Carnet de voyage

10 mois en Amérique du Sud

Dernière étape postée il y a 475 jours
Le "Nouveau Monde", cette région magnifique, traversée du nord au sud par les Andes, majoritairement composé de la forêt Amazonienne. C'est depuis le Pérou que j'ai l'occasion de le visiter en partie
Du 20 septembre 2017 au 31 juillet 2018
45 semaines
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Publié le 11 décembre 2017

Deuxième plus grande ville du Pérou, située à mi-altitude, entre la côte et l'Altiplano, dominée par 3 grands volcans, le Misti, le Chachani et le Pichu Pichu, c'est dans cette ville que je vais passer 9 mois. Le nom Aréquipa aurait deux significations : en aymara, cela signifierait "l'endroit derrière la montagne", tandis qu'en quechua, on pourrait le traduire par "ici, restez-vous". Ville coloniale très agitée, de jour comme de nuit, elle doit sont surnom à la blancheur des pierres de lave blanche, le sillar, en quoi elle est en grande partie construite. "La Lune a oublié d'emporter la ville quand elle s'est séparée de la terre" disent les Aréquipéniens, pour expliquer la pureté blanche de la ville. L'orgullo (fierté) péruvien y est à son paroxysme, si bien que les aréquipéniens y ont inventé leur propre passeport et leur propre monnaie.

La vie à Aréquipa est toujours très agréable : grand ciel bleu, belle chaleur, 300 jours de soleil par an, petite oasis au milieu d'un grand désert, c'est vrai qu'il manque toutefois quelques zones vertes pour se reposer... C'est un bon endroit pour monter progressivement en altitude, et la tentation de partir à l'ascension des volcans aux alentours est toujours très grande pour les marcheurs. L'ambiance de la ville en elle-même est également agréable : de jour comme de nuit, il y a de l'agitation, c'est quand même la seconde plus grande ville du Pérou, et les personnes que l'on rencontre sont très gentilles, attentives, nous proposent assez facilement de l'aide si on est perdu...

L'hôtel avec une des plus belle vue d'Aréquipa est l'hôtel La Reyna, situé au croisement de la calle Zela et de la calle Santa Catalina, il offre une vue imprenable depuis la terrasse sur le couvent Santa Catalina, ainsi que sur la Plaza de Armas au loin : profiter d'une bière et d'un apéritif pour le coucher de soleil depuis la terrasse, c'est la chose à faire ! Et lorsqu'on regarde de l'autre côté, on peut voir le Misti et le Chachani, comme s'ils nous regardaient. Restant plusieurs mois à Aréquipa, nous avons même pu négocier pour une chambre à 350 soles le mois par personne, ce qui est vraiment très bas prix ! Les chambres sont plutôt agréables, il y a une petite cuisine, moyen de donner ses vêtements à laver, un petit déjeuner honnête : bref c'est un hôtel très sympa pour y vivre, avec un petit patio et surtout une super terrasse sur le toit.

La belle vue de l'hotêl 

Notre première vraie visite d'Aréquipa s'est fait grâce à un Free Walking Tour qui commença à la Plaza San Francisco, juste à côté de notre hôtel. On se promène dans de jolies rues, avant d'arriver au niveau d'une ferme de lamas et alpagas (lieu très touristique), où on peut notamment acheter notre pull en alpaga (une centaine d'euros le pull). On découvre notamment le processus d'élaboration des tissus en alpagas, ce qui est assez intéressant, même si on peut vivre une expérience plus intéressante au niveau de Chincheros dans la Vallée Sacrée. Personnellement, ça n'a pas été la meilleure expérience de cette visite, trop touristique à mon gout. Par la suite, nous continuons à nous balader dans la ville, en visitant différents restaurants ayant un accord avec le tour. On a notamment l'occasion de monter sur le toit des bâtiments de la Plaza de Armas, pour prendre des photos de la place, avec le Misti et le Chachani, sans aucun touriste, au dessus de tout : c'est vraiment une super vue ! On finit notre tour avec une dégustation de Pisco Sour, boisson typique du Pérou à base de pisco, citron, sucre de canne liquide, et blanc d’œuf, dans un bar. Le Free Walking Tour n'est toutefois pas tellement gratuit : à la fin, on donne des tips au guide.

Free Walking Tour avec les copines 
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Publié le 11 décembre 2017

Fleuve traversant Aréquipa, le Rio Chili est idéal pour une descente en rafting. Nous partons à 11h avec l'agence de voyage Kanuwa Rafting, située juste à côté de notre hôtel (112 rue Santa Catalina, Cuy Adventure). On se retrouve dans un mini-bus avec d'autres personnes, direction le nord de la ville pour aller se changer. Après 15 minutes de voiture, on se met en tenue : chaussures, combinaison, gilet de sauvetage et casque, on se rendra compte un peu plus tard qu'il manque toutefois une veste (il fera un peu froid à la fin du tour). Puis on repars avec nos bateaux pour aller dans la nature, pour le départ de notre tour. C'est tout d'abord très agréable de sentir que l'on sort un peu d'Aréquipa, et le rafting, c'est quand même une activité assez attrayante.

Sur le chemin du rafting 

On arrive une dizaine de minutes plus tard au point de départ, et on se met dans notre bateau avec Alberto, notre guide, qui va nous filmer avec sa GoPro. On est toutes dans le bateau et on commence à descendre, en apprenant au passage nos différentes consignes : "adelante" pour dire en avant, "atras" pour en arrière, "pizo" pour nous dire d'aller au sol. Le tour est très sympa, il y a assez régulièrement des rapides assez forts, mais tout du long on se sent en sécurité, comme ce que j'ai pu vivre dans les rivières des Alpes. Il y a quelques moments assez notables, comme le moment où on doit foncer - comme des débiles - dans une cascade pour nous tremper totalement ; ou bien le moment où on peut sauter dans l'eau depuis un rocher, afin de tester le courant et le froid de l'eau.

Une expérience plutôt cool 

Ce tour est vraiment très cool, tant dans l'activité à sensation que l'on peut faire, que dans les paysages magnifiques, tout au long du trajet. Bref pour ceux qui aiment le rafting, la montagne, le bateau, je conseille fortement ! Le prix est de 50 soles par personnes, et il y a des photos + vidéo GoPro qui sont prises, à payer à la fin du tour si on veut.

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Publié le 11 décembre 2017

Située à environ 2h d'Aréquipa, la plage est accessible pour une journée depuis Aréquipa, ou bien pour un WE. Nous sommes parties pour une journée à Mejia, depuis le terminal de bus. Là, on prend un bus de 12 soles avec la compagnie El Carpo, seule compagnie qui propose le voyage jusqu'à la plage. On traverse un paysage désertique, avec de belles couleurs, pour finalement arriver au bord du Pacifique, tout d'abord à Mollendo, puis à Mejia, avec une petite-demie-heure de plus de trajet. Nous arrivons finalement dans la rue principale de la ville, d'où nous descendons du bus, pour aller jusqu'à la plage. On en profite pour visiter un petit peu la ville, qui est très calme, quasiment vide à cette période-là de l'année : les Aréquipeños ne viennent qu'entre décembre et avril dans cette station balnéaire. Après quelques minutes de marche, on arrive finalement au bord de l'eau, accueillies par des panneaux "attention aux tsunamis", ou bien "route d'évacuation". On y retrouve un océan plutôt agité, la baignade est un petit peu compliquée, mais la vue est vraiment magnifique, même s'il faut faire attention aux coups de soleil : ça tape fort !

Une journée sympa à la plage 
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Publié le 23 décembre 2017

Départ 3 heures du matin à notre hôtel pour partir, direction le Cañon del Colca, second canyon le plus profond du monde : profond de 3400 mètres, il est battu de 150 mètres par son voisin, le Cañon de Cotahuasi, et est deux fois plus profond que le Grand Canyon aux Etats-Unis. Situé à environ 4 heures d'Aréquipa, on passe une partie de notre nuit dans le bus, et on se réveille dans la Vallée del Colca pour prendre un petit déjeuner. Le canyon est parsemé de petits villages traditionnels, qui cultivent toujours sur les terrasses construites à l'époque inca.

On se dirige ensuite vers le mirador Cruz del Condor, où l'on peut admirer des colonies de condors qui s'approchent de la falaise pendant leur vol, avec une vue plongeante sur 1200 mètres de profondeur dans le canyon. On y voit notamment au fond le Rio Colca, qui a creusé le canyon, et les différents volcans avoisinants. C'est le matin qu'il est le plus probable de voir les condors, mais surtout en saison sèche (nous y sommes allé en octobre, et les condors étaient assez rares).

L'observatoire des condors 

On reprend ensuite notre van, direction Cabanaconde où on va commencer notre treck. Le premier jour nous fait descendre pendant environ 3 heures jusqu'au fond du canyon. La descente est assez dure, d'autant qu'on marche en plein soleil : coup de soleil dans le cou au bout d'une demie-heure ! La descente se fait sentir, le chemin est assez glissant, et ça fait mal aux jambes, mais les paysages sont très beaux. On arrive finalement au niveau du fleuve, on y trouve une tienda, et surtout un bon coin d'ombre où l'on peut attendre les autres du groupe pour continuer la marche. On traverse ensuite le pont, puis on monte environ 15 minutes, avant de marcher encore une trentaine de minutes pour arriver au village de San Juan de Chuccho où l'on déjeune et on passera la nuit. On peut y prendre une douche "chaude", et on va se coucher tôt : le treck n'est pas fini, et est assez fatiguant !

Une descente au fond du canyon, où on rencontre la végétation 
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Second jour, on se réveille vers 7 heures du matin pour profiter de la fraîcheur matinale. On monte tout d'abord jusqu'à une petite tienda au milieu de la végétation, en observant les différentes plantes que l'on rencontre (toxiques, anti-moustiques, curatives...). L'étape n'est pas trop difficile : un peu de montée pour commencer, puis une longue traversée des différents pueblos du canyon (Coshñirwa et Malata), et enfin une descente jusqu'au village de Sangalle, aussi nommé l'oasis où on passera la nuit. La journée est encore dure, notamment à cause de la chaleur et du soleil, mais on a quelques moments de répit lorsqu'on arrive aux tiendas qui nous donnent de l'ombre et nous permettent de boire un bon jus de fruit. Les différents villages qu'on traverse sont très petits, non desservis par une seule route, avec une voiture qui passe une fois par semaine : les seuls taxis dans le canyon sont les mules.

On arrive vers 12 heures à l'Oasis, composé uniquement de 5 hôtels ayant chacun sa propre piscine remplie d'eau naturelle venant des petites cascades qui alimentent le Rio Colca. Là on peut se baigner tout l'après-midi, dans une eau assez chaude, qui fait beaucoup de bien aux courbatures ! En revanche, il faut bien faire attention aux moustiques : ils sont très embêtants.

 La végétation abondante au coeur du Cañon del Colca
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Le dernier jour, je me lève à 4 heures du matin pour partir à l'ascension : 1200 mètres de dénivelé pour arriver jusqu'à Cabanaconde, lieu de départ de notre treck. Les filles ont décidé de monter en mules (60 soles), et partiront donc 1h30 après les marcheurs. L'avantage du réveil (très) matinal est que l'on monte avec la lumière du jour, mais sans le soleil et la chaleur insupportable ! On met 2 heures pour monter (ça peut aller jusqu'à 3 heures), avec toujours une super vue, et une lumière qui arrive petit à petit sur le canyon. Lorsqu'on arrive en haut, on retrouve (encore) une tienda, puis on va prendre notre petit déjeuner à Cabanaconde : il faut prévoir à manger pour la marche car on monte à jeun.

La remontée du canyon 

A Cabanaconde, on prend notre petit déjeuner, puis on se dirige en van dans la Vallée del Colca pour plusieurs arrêts. Le premier arrêt est dans une petite tienda de souvenirs où l'on rencontre les fameux lamas péruviens. Puis on reprend le bus direction Yanque, où on peut se baigner dans des eaux chaudes (15 soles l'entrée), mais aussi se refroidir juste après dans la rivière voisine : ça fait du bien aux muscles. On va ensuite manger un buffet à volonté dans la ville de Chivay, la plus importante du canyon (30 soles).

Baignade dans les aguas calientes 

Ensuite, on rentre progressivement à Aréquipa tout en faisant différents arrêts sur le chemin. Le premier est au col à 4000 mètres d'altitude, qui sépare le Colca d'Aréquipa. On peut y observer des centaines de cairns, qui représentent en réalité des offrandes pour la Pachamama : une pierre pour l'énergie, positive et négative, pour laquelle on offre des feuilles de coca ; une pierre pour l'altitude, pour laquelle on offre du maïs ; et une pour la marche, pour laquelle on offre des cigarettes (lien ?). Notre dernière escale sur le retour est avant de passer la barrière du Misti et du Chachani pour rentrer à la ville : beaucoup de lamas, alpagas, et vicuñas sont observables le long du chemin. La route du retour est vraiment très belle, et malgré la fatigue, ça vaut le coup de l'observer ! On arrive finalement vers 16h30 au centre-ville, après nos 3 jours de treck.

La belle vue du retour en voiture 

Nous sommes parties dans le canyon avec une agence de voyage située au 508 calle Jérusalem, pour 3 jours avec l'hébergement et la nourriture comprise, 130 soles en tout. Certains tours font payer parfois 120 soles pour 2 jours seulement, donc c'était très peu cher ! Il faut ensuite prévoir l'entrée au canyon (boleto turistico, à 70 soles), plus les bains (15 soles) et le repas du dernier midi (30 soles si on choisi le buffet à volonté, mais on peut prendre moins cher). Enfin il faut prévoir les réapprovisionnements en nourriture ou en boisson tout au long de la marche dans les différentes tiendas. Il est aussi possible de faire tout ce trajet sans guide, en dormant soit dans les lodges, soit sous tente, mais il faut quand même être sûr de soi, notamment pour le chemin (même si c'est assez simple, notamment la descente et la remontée). Cela doit sûrement être moins cher, mais un guide peut toutefois être utile dans le canyon.

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Publié le 29 janvier 2018

Pour fêter la fin de l'année, et l'été qui arrive au Pérou, nous sommes allé passer une journée à Mollendo, plage à 2 heures de routes d'Aréquipa. Départ assez tôt au terminal de bus (8h30 du matin), avec la compagnie de bus El Carpo, la seule qui va à la plage. On arrive donc vers 10h30 à Mollendo, et on prend directement un taxi pour la plage Catarindo, une sorte de crique assez mignonne, à 10 minutes en taxi. La baignade est plus possible qu'à Mejia, tout d'abord car il fait plus chaud qu'en octobre, et aussi parce que les vagues sont beaucoup moins grandes, voir inexistantes. Mais l'eau est quand même froide : c'est le Pacifique. Sur la plage, on peut se poser sous des parasols (15 soles la journée), et des vendeurs passent avec toutes sortes de boissons ou des empenadas, quoiqu'un peu cher. On peut aussi se poser dans le restaurant / bar de la plage.

Mejia ou Mollendo ? Après avoir fait les deux, on peut voir certains avantages. Mollendo est plus agité, il peut y avoir plus de services, et la plage où nous sommes allé nous permettait de nous baigner sans vagues, mais on ne se retrouve pas tout seul à la plage, donc si on veut se reposer, ça peut être compliqué (nos voisins de parasols avaient une énorme sono et mettaient la musique à fond). A Mejia, on a le calme, la tranquillité, et la ville est assez mignonne, bien qu'on y soit allé en basse saison, donc je ne sais pas vraiment l'ambiance qu'il y a en été. Mais quelques difficultés pour trouver un restaurant sur bord de mer, et autres services.

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