Carnet de voyage

Lyli en Amérique du Sud

42 étapes
139 commentaires
De l'Uruguay à la Colombie en moto durant 3 mois: janvier-avril 2019. Arrivée prévue à Montevideo le 8 janvier 2019. Notre projet est d'atteindre la Colombie 3 mois plus tard en Africa Twin.
Janvier 2019
12 semaines
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14
déc
Il est temps de commencer les bagages: il faut que tout rentre pour 3 mois!

Découvrir en moto l'Amérique du Sud, nous y pensions depuis longtemps. Après des lectures, des rencontres, nous nous sommes décidés. Et les questions concrètes -et certaines qui paraissaient simples- ont surgi et demandaient à bien anticiper les démarches: transport de la moto à Montevideo (nous avons choisi le transport aérien), assurances (Eh oui! les assurances françaises n'assurent pas le véhicule là-bas! Il a donc fallu trouver une assurance en Amérique du Sud nous "assurant". En fait il n'y a aucune assurance tous risques), vaccins (un mois de délai pour les vaccins: fièvre jaune, typhoïde, hépatite A),...

Le mois de décembre est donc bien occupé à finaliser ce voyage. Départ le 8 janvier 2019.

22
déc

Après-midi studieuse: préparation de la moto pour le transport. Bien sanglée, bien emballée, elle n'attend plus que le transporteur le 26 décembre pour embarquer à Paris.

Destination Montevideo où nous la récupérerons le 10 ou 11 janvier.

8
janv

Après une escale à Panama, nous voici arrivés ce matin à Montevideo. Hôtel près de la Rambla, dans la Ciudad Vieja.

Panama city avec les bateaux attendant devant le Canal 

Passage à l'immigration pour préparer l'arrivée de la moto, il ne reste plus qu'à attendre en espérant récupérer la moto sans problèmes (le 10 ou le 11 janvier normalement).

En attendant visite de la ville...

Plaza Independencia 
El pais de la carne! et du maté, boisson nationale, que nous n'avons pas encore osé goûter!
Eh oui! Il existe du camembert made in Uruguay! 
11
janv

Après 2 jours d'attente et de visite de Montevideo, on nous confirme enfin que nous pouvons récupérer la moto. Rendez-vous ce 11 janvier à 10h à Wave Logistics, transitaire qui s'est occupé de transport en avion de la moto. Un membre de leur équipe nous accompagne au fret pour les démarches douanières et après presque 3h d'attente et d'inquiétude devant l'incertitude de l'état de la moto, voilà enfin qu' apparaît notre boîte en carton!

et la moto sort de sa boîte ... intacte 
Une lecture intéressante et symbolique pour l'Amérique du Sud! 
11
janv

En Uruguay c'est les vacances d'été: 3 mois de vacances scolaires (décembre-mars) et comme beaucoup d'Uruguayens, nous partons sur la côte près de Punta del Este pour le week end! Préférant la nature à la grande station balnéaire, nous logeons sur les plages avant cette ville. Le samedi après-midi et en soirée, beaucoup de de familles et d'amis se rejoignent à la plage avec glacières, chaises et parasols jusqu'au coucher du soleil.

Playas
Sur la route de Punta del Este: Casa Pueblo; Punta Ballena
Punta del Este 
14
janv

Nous continuons notre route vers l'est. Découverte de Barra de Valizas, petite hameau "hippie", bohême sur la plage.

Plage de Valizas avec les dunes en face sur lesquelles on peut surfer 
L'auberge de jeunesse où nous avons logé; la rue principale avec différents stands artisanaux: bijoux, vêtements... 

La pluie étant de la partie, nous allons devoir rouler mouillés jusqu'à Punta del Diablo, notre prochaine étape...

15
janv

Arrivés trempés à Punta del Diablo: l'un les bottes "waterproof" remplies d'eau, l'autre les gants à tordre! Ce qui nous oblige à rester ici deux nuits au lieu d'une initialement prévue, le temps de profiter du soleil du lendemain pour faire sécher nos vêtements (en s'aidant quand même d'un sèche cheveu) et de profiter de faire notre lessive car, avec seulement 4 tee-shirts (pour celle qui a joué le jeu!!), les lessives reviennent vite!

Journée lessive! 

Heureusement que le deuxième jour est ensoleillé, ce qui nous permet de nous promener dans ce petit village de pêcheurs, à une quarantaine de kilomètres seulement du Brésil. Ambiance à nouveau "hippie" ici avec, le soir, stands de bijoux, musiciens qui vont de restaurants en restaurants...

Beaucoup de Combis ici: peace and love!
17
janv

Notre tour vers l'est (et vers la frontière brésilienne) est terminé: il est temps de repartir vers l'ouest et l'Argentine! Petit tour dans la campagne verdoyante au milieu de troupeaux de vaches, moutons, chevaux... Çà et là nous apercevons une faune plus exotique: un tatou traversant la piste devant la moto, des iguanes et des nandous (animaux proches de l'autruche). A part des palmiers en plein milieu des champs, la végétation se rapproche de la flore européenne: chênes, eucalyptus,...

Déjeuner dans la Bodega Garzon, un lieu impressionnant par son architecture contemporaine au milieu des vignobles:

Vue de la terrasse du restaurant 
Dégustation de vins uruguayens par le sommelier
19
janv

Nous avons vraiment avancé: plus de 300 kms vers l'ouest! Notre dernière étape en Uruguay. Heureusement car, comme nous disait notre ami à la babouche jaune, à ce rythme, ce n'est pas 3 mois qu'il nous faudrait, mais 6! Nous voilà donc dans la jolie petite ville de Colonia del Sacramento: la plus vieille ville d'Uruguay fondée en 1680 par les Portugais et figurant dans la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco.

Petit d'air d'Herculanum ou de Pompéi! 
Petit air de Cuba... 
Notre posada (Posada de la Flor) a une terrasse donnant sur le Rio de la Plata 
Balade à vélo le long des plages du Rio de la Plata où, comme c'est dimanche, les familles se retrouvent autour du barbecue 

Demain est un grand jour: nous passons en Argentine en traversant le Rio de la Plata en ferry!

20
janv

Adios URUGUAY!

Nous avons beaucoup aimé ce petit pays qui compte moins de 3,5 millions d'habitants pour une superficie de 176220 km2. Nous y avons été bien accueillis partout, dans les différents lieux que nous avons parcourus. Les gens viennent facilement vous parler en voyant la moto en en sachant que nous sommes Français.

Cela nous a donné l'impression d'un pays en plein essor (la dictature ne s'est arrêtée que dans les années 80 et l'armée a continué à surveiller étroitement la scène politique jusqu'aux années 2000) et sans doute à 2 vitesses: d'un côté le milieu rural plus pauvre et de l'autre une population dont nous avons pu constater l'aisance en admirant l'architecture très contemporaine et luxueuse de nombreuses villas à Montevideo et Punta del Este, mais également des villas s'inspirant du pavillon normand par exemple.

Quantité impressionnante de villas contemporaines de tout style que nous avons aperçues sur la côte
Villas en bord de mer à Montevideo 

Cette année l'été ici n'est pas très beau. Les gens ici nous ont expliqué que cela venait du phénomène El Niño: pas de grande chaleur (ce qui, pour nous, ne nous dérange pas pour voyager), mais, hélas pour nous, beaucoup de pluie, ce qui nous a obligés à nous arrêter 2 jours de plus, bloqués par la pluie. Cela ne nous a pas permis d'aller plus à l'intérieur du pays, dans le pays des Gauchos.

Un souvenir mémorable: un dîner à la posada près de Punta del Este où, sur la même table, étaient rassemblés avec nous:

1) un couple très sympa de voyageurs partis de Guyane dans leur 4x4 et bloqués dans notre posada par une des (nombreuses) pannes qu'ils ont rencontrées dans leur voyage,

2) des amis retrouvés par hasard qui ont vécu à St Martin

3) un couple de Chiliens dont le monsieur parlait français et connaissait les chansons de Gilbert Bécaud!

20
janv

20-22 janvier 2019

Après 1h de ferry de Colonia del Sacramento, nous sommes arrivés dans la soirée à Buenos Aires et avons été acceptés sur le territoire argentin avec notre moto!

Nous ne restons pas plus de 2 nuits car la pluie nous suit et, si nous voulons l'éviter, nous devons partir avant le mercredi 23. Cela nous laisse juste une journée pour visiter la ville. Nous nous rendons donc à la Boca, un des quartiers emblématiques de la ville, quartier historique où les premiers immigrants européens -plutôt pauvres- se sont installés. C'est un quartier pour les touristes, il faut bien le dire, mais agréable à visiter avec les devantures colorées, l'animation des danseurs de tango!

Caminito, le cœur de la Boca 
Déjeuner dans un Bodegon; la ville de Mafalda; boutique où l'on vend le fameux "dulce de leche"
21
janv

Quittant Buenos Aires le matin, nous commençons notre traversée (pour atteindre Mendoza à 1100km) par la RN 7 qui, au bout de 200km, se trouve fermée! Ce qui nous oblige à récupérer la RN 8 par un détour de 70km sur une petite route, et rallongeant notre périple en pleine chaleur: plus de 35°! Arrivés en plein milieu de l'Argentine, où il n'y a pas grand chose, la moto nous joue des tours avec des ratés: on dirait qu'il y a de l'eau dans le carburant! Nous en avions pris dans une petite station quelque temps avant. Arrêt dans une petite ville, Arias où nous trouvons un petit hôtel tout simple mais très bien pour une étape.

petit apéritif pour patienter avant le dîner servi seulement à partir de 21h30!

Deuxième jour de route: plus de 600km à parcourir pour arriver à Mendoza. La moto semble ne plus avoir de problème. Mais c'est la pluie qui est au rendez-vous pour le départ.

On s'équipe bien! On n'hésite pas à mettre des gants pour la vaisselle!  Par contre l'état de la moto avec les camions croisés!

Finalement, avec une température de 39°, nous arrivons à Mendoza, mais juste quelques kilomètres avant l'arrivée, la moto recommence ses ratés. Programme de demain, avant la dégustation de vins, c'est le garage Honda!!

A suivre...

23
janv

Arrivés sous 39° à Mendoza hier soir, aujourd'hui la température n'est pas beaucoup plus basse! Nous arrivons au garage Honda dès l'ouverture et sommes très bien accueillis et, malgré un effectif réduit dû aux vacances, la moto est prise en charge immédiatement. 3 heures plus tard, nous la récupérons: le soupçon de mauvaise essence est confirmée.

Après ses petits soucis, la moto se refait une beauté! Jusqu'à 6 personnes autour pour la bichonner! 

Demain nous quittons Mendoza pour la montagne...

25
janv

Nous quittons le matin du 25 janvier Mendoza et ses vignobles pour nous diriger vers l'Aconcagua (6962m d'altitude!), le point culminant de la cordillère des Andes, passage obligé pour nous rendre au Chili, avec un arrêt de 2 nuits à Uspallata vers 2000m d'altitude.

la vallée de l'Uvo 

Ci-dessus, à droite, le système d'irrigation de Mendoza, "oasis" en pleine région désertique par un système d'écluse qui irrigue l'eau des neiges éternelles de la Cordillère des Andes directement dans les jardins et alentours.

Sur la route vers Uspallata, le lac artificiel de Potrerillos (12km de long)

Nous roulons donc sur la fameuse "Ruta 7" qui, de Mendoza à la frontière chilienne, nous offre des paysages somptueux!

Ruta 7 entre Mendoza et Uspallata 

Uspallata est un petit village de montagne qui nous a beaucoup plu. Il est cerné par les montagnes et nous offre des paysages à couper le souffle!

autour du village 
El cerro de los 7 colores

Nous avons trouvé un logement en harmonie avec la nature qui nous entourait: la "Mamuna":

un lieu plein de quiétude 

Silvina, la propriétaire des lieux, nous a accueillis chaleureusement. Nous avons passé un excellent moment en sa compagnie (et celle de ses chiens et notamment Violeta!) et avions presque la larme à l’œil au moment de la quitter et de laisser derrière nous ce lieu emprunt de quiétude et de sérénité!

Nous avons rencontré un couple très sympa de Suisses voyageant en Amérique du Sud depuis octobre 2016!

Merci pour tous vos commentaires! Même si nous ne pouvons répondre à tous, ils nous font plaisir. N'hésitez pas à nous écrire!

27
janv

Nous quittons donc Uspallata pour reprendre la Ruta 7 qui va nous mener au Chili. Les paysages magnifiques s'enchaînent et l'Aconcagua se profile à l'horizon.

Puente del Inca, arche naturelle à 2700 m d'altitude, surplombant des sources thermales
Nous nous rapprochons du Chili et nous dépassons les 3000 m d'altitude!

Après avoir rempli quelques formulaires et avoir été (un peu) fouillés (la douane vérifie que nous ne transportons pas de denrées périssables); nous sommes autorisés à entrer au Chili!

Direction: le Pacifique et Valparaiso!

Nous reviendrons dans quelques jours en Argentine pour découvrir la fameuse Ruta 40 et le nord du pays.

28
janv
L'Ascensor Reina Victoria datant de 1902

La ville compte 15 ascenseurs qui permettent de monter dans les collines, "cerros" de la ville, si on ne veut pas prendre les escaliers. Les deux "cerros" les plus touristiques sont Conception et Porto Alegre. Nous avons pris plaisir à nous perdre dans le dédale des ruelles aux maisons colorées.

1
fév

Nous longeons la côte chilienne sur plus de 430km, en grande partie sur la Ruta 5 (la Panaméricaine). Différents paysages défilent: entre longues plages, baies protégées, environnements plus sauvages.

Dunes de Concon 
un petit air de Bretagne (mais avec des pélicans!!) 
Un petit air de Corse (Zapallar) 

Nous sommes à présent arrivés à Vicuña, dans la vallée d'Elqui, vallée verdoyante entourée de montagnes arides. Lieu réputé pour les vignobles, arbres fruitiers, son ciel si pur qu'il y a de nombreux observatoires et réputé également pour ... ses apparitions d’Ovnis!!

avant d'arriver à Vicuña

Demain (ou après-demain), nous repassons la frontière pour retourner en Argentine. nous venons de nous rendre compte que le passage frontière (Paso de Agua Negra) est à 4780m d'altitude!!

3
fév

Nous sommes finalement restés une seconde nuit à Vicuña pour profiter de ce ciel si pur pour observer les étoiles à l'Observatorio del Pangue et nous n'avons pas été déçus! Nous avons profité d'un tour en français avec seulement 6 autres personnes sous la conduite d'un astronome, passionné.

Observatorio del Pangue 

Nous avons repris la moto le matin du 3 février pour retourner en Argentine par le Paso del agua negra: près de 300km dont la majorité de piste. L'effort valait vraiment le coup! BRAVO au pilote qui, sur une route caillouteuse, une moto bien chargée des valises et de sa copilote, s'est merveilleusement débrouillé! Heureusement qu'il n'y avait pas trop de voitures. Les passages aux douanes chilienne et argentine se sont bien passés et assez rapidement. J'ai dû prendre plus de 200 photos tellement les paysages étaient magnifiques! Je craignais le mal des montagnes vue l'attitude, mais tout s'est bien passé.

Après la route bitumée, place à la piste! 
Et il n'y a pas que des voitures sur cette route!
La neige n'est pas loin! 
nous sommes arrivés au Paso del agua negra, à 4780m d'altitude: nos gestes sont un peu au ralenti!

A présent repos à Las Flores, petit village après la frontière où nous restons 2 nuits, dans une petite ferme avec des lamas.

7
fév
la maison de nos hôtes  (construite par Antonio, le mari) qui nous a fait penser à celle des 7 Nains de Blanche Neige! 

Après 2 jours d'arrêt maladie😂🤧

où, à part notre logement, le repas servi par nos hôtes et notre visite quotidienne aux lamas, nous n'avons pas profité du paysage environnant, nous avons repris notre route: le ruta 150 et la fameuse ruta 40.

Magnifique ruta 150 
Panorama époustouflant! 
la ruta 40: vu les pluies importantes les jours précédents, heureusement que nous n'y sommes pas allés plus tôt
Vestige du Dakar 2012 

Après une nuit à Villa Union, nous reprenons la Ruta 40.

Cuesta de Miranda sur la ruta 40
Christo del Portezuelo à Chilecito 
La ruta 40 c'est aussi de longues lignes droites 
Visite des vestiges incas de Shincal qui était un important site sur la "route de l'Inca"

Nous passons une nuit dans la petite ville de Belén et demain Cafayate où nous verrons, selon la météo (des pluies orageuses sont annoncées), quelle route prendre.

10
fév

Nous reprenons la ruta 40. Après la visite d'un site archéologique quilmes (peuple installé ici avant les Incas) à Quilmes, nous passons la nuit du 8 février à Cafayate (petite ville très agréable à 1600m d'altitude).

Site de Quilmes 

Le matin du 9 février, après une nuit de pluie, nous reprenons la ruta 40 qui mène à Cachi, village d'un peu plus de 2000 habitants, à plus de 2500m d'altitude. La route se transforme en piste à partir de là.

Paysages de la Ruta 40 

Bravo à nouveau au pilote qui a habilement manœuvré sur la piste, par endroit, très boueuse à cause des pluies de la nuit précédente, nous évitant, à la moto et à sa copilote, de tomber le nez dans la boue! Bravo également à la copilote de s'être bien accrochée!!

Tenue camouflage pour tout le monde! 

Finalement nous sommes bien (pas sûr vu notre état!) arrivés à Cachi où nous avons passé la nuit.

 le village de Cachi; la vallée environnante (ici les vallées sont à 2000m d'altitude!)
Rencontre avec un Allemand en Africa parti depuis 7 mois d'Alaska et allant en Patagonie
A la sortie de Cachi 

Le matin du 10 février, vu les fortes pluies, la route/piste 40 pour monter au col (à San Antonio de los Cobres) est coupée: nous n'irons donc pas dans cette direction. Nous prenons une autre route pour nous rendre à Purmamarca, au nord de Salta.

Et quand la route n'est pas une piste, parfois ce n'est pas mieux! 
Belle rencontre! 

Arrivés assez tard à Purmamarca, nous allons sans doute repartir plus tôt que prévu car des pluies sont annoncées mardi.

11
fév

Le matin du 10 février, nous quittons donc Purmamarca pour éviter la pluie. Direction: Susques, près de la frontière chilienne car nous retournons au Chili.

La route que nous empruntons (ruta 52) est magnifique et serpente par des lacets qui nous hissent toujours plus haut.

Cuesta de Lipan 
des lacets interminables
pour finalement atteindre le col à 4170 mètres!

La route nous conduit aux Salinas Grandes, un désert de sel à 3350 m d'altitude: très impressionnant!

las Salinas Grandes 
la route 52 traverse les Salinas Grandes 
2 belles rencontres aux Salinas Grandes: un couple de Douarnenez(!) et des motards malaisiens (!) 

Nous avons rencontré un couple de Douanenez(!) parti en van (acheté au Chili) depuis 4 mois et projetant de voyager encore 4 mois. Nous avons aussi fait la connaissance d'un couple de motards malaisiens partis de Malaisie avec leur moto depuis octobre 2016, faisant un tour du monde.

Arrivée à Susques, petit village de 1000 habitants, à 3896 m d'altitude! 

Nous arrivons à Susques pour y passer la nuit. C'est une première: dormir à plus de 3800m! Et on ne peut pas dire que ce soit la meilleure nuit que nous avons passée: entre le mal des montagnes, un coup de chaud aux Salines et notre super tisane, la nuit n'a pas été de tout repos! C'est peu de le dire!!

Nous mettons le paquet pour ne pas avoir le mal des montagnes! 

C'est donc pas très frais que nous repartons le matin du 12 février pour affronter un col dépassant le Mont Blanc: le col du Paso de Jama à 4835 m d'altitude! Passage obligé pour revenir au Chili. Les formalités à la douane se passe très bien et le douanier nous avertit quand même que nous allons avoir très froid et qu'il risque de neiger!! Nous nous équipons en conséquence.

La suite, il faudra me croire sur parole car, sous la neige, à 2°, je n'ai pas pu sortir mon appareil photo, mes mains camouflées sous 2 paires de gants et l'appareil caché sous de multiples couches de vêtements. Nous avons quand même été inquiets devant les intempéries à cette altitude, la neige commençant à bien tomber! En descendant du col, nous avons croisé 2 cyclistes s'apprêtant à monter!!

Nous pouvons à présent vous rassurer: nous sommes arrivés sains et saufs mais morts de froid à San Pedro de Atacama (2400m) au Chili, où nous allons rester au moins 3 jours pour visiter.

14
fév

C'est finalement 4 nuits que nous restons à San Pedro, pour nous remettre de nos émotions de notre "tempête" de neige d'une part et pour visiter la région désertique d'autre part.

le village de San Pedro de Atacama : constructions en pisé, même l'église

Le village d'environ 5000 habitants (situé à 2400 m d'altitude) est une véritable oasis au milieu du désert, entouré par la Cordillère des Andes et dominé par plusieurs volcans dont le majestueux Licancabur. C'est un village assez agréable mais un peu trop touristique à notre goût: les rues sont envahies de boutiques de souvenirs et surtout d'agences organisant des tours dans les sites à visiter.

Au loin la tache verte à gauche,c'est le village de San Pedro, oasis en plein désert

Cette zone désertique ne reçoit habituellement que 25mm de pluie par an, c'est à dire pas grand chose; or, la semaine dernière, il a plu pratiquement cette quantité en très peu de temps, traînant des torrents d'eau et de boue dans le village, endommageant des habitations (en terre), les routes et les sites à visiter. La plupart des sites sont donc encore fermés ou seulement visitables avec un guide!

Voulant visiter la "Valle de la Luna", nous sommes obligés de rejoindre un petit groupe et de suivre un guide. Le site, évoquant un paysage lunaire, est vraiment impressionnant, surtout quand on réalise que c'est un site composé de sel que nous découvrons.

Le cœur des roches ici est en sel: c'est un désert de sel.  
On a marché sur la lune! Eh oui! c'est ici que ça a été filmé: on a retrouvé les pas!😂
Coucher de soleil pour la St Valentin...

Le lendemain, nous avons voulu visiter d'autres sites par nos propres moyens, et, déception, tout est fermé, sans indication: la Valle de la Muerte, le Salar d'Atacama! Le guide a plus que sous-entendu la veille que la municipalité, qui a déclaré les intempéries en catastrophe naturelle, pour pouvoir toucher l'argent, ne se pressait pas de rouvrir les sites. Heureusement que la route pour aller au Salar est de toute beauté!

Près de la Valle de la Muerte 
L'oasis que forme San Pedro de Atacama, au fond le majestueux volcan Licancabur
Paysage désertique avec, de temps en temps, un village oasis 

Demain départ vers la côte pacifique avec un arrêt à Tocopilla.

17
fév

Après la traversée du désert sur 300km (où il n'y a rien sinon, de temps en temps, une ville oasis, nous retrouvons, avec plaisir, la fraîcheur du Pacifique. Arrêt pour la nuit à Tocopilla: si ce n'est qu'il s'agit d'une étape de nuit pour continuer notre route, l'endroit n'est pas vraiment essentiel dans un voyage au Chili! Surtout un samedi soir dans l'hôtel que nous avons trouvé, rempli d'ouvriers qui font "Saturday night fever "jusqu'à plus de 3h du matin!! D'ailleurs, à propos de la ville, une thèse d'un universitaire de Rennes(!) a été écrite sur "Tocopilla, comme "zone de sacrifice environnemental" sur les risques de l'exploitation du salpêtre!!

La ville deTocopilla 

Le matin du 17 février, nous reprenons notre route vers le nord en longeant le Pacifique sur la ruta 1.

Sur 300km, nous sommes cernés par la mer et par les montagnes arides, et, plus impressionnant, nous roulons dans un paysage purement minéral sans AUCUN végétal nulle part, on aurait presque envie de dire sans aucune vie, si ce n'est, de temps en temps, des "villages" de pêcheurs, faits de bric et de broc, et des campeurs sur les longues plages très très sauvages.

Photo spéciale dédicace pour Jean, notre assistance médicale!😉 
Sur la route, village "fantôme" avec son cimetière...

Nous arrivons, au bout de ce paysage "désolé", à une oasis "artificielle" au bord de la mer: Iquique.

18
fév

Nous avons passé 2 nuits à Iquique, agréable station balnéaire de 200 000 habitants avec des buildings modernes, (mais) coincée entre la mer et des dunes gigantesques.

Iquique, entre mer et dunes géantes 
L'ancien théâtre et le casino de style mauresque transformé en restaurant (décoration sur le thème de Don Quichotte!)
la vieille ville 
le port avec (à droite) un lion de mer en pleine sieste! 
On a retrouvé les Bretons!

Jolie ville mais les villes les plus proches sont à 300km (Tocopilla et Arica où nous sommes actuellement): entre elles ce ne sont que des zones arides, désertiques, purement minérales (aucun végétal), avec d'anciens villages liés à la production de Salpêtre qui faisait partie de l'économie de la région jusqu'au années 70. Il reste une ville "fantôme" à visiter, classée Patrimoine mondial de l'Unesco: Humberstone, à 50km d'Iquique. On se promène sans la ville abandonnée, ses maisons, ses commerces, son école, son théâtre, sa piscine tout en acier...

Le site d'Humberstone (dernière photo: la piscine tout en acier! )
Hélas les pétroglyphes d'aujourd'hui célèbrent le culte de la ... mondialisation!  
Petit réconfort au coucher du soleil à Arica après les routes sinueuses et le paysage aride!

Demain, nous quittons le Chili pour le Pérou! Arrêt pas très loin d'ailleurs, à Tacna, à moins de 100km pour changer notre pneu arrière!

22
fév
Bienvenue peut-être, mais seulement après 2h de va-et-vient entre différents services...

Le matin de notre départ d'Arica pour le Pérou (20/02), ayant reçu un mail du magasin Honda de Tacna (Pérou) nous disant qu'il leur faudrait 5 jours pour avoir le pneu, nous décidons de le changer à Arica où nous avions trouvé un plus petit mais qui pouvait faire l'affaire. L'intervention finie assez rapidement pour nous (un Polonais était avant nous avec son Africa Twin pour changer ses 2 pneus = 2 heures de travail!!), nous passons la frontière. Heureusement les douanes du Chili et du Pérou sont côte-à-côte car nous avons dû faire de multiples va-et-vient, pour un document manquant, pour un tampon. 2 heures plus tard, nous sommes au Pérou et avons la grande surprise de constater qu'au Pérou il y a 2 heures de moins qu'au Chili, juste en passant la frontière! Nous avons donc rattrapé le temps perdu à la douane! Arrêt à Tacna pour la nuit avant notre épreuve du Dakar le lendemain! Destination: Arequipa en 4h normalement qui se sont transformées en 8h! Et nous avons eu de la chance: en voiture, nous ne serions pas arrivés!

la nouvelle route à Moquegua, l'ancienne ayant été emportée par les intempéries!

Arrivés à Moquegua, à mi-parcours, nous devons prendre une piste pour traverser le rio car une partie du pont a été emportée par les intempéries.

des kilomètres de lignes droites en plein désert
avec des villages mystérieux de cabanes qui semblent abandonnées sur des kilomètres
Atmosphère particulière 
Tout à coup, dans une vallée, des rizières! 
le Dakar 2019 est passé par là!

Après de magnifiques paysages, mais aussi des zones arides désolées, à moins de 50km d'Arequipa, nous tombons dans une manifestations de routiers: des centaines de camions bloquent complètement la route. Seule solution pour passer: à pied ou à moto.

les gens passent à pied avec leurs valises 

Mais le problème, c'est que sur les côtés il y a beaucoup de sable et, après les efforts démesurés de la copilote pour pousser, sur de nombreux mètres, la moto, nous nous retrouvons ... ensablés! Et moi couverte de sable, vu que j'étais derrière à pousser!!

Épreuve reine du Dakar: se désensabler!

Heureusement 4-5 Péruviens nous ont aidés à sortir de là! Nous avons pu arriver à Arequipa et, épuisés, sommes allés nous coucher sans dîner 😂

Arequipa est une jolie ville à presque 2400m d'altitude entourée par 3 volcans. Journée du samedi à visiter la ville.

la cathédrale et la plaza de Armas à Arequipa 
Visite du monastère de Santa Catalina fondé en 1570
Une petite faim? Au choix: visite au marché, petit plat péruvien composé d'un cochon d'Inde frit ou gâteaux légers
25
fév

Après notre étape à Arequipa: direction le lac Titicaca!

Notre route nous fait traverser le parc national de Salinas et Aguada Blanca où nous admirons nombre de lamas, alpagas et vigognes (maintenant nous savons faire la différence!)

Nous dépassons à nouveau les 4000 m

Après une bonne journée de route (à nouveau le double des prévisions! Maintenant on en tient compte pour nos trajets!), nous arrivons près du village de Chucuito à notre hôtel, face au lac!

Le lac Titicaca est le lac navigable le plus haut du monde (3800m), il fait 190km de long! Nous allons donc dormir à nouveau à une altitude élevée!

Vue de notre chambre (à 30€!) où la nuit s'est très bien passée (sous 2 couettes, bonnet et vêtements : et c'est l'été!)
le village de Chucuito avec le temple de la Fertilité! 
la ville de Puno et le lac Titicaca

A présent nous sommes arrivés à Cusco avec, entre les mains, les précieux billets pour le Machu Picchu où nous irons dimanche prochain. Nous sommes obligés de dire que c'est le "parcours du combattant" pour visiter ce fameux site : entre les billets du site, la réservation du train, les hôtels pour se rapprocher du site et le prix abusif du site et surtout du train! Mais nous avons hâte à dimanche!

3
mars

Sur la route qui nous mène à Cusco, nous passons par un joli village, Andahuaylillas, qui recèle un véritable trésor: son église St-Pierre-Apôtre, surnommée "la chapelle Sixtine des Andes", qui date de la fin du 16e siècle. L'intérieur, tout en or, est incroyable!

l'église de St-Pierre-Apôtre 

Nous passons deux jours à Cusco à découvrir le cœur historique plein de charme avec ses rues pavées (hélas pas souvent piétonnes), ses anciennes constructions. Dommage qu'à de nombreux endroits, nous ne pouvons pas faire un mètre ni nous arrêter un instant sans que soient proposés une excursion, un menu, une peinture, un massage(!?),...

Forcément  on craque quand on nous propose une photo avec un lama ou un agneau!!

Nous quittons Cusco pour rejoindre le village d'Ollantaytambo.

En traversant la Vallée sacrée, nous découvrons un site étonnant: las Salineras, des salines en terrasses en pleine Cordillères des Andes!

las Salineras 
Dans la vallée sacrée, entre vestiges incas et nature

Nous arrivons au village d'Ollantaytambo, notre coup de cœur! Un village magnifique et le seul qui a gardé son tracé inca. Des ruelles avec encore les canalisations incas, la base des murs, les linteaux de portes: impressionnant! Un village entouré par les montagnes sur lesquelles s'appuient une forteresse et des entrepôts de l'époque inca. Nous nous y sentons vraiment bien!

Vue sur la forteresse de notre chambre 
la forteresse inca

Le lendemain, après avoir laissé la moto à l'hôtel,nous prenons le train (trajet d'1h30) pour Aguas Calientes (appelé aussi Machu Picchu pueblo).

Après un déjeuner avec le plat local pour le pilote, le cuy (cochon d'Inde 😝), départ pour le Machu Picchu

Et le dimanche, visite ENFIN du Machu Picchu, après, encore, 20 minutes de bus: ça se mérite!!

Magnifique, fabuleux, magique! On pourrait employer de tels qualificatifs à l'infini. Déjà le lieu en lui-même et les vestiges évidemment! On passerait des heures à l'admirer!

Demain, lundi 4, nous quittons, à regrets, la montagne/vallée sacrée pour rejoindre la côte pacifique que nous atteindrons dans 2-3 jours.

9
mars

La traversée est-ouest (ligne Cusco-Nazca), n'a pas été des plus faciles: nous avons mis en effet 3 jours pour parcourir les 650km! Déjà les 180km séparant Cusco et Abancay, cela nous a pris plus de 4h, avec plus d'une heure à 4400m d'altitude. Et nous avons traversé des hameaux à cette altitude! Entre les multiples virages, les montées, descentes et l'orage menaçant, nous obligeant à nous arrêter de rouler en début d'après-midi, nous avons même fini par croire que nous ne nous rapprocherions jamais de la côte pacifique!

paysages de montagne et paysages presque tropicaux
de belles rencontres 

Heureusement que les paysages étaient magnifiques! Dommage que l'arrivée des pluies orageuses -surtout à cette altitude- et la conduite des Péruviens nous ont un peu gâché cette traversée du Pérou. Je n'ai pas eu l'occasion de l'évoquer, mais la conduite ici, c'est du n'importe quoi! Les Péruviens sont des vrais dangers au volant: ils ne connaissent qu'une seule règle : aucune règle! On peut doubler à droite, sur le bas-côté, à gauche avec un véhicule en face, en plein virage,... Nous devons faire très attention, notamment dans les routes sinueuses de montagne. D'ailleurs ce matin, un bus venait de se coucher au bord d'un précipice!



Pour le deuxième jour, arrêt obligé dans le village de Puquio, en début d'après-midi, du fait des trombes d'eau (après-midi et nuit). Après avoir été frigorifiés dans les hauteurs, nous sommes arrivés dans un hôtel glacial, sous un ciel gris! On nous avait même proposé une chambre sans fenêtre! Heureusement que nos amis, J. et O., de St Martin nous ont supportés pendant ces heures où le moral était bas!🤣


traversée de vigognes 

Nous arrivons à Nazca le vendredi 7 mars: en moins de 3h nous avons changé complètement de paysage et de température: nous arrivons dans une zone désertique et les températures avoisinent les 38°. Nous retirons vite les différentes couches de vêtements dans lesquelles nous nous étions emmitouflés! C'est dans ce désert que se trouvent les célèbres lignes (de Nazca). Nous n'avons pas fait ce que Pierre et Olivier auraient adoré faire: un vol dans un frêle avion au-dessus des lignes!!

lignes de Nazca vues du belvédère (qui permet d'en voir 3 dont 1 coupée par la Panaméricaine!! 
Nous avons retrouvé les Douarnenistes! Cette fois c'est la dernière fois: ils redescendent dans le sud.
Lignes de Palpa moins connues (et plus anciennes) que les lignes de Nazca

Après cet arrêt à Nazca, nous passons 2 nuits à Huacachina, véritable oasis dans un désert de dunes: incroyable!

l'oasis et ... tous les buggies  
Et c'est parti! 
Coucher de soleil sur les dunes 

Après cette étape exotique, nous remontons vers le nord.

13
mars

Après cette pause -saharienne- à Huacachina, nous reprenons la route vers le nord. Objectif: l'Equateur.

De Nazca à la frontière, ce n'est que du désert, entrecoupé par la capitale, par des villes oasis avec des cultures de fruits et légumes, et au nord de Lima, ce sont des cannes à sucre et des rizières!

les "villes" avancent dans le désert! 

La traversée de la périphérie de Lima -8 millions d'habitants- ne restera pas un bon souvenir du fait du fort trafic et de la conduite dangereuse des Péruviens.

Petite pause déjeuner dans une des rares stations balnéaires à 300km après Lima

Nous restons à Trujillo 2 jours, le temps de visiter des vestiges pré-incas.

 L'Africa chez les Moches! La huaca del sol.

Le premier site que nous visitons appartient à la civilisation Moche, civilisation du Nord du Pérou.

L'édifice, la huaca de la luna, pyramide qui comptait 6 étages, commencé vers 100 ap. JC et dont la construction a continué jusqu'à 700, est entièrement construit avec des briques d'adobe. Ce lieu était un centre de culte qui regroupait offrandes et sacrifices humains.

La huaca de la Luna avec ses magnifiques fresques

En face de la huaca de la luna se trouve la huaca del sol (les fouilles sont en attente) et entre les deux, la cité moche.

Vue de la huaca de la luna: la ville et au fond la huaca del sol


Le second site, Chan Chan, inscrit depuis 1986 au Patrimoine mondial de l'Unesco, appartient à la civilisation Chimu. Le site de 20km2, regroupant près de 30 000 habitants, fut construit entre 850 et 1470, moment où les Incas envahirent la cité.

L'entrée du site de Chan Chan 
Chan Chan 
Chan Chan 

La ville, construite en briques d'adobe, comprenait 6 citadelles dont une se visite. A chaque décès du dirigeant, la citadelle/palais était condamnée, devenant un mausolée, et une nouvelle citadelle était créée.

Après cette matinée de visite de Chan Chan, nous reprenons la route jusqu'à Chiclayo.

Sur la route, nous voyons quantité de panneaux indiquant des sites archéologiques (en attente de fouilles): il reste beaucoup de choses encore à découvrir!

16
mars

Nous avançons (pas assez à notre goût) vers le nord dans le désert de Sechura, entre Chiclayo et Piura. Il fait plus de 35°, sans beaucoup d'arrêts possibles, en plein désert, nous ne pouvons donc pas parcourir plus de 300kms dans la journée.

Rencontre avec des motards équatoriens sur la route en plein désert

Le désert, à cet endroit, ressemble à une plage infinie et ... sans mer!

et soudain forêts de bananiers, palmiers et rizières 
ainsi qu'une multitude de puits pétroliers!

Notre dernier arrêt péruvien, près de Zorritos, a des airs caribéens, ce qui n'est pas pour nous déplaire. En 300-400kms les décors ont vraiment beaucoup changé!

le village de Mancora 
Halte "caribéenne" à Zorritos 

Le matin du 16 mars, nous arrivons enfin à la frontière avec l’Équateur. Plus de 2h pour entrer au Pérou, moins de 2O min pour le quitter et entrer en Equateur! Il n'y avait pratiquement personne et le temps de rejoindre les différents bureaux et d'obtenir nos tampons, nous voilà ressortis! Par contre étaient présents (et c'est la première fois que nous voyons cela à une frontière) la Croix Rouge et Unicef, sans doute par rapport aux événements au Venezuela. Nous avons d'ailleurs rencontré plusieurs Vénézuéliens venus travailler au Pérou et inquiets pour leur famille restée au pays.

Seuls au monde au passage frontière !

Demain nous quittons les 30-35° pour reprendre de l'altitude et sa fraîcheur. Direction: Cuenca à 2500m d'altitude.

17
mars

Après une nuit passée à une heure de la frontière, à Machala, nous nous dirigeons vers Cuenca, 170kms plus loin. Les 3h30 de route que nous faisons nous font découvrir des paysages extrêmement variés.

des bananeraies sur des kilomètres 
forêt équatoriale (ça va de soi!!) 
et montagnes 
avant Cuenca, des airs de campagne suisse! 
De quoi déjeuner ! 

Aux premiers abords, l'Equateur semble être une destination idéale pour les voyageurs qui veulent découvrir la nature d'Amérique du sud en une dizaine de jours car il regroupe, sur des distances raisonnables, plages du Pacifique avec les bananeraies et rizières, montagnes et volcans des Andes et la partie amazonienne, sans oublier les Galapagos. Tout cela pour un petit pays (plus de 2 fois plus petit que la France).Nous arrivons à Cuenca, une très jolie ville du sud des Andes classée en 1999 par l'Unesco. Malgré ses 2500m d'altitude, la température (22-25°) y est très agréable et ne nous oblige pas encore à ressortir nos pulls!

20
mars

Le 19 mars, nous quittons Cuenca pour remonter vers le Nord. Pause déjeuner à Alausi, pause qui se transforme en arrêt pour la nuit en raison des fortes pluies toute l'après-midi!

le célèbre train touristique à Alausi

Cet arrêt forcé nous aura fait découvrir ce pont de voie ferrée impressionnant en fin de journée. Long de 12km, la parcours partant d'Alausi, est l'un des derniers vestiges de la fameuse ligne Quito-Guayaquil.

Des champs cultivés sur les versants des montagnes et volcans 

Le lendemain, nous reprenons la route pour nous rendre à Baños, non sans un petit détour pour nous rapprocher du Chimborazo, volcan qui culmine à 6263m, sommet le plus haut des Andes équatoriennes!

Le sommet enneigé nous est caché par le brouillard (photos prises à 3150m)
Beauté de la brume 
territoire des vigognes 

Après cet arrêt, changement de décor total: nous arrivons à Baños pour deux nuits, au pied d'un autre volcan, le Tungurahua, ville entre les Andes et la partie amazonienne de l'Equateur. Nous empruntons la "route des cascades" où défilent différentes chutes d'eau, dont le très impressionnant "Paillon del Diablo", qui chute de 80m de haut!

La route des Cascades 
l'impressionnant "Paillon del diablo" 
Notre petit hôtel, créé par un ancien ingénieur naval allemand, nous a fait penser à la maison de la sorcière de Hansel et Gretel 
le volcan Tungurahua
la casa del arbol où vous pouvez faire un tour de balançoire dans le vide!

Après cet arrêt vraiment plaisant (décidément l'Equateur nous plaît beaucoup!), nous repartons en direction Quito.

23
mars

Nous arrivons à Quito, deuxième capitale au monde la plus élevée, après La Paz, à 2850m d'altitude. Nous nous baladons dans son centre colonial qui peut se découvrir à pied. Il a été classé Patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco en 1978.

Quito 

Le samedi matin, nous quittons Quito pour nous rendre à sa périphérie, à la symbolique "Mitad del mundo", le site officiel de la ligne de partage du monde en 2 hémisphères: Nord et Sud.

Le monument a été construit entre 1979 et 1982 en commémoration des 200 ans de la mission géodésique française (!) qui a établi ce partage.

Mais la véritable ligne se trouve en réalité 240m plus au nord!

Nous avons trouvé la véritable ligne de partage du monde! 
24
mars

Nous continuons plus à l'est de la "Mitad del mundo", et à 70km de là, nous arrivons au village de Mindo niché dans la rainforest. C'est le paradis des oiseaux: il y en a plus de 500 espèces, dont des colibris.

Balade dans la forêt 
Un toucan est caché quelque part... 
Le paradis des plantes. De petites bananes rouges que nous n'avons pas eu l'occasion de goûter 
Petite pause dans la nature 
paradis des papillons et des colibris 
Sur notre route, ferveur politique pour les élections des "alcades" (maires) 

A l'occasion des élections qui avaient lieu le week end dernier, les restaurants avaient interdiction de vendre de l'alcool! Mais cachés au fin fond de la forêt, nous avons bu boire une petite Caïpirinha!

Cette étape, qui nous a beaucoup plu (comme les autres), confirme notre coup de cœur pour l'Equateur, que nous allons quitter avec regrets. Mais le temps du retour approche et nous avons encore de la route! Nous n'avons pas vu la côte pacifique ni la partie amazonienne (qui m'était plus que déconseillée vu que je n'ai pas pu me faire vaccinée contre la fièvre jaune). Il faudra revenir!

Nous montons vers le nord, à Ibarra, pour nous rapprocher de la frontière avec la Colombie où, malgré la présence de la fièvre jaune, nous décidons d'aller (Sab va me gronder! Nous n'irons pas dans lez zones les plus sensibles!) pour atteindre notre but: Carthagène. Présence de la fièvre jaune minimisée par différents guides et même par le consulat (pourtant généralement pas enclin à le faire) et confirmée par la rencontre de Colombiens pendant notre voyage, qui m'ont d'ailleurs donné une recette anti-moustiques (et là c'est Jean, notre assistance médicale qui va bondir!): prendre des vitamines "Compejo B", et notamment B12! C'est ce que je fais depuis un mois.

Demain, 27 mars, nous passons en Colombie, en espérant qu'avec la crise au Vénézuela, nous n'attendions pas trop longtemps à la frontière!

27
mars

Il est de ces lieux où l'on s'était dit que l'on n'irait jamais, que l'on ne pourrait jamais y aller et que, d'ailleurs, ça ne nous viendrait pas à l'esprit de vouloir y aller: la Colombie en faisait partie il y a quelques années. Jamais nous n'aurions imaginé y aller, et, à présent nous y sommes! (et d'ailleurs nous allons peut-être y rester plus longtemps que prévu...)

Le passage de la frontière Equateur-Colombie s'est, à notre grande surprise et notre soulagement, passé sans encombres et assez rapidement. Nous avions lu sur internet des files d'attente de plus de quatre heures. C'était peut-être le cas il y a quelques mois, mais il semble que l’Équateur ait durci ses conditions d'entrée sur son territoire pour les Vénézuéliens et de même c'est peut-être plus compliqué pour eux de sortir du pays également. Nous avons croisé des groupes (de jeunes pour l'essentiel) marchant le long de la route en Equateur et en Colombie!

 En une heure nous étions en Colombie, le temps d'aller faire des photocopies demandées par la douane!

Nous nous arrêtons pour la nuit à Pasto. Les premiers kilomètres en Colombie nous offrent de beaux paysages verdoyants: montagnes, forêts, pâturages, vergers et la végétation oscille entre végétation tropicale et "méditerranéenne".

Nous voilà entrés. A présent le problème est d'en sortir!!! Comme l'entrée au Pérou où nous avions été accueillis par une grève des transporteurs - ce qui nous avait valu d'être ensablés-, ici c'est un blocage routier (de la route que nous devons prendre) par des groupes indigènes qui nous attend. Le conflit dure depuis déjà deux semaines et ne semble pas prêt de se régler. En 2017, cela avait duré deux mois!! Conséquence: pratiquement plus de carburant dans les stations et route bloquée.

Chanceux,nous avons trouvé une station service où il n'y avait pas trop de monde, mais c'était la seule!!

Soit les stations sont complètement vides soit il y a une file d'attente interminable s'étirant parfois sur 1km!

Nous sommes arrivés aujourd'hui, sur une route sans beaucoup de trafic (et pour cause!), à la jolie ville de Popayan où nous allons rester deux nuits pour visiter la ville et réfléchir à la suite. C'est entre cette ville et Cali que la route est bloquée. Allons-nous prendre une voie annexe surchargée ou changer complètement de cap et rallonger du coup notre trajet? Cette dernière solution est peut-être la plus sûre.

30
mars

La belle ville de Popayan, où nous sommes est surnommée, à juste titre, la "Ville blanche" tant tous les bâtiments du centre historique sont d'une blancheur généralisée, blancheur qui va s'accentuer encore car les bâtiments sont en train d'être repeints pour préparer la semaine sainte, très importante ici à tel point que les processions sont inscrites depuis 2009 eu Patrimoine culturel immatériel de l'humanité!

La journée de hier a été consacrée à trouver des informations sûres pour la suite de notre voyage. Nous avons eu de tout: entre le Général (qui était à l'hôtel également!) qui nous a fait dire que nous pouvions emprunter la voie annexe à la Panaméricaine bloquée, l'office du tourisme qui nous confirme cela mais en ajoutant que nous devons y aller en "caravane de véhicules" à 5h du matin (c'est moins dangereux!), le pharmacien qui, lui, nous dit que c'est dangereux à cause d'hommes armés, beaucoup disent que ça peut dégénérer entre les forces de police et les manifestants,... nous avons eu droit à tout, pour qu'au final, nous apprenions que cette route est coupée également et que la police nous montre des photos de la route boueuse (et donc impraticable pour nous) du fait des pluies intenses. De toute façon, beaucoup ont commencé cette route et sont restés bloqués en plein milieu! L'autre alternative à laquelle nous pensions, changer de cap, n'est plus possible non plus car la route est également bloquée! Pas simple!

Deux dernières solutions s'offrent à nous: faire demi-tour en Équateur ou attendre quelques jours (la Ministre de l'Intérieur espère que les pourparlers aboutissent mardi ou mercredi). Nous avons décidé d'attendre jusqu'à lundi/mardi pour voir ce qu'il en est (ce serait quand même dommage d'avoir fait demi-tour et d'apprendre 4 jours plus tard que la situation est réglée!). Heureusement nous venons de découvrir un bar à salsa dans la rue de notre hôtel!💃

2
avr

5 jours d'attente se sont écoulés à Popayan entre balades dans la ville (nous ne voulons/pouvons pas utiliser la moto à cause du problème de carburant, et de toute façon, comme tout est bloqué, nous ne pouvons aller nulle part!!), entre travail, lectures, découverte d'un restaurant italo-suisse tenu par une Suisse (installée depuis 38 ans et mariée à un Colombien),et salsa!

On ne doit pas se laisser aller: petite fondue savoyarde pour remonter le moral, séance coiffeur et un peu de travail!

5 jours d'attente et ... aucune avancée dans les pourparlers! Dépités, le mardi 2 avril, nous décidons donc de faire marche arrière et de retourner en Équateur. Le conflit dure depuis plus de 3 semaines à présent.

Traversée de l'Amérique du Sud à vélo : bravo!!

Sur la route du retour, nous tombons sur Lucas, un jeune Autrichien, qui parcourt l'Amérique du sud à vélo! Il est parti de Carthagène, il y a un mois, et son objectif est d'atteindre Ushuaïa. Nous l'avions déjà rencontré la veille. Il nous parle à nouveau de la route qui va vers l'est qu'il a prise avec quelques barrages mais il est passé. Nous prenons la décision d'essayer de passer. A nouveau demi-tour et une vingtaine de kilomètres après la ville, nous tombons sur un barrage pas vraiment gardé mais le suivant, lui, est bien gardé par plusieurs hommes et, malgré nos supplications, ils refusent de nous laisser passer. Leur seule proposition est de nous séparer et que l'un d'entre nous aille parlementer avec le second barrage, séparation qui est hors de question. De toute façon il y avait plusieurs barrages après et rien ne disait que nous aurions pu les franchir. De plus, nous avons appris plus tard qu'il y avait eu des affrontement sur un autre blocage sur une autre route, avec un mort. Nous repartons donc cette fois-ci vers le sud.

Pose/pause photos sur la route 

Il y a toujours le problème du carburant et c'est avec très peu de carburant que nous nous approchons de la frontière: il était temps! Après une fouille complète des valises (pour vérifier que nous ne détenons pas de stupéfiants), nous pouvons passer en Équateur.

Nous revoilà en Équateur! 

Sur la route, nous avons à nouveau croisé de jeunes Vénézuéliens dans les deux sens.

Demain nous serons à Quito pour nous occuper du retour de la moto.

11
avr

Qu'il est difficile de rentrer!!

Avant d'arriver à Quito, nous nous sommes arrêtés sur la route à Ibarra dans un petit hôtel en pleine campagne dont le jardin est peuplé de colibris!

Une jolie adresse à Ibarra en pleine nature 

Nous sommes arrivés à Quito le jeudi 4 avril et depuis nous attendons toujours! Que c'est compliqué! Tout avait bien commencé: visite chez le menuisier pour la fabrication de la caisse le jeudi, douanes le vendredi. On nous avait parlé de 3-4 jours ouvrables pour le contrôle anti-drogue de la douane auquel nous devons assister, il n'est donc pas question de partir avant la moto! Nous trouvions déjà cela un peu long et ce contrôle devait avoir lieu aujourd'hui. Et finalement changement de programme: il aura lieu ... lundi prochain (lundi 15).

De vendredi dernier à aujourd'hui, nous avons eu le temps de bien découvrir Quito, qui, heureusement, est une ville agréable. Entre visite de la basilique, du musée d'art contemporain, du musée d'art moderne, du musée ethnographique, du musée des instruments de musique anciens, tour en bus touristique, en téléphérique..., nous sommes devenus des spécialistes de la Capitale!

La basilique : les gargouilles représentant la faune de l’Équateur et ses tours que l'on peut gravir à pied
La colline El Panecillo surmontée de la Vierge de Quito tout en aluminium 
Petit tour en téléphérique qui vous mène au volcan de Rucu Pichincha à plus de 4000m d'altitude 
Nous avons passé une soirée avec nos amis motards malaisiens arrivés à Quito et attendant leur visa pour la Colombie 

Hier nous avons mis la moto en boîte. Cela n'a pas été simple...

Et malgré cela, nous devons attendre jusqu'à lundi prochain. Comme nous connaissons bien Quito à présent et pour changer de décor, nous partons pour le week end dans la jungle amazonienne... pour de nouvelles aventures!

14
avr

Le vendredi 12 avril, après une heure d'avion, deux heures de voiture et 20 minutes de bateau, nous arrivons à notre écolodge au bord de la rivière Cuyabeno.

Ecolodge à Cuyabeno 

Pour la première journée, balade de 3h avec un guide dans la forêt.

Scolopendre, fourmilière, araignées,... : de belles rencontres! 

En plus de tous ces insectes, vivent également de plus grosses bêtes comme des pumas, ocelots, jaguars, tapirs,... que nous n'avons -heureusement- pas rencontrées!

Le danger est partout, même hors de la forêt! 

Deuxième jour: journée bateau sur la rivière et, à plus de quatre heures de navigation, visite de la communauté des Sionas qui parlent toujours leur langue (et l'espagnol).

la réserve de Cuyabeno 
découverte en bateau 
Caïmans, dauphins roses, singes, des oiseaux dont l'hoatzin, paresseux,...
pêche aux piranhas, cuisson de l'arapaima   

L'après-midi, visite chez les Sionas qui nous présentent la cuisson de l'arapaima, enveloppé dans des feuilles, poisson qu'ils ont pêché la veille. L'arapaima est le plus gros poisson d'eau douce d'Amérique du Sud, il peut atteindre 4,5m et peser jusqu'à 300kg.

Nous participons également à la confection du "pan de yuca" ( des galettes de manioc).

couper le manioc, le râper, l'essorer, tamiser la farine obtenue, et faire comme les crêpes!  
le repas est prêt: une galette de poisson!

Retour de nuit (ce qui, je pense, n'était pas prévu) et en grande partie sans lampe à l'écolodge. Notre pilote doit être nyctalope! De plus avec un moteur qui cale 3-4 fois, ce n'est pas le meilleur endroit pour tomber en panne avec les caïmans et anacondas qui rôdent !

Et aujourd'hui, dimanche, après cette escapade dépaysante qui nous a beaucoup plu, départ pour Quito où nous apprenons que la douane a encore, par 2 fois depuis notre départ pour l'Amazonie, changé la date: inspection repoussée à mercredi (au lieu de demain matin)! Nos billets pour Panama étant pour demain après-midi, nous n'assisterons pas à ce contrôle, notre présence n'étant soudainement plus obligatoire! Aurions-nous attendu tout ce temps à Quito pour rien? La moto doit partir mercredi après l'inspection: espérons que tout se passe bien!

16
avr
Adios Ecuador! 

Nous arrivons à Panama le 15 avril avec 2 heures de retard (sur un vol de 2 heures!) car nous avons crevé: nous, qui n'avons pas crevé une seule fois pendant 3 mois de moto, il faut que cela arrive en avion!

La ville moderne de Panama vue du "Casco Viejo" (le vieux Panama) 

Nous profitons de notre passage obligé au Panama pour visiter le Canal. Long de 80kms, il faut 8 à 10 heures pour le traverser. Entre 35 et 40 bateaux par jour l'empruntent chaque jour. Commencé en 1880 par les Français qui, au bout de 20 ans, abandonnent le chantier, il est repris par les Américains en 1903. Il a été officiellement inauguré en août 1914.

Visite de l'écluse de Miraflores : des locomotives électriques tirent les bateaux
Avant et après ouverture de l'écluse 
Même des voiliers peuvent l'emprunter, ils sont tirés à la main! 



Un second canal, le long du premier, inauguré en 2016, après 9 ans de travaux, permet d'accueillir de plus gros bateaux, les nouveaux porte-containers étant de plus en plus imposants!



Nous avons eu l'occasion de rencontrer des voyageurs au long cours en camping car dont plusieurs Français venus d'Amérique du Nord qui attendaient un bateau pour passer à Carthagène. Nous avons notamment discuté avec des Français qui étaient à la moitié de leurs 20 mois de voyage pour aller du nord au sud du continent.

 En attente d'un bateau: il y en a 2 par mois.

C'est avec une pointe d'envie que nous les avons laissés pour reprendre l'avion pour St Martin. Nous avons appris aujourd'hui, jeudi 18 avril, que le contrôle de la douane s'était bien déroulé: ouf! La moto devrait partir demain pour la France.

Retour à St Martin: un autre dépaysement... 

Retour à St Martin, un autre dépaysement, mais avec, quand même, la nostalgie de la route...

30
avr

Elle est enfin arrivée! Entière! Sa frêle caisse a résisté au voyage. Il faut dire qu'il y avait de quoi s'inquiéter vu qu'au dernier moment, pendant qu'on la chargeait à Quito, le menuisier a dû consolider une planche sous la moto: c'était très rassurant! Les sacs ont été ouverts par la Douane mais tout y est.

L'Africa retrouve sa liberté! 

Après 12500kms, 6 pays traversés, un peu d'entretien est quand même nécessaire!

L'Africa va se refaire une beauté chez Honda où elle est arrivée! 

Nous la retrouverons avec plaisir, fidèle à son poste pour de nouvelles aventures... parce que voyager en moto n'a pas d'équivalent: vous n'admirez pas seulement le paysage, vous faites partie du paysage, vous ne voyez pas seulement les gens, vous les rencontrez. Et surtout ce n'est pas seulement la destination qui importe, mais le trajet en lui-même.

21
mai
12500kms, un peu plus de 3 mois de voyage, 6 pays traversés 

L'Africa a bien roulé et n'a eu au final qu'un problème lié à la mauvaise qualité du carburant. Changement d'un pneu et des plaquettes de frein. Pas de réelle chute, même si, par deux fois, nous nous sommes retrouvés dans une situation délicate: ensablés au Pérou lors de la manifestation des routiers et emboués en Argentine sur la route/piste 40! Il s'en ait fallu de peu pour ne pas tomber!


L'Uruguay, petit pays par lequel nous avons commencé notre périple, ce qui était rassurant pour le démarrage entre le fret, la douane et l'immersion en Amérique du Sud. Très agréable pays, évidemment moins "spectaculaire" que ses grands voisins, mais qui mérite le détour pour sa douceur de vivre.

L'Uruguay 

L'Argentine, magnifique et vaste pays! Nous avons adoré ce que nous avons vu et nous n'avons vu que la partie nord. Des montagnes, des déserts, des couleurs étonnantes et vives: des paysages à couper le souffle. Une mention spéciale pour notre séjour à Uspallata et la piste 40 vers Cachi même si nous nous sommes emboués! Inoubliable!

L'Argentine 

Le Chili, vaste pays également dont nous n'avons parcouru que la moitié nord et que nous avons beaucoup apprécié. Des paysages grandioses faits de déserts, des villes colorées...

Le Chili 

Le Pérou mythique (et touristique) que nous avons beaucoup aimé: évidemment l'impressionnant Machu Picchu, le lac Titicaca, les villes d'Arequipa et de Cusco, le village inca d'Ollantaytambo. Déception par contre pour l'autre Pérou (que les touristes ne voient pas), pollué par les déchets (jusqu'aux déserts) et au réseau routier plus que dangereux.

Le Pérou 

L’Équateur, la belle surprise du voyage! Nous n'avions pas d'attentes particulières car nous ne connaissions personne qui y était allé et nous avons été plus que très agréablement surpris. Un petit pays mais avec de multiples possibilités de découverte avec la variété de ses paysages (côte pacifique, volcans, Andes, Amazonie) et de ses cités historiques comme Cuenca et Quito par exemple.

L'Equateur 

La Colombie, pays que nous avons beaucoup aimé, même si nous regrettons de pas avoir pu aller jusqu'au bout. La situation politique semble être hélas fragile depuis l'élection du nouveau président en août 2018 qui veut remettre en cause certains accords de paix. Espérons que la situation ne va pas s'aggraver! Ce dont nous avons été témoins ne nous rend pas forcément optimistes.

la Colombie 

Un regret peut-être : ne pas être allés en Bolivie voir le Salar d'Uyuni et rentrer au Pérou par le lac Titicaca, mais nous avions entendu beaucoup de négatif sur ce pays (cela dit les dernières rencontres que nous avons faites étaient plus laudatives sur ce pays) et la météo pluvieuse, l'état des routes auraient été de toute façon problématiques.

Un autre regret serait de ne pas avoir poursuivi notre route jusqu'au Canada, surtout après avoir rencontré les camping-caristes à Panama et à force de continuer à suivre nos amis routards. Lucas, le cycliste autrichien, est déjà au Pérou! Nos Douarnenistes, après être revenus au Chili pour revendre leur van, devraient rentrer en Bretagne bientôt. Par contre nous sommes extrêmement déçus pour nos amis motards malaisiens (actuellement au Nicaragua) qui, alors qu'ils voyagent depuis 3 ans, qu'ils ont traversé tous les pays du monde, viennent de voir leur visa pour les USA refusé!! et doivent donc arrêter leur tour du monde en Amérique centrale et ne pas aller jusqu'en Alaska à cause des États-Unis!!

Ainsi s'achève notre aventure sud américaine qui nous a enthousiasmés par les paysages grandioses traversés, la gentillesse des gens, les belles rencontres sur la route...

A quand le prochain périple?