Carnet de voyage

mexicovivo

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Théo et moi nous sommes envolés pour 8 mois environ vers le Mexique pour la ville de Tuxtla Gutiérrez (Chiapas) où je suis assistante de langue étrangère à l'université. Venez suivre notre aventure !
Septembre 2019
32 semaines
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Publié le 14 octobre 2019

Nous l'avons préparé, pensé, attendu et ça y est, le grand départ est enfin là. Nos sacs sont faits, les derniers préparatifs achevés, et il est temps de partir. Les adieux se font en plusieurs étapes.

De mon côté papa et Swan sont déjà partis au Quebec quelques jours plus tôt, ce qui laisse maman et Siobhan à serrer dans mes bras. Les larmes coulent, d’excitation, de stresse, de tristesse, de joie, un dernier câlin et s'est parti.




Myriam et Sébastien nous amènent à l'aéroport. Simon nous rejoint, et les larmes coulent de nouveau lors de la séparation, enfin surtout celles de Myriam, les garçons faisant surement preuve de retenue.




Le premier vol se passe très bien, on a du mal à réaliser. On a l'impression de partir pour un simple voyage, alors qu'en réalité nous partons pour bien plu que ça !



Nous passons une nuit dans un hôtel à Manchester, ou nous avons une escale de 15 heures. On s'achète des sandwich et profitons de la nuit pour nous reposer avant le long vol de demain. Théo est un peu stressé, c'est la première fois qu'il réalise un trajet en avion si important.

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Publié le 14 octobre 2019

Le réveil sonne, on se prépare et nous filons à l'aéroport. Nous arrivons à passer l'enregistrement sans problème malgré le fait que Théo n'a pas de billet d'avion retour (c'était pas gagné), et là c'est bon, on est enfin vraiment dans le voyage !

La sécurité se passe avec quelques accrocs au niveau de mon sac, mais on fini par décoller. Comme on a un peu de temps, on se prend un petit dej/repas au Burger King de l'aéroport pour le grand plaisir de Théo !



C'est l'heure d'embarquer, et Théo est surpris par la taille de l'avion. Le trajet se passe comme sur des roulettes. On enchaîne filmes sur films, petit repas... Le temps est un peu long mais finalement, la côte mexicaine se dessine par le hublot.

Place au passage de la douane, qui était l'étape la plus effrayante du trajet, mais la dame ne nous regarde presque pas et nous pouvons aller chercher nos bagages.... qui n'arriveront pas avant plusieurs jours ! Après un temps de désarroi, on décide d'aller chercher le bus qui nous amènera à Tulum ou nous resterons quelques nuits. Théo nous évite de nous faire arnaquer par des faux taxis, et nous embarquons dans le bus ADO. La clim est à fond, on se pèle, le temps est gris, on est fatigués, mais on est là !

Nous effectuons un changement à Playa del Carmen, ou nous prenons le temps d'acheter des adaptateurs et nous arrivons finalement à Tulum, surpris par la nuit qui tombe tôt. De mon côté, je ne sais plus quoi faire. Je suis fatiguée, j'ai faim, n'arrive plus à prendre de décision. C'est Théo qui prend les rennes, va acheter des sandwichs et nous amène vers un taxi qui nous accompagne jusqu'à notre camping. Il galère à trouver, mais finalement nous nous installons dans notre tente pour dormir ! Je serais toujours étonnée du fait qu'en voyage, on peut se retrouver sur deux continents différents en l'espace de quelques heures. Je m'écroule, dans l'attente de ce que nous réserve la journée de demain.

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Publié le 14 octobre 2019



Criiii Criii Criiii, des drôle d'oiseaux hurlent juste à côté de notre tente et nous réveillent en sursaut. On rigole bien de ces drôles de bêtes, et nous allons prendre un bon petit déjeuner.




Théo découvre le petit déjeuner mexicain, des œufs ou jambon accompagnés d'avocat, de frijoles et de tortillas. Pour mon plus grand bonheur, il se régale !





Nous décidons ensuite de nous rendre dans Tulum pour acheter de quoi profiter du lieu malgré l'absence de nos sacs. Maillots de bain, serviettes, crème solaire et surtout anti moustique sont de mises, sans oublier les précieuses bouteilles d'eau.


Il est 11h du matin, et nous attrapons notre premier « colectivo » (van/bus) qui nous dépose au bord de la route des ruines de Tulum. On se fait alpaguer par des individus proposant des tours, et on se laisse séduire après de looooongues négociations pour un passe permettant l'accès aux ruines, puis une excursion dans des Cenotes (trous d'eaux au milieu des terres).

Nous marchons donc jusqu'aux ruines, et je n'en peu plus du soleil. Pour ne pas dépenser trop d'argent, j'ai décidé de rester en jean. Ça ne dure pas longtemps en je fini par acheter une petite robe. Sur le chemin, nous apercevons nos premiers Iguanes, et pour le grand plaisir de Théo des espèces de marsupiaux. On les observe un long moment faire leur vie.


La visite des ruines se déroule à merveille.



Non seulement le site est magnifique, mais en plus il y a une petit crique dans l'enceinte.



Nous faisons donc notre première baignade. Un iguane surveille nos affaires et Théo s'approche septique de l'eau. Lui qui n’aime pas l'eau froide, son visage s'illumine quand il réalise du bout des orteils qu'ici l'eau est à 30 degrés ! Le cadre est splendide, l'eau d'une couleur bleue hallucinante. On se croirait dans une carte postale.


On fini par sortir de l'eau pour aller manger (on se fait d'ailleurs sacrément arnaquer), et on part pour les Cenotes. On attrape un nouveau "colectivo" sous une "palapas", qui nous dépose de l'autre côté de l'autoroute que nous devons traverser.




Les quatre cenotes que nous découvrons sont tous très différents les uns des autres, mais tous magnifiques. L'un d'entre eux, à ciel ouvert, est même paradisiaque. On profite à fond malgré les moustiques et on rentre au camping après avoir eu bien du mal à trouver un lieu pour acheter de quoi se faire à manger. Quand on rentre, pas de nouvelles de nos sacs, et on s'écroule sans même dîner après cette journée forte en émotions.

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Criii Criii Criii, ça va finir par devenir une habitude ! Il est 8 heure du matin et nous partons vers la plage. Nous avons la bonne surprise de ne découvrir aucune algue (qui gâchent souvent dans cette zone la baignade depuis quelques années) et nous nous relaxons dans l'eau déjà chaude. On hallucine de la température !

Deux jeunes s'arrêtent à notre niveau pour nous proposer de faire un tour au large près de la barrière de corail pour voire des raies et peut être des tortues. Il est tôt, donc nous acceptons et après quelques minutes d'attentes nous profitons de la vue des ruines de Tulum depuis la mer et des explications du guide.

Une fois dans l'eau, nous mettons à peine le casque sous l'eau qu'une énoooorme raie passe nous nos pieds. On a la chance d'en voir plusieurs, ainsi que des poissons et des coraux. Nous revenons de là heureux, mais un peu déçus de ne pas avoir vu de tortues.

On passe ensuite par la case obligée de l'appel de l'aéroport pour savoir quand arriverons nos sacs. Il se trouve qu'ils ne peuvent pas les localiser... J'appelle maman, qui m 'explique que pour le moment pas de soucis à se faire, ils finiront par arriver.


On passe donc à la suite du programme. Mon idée initiale était d'aller à Akumal (la baie des tortues), mais Théo avait la flemme et moi peur que cela ne mènerait de toute façon à rien. Je fini par nous convaincre et nous partons en taxi jusqu'à tulum où nous mangeons notre premier vrai repas mexicain, puis à Akumal en "colectivo". Là, nous sommes obligés de payer un guide si nous voulons voir les tortues, parce que la zone est depuis un an protégée contre les touristes qui malmenaient les tortues. On pose les affaires, on entre dans l'eau et là, miracle : en quelques minutes nous trouvons notre première torture géante.

Elle sort régulièrement à la surface pour prendre de l'air et retourne manger les algues au fond de l'eau. On est émerveillés. Je la trouve majestueuse ! Nous en voyons plusieurs, puis passons aux poissons et coraux. Le guide nous prête le matériel moyennant une pièce d'identité, et nous restons une heure supplémentaire à regarder tous les poissons s'agiter autour de nous. Théo repère même une petite raie ! On s'éclate à faire des vidéos avec la Go pro, et à suivre les poissons au fond de l'eau.

On fini par rentrer au camping, ou nous nous installons au Pancho Villa, restaurant/bar en bord de mer pour déguster des bons cocktails et du guacamole. On se pose, et après le bilan de ces deux dernières journées le verdict tombe : c'est le bonheur ! On fini par s’endormir épuisés, toujours sans nouvelles de nos sacs.

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Publié le 14 octobre 2019

Criii Criii Criii, aujourd'hui c'est le départ. On va se prendre un petit déjeuner rapide, ou le gars de la réception nous apprends que nos sacs sont arrivés dans la nuit !!!! Enfin !!! On est assez anxieux concernant la chaleur qu'il fait (40 de ressenti) et les 30 kilos que nous devons porter chacun. Finalement tout se passe à merveille. On se change donc, et nous partons pour la station de bus ADO. Nous patientons un peu et partons pour 2h30 de trajets. Ça passe assez vite, on regarde la route, et on joue à des jeux sur le téléphone de Théo quand on ne peut voir que des arbres. On nous débarque en bord de route et on attrape un taxi qui nous dépose au camping.

C'est là que l'on découvre le cadre paradisiaque ou nous allons passer les quatre prochains jours. La laguna Bacalar. Si notre hébergement (tente) est assez sommaire, le ponton à quelques mètres de là qui se jette dans la lagune à vite fait de nous faire tomber amoureux du lieu. Hamacs se balançant au grès du vents au dessus d'une eau turquoise, palapas se détachant sur un ciel bleu... que demander de plus.

On décide d'aller s'acheter de quoi cuisiner les repas des prochains jours et encore une fois c'est impossible de trouver un supermarché comme on connait en France. On achète donc de quoi se faire des tortillas et des plats mexicains dans des toutes petites boutiques, on mange et on se met en maillot. Théo souffrait un peu à cause des coups de soleils, la douleur disparaît à la minute ou nous mettons les pieds dans l'eau. On y reste jusqu’à la tombée de la nuit.

Le second jour, on se réveille assez tôt, et on passe la journée à se baigner dans la lagune, et à essayer de repérer des poissons. En fait, on voit surtout beaucoup d’espèces d'escargots de mer, et ce n'est qu'au bout d'une heure que Théo réalise que des poissons nous suivent. Petit à petit, on se retrouve avec un banc de poissons derrière nous, qui profitent du sable que l'on soulève pour manger. Ils sont transparents, on peut voir leurs arrêtes et leurs cerveaux, c'est très étrange. On s'amuse avec eux pendant plusieurs heures.


On fini par aller se balader vers le centre ville ou l'on se prend un goûter à base d'antojitos, tacos, quesadillas.... trop bon ! Il fait une chaleur de folie, donc on rentre en taxi pour se replonger dans l'eau. Le bonheur quoi !

Pour notre deuxième journée, c'est journée kayak ! On se réveille après avoir passé une partie de la nuit avec un petit chat qui nous a rejoint dans notre tente, et on se prépare pour notre expédition. On décide de louer deux kayaks simples, pour pouvoir être plus vifs sur l'eau et pour pouvoir faire des photos. On s'élance donc vers 10h30 pour el « canal de los piratas ». A peine quelques coups de pagaies et on s'éclate déjà. Non seulement c'est marrant, mais en plus c'est calme, silencieux et cela nous donne une indépendance appréciable par rapport aux tours avec guide. On suit notre petite carte et traversons la lagune sur des eaux turquoises.

On atteint notre objectif en 30 minutes environ et là, on en revient pas. La vue est juste extraordinaire. On pose nos kayaks pour une séance baignade, observation du lieu, photo bien évidemment et même gommage. On y reste bien 40 minutes tellement c'est parfait.

On repart ensuite pour le « cenote de la bruja » (cenote de la sorcière), que nous atteignons en 30 minutes. Le soleil tape, et on commence à se dire que nous allons attraper des coups de soleils. L'arrivée sur le cenote est saisissante . On passe en effet d'une eau claire d'une profondeur de quelques mètres à un trou composé d'une eau noir de 170 mètres de profondeur ! On attache no kayaks et on descend. On avait pour but d'observer les poissons, mais on se retrouve l'un comme l'autre pas très fière quand à l'idée de nager dans cette eau noir. C'est complètement irrationnel mais je ne peux pas m’empêcher de me dire qu'un monstre géant va surgir nous attraper. Je finis par oser dépasser le bord, mais que d'un petit peu, Théo me suivant à la trace.

On reste quelques temps comme ça, à jouer avec nos peurs, puis mettons le cap sur notre prochaine destination, l’île des oiseaux. On l'atteint en peu de temps, mais la fatigue musculaire se fait ressentir de mon côté. Théo m'encourage autant qu'il le peut et on fini par se jeter dans l'eau tellement nous avons chaud. Encore une fois, c'est magnifique. Nous pouvons observer de loin des oiseaux et des stromatolithes (organismes vivants très anciens) et surtout nous marchons/nageons dans l'eau, les kayaks accrochés à nos poignets, pendant une bonne heure. C'est vraiment agréable.

On fini par repartir parce que la faim nous taraude. On fait le choix de repasser par le canal des pirates, tellement c'était beau. Je me mets un paréo sur la tête et les épaules parce que le soleil tape et que nous voyons déjà les coups de soleils apparaitres. Heureusement que Théo avait mis un tee shirt. Retourner au canal nous fait faire un petit détour, qui me paraît être énorme tellement j'ai mal aux bras, mais cela en vaut le coup ! On repasse 30 bonnes minutes dans ce lieu à couper le souffle. Il n'y a rien à faire, je pense que c'est un des plus beau lieu que j'ai vu de ma vie. Nous finissons par rentrer et je n'en peux plus. Théo ne perd pas patience mais j'ai vraiment du mal à avancer. On arrive enfin au camping, et c'est Théo qui prendra mon kayak sur les derniers mètres.


Heureux de notre sortie, on passe l'aprem à se tartiner de biafine les bras, les mains, les épaules pour moi, les jambes et les pieds, le visage... bref tout le corps, et à se baigner dans la lagune. Je profite aussi du fait de devoir rester à l'ombre pour bouquiner de longues heures dans le hamac.

On passe une bonne nuit, mais on se fait réveiller par notre peau qui chauffe. Pourtant, ça va déjà mieux . On hésite longtemps à faire une nouvelle sortie, mais comme c'est notre dernier jour on décide de rester sur place pour profiter du cadre exceptionnel que nous avons à portée de main. Lecture dans les hamacs, baignade, pizza dans le centre ville, baignade, encore baignade et lecture... que du bonheur.

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C'est le jour du départ. On fait nos sacs en essayant de les équilibrer au maximum pour payer le moins d'amende possible à l'aéroport, et on retourne se baigner une dernière fois. 11H, c'est le moment du au revoir. On caresse la lagune du regard une ultime fois et nous rejoignons la gare routière. On mange sur le pouce et avançons d'une heure notre trajet comme on est à l'avance. 5 heures, c'est long, mais ça passe relativement vite.

Le bus nous dépose à Cancun à 2 minutes à pied de notre hostel, que l'on trouve charmant. Surtout, nous avons un vrai lit et la clim ! On va manger le soir sur une place juste à côté de l'hostel, que j'ai découvert sur internet. C'est un lieu de rencontre quotidien pour les mexicains, particulièrement animé le week end. Effectivement, musique, concerts,

bouiboui ambulants et en dur, l'ambiance est top ! On mange là ou la queue est la plus longue à "d'luis" « et c'est un régale. Pour le dessert on se laisse tenter par la traditionnelle « marquesitas » (sorte de crêpe). On commande celle au nutella, beurre de cacahuète et ce que je traduis tant bien que mal par « crème fraîche », un ingrédient que l'on retrouve dans toutes les marquesitas. A notre grande surprise, le cuisinier étale le nutella, la beurre de cacahuète et... du gruyère !!! Qu'est ce qu'on a halluciné. On goûte et résultat : c'est pas très bon ! Heureusement que l'eau au tamarindo que nous avions acheté couvre le goût !

On rentre se coucher en rigolant bien de ce drôle de met mexicain !




Le lendemain, on se prépare rapidement et on file à l'aéroport. On stresse quand à l'amende que nous allons devoir payer puisque nos sacs (enfin surtout le mien) sont trop lourds. Je prends la décision d'ouvrir os sacs au milieu de l'aéroport pour essayer de les équilibrer un peu plus. Théo est très sceptique de ma démarche et un peu gêné du bordel que je mets, mais bon tant pis. Moi j'ai l'habitude (hein maman et papa, vous m'avez bien formé !). Finalement, nous n'avons à payer que 15 euros (Théo me remercie) et nous embarquons. Il fait vraiment froid dans l'avion, et nous sommes en short et petits tee shirt ! Sur le trajet, on peut voir un volcan qui crache de la fumée, c'est assez impressionnant. Mais bon nous arrivons assez vite à Mexico City, où il ne fait que 24 degrés.

On cherche le meilleur moyen de rejoindre notre auberge de jeunesse avec nos gros sacs, et nous optons pour le Metrobus. On crée notre carte, on attends et on est repartis pour 1 heure de trajet. Le métrobus nous permet de visiter un peu la ville, et nous dépose enfin à notre arrêt. On se retrouve embarqués par l'ambiance qui nous entoure. Des petits magasins partout, le bordel, le monde, le bruit, les odeurs... on est au Mexique ! On arrive à se perdre pendant 15 minutes, avec nos 30 kilos d'affaires sur le dos chacun, et c'est un policier qui nous indique le chemin.


Quand on arrive on se pose dans notre chambre, sur un vrai lit avec un ventilateur et on se relaxe un peu. On ne ressort que vers 21h pour aller manger dans un resto indiqué par le lonely planète. Théo mange du poulet mole, et il adore ça. Le resto est assez chic, un dame chante accompagnée par un pianiste... c'est très sympa.

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Aujourd'hui c'est visite de la ville. On commence par le zocalo, puis nous suivons un chemin indiqué par le lonely planete.




Il nous permet notamment de passer par notre premier marché, ou nous goûtons nos première Chapulines (sauterelle grillées) et mangeons notre premier repas sur le pouce.

On se balade aussi un long moment dans un marché d'artisanat. Théo est fasciné. Moi, je retrouve les couleurs et les formes d'il y a 10 ans. C'est trop chouette. Théo fini par craquer pour un joli porte monnaie, que nous avons pris bien le temps à choisir, et nous repartons vers le centre.


On passe par une boutique telcel (téléphonie), ce qui nous permet d'avoir enfin internet et du réseau avec nos téléphones. J'appelle un coup les parents pour le faire profiter un peu de l'ambiance, nous passons par la pasteleria ideal, et nous rentrons tranquillement en allant jeter un œil sur les ruines.

Nous prenons au passage un bon jus de fruit pressé, qui seras aussi notre repas du soir. Je propose sur le groupe des assistants de faire une sortie à Xochimilco à plusieurs, pour partager un bon moment et le prix. On verra ce que cela donne, mais c'est marrant j'arrête pas de rencontrer des assistantes dans la salle de bain.


Le lendemain on part pour Teotihuacán en fin de matinée. On commence par prendre le métro, dans lequel nous sommes presque les seuls touristes, puis le bus. Le trajet est un peu long, et quand on arrive on mange le meilleur repas en terme de qualité prix que nous avons trouvé jusqu'ici. La michelada est aussi excellente. Un passage aux toilette et on s'avance sur l'avenue principale.




La pyramide du soleil nous surplombe, elle est grandiose. On passe 3 heures à se balader, d'abord en grimpant sur la pyramide de la lune, puis sur celle du soleil.

Théo passe beaucoup de temps à faire des photos, et moi à poser telle une star. C'est trop chouette ! On fini par rentrer parce que le soleil est vraiment fort, mais on en a prit pleins les yeux.

Le deuxième jours, on se retrouve avec plusieurs assistants (15 au total), prenons des uber et partons vers Xochimilco. On passe quatre heures trente sur une barque sans moteur à nous balader sur les canaux du lieu. C'est moins beau que ce que nous espérions à cause de la période, mais nous en profitons pour apprendre à nous connaître.

Surtout il y a plusieurs arrêts prévus, d'abord pour voir des axolotls, puis sur l'île des poupées ! Autant le premier arrêt nous rend un peu triste au vue des conditions dans lesquelles sont gardées ces petites bêtes, autant l'île des poupées joue bien son rôle.

C'est flippant au possible ! On a le droit à l’histoire du lieu et Théo passe ensuite un long moment à faire des photos. Ouh le drôle de sentiment que ce lieu est habité par autre chose que des hommes ne nous lâche pas avant un moment.

Quand on rentre, on décide d'aller directement en uber jusqu'à l'arène de Mexico. C'est une semi surprise que j'ai faite à Théo, ce soir, on va voir de la lucha libre !! On va avant se poser dans un restaurant japonnais (pour changer un peu des tacos, pas qu'on en ai déjà marre mais...), et on se régale. C'est pendant le repas que le ciel nous tombe pour la première fois sur la tête. Première vraie pluie depuis qu'on est arrivés, elle ne se cache pas. C'est un torrent qui s'abat sur la ville. On attend, on attend, et on finit par partir, la pluie étant moins forte, pour ne pas rater le match !

Arrivés sur place, on ne se laisse pas arnaquer, et on va s'installer dans les gradins. On a une bonne visibilité, et un vendeur ambulant nous vend de gros verres de bières. Et là, on profite à fond de l'ambiance.

Les mexicains crient autour de nous, selon le lutteur sur scène, prenant parti, huant l'adversaire. On passe un sacré bon moment. C'est fou comme leurs coups font réalistes. Théo nous explique au fur et à mesure les règles, et nous parions entre nous sur les gagnants de chaque match. C'est vraiment fun.

On rentre ensuite se coucher et se reposer, par ce que demain c'est pour moi réunions !

Ces deux dernières journées sont composées de lever tôt, de réunions, de uber, de métro et de formation. Je sors le soir boire un coup avec les assistant dans un bar à salsa après le pot de bienvenu. Je m'entends bien avec certains d'entre eux, dont Cécile que je connaissais du lycée, mais nous serons tous dans des Etats différents. Théo passe son temps à l'auberge, à se balader...

Demain, on rencontre nos tuteurs et on part dans nos villes respectives !

Publié le 14 octobre 2019


Le nombre de taxis

La clim trop forte partout surtout dans les bus

les tortues

prendre les combis n'importe ou sur la route

traverser l'autoroute à pied

avoir des gros billets sur soit

la nourriture pas épicée en soit, ce sont les sauce qui piquent

le mélange entre le traditionnel et les états unis

à quel point tout est délabré

toutes les boutiques de rien

tous les petits boulots (celle qui donne le papier toilette dans les toilettes...)

les cérémonies traditionnelles sur le zocalo

les resto fermés à 19h

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On se lève à la bourre, mon réveil n'a pas sonné. On se prépare en 30 minutes et Théo m'aide à charger nos sacs dans le uber. Lui ne me rejoint qu'à 14h, pendant ce temps je suis en réunions. J'ai notamment du m'occuper de signer des papiers avec la signature exacte de mon passeport . Je ne vous raconte pas le fiasco ! Il m'a fallu recommencer 20 fois pour finir par y arriver !

A 14h, c'est la rencontre avec les tuteurs. La mienne nous emmène manger avec les autres assistants/tuteurs du Chiapas. C'est assez sympa.

On galère à attraper un taxi puisque notre uber nous a planté, et on craint de rater notre avion. Le chauffeur conduit comme un malade, mais on fini par passer l'enregistrement. Je vais avec ma tutrice dans une zone VIP pendant 15 minutes où nous discutons, elle a l'air vraiment sympa ! Le vol se passe bien, j'ai négocié pour être à côté de Théo, et nous avons juste le droit à quelques éclaires pendant le trajet. Quand on arrive il pleut des cordes Nos sacs sont trempés, mais Laure nous attrape un taxi et nous partons jusqu'à chez elle. Nous y rencontrons son copain, David, et nous partons manger des tacos (les meilleurs de la ville il paraît). J'ai l’impression d'être dans un autre monde. Il fait humide, chaud, il pleut, les gens nous regardent et parlent espagnol à toute vitesse, je ne comprends pas les codes informels ... Dit comme ça on dirait que c'est la merde, mais non, on se sent bien ! On se régale des tacos et nous rentrons à la maison ou nous nous écrasons sur le lit. J'ai hâte de voir la ville demain !

Ces deux premières semaines ont été plus qu'intense ! Le premier week end a été composé de visites rapides de la ville, de la fac (la UNACH) et surtout de visites d'appartements parce qu'il est claire pour nous que nous ne voulons pas vivre chez ma tutrice. L'université est assez jolie, avec de grandes fresques et est très portée sur l'extérieur.


On a d'abord visité une colocation, mais la maison est insalubre. Lucie, l’assistante d'il y à trois ans nous amène le dimanche au centre commercial. On passe aussi dans le quartier devant la fac où elle passe de nombreux coups de fil par rapport à des annonces d'appartements affichées dans la rue, mais rien ne donne suite. On passe dans l'aprem visiter l'appartement dans lequel vit l'autre assistante de Tuxtla, il nous paraît vraiment bien mais semble un peu loin de la UNACH. On a aussi mangé au resto avec Laure et David le samedi soir, des espèces de quesadillas géantes et avons faits une soirée jeux de sociétés. Nous avons aussi préparé notre premier guacamole Mexicain !


Le lundi, je passe la matinée à me présenter devant toutes les classes de français. A ma grande surprise Théo décide de m'accompagner pour rencontrer la personne qui donne des cours d'espagnol. Son entretien se passe bien et il s'inscrit directement. Moi qui étais stressée ça passe tout seul. On va visiter un autre appartement l'après midi, mais cela ne donne rien. Quand on rentre, Laure nous annonce qu'il me faut des photos d'identité pour le rendez vous à la migration le lendemain (pour avoir une carte de résident) et nous repartons donc vers le centre en pestant en combi. Il me faut au final aller deux fois à la migration, le premier rendez vous s'étant soldé par un échec puisqu'il me manquait des papiers (que personne, même pas le site officiel, ne m'avait dit d'amener), mais le second se passe comme sur des roulettes.

Mes 15 premières heures de cours se passent dans le flou. Beaucoup d'élèves viennent à mes clubs (alors que ce n'est pas obligatoire), et ils sont tous ultra motivés et curieux.

Cela ne change rien qu'après mes quatre premières heures, je rentre absolument épuisée. Je m' améliore petit à petit, et j'apprends surtout à économiser mes forces pour durer toute l'aprem. Par ce que ce que je n'avais pas prévu, c'est que je suis seule face aux élèves, et non pas avec un prof (ce qui est normalement censé être le cas). Cela me demande donc de créer des contenus de discussion.... c'est un vrai boulot !


Le mercredi soir, nous décidons d'aller vivre dans l'appartement de l'autre assistante. Nous sommes 5, une anglaise, la française, un mexicain et nous. On a une chambre et une salle de bain privée à l'étage, donc un peu comme dans un cocon. On est très contents de notre choix, et il ne me faut finalement que 35 minutes pour aller à la fac.




Je prends goût au fait de retrouver les élèves, ils sont tous vraiment gentils. De son côté Théo m'accompagne parfois à la fac, notamment pour ses cours, mais aussi pour manger le midi avec moi. Il profite aussi de la connexion internet que nous avons à l'appart pour jouer un peu.



Nous sortons de temps en temps le soir boire un coup avec Pauline au parque de la marimba. Il y a là un café avec deux terrasses assez sympa, qui font des bonnes Michelada.





On passe le week end de trois jours à se reposer. On va quand même au marché du 5 de mayo pour acheter des fruits et des légumes ainsi qu'au supermarché. Tout est différent c'est assez perturbant, et rigolo quand il faut ensuite cuisiner la semaine avec ce qu'on a réussi à acheter. On en profite pour goûter les "conchas", sorte de brioches à la vanille, et on mange de temps en temps dans la galerie commerciale pleine de petits restos. Je vais aussi boire un verre avec Pauline le vendredi soir histoire de discuter de notre assistanat sans ennuyer Théo.



De façon général, on se sent en fait assez chez nous ici. Je me suis faite la réflexion en rentrant de la UNACH en combi. J'ai ce drôle de sentiment d'être à ma place sans y être non plus tout à fait... et pourtant cela ne fait pas longtemps que nous sommes là ! On a même cuisinés nos premiers tacos !




Il y a quand même pleins de choses auxquelles il nous faut nous habituer. Je pense que ce qui me fait le plus bizarre ici, c'est le fait qu'il faut constamment faire attention à sa sécurité. On ne se rend pas compte en France de la chance que l'on a jusqu'à ce que l'on « perde » cette liberté d'agir comme bon nous semble. Je ne dis pas que c'est constamment dangereux loin de là, je ne me suis pas sentie une seule fois en danger depuis notre arrivée. Mais plus qu'il faut y penser tout le temps. Le soir si on sort, c'est en taxi, mais pas n'importe quel taxi, un recommandé par un ami/collègue/élève. On ne marche jamais seule dès la tombée de la nuit, peu importe où...

Après ce qui me surprend c'est le fait de devoir prendre les combi pour se déplacer tout le temps, et ce n'est pas encore tout a fait naturel. Heureusement qu'il y a une application qui nous aide à trouver quelle route prendre et comment, et Théo qui me guide comme un pro !

On est aussi super surpris par le bruit ambiant ! Dans la rue, ce sont les taxis et les combis qui klaxonnent constamment pour savoir si les gens cherchent un transport, sans parler des mexicains qui parlent très fort. Dans notre appart, ce sont les animaux qui nous rendent fous ! Les oiseaux le matin se donnent à cœur joie de nous réveiller, les insectes la nuit font un bruit chelou de sirène et on a eu la surprise de découvrir qu'un perroquet vit chez les voisins dans leur cours. On a d'abord cru que c'était un vieux monsieur qui criait le matin, avant de réaliser que c'était monsieur le perroquet qui criait à tout bout de chant « hola ! Marco ! » et des phrases incompréhensibles. Et ce dès 7h30 du matin, et il l'impression d'être dans notre chambre. Théo l'entraîne déjà à répéter un enchaînement de notes qu'il utilise d'habitude en France pour appeler ses chats. Le perroquet fait de son mieux pour lui répondre, mais ce n'est pas encore ça. Mes étudiants m'ont confirmé que c'est assez courant les perroquets en animal de compagnie ici.. Ça fait beaucoup rire Théo. En tout cas une chose est sure, le Mexique est vivant !

Ma deuxième semaine de cours s'est super bien passée. J'ai toujours autant d'élèves qui viennent, et le mardi on passe l'aprem à ne faire que des jeux de sociétés. Je discute aussi pas mal avec un certain Hugo qui va surement nous inviter chez lui pour boire une boisson spéciale du Chiapas. Théo profite de ses cours. Son prof, qui voulait reprendre les bases avec lui, a décidé que ce n'étais pas nécessaire parce qu'il a déjà un petit niveau. Du coup ils vont avancer beaucoup plus vite que prévu c'est top ! Le jeudi aprem, il est allé faire quelques courses avec Pauline pour la soirée entre coloc qu'on a décidé de se faire. On passe un excellent moment à base de bières (70 centimes les 6) et de tequila mélangée à du sprite au citron. On ne parle qu'en espagnol et Théo s'en sort vraiment bien. Il ne parle pas trop (ou alors je traduis pour lui), mais il comprend presque tout. On rencontre vraiment notre coloc mexicain, qui est un jeune pianiste de profession de Tuxtla. Il nous donne des conseils sur la vie ici... on fini par aller se coucher à 2h30 du matin!

Pour terminer, je peux dire que je suis pour le moment submergée par toute cette nouveauté ! Tous les éléments du quotidien (chaleur, nourriture, transport...) nous font nous rappeler que nous sommes dans un autre monde, et qu'est ce que c'est bon !

Publié le 14 octobre 2019

tout le monde est en jean

les combis

les gens qui se font passer l'argent jusqu'au chauffeur dans le combi

les klaxons constants des taxis

le marché avec la viande vendue sans frigos

les fourmis partout

le bruit tout le temps, surtout le matin (oiseaux, pour le gaz...)

les jobs décuplés pour permettre à plein de monde de travailler

les supermarchés

le bruit régulier des pétards

la bienveillance des gens

la gentillesse des gens

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On part vers 9h30 pour la station de bus OCC qui se trouve à 20 minutes de combi, et Pauline vient avec nous pour ne pas faire le trajet seule. La dame au guichet nous explique qu'il n'y a pas de bus avant 1h, donc Pauline retourne à l'appart chercher son passeport qu'elle avait oublié, et nous on va se poser un peu plus loin pour boire un bon jus d'orange pressé. Théo ne va pas super bien depuis la veille. Il a des frissons, mal à la tête et se sent nauséeux. Maman nous conseille de vivre notre vie, et que si d'autres symptômes se font ressentir on aura aussi bien fait de trouver un médecin à San Cristobal, ville beaucoup plus touristique que Tuxtla.

A 11h15 on monte donc dans le bus, et on part pour 1h de trajet à pas plus de 60 kilomètres heure. La route grimpe énormément puisque la ville se trouve à 2200 mètres d'altitude, et on regarde la paysage défilé sous nos yeux. Quand on arrive, l'air est beaucoup plus frais. C'est très agréable. On se dirige vers le centre et on découvre les rues composées de maisons colorées, l'ambiance tranquille et apaisée de cette ville. Ici, même les Burger King sont stylés !


On commence par aller au marché. Là, on ne passe pas trop de temps, parce que Théo se sent vraiment faible et ressent le besoin de manger quelque chose. On ne tente pas le diable, comme il est déjà malade, et on décide d'aller manger dans un petit restaurant de tacos un peu plus loin plutôt que de manger dans le marché. On mange notre premier queso fundido, trop bon ! Pauline nous accompagne toute l'aprem, c'est sympa.



On se balade un coup dans le marché d'artisanat, juste trop beau. Toutes ces couleurs partout ! Chaque stand a ses propres créations, avec beaucoup de tissus brodés, de bijoux... Le marché entoure une église, ce qui le rend encore plus sympa. J'aime bien notamment le fait que le chemin ne soit pas rectiligne, cela donne le sentiment d'être dans un labyrinthe.

On se dirige ensuite vers la rue Guadalupe, la plus sympa (et touristique) de la ville. On passe cette fois ci rapidement pour aller vers l'église Guadalupe.

On grimpe les marches, l'effort est plus difficile puisqu'on est en altitude, mais cela vaut le coup. On a une belle vue sur la ville, et on s'incruste presque sans le vouloir dans un enterrement.

C'est là que Théo, vraiment pas bien, me dit qu'il a besoin de s'allonger. On laisse donc Pauline et on va s'installer chez Ricardo, a 5 minutes de là. C'est son coloc Max qui nous accueille, très sympa, et nous désigne l'endroit où se reposer. Pendant que Théo fait sa sieste, je me plonge dans le guide de voyage pour planifier la suite de notre périple, pour nous vacances de novembre.

Sur les coups de 16h30, on se décide à repartir vers le musée Na Bolom, que nous ferons finalement une prochaine fois puisque nous avions oublié nos cartes étudiantes pour la réduction, et pour une petite balade vers le centre ville



Là nous apprécions de nouveau la rue Guadalupe, et nous arrêtons d'abord à la Pozoleria. C'est un petit bar tout en couleur, avec un plafond bas d'où pendent des épis de maïs à partir desquels est réalisé l'alcool Pox. On goûte des shooters, un à la banane et un au cacao, c'est vraiment bon.

On va ensuite se pose dans un café pour boire un bon chocolat chaud et un café en attendant que la nuit tombe, puis dans une pizzeria où l'on profite de la température qui baisse et de ce repas changeant un peu des tacos quotidiens. On rentre ensuite se coucher, moi bouquinant avant de dormir et me renseignant sur la meilleur façon d'aller à San Juan Chamula le lendemain.

Le bilan de cette journée est positive, même pour Théo malgré le fait qu'il ne se soit pas super bien senti. Si au départ on a eu quelque peu les boules de se dire que l'on aurait pu vivre ici plutôt qu'a Tuxtla, dans ce lieu plein de couleurs, de vie, on finit par se dire qu'en fait on est très bien où on est. Théo a pointé du doigt le fait que les touristes sont ici très nombreux, et le décalage avec la part importante de personnes indigènes vivant dans la ville se fait ressentir. Nous avons aussi été déçu de voir trop souvent des occidentaux vendre sur les trottoir de l’artisanat très semblable à ce que vendent les locaux, ou proposer des spectacles de chant, de danse pour quelques pièces. Cela nous a paru très hypocrite, peu réfléchi et très égoïste. Finalement, notre Tuxtla Gutierrez est vraiment pas mal ! Comme dit Théo, San cristobal c'est bon pour un week end mais pas forcément pour y vivre.

La route jusqu'à San Juan Chamula, un petit village peuplé en grande majorité d'indigènes, se passe assez rapidement dans le combi que nous avons fini par réussir à prendre, grâce à Théo. Après s'être réveillés, nous avons laissé la clés sous la porte, et pris un petit dèj de chocolat chaud/ "concha" (sorte de brioche) pour moi et de café pour Théo.

On s'est ensuite dirigés vers le marché, derrière lequel nous étions censés trouver les combi. On ne les repère pas, je demande plusieurs fois et l'on nous indique un chemin qui me paraît étrange. C'est Théo qui fini par insister pour que nous le suivions, puisque cela lui paraissait en adéquation avec ce que l'on avait vu sur internet, et en râlant j'accepte de le suivre. Comme souvent quand il s'agit d'orientation, il avait raison ! Bref on arrive dans le village sur les coups de 11h. On passe par le marché plein d'animation, et observons les femmes vêtues de jupes en laine noire et les hommes en veste de laine blanche, habits traditionnels, faire leur course et vendre leurs produits. Du café, des poteries, des épices, plein de sortes de haricots, des gadget en tout genre, des habits, des tissus, des fruits et des légumes, bref un marché avec toutes sortes de produits. On voit tout le long des poules au sol, à vendre. Ce détail aura son importance pour la suite.

En effet, nous nous rendons à l'église du village, qui est la raison principale de notre venue. Ce monument religieux, d'apparence extérieure normale, quoique assez colorée, renferme des pratiques religieuses des plus particulières. Cette localité a en fait décidé de garder sa propre culture. En terme religieux, ils ont gardé la base de leur religion et l'ont mélangé au catholicisme.

Comme il est absolument interdit de prendre des photos de l'intérieur, puisqu'ils considèrent que cela équivaut à voler leur âme et que c'est passible de lapidation, je vais tenter de le décrire. Quand on rentre, on est d'abord très surpris par la décoration. Ici, aucuns bancs, des feuilles de pin partout par terre, des bougies de tous les côtés, de la fumée, quatre draps en V qui pendent du plafond et des Saints en statue sur les bords contre les murd. On réalise ensuite que les gens sont assis directement sur le sol, d'où la présence de l'herbe, et que chaque groupe installe des bougies. Différentes tailles, différentes couleurs selon ce qu'ils vont demander, ils font fondre le bout sur une flamme et les collent sur le sol. Ils sont tous tournés vers un Saint ou vers le fond de l'église. La fumée provient d'un côté de l'allée, où plusieurs hommes éventent un petit feu. Chaque groupe sort aussi soit du Pox, soit du coca, soit du fanta, qu'ils servent dans de petits verres. On se déplace entre les gens au sol, pour avoir une bonne vue d'ensemble, et c'est là que l'on voit les poules. Un hommes en prend une, qui hurle, et la passe au dessus des flammes de bougies à plusieurs reprises. Il l'a passe ensuite autour de la femme à coté de lui. On comprend que c'est un rituel, et que la poule va être sacrifiée. On hésite à rester pour voir le sacrifice, mais l'aspect à la fois intime et à la fois cruel de l'acte nous fait nous éloigner. On remarque à présent que pratiquement chaque groupe à aussi une poule. On se place à l'entrée de l'église une dernière fois, et l'on imprime la scène dans nos mémoires, ainsi que les litanies des hommes qu'ils murmurent dans leur langue tzotzil.

On ressort de là secoués, et demandons l'autorisation de prendre une photo de l'extérieur. Quand nous retraversons le marché, nous ne regardons plus de la même façon les poules qui attendent en silence leur mort. Théo en profite pour s'acheter du bon café du coin à un vieille dame ne parlant presque pas espagnol, et un tee shirt large et blanc très jolie. Moi je craque pour un grand tissu de couleur qui nous servira à décorer notre chambre.

De retour à San Cristobal, on chercher un moment à trouver un lieu où manger et on fini par s'arrêter dans un restaurant « Te quiero verde », où Théo se régale d'un bon burger et moi d'une soupe de champignons. Nous rentrons, contents de notre week end, et surtout en ayant la sensation de rejoindre notre chez nous.

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Publié le 10 novembre 2019

Ce week end on se paye une petite excursion en bordure de ville pour aller profiter du zoo de Tuxtla, que l'on nous a vraiment conseillé. On prend deux combis pour y aller, qui grimpent grimpent dans les hauteurs de la montagne sur laquelle se trouve une partie de la périphérie. Quand on arrive, on se rend immédiatement compte que nous allons passer un très bon moment. Le zoo se trouve en plein jungle, ce qui fait descendre la température de quelques bons degrés. C'est très appréciable.

On pensait passer dans ce lieu une heure ou deux, pas plus, mais on y reste finalement presque 4 heures. J'avais sous estimé la capacité de Théo à s'émerveiller pendant de looooongues minutes sur chaque espèce croisée (en particulier les « gros chats », comme il dit pour les jaguars), et le fait que ce zoo est immense. Il a la particularité de n'être composé que d'espèces animales de la région.

On découvre beaucoup d'oiseaux, de serpents, de singes, de crocodiles et …. d'araignées ! J'ai cru que Théo allait faire une crise cardiaque. Parce que si il y a effectivement des araignées derrière des vitres (telle que la veuve noire, ou bien la mygale), il y en a aussi partout dans le zoo. C'est à dire que sur chaque chemin emprunté, on pouvait voir se dépliant devant nous d'immenses toiles, au centre desquelles se trouvaient de grosses araignées jaunes et noire, prêtes à sauter sur la moindre proie.

On peut aussi voir régulièrement des iguanes se baladant sur les arbres, ou des singes se balançant de branches en branches. On termine la balade par un bon elote (épis de maïs grillé) couvert de mayonnaise et de fromage, notre premier, avant de repartir vers le centre ville pour un bon repas : un pizza de dominos pizza ! Ça fait du bien de manger autre chose que des tortillas !

Sinon le quotidien se déroule sans encombre, avec toujours quelques surprises. Mes cours se passent à merveille même si je fatigue un peu, et Théo apprend doucement mais sûrement à parler espagnol.

On profite de tout notre temps libre pour planifier nos deux mois de vacances qui arrivent à grands pas. Petite dédicace à maman : on aurait pas réussi à tout organiser sans ton aide et ton écoute attentive, merci !

On participe aussi à un festival sur la culture zoque, où l'on a le privilège d'assister à des danses et musiques traditionnelles, à un défilé, et avons le plaisir de déguster des alcools de la région. On se balade en ville et on bois/mange un coup avec Pauline et certains de ces élèves. Je vois pour la première fois une boutique de robe comme je me rappelle en avoir vu il y a 10 ans, c'est la folie ce magasin !

On a fini par se faire inviter à une soirée par mes étudiants. On appréhende un peu, mais au final on passe un excellent moment ! Une partie des invités sont mes étudiants de français, donc la communication avec Théo se fait dans un mélange de français et d'espagnol, c'est parfait ! Après quelques temps à discuter des différences entre France et Mexique et à faire des jeux d'alcool (on leur en a appris des français c'était rigolo), ils se mettent d'un coup tous debout. On les regarde avec étonnement, il se trouve qu'ils adorent cette chanson (du reggaeton bien évidemment) et se mettent tous à danser ! Mais attention, rien à voir avec avec la France où l'on danse en nous agitant sans raison, ici, ils le font avec classe. Les couples de danseurs se forment, et c'est parti pour des pas de salsa et autres danses mexicaines qui se dansent à deux. C'est vraiment surprenant. Et vous pouvez imaginer que l'on n'y coupe pas ! En moins de deux secondes on se retrouve debout. Victor nous apprend les pas de bases, et c'est parti on se retrouve à danser avec eux, sous leurs conseils et leurs rires. Ils s’exclament régulièrement « Francia !!!!!! », et sont trop heureux de nous voir danser. Théo se révèle être un bon danseur de salsa, et ils finissent par nous apprendre aussi une danse typique un peu comme la macarena. On rentre à deux heures du mat en taxi, très contents de cette première soirée mexicaine.

Dernier événement marquant de ces derniers jours, el dia de muertos (la fête des morts). Un de mes élèves, Andrew, nous propose de le rejoindre sur San cristobal de las casas, pour qu'il nous montre un peu comment cela se passe ici. Il est en retard de deux heures (m'enfin je ne sais pas si ici on peut appeler cela un retard !) mais fini par arriver tout sourire. On mange en l'attendant.

On passe l'aprem à passer du Francais à l'espagnol, et on visite les coins de la ville que l'on ne connaissait pas. On repère à beaucoup d'endroits cette fleure orangée, qui est utilisée particulièrement pour appeler les âmes. C'est très jolie. On monte notamment les nombreuses marches menant à l'église San cristobalito, ce qui nous permet de profiter d'une belle vue de la ville.

A la tombée de la nuit, on part pour le cimetière. Sans Andrew, nous ne l'aurions jamais fait, mais heureusement que nous avons eu cette opportunité. Les cimetières ici n'ont rien à voir avec ceux en France. Nous pouvons observer de près toutes les maisons colorées qui sortent du sol, dernières demeures des êtres chers disparus.

Plus la maison est grande, décorée, colorée, plus la famille était riche ou appréciée . En effet quand un être aimé disparaît, si il n'avait pas suffisamment d'argent pour s'offrir autre chose qu'une simple tombe, il n'est pas rare de voir des collectes se mettre en place pour récolter de quoi lui offrir un toit digne de ce nom.

Quand on s'éloigne des allées centrales, on rentre dans les zones plus pauvres du cimetière, où de simples pierres tombales, parfois moins, sont posées à même le sol. Mais cela n'empêche pas les familles de venir célébrer ce jour dans la joie et la bonne humeur.

En effet, ici personne ne pleure, parce que la mort n'est pas triste. Et surtout pas en ce jour, où les âmes des êtres perdus reviennent visiter ceux qui restent sur terre, pour passer un moment avec eux. Alors chaque famille amène des offrandes, constituées de la nourriture et des boissons préférées des défunts, ou encore des jouets préférés si l'on vient visiter un enfant.

De la musique aussi se fait entendre, soit par les musiciens de la famille qui sortent la guitare et poussent la chansonnette, soit par des groupes de musique qui se déplacent dans le cimetière pour mettre l'ambiance. Des bougies s’illuminent de toute part, souvent posées dans des bouteilles de coca qui font office de bougeoir, et l'alcool coule à flot. C'est vraiment très surprenant !D'ailleurs un autre aspect étonnant est la saleté de l'endroit, puisque les gens laissent tous leurs déchets sur place. En même temps nous n'avons vu aucune poubelle. Pour notre part, nous n'arrivons pas au meilleur des moments, puisque la fête est en train de se terminer. Mais cela nous donne tout de même un bon aperçu de ce jour spéciale.

On fini par repartir, on mange dans un resto tenu par un ami de Andrew, et Théo se régale de ce qu'il considère être les meilleurs tacos depuis le début du voyage. Je m'offre ensuite une boisson à base de maïs et de chocolat trop bonne, et surtout agréable parce que chaude. Et oui, ici le soir il fait 12 degrés ! On a du sortir les pull et les manteaux, qu'est ce que ça fait du bien !

La mère d'Andrew nous ramène sur les coups de minuit à Tuxtla, et à la gentillesse de nous déposer chez nous. Ce fut une journée magique !


Je vous indique ici que comme je suis enfin en vacances, nous partons demain pour deux mois d'itinérance entre le Guatemala, le Belize et le Mexique. Je ne peux donc pas garantir de publier la moindre étape dans ce laps de temps. Si c'est le cas, promis je me rattraperai en revenant !

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Publié le 2 décembre 2019

Jour 1

C'est le départ ! Nos sac sont faits, un 60 litre par personne pour un mois et demi de voyage c'est plutôt pas mal non ?

Nous n'avons pris que l'essentiel, et ça rentre juste ! Dernier check dans la chambre et on file pour la station de bus.

On le trouve sans soucis, et il nous dépose 3 heures et un épisode de rick et morty (oui même dans le bus Théo à réussi à voir son épisode qui sortait le jour même, malin) plus loin à comitan. Là on regarde les prix des bus pour la frontière, ils sont trop tard et trop cher. On se dirige donc vers la station de combi. Moitié prix et départ toutes les 15 minutes, parfait ! On se fait conseiller un endroit où manger, et on en profite pour prendre des forces et un coca au vu de l'hygiène du lieu.

On arrive assez vite à la frontière, et le passage au bureau de sortie du territoire se fait facilement. On ne nous fait même pas payer 20 euros comme c'est souvent le cas, on doit avoir une bonne tête, et on se met à l'arrière d'un taxi pour aller jusqu'à l'office d'entrée du territoire.

On passe sous un arche <bienvenu au Guatemala> et ça y est, on y est ! On a du mal à trouver l'office, et on y passe de nouveau à peine 1 minute, sans rien avoir à payer pour récupérer notre passeport. On change ensuite nos pesos pour des quetzals (monnaie guatemalteque) et on se fait malheureusement un peu arnaquer. Quand on demande ensuite la station de bus, tous nous disent de marcher 3 cuadras (1 cuadra = 1 pate de maison), et les 5 minutes de marches qu'on nous avait promis se transforment en faite en 15 bonnes minute en plein soleil. Comme d'hab les indications ici ne sont pas très précises. De chaque côté du chemin se trouvent de nombreuses boutiques, et je demande régulièrement notre chemin. Quand on arrive enfin à la station, le chauffeur d'un bus sur le départ nous fait signe de monter. Petit coup d'œil au devant du bus <quetzaltenango>, c'est notre destination alors on grimpe. Voilà notre premier chicken bus, le vrai début du voyage, et on était pas prêts !

On se retrouve propulsés dans un bordel sans nom. Tous les sièges sont bien entendu déjà occupés, et on comprend vite que les banquette supposées recevoir 2 personnes sont en fait ici occupées par 3 personnes minimum. Et je ne parle pas de toutes les personnes debout ainsi que des enfants à moitié assis sur les jambes de leurs parents. Je me retrouve entre une dame est un homme serrée comme une sardine pour la totalité du voyage et Théo lui s'installe deux rangées plus loin à côté d'un homme. La dame à côté de moi est très gentille et passe beaucoup de temps à m'expliquer dans quel bus nous sommes, où nous devront descendre, à m'indiquer les destinations sympa dans le coin et à me conseiller plein de choses à faire. Quand je lui dis que nous venons de France, elle me demande si nous sommes venus en voiture. Je lui dit que non, en avion et elle a l'air complètement perdue. Elle enchaîne ensuite des questions sur notre mariage, nos enfants... C'est marrant. Pendant tout le trajet s'est un ballet de gens qui montent qui descendent qui remontent, qui changent de place. Un individu est chargé de donner les différents arrêts et il est aussi chargé de récupérer l'argent et donc se faufiler au milieu de la foule. On apprendra plus tard que sa fonction est celle d'ayudante (ayudar=aider).

On est choqués de voir tous ces gens qui s'arrêtent nul part. L'ayudante cri le nom d'un arrêt, le bus s'arrête à peine et la personne descends au bord de la route, entourée de végétation. On fini par remarquer qu'ils s'enfoncent ensuite dans la montagne, c'est incroyable. Au bout de 3 heures, la dame à côté de moi me dis de me lever, et qu'il faut qu'on descende de suite. Je la remercie et nous attendons au bord de la route un autre bus qui est censé arriver rapidement.

Effectivement au bout de 10 minutes le voilà qui débarque et nous repartons pour 2h de route, cette fois en pleine nuit. Ce que je n'ai pas précisé avant c'est à quel point les chicken bus avancent à toute vitesse sur des routes sinueuses et qui ressemblent souvent plus à des pistes qu'à des routes. De nuit, je ne vous raconte même pas. Cela fait mine de rien 11 heures de trajet, et on a tellement mal au fesse de se faire secouer sur des banquettes pas confortables ! L'ayudante nous propose d'appeler un taxi avant qu'on arrive pour que nous n'ayons pas à attendre de nuit, et celui ci nous dépose direct à l'Hostel.

On est heureux de découvrir une chambre comfortable, avec une vue absolument magnifique de la cathédrale de centre ville. On file ensuite se manger un bout au pollo campero, un peu comme le KFC du Guatemala. La serveuse marque un temps d'arrêt prolongé en nous regardant, et fini par nous dire toute gênée que nous avons de beaux yeux.

Ce fut une très mauvaise idée de manger là, puisque nous avons été malade toute la nuit. D'abord moi, puis Théo. Je vous jure qu'être malade dans une auberge de jeunesse avec des toilettes partagés, ben c'est vraiment pas chouette. N'empêche que nous avons réussi à passer la frontière par voie terrestre sans encombres sans passer par une compagnie de voyage mais en nous débrouillant comme des locaux, on est fières de nous !


Jour 2

Aujourd'hui c'est visite de la ville. On se balade jusqu'à un point de vue pour observer la ville, puis on se prend un petit dej tardif avec du gâteau à la banane, une limonade et un café. On achète ensuite une sim pour qu'on puisse avoir internet avec le téléphone de Théo et on se renseigne aussi pour des cours d'espagnol mais qui s'avèrent être tous trop cher. On continue vers le cimetière, qui est juste incroyable.

On marche aussi jusqu'à un marché où on s'achète quelques légumes pour 2 euros, on hallucine du prix.

On retourne ensuite vers le parque central et on mange tôt dans un resto dans le passage Enrique, qui est le soir un lieu très vivant de la ville.

Je retrouve ce lieu où nous allions régulièrement avec mes parents il y a 10 ans, ça fait bizarre ! On se régale d'une pizza et d'un burger et on rentre se reposer à l'auberge de jeunesse après toute cette marche, content de la découverte de cette ville où il ne fait pas trop chaud.


Jour 3

L'objectif d'aujourd'hui est de se rendre aux fuentes georginas (sources d'eau chaude), le tout en chicken bus. Il existe des tours qui permettent de faire le trajet plus facilement, mais ça coûte cher et c'est moins marrant ! On part vers 11h, et on peut dire que ça a été le bordel niveau transport toute la journée. Une vraie aventure. On commence par aller au terminal de bus. Déjà là c'est compliqué, si il y a des combis à xela, c'est moins bien organisé qu'à tuxtla ! On passe bien 30mn pour le trouver et il est plein à craquer.

On nous dépose à côté d'un bâtiment qui ressemble à un parthénon, et là on doit se repérer dans une zone de marché/arrêt de bus. On fini par suivre les indications vagues d'un mec, on grimpe dans le chicken bus pour réaliser qu'il passe en fait juste devant notre hôtel et y fait un arrêt de 5mn (les boules). Déposés à Zunil, on ne trouve qu'un tuk tuk pour nous amener jusqu'aux fuentes, et que des chips et gâteaux pour le repas de midi. C'est fou comme ici, pour aller à chaque lieu touristique il faut d'abord passer par des endroits hyper flippant/délabrés/isolés... cette route en tuk tuk dans la brume au milieu des champs cultivés en pente restera gravée dans notre mémoire.

Pour le retour c'est une famille qui a pitié de nous qui nous descend gratuitement. C'est assez rigolo de se retrouver là, au milieu de leurs discussions (qui tournent autour de... nous... et de nos yeux).

Le bus qu'on prend pour rentrer est censé être le même qu'à l'aller. On se dit donc qu'on ratera pas notre hôtel. Sauf que... il n'est en fait pas direct pour xela et ça prend 10 plombes. On nous dépose de nouveau au terminal, cette fois du mauvais côté du marché qu'on a donc du traverser de nuit. Arrivés dans le centre, on teste pour le plus grand bonheur de Théo un taco bell et on fini par rentrer épuisés mais absolument heureux de notre journée !

Les fuentes georginas étaient juste incroyables. Le lieu était parfait. On est restés bien 1h30 dans ces eaux chaudes, au milieu de la nature, d'abord dans la brume puis sous le beau temps. On a quand même eu un gros moment de gêne quand on s'est retrouvés au milieu d'un groupe de missionnaires ! Mon dieu (c'est le cas de le dire) on est choqués. «On vient donner des affaires pour les enfants à l'école blablabla... et construire une église», comment dit on dieu vous aime en français?... ouah c'est chaud ! On s'éloigne dès qu'on peut ! On profite à fond de ce lieu magnifique avant de sortir vite vite se changer parce que dehors il fait froid. On se sent tout relaxés.


Jour 4

On prend le temps de se réveiller pour une journée tranquille. On se fait un café/thé sur la terrasse pendant qu'on passe du tps à plannifier la suite du voyage et on se fait aussi du riz pour le midi. On rigole/s'énerve bien à organiser !

On mange et on part se balader jusqu'à la maison où on a vécu avec ma famille pendant trois semaines il y a 10 ans (ça me fait quelque chose!).

Ensuite on va vers le parc central, on s'y pose bien 40mn, puis on va au café baviere. On y mange des crêpes excellente et on profite du cadre vraiment chouette de ce lieu ! On parle espagnol et je réalise à quel point Théo s'améliore de jours en jours!

On rentre ensuite tranquille à l'hôtel, puis on ressort pour manger et on commence par se boire une bière gallo dans le passage enrique avant de se commander des burgers. C'est un moment vraiment génial ! La musique puis le groupe de musique sont sympas et de plus en plus de gens arrivent. Et LA Théo remarque que le mec à côté de nous a un gun à la ceinture ! Trop choqués !

On rentre sous la pluie (la première du guatemala) et on s'endort pour notre dernière nuit à xela !


Jour 5

Aujourd'hui c'est le départ. On dit au revoir à Xela pour nous diriger vers le fameux Lago Atitlan. On prend le minivan pour le terminal comme des pros. On traverse le marché cette fois de jours et donc bondé : Théo se fait d'ailleurs agripper le bras par une nana qui court pour qu'il aille manger du poulet dans son resto et pour qu'il « prenne le temps». Il a été tout surpris.

Au niveau des bus c'est le gros bordel. Il y a 50 bus dans tous les sens, et un mec nous dit «huehue» on lui dit «pana» il nous emmène jusqu'à un bus et nous prévient qu'on devra faire deux changements parce que la ligne direct est déjà partie !

On est assis tranquille, quand d'un coup un mec nous dit qu'il faut qu'on change de bus de suite. Ils nous arrêtent au milieu d'une route... et un autre bus passe et nous attrape. On fait un dernier changement a solola, où le bus fait une manoeuvre de taré, et on grimpe dans notre dernier bus de la journée. On est bien sur les seuls touristes sur tout le trajet. La descente est un peu sportive vu que le bus ne ralenti clairement pas dans les virages, et on fini par apercevoir le lac. C'est beau, mais il y a pour le moment beaucoup de nuages.

On galère a trouver l'hôtel (et je deviens insuppor*table parce que j'ai envie de faire pipi de folie).

On pose nos affaires, puis on part se balader dans la rue principale qui s'appelle la calle santander. Il est 16h et on se mange les meilleurs tacos et quesadillas depuis le début du voyage.

On descends ensuite la rue en regardant avec attention toutes les boutiques qui bordent le chemin, et on va se poser sur un banc pour profiter de la vue magnifique.

Le soleil descend petit à petit, c'est sublime. On se cuisine quelques pâtes pour économiser un peu sur les repas, et on s'installe confortablement dans le lit pour une bonne nuit de sommeil !


Jour 6

On a profité de notre séjour pour aller visiter san pedro, un des nombreux petit village qui borde le lac. Mais avant cela, on découvre la vue époustouflante du lac sans brume.

C'est magnifique ! On passe aussi du temps à repérer des habits qui nous intéressent et à faire des essayages ! Théo tombe amoureux de deux pull, qu'on finira par acheter.

Quand on arrive près du port, on se fait alpaguer par deux gars qui veulent nous vendre un tour qui passe par plusieurs villages. On ne veut pas, mais au grand désespoir de Théo je n'arrive pas à m'en défaire. On fini par monter quand même dans leur barque, mais il nous se posent juste à san pedro et continuent ensuite sans nous. Le trajet secoue pas mal et surtout nous mouille bien comme il faut.

Arrivés on fait une visite rapide d'une coopérative de femme, et on se pose dans un restaurant avec une belle vue sur le lac. On attend pas mal mais le résultat est venaient top ! Pour 7 euros on mange comme des rois. On part ensuite se balader dans le centre ville. Ça monte monte et là une procession religieuse passe, les femmes en tenues traditionnelles devant, les hommes avec leurs chapeaux derrières, et au milieu une croix et un objet en bois pour porter le cercueil. On ne s'y attendait pas.

Le trajet retour dans le bateau collectif est moins mouillé, mais ça secoue pas mal et on se retrouve pour mon plus grand bonheur à côté de deux chiens. Il y en a un absolument paniqué qui n'arrête pas de se coller à nous, alors que l'autre est tout heureux et donne l'impression de vouloir sauter dans le lac.

Le bar dans lequel on s'installe ensuite a une vue magnifique sur le lac. On déguste une bonne bière et une bonne limonade.



On observe surtout ce lac, qui est comme magique, transformé par le couché du soleil.

On va enfin acheter les affaires dont les deux pull adorés de Théo, et on rentre tout contents de nos achats. Il faut préciser qu'on a du négocier chacun des objets achetés comme c'est la coutume ici, et il s'avère que Théo est le pro de la négociation. On a trouvé une super astuce. Je lui demande en français ce qu'il en pense, il me donne un prix que je traduits, ce qui nous laisse du temps pour réfléchir et leur montrer qu'on est vraiment hésitant. Ça marche trop bien !

Jour 7

On enchaîne les bus comme des pros pour nous rendre à Chichicastenango, où se tient un des plus beau marché d'artisanat du guatemala. 2h30 de routes ça va assez vite, mais ça secoue pas mal.

On passe un peu de temps dans le marché, mais j'ai vraiment trop faim donc on arrive pas à profiter. On se retrouve dans un mini resto tenu par 3 enfants (entre 8 et 14 ans). On est assez déroutés, mais on commande en se disant qu'on verra ce que ça donne. Et bien c'était absolument délicieux ! On leur a demandé comment cela se faisait que c'était eux qui tenaient la cuisine, et ils ont simplement répondus que leur père leur avait appris. On repart et on se perd dans le marché.

Petit moment délicat quand mon ventre fait des siennes, et je me demande bien comment je vais faire. Je demande à une vendeuse, et elle m'amène aux toilettes publics. Je paie 1 quetzal pour du papier toilette, et je peux vous dire que personne n'a envie d'être malade dans des toilettes publics ! Bref on continue notre folle avancée dans le marché, et on craque pour un gros sac sur lequel est brodé main des bouts de huipils (le haut de la tenue des femmes ici) des différentes régions. Théo va aussi craquer pour une jolie fiole noir et blanche avec des motifs une des vendeuses veut aussi nous vendre des trucs «pour la belldoche» (en français, ça nous fait rire).

On se rend aussi compte que je suis plus grande que la plupart des gens ici, surtout des femmes, ça fait bizarre !

Les femmes ici sont toutes en tenues traditionnelles, et beaucoup font des tortillas grises (comme si tombées dans la cendre). Il y a aussi plusieurs boutiques pour noël, avec des guirlandes lumineuses qui font un bruit horrible. J'ai fini par les surnommé les boutiques de satan.

On s'arrête ensuite à un café, et la minute où je bois mon chocolat mon ventre hurle. Heureusement il y a des toilettes, et là dans ma tête c'est la panique parce qu'on a 2h de bus sans toilettes qui nous attendent. Je prend un smecta (ouf j'en avais mis dans le sac) et on part. On ne savait pas qu'on allait faire le trajet le plus sportif qu'on ai eu depuis notre arriverai Mexique. On était debout au milieu de tous, le bus complètement blindé, et on a été forcé d'aller au fond du bus donc de se frayer un passage entre mes gens. Et là on se rend compte que me bus va a une vitesse de taré même dans les virages. Il doublait même dans les villages et même quand il y a avait des topes (dos d'âne) !

A solola on se fait suivre par des touristes qui ne savent pas comment aller à panajachel, on se sent trop pros. Dans le dernier bus une petite fille a eu le courage de nous parler, de nous demander d'où on vient.... On observe aussi sur la route des hommes habillés en tenue traditionnelle. Les hommes de cette région sont pratiquement les seuls du pays à continuer à s'habiller ainsi !

On arrive a pana saint et sauf, et là on se pose un peu et on fait... notre lessive ! Qu'est ce qu'on a galéré à la faire à la main dans le lavoir. On a à peu près réussi mais bon, on a clairement pas le coup de main !

On ressort ensuite se faire un bon petit resto.


Jour 8

Ce matin on prend notre temps, notamment pour mettre notre linge a sécher au soleil.

On hésite sur ce qu'on va faire donc on descend jusqu'aux bancs fasse à la vue du lac et on réfléchi. Il y a pire comme lieu pour s'organiser !

On remonte manger dans une crêperie bretonne, puis on décide d'abandonner la visite du maximon (statue religieuse très particulière de la région) surtout qu'il pleut dans le village de santiago où il se trouve. A la place, on va s'aventurer dans la réserve naturelle du coin.

On prend un tuk tuk jusqu'à la réserve naturelle, et là on passe une vraiment bonne aprem. on passe d'abord un long moment dans la maison des papillons, a les regarder voler dans tous les sens, multitudes colorée.

Ensuite on va vers la réserve des singes où l'on en aperçoit 2. Ce sont des singes araignées, et bien sur Théo veut en adopter un. On se lance ensuite dans une petite rando qui nous amène sur des ponts de singe, près d'une cascade... c'était vraiment très chouette.

GEn retournant à l'entrée du site on repasse voir les singes, et on croise un israélien qui entame la discussion. De retour à pana on profite de l'happy hour pour se boire une bonne pina colada. On s'achète ensuite des délicieux tacos chez un marchant ambulant qu'on se mange devant un épisode de série.

Demain on part pour de nouvelles aventures !!!