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La Team MyAtlas

Le fjord de la Saguenay : voyage dans le temps

Troisième carnet sur notre voyage au Québec. Cette fois, nos pas nous portent vers le fjord de la Saguenay où de nombreux sites évoquent le temps des premiers pionniers
Août 2014
3 semaines
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Pour cette découverte du fjord de la Saguenay, nous prenons nos premiers quartiers dans la baie des Cascouia, près du lac Kenogami. Le lieu était très fréquenté par les amérindien et constituait un point de rencontre essentiel dans le cadre du commerce des fourrures.

Nous avons réservé un chalet dans un terrain de camping, mais plutôt luxueux le chalet. Nous avons tout le confort à domicile.

Qui plus est, la vue sur le lac au petit matin est splendide et invite à la contemplation.

Mais nous avons grande envie d'aller jeter un coup d'oeil aux alentours et nous ne tardons pas à reprendre la route.

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En cette première journée au coeur du fjord, nous souhaiterions mieux découvrir la faune locale et nous orientons vers le zoo de Saint Félicien. Notre guide de voyage nous recommande cette visite.

Nous ne pourrons malheureusement observer les castors en live, mais uniquement par écran interposé. En effet, ces derniers sont au chaud dans leur hutte et les petites caméras installées dans cette dernière nous montrent les individus endormis et blottis les uns contre les autres. Les phoques par contre sont bien visibles et assez espiègles.

En Amérique du Nord, on trouve des carcajous, que l'on appelle aussi des gloutons. Ce mammifère omnivore porte bien son nom. De la famille des mustélidés, farouche et solitaire, il peut être très dangereux. Au Canada, on dit de lui que c'est l'animal le plus féroce du grand Nord.

La grue grise du Canada est le seul grand échassier du pays avec le héron. Elle apprécie les paysages de toundra, les zones humides ou les zones herbeuses. On les trouve également à Cuba, en Floride et en Sibérie. Ce sont des oiseaux migrateurs.

Les forêts canadiennes sont également peuplées de renards.

Les loutres et les martres font partie du paysages. Ces animaux ont fait l'objet d'une chasse de la part des trappeurs pour le commerce de la fourrure.

J'ignorais jusqu'ici que les ratons laveurs pouvaient grimper aux arbres. Mais que ne ferait-on pas par gourmandise ?

Et visiblement, ils ne sont pas les seuls. Les porc-épics aussi sont de bons grimpeurs.

La couleuvre à nez pincé est présente essentiellement en Colombie britannique et dans l'Ontario. Ce reptile est aujourd'hui en voir de disparition.

La couleuvre obscure, quant à elle est bien présente aux Etats Unis et remonte jusqu'en Ontario. Son habitat est cependant menacé par le développement des zones d'habitation.

La chouette chevêche des terriers vit en Amérique du Nord, où elle est menacée. Nous en verrons quelques années plus tard au Pérou. Cette dernière, comme son nom l'indique, vit dans des terriers.

Harfang, chouette blanche ou encore pygargue à tête blanche font également partie de la faune locale.

A nouveau le bandit masqué...

L'un des animaux emblématiques du grand nord est bien évidemment l'ours polaire, lui aussi menacé par la fonte de son habitat naturel.

Au zoo de Saint Félicien, tous les animaux ne sont pas réels. Tant mieux, vu la taille des bestioles, je ne suis pas persuadé que j'aurais aimé les croiser.

Il y a également une petite ferme assez sympa, où l'on peut côtoyer des animaux plus domestiques.

Les paysages de hauteur du Canada sont également les lieux de vie des mouflons ou encore les Lynx.

Le cerf de Virginie est une espèce commune au Québec.

L'ours brun fréquente les forêts canadiennes et lors de votre voyage au Québec, vous pouvez être amené à en croiser un lors de vos excursions.

Quant au puma, c'est le plus grand félin d'Amérique du Nord.

Après cette première partie de visite à pied, nous embarquons dans un train qui va nous promener dans de grands espaces ouverts. nous inversons le principe du zoo : ce ne sont plus les animaux qui sont enfermés, mais les visiteurs. L'impression de surprendre la faune dans son habitat n'en est que plus renforcée. Nous apercevons des cerfs de Virginie.

Au delà d'une mare où viennent s'ébrouer les canards nous découvrons les bâtiments d'une ferme.

Dans le pré derrière la cabane, deux oursons jouent ensemble.

Les cerfs de Virginie abondent non loin des bois. Les acteurs présents dans ce décor nous renvoient à la petite maison dans la prairie.


Les ours ne sont pas loin...

Les paysages des plaines américaines ne sauraient être complets sans les bisons qui furent longtemps une ressource indispensable pour les amérindiens.

Petit détour par l'étang où les oies bernaches ont trouvé un peu de repos avant de nous diriger vers le camp des bucherons.

Un boeuf musqué semble garder du coin de l'oeil les écluses et le barrage de rondins de bois.

Entre caribous, boeufs musqués et wapitis, nous ne savons où donner de la tête. Le nom de ce dernier animal signifie fesses blanches en langue amérindienne. Il porte bien son nom.

Chez les bisons, le vieux mâle dominant est un peu à l'écart, signe sans doute d'un passage de témoin avec les plus jeunes. Pendant ce temps, puma et jaguars arpentent leurs territoires.

Le zoo de Saint Félicien permet aussi de découvrir des espèces vivant sous les mêmes latitudes, mais en d'autres lieux de la planète, comme en témoignent ces macaques du Japon.

ou encore ces tigres de l'Altaï.

Passé le méandre de la rivière, nous voici en Asie.

Le temps d'une bonne averse, nous trouvons refuge dans la yourte.

Ici, le chameau de Bactriane côtoie les petits chevaux mongoles et les yaks, sous l'oeil vigilant des marmottes.

Cette visite nous a bien plu et c'est sous un ciel tourmenté que nous rentrons dans notre logement, au bord du lac.

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Le lendemain, c'est sous un ciel très couvert et par temps pluvieux que nous prenons la direction de la baie des Ha Ha.

Nous longeons la côté sud du fjord, sans aucun doute celle qui offre les meilleures vues. Pas de chance pour nous, le temps est à la pluie.

Nous arrivons à l'anse Saint Jean. C'est ici que se jette la rivière aux saumons. Nous cherchons un endroit où nous restaurer en vain et finissons par dénicher une petite auberge bien cachée.

C'est l'occasion de goûter une spécialité locale : la poutine : une bonne assiette de frites recouvertes de fromage fondu et nous concernant, d'un ragoût de viande de cerf à la bière brune. Il fait froid et humide et nous apprécions cette petite pause au chaud.

En dessert ; tarte aux bleuets (de myrtilles) et tarte au sucre : c'est en fait un gâteau recouvert de sirop d'érable caramélisé.

Le repas terminé, nous retournons du côté de l'anse Saint Jean, puis nous poursuivons notre route.

Nous arrivons au village du Petit Saguenay : classé comme l'un des plus beaux villages du Québec, avec son pont couvert qui me rappelle le film "Sur la route de Madison".

Nous arrivons à Saint Félix d'Otis, au moment où commencent à tomber des trombes d'eau.

On trouve ici quelques constructions en bois qui ont servi dé décor au film "La robe noire". Le lieu est ouvert au public, mais il semble assez peu connu. Ce jour là, nous sommes les seuls à demander à visiter et la guide se consacrera donc entièrement à nous. Nous commençons par visiter le chapelle, puis on nous emmène vers le fort de la nouvelle France : reconstitution de celui où vécut Champlain.

La vue sur la baie est magnifique. Le visite permet d'évoquer le quotidien de ces pionniers qui furent les premiers européens à aborder la contrée.

Différents acteurs comme cet "économe" en charge des cuisines nous racontent avec leur accent chantant le quotidien des habitants de l'époque. C'est chaleureux et instructif.

On nous explique comment on se servait des peaux et des fourrures pour faire des vêtements.

C'est ensuite au trappeur, toujours avec le même accent chantant de nous expliquer son quotidien.

Sur le site, sont également installées des maisons longues amérindiennes. En effet, la présence amérindienne est attestée ici depuis plus de 5000 ans. Des fouilles archéologiques ont eu lieu en cet endroit il y a quelques années.

Au sortir de notre agréable visite, les cieux se parent à nouveau de leur couleur d'orage et une bonne averse ne tarde à à tomber, qui allume un bel arc en ciel derrière le petit phare blanc.

Le ciel tourmenté nous offre de belles lumières.

Nous prenons la route en sens inverse vers notre logement en faisons une dernière halte à la baie des Ha Ha.

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Le lendemain, nous poursuivons notre voyage dans le temps avec le village de Val Jalbert. C'est un vieux bus qui va d'ailleurs nous emmener au coeur du village.

Arrivés sur les lieux en fin de matinée, nous déjeunons dans la salle de restaurant de la pulperie. C'est ainsi qu'étaient nommées les fabriques de pâte à papier.

Du village, de petites passerelles en bois partent vers des points de vue, d'où l'on peut admirer la vue sur la rivière et le fleuve non loin de là. Val Jalbert est implanté auprès de la rivière Ouiatchouan et de ses chutes majestueuses.

Le village a été créé en 1901 pour abriter le moulin de pâte à papier et les familles qui y travaillaient.

Des comédiens en costumes d'époque nous permettent de nous replonger dans l'ambiance de ce "village de compagnie" au début du XXème siècle. Les terrains et les maisons appartenaient en effet à la compagnie fondée par Damase Jalbert.

Les maisons bénéficiaient d'un confort et d'une modernité très rares pour l'époque, avec eau courante et chauffage notamment. Les industriels manageaient leur personnel et les ouvriers avec un certain paternalisme.

L'école du village était tenue par des soeurs. Entrons voir comment cela se passe...

Pour l'instant, la salle de classe est déserte. Nous nous asseyons sur un banc pour ressentir l'ambiance et nous montons à l'étage voir les locaux d'habitation des soeurs.

Là aussi, pour l'époque, c'est plutôt le grand luxe.

Nous restons dans une institution religieuse et la salle du conseil de classe jouxte la chapelle de l'école où les offices étaient dits.

Mais les cours viennent de reprendre. Nous allons dans la salle de classe, où deux cancres tentent plus ou moins de s'instruire.

Ailleurs dans le village, les maisons des ouvriers son assez standardisées.

La chute qui se jette au pied du village dresse un paysage captivant.

Dernier regard vers Val Jalbert et le fjord de la Saguenay.

Demain, c'est une autre contrée qui nous attend.