Découverte du Kenya dans le cadre d'un séjour UCPA, entre safaris et découverte du peuple Masaï
Du 6 au 21 septembre 2019
16 jours
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6
sept

Début de mes 2 semaines de vacances au Kenya, entre safaris et rencontre avec les masaïs, peuple vivant à la frontière entre le Kenya et la Tanzanie selon un mode de vie ancestral. Mais on aura le temps d'en discuter plus longuement dans la suite de ce carnet !

J'ai effectué ce voyage par l'intermédiaire de l'UCPA. Il s'agissait de la 1ere fois que je partais en voyage organisé (je ne me voyais pas faire ce type de voyage seul) et je ne savais pas trop à quoi m'attendre de ce côté là. Finalement, je n'ai pas été déçu, bien au contraire. Toute l'équipe (guide/conducteur, conducteur supplémentaire - on était une groupe de 9, donc 2 voitures - et cuisinier) était absolument adorable, aux petits soins pour nous, constamment avec le sourire. De plus, le groupe avait une dynamique excellente, ce qui a permis de tisser des liens rapidement et de conserver une bonne ambiance du début à la fin du séjour !

Concernant le guide, Nicholas, il s'agissait d'un free-lance travaillant pour l'agence locale à laquelle l'UCPA a délégué l'organisation. Vous pouvez lire des commentaires sur cette personne sur ce fil du site du routard : https://www.routard.com/forum_message/3182357/chacal_expeditions_safari_kenya

Après ces quelques mots d'introduction, plongeons dans le vif du sujet ! Départ de Toulouse vers midi direction Istanbul - Turkish Airlines obliged - pour une escale de 2h avant de m'envoler vers Nairobi avec une arrivée prévue vers 2h du matin. Dur dur ! Surtout que la 1ere journée comprend 6h de route pour arriver au Masaï Mara et un premier safari !


En direction de l'aéroport de Blagnac, avec presque 25 kilos sur le dos et le ventre ! 

Après 3h30 de vol, me voilà à Istanbul, pour une petite escale dans le nouvel aéroport, immense ...C'est à ce moment là que je retrouve les autres personnes du groupe, parties de Paris.

Survol d'Istanbul, à la tombée de la nuit. Mais où est Sainte Sophie ?

Le vol vers Nairobi est interminable, impossible pour moi de dormir, l'excitation du voyage m'empêchant de fermer l’œil. Nous survolons la vallée du Nil, serpent de lumière au milieu du désert englouti par la nuit. Nous arrivons dans une capitale kényane recouverte d'une épaisse couche de nuages vers 2h du matin. Passage par l'immigration (prise de photo et de toutes les empreintes digitales) avant d'attendre à l'extérieur notre guide ... qui n'arrive pas ! Au bout d'une petite demi-heure d'attente, nous appelons l'agence en France, qui appelle l'équipe locale, qui finit par arriver une heure plus tard ! Au final, cette équipe n'avait pas été mise au courant que notre vol avait été avancé de 2h par Turkish. Cela aura été le seul "hic" au niveau de l'organisation.

Une fois toute l'équipe rassemblée, direction l'hôtel pour une (toute) petite nuit - 2h environ, une fois la douche prise. Sur le trajet, on voit notre premier zèbre, euphorie dans la voiture !

7
sept

Départ vers 8h30 du centre de Nairobi, sous la pluie ! En fait, le nom de la ville vient du masaï "Enkare Nyirobi " qui veut dire "l'endroit de l'eau fraiche". Direction le Masaï Mara, parc prolongeant celui du Serengeti tanzanien pour mon tout 1er safari ! L'excitation est à son comble ! La première partie de la route nous amène à près de 2300 m d'altitude, au milieu des camions reliant Mombasa, un des plus gros ports de l'Afrique de l'Est, et l'Ouganda, au milieu également de zones de travaux interminables, sur une route à 2 voies seulement - les dépassements sont sportifs !

Notre route surplombe à un moment la vallée du Rift, mais les nuages nous empêchent d'admirer pleinement cette immensité. Consolation, nous apercevons en contrebas de la route, un petit groupe de damans des rochers. Il paraitrait que ces petits animaux, ressemblant fort à des marmottes, soient proches génétiquement des ... éléphants ! Et oui, moi aussi cela m'a surpris !


Midi approche, nous nous arrêtons pour déjeuner dans un petit restaurant où l'on déguste un repas typiquement local : mouton, chapatis, lentilles, sorte de choux et des espèces d'algues vertes qui n'en sont pas dont je n'ai pas retenu le nom !

Premier repas kényan 

A Narok, nous quittons la route principale pour nous diriger vers le Sud, en direction de la frontière tanzanienne. Rapidement, la route se transforme en piste, plus ou moins bien praticable. Après une bonne séance de massage du bas du dos, voire même du haut du crâne, nous arrivons à notre camp où nous allons passer 3 nuits. Une fois les affaires déchargées, le safari peut commencer !!!

Voici à quoi ressemble l'entrée du parc, avec beaucoup de rangers, et évidemment, beaucoup de femmes masaï cherchant à vendre leur bijoux, sculptures, etc ...

A peine une roue dans le parc, nous sommes déjà entourés d'animaux sauvages. Gazelles, zèbres, impalas, gnous, phacochères, buffles, girafes, et bien d'autres ... Les appareils photos crépitent, les exclamations fusent dans la voiture. Nous avançons lentement, nous arrêtant à chaque nouvelle espèce pour les immortaliser. J'imagine que pour notre chauffeur, ça doit faire le même effet que si l'on voulait s'arrêter à chaque fois qu'on croisait une vache, un âne ou un cheval en France !

Herbivores à l'entrée du parc de Masaï Mara,  

Quelques oiseaux nous accueillent également.

Oiseaux du Masaï Mara (tisserins à droite) 

Je suis étonné par la couleur de l'herbe : très verte ! Moi qui avais une image de savane jaune, je suis presque un peu déçu ! Par contre, à part quelques acacias par-ci par-là, tout est très ras.

Végétation minimaliste du Masaï Mara 

Notre croisons nos premiers carnivores ! Des chacals, bien loin ... Même avec mon zoom de 600 mm, ils n'occupent qu'une petite partie de la photo.

Chacals 

Tout à coup, le chauffeur accélère et nous voyons apparaitre au loin un rassemblement de voitures le long d'un bosquet. La tension monte ! Nous spéculons sur ce que nous allons y découvrir : lion, guépard, léopard ? Nous voyons tout d'abord une lionne, imposante, s'éloignant du bosquet pour aller boire. On ressent toute la puissance qu'elle peut déchainer, à ses muscles saillants, à la taille de ses pattes ...

Mais le spectacle ne fait que commencer ! Ca sera pour moi la plus belle scène de ce séjour : un groupe de lionceaux, de 2 portées différentes, jouant dans le bosquet et ... se faisant les dents sur une carcasse de zèbre, résultat de la chasse du jour ou de la veille.

Lionceaux  sur une carcasse de zèbre 

Je prends des photos en rafale, maudissant ces herbes hautes, ces branchages qui obstruent ma vision de la scène. Et les scènes se succèdent, pour mon plus grand plaisir : groupes de lionceaux jouant entre eux, se faisant des câlins, retour de la mère avec un petit qui l'attendait avec impatience ... Je suis aux anges !

Moment câlin entre un lionceau et sa maman 
Instants jeux 
Quelles dents déjà ! 
Simba et Nala ?  

Juste à côté, la 2eme mère déguste son cuisseau de zèbre. Observez ces babines sanguinolentes !

En plein repas 

Nous restons une trentaine de minutes à les observer, j'aurais pu y passer la soirée ... Mais l'heure tourne et le parc fermant à 18h30, il faut prendre la direction de la sortie. C'est bien à contrecœur que je laisse s'éloigner cette scène qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Sur le chemin du retour, nous croisons un autre chacal, qui traverse la piste juste devant nous, et 2 hyènes, les premières d'une longue série au cours du voyage.

Hyènes marquant leur territoire 
8
sept

La journée commence par ce qui va devenir l'hymne de notre voiture : "L'histoire de la vie" ! Étonnant, n'est-ce pas ? 😛

L'hymne officiel de notre voiture ! 

Journée complète de safari dans le parc national, durant laquelle nous allons le traverser jusqu'à la rivière Mara. C'est encore la saison des traversées de la Grande Migration de gnous, zèbres et autres antilopes, mais nous n'aurons pas la chance d'en observer une. Par contre, nous aurons l'occasion de voir d'autres scènes très belles.

L'entrée dans la réserve se fait par la même porte, au travers des paisibles herbivores. Paisibles, vraiment ? Nous croisons 2 zèbres qui seraient surement d'un avis contraire. Celui de gauche a un trou dans la crinière et le second a la patte arrière complètement écorchée, signe qu'il est passé proche de serveur de repas aux lionceaux ou autres prédateurs de la savane.

Nous nous dirigeons vers le bosquet des lionceaux de la veille, et nous croisons en chemin un lion et une lionne, couchés au milieu de la piste.

Quelles dents ! 

Puis ils se mettent à marcher, le lion se rapprochant de la lionne, peut-être pour ... Et non, ça ne sera pas pour maintenant ...

Je suis vraiment impressionné par le fait que ces animaux ne craignent pas les voitures. Ils passent à quelques mètres d'elles seulement, pour notre plus grand bonheur !

Otez-vous de ma piste ! 

Nous laissons ces lions vaquer à leurs occupations pour nous diriger vers le bosquet aux lionceaux. Lorsque nous y arrivons, nous le découvrons rempli de charognards : vautours, chacals en particulier.

Du zèbre, presque plus rien ne reste. Nous voyons de loin les vautours nettoyer les os portant encore quelques morceaux de viande. Regardez le avant/après ! En à peine une nuit ! Bon, le spectacle n'est pas aussi attendrissant que celui de la veille, n'est-ce pas ?

Même zèbre, à 12h d'intervalle 

Un peu plus loin, c'est une lionne avec sa proie juste à côté de la piste que l'on admire. Essoufflée, la mise à mort doit être assez récente. On peut voir les boyaux du gnou sortir de la balafre qu'il a sur le ventre. La lutte a dû être violente, la lionne a la langue qui saigne et du sang qui sort de sa truffe (le sien ?)

Lionne et sa proie éventrée 

Quelques kilomètres plus loin, nous rencontrons d'autres gros matous, ceux que je voulais absolument voir : des guépards ! Ils sont 5, dans un unique bosquet, à l'ombre, à attendre que le temps passe. On les voit se prélasser dans l'herbe, parfois lever la tête, se mettre sur le dos une patte en l'air. Bref, de vrais matous !

Fratrie de guépards, en pleine sieste 

Pas mal de voitures (une petite dizaine) se pressent autour de ce groupe, qui ne semblent nullement ennuyé par l'agitation qui les entoure. Par contre, on n'aura pas la chance de les voir marcher, et encore moins courir. Ça sera pour une prochaine fois !

Nous poursuivons notre route en direction de la rivière Mara, tranquillement. Le paysage, dépouillé, est tout simplement magique. On aperçoit des animaux à perte de vue, avec quelques rares arbres - des acacias bien sûr - cassant ces lignes horizontales.

Les oiseaux sont également de la partie, entre tantales ibis, spréos superbes, ouettes d'Egypte, et tous les autres dont je n'ai pas retenu le nom ! Voici une petite sélection de ceux croisés lors de cette journée de safari.

Oiseaux croisés au Masaï Mara 

Nous finissons par enfin croiser leurs Majestés les éléphants - une petite harde comprenant quelques petits de trois/quatre ans. Nous admirons leur trompe, la dextérité qu'ils montrent lorsqu'ils l'utilisent, pour s'enrouler autour de touffes d'herbe, porter ensuite la nourriture à leur bouche ... se gratter les oreilles ! Bon, ce grattage d'oreille, c'est pour plus tard (teasing !).

Harde d'éléphants et leurs bébés 

Dans ces vastes plaines, ces éléphants ne s'arrêtent pas. Ils broutent en marchant, ne déviant de leur trajectoire que lorsqu'une voiture se trouve en travers de leur chemin. Et encore ! Un battement d'oreilles et généralement, c'est la voiture qui redémarre son moteur pour sortir du chemin de ces pachydermes.

Au plus près des éléphants 

Le spectacle de la force tranquille de ces bêtes est hypnotisant, une sorte d'avancée inexorable, implacable. Ils finissent par disparaitre au loin, petits et gros, jeunes et moins jeunes. Bonne marche, les éléphants !

Nous continuons de rouler à travers ces plaines vallonnées, ces troupeaux de gnous, zèbres et autres gazelles. Mais nous croisons un tout autre animal à ce moment. On pourrait même dire ... Spiderman ! En fait, il s'agit d'un couple de lézards Mwanza Agama, dont le mâle fait des pompes pour attirer les femelles.

Mwanza Agama aka Spiderman  

Après un pique-nique sous un des uniques arbres du coin (pardon au passage au couple étant déjà installé là ...) durant lequel nous avons pu observer le ballet des marabouts et autres vautours, nous arrivons à la rivière Mara. Pas mal d'hippopotames, quelques crocodiles, et ... quelques cadavres de gnous emportés par le courant. Ces animaux n'ont pas survécu à la traversée que leur migration annuelle leur fait entreprendre et servent de repas aux crocodiles peuplant la rivière.

Fauve de la rivière Mara 

Un peu plus loin, nous croisons 2 lions, assoupis sur la berge surélevée, très certainement dans l'attente d'une chasse facilitée par la rivière. Nous n'aurons pas la chance d'observer une traversée, mais en même temps, nous ne sommes pas restés très longtemps sur la rive. Un couple de français logeant dans le même camping que nous en observera une le lendemain.

Le retour s'effectue assez rapidement, nous arrêtant juste le temps de faire quelques portraits

Nous repassons par le bosquet où se prélassent toujours les guépards de ce matin. Se sont-ils seulement dégourdis les pattes durant la journée ? Rien de moins sûr !

Et pour terminer cette journée, nous avons eu la visite au camping d'une petite colonie de singes vervet gris, dont un tout petit bébé !

Famille de vervets gris 
9
sept

Dernière journée au Masaï Mara (déjà !). Nous avons eu la chance de voir hyènes, chacals, guépards, lions, lionnes et surtout d'adorables lionceaux ! Mais il reste un grand félin qui échappe encore à mon objectif : le léopard ! Cette journée s'axera plus particulièrement sur sa recherche, mais ... SPOILER ... on n'en verra aucune trace ... Enfin si, le reste d'un de ses repas ! Plus de détails plus tard.

Pour commencer cette journée, voici la moitié du groupe, dans une des voitures. Mais que regarde-t-il !

Deuxième voiture du groupe UCPA 

Je l'ai déjà dit pour la journée précédente, mais je ne peux m'empêcher de faire à nouveau pour cette journée là : les paysages traversés sont magnifiques ... Simples, avec un arbre par-ci par-là donnant un peu de relief et surtout des tâches de couleurs provenant des animaux eux mêmes.

Plaine du Masaï Mara  
Acacias solitaires 

Notre première rencontre de la journée se fera avec un troupeau de buffles, accompagné de leurs fidèles pique-bœufs, ces oiseaux vivant en symbiose avec les gros herbivores, les nettoyant de leurs parasites. Voici une vue du "casque" d'un buffle, réellement impressionnant !

Buffles et pique-bœufs 

Nous découvrons ensuite la "5eme" patte du zèbre (y a-t-il besoin de vous montrer une photo ? 😛). Je n'ai qu'un mot : im-pres-sion-nant !

Nous apercevons divers scènes, un peu loin pour les apprécier pleinement (en tout cas à mon goût !)

Chassera ou chassera pas ? 
Élans du Cap 
Charognards en plein travail .. heu repas ! 

La journée se poursuit à la recherche d'un léopard, insaisissable ... Mais à la place, nous admirons un troupeau d'éléphants, encore une fois avec des petits de quelques années. Elles sont tellement attendrissantes, ces bêtes là, en petit format ^^. D'ailleurs, le nombre de "Oooooh, il est trop chou" qu'il y a eu dans la voiture en les croisant !

On a même eu le droit à une séance de tétée. Il n'est pas trop chou, avec sa trompe relevée de cette façon ?

Nous les mitraillons, alors qu'ils enroulent leur trompe autour des touffes d'herbe, les arrachant directement ou en leur donnant un petit coup de patte, les secouant ensuite pour faire tomber le maximum de terre avant de les enfourner dans leur gueule .

Et puis parfois, ils utilisent leur trompe d'une autre façon. Et oui, chez eux aussi, les oreilles peuvent les démanger !

La journée se poursuit, toujours sans léopard ... Sniff. Par contre, les autres animaux sont au rendez-vous ! Comme le dik-dik, les hippo, les éternelles gazelles et leurs cousins les impalas

Nous tombons au cours de cette journée sur une grosse meute de hyènes, environ une dizaine, à dormir à l'ombre des fourrés et autres bosquets. Quel museau ! Quel dos vouté ! Et quel rire ! Bon, ok, on ne les a pas entendues à ce moment là. Mais j'en connais certaines qui ont sursauté dans leur tente, la nuit, lorsqu'elles se mettaient en chasse 😉

Nous pique-niquons sous un arbre, à 500m environ de la meute de hyènes ! Nous ne voyons même une ou deux qui se dégourdissent les pattes en nous regardant, au loin. Ça n'attaque pas les hommes, les hyènes, c'est bien connu. Mais elles, est-ce qu'elles le savent ? 😛

Pas de hyènes derrière nous ? Ouf ! 

Nous sommes vite entourés de spréos superbes, avides des restes de notre déjeuner. Impressionnant comme ils ne sont pas craintifs ! Ils seraient presque venus me picorer dans la main.

Spréos superbes 

L'après-midi, nous croisons la route d'un rollier, paré de ses plus belles couleurs. Je les trouve époustouflantes ! Dommage que la lumière était encore bien dure, à cette heure là, les photos ne lui rendent pas honneur...

Rollier à long sbrins 

Notre chasse au léopard se poursuit, toujours aussi infructueuse. On se dirige vers le Sud du Masaï Mara, pas très loin de la frontière tanzanienne, où il a été aperçu plus tôt dans la journée. Rien ... Mais notre quête nous a amené à proximité de 2 lions solitaires, qui nous ont offerts un joli spectacle.

A l'ombre d'arbustes, les voilà qui s'étirent, font leur toilette, se grattent, baillent ... Bref, une vie de gros chat ! Tout à coup, ils se lèvent, l'un venant droit sur notre voiture. Je le mitraille et d'un coup, il ne rentre plus dans le champ ! En enlevant l’œil de l'objectif, je m'aperçois qu'il n'est plus qu'à quelques mètres et qu'il continue sur sa lancée, droit sur moi ! J'ai un mouvement de recul, instinctif : il n'est qu'à quelques mètres et continue d'avancer vers moi. Il frôle alors la voiture, je m'imagine me pencher par le toit ouvrant et toucher la crinière ... Pensée folle ... et surtout furtive !

L'un des 2 s'installe au milieu de la piste tandis que l'autre préfère ... l'ombre d'une des voitures arrêtées pour l'admirer.

A la recherche de l'ombre 

Le lion au milieu de la piste s'est couché à 2 mètres à peine de notre voiture. Ça me permet de lui tirer le portrait à loisir (plusieurs centaines de photos rien que pour cette scène là, ouille ouille ouille !).

D'ailleurs, je ne suis pas le seul à mitrailler !

Près de 45 minutes plus tard, nous laissons les 2 lions vaquer à leurs occupations (dormir, s'étirer, etc ... - ce sont des chats, n'oubliez pas ^^) et nous entamons le chemin du retour, en longeant une petite rivière. C'est à ce moment là qu'on croise le seul signe de présence d'un léopard de tout le séjour : un reste de repas pendant des branches d'un arbre.

Une petite pensée pour ce zèbre... Et juste sous cet arbre, nous avons pu en observer tout un troupeau, dont ce magnifique jeune, aux rayures entre marron et non noires.

Le retour se déroule tranquillement, à flanc de collines, où nous croisons un chacal, quelques girafes et d'innombrables herbivores.

 Girafon et ses pique-bœufs

Alors que nous allions reprendre la route menant à la sortie, le guide nous annonce qu'un rhinocéros a été aperçu à proximité. On fonce ! Enfin, la piste est défoncée, raide, et je ne sais toujours pas comment la voiture a réussi à la gravir ! Mais toujours est-il que lorsque nous arrivons à l'endroit indiqué, plus de rhino... Juste une voiture qui nous confirme qu'il s'est enfoncé dans les collines boisées que l'on aperçoit au loin.

Légère déception sur la fin, entre ce rhinocéros fugueur et ce léopard insaisissable. Mais elle laisse tout de même la place à beaucoup de joie, d'émerveillement, de rêve, au vu de tout ce que l'on a pu découvrir durant ces 2 jours et demi à sillonner le Masaï Mara !

Un grand merci également au personnel du camping où l'on a passé 3 nuits, toujours aux petits soins pour nous, prompts à réparer les canalisations après les passages des éléphants (où comment couper l'eau à tout un camp !), et surtout, toujours avec le sourire !

10
sept

Journée de transition, avec pas mal de route pour arriver au lac Naivasha, au Nord-Ouest de Nairobi. Ce grand lac regorge d'une faune aquatique importante en particulier du côté des oiseaux, que nous allons découvrir le soir même en se baladant sur sa rive, et surtout le lendemain !

Nous arrivons pour un coucher de soleil magnifique sur le lac, à la rive si atypique, avec ses dizaines de troncs d'arbres émergeant de l'eau.

Coucher de soleil sur Naivasha 

Nous observons les aller-et-venues des barques amenant les touristes sur Crescent Island, les stratégies des pêcheurs, seuls sur leur tronc d'arbre, une ligne à la main, ou en groupe, pêchant au filet. On avons appris que quelques jours auparavant, un pêcheur s'était fait tuer par un hippopotame dans ce lac ... Bien triste nouvelle ...

Pêcheurs au filet du lac de Naivasha 

Les oiseaux sont omniprésents, perchés sur leurs morceaux de tronc dépassant à peine de la surface du lac, en hauteur dans les arbres sur les rives, volant à plus ou moins haute altitude, en train de pêcher eux aussi l'image de ce martin-pêcheur.

Martin-pêcheur  

J'ai réussi à l'avoir débutant son plongeon ainsi qu'avec le résultat de sa pêche. Mais il était un peu loin, ce qui donne des photos de qualité assez moyenne. Dommage ...

Martin-pêcheur en piquet et avec le résultat de sa chasse 

Pélicans, aigrettes, aigles pêcheurs, marabout, tantales ibis et hérons sont également de la fête !

Et pour terminer cette journée, quelques photos de membres du groupe avec cette belle lumière du couchant.

11
sept

Programme de la journée : aller-retour à Crescent Island en bateau et promenade au milieu des animaux là-bas avant de reprendre la voiture, direction Nairobi.

Après avoir enfilé un gilet de sauvetage (qui n'a de sauvetage que le nom tellement ils sont distendus !), nous embarquons dans un petit bateau à moteur pour longer la rive jusqu'à Crescent Island.

L'orange à la mode ! 

Ce lac est un paradis sur Terre pour les amateurs d'oiseaux. Nous ne savons plus où donner de la tête entre les cormorans se prélassant au soleil, les aigles pêcheurs tournoyant au dessus de nos têtes, les ibis sacrés caquetant dans les arbres, les martins-pêcheurs, les pélicans, les ... Nous passons à proximité d'arbres littéralement couvert d'oiseaux, dont les faîtes arborent cette couleur blanchâtre si caractéristique des fientes d'oiseaux. Ouf, nous avons échappé au déluge !

Pélican, tantale, cormoran et  ibis sacré

Lorsque nous nous en approchons un peu trop près, nous assistons au décollage pour le moins pesant des pélicans !

Décollage d'un pélican 

Lorsque nous débarquons sur Crescent Island, nous y sommes accueillis par un martin-pêcheur avec beaucoup plus de couleurs que ceux vus jusqu'ici.

Martin-pêcheur 

Nous entamons alors notre seul et unique safari ... à pied ! Nous nous promenons sous les acacias, admirant des animaux plus ou moins craintifs. Nous pouvons approcher assez près des singes vervet gris, mais les gazelles et impalas s'éloignent en sautant dès que nous faisons mine d'aller dans leur direction.

Vervet gris 

Nous croisons des cobes également, que nous regardons de loin. Leurs cornes appellent à la prudence !

Cobe à croissant 

Mais le clou du spectacle reste tout de même les girafes. Sur cette ile (ou presque-ile, suivant la période) épargnée de prédateurs (seules des hyènes peuvent venir y chasser la nuit), les girafes se laissent approcher, de très près. Quel bonheur de se retrouver à quelques mètres seulement de ces animaux si gracieux, alors qu'elles se nourrissent des écorces et feuilles d'acacias. Nous avons passé la majeure partie de notre temps sur l'ile à les observer, à les suivre, à les prendre en photo.

Si proches 

Et à se prendre en photo juste devant elles (bouh les selfies 😛)

Selfie girafe ! 

Je ne me lasse pas de les admirer, les voir déambuler le long de la rive, d'observer cette langue attraper les branches des acacias recouvertes d'épines (brrrr !).

Bonjour Sophie ! 

Nous serions bien restés plus longtemps, assis dans l'herbe à regarder les petits (tout est relatif !) suivre leur mère, à profiter de ce calme, de la sérénité qui habite ce lieu. Mais l'heure tourne et il est temps de revenir à l'embarcadère pour retourner à la voiture. Nous croisons sur le chemin du retour quelques zèbres et gazelles bien craintifs - pas questions de les approcher autant que les girafes !

Je crois que tu es repérée !

Le bateau du retour nous amène au plus près des oiseaux, principalement des pélicans et des cormorans.

Cormoran se séchant les ailes 

Le pilote du bateau avait amené quelques poissons pour essayer d’appâter un aigle pêcheur. Pour ce faire, il le lance dans l'eau après avoir attirer son attention, dans l'espoir de le voir s'élancer et de venir le pêcher devant nous. Premier essai, bredouille ... L'aigle n'a pas faim. Mais au 2ème, avec un autre aigle, nous le voyons s'élancer de sa branche, planer jusqu'à attraper le poisson entre ses serres avant de rebattre des ailes et de partir avec le fruit de sa pêche.

Aigle pêcheur attrapant un poisson 

Un seul mot peut résumer ces quelques heures passées à Crescent Island : magique. Pouvoir s'approcher autant des animaux est tout simplement fabuleux - on pourrait presque se croire dans un conte de fées ! Cet endroit aura été l'un de mes coups de cœur du séjour.

Le reste de la journée nous amènera à Nairobi, où nous retrouvons en matelas pour la nuit !

12
sept

Nous partons en début de matinée de Nairobi, où nous devons affronter les bouchons avant de sortir effectivement de la ville. Notre trajet nous fait traverser Kibera, le bidon-ville de Nairobi, l'un des plus grands d'Afrique de l'Est. Près d'un tiers de la population de la ville y habite, soit environ 1 million de personne. Edifiant ...

Kibera, bidon-ville de Nairobi 

Nous roulons en direction du Sud, sur la route de Namanga, ville frontière avec la Tanzanie. Nous quittons cette route à Bisil pour nous enfoncer dans le pays Masaï. Nous suivrons cette piste jusqu'à Torosei, un petit village à quelques kilomètres de la Tanzanie, où nous passerons 5 jours en compagnie de Paul et de ses masaïs.

Paul, le chef d'une manyatta proche de Torosei, nous accueille le soir dans son village. Très vite, tous les enfants nous entourent, voulant se faire prendre en photo et surtout les regarder ensuite.

Un dialogue se noue, autant que possible dans un anglais approximatif, on essaye de retenir tous les prénoms de ces enfants sur-excités, qui passent les mains dans les cheveux longs des filles, qui le tirent les poils des bras ^^.

Mes lunettes de soleil ont vite fait de se retrouver sur le nez des uns et des autres !

Lunettes de soleil : quelle attraction ! 

Ils font leurs petits hommes devant nous, en nous serrant la main - chez les masaï, les enfants présentent leur tête aux adultes, qui y déposent une main (signe de respect de l'enfant envers l'adulte), la poignée de main étant réservée aux adultes - en sautant le plus haut possible à pieds joints (qui saute le plus haut aura la plus belle femme, selon les légendes masaï), en dansant à la façon des adultes masaï.

L'ambiance est chaleureuse, bonne enfant. Nous découvrons peu à peu leur mode, leur rythme de vie alors que Paul (le chef de la mayatta) nous fait visiter son village. Le périmètre en est délimité par une haie de branche d'acacia, avec une ouverte pour chaque famille. Au centre du village se trouve les enclos pour les bêtes (moutons et vaches) avec autour les habitations. Ce sont de petites cahutes faites de branches d'acacias avec un torchis de bouse de vache. Pas de cheminée pour le feu à l'intérieur, seulement 4 petites fenêtres servant d'aération. Il faut se pencher pour rentrer (1m60 sous plafond environ). Bien entendu, pas d'électricité, pas d'eau courante dans ces maisons.

Extérieur et intérieur d'une habitation masaï 

Pour terminer le récit de cette journée, voici en vrac quelques photos de ces moments plein de partage que l'on a vécu ce soir là.


Coucher de soleil sur la manyatta  
13
sept

Cette journée marque le début des 4 journées de randonnée en pays masaï. Pour être honnête, il ne faut pas venir ici pour les paysages, qui se ressemblent tous énormément, d'autant que l'on marche souvent sur du plat, au milieu des acacias. Il faut venir pour l'ambiance qui s'en dégage, pour prendre conscience de la signification de vivre dans un tel environnement, aride, austère, inhospitalier. Il faut venir également pour la discussion avec nos guides locaux, pour les liens qui se nouent entre nous au cours de ces quelques heures de marche sous un soleil de plomb.

Nous entamons notre randonnée dans le lit d'un torrent éphémère, ne coulant que quelques heures après les grosses pluies de la saison humide. Ce torrent sera d'ailleurs le fil conducteur tout au long de notre séjour dans la région.

Tout n'est que poussière par terre, jaune, ocre. Même le feuillage des arbres, acacias pour la plupart, tire vers cette couleur.

Des chemins, tracés à travers les broussailles, principalement par les troupeaux de chèvres et de vaches, d'autres par les allées et venues des masaïs depuis leurs manyattas, nous amènent jusqu'à une vaste plaine couverte d'acacias chétifs.

Attention aux épines ! 

Nous apercevons au loin un troupeau de girafes, bien plus craintives que celles de Crescent Island, malheureusement. Sans mon téléobjectif (je randonne "léger"), impossible de leur tirer le portrait. De même que les gazelles qui gambadent au loin, qui lèvent la tête au moindre bruit.

Nous découvrons cette végétation couverte d'épines, certains de plus près que d'autres - mention spéciale aux piercings naturels de certaines de ces demoiselles 😉. Ces épines d'acacia, quelle plaie !

Nous sortons enfin de cette végétation pour découvrir une vaste savane, jaune, avec un unique arbre (ou ce qu'il en reste), trônant au milieu de cette immensité. Regardez les traces d'animaux menant jusqu'à cet arbre, à la recherche d'un peu d'ombre...

Savane africaine 

Tout est plat, tout est jaune, tout est asséché. Quelques zèbres broutent au loin, accompagnés de gnous et d'un troupeau de gazelles.

Midi approche, nos ombres disparaissent. Il est temps de trouver un abri à l'ombre pour manger et pour laisser passer les heures les plus chaudes de la journée.

Parfait pour faire la sieste ! 

Juste à côté de cet arbre, se trouve un bassin servant de réservoir lors de la saison des pluies. Voilà son état à la saison sèche : illustration parfaite de la sécheresse omniprésente

Boue craquelée par la chaleur 

Durant notre pause, nous observons les allées et venues des masaïs, qui n'ont pour la plupart que leurs propres jambes comme moyen de locomotion. Ceux-ci marchent des heures, même sous les heures les plus chaudes de la journée,

Une fois de retour au campement, nous retournons à la manyatta de Paul, où les femmes du village se sont parées de leurs tenues de cérémonie pour nous présenter leurs danses et chants traditionnels.

Tenue de fête masaï 

Impossible de décrire le spectacle qui nous est offert, de rendre compte de l'ambiance qui se dégage de ce groupe de femmes de tout âge, allant de l'adolescence à l'âge de la sagesse. On est vite embarqué dans cette danse, que l'on essaye de suivre tant bien que mal !

Puis vient le moment de la réciprocité, le moment où l'on nous demande de partager nos danses "traditionnelles" de notre pays. Moment de flottement, que peut-on bien leur présenter ? Je me réfugie dans mon rôle de photographe (presque) officiel alors que les filles entament un french cancan endiablé suivi d'une chenille infernale avec nos hôtes !

Grand moment de rires, de partage, de convivialité ! Et les enfants ne sont pas en reste !

La grimace est-elle internationale ? 

Belle conclusion que ces danses, ces champs pour cette première journée en pays masaï !

14
sept

Cette journée nous a amenés sur les hauteurs environnantes, une centaines de mètres au-dessus des plaines que nous avons traversées la veille. sur la photo ci-dessous, on peut même apercevoir nos voitures à proximité de notre campement des 2 nuits précédentes, ainsi que la manyatta de Paul

Paysage masaï 

Sur le sentier, nous croisons une petite tortue ! Original, n'est-ce pas ?

Cette ligne de crête nous offre quelques jolis points de vue, l'occasion de faire un petit shooting photo !

Une fois redescendus dans la plaine, nous retrouvons un paysage plus monotone, sans grand intérêt. Après une sieste dans le lit de la rivière asséchée, sous un acacia (attention aux épines par terre !!!), nous reprenons notre balade jusqu'à arriver au camp où nous trouvons les tentes déjà montées.

Sieste bien méritée ! 

Nous sommes conviés par l'équipe masaï à une soirée autour d'un feu de camp, autour duquel nous chanterons, danserons, écouterons de la musique (vive les enceintes connectées !), verrons nos hotes se trémousser au rythme de Wannabe (spectacle totalement irréel, en plein milieu de la nuit étoilée kényane).

Soirée de pleine lune 
15
sept

Dimanche ! Jour de la messe : et oui, cette partie du pays masaï est protestante, un pasteur s'étant installé dans le coin dans les années 90. Depuis, une église en dur a été érigée dans ce petit village comprenant également une école.

Eglise 

Nous arrivons donc dans cette église d'où s'élèvent les chants et l'accompagnement d'un synthé. De l'électricité ! La messe est dite en anglais et en masaï, par 2 personnes - un homme et une femme. Les prières, sermons, lectures sont entrecoupées de chants et de danses. Ce sont dans ces moments là que l'on prend conscience combien chanter et danser sont ancrés dans le patrimoine masaï et combien il a disparu du nôtre. Nous sommes invités à venir dans le chœur et à nous présenter devant l'assemblée. Et vient ensuite le moment de ... chanter une chanson française ! Une chanson connue de tout le groupe, chantable par tout le monde, bref, mission impossible ... Nous optons pour la comptine "Frère Jacques", que nous avions inaugurée la veille autour du feu. On dira que les applaudissements concluant notre performance auront été poli !!!

Portrait d'un enfant sur le pas de l'église 

Nous restons une petite heure dans l'église (alors que la messe en dure 4 !), puis reprenons notre route en direction du campement du soir. Le temps est lourd, très lourd, avec un soleil de plomb, rendant le reste de la rando fatigante. Nous croisons en chemin un zazou, moins bavard que son homonyme du Roi Lion !

Zazou (merci Sarah, pour cette belle photo !)

Une fois installés au campement, c'est le moment redouté par beaucoup : la mise à mort du mouton pour notre repas du soir. La bête est tuée par asphyxie, puis dépecée devant nous. Tout est fait très proprement comme on peut le voir sur les photos.

Dépeçage du mouton 

Lorsqu'arrive le moment d'ouvrir la panse, les odeurs ont raison de nous !

Que d'odeurs ! 

Les morceaux de viande sont ensuite embrochés et placés à côté du feu pour y rôtir en attendant le repas sous un soleil enflammant de ses derniers rayon le ciel rougeoyant.

Coucher de soleil sur le campement 

Le lune, pleine, éclairant la nuit, se lève de plus en plus tard, ce qui nous permet d'admirer le spectacle de la Voie Lactée dans ce ciel kényan. Sublime ...

Voie Lactée 
16
sept

Dernière journée chez les Masaïs, dernière rando dans ce pays si austère et si aride, mais si accueillant et si chaleureux. Elle nous emmène au travers des acacias, sur une terre ocre et sous un soleil implacable jusqu'au bout du monde. Nous avons suivi le lit d'une autre rivière asséchée jusqu'à déboucher devant une falaise d'une centaine de mètres, nous offrant une vue jusqu'au lac Natron, en Tanzanie. Je me serais cru dans la dernière scène du film "Les Dieux sont tombés sur la tête" !

Le bout du monde ! 

Nous avons atteint le point le plus à l'Ouest de notre séjour chez les Masaïs, vraiment le bout du monde. Il est temps de rebrousser chemin pour revenir à notre point de départ. Quelques nids de tisserins pendent au bout de branches d'acacias, mais aucun oiseau en vue. Font-ils la sieste ou ont-ils migré vers d'autres lieux un peu plus accueillants ?

Nous arrivons en début d'après-midi à l'école de Torosei, où nous sommes accueillis par le directeur. Nous assistons à 3 parties de cours, dont un cours de religion, qui n'était pas le mieux choisi pour un groupe de français ! Les moyens mis à disposition pour ces élèves sont dérisoires : 4 par bureau, tous ne peuvent pas s'assoir, tous n'ont pas de cahiers, de crayons/stylos et autres fournitures scolaires. Sans compter le fait que ces enfants doivent marcher jusqu'à 1h matin et soir pour venir étudier. Cela change bien des conditions dans notre pays.

Salle de classe en pays masaï 

Alors même que tout le monde n'a pas de place assise, nous somme invités (malgré nos refus successifs) à prendre place à l'un des bureaux. C'est bien mal à l'aise que nous obtempérons pour assister à ce cours de religion...

Voici les extérieurs de l'école, avec à gauche les rangées où se fait l'appel tous les matins, et à droite la "cour" de récréation.

Et pour terminer cette journée, cet séjour chez les Masaïs, voici le portrait de l'équipe qui nous a accompagné tout au long de ces 5 journées. Un grand merci à eux !

17
sept

Après des adieux émouvants, nous reprenons la voiture, la piste, la route jusqu'à l'entrée du parc d'Amboseli, ce parc au pied du Kilimandjaro dépeint dans le livre "Le Lion", de Kessel. Lorsque nous y arrivons, nous n'apercevons pas le sommet, rendu invisible par les brumes de chaleur mais il ne tardera pas à se dévoiler lorsque le soleil se rapprochera de l'horizon.

A l'inverse du Masaï Mara, que j'avais trouvé très vert, Amboseli me parait aride : les animaux, lors de leurs déplacements, soulèvent des nuages de poussières derrière eux. Pas étonnant d'ailleurs qu'Amboseli veuille dire "Poussière", en Masaï.

Aridité d'Amboseli 

Nous sommes en fait dans le fond du lac éphémère du parc, où rien ne pousse. Alors que nous sortons de ce lac asséché, nous croisons trois jeunes lions, somnolant au bord de la piste. Ils n'ont pas encore de crinière et leurs tâches sur les pattes n'ont pas encore disparu.

Lions devant le Kilimandjaro 

Et oui, le Kilimandjaro nous honore de sa présence ! C'est un rêve, pour moi, de le voir ainsi derrière les animaux de la savane, trônant fièrement, à près de 6000m d'altitude. D'ailleurs, voici quelques photos de ce célèbre sommet avec divers animaux, diverses scènes.

Soleil couchant sur le Kilimandjaro 

Le soleil nous offre un coucher de toute splendeur, avec une lumière cuivrée comme je n'en ai quasiment jamais vue.

 coucher de soleil sur les éléphants d'Amboseli

Amboseli, parc synonyme d'éléphants, tient ses promesses. Une fois arrivés dans les marais, nous les voyons partout. En train de brouter, de prendre un bain de boue, de jouer ou de se battre. Ils sont réellement les rois de ce parc.

Jeu ou combat d'éléphants ? 

Et pour terminer cette journée, voici 3 clichés, l'un du soleil sur l'horizon, les 2 autres de la Voie Lactée dans toute sa splendeur.

Voie Lactée par une nuit sans Lune 
18
sept

La journée commence par un lever de soleil avec en toile de fond le Kilimandjaro. Je sors aux 1eres lueurs, juste avant que le ciel ne s'enflamme, alors que le Kilimandjaro commence tout juste à se parer de ses premières teintes, ne faisant malheureusement plus étinceler les neiges éternelles, scène si magnifiquement décrite par Kessel dans son "Lion"...

Lever de soleil africain 

Les couleurs changent progressivement, prenant petit à petit une teinte cuivrée alors que le soleil grimpe au dessus de l'horizon.

La star de la journée (enfin du début du matin et de la fin d'après-midi) se dresse devant nous, imposant, massif. Il nous accompagne lors de notre safari dans ce cadre grandiose, jusqu'à ce que la brume ne le submerge, le faisant disparaitre totalement du paysage.

Kilimandjaro dominant les environs et avec un vautour devant ses neiges éternelles

Nous croisons pas mal d'oiseaux en ce début de journée, surtout des vautours, mais également des aigles et des autruches. Les oiseaux aquatiques sont pour un peu plus tard, patience !

Les éléphants, fidèles au poste, arpentent cette savane jaunie par la sécheresse. Nous en croisons plusieurs groupes, avec à chaque fois des bébés.

Tellement mignons, ces versions miniatures qui suivent leurs mères !

Et quand enfin, ils se mettent devant le Kilimandjaro, c'est la scène de rêve qui se réalise !

Troupeau d'éléphants devant le Kilimandjaro, avec une tornade à droite 

Vous pouvez le deviner avec la photo précédente, les tornades sont omniprésentes à Amboseli. Pas des grandes tornades qui font des dégâts, mais des petites qui se forment et disparaissent en quelques minutes seulement. Amboseli mérite bien son nom, n'est-ce pas ? D'ailleurs, vous souvenez-vous de sa signification ? Aller, (re)voilà la réponse : "poussière" !

Un peu plus loin, ce sont des zèbres que l'on découvre en train de s'amuser dans la poussière. Est-ce que s'amuser est bien le mot ? Aucune idée ! Mais en tout cas, c'est bien l'impression qu'ils donnaient avec leurs quatre fers en l'air !

Les marais approchent, avec leurs oiseaux spécifiques, comme ces grues royales, ces martins-pêcheurs ou encore cet ibis.

Oiseaux des marais 

Nous avons croisé quelques flamands roses, mais sans pouvoir nous approcher du gros de la troupe. Petite déception sur ce point... Mais en même temps, il suffit d'aller vers Narbonne pour les voir de près !

Flamands roses 

Qui dit marais dit également mammifères ! En tout cas, à Amboseli, c'est le cas, comme cet éléphant d'un âge bien avancé ou encore ce magnifique zèbre !

Quelles défenses ! 

C'est maintenant devant les hippopotames que nous nous extasions. De vrais bibendums ! Et dire que ça peut faire des pointes à 40 km/h, ces bêtes là ...

Les éléphants sont vraiment omniprésents dans ce parc, pour notre plus grand bonheur ! Nous pouvons observer de jolies scènes de tendresse entre une mère et son petit, ou encore un petit éléphant se prenant pour Dumbo.... Tellement attendrissant, ne trouvez-vous pas ?

Jolies scènes d'éléphanteaux 

Parfois, ce sont les oiseaux sur leurs dos qui nous attirent l’œil, comme ce superbe héron garde-bœuf.

Héron garde-bœuf 

Nous nous éloignons des marais pour nous rapprocher d'une zone boisée. En cours de route, nous tombons sur ce zèbre tétant sa mère. Mais, ne serait-il pas un peu grand pour ça ? Il va finir par se mettre à genoux pour pouvoir accéder aux mamelles nourricières !

Dans cette zone boisée, nous devinons au loin une famille de lions, avec une petite dizaine de lionceaux.

Alors que l'on cherchait à mieux apercevoir ces félins éphémères, nous voyons à quelques mètres de notre voiture ce courvite à double collier.

Courvite à double collier,  

Nous nous rapprochons petit à petit de la sortie du parc, et de sa savane asséchée. Bientôt, les marais ne sont que de lointains souvenirs et seul le jaune de l'herbe et de la poussière perdure dans le paysage.

Savane asséchée 

La poussière est omniprésente, soulevée par les pas des animaux, comme ici de ce troupeau de zèbres.

Zèbres et poussières 

Nous croisons des troupeaux de gazelles, d'impalas sur le bord de la route, qui se mettent en tête de traverser juste à notre passage. Alors évidemment, ça galope !

La fin de la journée approche, le camp également. Alors que nous descendons de la voiture, le Kilimandjaro dit bonne nuit au soleil.

Mais ce n'est que pour mieux le revoir le lendemain !

19
sept

Dernier jour au Kenya pour le groupe, avant-dernier pour moi. Jour du retour à Nairobi, après 2 semaines à se régaler dans ce fabuleux pays, avec ce groupe réellement génial. Et pour couronner le tout, telle une apothéose, nous avons eu droit au plus beau lever de soleil du séjour.

La journée devait se résumer au retour à Nairobi, mais nous ne pouvions partir sans voir de rhinocéros ! Notre guide accepte de nous amener au parc national de Nairobi l'après-midi (moyennant finance, bien entendu), parc ayant la plus grande concentration de cette espèce.

Je vous épargne le récit de la route jusqu'à Nairobi, de cette file ininterrompue de camions, de cette traversée d'éléphants interrompant le trafic pour vous amener directement dans le parc, véritable poumon de la capitale. En effet, il se situe dans la ville. Par exemple, tout le côté nord est grillagé pour empêcher les animaux de rentrer dans la ville. Et de ce fait, il est possible de voir ces animaux sauvages avec en arrière-plan les buildings de Nairobi. Inhabituel, n'est-ce pas ?

Plus flagrant, sur cette image, à proximité de la limite Nord du parc.

Nous tombons sur les rhinocéros très rapidement ! Ils sont 4/5 juste à côté de la piste, vont même jusqu'à la traverser pour voir si l'herbe est plus verte de l'autre côté (la réponse : non !). Nous admirons ces bêtes pour le moins préhistoriques, nous nous exclamons devant la taille de la corne de l'un d'eux et nous les photographions bien entendu sous toutes leurs coutures !

Rhinocéros du parc de Nairobi

Une fois rassasié de rhino, nous partons en quête d'autres animaux, des félins peut-être ? Mais hélas, aucun gros chat à l'horizon ... Mais nous découvrons divers oiseaux, dont ce secrétaire (photo du milieu) et ce guépier (à droite)

Du haut d'une petite colline, nous apercevons cette girafe accompagnée de son pique-bœuf, surplombant la ville

Et pour terminer, quelques photos de gazelles (ou d'impalas, je ne sais jamais!) avec une jolie lumière de fin de journée

Ce parc m'a laissé un sentiment de vide, très certainement parce qu'on a été "habitué" à voir des animaux tous les temps au Masaï Mara et à Amboseli. Leur concentration m'a semblé bien moindre ici. Et le fait de ne pas voir de fauves m'a laissé un petit gout d'inachevé (oui, je m'étais habitué au luxe d'en voir à chaque safari !). Mais on a réussi à voir les rhinocéros, notre raison principale de la visite de ce parc !

Pour terminer cette journée, ce séjour, nous dinons au restaurant "Carnivore", qui propose une grande palette de viande cuite à la broche. Vous reprendrez bien un peu de "balls" ?

Et voilà, alors que tout le groupe sauf moi reprend l'avion pour la France dans la nuit, c'est le moment de se dire au revoir, la gorge serrée, de se promettre de garder contact, de se rendre visite, sur Paris, sur Toulouse. Merci à tous pour avoir fait de ce voyage une expérience unique, enrichissante, émouvante, hilarante !

20
sept

Je me réveille, seul dans la chambre où l'on était 3 lorsque je me suis endormi. J'ai réservé pour la journée un tour classique, comprenant le sanctuaire des girafes, l'orphelinat des éléphants et le musée Karen Blixen.

Malheureusement, à cause de la circulation, la personne de l'agence a mis 1h pour m'amener au sanctuaire des girafe, ce qui a fait que je n'ai pu y rester que 20 minutes ... Cela fait cher les 15€ l'entrée ... Néanmoins, le fait de pouvoir nourrir les girafes m'a fait oublié ce désagrément, me faisant retomber en enfance ! Et pour couronner le tout, j'ai même pu caresser le cou d'une de ces Sophie !!!

Vingt minutes plus tard, nous nous retrouvons dans la jeep direction l'orphelinat des éléphants. De même, nous arrivons quelques minutes avant le début de la séance, ce qui fait que je me retrouve bien derrière ... Mais en jouant un peu des coudes, et grâce à la gentillesse d'un anglais qui m'a laissé sa place, j'ai pu me faufiler au 2ème rang et profiter du spectacle de ces bébés (et moins bébés parfois) éléphants, sauvés par cet institution, alors qu'ils viennent prendre leur biberon devant nous.

Une fois leur vingtaine de litres de lait avalé, ils s'amusent entre eux dans la boue, s'approchent parfois de la corde délimitant pour les humains la limite à ne pas franchir. Il parait que parfois, les éléphanteaux s'amusent à longer cette corde et à se laisser caresser. Mais pas cette fois, sniff...

Le spectacle de ces bébés jouant dans la boue, se montant dessus, chahutant, réveille en moi cet écho de l'enfance, me donnant envie d'aller me joindre à eux ...

Jeux d'éléphanteaux 

Et pour la dernière photo de mon carnet (ou presque), voici une petit éléphant aux anges dans son bain de boue !

Je ne vais pas m'attarder sur le musée Karen Blixen, que j'ai trouvé sans grand intérêt, ni sur les interminables bouchons lors du retour à mon hôtel ... Ni sur le trajet pour rejoindre l'aéroport à 1h du matin, ni sur le coup de blues du retour, inhérent à chaque voyage ou presque.

Comment conclure un tel voyage, où j'ai vu pour la première fois tant d'animaux sauvages, des plus mignons aux plus laids, des plus doux aux plus agressifs ? Où j'ai découvert une culture aux antipodes de la nôtre ? Où j'ai créé des liens qui j'espère perdureront ? Peut-être tout simplement en remerciant encore une fois toute l'équipe qui nous a accompagnée durant ces 2 semaines sur place : merci du fond du cœur, Nicholas, Joshua et Gabriel, pour votre sourire, votre efficacité, vos heures de conduite, vos petits plats toujours aussi bien cuisinés, votre sens du service. Je me permet de faire un peu de pub : https://www.routard.com/forum_message/3182357/chacal_expeditions_safari_kenya

Et un grand merci également à Sarah, Christophe, Manon, Justine, Marie, Ludivine, Magali et Florent, ça a réellement été un plaisir de voyager en votre compagnie !

Groupe UCPA et équipe Masaï