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La Team MyAtlas

Histoires romaines

Il faut bien plus d'un week-end pour visiter rome, même sans personne...Voici notre semaine pour parcourir la capitale italienne sur une air de Dolce Vita, véritable musée en plein air.
Octobre 2015
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Pour ces vacances de la Toussaint de 2015, notre choix s'est tourné vers Rome. A notre descente d'avion, un taxi affrété par notre hôtel nous attendait. Nous logeons à l'Aurelia Vaticana, qui comme son nom l'indique, se situe tout près du Vatican. Cet hôtel, situé dans une impasse est calme, ce qui est très rare à Rome.

Nous sommes accueillis par Giana, la gérante qui est très sympathique et s'essaye au français qu'elle parle d'ailleurs fort bien. Notre appartement est agréable et bien situé. Nous posons nos affaires et de suite nous décidons d'aller faire un tour au centre ville. Le métro semble un moyen de locomotion idéal pour rejoindre le centre.

Nous ne saurions commencer par un autre lieu que la célèbre et magnifique piazza di Spagna avec sa fontana della barcaccia : sa fontaine en forme de barque imaginée par Bernini et sans doute réalisée par son fils : le Bernin, mais également son magnifique escalier en travertin.

L'escalier qui monte à l'église de la trinita dei monti donne à la place l'une des perspectives les plus théâtrales de Rome. La place est animée toute la journée et une bonne partie de la nuit. Cette place, entourée de façades peintes en dégradé d'ocre jaune et rouge, doit son nom au palazzo di Spagna, édifié au XVIème siècle pour l'ambassadeur d'Espagne au saint siège.

Le quartier doit son essor au XVIème siècle. Le centre médiéval de la ville ne suffisait plus à l'accueil des pélerins. On créa donc de nouvelles rues, puis deux siècles plus tard des hôtels vinrent s'installer et attirèrent des visiteurs toujours plus nombreux, riches et oisifs et quête d'aventures galantes ou de souvenirs à rapporter chez eux.

La place voisine la via del corso : l'une des rues les plus animées de la capitale avec ses devantures d'élégantes boutiques de luxe, ses magasins d'antiquités et ses galeries d'art. Les plus grandes maisons de haute couture se sont installées dans le quartier. La clientèle élégante s'y mêle aux visiteurs de la fin d'après-midi.

Nous continuons notre promenade en direction de la plus célèbre fontaine au monde, située près de l'église Santa Maria in Trivio. vous l'aurez reconnue : il s'agit de la fontaine de Trévi. Malheureusement pour nous, au moment de notre visite cette dernière est en révision et elle n'est donc pas en eau. La pierre a été blanchie et la fontaine a cependant retrouvé tout son faste.

C'est enfin sur la place Barberini que se termine notre première sortie : retour à l'hôtel en métro, demain une longue journée nous attend.

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Le lendemain, nous nous rendons vers les quartiers antiques. Nous reprenons le métro en direction du Colisée. Arrivés sur place, nous faisons face à l'arc de triomphe de Constantin. Il fut érigé par le Sénat romain pour fêter la victoire de Constantin contre Maxence en 312.

Nous sommes juste à côté du forum et de la petite allée qui mène à son entrée. Le Colisée nous impressionne du haut de ses arcades. Le forum était le coeur politique, judiciaire et commercial de la Rome Républicaine. A l'entrée, trône l'arc de triomphe de Septime Sévère, érigé en 203 pour fêter le dixième anniversaire de son règne. On y voit Septime Sévère représenté dans sa campagne contre les Parthes. A l'origine, l'arc était aussi dédié à ses fils : Geta et Caracalla. Le nom de Geta a cependant été effacé par son frère après que ce dernier l'ait fait assassiner.

La via sacra est dominée par l'arc de Titus, érigé en 81 par l'Empereur Domitien pour célébrer la victoire de son frère Titus et de son père Vespasien en Judée. Bien que les bas reliefs soient érodés, on distingue encore les soldats emmenant les trésors du Temple. Décidément, ces empereurs ont tous eu la volonté d'inscrire l'histoire ou plutôt leur histoire dans la pierre.

Nous passons ensuite devant la façade blanche de la Santa Francesca Romana, dédiée à la sainte qui prenait soin des romains démunis au XVème siècle, puis nous poursuivons notre déambulation sur l'antique pavage qui a vu passer les hommes les plus illustres de la République et de l'Empire.

Nous pénétrons dans le temple de Romulus, qui en fait était sans doute dédié au fils de Maxence.

Dans les salles à absides, on peut admirer des fresques murales de l'époque chrétienne. Des statues sont également exposées dans ce bâtiment.

A la sortie, nous poursuivons sur la via sacra

Nous passons devant la façade baroque de l'église San Lorenzo in Miranda, qui se dresse au sein du temple romain d'Antonin et Faustine. Ce dernier a été édifié par Antonin le Pieux qui le dédia à la mémoire de son épouse Faustine en 141. Nous passons ensuite devant le bâtiment cubique de la Curie, qui abritait autrefois les réunions du Sénat.

Plus loin, se dresse l'arc de Septime Sévère, non loin du temple de Saturne dont ne restent que 8 colonnes debout. Les poètes identifiaient Saturne à Janus, roi primitif du Latium. Le mythe veut que sous son règne, les hommes aient été égaux. Selon la légende, il n'existait à cette époque ni crime ni guerre, ce qui rendait son culte très populaire. Au moment des saturnales fêtées les 17 et 23 décembre, les nobles échangeaient leurs toges avec les habits des classes populaires, les esclaves pouvaient boire jusqu'à l'ivresse et ne pas obéir à leur maître. On échangeait de petits cadeaux : bougies ou petites poupées d'argile...

En nous retournant, nous pouvons voir les rostres : la tribune d'où parlaient les orateurs. Les rostres étaient autrefois décorés d'éperons de navire en étain, pris à la bataille d'Antium en 338 avant JC. Ils dominaient le comitium : espace devant la curie où se déroulaient les assemblées populaires aux tout débuts de Rome. Jules César les transféra ici lorsqu'il fit réaménagé le forum. C'est sur les rostres que furent exposées la tête et les mains de Cicéron, mis à mort sous le second triumvirat d'Octave, Lépide et Marc Antoine. Sur l'espace herbeux se dressait autrefois la basilique Emilienne.

Au loin, on aperçoit les trois colonnes du temple de Castor et Pollux et les restes du temple de Vesta où brûlait le feu sâcré.

Au bout du Forum, se dresse le colonne de Phocas : monument le plus récent du site. A sa droite, les restes de la basilique julienne sont aujourd'hui couverts par un espace vert, dans le prolongement duquel on trouve les trois colonnes du temple de Castor et Pollux.

Du forum, nous apercevons la colline du palatin.

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Avant d'accéder au Palatin, nous visitons l'eglise Santa Maria Antigua, où nous pouvons encore admirer des fresques murales. nous prenons ensuite une rampe d'accès qui nous mène aux fameuses terrasses du mont Palatin. Dans des alcôves, sur les côtés sont exposées quelques sculptures et statues. L'ascension se fait en pente douce.

Du sommet, nous avons une magnifique vue plongeante sur le forum.

Nous passons devant la fontaine de Juturne dont les eaux auraient eu des vertus curatives. La légende veut que les dioscures auraient abreuvé leurs chevaux à cette source.

Retour ensuite devant le temple de Vesta, construit sous Septime Sévère. Sa forme circulaire rappelait celle des huttes primitives du Latium. Ce temple est dédié à la déesse du foyer. Le culte de Vesta était assuré par les vestales : ces vierges choisies entre 6 et 10 ans dans les familles praticiennes et qui restaient attachées au culte durant 30 ans avant de retourner à la vie citoyenne ordinaire. Elles entretenaient jour et nuit le feu, symbole de la vie de l'Etat.

Dès leur élection, les vestales vivaient dans la maison de Vesta : palais dont on peut encore contempler les deux bassins de la cour intérieure. On y trouve aujourd'hui les statues érodées d'anciennes vestales.

Certaines sont décapitées. Sur le piédestal de l'une d'entre elles, on découvre que cette Claudia serait tombée en disgrâce suite à sa conversion au christianisme.

Nous revenons vers l'entrée du forum et passons devant l'antiquarium forense : petit musée archéologique qui expose les découvertes archéologiques faites en ce lieu, dont une frise qui montre Enée : troyen qui selon la légende serait à l'origine de la fondation de Rome. C'est tout le thème de l'Enéide gravé dans la pierre.

Nous retournons ensuite sur les terrasses du mont Palatin.

C'est ici que furent trouvés les plus anciens vestiges de Rome, datant de l'époque préhistorique. Sous un toit en tôle, on peut en effet observer des ruines au sein desquels on distingue des trous au sol qui ont servi à installer les piliers des huttes.

La domus Augustana communiquait par un portique avec le stade Domitien. Il s'agissait à l'origine d'un jardin d'agrément et non d'un lieu réservé aux manifestations sportives. Sur recommandation de son médecin, Domitien avait pris pour habitude d'y faire des promenades entre les bosquets et les fleurs. Au VIème siècle, le roi des ostrogoths Théodoric y organisa des courses à pied.

Après cette vue assez complète du Forum et du Palatin, nous nous dirigeons vers un autre site antique, qui à lui seule est devenu le symbole de la Rome éternelle...

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Le Colisée tient son nom du colosse de Néron qui se dressait non loin de là. Sa construction fut commencée en 72, à l'initiative de Vespasien.

Ce fut cependant Titus qui l'inaugura en l'an 810, à l'occasion de fêtes au cours desquelles périrent 2 000 gladiateurs et 9 000 bêtes !

Le Colisée s'appelle à l'origine le théâtre Flavien. Il occupe l'emplacement du lac qui ornait la domus Aurea de Néron. Ses 80 entrées permettaient d'accueillir 55 000 spectateurs. Selon leur rang, ils pouvaient prendre place sur le podium, dans les rangées de gradin ou rester debout sur le promenoir. Le centre était formé pour ressembler à une colline ou une forêt lors des spectacles, voire transformé en bassin où se déroulaient de petites batailles navales.

Les panneaux d'exposition nous montrent que ce lieu était aussi un centre de socialisation. Ils expliquent aussi la machinerie complexe qui avait été conçue pour acheminer les décors sur la scène avec un système d'ascenseurs dans les sous-sols.

Les spectacles donnés par les empereurs commençaient par des numéros d'animaux dressés, puis venaient les hoplomachies : combats de gladiateurs jusqu'à la mort que surveillaient des garçons de piste déguisés en Charon. Ils emportaient les cadavres et jetaient un peu de sable sur les taches de sang. Un gladiateur blessé pouvait remettre son sort dans les mains de l'Empereur ou du public.

Sur ces lieux trône encore l'image de Spartacus. en tout cas, la visite suscite l'intérêt des enfants. A la sortie, notre fils nous a demandé un livre sur les romains et l'antiquité. Face au Colisée, nous retrouvons à la sortie, l'arc de Constantin.

Cet arc de triomphe, placé à la croisée des chemin entre le Colisée et le Forum, a été construit avec de nombreux ré-emprunts à des monuments antérieurs. Il est orné de statues de guerriers Daces, aisément reconnaissables à leur costume. Ces dernières étaient à l'origine sur le forum de Trajan. On pense que l'arc de triomphe a été conçu par Appollodore de Damas, connu pour avoir également conçu la colonne Trajanne.

Avant de partir pour Rome, la maîtresse de notre fils nous avait demandé, si possible, d'envoyer une carte postale à l'école pour pouvoir faire travailler les enfants à la rentrée sur des exercices d'expression orale en lien avec l'Italie.

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Après avoir rédigé cette carte et pris notre goûter le long du circus maximus, nous allons admirer la bocca della vérita. Le circus n'est aujourd'hui qu'une longue bande de gazon, mais avec ses 600 mètres de long, il pouvait accueillir du temps de sa splendeur 300 000 spectateurs ! C'est là que rivalisaient les conducteurs de char dans des courses restées légendaires.

La bocca della verita se situe sous le porche de l'église Santa Maria in Cosmedin. Peut-être a-t-elle servi de bouche d'égout ou encore de boîte aux lettres pour les courriers de dénonciation

En face, le temple d'Hercule er son voisin, voué à Portunus sont les vestiges de la Rome républicaine les mieux conservés.

Nous revenons vers le forum au moment où la lumière décline sur Rome.

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Nous grimpons vers la place du Capitole, dessinée par Michel ange. Le Capitole est situé sur le site de l'ancienne citadelle antique.

Le centre de la place est occupé par une statue équestre de Marc Aurèle

Le Capitole est relié à la piazza Venezzia par un escalier appelé le cordonata. Deux lions égyptiens veillent au pied des marches et les jumeaux Castor et Pollux montent la garde à son sommet.

De cette place, part un autre escalier à pic : le Scalinata d'Aracoeli, achevé en 1348. Il aurait été construit comme action de grâce après que la peste eut épargné la ville en 1346. En haut, se trouve l'église Santa Maria d'Aracoeli. A son pied s'ouvre une belle vue sur la ville.

C'est ici aussi que se dresse le palais de Victor Emmanuel II que les romains appellent la machine à écrire. Il symbolise la réunification de l'Italie et en son centre, trône la statue équestre du roi.

En retournant vers notre station de métro, nous passons devant le forum de Trajan. Ce simple aperçu nous donne grande envie de revenir dans ce quartier. Les ruines antiques sous la lumière de la lune ont quelque chose de féérique. Nous profitons de la douceur du soir pour rentrer chez nous.

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La journée suivante commence sur le Forum d'Auguste que l'Empereur fit construire pour célébrer sa victoire sur l'armée de Cassius et Brutus: les meurtriers de jules César. Il était délimité par un haut mur qui l'isolait du quartier populeux de Suburre, sujet aux nombreux incendies. en son centre se dressait le temple de Mars Vultor, reconnaissable à ses marches craquelées et aux colonnes corinthiennes de l'édifice qui ont subsisté. Nous poursuivons vers le forum Trajan.

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Du forum Trajan, on voit le dôme de Santa Maria de Loreto, église construite par la guilde des boulangers au XVIème siècle.

Devant l'église, se situent les ruines de la basilique Ulpienne : édifice conçu pour les activités judiciaires et qui a servi aussi aux activités commerciales et aux cérémonies officielles. Des deux côtés de la colonne Trajanne s'élevaient deux bibliothèques : une pour les ouvrages grecs, l'autre pour les ouvrages romains.

Le forum Trajan (106-113) est le dernier des grands forums impériaux construit à Rome.

Ce forum fut construit avec les trésors ramenés de la campagne contre les Daces. Ce sont également ces exploits que commémorent les frises de la colonne Trajanne qui racontent la campagne militaire au travers de ses évènements marquants. Dans le forum, on vendait soie, bijoux, poissons, laine...

Les boutiques ouvraient tôt le matin et fermaient vers midi. Les courses étaient une affaire d'hommes. Les clientes ne fréquentaient guère que le tailleur et le cordonnier.

Pour notre part, nous retournons vers le palais de Victor Emmanuel.

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La piazza Venezzia est encadré par deux très beaux bâtiments, dont l'un abrite un musée (celui de gauche sur la photo). Commencé sous l'égide du cardinal Pietro Barba, les travaux sur le palais prirent une autre ampleur lorsque ce dernier devint pape sous le nom de Paul II. Il fut résidence des souverains pontifes jusqu'en 1564, puis ambassade de Venise. Il appartint ensuite à la France entre 1797 et 1916, date à laquelle l'Etat italien s'en porta acquéreur.

Sur la terrasse du Vittoriano se trouve la tombe du soldat inconnu italien, gardé par des soldats. Les gardes du parvis ne cessent de siffler pour interdire aux touristes de s'asseoir. De cette terrasse, la vue sur la place est encore plus belle.

Nous ne prenons pas l'ascenseur, qui derrière le palais permet d'accéder aux toits d'où la vue est semble-t-il encore plus belle. La file d'attente et le prix d'accès à cet ascenseur nous en dissuadent.

La visite en elle même du palais n'est guère spectaculaire. Par contre, l'église voisine de Santa Maria in Aracoeli vaut le détour.

L'intérieur date du XIVème siècle. C'est le dernier en date à respecter le plan basilical. 22 colonnes séparent les 3 nefs et le plafond richement décoré reprend les évènements de la victoire dans la bataille de Lépante de 1571 contre la flotte turque.

L'église renferme plusieurs tombeau dont celui du pape Honoré IV.

Retour vers le capitole et ses augustes gardiens : les Dioscures qui ne cessent d'impressionner le visiteur et donnent une certaine grandeur à la place.

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Dans l'édification de la place, Michel ange a eu le génie de tirer partie de l'espace exigu entre le palazzo del Conservatori et le palazzo Senatorio : siège des magistrats gouvernant la ville. C'est là qu'il proposa la création d'un troisième édifice : le palazzo nuovo qui finirait de borner la place en lui donnant une forme trapézoïdale avec un pavement en mosaïque en forme d'étoile. Sur l'un des côté du palazzo nuovo, on trouve une représentation de la louve allaitant Romus et Romulus.

De la colline du capitole, la vue sur les différents forums de la ville vaut vraiment le détour.

En prenant les petites rues derrière la place du Capitole pour redescendre la colline, nous apercevons les arcades du théâtre Marcellus, le plus vieux construit en pierres à Rome.

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L'après-midi, nous allons visiter l'église San Pietro in Vincoli, qui n'est pas encore ouverte à l'heure où nous arrivons. On peut y admirer le Moïse de Michel ange. Puisque nous avons un peu de temps devant nous, nous continuons vers la basilique Santa Maria Maggiore, dans le quartier de l'Esquilin.

De toutes les basiliques romaines, cette dernière est celle qui présente la plus grande harmonie entre les architectures d'époques différentes : la nef tripartite, les colonnes ioniques et les superbes mosaïques datent du Vème siècle. Le pavement et le campanile roman datent du Moyen Age et la Renaissance donna au sanctuaire un plafond à caissons, deux coupoles et de majestueuses façades.

Le baldaquin et ses colonnes de porphyre sont l'oeuvre de Fernandino Furga. La mosaïque de l'abside représente le couronnement de la Vierge. Selon la légende, en 356, la Vierge vint demander au pape, en rêve, de construire un sanctuaire où il trouverait de la neige en plein été caniculaire. Tous les ans, un office au cours duquel des pétales blancs tombent du plafond de la basilique est organisé afin de commémorer l'évènement.

Sur la place derrière la basilique, la colonne de la piazza Santa Maria Maggiore supporte une Vierge à l'enfant en bronze. Elle provient de la basilique du Massenzio.


Retour vers San Pietro in Vincoli, pour admirer le fameux Moïse de Michel ange.

Sous le maître autel, dans un tabernacle, sont exposées les chaînes qu'aurait portées Saint Pierre. L'une l'attachait à Jesusalem et l'autre à Rome. Une fois réunies, elles se soudèrent miraculeusement et l'impératrice Eudoxie fonda l'église pour accueillir cette sainte relique.

Quant à nous, nous poursuivons notre promenade sur un air de dolce Vita.

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Retour vers la Via Fiori dei Imperiali, pour une petite déambulation, sans but précis. Nous nous retrouvons sur les bords du Tibre, aux abords de l'île Tiberine.

Depuis la rive gauche , du côté du téatro di Marcello, les piétons gagnent l'île par le ponte Fabricio : le plus vieux pont encore en service au dessus du Tibre. Grâce à la tour érigée à son débouché, les puissantes familles Perleoni et Caetani pouvaient contrôler le passage stratégique au Moyen Age.

Nous finissons notre visite dans le quartier du Quirinale par une petite halte sur la place de la République, à proximité des anciens thermes de Dioclétien. Les élégantes arcades des bâtiments construits par Gaetano Koch abritaient autrefois des boutiques de luxe. Au centre, la fontana delle Naiadi représente quatre nymphes dénudées sur 4 créatures aquatiques. Elles entourent l'esprit marin Glaucus. L'église Santa Marai degli Angeli e dei Martini a été édifiée par Michel ange sur le site des thermes.

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Le lendemain, nous prenons le métro en direction de la célèbre villa Borghese.

Les rues de Rome sont globalement très bruyantes et très polluées. Une journée dans les espaces verts, à distance de la circulation devrait donc nous faire le plus grand bien. Nous entrons dans le parc par l'entrée monumentale de la pazziale Flaminio.

La villa Borghese et son grand parc furent créés en 1605 par le cardinal Scipion Borghese. Ce fut le premier parc à la française de Rome. Il compte plus de 6 kilomètres de circonférence. Je conseille donc la location des rosalies à assistance électrique qui permettent de découvrir l'endroit sans trop se fatiguer et en s'amusant beaucoup.

La villa était destinée à être la résidence du pape Jules III. Elle abritait jadis une imposante collection de statues. La façade, la cour et les jardins sont exceptionnels. La ville abrite aujourd'hui un musée dédié à l'époque pré-romaine, notamment étrusque.

Le parc abrite divers musées, galeries, académies étrangères et écoles d'archéologie, un zoo, une école d'équitation, un amphithéâtre en plein air, une volière et un grand nombre de fontaines, statues et folies exotiques. Nous passons notamment devant le musée d'art moderne et un autre dédié à l'archéologie Egyptienne.

Disséminées dans le parc, les statues se dressent aux intersections des allées et avenues. En flânant, on peut croiser Byron, Goethe, Victor Hugo, Ferdousi ou encore une statue équestre du roi Umberto Ier.

Dans les jardins, on trouve un petit lac au bord duquel a été édifié un temple dédié à Esculape (dieu de la médecine). On peut y faire de la barque, donner à manger aux canards...

Les fontaines invitent à la promenade comme cette très belle fontaine aux hippocampes qui semble , en venant de l'allée, surgir de la route. Elle date des aménagements du parc réalisés au XVIIIème siècle.

Un agréable salon de thé permet de prendre un encas au coeur du jardin.

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Nous redescendons du parc en passant par la place du peuple : la piazza del popolo.

Au centre de la place, se dresse un obélisque ramené d'Egypte (Héliopolis) par auguste

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Nous rejoignons pour notre part la Piazza di Spagna. On y trouve de tout dans les boutiques, y compris un ensemble de jardinier avec une brouette en cuir... Nous remontons ensuite vers la villa Medicis. C'est dans ce bâtiment que Napoléon installa l'académie de France à Rome. La façade que nous découvrons de la rue est loin d'être la plus belle comparée à celle qui donne sur les jardins, mais nous n'avions pas le temps de visiter...

Nous rejoignons les bords du Tibre.

Depuis le pont qui porte le même nom que le château, nous avons une belle vue sur la basilique Saint Pierre du Vatican.

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Nous allons ensuite découvrir la piazza Navona, sans doute l'une des plus belles de Rome. Sa forme ovale tient au fait qu'elle se trouve sur l'emplacement de l'ancien cirque Domitien. Nous sommes là au coeur de la Rome baroque. Cette place est un vrai décor de cinéma.

La fontaine des 4 fleuves, au centre de la place a été réalisée par le Bernin. son obélisque se dresse fièrement devant l'église Sant'Agnese in Agone.


Nous arrivons ensuite devant le panthéon.

La ville saint nous a comment dire ? Transformés...

Ce n'est qu'au soir tombant que nous nous dirigeons vers notre station de métro, près de laquelle nous passons voir une autre fontaine de Bernin : celle du triton.

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Le lendemain, nous retournons vers le palazzo Barberini et nous pénétrons dans l'enceinte de ce dernier. Il fut édifié par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini) pour sa famille.

Nos pas nous mènent ensuite au Quirinal : palais édifié à l'initiative d'un autre pape (Grégoire XIII) et qui est aujourd'hui le siège de la présidence de la République. La place doit son nom à la fontaine située en son centre, dédiée à Castor et Pollux : les cavaliers mythiques. L'obélisque a , quant à lui, été pris au mausolée d'Auguste.

Nous prenons ensuite de petites ruelles où les devantures affichent les spécialités locales.

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Nous passons une nouvelle fois devant la fontaine de Trevi dont la façade fait face à l'église baroque Santi Vincenzo e Anastasio, ornée des armoiries du cardinal Mazarin.

La fontaine de Trevi est sans doute la plus connue de Rome. Elle fait partie de l'imagerie populaire liée à la capitale italienne. Achevée en 1762, elle est cependant relativement récente. Au centre, deux tritons guident des chevaux marins : l'un paisible et l'autre rétif. Ils symbolisent l'humeur changeante de la mer et tirent le char de Neptune. La tradition veut que la personne qui jette une pièce dans la fontaine par dessus son épaule gauche reviendra dans la ville.

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Et oui ! Vous ne le saviez peut-être pas, mais nous sommes proches de Clooney, Brad Pitt et Barack. Ils nous ont donc suivi à Rome. Les personnages de cire du musée sont plus ou moins ressemblants, surtout pour Obama qui me semble complètement manqué. D'autres vitrines ont déjà pris des airs de Noël.

Nous sommes passés dans le quartier du campo Fiori pour voir l'aera sacra. C'est ici que fut assassiné Jules César. Les sénateurs aimaient en effet se retrouver en ce lieu aujourd'hui habité par les chats sauvages. Les temples y furent construits au IIIème siècle avant JC. Ce sont certainement les plus anciens de Rome encore visibles aujourd'hui.

Nous profitons d'un accalmie entre les averses pour visiter ce marché aux fleurs où l'on ne vend d'ailleurs pas que des fleurs, mais aussi diverses spécialités italiennes. Les étals nous rappellent que nous sommes proches de la fête d'Halloween.

Nous pénétrons par hasard dans la cour d'un palais. Ils sont assez nombreux dans ce quartier qui abrite aussi les services administratifs du Vatican.

La piazza Colonna doit son nom à la colonne de Marc Aurèle au centre de la place. Cette dernière est entourée par de nombreux palais historiques.

Nous poursuivons vers le palazzo Montecitorio, qui est aujourd'hui la chambre des députés.

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Un peu plus loin, nous découvrons une merveilleuse boutique de jouets en bois, où le personnage de Pinocchio tient le rôle principal. Nous pouvons y voir l'artisan travailler les figurines en direct.

Nous arrivons ensuite devant le bâtiment de la bourse dans lequel subsistent de beaux vestiges du temple d'Hadrien. Tout un côté du péristyle a ainsi été préservé. Le temple avait été érigé par Antonin le Pieux à la mémoire d'Hadrien après sa mort.

Le panthéon, édifié par Hadrien, était le temple de tous les Dieux. L'oculus au milieu du Dôme, seul éclairage naturel de l'endroit, donne au lieu une atmosphère très particulière. Le Panthéon renferme les tombeaux de nombreux rois d'Italie et d'artistes mondialement connus comme Raphaël.

Le Panthéon est devenu un symbole de la ville éternelle avec son portique soutenu par des colonnes de granit et son dôme dont l'intérieur est composé de moulages de caissons réalisés avec un mélange de ciment, de pierre ponce et de stuc. Le bâtiment inspire le respect et la place sur laquelle il est installé est très animée par des artistes de rue notamment. Nous y sommes restés un petit moment pour écouter les musiciens venus s'y produire.

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Le lendemain nous nous rendons au Vatican. La queue pour aller visiter la basilique commence loin sur la place Saint Pierre, mais nous attendons patiemment. Le ciel bleu fait ressortir la blancheur de la pierre. Le centre de la chrétienté et l'Etat indépendant du Vatican sont visités chaque année par des milliers de pélerins. Lors de notre visite, des groupes de jeunes chiliens avaient envahi la place.

La première basilique a été fondée par l'Empereur Constantin vers 349. Elle remplaça l'édifice construit sur le tombeau de Saint Pierre au IIème siècle.

La basilique fait 187 mètres. Son vaste intérieur recouvert de marbre abrite 11 chapelles et 45 autels ainsi que d'inestimables oeuvres d'art. L'essentiel de la décoration est due au Bernin. Les deux nefs latérales convergent sous la grandiose coupole de Michel Ange, vers l'autel papal dominé par la baldaquin du Bernin. Dans les caves que nous avons visitées est enterré Jean Paul II.

D'innombrables trésors se trouvent regroupés dans la basilique comme la Piéta de Michel Ange, le Saint Pierre en Bronze avec son auréole ou des fragments de mosaïques du Giotto.

De la terrasse, nous contemplons la vue que doit avoir le pape lorsqu'il prononce ses bénédictions du balcon.

La garde suisse dont les costumes ont été dessinés par Michel Ange veille sur la sécurité du Vatican.

Le palais épiscopal abrite le musée du Vatican. On peut y admirer des oeuvres là encore inestimables comme celles exposées dans la galerie des tapisseries. On peut également y découvrir la chambre et la loggia de Raphaël. Ce dernier a assuré la décoration des plafonds qui sont de toute beauté.

Le clou de la visite reste la chapelle Sixtine au sein de laquelle toute photo et toute vidéo est interdite. De nombreux surveillants au sein de la chapelle veillent à ce que la règle soit respectée. Les plus grands peintres : Pérugin, Boticelli, Ghirlandaio ou encore Signorelli y laissèrent leur trace dans les différents fresques. La voûte a été peinte par Michel Ange. Les différentes scènes s'articulent autour du péché originel en son centre. Sur la gauche, on peut voir la scène de la création des astres. L'artiste donne un grand dynamisme à la scène et un air terrifiant au créateur qui ordonne au soleil d'éclairer la Terre. La scène de la création d'Adam est l'une des plus connues. Dans cette image des mains d'Adam et de Dieu qui s'effleurent, c'est toute la finesse de Michel ange qui s'exprime. On retrouve la même maestria dans la scène du jugement dernier où l'on voit l'âme des mort s'élever jusqu'à Dieu pour subir leur jugement.

On peut également admirer dans ce musée un belles collections de portulants, cartes anciennes ou globes, mais également des oeuvres plus anciennes comme des tablettes en cunéiformes ou encore des sceaux assyriens.

L'architecture du bâtiment est une oeuvre d'art en elle même avec ses escaliers hélicoïdaux.

En sortant, nous retournons voir la place Saint Pierre avec la double colonnade édifiée par le Bernin.

Nous terminons notre visite du Vatican en soirée et décidons de longer le Tibre.

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Nous continuons notre promenade le long du Tibre, en direction du château Saint Ange. Cette massive forteresse doit son nom à l'apparition de l'archange Michel au pape Grégoire le Grand sur ce site.

Ce fut en fait, à l'origine, le mausolée de l'empereur Hadrien. Il fut aussi citadelle et prison au Moyen age, puis résidence des papes durant les périodes troublées.

Les lumières du soleil couchant donnent au Tibre des reflets d'or.

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Pour notre dernière journée romaine, nous voulions visiter les jardins du Vatican pour lesquels nous avons acheté des billets la veille. Nous attendons patiemment pour accéder au musée du Vatican, d'où partent les navettes. Au moment de monter dans le bus, on nous informe que les enfants de moins de 6 ans ne sont pas acceptés ! La veille, on nous avait pourtant demandé l'âge de notre fils au moment d'acheter nos billets et on ne nous a informés de rien, quant à interdire l'accès à des jardins pour les enfants, cela me paraît inconcevable. Pour autant, impossible de visiter. Nous nous sommes donc fait rembourser nos billets. Nous avons perdu notre matinée et décidons de déjeuner dans le quartier.

Déçus de ce contre temps, nous décidons de flâner l'après-midi au milieu des endroits qui nous ont tant enchantés durant ce séjour romain