Carnet de voyage

Wwooftour2019

7 étapes
22 commentaires
37 abonnés
Dernière étape postée il y a 7 jours
Break professionnel de janvier à septembre 2019, pour voyager dans 4 pays ; Portugal, Espagne, Italie et Grèce. Slow travel, wwoofing pour apprendre un max, immersion dans les modes de vie locaux...
Janvier 2019
240 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 14 octobre 2018

Chers famille, potes, amis, inconnus…

Lancement d’un nouveau blog pour une nouvelle aventure ; je fais une parenthèse professionnelle et pars en congé sans solde de janvier à septembre, pour voyager dans 4 pays d’Europe du Sud ; Portugal, Espagne, Italie et Grèce.

Je vous partage ici les grandes lignes de ce « voyage de wwoof » pour ceux qui veulent me rejoindre pour découvrir, ou probablement redécouvrir, ces pays si proches.

Quel mois = quel pays ?

Attention, ce sont vraiment des grandes lignes, ça peut largement évoluer. Avec vous aussi, si vous avez des contraintes

15 Janvier – début mars : Portugal. De l’Algarve au Nord, en passant par Lisbonne et Porto. Je serai pour les 3 premières semaines dans une ferme tout au Sud, à côté d’Aljezur.

Début mars – fin avril : Espagne. Région à choisir

Début mai – mi juin : Italie. Région à choisir

Mi-juin – mi-aout : Grèce. Région à choisir

Slow travel kezako ?

Je connais déjà 3 de ces pays par des week-ends par ci, par-là, des vacances d’été, des colos. Mais prendre 8 mois de congés c’est s’autoriser à prendre son temps, à aller au bout de chaque découverte. Selon moi, parce que chacun y met sa propre idée, le slow travel ce sera :

> voyager sans avion et donc renouer avec les trains-couchettes comme en Inde et les bus (ce qui risque de me coûter tout aussi cher, voire plus cher ! #absurditebonjour)

> Etre wwoofeuse, pour tout un tas de raisons, mais surtout apprendre un maximum de choses en agriculture biologique, permaculture ou autres alternatives à l’agro-business, en travaillant contre le gite et le couvert. (Si vous ne connaissez pas encore, c’est ici : https://www.routard.com/dossier-pratique-sur-le-voyage/cid136139-le-wwoofing.html)

> profiter de plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans chaque pays

> rencontrer les locaux, (ce qui implique de parler la langue, un vrai défi car mis à part de bonnes bases en espagnol, je ne parle ni portugais, ni italien et encore moins grec)

> participer à des projets alternatifs selon ce que le voyage et les rencontres me réserveront

A retrouver sur ce blog

J’essaierai de publier régulièrement (sans être tout le temps dans des endroits équipés d’internet) pour vous partager les paysages, l’accueil, les apprentissages et les surprises de chaque pays. Je pense que la préservation de la biodiversité, l’agriculture, la sécurité alimentaire, le climat et les conséquences sur les populations sont des sujets qui me touchent et donc forcément, au-delà des jolies photos, il y aura de ça là-dedans aussi.

2
2
Publié le 8 décembre 2018

Et ce slow voyage a déjà bel et bien commencé ... par les préparatifs qui sont eux aussi plutôt slows. Enfin, en tout cas qui me demandent du temps et surtout ... de la réflexion. Dans l'article précédent, je parlais des éléments que je voulais mettre dans mon slow voyage, en oubliant de parler des achats liés à ce départ.

Coincée entre le Black Friday et Noël, je poursuis la "minimalisation vestimentaire" débuté sérieusement en 2018 : moins de vêtements, mais plus durables (comprendre : éthiques, et plus solides dans le temps, ou d'occasion), moins de gadgets et des achats mûrement réfléchis.

Donc mon objectif pour le Wwooftour est d'essayer de m'équiper d'occasion.

Parce que l'équipement le moins polluant est celui que l'on ne produit pas, qui existe déjà donc, et que l'on peut racheter à quelqu'un qui n'en a plus besoin !

Je dis bien j'essaie, car je sais que toutes mes tentatives de m'équiper d'occasion ne seront pas couronnées de succès, et auront peut-être même un gout de frustration : je pressens tous ces kilos de matériel et de vêtements qui prennent la poussière dans les placards si près de chez moi.

Et côté voyage, et Tour du Mondiste (TDM pour les initiés ... j'ai découvert ça il y a 10 jours) difficile de résister aux lumières clignotantes de la surconsommation. Dernière Gopro à la mode, sac ultra-léger, polaire dernier cri etc. Y'a du business !

Ce qui me permet au passage de lancer une idée - où sont les ressourceries d'équipement sportif ? Et pourquoi ne pas imaginer une ressourcerie spéciale "Tour du mondistes" ? Où sont les marques de sport "éthique" ?

Le monde alternatif que nous voulons est à rêver et construire, alors rêvons et construisons !

(Au passage, je cite extrêmement réjouissante initiative SupporTerre à Nantes qui se monte)

Sur des considérations beaucoup plus basiques : mon sac, mon objectif de 15kg de matos maximum et moi, voici un point d'étape :

Quelques bons sites pour des alternatives au neuf :

Vinted - dont le filtre par marque

videdressing - plus haut de gamme, mais on y trouve du Patagonia par exemple

Patagonia justement - pour ceux qui ne connaissent pas, un (désormais vieux) surfeur qui a quand même fait bouger les lignes avec sa boite. Aujourd'hui ils prônent des pièces hyper solides, la réparation, la revente et le non-achat ! Leur site d'occasion : wornwear

Un peu moins précis, mais toujours utile :

Trocathlon - très peu trouvé de vêtements, mais pour le matos sportif ça a l'air chouette

Le Bon Coin - rien trouvé so far en vestimentaire, mais ça marche très très bien pour tout le reste !

Enfin, ce qui a le plus marché pour moi :

Facebook - bonne pioche !

Votre entourage ... oui il faut en parler. Sans relâche, expliquer que l'on veut minimiser l'impact de son voyage, être très précis sur ce que l'on recherche et parfois, on a des pépites (Dans un autre paragraphe de ma préparation de voyage, c'est par le bouche à oreille que j'ai trouvé un lombric-sitter dans mon quartier!!)

Dernier point si vous aussi vous avez enfin compris que la consommation 1/ne rend pas heureux 2/défonce la nature (on va parler franchement ) un site très très inspirant : le Défi "Rien de Neuf" de l'association Zero Waste France : le pourquoi ? le comment ? le "oui mais c'est trop dur, je vais jamais y arriver" -- tout est expliqué !

Rendez-vous pour le contenu du sac dans un prochain article !

3
3
Publié le 12 janvier 2019

Nous y voilà : le sac est bouclé, et pèse 13kg au lieu des 12kg espérés.

Il ne représente pas tellement un exploit de voyager léger pour 8 mois, car d’une part je ne suis pas en autonomie, et d’autre part j’ai laissé les vêtements d’été dans ma chambre d’ado et ce sont mes fidèles sponsors – alias mes parents – qui me les enverront quand les températures auront changé.

Alléger, alléger, alléger : ça a été mon obsession ces derniers jours. J’ai dépassé la barre des 20% de mon poids, mais il sera toujours temps de minimiser, d’ajuster ou de me rééquiper en cours de route.

Dans l’article précédent, je parlais de mon besoin d’aller vers des alternatives aux achats neufs. Ce n’est qu’en partie réussi- je le savais- mais j’ai trouvé quelques prêts, achats en ressourcerie et surtout j’ai replongé dans le stock familial très bien fourni. Ça sert d’avoir une famille qui randonne et baroude depuis longtemps.

La conclusion c’est quand même qu’il est beaucoup plus tentant, facile et parfois moins cher d’aller vers du neuf que vers de l’occasion. J’en profite pour en remettre une couche sur le Défi Rien de Neuf de l’association Zero Waste, pour se sentir moins seul quand on se demande par où commencer.

Voici donc ce que mon gros monstre de 80L contient :

Les affaires que j’avais déjà :

1 paire de baskets citadines Perus / des tongs / 1 paire de chaussures de randonnée

1 pantalon noir / 1 jean

3 T-shirts manches courtes / 2 chemises / 2 T-shirts manches longues

1 jupe noire

1 pull en cachemire / 1 veste

1 bonnet + 1 écharpe

Des sous-vêtements réduits au minimum

1 liseuse

1 chargeur de téléphone

1 appareil photo avec chargeur, 2ème objectif et zoom

1 disque dur externe

1 lampe frontale

Petit sac de 25L (emprunté)

1 gourde en inox isotherme

1 kit zero déchet avec couverts de voyage, gobelet et tote-bag

1 écharpe en coton

1 agenda – pour assouvir cette fâcheuse tendance à noter jour après jour ce que je fais

1 carnet de voyage reçu en cadeau

Des écouteurs

1 bombe lacrymo

Affaires trouvées dans le stock familial

1 batterie de secours pour téléphone (et liseuse)

2 serviettes en microfibre

1 oreiller gonflable – (réparé ! 😀)

2 T-shirts manches longues thermolactyl

Le petit sac de 25L

Affaires empruntées ou achetées d’occasion

1 pantalon de rando transformable en short

1 kway pour le wwoofing – acheté chez Emmaüs

Le Big fat sac de 80L

Affaires neuves

1 leggings

1 pantalon de travail renforcé aux genoux

2 paires de chaussettes avec 90% de laine

Et surtout, ma veste 3 en 1 : parka/doudoune. Très confortable et multi-fonctions

1 PC

1 duvet plume – très chaud et très léger

Trousse de toilette :

1 mini-flacon d’huile d’amande douce (multifonction : démaquillant, hydratant peau & lèvres, voire masque cheveux)

1 mini-flacon de savon spécial visage

Déodorant / savon / shampoing solide dans des mini-boites en plastique

1 rasoir / 1 pince à épiler

1 tube de crème solaire bio

1 gant de gommage / 1 brosse à cheveux pliable / 1 brosse à dent de voyage

1 cup menstruelle

1 tube de savon lessive à la main

1 pharmacie basique avec 10 comprimés dedans (rhume, cystite, allergies, compeed, 1 baume du tigre et 1 flacon d’huile essentielle de menthe poivrée - très efficace pour moi sur les migraines)

Trousse de toilette : Je l’ai conservée intacte – donc minuscule - en enlevant simplement le tube de rouge à lèvre, trop occasionnel pour que j’accepte de le porter. Je n’ai emporté aucun vernis, en revanche je n’ai pas pu sacrifier mon gout pour les bijoux et spécialement les boucles d’oreilles et je confesse qu’une bonne moitié de ma collection est du voyage !

Mon portefeuille et son peu de contenu – quelques billets, ma carte d’identité avec mon groupe sanguin scotché dessus, les numéros d’urgence de mes sponsors, une carte d’assurance voyage, la carte européenne d’assurance maladie et voilà !

Niveau photo, la plupart des voyageurs illustrent ce genre d’article avec une jolie photo où tout est étalé symétriquement sur le lit. La réalité ressemble plutôt à ceci, et puis tout est déjà empaqueté et j’ai une grosse paresse de tout ressortir !

Dimanche, départ en train couchette pour Lisbonne !

4

Départ en train à Paris-Montparnasse sous une pluie battante, c’est tout juste si j’ai eu le temps de croiser quelques vieillards coiffés d’un béret au milieu de la population habituelle d’une gare à Hendaye, avant de m’engouffrer avec impatience dans le trenhotel Hendaye-Lisbonne.

Un de mes souhaits pour ce voyage est de polluer le moins possible et donc de voyager en train (et en même temps, avec un break de 8 mois, ce n’est pas comme si j’avais vraiment besoin de relier Paris à Lisbonne en 2h). Rajoutez à cela que les trains-couchettes me manquent depuis mon incroyable année en Inde, et me voici, perchée sur la couchette du haut, essayant de ne pas sourire non-stop, jonglant entre anglais-français-espagnol-portugais avec le contrôleur, observant le remplissage progressif des cabines au grès des arrêts et enfin dormant paisiblement, bercée par le ronron du train.

Info pratique : The Man in Seat 61est un site génial répertoriant tous les bons plans pour parcourir le monde en train. J’ai payé 38€ pour le train-couchette mais il faut rajouter 50€ pour le Paris-Hendaye, même en m’y prenant tôt.

J'aimerais dire qu'à l'arrivée à 7h20 heure locale (8h20 en France) sur un quai de la gare Santa Apolonia (ah ce nom !) j’étais pour mon premier jour de voyage en forme et très enthousiaste. Enfait ... j'ai déboulé à moitié groggy de sommeil sur les pavés glacés de Lisbonne, sans aucune idée de quartier à visiter et du trajet, et mes 3 mots de portugais se sont à moitié transformés en espagnol sitôt sortis de ma bouche, dommage pour ce premier tenancier de café !

Heureusement, vers 11h les doux rayons de soleil m'ont peu à peu réchauffée et même fait oublier l'hiver. Finalement, j'ai profité d'une journée 'Go as the flow' à suivre mes envies, les orangers, les azulejos et les pasteis de nata. Une exploration à découvrir en photo seulement car je passerai plus de temps à Lisbonne d’ici début février et j’en ferai probablement une autre étape de blog.

Lisbonne - 14 janvier 2019 

A 16h, départ pour l’Algarve dans un autobus. Ma brève expédition urbaine se termine avec un coucher de soleil magnifique. Wwoofing, nous voilà !

5
5
Publié le 27 janvier 2019
Bordeira 

Voilà déjà quasiment 2 semaines que je suis en wwoofing à la pointe extrême sud-ouest du Portugal : la ferme Monte da Cunca est dans le village de Carrapateira, lui-même situé sur un très beau parcours de randonnée : la Rota Vincentina.

Dans cette invraisemblable communauté menée par un couple italo-autrichien, il y a bien sûr plusieurs jardin et animaux, mais surtout beaucoup plus que de l’agriculture : des appartements en location saisonnière, de la construction & rénovation, du surf, des projets d’éducation et de santé alternatifs, une accumulation d’objets stockés en attente de réparation et des panneaux photovoltaïques et solaires partout. Je ne savais pas à quoi m’attendre pour cette première expérience, mais difficile de s’attendre à Cunca.

Mieux que 10 ans de scoutisme : 10 jours ici ! Mots-clés : autonomie et vie en collectivité. Les bâtiments en paille et bambou sans chauffage sont surement parfaits l’été, mais l'hiver et le camping ne font pas forcément bon ménage... même au portugal. Les toilettes sèches sont éloignées du dortoir, les palissades en bois vermoulues ... bref, je découvre de nouvelles illustrations des mots "spartiate" et "rustique" ! 😀

Monte da Cunca, Carrapateira 

Les tâches

Je vais enfin pouvoir enlever ‘cinéma, yoga et course à pied’ du bas de mon CV pour remplacer par au choix : faire et entretenir du feu, manier le couteau, la brouette, l’échelle, les nœuds de cordage, la bèche, le pinceau, la fourche, semer, désherber, faire des buttes de culture en lasagne, arracher des poireaux, récupérer des œufs encore tièdes, cuisiner pour 15 personnes et finir la journée avec un joyeux mélange d’anglais mêlé de 10 accents différents.

La citadine que je suis a du se retrousser les manches plus d’une fois pour parvenir à ce qu’on me demandait, mais c’est bien sans regret et c'est pour ça que je suis là : apprendre à faire quelque chose de mes 10 doigts !

A Cunca, de nombreux animaux n’ont pas d’utilité si ce n’est nous tenir compagnie et apporter de la beauté ; chats, chiens, poules et canards, chevaux, cygnes et paons. Mention spéciale à l’oie qui me course plusieurs fois par jour en se prenant pour un chien de garde !

Ce que je préfère pour l’instant : cultiver le jardin et mon émerveillement en même temps : méditer en ayant les mains dans la terre, voir les semences s’éveiller (et les limaces avec). En ce moment au jardin ; poireaux, oignons, choux, choux fleurs. Peu de choses, on prépare donc pour le printemps avec la matière première disponible sur place : herbe du désherbage, fumier et fientes de poules.

Temps libre

La ferme est entre montagne et océan. Dès la première minute libre du premier jour, j’étais dans un canoë, en route pour la plage par un merveilleux lagon. Les fraîches températures d’hiver ne m’ont vraiment pas donné envie encore de me baigner, même si l’eau est moins froide qu’il n’y parait.

Les journées passent vite, mon corps s’habituant doucement à être actif tous les jours, adaptant son besoin de sommeil et de nourriture. En deux mots, les ressentis sont plus intenses : quand j’ai faim ... j’ai vraiment faim, idem pour le sommeil, je ne résiste guère à quelques bâillements. Le rythme est intense : à 16h, il y a toujours quelqu’un pour proposer d’aller au village, de faire du yoga, ou de diner à Aljezur.

Ce weekend ; virée trempée à Lagos, peu de choses à en dire ou à en montrer donc. Dimanche, 10 km de randonnée en solitaire sur la Rota Vincentina ; chemin de randonnée réputé qui passe par la ferme. Quelques heures volées à la vie en communauté, pour rejoindre Bodeira par les montagnes et vallées. Un paysage magnifique : chêne liège, argousier etc, et un troupeau de chèvres / vaches qui me réveille de ma sieste au soleil.

Rota Vincentina 
6

65kg d’herbe désherbée, 10 buttes de culture en lasagne achevées et 1 paire de gants trouée plus tard (note pour plus tard : en prendre des plus solides) j’ai - déjà - fini ma première expérience de wwoofing au Portugal.

Dimanche dernier on est allés au « Flea Market », une brocante/marché à ciel ouvert dans un champ à côté du village Barao de Vila Sao (ou quelquechose dans le genre !) et comme de nombreuses manifestations rurales, on retrouve tous les voisins de Monte da Cunca + toute la population hippie de l’Algarve, qui vit généralement dans des vans ou camions.

Astrologie, artisanat, tatouages, massages, encens, attrapes-rêves, jam sessions et de très bons stands de plats et gâteaux végétariens et vegan. J’ai acheté à un vieux scandinave un opinel gravé, qui m’a déjà beaucoup servi depuis. Honnêtement c’était super, une petite tranche d’économie locale et de lien social, le tout sous le soleil, en musique et dans une bonne humeur contagieuse, et je pense que si je suis sortie de sans dreadlocks et anneau dans le nez, je suis maintenant dreadlocks-proof ! 😀

C’est marrant ce choc des cultures entre ces hippies nomades, qui vivent clairement leur utopie avec un minimum d’argent, et les riches et jeunes retraités qui viennent peupler et bétonner les villages. Deux façons de vivre sous le soleil portugais.

Si on enlève un gros rhume … aucun lien avec le fait que les toilettes sèches soient quasiment en plein air bien sûr, ni avec le dortoir non-chauffé en terre-battue, j’ai vécu une belle soirée internationale, initié avec Manon, co-wwoofeuse, ou l’on a partagé des plats de nos pays. (#piledecrèpes #facile #breizh) Quitte à ne pas avoir de wwoofeur portugais, et à ne pas apprendre de portugais, autant faire avec ce qu’on a sous la main.

Les moments de convivialité avec tous les wwoofers et les propriétaires ont été rares ici, il y a même eu quelques tensions, dues notamment – mais pas seulement - à un climat familial un peu perturbé. Il manque de la communication sur les tâches à faire, les priorités et les compétences que chacun peut apporter pour rendre ce lieu magnifique vraiment cohérent dans l’éco-responsabilité et plus accueillant pour les futurs wwoofers. Les rencontres avec quelques wwoofers m’ont permis d’avoir du « serrage de coudes » et l’on part même en roadtrip pour clôturer cet épisode sur une note positive.

Petite explication de la première photo : ce n'est pas un palmier mais bien un chou portugais, qui a tendance à se prendre pour un arbre. J'ai des graines pour ceux que ça intéresse !

Et bien sûr, le coin reste époustouflant, un refuge pour la biodiversité. C’est en expérimentant la vie à la campagne, au contact d’animaux et de plantes que je ne vois jamais que je réalise à quel point elle est utile, et apaisante, mais aussi menacée et à protéger. Et je suis bien déterminée à explorer le bénévolat-nature à mon retour à la vie sédentaire.

Si pour vous aussi, entendre un crapaud ou tenir un scarabée dans votre paume, ou observer des nids de cigognes a quelque chose de magique qui vous renvoie directement à l'émerveillement de vos 5 ans, je vous recommande de sauter le pas et d’aller faire un tour sur ces sites, qui sont des mines d’informations :

France Nature Environnement

Ligue pour la Protection des Oiseaux

Fondation pour la Nature et l’Homme

Prochain article : le roadtrip-Algarve-to-Lisboa-3 personnes-1 van !

7

2eme étape du voyage : un roadtrip de 3 jours dans « Steep », le van terriblement confortable de Manon, co-wwoofeuse hollandaise en plein voyage en Europe, avec Christian, co-wwoofeur débarqué directement des USA quelques semaines plus tôt.

Déjà que l’expérience de wwoofing n’était pas particulièrement stressante niveau horaires, on est là un cran supérieur dans le slow-voyage : yoga, sieste, grimpette vers les falaises, bavardages avec d’autres hippies et surtout temps libre ...

Christian est cuistot. T.O.U.J.O.U.R.S embarquer un cuistot en voyage ! On a donc très bien mangé, bien bronzé, évité l’enfer de la saison touristique, pu contempler pour nous seuls l’Océan, les surfeurs qui attendent la vague dès 8h, la campagne de l’Algarve et les villages blancs … pour la couleur des murs et la couleurs de la majorité des têtes !

1ere nuit à Sagres, tout en bas du Portugal, avec ce sentiment d’avoir atteint le bout du bout du monde …

2ème nuit à Praia do Barranco Beach, après une session de yoga-sable très intense et un bain de mer revigorant, au milieu d’une dizaine de vans/camions aménagés et d’une tribu de nomades pieds-nus, accompagnés de quelques cochons (ne me demandez pas d'où venaient les cochons, je n'en ai aucune idée)

Copyright @manonhessel  (pour certaines) 

3ème nuit au bord du lac de Santa Clara, plus grand lac artificiel du Portugal, pourvoyeur d’électricité hydraulique.

Détour sympa et panoramique par Monchique, montagne avec une source d’eau minérale, pour remplir les réservoirs d’eau du van. Pour fêter l'arrivée au sommet mais aussi les bienfaits résultants d'un souci constant de bien s'hydrater, on a bu une bouteille de bière Sagres !

Copyright @manonhessel 

Maintenant qui dit roadtrip dit vie dans quelques m2 à trois : comment ça se passe ?

Le van de Manon a 4 couchages possibles, deux en haut avec le toit relevant et deux en bas sur la banquette arrière dépliée. Mis à part l’importance de se garer sur un endroit plat et pas trop exposé au vent, tout se passe bien. Certes il fait entre 5 et 10 degrés la nuit, brrrrrr, mais c’est surmontable avec du matos adapté : un sac de couchage "momie" de compet'.

Avec des sièges conducteurs et passagers rotatifs, une cuisine où tout est à portée de main, et plein de rangements style « bateau » en bois solides et bien pensés, cuisiner ou se relaxer à l’intérieur en prenant l’apéro est carrément faisable. J’ai trouvé ce van hyper-spacieux à vrai dire.

Pas de douche dans celui-ci, donc toilette de chat avec les réservoirs de 40L … et de fait vaisselle et éventuellement lessive dans la rivière (avec des produits biodégradables bien entendu). Pour l’énergie, une bouteille de gaz pour les 2 plaques de cuisson, deux solides batteries (1 avant et 1 arrière) qui se rechargent lors de la conduite, et un panneau solaire d’environ 1m2 … aucun souci pour recharger nos 3 smartphones et écouter de la musique avec une enceinte bluetooth.

Notre programme étant « No plan is the best plan » on n'a ucune idée des déroulés des journées, et c’est là que la magie du van intervient avec la possibilité de se garer quasiment où l’on souhaite. Il y a pas mal d’applis qui recensent les lieux de parking autorisés, super pratique.

Mots-clés de la vie dans ce van : extérieur, extérieur et ... extérieur, même si l’intérieur est spacieux pour 3. Quelques jours magnifiques, avec deux personnes tout aussi magnifiques qui ont marqué mon début de voyage, et y ont apporté énormément de positif.

Prochaine étape : retour à la civilisation, aux chaussures et peut-être même à la montre (horreur !) à Lisbonne et Porto !

Votre circuit individuel au Portugal, personnalisable et abordable

Circuits inspirés des meilleurs blogs MyAtlas
Personnalisation en quelques clics de votre voyage
Devis instantané, réservable en ligne, sans intermédiaires