Carnet de voyage

Malou & Jeannot in New Zealand

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Suivez notre aventure aux antipodes avec Malou reporter (pas le choix, Jeannot voulait pas s'y coller !)
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Publié le 18 octobre 2018

Une soirée en Autriche (juillet 2017) entre deux éclats de rire, autour d'une bière entre amis et entourés de montagnes magnifiques on se dit qu'on partirait bien 1 an.

2018 semblait être l'année idéale pour ce périple : fin des études pour Jeannot et moi, cela nous laissait le temps de mettre un peu d'argent de côté, de soutenir une thèse pour ma part, de finir la saison à l'Aviron Grenoblois et pourquoi pas de courir des régates mythiques (Henley, Head of the Charles ...). C'est d'ailleurs en espérant participer à cette dernière qui se tenait les 20 et 21 octobre à Boston (Massachusetts, USA) que nous avons choisit la date du départ. Mais apparement Boston ne voulait pas de nous, on aura notre revanche. La déception est grande mais il faut arriver à regarder plus loin, vers cette aventure extraordinaire qui nous attend.

Quel meilleurs moment que notre soirée de départ pour se faire piquer un téléphone et les deux porte-feuilles ? CB, passeport, permis ... bref, le combo gagnant !

Si 2018 s'annonçait parfaite, elle se révèle en faite bien plus tumultueuse que prévue. Mais cela conforte dans l'idée de vivre les choses à fond, de provoquer et savourer les bons moments. Le 24 octobre nous serons donc dans l'avion direction Auckland, de nouveaux papiers en poche, avec un stop en route à Kuala Lumpur (Malaisie).

Les combinaisons du Waikato (club d'aviron où nous serons licenciés cette années) sont commandées, la coloc est trouvée : Hamilton nous voilà.

Soyez-en sûre, on va kiffer
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Publié le 26 octobre 2018

Lundi 22 : au revoir à maman au travail, au revoir papa sur le quai de la gare de Chambéry. Cette fois-ci c'était la bonne, la prochaine fois qu'on se verra ce sera en Nouvelle-Calédonie pour Noël. Allez, c'est dans pas si longtemps !

Retrouver les filles à Paris c'est toujours un très bon moment : on grandit, on se voit moins, mais à chaque retrouvailles les éclats de rires sont toujours intactes. La soirée a été ponctuée de quelques émotions pour pimenter tout ça, le scénario des aux revoirs était parfait.

Je rejoint mardi soir Jeannot pour un dernier dodo en France avant le décollage. Je le regarde faire son sac, on essaye une dernière fois de lister ce qu'on aurait pu oublier ...

Depuis le temps qu'on l'attendait ce départ ! La phrase que l'on aura le plus entendu je pense c'est "profitez !". Alors oui ça c'est sûre on va en profiter. Mais pourquoi faudrait-il attendre de partir à l'autre bout du monde pour profiter ? Le quotidien va être différent là bas, on sait ce que l'on quitte ici mais beaucoup de points d'interrogations nous attendent (et heureusement !).

Depuis presque 1 mois, je me surprend à apprécier plus que d'habitudes plus les petites choses banales du quotidien. Peut-être parce que je réalise qu'elles risquent me manquer : toutes les personnes qui nous entourent et toutes ces choses qui font que parce qu'elles sont quotidiennes on arrête de les savourer et d'en "profiter".

Allez go, on est parti pour une longue route !

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16 d'escales à Kuala Lumpur c'est très long, alors pour faire passer le temps plus vite on est sorti de l'aéroport.

Une navette et un bus de tourisme plus tard nous voilà au milieu des sky lines, des parcs à la végétation luxuriante, des singes et des iguanes et des contre-façons chinoises. Dépaysement assuré.

Il nous a déjà fallu 1/2 heure pour comprendre que les trottoirs n'existaient pas vraiment dans cette ville et que pour traverser la route il fallait trouver un tunnel, une bouche de métro ou une passerelle (ils adorent les passerelles surtout au 21ème étage entre deux buildings).

Dans les rues des agents de sécurité, des taxis, de nettoyage ou des jardiniers. Les autres se cachent sous la clim. Entre l'humidité et la chaleur c'est pas le climat le plus agréable. En revanche, la propreté est remarquable et leurs jardins impeccables. Pas étonnant : leurs agents retirent les pousses d'herbe entre les pavés à la main et taillent les haies aux ciseaux. Cela contraste avec les squats qui entourent la ville que l'on peut traverser en train.

En parcourant China town des petits hommes ont voulu nous vendre toute sorte d'accessoires, des lunettes/montres/sacs de "luxe", de la nourriture (fritures principalement) et même des massages. On a bien rigolé !

Il est temps après un dernier tour dans un parc, une dernière sieste sur un banc de retourner à l'aéroport. On a sacrément hâte d'arriver, nos collocs nous attendent à Hamilton ...

China town 
16 heures à Kuala Lumpur 
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Publié le 26 octobre 2018
Là je crois qu'on va être bien ! 

Nous avons pu découvrir un peu la petite ville d'Hamilton où nous allons rester quelques mois en vélo, voir où était le club d'aviron, les magasins, les bars ... Nous déplacer à deux nous permet de se rappeler mutuellement à l'ordre quand on ne se met pas du bon côté de la route !! Jean a particulièrement du mal avec le fait de rouler à gauche "c'est comme si tout était inversé" ... Vivement le 1er jour où il faudra conduire non plus un vélo mais une voiture !

Le centre ville ici est un étrange mélange entre l'Amérique et une île du Pacifique : des palmiers en pleine ville, un climat un peu humide, mais des façades qui rappellent les Westerns américains, des gros 4x4, de nombreux fast food et des terrains de baseball à côté des écoles.

Rue principale d'Hamilton et blason du Waikato rowing club

Prochaine étape : trouver des moyens de déplacement pour aller ramer et bosser car il y a peu/pas de transport en communs ici, ouvrir un compte en banque et avoir notre n° fiscal pour pouvoir travailler.

A+

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Publié le 30 octobre 2018

Un nouveau décor derrière chaque porte franchie, les jardins d'Hamilton sont pleins surprises et de couleurs. Ils s'étalent au bord de la Waikato River, où on peut constater le débit impressionnant dans lequel on ramera dimanche, 100km !

Tous les dimanches après-midi d'été (et oui on s'en rapproche) se tiennent les "Gourmet in the gardens". Le principe ? Venir avec son assiette, ses couverts et sa couverture pour partager un moment de convivialité en famille ou entre amis au milieu des food trucks, d'un concert et des jardins.

La Nouvelle Zélande, c'est vert ! Devant chaque maison il y a des poubelles de tris, aucun papier dans les rues en presque une semaine ... Ils pourraient par contre vendre des légumes sans plastique (difficile de trouver une salade autrement qu'en sachet). Niveau alimentation, pour le moment on se débrouille assez bien. Je râle tous les matins que le beurre n'a pas de goût mais on s'y fera. Je savais que le fromage me manquerait, mais pour le moment c'est le beurre d'Avressieux qui me manque le plus ! Côté boisson difficile de faire un choix entre une bière australienne aromatisée au citron, du cidre au gingembre ou une sorte de whisky coca en canette ...

Bonne nouvelle : on a trouvé l'endroit idéal pour chiller les dimanches aprem sur Hamilton !

Un dimanche de printemps dans les jardins d'Hamilton 
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Publié le 1er novembre 2018

Argent : banque ok, demande en cours pour les n° d'imposition (n° IRD obligatoire pour travailler ici)

Transport : vélo ok, mais la voiture devient une urgence. Le club du Waikato a deux bases : une où l'on rame le matin (Lac de Karapiro) à 25 min de voiture et une dans le centre d'Hamilton (15 min de vélo) où on fait de la salle uniquement le soir. Les voitures ne coûtent pas cher ici, mais vu notre niveau en mécanique automobile, on essaye de ne pas acheter une épave qui risquerait nous claquer dans les doigts dans quelques mois. Jean met 1h pour aller au boulot en vélo donc ça lui serait bien utile aussi. L'idéal recherché est un van 3 places, utilisable pour se déplacer dans un 1er temps au boulot et les week-end sur l'île du Nord; puis transformable petit à petit pour le trip dans l'île du Sud, quand le petit Antoine nous rejoindra <3.

Job : Jean commence aujourd'hui à Cambridge où il entraîne la section sportive d'un lycée. Les écoles de Cambridge sont réputées pour être les centres de sport-études les plus importants du pays. Pour ma part, je dépose des CV dans les cafés du centre d'Hamilton, à côté de la maison. Je suis en attente de réponses.

La colloc : on partage une grande maison avec 4 allemands super sympa. Les propriétaires sont résidents depuis 4 ans. Des gens chaleureux, accueillants, curieux et qui aime partager et échanger. Ils sont pleins de questions sur notre sport, notre vie ... Ils nous invitent à des repas chez leurs amis lorsqu'ils sortent, nous donnent des conseils dans pleins de domaines ... On ne les voit pas trop en journée, mais on essaye de se donner des moments où on se retrouve pour manger, jouer. Bonus : ils travaillent tous beaucoup, donc le soir extinction des feux assez tôt. Quand le réveil sonne à 4.30am c'est parfait 😀

Aviron : on découvre petit à petit ce nouveau club. Karapiro est magnifique, même si ça bouge pas mal certains matins. Les entrainements sont assez variés pour cette première semaine, mais les B2 et les bords à bords existent ici aussi ! haha ! On prend nos marques, on est observés mais très bien accueilli avec des grands "Booonne juuuur" tous les matins. Les premières compétitions vont arriver rapidement et s'enchaîner avec un rythme assez soutenu, ça va être chouette !

Sweet morning in Karapiro 

Climat : apparemment typique du printemps NZ, alternance de pluie et de soleil toute la journée. On nous répète sans cesse qu'il faut toujours prévoir tous les temps dans une même journée, on est en train d'en faire le constat. Ceux qui connaissent bien Jean savent que son humeur varie comme le baromètre ... Pas déçu !

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Publié le 6 novembre 2018

Ramer 50 kilomètres d'un coup, une drôle d'expérience...

On nous avait vendu un 100 kilomètres alors j'étais en maxi panique, je n'avais pas vraiment envie de passer une journée entière sur un bateau. Marlène, cela ne semblait pas la déranger : elle me balançait "Arrête un peu de parler de ça, tu fais une fixette !" ... La veille au soir, j'apprend finalement que je ferait 50 km au lieu des 100 annoncés en raison de la météo. Bien moins pire, ce n'est jamais que deux grosses sorties sans pause, ça ira. Cependant ça restera historique dans ma vie je l'espère. Malou quant à elle fait seulement le 25km : petite rigolote.

Le matin j'observe que mes coéquipiers de 8+ sont à peu près dans le même esprit que moi. Cela me rassure, on le prend plutôt à la rigolade. Barres de céréales et gourdes en poche, le strock pour enregistrer la perf et on est parti.

Les 10 premiers km passent plutôt vite. C'est drôle, la Waikato River est zone d'affluence aujourd'hui : canoë, kayak, dragon boat, paddle ... tout le monde se salue. Evaluant le courant, nous commençons à nous demander combien de temps cela va t'il nous prendre.. C'est ainsi que passèrent les 10 premiers km.

Nous prenons assez vite un rythme où l'on rame à huit pendant 3 minutes, puis 2 rameurs se reposent pendant 2 minutes. On alterne ainsi les séquences en ramant à 6 ou 8, faisant donc un pause chacun toutes les 18 minutes. Au bout de vingt bornes comme cela, le temps commence à se faire long. Il se met à pleuvoir (au moins ça hydrate un peu).

25 km: moitié. Début de l'ennuie, on commence à avoir mal partout.

30 km : on fait une pause tous les huit. Les gars trouvent trop cassant cette alternance de séquences à 6. La suite se fera donc tout le temps équipage complet, avec des pauses toutes les 20 minutes. Courage, il reste 20 bornes à tenir. Les premières grossièretés commencent à fuser dans le bateau : une pour l'entraineur, une pour les vagues, une pour la pluie ... Ils sont distrayants ces kiwis !

Les 15 km suivants seront l'expression de la difficulté même. J'ai mal aux mains un peu plus après chaque pause, mes fesses sont complètement absentes, mes os sont posés sur la coulisse et vraiment très douloureux. Les rails qui touchent le dessous de mes genoux à chaque coup me torture, mon dos et mes hanches n'en peuvent plus d'être en flexions. Je me mets debout dans le bateau à chaque pause pour me soulager les lombaires.

45 km : on fait une pause et la barreuse géolocalise l'arrivé à 10 km de nous ... On se décompose. On refait une séance de 20 minutes à la fin de laquelle on voit le bout. Les gars connaissent le terrain, après ce pont on en aura finit. La fin se fera sans acte de bravoure (Théo Lunatti).

Devant derrière - Devant derrière - Devant derrière - Devant derrière....

Mes obliques n'en peuvent plus d'être gainés pour ramer, j'ai mal partout. Je sens chacun de mes intercostaux se crisper un peu plus, des ampoules qui n'existaient pas avant cette sortie voient le jour et éclatent déjà. Je ferme les yeux et j'attends.

3 heures 8 minutes et 44 secondes52 639 fucking meters

Une fois dans une vie c'est bien assez, pas à l'année prochaine !

Jean

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Publié le 6 novembre 2018
Bridal Veil Falls 

L'avantage de vivre sur une île toute en longueur, c'est que la mer n'est jamais très loin.

La Nouvelle Zélande est une île volcanique où de nombreux dômes façonnent le paysage. Difficile ici de trouver quelques kilomètres consécutifs de plat : les routes montent et descendent, sillonnant entre les collines. Puis, au milieu d'une prairie vallonée, une cascade d'une force impressionnante et sortie de nulle part jaillit. Véritable oasis tropical, où les palmiers et les fougères s'épanouissent à quelques mètres de prairies verdoyantes.

Un petit gars passe à côté de nous en courant "OOOOH-MY-GOD-NESS", des étoiles pleins les yeux. Il a raison, c'est à couper le souffle ! Vertigineux, spectaculaire et tout ce que l'on veut ... Je pourrais rester des heures à regarder la force que cela dégage.

Raglan, plage de sable noire et surfers 

Petit paradis de surfers et repère de hipsters, l'ambiance à Raglan est toute autre que celle d'Hamilton (on n'est pourtant pas si loin de chez nous). Petit fish and chips en bord de mer, histoire de manger local. Chevaux au galop, chars à voile, surfers, jeux de raquettes ... Cette plage immense de sable noir s'étend sur des kilomètres. La mer est par contre complètement démontée.

Mont Karioi et ses petites routes, belvédère sur la mer

Les routes de Nouvelle-Zélande vont être les parfaites pour se perdre avec le van. Aller à la plage d'une seule traite c'était trop directe, on a préféré les routes étroites et gravilloneuses. Il tourne plutôt très bien d'ailleurs : un L300 avec 170 000 km au compteur qui nous a déjà prouvé qu'il en avait dans le ventre. Pour le moment très contents de notre investissement, il va falloir l'aménager maintenant.

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Chaque 5 novembre, les anglo-saxons célèbrent ce personnage martyre de la "Conspiration des poudres" : une tentative infructueuse d'un groupe catholique anglais de tuer le roi Jacques 1er d'Angleterre, sa famille et de nombreux aristocrates en une seule fois, en faisant exploser le bâtiment de la Chambre des Lords au palais de Westminster. Il sera capturé, torturé et emprisonné. [Fin du chapitre Philomène]

Almaz nous racontant un conte d'enfant de Guy Fawks

Hommage à un homme qui a tenté un coup d'état en utilisant des explosifs --> Feux d'artifices

C'est l'occasion de se retrouver chez Richie (anglais) et Rory (kiwi) pour que Jean fasse brûler ses premiers fireworks. Dans le quartier on est loin d'être les seuls, alors c'est un peu la compétition avec les voisins pour faire s'enchaîner le spectacle.

Boom boom dans les oreilles 

Mon titou j'ai beaucoup pensé à toi, tu aurais été heureux de voir des feux d'artifice en vente sur chaque parking / bord de route.

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Acheter un van, c'est un sacré sentiment de liberté, l'impression que l'aventure est juste devant nous ! Une chose est sûre : on aura pleins d'histoires à raconter de ces moments passés dans le van. Peut-être des pannes, sûrement des fois où j'aurai pas voulu suivre le GPS et qu'on se retrouvera perdu mais on sait très bien qu'au final on ne gardera que le meilleur.

Le but était donc de trouver un véhicule en bon état, avec un moteur qui tient la route, avec 3 sièges devant pour pouvoir tripper avec Antoine en avril et assez grand pour qu'on ai de la place pour 3. Il a fallu penser à l'assurance (même si elle n'est pas obligatoire ici ...), et faire quelques longues heures de nettoyage avant de pouvoir partir en week-end avec.

J'ai donc passé 5 heures au totale, l'après midi la plus chaude que nous ayons eu pour le moment (évidemment sinon c'est pas drôle), à nettoyer les moisissures et les grosses tâches causées par l'humidité. Aidée par du reggae et le chant des oiseaux pour cet atelier javel, il est comme neuf !

Nous avons fait les premiers achats : nécessaire de campings, couette / draps / oreillers, petits rangements ... Minimum vital pour le moment, on va faire ça petit à petit. L'objectif est d'obtenir la certification self-contained. Une certification qui permet en Nouvelle-Zélande de camper avec beaucoup plus de liberté. Pour cela il faut : 1 WC utilisable à l'intérieur du camion quand le lit est déplié, 1 robinet avec arrivée et évacuation, 1 poubelle, 1 réchaud. En soit de quoi être autonome et ne pas polluer son environnement pendant 3 jours. Cela nous permettras d'avoir un petit confort et surtout de revendre le camion à un prix intéressant (les prix des self-contained sont plus élevés). La base est déjà là, on a un support costaud pour supporter Jeannot mais il va falloir optimiser un peu les rangements et faire quelques petits aménagements.

Prise de mesures autour du gabarit 

On avance tranquillement, on va tester ça ce weekend au Mont Tongariro. Ca nous permettra de faire le point sur ce qu'il manque et de commencer à vous en mettre plein la vue avec nos photos.

Javel AVANT / APRES 

Il est beau comme un camion !

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Publié le 13 novembre 2018
Hot spring de Manawatu-Wanganui 
Premier repas, premier coucher de soleil et première nuit avec Gandalf
Un 10 novembre comme un autre, à la recherche de sable noir
Tongariro Alpine crossing 

Samedi matin après l'entrainement, sous un beau soleil nous avons pris la route du Sud. Si le week-end dernier c'était moi qui avait décidé du programme cette fois-ci c'était le tour de Jean. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder dans mon livre de voyage (merci Lolo 😉) pour savoir où est-ce que nous allions (moi curieuse ? Non !). C'est quelque chose qui énerve Jean, qui se refuse à lire les commentaires ou regarder des photos pour garder la surprise au moment voulu. Moi j'aime bien savoir à quoi m'attendre ...

L'itinéraire était très sympa, longeant le lac Karapiro où nous ramons tous les matins qui s'étend sur des kilomètres tout en longueur, avec une luxuriante végétation tropicale tout autour. On passait également au milieu de nombreuses fermes. Ces vastes exploitations sont toutes sur le même modèle : une grosse maison au milieu des chevaux, à l'américaine.

On s'arrête à Taupo manger un bout et faire des petites courses pour le camping des prochains repas. Se balader sur les routes Néozélandaises c'est être sûre de trouver tous les 10 km un panneau indiquant un centre d'intérêt. Quand on se balade sans trop savoir où on va on n'est donc rarement déçu. C'est ainsi que je stop net le van devant un panneau indiquant des sources thermales, l'eau y jaillit à plus de 100°. Un petit parcours de 20 minutes est aménagé entre les marmites. Il n'y en a pas une de la même couleur : bleu turquoise, verte sapin, rouille, jaune ... C'est magnifique ! L'eau est super claire, pas une impureté pour la troubler. Certaines d'entre-elles ressemblent à des sauces épaisses qui commencent à frémir dans une casserole. Impossible d'y mettre un orteil, c'est bien trop chaud.

Alors pour se rafraichir, nous avons ensuite pris la direction de la plage, où nous avons trouvé une toute petite crique. L'eau est encore un peu fraiche certes. Comme des enfants, on s'est mis à creuser le sable : par couche, une alternance de gris et de noir intense et brillant ! Magique ! Si j'avais eu une boite sous la main, j'en aurais ramené à ma maman !

Fin d'après-midi, il est temps de décoller et commencer à se rapprocher du lieu de camping pour ce soir. Encore une petite cascade histoire de continuer sur notre lancée, décidément il y a de l'eau partout ici ! On se gare sur un parking pour savourer notre petit festin : la joie des boites de conserve (sans ouvre boite pour le moment sinon c'est pas drôle). Chacun trouve un perchoir à sa taille pour manger confortablement, avant d'aller regarder le coucher de soleil sur le toit du van avec une plaquette de chocolat. Elle est pas belle la vie ?! On ira ensuite se poser pour la nuit un peu plus loin, dans endroit pour les Campervans.

6.00am : lever des troupes. Road to Tongariro, on n'est qu'à quelques petits kilomètres, mais de piste !

6.30am : let's go ! L'atmosphère est difficilement descriptible : brouillard, couleurs sombres et intenses, juste le bruit de l'eau d'un ruisseau qu'on devine à peine, une végétation primaire et un petit sentier de bois pour nous guider ... La végétation disparait soudainement, on marche sur de la lave désormais. Ca glisse un peu sous les pieds, ça monte bien mais c'est pas grave, on continue à s'enfoncer dans le brouillard du Mordor. C'est NOIR, je ne sais pas si j'ai déjà vu quelque chose d'aussi noir ! On comprend alors pourquoi le sable était de cette couleur sur les plages quelques kilomètres en contrebas. Des petits névés tout blancs se chargent de faire le contraste. On arrive en haut et là, surprise : le brouillard s'écarte et nous surplombons ces 3 petits lacs émeraudes. On descend de l'autre côté jusqu'à les atteindre. Quel spectacle : des couleurs saisissantes, une odeur de souffre, un bruit sourd témoin qu'il se passe des choses sous nos pieds ... On arrête alors de parler, on s'assoit et on profite du spectacle.

Un casse croute et ça repart. Sur le retour nous prenons conscience que nous avons bien fait de partir aussi tôt : sur le chemin les gens marchent à la queueleuleu ... On peut voir de tout : les "Décathloniens" qui ont dévalisé les rayons des magasins de rando avant de partir et ceux qui tentent de monter en Vans, courage à eux l'ascension risque d'être compliquée ! Ca donne l'occasion de faire de nouveaux commentaires.

Le spectacle est complètement différent au retour : le soleil perce, les couleurs ont changé. Il nous aura fallu 5 heures pour parcourir ces 1000m de dénivelés sur ces terres volcaniques.

Bien joué Jeannot, c'était chouette ! 😉

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Publié le 18 novembre 2018

1ère course en ligne à Karapiro, petite régate à toto avec pas moins de 600 rameurs. C'est ce qu'ils appellent une petite régate ici.

Jean courrait en 2- et en 4- et moi en 2x et 4x. Il existe ici différentes catégories (novices - intermédiaires - club - séniors - élites) : pour notre part on courra en sénior, l'élite étant réservée aux rameurs d'équipe nationale ou y prétendant. La régate se déroulait suivant le format suivant : série le samedi et finale le dimanche.

Premier défi Jean : trouver un bateau. Moins d'1 heure avant sa course en 2-, le bateau dans lequel il était sensé courir avec son coéquipier avait disparu. "Après 6 ans à l'Aviron Grenoblois, je n'ai jamais vu ça !". Problème résolu juste à temps pour pouvoir rejoindre le départ. Un peu surprenant pour le WRC où tout est plutôt bien organisé et anticipé. Une course un peu compliquée s'en suis, avec un coéquipier débordé et un bassin pas facile.

Pour ma part la première course en 2x fut (très) laborieuse également. Après un bon départ et un 1er 1000 passé en 2eme position, la rameuse derrière moi tétanise des avant-bras et devient alors incapable de ramer. Elle se met à crier, pleurer "I'm sooooo sorryyyyyyyy, but I caaaaan't Marlène, I caaaaan't". Dans ma tête, j'ai envie de lui hurler "shut up and row" mais je garde mon calme et je la tracte elle et ses 80kg d'athlète jusqu'à la ligne d'arrivée. Le même scénario se reproduira le lendemain en finale, alors qu'elle m'avait fait lever à 6h du matin pour un réveil musculaire, alors que la course était à midi ... "You will never want to row with me again" ... oui ça c'est bien possible !

Pour ce qui est du 4- de Jean c'était pas trop mal en série, "bof" en finale le lendemain ... Il finit 3eme à nouveau.

Enfin, si le vent contre était bien présent tout le week-end, l'apogée a été atteint durant ma course du dimanche en 4x. On réussi à s'extirper rapidement après un bon départ puis à décaler les adversaires petits à petit pour s'imposer à nouveau en finale comme la veille en série, en 8 minutes 13 ... merci le vent !

Cette régate nous aura permis de passer une bonne partie du week-end avec nos coéquipiers et d'être bien immergé dans la langue. Au détour de conversations, c'est un peu surprise que je découvre que certains de nos coéquipiers ont 20 ans et ne font pas d'études, n'ont pas de travail et se consacrent entièrement à l'aviron. La Nouvelle-Zélande est un pays où le sport est considéré comme une vraie réussite et où faire des études n'est pas forcément une priorité. J'ai également beaucoup discuté avec la mère d'une rameuse, une britannique vivant en Nouvelle-Zélande depuis 20 ans et prof à la fac. Elle m'a rassuré en me disant qu'elle-même avait parfois du mal à comprendre l'accent Néozed ... Ouf, on n'est pas si bête que ça ! Parce qu'à la maison avec les Allemands maintenant ça devient facile. On cherche encore nos mots évidemment, mais on comprend toujours ce qu'ils veulent nous dire. Mais les Néozed ... Ils ont oublié toutes les voyelles pour qu'il n'y ai plus que le "A" et mâchent leurs mots en supprimant parfois plusieurs syllabes, elles devaient gêner.

On nous avait déjà prévenu à plusieurs reprises, mais il ne faut pas oublier la crème solaire ici ! 50+ obligatoire pour toute sortie à l'extérieur sinon on se retrouve cramé. On est reparti pour se refaire de jolies marques de combi !

Prochaine compétition dans 2 semaines, les 1er et 2 décembre.

[Résultats complets de la régate ici]


Le week-end avait commencé par un petit barbecue, le 1er de la saison dans l'immense maison de copains français, au bord d'une piscine, suivit d'une petite de beer-pong interminable. Il s'est fini par un petit repas aux "Gourmets in the Gardens" d'Hamilton avec ses mêmes copains et leurs colocs kiwis. Un bon petit week-end qui nous aura permis de prendre des couleurs et de se faire une première idée du déroulé des compétitions ici.

Après une semaine éprouvante, c'est important de se mettre bien le vendredi soir

Côté job : on cherche toujours. Premier entretien pour moi la semaine dernière pour être aide soignante. Le deuxième entretien dans quelques heures pour faire du "picking" d'asperges avec Jeannot. On vous tiendra au courant mais c'est pas le plus intéressant pour le moment ! Hahaha 😉

On repart pour une semaine d'entrainement, avec ENCORE un test de 30 minutes à l'ergo vendredi soir ... Youpi tralala ! Ils font décidément beaucoup trop d'ergo ici !

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Publié le 25 novembre 2018

C'était mon tour ce week-end d'organiser l'escapade. Manque de chance, le temps n'était pas vraiment de mon côté !

Après 24km pour moi / 27km pour Jean, en 8+ sous la pluie et trempé jusqu'à l'os on se regarde dans le camion et on se dit qu'on serait bien content de rentrer à la maison, prendre une douche, se mettre au chaud et faire sécher nos affaire plutôt que de partir grognon se prendre la pluie un peu plus loin. On rentre donc sur Hamilton, et le samedi de balade au milieu des geysers se transforme en après-midi "Lord of the ring" dans le canapé.

Fin d'après-midi et 30 minutes avant la fin du film, je me fais rattraper par mon incapacité à rester inactive : je me met à organiser une soirée crêpe pour les colocs. Le temps s'y prêtait parfaitement, les colocs étaient contents, me voilà ravie.

Crepe party au 3A Butler Place 

Dimanche matin, nous voilà parti pour les Waitomo caves. Des grottes impressionnantes par leur taille, leur nombre et leurs occupants !

Un peu en avance sur l'heure du rendez-vous on se balade en alternant en moins de 10 mètres une végétation tropicale, humide, avec des racines et des fougères dans tous les sens, avec une prairie éclairée et vallonée qui à tout air de la Comté.

Qu'il est beau de dos !  

Nous voilà ensuite plongés dans le noir pour 2 heures. Des galleries à n'en plus finir, des stalagmites/tites tellement vieux qu'ils te rappellent que l'homme est sur cette Terre depuis si peu de temps ... Un monde que l'on connait peu mais qui intrigue. On est fasciné !

Une des particularités de ces grottes vient de ses "habitants" : des millions de vers luisants (= glowes) tapissent les paroies donnant l'impression que l'on se trouve sous un ciel étoilé, mais non ... On est bien à 200 mètres sous terre. MAGIQUE !! (Je fais quand même la remarque au passage à Jeannot que si les galeries étaient éclairées, on serait surement répugné de voir ces bestioles grouiller au dessus de notre tête).

Petit anecdote rigolote : le bruit de l'eau qui coule et les résonances de cette cave ont été utilisé pour les effets sonores du Seigneur des Anneaux.

Parfait programme pour un dimanche de pluie. Contents, on rentre à la maison.

Ruakuri caves 

Bilan après un mois d'installation :

  • Jean a attaqué ce matin un nouveau job comme "builder", quant à moi ça devrait arriver vite mais ça se fait attendre. Il faut toujours garder un plan de secours avec les kiwis ! (On s'est rendu compte que, bien que très accueillants aux premiers abords, ils étaient très "oui oui pas de problème" et en faite non).
  • On est capable de vivre sans soucis dans un pays anglophone, même si l'accent kiwis reste parfois/souvent une énigme ... Ils ont jamais appris à articuler visiblement.
  • Ils ne sauront jamais prononcer nos noms correctement.
  • Niveau aviron on s'amuse et on découvre de nouvelles choses interessantes.
  • Le van est bientôt prêt à être "self contained".
  • Il y a des jours où les amis et la famille nous manquent, mais pas tous les jours quand même, faudrait pas mentir 😉 Ahahah
  • Vivre avec des Allemands, c'est plaisant. Cohabiter avec eux, c'est facile !
  • Bref, la vie est belle ...
Anniversaire de Dominik et déballage des 16 cadeaux 
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Publié le 7 décembre 2018

Oups, les journées sont bien occupées je n'ai pas posté depuis quelques temps. Rattrapons le retard !

1er et 2 décembre : Waikato regatta

Une régate de plus sous les couleurs du Waikato. Une chose est sûre, les kiwis se moquent des conditions climatiques pourries et pour annuler des courses ils leurs en faut plus que chez nous : vent, orage, pluie ... Pas grand chose ne les arrête. Faire 6 parcours (2000 mètres hein) dans un week-end n'est pas non plus quelque chose qui les dérangent, et si en bonus il y a 3 courses en moins de 2 heures c'est encore plus fun. Niveau résultats : Jean fait 2ème en 2- / 1er en 4- / 1er en 8+ et moi 2ème en 2x et 1ere en 4-.

Séance photo à l'entrainement à Karapiro 

03/12/18 : Kiwi's house

Journée de repos après un week-end de compète, mais F*** encore une journée de pluie 😥 On embarque avec nous Salomé (notre nouvelle petite pote Suisse) avec nous pour aller voir des kiwis, malheureusement pas en liberté car ces petites bêtes bien trop craintives pour être vu dans leur milieu naturel. Après une petite attente ils ont finis par montrer leurs becs. Ils semblent tout doux avec leur pelage épaissit sont bien plus gros que ce qu'on imaginait. On confirme, quand ils décident de montrer leurs fesses, ils ressemblent vraiment à des kiwis !

PS : merci les copains pour la veste, cadeau le mieux rentabilisé du monde (même si Jean me dit que j'ai pas de race à chaque fois que je met ma capuche).

Kiwi's house à Otorohanga 

04/12/18 : Soirée plage

Jean était fier : j'ai raté un entrainement. 1ère fois depuis notre arrivée ici que je ne suis pas le programme à la lettre. Milieu d'après-midi sur un coup de tête, je propose à Jeannot une excursion plage. L'eau était chaude, les rouleaux étaient énormes et les couleurs saturées. Le plus gros problème restera que ce sable noir était tellement fin que nous avons encore du mal à s'en débarrasser 3 jours plus tard ... Pas évident à gérer !

 Kawhia beach

06/12/18 : Hobbiton et Matamata

Après avoir passé un week-end pluvieux à bosser Lord of the Ring, la balade à Hobbiton s'imposait. La météo s'annonçait capricieuse, mais j'ai comme l'impression que si on s'y fie on ne fait pas grand chose de nos journées ! La Comté n'était au départ pas très éclairée mais le soleil inattendu à fini par nous surprendre et pointer le bout de son nez. Restés trop longtemps au Green Dragon à savourer notre bière, nous avons perdu notre groupe au moment de rentrer, comme des bons tocards. L'autre version est qu'on ne voulait plus partir, les jaloux racontent que c'est parce que je me sentais trop bien dans ce monde à ma taille ...

Hobbiton 

La plus haute cascade de Nouvelle-Zélande se trouve être à Matamata. Ce n'est pas qu'une cascade, mais des centaines de petites chutes qui se superposent faisant résonner un bruit sourd sur la vallée. Je pourrais rester là à regarder le spectacle pendant des heures. Parce que la météo en avait décidé autrement, nous n'avons pour cette fois pas été jusqu'au sommet, mais promis Jeannot une journée ensoleillée après un entrainement on retournera s'y baigner et on refera le monde en le regardant d'en haut !

Wairere falls 

Pour la suite, Rotorua et ses sources d'eaux chaudes soufrées annoncé pour ce week-end avec Salomé dans les bagages et la Calédonie se rapproche à grand pas : J - 9 avant de retrouver les petits Mangeolle du bout du monde et de faire Noël en famille ... J'ai hâte !

On commence aussi à planifier la suite : le départ d'Hamilton, le road trip avec Antoine, les prochains billets d'avion ... A partir du 6 mai 2019 je serais seule en Terre du milieu, l'appel est lancé à tout compagnon de voyage désireux d'arpenter les routes néozélandaises ! Più ??

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Publié le 10 décembre 2018

On devait aller à Rotorua, mais ce sera partie remise : le temps était (enfin) tellement beau que les plans ont changés. Jean prend les rennes du week-end direction le mythique Mont Taranaki.

Le week-end commence vendredi soir par une petite bière entre rameurs au bar dans le centre d'Hamilton, puis les classiques 24 km en bords à bords du 1er entrainement du samedi matin. Le second entrainement se voulait différent : Paintball. Première fois pour moi que je joue à la guerre, on ressort avec quelques bleus mais c'était fun. On enchaine ensuite sur un barbue piscine tous ensemble sous un soleil de plomb, le pied !

L'été prend place 

On décolle de Cambridge en milieu d'après-midi vers le Sud, Salomé est de la partie. Après avoir longé la mer pendant plusieurs kilomètres, on s'arrête dans un petit port de pêcheur qui ne paye pas de mine mais qui tout au bout d'un petit chemin réserve une jolie surprise : les "Three sisters" de Tongaporutu. Des falaises sculptées par l'érosion, avec des couleurs éclatantes et une végétation toujours plus surprenante, qui se développe dans des endroits improbables. Le sable noir et bleu pour faire contraste au orange, vert ... On s'amuse avec les courants tourbillonnants, on observe les moules sur les rochers, on traverse des grottes pour ressortir sur une autre petite crique. Par endroit, le sable est tellement fin qu'il forme un miroir avec la fine couche d'eau qui le recouvre. L'endroit est magique, merci Tony pour le tuyaux on n'a pas été déçu 😉

Three sisters beach 

On prend ensuite de la hauteur pour un pic-nic avec sunset sur le toit du van entre les moutons d'un côté et la mer de l'autre. Avant de se trouver un petit endroit pour passer la nuit, à 3 dans le van : une première. La technique de la quinconce est proposée par Jeannot, ce sera finalement celle de dormir dans le sens de la largeur qui sera adoptée.

Jeannot se tape une motive : réveil à 5h pour faire l'heure de route qu'il nous reste avant la randonnée. Honnêtement on ne savait pas à quoi s'attendre et heureusement ! Le Mont Taranaki, volcan qui culmine à 2518 mètres d'altitudes sur une presqu'île en bord de mer, domine toute l'île du Nord. Au départ la végétation est tropicale : on se balade entre palmiers, mousse et fougères. Puis d'un coup net, tout s'arrête pour laisser place aux coulées de lave. Partis d'un bon pas on fait un premier stop au bord d'une rivière au bout d'1h30 en contemplant la plaine et sa brume légère. Au loin, on voit le Tongariro que l'on a monté 1 mois avant, de l'autre côté la mer. Encore quelques escaliers, quelques brins de végétation, puis plus rien. Du cailloux, encore du cailloux. On croise un autre randonneur, "1 thousand meter high remaining". Ok, ça va être long, on ne vient de faire que la partie la plus facile. Le vent souffle très fort et la pente devient de plus en plus raide. Petit à petit la randonnée se transforme en escalade et il devient alors impossible de se tenir debout. Jamais de ma vie je n'ai fait de chose plus difficile que celle-ci. Dans ce genre de moment, tu te surprends à avoir des pensées étranges. Comme par exemple te rappeler que l'homme descend du singe et qu'il marchait auparavant sur 4 membres, bougeant pied-main opposés de manière synchronisée. Tu es en train de faire pareil ... Je m'oblige à faire 6 pas de suite sans m'arrêter avant de reprendre mon souffle, cela semble déjà un effort énorme. Il ne sert à rien de lever la tête, le sommet ne se rapproche que très doucement. On aurait pu faire demi tour plusieurs fois, mais on ne le fera finalement qu'à moins de 100 mètres du sommet car trop enneigé et trop risqué sans équipements d'alpinisme. On n'aura peut-être pas vu le cratère, mais la vue sera la même et déjà bien assez vertigineuse d'ici, après 1650m de D+. On ne mange même pas au sommet : trop de vent et de pente pour être un endroit confortable, les estomacs attendront un peu. Cela peut paraître frustrant de renoncer si prêt du but, mais plus raisonnable ainsi "No more drama for 2018". Une chose est sûre : je n'étais pas toute seule aujourd'hui. J'avais une force avec moi qui me tirait vers le haut, me poussait contre le vent et m'aidait à mettre un pied devant l'autre. Je suis fier de moi, on est fier de nous.

Maintenant il va falloir descendre. On glisse, des fois de manière contrôlée, d'autres fois un peu moins. Les nerfs lâchent et les éclats rire partent chaque fois qu'un de nous fini sur les fesses. Les escaliers, enfin : soulagement, bonheur et tout ce que vous voulez même si le parking semble encore si loin. Malgré casquette, lunettes, et crème solaire 50+ toutes les heures, on est brulées. Encore une fois le soleil NZ et ce fucking trou dans la couche d'ozone au dessus de notre tête n'est pas un mythe. Il n'épargnera pas les magnifiques oreilles de Jean, ni mes mains où j'ai la jolie trace du manche longue ... High five arrivés au van, 8 heures après le départ.

Yes, it's steep ! 

On prend ensuite la direction de la plage de New Plymouth, qu'on a eu le temps d'admirer toute la journée du haut de notre promontoire, histoire de contempler encore une fois ce gros molosse qui nous a donné tant de mal, les pieds dans la mer 2518m plus bas.

Vue sur le Taranaki depuis la plage de New Plymouth

Une dernière baignade dans un petit lac avant de reprendre la route et nous voilà rentrer à 22h à Hamilton. Le réveil pour l'entrainement sonne à 4h30, il va faire mal.

On se souviendra toute notre vie de cette journée, de cette randonnée qui nous aura donnée du mal mais qui nous aura fait du bien. Savoir où sont nos limites, jouer avec, les repousser mais ne pas perdre la raison. On grandit, on apprend à se connaître. C'était dure mais magique, c'était fou mais pas stupide.

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Publié le 6 janvier 2019

C'était prévu comme ça, on devait passer Noël in New Caledonia. C'est dans un contexte un peu différent que celui qui était imaginé il y a plusieurs mois que l'on a quitté la Nouvelle Zélande. Seulement 3 heures d'avion pour retrouver un bout de famille, on a donc passé plus de temps à attendre à l'aéroport que dans l'avion.

Le voyage pourrait se résumer ainsi :

  • câlins, bisous et chahutages avec mes 3 neveux
  • soirées en famille dans le jardin, avec un verre de rhum litchi
  • baignades dans la mer (parfois trop chaude pour être agréable, oui oui), toboggans dans les rivières et trous d'eau
  • road trip autour de l'île, avec ou sans beurre, avec ou sans essence, dans notre véhicule mais aussi dans les stations services
  • the most beautiful sunset I've never seen before
  • une plongée, supposée être cadeau de Noël pour Jeannot, annulée (que l'on va du coup faire en NZ ...)
  • resto, noix de coco et mangues à gogo
  • comparaison des boites aux lettres les plus originales (le micro-onde gagne la palme d'or)
  • Noël sous 30°, avec un repas bien différent des repas habituels (crevettes, manioc ...) : dépaysant mais surtout excellent !
  • encore des bisous et plein d'amour avec mes petits Mangeolle
  • plantation d'arbres comme trace de notre passage

On repart en ayant fait le pleins de bonnes ondes du Caillou. Le voyage permettra peut-être de faire un pas en avant dans l'acceptation. Encore merci Dilo pour ton accueil, ton partage, ton énergie et ton amour. Je vous aime, les enfants et toi. J'ai de la chance de t'avoir comme belle soeur. Je reviens 😉

Pour le reste, je vais laisser faire les photos 😉

Stop baignade quelque part sur la Koné-Tiwaka
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Journée rivière, glace et océan (pas glacé du tout)
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Hiengène, sa poule et son cerf en plein village

"Ma fille, tu peux faire faire n'importe quoi à ton père" - Nany

Oui mais il a dormi sur la plage et mangé des noix de coco en dessert 😉

Sur les routes de la Province Nord 
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Toboggan dans la cascade de Colnette
Rencontre avec l'homme ma vie au cap Nord 

Il voulait m'acheter en coquillage et m'emmener sur son îlot ...

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Plus d'essence, mince on n'a trouvé que cet hôtel pour attendre l'ouverture de la pompe 
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Faire le plein d'amour 
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Séance déballage de cadeaux
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Sunset in Moindou, top 1
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Journée balade au bonhomme de Bourail, avec mes bonhommes
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Nouméa, une plongée annulée, un petit tour vers Yaté 
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Platation : manguiers, kaori, citronnier ...
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Un dernier bisous à papa maman avant de prendre l'avion (les jambes de Jeannot remercient Air Calin pour la place)
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Publié le 9 janvier 2019

Après une journée à Auckland à se balader dans la ville et croiser ma petite Momo d'amour, on se dirige vers le festoch du Nouvel An sur le port d'Auckland, avec une petite pensée pour Antoine le casse-cou.

La nouvelle année est un peu le moment de faire le point sur l'année écoulée et de dresser la liste de ses envies pour l'année à venir. Cette année à eu ses coups (très) durs on ne va pas se le cacher, mais il faut faire avec et savoir en garder le bon. Mais quand même bien contents qu'elle se termine, fucking 2018 !

Feu d'artifice sur Auckland, nous sommes les premiers à passer en 2019 ! 

Le lendemain matin c'est parti pour 3 jours dans le Northland, 3 jours de road trip jalonné de baies immenses et paradisiaques. Sur la lancée de la Calédonie, on fuit le soleil trop fort, en parcourant ces routes de fin du monde.

1er janvier : après avoir dormi sur un parking dans une zone industrielle à l'extérieur d'Auckland, on part vers le Nord. Jean nous trouve une superbe plage pour faire la 1ere baignade de l'année. On profite de la plage pour faire un petit FaceTime avec les copains pour leurs souhaiter une bonne année et on repart. Un peu plus loin, tout contents de trouver de l'eau, on rempli nos bidons ... on ne se doutait pas que mes talents de plombiers seraient remis en cause quelques heures plus tard quand les 25L d'eau se sont retrouvé dans le van ... good job Marlène !! 😥 Une cascade se pose là sur notre route ... encore une ! Les bords de routes sont très fleuries, tous bleus : bucolique diront nous.

Pour la premiere fois nous allons dormir dans la légalité, dans notre self contained et un free camp. Une plage de sable fin, un repas chaud sur toit du van, une balade une plage immense de sable uuuultra fin, une chasse aux moustiques dans le van et un hop au dodo !

2 janvier : qu'elle journée ! C'est quand on fait le résumé d'une journée comme ça qu'on réalise à quel point la NZ est remplis de diversité !

Elle se commence par une baignade dans les vagues du Pacifique, en observant un surfeur. Cap ensuite vers l'extrémité Nord : le Cap Reinga, son petit phare et la rencontre entre la Mer Tasman venant de l'Ouest et le Pacifique de l'Est. Une jolie bataille qui donne de grosses vagues.

Parce qu'on avait pas assez chaud, on fait un stop sur une dune de sable histoire où Jean à trouver bon de se plaindre que ses pieds le brûlaient alors que je prenais des photos. Mais il sera bien content d'avoir des souvenirs et des photos pour son Insta ! On dévale ces dunes gigantesque à coup de foulées bondissantes, ça valait le coup d'oeil. Impressionant de voir ces immensités de sable posés là, au milieu d'une végétation luxuriante et verdoyante.

L'arrêt suivant, dans le plus ancien village de colons NZ : Kerikeri. Après s'être cru en Bretagne, dans les Caraïbes, en plein milieu d'un désert, nous voilà maintenant comme sur les bords du Rhône avec de vieilles grosses bâtisses de pierres, un petit port et une rivière qui dessine ses lacets.

Parce qu'il en faut toujours plus, on va rajouter une petite baignade dans une des plus belles cascades que l'on a vu pour le moment : Rainbow falls. La lumière transforme l'eau en miroir, le courant fait des petits jaccuzzi ... Et, personne d'autres que nous !

Pour faire ensuite concurrence à celui de Nouvelle-Calédonie quelques jours auparavant, un sunset sur la plage, avant de traversée une immense forêt de Kaori en refaisant le monde et de s'endormir sous un magnifique ciel étoilé au milieu de la mangrove de Port Albert.

3 janvier : il est temps de rentrer et de retrouver notre petite maison à Hamilton. On se pose à Piha Beach, petite crique paradisiaque à l'Ouest d'Auckland où Jean essaye par tous les moyens de trouver une planche de surf pour faire une initiation. Echec, on remettra ça à Raglan !

Ok Jean, le Nord c'était ouf !

Cap Reinga
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Kerikeri
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Rainbowfalls 
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Encore du sunset 
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Histoire de se cramer un coup les pieds 
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Publié le 11 janvier 2019

Voilà une semaine que nous avons retrouvé notre petite maison. Le retour à l'entrainement n'a pas été facile. Jean a subit des piges pour déterminer les bateaux des Nationals le lendemain du retour, quant à moi elles me pendent au nez, mais j'ai la chance d'avoir eu le temps de retrouver un peu la caisse perdue après 3 semaines de chill. Pour monter dans le 4- ou le 4x ce n'est pas moins de 11 x 1500m qui m'attendent, qui devraient se répartir en 2 ou 3 sessions.

On s'est fait un peu violence cette semaine, ça fait mal mais ça va le faire. Il va falloir être bon pour monter dans les meilleurs bateaux. Karapiro nous régale en ce moment : bassin miroir, sunrise de folie ... Si on enlève ces fucking bateaux à moteurs, les jet skis et les skis nautiques c'est le paradis. Leur Aiguebelette d'ici mais avec des fougères arborescentes et des palmiers au bord et des dizaines de kilomètres de long. Par contre, pour éviter le trafic, on est obligé de ramer tôt : 5.35am sur l'eau la semaine et 6.00am le samedi ... J'ai beau être matinale, j'ai mal. Je fais du 2- avec une petite canadienne, on se fait trop plaisir, c'est le feu !

Il ne faudrait quand même pas oublier de passer du bon temps, alors on passe nos après-midi de repos à profiter. Le week-end dernier c'était aprèm au lac avec les copains rameurs, où il fallait chercher de l'ombre et fuir le soleil NZ beaucoup trop agressif. Mardi après l'entrainement, nous somme partis randonner avec Jess pour monter au sommet d'une cascade vertigineuse, suivi d'un petit lunch dans un "caffe" très sympa qu'elle nous a fait découvrir. Elle nous embarque dans sa maison de famille à Coromandel pour le week-end à venir !

A base de chill à Karapiro. Amour naissant Elliot et Jean ?
Hiking avec Jess, Wairere falls

Cette après-midi, parce qu'il fallait vite se remettre après la tentative ratée de Piha où nous n'avons jamais réussi à trouver un loueur de planche, nous décidons d'aller à Raglan pour une INITIATION DE SURF ! Jean me prévient : je vais me prendre des gamelles, et certainement pas réussir à me mettre debout aujourd'hui. J'essaye de me rappeler la première fois que je suis montée sur un bateau, c'était pas extraordinaire, mais il faut bien commencer un jour ! Alors après un ou deux essai de saut sur la planche sur la plage, on se lance.

Et BOUM Jean NOURY, je t'ai fait mentir. Debout au 1er essai (1,7 sec certes) puis quelque chose de correct prend forme assez rapidement, avec même des ébauches de virages. Fatiguée sur la fin je fais un peu n'importe quoi, je laisse alors Jeannot jouer dans les vagues en essayant de comprendre comment on les choisit.

Coach Noury 


Pour finir la journée, petit Fish&chips sur le port. L'ambiance de Raglan, ce petit village de surfer, est décidément un endroit où l'on se sent bien.

Poisson frais, mais entier : faut l'avouer c'est pas le plus évident à manger sans couverts 
Poisson fraichement pêché dans le mythique Fish&Chips de Raglan 

A très vite, des bisous !

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Après 34 km de bateau samedi matin et une semaine à plus de 20 heures d'entrainements, nous voilà parti direction Coromandel avec Jeannot au volant, Jess en copilote. Cadeau des Allemands pour la route : des "Crou-nuts", mélange de croissant et de donuts qui permettront de tenir la glycémie de Jeannot élevée tout au long du trajet.

La première partie de la route est un peu ennuyeuse, des lignes droites interminables (où j'en profite pour dormir à l'arrière du van) mais la deuxième partie ... Une petite route sinueuse juste au bord d'un mer turquoise traversant des villages de surfeurs ... Magnifique ! La maison de vacances de Jess étant située dans le Nord de la péninsule, à Matarangi, il fallait remonter pendant de nombreux kilomètres cette route, mais elle était tellement belle que cela n'avait aucune importance. Mon esprit à cette occasion s'égare un peu, et je me dit qu'il serait temps que je commence à faire la liste de mes envies, pour par la suite arriver à faire des choix (et que je me trouve un endroit où rester dans les mois à venir par la même occasion !).

Nous avons été reçu comme des rois tout le weekend : la maison est immense, ouverte sur une terrasse d'où on entend l'océan, à 100 mètres. Le cadre est fait pour passer des moments conviviaux. Barbecue, coupe de fruits, glaces, jeu de carte, balade sur la plage, petit fond de musique ... Chill à son maximum !

Le lendemain, après une séance de Yoga pour se réveiller, nous allons prendre un café dans le village suivant, à Kuaotunu, avec la mère de Jess. Elle est ravie de voyager dans le van, cela lui rappelle sa jeunesse. On parle écologie, modes de consommation, comparaisons entre ce qui se fait en France et ici ... un bon exercice d'anglais. Très sympa d'avoir une maman pour le week-end d'ailleurs, c'est toujours très attentionné une maman.

On décolle ensuite pour une plage paradisiaque, accessible uniquement après 10 minutes de marche : New Chums, les "nouveaux copains" et ça porte plutôt bien son nom. Avant d'arriver sur la plage, on grimpe sur un rocher d'une centaine de mètres de hauteur, d'où la vue sur les baies qui nous entourent est superbe. Après quelques photos du haut de notre promontoire, on redescend se baigner pour se rafraichir. Les vagues sont énormes, beaucoup de courants.

Il est ensuite temps de rentrer à la maison, après une nouvelle aventure extraordinaire dans ce pays, encore une ...

Be happy 

PS spécial AMBG : vous remarquerez que les selfies ne sont pas de moi. Bisous. Coeur.

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