Carnet de voyage

my north way

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Erasmus de 4 mois en Norvège, dans la petite ville estudiantine de Volda. Une sorte de Louvain-La-Neuve, mais au Nord. Je vais tout vous raconter, dans les détails. Même si mes doigts vont geler.
14 août au 21 décembre 2017
130 jours
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9
août
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Publié le 9 août 2017

Bonjour tout le monde!

Petite présentation rapide de moi-même: Margot, 20 ans, belge, étudiante en communication à l'IHECS, à Bruxelles, grande mangeuse/buveuse/sorteuse, fan de séries (je passe littéralement ma vie devant mon MacBook pro 13'' écran retina #laclasse). Je m'apprête, dans 5 petits jours, à m'envoler pour étudier 4 mois en Norvège, à la Volda University College, VUC pour les intimes. Par rapport à l'école, je vais avoir 2 cours sur tout le quadrimestre, un cours de photo et un cours de marketing/promotion d'une entreprise norvégienne.

OUI C'EST UN PETIT COIN PERDU, ET ALORS?
OUI C'EST UN PETIT COIN PERDU, ET ALORS?

Volda, c'est là. À l'ouest de la Norvège et à plus ou moins 1h d'avion d'Oslo. Autrement dit: c'est un petit coin paumé. Sur les photos (notamment ma photo de couverture), on le voit clairement, c'est entouré de vert et de bleu. De l'eau et des montagnes. Et ça tombe bien, j'adore ça.

Du coup, je vous bombarderais de photos. Histoire de vous rendre tous jaloux, non mais. D'ailleurs, n'hésitez pas à me suivre un peu partout sur les différents réseaux sociaux, je promets de ne pas trop abuser sur les photos inutiles (et sur les photos de bouffe).

J'avais reçu ma destination au mois de mars. Au début, j'avais beaucoup de mal à l'idée de partir. "À cause" de l'Erasmus, j'ai perdu des personnes qui comptaient énormément à mes yeux. En vérité, c'était bien plus compliqué que ça, mais le fait de partir 4 mois à l'étranger a accéléré l'éloignement de ces personnes. C'est pourquoi j'ai longtemps vu cet Erasmus d'un oeil plutôt négatif. C'est peut-être difficile à comprendre, ça l'a été pour la plupart de mes amis, qui ne comprenaient pas pourquoi je n'étais pas des plus enthousiastes. Ce n'est qu'en juin ou juillet que j'ai commencé à me rendre compte de tout ce que ce départ va m'apporter. Et maintenant j'ai hâte d'y être! (Vous avez le droit de m'appeler Miss Contradiction).

Particulièrement adepte de la procrastination, vous devinerez bien que je n'ai toujours pas fini mes valises. J'essaie toujours de m'y mettre, j'ai même fait liste pour ne rien oublier, puis je trouve autre chose à faire, comme lire un livre ou écrire ceci. Cela dit, j'ai normalement acheté tout ce qu'il me fallait pour partir sans avoir trop de soucis sur place, parce que personne n'aime les imprévus. Surtout pas moi.

Liste non-exhaustive de tout ce que j'ai acheté avant le départ (+petite description sur chaque image) :

Pour ne pas avoir froid à mes petits petons.
Pour ne pas avoir froid à mes petits petons.
35€ d'adaptateur pour avoir Internet dans ma chambre, merci Apple.
35€ d'adaptateur pour avoir Internet dans ma chambre, merci Apple.
On m'a dit qu'il pleut souvent à Volda. Du coup j'ai acheté des bottes. Roses.
On m'a dit qu'il pleut souvent à Volda. Du coup j'ai acheté des bottes. Roses.
Ça n'a rien à voir, mais je me suis faite tatouée hier et je voulais le montrer
Ça n'a rien à voir, mais je me suis faite tatouée hier et je voulais le montrer
Qui a dit que j'étais économe? Pas moi en tout cas.

Edit: je ne peux malheureusement pas prendre mes bottes par manque de place, bon sang que je suis triste. Elles étaient si belles.

En conclusion, je suis presque prête à partir. Dans tous les cas, le stress mais aussi l'excitation sont présents. Au final, ce n'est pas si banal de partir 4 mois dans un pays totalement étranger!

Pour tous ceux que ça intéresse, je décolle le 14 août, à 15h, depuis l'aéroport de Bruxelles. Du coup, si vous avez envie de me dire au revoir ou de me revoir une dernière fois avant mon départ, n'hésitez surtout pas 😃

Je vous fais plein de gros bisous et vous dis à très bientôt pour une prochaine étape et, je l'espère, plein de chouettes choses à vous raconter!

15
août
15
août
Publié le 15 août 2017

LUNDI 14 AOÛT – LE DÉPART

J'ai pris de trop? Vous croyez?

C'est le grand jour du départ. Mes bagages sont prêts.

Ma petite maman me conduit à l'aéroport de Bruxelles, mon père et mon frère nous rejoignent. Dernier repas en Belgique avant un petit temps: un Quick. On ne me changera donc pas. On se dit tous au revoir, je passe la sécurité et hop, me voilà dans un bel avion de Brussels Airlines. Sauf que... JE DÉTÈSTE PRENDRE L'AVION. Pas de chance pour moi, aujourd’hui je dois en prendre deux. Lors du premier vol, j'ai regardé le dernier épisode de Game of Thrones pour faire passer le temps. No spoil, mais cet épisode était génial. Du coup, le temps est bel et bien passé plus vite.

Après deux petites heures de vol, me voilà à Oslo. Première étape: récupérer mes valises. Heureusement elles étaient intactes (l'une des deux était remplie à craquer, j'avais un peu peur qu'elle s'ouvre), j'ai juste perdu la sangle qui la tenait. Deuxième étape: manger. Mon premier repas en Norvège? Vous vous posez encore la question? Sérieusement? Des parts de pizza, évidemment. Ah oui, petit détail. Mon deuxième avion ressemble à ça:

OUI, IL A DES MOTHERFUCKING HÉLICES 

Je vous laisse imaginer ma joie intense avant monter dans cet horrible avion de 40 places. Au final, ça pouvait aller. C'était pas folichon, mais c'était moins pire que ce que je pensais. Bon, l'atterrissage était quand même violent mais si je vous écris c'est que je suis quand même arrivée en un seul morceau.

On vient me chercher à l'aéroport de Volda, on m'amène jusque de dans ma future chambre. On me dit que j'ai une vue magnifique depuis ma fenêtre. Boh, j'en sais rien, il fait noir. On verra bien demain. Dodo time!


MARDI 15 AOÛT – JOURNÉE D'INTRODUCTION

ON NE M'AVAIT PAS MENTI (oui j'écris en majuscules pour que vous compreniez que je crie). Pas grand chose à dire de plus, je vous laisse admirer la vue que j'aurai tous les matins en me levant.

Les norvégiens appellent ce genre de paysage des collines. Venant du Plat Pays, ce sont, selon moi, des putain de montagnes.

À part ça, je me suis bien installée confortablement dans ma petite chambre, c'est d'ailleurs déjà bordélique. Donc non, on ne me changera définitivement jamais.

Trouveras-tu les peluches cachées? 

Cette journée fut assez intense, encore plus à cause du fait que j'ai très peu dormi la nuit précédente. Je n'étais arrivée à Volda que vers minuit et j'ai dû me lever assez tôt ce matin pour aller chercher un petit-déjeuner avant la journée d'introduction.

On est allés dans un auditoire, on a eu beaucoup d'informations sur comment va se dérouler ce semestre, avec déjà beaucoup de deadlines et de choses à penser. Ensuite, on a été invités à une opening ceremony avec des discours du directeur de la VUC et d'une personnalité politique (il me semble?). J'ai pas compris grand chose, parce que quasiment tout était en norvégien, mais c'était joli quand même. Ensuite, dans l'après-midi, on a rencontré des buddies, ce sont des étudiants norvégiens à la VUC qui s'occupent de nous prendre en charge. Ils nous ont montré la ville, les bons coins, nous donnent des petits conseils, etc. C'est très sympa, parce que ce sont des étudiants en fin de bachelier ou en master, qui sont donc à la VUC depuis un petit temps et qui connaissent déjà bien la vie estudiantine à Volda.

J'oublie sûrement plein de choses, plein de détails, mais ces deux premières journées étaient tellement intenses et riches en nouveautés que ça serait compliqué de me rappeler de tout.

Demain, dans l'après-midi j'ai mon premier cours, Photo for Media, un cours de photographie donc. Je vous publierais donc prochainement une autre étape où je vous raconterais tout ça.

Dès que je comprendrais le système norvégien des adresses, je vous donnerais la mienne, si jamais l'envie vous prend de m'envoyer une lettre remplie d'amour ou un colis rempli de bières (des Maes seront amplement suffisantes).

À très bientôt!

(P.S.: À Bruxelles, j'entendais des bruits de voitures ou de gens saouls dans la rue. Ici j'entends des moutons et des mouettes, faut avouer que ça change)

19
août
19
août

Re bonjour tout le monde! Me revoilà déjà pour vous parler de mon Erasmus. Il se passe beaucoup de choses tous les jours, c'est donc parfois un peu compliqué pour moi de tout concentrer en un court article. Mais je vais essayer!

Mercredi, j'ai eu mon tout premier cours, un cours de photo (Photo for Media). On a parlé principalement de l'histoire de la photographie, ce que j'avais déjà appris lors de mon cours de photo en bac1 à l'IHECS. Ça sent un peu le réchauffé donc, mais cette fois-ci en anglais. Et j'ai tout compris, oui oui oui. Le cours est donné par Gaute Hareide, un photographe norvégien, passionné et passionnant (comme c'est joliment dit). On a donc parcouru l'histoire de la photographie et il nous a ensuite donné des assignments pour dans deux semaines: faire des photos spécifiques selon certaines consignes. Le cours mêle donc la théorie à la pratique, ce qui ne change pas tant de l'IHECS (sauf qu'ici la pratique semble quand même plus importante que la théorie).

En sortant des cours, on a ce genre de vue, ce qui est assez sympathique, on va pas se mentir.

Ce petit caillou, c'est le Rotsethornet. 650m de haut. J'y grimpe jeudi prochain. 
On dirait presque un fond d'écran Windows
LES PETITES MAISONS ROUGES TROP CHOUPI

Mon second cours (oui, je n'ai dû en prendre que deux) commence seulement le 31 août, dans deux semaines. Pour le moment je n'ai donc qu'un cours par semaine, ce qui me laisse le temps d'explorer les lieux et de rencontrer les autres étudiants. Donc non, JE NE CHÔME PAS.

Mercredi soir, il y avait une soirée Quizz au Rokken, le bar/boîte/salle de concert de la ville. Il fallait se faire une équipe et répondre à des questions s'affichant à l'écran. On a fini avec 26/35 ce qui n'était pas trop mal, et on a surtout bien rigolé. On a terminé la soirée en mangeant des hamburgers, que demander de mieux?

Jeudi était également une journée bien remplie, malgré le mauvais temps. On a visité le port de Volda, où il y a plein de petits bateaux. Et des gros aussi.

Rotsethornet, encore et toujours. 

Plus tard, on a marché une vingtaine de minutes, pour rejoindre un petit lac perdu. Le chemin jusqu'au lac était magnifique, rempli de nature. Ce petit coin de paradis près du lac était très plaisant. Il y a eu, au début de soirée, un joli feu de camp où on faisait griller des marshmallows, c'était sympa aussi.

Une étudiante Erasmus venant de la République Tchèque a pris son chien avec elle. Il s'amusait à chasser les (pauvres) canards du lac. Et moi je prenais des photos pour m'entraîner pour mon cours.

Ce chien aime définitivement l'eau 

Vendredi, le lendemain, j'ai pris mes balls en main et je suis allée me baigner dans ce lac. OUI. Il faisait beau, pour une fois. Plein soleil, au point qu'on pouvait même bronzer (qui l'eut cru). Sauf que. L'eau était glaciale. Vraiment. Je n'ai pas su immerger plus que mes jambes/cuisses. Mais j'avais une bonne excuse, je ne peux pas mettre dans l'eau mon tattoo frais d'une semaine. Au soir, on a fait des parties de loup-garou jusque minuit, dans un mélange de français/anglais avec des françaises, des allemands et une anglaise. C'était vraiment très drôle, très approximatif aussi.

• • •

Anecdotes inutiles

Tout ici est définitivement très cher. Par exemple, l'entrée d'une soirée au Rokken (le bar) coûte généralement 200 kr. (couronnes norvégiennes), l'équivalent de plus ou moins 21€. Rien que pour l'entrée. Une bière dans ce même bar, c'est 45 kr., un peu moins de 5€. Donc bobo au portefeuille.

Vous emballez pas, le tout ne vaut même pas 20€

CE TRUC EST VRAIMENT TROP BON, JE VAIS EN MANGER TOUS LES JOURS.

Ce sont des petits roulés à la cannelle. Des gens se droguent. Moi je mange.

Les pansements les moins chers que j'ai trouvé ici (rpz les cloches aux pieds) sont définitivement trop mignons (sans mauvais jeu de mots)

Je reste une enfant, et alors? 

P.S. Je vous donne mon adresse, si jamais vous avez envie de me déclarer votre flamme ou de m'envoyer de l'alcool vu qu'ici c'est hors de prix:

Margot Foubert

Skjervavegen 17, A-305

6102 Volda

NORVÈGE


Sur ce, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures!

21
août
21
août
Publié le 21 août 2017

Good (presque) evening (presque) everyone.

Aujourd'hui, tous les étudiants Erasmus devaient se rendre à Ålesund, pour s'enregistrer sur le territoire norvégien auprès de la police. On a donc pris un petit bus pour se rendre jusqu'à cette ville. Je suis malade en bus. Ledit bus devait traverser un fjord sur un bateau. Je suis malade en bateau. Du coup, le petit trip jusque-là n'était pas des plus confortables, mais ça n'a duré qu'une heure et demi, ce qui est relativement court pour ce grand pays.

Mais j'ai le droit de me plaindre parce que le bus partait à 7h30, ce qui est EXTRÊMEMENT tôt, et en plus de ça j'ai été enfermée à l'extérieur de ma chambre (le genre de truc qui n'arrive qu'à moi), j'étais en retard pour mon bus, j'ai dû courir (oui, moi, courir, lol). Du coup j'ai pu commencer la journée de très bonne humeur.

Le rendez-vous à la police s'est fait en 5min, top chrono. Vraiment. À 9h15, on était libres. Et le bus de retour n'arrivait qu'à 14h, ce qui nous a laissé du temps pour explorer la ville. Et c'était vraiment bien.

(D'AVANCE JE M'EXCUSE POUR LA QUALITÉ DES PHOTOS, JE N'AVAIS QUE MON TÉLÉPHONE SUR MOI)

Regardez-moi ce jaune
Une île, au loin
Un petit port dans la ville
Une statue de je-sais-pas-qui avec une grue en fond #supercompo
Des zolies couleurs 

À Ålesund, il y a un magnifique point de vue, en haut d'une (petite) montagne. Il a fallu monter quelques 418 marches pour y arriver, mais ça valait vraiment le coup. Je vous joins quelques photos que je trouve bien sympathiques

Photo de mon innocence, "oh mais 400 marches, ça va aller, easy"
Première volée de marches. État: "Tranquille Émile".
Deuxième volée. État: "Mh, c'est un peu haut"
Petite ascension sportive 

Puis pouf, on est arrivés tout en haut des 418 marches.

Petit panorama de qualité médiocre, mais l'intention y était. 

Du coup, on avait très faim. Il n'était que 11h30 quand on est redescendus, mais il est toujours l'heure de manger, dicton de Margot Foubert. Donc oui, honte à nous et pauvres touristes que nous sommes, on a mangé au Burger King. Shame (ding ding).

Ça n'a pas l'air bon, mais en vrai ça ne l'était pas non plus.

Ensuite, pour terminer la journée, Thomas, mon partner in crime, et moi-même, sommes partis à la recherche d'un bon shop tatouage dans la ville, pour plus tard. Parce qu'on ne m'arrêtera jamais et parce que se faire tatouer ici, à l'étranger, pour marquer le coup de l'Erasmus, ça peut être vachement fun. Je raconte ça (même si on s'en fiche), juste pour l'anecdote assez comique: pour rentrer dans le shop de notre choix, on a dû enlever nos chaussures (question d'hygiène, I guess) et on a dû mettre des Crocs. C'était la première fois de ma vie, et j'espère la dernière (déso pas déso mais c'est VRAIMENT laid et même pas confortable).

Au retour, on a fait notre première lessive ici dans la laundry room et verdict: nos vêtements sont encore entiers, n'ont pas brûlé ni décoloré. Je pense donc que je suis the boss.

C'est tout pour ce petit article assez brouillon, pour vous raconter ma petite journée à Ålesund.

Et encore désolée pour la qualité des photos. Mais après tout, vous n'avez qu'à vous cotiser pour m'acheter un iPhone. Non mais.

26
août

Ce samedi, on a eu la merveilleuse idée de grimper le gros caillou de Volda, le Rotsethornet. Pour votre information personnelle, il fait 649m de haut. C'est-à-dire 6x l'Atomium (ou 1.200x le Manneken Pis, si vous préférez). Pour mes amis les français, ça équivaut à 2x votre jolie Tour Eiffel. Rien que ça. Du coup, je me suis armée de mes chaussures de marche, ainsi que de mes pansements Minion pour éviter les cloches lors de cette ascension ardue.

Do(n't) judge me. Please. 

Pour aller tout en haut, on voulait, de base, prendre le easy way parce qu'on reste des chochottes. Sauf qu'on s'est perdus après avoir passé un cimetière (glauque) et des élevages de moutons (bruyants – à cause de leurs clochettes) , Mais c'était une jolie balade, donc ça valait la peine.

Photos non retouchées, les couleurs sont authentiques. 
Le chemin, jusque-là, était à l'ombre, il faisait donc très bon!
Déjà une jolie petite vue, pas vrai? 

Au final, on s'est retrouvés sur le hard way. Eh ben, grosse révélation, c'était bel et bien hard. Premier plateau où on arrive, on se situait à une centaine de mètres de haut, 1/6 de toute l'ascension donc. Les norvégiens étant complètement fous, ils ont installé une balançoire juste au-dessus du vide. Et comme je suis totalement fearless (et peut-être un peu stupide), j'ai décidé d'aller dessus!

JE M'EN BATS LES STEAKS 

Il y avait, là-haut, un petit carnet avec un bic posés dans une boîte pour que les personnes passant par là notent leurs noms. Déposez un carnet et un bic quelque part à Bruxelles, je parie que ça ne reste même pas 1min30 avant que quelqu'un les vole. Ici, les gens se font confiance et apparemment, ils ont raison. Du coup, on a noté nos noms dedans, parce que c'est drôle. Faites pas attention à mon écriture de gauchère toute moche, l'intention était là. Promis.

Apparemment on était nombreux à passer ce jour-là. Alors qu'il était seulement 15h30. 

Après ça, on a continué vers le hard way donc. Ce qui consistait en de la vraie escalade, mains nues. Parfois il fallait s'accrocher à des arbres, parfois à des pierres. À deux moments, il y avait des chaînes métalliques plantées à même la roche, pour nous aider à grimper. En soi, l'ascension, la vraie, ne durait qu'un kilomètre, mais c'était très éprouvant, donc ça nous a pris du temps. Il fallait toujours faire attention à où poser son pied, sinon on risquait de glisser, voire de tomber. Avec un peu de recul, je me rends compte que c'était super dangereux, mais l'adrénaline coulait dans nos veines et on se sentait pousser des ailes (et ça rime presque, wouhou). Donc sur le moment-même, on ne se rendait pas forcément compte de la FOLIE qu'on faisait. Mais on avait rangé nos téléphones et nos appareils photos, c'est pourquoi je ne peux malheureusement pas vous montrer. Mais promis, c'était vraiment très "pentu", si je puis me permettre l'expression. Dans l'ensemble, c'était assez feuillu, on ne voyait pas vraiment ce qu'il se passait en bas. Mais à un moment, on est arrivé sur un plateau à plus ou moins 450m de haut, et on avait cette vue plutôt dégagée de Volda et du fjord.

No caption needed 

Mais comme le plateau n'était qu'à 450m, cela signifiait qu'il nous fallait encore grimper de pas mal de mètres! Heureusement pour nos jambes, c'était beaucoup plus simple (et moins dangereux) après. Ça consistait plus en de la randonnée que de l'escalade.

Et puis, vers 18h, après 4h de marche/escalade, me voilà on top of the world comme diraient les Imagine Dragons.

Sur certaines montagnes, on pouvait encore voir de la neige. En août.
Ça vous en bouche un coin, n'est-ce pas? 
Je prends la pause, arborant mon beau pull de l'IHECS. 

Après une bonne heure à admirer la vue, profiter de l'air pur, nous décidons de redescendre (non pas avant que je tombe dans un trou et que ma jambe droite se retrouve coincée dans la boue jusqu'au genoux, MERCI LE KARMA) par le chemin plus simple. Il ne fallait pas trop tarder, la descente prenait au moins 2h, et on ne voulait pas se retrouver à devoir descendre dans le noir. Je n'ai plus vraiment pris de photos après ça, trop de fatigue, trop l'envie de rentrer rapidement. Et même en ayant pris le chemin plus simple, ça restait très compliqué et demandait beaucoup de concentration. Les gens me connaissant savent que je n'en ai pas. Donc oui, en descendant, je suis encore tombée beaucoup de fois. Merci le gras de mon popotin qui m'a amortie et m'a empêché d'avoir mal. Comme quoi, avoir un gros derrière, ça peut être utile parfois dans la vie.

Le premier chemin était fait de cailloux et de rochers, le deuxième était fait majoritairement d'arbres et de racines (j'ai dû me tordre les chevilles dedans une bonne dizaine de fois). Tout en bas, on a rejoint un chemin (qui était, mes Nike en toile s'en sont bien rendues compte, en même temps une rivière). Il faisait fort sombre donc c'était compliqué de prendre des photos nettes, sans trépied (à cause de la vitesse d'obturation qui est lente, tout ça tout ça, rpz Thierry Maroit, always in our hearts).

Même si elle est floue, j'ai quand même envie de poster cette photo, parce que je trouve qu'elle a un côté magique. 

Puis, on est enfin sortis de la pénombre de la forêt pour retrouver un chemin un peu plus "normal". Avec en prime une petite cascade et des grands sapins tout choupinoupinets.

Après être rentrés vers 21h : douche, manger, dodo.

Bilan : 7h de marche, 16km, 22.000 pas.

Et j'ai même pas mal!

8
sept
8
sept
Publié le 8 septembre 2017

Holà! Ça fait un petit temps que je n'ai plus rien écrit (presque deux semaines), je me dois donc de vous donner de mes nouvelles. En vérité, si je n'ai plus rien écrit, c'est pour la simple et bonne raison que ces deux dernières semaines ont été très "normales", sans événement particulier qui mériterait un article à lui tout seul. Je prends de plus en plus mes repères, une petite routine s'installe.

Petit retour rapide sur ces derniers jours:

Jeudi 31 août, mon second cours, Strategic Design, a commencé. Je crois que ça a été la pire journée depuis que je suis ici. Sur l'horaire, le cours devait commencer à 9h. Comme toujours, j'étais en retard (c'en est maladif, non?), du coup j'ai couru jusqu'au local pour essayer d'arriver à l'heure. Là, je vois que le prof n'est pas encore là. Tant mieux au final, je suis pas en retard. Sauf qu'en fait, le cours ne commençait qu'à 11h. Et PERSONNE N'A PRÉVENU LES ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX. Les norvégiens savaient, eux, ils sont arrivés à la bonne heure, eux. Puis, joie, on apprend qu'on aura cours jusque 19h. On a donc passé presque 10h à l'école pour un seul et unique cours. Ah, que c'était un moment agréable (non).

Clément et moi-même n'aimons pas passer de longues heures à l'école. 

En plus, ce cours est pratiquement incompréhensible. On nous bombarde de concepts, de termes spéciaux, qu'on est supposé connaître. Et notre travail du semestre (ce sur quoi on aura des points) consiste à imaginer une toute nouvelle sorte de bière, créer le public cible, les objectifs futurs, et trouver comment la faire connaître, tout en sachant que c'est interdit de faire de la pub (sous toutes ses formes) pour de l'alcool en Norvège. Ce qui est très étrange comparé à la Belgique, où on voit partout et toujours des pubs pour Jupiler, du vin, des alcools forts, etc. Ici, que ça soit à la télé, sur des panneaux publicitaires ou dans des magazines, c'est interdit de mentionner des marques de boissons alcoolisées. Ce qui est bizarre pour moi, venant d'un pays où le taux de consommation d'alcool doit battre des records.

Dimanche dernier, j'ai eu l'occasion de regarder le match des Diables Rouges contre l'équipe grecque. C'est vraiment différent de le regarder ici qu'en Belgique. Déjà, on est que 2 belges (sur 5) à s'intéresser au foot. Et puis en Belgique, on regarde les matchs avec une bière en main et/ou des frites (c'est un stéréotype auquel je participe, je l'avoue). Ici, comme les frites se font au four (berk) et que la bière est chère, on a regardé le match avec des cookies bon marché et du thé. C'était sympa aussi.

Lundi, j'ai tenté une expérience assez marrante. Il y avait un match de foot qui opposait l'Allemagne à la Norvège. Comme il y a une vingtaine d'étudiants allemands ici et qu'on est dans le pays des norvégiens, ça s'annonçait assez epic. Un des allemands invitait tout le monde a regarder le match au départ dans sa cuisine et puis chez des norvégiens. On s'est donc retrouvé dans la maison de deux norvégiens qu'on ne connaissait absolument pas, en étant invités par un allemand. Au final, on dit que les norvégiens sont froids et distants, ces deux-là étaient peut-être une exception, parce qu'ils étaient très accueillants, ils s'intéressaient à nous, nous demandaient d'où on venait. Et ils nous ont proposé des chips, ça rend tout de suite sympathique ça, la nourriture gratuite.

Mardi soir, on a testé le sauna au sous-sol du bâtiment B. En sortant je me sentais vraiment bien, toute transpirante, mais bien quand même. On a atteint les 100 degrés dans le sauna! J'ai pris une bonne douche froide après ça.

Sinon, à part tout ça, peu de choses se sont passées. Je passe presque toutes mes soirées dans la cuisine de Clément, à jouer au Uno (le fameux jeu avec les cartes +4 qui détruisent des amitiés), ou à parler tout simplement. Petit à petit, je me fais des amis en partant de presque rien (partager de la nourriture est un bon début, par exemple).

Dans les prochains jours, j'aurais (je l'espère) plus de choses à raconter! Aujourd'hui c'est l'anniversaire de plusieurs étudiants ici, donc ce soir on va faire une belle fête. Pour la première fois, je vais aller acheter de l'alcool ici. Mon portefeuille est prêt à souffrir. Ça me stresse quand même, parce qu'avec toutes les lois et toutes les restrictions, c'est presque comme si c'était illégal d'acheter de l'alcool ici. Samedi, pour mon cours de photo, je vais assister à un match de foot (si j'ai bien compris) et prendre des photos sportives. C'est pas le genre de sujet qui m'intéresse énormément, sauf quand ce sont des gros plans sur les fesses des joueurs. Mais si jamais je fais de belles photos, je les publierais ici.

Et dimanche, je vais visiter Briksdalsbreen! C'est un glacier, vu les photos trouvées sur le net, ça a l'air sympa. Je ferais évidemment des photos!


À la prochaine!

12
sept
12
sept
Publié le 12 septembre 2017

Hello tout le monde!

Dimanche, j'ai eu la super occasion d'aller visiter Briksdalbreen, un très zoli glacier. Après m'être levée très (trop) tôt, je suis montée dans un car, direction le glacier. Les gens de Pangaia (le bureau Erasmus de l'école) nous avaient prévu une journée bien remplie avec plusieurs stops avant le glacier dans des lieux phares du coin. Notamment, un stop à une statue de grenouille géante. Oui. Vraiment.

Elle est choupi, n'est-ce pas? 

Pour la petite histoire (et parce que c'est toujours bien de s'instruire), on a fait une statue à cet endroit parce que de nombreuses grenouilles sont mortes en voulant traverser la route adjacente, pour aller faire des bébés dans le lac plus bas. Voilà, la minute "instruis-toi de façon ludique" est terminée. On repasse aux choses presque sérieuses.

Le stop suivant était au lac le plus profond d'Europe, le Hornindalsvatnet (les norvégiens aiment beaucoup les mots avec plein de consonnes). Wikipedia m'informe qu'il est profond de 514m. C'est le plus profond d'Europe et le 12e plus profond du monde. Je vous jure que c'est une information intéressante.

Troisième stop, un point de vue du glacier. On le voit, de loin.

L'eau du lac devant nous était d'un bleu artificiel, c'en était presque magique. On pourrait presque croire que des usines du coin déversent leurs produits chimiques dans l'eau. Sauf qu'il n'y avait aucune usine dans les environs et que la couleur bleue s'explique par le fait que c'est de l'eau dégelée du glacier (qui est fait de glace bleue aussi). Le paysage était à couper de souffle, tout de même. Et même en étant loin du glacier, on se les gelait déjà clairement.

Pour visiter le glacier de près, il faut prendre un chemin précis. On est arrivés à un parking, avec une cafétéria et une boutique de souvenirs ultra kitsch et surtout ultra chers. De là, on a pris un sentier à moitié dans les bois pour arriver jusqu'au glacier. Tout le long du chemin, il y avait de nombreuses cascades. Et on a également croisé des chèvres, dont des bébés trop choupinoupinets

Pour information, l'eau était vraiment très très (très) froide. 

Ensuite, après une petite heure de marche, nous voilà enfin arrivés tout près du glacier. Juste en bas, il avait une sorte de petite plage de cailloux. Mais le vent. Mon dieu. J'imagine même pas à combien de km/h il allait, mais c'était violent. Avec mon 1m70 et mes 60kg, j'avais du mal à avancer tellement il soufflait fort.

Swag ultime avec mon pull IHECS collection 2017
Ça ressemble à du plastique bleu, mais j'vous jure que c'est de la glace. 

Bon, pour le côté moins un peu moins joyeux, ce glacier est un véritable indicateur du réchauffement climatique. Il y a une vingtaine d'années, la glace arrivait jusqu'en bas de la roche. Et dans les années 1920, le glacier recouvrait la majorité des montagnes autour. Maintenant, il ne reste qu'un petit bout et qui sait ce qui restera encore d'ici 20 ou 50 ans. Le point positif, c'est que j'ai eu la chance de le voir avant qu'il ne disparaisse complètement.

Après avoir fait quelques photos, on reprend le chemin du retour. On monte dans le bus tranquillement, on reçoit même des chocolats. Margot contente. Puis pouf, on s'aperçoit qu'il manque 3 filles, on va donc les rechercher (en perdant presque 1h quand même). Ce qui fait que le trajet du retour était vraiment vraiment très long et épuisant. J'ai dû m'endormir plusieurs fois pendant la route. Mais j'ai bien dormi le lendemain, jusque 13h (oups). J'en avais grandement besoin!

Mais mine de rien, le temps passe à une vitesse incroyable ici. Ça fait presque 1 mois que je suis partie (dans 2 jours), et franchement les jours défilent. Je suis déjà à 1/4 de mon Erasmus. Oh, et au fait, dans 23 jours je reviens pour 5 petits jours en Belgique. Donc, maman, je sais que tu me lis, je reviens bientôt, ne t'en fais pas.

Sur ce, je vous fais de gros bisous à tous (ou presque) et je vous dis à bientôt pour de nouvelles histoires.

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P.S.: vendredi soir, j'ai vu des aurores boréales (allez-y, jalousez moi, je vous en prie). Bon, malheureusement, impossible de faire des photos correctes avec mon téléphone et je vous avoue que c'était tellement beau, je préférais profiter pleinement du spectacle plutôt que de faire des photos.

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Publié le 1er octobre 2017

Hey folks! Ça fait longtemps! Mon dernier écrit date du 12 septembre et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. Le temps file à une vitesse folle. Dans 2 semaines, je serais déjà à la moitié de mon Erasmus! Le temps passe plus vite quand on s'amuse je suppose. Il s'est passé beaucoup de choses ces derniers jours, je vais vous conter tout ça.

Tout d'abord, j'ai intégré la rédaction du journal de l'école, le Peikestokken. J'ai eu l'occasion d'écrire deux articles (en anglais, s'il-vous-plait) et de prendre des photos pour un article en norvégien. Devinez de quoi traitait cet article? Oui, de nourriture, bonne réponse. J'ai aussi eu l'occasion d'être modèle (oui oui) pour un autre article, parlant des étudiants et de leurs peluches. Ben oui. Forcément. Du coup, avec un peu de chance, j'aurai ma photo dans un journal. Bim.

J'ai l'air si gentille et innocente. 

Bon, après, j'avoue qu'écrire pour ce journal, c'est galère. Parce que niveau organisation et communication interne, on peut pas dire que la rédaction excelle. Mais bon, je viens de l'IHECS, donc j'ai connu pire (#burn). Une fois que le tout sera publié, je partagerai tout ça sur les réseaux sociaux, parce que parfois dans la vie, faut être fier de soi-même. Et je le suis. Parfois.


À côté de ça, je continue à beaucoup bouger, faire du sport (oui, MOI, faire du sport!). Zumba le lundi, piscine au moins un soir de la semaine, beaucoup de marche, randonnées les weekends, et prochaine étape: aller à la salle de sport. Je me sens so healthy. Je me suis même inscrite au club de sport de l'école. Ce qui me permet d'aller à la piscine, à la salle et même de faire du foot, volley, etc. OÙ EST DONC PASSÉE LA VRAIE MARGOT?

Toujours niveau sport, ce vendredi, j'ai eu l'occasion d'aller explorer une petite montagne (le sommet est à environ 630 mètres au-dessus du niveau de la mer). On l'a fait en plusieurs étapes, parce que c'était sacrément rude. Mais à chaque étape, la vue sur la ville de Volda était magnifique. Petit florilège de photos:

Aucune retouche sur les couleurs, c'est du 100% véritable. Que c'est bo l'automne

Le vent au sommet était incroyable, il pouvait pratiquement nous porter, moi et mes 60kg. C'était une belle aventure. Le plus agréable dans tout ça, c'est de pouvoir manger tranquillement son lunch avec une telle vue. Et la météo était vraiment parfaite! Il faisait super bon. La plupart du temps j'étais en top, tellement le soleil tapait. Oui, ici quand il fait 20 degrés, on est vraiment contents.


Un autre point que j'adore ici, ce sont les couchers de soleil (oui, je parle uniquement des couchers, parce qu'aux levers, je DORS). Et je peux observer tout ça de la fenêtre de ma chambre. Les couleurs sont vraiment magnifiques! Sur les photos, ça se voit malheureusement un peu moins, mais j'ai fait d'mon mieux, promis.

J'aime la mise au point foireuse de cette photo, y'a un petit côté artistique
À nouveau, garanti 100% sans retouches 
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Comme vous l'aurez compris, je suis déjà totalement habituée à la vie ici. Je ne me vois vraiment pas retourner en Belgique, et surtout pas à Tournai. Non, cette ville crado remplie de gogoles ne me manque pas, étrangement. Mais bon, je dois bien avouer que ma (toute) petite maman me manque. Ce qui fait que dans 4 jours, je rentre pour quelques jours. Du 5 au 10 octobre, je serais de retour dans le pays de la bière et du chocolat (miam), pour le mariage de mon grand frère chéri. Ce qui fait que j'aurai sûrement plein de chouettes choses à raconter et (je l'espère) de belles photos (du mariage) à montrer.

Et comme autre futur projet où j'aurai plein de choses à raconter et des photos à montrer, j'ai l'intention d'aller visiter Oslo! D'ailleurs, petite parenthèse, les Norvégiens disent "Ouslo". Comme ça, vous vous endormirez moins bêtes.

Sur ce, je vous fais plein de bisous (sauf à toi, là-bas, dans le coin, je t'aime pas, arrête de me stalker) et je vous dis à très bientôt!

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Publié le 25 octobre 2017

Woooow. Ça fait (trop) longtemps que je n'ai plus rien écrit moi. Le temps passe trop vite! Essayons de résumer ce petit mois.

Le retour au pays était très sympa, malgré la fatigue et le temps d'attente trop long dans l'aéroport d'Oslo pour mes escales. Mais j'ai eu le temps de regarder Astérix et Obélix mission Cléopâtre, donc ça valait tout l'attente du monde. C'était très chouette de retrouver ma petite maman, mon chocolat préféré, de la bonne Jup' et une crasse frite. Cette photo d'une piètre qualité en témoignera. J'étais heureuse.

J'en ai profité d'être à Tournai pour repasser chez ma perceuse préférée pour continuer à écarter mes lobes (je sais, il y a 3 ans j'avais dit que je m'arrêtais à 8mm, mais je tiens jamais mes promesses) et à changer de bijou pour mon petit conch.

Le mariage était vraiment très chouette. Très belle cérémonie, beaucoup de monde, beaucoup de nourriture, beaucoup d'alcool (oups) et beaucoup d'amour entre les deux mariés. Bon, par contre j'ai complètement zappé de faire de belles photos au mariage de mon frangin (le taux d'alcool dans mon sang était trop élevé). Mais j'en ai fait quelques unes avec mon téléphone et la qualité passe relativement bien. Mais qu'est-ce qu'on a bouffé purée. J'ai fait mon petit kilo, sans problème.

Bouffe, alcool, (petite) moman 

Après ça, il ne s'est pas passé grand chose les deux semaines suivant le retour en Belgique, quelques petites soirées par-ci par-là, beaucoup de parties de cartes, des petites balades, du travail pour les cours. Mercredi dernier, on a participé à un quizz et on a gagné des entrées gratuites pour la soirée de notre choix. Donc on va se faire un petit concert Nico&Vinz tranquillement!

Et puis ce lundi matin, on est parti à 5 pour un petit road trip de 2 jours. Je vous en dis plus dans le prochain billet, parce qu'il s'est passé tellement de trucs que ça mérite un article à lui tout seul!

25
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Publié le 26 octobre 2017

ATTENTION: cet article risque d'être très long et rempli de photos. Vous voilà prévenus.

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Il n'existe pas de recette universelle pour un bon road trip, mais je vais vous donner la mienne: 3 néerlandais, une allemande, une belge, une voiture tchèque et un petit peu de Norvège en 2 jours. Un peu à la dernière minute, on s'est organisé un petit road trip couvrant quelques 570-600km de route. Petit aperçu (à peu de choses près) de l'itinéraire qu'on a fait en 2 jours:

On avait décidé de partir lundi matin, jusque l'aéroport d'Ørsta où on avait prévu de louer une voiture. Sauf qu'en fait, ils ne nous en avaient pas réservé, et il n'y avait aucune voiture disponible aux autres agences de location. Donc déjà, ça sent pas bon. On avait déjà réservé le Airbnb, on avait prévu tout le voyage, mais pas de voiture. On pensait qu'on allait devoir annuler le petit trip, quand on a pensé à demander à un tchèque en Erasmus ici si on pouvait emprunter sa voiture pour deux jours. On n'avait rien à perdre, et ça s'est révélé fructueux, vu qu'il a accepté!

Première étape, Hellesylt. Une petite heure de route pour arriver jusque là où on devait prendre le ferry pour faire le petit tour en ferry jusqu'au Geirangerfjord. Deuxième bonne nouvelle de la journée, on a pu bénéficier du prix "famille" pour le ferry. Ce qui nous revenait à moitié prix. On avait très certainement l'air d'une famille, sans doute. Le tour en ferry était relativement long (plus ou moins 1h30) et avec les rafales de vent, il faisait mortellement froid, mais la vue en valait largement la peine

C'était fort bien joli, mais surtout impressionnant. 

Ensuite, on est arrivé à la petite ville de Geiranger, presque déserte vu qu'on est en période d'hors-saison. Il y a une atmosphère très spéciale dans cette petite ville. Une des montagnes entourant le fjord risque d'un jour s'effondrer, ce qui provoquerait un tsunami qui rayerait toute la ville de la carte. Les habitants (très peu nombreux) savent que ça va arriver et sont apparemment préparés. Mais faut avouer que ça serait dommage que ça se réalise vraiment, parce que c'est un magnifique coin, classé d'ailleurs dans le patrimoine de l'UNESCO -fin de la parenthèse culturelle-. On s'est garé en haut de la ville et puis on est parti explorer le centre ville. En descendant, on a longé une magnifique cascade qui venait du haut de la ville jusqu'au bas. C'était très joli (et bruyant, et froid, mais cool quand même). Malheureusement, dans le centre, presque tout était fermé (hors-saison oblige), mais on a réussi à trouver une chocolate factory (enfin c'était un minuscule bâtiment, mais c'était trop choupi) pour boire un bon chocolat chaud qui nous a bien réchauffé.

DE LA NEIIIIGE
"Chocolate with a view", best slogan ever
Ma nouvelle devise

Après ça, on est allé en voiture jusqu'à un view point plus en hauteur pour admirer la ville. J'assume ma tête. Il faisait froid et y'avait du vent. Et la photo a été prise à mon insu. Voilà. En plus j'étais fatiguée. Non mais.

J'vous avais dit que c'était tout petit. 

Après ça, direction notre petit Airbnb. J'ai pas pensé à prendre des photos de notre cabin, donc voilà le lien Airbnb https://fr.airbnb.com/rooms/15396024. C'était super cosy, malgré le décor méga kitsch. Et puis on était vraiment au milieu de nulle part. D'ailleurs, on a eu du mal à trouver le chemin y menant. On s'est cuisiné des bonnes pâtes bolo, on a bu de la craft beer de Geiranger et on a joué au Yahtzee (et j'en ai même fait un, de Yahtzee, lucky day). En gros, on a passé une super soirée tous ensemble, ce qui fait qu'on est allé dormir tard. En plus j'étais malade comme pas possible (froid toute la journée + manger trop de chips = mauvais combo) et je partageais ma chambre avec un grand ronfleur, autant dire que j'ai peu dormi. Le réveil le lendemain matin piquait un peu. Mais comme on avait encore pas mal de route à faire, on s'est motivé après un bon petit déj. Et nous voilà partis pour Trollstigen.

Alors là. Pas les mots. Sur le chemin pour atteindre Trollstigen, on était dans les montagnes les plus perdues que j'ai jamais vu. Et il y avait de la neige. PARTOUT. On a été obligé d'arrêter la voiture quasi au milieu de la route, parce qu'on devait s'arrêter pour profiter du paysage. En plus, le bruit de neige sous mes pas, c'était un son que je n'avais plus entendu depuis tellement longtemps, je l'avais presque oublié. Bref, j'étais super heureuse de voir de la neige, vu qu'en Belgique, on ne peut pas vraiment dire que les hivers sont neigeux. Plutôt pluvieux.

J'adore ces photos.

À Trollstigen on avait une jolie vue sur la route qu'on devait prendre par la suite. Rien qu'en la regardant, je me sentais mal. Mais au final, comme on avait un super conducteur néerlandais tout s'est bien passé, même s'il n'avait pas l'habitude de conduire dans des routes en pentes. Bah oui, les Pays-Bas c'est tout plat.

Après ça, on a eu une longue route de presque 3h pour rejoindre Kristiansund, petite ville plus au nord.

Vous aviez déjà vu un bateau aussi haut qu'un immeuble? Maintenant oui

Ensuite, directement l'Atlantic Ocean Road, c'est une route un peu bizarre, qui passe d'îles en îles. Et elle donne sur l'océan Atlantique, d'où le nom (bah oui). Vu que le soleil commençait déjà à se coucher, vers 18h, c'était plutôt compliqué de prendre des photos correctes sans trépied. Mais j'ai essayé. Et ça donne ça.

Pas besoin de préciser qu'il faisait très froid. 
Une véritable attraction forte, cette route 

Après tout ça, on a rejoint la ville de Molde, plus au sud, pour notre souper. Notre dîner ayant été composé de chips, fruits, cookies, autant vous dire qu'on avait la dalle. Et comme on avait économisé pas mal en ne louant pas de voiture et que le tchèque nous avait seulement demandé de faire son plein, on a un peu craqué et on a mangé dans une petite pizzeria dans la ville. Le patron était un petit papy grincheux qui parlait en norvégitalien, une jolie langue probablement inventée par lui-même. J'ai mangé une pizza avec la meilleure compo possible: jambon, champignons, crevettes roses et ananas. Surprenant, mais délicieux. Et en dessert, un mcflurry au daim. C'était la soirée du craquage. Après ça, on a pris la route du retour pour Volda, encore 3h de route. Au final, on est rentré vers 23h30, crevés mais avec des étoiles plein les yeux. On prévoit déjà un prochain voyage, en Islande cette fois. J'espère que ça se fera!

Mercredi matin, notre école organisait une Erasmus lunch hour, en l'honneur des 30 ans du programme Erasmus. Chaque étudiant devait préparer un peu de nourriture de son pays d'origine. Les autres belges ont fait des spéculoos pendant que j'étais partie à mon road trip. Le résultat était assez étrange, ça n'avait ni la forme ni la consistance d'un spéculoos mais c'était super bon. Et les autres ont aimé. C'est le principal! D'ailleurs, merci Clément pour le petit spéculoos spécial Tournai.

Depuis mon retour mardi soir, je passe mon temps dans mon lit (parce que malade) à travailler pour les cours, vu le retard que j'ai pris (oups, les mauvaises habitudes ne disparaissent jamais vraiment). Mais en attendant j'ai (enfin) pris mon billet de retour. Même si j'en ai pas envie, je reviens m'installer dans le plat-pays le 21 décembre dans la soirée. Mais pour parler de choses plus joyeuses, petite surprise: demain j'aurai enfin mon 6e tattoo (oui Alex, déjà 6, prout). Je mettrais évidemment des photos sur mes réseaux sociaux!

D'ici le prochain article, dans pas trop longtemps j'espère, je vous fais plein de bisous tout partout. Et je m'excuse encore de la longueur de celui-ci, mais j'avais TROP de choses à raconter vu ce magnifique road trip (et en plus je suis sûre que j'ai oublié plein de trucs).

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Publié le 14 novembre 2017

Hellooooooow. Comment que vous allez? Moi ça va, plutôt bien même.

Le swagg à l'état pur

Le 27 octobre, il y a maintenant deux semaines et presque déjà trois, je me suis rendue à Ålesund pour me faire TATOUER. Bébé tattoo numéro 6 a déjà 2 semaines donc, qu'est-ce qu'ils grandissent vite ces petits. C'était une expérience assez particulière, mais que je ne referais pas, du moins pas à cet endroit. J'vous explique pourquoi.

Déjà, on avait dû se lever particulièrement tôt, parce qu'on doit faire 2h de bus (+ferry) pour se rendre jusqu'à la ville. Du coup, micro sieste dans le bus. On arrive à Ålesund, on se boit un petit café (j'ai tellement pas l'habitude d'en boire que je tremblais de partout après) en attendant notre rendez-vous à 12h. On arrive sur place. Déjà, je dois remettre les Crocs (je m'étais pourtant promis dans un article précédent que je n'en mettrais plus jamais). C'est de toute beauté. On était trois à se faire tatouer, Thomas un petit UFO sur le bras, Eleanor une grenouille sur la cheville et moi un sapin sur le mollet.

Mon mollet était tout vert comme Hulk :D
Thomas, Eleanor et moi-même 

Les deux autres ayant des petits tatouages uniquement en noir et sans remplissage, c'est passé très vite. Je crois que le tatouage de Thomas a été fait en 5min top chrono. C'est impressionnant parce que le tatoueur était rapide! Oui, mais rapide parce qu'il y allait comme un bourrin. Rapide parce qu'il s'en fichait pas mal de la douleur que j'ai pu ressentir. Il y a eu plusieurs points négatifs dans cette expérience. Déjà, je lui explique de changer le dessin et il me pose le calque sans même me montrer les changements, je veux des couleurs plus sombres et il me tatoue sans même me montrer quelles couleurs il a choisi.

Moi qui souffre

J'ai souffert énormément pendant un peu plus d'une heure, j'ai dû demander moi-même pour faire une pause. Bref, mauvaise expérience. Mais je suis très contente du résultat, là n'est pas le problème. Le gars était très pro au niveau de son boulot, un peu moins niveau humain.

Tattoo squad 

Depuis, je me suis accidentellement arraché beaucoup de croûtes (la joie des slim) au niveau du tronc et donc le brun n'a pas bien tenu. Il faudra d'office que je fasse des retouches à mon retour en Belgique. Et il me gratte énormément, même 2 semaines plus tard. Mais malgré la nécessité de faire des retouches, malgré la douleur et le fait que ça me démange de fou, je suis super contente de mon bébé numéro 6, deuxième tatouage en couleur (pour le moment).

Mes mésaventures ne s'arrêtent pas là malheureusement. J'ai dû aller voir une dentiste, parce que j'ai eu un décollement de la gencive (donc on a dû me couper la gencive en trop, génial). En sortant de mon rdv, je devais avoir l'air particulièrement sexy avec l'anesthésiant, la bave et la compresse qui empêchait le sang de couler. Et c'est pas tout, je me suis bien gentiment tordue la cheville en manquant une marche d'escalier, mercredi dernier. J'ai décidément un mauvais karma. Mais heureusement, je suis entourée d'adorables personnes qui prennent réellement soin de moi et me remontent le moral comme ils peuvent.

Vendredi 10, Nico & Vinz étaient de passage à Volda pour leur tournée internationale. En vérité je ne connaissais qu'une seule de leurs musiques, "Am I wrong", mais j'avais des tickets gratuits pour aller les voir, donc pourquoi pas. Ben franchement c'était très sympa et il y avait énormément d'ambiance! En plus, apparemment c'était l'anniversaire de l'un des deux (impossible de retenir qui est Nico et qui est Vinz, sorry), du coup on a chanté Happy Birthday. C'était donc une super soirée, avec beaucoup d'ambiance et beaucoup de découvertes. Je connaissais vraiment qu'une seule chanson, mais depuis le concert j'ai fait un peu plus de recherches et leurs autres musiques sont toutes aussi cool!


Petit hors-sujet avant de vous quitter, ces derniers jours il a fort neigé, je trouve ça vraiment trop joli. À bientôt!

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