Carnet de voyage

Mexique du Nord - 2021 - #3

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Fin 2020. Notre rêve d’évasion peut redevenir enfin une réalité. De plus en plus de pays ré-ouvrent leurs frontières et nous sommes prêts à partir. Où ça ? Suivez nous pour le découvrir ...
Du 16 avril au 17 mai 2021
32 jours
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16
avr

Merci de nous retrouver sur ce nouveau carnet de voyage, suite du Mexique partie 2.

Nous quittons Puerto Vallarta. S’il y a des endroits où je n’ai pas envie d’y rester, c’est bien celui là. Nous sommes heureux de quitter cette ville qui a perdu un peu de son charme et est loin de l’authenticité recherché comme la ferme de Samuel dans le désert mexicain ou même San Agustinillo dans le Pacifique sud. Mais c’est aussi ça, le voyage, la diversité des endroits.

Le Uber mettra 3/4 d’heure depuis l’hôtel jusqu’au terminal des bus de Puerto Vallarta et après 6 heures de bus où nous avons traversé des kilomètres de champ de manguiers, de bananiers, puis d’agave bleue, nous sommes de retour à Guadalajara.

Manguiers 

Et pourquoi revenir dans cette ville ? Vous le saurez demain...

Hasta mañana !

17
avr
17
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Alors, pourquoi revenir à Guadalajara, ville en plus difficile à prononcer en espagnol, grande ville pas belle mis à part son centre historique avec ses places et monuments immenses !

Tout simplement, parce qu’à 60 km, se trouve la jolie petite ville que l’on nomme Tequila. Tequila, ha ha... je vois déjà vos têtes... Ce matin, c’est donc lever de bonne heure et direction la « central de bus Antigua » pour le village de Tequila ! Et cela nous fait tout drôle de n’être que tous les 2...

Tequila

Et oui, ce village est une occasion unique de découvrir le savoir-faire de la boisson nationale connue dans le monde entier ! La tequila (ou plutôt le tequila, ici on dit el tequila). Il faut savoir que la consommation a été multipliée par 15 dans les années 1970 et 2000 et la région a connu une grave crise de la sous production de l’agave ! On compte pas moins de 18 distilleries ! ... et toute la pollution que cela engendre car toutes ne sont pas écologiques et ici aussi, on brûle aussi les terres comme dans la région de la canne à sucre ! 🙃 Le monde est fou...

Déjà dans le bus local le ton est donné. Les champs d'agaves s'étendent à perte de vue, donnant au paysage cette couleur vert-bleu.

Le nom Tequila provient du mot náhuatl Tekilan (lieu des travailleurs). Il y a un dicton qui dit «si une tequila n'est pas produite à Jalisco, on ne peut pas l'appeler tequila» ! Seuls Jalisco et quatre autres États ont l'appellation d'origine pour la produire.

Arrivés dans le village, nous partons vers l’église où le « le routard » précise qu’il faut se rendre à la distillerie Mundo Cuervo. Sur des terres conquises aux Aztèques et qui leur ont été octroyées par le roi d'Espagne, la famille Cuervo commercialise la tequila dès la fin du 18e siècle. Elle établit ses distilleries dans la région de Jalisco, où pousse l'agave bleu, qui donne un goût un peu poivré à la boisson. Et aujourd’hui c’est mon anniversaire... il va falloir y goûter ! 😂😂😂 Pour ceux qui me connaissent, boire de l’alcool à 35° ce n’est pas mon truc ... Ah que c’est fort ! Même si je n’aime pas ça, au goût, je préfère le Mezcal goûté à Oaxaca.

D’ailleurs quelle est la différence entre le Tequila et Mezcal ? J’ai dû déjà vous le dire à l’époque où nous avions goûté au mezcal mais comme je ne m’en souviens plus ...

- Le Tequila provient d’une seule et une seule qualité d’agave, l’agave bleu exclusivement cultivé dans l’État de Jalisco alors que le Mezcal est distillé à base de toutes sortes d’agaves provenants de tout le Mexique.

- Et une fois récolté, on enlève les feuilles de l'agave et on ne garde que le cœur, celui qui ressemble à un ananas qui est porté à ébullition durant sa cuisson, alors que le coeur des différentes agaves pour l’élaboration du Mezcal est brulé, ce qui lui confère ses saveurs robustes et boisées… peut être pour ça que je préfère... et il faut environ 6 ans à l’agave bleu pour mûrir.

Agave 

Lorsque l'ananas est bien cuit, il est broyé pour en extraire ses jus et sucres qui sont fermentés et transformés en alcool. Ce qui est obtenu est distillé pour éliminer les impuretés et séparer l'eau de la tequila blanche prête à être mise en bouteille. Pour obtenir différents types de tequila tels que la tequila reposée, vieillie ou extra vieillie, au lieu de la mise en bouteille, elle est laissée en fûts pour commencer son processus de maturation et il faut un laps de temps entre 10 mois et jusqu'à cinq ans pour obtenir la couleur parfaite et y goûter.

Puis nous partons à la visite du village et je suis agréablement surprise de découvrir une petite ville colorée comme nous les aimons.

Aux maisons de toutes les couleurs

Tequila 

Au petit musée, un espace est dédié aux mariachis que nous entendons jouer sur la place.

Et de belles peintures.

On trouve aussi dans la ville une importante production de bananes, de mangues, de prunes, mais aussi des meubles à base d'agave, des produits de beauté etc etc...

Nous avons passé une bien belle journée. Un bon jus d’orange pressé bien frais car il fait chaud (32°) et nous reprenons le bus local qui met un peu plus de 2 heures pour faire 60 km !!! 😆😆 Il s’arrête partout comme d’hab. !

Et sinon, entre mezcal, tequila et piña colada... je dis piña colada ! 🍸surtout sous une paillote les pieds dans le sable à regarder le va et vient des vagues...

Hasta luego !

18
avr
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Publié le 18 avril 2021

Aujourd’hui, la fatigue commence à s’installer, serait-ce la chaleur ? Il fait chaud, de plus en plus chaud ! Nous partons visiter le musée Cabañas, que nous n’avons pas pu faire avec Naty car nous étions arrivés à l’heure de fermeture 😉

L’Hospice Cabañas est l’un des plus anciens et plus grands hôpitaux de toute l’Amérique latine. Il est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997 et a été construit en 1791 dans le but de servir aux plus démunis, aux invalides et aux orphelins...

Sa conception et sa gestion des espaces ouverts et fermés est unique pour l'époque. Il y aurait au moins 23 patios, c’est un vrai labyrinthe !

Puis nous arrivons au moment clé. Nous pénétrons dans la grande chapelle et là, nous sommes scotchés par toutes les fresques, des murs au plafond, impressionnant ! Il y a même des bancs pour s’allonger afin de regarder le plafond sans se faire mal au cou ! Après, on aime ou on aime pas... les peintures de José Clemente Orozco peintes en 1937 : 53 peintures et 2 ans de travail.

La prouesse technique est sans aucun doute la coupole, « El hombre del fuego » (l’homme de feu) apparaît complètement droit alors qu’il est peint sur la partie concave de cette dernière !

Une reproduction permet d’apprécier les lieux.

Ensuite, pour clôturer le tout dans l’insolite, dans un des patios, un musée est dédié à l’artiste Mathias Goeritz, né le 4 avril 1915 à Dantzig dans la province de Prusse Occidentale et mort le 4 août 1990 à Mexico.

Après cet aparté, un petit tour au marché où les étales de couleurs se succèdent, ces fruits sont toujours un vrai plaisir pour les yeux et déjeunons d’un bon pollo a la plancha !

Le grand marché 
Un dimanche sur l’esplanade...

Un dernier petit tour...

Et depuis la terrasse de l’hôtel

Demain, nous allons reprendre de l’altitude et partons pour Guanajuato, une autre ville coloniale.

A bientôt !

20
avr
20
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Nous arrivons à Guanajuato, il est environ 17 heures, après 4 heures de bus où je n’ai pas vu le temps passer, le nez dans mon bouquin avec le manuscrit inachevé de F. Thilliez !

Comme toujours maintenant depuis notre arrivée au Mexique, la première chose que nous faisons est de chercher un Uber pour aller à notre guesthouse « La Casa Bertha » pour les 4 prochaines nuits. Mais ici comme dans certaines villes, il existe des tensions avec les chauffeurs de taxi de la ville.... mais pas de soucis... nous avons repéré un joli bus (8 pesos) pour le centro.

C’est parti ! Et comme partout, le chauffeur a tout dans la main... billets, tickets ...

Bus pour el centro 

Le bus nous laisse dans un tunnel... Le chauffeur crie Centro - Mercado. Nous voilà déposés dans un drôle d’endroit ! Heureusement, un monsieur bien gentil, nous vient en aide et nous commande un taxi. 🙂

Eh oui ! Il ne faut pas oublier que la ville vit aussi sous terre. Car cet ancien centre minier, l’un des plus importants au monde à l’époque coloniale est un vrai gruyère dans lequel on circule à travers un dédale de rues souterraines !

Le taxi ne pouvant pas accéder juste devant l’auberge car ici, ce n’est que ruelles ou venelles... Nous finissons le trajet à pied. Heureusement, c’est bien fléché ! 😆😆 Dur dur la grimpette à 2000 m d’altitude !

Nous posons les sacs et allons faire un tour mais avant nous montons profiter de la vue sur la terrasse de la ville sur la terrasse de l’hôtel et ... waouh... cela promet de belles choses !

Il maintenant l’heure de diner... un petit aperçu de notre quartier le soir où les mariachis et autres musiciens se bousculent et se disputent la place, les rues sont incroyablement animées, une odeur de vacances, Guanajuato nous plait.

Le lendemain Mardi 20 Avril

Premier contact de jour avec la ville, nous partons vers la zone la plus proche de notre hôtel, retournons vers la place de la Union, l'une des principales artères de la ville où se trouve le célèbre théâtre Juarez.

C’est le théâtre le plus célèbre de la ville. L’intérieur est magnifique dans lequel l’or et le rouge prédominent, se balader dans la salle, s’asseoir, regarder la scène et monter en haut sur un balcon est magique.

PS : le théâtre est ouvert avec distanciation

Sur le côté du théâtre, le temple San Diego de Alcalá et nous apercevons au loin, le Pipila.

Nous continuons vers la Plaza La Paz

Où se trouve la jolie cathédrale, la Basilica de nuestra señora de Guanajuato

Le Temple de la Compaña de Jesus érigée par les Jésuites au XVIIIe.

Juste à côté, l’université, magnifique bâtiment blanc qui se fond parfaitement dans style du centre historique. Construite en 1950 sur les ruines d’un hospice.

Puis l’on décide de déambuler au hasard et de se perdre volontairement dans les ruelles. Certaines sont si étroites qu’on peut s’embrasser de balcon à balcon comme dans la rue du baiser. Guanajuato est vrai labyrinthe de couleur ! J’adore ! Et pour clôturer le tout, il n’y a pas de voiture. Tout le centre historique est piéton. Un vrai régal !

Guanajuato 

Mais d’avoir aussi des vues incroyables sur la ville.

Belle palette de couleurs 

D’arriver à la petite calle San Roque toute biscornue. Et de débouler sur la magnifique place très romantique San Fernando où nous décidons d’y faire une pause déjeuner bien au calme.

D’aller voir à quoi ressemble la calle del beso (La rue du baiser) La ruelle la plus étroite de Guanajuato.

Selon la légende, une fille d'une famille aisée qui vivait dans cette rue est tombée amoureuse d'un mineur, mais le père ne voulait pas de cette union. Alors le jeune homme acheta la maison juste en face de la chambre de la jeune fille afin de pouvoir s’embrasser de balcon à balcon. Seulement, voilà, le père s’en est aperçu... il a tué le jeune homme. 🥲

Calle del beso 

Puis de continuer vers le marché Hidalgo pour acheter mangue et ananas !

Un batiment immense attire notre attention, nous pénétrons à l’intérieur par le côté « salida » (sortie) ... Voilà ce que c’est que de vouloir faire des entrées différentes des sorties ! 😆😆😆 En fait il s’agit d’un musée que nous ferons sans payer... 🤫 Le musée Alhondiga, (fait dans l’ancien grenier à céréales de la ville) un musée très intéressant sur l’histoire du Mexique depuis les Aztèques à la révolution.

Et la fameuse inondation de 1905 que l’on voit partout sur les murs de la ville

Nous revenons un peu au hasard... nous arrivons dans notre quartier, allons nous reposer un peu après ces 4 heures de marche. 🤪

18 heures. Nous partons au Pipila en téléphérique ! C’est l'un des endroits les plus célèbres de la ville. Pour monter au monument Pípila, il est préférable de le faire avec le funiculaire (60 pesos A/R) qui se trouve à l'arrière du théâtre Juarez.

Ce monument rend hommage au héros qui a mis le feu aux portes de l'alhóndiga (grenier municipal où les espagnols s’étaient réfugiés) et qu’Hidalgo a remporté la première victoire du mouvement indépendantiste.

La vue d’en haut de l’autre côté est splendide ! J’ai du mal à trier les photos !


Au Pipila 
Belle couleur au coucher du soleil 

Quelle belle journée ! A demain !

21
avr
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Publié le 22 avril 2021

Ce matin, nous devons retourner à la station de bus afin de réserver nos places pour après demain car nous avons un changement de bus donc il vaut mieux assurer... Pour cela, nous prenons un colectivo et sur le chemin du retour, nous descendons à la rue des ponts que j’avais repéré à l’aller. Il fait toujours chaud, même à 2000 m. 32° pour aujourd’hui !

Voilà donc ce qui fait aussi le charme de Guanajuato... Ces rues souterraines, ces ponts... Et c’est unique à Guanajuato ! On peut même parcourir la ville à pied ou en voiture dans les souterrains ! Et ressortir où l’on veut ! La ville a été construite sur un fleuve et à cause de multiples inondations, le réseau sous terrain a été construit, impressionnant à voir ! Par contre, l’odeur dans les tunnels ... ! No comment !

Il faut se perdre parmi les 3500 ruelles, qu’on appelle ici callejones.

Qui débouchent sur des petites places...


Ses rues colorées et ses magnifiques point de vue ! Guanajuato est une ville qui nous a enchantée ! Elle est d’ailleurs inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 1988 pour la richesse de son architecture et son passé minier.

Guanajuato 
Le musée de Don Quijote et l’église San Francisco 

Je ne me lasse jamais de photographier les portes !

La vie en rose (dernière photo ci dessus) est un super resto que nous vous recommandons avec belle musique française... ça change un peu du « Mi amor, mi corazon » 🤣🤣🤣 ( Naty tu nous comprends, ils ont même passé du Lalanne)

Une vraie galette bretonne !  Manque juste la bolée de cidre !


Nos 4 jours à Guanajuato se terminent, demain nous partons pour d’autres aventures...

Logement Casa Bertha avec cuisine

Hasta luego !

23
avr
23
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Morelia

Morelia

Publié le 26 avril 2021

C’est en bus local (8 pesos) que nous quittons la jolie ville sereine et reposante de Guanajuato jusqu’au terminal de bus. De là, un bus nous emmène à Irapuato et reprenons un autre bus pour Morelia. Nous traversons des champs de culture de fraises, de nopale (le fameux cactus), et de lacs asséchés.

Lac asséché 

En descendant du bus, nous sommes surpris par la chaleur étouffante même ici à 2000 m ! Et nous prenons un taxi jusqu’à notre auberge de jeunesse « El Suburbio ».

On ne change pas les habitudes, nous posons les sacs dans la chambre et partons en reconnaissance. La ville est bruyante, normal, c’est une ville de plus de 700 000 habitants. C’est la capitale de l'Etat du Michoacán. Nous sommes seulement à 300 km de la ville de Mexico et à mi-chemin avec Guadalajara. Les premiers habitants étaient rattachés à la culture Téotihuacane ! Au début, la ville s’appelait Valladolid et elle était habitée par une cinquantaine de familles issues de la noblesse espagnole. Le nom de Morelia lui fut donnée en 1828 en l’honneur de Morelos, héros de l’indépendance et natif de la ville.

Premier coup d’oeil sur La Plaza de Armas

Où se trouve la cathédrale, commencée en 1660 et terminée un siècle plus tard. L’orgue est magnifique, il contiendrait 4600 tuyaux... pour les connaisseurs... J’aurais bien aimé l’entendre...

Allons déjeuner, un repas de crevettes dans un quartier sympa au calme et romantique... et excellent repas ! (150 pesos)

Très copieux ! Et très bon ! 

Nous continuons à flâner au hasard et juste en face cette jolie place où nous avons déjeuner, on découvre le couvent Santa Rosa. Un ancien couvent de religieuses dominicaines. La façade est belle avec toutes ces gargouilles.

La Pila de Sorinne... et son bougainvillées, immense !

De retour à l’hôtel, nous prenons une petite rue piétonne et découvrons une autre église San Augustin, mais aucun recul pour la prendre en photo.

Le Samedi 24 et Dimanche 25 Avril

Nous reprenons la visite de la ville et nous prenons la direction du temple de nuestra señora de Guadalupe. Nous passons devant le marché, la rue des chapeaux, un grand parc qui débouche sur l’aqueduc.

Jolie place avec plein de palmiers 

Arrivons à la l’église de Guadalupe. Le « routard » écrit que l’intérieur est superbe. Nous ne sommes pas déçus, je reste sans voix en pénétrant à l’intérieur de l’église. Un vrai festival de couleur ! Si l’extérieur est sobre, l’intérieur est de toute beauté ! Des tableaux sur les murs évoquent l’évangélisation des indiens.

En sortant, nous prenons la rue piétonne Fray Antonio de San Miguel où des petites filles se prêtent à la photo. Nous sommes samedi et c’est jour des mariages ! Nous en verrons plusieurs.

Au bout la Plaza Villalongin où jaillit une fontaine symbolisant la ville avec ses 3 princesses indiennes « purépechas »

De l’autre côté, on accède à la callejon del Romance où nous faisons une délicieuse pause tacos arranchera. (55 pesos)

Le Palacio del Gobierno

Nous prenons une rue adjacente et c’est la série des église ! El Templo San Francisco ... On ne s’y attarde pas, c’est l’heure de la messe.

El Templo de San Jose

Puis, on découvre El Templo de Carmen qui ressemble à un château. Il est magnifique mais fermé. Il était intégré à l’ancien couvent des moines carmélites du XVIIIe s.

De retour vers la cathédrale, c’est une explosion de bougainvilliers...

Tout autour de la Plaza de Armas, de beaux hôtels ...

Et le palais de Justice, l’un des plus anciens bâtiments de la ville. Et bien, après tous ces km de marche... on en a plein les « papates » demain, nous partons pour une nouvelle aventure...

Hasta luego !

26
avr

Le village de Pátzcuaro est perché à 2140 mètres et plus nous montons en altitude et plus il faut chaud, en fait, il fait surtout plus lourd. Le ciel est d’une couleur laiteuse à cause des feux de forêt ou autre... Quelle tristesse ! Nous apercevons un hélico qui balance de l’eau... Ici pas de Canadair !

Les feux dans la région 

Après avoir fait connaissance d’Hector et de Carmen, les propriétaires de notre logement,

Maisons en adobe, notre logement

nous partons faire un tour dans le centre de ce village de montagne à 2 km de montées et descentes abruptes. Chaud les mollets !

Patzcuaro 

Nous sommes agréablement surpris, ce village est plein de charme et ne ressemble pas aux autres villes coloniales déjà vu. Il nous fait plutôt penser au Pérou du nord par son style particulier de maisons blanches et rouges, jusqu’aux inscriptions en rouge et noir.

Nous voilà en territoire des Indiens Purépechas. Le village fut fondé au début du 14e siècle par les mêmes indiens et fut un centre religieux important pendant plusieurs siècles. Ils ont toujours su résister aux envahisseurs et aux attaques des Aztèques, mais malheureusement pas aux espagnols qui firent brûler vif leur dernier chef. Arriva ensuite l’évêque Vasco de Quiroga (nom de la grande place) qui organisa les indigènes en communautés en les incitant à s’autogérer et à développer leur artisanat qui perdure encore de nos jours.

Patzcuaro 

Il parait que ce village est bordé par un lac magnifique ... On vous en dit plus demain...

Le lendemain Mardi 27 avril

Alors à environ 4 km de Patzcuaro, on trouve El Lago de Patzcuaro, un grand lac regroupant plusieurs petites îles et une trentaine de villages et hameaux tout autour. Comme nous sommes véhiculés, nous choisissons de faire le tour du lac et en premier, nous apercevons l’île Janitzio, facile à reconnaitre grâce à son immense statue de l’indépendantiste Morelos.

A cause des incendies, le ciel a perdu sa jolie couleur bleue et le lac n’est malheureusement plus bleu non plus pour cause du tremblement de terre de 1985 mais aussi à cause de la pollution. A chaque village traversé, nous avons comme une impression étrange de parcourir des villages fantômes avec toutes les ordures sur le bas côté. Cependant, à certains endroits on peut observer un beau panorama sur tout le lac. J’essaie de m’imaginer les couleurs sans ces feux de forêts. (Criminel m’a spécifié Hector) 🥲

Le lac Patzcuaro 

Nous arrivons dans un petit village charmant à visiter, mais difficile à prononcer, le village de Tzintzuntzán. Le « lieu des colibris » en purépecha. Petit village de même style que Patzcuaro avec ses maisons blanches et rouges. Dans ce village se tient un marché spécialisé dans le bois sculpté et la poterie.

Tout au fond d’un grand parc, nous découvrons le couvent franciscain Santa Ana du XVIe s.

Eglise 
Eglise, couvent... 

Les fleurs du parc

Nous décidons d’aller au site archéologique du même nom que la ville, mais il est fermé pour cause de cette p... de maladie alors qu’il n’y a personne ! Pas grave on en voit quand même un peu... en se faufilant...

Nous reprenons la route, les maisons ici sont faites en tuiles rouge ou en adobe, certains indiens sont habillés dans leur costume traditionnel, un cimetière bien particulier avec des petites églises sur les tombes, de jolis et grands cactus fleuris...

En continuant, on arrive au village d’Erongaricuaro, un autre charmant petit village...

Dont l’architecture ressemble encore à celle de Patzcuaro.

Nous terminons la journée par un beau coucher de soleil...vu depuis notre terrasse !

Hasta luego !

28
avr

9 heures. Nous quittons Patzcuaro et direction le volcan Paricutín à environ 2 heures de route. Nous évitons l’autoroute et passons dans des petits villages de montagne. Villages très pauvres mais aussi très sales. Toutes les femmes portent le costume traditionnel des indiens Purépechas. En général très brillant.

11 heures. Nous arrivons au village d’Angahuan. Même style de village. Pas de route. Des chemins défoncés. Des maisons pas finies...

Angahuan 

Mais une fois dans le village, on va où ? Cette fois c’est google map qui nous guide. Un cow-boy nous suit. Il y en a plein ici. Et beaucoup de chevaux aussi. Il nous demande si nous voulons monter jusqu’au volcan ? Non... 8 heures de marche, ce n’est pas pour nous. Sympa, il nous indique le début de notre rando.

Chaussures de marche aux pieds. C’est parti pour 2h30 de rando ! Nous ne voulons pas monter au volcan, mais juste voir cette « fameuse église ».

Ce volcan de 2 800 m de haut est sorti de terre en 1943 et a englouti les villages alentours et surtout celui qui s’appelait San Juan Parangaricutiro situé sur le plateau des indiens Purépecha. L’éruption a duré plus de 9 ans et les habitants ont donc eu le temps de s’enfuir 😉 ! Ouf !

La ville de San Juan a été recouverte de lave et presque entièrement rasée. Et je dis presque parce que la seule chose qui a survécu au volcan est l'église du village.

Au début de la randonnée, nous avons une jolie vue sur le volcan...

Volcan Paricutin 

Ensuite nous marchons dans une jolie pinède... c’est facile, ça descend. Bon, dans l’autre sens faudra remonter !!! 🤪

Pour finir par découvrir un paysage lunaire. La lave.

Et l’église ! Mais pour s’en approcher, il faut escalader la lave. Bien regarder où l’on pose les pieds 😂😂 Nous commençons par apercevoir son clocher...

Et là, on se demande comment il est possible que cette église ait pu survivre à une coulée de lave, comment il est possible que le clocher de l'église ait réussi à supporter tout le poids du volcan pendant 9 longues années d’éruption...costaude l’église !!

L’église engloutie

On y arrive ! Ah ouais... Impressionnant !

Surréaliste !

De retour vers Patzcuaro, nous passons par Uruapán pour changer de paysage et là, ce sont des plantations d’avocats sur des kilomètres et des kilomètres ! Il faut dire qu’ici, on cultive intensément plus de 100 espèces d’avocats ! La ville s’est même autoproclamée capitale mondiale de l’avocat !

Et comme tous les soirs, le soleil enflamme le ciel ...

Quelle journée ! Quel spectacle ! L'église de ce village de San Juan ne peut laisser personne indifférent... Heureusement, les habitants ont été évacués et relogés dans une ferme à une trentaine de km... et auraient reconstruit leur village...

29
avr
29
avr
Publié le 1er mai 2021

Cette nuit... le lit a bougé ! Les murs ont tremblé ! Tremblement de terre...5,1 sur l’échelle de Richter vers Guerrero à 300 km ! 😮 C’est le 2ème depuis que nous sommes partis !

Ce matin, le ciel est bleu, nous repartons en direction du lac afin d’apercevoir les pêcheurs avec leur façon ancestrale de pêcher avec leur filet qu’on appelle papillon.

Nous apercevons un panneau indiquant des pyramides. Allez zou, on y va ! La route pavée pour y aller est superbe.

Bien sur, le site est fermé mais nous trouvons un tout petit sentier qui permet de s’en approcher, ensuite il faut grimper sur le mur en évitant de tomber dans les cactus 🌵 ! Il n’y a que ça !

Le site nous surprend par sa grandeur. Nous sommes sur le site archéologique d’Ihuatzio. La ville a été l’une des capitales du royaume tarasque. Ihuatzio signifie "Lieu de les coyotes". Le site archéologique de la tarasque a été fouillé dans les années 1930-1940. L’enceinte cérémonielle occupe une superficie de 1 000 m sur 470 m. Les deux pyramides étaient dédiées à tous les dieux tarasques...

Tout autour, d’énormes cactus, et un peu plus loin, nous repérons un superbe endroit où l’on peut dormir en 4x4 cellule ! 😉

Nous repartons à la découverte de la ville de Patzcuaro

Patzcuaro 

et allons voir la Basilica de la Salud, construite à partir du XVIe s. De nombreuses restaurations l’ont aidée à survivre aux tremblements de terre et aux guerres civiles.

La place devant la Basilique.

On emprunte la rue José Maria Cos et on passe devant le centre culturel, ancien couvent qui abrita les Jésuites avant leur expulsion.

Presque en face El Sagrario, derrière l’hôpital de Santa Marta.

Sur le côté, nous empruntons une rue piétonne qui débouche sur la Casa de los 11 patios. Cet endroit est superbe avec ses petits jardins fleuris. On y trouve aussi des magasins de vêtements fabriqués main ainsi que du cuivre qui provient du village de Santa Clara del Cobre, à 16 km au sud de Patzcuaro.

J’adore ces petits patios...

Autres quartiers de Patzcuaro, superbe !

Patzcuaro 

De retour à notre petite maison en adobe, (l’adobe est un mélange de paille et de terre qui permet aux maisons de garder le frais ou le chaud) nous papotons un peu avec Hector et Carmen, les proprios, un couple adorable qui vit très mal ce qui se passe en ce moment. Carmen a perdu 20 kg pour cause de stress. Leur fille, professeure de musique à Mexico n’a plus de travail depuis plus d’un an (école fermée) et a eu un bébé l’année dernière... et pour eux, plus de touristes pour arrondir leurs fins de mois. Ils ont envie de parler. Nous les écoutons. Ils nous racontent l’histoire de ces incendies liés à la culture intensive des avocats. Ici on l’appelle l’héroïne verte car la législation locale autorise des plantations sur un terrain forestier quand les arbres ont été coupés ou ravagés par le feu. 95% d'entre eux sont intentionnels et comme cette année est une année sèche, c’est une catastrophe ! Tous les terrains y passent. Après recherche il en aurait plus de 10 000 hectares ! Il y a aussi plein de plantations illégales et un grand traffic autour ! Mais voilà, c’est une source importante d'emplois, alors personne ne dit rien. Nada !

Arrêtons juste de consommer des avocats tous les jours et non bios car Carmen et Hector sont des personnes écolos. Ils n’ont pas de télé, il joue du piano et de la guitare, recyclent les eaux usées, font leur compost, a construit toutes ses maisons en adobe lui même, etc etc...

Avec Carmen et Hector 
Et leurs petits chiens Tango est celui du milieu

Après ce discours un peu triste mais malgré tout ils croient en l’avenir... vite nous montons sur le toit de notre maison et waouh, quel spectacle !

Le soleil disparait à l’autre bout du monde et nous laisse un spectacle sublime en inondant le ciel d’une couleur doré. Magnifique !

Demain, nous retournons sur Morelia rendre la voiture et prendre un peu de repos avant la suite de l’aventure...

🚙 Réservée sur le site de Carflexi - 23€/jour assurances toutes comprises - Réglé avec une carte de débit.

3
mai
3
mai
Publié le 3 mai 2021

Nos derniers jours à Morelia se passent muy tranquillou... Comer, beber, descansar, caminar, dormir...Manger, boire, repos marcher, dormir.... et prise de Coca 7CH (on vous dira pourquoi plus tard)

Tacos arrachera une tuerie ! 
Carne en su jugo con frijoles - Super bon !  (Viande cuite dans son jus avec haricots)

et terminer par un joli spectacle de danse des indiens Purépechas sur la place principale.

Demain, nous partons pour Toluca située à 2 660 m d’altitude. Il parait que c’est une ville polluée, pas terrible, mais on s’en moque un peu, ce n’est pas pour elle que nous sommes venus. On s’approche et on croise les doigts...

Hasta luego !

4
mai
4
mai
Publié le 5 mai 2021

Après environ 3h30 de bus, nous voilà à Toluca et c’est en taxi que nous arrivons à notre hébergement « Suite Adalma » Nous sommes accueillis par un homme charmant et récupérons la chambre avec cuisine... et la vue sur le volcan ! Ça y est... On est tout près !

Toluca ou Toluca de Lerdo est la capitale de l'État de Mexico. C'est la cinquième ville du Mexique. Elle est située à 63 km au sud-ouest de la ville de Mexico et se trouve à 2 680 m d’altitude.

Nous partons nous balader et découvrons une ville charmante et pas si polluée que ça, en tout cas, pas plus que certaines dont nous sommes passés. Nous arrivons à une zone d’arcades immenses et magnifiques.

Toluca 

Tout au bout de ces arcades, une immense place ... avec « la chambre des députés »

A côté on trouve la Cathédrale Saint-Joseph et celui du Templo de la Santa Veracruz mais cette dernière est fermée. Nous rentrons dans la cathédrale.

La cathédrale 
 Templo de la Santa Veracruz

En face la cathédrale, autre monument

Une autre église et au loin un quartier coloré...

Au loin, un bâtiment attire notre attention, il s’agit du Cosmovitral, un jardin botanique de 3 500 m2 implanté sur le zocalo, sa structure impressionnante est de style Art Nouveau en acier forgé et de cristal. Malheureusement, il a l’air en réfection. Nous y retournerons peut être demain. Pas le temps de s’y attarder ce soir...

Tout autour du bâtiment, on aperçoit un vitrail qui serait le plus grand du monde, dans un jeu de lumières filtrées et multicolores. A l'intérieur, la serre abriterait plus de 400 espèces de plantes tropicales ainsi que de nombreux arbres... Pour plus d’infos c’est par ici

Le Palais de justice

Et en face le théâtre...

Nous faisons quelques provisions (barres de céréales, bouteille d’eau, bananes...) et ce soir c’est repos. Demain, une dure randonnée nous attend... 🤞🌋 et oui je croise les doigts ....

5
mai

9 heures. Chaussures de rando aux pieds. Chaudement habillés, nous montons dans le pick up. Nous sommes prêts moralement, physiquement pour une randonnée qui va démarrer à 4 200 m pour terminer à 4 600 et il parait que la montée est raide. C’est parti pour 45 mn de route. Après 14 km de piste, à 3 600 m d’altitude, première barrière, fermée. Notre chauffeur discute sérieusement avec le gardien qui n’arrête pas de répéter : No pasar... 🙏 (et dans ma tête, je dis por favor, por favor...) ou alors il faut attendre 10h30 que la policia arrive... et donner des dineros. 😮

Après plusieurs appels téléphoniques de la part de notre chauffeur au parc du volcan et avec notre hôtel... Nous faisons demi-tour 😫

Nous sommes dégoûtés.

De retour à l’hôtel, le gentil monsieur nous explique. Le site est bien ouvert. Les fins de semaines normalement, il n’y a aucun souci car il y a beaucoup de commerçants dans le village de Raices, dernier village avant le volcan, il faut donc faire vivre le commerce. En revanche sur la semaine, et tout dépend du jour, s’est installée une sorte de corruption avec les policiers qui demandent beaucoup d’argent afin de te laisser passer... 🤔, le propriétaire de l’hôtel ne veut pas rentrer dans cette combine et nous lui donnons complètement raison... mais n’empêche, je me répète je suis déçue. Surtout qu’il y a 2 semaines, des Costariciens ont pu y aller...

Voilà... 😩 Un traffic a été mis en place. Tout ça à cause de cette fichue p....

Nous retournons nous balader dans la ville de Toluca ...et allons voir si le jardin botanique (Cosmovitral) est vraiment fermé, eh bien oui et pour cause de travaux cette fois sur le zocalo. Les nuages se font de plus en plus nombreux dans le ciel, après une bonne glace pour nous réconforter, nous rentrons à l’hôtel.

Demain, nous partons pour une dernière aventure ...

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Le Nevado de Toluca est un volcan vieux de plusieurs millions d’années. C'est le quatrième plus haut sommet du pays. Son nom amérindien Xinantécatl provient probablement du Nahuatl. Il possède un impressionnant cratère en son sommet de plus d’1 km de diamètre. Celui-ci est occupé par deux lacs, le lac du Soleil et de la Lune, ceux pour lesquels nous voulions faire la randonnée. Le volcan a enregistré 3 grands épisodes explosifs pendant les 25 000 dernières années. La dernière éruption se serait produite il y a environ 3 300 ans et aurait été principalement explosive.

Photo récupérée sur internet - Source Wikipédia