Carnet de voyage

Wwooftour2019

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Break professionnel de janvier à septembre 2019, pour voyager dans 4 pays ; Portugal, Espagne, Italie et Grèce. Slow travel, wwoofing pour apprendre un max, immersion dans les modes de vie locaux...
Janvier 2019
240 jours
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Publié le 14 octobre 2018

Chers famille, potes, amis, inconnus…

Lancement d’un nouveau blog pour une nouvelle aventure ; je fais une parenthèse professionnelle et pars en congé sans solde de janvier à septembre, pour voyager dans 4 pays d’Europe du Sud ; Portugal, Espagne, Italie et Grèce.

Je vous partage ici les grandes lignes de ce « voyage de wwoof » pour ceux qui veulent me rejoindre pour découvrir, ou probablement redécouvrir, ces pays si proches.

Quel mois = quel pays ?

Attention, ce sont vraiment des grandes lignes, ça peut largement évoluer. Avec vous aussi, si vous avez des contraintes

15 Janvier – début mars : Portugal. De l’Algarve au Nord, en passant par Lisbonne et Porto. Je serai pour les 3 premières semaines dans une ferme tout au Sud, à côté d’Aljezur.

Début mars – fin avril : Espagne. Région à choisir

Début mai – mi juin : Italie. Région à choisir

Mi-juin – mi-aout : Grèce. Région à choisir

Slow travel kezako ?

Je connais déjà 3 de ces pays par des week-ends par ci, par-là, des vacances d’été, des colos. Mais prendre 8 mois de congés c’est s’autoriser à prendre son temps, à aller au bout de chaque découverte. Selon moi, parce que chacun y met sa propre idée, le slow travel ce sera :

> voyager sans avion et donc renouer avec les trains-couchettes comme en Inde et les bus (ce qui risque de me coûter tout aussi cher, voire plus cher ! #absurditebonjour)

> Etre wwoofeuse, pour tout un tas de raisons, mais surtout apprendre un maximum de choses en agriculture biologique, permaculture ou autres alternatives à l’agro-business, en travaillant contre le gite et le couvert. (Si vous ne connaissez pas encore, c’est ici : https://www.routard.com/dossier-pratique-sur-le-voyage/cid136139-le-wwoofing.html)

> profiter de plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans chaque pays

> rencontrer les locaux, (ce qui implique de parler la langue, un vrai défi car mis à part de bonnes bases en espagnol, je ne parle ni portugais, ni italien et encore moins grec)

> participer à des projets alternatifs selon ce que le voyage et les rencontres me réserveront

A retrouver sur ce blog

J’essaierai de publier régulièrement (sans être tout le temps dans des endroits équipés d’internet) pour vous partager les paysages, l’accueil, les apprentissages et les surprises de chaque pays. Je pense que la préservation de la biodiversité, l’agriculture, la sécurité alimentaire, le climat et les conséquences sur les populations sont des sujets qui me touchent et donc forcément, au-delà des jolies photos, il y aura de ça là-dedans aussi.

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Publié le 8 décembre 2018

Et ce slow voyage a déjà bel et bien commencé ... par les préparatifs qui sont eux aussi plutôt slows. Enfin, en tout cas qui me demandent du temps et surtout ... de la réflexion. Dans l'article précédent, je parlais des éléments que je voulais mettre dans mon slow voyage, en oubliant de parler des achats liés à ce départ.

Coincée entre le Black Friday et Noël, je poursuis la "minimalisation vestimentaire" débuté sérieusement en 2018 : moins de vêtements, mais plus durables (comprendre : éthiques, et plus solides dans le temps, ou d'occasion), moins de gadgets et des achats mûrement réfléchis.

Donc mon objectif pour le Wwooftour est d'essayer de m'équiper d'occasion.

Parce que l'équipement le moins polluant est celui que l'on ne produit pas, qui existe déjà donc, et que l'on peut racheter à quelqu'un qui n'en a plus besoin !

Je dis bien j'essaie, car je sais que toutes mes tentatives de m'équiper d'occasion ne seront pas couronnées de succès, et auront peut-être même un gout de frustration : je pressens tous ces kilos de matériel et de vêtements qui prennent la poussière dans les placards si près de chez moi.

Et côté voyage, et Tour du Mondiste (TDM pour les initiés ... j'ai découvert ça il y a 10 jours) difficile de résister aux lumières clignotantes de la surconsommation. Dernière Gopro à la mode, sac ultra-léger, polaire dernier cri etc. Y'a du business !

Ce qui me permet au passage de lancer une idée - où sont les ressourceries d'équipement sportif ? Et pourquoi ne pas imaginer une ressourcerie spéciale "Tour du mondistes" ? Où sont les marques de sport "éthique" ?

Le monde alternatif que nous voulons est à rêver et construire, alors rêvons et construisons !

(Au passage, je cite extrêmement réjouissante initiative SupporTerre à Nantes qui se monte)

Sur des considérations beaucoup plus basiques : mon sac, mon objectif de 15kg de matos maximum et moi, voici un point d'étape :

Quelques bons sites pour des alternatives au neuf :

Vinted - dont le filtre par marque

videdressing - plus haut de gamme, mais on y trouve du Patagonia par exemple

Patagonia justement - pour ceux qui ne connaissent pas, un (désormais vieux) surfeur qui a quand même fait bouger les lignes avec sa boite. Aujourd'hui ils prônent des pièces hyper solides, la réparation, la revente et le non-achat ! Leur site d'occasion : wornwear

Un peu moins précis, mais toujours utile :

Trocathlon - très peu trouvé de vêtements, mais pour le matos sportif ça a l'air chouette

Le Bon Coin - rien trouvé so far en vestimentaire, mais ça marche très très bien pour tout le reste !

Enfin, ce qui a le plus marché pour moi :

Facebook - bonne pioche !

Votre entourage ... oui il faut en parler. Sans relâche, expliquer que l'on veut minimiser l'impact de son voyage, être très précis sur ce que l'on recherche et parfois, on a des pépites (Dans un autre paragraphe de ma préparation de voyage, c'est par le bouche à oreille que j'ai trouvé un lombric-sitter dans mon quartier!!)

Dernier point si vous aussi vous avez enfin compris que la consommation 1/ne rend pas heureux 2/défonce la nature (on va parler franchement ) un site très très inspirant : le Défi "Rien de Neuf" de l'association Zero Waste France : le pourquoi ? le comment ? le "oui mais c'est trop dur, je vais jamais y arriver" -- tout est expliqué !

Rendez-vous pour le contenu du sac dans un prochain article !

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Publié le 12 janvier 2019

Nous y voilà : le sac est bouclé, et pèse 13kg au lieu des 12kg espérés.

Il ne représente pas tellement un exploit de voyager léger pour 8 mois, car d’une part je ne suis pas en autonomie, et d’autre part j’ai laissé les vêtements d’été dans ma chambre d’ado et ce sont mes fidèles sponsors – alias mes parents – qui me les enverront quand les températures auront changé.

Alléger, alléger, alléger : ça a été mon obsession ces derniers jours. J’ai dépassé la barre des 20% de mon poids, mais il sera toujours temps de minimiser, d’ajuster ou de me rééquiper en cours de route.

Dans l’article précédent, je parlais de mon besoin d’aller vers des alternatives aux achats neufs. Ce n’est qu’en partie réussi- je le savais- mais j’ai trouvé quelques prêts, achats en ressourcerie et surtout j’ai replongé dans le stock familial très bien fourni. Ça sert d’avoir une famille qui randonne et baroude depuis longtemps.

La conclusion c’est quand même qu’il est beaucoup plus tentant, facile et parfois moins cher d’aller vers du neuf que vers de l’occasion. J’en profite pour en remettre une couche sur le Défi Rien de Neuf de l’association Zero Waste, pour se sentir moins seul quand on se demande par où commencer.

Voici donc ce que mon gros monstre de 80L contient :

Les affaires que j’avais déjà :

1 paire de baskets citadines Perus / des tongs / 1 paire de chaussures de randonnée

1 pantalon noir / 1 jean

3 T-shirts manches courtes / 2 chemises / 2 T-shirts manches longues

1 jupe noire

1 pull en cachemire / 1 veste

1 bonnet + 1 écharpe

Des sous-vêtements réduits au minimum

1 liseuse

1 chargeur de téléphone

1 appareil photo avec chargeur, 2ème objectif et zoom

1 disque dur externe

1 lampe frontale

Petit sac de 25L (emprunté)

1 gourde en inox isotherme

1 kit zero déchet avec couverts de voyage, gobelet et tote-bag

1 écharpe en coton

1 agenda – pour assouvir cette fâcheuse tendance à noter jour après jour ce que je fais

1 carnet de voyage reçu en cadeau

Des écouteurs

1 bombe lacrymo

Affaires trouvées dans le stock familial

1 batterie de secours pour téléphone (et liseuse)

2 serviettes en microfibre

1 oreiller gonflable – (réparé ! 😀)

2 T-shirts manches longues thermolactyl

Le petit sac de 25L

Affaires empruntées ou achetées d’occasion

1 pantalon de rando transformable en short

1 kway pour le wwoofing – acheté chez Emmaüs

Le Big fat sac de 80L

Affaires neuves

1 leggings

1 pantalon de travail renforcé aux genoux

2 paires de chaussettes avec 90% de laine

Et surtout, ma veste 3 en 1 : parka/doudoune. Très confortable et multi-fonctions

1 PC

1 duvet plume – très chaud et très léger

Trousse de toilette :

1 mini-flacon d’huile d’amande douce (multifonction : démaquillant, hydratant peau & lèvres, voire masque cheveux)

1 mini-flacon de savon spécial visage

Déodorant / savon / shampoing solide dans des mini-boites en plastique

1 rasoir / 1 pince à épiler

1 tube de crème solaire bio

1 gant de gommage / 1 brosse à cheveux pliable / 1 brosse à dent de voyage

1 cup menstruelle

1 tube de savon lessive à la main

1 pharmacie basique avec 10 comprimés dedans (rhume, cystite, allergies, compeed, 1 baume du tigre et 1 flacon d’huile essentielle de menthe poivrée - très efficace pour moi sur les migraines)

Trousse de toilette : Je l’ai conservée intacte – donc minuscule - en enlevant simplement le tube de rouge à lèvre, trop occasionnel pour que j’accepte de le porter. Je n’ai emporté aucun vernis, en revanche je n’ai pas pu sacrifier mon gout pour les bijoux et spécialement les boucles d’oreilles et je confesse qu’une bonne moitié de ma collection est du voyage !

Mon portefeuille et son peu de contenu – quelques billets, ma carte d’identité avec mon groupe sanguin scotché dessus, les numéros d’urgence de mes sponsors, une carte d’assurance voyage, la carte européenne d’assurance maladie et voilà !

Niveau photo, la plupart des voyageurs illustrent ce genre d’article avec une jolie photo où tout est étalé symétriquement sur le lit. La réalité ressemble plutôt à ceci, et puis tout est déjà empaqueté et j’ai une grosse paresse de tout ressortir !

Dimanche, départ en train couchette pour Lisbonne !

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Départ en train à Paris-Montparnasse sous une pluie battante, c’est tout juste si j’ai eu le temps de croiser quelques vieillards coiffés d’un béret au milieu de la population habituelle d’une gare à Hendaye, avant de m’engouffrer avec impatience dans le trenhotel Hendaye-Lisbonne.

Un de mes souhaits pour ce voyage est de polluer le moins possible et donc de voyager en train (et en même temps, avec un break de 8 mois, ce n’est pas comme si j’avais vraiment besoin de relier Paris à Lisbonne en 2h). Rajoutez à cela que les trains-couchettes me manquent depuis mon incroyable année en Inde, et me voici, perchée sur la couchette du haut, essayant de ne pas sourire non-stop, jonglant entre anglais-français-espagnol-portugais avec le contrôleur, observant le remplissage progressif des cabines au grès des arrêts et enfin dormant paisiblement, bercée par le ronron du train.

Info pratique : The Man in Seat 61est un site génial répertoriant tous les bons plans pour parcourir le monde en train. J’ai payé 38€ pour le train-couchette mais il faut rajouter 50€ pour le Paris-Hendaye, même en m’y prenant tôt.

J'aimerais dire qu'à l'arrivée à 7h20 heure locale (8h20 en France) sur un quai de la gare Santa Apolonia (ah ce nom !) j’étais pour mon premier jour de voyage en forme et très enthousiaste. Enfait ... j'ai déboulé à moitié groggy de sommeil sur les pavés glacés de Lisbonne, sans aucune idée de quartier à visiter et du trajet, et mes 3 mots de portugais se sont à moitié transformés en espagnol sitôt sortis de ma bouche, dommage pour ce premier tenancier de café !

Heureusement, vers 11h les doux rayons de soleil m'ont peu à peu réchauffée et même fait oublier l'hiver. Finalement, j'ai profité d'une journée 'Go as the flow' à suivre mes envies, les orangers, les azulejos et les pasteis de nata. Une exploration à découvrir en photo seulement car je passerai plus de temps à Lisbonne d’ici début février et j’en ferai probablement une autre étape de blog.

Lisbonne - 14 janvier 2019 

A 16h, départ pour l’Algarve dans un autobus. Ma brève expédition urbaine se termine avec un coucher de soleil magnifique. Wwoofing, nous voilà !

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Publié le 27 janvier 2019
Bordeira 

Voilà déjà quasiment 2 semaines que je suis en wwoofing à la pointe extrême sud-ouest du Portugal : la ferme Monte da Cunca est dans le village de Carrapateira, lui-même situé sur un très beau parcours de randonnée : la Rota Vincentina.

Dans cette invraisemblable communauté menée par un couple italo-autrichien, il y a bien sûr plusieurs jardin et animaux, mais surtout beaucoup plus que de l’agriculture : des appartements en location saisonnière, de la construction & rénovation, du surf, des projets d’éducation et de santé alternatifs, une accumulation d’objets stockés en attente de réparation et des panneaux photovoltaïques et solaires partout. Je ne savais pas à quoi m’attendre pour cette première expérience, mais difficile de s’attendre à Cunca.

Mieux que 10 ans de scoutisme : 10 jours ici ! Mots-clés : autonomie et vie en collectivité. Les bâtiments en paille et bambou sans chauffage sont surement parfaits l’été, mais l'hiver et le camping ne font pas forcément bon ménage... même au portugal. Les toilettes sèches sont éloignées du dortoir, les palissades en bois vermoulues ... bref, je découvre de nouvelles illustrations des mots "spartiate" et "rustique" ! 😀

Monte da Cunca, Carrapateira 

Les tâches

Je vais enfin pouvoir enlever ‘cinéma, yoga et course à pied’ du bas de mon CV pour remplacer par au choix : faire et entretenir du feu, manier le couteau, la brouette, l’échelle, les nœuds de cordage, la bèche, le pinceau, la fourche, semer, désherber, faire des buttes de culture en lasagne, arracher des poireaux, récupérer des œufs encore tièdes, cuisiner pour 15 personnes et finir la journée avec un joyeux mélange d’anglais mêlé de 10 accents différents.

La citadine que je suis a du se retrousser les manches plus d’une fois pour parvenir à ce qu’on me demandait, mais c’est bien sans regret et c'est pour ça que je suis là : apprendre à faire quelque chose de mes 10 doigts !

A Cunca, de nombreux animaux n’ont pas d’utilité si ce n’est nous tenir compagnie et apporter de la beauté ; chats, chiens, poules et canards, chevaux, cygnes et paons. Mention spéciale à l’oie qui me course plusieurs fois par jour en se prenant pour un chien de garde !

Ce que je préfère pour l’instant : cultiver le jardin et mon émerveillement en même temps : méditer en ayant les mains dans la terre, voir les semences s’éveiller (et les limaces avec). En ce moment au jardin ; poireaux, oignons, choux, choux fleurs. Peu de choses, on prépare donc pour le printemps avec la matière première disponible sur place : herbe du désherbage, fumier et fientes de poules.

Temps libre

La ferme est entre montagne et océan. Dès la première minute libre du premier jour, j’étais dans un canoë, en route pour la plage par un merveilleux lagon. Les fraîches températures d’hiver ne m’ont vraiment pas donné envie encore de me baigner, même si l’eau est moins froide qu’il n’y parait.

Les journées passent vite, mon corps s’habituant doucement à être actif tous les jours, adaptant son besoin de sommeil et de nourriture. En deux mots, les ressentis sont plus intenses : quand j’ai faim ... j’ai vraiment faim, idem pour le sommeil, je ne résiste guère à quelques bâillements. Le rythme est intense : à 16h, il y a toujours quelqu’un pour proposer d’aller au village, de faire du yoga, ou de diner à Aljezur.

Ce weekend ; virée trempée à Lagos, peu de choses à en dire ou à en montrer donc. Dimanche, 10 km de randonnée en solitaire sur la Rota Vincentina ; chemin de randonnée réputé qui passe par la ferme. Quelques heures volées à la vie en communauté, pour rejoindre Bodeira par les montagnes et vallées. Un paysage magnifique : chêne liège, argousier etc, et un troupeau de chèvres / vaches qui me réveille de ma sieste au soleil.

Rota Vincentina 
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65kg d’herbe désherbée, 10 buttes de culture en lasagne achevées et 1 paire de gants trouée plus tard (note pour plus tard : en prendre des plus solides) j’ai - déjà - fini ma première expérience de wwoofing au Portugal.

Dimanche dernier on est allés au « Flea Market », une brocante/marché à ciel ouvert dans un champ à côté du village Barao de Vila Sao (ou quelquechose dans le genre !) et comme de nombreuses manifestations rurales, on retrouve tous les voisins de Monte da Cunca + toute la population hippie de l’Algarve, qui vit généralement dans des vans ou camions.

Astrologie, artisanat, tatouages, massages, encens, attrapes-rêves, jam sessions et de très bons stands de plats et gâteaux végétariens et vegan. J’ai acheté à un vieux scandinave un opinel gravé, qui m’a déjà beaucoup servi depuis. Honnêtement c’était super, une petite tranche d’économie locale et de lien social, le tout sous le soleil, en musique et dans une bonne humeur contagieuse, et je pense que si je suis sortie de sans dreadlocks et anneau dans le nez, je suis maintenant dreadlocks-proof ! 😀

C’est marrant ce choc des cultures entre ces hippies nomades, qui vivent clairement leur utopie avec un minimum d’argent, et les riches et jeunes retraités qui viennent peupler et bétonner les villages. Deux façons de vivre sous le soleil portugais.

Si on enlève un gros rhume … aucun lien avec le fait que les toilettes sèches soient quasiment en plein air bien sûr, ni avec le dortoir non-chauffé en terre-battue, j’ai vécu une belle soirée internationale, initié avec Manon, co-wwoofeuse, ou l’on a partagé des plats de nos pays. (#piledecrèpes #facile #breizh) Quitte à ne pas avoir de wwoofeur portugais, et à ne pas apprendre de portugais, autant faire avec ce qu’on a sous la main.

Les moments de convivialité avec tous les wwoofers et les propriétaires ont été rares ici, il y a même eu quelques tensions, dues notamment – mais pas seulement - à un climat familial un peu perturbé. Il manque de la communication sur les tâches à faire, les priorités et les compétences que chacun peut apporter pour rendre ce lieu magnifique vraiment cohérent dans l’éco-responsabilité et plus accueillant pour les futurs wwoofers. Les rencontres avec quelques wwoofers m’ont permis d’avoir du « serrage de coudes » et l’on part même en roadtrip pour clôturer cet épisode sur une note positive.

Petite explication de la première photo : ce n'est pas un palmier mais bien un chou portugais, qui a tendance à se prendre pour un arbre. J'ai des graines pour ceux que ça intéresse !

Et bien sûr, le coin reste époustouflant, un refuge pour la biodiversité. C’est en expérimentant la vie à la campagne, au contact d’animaux et de plantes que je ne vois jamais que je réalise à quel point elle est utile, et apaisante, mais aussi menacée et à protéger. Et je suis bien déterminée à explorer le bénévolat-nature à mon retour à la vie sédentaire.

Si pour vous aussi, entendre un crapaud ou tenir un scarabée dans votre paume, ou observer des nids de cigognes a quelque chose de magique qui vous renvoie directement à l'émerveillement de vos 5 ans, je vous recommande de sauter le pas et d’aller faire un tour sur ces sites, qui sont des mines d’informations :

France Nature Environnement

Ligue pour la Protection des Oiseaux

Fondation pour la Nature et l’Homme

Prochain article : le roadtrip-Algarve-to-Lisboa-3 personnes-1 van !

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2eme étape du voyage : un roadtrip de 3 jours dans « Steep », le van terriblement confortable de Manon, co-wwoofeuse hollandaise en plein voyage en Europe, avec Christian, co-wwoofeur débarqué directement des USA quelques semaines plus tôt.

Déjà que l’expérience de wwoofing n’était pas particulièrement stressante niveau horaires, on est là un cran supérieur dans le slow-voyage : yoga, sieste, grimpette vers les falaises, bavardages avec d’autres hippies et surtout temps libre ...

Christian est cuistot. T.O.U.J.O.U.R.S embarquer un cuistot en voyage ! On a donc très bien mangé, bien bronzé, évité l’enfer de la saison touristique, pu contempler pour nous seuls l’Océan, les surfeurs qui attendent la vague dès 8h, la campagne de l’Algarve et les villages blancs … pour la couleur des murs et la couleurs de la majorité des têtes !

1ere nuit à Sagres, tout en bas du Portugal, avec ce sentiment d’avoir atteint le bout du bout du monde …

2ème nuit à Praia do Barranco Beach, après une session de yoga-sable très intense et un bain de mer revigorant, au milieu d’une dizaine de vans/camions aménagés et d’une tribu de nomades pieds-nus, accompagnés de quelques cochons (ne me demandez pas d'où venaient les cochons, je n'en ai aucune idée)

Copyright @manonhessel  (pour certaines) 

3ème nuit au bord du lac de Santa Clara, plus grand lac artificiel du Portugal, pourvoyeur d’électricité hydraulique.

Détour sympa et panoramique par Monchique, montagne avec une source d’eau minérale, pour remplir les réservoirs d’eau du van. Pour fêter l'arrivée au sommet mais aussi les bienfaits résultants d'un souci constant de bien s'hydrater, on a bu une bouteille de bière Sagres !

Copyright @manonhessel 

Maintenant qui dit roadtrip dit vie dans quelques m2 à trois : comment ça se passe ?

Le van de Manon a 4 couchages possibles, deux en haut avec le toit relevant et deux en bas sur la banquette arrière dépliée. Mis à part l’importance de se garer sur un endroit plat et pas trop exposé au vent, tout se passe bien. Certes il fait entre 5 et 10 degrés la nuit, brrrrrr, mais c’est surmontable avec du matos adapté : un sac de couchage "momie" de compet'.

Avec des sièges conducteurs et passagers rotatifs, une cuisine où tout est à portée de main, et plein de rangements style « bateau » en bois solides et bien pensés, cuisiner ou se relaxer à l’intérieur en prenant l’apéro est carrément faisable. J’ai trouvé ce van hyper-spacieux à vrai dire.

Pas de douche dans celui-ci, donc toilette de chat avec les réservoirs de 40L … et de fait vaisselle et éventuellement lessive dans la rivière (avec des produits biodégradables bien entendu). Pour l’énergie, une bouteille de gaz pour les 2 plaques de cuisson, deux solides batteries (1 avant et 1 arrière) qui se rechargent lors de la conduite, et un panneau solaire d’environ 1m2 … aucun souci pour recharger nos 3 smartphones et écouter de la musique avec une enceinte bluetooth.

Notre programme étant « No plan is the best plan » on n'a ucune idée des déroulés des journées, et c’est là que la magie du van intervient avec la possibilité de se garer quasiment où l’on souhaite. Il y a pas mal d’applis qui recensent les lieux de parking autorisés, super pratique.

Mots-clés de la vie dans ce van : extérieur, extérieur et ... extérieur, même si l’intérieur est spacieux pour 3. Quelques jours magnifiques, avec deux personnes tout aussi magnifiques qui ont marqué mon début de voyage, et y ont apporté énormément de positif.

Prochaine étape : retour à la civilisation, aux chaussures et peut-être même à la montre (horreur !) à Lisbonne et Porto !

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Publié le 23 février 2019

Une petite entorse au slow-voyage pour emmener Maurice visiter en une semaine-éclair Lisbonne et Porto. Maurice est le nom donné à mon sac à dos de 80L. Maurice a ses humeurs, ses pétages de coutures et quelques kilos en trop mais c'est un costaud, et comme c'est ma "maison" pendant 8 mois, on a plutôt intérêt à s'entendre lui et moi.

Me voilà avec ma chère Orphée, amie d’école, sur les pavés glissants de Lisbonne pour rejoindre l’auberge hyper-centrale qu’elle a réservée. (Travellers House … testée et approuvée. Plus d'infos ici)

Je ne vais pas réécrire ce que d’autres font très bien sur ces villes, ce n’est pas le but de mon blog simplement résumer les meilleurs moments /adresses qui ont fait de cette semaine une parenthèse géniale dans mon voyage et qui pourraient être utiles.

Lisboa Copyright Orphée (pour certaines)

1er jour : Evidemment Portugal dit « pasteis de Nata » on n’a pas fait la queue pour ceux de Belém, mais on a dégusté les nôtres à 10h du matin au Time Out market, chez Manteiga, avant de marcher jusqu’à LX Factory, une friche reconvertie en lieu artistique-culturel type Darwin à Bordeaux ou les Ecossolies à Nantes, dont la vue depuis le toit vaut le détour.

Puis le miradouro de Santa Lucia, avec une orange (cueillie dans la rue, elles sont comestibles et avec un peu de chance elle sera bonne) et une bière à l’heure du coucher du soleil.

2eme jour : Illustration parfaite du gros cadeau fait de soi à soi: une entrée au merveilleux spa du Palacio do Governador hôtel, situé à Belem. Histoire de s’habituer en douceur à une vie de travail physique à l’extérieur. Hammam, sauna, immense piscine, l’endroit pour nous seules … le tout pour un ticket d’entrée à 25€.

Le soir on s’inscrit au « Street art tour » proposé par l’auberge dans les quartiers historiques (et ô combien pentus) de l’Alfama et de Mouraria (nom issue de l’occupation des Maures) pour admirer quelques fresques chargées d’histoire.

Lisboa 

Dernier conseil pour Lisbonne : j’y ai mangé le meilleur gâteau au chocolat de ma vie ! Si si ! C’est chez Cruzes Credo, un petit restaurant juste derrière la cathédrale, et si le cuistot-indien-magicien qui y officiait ce soir-là y est encore, vous vous souviendrez longtemps du plaisir de ce gâteau. (Au passage, j'ai aussi évidemment donné dans la bacalhau ... sans grand succès. Trop salée, un peu cramée. Je préfère nettement les poissons frais, au premier rang desquels, la sardine ! Keep it simple)

Entre Lisbonne et Porto se trouve le village de pêcheurs devenu village de surfeurs de tous les records : Nazaré. Notre escapade n’aura pas été synonyme de grosses vagues, (à découvrir ici ceci dit pour de l'adrénaline derrière son écran) mais tout le reste y était : poisson frais et glace à l’italienne, plage de sable fin, funiculaire, falaise et vieux pêcheurs n'ayant jamais entendu parler du vertige.

Nazaré, Praia do Norte 

Porto, deuxième ville du Portugal, au Nord, a été un gros coup de cœur pour moi dès l’arrivée. Vibrante d’histoire, de beauté, de culture … je ne saurais l’expliquer, c’est comme la découverte de Nantes, ce sentiment que quelque chose se trame dans les rues, au milieu des places, derrière les murs, dans les esprits des habitants. L'énergie contagieuse d'une ville.

Jour 1 : Temps un peu maussade, les façades et églises d'azulejos bleus rattrapent le tout. Après être tombées nez à nez avec deux copines d’Orphée de passage à Porto pour le weekend, on se fait un bon dîner au restaurant A Grade, familial et sans chichi, arrosé de Porto Tawny. Olala qu'est-ce que c'est bon le Porto !

Jour 2 : Je m'étourdis de la vue depuis le pont Louis 1er, sous une lumière radieuse. L’horaire n’étant pas adapté pour une visite guidée des caves de Porto (pourtant elles ne manquent pas mais ce n’est peut-être pas encore la pleine saison touristique ... ou peut-être qu'on l'a déjà vraiment bien bien dégusté la veille au soir !) on passe l’après-midi en terrasse au Bacchus Vini avec une immense planche de fromages portugais (avec leur confiture de citrouille ... visiblement une tradition portuguese) et deux verres de vin blanc.

Porto 

Mon ressenti après cette semaine urbaine : ravie d'avoir passé du temps (mon seul luxe pendant ce voyage) avec une bonne amie, mais malgré tout, difficile de se réhabituer à la ville après la campagne. J'ai hâte d'y retourner, de retrouver le rythme slow de la nature. Prochaine étape : Mathilde fait du cheval à Golegã !

Porto 
Porto  
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Publié le 27 février 2019

Avec un peu de retard, un article sur une expérience courte mais intense dans un centre équestre portugais. Courte, car les 10 jours se sont transformés en quatre, vous lirez plus loin pourquoi. Intense, car mes proches savent que les chevaux ce n’est pas vraiment mon truc. Mais j’avais dans un coin de ma tête de faire quelque chose pour y remédier, alors autant profiter de la page blanche qu’est ce voyage pour me lancer un défi !

Golegã, capital do cavalo

Me voilà donc fraîchement débarquée du train depuis Porto à Golegã, Capital do cavalo = capitale du cheval. (Il semblerait que j’ai fait de fulgurants progrès en portugais). Petite ville de 5 000 habitants à environ 100 km de Lisboa dans les terres, qui ne vit que pour ses chevaux lusitanos, et pour la feria annuelle qui dure 1 semaine en novembre et rassemble des milliers de bipèdes et encore plus de quadrupèdes...

On y retrouve les maisons blanches à liserés et les orangers partout, les nids d’hirondelles. Rajoutez juste une place du village qui est en fait un manège à cheval, et des habitants qui sont passés du « chéri je sors promener le chien » à « chéri je sors promener le cheval ». Oui, ils promènent le cheval au bout d’une longe.

Pedro vient me chercher à la gare, un café et je découvre les écuries, le manège et les dépendances baignées de soleil. Il y a 14 lusitanos, 3 lévriers et une imitation de jack russel. Pedro est le gestionnaire du lieu et il y a 3 autres wwoofeuses, dont 2 cavalières expérimentées. J'avais cru comprendre qu’on logeait sur place, malheureusement c'est pour les clients qui viennent faire des stages dans le centre équestre, et nous sommes logés dans une minuscule maison dans le village à côté. Logistiquement compliqué, mais l’essentiel de la journée se passe de toute façon aux écuries, avec accès à la terrasse, à la piscine et aux jardins.

Voilà pour l’immersion.

Pour l’action : autant dire que les premiers hennissements, coups de pattes nerveux contre la ferrure ou brefs mouvements de panique ont été de parfaits testeurs de self-control. Rapidement, j’ai saisi que les chevaux étaient probablement plus effrayés que moi, et on m'a montré les quelques ‘trucs’ pour les calmer. Et immanquablement, trois heures après mon arrivée, j’étais sur un lusitano, trottant puis galopant ! Après une telle entrée en matière, et après avoir constaté que Uivo, le cheval-pour-les-débutants n'avait pas en tête de m’éjecter de son dos, les choses se sont améliorées : j’ai pu retrouver mon calme et même profiter du moment. Maxi-shoot d'adrénaline. Moi qui cherchait un défi, et qui n'avais plus approché un cheval à moins d'un mètre depuis le poney du centre aéré il y a 25 ans, je peux dire que j'y suis allée à fond.

Les jours suivants, étape par étape, je me suis entraînée à faire les choses qui me faisaient peur : approcher, caresser, sortir du box, brosser, nettoyer les sabots, harnacher, promener et faire courir avec une longe dans l’arène. Et évidemment monter à nouveau. Jour après jour, j’ai travaillé mon calme et mon énergie : je suis finalement parvenue à mettre Uivo au trot et à l’arrêter, avec la voix et les jambes.

Le travail de wwoofing aux écuries.

Les tâches étaient répétitives mais m’ont permis de bien connaitre les réactions des chevaux avant de monter : nettoyer les box chaque matin (ce qui implique de rester dans 6m2 avec un animal d’environ 500 kg … on m’aurait dit cela il y a quelques mois), nourrir à la paille et au grain matin et soir, et selon les jours, nettoyer plusieurs chevaux, les monter ou les faire courir dans l’arène pour les photographier/filmer pour la mise en vente.

Le fait d’avoir 2 autres wwoofeuses expérimentées a été un énorme atout : même face à un cheval cabré à quelques mètres d’elles, cherchant à jouer pour tromper son ennui, aucun signe de panique. Observer et imiter. Ne pas oublier qu’il s’agit d’un animal dont la seule issue en cas de danger est de courir, ou de ruer s’il est enfermé.

La chute ...

Au milieu de ces riches journées, les soucis financiers de Pedro que j’avais cernés dès l’arrivée se sont accumulés et l’ont mis au bord de la faillite. Rapidement, les chevaux ont été rendus à leurs propriétaires et tous les soucis que ça représentait ont compromis le séjour. Je pense que l'environnement équestre brasse énormément d’argent et que certains passionnés ne sont pas toujours assez businessmen.

J’ai donc appelé en catastrophe mon prochain lieu de chute, et j’y suis arrivée avec une semaine d’avance. Ce sera le prochain article, en cours de préparation. Malgré tout, cette parenthèse équine aura été vraiment géniale et m’aura rendue très fière de moi.

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Publié le 11 mars 2019

Le lieu où je suis arrivée en avance n’est pas une ferme (je suis passée par la plateforme Workaway et non pas Wwoof Portugal) mais une grande propriété tenue par 2 jeunes allemands depuis 1 an. L’objectif est d’en faire un lieu de retraites (yoga, méditation, développement personnel etc…). Pourquoi et comment ai-je atterri ici ? Pour l’aspect slow & écolo bien sûr et plus précisément l’objectif d’autosuffisance alimentaire en légumes en 2022. Donc, m’y voilà depuis 1 mois maintenant : on dirait que le rythme d’écriture des articles est lui aussi au diapason du voyage : slow !

Four Trees - the conscious farm 

C’est peu dire que je m’y sens bien : les bâtiments sont propres et super confortables (adieu dortoir non-chauffé avec 8 ronfleurs), la déco est minimaliste (adieu accumulation de vieux tracteurs et outils agricoles démantelés dans un coin), les repas délicieux et pris en commun, a priori il n'y a pas de risque de faillite immédiat (!!) les vues sur les collines et vallées sont à couper le souffle (je me le dis encore 3 fois par jour même après 1 mois) , il y a une piscine (à 14 degrés), une salle de gym équipée et du matériel de yoga tout neuf. Tout y est ! Et en même temps, je pense qu’il vaut mieux car … je suis dans le trou du Portugal ! J’ai changé de région, depuis l’Algarve dans le Sud, je suis maintenant dans l’Alentejo (j’y étais déjà pour les chevaux à Golegã) qui est réputé être le grenier du Portugal. Mais clairement c’est pas la foule. Densité moyenne de l’Alentejo : 24 habitants/km. Contre 112 habitants/km au Portugal et 90 en Algarve. Densité constatée sur le terrain: ayant rencontré environ 13 locaux en 1 mois, je dirais que le chiffre 24 est assez surfait.

Le travail quotidien – let’s make this garden great again

Pas d’heures de travail fixes ici mais un beau défi : relancer un jardin de 100m2 en repartant de ce qui était cultivé l’an passé et en incorporant plus d’éléments de permaculture. Première étape : comprendre le fonctionnement du sol. Pour cela, un bouquin m'a vraiment bien aidée : Teaming up with microbes de Jeff Lowenfels and Waynes Lewis. Disponible en français sous le titre "Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes. Guide du réseau alimentaire du sol à destination des jardiniers".

Un peu fastidieux et frustrant de lire - en prenant des notes - au lieu d’aller mettre les mains dans la terre. Mais c’est grâce à cette alternance entre théorie et pratique que je suis quasiment incollable sur le Food Web (réseau alimentaire vivant du sol), le cycle de l’azote, du carbone et de l’oxygène et les principes de base comme la différence entre bactéries, champignons, algues, et sol argileux, sableux ou limoneux. Tout un programme !

Et au passage, ça m’a permis de comprendre tout ce que j’avais fait de faux sur ma terrasse nantaise l’an passé ! Désolé aux tomates, poivrons, haricots et autres fraises que j’ai laissé en mode survie et qui ont quand même produit quelques trucs comestibles.

Les premières semaines ont été consacrées à deux gros projets parallèles :

> lancement d’un compost à chaud. C’est globalement une façon d’accélérer le traditionnel tas de compost au fond du jardin en utilisant intelligemment les matières azotées et carbonées, l’eau et l’ensoleillement. La méthode Berkeley prône une décomposition totale en 18 jours, si tout est bien paramétré. Ici dans les paramètres qui ont foiré il y a eu plusieurs jours de pluie, et l’absence d’un thermomètre permettant de prendre la température au cœur du compost, donc je vise plutôt 1 mois pour pouvoir l’utiliser. C’est déjà mieux que 6 mois à 1 an sans y toucher. (Au passage j’ai eu une pensée émue pour mes petits lombrics en pension chez un voisin à Nantes. Je reviens bientôt les petits …)

Compost à chaud - à retourner fréquemment ! 

> semis sous serre en pagaille. Alors là, le côté débrouille et organisation ont été les 2 mots clés. C’est-à-dire que 500 semis plus tard, je suis contente d’avoir fait des étiquettes avec la date de et la variété de chaque semis. C’est dingue quand même à quel point au départ un plant de chou-fleur ressemble à un plant de roquette, d’épinard ou à une capucine. Et une tomate à une aubergine ou à un oignon rouge.

Environ 500 semis sous serre !  

En plus de ces 2 projets enthousiasmants et exigeants ;

> La nature ne laisse jamais un sol vide. Jamais. Résultat : 100 m2 de pissenlits et autres végétaux qui ont poussé depuis l'automne, à désherber à la main. Un peu fastidieux, mais avec 2 bébés canards c’est plus marrant ! Oui donc les proprios ont acheté 2 bébés canards pour rejoindre la basse-cour mais en attendant qu’ils grossissent un peu ils restent dans le jardin. Je les ai baptisés Engrais1 et Engrais2 pour leur faire comprendre ce que l'on attend d'eux en ce moment … Je fais semblant d’en rire, mais ils sont trèèèès mignons.

Le jardin potager - 100m2 à désherber et préparer pour les semis 

Pour le reste de la préparation du sol, c’est le No-dig ("ne pas creuser") qui l’emporte. C’est-à-dire on laisse tout sur place pour nourrir le réseau alimentaire, on ne laboure surtout pas et on fait des micros-sillons ou trous là où on veut planter /semer.

Dans les jours à venir, on consolide les plans des parcelles de 6m x 1m, on nettoie le poulailler pour en récupérer les fientes, on réutilise la cendre dans le terreau pour les pieds de tomate et … on plante !! Et avec tout ça, il faudrait que je trouve la ferme suivante ... en Espagne ! La slow life - tudo bem comme diraient les locaux - et le plaisir de faire pousser un potager m'ont quelque peu ... ralentie !

Réflexions sur mon apprentissage & compétences acquises

Les proprios, bien que très intéressés par l’idée d’aller vers un jardin plus naturel & productif n’ont que peu de temps à y consacrer. Donc c’est autonomie, expérimentation, confiance, erreur, bienveillance et c’est le meilleur cadre pour apprendre. Il faudra plusieurs années avant que l’on atteigne l’idée de forêt comestible, mais grâce à moi le potager sera passé de monocultures à des plantes-compagnes, avec l’introduction de plein de nouveaux plants et aussi des fleurs comestibles pour renforcer le système et éviter les maladies, et une réflexion sur le design pour perdre le moins de temps possible en allant chercher de quoi cuisiner ! Un mois gagnant pour ce lieu – j’espère que les clients de cette saison goûteront à tous ces délicieux légumes – et pour moi qui ai plus appris en 1 mois ici qu'en plusieurs années en France !

Plusieurs fois mon cerveau s’est trouvé en ébullition, complètement bloqué par l’avalanche d’information disponible. Je rejoins assez l’opinion qui veut que la permaculture soit une notion très vaste, galvaudée et pas toujours suffisamment recherchée scientifiquement.

Evidemment, ce que j’ai pu faire comme projets ici ne représente que 0,05% de ce qu’il est possible de faire en permaculture, et j’ai seulement approché les notions telles que la gestion de l’eau, l’énergie, les fonctions respectives de chaque élément, l'efficacité dans le design et dans le travail humain à incorporer etc...

Mais dans le contexte de retour à la terre de pas mal de citadins qui débutent en agriculture et sans vouloir refaire le chapitre sur l’effondrement de la biodiversité (et donc de nos sociétés hein !), c’est un moment intéressant dans l’histoire pour que - même à la plus petite échelle - on arrête de labourer, de monocultiver et de tout défoncer à coup d'engrais chimiques ! Je grince des dents dès que j'aperçois un champs ou un jardin labouré maintenant. Quel cercle vicieux ! Et que de solutions possibles pour en sortir !

Pendant mon temps libre

Je suis la seule wwoofeuse, il y a souvent des amis et de la famille de passage et dans ce cas le temps libre se résume à refaire le monde autour d’un bon gâteau et d’un café/thé. Quand le besoin d’être seule se fait sentir, ce qui arrive quand même tous les 2/3 jours chez moi, je n’ai jamais fait autant de yoga, de méditation et de randonnée qu’ici. (En même temps ce n’est pas comme si j’allais filer au bar du village pour taper une belote avec les voisins) L’ambiance slow me va bien pour l’instant, car le travail de potager-permaculture est très gratifiant. J’ai aussi profité du repos mental qu’est cet endroit pour lire --> Bientôt un article de blog sur mes lectures.

Autour des bâtiments, il y a 20 hectares de terrain, qui sont le terrain de jeu de 3 chevaux, secourus par les proprios. On ne monte pas, les chevaux ne sont pas ferrés. Ils sont là pour la beauté du lieu et des yeux. J’ai hésité jusqu’au dernier moment à en parler ici mais je me suis fait mordre le bras droit par un cheval très énervé le premier matin de mon arrivée ! Aouch ! Ce n’est pas ce que je veux retenir de ce lieu et surtout, je ne veux pas revenir à mon état de peur-équine-pré-Golegã. Mon programme maintenant est donc de retourner les voir chaque jour. (J’évite quand même celui qui a pris mon bras pour une carotte, je ne suis pas sado non plus) Voilà pour mon bras droit. Pour mon bras gauche, j’ai subitement eu la délicieuse idée de mettre mon poing dans le compost jusqu’au coude pour tester la température (en l’absence d’un thermomètre à compost … si vous avez bien suivi plus haut.) au milieu de ravissantes chenilles processionnaires. Ma passion pour le compost me perdra. 3 jours d’urticaire (et de méditation !) Voilà mes deux bras baptisés. Hâte de voir ce que la suite du voyage réserve à mes deux jambes !

Tudo Bem - la slow life au portugal 
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Publié le 25 mars 2019

De livres et vous ... je ne pouvais quand même pas titrer "Des livres et moi" même si c'est le sujet !! Et puis je suis en quête permanente de nouveaux titres, alors oui, cet article vous concerne aussi !

Dès que j’ai du temps, idéalement un trajet en train, sinon juste un besoin de ralentir, je me fais du thé et je passe des heures à lire. Grande partageuse / emprunteuse de livres dans la « vraie vie » je me suis rabattue sur ma liseuse pour des considérations de poids de Maurice et j’ai été gâtée à Noël en chèques-cadeaux à transformer en moments de bonheur. Voici donc mes dernières lectures inspirantes. (Et de jolies photos ...)

Nicolas Bouvier – L’usage du monde

« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui même. On croit qu'on va faire un voyage mais bientôt c'est le voyage qui vous fait ou vous défait. »

Grande lectrice de récits de voyageurs ou vagabonds (Coucou Sylvain Tesson, Alexandra David-Neel, Sonia & Alexandre Poussin, Jack Kerouac et tous les autres…) j’ai réussi à attendre 29 ans avant de découvrir Nicolas Bouvier ! Deux années de déambulation dans les 50’s entre l’Europe et le Khyber Pass, au rythme des saisons, des finances, des envies… ça c’est du slow-voyage, de l’expérience quotidienne, des hauts et des bas, de la beauté et des galères, des rencontres quotidiennes uniques et pleines d’incompréhension. Difficile de décrire le pouvoir d’ensorcellement de ce roman.

Cheryl Strayed - Wild

Vous avez peut-être vu le film où Reese Witherspoon interprète cette jeune femme qui décide de se lancer un défi pour sortir d’une phase particulièrement noire de sa vie : randonner pendant 3 mois en autonomie sur un chemin de randonnée Américain, le long du Pacifique. Sans avoir jamais randonné auparavant. Ce n’est en aucun cas de la grande littérature, mais c'est une belle histoire, et évidemment mon départ en vadrouille avec Maurice n'est pas pour rien dans l’intérêt pour ce récit (vu son passé, je suis quand même pas dans l'identification). Maintenant j’ai aussi envie d’aller randonner aux USA !

Henry David Thoreau - Walden ou la vie dans les bois

Je crois que tout le monde autour de moi en a entendu parler. D’une part parce que j’ai mis six bons mois à l'achever et d’autre part parce que bon nombre de chapitres écrits au milieu du XIXème résonnent fort aujourd’hui pour tout esprit un minimum critique/alternatif. Diplômé d’Harvard, Henry David Thoreau l’intellectuel a opté pour la sobriété heure, la contemplation détaillée de la nature, le retour à la terre, le minimalisme et même la tiny house ! J’ai maintenant envie de lire ses autres ouvrages et notamment celui sur la désobéissance civile.

Colin Beaven - No Impact Man

Achevé hier ! Une chouette lecture, très simplement écrite, sur un auteur new-yorkais qui décide de tester pendant 1 an un mode de vie avec zéro impact sur l’environnement : pas de transport en commun, nourriture locale, pas d’énergie fossile, pas d’achat neuf. Bon nombre de pratiques qui paraissaient loufoques il y a dix ans sont aujourd’hui acceptées, encouragées : lombricompost, courses en vrac, choix de ne plus prendre l’avion etc.. Le fait que le récit se fasse du point de vue d’un « non-écolo » me parait hyper important, surtout dans les premiers chapitres de prise de conscience de l’impact négatif de sa vie sur l’environnement : déballer ses poubelles d’une semaine et trouver 17 pailles en plastique : est-ce ça le progrès ? Le bonheur ?

Jeff Lowenfels, Wayne Lewis - Collaborer avec les bactéries et autres micro-organismes. Guide du réseau alimentaire du sol à destination des jardiniers

Qu'est ce que ce manuel de jardinage fait dans cet article ? Evidemment ça ne deviendra pas mon livre de chevet, mais ça m'a tellement aidée à débuter le jardin-potager dans ma dernière ferme que je me dois de le partager. Si vous voulez transformer et faciliter votre vie de jardinier, ou juste si vous êtes curieux de ce titre ô combien sexy, ce livre en vaut le détour. Divisé en 25 chapitres très simples, (bactéries, champignons, cycle du carbone etc...) qui détaillent le pourquoi du comment du réseau alimentaire du sol, j'y ai trouvé toutes les clés dont j’avais besoin pour comprendre ensuite le compost, l’état d’un sol ou les résultats d’un jardin. J'ai aussi pas mal potassé les blogs dédiés à la permaculture & agroécologie et je trouve ça dingue de ne pas tomber plus souvent sur ce titre. Pour info, une des versions françaises a été préfacée par Lydia & Claude Bourguignon !

Et vous, quels sont vos recommandations de livres pour rêver, s'instruire, se marrer, s'enfuir, philosopher, comprendre, partager ?

Avant de partir, et si vous avez envie d'acheter des livres, lisez cet article (3 min pas plus), qui résume à la perfection ce que je pense d'Amazon et propose des alternatives tout aussi simples à utiliser, et bien meilleures pour tout le monde : Article We Demain

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Publié le 29 mars 2019

Une première page de mon wwooftour se tourne : le départ du Portugal. Pour une expérience complètement saudade, veuillez écouter ‘Gaivota’ d’Amalia Rodriguez ici pendant la lecture de cet article. J’ai traversé le fleuve Guadiana le vendredi 22 mars en bus pour arriver à Séville. Physiquement j’y étais, mais je pense que mon esprit est resté au Portugal quelques jours. Saudade saudade.

De la première ferme rustique dans l’Algarve au dernier wwoofing plutôt luxe dans l’Alentejo, en passant par une ferme équine, Porto et plusieurs fois Lisbonne, ça a été dense ! Trajets en train, course poursuite avec les oies, matinées entières à désherber à quatre-pattes, baignades dans l’Océan, nuits dans un van à 5°C, d’innombrables pasteis, pintes de Sagres [ sagrech ], des verres de Porto, des chevaux lusitanos, des hirondelles avant le printemps, des bébés canards, un sacré bronzage, mon premier opinel, l’odeur de poisson, les papys portugais rabougris, les hippies …

Quelques dernières photos et anecdotes portugaises :

- J’ai vu des dizaines de cigognes, qui font leurs nids sur d’improbables pylônes électriques et que je suis toujours émerveillée d’observer.

- L’équivalent portugais de l’expression « C’est ma tasse de thé » c’est « Eso es mi praia » qui veut dire « c’est ma plage » … tellement cool !

- Ravie de mon passage chez Cortiço & Neto, une boutique à Lisbonne qui vend des Azulejos. Rien de foufou jusque-là mais contrairement aux azulejos fabriqués pour les touristes (ou pire, ceux volés sur les façades) ceux-ci sont juste parfaits pour moi : ils sont issus d’un stock d’une entreprise qui a cessé de produire dans les 60’s & 70’s. Donc pas de production pour mon achat. Et ils sont magnifiques. Je me dis que c’est de l’occasion-qui-n’a-jamais-servie. Ou du neuf mais d’il y a très très longtemps.

- J’ai terminé mon séjour proche d’Ourique, la capitale du cochon. J’y suis allée plusieurs fois pour des courses et j’ai donc eu la chance de me délecter de ce splendide logo constitué d’un cochon avec des oreilles en glands … amis des beaux-arts bonjour.

- Je souris à chaque fois que je vois des choux portugais, car ils étaient hauts comme des arbres dans ma première ferme et j’ai passé avec Manon des heures à tenter de les redresser. Globalement ils sont présents dans tous les potagers, et constituent la base du caldo verde, la soupe nationale

- J’ai profité de mon séjour portugais pour regarder à nouveau « La cage dorée » … une comédie attachante, qui joue sur absolument tous les clichés sur les portugais.

Etant donné que ma ferme n°1 était chez un couple italo-autrichien vide de portugais, qu’ensuite l’expérience équine avec le portugais de l’étape a duré 5 jours et qu’enfin j’ai wwoofé un mois chez deux allemands … on peut en conclure que j’ai vraiment réussi mon immersion portugaise 😀😀😀

Maintenant, direction l’Espagne, pour dérouiller mi español, continuer à rencontrer des locaux et apprendre sur des fermes. Mais avant cela, un séjour andalou & en famille dont vous entendrez parler. Et le prochain article sera peut-être consacré à Maurice … et à sa cure d’amaigrissement.

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Publié le 14 avril 2019

Tour d’horizon - en photos- d’une semaine en famille passée sous les orangers et nourris aux tapas.

Etape 1 : Cordoue et la mosquée

Clairement, la superposition des styles architecturaux maures et catholique a quelque chose d’impressionnant. On a eu le flair d’y rentrer à 10h pétantes … les premiers des 6 000 visiteurs quotidiens ! Si vous y passez, allez donc déguster les épinards aux pois chiches du restaurant Casa Mazal qui sont délicieux.

Etape 2 : Grenade et l’Alhambra

Là aussi, tout un monde de jardins, de détails sculptés. Pour échapper à la sensation suffocante d’être un mouton parmi des milliers d’autres, il y a toujours la Sierra Nevada au loin, pour le bol d’air frais.

Etape 3 : Les Alpujarras et la nature

Coup de cœur pour ce contrefort de la Sierra Nevada. Nous étions à Bubion, un village départ de randonnée, comme beaucoup d’autres. Les toits sont plats, héritage berbère, et le système d’irrigation dans la montagne ingénieux. Deux magnifiques randonnées, avec des paysages qui nous ont rappelé l’Ardèche, et donc les racines familiales.

Etape 5 : Séville et la Semana Santa en toile de fond

Retour à la grande ville. Si vous y êtes, je recommande La Casa de la Guitarra pour un spectacle de flamenco incroyable et émouvant, je crois que ce n’est pas un attrape-touristes.

Partout où l’on est passé, les festivités de la Semana Santa étaient en préparation. Les bigots d’ici ne rigolent pas. Les artistes qui font les affiches non plus. Petit florilège.

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Publié le 14 avril 2019

Contrairement à ce que le titre laisse penser, aucun vieux monsieur n’a été forcé à une monodiète : Maurice est le sac de 80L que j’ai emmené en voyage. Mais voilà, après 2 mois à le trimbaler, il fallait se rendre à l’évidence : Maurice pèse beaucoup trop lourd ! Et j'utilise au quotidien 60% de ce qu’il me sert à transporter. Détails des grands succès et petits échecs d’un nomadisme réussi.

Ce que j’ai enlevé

- Mon bonnet et mon écharpe, mes chaussettes avec 90% de laine, mon kway et des habits chaud d’hiver… attention teasing pour le prochain article ‘comment j’ai regretté ces suppressions dans ma prochaine ferme’

- Une trousse de toilette en plastique solide mais vraiment trop lourde -> remplacée par une pochette en tissu

- Quelques bijoux franchement je ne les porte jamais en wwoofing

- Mon blush pour les joues j’ai bien rigolé en le dénichant au fin fond de mon sac

- Un pantalon noir / une jupe noir J’ai décidé d’être l’ambassadrice du chic à la française avec des jeans

Ce que j’ai gardé :

- Evidemment tout le matériel PC / photo / batterie / liseuse / lampe frontale / disque dur externe …

- Mon pantalon de randonnée / mon pantalon de travail / mes jeans et autres habits de mi-saison

- Mon pull en cachemire

- Ma veste multi-fonction

- Mon duvet

Ce que j’ai rajouté grâce au relai parental

- Une paire de baskets

- Une crème solaire SPF 50, un vrai antimoustique … Ça s’achète aussi en Europe, mais difficile d’en trouver des certifiés bios au supermarché du village le plus proche

- Un immense flacon d’huile d’amande douce … clairement le produit de beauté que j’utilise le plus pour ne pas finir le wwooftour en étant l’incarnation vivante du mot « burinée »

- Des vêtements d’été

Ayant aussi usé jusqu’à la corde et bien au-delà mes leggings en 2 mois (multifonction : pyjama / tenue de yoga / tenue du dimanche) je pensais que ce serait compliqué de trouver une boutique de vêtements d’occasion au fin fond du Portugal et m’étais résolue à aller chez Calzedonia ou autre chaîne de fast-fashion. Jusqu’à ce que le destin mette sur ma route une friperie, un panier débordant de leggings Calzedonia à 4€ car ayant un micro-défaut de fabrication. Poursuivre le Défi 2019 Rien de Neufà mon humble niveau en voyage : check.

Finalement, si je devais lister les objets qui me sont indispensables - en dehors des vêtements – par ordre d’utilité quand je suis en période de wwoofing

- Evidemment mon téléphone et mon PC

- Ma gourde en inox

- Ma liseuse

- Mon carnet et un stylo

- Mon couteau opinel

Et ceux qui me sont le moins utiles :

- Ma trousse à pharmacie … et pourvu que ça dure !

- Ma bombe lacrymo … Idem

- Mon maillot de bain … La dernière fois qu’il a vu la lumière du jour c’était au Portugal, dans une piscine municipale de 20 m de long et rongée par la mousse. C’est vraiment l’accessoire « au cas où », mais j’aime tellement nager (ou barboter si l’on en revient à cette expérience portugaise) que je le garde.

Il y aura d’autres dégraissages et engraissages de Maurice. Mais quel bonheur de pouvoir ranger en 5 minutes ses affaires. De ne plus tout chercher partout. Cette rédaction d'article m'a fait réfléchir : 80L pour 8 mois de voyage c'est "voyager léger" ou pas ? D'un point de vue 'nomade' non, clairement. (Pensée émue pour tous les voyageurs qui réussissent avec moins de 30L). D'un point de vue sédentaire, vivre avec 80L pendant 8 mois ça me parait assez minimaliste oui.

Je vous recommande un documentaire (dispo sur Netflix de mémoire) ;The Minimalists.Certes ils ont fait de leur style de vie un juteux business, mais il y a toujours quelque chose à apprendre. Prévoir de le regarder à plusieurs pour ensuite débattre, se projeter et se motiver mutuellement sur les premiers pas 😀

Prochain article : Casas Benali, mon expérience de wwoofing espagnole !

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