Itinéraire de 2 grosses semaines au paradis, entre terre et mer, au travers des paysages grandioses des Philippines. It's more fun in the Philippines!
Du 28 février au 18 mars 2019
19 jours
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Comme tous les ans, en Novembre/Décembre on se pose la grande question : on va où cette année en vacances ? Cette année, on cherchait une destination lointaine, pour deux semaines plus ou moins, avec possibilité de faire un peu de marche, un peu de plage. Notre choix s’est finalement porté sur les Philippines. On ne connaissait pas grand monde qui avait déjà fait ce voyage, mais les photos trouvées étaient à tomber, et notre mix tant recherché était possible la-bas.

First thing first, on regarde les prix des billets et après une rigoureuse étude de prix (coucou kayak.fr) on se décide à partir avec Turkish airlines, en faisant une escale à Istanbul. Une première pour nous, mais on lit pleins de bons commentaires et le vol A/R nous revient à 540€/pers. Pas si mal pour partir à l’autre bout du monde…

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Notre départ est prévu à 18h15 le 28 février. C’est donc armés de nos backpacks qu’on arrivera au travail ce jeudi matin, car nous partirons directement de là à l’aéroport.

Notre vol part de CDG avec 45 petites minutes de retard, et nous arrivons à Istanbul 3h30 plus tard. De là nous avons notre deuxième avion direction Manille 1h30 plus tard.

Notre deuxième vol dure 11h cette fois, une première pour nous de rester si longtemps dans un même avion, surtout si comme moi vous n’êtes pas des grands fans des vols et des turbulences. Heureusement, Turkish Airlines nous surprend positivement avec des repas vraiment pas mal (pour un avion) et une belle sélection de film (principalement en anglais mais quelques-uns en français). Avec le recul, cette compagnie a été aussi bien qu’Emirates et les prix plus attractifs, on recommande.

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Nous arrivons à 19h15 à Manille, avec une petite heure de retard, on récupère nos sacs à dos rapidement et on sort de l’aéroport. La, c’est la foire, les chauffeurs de taxi sont à la porte et vous sautent dessus en mode "viande fraiche ». OK on est fatigués, on panique un peu, et on finit par accepter une course à 1000PHP (1€ → 60PHP) ce qui est le plus cher qu’on paiera par la suite. Recommandations : Lorsque vous sortez de l’aéroport à Manille, allez vous mettre dans la file des taxis blancs (les moins chers) ou dans la file des taxi metered (ceux qui mettent en marche le compteur) et le prix sera plus autour de 300/400 pour aller au centre de Manille.

Bref pour nous c’est direction le Manila Hotel, près du port. La nuit est chère (90€) mais on a pris ça pour se reposer après notre périple aérien. On y arrive après 45 min de taxi, et c’est le méga luxe. Trop peut-être pour nous. On récupère notre chambre avec lit king-size et télévision dans la salle de bain puis on file jeter un œil à la piscine extérieur. Après un voyage de plus de 17h, c’est un peu le paradis.

Manila Hotel Swimming pool 

Nous partons donc grignoter un morceau (des noodles aux crevettes) et boire un verre avant d’aller se coucher. Nous n’avons pas dormi dans l’avion, on est un peu vannés.

Premier repas à Manille 

Le lendemain, nous avons du temps pour visiter un peu Manille avant de prendre notre bus de nuit à 22h, pour aller dans le nord des Philippines, à Banaue, faire un trek dans les rizières

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On se réveille après une bonne nuit, et on va profiter de la piscine et prendre notre premier soleil tant attendu. Il fait déjà chaud, le soleil est levé, alerte crème solaire indice 50 pour peau européenne tout juste sortie de l’hiver !

Baignade matinale à Manille 

On découvre ce midi-là notre alliée pour les prochaines semaines, la bière San Miguel ! En 3 éditions s’il-vous-plait : - La light (pour les petits joueurs comme moi) - La regular (environ 5%) - La red Horse (environ 7% pour les durs) Cette bière est connue pour être l’une des meilleures en Asie du sud-est et nous sommes d’accord, on la trouve vraiment pas mal.

Une San Miguel Light pour la route 

Après un late check-in à 13h, on rend la chambre et on demande à laisser nos sacs à l’hôtel. Pas de problème pour eux, et on part à pieds direction le quartier le plus populaire de Manille, Intramuros.

A peine sortis de l’hôtel on tombe sur notre premier Tricycle, c’est un 5 peu l’équivalent du tuk-tuk srilankais. On refuse ses services pour nous emmener dans le centre, nous voulons marcher oui monsieur. Direction la cathédrale de Manille. On ne va pas se mentir, les premiers mètres loin de notre hôtel au calme ne nous font pas rêver. Les rues ne sont pas propres, il y a beaucoup de pauvreté, on n’est pas méga à l’aise. La place devant la cathédrale est plutôt jolie, et nous auront la chance d’assister à l’entrée de la mariée dans l’église dans un mariage traditionnel de (riches) philippins. A la sortie, on se dirige vers un petit restaurant à 5 min de la cathédrale, trouvé grâce à notre amis le lonely planet, le Patio de Conchita

Patio de Conchita 

Ce sera notre première découverte de la gastronomie aux Philippines. Bon, grosso modo c’est du riz avec de la viande ou du poisson en sauce. On ne va pas se mentir, c’est pas la meilleure cuisine d’Asie, mais ce petit restaurant a un cadre plutôt agréable pour Manille et ce n’est pas trop cher. On recommande plutôt. On continue notre petit tour après le déjeuner, mais il fait vraiment chaud, et qu’on se le dise, Manille c’est pas dingue comme ville. On rentre donc à l’hôtel vers 15h30, on ne repartira que le soir à 20h30 pour aller trouver notre bus de nuit pour Banaue. On glande donc pas mal, on reprend une petite bière en terrasse, on fait une sieste en attendant notre taxi.

Le taxi arrive à 20h30 précise et nous partons direction la station de bus Ohayami (20 min). 6 Quand on arrive à la station, le bus de 21h est en train de partir. Je suis un peu étonnée car nous avons réservé ce bus avant notre départ en vacances et le bus de 21h n’apparaissait pas. D’ailleurs la plupart des touristes ayant réservé le bus en avance sont comme nous dans celui de 22h. Conseil : vous pouvez prendre le risque de réserver le bus sur place mais c’est un peu risqué car s’il ne reste plus de place classique, vous pouvez vous retrouver assis sur un strapontin au milieu du bus pendant 9h..( http://ohayamitrans.com/) En attendant notre bus, on discute avec Fred et Virginie, deux strasbourgeois qui font à peu près le même itinéraire que nous…Voir exactement le même. Comme quoi ça doit être un classique. A 22h le bus part, on a bien nos places assises, et certains retardataires sont assis au milieu sur des strapontins (ça a l’air d’être un peu l’enfer il faut être honnête).

Retour d'expérience sur notre trajet en bus:

Le bus fait des arrêts environ toutes les 2h30, car il n’y a pas de toilettes à l’intérieur. Cela permet aussi d’acheter à boire et de quoi manger. Nous avions lu beaucoup de commentaires concernant ces bus de nuit, donc ci-dessous notre propre expérience : - Climatisation : Nickel à l’aller, nous avions prévu de quoi nous couvrir et ça n’a pas été utile. Plus froid au retour, et là les pulls et écharpes étaient les bienvenus 7 - Confort : les sièges s’inclinent donc ce n’est pas mal, c’est mieux que ce que l’on pensait - Lumière/bruit : Au retour notre chauffeur allumait la lumière à balle à chaque arrêt, donc pensez à amener masque pour les yeux et boules quiès si vous voulez vraiment dormir. - Temps de parcours : nous sommes partis pile à 22h et nous sommes arrivés à 6h15.

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Nous arrivons donc après environ 8h30 de trajet à Banaue. Là, on se tape un petit coup de stress parce que, à part une promesse sur le Messenger de Facebook, on n’a rien payé donc on n’est pas tout à fait surs que notre guide, Franz, sera là. C’est donc une bonne surprise quand on descend du bus et qu’on voit un homme avec une pancarte « marine sera » dessus. Il se présente comme le cousin de Franz et il a les dents toutes rouges, comme si sa bouche était en sang. On nous expliquera par la suite que c’est à cause des herbes qu’ils chiquent, le « moma », qui donne de l’énergie mais qui rend les hommes un peu « défoncés ». Au bout de 5 minutes on découvre que deux autres couples ont rendez-vous avec Franz, et qu’ils sont tous avec des cousins de Franz. A ce stade on se demande un peu si Franz existe vraiment, et si ce n’est pas juste une grosse entreprise familiale qui a pris ce nom. Bon, du coup on s’engouffre tous dans la voiture qui nous attend et qui va nous emmener « chez Franz ». Nous en avons pour environ 20 min et nous sommes avec les deux couples de français. Le taxi nous dépose et un homme assez âgé nous accueille. Il s’agit du père de Franz. La légende Franz continue, nous ne l’avons pas encore vu. Son père nous dit qu’il est en trek, et qu’on le verra à son retour.

Arrivée à Banaue 

Pour être honnêtes à ce moment-là on ne sait pas trop où on va. On ne sait pas exactement de quoi les 3 prochains jours vont être faits, Franz nous avait juste dit 3 jours de trek à 5500 PHP tout inclus. Nous suivons donc le père de Franz jusqu’à leur maison qui se situe au calme en contre-bas de la route. Le chemin est super raide pour y accéder, et on n’est pas au top de notre forme après cette micro nuit dans le bus.

Descente vertigineuse vers la maison de Franz 

Nous arrivons enfin chez les parents de Franz. La vue est à couper le souffle, sur les rizières de Banaue. Trois autres français sont déjà sur place, Morgane, Arthur et Mathieu d’origine lyonnaise. On pose nos sacs, et on prend le petit déjeuner préparé par la maman de Franz, des pancakes faits maison avec sucre et confiture, du thé et du café. L’ambiance est très familiale, les petits frères de Franz sont là aussi et nous aident à nous installer. Puis, un énième cousin revient et nous annonce l’organisation. On est nombreux, ça a l’air un peu difficile, mais après 10 bonnes minutes d’incompréhension totale, on finit par comprendre que les deux couples arrivés avec nous partait en trek aujourd’hui avec lui, et que de notre côté, avec les 3 autres français, nous restions ici la journée pour aller voir les hot spring, et que nous ferons le trek demain et après-demain avec Franz la Légende.

Vue de chez Franz 

On nous installe donc dans des chambres chez Franz, elles sont plutôt grandes et clean, et on se repose un peu jusqu’à 10h, heure de notre départ pour les Hot Spring. Nous comprenons qu’il s’agit de sources d’eau chaude dans les rizières. Nous partons donc tous les 5 en voiture et au passage nous récupérons notre guide pour la journée, Elena. Nous avons une marche de 45 min d’approche pour y arriver, c’est un petit warm up pour le trek du lendemain, et les paysages sont vraiment beaux

Mini trek vers les Hot springs 

Une fois notre marche effectuée, nous arrivons aux fameux Hot Spring. Première chose à faire, boire les 5 bières qu’on se trimballe depuis le début. On se pose à l’ombre et on mange nos sandwichs préparés par la maman de franz (plutôt classiques, fromage blanc cheddar tomates). On profite ensuite successivement de se baigner dans les sources d’eau chaude et dans l’eau de la cascade qui est gelée.

Hot Springs 
Hot Springs 

Nous repartons vers 15h30 et au retour, nos camarades demandent à passer à Banaue pour trouver du wifi pour réserver leur hôtel de Manille du retour. Nous aurons donc la chance de voir un peu la ville de Banaue, et c’est vraiment plus sympa que Manille !

Retour vers Banaue 
Retour vers Banaue 

Puis après avoir acheté quelques bières, on retourne chez les parents. Là on s’installe, on prend nos douches… Et puis on se rend compte qu’on n’a pas beaucoup de bières… Soit ! Quentin et Arthur partent nous en chercher. Ça a l’air de rien comme ça, mais la montée pour aller à la route de la maison est vraiment raide et on l’a déjà montée une fois aujourd’hui, ça nous a suffi !

La mère de Franz nous fait ensuite un délicieux repas à base de viande et de riz. C’est vraiment une excellente cuisinière et on se régale. Ensuite le père de Franz nous a allumé un feu dehors, on restera un moment boire nos bières devant le feu de camp, avec les chiens de la maison. Tout le monde a des chiens là-bas, il y en a partout ! On rigole bien, c’est vraiment sympa, mais à 21h on tombe tous de fatigue. Direction le lit, demain c’est trek et enfin peutêtre, nous pourrons rencontrer Franz la Légende !

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Nous nous levons à 6h, merci le décalage horaire, et la famille de Franz est déjà bien réveillée, on entend du bruit au RDC. Les nouveaux sont arrivés ! On s’habille donc et on va dire bonjour. Ils sont 7 nouveaux arrivants, 6 français et 1 hollandaise. Après un rapide bonjour, Quentin sort boire son café dehors et j’entends un « Salut ma couille ! ». C’est Franz. Enfin, en chair et en os ! Il nous explique que 10 d’entre nous partons en trek aujourd’hui, nous 5 qui étions la hier, un couple de toulousains, deux amis qui voyagent ensemble pendant plusieurs mois, et la hollandaise. Les deux français restants commenceront le trek le lendemain avec… on le donne en mille… un cousin de Franz ! Nous on est trop contents, on a Franz la légende pour le trek où il sera aidé par son cousin Jeremy.

La préparation du trek commence, on fait nos sacs. Nous, on aura un sac pour deux, celui de Quentin. Il faut prendre pour deux jours de trek et une nuit possiblement un peu fraiche dans les montagnes. Une fois que nous sommes tous prêts, il est l’heure de s’attaquer à la montée de l’enfer pour atteindre la route où nous attend notre jeepney. Le jeepney est un moyen de transport très commun aux philippines, surtout à Manille. C’est comme un petit bus ouvert. Nous montons tous les 10 sur le toit, autant vivre l’expérience à fond !

Trek Day 1, on arrive! 

Puis fini la rigolade, la partie marche commence ! Nous avons 20km à faire ce premier jour, mais ce sera principalement plat ou de petites montées. Franz nous propose un bâton pour marcher, mais il n’en prend pas car « c’est pour les tapettes » dit-il, avant de nous lancer un « on s’arrache les baltringues ». Ses expressions de français nous font toujours bien marrer et il les sort du tac au tac.

On continue notre marche jusqu’à midi où nous arrivons près d’une cascade. Nous revoyons là les français croisés en attendant le bus, salut les gars ! Ils sont seuls avec leur guide, nous on est bien contents d’être en groupe ! On fait notre pause déjeuner ici (les mêmes sandwichs que la veille) et ensuite on s’amuse à sauter dans l’eau à partir des rochers et du pont. Il fait beau et chaud heureusement. Franz nous dit qu’on a de la chance car les mois d’avant, il a plu « comme vache qui pisse » (je cite).

On reprend la route pour l’après-midi, direction Cambulo où se situe notre gîte pour la nuit. Les paysages sont vraiment beaux, on en profite pour faire quelques photos.

On arrive en fin d’après-midi à Cambulo. On récupère nos chambres dans le gîte, et on lance les douches. Pas d’eau chaude ici, c’est de la douche rapide ! Les mecs partent faire un basket avec Jeremy dans le village, certains trainent sur la terrasse, c’est quartier libre jusqu’à 18h30 où une surprise nous attend, selon Franz.

Repos des troupes 

A 18h30 donc, toute une horde d’enfants attend sur la terrasse du gîte dehors, et des chaises pour le public (nous !) sont installées. On prend place et le spectacle commence ! Les enfants chantent (même en français), dansent, nous font chanter et danser. C’est vraiment sympa !

Spectacle des enfants du village 

A la fin du show, nous distribuons des gateaux aux enfants, c’est une vraie organisation et on est contents qu’une partie de nos sous aient servis à ça. Pour nous il est temps de prendre l’apéro, Jeremy et Franz ont tout disposé. Nous avons 10 petites bouteilles de gin, du sel et des petits citrons verts (appelés Kalamansi). C’est parti pour une série de Gin Paf !

Quand on nous appelle pour diner, on a déjà quelques verres de passés, le repas arrive comme une bénédiction!

Puis directement après c’est reparti aux tournées de gin ! Jeremy prend la guitare et enchaîne quelques sons de Bob Marley. Il a une super voix, ça nous motive encore plus !

A 21h, tous bien motivés, on demande s’il y a un karaoké dans le coin. Pour remettre un peu de contexte, nous sommes dans un petit village de montagne où il n’y a pas grand-chose, donc l’espoir est mince, mais le karaoké fait partie intégrante de la culture philippines, ils adorent ça ! Franz accepte de nous emmener, on est trop contents, mais il précise « il va falloir traverser la rivière » … Hein ? Mais oui, on se retrouve à devoir traverser une rivière puis escalader une petite colline pour arriver chez… un couple du troisième âge qui a une petite télé et un micro dans son garage. La soirée continuera ici, jusqu’à environ 23h30 quand nous rentrons nous coucher après avoir bien chanté et bu. Il faudra tout d’abord re-traverser la rivière, certains n’en seront plus capables et auront besoin d’aide. Puis les plus courageux restent debout jusqu’à 2h du matin dehors, à chanter, faire des tours de magie et parler. On est bien crevés quand on va se coucher, mais ça valait le coup !

Toute l'équipe au jour 1 
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Nous ne nous levons pas sans difficulté en ce dernier jour. Les 8km que nous devons faire dans la journée nous paraissent un peu insurmontables. Mais c’est à grand coup d’eau et de café que nous arrivons enfin aux rizières de Batad ! Ce sont les plus connues, et on se croirait un peu au Pérou au vu des paysages.

Les rizières de Batad 

Grosso modo, on ne fera que monter et descendre ce jour-la (pas le top vu nos formes physiques), mais les décors sont à couper le souffle !

Incroyable Batad 

Le plus dur restera surement la cascade. Nous descendons à une cascade à pied par un interminable escalier… Tout en comprenant qu’il faudra ensuite emprunter ce chemin dans l’autre sens (my god). On fait clairement moins les malins ce deuxième jour, on est tous bien crevés, et ça fanfaronne moins dans les troupes. On marchera quand même jusqu’à 16h, où nous rejoignons le jeepney salvateur qui nous ramènera chez Franz. De nouveaux voyageurs sont arrivés et commencent leur trek le lendemain. On les rassure un peu tout en faisant nos sacs. Puis c’est l’heure de la douche, et déjà nous devons partir pour notre bus retour (de nuit encore) de 19h.

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Nous lâchons nos compagnons de voyage à la sortie du bus à 4h30 du matin, avec la promesse de se revoir à Bohol et Paris. Puis nous retrouvons Fred et Virginie qui prennent le même vol que nous et nous partageons un taxi pour l’aéroport. Là nous attendons notre vol Cebu Pacific qui part à 9h30. C’est un vol court qui nous attend (1h15), Quentin s’endort tout de suite et moi je regarde un peu le manège des hôtesses de l’air et des stewards. Sortis de nulle part, ils nous organisent un jeu avec des questions et ceux qui répondent bien remportent des lots. Tout ça dans un avion en plein vol en criant dans le micro. Je m’amuse bien j’avoue le vol passe bien vite !

En vol pour Bohol 
Magnfique survol des îles des Philippines 

Nous arrivons à Bohol à 11h, avec un peu de retard et on se dépêche de trouver un taxi pour aller à notre hôtel, le Kasagpan hotel, à Tagbilaran. Petit malentendu dès le début car nous avions checké sur internet avant de partir que notre hôtel était à 5 min de l’aéroport… Ce qu’on ne savait pas c’était que l’aéroport de Tagbilaran avait été déplacé à Panglao, une île au Sud de Bohol, mais qu’il avait gardé le même nom. Du coup on refuser de payer le taxi plus de 300 PHP car « c’est que à 5 min » et on n’y croit pas quand le taxi nous dit que c’est 40 minutes. On finira par partir pour 300PHP et se rendre compte en route qu’il avait raison… c’est bien 40 minutes pour aller à l’hôtel… Oups !

Quand on arrive, notre chambre n’est pas encore prête donc on visite un peu l’hôtel et on se pose sur la terrasse pour boire une bière et manger un petit truc. C’est vraiment un bel hôtel, on est super contents.

Kasagpan pool 
Restaurant vue sur mer 

Après avoir récupérer notre chambre (vue piscine et mer avec balcon), on décide d’aller en ville louer un scooter pour le lendemain. On se rend à l’accueil pour demander un tricycle pour le centre-ville. Le tricycle nous arrête chez un loueur qu’il connaît et on s’en tire pour 350PHP par jour (environ 5,5 euros) donc 700PHP pour les deux jours demandés.

Nous repartons directement avec le scooter et on se rend en ville dans un supermarché pour acheter de quoi faire notre apéro (des bières et un paquet de chips en gros) et des bouteilles d’eau. L’eau du robinet n’est pas potable aux Philippines donc l’achat d’eau est très régulier.

On retourne ensuite à l’hôtel profitez de la piscine, puis nous ferons la soirée là-bas avec dîner au restaurant de l’hôtel (terrasse extérieure) qui est vraiment bon. Un poulet Teriaki incroyable qui aurait été encore meilleur pour Quentin s’il ne commençait pas à être un tant soit peu malade.

Night Swim 

Puis tous au lit, la journée a été harassante et le lendemain nous avons une longue route en scooter dès le matin.

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On se réveille assez tôt, comme d’habitude, et après un petit déjeuner de bananes achetées la veille, on prend notre scooter direction les Chocolate hills, monument géologique mondial situé à environ 1h15 de notre hôtel.

Le trajet en scooter se passe bien, on s’oriente grâce à une map téléchargée en avance (coucou on n’a pas internet) et à l’aide des philippins qui nous voient un peu paumés sur notre scooter. C’est plutôt agréable comme balade, il fait bon et une fois sortis de Tagbilaran c’est plutôt joli. Après une heure de route, on voit nos premières hills, et c’est vrai que c’est assez particulier. Après 1h15 environ, on nous demande de payer une entrée au site. La on continue un peu et on arrive sur un vrai parking avec des petites boutiques de souvenirs et des cafés-restaurants. Un peu plus haut au-dessus de nous, le point de vue où se rue déjà plusieurs touristes. On a de la chance il est assez tôt dans la matinée pour que ce soit accessibles.

On monte donc tout en haut pour prendre quelques photos et avoir une vue globale sur les hills. Il y a en tout 1 268 collines en forme de cône de tailles similaires réparties sur plus de 50 kilomètres carrés. Elles doivent leur nom à leur forme et à la végétation qui devient brune vers la fin de la saison sèche

Chocolate hills 
Chocolate hills  

Le temps d’un café et on reprend la route, direction Loboc pour le déjeuner. En chemin, on se rend compte qu’il y a un parc d’aventure pas loin, qui nous fait un détour de seulement 1km. On n’a pas forcément super envie d’un accrobranche, mais il y a une tyrolienne « tête en avant » qui a l’air marrante. On décide d’aller jeter un œil dans le doute…

Bon et bien sûr on se laisse tenter ! Nous voici accrochés allongés, la tête en avant, pour nous lancer sur cette tyrolienne qui traverse une vallée avec au fond, une rivière. Gopro en main, la traversée dure environ 30 secondes pour 400PHP par personne. C’est cher, mais on en prend quand même plein les yeux.

Le retour se fait sur une espèce de télésiège en sens inverse.

Télésiège du retour 

Après cette parenthèse aérienne, on reprend notre chemin vers Loboc, on commence à avoir faim et on a repéré un restaurant qui a l’air sympa en bord de rivière avec une terrasse ainsi qu’une petite pizzaria juste avant.

Une fois arrivés à la pizzeria, on se rend compte qu’elle est fermée et on s’apprête à reprendre la route quand on repère un visage connu. Fred et Virginie sont arrêtés au même endroit que nous, en bord de route. C’est ensemble que nous irons prendre notre déjeuner au Lodge Restaurant and Bar sur la terrasse vue sur la rivière.

Puis chacun reprend sa route et pour nous c’est direction le Tarsier sanctuary, à Corella

Tarsier dans son arbre 

Le tarsier est le plus petit des singes, il mesure entre 8 et 15 cm à taille adulte et a comme particularité des immenses yeux. Le tour pour voir les tarsiers est super court, 5 minutes environ. Le guide nous montre 5 des 8 tarsiers du parc. Le tarsier est une espèce en voie de disparition, il en resterait une centaine seulement sur l’île de Bohol, dont 8 dans ce sanctuaire. Ce sont de petits animaux nocturnes, donc quand on fait notre tour, ils sont tranquillement installés sur leur branche et ne bougent pas.

Au retour nous prenons à nouveau le scooter et en s’aidant de la map on reprend tranquillement la route vers Tagbilaran. On repasse par le mall pour acheter de quoi déjeuner le lendemain, et on rentre se reposer à l’hôtel. On n’a pas trop faim, un bol de riz et au lit, la fatigue se fait bien sentir.

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Le vendredi, notre but c’est d’aller faire un tour sur Panglao, petite île liée à Bohol par un pont. Nous comptons 40 minutes de scooter, et on prévoit de se rendre à Alona Beach, qui est la plage la plus connue. C’est une vraie petite station balnéaire qui prend forme dans ce côté de l’île, et on prendra la notre premier vrai bain de mer du séjour.

Une fois arrivés sur place, il faut déjà pouvoir se garer, c’est la première fois qu’on ne se gare pas vraiment où on veut. Bon ça ne reste pas très difficile et on parcourt à pied la rue commerçante qui amène à la plage. Ici, facile de se procurer maillot de bain, masque, tuba et autre dry bag.

On arrive ensuite sur Alona Beach, une grande plage de sable fin avec tout le long des gros resorts avec transats sur plage, piscine, musique. Le soir apparemment, il y a pas mal d’animations ici. Nous prévoyons de rester seulement la fin de matinée et une partie de l’après-midi.

Alona Beach 

On se baigne enfin dans la mer et elle ne paraît pas si chaude que prévu. Il faut dire qu’il fait 35 degrés dehors et au soleil on crame un peu. C’est aussi notre vrai premier soleil des vacances et la peau n’est pas encore vraiment prête, crème solaire 50 obligatoire ! On s’installera ensuite en bord de plage pour grignoter un morceau (du riz en fait) avant de repartir. Le soleil à cette heure la tape beaucoup, on se méfie quand même.

Alona Beach 

On reprend ensuite la route et on profitera un peu du repos à la piscine de notre hôtel. Nous prévoyons ensuite d’aller faire un dernier tour au supermarché puis de rendre notre bolide. On connaît maintenant plutôt bien les routes et la conduite des philippins. Grosso modo, 27 c’est pas des violents, ils conduisent pas bien vite et ils font tous beaucoup d’à-coups, c’est pas super agréable mais pas vraiment dangereux non plus.

Une fois le scooter rendu, nous prenons un tuk-tuk direction l’hôtel. Nous prévoyons de faire nos sacs parce que ce soir nos potes rencontrés pendant le trek viennent dîner à l’hôtel avec nous. On est super contents de les revoir, mais avec l’avion à 9h le lendemain, il faut quand même préparer un minimum le départ.

Ils arrivent tous les 3 vers 20h et on se fait un super poisson grillé sur la terrasse de l’hôtel, accompagné bien sur d’une petite San Miguel.

Retrouvailles à Bohol 

Une fois les copains repartis, on finit le sac et au dodo, demain nous avons deux vols pour arriver à El Nido, Palawan !

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Comme vu avec l’hôtel, notre taxi nous attend bien à l’heure pour nous amener à l’aéroport pour prendre notre premier vol vers Manille.

Petite explication ici : pourquoi est-ce qu’on repasse par Manille pour aller à El Nido. C’est très simple, c’est plus court ! En effet, les seuls vols arrivant à l’aéroport de El Nido (un tout petit aéroport) viennent de Manille ou de Cebu. Sinon il faut prendre un vol pour l’autre aéroport, Puerto Princessa, et de là un bus/van de 5h jusqu’à El Nido. Nous les bus, on a donné merci ! Il y a aussi l’option du ferry, mais ça prend beaucoup de temps. On a décidé de privilégier la durée du trajet plutôt que le prix car la compagnie qui fait le trajet Manille-El Nido, Air Swift, n’est vraiment pas donnée (100€/pers)!

Bref on a un petit coup de nostalgie en quittant notre super hôtel, mais le reste du planning promet d’être encore plus fou.

On arrive vers 11h à Manille, et on change de terminal en utilisant la navette interne gratuite. Bon, ça va qu’on a le temps, mais c’est quand même une navette toutes les heures, il ne faut pas être pressés. Si vous êtes un peu dans le rush, il vaut mieux prendre un taxi entre les terminaux de cet aéroport.

A 14h30, on embarque à bord de l’avion d’Air Swift. Comme prévu, c’est un tout petit avion, mais le vol est court, à peine une heure.

Arrivés à El Nido, on se fait déposer sur le tarmac et on marche jusqu’au « hall » de l’aéroport. C’est plutôt une petite salle avec des ventilateurs. Pas de tapis roulant pour les bagages non plus, ils nous les apportent en chariot, et faites vos enchères messieurs dames ! Bon coup de chance, nos sacs sont les premiers.

On sort de l’aéroport, il fait une chaleur écrasante. Là, plusieurs tricycles attendant sur un parking. Pas la peine d’essayer de tricher, on nous oriente sur le premier de la file. Aucun taxi en vue, nous partirons donc tous en tricycle. Nous donnons l’adresse de l’hôtel, le Greenview sur Corong Corong et nous prenons la route.

Tuk Tuk à El Nido 

Arrivés à l’hôtel, on nous annonce que nous ne pourrons pas loger ici car notre chambre a un problème d’électricité et l’hôtel est complet. On est un peu dégoutés, il était vraiment beau, et ils nous redirigent vers un autre bien moins beau. OK, mais alors on veut nos sous ! Il faudra quand même tergiverser 30 minutes pour avoir notre remboursement et nous diriger péniblement vers un autre hôtel à 4 minutes de marche dans le sable.

Nous nous installerons du coup au Telesfora, bien moins bien que celui prévu initialement, mais très proche sur la plage de Corong Corong, dans un petit appartement convenable avec climatisation et terrasse avec vue plage. On est fatigués, on se change et on se rend sur la 29 terrasse de l’hôtel du Greenview pour prendre notre traditionnelle San Miguel et grignoter quelques calamar rings et autre tapas

 Corong Corong

La journée a encore été fatigante, et demain nous prévoyons de louer un scooter pour aller sur la célèbre Nacpan Beach, dans le nord de El Nido.

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A peine sortis de l’hôtel, nous trouvons un loueur de scooter. Et nous voila partis vers le centre-ville de El Nido. Projet ? Trouver un médecin pour ma énième otite de l’année. Un rendez-vous en express et un anti-inflammatoire plus tard, nous sommes en route par Nacpan Beanch. On remarque au passage que le centre-ville de El Nido est plein de petites boutiques, et que ça a l’air bien animé.

Un bon trajet en scooter plus tard, on suit les panneaux pour Nacpan Beach. On arrive finalement sur un parking (payant bien sur mais surveillé) où on laisse notre fier bolide. On se pose enfin sur la fameuse Nacpan Beach. C’est une grande plage, bordée de palmiers et de petits restaurants, avec une eau bleue turquoise à laquelle on ne résistera pas longtemps.

Nacpan Beach 

On en profitera pour faire quelques photos, un cadre paradisiaque comme ça, c’est pas tous les jours ! Et en cette fin de matinée (11h) c’est encore relativement calme et il n’y a pas trop de monde.

Nacpan Beach

Au bout d’une grosse heure, on n’en peut plus, on est en train de brûler malgré notre super crème solaire. On va se mettre à l’ombre dans un petit restaurant de bord de plage. On y prendra une San Miguel et un déjeuner, directement vue sur mer.

San Miguel à Nacpan Beach 

Puis après encore un peu de plage, ce sera le chemin du retour. Nous avons rendez-vous à 18h au « bureau » de Tao Philippines pour un briefing sur notre croisière qui commence le lendemain.

En passant par le centre de El Nido, on fait une pause pour retirer de l’argent à un distributeur, et on tombe sur une partie de basketball niveau régional. Il y a un monde de fou, ça crie dans tous les sens, c’est un peu la ligue des champions par ici. On restera une quinzaine de minutes à regarder, avant de reprendre la route. Nous rendons le scooter, et après une petite douche, c’est parti pour notre briefing !

Coup de chance, les locaux de Tao sont à 3 min à pieds de l’hôtel. On y est donc vite et on passe à l’inscription. Pas de problèmes, on est bien inscrits. On nous remet notre cashless bracelet, qui nous servira à payer (les boissons surtout) les 5 prochains jours. Nous mettons chacun 3500 PHP dessus (60€).

Le briefing commence alors, nous sommes un groupe de 25 personnes, entre 21 et 50 ans (moyenne d’âge autour de 35 ans) de plusieurs nationalités : hollandais, anglais, américains, argentins, français, brésiliens, allemands, danois et australiens. Le crew se présente, et nous distribue notre premier Jungle Juice (à comprendre un mélange Ananas-Rhum). Ils nous expliquent le déroulement des 5 jours, et ce que nous devons avoir sur nous : un dry bag, une gourde, un sarong/fouta, des reef shoes, de l’anti-moustique, de la crème solaire, une casquette, et des maillots de bains bien sûr ! Bon nous il nous manque encore quelques trucs.

Prévision de la croisière 

Tao Philippines, c’est donc une croisière de 5 jours sur un bateau, en dormant la nuit dans des petites huttes sur des plages paradisiaques. C’est l’assurance de voir des paysages magnifiques sans d’autres touristes que le groupe. C’est aussi de l’éco-tourisme. Aucun plastique utilisé, et la cuisine est faite maison sur le bateau directement. C’est un incroyable havre de paix, sans internet ni connexion wifi. Voila ce que nous comprenons durant ce briefing.

Le rendez-vous est donné, 8h30 au port de El Nido le lendemain, ce qui nous laisse encore quelques heures pour trouver le matériel manquant. On achète à Tao l’anti-moustique puissant (pour moi surtout), puis on se dirige vers la petite rue commerçante près de l’hôtel. Bon tout est en train de fermer, mais on déniche tant bien que mal les reef shoes ainsi 33 qu’une casquette pour moi. Puis, sous conseil du crew de Tao, on cherche de la nourriture « safe », pour essayer de ne pas se rendre malade juste avant le bateau. On tombera finalement sur le restaurant Altrove, restaurant italien qui fait des pizzas juste énormes et trop bonnes. C’est parfait !

Altrove restaurant 

Ensuite c’est l’heure du retour et de la préparation des sacs. Demain c’est le grand départ pour nos 5 jours en mer.

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On se lève donc avec une mission, trouver nos gourdes, super important pour les 5 prochains jours. On rend l’appartement, on embarque nos sacs et on saute dans un tricycle direction le centre-ville. Les boutiques commencent à ouvrir et on trouvera tant bien que mal deux gourdes (vraiment pas top) et un marcel pour Quentin. Nous voilà parés !

On arrive les premiers au lieu de rendez-vous, puis le reste du groupe nous rejoint petit à petit et c’est parti direction le bateau ! Première chose à faire, on enlève les chaussures ! Et on leur dit au passage au revoir pour 5 jours. Puis nos sacs sont déposés en soute pendant qu’on écoute (en gilet de sauvetage) le petit discours de bienvenu du guide de l’expédition, Aldren.

Le reste du crew vient alors se présenter un à un en terminant par Bila, un chiot Jack Russel, un « seadog » qui va nous suivre tout au long du séjour. Quelques minutes plus tard, nous quittons le port, et notre petit déjeuner nous est servi. Un premier petit déjeuner de roi !

Premier petit déjeuner à bord

Nous sommes donc 25 touristes, 8 personnes du crew, et un jack russel à bord, et on est loin d’être serrés. Le bateau est grand, il y a pas mal de place devant et sur les côtés, une cuisine bien remplie de victuailles, des toilettes, et la cabine du capitaine.

 Cuisine du bateau
Vie à bord du bateau 

Au bout d’une heure de navigation, nous nous arrêtons dans un premier spot. Notre guide nous parle de caves naturelles (ou grotte) que l’on peut rejoindre à la nage. Ce sont les « Pansandigan cave ». Ceux qui veulent peuvent également être déposés en kayak. Nous bien sur on choisit la nage ! Mais voilà. C’est infesté de méduses. Mais vraiment il y en a partout. On enfile donc nos lycras, nos reef shoes, on se couvre le plus possible. Afin de nous rassurer, le guide nous dit que les méduses ça va parce qu’on peut les voir, mais qu’il y a ici une espèce de plancton un peu partout qui gratte beaucoup quand on nage dedans. Nickel. On est ravis

On se jette un par un à l’eau, et direction les grottes. Bon ça ne restera pas mon meilleur souvenir cette nage à cause de toutes ces méduses (et en effet le plancton pique et gratte), mais tant bien que mal on trouve les fameuses caves. Il faut parfois passer dans des petits passages pour arriver au puit de lumière au bout, mais ça vaut le coup. Quelques personnes rejoignent les grottes en kayak (on pensait à cause des méduses mais non ce sera pareil tous les jours suivants). Une fois de retour, on se sèche, et c’est parti pour un deuxième spot !

Paysages somptueux aux Philippines 

Sur ce deuxième spot, on rejoint une petite plage avec des huttes, ce qui nous donne une idée de notre futur logement, et on se repose un peu. Il y a une espèce de balançoire qui 37 donne lieu à une séance photo mémorable. On commence à discuter un peu avec tout le monde, l’ambiance est plutôt bonne.

On revient ensuite sur le bateau pour le déjeuner, et c’est un véritable show qui nous attend. Une table recouverte de nourriture que le chef (Aldren 2) vient nous présenter. Tout a été fait sur le bateau, tout est frais, et c’est vraiment un délice ! On se rend compte qu’on va super bien manger au cours de ces 5 jours

Lunch at Tao 

Après ce repas, l’après-midi se poursuit. On fera encore une dernière pause avant de se diriger vers notre campement pour la nuit. Le premier camp est situé en retrait derrière une barrière de rochers sur Taputan Island.

Base Camp 1 

On saute tous dans l’eau, on se rend sur la plage en nageant pendant que le crew amène nos dry bags sur le kayak. La nourriture pour le soir, ainsi que le bar font aussi partie du voyage. On accoste donc et on nous donne à chacun un sac de drap. Ils nous suivront au cours des 5 38 jours. Puis le chef d’expédition, Jun Jun, attribue les huttes. Pour cette première nuit nous ne serons pas directement face à la mer, mais cela change tous les soirs.

Les huttes sont faites en bambou, surélevées par rapport au sol (pour les insectes) et ouvertes des deux côtés. Un petit rideau jaune cache les deux entrées et l’équipage nous apporte un petit matelas et une moustiquaire. On essaie tant bien que mal de faire le lit, mais on ne s’y prend pas comme des pros et le résultat n’est pas celui attendu. Peine perdue de toute manière car des membres de Tao viennent faire les lits et installer les moustiquaires de chaque hutte. Ils le feront également tous les soirs. C’est l’heure d’aller prendre notre « douche », à comprendre se rincer à l’eau claire avec une casserole dans un tonneau d’eau et de s’habiller pour le soir (à comprendre enfiler un sarouel et se badigeonner d’antimoustique).

Les douches sur les camps 

On termine juste quand on entend le terrible cri « JUNGLE JUICE ». Les 25 pseudoaventuriers se réunissent autour d’un bidon rempli de rhum et de jus d’ananas pendant que notre chef cuisto nous prépare le repas du soir. Le jungle juice terminé, grâce au cashless bracelet, on peut toujours se prendre une ou deux san miguel sur la plage. Puis vient l’heure de dîner, le repas étant toujours présenté par le chef qui annonce comme à chaque fois « First, rice ! Filipino power » ! Le riz est en effet considéré comme le « pouvoir philippin », la source d’énergie et le commerce de beaucoup de philippins. Nous en aurons à chaque repas. Notre diner avalé, c’est jeu de cartes et discussions jusqu’à ce que les premiers aillent se coucher. Nous serons les derniers ce soir-la à rejoindre notre hutte, bien fatigués. Rituel du soir, brossage de dent, boules quiès, masque, anti-moustique et moustiquaire ! Notre premier jour de pseudo-aventurier est terminé.

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On se réveille aux aurores pour ce deuxième jour sur Tao. L’équipage est déjà à fond pour nous amener café et fruits frais. Le vrai petit déjeuner sera servi plus tard sur le bateau.

Café les pieds dans l'eau 

On range nos affaires, on fait nos sacs, et c’est reparti vers le bateau à la nage. Nous avons la journée entière devant nous, et notre premier spot ce sera Nacpan beach.

Deuxième jour sur le bateau 

Nous l’avions déjà fait le dimanche personnellement, mais nous allons à l’autre bout de la plage cette fois-ci. La première chose qu’on voit clairement, c’est le filet de beach volley. On est trop motivés et la pause sur la plage se transforme bien vite en match de volley.

Beachvolley 

Après cette première pause, nous reprenons le bateau jusqu’à Cabuli Island. Nous allons alors faire un peu de snorkeling, et bonne nouvelle, les méduses n’ont pas l’air de se pointer ce matin-là. C’est bien plus agréable ! Le temps est au beau fixe et on se dépense un maximum avant le déjeuner que sont en train de préparer les membres de l’équipage.

Snorkeling time 
Cuisine à bord 

Nous entendons la corne de brume, le déjeuner est prêt ! Il doit être environ midi, mais on n’en sait trop rien, nous n’avons quasiment jamais nos téléphones, ni de montres. Au bout du deuxième jour on s’est déjà habitués à ne plus chercher à savoir l’heure.

Le déjeuner terminé, nous reprenons la route, direction le campement principal de Tao. Dans certaines formules, les vacanciers ne passent que 3 jours en mer et 2 sur le camp principal. Ce ne sera pas notre cas, mais la visite de ce camp est tout de même prévue.

Paysages de rêves 

Une fois arrivés au large du campement, l’équipage nous explique que nous devons faire une halte ici pour recharger nos réserves d’eau claire. En attendant, une employée de Tao nous explique le fonctionnement de Tao, et de ce campement. Elle nous dit que ce que nous payons pour ces vacances leur permet de payer les scolarités des « lost boys » et leur formation. Nous apprenons aussi que Tao fait énormément pour l’écologie sur place, et que ce que nous mangeons sur le bateau provient de ce campement où ils vivent en totale autonomie. Elle nous propose ensuite de visiter le camp à notre guise. Nous faisons donc le tour des immenses potagers puis nous jetons un œil à la cuisine, immense elle aussi. Nous comprenons donc que ce campement est en fait un centre de formation pour les « lost boys ». Quand ils sont prêts, ils embarquent en tant qu’équipage sur les bateaux de croisière avec chacun un rôle défini.

Nous faisons une rapide partie de beach volley pendant que les lost boys font plutôt du basket. On remarque une fois encore que ce sport a une grande place aux philippines. C’est ensuite l’heure de reprendre le bateau, direction Daracuton Island et notre campement numéro 2 situé seulement à 20 minutes de la ferme Tao.

BASE CAMP 2 – Daracuton Island 

Les huttes sont beaucoup plus hautes ici, mais le camp est trop beau. Jun Jun nous attribue notre hutte et coup de chance, c’est l’une des mieux placées, vue directe sur la mer et pas trop éloignée des tables où nous sommes le soir. Seuls les toilettes sont loin. Nous arrivons un peu tard, après une bonne douche, direction la plage pour le jungle juice au coucher du soleil. Ce sera notre plus beau coucher de soleil, c’est vraiment magnifique.

Coucher de soleil sur le camp  

Après ce petit temps au calme, nous allons profiter d’une heure de massage gratuit ! Le pied. Un conseil, quand elles demandent « soft, medium or strong » pour le massage… Partez sur le soft ! Le medium est déjà bien trop strong à mon goût ! On en profite quand même et on revient vers les tables où tout le monde commence à s’assoir pour le repas. Une petite rumeur coure et arrive jusqu’à nous. Le couple de français, qui s’était éclipsé pendant le coucher de soleil, vient de se fiancer ! C’est aussi ça la beauté de Tao ! Ce soir, nous trinquerons à leur santé.

Jungle juice Sunset 

Ce deuxième soir, nous restons un petit groupe un peu plus tard à discuter avec Jun Jun, le chef d’expédition, qui nous raconte beaucoup d’anecdotes sur des précédents trip Tao. Il a bu deux bières, mais ce ne sont pas des grands buveurs donc il est déjà un peu pompette et 46 nous fait beaucoup rire. On finira par aller se coucher dans notre super hutte, bercés par les ronflements d’un couple américain pas très loin… Mais bon… c’est aussi ça Tao !

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Notre deuxième matin sur Tao, et on a super bien dormi, malgré notre habituel réveil à 6h. On entrouvre les rideaux et la vue est à couper le souffle.

 Réveil avec vue mer

Il fait toujours aussi beau, et le camp se réveille doucement. Ce matin petit déjeuner sur l’île ! Aubergine grillée, omelette, et riz bien sûr. Un régal !

Petit déjeuner sur le camp 

C’est ensuite l’heure de se mettre en route, grosse journée de snorkeling aujourd’hui. Il fait un temps de rêve et nous nous dirigeons vers Cobra Island pour notre premier spot ainsi que pour notre lunch. L’eau a une couleur incroyable ici, c’est magnifique !

Croisière au paradis 

Nous nous rendrons à la nage à la plage la plus proche afin de marcher un peu, avant de prendre notre lunch à bord, et comme d’habitude, c’est délicieux !

Puis nous enchaînerons avec un deuxième spot dans l’après-midi, Kulaylayan island, avec encore de belles choses à voir. Durant les traversées, chacun fait un peu ce qu’il veut, pour notre part, c’est lecture avec Bila, le petit Jack qui ne nous lâche pas. Certains sont en cuisine et aident le chef à préparer le repas, d’autres pêchent avec l’équipage, d’autres encore font la sieste. Chacun vit à son rythme cette croisière. On peut demander une boisson en supplément en payant avec le bracelet, ça ne coûte vraiment pas très cher.

On est quand même tous contents le soir d’arriver sur le troisième camp. Encore une fois on nous donne une des meilleures huttes, loin de l’agitation et vue sur mer, on est ravis, certains ont moins de chance ! Ce coup-ci, c’est original, les douches sont vraiment en pleins milieux du camp, juste à côté des tables, et sans bambous pour nous cacher.

BASE CAMP 3  

C’est reparti pour le rythme classique du soir, jungle juice devant le coucher du soleil, douche, et préparation du repas pour l’équipage.

L’heure d’aller au lit arrive vite, les journées sont assez fatigantes, et on s’est habitués à dormir dans nos petites huttes avec le bruit des vagues. Plus que deux jours sur le bateau !

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Ce matin, l’équipage nous prévient, il va y avoir pas mal d’heures de navigation dans la journée, donc on doit rejoindre vite notre bateau, le petit déjeuner sera servi à bord. Nous voici donc repartis, et le premier stop arrive plutôt rapidement sur un spot de snorkeling : Wapupuan Island. Nous ne restons pas bien longtemps car nous devons passer près d’un petit village de pêcheur (Alaya village) pour acheter du poisson pour ce soir. Nous restons à bord du bateau pendant que deux membres de l’équipage prennent un kayak pour se rendre au village. En attendant, en cuisine, le déjeuner se prépare.

Nous repartons ensuite direction le spot pour notre déjeuner, Kuring Bale. Le chef d’expédition nous prévient ensuite, nous ne ferons plus de pauses jusqu’au camp de base de cette dernière nuit. Plus ou moins 3 heures de navigation avec pas mal de remous. C’était la grande question que l’on se posait quand nous avons décidé de partir sur cette croisière, comment on fait si on a le mal de mer ? Finalement, aucun problème pour qui que ce soit. Le bateau est plutôt stable. Cette traversée de 3h restera la pire en termes de vagues et de mouvements du bateau, et nous sommes tous assis pour éviter les chutes.

Best reading spot 

Nous arrivons un peu plus tôt que d’habitude au dernier camp et la première bonne surprise tombe pour nous, il y a un filet de beach volley ! On nous attribue vite une hutte (super bien placée) et on part directement faire une partie.

 BASE CAMP 4 : Papachilin Island
Beachvolley time 

Le quatrième camp, appelé Papachilin Island, est assez sympa, et après la partie de volley, c’est l’heure du jungle Juice au bord de l’eau, une tradition qui, on le sent déjà, nous manquera une fois revenus à terre !

Jungle juice  

La nuit tombe vite, et c’est l’heure de dîner. C’est la dernière soirée, on sent que la nostalgie s’installe déjà en pensant au premier jour. La soirée finira sur un karaoké improvisé dans le sable à l’aide d’un téléphone (nous pour le coup, nos téléphones on ne s’en sert jamais !). On se couche plus tard que les soirs d’avant, mais l’équipe nous a prévenu, on aura le temps de profiter un peu plus longtemps demain matin avant de repartir pour notre destination finale, Coron !

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Dernière matinée sur Tao ! Notre petit rituel du réveil, c’est session calins avec Bila, qui en ce dernier jour commence vraiment à nous suivre partout (même à la douche)

Puis tout le groupe se réunit après le café pour une session photo tous ensemble. Le voyage touche à sa fin, et des liens se sont forcément créés pendant ces 5 jours ensemble full time.

Team TAO 

Le moment de remonter sur le bateau arrive bien vite. Nous avons un dernier stop dans un spot de snorkeling vraiment cool, un dernier déjeuner incroyable à bord, puis il est temps pour la toute dernière traversée, jusqu’au port de Coron.

Derniers instants à bord 

Une fois arrivés au port, vers 17h , la mission « ranger nos affaires » commence, et ce n’est pas si simple. En 5 jours, on s’est un peu étalés entre nos dry bags et nos sacs à dos en soute. Sans compter les vêtements qui sèchent, les bouquins laissés à droite à gauche, et les tongs que l’on n’a pas vues depuis le tout premier jour. On dit au revoir à l’équipage, non sans une certaine émotion, et on convient de se retrouver le soir pour dîner à Coron.

TAO crew 

On se rend dans notre hôtel à Coron (The Bay Area hotel), qui est vraiment sympa, et ça fait tout drôle d’être à deux d’un coup, et de retrouver une vraie douche et un lit ! Petite pause, avant de rejoindre le reste de l’équipe. Nous avons une table réservée dans un restaurant que nous a conseillé le chef de cuisine de l’équipage.

Nous nous retrouvons vraiment nombreux à table, à manger burgers et pizzas (fini les repas de fous sur le bateau) avant de se rendre dans un karaoké un peu plus loin. La soirée continue à coup de spice girls et de robbie williams. Certains membres de l’équipage se sont joints à nous, et ce sont de loin les plus fort en chant ! Ils ne travaillent plus donc finis les réserves, ils peuvent boire un verre et chanter avec nous.

Nous reprendrons assez tard la route de l’hôtel, le lendemain nous avons un taxi assez tôt pour nous rendre à l’aéroport de Coron, Busuanga, pour se rentrer à Manille. Ce séjour Tao était vraiment incroyable, et je pense que ça restera un souvenir très fort toute notre vie.

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Nous avons décidé de ne pas prendre un vol directement pour rentrer à Paris, car les vols internes sont assez régulièrement annulés aux Philippines et nous ne voulions pas tenter le coup. Nous retournons donc dans le premier hôtel, celui de notre arrivée. Tout ce luxe nous dérange un peu après ces deux semaines, et on a assez hâte de rentrer en France

Manila Hotel 
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C’est le jour du retour ! Après avoir bien profité de la piscine et du dernier soleil, nous reprenons nos affaires direction l’aéroport de Manille. On achète deux trois souvenirs, et c’est parti pour 18h30 de voyage, avec une escale de deux heures à Istanbul. Encore une fois les vols se passent bien, et on arriva à l’heure à Paris le lendemain matin, à 9h. Le voyage est terminé !