Carnet de voyage

Maroc 2023

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Dernière étape postée il y a 149 jours
Une nouvelle aventure nous attend... Cette fois au volant de notre 4x4 ! C'est à la fois l'excitation et l'appréhension... C'est parti, en piste pour le pays des dunes, le Maroc !
Du 17 octobre au 12 décembre 2023
57 jours
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Publié le 18 octobre 2023

Enfin, depuis le temps que nous voulions aller au Maroc, ce jour arrive !

Mais cette fois, ce n'est pas nous qui porterons le sac à dos, mais Toyote, notre véhicule !😆😆 Nous partons avec Tipi 4x4 (Bruno et la famille) ainsi que quelques autres Tipistes. Pour une quinzaine de jours ensemble, ensuite nos routes se séparerons. Nous resterons au Maroc...

Nous avons hâte !

Direction l'Espagne afin de rejoindre le sud, le port d'Algeciras pour prendre le bateau. Nous avons rendez vous tous ensemble le 20 octobre.

26 kilomètres avant Valencia, un accident. 7 km de bouchon, nous décidons de quitter ce cafouillage et cherchons un bivouac.

Le lendemain matin, nous nous réveillons avec un ciel magnifique,

Nous reprenons la route et nous nous arrêtons près de Lorca.

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Publié le 19 octobre 2023

Hier soir, bivouac sympa dans les environs de Lorca. Le paysage est magnifique.

Encore un beau lever de soleil ce matin et nous reprenons la route...

Nous voilà arrivés sur un parking de supermarché près d’Algeciras. Une Tipi nous a rejoint, Bruno et les autres devraient arriver vers minuit passé.

Parking trouvé sur P4N

La route a été longue et fatigante pour cause de vent violent. Ce soir il pleut. C'est la tempête ! Ça bouge dans la cellule, nous apprécions le toit en dur et non en toile.

Demain sera un autre jour… une nouvelle aventure nous attend !!!

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Publié le 21 octobre 2023

Nous prenons les billets de bateau, papotons durant la traversée, nous ne voyons pas le temps passer, nous voilà déjà arrivés.

Puis passage de la frontière... Les cellules sont à peine visitées...

C'est parti, passage obligé à Tétouan où nous changeons quelques euros en dirham, passons au centre commercial de décathlon faire le plein des véhicules et prendre un forfait téléphone (forfait qui revient moins cher qu'une carte SIM - 10€ jusqu'à la fin de l'année) et de déjeuner.

La route est longue jusqu'au camping, surtout pas terrible, il faut bien faire attention aux trous et aux bas côtés. Nous apprécions nos suspensions. Le temps se rafraîchit. Nous sommes en altitude.

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Publié le 23 octobre 2023

Je voulais apporter une petite précision, il ne s’agit pas d’un voyage organisé mais juste Bruno qui a la gentillesse de nous faire partager sa passion du 4x4 et du Maroc.

Nous reprenons la route ce matin, après une super bonne nuit ! Et arrivons à la forêt de cèdres et ses singes.

C'est rigolo de voir toutes ces Tipis...

Quelques kilomètres plus tard juste avant le col du Zad (2 178 m) dans le moyen Atlas, le Toyota d'Hicham et d'Emmanuel est en panne. Demi tour pour essayer de les aider... le vent est froid. Des marocains sympas s'arrêtent... Les garçons font plein de tests. En vain. Un de nos véhicules va les remorquer. C'est compliqué. Les 50 kilomètres restant sont longs. Le paysage quant à lui est magnifique.

Oui c'est bien une vache tout en haut du camion , mais comment ils ont fait pour la mettre là ?!

Nous trouvons un garage bien côté sur internet dans la ville de Midelt. Nous laissons donc nos amis en espérant que tout ira bien...

Nous avons pris du retard et prenons un raccourci en passant par Gourrama et arrivons de nuit à Boudnib au camping du Rekam chez François, un bel endroit, une soupe harira ainsi qu'une tajine nous attend....

Le véhicule de nos grands aventuriers Christine et Bertrand 
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Publié le 23 octobre 2023

Nous passons à Boudnib faire quelques courses.

Tout le monde est prêt. Aujourd'hui est un grand jour pour nous, nous attaquons la piste ! J'ouvre le GPS Osmand afin de récupérer les traces et la carte sur les genoux pour essayer de voir où nous passons.

Chacun son talkie-walkie pour être en communication.

Piste caillouteuse 

La piste est cassante, beaucoup de cailloux, nous faisons de sacrés bons dont un plus fort que les autres. il va falloir dégonfler les pneus. Nous ouvrons la porte de la cellule et oh surprise, C'est comme si une tornade était passée par là. Tout s'est cassé la figure !! 😂😂 Même le gaz est par terre !

Allez, on continue la piste, j'ai un peu la boule au ventre, Je flippe mais en même temps je savoure. C'est ça, je crois, qu'on appelle adrénaline. Certaines portions sont un peu plus délicates. Nous y allons en douceur. Des creux, des bosses, des cailloux, des virages, des côtes. Nous passons en vitesse courte pour monter les côtes. De grosses côtes, donc de l'autre côté de fortes descentes. Waouh ! En même temps, nous regardons le paysage. Un désert minéral. Tout vibre dans la voiture. Notre crochet d'attelage accroche un peu...il est un peu bas, mais ça passe !

Une petite pause déjeuner dans ce magnifique décor. Cette fois rien n'est tombé. Je prépare de quoi manger sur le pouce. Le vent souffle fort.

Nos premiers dromadaires !

C'est reparti, nous arrivons au gouffre. Mais je ne vous dirais pas le nom... La lumière est splendide.

Magnifique ! 

Puis allons bivouaquer... Nous ouvrons la porte de la cellule et que de poussière de sable ! Partout !

Le vent souffle toujours aussi fort. Si nous avons du sable dans la cellule, nous en avons plein aussi dans les cheveux et sur nous... A la nuit tombée, nous regardons les étoiles et les planètes, cherchons lesquelles avec une appli et restons là à discuter et rigoler une bonne partie de la soirée. Que du bonheur !

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Publié le 24 octobre 2023

Après un beau lever de soleil, un bon petit déjeuner. C'est reparti, et quel régal ! Passage de sable, un peu de cailloux et un paysage grandiose.

Nous longeons la frontière algérienne. Ce sont ces petits talus que nous apercevons à gauche.

Et arrivons à l'oasis. Quel régal ...

Un troupeau de dromadaires...

Arrêt casse croûte avec vue sur les dunes de Merzouga.

Le vent souffle de plus en plus fort. C'est la tempête de sable. Vite, nous levons le camp et vite tous feux allumés, nous nous suivons cette fois de près afin de ne pas nous perdre et arrivons "chez Tonton" à Merzouga. Ce soir c'est un bon couscous qui nous attend ...

Ce fut une bien belle journée. Nous avons adoré.

Et comme nous avons un bon wifi, j'en profite pour faire mon "journal de bord" et vous donner des nouvelles.

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Souk de Rissani

La caverne d'Ali Baba

Gara Medouar est est une formation géologique curieuse en forme de fer à cheval dans le désert marocain. Ce cratère est dû à l’érosion d’un grand massif calcaire s’élevant à 50 mètres au-dessus du désert et couvrant une superficie d’environ 50 hectares.

Ce lieu fut aussi au XIX ème siècle utilisé comme prison pour les prisonniers de guerre Portugais. Le paysage est de toute beauté ! C'est grandiose ...

Merzouga

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Publié le 25 octobre 2023

Hier, je ne vous ai pas parlé de Merzouga. Ce petit village se trouve aux portes du désert. Nous sommes dans le pays des hommes bleus, les Saharouis, les fameux hommes bleus au chèche bleu qu'Hubert a acheté hier. Aujourd'hui, nous partons visiter une grotte. Ou plutôt une mine. Nous roulons dans un paysage volcanique, désertique. Ces mines font aujourd’hui encore l’objet d’une exploitation artisanale par des mineurs en quête de quartz et de khôl.

Départ vers la mine 

Nous entrons à l'intérieur de la mine et waouh, les murs sont de toute beauté !

Tout autour, le paysage est époustouflant !

Et c'est reparti, direction les dunes et un plantage dans le sable ! Le Toyota d'Hicham et d'Emmanuel ! Chacun sort sa pelle et Bertrand nous fait une super démonstration. Il prend le volant et à 2, 3 reprises, le véhicule repart. Bravo ! Une belle leçon pour tout le monde. Du coup, tout le monde dégonfle les pneus. Et ça repart. Nous passons devant un camp de nomade.

Puis devant ce qu'on appelle la corne de Bvagaa et pause casse croute à l'ombre de palmiers. Il fait très chaud.

Nous repartons vers les fameuses dunes de l’Erg Chebbi à Merzouga. Nous roulons dans un super décor de dunes colorées de jaune, ocre et ce contraste du noir de la pierre de lave. J'adore ce paysage.

Dunes de l'Erg Chebbi 

Quelle belle journée ...

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Publié le 1er novembre 2023

Au lever du soleil sur le bivouac

Des chameaux dans le désert... 🎵 Non, ce ne sont pas des chameaux mais des dromadaires. (1 bosse)

Les paysages nous montrent que nous sommes bien sur le continent Africain. Nous avons tendance à l'oublier...

Nous arrivons à Zagora. Partons faire l'entretien des véhicules et quelques emplettes dans les magasins voisins.

Quelques courses pour le dîner de ce soir ...

Et passons la nuit au camping l'Oasis Palmier. Quelle ambiance !

 Bananes flambées au rhum

Samedi 28 octobre

Vers Tamgroute

Visite du village où sont fabriquées les poteries. Je pense que nous reviendrons acheter des tajines.... et passage quasi obligatoire dans la caverne d'Ali Baba 😂😂

Déjeuner d'un super bon couscous chez Tarek

Nous arrivons au camp de Tinfou (appartenant à Tarek) et allons bivouaquer juste à côté...

Magnifique  bivouac dans les dunes ! 

Prêts pour l'apéro face au coucher du soleil !

Le soleil s'en va disparaitre loin derrière l'horizon et la lune apparait là, juste derrière nous...

Mais c'est magique !

Et soirée tajine, musique au camp Tinfou.

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Publié le 2 novembre 2023

Petite vidéo d'hier soir... Quelle belle soirée..

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Publié le 2 novembre 2023

Lever de soleil

Quelques pas à dos de dromadaire 😂😂

Pas fiers... 

Notre périple commence par la route jusqu'à M'hamid.

A partir du village M'hamid, nous entamons la piste vers les dunes Chegaga qui peuvent atteindre 60 m de haut.

Quelle magnifique piste, nous dégonflons les pneus jusqu'à 1,5 et je prends le volant. Je me régale. La conduite dans le sable est sportive. Je pars à droite, puis à gauche, zou... un peu trop loin, je redresse, ça muscle les bras 💪 Je glisse sur les dunes comme si je surfais sur les vagues. Surtout ne pas ralentir... Je m'éclate ! Nous nous arrêtons à l'oasis sacrée pour une pause déjeuner.

Oasis sacrée 

Mais que sont ces plantes que nous voyons partout ? Il s'agirait de pommiers du diable et elles seraient venimeuses !!!

Un selfie pour Toyote..

On en prend plein les yeux 🤩. Mon regard s'accroche à ces dunes aux couleurs pastel. Autrefois, c'était le passage des caravanes du désert reliant Tombouctou.

Trop beau ! 

Bruno et Isa nous trouvent un super spot pour ce soir ! Pendant que certains s'installent, Sophie joue au ballon avec Noémie, d'autres partent s'amuser dans les dunes et un plantage ! C'est comme ça qu'on apprend.

Encore un beau coucher de soleil

La lune 🌕 se lève. La pleine lune. Elle illumine le désert comme en plein jour, au même moment des dromadaires 🐪 passent. Improbable...

Improbable 

Notre dernier bivouac tous ensemble, on ne se lasse pas des bananes 🍌flambées au rhum chocolat fondu!! Nous passons la soirée à deviner les dessins de notre petite dessinatrice Noémie. Qui est ce ? ... Christine et Bertrand sur les dromadaires ? et qui sont les autres et qu'est-ce qu'ils font ... ? 🤔

Les bananes en vidéo

Qu'est-ce qu'on est bien, là, quelque part... ailleurs, dans le désert sous les étoiles ...

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Publié le 3 novembre 2023

Le jour se lève sur les dunes de Chegaga.

C'est reparti !

Nous regonflons les pneus. Ça sent la fin …

Regonflage des pneus
 Caravane de dromadaires

Les dernières dunes se changent en piste caillouteuse, cassante ! Tu fais comme tu peux. Et là tu as mal pour ton véhicule. Tout vibre ! Des bruits de partout ! Tu te dis, pourvu que ça tienne... que la cellule soit bien fixée... Mais il suffit de se remémorer la piste d'hier dans les dunes et là, ce n'est que du bonheur ...

Piste cassante 

Nous arrivons à Foum Z'Guid et mon cœur se serre. Je n'aime pas les "au revoir". Nous partons déjeuner dans une petite gargote de brochettes de poulet. A la fin du repas, Hicham et Emmanuel nous quittent. Un autre chemin les appelle… Rachid, le gérant du resto tient aussi un camping. Nous partons avec le reste du groupe jusqu’au dernier moment. Une porte se ferme, une autre va s’ouvrir, nous allons continuer à découvrir le Maroc alors que le reste du groupe repart en direction du nord.

Et c’est maintenant que je m’aperçois que je n’ai même pas fait une dernière photo du groupe. Nous ne remercierons jamais assez Bruno et Isa de nous avoir fait partager ce magnifique parcours que nous n’aurions pas osé faire tout seuls. Merci à vous tous pour cette ambiance chaleureuse, pour ces beaux moments de joie, de rires et de belles émotions…

Nous nous dirigeons vers le camping la palmeraie et trouvons Rachid affalé sur un banc de pierre. Nous discutons. Il nous propose de nous apporter une tajine de poulet citron aux légumes. Ce fut un régal !

Camping la Palmeraie chez Rachid - pain gratuit tous les matins - Grande douche chaude - Très propre - 80 dh (8€) par jour Possibilité de manger une tajine sur commande 160 dh pour 2 personnes (16€)

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Publié le 2 février 2024

Première vidéo : Le nord du Maroc jusqu'aux dunes de Merzouga (Erg Chebbi)

Deuxième vidéo : N'oubliez pas la 2ème vidéo qui vous emmènera à Zagora par la piste depuis Merzouga jusque dans les magnifiques paysages des dunes de Chegaga

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Publié le 3 novembre 2023

Nous quittons l'ambiance bon enfant de Rachid et son camping et prenons la direction de Tata. Achetons quelques fruits au passage à Foum Z’guid. Le paysage traversé est de toute beauté.

Nous arrivons à Tissint. Tissint en langue Amazighe signifie sel. Nous trouvons une oasis parsemée de petits cours d'eau salés d'El Attik. Nous ne nous attendions pas à voir de l'eau couler ici. Ça rafraîchit.

Puis nous bifurquons vers la droite au village de Akka Naït Sidi jusqu'au bord d'un canyon où se rejoignent deux oueds, l'un salé et l'autre d'eau douce.

Nous arrivons au canyon.

Tout au bout du canyon, la route s'arrête. Nous empruntons une piste qui débouche sur un village authentique aux maisons plus ou moins troglodytes.

Falaises d'un côté, oasis de l'autre... et un feu d'artifice de palmiers.

La route longe ce grand canyon.

Quelques kilomètres plus loin, nous traversons le village de Elkassaba. Une petite piste nous emmène ensuite à Kasbah El Jouad, un village pittoresque caché derrière une colline et partiellement habité. A pied, nous partons nous balader dans ce dédale de rues très étroites parfois couvertes où nous respirons un air frais qui nous fait du bien… il doit faire 35° aujourd’hui.

Enfin, tout au fond du village de Akka Iguiren, se trouve une maison fortifiée qui servait autrefois de Grenier collectif, appelés "igoudar" qui servait les habitants de fort militaire comme de dépôt pour stocker les aliments et des biens de valeur.

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Publié le 4 novembre 2023

Après avoir fait une grande lessive, nous allons nous balader dans Tata et acheter quelques fruits et légumes.

Et direction le sud. Nous traversons la ville de Akka, déjeunons sur le bord de la route de bonnes brochettes de poulet 64 dh pour nous 2 puis faisons un arrêt à Tizounine.

Tizounine 

Signe berbère sur la montagne signifie "l'homme libre" ou "l'homme fort" et attention aux dromadaires 🐪

Aït Ouabelli est un village en terre accroché à la falaise…

Nous bifurquons à droite pour aller voir le village de Takadoust dans les montagnes de l'Anti Atlas. Le petit cimetière. Les femmes ici sont vêtues de roble bleue.

En arrivant à Tadakoust 

Et là, nous sommes scotchés par ce magnifique village de carte postale tout droit sorti de nulle part. Ici c'est le paradis, le bout du monde et son grenier fortifié qu'on appelle aussi "agadir" au sommet de la falaise qui surplombe le village. Il aurait été construit par les berbères pour protéger les magasins et leurs biens de valeurs au 12ème siècle, nous explique notre guide providentiel en mobylette.

En bas du village, une oasis.

Une petite rivière alimente quelques cultures.

A part ça le paysage est toujours aussi beau.

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Publié le 5 novembre 2023

Nous essayons de trouver les gravures rupestres du côté de Foum El Hisn. Dommage c'est l'heure de la prière, un monsieur bien gentil nous aurait bien emmené... Nous prenons la direction de Tafraoute par la R107. Cette route depuis Icht est de toute beauté. A chaque virage, tu découvres un nouveau paysage, un nouveau village adossé à une falaise. A chaque virage nous nous arrêtons. A ce rythme là nous n'avançons pas vite. Mais nous roulons dans un paysage à couper le souffle !

Quelques kilomètres après Izerbi sur la gauche nous prenons une toute petite route qui monte au village de Tasrirt. La montée jusqu'à ce village est impressionnante. La petite route passe dans des villages aux mêmes couleurs que les collines. Couleur ocre. Il est difficile de se croiser à 2 véhicules. Nous arrivons sur un plateau qui dévoile un magnifique canyon. Nous croisons le couple Suisses et leur cellule Tisher rencontrés au camping à Foum G'Huiz, très sympa qui sont partis pour 2 ans en Afrique avec leurs 2 enfants.

Nous traversons plein de petits villages entourés de palmiers. La végétation est luxuriante. Nous apercevons nos premiers amandiers et oliviers. Puis nous arrivons à nouveau dans des gorges, les gorges d'Aït Mansour.

Nous évoluons dans un paysage magnifique ! Entre gorges, plateaux, petits villages, oasis... Quelle belle journée ! Nous terminons par un petit spot tout près des rochers peints...

Le lendemain, dimanche 5 novembre, nous partons voir à quoi ressemble ces rochers peints. Sur un plateau, en 1985, un artiste belge a eu l'idée de peindre plusieurs groupes de ces énormes rochers dispersés sur 1 km2, dans une zone où de nombreux westerns furent tournés. Il lui a fallu 19 tonnes de peinture. Seulement voilà, au fil des ans, la peinture s'est effacée donc de temps en temps il faut repeindre ces rochers et cela fait le bonheur d'une certaine marque de peinture que je ne citerais pas pour ne pas leur faire de publicité car franchement, nous trouvons cela un peu déplacé dans cette nature exceptionnelle ainsi que de l'impact environnemental.

C'est tellement beau le naturel...

Énormes rochers 

Visite de Tafraoute. Petite ville très propre d'environ 6 500 habitants à 1 200 m d'altitude où il fait bon vivre. C'est la capitale des babouches ! Nous trouvons une bonne boulangerie et trouvons les petits gâteaux comme chez Tonton à Merzouga. Hum hum...

Nous achetons quelques produits à base d'huile d'argan bio, dans une boutique gérée par une coopérative de femmes. L'amandier et l'arganier sont les 2 arbustes emblématiques de la région.

Nous reprenons la route, puis Hubert me trouve un super spot par une piste qui fait comme la bébête, qui monte, qui monte..., sans savoir s'il sera possible de faire demi-tour 🤔 et là, c'est le grand luxe. Un petit espace sur le côté rien que pour nous avec une vue à 360° ! A 1 200 m d'altitude. Cela nous change de la chaleur de la ville de Tata. (Ville la plus chaude du Maroc)

Et le soleil qui s'en va disparaître dans les nuages...merveilleux...

Le ciel ce soir est une pluie d'étoiles... Quel régal !

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Publié le 8 novembre 2023

La vallée des Ammeln dans la région de Tafraoute est dominée par le djebel Leskst (2 359 m) et sa fameuse tête de lion sur une façade de la montagne...

La tête de lion 

Après une nuit bien fraîche, nous passons de 27° à 22h à Tata à 12° ici, du côté de Tafraoute. Altitude oblige.

Le lendemain matin, une mobylette passe... c'est le boulanger, un vélo passe... c'est pour le thé. Alors que nous sommes seuls sur une piste perdue... Improbable ! Quel gentillesse ...

Nous prenons la direction de Tiznit, en passant par Tahala et le col de Kerdous à 1 100 m d'altitude. Notre guide papier nous précise que la route est spectaculaire et le passage du col est le clou du spectacle. Ah bein... ? Nous n'en verrons pas la couleur, nous sommes dans les nuages et ces derniers s'éternisent.

Nous sommes dans la région des arganiers. Le Maroc est le seul endroit au monde où il pousse. Mais il y en a beaucoup qui sont en manque d'eau. La sécheresse combinée à une forte demande a provoqué une hausse des prix.

Arganiers qui poussent dans l'oued 

Beaucoup de cactus sur le flanc de la montagne. Et des figuiers de Barbarie, tous morts. Après discussion avec un indigène cela n'a rien à voir avec la sécheresse mais serait dû à un virus. Je ne me souviens plus du nom.

Nous nous arrêtons au camping municipal de Tiznit, très bien situé tout près de la médina et des magasins pour nous ravitailler.

Tiznit

Nous avons adoré flâner dans les rues de la médina. Quelle tranquillité. La ville dans sa totalité compte 70 000 habitants. La vieille ville est bien agréable. Elle est enfermée dans 6 km de murailles ocres. Elle fut construite seulement en 1881 grâce au sultan Moulay Hassan. Il voulait affirmer son autorité dans une région difficile à contrôler.

Les portes

Lorsqu'une "gazelle" pénètre dans le souk au bijoux... aïe aïe aïe... Que fait le "gazou" ? ...Il attend patiemment ...surtout que la dite gazelle a perdu le reste de son troupeau. 😂😂

La nouvelle mosquée. Les perches qui hérissent le minaret sont là pour que puissent se reposer les âmes des trépassés.

L'ancienne prison est devenue un théâtre de plein air.

La source bleue qui n'est plus toute bleue juste en face de l'ancienne prison, aurait servi autrefois à alimenter les habitants en eau.

Les peintures...

Et pour ce soir, ce n'est pas bananes flambées au rhum mais crêpes au chocolat achetées à une petite dame

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Publié le 10 novembre 2023

Ce matin, nous quittons Tiznit et prenons la route de montagne qui se déroule en virages dans un paysage désertique au climat plus frais. Quelques oiseaux marins se laissent planer au dessus de nos têtes. Une odeur de mer et de brume aussi.

Nous arrivons à Mirletf. Le village est posé sur une falaise avec vue sur l'océan Atlantique.

Un petit tour à pied dans ce joli village bleu et blanc. Nous aimons bien son calme et sa sérénité. Nous faisons quelques petits magasins et ça y est, Hub a ses babouches et moi de jolis tongs berbère.

Devant une gargote se dressent quelques tajines dont l'odeur nous fait saliver... Allez, c'est parti pour une tajine au thon. Excellent ! 8€ pour nous 2 avec une belle salade en entrée et le thé en dessert. Nous discutons un bon moment en prenant le thé avec le cuisinier ...

Nous reprenons la route vers le sud. Un rocher troué sur une plage attire notre attention.

La plage d'El Ghezia... surfait, nous ne restons pas. Des dromadaires et des quads qui font des ronds sur la plage 🤔

Sidi Ifni. La ville et les alentours ont été restitués au Maroc qu'en 1969. Avant c'était une enclave espagnole. On peut voir encore quelques balcons de l'époque. Hormis la route principal très bruyante, il faut s'aventurer plus à l'écart vers la place Hassan 2 autrefois la place d'Espagne.

La route devient toute droite. Brumeuse. Rien à l'horizon. On se croirait sur la lune.

Nous nous mettons en quête d'un beau bivouac face à la mer. Une piste part à droite. Trouvé. Même si la mer se confond avec le ciel, je pense que le coucher du soleil va être sympa. Petit thé à la menthe tranquille. Avec petits gâteaux.

La mer juste là derrière 

Nous entendons une mobylette arriver. Un coup de klaxon. Cette fois ce n'est ni pour le thé, ni pour le pain mais pour dégager. En fait, nous avons un policier sympa au téléphone qui nous explique que c'est pour notre sécurité. Quelques immigrés venant d'Afrique. Soit on trouve un endroit avec des pêcheurs ou soit avec des militaires. Je prends quelques photos du coucher avant de reprendre la route vers la montagne puis une longue piste.

4 km plus loin, nous nous arrêtons au bord. La piste devient chaotique. Il fait presque nuit. Nous verrons demain.

Au réveil, le soleil se lève doucement derrière la colline, nous découvrons un paysage sublime. Tout ce qu'on aime dans ce genre de voyage. Avoir l’impression d’être au bout du monde… Au milieu de nulle part…

Au milieu de nulle part…

Notre coin de bivouac... est en fait un ancien fort. Nous traversons l'oued pour le voir de plus près. Ça descend, ça remonte ... Facile ! Nous avons fait pire ! 😆😆😆

Nous quittons cet endroit de bout du monde par la même piste.

Grandiose 

Quelques dromadaires, des maisons isolées, des villages fantômes, des châteaux, des cimetières ...

De retour sur la route de la mer...

Quelques villages de pêcheurs.

Villages de pêcheurs 

Des oiseaux..

De nouveau tout droit rien à voir, c'est le désert, nous arrivons à la plage Blanche, la plus longue du Maroc, environ une quarantaine de kilomètres. St Exupéry avait remarqué un immense ruban de sable clair, inaccessible avec ses grandes dunes et ses falaises d'où son nom...

Plage Blanche 

Puis nous prenons la direction des montagnes vers Tan-Tan. Avant de changer d'avis et de revenir vers le nord, dans l'oasis de Tighmert où plus précisément l'oasis d'Aït Bekkou. Oasis peuplée de nomades du Sahara aujourd'hui sédentarités.

Après ce paysage désertique, nous retrouvons un peu de vert dans cette oasis. Cherchons un coin sympa et trouvons un peu à côté de la palmeraie. Installés. Tranquille à l'ombre de palmiers lorsque Abdou arrive de nulle part... ??

Nous voilà partis à faire la causette. Comme par hasard, nous voulions visiter la Kasbah d'Abdou, le rendez vous est donc pris pour demain matin. Du coup, nous pouvons rester sans problème. Des allemands arrivent avec leur cellule, ils vont se poser dans un camping ... ils descendent jusqu'au Sénégal.

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Oasis Aït Bekkou

L'oasis d'Aït Bekkou

Publié le 11 novembre 2023

Comme prévu Abdou nous attend pour la visite de la kasbah. C'est une kasbah-caravansérail authentique. Elle a été construite en pisé il y a plus de trois cents ans ! C'était le point de rencontre des caravanes chamelières qui traversaient le désert. Retour en arrière dans le quotidien de ces hommes et de ces familles. Tout est là, les gourdes, les sandales des bergers, c'est une véritable caverne d'Ali Baba. Il y a aussi une collection de pierres, de fossiles... Les portes sont faites avec des planches en fibres de palmiers et peintes de jolis motifs.

La visite se termine par le traditionnel thé dans une salle où sont regroupés quelques reliques de la colonisation française.

Abdou en bleu et son ami 

Nous voulions visiter la fabrique de fromages au lait de chamelles mais il n'y a plus de lait. Les nomades ne fournissent plus de lait de qualité mais nous avons pu voir le laboratoire mais plus de fromages à goûter... dommage.

Sans trop d'espoir, nous essayons de nous rendre à la source chaude. De piste en piste, en longeant l'oued...

Maintenant il nous faut revenir... toujours par la piste, un peu de sable, un peu de pierres. Cela nous rappelle de bons souvenirs d'il y a quelques jours, sauf que nous avons oublié de boucher les ouïes ... Le paysage quant à lui est superbe.

De retour à Aït Bekkou ou l'oasis de Tighmert, nous prenons place dans un camping minuscule mais super bien aménagé. Nous retrouvons les allemands sympathiques d'hier soir.

Tajine dans la tente berbère en bonne compagnie.

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Publié le 15 novembre 2023

Taroudant possède de jolis remparts à l'extérieur, ça en met plein la vue. Les places sont propres et belles mais lorsque nous pénétrons à l'intérieur c'est un tout autre décor. Ça grouille de partout, dans tous les sens. Nous avons du mal à nous repérer.

A l'intérieur des remparts.

Un petit tour en calèche.

Nous rencontrons des voyageurs en camping-car qui habitent un village juste à côté de chez nous.

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Publié le 15 novembre 2023

Ce matin direction Zagora en passant par Taliouine, nous aimons bien cette petite ville, simple, où nous faisons le plein de safran, la ville étant connue pour avoir la meilleure variété de safran. Nous nous arrêtons à la coopérative Souktana qui se trouve à la sortie de la ville en venant de Taroudant. Un petit film explique comment est cultivé la plante (bulbeuse) le crocus sativus. La récolte consiste en la cueillette des fleurs, le matin, très tôt avant que le soleil ne risque de les flétrir. Le pistil est ensuite détaché de chaque fleur et est mis à sécher. Pour obtenir 1 kg de safran, il faut environ 140 000 fleurs. La récolte se fait à la fin octobre jusque début novembre. Nous l'avons ratée de peu. Mais cette année, avec la sécheresse la récolte a été moins fructueuse.

Puis dès la sortie de la ville, la route s'élève vers le col Tizi-n-Taghatine à 1886 m d'altitude où le paysage est de toute beauté.

Quelques km avant Tinfat, une piste nous mène à une drôle de colline, pleine de grottes. Impressionnant ! Et la vue d'en haut, grandiose. Nous sommes à plus de 1800 m.

Puis, nous arrivons chez Aziz où nous pouvons dormir, juste à côté de chez lui. Super gentil, super accueil, il nous offre un sac rempli de dattes et nous cuisine une bonne tajine. Il a 5 enfants et vit de ses cultures et de son petit bout de terrain qu'il a bien aménagé comme un camping. Le soleil s'en va disparaître derrière les montagnes et le ciel devient tout étoilé. Un pur moment de bonheur...

14
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Publié le 16 novembre 2023

Nous quittons Aziz avec un gros pochon rempli de dattes. Nous lui donnons notre numéro de téléphone, son rêve étant de venir en France.

Nous reprenons la route qui traverse un paysage minéral puis nous arrivons dans la vallée du Drâa qui commence aux alentours de la ville de Agdz. Cette dernière se situe au pied du Jbel Kissane reconnaissable à sa forme évoquant un plat de tajine.

Agdz et sa montagne en forme de tajine

Ensuite, la route longe une palmeraie sur jusqu'à Zagora soit plus de 150 km. Avec une succession de ksar (il y en aurait 50! ) et d'oasis.

Nous visitons le ksar de Tissergate,

le petit musée ...

Le petit musée 

puis le petit village où il est agréable d'y flâner quelques instants. Il est constitué de vieilles kasbahs aux murs de pisé. Les portes ont toutes un numéro. Les ruelles sont étroites et fraîches. Quelques silhouettes évoluent. Des tisseuses. Une cinquantaine de familles habitent encore ici. Nous sommes dans un ailleurs chargé de mystères...

L'extérieur ... la petite ville est en rénovation.

Ksar de Tissergate 

Nous arrivons à Zagora. Retournons faire quelques courses pour nos 3 prochains jours de repos au camping. Allons voir si notre "petit cadeau" est prêt. Hubert en profite pour papoter avec Aziz le garagiste et copain de Bruno ... et arrivons au camping de l'oasis. Le gérant nous reconnaît.

Et voilà notre petit cadeau ! Une jolie miniature !

17
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Publié le 19 novembre 2023

Nous quittons Zagora par le chemin des écoliers, de l'autre côté de la vallée du Drâa côté montagne. Les femmes s'affairent au ramassage du bois, de feuilles de palmiers pour l'hiver qui arrive. Les villages kasbah un peu fantômes sont bien sur habités alors qu'on a toujours l'impression qu'ils sont abandonnés.

Petit arrêt à N'Kob

Nous ne sommes pas déçus, le paysage du Jbel Sarhro est magnifique avec un passage de col à 2200 m d'altitude, le Tizi-n'Tazazert.

Le col 
Tinerhir 

Villages avant les gorges.

Les gorges du Todra.

18
nov
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Publié le 21 novembre 2023

Nous restons dans les montagnes et attaquons un autre col un peu plus haut. 2 645 m ! Des paysages à couper le souffle. A chaque virage, c'est whaou ! Quel régal !

Un berger

Nous continuons la route vers le nord jusqu'au petit village d'Imilchil, le plus haut village du Maroc à 2130 m. Ce village se mérite. La route n'est pas facile, nous mettons deux heures pour effectuer environ 60 km. Cette route n'est pas asphaltée partout. Toutes les traversées de villages ne sont pas goudronnées, et lorsqu'elles le sont, il faut éviter les nids de poule ! Nous sommes dans le Maroc profond. Authenticité absolue.

Et puis nous arrivons à Imilchil. En plein souk du samedi. Une vraie fourmilière dans ce village. Le Toyote va t'il passer... ? Une camionnette passe, nous en profitons pour la suivre. Et je te monte une chèvre sur le toit d'un bus, je lui serre les pattes de derrière et te l'envoie là haut !!! Puis un mouton ... 😆😆😆

Une fois le village traversé, se trouve à quelques kilomètres le lac Tislit. Magnifique lac sur un plateau balayé par les vents. Certains hivers, la température peut avoisiner les moins 20°. Nous restons un bon moment pour la pause déjeuner mais décidons de redescendre un peu de la montagne pour la pause bivouac.

Lac Tislit 
18
nov
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nov
Publié le 21 novembre 2023

Nous repartons en sens inverse, jusqu'à Agoudal au croisement cette fois, vers les gorges de Dadès. Encore un tout autre décor.

Mais la belle route s'arrête et devient piste. Le GPS indique 25 km de piste. C'est parti ! Cette fois, nous bouchons les ouïes pour éviter la poussière dans la cellule.

Au début tout va bien 

Quelques kilomètres plus loin des engins barrent la piste. Des travaux. Ha ha ... Ça passe ou pas ?

Hubert discute avec le chef des travaux qui lui explique que le camion est en train de faire le plein à la pelleteuse mais que oui, ça passe. Le plein fait, le gars nous dit d'avancer. Le camion recule pour nous laisser le passage sauf que... là où il veut que nous passions à gauche c'est le vide. 😩 Genre route de l'impossible... Nous lui expliquons qu'il nous faut plus de place et qu'il doit se garer un peu plus sur le côté... sauf que... il n'a rien compris. Il recule. Je crie ça ne passe pas. Et là... un bruit de craquement 😱 La cellule ? ? ? !!! 😩😤 Hubert et moi descendons du véhicule, abasourdis... et ? Tout est abîmé sur le côté ! Tout du long ! Mais c'est tout. Ouf ! Quel soulagement. Que des égratignures ... enfin... des égratignures tout de même. Le capot de la douche ne ferme plus. Nous nous attendions à pire au vu du bruit. Merci Bruno pour la solidité de tes cellules. En fait c'est le rétro du gars qui s'est cassé et qui a tout abîmé. On ne vous raconte pas toute la colère, le mal au ventre, le mal au coeur que nous avons en nous à ce moment précis. Oh rage, oh désespoir ....

On a mal... 

Nous attaquons les premiers 25 km de piste dans le silence. Un silence qu'il va falloir briser... Puis on se dit qu'en fait ce n'est pas si grave. Tout va bien. La cellule n'a rien. Toyote non plus. Nous nous posons pour admirer le paysage. Un berger nous demande de l'eau, nous lui donnons notre bouteille. La piste est un peu caillouteuse, beaucoup de virages en épingles, nous y allons doucement. Le voyage peut continuer...

La piste qui descend jusque loin dans les villages 

Nous traversons de nouveau des villages authentiques. Cherchons un bivouac. Le soleil commence à se coucher. Il fait nuit. Impossible de trouver quelque endroit. Nous trouvons sur park4night un hôtel camping. Demi tour. Nous rentrons dans la cour de l'hôtel, Il y a juste de la place pour 2 véhicules. Nous faisons la rencontre de Christophe et Laurie, sa nièce qui viennent juste d'arriver à moto par la même piste que nous. Une chouette rencontre comme nous les aimons. Nous parlons voyage, de notre journée et Chris propose un wisky à Hubert pour se remettre de nos émotions. Nous passons une belle soirée à bien rigoler ensemble avec Hamid, le gérant de l'hôtel "la vallée des nomades", un gars super sympa ... La vie est belle ! Demain sera un autre jour...

19
nov
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Publié le 23 novembre 2023

Le réveil ce matin est un peu frais 6° ! Nous sommes encore à 1900 m. Nous prenons le temps et discutons encore un bon moment avec le tonton et la nièce. Que de rires ! Merci à tous les deux pour leur bonne humeur ! Cela nous a aidé à oublier un peu notre mésaventure. Hamid me propose un parcours sympa. Je le note. Nous échangeons nos numéros de téléphone et c'est reparti, direction les gorges du Dadès, lesquelles se situent juste après l'hôtel.

Chez Hamid, la vallée des nomades 

Au premier virage, le ton est donné, les gorges du Dadès, grandiose !

Gorges du Dadès 

La route descend ensuite en lacet serré et longe la rivière. La région est fertile. Les bouleaux et les peupliers font leur apparition. Les motards Christophe et Laurie nous doublent. Nos chemins se séparent.

La vallée se resserre rapidement. Nous arrivons à la fin des gorges. Les parois de la montagne deviennent couleur rouge orange. C'est de toute beauté !

Un petit arrêt dans un souk pour l'achat de quelques légumes.

Au souk 

Nous arrivons dans la vallée des roses sans voir une rose 😆😆 et décidons de nous poser avant d'entamer la route de la vallée des roses que m'a conseillée Hamid. Les couleurs d'automne au coucher du soleil sont sublimes. Bivouac à 1400 m juste après le village de Tourbist. Il fait un peu plus chaud, j'en profite pour un lavage de cheveux en suivant les conseils de Sophie pour économiser l'eau.

Bivouac à Tourbist 
20
nov
20
nov
Publié le 23 novembre 2023

Bien nous en a pris de nous poser hier soir tranquillou avant d'entamer cette longue route qui n'en fini pas mais qui est de toute beauté. Une belle route goudronnée s'achève pour laisser place à une piste. Tiens tiens, cela nous rappelle quelque chose. Nous allons donc alterner entre piste et goudron toute la journée. Au commencement les paysages ressemblent à l'Argentine avec une symphonie de couleurs dont les kasbahs à la beauté si particulière se confondent avec les montagnes.

Le paysage devient différent. Plus aride.

Barrière de neige. Nous rentrons dans le vif du sujet !

C'est parti ! 

Pour commencer la montée, que voyons nous ? Des travaux. 🤔 Mauvais souvenirs...

Nous sommes prévenus... Des panneaux comme celui ci nous en verrons plusieurs.

La route se transforme en piste sur les derniers kilomètres. Quelques cailloux bloquent le passage. Ils ont dû tomber de la falaise. Nous devons les déplacer. Ils sont lourds. La piste serpente ensuite jusqu'au col du Tizi n'Aït Hamed, qui à 3050 m d'altitude serait le plus haut col routier du Maroc, balayé par un vent violent. La côte est raide, les virages serrés. Le vide de mon côté. Ça ne passe pas. Reculons doucement. Vitesse courte. Ça passe ! Nous arrivons au col ! A plus de 3000 m ... Toyote manque un peu d’oxygène et chapeau à mon conducteur !

Le vent souffle très fort. Ça caille... mais c'est beau !

Notre 1er col à plus de 3000 m ! 
Magnifique ! 

La route que nous venons de grimper.

Nous attaquons la descente du premier col et retrouvons le goudron.

Nous voilà redescendus de la montagne. La végétation est plus abondante. Oups, un petit gué !

Je regarde la carte et je ne me retrouve plus. Le GPS indique des villages que ma carte ne mentionnent pas. Où sommes nous ? Sur une piste quelque part au Maroc ...🤔😂😂 Piste qui sillonne à travers la montagne sur des kilomètres qui n'en finissent pas. A cette vitesse, nous ne sommes pas prêts d'arriver à notre future destination. En plus le paysage est superbe donc tu t'arrêtes pour prendre quelques photos. Mais il faudrait avancer un peu si nous ne voulons pas dormir à cette altitude où la température avoisine les 0 degré, voir moins.

Pas âme qui vive. Ah si, tu croises souvent une personne et tu te demandes toujours d'où elle arrive et où elle peut bien aller...comme ça, à pied, au milieu de nulle part. Nous attaquons le 2ème col par la piste. Le Tizi-n'Aït Imi à 2910 m !

Ça tournicote ! 

Dis, c'est quand qu'on arrive ? La piste devient route, la route devient piste, nous perdons de l'altitude, une fin de barrière de neige, des virages, nous reprenons de l'altitude, un début de barrière de neige, des virages, nous perdons de l'altitude... et la boucle recommence. Comme des montagnes russes ! Puis la route devient plus belle, tu accélères un peu mais attention aux nids de poules et aux bas côtés, juste pour te dire qui si tu regardes un "chouia" le paysage, tu risques de te retrouver au tas... Nous passons le troisième col à plus de 1800 m en traversant des villages montagnards dont les maisons sont en pierre et les toits plats en terre battue reposant sur des rondins et des branchages.

Des maisons en pierre 

Enfin, nous atteignons Azilal. Nous sentons l'air chaud. 1290 m. La végétation est aussi au rendez vous. Nous retrouvons les bergers. C'est comme si soudain tout se réveillait. La dernière barrière de neige. Il est 17h30. Nous cherchons un bivouac car il est trop tard pour arriver là où nous voulions aller. Ici, le soleil se cache très vite derrière une montagne, une colline. La nuit arrive vite et la fraîcheur avec.

Et super bivouac ! On resterait bien là 2 jours ..

21
nov
21
nov
Publié le 25 novembre 2023

Le réveil ce matin est bien frais. 4 petits degrés. Une vingtaine de kilomètres et nous arrivons aux cascades d'Ouzoud. Splendide chute d'eau naturelle de plus de 100 m de hauteur. Dommage que le site soit pollué par tous ces vendeurs qui jonchent le parcours. Allez c'est parti pour une bonnes centaines de marches à descendre... et qu'il va falloir remonter ! Chaud les mollets !

Maintenant repos bien mérité au camping Zébra à Ouzoud.

24
nov
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nov
Publié le 28 novembre 2023

Nous reprenons la route. Le Maroc est un très beau pays avec des gens super gentils mais la propreté laisse à désirer. Des déchets comme ceux là, il y en a partout aux abords d'un village, d'une ville, d'une palmeraie... Nous essayons d'en parler avec les locaux, les plus âgés en prennent conscience, d'autres font semblant, mais les plus jeunes encore moins ... Parfois, les déchets sont ramassés puis brûlés aux bords des routes. 🤔

Nous prenons un raccourci à partir de Sidi Rahal. Que des panneaux en arabe 😉.

Nous en prenons encore plein les yeux !

Vers le Haut Atlas.

Nous retrouvons la route nationale 9 aux environs de Aït Barka où les élèves sortent de l'école.

La route en réfection serpente jusqu'au col de Tichka à 2 260 m d'altitude mais cette fois, elle est asphaltée. Cela nous repose un peu. D'un côté, nous sommes devant un paysage dénudé de pierre sombre. De l'autre, nous apercevons de la verdure.

Col du Tichka 2260 m 

Nous prenons ensuite une bifurcation vers la gauche en direction de Telouèt, là où tous les villages ont un nom qui commencent par Aït ... jusqu'à Aït Benhaddou. C'est par cette petite route, qu'autrefois passaient les caravanes allant de Marrakech à Ouarzazate. Nous continuons la descente en longeant la vallée de l'Ounila, dont nous traversons plusieurs fois son oued. La végétation se fait plus dense. Quel contraste ce vert avec l'ocre de la montagne !

Toutes ces couleurs ...ça ressemble à l'Islande, à l'Argentine.. C'est juste quelque part, ailleurs ...

Cette petite route est parsemées de cultures en terrasses et de villages kasbahs qui se confondent toujours à l'ocre de la montagne, c'est magnifique. Par contre, nous apercevons beaucoup de fissures dans certaines petites maisons. La route est encombrée d'éboulis dûs au gros tremblement de terre d'il y a 2 mois. Il y a aussi des tentes bleues où sont relogées certaines familles.

A chaque virage, c'est fabuleux !

A Tamdaght, un petit bivouac sympa avec une jolie vue, mais encore à 1400 m d'altitude, la nuit sera fraiche.

25
nov
25
nov
Publié le 29 novembre 2023

Alors oui, la nuit a été fraîche. Encore 4° ! Un petit coup de chauffage et une demie heure plus tard il fait 17° dans la cellule. Nous attendons aussi le soleil qui arrive tardivement car souvent caché derrière une montagne. Mais aujourd'hui il est timide. Où est parti le ciel bleu ? Tout va bien. Le chauffage fonctionne mieux à cette altitude qu'à 2 000 m. Nous sommes presque prêts pour visiter la kasbah de Tamdaght. Sauf que (Hubert n'a pas eu le temps de s'habiller chaudement) nous rencontrons Ahmed qui se propose de nous faire la visite et qu'elle va durer beaucoup plus longtemps que prévu car il nous emmène aussi voir les jardins ainsi que la fameuse place où a été tourné le film "Gladiator". J'étais figurant nous dit-il fièrement. A l'intérieur de la kasbah, il est toujours impressionnant de sentir la chaleur entre ces murs de pisé, certaines pièces n'ont pas été épargnées par le tremblement de terre. Il nous explique que le roi a donné de l'argent pour aider à la reconstruction. Il y a du boulot ! Nous apercevons un gros nid de cigognes.

Kasbah de Tamgaght 

Le roi du Maroc a aussi donné 10 m2 de jardin par famille. Il en reste une cinquantaine qui vivent encore ici. Nous arrivons à la place qui a servit souvent de décor de cinéma. Tout autour de vieux oliviers. Les familles viennent s'y reposer les fins de semaine. Les enfants pour jouer au ballon. Pour les habitants cette place reste mythique. Nous continuons la balade. Ahmed nous explique le système d'irrigation, nous montre les champs de luzerne pour les animaux. Les abricotiers, figuiers, grenadiers, oliviers. Les femmes écrasent des olives dans leurs mains et se frottent avec pour avoir la peau douce. L'eau du Maroc est très calcaire. Nous parcourons les chemins ombragés bordés de canaux où une eau fraiche ruisselle en permanence. Quel petit bonheur simple de partager tout ce savoir de vivre. On sent que qu'Ahmed est heureux et fier de nous montrer tout ça. Il veut aussi nous emmener jusqu'aux grottes mais Hubert est tellement frigorifié que nous déclinons mais nous avons bien apprécié cette petite visite. Par contre il ne faut pas partir sans avoir vu la maison du marabout...

La deuxième visite visite est consacrée à Aït Benhaddou, quelques kilomètres plus au sud. Nous avions hâte de voir à quoi ressemble ce ksour dont vantait l'émission de "échappées belles" au Maroc. Etape incontournable disait il. Mais quelle fut notre déception ... Alors oui, il fait parti des ksours les mieux préservés du sud du pays. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et des travaux de restauration sont régulièrement entrepris. Mais le tourisme n'épargne pas ce site. Les autorités veillent à le préserver. Mais tout de même. Impossible de prendre une photo, toutes les ruelles sont bordées de boutiques de souvenirs. Quel dommage, cela gâche un peu, beaucoup le plaisir. Quel contraste avec celui visité avec Ahmed à quelques km de là !

Aït Benhaddou 
Oui de loin il est beau ! Bon, de près aussi ... 

Voilà quelques photos prises en évitant les boutiques ... Le ksar est un dédale de ruelles entre de hauts murs et de passages couverts. Quelques tours sont décorées de motifs géométriques. Tout en haut du village se trouve un agadir (grenier fortifié). La plupart des maisons sont en ruine et les habitants sont installés dans le nouveau village. La seule boutique prise en photo est ce monsieur qui fabrique des aquarelles réalisées avec du safran, du thé et de l'indigo qu'il fait ensuite chauffer (le dessous du papier) pour leur donner plus de contraste et fixer les couleurs. Nous avons préféré bien d'autres villages kasbahs au tout début de notre voyage qui eux étaient habités mais qui non pas servi de plateau de tournage à de nombreuses productions comme "Lawrence d'Arabie" et "Games on Thrones" qui ont été tournés ici.

Aït Ben Haddou 

Nous arrivons à Ouarzazate et comme il se fait tard, nous cherchons le camping municipal plutôt qu'un bivouac et nous ne regrettons pas notre choix. Nous rencontrons deux couples charmants pour passer la soirée et en plus il y un mariage ! La musique nous rappelle des souvenirs (Ben et Yamina...) Chouette ! Les mariés arrivent à cheval !

26
nov
26
nov
Publié le 29 novembre 2023

Whaou 2 degrés ce matin, ça caille ! Nous quittons Ouarzazate et les montagnes pour la mer. Nous avons comme une envie de chaleur, nous reviendrons visiter cette ville qui a l'air charmante une autre fois. Il faut en laisser... Car nous reviendrons au Maroc, ça c'est sur ! Nous sommes encore à plus de 1 000 m d'altitude. Nous regardons la météo et la direction aujourd'hui, c'est la palmeraie de Tioute qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Taroudant. Près de la mer mais dans les terres à environ 400 m d'altitude.... Avant de nous reposer quelques jours au camp du jardin à Taroudant, là où la température est de 26° dans la journée et 15° environ la nuit.

Le paysage toujours aussi beau.

Un oued à sec 

A la fin du village, au bout d'une piste, joli bivouac où seules, les étoiles et la lune nous accompagnent.

Seuls sous les étoiles 

Au lever du jour...

Le matin au réveil 

Le village de Tioute et ses toutes petites rues à angle droit pas faciles à traverser. Au dessus du village se dressent les ruines de la kasbah de Freïja qui commandait ce passage. Aujourd'hui une partie a été rénovée en complexe hôtelier.

Jouer du klaxon avant tout virage 

Balade bien agréable dans cette belle palmeraie qui s'étend sur 1000 hectares et abrite plus de 20 000 palmiers. Même en pleine sécheresse, la palmeraie reste verte grâce à l'eau provenant des sources des montagnes. Outre les palmiers dattiers qui sont chargés en ce moment car c'est la saison, les parcelles se parent de champs de blé, de maïs, de menthe et de luzerne.

2
déc
2
déc
Publié le 4 décembre 2023

De Agadir à Imsouane

Après cinq jours de repos, de grandes lessives, ravitaillement fait, nous reprenons la route et allons remonter vers le nord tout doucement en direction de la mer. Nous traversons Agadir et ça y est, elle est là ! Après les montagnes, la mer.

La mer et les surfeurs 

Des villages de pêcheurs comme Taghazoute transformés en station balnéaire pour amateurs de surf, mais qui reste pittoresque avec ses ruelles en pente et ses maisons blanches et bleues. La haute saison de surf s'étale de de novembre à février. Un léger sourire se dessine sur nos lèvres... Quelles vagues ? Évidemment, après avoir vu les vagues sur la côte Pacifique du Mexique au mois de mai où elles sont grandioses (Puerto Escondido), cela nous laisse perplexes... serions nous blasés ?

Nous retrouvons la civilisation, quoique ? 

Les vagues viennent se fracasser sur les rochers dans un tel vacarme. Qu'elles soient fortes ou plus légères, elles sont toujours fascinantes et ne me laissent jamais indifférentes.

Tout autour, le paysage est bien joli...

Nous décidons à l'unanimité 😆😆 de rester là pour la nuit.

Lorsque des pêcheurs s'approchent et cherchent la conversation. Après un moment, nous sommes invités à partager leur tajine de poisson 😉

Elle est pas belle la vie ? 

Puis le soleil s'en va doucement rejoindre l'horizon ...

Coucher de soleil sur l'Atlantique 

Instant magique, improbable, quel beau moment de partage... dans ce beau décor.

Instant magique ! 

Le lendemain, nous prenons le temps car nous n'avons qu'une cinquantaine de kilomètres à parcourir. Au lever du jour, il fait déjà doux.

Direction la ville des bananes, Tamrir, une bananeraie cela nous change des palmeraies ! Haha !

Arrêt bivouac au gouffre d'Agadir Imoucha dans les dunes et face à la mer.

Avec de nouveaux copains ! Nous serons bien gardés cette nuit.

Une petite balade au bord de la falaise.

Un chouette bivouac 

Dans la soirée, les ibis chauves se regroupent sur le flanc du gouffre. Au soleil couchant, les couleurs sont magnifiques !

Nous assistons à nouveau au coucher du soleil.

Les petits pécheurs d'Imsouane et des villages alentours prennent place sur la mer et se fondent comme les étoiles dans le ciel avec leur lampe pour pêcher le poulpe.

Imsouane

Encore une destination appréciée des surfeurs de tous niveaux. Tout en haut nous avons une jolie vue panoramique sur la mer et le village.

Imsouane 

Ce village isolé se love dans une belle petite crique. Soudain, tout au bout d'une petite rue, le petit port se dévoile. En fait, non, il n'y a pas de port. Les petits bateaux bleus tirés de l'eau à l'aide d'un tracteur, attestent le dur labeur de ces pêcheurs qui reviennent avec la pêche de la nuit. Ce sont eux que nous avons vu arriver hier soir depuis notre bivouac dès que le soleil s'en est allé. Il y a de la vie !

La criée...

Un petit air de vacances...

5
déc
5
déc
Publié le 6 décembre 2023

C'est avec les cris stridents des mouettes, goélands et autres cormorans que nous sommes accueillis au port d'Essaouira. Le port s'anime à l'arrivé des bateaux, les pêcheurs ramènent les paniers remplis de poisson, de grosses araignées, d'autres réparent les filets, on lave à grande eau. Tout le monde s'agite.

Le port 

D'un côté la plage, de l'autre, la porte de la Marine fait communiquer la ville avec le port.

La place Moulay El Hassan où se dévoile la ville blanche et bleue entourée de ses remparts de couleur ocre...

Les remparts 

Qui la protégeait des pirates comme les Portugais. Ces derniers lui donnèrent le nom de Mogador. Puis ensuite, les Espagnols sont arrivés ... . Mais c'est un architecte français, disciple de Vauban, employé par Louis XV qui travailla durant 3 ans à édifier le port et la ville. Avec son plan régulier, la ville porte bien son nom actuel d'Essaouira qui veut dire "la bien dessinée".

Essaouira au fond

Le vent du large souffle ...

L'étroite rue de la Skala longe les remparts à l'intérieur de la ville. Les fortifications protégeaient la cité contre les attaques par la mer.

Nous nous perdons volontairement dans ce dédale de petites ruelles entre les hauts murs blancs des maisons aux fenêtres souvent peintes en bleu. Un vrai labyrinthe.

Le quartier des artisans...

Beaucoup d'animation dans la rue du souk. Derrière les arcades, le marché aux épices et celui des poissons où l'on peut acheter son poisson et demander aux petites gargotes de le faire cuire à la braise. Sympa !

Le souk 

Certes, la ville est touristique mais elle ne manque pas de charme. Nous terminons cette jolie balade par une petite douceur, une bonne petite crêpe sucre cannelle. La météo annonce de la pluie pour ce soir. nous trouvons un joli bivouac juste à côté dans la forêt d'Essaouira.

6
déc

Au final, nous avons passé une nuit sans pluie et aussi sans bruit. Super bivouac ! Nous reprenons la route en longeant la mer. Nous pourrions presque nous croire dans le Cotentin... L'air est chargé d'humidité.

Nous traversons des villages authentiques où les voitures taxis sont remplacés par des carrioles taxis.

Un animal rencontré très souvent au Maroc, souvent caché dans les rochers et difficile à prendre en photo tellement il se déplace vite. il ressemble à un écureuil.

La plage de Oualidia.

Superbe !

Les locaux viennent ici pour manger du poisson grillé, des huîtres, des oursins ou des araignées !

Alors nous aussi nous allons faire comme les locaux ! Un loup et une petite araignée grillés ! On ne se refuse rien !

Une petite balade à pied, le lieu s'y prête ... Un endroit où il règne une belle atmosphère. Un endroit où l'on a envie de rester... Préservée mais fragile, la grande lagune est protégée des vagues par une falaise.

La lagune de Oualidia 

Nous poursuivons notre route le long des marais salants et trouvons notre joli spot pour ce soir. Nous serons bercés par le bruit des vagues. C'est dans ces endroits magnifiques que l'on apprécie la cellule sans toit ouvrant.

8
déc
8
déc
Publié le 9 décembre 2023

Nous quittons la douce Oualidia et longeons l'Atlantique par la nationale 1 en faisant attention où poser les roues de Toyote tant il y a de nids de poules ! Comme à notre habitude, nous achetons quelques fruits légumes sur le bord de la route dans les petits villages. Nous arrivons au parking du centre équestre de Rabat en fin d'après midi. Bivouac indiqué sur p4n.

Le lendemain, nous sommes prêts pour la visite. Direction le parking gardé près de la médina. C'est parti ! Nous sommes agréablement surpris par la propreté de la ville, de ces grandes avenues bordées de palmiers, de ses nombreux parcs et de sa facilité d'y conduire... au moins le matin.

Rabat est la capitale du Royaume et compte plus de 2 millions d'habitants.

Rabat 

Nous commençons notre balade par la kasbah des Oudaïas. La vue depuis le parking donne déjà le ton.

Arrivés en haut...

Kasbah des oudaïas

C'est l'une des premières constructions arabes de la ville, bâties au XII ème siècle sur un site occupé depuis l'époque romaine. Nous entrons par la petite porte qui donne sur les jardins andalous.

Tout au fond du jardin, une porte donne accès à la la terrasse du café Maure qui domine le fleuve Bou Regreg.

Et là... Nous avons comme une impression d'être partis sur une île grecque ! Le blanc, le bleu et les chats... Nous nous baladons au gré des ruelles... C'est magique. Nous explorons chaque recoin. Il faut prendre le temps de respirer cette belle sérénité qui se dégage les lieux.

Depuis la plateforme de l'ancien sémaphore nous avons un joli panorama sur l'océan, sur l'embouchure de l'oued et sur la ville de Salé de l'autre côté du fleuve. Il y a aussi une grande plage qui va jusqu'à Casablanca.

Depuis l'esplanade 

Nous redescendons en passant par la grande porte.

Nous entrons dans la médina par la rue des consuls puis celle du souk. Magnifique passage couvert ! Le plafond décoré est tout en bois Le vendredi est le jour du couscous au Dar El Médina dans une petite ruelle.

Dans la médina 

Nous arrivons dans la rue Souika bien animée. De père en fils, les artisans y travaillent les tissus, cuirs, bijoux en or et en argent, sans oublier les fameux tapis ! Et nous ressortons par une porte ... encore une, ici c'est la ville des remparts !

Qui se prolonge sur plus de cinq kilomètres !

Après 20 minutes de marche, nous arrivons à la tour Hassan qui est gardée par des soldats... à cheval ! Il s'agit d'un minaret inachevé de 44 m de haut (il devait en faire le double) et qui domine la ville depuis plus de huit siècles.

La garde 
La tour Hassan 

Le Mausolée Mohamed V se trouve juste derrière. Il s'agit du tombeau du grand père du roi. Plus qu'une sépulture, le monument est un hommage à l'art arabo-musulman. Il a été taillé dans l'onyx blanc, il se pare de marbre, de plâtre et de boiseries finement sculptées.

Le mausolée  

La nécropole de challah, une antique cité est fermée pour rénovation. Nous en faisons le tour en espérant apercevoir quelque chose mais que nenni ! Juste des cigognes !

Après ces 3 heures de marche, nous repartons au parking boisé du club équestre. Et là, la circulation est nettement différente. Sur les 3 voies, ne pas prendre celle de droite car il y a des voitures garées, éviter celle de gauche, les feux tricolores n'étant pas décalés, c'est le bouchon assuré au milieu du carrefour à celui qui passera en premier... 😩 au milieu est le moins mal ! Mais l'attention est de mise, on ouvre grand les yeux ! Sur 360° 😂😂

Nous avons été agréablement surpris et avons pris beaucoup de plaisir à découvrir cette ville, classée parmi la 7ème plus grande ville du Maroc.

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Publié le 12 décembre 2023

Hier, nous avions deux choix. Continuer de longer la mer vers Larache ou reprendre de la hauteur à Chefchaouen. La météo nous fera choisir la montagne. Se coucher ou se réveiller avec toute cette humidité de bord de mer comme s'il avait plu, cela devient gênant car en plus rien ne sèche.

Nous quittons Rabat. La route... comment dire...? Très sportive. Entre les piétons, les poules, les moutons, les chèvres qu'il faut éviter. Les voitures qui parfois roulent en sens contraire, qui déboîtent sans prévenir, les vélos, les mobylettes, les tuk-tuk, les chevaux, les carrioles, et j'en passe qui circulent dans tous les sens, plus les bas côtés en très mauvais état, la concentration est au maximum ! Savoir garder son calme et avoir des yeux partout !

Chefchaouen,

On ne découvre la ville qu'après avoir franchi les derniers lacets des routes. La vue panoramique en arrivant depuis les hauteurs est bien jolie. Chefchaouen est une petite ville perchée sur les contreforts du moyen Altas, à 600m d’altitude.

Chefchaouen  

Aujourd'hui, nous pénétrons dans un rêve. Un rêve tout en bleu. Chefchaouen. Avec un nom pareil, et des maisons toutes bleues, cela aurait pu être breton ? Eh bien non, nous sommes toujours au Maroc. Haha !

Allez, on vous emmène pour la visite... Depuis le camping, c'est par un escalier qui arrive... dans un cimetière que nous descendons dans la médina.

La médina se dévoile... 

Au détour d'une ruelle, le rideau s'ouvre d'un seul coup sur une palette de couleur... et quelle palette, que du bleu ! On respire le bleu dans toutes ses nuances. Ciel, indigo, turquoise, outremer, pastel... Un vrai régal pour les yeux ! Bon, il y a aussi du ocre et du blanc...

La vie en bleu 

Nous prenons le temps d'explorer les ruelles et nous nous laissons prendre par le charme de cette médina qui ne ressemble à aucune autre.

La Médina 
Chechaouen 
Petite pâtisserie  

Les habitants nous parlent en espagnol. Normal car la ville fut prise par les espagnols de 1920 jusqu'en 1956.

Chefchaouen a été fondée au 15ème siècle. C'était un refuge pour les musulmans espagnols et les nombreux réfugiés andalous. La cité resta fermée aux Européens pendant très longtemps. Cette ville sainte fut même interdit aux chrétiens sous peine de mort. La conquête de la ville par les espagnols en 1920 mi fin à cet interdit...

Et pourquoi cette couleur bleue ? Certains vous diront qu'elle aurait pour but d'éloigner mouches et moustiques, d'autres pour servir de protection contre la chaleur ou la luminosité ...

De ruelles en ruelles 

Quelques jolies portes... On ne s'en lasse pas.

La rue principale avec ses magasins...

Les pains marocains 

Nous déjeunons au restaurant Assaada dans une petite rue loin de l'agitation, d'une tajine pour quelques sous. Et terminons par une bonne glace au chocolat sur la place principale ...et puis ici, certains habitants portent un drôle de chapeau...

Quel joli village que Chefchaouen. Nous sommes gâtés et terminons notre voyage au Maroc en beauté. Ce quelque part, ailleurs, où l'on se sent bien. Comme si tout ce bleu purifiait notre âme. C'est ça, la magie de Chefchaouen quand l'âme agit ...

Après avoir parcouru toutes ces petites ruelles en pentes... ça monte, ça descend... Nous prenons un petit taxi de couleur ... bleu ! 😂😂 pour remonter jusqu'au camping.

Sur la route toute la sainte journée...🎵

Le lendemain, nous continuons la remontée vers le nord, faisons le plein de gaz oil. 1,35€ on en profite ! Passage de la frontière. Les douaniers veulent tout voir... 👀😤 voiture, cellule... ils ne sont pas délicats.... Achetons les billets de bateau. Arrivés au port. Nouveau contrôle, la totale. Sur le bateau, mer belle. Arrivés Algéciras. Descente du bateau. Une file énorme de camions. On double par la file de droite. Ouf ! Direction... Euh ? Où sont les panneaux ?

Arrêt bivouac au nord de Gibraltar. Coucher du soleil. Superbe ! Nuit. Lever de soleil sur la mer Méditerranée ...

Lever du soleil 
11 décembre - Bivouac près de Gibraltar 
12 décembre - Bivouac entre Dénia et Oliva dans le parc National de Pego 

Fin du voyage.

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Publié le 18 février 2024

Nous avons été agréablement surpris par le Maroc. Des paysages grandioses !

Des dunes du désert aux gorges de Dadès, du Todra, tous ces cols à grimper, à redescendre, les pistes, les routes, les cascades, les plages de l'Atlantique et surtout les magnifiques montagnes de l'Atlas avec des couleurs parfois surprenantes... Et puis toutes ces belles rencontres, des pêcheurs qui t'invitent à diner ou à visiter leur kasbash ou à prendre le thé. Les médinas aux ruelles étroites, les souks, les odeurs d'épices... Le Maroc est un condensé de plein de pays à lui tout seul. Ce qui est sur, est que nous y retournerons...

Un récap. de notre aventure au Maroc en vidéo