Carnet de voyage

Lyli en Amérique du Sud

31 étapes
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Dernière étape postée il y a 4 jours
De l'Uruguay à la Colombie en moto durant 3 mois: janvier-avril 2019. Arrivée prévue à Montevideo le 8 janvier 2019. Notre projet est d'atteindre la Colombie 3 mois plus tard en Africa Twin.
Janvier 2019
12 semaines
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14
déc
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Publié le 14 décembre 2018
Il est temps de commencer les bagages: il faut que tout rentre pour 3 mois!

Découvrir en moto l'Amérique du Sud, nous y pensions depuis longtemps. Après des lectures, des rencontres, nous nous sommes décidés. Et les questions concrètes -et certaines qui paraissaient simples- ont surgi et demandaient à bien anticiper les démarches: transport de la moto à Montevideo (nous avons choisi le transport aérien), assurances (Eh oui! les assurances françaises n'assurent pas le véhicule là-bas! Il a donc fallu trouver une assurance en Amérique du Sud nous "assurant". En fait il n'y a aucune assurance tous risques), vaccins (un mois de délai pour les vaccins: fièvre jaune, typhoïde, hépatite A),...

Le mois de décembre est donc bien occupé à finaliser ce voyage. Départ le 8 janvier 2019.

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déc
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Publié le 23 décembre 2018

Après-midi studieuse: préparation de la moto pour le transport. Bien sanglée, bien emballée, elle n'attend plus que le transporteur le 26 décembre pour embarquer à Paris.

Destination Montevideo où nous la récupérerons le 10 ou 11 janvier.

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janv
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Publié le 9 janvier 2019

Après une escale à Panama, nous voici arrivés ce matin à Montevideo. Hôtel près de la Rambla, dans la Ciudad Vieja.

Panama city avec les bateaux attendant devant le Canal 

Passage à l'immigration pour préparer l'arrivée de la moto, il ne reste plus qu'à attendre en espérant que nous récupérons le moto sans problèmes (le 10 ou le 11 janvier normalement).

En attendant visite de la ville...

Plaza Independencia 
El pais de la carne! et du maté, boisson nationale, que nous n'avons pas encore osé goûter!
11
janv

Après 2 jours d'attente et de visite de Montevideo, on nous confirme enfin que nous pouvons récupérer la moto. Rendez-vous ce 11 janvier à 10h à Wave Logistics, transitaire qui s'est occupé de transport en avion de la moto. Un membre de leur équipe nous accompagne au fret pour les démarches douanières et après presque 3h d'attente et d'inquiétude devant l'incertitude de l'état de la moto, voilà enfin qu' apparaît notre boîte en carton!

et la moto sort de sa boîte ... intacte 
11
janv
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En Uruguay c'est les vacances d'été: 3 mois de vacances scolaires (décembre-mars) et comme beaucoup d'Uruguayens, nous partons sur la côte près de Punta del Este pour le week end! Préférant la nature à la grande station balnéaire, nous logeons sur les plages avant cette ville. Le samedi après-midi et en soirée, beaucoup de de familles et d'amis se rejoignent à la plage avec glacières, chaises et parasols jusqu'au coucher du soleil.

Playas
Sur la route de Punta del Este: Casa Pueblo; Punta Ballena
Punta del Este 
14
janv
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janv

Nous continuons notre route vers l'est. Découverte de Barra de Valizas, petite hameau "hippie", bohême sur la plage.

Plage de Valizas avec les dunes en face sur lesquelles on peut surfer 
L'auberge de jeunesse où nous avons logé; la rue principale avec différents stands artisanaux: bijoux, vêtements... 

La pluie étant de la partie, nous allons devoir rouler mouillés jusqu'à Punta del Diablo, notre prochaine étape...

15
janv

Arrivés trempés à Punta del Diablo: l'un les bottes "waterproof" remplies d'eau, l'autre les gants à tordre! Ce qui nous oblige à rester ici deux nuits au lieu d'une initialement prévue, le temps de profiter du soleil du lendemain pour faire sécher nos vêtements (en s'aidant quand même d'un sèche cheveu) et de profiter de faire notre lessive car, avec seulement 4 tee-shirts (pour celle qui a joué le jeu!!), les lessives reviennent vite!

Journée lessive! 

Heureusement que le deuxième jour est ensoleillé, ce qui nous permet de nous promener dans ce petit village de pêcheurs, à une quarantaine de kilomètres seulement du Brésil. Ambiance à nouveau "hippie" ici avec, le soir, stands de bijoux, musiciens qui vont de restaurants en restaurants...

Beaucoup de Combis ici: peace and love!
17
janv
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janv
Publié le 18 janvier 2019

Notre tour vers l'est (et vers la frontière brésilienne) est terminé: il est temps de repartir vers l'ouest et l'Argentine! Petit tour dans la campagne verdoyante au milieu de troupeaux de vaches, moutons, chevaux... Çà et là nous apercevons une faune plus exotique: un tatou traversant la piste devant la moto, des iguanes et des nandous (animaux proches de l'autruche). A part des palmiers en plein milieu des champs, la végétation se rapproche de la flore européenne: chênes, eucalyptus,...

Déjeuner dans la Bodega Garzon, un lieu impressionnant par son architecture contemporaine au milieu des vignobles:

Vue de la terrasse du restaurant 
Dégustation de vins uruguayens par le sommelier
19
janv

Nous avons vraiment avancé: plus de 300 kms vers l'ouest! Notre dernière étape en Uruguay. Heureusement car, comme nous disait notre ami à la babouche jaune, à ce rythme, ce n'est pas 3 mois qu'il nous faudrait, mais 6! Nous voilà donc dans la jolie petite ville de Colonia del Sacramento: la plus vieille ville d'Uruguay fondée en 1680 par les Portugais et figurant dans la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Petit d'air d'Herculanum ou de Pompéi! 
Petit air de Cuba... 
Notre posada (Posada de la Flor) a une terrasse donnant sur le Rio de la Plata 
Balade à vélo le long des plages du Rio de la Plata où, comme c'est dimanche, les familles se retrouvent autour du barbecue 

Demain est un grand jour: nous passons en Argentine en traversant le Rio de la Plata en ferry!

20
janv
20
janv
Publié le 21 janvier 2019

Adios URUGUAY!

Nous avons beaucoup aimé ce petit pays qui compte moins de 3,5 millions d'habitants pour une superficie de 176220 km2. Nous y avons été bien accueillis partout, dans les différents lieux que nous avons parcourus. Les gens viennent facilement vous parler en voyant la moto en en sachant que nous sommes Français.

Cela nous a donné l'impression d'un pays en plein essor (la dictature ne s'est arrêtée que dans les années 80 et l'armée a continué à surveiller étroitement la scène politique jusqu'aux années 2000) et sans doute à 2 vitesses: d'un côté le milieu rural plus pauvre et de l'autre une population dont nous avons pu constater l'aisance en admirant l'architecture très contemporaine et luxueuse de nombreuses villas à Montevideo et Punta del Este, mais également des villas s'inspirant du pavillon normand par exemple.

Quantité impressionnante de villas contemporaines de tout style que nous avons aperçues sur la côte
Villas en bord de mer à Montevideo 

Cette année l'été ici n'est pas très beau. Les gens ici nous ont expliqué que cela venait du phénomène El Niño: pas de grande chaleur (ce qui, pour nous, ne nous dérange pas pour voyager), mais, hélas pour nous, beaucoup de pluie, ce qui nous a obligés à nous arrêter 2 jours de plus, bloqués par la pluie. Cela ne nous a pas permis d'aller plus à l'intérieur du pays, dans le pays des Gauchos.

Un souvenir mémorable: un dîner à la posada près de Punta del Este où, sur la même table, étaient rassemblés avec nous:

1) un couple très sympa de voyageurs partis de Guyane dans leur 4x4 et bloqués dans notre posada par une des (nombreuses) pannes qu'ils ont rencontrées dans leur voyage,

2) des amis retrouvés par hasard qui ont vécu à St Martin

3) un couple de Chiliens dont le monsieur parlait français et connaissait les chansons de Gilbert Bécaud!

20
janv
20
janv

20-22 janvier 2019

Après 1h de ferry de Colonia del Sacramento, nous sommes arrivés dans la soirée à Buenos Aires et avons été acceptés sur le territoire argentin avec notre moto!

Nous ne restons pas plus de 2 nuits car la pluie nous suit et, si nous voulons l'éviter, nous devons partir avant le mercredi 23. Cela nous laisse juste une journée pour visiter la ville. Nous nous rendons donc à la Boca, un des quartiers emblématiques de la ville, quartier historique où les premiers immigrants européens -plutôt pauvres- se sont installés. C'est un quartier pour les touristes, il faut bien le dire, mais agréable à visiter avec les devantures colorées, l'animation des danseurs de tango!

Caminito, le cœur de la Boca 
Déjeuner dans un Bodegon; la ville de Mafalda; boutique où l'on vend le fameux "dulce de leche"
21
janv

Quittant Buenos Aires le matin, nous commençons notre traversée (pour atteindre Mendoza à 1100km) par la RN 7 qui, au bout de 200km, se trouve fermée! Ce qui nous oblige à récupérer la RN 8 par un détour de 70km sur une petite route, et rallongeant notre périple en pleine chaleur: plus de 35°! Arrivés en plein milieu de l'Argentine, où il n'y a pas grand chose, la moto nous joue des tours avec des ratés: on dirait qu'il y a de l'eau dans le carburant! Nous en avions pris dans une petite station quelque temps avant. Arrêt dans une petite ville, Arias où nous trouvons un petit hôtel tout simple mais très bien pour une étape.

petit apéritif pour patienter avant le dîner servi seulement à partir de 21h30!

Deuxième jour de route: plus de 600km à parcourir pour arriver à Mendoza. La moto semble ne plus avoir de problème. Mais c'est la pluie qui est au rendez-vous pour le départ.

On s'équipe bien! On n'hésite pas à mettre des gants pour la vaisselle!  Par contre l'état de la moto avec les camions croisés!

Finalement, avec une température de 39°, nous arrivons à Mendoza, mais juste quelques kilomètres avant l'arrivée, la moto recommence ses ratés. Programme de demain, avant la dégustation de vins, c'est le garage Honda!!

A suivre...

23
janv
23
janv

Arrivés sous 39° à Mendoza hier soir, aujourd'hui la température n'est pas beaucoup plus basse! Nous arrivons au garage Honda dès l'ouverture et sommes très bien accueillis et, malgré un effectif réduit dû aux vacances, la moto est prise en charge immédiatement. 3 heures plus tard, nous la récupérons: le soupçon de mauvaise essence est confirmée.

Après ses petits soucis, la moto se refait une beauté! Jusqu'à 6 personnes autour pour la bichonner! 

Demain nous quittons Mendoza pour la montagne...

25
janv
25
janv

Nous quittons le matin du 25/01 Mendoza et ses vignobles pour nous diriger vers l'Aconcagua (6962m d'altitude!), le point culminant de la cordillère des Andes, passage obligé pour nous rendre au Chili, avec un arrêt de 2 nuits à Uspallata vers 2000m d'altitude.

la vallée de l'Uvo 

Ci-dessus, à droite, le système d'irrigation de Mendoza, "oasis" en pleine région désertique par un système d'écluse qui irrigue l'eau des neiges éternelles de la Cordillère des Andes directement dans les jardins et alentours.

Sur la route vers Uspallata, le lac artificiel de Potrerillos (12km de long)

Nous roulons donc sur la fameuse "Ruta 7" qui, de Mendoza à la frontière chilienne, nous offre des paysages somptueux!

Ruta 7 entre Mendoza et Uspallata 

Uspallata est un petit village de montagne qui nous a beaucoup plu. Il est cerné par les montagnes et nous offre des paysages à couper le souffle!

autour du village 
El cerro de los 7 colores

Nous avons trouvé un logement en harmonie avec la nature qui nous entourait: la "Mamuna":

Silvina, la propriétaire des lieux, nous a accueillis chaleureusement. Nous avons passé un excellent moment en sa compagnie (et celle de ses chiens et notamment Violeta!) et avions presque la larme à l’œil au moment de la quitter et de laisser derrière nous ce lieu emprunt de quiétude et de sérénité!

Nous avons rencontré un couple très sympa de Suisses voyageant en Amérique du Sud depuis octobre 2016!

Merci pour tous vos commentaires! Même si nous ne pouvons répondre à tous, ils nous font plaisir. N'hésitez pas à nous écrire!

27
janv
27
janv
Publié le 29 janvier 2019

Nous quittons donc Uspallata pour reprendre la Ruta 7 qui va nous mener au Chili. Les paysages magnifiques s'enchaînent et l'Aconcagua se profile à l'horizon.

Puente del Inca, arche naturelle à 2700 m d'altitude, surplombant des sources thermales
Nous nous rapprochons du Chili et nous dépassons les 3000 m d'altitude!

Après avoir rempli quelques formulaires et avoir été (un peu) fouillés (la douane vérifie que nous ne transportons pas de denrées périssables); nous sommes autorisés à entrer au Chili!

Direction: le Pacifique et Valparaiso!

Nous reviendrons dans quelques jours en Argentine pour découvrir la fameuse Ruta 40 et le nord du pays.

28
janv
28
janv
L'Ascensor Reina Victoria datant de 1902

La ville compte 15 ascenseurs qui permettent de monter dans les collines, "cerros" de la ville, si on ne veut pas prendre les escaliers. Les deux "cerros" les plus touristiques sont Conception et Porto Alegre. Nous avons pris plaisir à nous perdre dans le dédale des ruelles aux maisons colorées.

1
fév

Nous longeons la côte chilienne sur plus de 430km, en grande partie sur la Ruta 5 (la Panaméricaine). Différents paysages défilent: entre longues plages, baies protégées, environnements plus sauvages.

Dunes de Concon 
un petit air de Bretagne (mais avec des pélicans!!) 
Un petit air de Corse (Zapallar) 

Nous sommes à présent arrivés à Vicuña, dans la vallée d'Elqui, vallée verdoyante entourée de montagnes arides. Lieu réputé pour les vignobles, arbres fruitiers, son ciel si pur qu'il y a de nombreux observatoires et réputé également pour ... ses apparitions d’Ovnis!!

avant d'arriver à Vicuña

Demain (ou après-demain), nous repassons la frontière pour retourner en Argentine. nous venons de nous rendre compte que le passage frontière (Paso de Agua Negra) est à 4780m d'altitude!!

3
fév
3
fév

Nous sommes finalement restés une seconde nuit à Vicuña pour profiter de ce ciel si pur pour observer les étoiles à l'Observatorio del Pangue et nous n'avons pas été déçus! Nous avons profité d'un tour en français avec seulement 6 autres personnes sous la conduite d'un astronome, passionné.

Observatorio del Pangue 

Nous avons repris la moto le matin du 3 février pour retourner en Argentine par le Paso del agua negra: près de 300km dont la majorité de piste. L'effort valait vraiment le coup! BRAVO au pilote qui, sur une route caillouteuse, une moto bien chargée des valises et de sa copilote, s'est merveilleusement débrouillé! Heureusement qu'il n'y avait pas trop de voitures. Les passages aux douanes chilienne et argentine se sont bien passés et assez rapidement. J'ai dû prendre plus de 200 photos tellement les paysages étaient magnifiques! Je craignais le mal des montagnes vue l'attitude, mais tout s'est bien passé.

Après la route bitumée, place à la piste! 
Et il n'y a pas que des voitures sur cette route!
La neige n'est pas loin! 
nous sommes arrivés au Paso del agua negra, à 4780m d'altitude: nos gestes sont un peu au ralenti!

A présent repos à Las Flores, petit village après la frontière où nous restons 2 nuits, dans une petite ferme avec des lamas.

7
fév
la maison de nos hôtes  (construite par Antonio, le mari) qui nous a fait penser à celle des 7 Nains de Blanche Neige! 

Après 2 jours d'arrêt maladie😂🤧

où, à part notre logement, le repas servi par nos hôtes et notre visite quotidienne aux lamas, nous n'avons pas profité du paysage environnant, nous avons repris notre route: le ruta 150 et la fameuse ruta 40.

Magnifique ruta 150 
Panorama époustouflant! 
la ruta 40: vu les pluies importantes les jours précédents, heureusement que nous n'y sommes pas allés plus tôt
Vestige du Dakar 2012 

Après une nuit à Villa Union, nous reprenons la Ruta 40.

Cuesta de Miranda sur la ruta 40
Christo del Portezuelo à Chilecito 
La ruta 40 c'est aussi de longues lignes droites 
Visite des vestiges incas de Shincal qui était un important site sur la "route de l'Inca"

Nous passons une nuit dans la petite ville de Belén et demain Cafayate où nous verrons, selon la météo (des pluies orageuses sont annoncées), quelle route prendre.

10
fév
10
fév

Nous reprenons la ruta 40. Après la visite d'un site archéologique quilmes (peuple installé ici avant les Incas) à Quilmes, nous passons la nuit du 8 février à Cafayate (petite ville très agréable à 1600m d'altitude).

Site de Quilmes 

Le matin du 9 février, après une nuit de pluie, nous reprenons la ruta 40 qui mène à Cachi, village d'un peu plus de 2000 habitants, à plus de 2500m d'altitude. La route se transforme en piste à partir de là.

Bravo à nouveau au pilote qui a habilement manœuvré sur la piste, par endroit, très boueuse à cause des pluies de la nuit précédente, nous évitant, à la moto et à sa copilote, de tomber le nez dans la boue! Bravo également à la copilote de s'être bien accrochée!!

Tenue camouflage pour tout le monde! 

Finalement nous sommes bien (pas sûr vu notre état!) arrivés à Cachi où nous avons passé la nuit.

 le village de Cachi; la vallée environnante (ici les vallées sont à 2000m d'altitude!)
Rencontre avec un Allemand en Africa parti depuis 7 mois d'Alaska et allant en Patagonie
A la sortie de Cachi 

Le matin du 10 février, vu les fortes pluies, la route/piste 40 pour monter au col (à San Antonio de los Cobres) est coupée: nous n'irons donc pas dans cette direction. Nous prenons une autre route pour nous rendre à Purmamarca, au nord de Salta.

Et quand la route n'est pas une piste, parfois ce n'est pas mieux! 
Belle rencontre! 

Arrivés assez tard à Purmamarca, nous allons sans doute repartir plus tôt que prévu car des pluies sont annoncées mardi.

11
fév
11
fév

Le matin du 10 février, nous quittons donc Purmamarca pour éviter la pluie. Direction: Susques, près de la frontière chilienne car nous retournons au Chili.

La route que nous empruntons (ruta 52) est magnifique et serpente par des lacets qui nous hissent toujours plus haut.

Cuesta de Lipan 
des lacets interminables
pour finalement atteindre le col à 4170 mètres!

La route nous conduit aux Salinas Grandes, un désert de sel à 3350 m d'altitude: très impressionnant!

las Salinas Grandes 
la route 52 traverse les Salinas Grandes 
2 belles rencontres aux Salinas Grandes: un couple de Douarnenez(!) et des motards malaisiens (!) 

Nous avons rencontré un couple de Douanenez(!) parti en van (acheté au Chili) depuis 4 mois et projetant de voyager encore 4 mois. Nous avons aussi fait la connaissance d'un couple de motards malaisiens partis de Malaisie avec leur moto depuis octobre 2016, faisant un tour du monde.

Arrivée à Susques, petit village de 1000 habitants, à 3896 m d'altitude! 

Nous arrivons à Susques pour y passer la nuit. C'est une première: dormir à plus de 3800m! Et on ne peut pas dire que ce soit la meilleure nuit que nous avons passée: entre le mal des montagnes, un coup de chaud aux Salines et notre super tisane, la nuit n'a pas été de tout repos! C'est peu de le dire!!

Nous mettons le paquet pour ne pas avoir le mal des montagnes! 

C'est donc pas très frais que nous repartons le matin du 12 février pour affronter un col dépassant le Mont Blanc: le col du Paso de Jama à 4835 m d'altitude! Passage obligé pour revenir au Chili. Les formalités à la douane se passe très bien et le douanier nous avertit quand même que nous allons avoir très froid et qu'il risque de neiger!! Nous nous équipons en conséquence.

La suite, il faudra me croire sur parole car, sous la neige, à 2°, je n'ai pas pu sortir mon appareil photo, mes mains camouflées sous 2 paires de gants et l'appareil caché sous de multiples couches de vêtements. Nous avons quand même été inquiets devant les intempéries à cette altitude, la neige commençant à bien tomber! En descendant du col, nous avons croisé 2 cyclistes s'apprêtant à monter!!

Nous pouvons à présent vous rassurer: nous sommes arrivés sains et saufs mais morts de froid à San Pedro de Atacama (2400m) au Chili, où nous allons rester au moins 3 jours pour visiter.

14
fév
14
fév

C'est finalement 4 nuits que nous restons à San Pedro, pour nous remettre de nos émotions de notre "tempête" de neige d'une part et pour visiter la région désertique d'autre part.

le village de San Pedro de Atacama : constructions en pisé, même l'église

Le village d'environ 5000 habitants (situé à 2400 m d'altitude) est une véritable oasis au milieu du désert, entouré par la Cordillère des Andes et dominé par plusieurs volcans dont le majestueux Licancabur. C'est un village assez agréable mais un peu trop touristique à notre goût: les rues sont envahies de boutiques de souvenirs et surtout d'agences organisant des tours dans les sites à visiter.

Au loin la tache verte à gauche,c'est le village de San Pedro, oasis en plein désert

Cette zone désertique ne reçoit habituellement que 25mm de pluie par an, c'est à dire pas grand chose; or, la semaine dernière, il a plu pratiquement cette quantité en très peu de temps, traînant des torrents d'eau et de boue dans le village, endommageant des habitations (en terre), les routes et les sites à visiter. La plupart des sites sont donc encore fermés ou seulement visitables avec un guide!

Voulant visiter la "Valle de la Luna", nous sommes obligés de rejoindre un petit groupe et de suivre un guide. Le site, évoquant un paysage lunaire, est vraiment impressionnant, surtout quand on réalise que c'est un site composé de sel que nous découvrons.

Le cœur des roches ici est en sel: c'est un désert de sel.  
On a marché sur la lune! Eh oui! c'est ici que ça a été filmé: on a retrouvé les pas!😂
Coucher de soleil pour la St Valentin...

Le lendemain, nous avons voulu visiter d'autres sites par nos propres moyens, et, déception, tout est fermé, sans indication: la Valle de la Muerte, le Salar d'Atacama! Le guide a plus que sous-entendu la veille que la municipalité, qui a déclaré les intempéries en catastrophe naturelle, pour pouvoir toucher l'argent, ne se pressait pas de rouvrir les sites. Heureusement que la route pour aller au Salar est de toute beauté!

Près de la Valle de la Muerte 
L'oasis que forme San Pedro de Atacama, au fond le majestueux volcan Licancabur
Paysage désertique avec, de temps en temps, un village oasis 

Demain départ vers la côte pacifique avec un arrêt à Tocopilla.

17
fév
17
fév
Publié le 18 février 2019

Après la traversée du désert sur 300km (où il n'y a rien sinon, de temps en temps, une ville oasis, nous retrouvons, avec plaisir, la fraîcheur du Pacifique. Arrêt pour la nuit à Tocopilla: si ce n'est qu'il s'agit d'une étape de nuit pour continuer notre route, l'endroit n'est pas vraiment essentiel dans un voyage au Chili! Surtout un samedi soir dans l'hôtel que nous avons trouvé, rempli d'ouvriers qui font "Saturday night fever "jusqu'à plus de 3h du matin!! D'ailleurs, à propos de la ville, une thèse d'un universitaire de Rennes(!) a été écrite sur "Tocopilla, comme "zone de sacrifice environnemental" sur les risques de l'exploitation du salpêtre!!

La ville deTocopilla 

Le matin du 17 février, nous reprenons notre route vers le nord en longeant le Pacifique sur la ruta 1.

Sur 300km, nous sommes cernés par la mer et par les montagnes arides, et, plus impressionnant, nous roulons dans un paysage purement minéral sans AUCUN végétal nulle part, on aurait presque envie de dire sans aucune vie, si ce n'est, de temps en temps, des "villages" de pêcheurs, faits de bric et de broc, et des campeurs sur les longues plages très très sauvages.

Photo spéciale dédicace pour Jean, notre assistance médicale!😉 
Sur la route, village "fantôme" avec son cimetière...

Nous arrivons, au bout de ce paysage "désolé", à une oasis "artificielle" au bord de la mer: Iquique.

18
fév
18
fév
Publié le 20 février 2019

Nous avons passé 2 nuits à Iquique, agréable station balnéaire de 200 000 habitants avec des buildings modernes, (mais) coincée entre la mer et des dunes gigantesques.

Iquique, entre mer et dunes géantes 
L'ancien théâtre et le casino de style mauresque transformé en restaurant (décoration sur le thème de Don Quichotte!)
la vieille ville 
le port avec (à droite) un lion de mer en pleine sieste! 
On a retrouvé les Bretons!

Jolie ville mais les villes les plus proches sont à 300km (Tocopilla et Arica où nous sommes actuellement): entre elles ce ne sont que des zones arides, désertiques, purement minérales (aucun végétal), avec d'anciens villages liés à la production de Salpêtre qui faisait partie de l'économie de la région jusqu'au années 70. Il reste une ville "fantôme" à visiter, classée Patrimoine mondial de l'Unesco: Humberstone, à 50km d'Iquique. On se promène sans la ville abandonnée, ses maisons, ses commerces, son école, son théâtre, sa piscine tout en acier...

dernière photo: la piscine tout en acier! 
Hélas les pétroglyphes d'aujourd'hui célèbrent le culte de la ... mondialisation!  
Petit réconfort au coucher du soleil à Arica après les routes sinueuses et le paysage aride!

Demain, nous quittons le Chili pour le Pérou! Arrêt pas très loin d'ailleurs, à Tacna, à moins de 100km pour changer notre pneu arrière!

22
fév
Bienvenue peut-être, mais seulement après 2h de va-et-vient entre différents services...

Le matin de notre départ d'Arica pour le Pérou (20/02), ayant reçu un mail du magasin Honda de Tacna (Pérou) nous disant qu'il leur faudrait 5 jours pour avoir le pneu, nous décidons de le changer à Arica où nous avions trouvé un plus petit mais qui pouvait faire l'affaire. L'intervention finie assez rapidement pour nous (un Polonais était avant nous avec son Africa Twin pour changer ses 2 pneus = 2 heures de travail!!), nous passons la frontière. Heureusement les douanes du Chili et du Pérou sont côte-à-côte car nous avons dû faire de multiples va-et-vient, pour un document manquant, pour un tampon. 2 heures plus tard, nous sommes au Pérou et avons la grande surprise de constater qu'au Pérou il y a 2 heures de moins qu'au Chili, juste en passant la frontière! Nous avons donc rattrapé le temps perdu à la douane! Arrêt à Tacna pour la nuit avant notre épreuve du Dakar le lendemain! Destination: Arequipa en 4h normalement qui se sont transformées en 8h! Et nous avons eu de la chance: en voiture, nous ne serions pas arrivés!

la nouvelle route à Moquegua

Arrivés à Moquegua, à mi-parcours, nous devons prendre une piste pour traverser le rio car une partie du pont a été emportée par les intempéries.

des kilomètres de lignes droites en plein désert
avec des villages mystérieux de cabanes qui semblent abandonnées sur des kilomètres
Atmosphère particulière 
Tout à coup, dans une vallée, des rizières! 
le Dakar 2019 est passé par là!

Après de magnifiques paysages, mais aussi des zones arides désolées, à moins de 50km d'Arequipa, nous tombons dans une manifestations de routiers: des centaines de camions bloquent complètement la route. Seule solution pour passer: à pied ou à moto.

les gens passent à pied avec leurs valises 

Mais le problème, c'est que sur les côtés il y a beaucoup de sable et, après les efforts démesurés de la copilote pour pousser, sur de nombreux mètres, la moto, nous nous retrouvons ... ensablés! Et moi couverte de sable, vu que j'étais derrière à pousser!!

Épreuve reine du Dakar: se désensabler!

Heureusement 4-5 Péruviens nous ont aidés à sortir de là! Nous avons pu arriver à Arequipa et, épuisés, sommes allés nous coucher sans dîner 😂

Arequipa est une jolie ville à presque 2400m d'altitude entourée par 3 volcans. Journée du samedi à visiter la ville.

la cathédrale et la plaza de Armas à Arequipa 
Visite du monastère de Santa Catalina fondé en 1570
Une petite faim? Au choix: visite au marché, petit plat péruvien composé d'un cochon d'Inde frit ou gâteaux légers
25
fév

Après notre étape à Arequipa: direction le lac Titicaca!

Notre route nous fait traverser le parc national de Salinas et Aguada Blanca où nous admirons nombre de lamas, alpagas et vigognes (maintenant nous savons faire la différence!)

Nous dépassons à nouveau les 4000 m

Après une bonne journée de route (à nouveau le double des prévisions! Maintenant on en tient compte pour nos trajets!), nous arrivons près du village de Chucuito à notre hôtel, face au lac!

Le lac Titicaca est le lac navigable le plus haut du monde (3800m), il fait 190km de long! Nous allons donc dormir à nouveau à une altitude élevée!

Vue de notre chambre (à 30€!) où la nuit s'est très bien passée (sous 2 couettes, bonnet et vêtements : et c'est l'été!)
le village de Chucuito avec le temple de la Fertilité! 
la ville de Puno et le lac Titicaca

A présent nous sommes arrivés à Cusco avec, entre les mains, les précieux billets pour le Machu Picchu où nous irons dimanche prochain. Nous sommes obligés de dire que c'est le "parcours du combattant" pour visiter ce fameux site : entre les billets du site, la réservation du train, les hôtels pour se rapprocher du site et le prix abusif du site et surtout du train! Mais nous avons hâte à dimanche!

3
mars

Sur la route qui nous mène à Cusco, nous passons par un joli village, Andahuaylillas, qui recèle un véritable trésor: son église St-Pierre-Apôtre, surnommée "la chapelle Sixtine des Andes", qui date de la fin du 16e siècle. L'intérieur, tout en dorure, est incroyable!

l'église de St-Pierre-Apôtre 

Nous passons 2 jours à Cusco à découvrir le cœur historique plein de charme avec ses rues pavées (hélas pas souvent piétonnes), ses anciennes constructions. Dommage qu'à de nombreux endroits, nous ne pouvons pas faire un mètre ni nous arrêter un instant sans que soient proposés une excursion, un menu, une peinture, un massage(!?),...

Forcément  on craque quand on nous propose une photo avec un lama ou un agneau!!

Nous quittons Cusco pour rejoindre le village d'Ollantaytambo.

En traversant la Vallée sacrée, nous découvrons un site étonnant: las Salineras, des salines en terrasses en pleine Cordillères des Andes!

las Salineras 
Dans la vallée sacrée, entre vestiges incas et nature

Nous arrivons au village d'Ollantaytambo, notre coup de cœur! Un village magnifique et le seul qui a gardé son tracé inca. Des ruelles avec encore les canalisations incas, la base des murs, les linteaux de portes: impressionnant! Un village entouré par les montagnes sur lesquelles s'appuient une forteresse et des entrepôts de l'époque inca. Nous nous y sentons vraiment bien!

Vue sur la forteresse de notre chambre 
la forteresse inca

Le lendemain, après avoir laissé la moto à l'hôtel,nous prenons le train (trajet d'1h30) pour Aguas Calientes (appelé aussi Machu Picchu pueblo).

Après un déjeuner avec le plat local pour le pilote, le cuy (cochon d'Inde 😝), départ pour le Machu Picchu

Et le dimanche, visite ENFIN du Machu Picchu, après, encore, 20 minutes de bus: ça se mérite!!

Magnifique, fabuleux, magique! On pourrait employer de tels qualificatifs à l'infini. Déjà le lieu en lui-même et les vestiges évidemment! On passerait des heures à l'admirer!

Demain, lundi 4, nous quittons, à regrets, la montagne/vallée sacrée pour rejoindre la côte pacifique que nous atteindrons dans 2-3 jours.

9
mars

La traversée est-ouest (ligne Cusco-Nazca), n'a pas été des plus faciles: nous avons mis en effet 3 jours pour parcourir les 650km! Déjà les 180km séparant Cusco et Abancay, cela nous a pris plus de 4h, avec plus d'une heure à 4400m d'altitude. Et nous avons traversé des hameaux à cette altitude! Entre les multiples virages, les montées, descentes et l'orage menaçant, nous obligeant à nous arrêter de rouler en début d'après-midi, nous avons même fini par croire que nous ne nous rapprocherions jamais de la côte pacifique!

paysages de montagne et paysages presque tropicaux
de belles rencontres 

Heureusement que les paysages étaient magnifiques! Dommage que l'arrivée des pluies orageuses -surtout à cette altitude- et la conduite des Péruviens nous ont un peu gâché cette traversée du Pérou. Je n'ai pas eu l'occasion de l'évoquer, mais la conduite ici, c'est du n'importe quoi! Les Péruviens sont des vrais dangers au volant: ils ne connaissent qu'une seule règle : aucune règle! On peut doubler à droite, sur le bas-côté, à gauche avec un véhicule en face, en plein virage,... Nous devons faire très attention, notamment dans les routes sinueuses de montagne. D'ailleurs ce matin, un bus venait de se coucher au bord d'un précipice!



Pour le deuxième jour, arrêt obligé dans le village de Puquio, en début d'après-midi, du fait des trombes d'eau (après-midi et nuit). Après avoir été frigorifiés dans les hauteurs, nous sommes arrivés dans un hôtel glacial, sous un ciel gris! On nous avait même proposé une chambre sans fenêtre! Heureusement que nos amis, J. et O., de St Martin nous ont supportés pendant ces heures où le moral était bas!🤣


traversée de vigognes 

Nous arrivons à Nazca le vendredi 7 mars: en moins de 3h nous avons changé complètement de paysage et de température: nous arrivons dans une zone désertique et les températures avoisinent les 38°. Nous retirons vite les différentes couches de vêtements dans lesquelles nous nous étions emmitouflés! C'est dans ce désert que se trouvent les célèbres lignes (de Nazca). Nous n'avons pas fait ce que Pierre et Olivier auraient adoré faire: un vol dans un frêle avion au-dessus des lignes!!

lignes de Nazca vues du belvédère (qui permet d'en voir 3 dont 1 coupée par la Panaméricaine!! 
Nous avons retrouvé les Douarnenistes! Cette fois c'est la dernière fois: ils redescendent dans le sud.
Lignes de Palpa moins connues (et plus anciennes) que les lignes de Nazca

Après cet arrêt à Nazca, nous passons 2 nuits à Huacachina, véritable oasis dans un désert de dunes: incroyable!

l'oasis et ... tous les buggies  
Et c'est parti! 
Coucher de soleil sur les dunes 

Après cette étape exotique, nous remontons vers le nord.

13
mars

Après cette pause -saharienne- à Huacachina, nous reprenons la route vers le nord. Objectif: l'Equateur.

De Nazca à la frontière, ce n'est que du désert, entrecoupé par la capitale, par des villes oasis avec des cultures de fruits et légumes, et au nord de Lima, ce sont des cannes à sucre et des rizières!

les "villes" avancent dans le désert! 

La traversée de la périphérie de Lima -8 millions d'habitants- ne restera pas un bon souvenir du fait du fort trafic et de la conduite dangereuse des Péruviens.

Petite pause déjeuner dans une des rares stations balnéaires à 300km après Lima

Nous restons à Trujillo 2 jours, le temps de visiter des vestiges pré-incas.

 L'Africa chez les Moches! La huaca del sol.

Le premier site que nous visitons appartient à la civilisation Moche, civilisation du Nord du Pérou.

L'édifice, la huaca de la luna, pyramide qui comptait 6 étages, commencé vers 100 ap. JC et dont la construction a continué jusqu'à 700, est entièrement construit avec des briques d'adobe. Ce lieu était un centre de culte qui regroupait offrandes et sacrifices humains.

La huaca de la Luna avec ses magnifiques fresques

En face de la huaca de la luna se trouve la huaca del sol (les fouilles sont en attente) et entre les deux, la cité moche.

Vue de la huaca de la luna: la ville et au fond la huaca del sol


Le second site, Chan Chan, inscrit depuis 1986 au Patrimoine mondial de l'Unesco, appartient à la civilisation Chimu. Le site de 20km2, regroupant près de 30 000 habitants, fut construit entre 850 et 1470, moment où les Incas envahirent la cité.

La ville, construite en briques d'adobe, comprenait 6 citadelles dont une se visite. A chaque décès du dirigeant, la citadelle/palais était condamnée, devenant un mausolée, et une nouvelle citadelle était créée.

Après cette matinée de visite de Chan Chan, nous reprenons la route jusqu'à Chiclayo.

Sur la route, nous voyons quantité de panneaux indiquant des sites archéologiques (en attente de fouilles): il reste beaucoup de choses encore à découvrir!

16
mars
16
mars
Publié le 17 mars 2019

Nous avançons (pas assez à notre goût) vers le nord dans le désert de Sechura, entre Chiclayo et Piura. Il fait plus de 35°, sans beaucoup d'arrêts possibles, en plein désert, nous ne pouvons donc pas parcourir plus de 300kms dans la journée.

Rencontre avec des motards équatoriens sur la route en plein désert

Le désert, à cet endroit, ressemble à une plage infinie et ... sans mer!

et soudain forêts de bananiers, palmiers et rizières 
ainsi qu'une multitude de puits pétroliers!

Notre dernier arrêt péruvien, près de Zorritos, a des airs caribéens, ce qui n'est pas pour nous déplaire. En 300-400kms les décors ont vraiment beaucoup changé!

le village de Mancora 
Halte "caribéenne" à Zorritos 

Le matin du 16 mars, nous arrivons enfin à la frontière avec l’Équateur. Plus de 2h pour entrer au Pérou, moins de 2O min pour le quitter et entrer en Equateur! Il n'y avait pratiquement personne et le temps de rejoindre les différents bureaux et d'obtenir nos tampons, nous voilà ressortis! Par contre étaient présents (et c'est la première fois que nous voyons cela à une frontière) la Croix Rouge et Unicef, sans doute par rapport aux événements au Venezuela. Nous avons d'ailleurs rencontré plusieurs Vénézuéliens venus travailler au Pérou et inquiets pour leur famille restée au pays.

Demain nous quittons les 30-35° pour reprendre de l'altitude et sa fraîcheur. Direction: Cuenca à 2500m d'altitude.

17
mars

Après une nuit passée à une heure de la frontière, à Machala, nous nous dirigeons vers Cuenca, 170kms plus loin. Les 3h30 de route que nous faisons nous font découvrir des paysages extrêmement variés.

des bananeraies sur des kilomètres 
forêt équatoriale (ça va de soi!!) 
et montagnes 
avant Cuenca, des airs de campagne suisse! 
De quoi déjeuner ! 

Aux premiers abords, l'Equateur semble être une destination idéale pour les voyageurs qui veulent découvrir la nature d'Amérique du sud en une dizaine de jours car il regroupe, sur des distances raisonnables, plages du Pacifique avec les bananeraies et rizières, montagnes et volcans des Andes et la partie amazonienne, sans oublier les Galapagos. Tout cela pour un petit pays (plus de 2 fois plus petit que la France).Nous arrivons à Cuenca, une très jolie ville du sud des Andes classée en 1999 par l'Unesco. Malgré ses 2500m d'altitude, la température (22-25°) y est très agréable et ne nous oblige pas encore à ressortir nos pulls!