dans les montagnes du Sud du pays pour 4 jours de flemme intense entrecoupés de visites de village musée montrant la vie campagnarde du 19em siècle, de grotte et de cascade.


Dernière étape serbe à Belgrade. Notre première impression sur la capitale n’était pas forcément des meilleures, mais en s’y intéressant un peu plus, on se rend compte qu’elle a pleins de belles choses à offrir.

On commence par de la culture religieuse avec la plus grande église orthodoxe du monde, l’église Saint Sava. Et elle n’a pas volé son titre, elle est grandiose. Chose étonnante, elle date de 1939 mais sa construction a dû être interrompue pendant la guerre et n’a pu reprendre qu’en 2001. Seulement une petite partie est visitable, le reste étant encore en construction. On continue ensuite vers l'église Saint Marc.


On se dirige ensuite vers l’ancienne forteresse de la ville qui est maintenant emménagée en parc.

Et on ne peut pas quitter la ville sans profiter du festival de bière qui a lieu chaque été. Une nuit passée entre concert en live et bière à volonté, on a passé notre dernier jour serbe à se reposer sur les plages des bords du Danube.

збогом ! (autrement dit: à la revoyure !)

J202àJ205
J202àJ205
Publié le 30 août 2018

202 jours passés sur le continent asiatique et 30h plus tard, le 30 juillet 2018, on repose nos pieds sur le vieux monde. On ne va pas s’attarder sur un moment "bilan du voyage", parce que quoi qu’on dise, notre aventure n’est pas finie ! Il nous reste plus d’un mois à profiter des merveilles du monde, donc la nostalgie c’est pour plus tard.


Et ce retour se fait par une belle porte d’entrée : Prague. On redécouvre les villes médiévales, les églises à tous les coins de rues (on commençait à en avoir assez des temples), les petites rues pavées et les cafés en terrasse.


Tout en se remettant du décalage horaire et d’une nuit passée sur le sol d’un aéroport russe, on découvre cette ville qui nous surprend par son charme. On peut le dire, on a des belles villes en Europe. On ne peut tout de même pas se retenir de comparer tout ce que l’on voit à nos différentes expériences asiatiques et c’est là qu’on se rend compte qu’on en a parcouru du chemin. Tout nous parait plus facile, on se croirait presque à la maison (on a même vu un avion à destination de Strasbourg à l’aéroport !!!)

On commence la visite par les hauteurs de la ville où nous avons une magnifique vue au milieu des vignes. Direction ensuite le palais et son complexe d’églises et de musées.


On traverse le pont Charles emplie d’artistes de rue et de touristes inspirés par le romantisme de la ville.


On passe par le sénat et ses jardins « à la française », tout en s’arrêtant devant le Lennon Wall, mur dédié à … John Lennon!


Deuxième jour, deuxième religion, aujourd’hui on visite les synagogues de la ville. En effet, Prague abrite parmi les plus anciennes et imposantes synagogues d’Europe. Et les brochures touristiques ne mentent pas, ces synagogues sont à couper le souffle.


De cette journée marathon d’édifices religieux, on retient la synagogue espagnole qui, selon nous, est la plus majestueuse. On est aussi obligé de parler de la synagogue Pinkas sur les murs de laquelle sont peints les noms de tous les juifs tchèques déportés pendant la Shoah. Ainsi que le cimetière juif datant de plus de 500 ans, dans lequel on observe de vieilles tombes où les noms sont depuis bien longtemps effacés à perte de vue.


On termine la journée par une visite de la vieille ville avec ses places animées et ses églises grandioses avant de se diriger vers un opéra pour assister à Don Giovani (composé par Mozart à Prague) joué par des marionnettes.


Et c’est épuisés que nous faisons nos aurevoirs à cette ville, tout en sachant que ce n’est certainement pas la dernière fois que nous aurons l’occasion de nous y rendre.

J172àJ201
J172àJ201

Un mois jour pour jour, 5 grandes étapes géographiques dans le pays et une multitude de découvertes culinaires, ce voyage japonais va être bien compliqué à résumer. Commençons tout de même par le début (en tout les cas un début, il en faut bien un).


La population locale...

Atterrissage à l’aéroport de Fukoaka et directement, on est mis dans le bain japonais. La première chose que l’on retient ? L’extrême politesse des japonais. Mais bon on se dit qu’on est dans un aéroport et que c’est une zone très touristique mais ce premier « Arigato goizamaaaas » (signifiant merci beaucoup) prononcé par le vendeur au guichet du bus nous met en joie et ce n’est de loin pas le dernier que nous entendrons. Cette politesse (à ne pas confondre avec de l’amabilité) extrême déteint dans tous les domaines de la vie. On pourrait dire que les japonais sont froids et distants et que cette politesse est fausse, mais ce qui en ressort c’est une société très respectueuse d’autrui où chaque individu cherche à se fondre dans la masse sans déranger les personnes qui l’entourent. On le ressent particulièrement dans le métro ou au niveau des passages piétons où, malgré la foule, les gens se rangent en ligne sans bousculer et attendent que ce soit leur tour de passer. C’est même grâce à cette politesse exemplaire qu’en demandant de l’aide à une employée à Disneyland, on est reparti avec un bon pour des popcorns à volonté ! (Bon l’histoire est un peu plus longue mais ça ce sera pour une autre fois).


A table !

Alors là, on pourrait vous parler de la nourriture japonaise pendant plusieurs heures sans jamais se lasser. Il faut dire qu’on l’attendait avec impatience et que sans exagération c’est de loin notre coup de cœur culinaire du voyage. Entre les incontournables sushi, les takoyaki, les okonomiyaki, les yakitori, les mochi et… les ramen (oui tout ne finit quand même pas en « i »), on ne savait plus ou donner de la tête et nos repas étaient accompagnés de multiples gouters tout au long de la journée tellement il y a des trésors alimentaire à chaque coin de rue. Pour preuve, c’est même le seul pays où on a pris en photo quasiment tous nos repas !


Et question dessert, les japonais n’ont pas grand-chose à envier au reste du monde. Avec une majorité de dessert à base de pâte de riz et de pâtes de haricots rouges, ils obtiennent des petites sucreries délicates (malgré les ingrédients étranges, il faut se le dire) qui sont bien loin de nos milles feuilles et autres choux à la crème, mais pas moins addictives pour autant.



Fun Facts*

*ces faits ne sont que des observations personnelles et ne doivent être répétées en dîner mondain qu’avec précaution.


- Il y a une tonne de magasins avec des noms français. Des restaurant ou magasins de cosmétiques, bien sûr, mais pas que !


- Ils sont d’une politesse extrême et s’excuse tout le temps. Même quand ils ne sont pas du tout en tort.


- Les toilettes sont high-tech, avec pleins de petit boutons sur le côté. Les fonctionnalités sont variées, du petit jet d’eau d’intensité réglable au désodorisant en passant par un bruit de chasse d’eau pour camoufler certains bruits non désirables.

Désolé, qualité téléphone! :/ 


- Les cuistots dans les restaurants ont souvent une serviette sur la tête, un peu comme une toque.


- En général, ils sont ultra respectueux des règles. Ils ne passent pas aux passages piétons quand le signal est rouge, par exemple.


- Il y a, sur certaines lignes de métro, des wagons réservés aux femmes. Aussi respectueux soient-ils, les agressions sexuelles en tout genre est un véritable fait de société au Japon. Ainsi, sur les téléphones japonais il est impossible de couper le son lors de la prise de photo, afin de lutter contre les japonais qui photographiaient sous les jupes des filles.


- Dans les restos moins haut de gamme, la commande se fait souvent via une borne à l’entrée. Un bon moyen de repérer les restaurants les moins chers !


- Il y a des distributeurs automatiques de presque tout, notamment de glace ou même d’œufs (mais ça, on l'a jamais vu 😦).


- Les taxis ont les rétroviseurs sur le capot de la voiture. Pourquoi sur le capot ? Pourquoi uniquement les taxis ? Aucune idée…


- Les voitures japonaises sont littéralement carrées, plates à l’avant et à l’arrière.


- Lors d’achats dans les supermarchés, on peut gagner en cadeau des bières. Dans le même style, on peut gagner des cigarettes au stand tir à la carabine dans les fêtes foraines.

Vive l’alcool et le tabac


- Lors des grands rassemblements, des bénévoles sont postés devant les poubelles pour indiquer aux gens dans quelle poubelle jeter ses détritus (recyclables, verre, etc…). C’est plutôt bien au final qu’il y ait des initiatives de ce genre pour « éduquer » la population à faire le tri des déchets.

- Dans les toilettes publiques, des portes bébés sont mis à disposition dans les cabines afin d’avoir les mains libres pour faire ses affaires.

- La vérité sur les Sushis : la salade de choux que l’on retrouve dans beaucoup de restos japonais n’existe pas du tout au Japon (ils ne savent même pas ce que c’est), de même que la sauce sucrée (même si on la trouve en réalité dans les îles du sud du Japon). De manière générale, les sushis que l’on trouve au Japon sont assez différents de ceux en France ; presque pas de maki ou de california (les sushis roulés) et beaucoup de sushis aux goût variés (anguilles, sardines, calamar, etc…)


- Toujours au sujet des Sushis : il y des restaurants de sushi à tous les coins de rue mais le plus répandu et bon marché de tous est le "sushi train". On s'installe à un comptoir où défilent devant nos yeux (ébahies) une file d'assiette dont la couleur indique le prix. Si on souhaite commander autre chose que ce qui défile devant nous, dans certains restaurant, il suffit de commander via la tablette sur la table et notre commande arrive en Shinkansen. C'est après être rassasiés qu'un serveur vient compter le nombre d'assiettes vides devant nous et on paye en fonction.


- Ils ont les parfums alimentaires les plus bizarre au monde ! Sans parler de la multitude de snacks au goût bizarre, l’exemple le plus flagrant fut la glace au poulpe ou des fromages (genre comté) au chocolat.


- Les japonais sont vraiment fous de jeux d’arcades et de machines à sous. On retrouve des salles de machine à sous sur plusieurs étages, les unes à la suite dans autres. En ce qui concerne de salles d’arcades, les jeux sont plutôt différents de ceux de nos rares salles d’arcades, et sont super compliqués (ils y passent des heures et ont l’air expert dans leur domaine).


- Et enfin, quelque chose qui nous a bien fait rire : les japonais utilisent le mot « vacances » prononcé à la française. Dans le milieu professionnel, cela signifie que la personne s’est absentée trop longtemps et est très péjoratif. Ils ont légalement 2 semaines de congés payés, très rarement prises. S’absenter 2 semaines dans l’année équivaut à un suicide professionnel et est très mal vu, la durée étant plus autours des 2-3 jours maximum.



 さようなら

J192àJ201
J192àJ201
Publié le 17 août 2018

A l’image de leurs noms, Tokyo est l’exact opposé de Kyoto. Là où Kyoto fut la capitale historique, regroupant une quantité impressionnant de temples bouddhistes et de sanctuaires shintoïstes au charme authentique, Tokyo est une méga-ville à la densité incroyable.


A peine parti de Kyoto, on est déjà saisi par la densité de population du Japon, où durant un trajet en bus de 8h pour rejoindre la capitale le paysage n’est quasi uniquement que béton et maisons. Il faut dire, alors que la population du Japon est de près de 130 millions d’habitants, seulement 20% de son territoire est habitable, en majorité le long du littoral.

Il n’est alors pas étonnant que les principales attractions à Tokyo soient les bains de foule et la visite des quartiers branchés. C’est parti pour 10 jours d’activités en tout genre, de « sardines » dans le métro et même d’un ou deux temples par-ci par-là !


Pas de temps à perdre, on décide de sauter dans le grand bain et on prend la direction du célèbre croisement piéton de Shibuya, où lorsque le feu piéton passe au vert le carrefour devient noir de monde et se vide tout aussi rapidement lorsque le feu devient rouge. Ce sont des centaines de gens qui, les yeux souvent rivés sur leurs téléphones, se croisent et s’esquivent dans un ballet parfait (du moins, aucune victime n’a été à déplorer pendant notre présence).


On profite de notre présence dans le quartier de Shibuya pour se balader dans les rues bondées et tester une « spécialité locale » : les photomatons à la sauce japonaise (ça ne se mange pas)! 😊 On se prend en photo, photos que l’on peut par la suite retoucher à notre guise. Et là, autant dire qu’on s’est fait plaisir. Mais quand on regarde autour de nous, on se dit qu’on a presque été trop soft !


Remis de nos émotions (et de notre migraine), on remet le couvert et on va à Akihabara, le quartier électrique de Tokyo et temple de la culture geek. Ici, tout ce que vous pouvez vous imaginer sur le Japon (et bien pire) prends forme. Entre les immeubles sur plusieurs étages proposant tout et surtout n’importe quoi et les magasins de jeux-vidéos / mangas, on se décide d’essayer un « MaidCafe ». Le concept, franchement bizarre et possible uniquement à Tokyo, veut que les serveuses du bar soient toutes habillées selon un thème très largement inspiré des mangas japonais, tout en étant « Kawaii » à l’extrême. Malheureusement il faut payer (très cher) pour pouvoir prendre des photos. ☹


On respire un peu et on va voir les deux ensembles religieux les plus importants de la ville (oui, il y en a quand même quelques-uns), l’un bouddhiste et l’autre shintoïste. Pas tout à fait exceptionnels par rapport aux temples de Kyoto, ils restent néanmoins très agréables à visiter et offrent surtout une pause bien méritée dans la frénésie de la ville.


Plus par devoir que par envie, visiter le musée national de Tokyo est tout de même une étape obligatoire (d’autant plus qu’on n’a tout de même pas souvent mis les pieds dans les musées durant ce voyage). Loin de regretter le déplacement, on a vraiment apprécié le fait de pouvoir revivre l’histoire du Japon à travers ce musée qui aborde différents thèmes de la culture nippone en une visite de quelques heures à peine (art divers, armes, outils, vêtements, ustensiles, etc…).


Le reste de la journée se composera de promenade dans un parc, de concert de tambours devant un sanctuaire shintoïste, de balade en pédalo-cygne tout mignon sur un lac, et de fin de soirée dans un karaoké, activité incontournable au Japon. Déjà, je sais pas si on l’a déjà dit, mais en Asie les karaokés sont loin d’être comme chez nous : on y va en groupe (ou pas, mais c’est un peu la loose quand même) et on réserve une salle pour un temps donné. Et là, on se fait plaisir ! On choisit les chansons et on chante (ou plutôt, on gueule) à en faire résonner les murs et bien faire profiter les salles voisines. Pour notre plus grand bonheur, il avait même quelques chansons françaises (#merciCeline).

On n’oublie bien sur pas la rituelle « cooking-class » de Madame, qui est maintenant devenue une experte en sushi !


Réveil aux aurores pour la visite d’un lieu de pèlerinage un peu spécial…

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Eh oui, Mickey a aussi les yeux bridés et s’est installé à Tokyo. C’est parti pour deux jours de magie !

Deux jours pour deux parcs, quel hasard ! Pour notre première journée, on explore le parc « DisneySea », le seul parc Disney sur le thème de l’eau dans le monde. Et très franchement, c’est le plus beau parc Disney qu’on ait vu jusque-là ! Les attractions sont quasi toutes inédites et nous plongent dans un décor splendide. Et surtout, les différents quartiers sont magnifiquement réalisés. On a réellement passé plus de temps à visiter le parc qu’à faire les attractions. Deuxième jour dans le plus classique « DisneyLand » mais tout de même différent en une multitude de point de celui de Paris. Il y a surtout quantité de spectacles et même 2 parades (une de jour, l’autre de nuit). Et puis, on n’oubliera pas l’hospitalité japonaise (et la chance) ; à peine arrivés au parc le matin, on nous offre un ticket qui nous promet popcorn à volonté pour toute la journée. Autant dire qu’on n’est pas prêt de manger des popcorn à nouveau ! 😊 Bref, vous l’aurez compris, c’était deux jours complément en dehors du Japon, de l’Asie et même de la planète Terre (comment ça j’en fais trop ?).


Le voyage en Asie touche à sa fin. On approche à grand pas de la date de retour avec un pincement au cœur. Pour nos derniers jours à Tokyo, on ne se laisse tout de même pas abattre et on visite un (énième) jardin japonais, avant de faire un petit tour dans une montagne russe en plein cœur de la ville, qui passe littéralement à travers les buildings ! Le soir, direction le stade pour un match de baseball entre les Giants de Tokyo et… une autre équipe inconnue ! On retiendra une chose de cette soirée : le baseball, c’est chiant ! ^^ On finit la soirée dans une rue souterraine, la « Ramen Street » qui, comme vous l’aurez compris, aligne plusieurs restaurants de Ramen (un genre de soupe de nouilles fourre-tout super bonne) !


Et voilà ! C’est fini… Enfiiin, non, pas tout à fait. Tokyo fut notre dernière destination d’un voyage commencé il y a plus de 6 mois. On a voyagé loin de notre confort, connu des galères et des joies, des séparations et des retrouvailles, des rencontres… pleins de sentiments qui ne sont pas loin de couvrir la totalité de la palette émotionnelle. Mais il n’est pas encore temps de se dire adieu, loin de la ! Si notre voyage en Asie est (presque) fini, un nouveau commence car nous ne sommes pas tout à fait prêts de rentrer à la maison. La prochaine destination : la Serbie, pour une durée d’une quinzaine de jours avant de passer une autre quinzaine de jours en Israël. Et oui, Israël est techniquement en Asie, ce n’est donc pas encore fini pour notre voyage asiatique ! 😉

J179àJ191
J179àJ191
Publié le 10 août 2018

Kyoto, c’est la ville de la tradition. Celle des temples, des geishas et des cérémonies du thé. Du Japon zen avec ses jardins connus et reconnus à travers le monde, en passant par la vie quotidienne imprégnée de shintoïsme et de bouddhisme, nos 10 jours passés ici ont eu un air de voyage dans le temps.

Alors installez-vous sur votre tatami tout en vous abreuvant d’un thé matcha et laissez-vous emportez dans le Japon des Samouraï.


Kyoto, qui signifie « la ville capitale », fut nommée ainsi en 794 et resta le théâtre politique et économique du pays jusqu’en 1868, année où la capitale impériale déménagea à Tokyo.

Ce lieu, riche d’un millénaire d’histoire, regorge de monuments, rues et événements culturels nous rappelant son passé. 10 jours à Kyoto, nous a d’un coup paru beaucoup trop court pour profiter des trésors de la ville.

Jour 1, on plonge à pieds joint dans la tradition en découvrant le quartier des Geishas. On avance dans les rues où elles habitent et travaillent (des maisons de thé hors de prix pour notre humble budget). Mais nous avons quand même la chance d’en admirer lors d’un spectacle mettant en avant l’ensemble des arts traditionnels japonais tels que la fameuse cérémonie du thé, l’ikebana (art de créer des pièces florales) ou encore le bunraku (théâtre de marionnettes).


Suite du programme au sanctuaire aux 10.000 toris (Fushimi Inari Taisha). C’est un peu la carte postale du Japon et ce n’est pas pour rien que ce lieu est devenu le rendez-vous des photographes.

Mais les photos ne rendent pas entièrement justice à la splendeur de ce sanctuaire shinto, qui se dévoile au cours d’une randonnée balisée par des milliers de portiques vermillon appelés Tori. Ce sanctuaire shinto érigé en 711 est le plus grand du Japon. Aujourd’hui, son entretien est financé par des hommes d’affaires, entreprises familiales et grands groupes dont les noms apparaissent au dos de chaque portique en japonais.

Après une étape méditative le long de la promenade de la philosophie, nous voici nez à nez avec un petit temple envahi par la mousse et au cimetière entouré par le calme de la forêt.


Direction ensuite notre premier jardin japonais de la ville. Ces jardins entourent souvent la villa d’un riche propriétaire issu de la noblesse japonaise et qui ouvre aux visiteurs sa propriété. Les jardins japonais ont une grande signification et une attention toute particulière est portée aussi bien à leur architecture qu’à leur entretien quotidien.


Nous avons visité 3 des principaux jardins de Kyoto, et malgré des différences liées aux souhaits de chacun des propriétaires, on retrouve toujours le soin apporté à recréer des univers similaires à ceux qu’on peut admirer dans la nature. Montagnes, lacs, rivières et plantes sont créés de toutes pièces pour nous faire penser à une balade au grand air.

Et entre deux jardins, on arrive au milieu d’une forêt de bambou, connu pour son passage traversant au cœur des bambou qu’on peut voir à perte de vue et s’érigeant vers le ciel.


Vous l’aurez compris, à Kyoto on marche beaucoup et comme certains l’ont peut-être vu aux infos, on a décidé de planifier ce voyage au Japon en même temps que les inondations d’Hiroshima (qu’on a nous même vu que à la télé) et pendant la canicule qui s’est abattue sur tout l’Est du Japon. Autant vous dire qu’on a eu très très (très très très) chaud ! On a donc adopté la technique de survie japonaise qui est de se nourrir de shaved ice (littéralement de la "glace rapée") presque exclusivement (pour Mayana en tout cas) et de se munir d’une serviette à mettre autour du coup et d’un éventail.

Un japonais à même mis la barre plus haute en se baladant avec un sac de glaçon sur le sommet de son crane !


C’est tout en suant à grosses gouttes qu’on continu à arpenter les temples de la ville (qui sont bien sur tous accessibles après un nombre de marches beaucoup trop important par cette chaleur). On découvre ainsi le temple d’or qui comme son nom l’indique est un temple recouvert d’or. Il trône sur une île au milieu d’un lac et le soleil se reflétant le fait briller de mille feux.

Nos pas se dirigent aussi vers Kiyomizu-dera, un complexe de temples bouddhistes et shintoïstes datant de 778. Les édifices actuels datent eux de 1633, le complexe ayant été détruits plusieurs fois par les flammes.


Une journée à Nara, ancienne capitale avant Kyoto et à quelques kilomètres de Kyoto, fait partie de notre programme et c’est en train que nous nous y rendons.

Nara est connue pour … ses temples (elle en compte 36 classés au patrimoine mondial de l’Unesco) mais aussi ses daims trop mignons qui y vivent en totale liberté.

La ville est un concentré d’édifices grandioses, avec entre autres l’imposant temple Todai-ji. En passant sa porte de 29m, on prend immédiatement la mesure de cet ensemble démesuré. Son bâtiment principal est la construction en bois la plus importante du monde. Celle-ci abrite le plus grand bouddha du Japon : le monsieur fait 450 tonnes de bronze et d’or pour 15m de haut.

Plus loin sur notre chemin, on découvre le sanctuaire shinto Kasuga Taisha, le sanctuaire aux lanternes. Sa visite est surtout marquée par la grande allée bordée de lanterne en pierre et en bronze menant du centre-ville jusqu’à l’entrée du sanctuaire.


Retour à Kyoto pour le festival Gion Matsuri, plus grand festival shinto du Japon qui rassemblent plusieurs milliers de japonais et touristes curieux pour la parade matinale ainsi que les fêtes organisées dans les rues de la ville les soir précédant.

Ce festival est l’occasion de voir une trentaine de chars en bois dont certains de plus de 6m de haut ainsi que les japonais qui sortent leurs plus beaux yukata et kimono pour l’occasion. Les soirées précédant la parade remplissent les rues de fêtards venus admirez les chars et profiter de la street food et de la bière à profusion, ainsi que des stands de tirs et de pêches aux canards version japonaises qui jalonnent les rues.

Cette fête a lieu tous les ans depuis plus de 1000 ans, les chars défilaient alors dans la ville pour apaiser la divinité des fléaux et des maladies. Au cours de la parade, des musiciens, des enfants et des hommes tirant les chars (car oui ils ne sont pas motorisés), défilent en tenus traditionnelles pendant plusieurs heures dans les rues de Kyoto.

Et la chaleur ne les a pas épargnés, ils font régulièrement des pauses pendant lesquelles ils installent leur tabouret au milieu du parcours histoire de boire un coup et de reprendre leur souffle.


Et c’est exactement lors de ce festival que la finale de la coupe du monde a eu lieu. Et apparemment les prières shintos ont eu un effet positif sur le jeu et … OUIIIIIIIIII !!!! LA FRANCE EST CHAMPIONNE DU MONDE !!!!!


C’est pour se remettre de tant d’émotions et de cette chaleur caniculaire que l’on s’offre finalement une nuit dans un ryokan (hôtel traditionnel japonais) dans un petit village à proximité de Kyoto.

Cette nuit passé dans un oasis japonais, à siroter du thé vert, à se prélasser dans un onsen (source chaude japonaise), à se balader en kimono et à dormir sur des futons est la conclusion idéale de ce voyage dans le Japon traditionnel.

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Osaka est une ville très dynamique. On n’y sera pas resté longtemps, mais cela nous aura tout de même permis de plonger dans un Japon ultra-bondé, bruyant et lumineux, mais à la cuisine succulente !

On démarre donc notre visite d’Osaka par un tour à pied des quartiers les plus réputés, avec au programme shopping culturel et culinaire. Et on n’a pas été déçu (surtout sur le deuxième aspect, le premier n’étant pas forcement l’activité favorite de l’un des deux protagonistes) ! 😊 Les enseignes sont magnifiques et ne se privent de rien pour être la plus visible. On goûte à un peu de tout, en passant par les tempuras (des légumes, poissons ou crevettes pannées) aux takoyaki (boulettes de poulpe) sans oublier la spécialité de la région, le crabe royal !


Une bonne nuit pour digérer tout ça plus tard, on prend le chemin pour le château d’Himeji, un des mythiques château du Japon. Dominant la ville sur son promontoire, la vue d’en bas est juste splendide. L’intérieur, certes de style japonais, est plus rustique, il n’y a plus rien d’époque qui nous aiderait à nous plonger dans le Japon des samurais.


Presque autant réputé que le château, les jardins en contrebas sont l’exemple le plus parfait des jardins japonais. Une suite de jardins compose le complexe de Koko-en, tous sur un thème différent (l’un avec des bambous, l’autre avec des pins et le suivant avec une multitude de mares reliées par des chemins en pierre). Les jardins japonais sont considérés comme un art de simplicité et de pureté. Ils suivent, en général, tous le même schéma et cherchent à reproduire la nature ; pas de symétrie ni de rosiers fleuris. Ils étaient souvent utilisés à des fins de méditation ainsi qu’un endroit où l’on pratiquait la célèbre cérémonie du thé.


C’est sous une pluie conséquente que nous partons pour Kyoto. On apprendra plus tard que ces mêmes pluies ont causées de grosses catastrophes dans la région d’Hiroshima que nous venons à peine de quitter.

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Venir à Hiroshima constituait pour nous une étape obligatoire à notre voyage au Japon, c’est donc par là que nous commencerons notre découverte de ce pays fascinant.

A peine les pieds posés sur le sol japonais, on est tout de suite frappé par l’hospitalité et l’amabilité des locaux, qui seront toujours souriants et serviables.

Après une rapide visite du petit mais néanmoins ravissant château d’Hiroshima (reconstruit après la seconde guerre mondiale), on prend le chemin de l’île de Miyajima réputée pour son temple les pieds dans l’eau qui s’accédait autrefois par un tori, une porte présente devant tous les temples shintoïstes, elle-même immergée (du moins, à marée haute). En plus, on est accueilli par des daims « tropp mignooonn » ou « Kawaiiii » comme on dit ici !


Après cette bonne journée épuisante, on décide se balader dans les rues d'Hiroshima et d'aller manger un excellent okonomiyaki (un genre de pancake où l'on met des pâtes sur une plaque chauffante, garnies de multitude de choses).


Une visite d’Hiroshima ne peut pas se faire sans passer par le parc de la paix. C’est dans cet endroit que se trouve la flamme de la paix, une flamme destinée à brûler tant qu’il y aura des armes nucléaires dans le monde, ou encore le seul bâtiment gardé en l’état après l’explosion atomique et qui se trouvait au point 0 (la bombe explosa juste au-dessus, à 500m environ).


Le musée et le mémorial quant à eux relatent certains témoignages de victimes de l’explosion. Si l’émotion est parfois prenante, le ton est très sobre et se veux plus informatif que culpabilisateur, les japonais reconnaissants eux-mêmes leur part de responsabilité dans le conflit. Il est difficile de connaitre avec exactitude le nombre de victimes, les chiffres pouvant aller du simple (100.000 personnes) au double.


C’est sur cette page de l’Histoire que continuera la nôtre, le temps étant venu de quitter Hiroshima pour Osaka, en prenant le mythique (et exorbitant) Shinkansen !

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Enfin, la partie sud de la Corée surtout ! 😀


L’hospitalité coréenne

Dès notre arrivée en Corée, on est frappé par leur hospitalité et surtout leur volonté de nous donner la meilleure image possible du pays. A chaque occasion de parler avec un coréen, sa première question est de savoir si nous aimons leur pays et si les gens y sont accueillants avec nous. Et ils ont le contact plutôt facile, ce qui nous a mené à plusieurs rencontres et pour tout vous dire, ce genre d’expériences changent radicalement la façon de vivre le pays.

Cette règle s’applique à toutes les situations et aux personnes de toutes âges. Mayana s’est retrouvée à tester les méthodes cosmétiques coréennes dans un bain de jimjilbang avec une mamie de 65 ans qui a tenu à lui expliquer tout le rituel des bains coréens. C’est ainsi que pendant plus de 2 heures, Mayana s’est retrouvée entourée et chouchoutée par cette dame et ses copines qui étaient tout aussi curieuses de son corps d’occidentale que de sa culture.

De manière générale, ils chercheront d’une manière ou d’une autre à nous faire découvrir leur culture sous son meilleur jour.


Geeks, mais pas que !

Les coréens ont encore un mode de vie familiale traditionnel, c’est-à-dire qu’ils habitent jusqu’à 3 générations dans la même maison et qu’ils ne quittent généralement pas le domicile de leurs parents avant le mariage. Mais comme le mode de vie au global devient de plus en plus occidental, les coréens ont créé toute sorte de salles pour profiter de toute sorte de loisirs / divertissements en dehors de la maison. C’est ainsi qu’on trouve littéralement à tous les coins de rue des PC bang pour jouer à des jeux vidéo, des DVD bang pour voir des films comme dans son salon mais entre amis (ou plus si affinité), des Karaoke bang pour s’égosiller tout en épargnant les oreilles de sa famille, des jimjilbang pour prendre soin de soi sans monopoliser l’unique salle de bain familiale pendant plusieurs heures (certains d’entre vous serez peut-être ravis que cette idée arrive en France ^^), etc. Dans un autre genre, il y aussi une profusion de love hotel avec des chambres à l’heure, disponible pour tous ces couples clandestins qui vivent encore dans leur famille, car habiter avec son conjoint avant le mariage est très mal vu. Il faut aussi savoir que la plupart de ces lieux sont ouverts 24/7 et que tout est fait pour qu’on y reste le plus de temps possible, voir y passer la nuit : restaurants disponibles ou repas en livraison facilités, salle de repos, salle privée pour se sentir comme à la maison et surtout des prix ridicules (un PC bang coute environ 1€/heure).

Vous l’aurez compris, se divertir en Corée est mis à disposition de tout le monde et sans vraiment de restriction financière.



Fun Facts *:

*ces faits ne sont que des observations personnelles et ne doivent être répétés en dîner mondain qu’avec précaution.


- Dans les quartiers fréquentés, il est interdit de fumer dans la rue (c’est de manière générale plutôt mal vu de fumer dans la rue). Il existe cependant des fumoirs dans la rue.

- Dans les restaurants, les couverts sont disposés dans des tiroirs à même la table. Il y a aussi quasiment toujours des bacs sous les chaises où mettre ses sacs.


- Une mode (difficilement compréhensible pour nous) consiste, pour les filles, à se mettre des bigoudis dans les cheveux au niveau du front. On ne l’a pas vu à tous les coins de rue, mais suffisamment pour dire que ce doit être un style.

Sexy n'est-ce pas?! 

- Ils travaillent vraiment comme des tarés ! On a pu échanger avec plusieurs coréens sur ce sujet, et c’est loin d’être un mythe.

- D’ailleurs, dormir au travail est bien vu, cela veut dire que l’on s’épuise à la tâche et qu’on ne compte pas ses heures

- Les personnes âgées sont très sportives, il est fréquent de voir des groupes de mamies faire leur gym en groupe dans la rue.

- Les hommes se maquillent presque autant que les femmes, les enseignes de maquillages vendent autant d’articles pour hommes que pour femmes. Un Youtubeur maquillage est d’ailleurs très connu en Asie.

- Il y a de la WI-FI gratuite vraiment partout et même dans les bus de ville.


- Les mamies sud-coréennes (à l’allure peu accueillante) ont toute la même coiffure : Permanentes et casquette-visière. On retrouve aussi une fore tendance chez les hommes de tout âge à avoir le contour de la tête rasé.


- 50% de la population a pour nom de famille Kim, Lee, Choi, Jung et Park.

- Les baguettes (pour manger) sont plates et en métal. Alors qu’ailleurs en Asie elles sont plutôt rondes et en bois.


- Devant les magasins, des rabatteurs attirent le chaland à grand renfort de micro et d’ampli. Comme tout le monde fait ça, ça devient vite un brouhaha incompréhensible (de toute façon brouhaha ou pas ça reste incompréhensible pour nous).


- Il faut se déchausser à l’entrée de chaque maison et marcher en chaussettes ou pieds nus à l’intérieur, ils n’utilisent pas de chaussons

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Pour notre dernière étape coréenne, on s’offre l’ile de Jeju, ile au large des côtes sud de la Corée.

Entre farniente et activités en tout genre, on n’aura pas eu le temps de s’ennuyer !

A peine arrivés, on prend le chemin de la plage. Même si celle-ci n’arrive pas à la cheville de notre coup de cœur du Cambodge (l’île de Koh Rong Saloem, pour ceux qui suivent^^), c’est toujours avec une joie exprimée que nous pataugeons dans les vagues et bronzons au soleil de 16h.

Malheureusement, le plaisir sera de courte durée car le temps n’aura pas été des plus cléments les jours suivants. Eh bien, tant pis ! Si on ne peut pas avoir la plage, on aura la montagne. Au programme de la journée qui suit, randonnée sur le Hallasan, volcan éteint qui culmine au centre de l’île à 1950m d’altitude (ce qui en fait d'ailleurs le point culminant de Corée du Sud) et qui est à l’origine de sa création.

Pour rester dans le thème, on décide après de partir à l’exploration des sous-sols et notamment d’un tunnel créé par une coulée de lave du Monsieur ci-dessus (ou de la Madame après tout, qui sait ?).

Légère déception, cette coulée de lave ressemble vraiment à une grotte assez standard, alors qu’on s’était imaginé monts et merveilles, rattrapée par un labyrinthe vraiment chouette juste à côté de la grotte.

On décide ensuite de participer à un programme très répandu en Corée du Sud, un templestay. C’est un programme qui propose de passer une journée et une nuit dans un temple bouddhiste et de vivre au rythme des moines. Certes très touristique, les avis ne manquent pas d’éloges sur l’authenticité de l’activité. De notre côté, le bilan est plutôt mitigé : on a eu l’occasion de parler avec un moine autours d’un thé après la prière, le soir de notre arrivée, mais hormis cela, on n’a pas pu vivre ni échanger avec eux, ce que l’on a trouvé vraiment dommage. On retiendra quand même le réveil à 4h du matin pour la prière, ce que les moines répètent tous les jours.

Avant de prendre notre prochain vol vers de nouveaux horizons, on décide quand même de faire une petite étape à un parc à thème pour le moins étonnant appelé Love Land. Ce parc met en scène quantité de sculptures montrant certains détails de la vie d’un couple (pour rester très très soft dans la description). Malheureusement pour vous, on gardera bien précieusement les diverses photos que l’on a pu recueillir dans un but tout à fait touristique afin de ne pas choquer nos parents (et le jeune public, mais vous pouvez aller sur google vous trouverez plein de choses sur le sujet 😉 ) !

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Publié le 22 juillet 2018

Busan, c’est notre 3eme et avant dernière étape coréenne.

2eme ville du pays par sa population, elle se situe au sud-est de la Corée. Nos 3 jours là-bas sont passés très (trop) rapidement comme d’habitude. L’ambiance de cette ville se partage entre temples et randonnées dans les montagnes faisant partie intégrante du paysage, sans oublier pour autant le splendide "quartier des artistes".

Mais commençons par le spirituel. Le principal temple bouddhiste de Busan, le Beomeosa se trouve au sommet d’une colline dominant la ville. Véritable complexe composé de plusieurs bâtiments et lieux de prière, il a comme la majorité des autres temples subis plusieurs destructions et incendies (en même temps, c'est tout en bois).


On y accède par un téléphérique plutôt vintage suivi d’une petite marche en forêt. Apparemment, venir prier implique de se maintenir en forme vu les escaliers à gravir pour y parvenir.


Suite du programme de maintient en forme sur une colline plus urbaine cette fois, qui fut lors de la seconde guerre mondiale un bidonville. Aujourd’hui reconvertie en « Montmartre » coréen, elle a été investi par des artistes en 2010 afin de redonner un cadre de vie plus joyeux aux habitants. Le pari est un franc succès et on a du mal à imaginer aujourd’hui que cet endroit pu être un bidonville un jour!

Ce quartier promeut aujourd’hui les arts de rues où tout y est "trop mignoooon, on adoooooore", des pieds au sommet de la colline, en passant par les tags, les magasins de souvenirs et même les snacks vendus dans les rues. C’est un paradis pour les photographes, et on y trouve pleins de coréens venus équipés pour des shooting photo.


Et comment passer un séjour backpackers en Corée sans passer une nuit dans un jimjilbang.On l’avait déjà testé à Séoul pour s’y prélasser l’après-midi, cette fois on passe à l’étape supérieur.

Un jimjilbang, c’est une balnéo version coréenne, qui en générale se trouve dans un bâtiment sur plusieurs étages. Chaque étage propose des activités/services différents comme des cinéma, salles de jeux vidéo, ou salle d’arcade pour les plus grands et des restaurants, salles de repos (dans lesquels on peut y passer la nuit) etc.

Les étages avec les bains sont non mixtes car, pudiques s’abstenir, on s’y baigne nu comme des vers et poilus comme des coréens (les coréennes ne s’épilent pas).

C’est en général ouvert 24/24h, et pour la plupart des coréens, c’est une activité courante (comme nous aller au ciné). L’activité principale n’est en fait pas les bassins (dans lesquels le gens se baignent dans un ordre plutôt établi), c’est les dizaines de lavabos et « stand de lavage » où les gens passent une majorité de leur temps à se récurer des pieds à la tête. C’est un peu le ravalement de façade du weekend mais au lieu d’être dans sa salle de bain, ça se passe entre copines (ou comme les bains romains selon les références).

Mayana a testé les "cups" 

Bilan de cette expérience : la balnéo et tout le temps passé à prendre soin de soi, on ne dit pas non (surtout après nos quelques 6 mois passés sur la route avec une hygiène parfois douteuse). Pour ce qui est de la nuit, on a connu plus confortable et plus calme, mais avec un masque et des boules Quies on ne s’en sort pas trop mal. Et surtout c’est pas cher du tout, 10€ par personne tout compris, donc pour un package spa + un toit où passer la nuit + une expérience culturelle plutôt unique : on achète !

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Publié le 21 juillet 2018

En chemin vers le sud de la Corée du Sud (Séoul est au nord de la Corée du Sud et donc au sud de la Corée du Nord), escale obligatoire au village traditionnel d’Hahoe.

La beauté de ce village réside presque autant dans son caractère rustique que dans son authenticité ; en effet, malgré ses apparences de village au décor de cinéma, celui-ci est toujours habité par les familles de jadis qui perpétuent leurs traditions.

Les maisons sont magnifiques et datent, pour les plus vieilles, du 16eme siècle, entre toit de chaume et toit en tuiles.

Le moment phare de la visite est le spectacle de masque qui a lieu deux fois par jours. Ce spectacle, plutôt original dans les messages qu’il fait passer (disons que les thèmes abordés étaient plutôt populaires^^) reste néanmoins curieux à voir et résulte d’un savoir-faire très local.

Au village masqué d'Hahoé, d'Hahoé, on y danse, on y danse...

Ne nous attardons pas plus dans ce village, certes très charmant mais qui se visite rapidement et direction le sud !


PS: On est en retard sur ce qu'on post sur ce blog et où on est vraiment, on est actuellement au Japon, qui restera à jamais comme étant le pays où on était quand on fut CHAMPIONS DU MOOOONNNDDEEE!!!! 😀

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Notre arrivée dans la capitale du pays du matin calme s’est faite justement aux aurores. 3h du matin, après un vol mouvementé et en retard, nous nous retrouvons dans un bus étonnement bondé pour l’heure matinale. Ceci n’est que précurseur de notre découverte de cette ville qui ne dort jamais.

Nous aurons le temps de nous en rendre compte au cours des 5 jours à venir, durant lesquels nous avons profité d’une ville où la frénésie de la fête (surtout avec le lancement de la coupe du monde) se mélange aux artères commerciales éblouissantes, sans oublier son riche passé culturel et sa cuisine alléchante.

C’est après un sommeil salvateur que nous sautons les pieds joints dans la Corée du XXIe siècle mais chacun selon nos affinités. Mathieu passe ses premières heures à retrouver son amour de toujours dans un PC bang. Pour les non-initiés, c’est une salle, en générale en sous-sol ou dans les hauteurs d’un immeuble, dans laquelle les geeks de tous les horizons se retrouvent pour jouer à des jeux vidéo de manière plus ou moins illimitée.

Tandis que Mayana cède à la folie du shopping, dans le quartier considéré comme la Mecque du cosmétique. Et entre 2 masques au placenta ou à la bave d’escargot, elle se laisse attirer par toutes les vendeuses qui distribuent des échantillons gratuits pour attirer les passants dans leur magasin.

Un peu d’histoire s’avère maintenant nécessaire pour rencontrer les coréens sous un autre jour. Notre visite débute par un essayage de costumes traditionnels. Les coréens en raffolent, et petit bonus, ça donne un accès gratuit à certains monuments historiques. C’est donc en tant que Comte Mathieu et Comtesse Mayana que nous nous rendons bras-dessus bras-dessous au palais de Gyeongbokgung.

Palais construit en 1394 par la dynastie Joseon (qui régna de 1392 à 1910), il fait partie des 5 palais majeurs construits sous cette dynastie. Son nom signifie littéralement « palais du bonheur resplendissant ». Presque entièrement détruit lors de l’occupation japonaise du XXe siècle, il retrouve peu à peu sa forme originelle (en 2009, 40% des structures existants avant l’occupation avaient été reconstruites).

On ne peut donc qu’entrevoir la grandeur de ce complexe composé de multiples bâtiments ajoutés au fil des générations. Arrivant tout juste de Pékin, nous ne pouvons nous empêcher de voir la ressemblance avec la cité interdite (en plus petit quand même).

En plus du lieu magnifique, le gouvernement coréen a rétabli depuis 1966 les cérémonies quotidiennes de relève de la garde. La cérémonie a lieu dans la cour du palais et dure une quinzaine de minutes qui se déroule au son des tambours et trompettes. En termes d’immersion dans l’histoire, on n’a jamais connu plus prenant. Entre le défilé de garde en costumes et armes d’époques, ainsi que le public habillé en tenue traditionnel, on se serait cru quelques siècles en arrière.


On continue notre voyage dans le temps à quelques pas du palais, dans le village Bukchon. C’était le lieu de résidence des aristocrates construit il y a plus de 600 ans.

Une dégustation de thé dans une maison traditionnelle en cours de chemin clôture parfaitement cette journée.

Quittons maintenant la ville pour s’aventurer dans les montagnes entourant Séoul de toute parts. Une rando durant laquelle nous croisons des papis et mamies bien sportifs, et beaucoup d’escaliers plus tard, nous nous retrouvons au sommet d’une colline surplombant toute la ville et aux pieds de la N Seoul Tower, plus grande tour de la ville.

Et coupe du monde oblige, on plonge dans la foule de fans coréens venus encouragé leur équipe contre les suédois. Et quand les coréens parlent de foot, ils prennent les choses très au sérieux. On a le droit à plus d’une heure de show de groupes de K pop, et la foule est bien présente.

Un diner devant les stands alléchants de street-food envahissants le centre-ville est un passage obligé. Voyez par vous-même si vous ne vous jetez pas sur le paquet de Pepito le plus proche de vous après le visionnage de ces images.

Pour se remettre de tant d’animations, Séoul offre aussi des lieux de sérénité, comme une magnifique promenade au cœur de la ville, Cheonggyecheon, qui suit un cours d’eau sorti de terre en 2005.

Dans un tout autre genre, on a pu se détendre dans les fameux Jimjilbang, balnéothérapie à la coréenne, où les bains sont non mixtes et les gens nus comme des vers. C’est en général un complexe sur plusieurs étages avec des restaurants, salles de cinéma, salle de relaxation ou encore de jeux vidéo (vous l’aurait compris, les coréens sont des geek, des vrais !)

La visite de Séoul ne peut pas se terminer sans le traditionnel court de cuisine de Mayana.

Yoojin, qui  m'a fait découvrir les secrets de la cuisine coréenne

C’est en ayant l’impression que le temps nous a filé entre les doigts que nous quittons cette ville haute en couleur. Ville qui nous a fait dire que les coréens sont peut-être notre coup de cœur du voyage (pour le moment ^^), autant par leur accueil chaleureux et leur sens de la fête que par cette capitale riche et vivante.

Après tant des journées si chargées, direction maintenant la campagne.

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Le moins que l’on puisse dire sur la Chine, c’est qu’elle nous a surpris, nous faisant revoir l’image que l’on avait d’elle et de ses habitants avant d’y mettre les pieds. Les paysages y sont époustouflants et la culture, étonnante. Alors que l’on croyait presque avoir tout vu et tout compris de l’Asie après y avoir déjà passé plusieurs mois, le choc culturel s’est à nouveau fait sentir.


La langue chinoise

Loin de nous l’idée de faire un cours de chinois (d’autant plus qu’on ne sait dire que « Bonjour » et « Merci ») mais plus sur la conception de la langue en elle-même. En fait, ils n’ont pas de lettres mais des concepts, traduit sous la forme d’un signe. Le nombre de concept est en soit limité, un mot est souvent le résultat d’une combinaison de plusieurs caractères (quand on y regarde bien, ce n’est pas très différent avec les langues latines). Ce qui est surtout intéressant, c’est comment peut-on faire en Chinois pour écrire un mot qui ne se traduit pas, par exemple le nom des pays. Il n’y a pas de caractère pour « France », par exemple. La solution chinoise est de traduire le nom du pays en concept, ainsi « France » est une combinaison de « Pays » et de « Loi ». Un français est donc un « habitant du pays de la loi ». Si on ne s’en sort pas trop mal, il est assez drôle d’aller voir comment d’autres pays sont traduits par la langue chinoise. Par exemple « Grèce » se traduit par « Désir de viande séchée » !


Les nouvelles technologies

La Chine, le pays le plus technologique que l’on ait jamais vu jusque-là ! Etonnant, surtout que l’on ne s’y attendait vraiment pas et que l’on voyait la Chine comme un pays plutôt en retard par rapport à l’Occident, du moins sur ces sujets-là. En réalité, ils sont à la pointe sur tout, tant le gouvernement que Monsieur Tout le monde. L’exemple le plus marquant est le fait que l’on puisse payer à peu près tout par scan, c’est-à-dire en utilisant son téléphone. Ils utilisent très majoritairement une application mobile appelée « WeChat » grâce à laquelle ils communiquent (ça remplace notre Facebook Messenger) mais aussi paient dans les bars, louent un taxi, font leurs courses ou même font des offrandes dans les temples. Il est également possible de louer des parapluies ou des chargeurs externes (même principe que Vélib, avec des bornes dans les lieux fréquentés) ou encore des vélos, mais cette fois-ci sans borne : en scannant un code sur le vélo, la roue se débloque et on peut ensuite le déposer où on veut. On trouve de ces vélos vraiment partout, parfois un peu balancés n’importe où.

La technologie est aussi très largement utilisée par le gouvernement, des milliers de caméras scannent le visage des chinois dans les grandes villes du pays. Autre exemple, la prise des empreintes digitales lorsque l’on veut visiter certains lieux publics. On peut bien évidemment débattre sur la face négative de cette hyper digitalisation ; il est vrai que les chinois sont très friands de nouvelles technologie, sans penser aux conséquences que cela peut avoir.


Les chinois

Difficile de ne pas avoir des à priori lorsque l’on pense aux chinois. On a tous cette image du car de touriste chinois qui s’arrête 15 minutes devant la Tour Eiffel, la bombardent de photos et partent en laissant traîner leurs détritus partout. Si c’est certes plutôt vrai (ils voyagent tout le temps en groupe et en bus, même en Chine), fort heureusement ça ne les résume pas totalement ! On a surtout été surpris de l’accueil qu’ils nous ont fait, et ce dès notre arrivée. Ils sont extrêmement curieux et désireux de parler avec nous (malheureusement la barrière de la langue rend la chose souvent difficile) et n’hésitent pas à nous offrir des coups à boire dans les bars ou à nous aider s’ils voient qu’on cherche notre chemin. S’il est vrai qu’ils peuvent parfois être agaçant lorsqu’ils nous prennent en photo furtivement (ou pas, d’ailleurs), c’est toujours fait avec le sourire. Alors qu’on s’attendait à totalement autre chose de la part des chinois à cause de nos préjugés et de tous ce qu’on nous avait raconté pendant ce voyage (ils ne sont vraiment pas aimés des touristes et de leurs voisins asiatiques) on sort de ce mois en Chine avec une tout autre image.


Fun Facts*

*ces faits ne sont que des observations personnelles et ne doivent être répétées en dîner mondain qu’avec précaution.


- Les rangées de sièges peuvent être tournées dans les trains, de manière à toujours être dans le sens de la marche.

- Ils ont des claviers QWERTY, pour écrire des caractères chinois ils l’écrivent en phonétique et le son en phonétique est ensuite changer en caractère chinois. Il en est de même pour les smartphones, même si certains préfèrent dessiner le caractère sur l’écran tactile afin de l’écrire.


- La Chine est un des 5 pays communistes dans le monde ; ça n’empêche pas que l’on n’a jamais croisé autant de McDo’/Starbucks au km².On y trouve même des burgers épicés et du riz à la place des frites.


- Google est interdit en Chine, il en va de même pour Facebook. C’est assez embêtant, tout ou presque utilise Google et ses dérivés sur nos téléphones Samsung (faire des recherches internet, se géolocaliser, utiliser un système de traduction, télécharger des applications, etc). Il existe fort heureusement des moyens de contourner cette interdiction.


- Les toilettes sont en majorités « à la turque ». Dans une salle de bain, ça refoule un peu…


- A deux reprises, lorsqu’on dormait chez l’habitant, ils avaient des chiens domestiques et ils les enfermaient dans des cages. On a essayé de comprendre pourquoi et de savoir si c’était vraiment répandu, mais sans succès…


- Surement dû à la politique (maintenant suspendue) de l’enfant unique, les enfants sont rois. Ils se font rarement grondés, même lorsqu’ils font des bêtises ou font caca sur le sol de l’aéroport (si si).


- Il est autorisé de fumer à peu près partout. Restaurants, spas, spectacles, etc. Très très peu de femmes fument.


- Dans les métros, la publicité est calée sur la vitesse de la rame. Sur les lignes les plus fréquentées, des centaines d’écrans sont mis les uns à la suite des autres, de façon que lorsque l’on passe en métro on puisse voir la publicité avec un timing parfait.


- Les enfants font leurs besoins dans la rue. Portés par leurs parents, ils peuvent se soulagent dans les poubelles publiques, les rivières ou les buissons.


- Cracher, et surtout roter en public n’est pas mal vu (pour les hommes). Les mœurs changent sur le crachat qui devient de plus en plus mal perçu, en revanche ils sont nombreux à roter, dans les restaurants notamment.


- Il existe une forte animosité envers les japonais, comme en témoigne cet hallucinant panneau :

Dans un anglais approximatif, ça veux dire "Japonais non admis". 

- On trouve partout des distributeurs d’eau chaude pour le thé ou pour les soupes de nouilles.

- D’ailleurs, ils sont énormément à avoir toujours sur eux un thermos de thé. - Ils tiennent leurs enfants en laisse. Bon, c’est honnêtement loin d’être une généralité (on l’a vu une dizaine de fois en 1 mois) mais on l’a vu quand même. Après tout, quand on voit la densité des foules, on se dit pourquoi pas. 😀

- Ils ont peur du soleil. Plus sérieusement, comme dans la majorité des pays asiatiques traversés, avoir la peau blanche est synonyme de beauté. Les chinois sont ceux qui se protègent le plus du soleil et il est courant de voir des locaux se balader avec des ombrelles, chapeau couvrants le visage, manchettes, gants et masque même par +30°C.


- A table, tout se partage.Encore une fois, c’est le cas quasi partout en Asie. Pas de plats individuels, tout est au milieu de la table.


- Les jeunes filles chinoises se cachent la figurent quand elle rigole. De notre point de vue, les jeunes chinoises peuvent être perçues comme assez timides et plutôt en retrait par rapport aux hommes.


- Il y a des caissiers (en plus du chauffeur) dans de nombreux bus, en charge de récolter l’argent des tickets.

- Ils mangent des patates douces au goûter.

Dans les zones touristiques, on trouve pleins de vendeurs de patates douces. Pas mal pour remplacer le Nutella !


- Des caméras flashent les voitures sur les routes. Dans les villes, près des carrefours, on est presque aveuglé par la quantité de flashs qui prennent en photo les plaques d’immatriculations des véhicules. Le but de cela, on ne sait pas vraiment. En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’en Chine Big Brother est bien présent !

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Mais ce n’est cependant pas un cycle éternel !


Ville historique et capitale de la Chine, Pékin étonne par l’authenticité qu’elle dégage et le calme qui règne dans ses rues. En l’espace d’à peine quelques jours, ce sont des pages entières de l’histoire de la Chine que l’on va revivre.

Début de la visite de Pékin avec la « Tour de la Cloche » et la « Tour du Tambour ». Situées en plein centre de l’ancienne capitale, elles servaient conjointement à donner l’heure à la population alentours, où subsistent toujours à l’heure actuelle de charmants petits quartiers authentiques, qui s’apparentent totalement à des villages dans la ville.

Suite de la visite, le lendemain, dans l’un des trois sites incontournables de Pékin : le Palais d’Eté.

Construit fin 19eme par l’impératrice Cixi en dehors de la ville, celui-ci s’apparente plus à une ville qu’un palais. Immense complexe perché sur une montagne, la majeure partie du domaine est couverte d’eau. Si le rendu est très photogénique, on sera quand même un peu déçu de ne pas pouvoir visiter les intérieurs des bâtiments.

Réveil aux aurores (ou presque) pour une nouvelle grosse journée touristique. Avant d’aller passer une bonne partie de la journée à arpenter la Cité Interdite, passage obligatoire par la place qui lui fait face : la Place Tian’anmen, bordée de bâtiments qui nous font nous sentir en URSS. Comme on peut se l’imaginer, rien ne commémore la raison pour laquelle elle est connue partout dans le monde (les manifestations étudiantes de 1989 avec la célèbre image d’un homme s’interposant devant un char) mais on y retrouve plutôt le tombeau de Mao Zedong. En y faisant un tour (après tout, c’est un pan de l’histoire) on ne s’attendait pas à voir son vrai corps, apparemment gardé « en l’état » depuis sa mort. Impossible de prendre des photos, il faudra se contenter de son portrait qui orne la « Porte de la Paix Céleste ».

On entre donc ensuite dans la Cité Interdite, demeure des empereurs de Chine à partir du 15ème siècle jusqu’en 1912, date à laquelle le dernier empereur de Chine abdiqua. Elle tient son nom du fait qu’elle était totalement interdite d’accès au peuple (et à toutes personnes sans invitation formelle) sous peine d’exécution immédiate. En entrant dans les premières cours, on comprend immédiatement pourquoi elle porte le nom de « cité » : longue de près d’un kilomètre de long et de 700m de large, elle est ceinte de douves et de remparts. Pour résumer très schématiquement, elle est découpée en deux parties. Au sud, les cours extérieures, les plus magnifiques, étaient les parties publiques, où les empereurs recevaient ses ministres et ses sujets. La partie nord était les parties privées et lieux d’habitations, d’apparence plus modeste. Même si on sera à nouveau déçu de ne pas avoir accès aux intérieurs des bâtiments, la Cité Interdite est un véritable chef-d’œuvre architectural.

C’est en dehors de Pékin que notre dernière destination touristique chinoise nous attend. Mais avant de plonger dans le vif du sujet, un petit point d’histoire (on sait que vous adorez ça) ! La construction de la Grande Muraille de Chine débuta au 2ème siècle avant J.C. pour durer jusqu’à la fin du 17eme siècle. Bien entendu, les travaux ne seront pas continus durant toute cette période. La Grande Muraille de Chine devrait en réalité se mettre au pluriel, car sa construction ne relève absolument pas d’un grand projet de défense bien organisé et était assez inefficace sur le plan militaire, ça n’a par exemple pas empêché les mongols d’envahir la Chine au 13ème siècle et de régner sur le pays durant un siècle. En bref, chaque seigneur de plusieurs dynasties ont réalisé plusieurs tronçons non uniforme de la Grande Muraille de Chine. Est-elle visible depuis l’espace ? Réponse courte : non. Mais elle reste tout de même l’édifice le plus important construit pas l’Homme en termes de longueur, de surface et de masse. Revers de la médaille, sa construction aurait coûtée la vie à 10 millions d’ouvriers.

Le tracé de la Grande Muraille de Chine 

Explorer ce géant architectural offre donc de nombreuses possibilités. De notre côté, on a choisi un tronçon proche de Pékin et rénové (beaucoup de tronçons non rénovés sont visitables mais s’apparentent plus à des ruines ou même des tumuli qu’à une muraille) mais pas du tout touristique, et pour preuve, on a passé 2 heures sur les remparts sans croiser âme qui vive (hormis des grosses abeilles qui faisaient peur). Eh bien, on n’a pas regretté notre choix, la vue des remparts qui serpentent entre les collines est unique au monde !

Une nouvelle page se tourne pour nous dans ce voyage asiatique, on décolle vers la Corée du Sud ! On ne manquera bien sur pas de vous faire un petit bilan de notre séjour en Chine, tellement celui-ci était surprenant et exaltant.

Et pour finir, j’ai même eu le droit à un petit cours de Kung-fu !

Kamehameha 
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Publié le 4 juillet 2018

Des grandes villes, on pensait en avoir vu quelques-unes avant d’arriver à Shanghai. Eh bien, celle là surpasse toutes les autres !

Nos 4 jours à Shanghai ont été rythmés par la foule environnante, les buildings à perte de vue, les néons éblouissants et les kilomètres parcourus en métro ou à pieds pour découvrir cette mégalopole qui transpire le capitalisme d’un pays communiste.

Tout commence sur le Bund qui peut se traduire par « la berge des étrangers ». C’est un peu la promenade touristique de Shanghai qui nous permet d’admirer face à nous le centre financier rempli de buildings plus fous les uns que les autres, tout en étant entourés de bâtiments de style européen du XIXe siècle. C’est le vieux capitalisme qui fait face au nouveau.

Comme la Tour Eiffel à Paris, la « Tour de la Perle de l’Orient » est le symbole du Shanghai haut en couleur. Vue de bas comme de haut, elle est resplendissante même si elle reste plus petite que ses voisines environnantes.

Et après les ponts en verre de la Chine montagnarde, on admire la ville à travers une plateforme en verre accrochée tout autour de la tour.

Quittons le XXIe siècle maintenant pour nous diriger vers la vieille ville, bien plus traditionnelle mais pas moins bondée. C’est un peu une ville dans la ville que nous découvrons à travers un dédale de rues pavées, d’échoppes d’artisanats traditionnels et de street-food alléchantes.

La visite de cette ville et du jardin traditionnel en son centre nous a permis de mieux nous représenter ce qu’était la Chine avant la modernisation, avant la colonisation européenne et avant le communisme.

On continue sur cette lancée historique pour se rendre au temple du Bouddha de jade, connu justement pour son Bouddha en jade. On se le dit tout de suite, ce Bouddha est tellement bien mis en avant dans les brochures touristiques qu’on n’en a qu’était déçu en le découvrant. Mais le temple n’en reste pas moins splendide et vaut largement la visite avec ou sans Bouddha en jade.

Un petit passage chez le coiffeur pour nous refaire une beauté (Mathieu y a même laissé sa barbe) et nous voilà de nouveau sur les routes chinoises : direction Pékin !

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Publié le 1er juillet 2018

Hangzhou est (de notre point de vue) la ville parfaite où il fait bon vivre : d’une taille importante, elle s’enroule autour du gigantesque « Lac de l’Ouest » où les promeneurs (et les touristes) s’y pressent en masse pour quitter la ville, à à peine 2 stations de métro du centre.

Attraction phare de la ville, c’est en bateau que nous avons exploré une partie du lac et de son ilot central ainsi qu’avec nos robustes mollets (à force de porter notre maison sur le dos, ils se musclent) !

Un court détour dans les collines environnantes nous plonge directement le nez dans les champs de thé, où nous avons dégusté un succulent thé local à 5€ la tasse (je plaisante, il était immonde, on ne peut pas réussir à tous les coups).

Et voilà comment se termine ce voyage en Asie ; retour en France !

HAHA, vous y avez cru hein ?! Non ? Bon, pas grave… Enfin bref, impossible pour nous de quitter cette ville sans passer par un quartier « à la française », une reconstitution du Paris haussmannien avec en point d’orgue notre fierté nationale. Pour la petite histoire, ce quartier fut construit pour loger XX personnes mais est en réalité quasi vide de monde et n’est plus qu’une attraction touristique et un décor de photo de mariage.

Et après cette pause française, direction Shanghai !

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C’est en train de nuit (ultra confort par rapport à la dernière fois qu’on a pris un train de nuit, en Inde) que nous quittons l’ouest « sauvage » de la Chine pour nous rendre sur le littoral, à l’est, où se concentre la majorité de la population chinoise.

notre régime quotidien à la chinoise: une noodle soup 


Quelques emplettes en ville nous font rencontrer « Maya Lee », la sœur cachée de Mayana...

… et destination le charmant village de Xidi (ça se prononce « Chidi », ne vous faites pas avoir comme nous) où nous passerons nos nuits, entourés d’artistes-peintres chinois venus faire des croquis de la magnifique nature environnante tout en profitant du calme de la guesthouse.


C’est avec le village de Hongcun que nous fermerons cette parenthèse « zen », les prochaines semaines se composeront surtout de grandes villes (Shanghai – Pékin – Séoul), toujours sous une pluie qui nous accompagnent (heureusement irrégulièrement) depuis ces derniers jours.


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Et c’est parti pour 3 jours la tête dans les nuages (et sous la pluie) ! Entre montagnes karstiques, ponts en verre et plus grande grotte de Chine, on s’est lancé à la découverte des paysages montagneux les plus spectaculaires du pays !

Jour 1 : on commence tout de suite par de l’adrénaline sur les flancs de la montagne Tianmen connue à l’international pour ses fameuses passerelles en verre. Mais avant d’admirer le vide sous nos pieds, on débute cette excursion par un trajet en téléphérique durant lequel nous pouvons observer les pics verdoyants et la route aux 99 virages qui relie aussi le sommet.

En chemin vers les passerelles de verre, nous nous faisons halte dans la forêt des vœux pour une petite prière.

Et nous voici enfin, après avoir enfilé des petits chaussons de protection, à flanc de falaise à admirer plus de 300m de vide sous pieds. C’est impressionnant, vertigineux. Il faut s’habituer à cette sensation de hauteur et enfin on peut profiter de la vue à couper le souffle.

Le reste de la balade nous parait bien plus calme mais non moins époustouflant, entourés de pics karstiques luxuriants à perte de vue.

Jour 2 : réveil sous une pluie battante mais tout comme les chinois, nous nous équipons de K-way made in China, et nous nous rendons dans le parc national de Zhangjiajie ou plus connu sous le nom d’Avatar Mountain. En effet ce serait ce paysage « irréel » qui aurait inspiré James Cameron pour le décor du film Avatar. Apparemment nous n’étions pas les seuls à ne pas craindre la pluie, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un flot continu de chinois venu faire leur randonnée dominicale. On décide de les fuir pour quelques heures d’ascension en escaliers (eux préfèrent de loin le téléphérique), seulement pour mieux les retrouver au sommet.

Welcome to China 

Mais une fois face au paysage, on comprend mieux la popularité de ce site et son attrait international. Admirez par vous-même.

Jour 3 : après une grasse mat’ bien méritée, on se dirige vers la grotte du Dragon jaune. Elle s’étend sur une superficie totale de 48 hectares composés de 4 niveaux, 13 salles, 98 corridors, 3 cascades, 2 rivières et 1 lac. Autant vous dire que nous y avons passé du temps et quelques kilomètres de marches et d’escaliers pour avoir un aperçu de ce monde souterrain.

Le point d’orgue de cette visite fut notre entrée dans la salle principale, plus grande qu’un stade de baseball, appelée le Palais du Dragon. Dès notre entrée, nous nous retrouvons face au Trône du Roi, suivi par l’apparition d’une stalagmite vieille de 10 000 ans (elle est même couverte par une compagnie d’assurance si elle venait à casser).

Et c’est sur cette balade dans un royaume souterrain que se termine notre découverte de la province du Hunan. Nous nous dirigeons maintenant vers l’Est du pays pour profiter de la vie campagnarde et de ses villages historiques.

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Fenghuang est un magnifique village de la province du Hunan, dans la Chine intérieure. C’est de nuit que son charme est le plus saisissant, lorsque les innombrables lumières colorées des bâtiments se reflètent dans le cours d’eau qui scinde la ville en deux.

Nous qui sommes si fiers de nos villages traditionnels en France, il faut bien avouer que Fenghuang met la barre très haut en termes de village typique et romantique.

Heureusement, le kitsch nous rappelle que nous sommes en Asie et nous ne pouvons que succomber à la tentation de revêtir les habits traditionnels de cette région de la Chine.

De jour, Fenghuang offre une perspective très différente et aura surtout été pour nous l’occasion de faire un remake de « Kun-Fu Panda » avant de prendre un train vers de nouveaux horizons

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X’ian (prononcée Chi’an), ancienne capitale de l’Empire du milieu qui a accueilli plusieurs des plus importantes dynasties d’empereurs, est une des destinations les plus populaires de Chine de l’ouest. Et c’est justement pour sa richesse historique et plus particulièrement sa célèbre armée de terre cuite que la ville voit affluer tant de monde.

Un petit rappel historique permettra de mieux comprendre pourquoi 60 millions de personnes ont déjà visité ce lieu. Remontons au IIIe siècle avant J.C. A cette époque la Chine est divisée en plusieurs petits royaumes qui se font régulièrement la guerre. Et c’est à la suite de l’une d’entre elle que le roi Qin Shi Huang victorieux se voit sacré empereur. Il met fin à cette féodale et unifie la Chine, standardise la langue, la monnaie et l’écriture.

Premier empereur de la Chine, il donne naissance à la grande muraille et dans sa folie des grandeurs, il demande à ce que son armée soit reproduire en terre cuite. Celle-ci entourera son mausolée afin de l’accompagner et de le défendre dans le monde des morts.

C’est donc grâce à cet empereur démesuré que nous pouvons aujourd’hui admirer plus de 8000 soldats, 130 chars tirés par 250 chevaux, auxquels il faut ajouter 150 chevaux montés par des cavaliers. En plus des soldats, on trouve dans ces fosses des statues de civils, dont des membres de l'administration, des acrobates et des musiciens. Cet ensemble, espèce de ville souterraine de 56 km², a abrité pendant plus de 2000 ans des reproductions à taille humaine de ce à quoi ressemblait l’armée de Chine à cette époque.

Il faut se le dire, en 2000 ans, le bois a pourri et le site souterrain s’est affaissé, endommageant ainsi les guerriers à pied, les chevaux ou encore les chars funéraires. Les archéologues travaillent encore à la reconstitution et des fouilles afin d’exhumer tous les éléments ensevelis. Ce travail de fourmis dure depuis 1974 et semble loin d’être achevé, mais on peut sans mal se rendre compte de l’allure et de la majesté du site comme il devait être à l’époque de l’Empereur Qin.

La journée d’après fut consacrée à la visite d’un zoo, abritant notamment le « singe à la tête de mort ». On est ressorti de ce zoo avec un sentiment très mitigé : d’un côté, un excellent (mais trop court) safari nous a permis de voir nombre d’animaux en liberté, d’un autre la partie zoo s’apparentait surtout à une prison, avec des enclos minuscules et des animaux entassés les uns sur les autres. La condition animale a très certainement encore du chemin à faire !

Et ce fut par une rapide balade sur les majestueux remparts de la ville que prendra fin notre escape à Xi’an, avant de rejoindre des zones plus rurales de la Chine !

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Notre entrée en Chine s’est faite par Chengdu, capitale de la province du Sichuan, à l’ouest de la Chine… enfin, techniquement non, car on a fait une escale à l’aéroport fantôme de Lhassa, capitale du Tibet qui est une région de la Chine (c’est sujet à discussions mais on a peur que le KGB chinois nous retrouve si on en dit trop) !

Et c'est lors de ce trajet que nous avons eu le privilège de survoler la chaîne himalayenne et de l'observer pendant plus de deux heures. Après l'avoir foulé de nos pas, nous avons pu admirer les montagnes les plus hautes du monde avec un point de vue que beaucoup nous envieraient.

Notre arrivée s’est faite sur les chapeaux de roues : retrouvailles inopinées avec des anciens colocataires de Montpellier (eh oui, le monde est petit) et saut dans le grand bain chinois avec une soirée en boite, ambiance VIP ! Lendemain difficile et « remise en forme » avec un massage musclé.

Après avoir bien profité de la ville, de ses restaurants et de ses bars, on s’éloigne un peu de la ville pour retrouver le calme et la nature, pour une randonnée qui nous fera grimper une montagne taoïste sacrée. Bon, en réalité l’endroit été envahi de bus de touristes et la randonnée ne consistait qu’en un enchainement de marches. L’aspect nature et sérénité était bien loin, mais c’était tout de même très appréciable de voir les innombrables temples (ainsi que les hordes de groupes de touristes locaux qui suivent un drapeau et un mégaphone hurlant) et d’avoir un aperçu du taoïsme.

Chengdu est particulièrement connu (mis à part pour le poivre du Sichuan) pour son incontournable centre de préservation du panda de Chine, où on a pu observer plusieurs pandas dans leurs habitats. Cette visite étant la principale motivation de Mayana pour cette ville, nous y avons passé une journée en admiration devant chaque panda "trop mignooon" qui se prélassait sous nos yeux. Contrairement à d’autres zoo en Chine où la condition animale est plus contestable, celui-ci est très correct et permet de préserver l’espèce (ils ont énormément de mal à se reproduire et passent surtout leur temps à manger et à dormir). On y a même vu des pandas roux ! 😊

Fin de la journée dans le vieux quartier de Chengdu avec ses petits jardins et ponts chinois typiques.

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Puisqu'une image vaut milles mots et une vidéo vaut milles images, en voici une qui montre notre séjour au Népal, soit du trekk et de la montagne, mais aussi de Katmandou et ses alentours.

Merci au caméraman, monteur, producteur et réalisateur: Le fameux Pounette! (Si vous des critiques, n'hésitez pas à les lui soumettre, bien entendu)

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Notre séjour au Népal ne se résume pas uniquement au trek dans les Annapurnas ! Même si nous nous sommes finalement peu éloignés de Katmandou, on n’a pas eu le temps de s’ennuyer !

C’est principalement au retour de notre trek que nous avons pris le temps de visiter Katmandou et ses alentours, mais nous avons quand même pris le temps d’explorer le centre historique, le « Dubar Square », ses temples (souvent en piteux état à la suite du tremblement de terre de 2015) et la maison de la Kumari. La Kumari est un enfant choisi parmi une population de filles hindoues, qui portera ce titre honorifique jusqu’à ce qu’elle perde du sang (le plus souvent lorsqu’elle attend la puberté, mais c’est valable en cas de coupure, par exemple). Elle doit satisfaire 32 critères, parfois curieux (avoir 40 dents ou encre avoir les cils comme ceux d’une vache), et est alors considérée comme une déesse vivante et vivra avec les égards dû à son statut. Elle ne doit par exemple pas toucher le sol et est constamment portée. De même, elle ne doit exprimer aucune émotion ; des rires ou des pleurs seraient alors des mauvais présages. Lorsqu’elle perd son statut de Kumari, elle retrouve une vie normale, la transition étant parfois très mal vécue (d’autant plus qu’une croyance veut que tout ex-Kumari porte en elle une malédiction qui apportera la mort à tout hommes avec lequel elle se marierai).

De retour de notre trek (et d’un bon petit spa régénérateur), on se retrouve ni une ni deux à arpenter les rues de la banlieue de Katmandou, avec une visite d’une impressionnante stupa (temple bouddhiste), la plus grande du monde et un des symbole du Népal ainsi que deux jours dans les villes de Bhaktapur et de Patan, deux magnifiques villes qui ont marquées l’histoire du Népal et portent les traces d’une architecture unique.

Et voilà, après ces quelques jours à Katmandou, courts mais intenses, il est temps pour Pounette de faire son baluchon et de rentrer à la maison ! Cependant, avant de partir, il n’aura pas oublié de mener à bien sa mission, commanditée par un large groupe d’individus (en réalité, on pense que c’est l’unique raison pour laquelle il nous a rejoint) :

Affreuse scène de torture


Nous restons quelques jours de plus à Katmandou avant de nous envoler pour la Chine, surtout parce qu’on n’a pas eu le choix (le visa pour la Chine est plutôt dur à avoir, il faut avoir toutes les réservations d’hôtels et attendre plusieurs jours que l’ambassade traite la demande). On n’a tout de même pas fait QUE la grasse mat’, on en a aussi profité pour s’offrir un petit cadeau à nous même : un saut en parapente !

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J 102 depuis notre départ de France, et c’est au Népal que nous entamons notre deuxième moitié du voyage. Randonnée au milieu des sommets du monde autour des massif des Annapurna dans l’Himalaya et dépassement de soi sont au programme. Et c’est pour l’occasion que le papa de Mayana (alias Le Pounette) se joint à nous.

Retrouvailles après 4 mois de voyage à Katmandou suivi d’une journée de préparation (achat de matériel et permis de trekk) et nous voilà partis d’abord en bus à l’indienne puis en jeep sur des routes chaotiques et une conduite folklorique.

Une bonne nuit de repos dans un gite aux murs de papier, et c’est le jour J … jour où les choses sérieuses commencent (et le récit est plutôt long, préparez-vous une tasse de thé et coupez votre téléphone pour mieux profiter de la lecture) !


Jour 1: départ Chamé (2650m) – arrivée Lower Pissang (3200m) - point culminant Upper Pissang (3300m) – 6h de marche Levé 7h, petit dej composé de café, pancake et porridge.

Jour de « mise en jambe » où nous découvrons, accompagné de notre porteur Janak, les chemins avec enthousiasme. Nous apercevons déjà les premiers sommets enneigés qui culminent à plus de 7000m. Ils nous semblent encore bien loin à ce moment-là.

Cette première étape est plutôt facile et nous arrivons à notre gite en bonne forme.

ou pas ... 

Un des défis de ce trekk est l’altitude. En effet, au-dessus d’environ 3000m, notre corps commence à manquer d’oxygène, il doit s’adapter pour compenser au mieux ce changement. Pour faciliter ce processus, il est conseillé de monter lentement chaque jour et de monter toujours à une altitude supérieure que celle à laquelle on va dormir.

C’est pourquoi, nous en profitons pour visiter Upper Pissang, un village juste au-dessus de notre auberge, où se trouve un magnifique monastère bouddhiste. On commence à ressentir le froid de la montagne, nous investissons donc dans un bonnet népalais en laine de Yak (très local et peut-être plus difficile à porter en France 😀 )

Jour 2: départ Lower Pissang (3200m) – arrivée Manang (3540m) – point culminant (3700m) - 10h de marche Levé 7h, petit dej composé de café, pancake et porridge.

C’est une grosse journée qui nous attend. Après 30 minutes de randonnée tranquille, on attaque une ascension extrêmement raide de 1h30 (500m).

A la clé un monastère à pic de montagne avec une vue époustouflante et un vent glacial. On arrive en haut épuisés et fières. Quelques photos et une barre de céréale plus tard on reprend notre route vers notre lieu de déjeuner. Et c’est autour d’un poêle et de sa chaleur bienvenue que nous nous endormons pour une sieste improvisée.

La seconde partie de la journée se compose de chemin à raz de falaise, d’observation de mouflons et d’une descente tout aussi raide que la montée qui nous met sur les rotules (et c’est bien le cas de le dire, on a bien eu mal aux genoux).

On arrive enfin au village de Manang après une dernière heure de marche pénible, surtout pour Le Pounette et moi, et le dicton « une soupe et au lit » s’applique bien à ce soir-là.


Jour 3: jour d’acclimatation à Manang (3540m) - point culminant (3700m) - 2h de marche – beaucoup d’heures de flemme Levé 9h30, petit dej composé de café, et pâtisseries presque françaises.

Toujours pour permettre une acclimatation optimale et pour se remettre de la veille, on passe une journée plus calme avec petite rando au sommet d’une colline environnante en passant par un lac bleu turquoise donnant sur un glacier. On est entouré par les drapeaux de prières au vent tout au long du chemin et la vue au sommet vaut largement l’ascension. Comme à son habitude, Janak galope devant nous et nous attend avec un thé au sommet.

Cette petite excursion s’achève par une visite d’école où on a la chance d’assister à un cours de CP durant lequel les enfants nous chantent une chanson népalaise.

Le reste de la journée s’écoule en parties de rami et rédaction de carte postale.

une mamie de la montagne 

Jour 4: départ Manang (3540m) – arrivée Yak Kharka (4035m) – point culminant (4400m) - 6h de marche Levé 7h, petit dej composé de café et pâtisseries (on en profite tant qu’on peut)

Aujourd’hui on dépasse les 4000m ! Après une nuit plutôt bonne et un petit déjeuner royal, on débute notre journée entourée de chevaux transporteurs de marchandises. Les villages environnants devenant inaccessible en voiture, le cheval devient le principal moyen de transport. Mathieu commence la tête dans les choux (et non dans les nuages) alors qu’on admire de plus en plus près les sommets nous entourant. Une pause barre de céréale plus tard, on repart tous plus motivés que jamais. On arrive sur les coups de midi à notre gite pour la nuit mais notre journée ne s’arrête pas là.

Après des spaghettis et un thé à la menthe pour déjeuner, on est reparti pour une ascension au milieu d’une végétation basse typique des hautes montagnes. Et c’est là que je subis un de mes premiers effets du manque d’oxygène, c’est en montant un peu trop vite la pente raide (du genre très très raide) que je me retrouve à bout de souffle presque incapable de respirée pendant un court instant. Il me faudra plusieurs minutes pour retrouver mon rythme cardiaque normal.

Mais cette frayeur en valait la peine, on est récompensé par un ballet de vautour de plusieurs minutes juste au-dessus de nos têtes. C’est un instant magique que nous ne sommes pas près de revivre.


Jour 5: départ Yak Kharka (4035m) – arrivée High Camp (4900m) – point culminant (4900m) - 6h de marche Levé 7h, petit dej composé de café, pancake et porridge.

Dernier jour avant le passage du Torong La, point culminant de notre périple à 5460m. Cette étape est composée d’une première partie plutôt facile (en comparaison avec les jours précédents ^^). Elle est marquée par un passage sur une zone d’éboulement de pierre sur laquelle Janak nous raconte qu’il y a 15 jours, un homme a été blessé par un éboulis (merci Janak de nous rassurer). On passe cette zone rapidement en s’arrêtant le moins possible. Petite frayeur du Pounette et moi qui voyons une pierre tombée juste devant nos yeux.

On se remet de nos émotions pendant la pause midi et on repart pour l’ascension peut-être la plus dur jusque-là. 900m de dénivelé positif au milieu d’une étendue de pierre sur laquelle on côtoie les sommets les plus hauts de ce trekk. On arrive à notre gite, gelés mais transpirants. Pas de douche ce soir-là, il fait beaucoup trop froid. On s’emmitoufle dans tous nos vêtements disponibles et on passe la fin de journée à rêver avec les autres randonneurs et leurs guides de l’ascension du lendemain.

20h au lit, et on s’apprête sans encore le savoir, à passer la pire nuit de voyage. On a froid, fortement mal à la tête et constamment soif. Le Pounette passe une nuit encore pire que nous, mais quand le réveil sonne à 4h du matin, on est tous motivés à passer ce col coûte que coûte.


Jour 6: départ High Camp (4900m) – arrivée Katmandou (1400m) - point culminant Tea House sur le chemin (5000m) - 1h30 de marche Levé 4h, petit dej composé de beaucoup de café et porridge.

Il a neigé pendant la nuit, on sent une petite appréhension chez l’ensemble des randonneurs. Le départ se fait alors que le soleil se lève à peine sur des chemins glissants. On avance lentement, couverts des pieds à la tête, dans un vent glacial nous envoyant de la neige dans les yeux. La montagne blanche s’étend à perte de vue, on essaye de profiter au maximum du paysage, malgré la fatigue et le froid. C’est peut-être la seule fois de notre vie qu’on aura l’occasion d’être à cet endroit dans ces conditions, on ne veut en perdre aucune miette.

Après un passage à raz de falaise sur une neige très glissante qui m’aura provoqué des sueurs froides, on arrive à 5000m dans la seule Tea house à des kilomètres à la ronde. On entre, heureux de pouvoir reprendre des forces avant de poursuivre cette ascension. A peine un pied posé à l’intérieur, Le Pounette commence à avoir le vertige et la vue floue. Le thé chaud et des cuillères de sucre n’aident en rien. Il a le mal des montagnes, il ne se sent pas bien du tout… On décide alors d’appeler un hélicoptère qui mettra plus de 4h à arriver.

Et c’est donc en survolant la chaîne himalayenne en direction de Katmandou que ce trekk se termine de manière aussi incroyable qu’il s’est déroulé du début à la fin.

Une fois redescendu à des altitudes plus raisonnables, on se remet de cette journée improbable et Le Pounette va mieux.

• • •

Si on devait résumer ce trekk en quelques mots, pour nous, le tour des Annapurna c’est: 6 jours de trekk; un trajet qui passe par deux vallées et entoure le massif des Annapurna; un point de passage culminant à 5416m d’altitude : le Thorung La; une grande variété de paysages et « zones climatiques » avec des panoramas évoluant à chaque heure de marche en passant des forets subtropicaux à la végétation d’altitude au milieu de yaks, mouflons et vautours; une rencontre avec notre guide porteur Janak, qui nous a toujours motivé quand la fatigue pointée le bout de son nez; des étapes quotidiennes dans des villages bouddhistes où l’on se retrouve avec les randonneurs autour du poêle, d’un thé à la menthe et de jeux de cartes; des nuits très froides dans des chambres non isolées; des journées de marche de 6h, pleine de sueur, de paysages à couper le souffle et d’un peu de manque d’oxygène; un mal des montagnes (dû à l’altitude et au manque d’oxygène) qui s’impose à nous au fil des jours; une descente express en hélicoptère; des retrouvailles avec Le Pounette; et surtout un trekk qu’on est pas prêt d’oublier!

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Il était une fois, dans une contrée fort fort lointaine, un conte de fées vécu par Mayana et Mathieu. Tout a commencé au détour d'une escale (en chemin du Vietnam vers le Népal) dans le lieu exotique de Kuala Lumpur. La pauvre Mayana était forcée de dormir dans une cabane toute de tôle construite (ou autrement appelée capsule) ...

Mais sa bonne fée, témoin de cette triste situation, décida d'agir et dès le lendemain matin, elle annula l'avion des jeunes tourtereaux en direction de Katmandou ... !

Si cette situation peut sembler, aux premiers abords, malheureuse, ce n'est que pour que la surprise en soit plus mémorable ! Et c'est aux frais de la bonne fée que les backpackeurs, habillés de guenilles, se transformèrent en Prince et Princesse pour 24 heures (un peu comme Cendrillon quoi).

C'est ainsi que nous sommes arrivés accueillis comme il se doit dans notre palais pour une nuit, le Shangri-La Palace. Admirez la transformation, ce n'est pas tous les jours que nous auront à partager ce genre de photo 😀

de gauche à droite: avant - après 

Et c'est après une brève découverte de la ville et une courte nuit suivi d'un petit-déjeuner au lit que nous retournions à la vie réelle (mais pas moins trépidante) pour de nouvelles aventures au Népal.

J44àJ100

Bon, le terme d’Indochine est très maladroit, c’est vrai ! Dans ce post, nous avons décidé de regrouper ensemble les 3 pays que nous avons fait dernièrement : Le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Pourquoi les regrouper en un seul et même post et ne pas en faire un pour chaque pays ? Tout d’abord car les cultures et influences sous plutôt cousines, et ce qui est vrai pour l’un est souvent vrai pour les autres. Mais la vraie raison est surtout qu’on avait la flemme de faire 3 posts !

Notre itinéraire pendant 2 mois 


Fun Facts* 

*ces faits ne sont que des observations personnelles et ne doivent être répétées en dîner mondain qu’avec précaution.

- Beaucoup de choses sont écrites en français, surtout dans les administrations (reliques de « L’Indochine Française »)

- Ils mangent du chien, et la viande de chien apparaît parfois à la carte des restaurants C’est connu, c’est vrai.

- Ils sont souvent 3, voire parfois 4 sur une même moto. Ils ont un peu inventé le concept de « moto familiale ».

- Certains hommes se laissent pousser les ongles super long. L’origine de cette mode viendrait du fait que cela prouve que la personne n’utilise pas ses mains, signe de noblesse.

- Ils veulent être blancs. Dans le même style qu’au-dessus, les personnes bronzées sont celles qui travaillent dans les champs. Etre blanc de peau signifie un haut rang social. De nos jours, même si la signification a dérivée, être blanc est un critère de beauté pour beaucoup, et ça se retrouve partout : ils sont couverts de la tête au pied même par 35°C, se baladent cachés sous des ombrelles, on retrouve partout des crèmes solaires blanchissante, etc…

- Il faut oublier le service « à la française ». C’est assez courant dans les restos d’être servi avec 10 minutes de décalage. Tant pis pour l’autre, on ne va quand même pas attendre que ça refroidisse, si ?

- Les femmes portent des chaussettes où le gros orteil est séparé du reste. C’est plus pratique pour les tongs.

- Les maisons ont seulement la façade de peinte, surement pour des économies de peinture.

- Ils sont fous de karaoké. Plusieurs fois, alors que l’on rentre dans un magasin, le type est en train de chanter tout seul dans un micro. Y’a même des chaines de TV pour le karaoké.

- Ils mettent des glaçons dans la bière. C’est bizarre…

- Certains se baladent en pyjamas dans la rue. Cela a en réalité une signification : porter des pyjamas est un synonyme de richesse, car ça veut dire qu’on a assez d’argent pour se payer des habits de nuit.

- Pour recevoir ou donner quelque chose, il est coutumier de se toucher le bras de l’autre main en signe de respect.

- Avant de rentrer dans les maisons, hôtels, et même magasins parfois, il faut se déchausser. Il en est de même pour les temples, bien entendu.

- Les médicaments sont pour la majorité écris en français. C’est apparemment un gage de qualité, les gens font confiance aux laboratoires français.

- Les autoroutes n’existent pas. Au mieux, des voies « rapides ». On n’a jamais roulé à plus de 80/90 km/h, et encore c’est rare.

Pour ce qui est particulièrement valable au Vietnam

- Ils sont beaucoup à respecter le cliché et à porter des « chapeaux chinois ».

- On était millionnaire ! (1€ = 28000 Dong)

- Certaines personnes portent des vêtements traditionnels, qui correspondent à leurs origines/ethnies.

Au Vietnam & Laos- On voit énormément de drapeaux communistes, d’affiches de propagande et de tenues vestimentaires à l’image du parti communiste, surtout au Vietnam. Le Vietnam et le Laos font partie des 5 Etats Communistes en 2018 (avec la Chine, la Corée du Nord et Cuba)

Et au Cambodge - Ils utilisent 2 monnaies : les Riels, la monnaie locale, et les dollars américains. En pratique, les dollars sont majoritairement utilisés et les Riels représentent la « petite monnaie », en dessous de 1$. Ceci serait dû au fait que les Cambodgiens n’ont pas confiance en leur monnaie suite à de multiples inflations successives.

- Beaucoup de gens, dans les magasins, hôtels, etc, nous appelaient « brother » ou « sister » .


Et voilà cet instant culture G est terminé. On espère que notre retour sur expérience vous aura donné envie de faire vos valises et venir découvrir ces cultures (qui sont bien plus riches que ce qu'on peut en écrire sur ce blog) par vous-même !

J98àJ100

Ho Chi Minh Ville, ou Saigon, est la plus grande ville du Vietnam (mais pas la capitale). Courte étape avant de prendre notre avion, celle-ci se révéla néanmoins très intéressante!

Ce fut pour nous l'occasion de revenir sur une événement historique qu'a traversé le pays, la guerre du Vietnam (1955 - 1975). C'est à travers un mémorial que nous décidons d'en apprendre plus sur cette guerre que nous connaissons en réalité très peu malgré le fait qu'elle soit très récente. Même si le point de vue du musée est (très) orienté pro-vietnamien, et qu'il est parfois dur d'y retrouver des informations factuelles dans une guerre compliquée à cerner dans son ensemble, ce musée aura réussi à nous questionner sur cette guerre, et à revenir sur des événements tragiques et pourtant méconnus (en tout cas, de nous).

Parmi les faits relatés par ce mémorial, le suivant est celui qui nous à la plus marqué. Le 16 mars 1968, plusieurs compagnies et régiments de soldats américains pénètrent dans un village vietnamien, où ils ne rencontrent aucune résistance. C'est là que commencent les tueries: les villageois sont regroupés puis abattus par balles, sans distinction de sexe ou d'âge, jetés dans des puits, tués à la grenade, brûlés à l'intérieur de leurs habitations... Avant d'être tués, plusieurs victimes sont violées, torturées ou mutilées. Au total, le nombre de victimes s'élève à plus de 400 civils (347 pour l'armée américaine, 504 pour le gouvernement vietnamien). De cette barbarie, un seul responsable sera condamné, mais ne fera qu'environ 3 ans de prison, avant d'être libéré. Si vous souhaitez en savoir plus, cet épisode est connu sous le nom de "Massacre de Mỹ Lai".

Nous, quand on a vu ça au musée (avec de nombreuses photos à l'appui) on a eu du mal à y croire. Quelques jours à peine après avoir visité le lieux des horreurs commises par les Khmers Rouges, on avait comme un goût de déjà-vu.


Après ce lieu quelque peu éprouvant, c'est dans un tout autre style que nous avons passé la soirée: jeux de société dans un bar, de quoi nous faire sentir chez nous!

Le lendemain, avant de prendre l'avion pour Katmandou, place à un rituel maintenant bien rodé: Mayana qui prends des cours de cuisine locale, pendant que je me prélasse sur une table de massage!

La cuisine vietnamienne, notre cuisine préférée en Asie jusque là

Et c'est sur cette touche plus légère que nous nous envolons vers les sommets du monde: l'Himalaya !

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Non non, nous ne vous avons pas oubliés cher followers... 😀 D'autres activités nous ont un peu éloignées de notre ordinateur. On vous racontera tout ça, promis!


Mais avant cela, petite rétrospective sur notre séjour sur l'ile de Phu Quoc, au large du Vietnam (dans le sud, cette fois-ci).

On ne va pas se le cacher, une fois de plus on a surtout profité de ce moment pour se détendre, l'activité principale étant farniente dans les eaux chaudes de l'océan Indien, le tout entrecoupé de restos franchement pas dégueux!


Point d'orgue de ces quelques jours les pieds dans l'eau, une journée "excursion" pour explorer les fonds marins armés de tubas (du snorkeling).

On avait a porté de masque des poissons et coraux dignes des plus beaux aquariums tout ça dans des eaux turquoises et transparentes jusqu'à plus de 6 mètres de profondeur. Oui, vous avez bien lu cela ressemble fortement à la description du paradis. Mais les images parlent mieux que les mots, nous vous laissons observer par vous même.

Et ces fonds marins étaient à la hauteur du décor au dessus de nos têtes.

C'est ainsi qu'on a dit adieu à ces quelques semaines de plages paradisiaques. Notre prochaine grande étape sera plus sportive et remplie de sensations fortes mais avant de gravir les sommets de l'Himalaya, direction Ho Chi Minh, courte escale avant de prendre notre avion.

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Nous voilà enfin arrivés au Sud du Cambodge. Après tous ces périples, ces moments à suer à grosses gouttes, à étouffer dans une chambre d'hôtel sans clim', à nous la plage, le sable et la mer!

Tout commence à Sihanoukville, ville portuaire en guise de mise en bouche: on est déjà émerveillés par la température et la clarté de l'eau. Après une journée à se croire au paradis, on décide d'aller se perdre quelques jours sur une île un peu sauvage (tellement sauvage qu'on ne pouvait même pas regarder nos vidéos YouTube en HD). Et là, c'est un tout autre niveau...

(Oui, notre objectif c'est de vous faire baver avec ce post, c'est un peu pour ça qu'on voyage quand même)!Sur cette île, c'était farniente de A à Z, entre journée plage et soirée cocktails, on n'avait plus le temps de rien faire.

Des cocktails la journée, le soir et la nuit! 

Prochaine destination: une île, au Vietnam cette fois-ci! 😀q>

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Phnom Penh est la capitale du Cambodge; comme à chaque fois depuis que nous voyageons en Asie du Sud-Est, la différence entre ces villes modernes, presque occidentales, et la campagne est surprenante: enseignes connues et reconnues (Burger King <3), buildings de plusieurs dizaines d'étages, etc...

Cette ville fut surtout pour nous une nouvelle fois une plongée dans l'histoire du Cambodge: après les temples d'Angkor et les vestiges d'une grandeur passée, c'est à la période Khmers Rouges que nous nous confrontons maintenant. On a très peu de photos de ces quelques jours, les lieux ne s'y prêtaient pas. On ne peut cependant pas faire l'impasse sur tout ce qu'on a vu et ce qu'on a appris, ce post sera en conséquence un peu plus textuel et moins visuel. Enfin, avant de s'intéresser au Cambodge on ne savait pas grand chose des Khmers Rouges. Alors on reprends depuis le début...

Le contexte: Les Khmers Rouges sont une organisation qui a gouvernée le Cambodge durant 3 ans et 8 mois de 1975 à 1979, avec à sa tête Pol Pot. Ils suivent l'idéal communiste maoïste, poussée à son extrême: 3h après l'arrivée des Khmers Rouges à Phnom Penh, la capitale est vidée de sa population, déportée dans les campagnes. Tout intellectuels, artistes ou encore religieux étaient considérés comme ennemis du parti. En ces 3 ans et 8 mois, près de 2 millions de personnes sont mortes, de famine, de maladies ou exécutées, ce qui représente un quart de la population du pays à cette période.

A Phnom Penh, on a visité deux endroits: la prison S-21 et les "Killing Fields". Anciennement un lycée, la prison S-21 fut le plus important lieu de détention et de torture de la période Khmers Rouges.

Sans entrer dans les détails de la visite, celle-ci est très éprouvante, on circule entre les différentes salles de classes reconverties en cellules, où des photos retracent les atrocités commises dans ce lieux et les visages des nombreuses victimes, souvent très jeunes. Le processus était établi et exécuté toujours de la même manière, les individus, une fois capturés, étaient transférés dans cette prison afin d'obtenir par la torture aveux et informations. C'étaient des familles entières qui entraient à S-21, car comme le disait Pol Pot: "Pour enlever les mauvaises herbes, il faut s'attaquer aux racines".

Tuol Sleng, prison S-21 

Environ 17 000 personnes sont passées par S-21. Si peu d'entres elles ont péries entre ces murs, leur destination future n'en était pas moins horrible...


Le "Killing Fields" de Choeung Ek est l'endroit où les prisonniers de S-21 étaient emmenés pour se faire exécuter. Plus d'une centaine de fosses ont été retrouvées, avec des corps d'hommes, femmes et enfants. Les détenus étaient amenés au bord des fosses et étaient battus à mort (afin de faire des économies, les bourreaux n'utilisaient pas de balles).

Des 17 000 personnes emmenées à S-21, seulement 200 y ont survécu.

Ancré dans un contexte de guerre froide, il aura fallut trois décennies pour que le premier procès soit ouvert (2009) contre les dirigeants Khmers Rouge. De la déchéance du régime jusqu'à la fin des années 90, le mouvement resta toujours actif sous forme de guérilla et se finance via des détournements d'argent de l'aide internationale qui venait en aide face à la famine au Cambodge. Le parti Khmers Rouges a notamment siégé à l'ONU jusqu'en 1996, où les bourreaux représentaient alors leurs victimes.

J76àJ80

Bienvenue au paradis sur terre ! Ou du moins à la représentation de ce que serait le paradis selon les khmers.

Angkor est devenu, par son histoire oubliée et son prestige redoré, une fierté nationale et un symbole fort de ce pays plutôt mal connu de nous: le Cambodge.

Nos premiers pas dans ce pays se font donc sur un lieu chargé d'histoire et reflétant la gloire d'un empire khmer oublié. C'est à vélo que nous partons à la découverte de ce site s'étendant sur plus de 400 km² et classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Et c'est au cours de ces kilomètres parcourus que nous réalisons l'ampleur de cette civilisation ainsi que son histoire que nous connaissions trop peu avant ce voyage.

Érigées entre le IX et le XV siècle, ce parc archéologique recèle les fascinants vestiges de l'Empire khmer. Cela se traduit en une foule de temples, de structures hydrauliques (bassins, digues, réservoirs, canaux) et de routes de communication tous plus ou moins envahis par la nature. On sait aujourd'hui qu'Angkor a été, dans ses heures de gloire, la plus grande capitale de son époque. Elle abritait à son apogée plus d'1 million d'habitants quand Londres, à la même époque en avait 50 000.

Angkor Tom, la "Grande Cite" 

Mais ce lieu recèle encore de vie (mis à part la foule de touristes bien entendu). Il est habité, et de nombreux villages, dont certains datent de la période angkorienne, sont dispersés dans le domaine. Certains temples sont aussi restés en activité et abritent aujourd'hui des communautés bouddhistes.

Les temples, justement, symbolisent pour la plupart le Mont Meru, montagne mythique considérée comme l'axe du monde et la demeure des dieux hindous (oui, la religion khmer était d'abord principalement influencée par l'hindouisme avant d'évoluer vers le bouddhisme). Les dieux-rois qui se succédèrent à la tête de l'empire tentèrent chacun de surpasser leur prédécesseurs en érigeant des sanctuaires de taille, d'envergure et symétrie inégalée.

Le plus majestueux de tous, consruit par Suryavarman II entre 1112 et 1152, est Angkor Vat. Il est considéré comme le plus grand édifice religieux de la planète, c'est l'expression suprême de la puissance khmer.

Levé du soleil sur une des merveilles du monde 

Angkor Vat est le seul temple de toute la cité d'Angkor à n'avoir jamais été abandonné aux mains de la nature. Il est pratiquement toujours resté en activité depuis sa construction, ce qui explique son excellente conservation.

Mais ceux qui se sont mélangés à la jungle n'en sont pas moins impressionnant et nous ont donné ce sentiment d'être des explorateurs.

Temple Ta Som, la photo la plus connu après Angkor Vat 

A Angkor, on y est restés 3 jours, les deux premiers à vélo sous une chaleur de plomb, le dernier en tuk-tuk (on l'avait bien mérité après tout). C'est très grand et très impressionnant; contrairement à d'autres monuments et/ou paysages que l'on a fait durant ce voyage, les photos ne résument que partiellement la beauté de ce complexe hors du temps.

Puissant, influent, culturellement riche, l'empire Khmer a laissé une empreinte importante dans le développement du Cambodge actuel et plus globalement de l'Asie du Sud.

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Publié le 11 avril 2018

Premières (vraies) plages depuis le début du voyage, on l'attendait depuis un bout de temps! Surtout que la température est allée croissante depuis notre entrée au Laos, et cette promesse d'eau bleu et de sable blanc nous a souvent donné l'eau à la bouche...

Les 4000 îles se situent à la frontière du Laos avec le Cambodge, sur le Mekong. Contrairement à ce que l'on pensait avant de le voir (et de s'y baigner dedans) le Mekong est très propre, l'eau y est transparente jusqu'à plusieurs mètres de profondeur et il n'y a pas de crocodiles et de serpents prêt à se jeter sur vous dès que votre orteil touche la surface de l'eau (ils attendent le mollet, y'a plus de chair)...

Malheureusement (pour vous) on n'a pas énormément de photos de ces quelques jours, prendre l'appareil photo était souvent un effort surhumain. Notre principale activité (hormis faire bronzette sur la plage) fut une sortie canoë à la journée.

Et c'est sous le signe de la flemmardise que profitons de nos derniers jours au Laos avant de nous diriger vers son pays voisin: le Cambodge.

J71àJ72
J71àJ72
Publié le 2 avril 2018

C'est en bus de nuit que nous arrivons tôt le matin à Paksé, frais et de bonne humeur après une bonne nuit reposante (si on enlève le fait que les couchettes sont "taille laotienne" et que ça n'a apparemment posé aucun problème à un de nos "ami" laotien de parler, ou devrais-je dire gueuler, toute la nuit).

C'est donc après une sieste salvatrice que nous réussissons à nous extirper du lit. Et on ne l'a pas regretté! Notre envie d'explorer la région nous emmène chez un belge, un des nombreux expatriés à s'être entichés d'une laotienne, qui nous loue une moto, direction les temples de Champassak, un avant-goût d'Angkor.

Photo de famille 

Le lendemain, toujours à 2 roues, nous partons visiter le "Plateau des Bolovens" et ses nombreuses cascades, toutes plus belles les unes que les autres!

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J67àJ70
Publié le 1er avril 2018

Aahhhhh, Vientiane...

Remettons nous dans le contexte: Vientiane, c'est la capitale du Laos. Pas grand chose à faire, c'est surtout une ville de passage pour beaucoup de voyageurs. Parfait! Rien faire, c'est ce qu'on préfère!

Mais ce qu'on retiendra de cette ville, c'est son allure occidentale qui nous rappelle notre chère France (dans un style plutôt colonial il faut l'avouer) et SURTOUT ses boulangeries et restaurants français.

Bon ok, là vous vous dites qu'il n'y a rien d'exceptionnelle dans cette photo. Mais pour nous, c'est les retrouvailles avec la nourriture française: des croissants, chocolatines/pains au chocolat/petits pains, baguette de pain (ils importent la farine de blé de France), etc. Pendant 3 jours, on a rattrapé notre nostalgie de la maison grâce à la quantité de restaurants tenus par des français.

Avant de reprendre la route, on s'est quand même décidé à aller visiter un site assez original, mêlant hindouisme et bouddhisme: le "Buddha Park".

Après cette escale française, direction le sud du Laos et ses merveilles de la nature.

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Para-Para, Paradise! 

Avant de faire nos adieux aux bonzes de Luang Prabang, un petit détour par les environs de la ville s'imposait. Sous une chaleur accablante (38°C la journée), nous achetons encore une fois notre indépendance (pas besoin de permis ni d'expérience pour louer une moto, juste de 5€) pour nous rendre près de l'eau.

Mais on n'est pas QUE des fainéants, Mayana a continué son tour d'Asie culinaire...

... pendant que je me prélassais avec un "massage ancestral laotien"!


Puis direction Vang Vieng, une ville 100% touristique réputée pour ses "blue lagoons" et ses paysages montagneux magnifiques. Après une petit balade à vélo sous une chaleur encore une fois écrasante, la récompense n'en fut que plus appréciée

Et c'est suite à cette pause nature que nous nous dirigeons vers la capitale, Vientiane.