Effervescence londonienne

Une semaine dans la capitale britannique qui présente à la fois une grand clacissisme avec ses bâtiments victoriens et une offre culturelle multiple, symbole de son effervescence moderne.
Octobre 2008
7 jours
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En ce mois d'octobre 2008, nous bénéficions de billets à des prix défiant toute concurrence sur l'Eurostar en direction de Londres. L'achat très à l'avance nous a permis d'obtenir de bons tarifs. Nous voici donc en partance pour La capitale britannique. Le train nous débarque à Saint Pancras, en plein cœur de la vile, non loin de notre hôtel. Il n'est pas trop tard alors, nous voici partis pour une première visite en commençant par les incontournables et le London Eye.

London Eye

Le ticket n'est pas donné, mais c'est le meilleur moyen d'avoir une vue plongeante sur la ville. Nous poursuivons ensuite en direction du parlement.

clock tower 

On ne présente plus Big Ben ! Ce n'est pas le nom de la tour, qui s'appelle en fait la tour de l'horloge, mais celui de la cloche qui se trouve à l'intérieur. Big Ben est devenu le symbole de Londres facilement identifiable par tout un chacun.

Notre première visite s'achève ici, mais dès demain de bonne heure nous serons de retour...

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Le lendemain, nous voici donc à pied d'oeuvre devant la house of parliament.

house of parliament 

Le parlement est installé dans le palais de Westminster qui servait autrefois de résidence royale, mais aucun monarque n'y a séjourné depuis le XVIème siècle. Le bâtiment actuel date du XIXème, le plus ancien ayant été ravagé par un incendie en 1834.

Le style architectural choisi lors de la reconstruction est le néogothique, en référence à l'époque Tudor. C'est l'un des bâtiments le plus célèbres de Londres et on comprend pourquoi... Outre le fait qu'il constitue aujourd'hui le cœur du pouvoir politique, il est magnifique !

Sur la place devant le Parlement, les bus nous rappellent que nous sommes vraiment à Londres. C'est un rouge criant de tradition !

En face du parlement se dresse la statue d'un des plus grands hommes du royaume, je veux parler de Churchill bien entendu, qui incarne la résistance face au nazisme mais également un certain style de vie. Tout le monde se souvient de son gros cigare rivé au coin de la bouche, d'une allure débonnaire qui n'en cachait pas moins une volonté de fer, de ses pointes d'humour très britanniques... comme lorsque interpelé par une femme au parlement qui lui avait dit : "Si j'étais votre femme j'empoisonnerais votre thé", il avait répondu : "Et moi madame, si j'étais votre mari, je le boirais..."

Un peu plus loin, voici le trésor, bâtiment qui abrite la chancellerie, c'est à dire le ministère des finances.

Juste à côté, voici le chevet de l'abbaye de Westminster.

C'est l'un des édifices les plus connus de Londres. Sa construction date du XIIIème siècle. Elle est devenue le lieu de sépulture des monarques, mais également des célébrités du royaume, avec notamment son coin des poètes. C'est un lieu de culte que nous connaissons tous au travers des images des couronnements et des mariages princiers.

Autre symbole de la capitale britannique : on voit circuler au pied de la cathédrale comme partout dans Londres les célèbres taxis noirs qui donnent son charme particulier à la ville.

Face à la l'abbaye, se dresse une colonne en granit rouge surmontée de la statue de Saint Michel terrassant le dragon. Elle est dédiée aux Westminster's boys, tombés lors de la guerre de Crimée ou lors de la révolte des Cipayes en Inde.

Le sanctuaire date de l'époque où l'abbaye disposait d'un droit d'asile. Toute personne en délicatesse avec la justice pouvait venir se réfugier en cet endroit sans pouvoir y être inquiétée. Cette immunité a été abolie sous Jacques Ier Stuart. Criminels et vagabonds se construisaient en cet endroit des abris de fortune que ne goûtait pas trop le souverain...

Nos loin de là se situe une caserne de horse guards... sérieux comme jamais. On ne blague pas avec le protocole et la royauté !

Derrière Westminster, nous voici devant la Jewel tower : dernier bâtiment d'époque médiévale de l'ancien palais de Westminster, qui comme son nom l'indique, a servi à abriter le trésor de la royauté, mais aussi comme lieu de repli des têtes couronnées en cas d'attaque ennemie.

Encore un petit tour dans le quartier entre pubs et cabines téléphoniques...

Nous filons ensuite vers Trafalgar Square, avec sa colonne Nelson (les anglais aiment à se remémorer leurs victoires sur les français.) qui domine le quartier où fourmillent les ambassades mais également la national gallery.

Nous voici enfin devant l'arche de l'amirauté (Admiralty Arch), composée de trois porches dont le plus central est fermé par une grille. En effet, seul le roi ou la reine peuvent l'emprunter lors des cérémonies officielles. Cette arche a été édifiée par Edouard VII, en l'honneur de sa mère : la reine Victoria.

Nous rentrons à l'hôtel en passant par le quartier de Soho (quartier chinois de nos jours). En vitrine, les pâtissiers britanniques nous font admirer leurs oeuvres. Je ne suis pas persuadé que le goût soit à la hauteur de la palette multicolore déployée.

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Le lendemain, nous quittons notre hôtel dans le quartier situé au Nord de Saint Pancras

La gare est superbe. C'est l'un des exemples les plus connus de l'architecture gothique victorienne.

Dans le quartier de Bloomsbury, les façades incurvées de Cartwright Garden ont quelque chose de très typique à mes yeux avec leurs petits appartements d'entre-sol.

A proximité du Bristish Museum, Russell Square offre un carré de verdure aux citadins où les écureuils gris d'Amérique du Nord ne semblent pas avoir eu de peine à s'acclimater.

Par la rue Montague Street, nous parvenons devant une devanture là encore à la couleur très locale : un énorme magasin de parapluies, cannes de marches...

Petit détour par Soho Square... avec sa statue du roi Charles II devant la cabane à colombage.

Nous arrivons enfin sur une des places mythiques de la capitale anglaise : Picadilly circus. Elle était autrefois considérée comme le centre de l'Empire. Elle illumine aujourd'hui les yeux des touristes avec ses enseignes lumineuses.

La fontaine érigée en son centre, en l'honneur de Lord Shaftesbury est surplombée par un ange de la charité chrétienne.

Pour ma part, je visite les galeries commerçantes à proximité et m'achète une chemise et une cravate chez un grand chemisier anglais.

Les galeries couvertes avec les magasins de luxe contribuent indéniablement au charme du quartier. Nous poursuivons par le magasin de luxe Fortnum and Mason, fournisseur officiel de la reine pour les produits d'épicerie et du prince de Galles pour le thé. C'est peu dire ! On y trouve en tout cas un tas de friandises très exotiques comme des fourmis enrobées de chocolat !

Nous ne nous lassons pas de ces galeries couvertes où on trouve des gens qui font des petits boulots comme ces cireurs de chaussures.

Nous passons devant Saint Jame's palace, l'un des plus vieux palais de Londres. Bien que les souverains n'y résident plus depuis la reine Victoria, il est resté le siège administratif de la couronne.

Nous y assistons à la relève de la garde.

Peu à peu nous nous rapprochons de Buckingham. Green Park est l'un des autres poumons verts de la capital où les écureuils ont élu domicile.

Nous voici enfin devant le Château de la reine.

Le palais et l'esplanade devant sont le point de rassemblement des britanniques dans les moments de peine, de joie ou de crise. Lorsque la Reine n'est pas dans sa résidence d'été à Balmoral, en Ecosse, elle loge au palais. On sait si elle est présente car dans ce cas, les couleurs flottent au dessus du palais.

Derrière le palais, le jardin de Saint James est magnifique. Une foule d'oiseaux fréquente ses deux petits lacs, dont des pélicans qui ont été offerts par des ambassadeurs en poste à Londres.

Nous passons ensuite devant Waterloo Place (encore une défaire française...) et Wellington Arch avant d'arriver devant une autre grande enseigne de luxe : Harrod's

Il faut vraiment voir ce grand magasin et la démesure qu'il représente. Rien que le rayon des fruits et légumes mérite le détour avec ses victuailles exposées comme des bijoux de luxe. Par ailleurs, nous y étions pour notre part au moment de la sortie d'un James Bond au cinéma et ils avaient reconstitué un décor en vitrine avec une Aston Martin, et un hors bord de luxe...

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La vie culturelle grouille à Londres. Les plus grands standards des comédies musicales sont repris dans les théâtres du quartier de Picadilly. D'autres bâtiments symbolisent une culture très académique, comme le Royal Albert Hall, cette mythique salle de spectacle fut construite en l'honneur de l'époux de la Reine Victoria. Elle est située à côté de Hyde Park, dans le quartier de South Kensington. La salle peut accueillir jusqu'à 5 000 spectateurs.

Dans Kensington Garden, l'Albert Mémorial symbolise à la fois la puissance de l'Angleterre victorienne et son déclin. Il fut en effet terminé en 1870, date à laquelle des questions se posent sur la pérennité de la puissance de l'Empire.

Dans le quartier, le Royal college of Organists a pour objet de promouvoir l'orgue ainsi que les choeurs. Il forme ainsi des organistes et possède une collection de pas moins de 60 000 partitions.

Un peu plus loin, le Royal college of music est une prestigieuse école de musique classique, fondée par le prince de Galles en 1882.

Nous passons ensuite par Albert Court...

et arrivons devant le college of science and technology.

Enfin, nous arrivons au musée d'histoire naturelle. L'entrée des musées royaux est gratuite, ce qui permet de profiter des collections sans se lasser : on peut entrer voir juste quelques œuvres, ressortir, revenir quelques jours plus tard...

Pour compléter cette palette du Londres de l'époque Victorienne, une petite photo du musée dédié à Albert et Victoria avant de rentrer à l'hôtel.

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Chacun met un peu d'imaginaire dans l'image qu'il se fait de Londres. La ville est tellement variée qu'elle permet à tous d'y retrouver ses centres d'intérêt. Vous pouvez ainsi vous faire des pèlerinages sur les traces de Harry Potter ou encore de Sherlock Holmes. Certains viennent y chercher une ambiance punk ou encore vintage. Mon imaginaire me rapproche plus personnellement de la ville dessinée par Jacobs dans "La marque jaune", celle du Londres Victorien. Cette cinquième étape mène tout d'abord nos pas du côté de l'opéra : beau bâtiment avec une touche de modernisme.

Ce petit rat, tout droit sorti de son spectacle rend hommage aux célèbres danseurs qui se sont produits en ces lieux. Un peu plus loin, le camion du laitier... Là encore, nous sommes dans la pure tradition avec les livraisons de lait sur les paliers...

Nous sommes dans le quartier de convent garden "les jardins du couvent". Autrefois, des terres arables s'étalaient de ce côté, à proximité de Westminster. Ces terres furent ensuite transformées en une place sur le modèle de celles que la renaissance italienne avait produit. Ce fut ensuite le marché aux fruits et légumes couvert de Londres. C'est aujourd'hui un grand centre commercial.

Ici, on retrouve un petit bout de France : les crêpes semblent avoir fait des adeptes...

Le lamb and flag est un très ancien pub de Londres qui a su garder son charme d'antan. Charles Dickens a fréquenté l'établissement en son temps. Plus loin, la law society of England est le siège d'une institution qui régit les professions juridiques et fut à l'origine de nombreux textes de loi.

Le Lincoln's Inn est quant à lui, l'un des quatre grands centres de formation juridique du pays.

Le King's college est l'une des plus anciennes université de Londres et également l'une des mieux cotées au monde, puisqu'elle figure à la 20ème place du classement mondial. Elle a formé une vingtaine de chefs d'Etat et une douzaine de prix Nobels.

Nous poursuivons notre périple dans ces belles rues marquées par l'histoire.

Nous faisons un petit détour vers la littérature devant le Old Curiosity Shop, cher à Dickens. Le roman du même titre lui a été inspirée par ce magasin d'antiquité et l'appartement au dessus dont il avait fait le décor dans lequel évoluaient ses principaux personnages à savoir la jeune Nell Trent et son grand-père.

Une ancienne Eglise templière donne son nom au quartier de temple. Elle sert aujourd'hui de chapelle aux deux écoles de formation des juges et avocat. L'édifice est célèbre pour sa nef arrondie et ses gisants.

Le bâtiment le plus impressionnant du quartier reste cependant la Royal court of justice qui abrite à la fois la cour d'appel et la haute cour du royaume.

Le quartier contient aussi d'autres incontournables comme les vieux pubs ou encore une enseigne très connue dans le monde entier pour ses thés dont raffolent nos amis anglais.

Nous nous dirigeons ensuite vers la cathédrale Saint Paul

Le premier édifice construit à cet endroit était en bois et fut édifié sous le règne du roi Aethelbert, roi de Kent. Il fut détruit à plusieurs reprises, mais l'histoire du grand incendie de 1666 qui le ravagea reste gravé dans les tablettes des historiens. La coupole de la cathédrale contemporaine domine le quartier d'affaires de la city.

Le college of arms, quant à lui, est chargé du suivi de l'héraldique du royaume. Il crée de nouvelles armoiries pour les personnes anoblies et conserve la mémoire des lignées généalogiques des nobles. Nous sommes au coeur d'une royauté ! Où le pouvoir temporel côtoie le pouvoir spirituel.

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On se saurait conclure ce voyage sans une balade sur le Strand, promenade le long de la tamise d'où l'on peut admirer le mélange des architectures dans une capitale dont le dynamisme n'est plus à démontrer. Au loin, nous apercevons Tower bridge : tout un symbole !

Les buildings ultra-modernes ont envahi la city et témoignent de la bonne santé économique de la place financière où les golden boys viennent faire fortune.

Le Gherkin : "le cornichon" comme l'appellent les londoniens côtoie la tour de Londres dans un quartier aux tendances éclectiques.

Revenons sur quelques uns de ces monuments qui ont fait la réputation de la ville : Tower Bridge relie le southwark et le tower hamlets : deux districts de Londres. A l'époque de sa construction, c'était le plus grand et le plus sophistiqué des ponts basculants au monde.

La mairie de Londres est également située sur le Strand, dans un bâtiment ultra moderne dont la forme rappelle un peu celle d'un escargot.

Il est temps pour nous de nous diriger vers la tour de Londres.

La tour de Londres est un héritage historique de l'invasion normande de 1066, date du début de sa construction. Elle servait à la fois de prison, de résidence et de palais. Assiégée plusieurs fois, elle a joué un rôle primordial dans l'histoire de l'Angleterre et abrite de nos jours les joyaux de la couronne.

Les yoemen warders sont les gardes traditionnels de l'édifice. Ils sont également connus sous le nom de beefeaters (les mangeurs de boeuf : peut-être en lien avec les rations alimentaires qui leur étaient distribuées). Leur rôle officiel est de garder les prisonniers et les joyaux de la couronne. Dans les faits, ils servent de guides aux touristes. Ils sont actuellement recrutés parmi les anciens membres des forces armées britanniques et doivent pour ce faire totaliser au moins 22 années de service et être titulaires de la médaille des bons et loyaux services. Il sont armés d'une hallebarde et portent un costume qui date de l'ère Tudor.

Nous quittons la tour de Londres et nous dirigeons, toujours le long des quais, vers la marina. Ce quartier est un petit havre de paix en plein coeur de la ville avec ses petits pontons de bois.

Le Dicken's Inn est une des brasseries les plus connues de la marina. Cette brasserie occupe en effet un ancien entrepôt. Les nombreuses fleurs qui parsèment les lieux contribue à donner beaucoup de charme au port de plaisance.

Notre voyage à Londres s'achève sur le soleil couchant sur le Strand, avec en ombre chinoise, la tour de la Tate Modern Gallery.

A bientôt pour de nouvelles villes, de nouveaux paysages, de nouveaux voyages...