Carnet de voyage

Road trip en Patagonie

25 étapes
43 commentaires
40 abonnés
Dernière étape postée il y a 102 jours
Coup de coeur pour ce pays magique ...
Du 31 janvier au 10 mars 2019
39 jours
Partager ce carnet de voyage
1
1
Publié le 1er février 2019

Jeudi 31 Janvier 2019

Aujourd’hui nous vivons la journée la plus longue de notre vie. Deux jours dans une seule journée !

19h20 - Jeudi 31 Janvier - Auckland Nouvelle Zélande - Nous nous envolons pour Santiago du Chili.

14h - Jeudi 31 Janvier - Santiago du Chili - Nous atterrissons à l’aéroport. Nous prenons un taxi partagé et entamons la discussion avec un Chilien... En parlant à moitié anglais, à moitié espagnol. Ça y est... nous voilà dans le bain.... et très chaud... 36° !!!

Nous arrivons à notre petit studio dans le quartier Bellavista que nous avons réservé sur Airb&b et nous sommes super bien accueillis !

Ici commence une grande pause de 15 jours !

2
2
Publié le 9 février 2019

6 Février 2019

Après ces quelques jours à vivre comme des hermites, à manger et dormir à n’importe quelle heure, nous commençons à refaire surface ! Dur dur les 16h de décalage horaire.... et aussi le fait que nous n’ayons pas dormi dans l’avion !

Nous sommes heureux de poser nos sacs à dos de 13 kg ! et de pouvoir vivre un peu « comme à la maison » : courses, ménage, cuisine, dodo ... surtout dodo... même si la maison ne nous manque pas forcément ...

Avoir choisi un petit appartement permet d’avoir un « chez soi » qui fait du bien. Rester en vieux tee-shirt toute une journée à ne rien faire, voilà la petite chose qui ne nous était pas arrivée depuis 5 mois 1/2. Et qu’est ce que ça fait du bien. Ne penser qu’à soi. Rien qu’à soi. Faire la sieste, lire ... aller chez le coiffeur..

Nous nous baladons dans notre quartier qui s’avère être un quartier sympa mais très très bruyant le soir venu... 🍹🍻🎤 🥁 Et faisons la rencontre de Carlos, garçon très sympathique qui va beaucoup nous aider par la suite.

Le quartier Bellavista

Bellavista rassembla tous les contestataires, sur le plan culturel et artisitique, de l’ordre militaire imposé en 1973, d’où le bourgeonnement de théâtres, cinémas, galeries d’art, etc... C’est là aussi que se trouve la Chascona la maison du poète Pablo Neruda.

C’est le quartier bohème de Santiago, il se situe entre la rivière Mapocho et la colline du Cerro San Cristóbal. Les rues de Bellavista marient architecture d'époque, bars décontractés et verdure.

On y trouve des ateliers de créations (bijoux en lapis-lazuli) avec de jolies bagues et des maisons basses avec des jardins. En soirée et la nuit, les nombreux bars et restaurants animent le quartier ! Mais peut être un peu trop pour nous surtout la nuit quand certains rentrent « bourrés » 😩

Sur la photo 2, notre appart. est juste derrière...

Barrio Bellavista 

Toute personne qui arrive au Chili en avion arrive souvent à Santiago du Chili.

Santiago du Chili

C'est une capitale avec plus de 6 millions d’habitants et c’est la plus grande ville du Chili. Santiago est établie dans une vallée normalement entourée par les sommets enneigés des Andes et par la cordillère de la Costa. En ce mois de Février, la neige a pratiquement disparu des montagnes.

Photo du guide du Routard avec neige sur les sommets
Santiago du Chili aujourd’hui sans neige sur les montagnes

Visite du centre historique

C’est au son du réveil que nous nous levons ce matin ...

Nous prenons la direction de la Plaza de Armas.

La Plaza de Armas, cœur du vieux centre colonial de la ville, comporte 2 monuments néoclassiques : le Palacio de la Real Audiencia, datant de 1808, qui abrite le musée historique national, et la cathédrale métropolitaine, qui remonte au XVIIIe siècle.

Nous sommes un peu déçus par cette place, dans notre mémoire celles du Pérou sont plus belles. Mais il faut dire que la ville est très bruyante et le contraste avec la Nouvelle-Zélande est un peu fou !

La cathédrale métropolitaine

Nous pénétrons dans la cathédrale Metropolina

Cathédrale Metropolina

Après avoir visité la cathédrale Metropolina nous allons voir à quoi ressemble la poste et nous sommes agréablement surpris de découvrir un petit musée qui représente la poste dans les années 1900.

La poste 

Nous descendons la rue piétonne qui est la principale rue commerçante de la ville le Paseo Ahumada. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très animée, nous avons peine à marcher côte à côte. Nous y reviendrons.

Nous arrivons à L’église San Francisco très reposante. Quel calme à l’intérieur... Nous retrouvons Jésus pour changer des Bouddhas ...

La bibliothèque nationale

La basilique de La Merced fondée en 1795. Nous ne pouvons pas rentrer à l’intérieur, elle est fermée ?

Basilica de la Merced 

Nous revenons tranquillement dans notre quartier en passant par le parc forestal.

3
3
Publié le 9 février 2019

8 Février

Après avoir réglé quelques détails sur la suite de notre voyage au Chili :

Vol A/R pour Puerto Montt - Résa guesthouse à Puerto Montt - Location du véhicule pour la Patagonie du Nord - Résa de notre hébergement au retour à Valparaiso - Regarder les bus entre Valparaiso/Santiago ? - Prochain grand vol pour le Costa Rica ... etc etc ....

Location du véhicule pour la Patagonie : Il n’y a plus de 4x2 ou alors c’est trop cher pour nous (le coût de l’assurance au Chili est chère) donc changement de parcours -> La région des lacs, peut être l’île de Chiloe et nous n’irons pas jusqu’au bout de la carretera austral ...

Nous partons déjeuner avec Carlos qui va nous aider à installer la carte Sim du téléphone (très compliqué pour les non Chiliens) et avec lui j’essaie de parler espagnol. Je suis allée me renseigner sur les cours intensifs qui durent une semaine mais cela coûte très cher... autant vous dire, je suis déçue.

155€ la semaine de cours intensif d’espagnol ! Par personne !

Après ce déjeuner très sympa, nous nous dirigeons vers le cerro Santa Lucia.

Nous traversons encore le parc forestal, tout au bout de ce parc se trouve le musée de Bella Artes (les Beaux Arts).

Le Cerro Santa Lucia est une agréable petite colline sur laquelle ont été aménagés des fontaines et tout un réseau d’escaliers.

Un peu d’exercice, quelques marches à monter et nous voilà tout en haut...

Cerro Santa Lucia 

Le chateau et la statue de Don Pedro de Valdivia

Nous apercevons au loin le cerro San Cristobal et notre lieu d’habitation (les grandes tours juste devant)

Une petite église attire notre attention

Sur le chemin du retour, nous passons par le barrio Lastarria que nous avons bien apprécié, c’est un quartier paisible et les peintures sur les murs sont magnifiques.

Ce quartier est grand comme un mouchoir de poche mais il est très agréable de s’y promener avec ses commerçants sur les trottoirs et nombreux bouquinistes. Et surtout plus aucun bruit de voitures ...

Barrio Lastarria 

Avant d’aller faire nos courses, nous nous arrêtons à la brasserie du parc forestal pour y déguster une bonne « Poire belle Hélène » !

4

Entre nos réveils tardifs, nos cours d'espagnol (si si j’ai trouvé mais sur internet à raison de 2h par jour) quelques appels téléphoniques à la famille et aux amis, on se la coule douce ... Mais que le temps passe vite !

Les derniers nuages d’hier se sont envolés derrière les montagnes. L’air chaud et sec est revenu. Nous partons ce matin vers le marché central. Il s’agit en fait d’un grand marché aux poissons avec plein de petits restaurants tout autour.

En face, se trouve le marché aux fruits et légumes.

Nous traversons la Plaza de Armas et arpentons de nouveau les rues piétonnes...

Plaza de Armas 

Pour rejoindre le petit quartier Paris-Londres, très charmant et calme de nos jours.

Car il s’agit d’un quartier historique avec un passé récent bien sombre et une maison où des chiliens ont été torturés sous Pinochet, aujourd’hui c’est un musée mais les plaques sur les murs et sur le sol sont bien réelles...

Rue de Londres 
Rue de Paris 
Les plaques au sol... 

Sur le chemin du retour, nous repassons devant la bibliothèque nationale et cette fois, nous pénétrons à l’intérieur. Il faut oser s’aventurer dans certaines salles qui sont magnifiques ! Nous nous asseyons quelques minutes. Nous écoutons le silence. Respirons l’odeur des livres. Une énorme mapmonde. J’aime les bibliothèques.

Et nous voilà à nouveau dans notre quartier ou barrio en espagnol.

Et comme tous les soirs, le soleil inonde Santiago de sa belle lumière orange. Son coucher est spectaculaire.

La vue depuis notre appart. 
5

Nous prenons le funiculaire pour nous rendre au Cerro San Cristobal à plus de 800 m d’altitude.

Arrivés en haut, la vue est spectaculaire sur la ville de Santiago, une vue à 360°.

Au loin sur les hauts sommets, nous apercevons quelques traces de neige.

Et tout tout en haut ...

A l’intérieur... Nous avons gardé nos reflexes d’Asie, à vouloir enlever nos chaussures lorsque nous entrons dans un lieu de culte, mais ici, pas besoin.

Sur le côté, une petite église.

Après une petite pause, nous redescendons. Sur un pan de murs, quelques offrandes... différentes de l’Asie ... (tiens, encore une comparaison)

Déjeuner avec Carlos. Nous avons bien rigolé ensemble ... Carlos, si tu lis ce message, puedes decirme como se dice en español « la jument qui nous tombe dessus »

Barrio Bellavista 

Demain, une nouvelle étape nous attend... la Patagonie du Nord. Nous prenons l’avion direction Puerto Montt.

Qu’il est difficile de refaire les sacs...

Nous sommes dans un drôle d’état d’esprit, comment expliquer... se poser ... nous a fait beaucoup de bien. La fatigue commençait à prendre le dessus. Et en même temps, nous sommes dans l’excitation de repartir à la découverte d’autres horizons ! Comme si nous étions revenus en arrière de 6 mois.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

6
6
Publié le 19 février 2019

Vendredi 15 Février

Nous quittons notre appartement. Testons le taxi Uber pour aller à l’aéroport (nickel) et nous nous envolons pour Puerto Montt. Nous survolons les volcans chiliens... et à l’arrivée, nous récupérons notre voiture de location pour changer un peu des bus. En fait, c’est surtout parce qu’en Patagonie, il n’y a pas beaucoup de bus, nous devrions donc être plus libres.

Appart. loué sur Airbnb 

Les papiers de la voiture réglés, c’est parti ! Direction notre auberge. Il y a un beau panorama sur la mer, je décide de prendre des photos et qu’elle ne fut pas ma surprise, une plage noire de monde ! Ici à Puerto Montt !

Tout le monde connaît Ushuaïa, mais qui connaît Puerto Montt ? La ville proprement dite, n’est pas extrordinaire comme Usbuaïa mais Puerto Montt est le point de départ de la Carreterra Austral et est avant tout un port de bout du monde... Nous y reviendrons plus tard. Le soleil est au rendez vous et le paysage nous laisse présager de bien belles choses...

Puerto Montt 

Ensuite nous n’arrivons pas à trouver notre auberge. Nous passons deux fois devant et en fait il s’agit d’une petite maison en bois où une ribambelle de petits chiens et chats nous font la fête.

La dame qui nous reçoit est très gentille, mais la chambre est minuscule de même que les cloisons ... Nous partons diner dans un endroit superbe genre bar à bières. Hub en goûte plusieurs, se décide sur celle à la cerise et je discute avec un Chilien super sympa qui me donne plein de conseils sur la suite de notre parcours.

Piedra Azul - chambre chez l’habitant - 27€ la nuit avec salle de bain (petite) partagée

7
7
Publié le 19 février 2019

Samedi 16 Février

Nous remontons la route direction le nord en direction de Villarrica. Dans un premier temps, nous faisons une halte à Puerto Varas à une trentaine de km au nord de Puerto Montt.

Puerto Varas 

Sur la route le volcan Osorno n’arrête pas de nous narguer, le matin pas encore réveillé et la tête dans les nuages puis lentement ces derniers disparaissent et le rideau s’ouvre laissant apparaître un volcan majestueux.

Volcan Osorno 

Nous nous arrêtons à Frutillar puis Puerto Octay, petit bourg tranquille au bord du lac.

En fin d’après midi, nous arrivons à Villarrica, la région des lacs en pays Mapuche.

Ce coin du Chili est donc la terre des indiens mapuche, connue sous le nom d’Araucanie, ce royaume mythique qui fait rêver bien des voyageurs en quête de bout du monde dont nous faisons partie. Une contrée intacte et farouche, en forme d’hymne à la Pachamama (la Terre-Mère). Une belle région sauvage.

En route pour l’aventure !

Belle chambre chez l’habitant avec salle de bain - 40€ la nuit - Cuisine

8

Dimanche 17 Février

Fondée en 1552 pour exploiter les mines d’or de la région, Villarica fut l’une des premières villes du Chili. Cependant, il fallut attendre 1883 pour que cesse la bisbille entre les vaillants guerriers mapuche décidés à défendre la terre de leurs ancêtres et le gouvernement central.

Du coup aujourd’hui, la ville surfe sur le label « natif », avec fêtes mapuche à gogo, sans oublier le folklore issu d’une tradition germanique due à l’immigration d’Allemands et d’Autrichiens dès la moitié du 19ème siècle.

Villarrica est une base de vacances pour les Chiliens et Pucón qui est balayée par les vents donne une ambiance plus caractéristique des stations de sports d’hiver. Mais elle a aussi sa plage de sable noir, vide au petit matin. Sur la plaza de Armas quelques statues des indiens Mapuche. Et l’arbre sacré de la région qui peuple la forêt du parc Huerquehue, l’Araucarie qui a aussi donné son nom à la région.

L’araucarie, arbre de la région 

Cône basaltique à cratère ouvert, le volcan Villarica littéralement « la maison du démon » dans la langue des Mapuche est une poudrière qui menace de sauter à n’importe quel moment.

Quand il gronde, il ne fait pas dans la demi-mesure : en 1948, l’émission de lave fit fondre le glacier qui couvre une partie de son flanc et le niveau des eaux du lac augmenta d’un mètre ! En 1971, date de sa dernière éruption meurtrière (200 victimes), une brèche de 4 km de long s’est ouverte sur son flanc, déversant près de 30 millions de mètres cubes de lave !

Volcan Villarrica qui fume toujours

Nous arrivons au lac Caburgua ...

Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à Los ojos de Caburgua, cest une série de plusieurs cascades magnifiques dont deux se jettent dans un bassin où l’eau est couleur turquoise.

La route qui mène au parc Huerquehue est superbe mais pas goudronnée... Ce parc est superbe, les randos sympas mais pas ce n’est pas donné ! A chaque fois que nous voulons faire une rando ou bien voir une cascade ou autre ici dans cette partie du Chili il faut payer...

Parc Huerquehue 

Nous prenons ensuite la route qui mène aux thermes de Pozones et trouvons un petit resto sympa où nous dégustons une bonne cazuela pour 5000 pesos soit env. 8€

9

Lundi 18 Février

Hier c’était l’été et la côte d’Azur .... Aujourd’hui, le soleil a disparu du ciel pour laisser place aux nuages qui s'imposent afin de nous donner un avant goût de Patagonie. Car ici, nous sommes déjà en Patagonie et nous avons tendance à l’oublier quand le soleil est avec nous.

Nous partons pour faire une randonnée jusqu’aux chutes del Huilo-Huilo et remonter à celles qui sont un peu plus loin, mais ... le crachin et la pluie sont plus forts que nous. Déçus, nous filons vers la fin de la route au petit port à Puerto Fuy.

10

Mardi 19 Février

Nous quittons la charmante maison de Moryn et reprenons la route du sud vers Petrohue. Nous traversons des forêts immenses d’eucalyptus. L’eucalyptus sert de bois de chauffage, ici, il n’y a pas de radiateurs électriques ! Et les routes ne sont pas partout asphaltées, vite, on ferme les vitres pour éviter la poussière.

Nous retrouvons le volcan Osorno. Cette fois, nous sommes vraiment au pied et il en impose beaucoup.

Puisque le soleil est revenu, nous en profitons pour aller nous balader dans les environs. Ici, le temps change très vite il faut profiter de chaque instant.

Rivière Petrohué

Nous rentrons dans le parc Vicente Pérez Rosales, il fait parti des parcs naturels les plus anciens du Chili avec celui de Puyehue. Il est considéré comme l’un des rares endroits de notre planète resté intact. Nous traversons un paysage superbe et diversifié entre lacs, cascades, torrents d’eau cristalline et champs de lave. Nous arrivons aux chutes de Petrohue.

Salto de Petrohue

La rivière Petrohue chemine dans les coulées de lave issues du volcan. Ces coulées, creusées par les rapides, forment de superbes canyons se transformant en chutes par endroits, dont les fameuses chutes de Petrohue. Elles sont splendides avec en image de fond le volcan, créateur de ce magnifique paysage. Il nous rappelle aussi que, s’il parait paisible au moment ou nous lui rendons visite, c’est l’un des volcans les plus actifs des Andes.

Salto de Petrohue 

La rivière, de l’autre côté des chutes, se teinte d’une écume turquoise.

Rivière Petrohue 

Le nom de la rivière, Petrohue signifie « lieu des brumes ». Ce nom provient des brumes provoquées par la lave entrant en contact avec l’eau de la rivière lors des éruptions.

Nous décidons de longer la rivière, rivière qui contient beaucoup de saumons ! Jusqu’au tout petit village de Petrohue qui en fait n’est qu’un embarcadère pour aller traverser la frontière Argentine à l’autre bout du lac à Todos Los Santos. (Une bonne journée de navigation qui parait-il dans un paysage sublime)

Nous retournons dans notre petite chambre bien sympa toute en bois dans un grand chalet au petit village de Las Cascadas.

Hostal Tai Tai 
Publié le 21 février 2019

Mercredi 20 Février - 6 mois de voyage - 186 jours !

Cela fait déjà plusieurs jours que je vous parle du volcan Osorno et que je vous envoie plein de photos de ce volcan.... eh bien, à force de l’avoir en point de mire, on a envie de le voir de plus près. Et nous ne sommes pas déçus, nous y voilà... SUR le volcan ! 🗻

A notre réveil ce matin, le ciel est bleu. La météo annonce des nuages vers midi et de la pluie vers 16h...

Qu’est ce qu’on fait ? On y va, on y va pas ? Allez... on y va, de toute façon, si la météo est trop mauvaise la montée au volcan est fermée.

C’est parti !

Le temps de s’habiller chaud ? 🧣🧤oh là là, les vêtements chauds ? Mais ils sont au fond du sac... (que ça fait tout drôle de mettre pull, pantalon, doudoune ça fait 6 mois qu’on est en tee-shirt et short)... et de monter dans la voiture, les nuages s'amoncellent au dessus de nos têtes, où est parti le ciel tout bleu ?

Nous arrivons en haut et nous sommes environnés par une brume épaisse.

Mais on y voit rien ! 

Nous ne voyons plus rien. Restons quelques instants sur place et la magie opère.

D’un seul coup, le rideau de brume se lève. C’est magique...

C’est beau, il fait froid ❄️mais on est bien. Nous arrivons au cratère Rojo (rouge).

El crater rojo 
Volcan Osorno 

Histoire du volcan : la dernière éruption a eu lieu en 1869

Puis il nous faut retourner à Puerto Varas car dans le petit village où nous sommes il n’y a aucune tirette à sous... grrr !

De retour à la chambre, nous préparons le parcours de demain, la fameuse Carretera Austral, la ruta 7 !

Il va falloir être prudents car nous n’avons pas de 4x4...

Pour ceux et celles qui ne veulent pas ou ne peuvent pas monter à pied jusqu’au cratère rojo et plus haut, il a un télésiège. 12 000 pesos par pers.

Hostal Tai Tai - Chambre avec SDB et petit déj. très copieux - 50€

12
12
Publié le 22 février 2019

Jeudi 21 Février

Maintenant, nous allons rentrer dans le vif du sujet.

La Carretera Austral la route n°7 comme la route 40 en Argentine font parties des routes mythiques de la planète. Sur plus de 1200 km coincée entre la cordillère des Andes et l’océan Pacifique, elle part de Puerto Montt et se termine à Villa O Higgins.

Nous quittons à regrets notre hébergement, les gérants et la région des lacs. Nous faisons le plein d’essence car là où nous allons passer il n’y a pas

de station. Après moults réflexions, nous avons décidé de ne pas passer par Puerto Montt et Puerto Varas que nous connaissons déjà mais par la route qui longe l’estuaire Reloncavi.

La météo n’est pas avec nous, mais nous devinons le paysage qui doit être superbe par beau temps. Nous nous régalons de cette route qui s’avère au final faisable sans problème avec un véhicule normal. Nous mettons 5h pour arriver à notre destination, la ville d’ Hornopirén, là ou demain nous prendrons un ferry afin de rejoindre Caleta Gonzalo.

Il fait 16°  

Parfois la route est très étroite et quelques cascades surgissent au détour d’un virage.

Route étroite et cascade 

On trouve beaucoup de ruches, des moutons, des chèvres. Des bambous du Chili et un pont sans nom...

Nous commençons à apercevoir le Pacifique.

On aperçoit aussi beaucoup de piscicultures...

Route V-69

Puis nous arrivons au croisement de la route où tous les ferry arrivent et nous sommes contents d’avoir choisi cette route. Non seulement, elle est jolie et en plus nous avons gagné 10 000 pesos de ferry !

Maintenant ça y est nous voilà sur la Ruta 7 ! Qui elle, par contre, n’est pas terrible du tout. Il se met à pleuvoir assez fort. Nous roulons dans la boue et sur une route défoncée et pleine de trous (car en travaux) et le paysage n’est pas extraordinaire.

Nous arrivons à Hornopirén, il pleut. La température est de 10° ! Nous trouvons sans difficulté notre hôtel avec cuisine. Nous en profitons pour nous faire à manger (économie oblige vu le prix des hôtels) et nous mettre au chaud sous la couette ! Comme je vous l’ai déjà dit, ici, pas de radiateurs électriques. De ces maisons bâties en bois ou en tôle s’échappent, été comme hiver, de grosses volutes de fumée, car fermes et maisons sont équipées de poêles à bois pour lutter contre un climat rigoureux et mijoter quelques plats locaux comme la casuela. Mais l’été, pas de chauffage et comme nous sommes en été... on se caille !

A demain pour la suite de l’aventure, on nous promet du soleil ....

Publié le 25 février 2019

Vendredi 22 Février

Nous prenons le ferry de 9 heures. Le ciel est toujours bien garni en nuages.

Dès la sortie du fjord, le soleil doucement fait son apparition.

La traversée dure au moins 4 heures.

Les montagnes au loin, sans les nuages sont superbes.

Arrivés de l’autre côté à Caleta Gonzalo, une surprise nous attend !

Isabelle et Daniel, un couple que nous rencontrons tous les 2 ans en voyage ! Une fois au Nord du Chili, une fois au Cambodge et aujourd’hui sur la carretera austral ! Il faudra quand même que prenions le temps de nous voir chez nous en France !

Nous reprenons la route ou plutôt la piste. Très belle dans tous les sens du terme !

Sur les conseils d’Isabelle, nous nous arrêtons pour faire une petite balade, el sendero de los alerces. Il y règne une atmosphère calme et contemplative pour apprécier ces arbres millénaires. Les « alerces » sont des cyprès de Patagonie et certains ont plus de 3 000 ans ! Nous sommes dans le parc Pumalin. Pour plus d’infos sur l’histoire de ce parc c’est par ici.

A un endroit bien caché, se trouve un chemin sur lequel une superbe cascade coule avec un fort débit !

La piste continue. Nous sommes toujours dans le parc Pumalin.

Paysage grandiose 

Le paysage est de toute beauté.

Nous arrivons à Chaiten, tout petit village sympa du même nom que le volcan nous rappelle la Patagonie Argentine. Située au bord du golfe de Corcovado, la ville est entourée par plusieurs volcans, les principaux étant le Michinmahuida, le Corcovado et Chaíten.

Petite histoire du village

À la suite de l’éruption du volcan Chaíten (considéré comme éteint jusque-là) au début du mois de mai 2008, le village est entièrement évacué et la population est déplacée. Dans les jours qui suivent, une partie du village est rasée par les coulées de boues. Les panaches de cendres émis par le volcan atteignent les 30 kilomètres d'altitude et conduisent jusqu'à la fermeture de l'aéroport de Buenos Aires, à plus de 1000 kilomètres de là. Dans ces conditions, les cendres recouvrent également toute la région dont le village de Chaitén. Ces coulées de boues et retombées de cendres volcaniques finissent par dévier le fleuve qui allait autrefois se jeter dans l'océan au sud du village, désormais coupé en deux par le nouveau cours du fleuve depuis l'éruption. Le village est déclaré zone interdite par le gouvernement de Pinera, qui prévoit la construction d'une ville nouvelle au nord, près de la plage de Santa Barbara. Mais à partir de 2010, contrevenant l'interdiction, une partie de la population est revenue vivre dans la ville, toujours déclarée par le gouvernement comme une ville morte. Depuis 2012, l'interdiction est levée et les habitants sont revenus progressivement, réhabilitant maisons et édifices publics.

Sur la 4ème photo, c’est notre hostal. L’hostal Paraiso Patagonico, une auberge à l’accueil très chaleureux.

14
14
Publié le 26 février 2019

Samedi 23 Février

Nous quittons cette magnifique famille, mais nous y reviendrons pour notre retour. On se sent chez eux comme à la maison ! On peut utiliser leur cuisine pour se faire à manger, c’est bien pratique.

Nous reprenons la route toujours en direction du sud. Nous longeons le rio Palena d’une belle couleur laiteuse.

Rio Palena 

Un troupeau de vaches en travers de la route et un gaucho.

La rivière qui donne de la couleur au paysage nuageux de ce matin.

Nous traversons le village de La Junta. Même les petits villages en Patagonie ont leur Plaza de Armas.

La plaza de Armas 

Pour arriver à Puyuhuapi la route est pratiquement asphaltée partout. Nous arrivons à notre homestay, il fait un froid de canard !

Puyuhuapi est un petit village perdu au fin fond du fjord du même nom, le port de Puyuhuapi.

Un peu d’histoire :

L’histoire de Puyuhuapi débute en fait en 1930 dans un petit village de République Tchèque. 4 colons d’origine allemande, attirés par l’offre de terre au Chili dont ils ont entendu parler, décident de partir à l’aventure, et d’émigrer au bout du monde, financés par une fortune locale. Partis en éclaireurs, ils choisissent de s’établir à Puyuhuapi, puis de faire venir le reste de leurs familles.

Alors que la guerre éclate en Europe, les émigrations deviennent interdites. Pendant quelques années, ces 4 hommes tentent tant bien que mal de survivre dans ce bout du monde, où les conditions de vie sont difficiles. Ils ont eu à s’adapter au climat très pluvieux et froid, à déforester une partie du territoire pour pouvoir construire le village, à mettre en place des activités leur permettant de subsister (élevage, scierie, pêche etc.).

Nous regardons la météo. Elle annonce du soleil, en fait, cela veut dire pas de pluie, entre 16 et 17 heures. Nous posons nos sacs et filons de suite en direction du glacier Ventisquero dans le parc national du Queulat , afin d’y effectuer une bonne randonnée de 6,6 km aller-retour 👣

Celui qui ne veut ou ne peut pas faire la rando au glacier, il y a une petite montée de 10 mn où l’on peut déjà avoir un bon aperçu.

Le guide du Routard dit que les plus courageux peuvent aller voir le glacier de plus près, alors nous prenons notre courage avec nous et c’est parti pour un dénivelé + de 350 m à marcher dans la boue, éviter les petits cours d’eau et faire un peu d'escalade entre les racines des arbres et les rochers. Nous commençons par prendre une jolie passerelle en bois, pas plus de 4 personnes sur la passerelle !

Pas toujours facile 

L’arrivée en haut est vraiment superbe, c’est un beau glacier suspendu, avec ses 2 petites cascades !

C’est juste spectaculaire d’être là ! Ça en vaut vraiment la peine.

Il faut redescendre... attention aux chevilles ... et au genoux ... Je suis contente de mes chaussures, elles accrochent bien (mauvais souvenir du Pérou) Le sentier n’est pas large, la végétation est dense.

Après trois heures de randonnée, nous rentrons à notre auberge ! Il y fait si froid, il est tard, la douche sera pour une autre fois ... mais je suis contente, la grimpette est par endroit assez raide !

Le village de Puerto Puyuhuapi au bord du Pacifique
15
15
Publié le 27 février 2019

Dimanche 24 Février

Hier soir nous n’avons pas pu prendre de douche, ni laver nos chaussures et bas de pantalons pour cause de froid... nous avons mangé nos pâtes dans une cuisine non chauffée .... eh bien ce matin, il doit faire à peine 10° dans la chambre. On se dépêche de quitter cet endroit, un petit déj rapide, une toilette de chat.

Il pleut. Dehors il fait 5° !

Une bonne partie de la route est goudronnée, mais celle qui passe dans la montagne ne l’est pas et la piste n’est pas bonne. Ça grimpe et il y a beaucoup de cailloux.

Nous rencontrons quelques oiseaux, des beaux et des ... pas beaux 😱

Un paysage bien vert...

Le petit village de Villa Amengual avec son église, sa mairie et son école.

Les nuages s’accrochent aux montagnes.

Et une belle cascade pour terminer la journée !

Cascadas de la virgen 

Nous arrivons à Coyhaique, une jolie chambre chez l’habitant, avec chauffage et une belle salle de bain. Nous en profitons !

Coyhaique est la capitale de la région d’Aysén. La ville en elle-même n’a pas d’intérêt mais elle est bien pratique pour faire une halte se trouvant à mi chemin entre Puyuhuapi et Puerto Rio Tranquilo.

Nous partons diner et goûtons à un plat typique du Chili

« El pastel de jaiba » un gratin de crabe.

16

Lundi 25 Février

Nous quittons notre chambre bien douillette, bien requinqués et tout propres !

La journée commence avec du soleil et une route asphaltée de Coyhaique jusqu’à Cerro Castillo voir un petit peu plus loin. Ensuite, une belle piste nous attend.... et la belle piste se tranforme en une piste avec beaucoup de cailloux et devient vite de la tôle ondulée ! Aïe aïe aïe, ça secoue et vibre de partout dans la voiture.

Le paysage quant à lui est grandiose ! On en prend plein la vue !

On vous laisse découvrir toutes ces différences de nuances, au début du parcours, nous n’arrêtons pas de dire « Oh ça ressemble à l’Islande » avec ses couleurs de jaune orangé.

Nous arrivons au mirador Cuesta del Diablo et que diable ! Qu’est ce que c’est beau !

La route continue à un endroit où presque tous les arbres sont morts.

Bosque muerte 

Un refuge pour cyclistes au bord de la rivière... Quelle couleur cette rivière !

Rio Mùrta 

De jolis oiseaux en plein déjeuner ...

Nous passons Puerto Rio Tranquilo, nous y reviendrons après-demain et nous arrivons au Lago General Carrera et là, je reste sans voix, la couleur de ce lac, c’est juste magnifique !

Le lac General Carrera ou Buenos Aires en Patagonie se situe à la frontière entre le Chili et l'Argentine. Baptisé General Carrera par les Chiliens, les Argentins préfèrent lui donner le nom de Buenos Aires.Deuxième lac d'Amérique du Sud après le lac Titicaca (Pérou - Bolivie), il est aussi large que le département de l'Essonne en France et atteint presque 600 mètres de profondeur à certains endroits ! En 1971 et 1991, les éruptions du volcan Hudson provoquent des dégâts dans la région. Ce volcan se trouve au nord-ouest du lac et à une altitude de 2 600 mètres.

Lago General Carrera 

On reprend une piste pas terrible du tout et beaucoup de poussière au passage. Denise, si tu me lis, je peux te dire qu’il n’y a pas un jour sans que l’on pense à vous... qu’est ce que vous avez dû souffrir !

Pouah ! 

Entre deux nuages de poussière ...

Toujours le lac ... on ne s’en lasse pas ... du bleu, du bleu que du bleu vert émeraude ....

Nous passons sur un pont et nous regardons à droite et .... mais c’est grandiose !

Lago General Carrera

Après cette piste pourrie mais d’une beauté époustouflante, nous arrivons à Puerto Guadal après plus de 5 heures de trajet !

17

Mardi 26 Février

La météo annonçait hier du soleil pour aujourd’hui, nous en profitons pour faire un aller-retour vers Chile Chico petite ville du bout du monde à la frontière avec l’Argentine.

En bordure du lac General Carrera, ce petit village constitue le dernier point de passage pour l’Argentine.

La ville du soleil, comme beaucoup l’appellent ici à cause de son climat, son lac et son agriculture prospère. Le guide du Routard écrit même qu’il y a un micro climat et qu’on y cultive des cerises, alors allons voir ça de plus près ! A notre départ il fait 8°.

De jolis chevaux et un gaucho... avec lequel nous essayons de faire la causette car ici, l’espagnol est un peu modifié.

Toujours le lac ...

Des rivières encaissées.

Des rochers, des glaciers ... La piste elle aussi est encaissée et difficile ...

Le paysage change d’un seul coup ... plus aride ... et la température grimpe, il fait 18° !

Arrivés en haut d’une côte, quelle surprise... quel décor !

Le ciel ou le lac ?

Le ciel ! Bleu de l’Argentine ... 

Nous arrivons à Chile Chico, il fait 23° ! Le vent souffle fort ! Nous montons au mirador du Cerro Banderas qui offre une très belle vue sur le lac et sur la ville.

Chile Chico 

Après un petit resto où nous dégustons un bon saumon du lac, nous retournons vers Puerto Guadal et le paysage dans l’autre sens est encore différent ...

A chaque virage, nous sommes émerveillés !

Wow ! Je n’arrête pas de prendre des photos ! Et de dire « Mais que c’est beau ! »

Toujours des travaux sur la carretera, parfois nous patientons plus d’un quart d’heure !

Le soleil commence à décliner ...

Petite plage de sable noir sur les bords du lac.

C’est grandiose !

Nous ne regrettons pas notre choix d’avoir parcouru cette piste en un aller/retour. Ici s’arrête notre descente sur la Carretera austral, faute de temps... et surtout d’argent dans les poches ! 😆 Nous sommes conscients que la suite est sûrement encore plus belle, mais l’essentiel est déjà d’être là et c’est vrai que c’est géant !

Nous voilà de retour à Puerto Guadal chez Tarcila qui est super sympa, elle passe un coup de jet d’eau sur la voiture pour enlever la poussière ! La température est de 21° ! Il y a bien un micro climat dans cette partie de Patagonie.

Nous discutons un bon moment avec Tarcila. Ici, la vie est dure. L’électricité et le gaz sont très chers, (30 000 le galon) ce pourquoi il n’y a pas de radiateurs dans les maisons. Ce que nous avons du mal à comprendre c’est pourquoi elles sont si mal isolées, pas de double vitrage et du jour autour des fenêtres. Pour se faire soigner, le dentiste est à Chile Chico soit 2 h de piste, le médecin pour les gros « bobos » à Coyhaique 4 heures de piste ! Mais il y a quand même une école...

Puerto Guadal 

Hostal Perla del Lago - environ 50€ - grande chambre pour 3 pers. avec salle de bain et petit déjeuner. Le soleil donne sur la chambre donc lorsqu’on arrive, il fait chaud.

18

Mercredi 27 Février

Nous quittons Tarcila et sa chaleureuse maison et remontons vers le nord en reprenant la même piste pourrie qu’à la descente.

Avec une halte presque obligatoire à Puerto Rio Tranquilo où une belle curiosité nous attend, les cathédrales de marbre ! Dressées sur de véritables piliers de pierres courbés, façonnés par l’eau, ces îles défient les lois de la gravité. Un îlot a acquis le titre de « Cathédrale » : il repose sur des colonnes de marbre.

Il est 11h et un départ a lieu maintenant. Super, nous n’avons pas besoin d’attendre 2 heures comme à l’aller... Le site se trouve à environ 10 minutes en bateau. C’est parti, on vous emmène dans ces cavernes !

Cavernes 

Le bateau effleure les surfaces lisses et écaillées du marbre et celles, rêches, du calcaire. Le calcaire y a ciselé des sortes de crêtes. Le clapot, lui, a sculpté le marbre à son image : la surface de la pierre forme les mêmes petites écailles que celles de l'eau lorsque le vent s'en mêle et qu'il commence à l'agiter.

C’est superbe et là, nous n’avons pas encore tout vu !

Cavernes 

Ces cavernes sont considérées comme faisant partie des plus belles du monde. Elles regroupent trois formations distinctes : la Caverna de Mármol (caverne de marbre), la Capilla de Mármol (chapelle de marbre), et la Catedral de Mármol (cathédrale de marbre). Elles forment plein de petits tunnels. Le lac, d’origine glaciaire, contient de nombreux minéraux en suspension qui reflètent la couleur bleue des rayons du soleil. C’est de là que provient son saisissant ton turquoise, qui sublime ces grottes de marbre lorsque les reflets de l’eau dansent sur les parois.

Cavernes 

La cathédrale de marbre ...

Cathédrale de marbre 

Lorsque l’eau du lac est agitée, il est impossible de s’en approcher en toute sécurité. Ce n’est pas pour rien que le lac a été appelé Chelenko « lac des tempêtes » par les amérindiens Tehuelches.

On s’en met plein les yeux en espérant que les photos reflètent bien le rendu...

La chapelle ... l’histoire raconte que quelques mariages ont été célébrés sous la chapelle...

Durant l’hiver, le niveau de l’eau permet de marcher sur le marbre...

Et puis le retour en bateau rafraichit et nous dépoussière …

La chapelle 

Puerto Rio Tranquilo

Puerto Río Tranquilo est un petit village d’environ 400 habitants qui tourne principalement grâce aux voyageurs de passage, mais qui est quand même très calme.

Après cette magnifique pause, nous nous arrêtons à Bahia Múrta. Joli petit village au bord du lac, et toujours le même lac ! Nous en profitons pour nous ressourcer avec un un bon jus de fruit naturel, pêche pour Hub et framboise pour moi. Les proprios sont d’une extrême gentillesse et Il fait toujours aussi bon ! Quel écart de température entre le jour et la nuit.

Bahia Murta 

Nous resterons deux nuits à Bahia Murta afin de nous reposer un peu. Et d’en profiter pour trier les photos !

Hostal au bord de la carretera 

Residencial Patagonia - km 200 - Bahia Murta chambre minuscule, pas de place pour poser les sacs, il faut les mettre dans la salle de bain - avec eau chaude au lavabo - sans petit déj et sans wifi - Accueil très froid - 36 000 pesos soit 48€

19
19
Publié le 2 mars 2019

Hier soir, nous sommes retournés dans le petit resto très sympa à Bahia Murta où nous avons pris un plat local : le Lomo en el jugo.

Très bon. En fait cela ressemble au « pot au feu » de chez nous.

Bahia Murta est un petit village d’environ 400 âmes avec 2 petites épiceries où nous faisons le plein pour le petit déjeuner.

Vendredi 1er Mars

Nous quittons l’auberge Residencial Patagonia à l’accueil très froid et sans sourire pour Coyhaique, seule destination possible depuis Bahia Murta à 210 km plus au nord.

...

En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout.

C’est avec cette citation d’Albert Camus que nous allons maintenant démarrer la journée et commencer le retour de la Carretera Austral.

Car cette route se mérite... tantôt asphaltée, tantôt piste, belle, roulable, caillouteuse et difficile... et les conditions météo : soleil, chaud, pluie, vent, froid ...

Carretera Austral ou Ruta 7 

C’est pour cela que nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout en passant par Caleta Tortel et relier Villa O Higgins, dernière ville de la carretera.

Mais ce n’est que du bonheur d’avoir déjà fait plus de la moitié et notre volonté était de rejoindre Chile Chico et les Cathédrales de marbre !

Le chemin du retour est d’ailleurs fantastique, le soleil est au rendez vous, la chaleur aussi. Et jamais nous nous lassons de ces paysages ...

Un lama perdu dans dans un champ ...

A nouveau ces arbres morts ...

Bosque muerto 

Les rivières couleur turquoise ...

La laguna verde près de Cerro Castillo.

Laguna verde 

Et toujours des travaux ...

Travaux sur la Carretera 

Vers midi nous nous mettons en quête d'un endroit tranquille pour déjeuner, on trouve notre bonheur sur la place de la petite ville de Cerro Castillo, comme il fait bon se prélasser au soleil et puis c’est reparti, nous montons dans notre voiture, où j’ai un petit souci avec ma porte. Un coup elle reste fermée, un coup elle ne ferme plus, pour cette fois je passe donc par le côté conducteur ...

Le paysage défile sous nos yeux, toujours émerveillés. Des paysages que nous n’avions pas pu observer à l’aller car dans les nuages...

Différents...

Pour terminer dans les plaines de Coyhaique.

Nous arrivons à Coyhaique, une chambre chez l’habitant nous attend. En fait, nous avons toute la mezzanine pour nous. Une chambre avec un grand lit, une chambre avec petit lit, une salle de bain... et il fait chaud ! On peut même se servir de la cuisine pour nous faire à manger. Et le wifi est excellent car hier, nous n’en n’avions pas du tout.

Hospedaje familiar avec salle de bain, thé, café, tisanes, frigo avec petit dej - possibilité de cuisiner - Accueil chaleureux - 33 000 pesos soit environ 44€

20
20

Samedi 2 Mars

Grande journée de retour vers Chaíten

Nous quittons notre nid douillet. Le ciel est gris. Nous lavons un peu la voiture et reprenons la route. Une grande journée nous attend.

Nous repassons dans la montagne, la piste est un peu difficile à la descente. Comme d’habitude, nous croisons beaucoup de cyclistes... et un motard avec son chien !

Je ne vais pas vous dire et redire que le paysage est de toute beauté... mais si et jamais on ne s’en lasse...

Toujours aussi beau même sous les nuages 

Pourquoi nous rencontrons beaucoup d’arbres morts ? Parce qu’ils ont été asphyxiés par les cendres volcaniques de l’éruption du volcan Hudson en 1991.

La route est bordée de nalca, une plante aux énormes feuilles vertes. Elle est ornementale mais aussi comestible avec des usages voisins de ceux de la rhubarbe.

Végétation 


Un lac parmi tant d’autres 

Encore un beau glacier ...

Le Pacifique qui offre de nombreux fjords.

Un autre glacier, le Ventisquero, celui que nous sommes allés voir de plus près il y a quelques jours ...

Encore des travaux ... et la star du jour, le chien à la moto !

Et nous voici de retour dans cette petite ville de Chaíten ... J’aime ce village, ses habitants courageux et son histoire. ( voir plus haut à l’étape Chaíten)

Bonne bière et bonne pizza 

Des photos du village lors de l’éruption, récupérées sur internet

L’église toujours pareille

Dimanche 3 Mars

Pour la 2ème fois, nous quittons ce superbe couple qui est aux petits soins pour nous et qui se soucie réellement de notre bien être. Ils sont partis à la messe et ils nous ont laissé la maison !

Et reprenons la piste en direction du ferry.

Une belle piste !

Hostal paraiso patagonico 

Toujours impressionnant tous ces arbres morts, cette fois le coupable c’est le volcan Chaíten.

Mais la végétation a bien repoussé.

Nous arrivons à l’embarcadère. Nous prenons le bateau de 15h et arrivons vers 20h à notre hôtel.

Lundi 4 Mars

De retour au point de départ

Hortensias 

Bateaux de pêche

Et comme nous l’avons commencé, nous terminons cette carretera austral par la pire des pistes. Mais il faut bien un début afin que cela devienne de jolies routes.

Cette fois, nous longeons le Pacifique, pour ne pas repasser au même endroit qu’à l’aller. Pour cela nous empruntons un petit ferry.

De Puelche à La Arena 

Ainsi se termine la boucle de la Carretera Austral.

21
21
Publié le 5 mars 2019

Le long de la ruta 7, les patagons roulent en pick-up pour parer aux nids-de-poule qui jalonnent la route. Il n’est pas rare de devoir jouer du klaxon pour éloigner les moutons, les vaches ou les chèvres. Les hommes portent des bérets et des pulls en laine tricotés à la main. Ils ont quelque chose dans l’allure de distingué. La tradition du maté, une infusion préparée à base de feuilles séchées de Yerba mate, est bien présente. D’ailleurs, le maté a un rôle social. C’est un élément qui lie les gens, un symbole de confiance, d’amitié et d’intimité entre ceux qui le partage.

Pour faire les courses, on trouve des petites supérettes et quelques supermarchés dans les plus grandes villes comme à Coyhaique. Nous avons profité des fruits de saisons qui sont pommes, brugnons, framboises et myrtilles ! Des légumes comme les tomates qui sont excellentes et des salades. Il n’y a pas de conserves ni de plats préparés au Chili et pas beaucoup de fromages...On trouve des pâtes, du riz, du quinoa ...

On est ici, en pleine nature sauvage, il n’y a pas de pollution. C’est un Chili authentique.

Nous connaissons le nord du Chili et ses déserts qui sont magiques et qui restent toujours dans mon coeur comme l’un des plus beaux endroits de la terre, mais cette Carretera austral est un aussi un incontournable de la Patagonie chilienne.

Les paysages sont à la hauteur des attentes que nous avions en nous aventurant dans cette mythique ruta 7 qui n’était pas prévue dans notre programme... C’est aussi ça l’aventure ! Des cascades, des lacs, des montagnes, des glaciers s’offrent à nous au fil des kilomètres, c'est à couper le souffle, ces paysages, d'une palette de couleurs incroyables variant du bleu au vert...

Louer un 4x4 car notre Renault a dû souffrir ...

22

Mardi 5 Mars

La Patagonie, c’est fini, nous rendons la voiture de location à l’aéroport, tout se passe pour le mieux. L’avion réservé il y a plus de 15 jours sur la compagnie JetSmart devait partir à 11h17 pour arriver de bonne heure à Valparaiso, eh bien c’est raté ☹️ ! Le départ est reporté à 15h12, et pourquoi. No lo se ? Et nous ne le saurons jamais.

17h l’atterrissage réussi, l’avion ne trouve pas de place pour se stationner ? Attente. Puis les portes de l’avion s’ouvrent et la chaleur se fait sentir ! Quel contraste !

Nous descendons de l’avion et Il nous faut prendre un bus pour rejoindre le terminal de l’aéroport, tout le monde ne montera pas dans le bus, il est vite plein, heureusement, nous sommes les premiers à descendre. La récupération des sacs à dos se fait attendre. Une heure après, nous nous dirigeons au guichet des bus qui se trouve à la sortie de l’aéroport. Nous sommes accostés par des taxis, mais non pas pour aujourd’hui. Nos tickets de bus en main, direction la station Parajitos de Santiago. De là, nous achetons 2 autres tickets de bus pour Valparaiso, et la dame du guichet nous fait 8000 pesos de réduction. Super ! Nous avons bien fait de ne pas prendre le taxi ! Sacré économie. Encore 116 km en bus Pullman hyper confortable et nous arrivons à Valparaiso. Nous appelons un taxi « Uber » et pour 2€ nous arrivons à notre petit studio réservé sur Airbnb.

Paulo nous attend pour nous remettre les clés et nous donner quelques infos. Quoi de mieux, tout s’est bien déroulé, sans attente. Il est 20h30.

Si la compagnie JetSmart n’avait changé pas les horaires, il était prévu d’aller faire nos courses et ne pas perdre de temps pour la visite de la ville..

Pour se rendre à Valparaiso depuis l’aéroport, il n’y a pas de bus direct ->

Dans l’aéroport juste à la sortie, acheter un ticket de bus pour rejoindre le terminal des bus Parajitos (bus bleu centro aeropuerto) : 1800 pesos par personne soit 2,40€

A Parajitos, acheter un ticket de bus pour Valparaiso, plusieurs compagnies : Tourbus, Pullman 4000 pesos par pers. avec 50% de réduction soit 5,35€

23

Jeudi 7 Mars

Valparaíso, un peu d’histoire :

C'est en 1536 que Juan de Saavedra découvrit la Baie d'Alimapu et la rebaptisa Valparaíso en souvenir de sa terre natale, Valparaíso de Arriba dans la région de Cuenca, en Espagne. Huit ans plus tard, le 3 septembre 1544, Pedro de Valdivia désigna Valparaíso comme Port Officiel de la capitale du Chili, mais ce n'est qu'en 1559 que les espagnols décidèrent d'y habiter en fondant la première église de la cité. Fortifiée suite aux attaques des pirates, Valparaíso se développa grâce à son port qui permettait d'envoyer au Pérou et en Espagne toutes les richesses de la région. Puis le port devint au cours des siècles une escale quasi obligatoire pour tous les bateaux qui allaient du Pacifique à l'Atlantique en passant par le Détroit de Magellan ou le Cap Horn.

Au cours du 19ème siècle Valparaíso ne cessa de s'embellir grâce à son port qui est aujourd'hui le plus important du pays, offrant à ceux qui arrivent par la mer le beau spectacle de ce grand amphithéâtre avec ses 42 collines dominant la baie.

Pour percevoir les différentes ambiances des quartiers de la ville, l’idéal est de se promener, à pied, et de se perdre dans les dédales des ruelles. Cette jolie ville aux maisons colorées perchées sur les collines en bord de mer ne laisse pas indifférent. Valparaiso, peut se résumer en 3 mots : Portuaire, Bohème, Estudiantine.

En premier, un aperçu de notre quartier, nous sommes entre le quartier Bellavista et Concepcion

Après un bon petit déjeuner, nous voilà prêts pour affronter les Cerros (collines) de Valparaiso !

Nous commençons par chauffer les mollets et descendons notre quartier pour arriver dans la ville basse...

El Reloj Turri 

... direction le Cerro Concepcion afin d’y prendre un ascenseur datant des années 1800... Seulement voilà l’ascenseur « esta muy malo » (en panne) donc c’est parti pour une bonne grimpette d’escaliers !

Le Cerro Concepcíon

Ses rues en pente et ses maisons colorées sont peuplées de jolies boutiques, petits cafés et restaurants. Marcher et se perdre dans ses rues est un vrai régal. Nous sommes tombés sous le charme de ses ruelles bordées de belles demeures coloniales et républicaines ainsi que ses belles places.

Paseo Atkinson

Sur le paseo Atkinson, nous avons une jolie vue sur la mer, le port et la ville basse.

Vue depuis le mirador 

Et la ville haute qu’on appelle ici les cerros, ce sont les collines. Il y en a 42 !

Collines de Valparaiso 

C’est aussi un bon quartier pour commencer une visite sur le thème du Street Art.

Street Art 

Deux églises se partagent la vedette des bâtiments historiques du quartier, l'église Luthérienne bâtie en 1897 par les immigrants allemands et l'Eglise Anglicane Saint Paul construite en 1858 par les immigrants britanniques, l’église anglicane est connue pour ses concerts d’orgue le mercredi et le samedi.

Quelques jolies maisons en bois.

Le Paseo Gervasoni

Sur le Paseo Gervasoni on peut visiter la Casa Mirador Lukas qui abrite un musée consacré au célèbre caricaturiste chilien Renzo Pecchenino dit "Lukas". Depuis cette promenade on bénéficie aussi d'une très belle vue sur la ville et la baie.

Le Cerro Alegre

Le Cerro Alegre s’étend dans la continuité du Cerro Concepcion. Il possède lui aussi de jolies maisons colorées et d’impressionnantes rues pentues. Ses deux principaux atouts sont son mirador Yugoslavo et le Musée des Beaux Arts (Bellas Artes) ou Baburizza.

La villa qui se distingue le plus des autres sur le Cerro Allegre c'est le Palacio Baburizza (bâtiment vert et blanc) construit en 1916 par les architectes italiens Arnaldo Barison y Renato Schiavoni pour le compte de la famille Zanelli qui avait fait fortune dans l'exploitation du salpètre. Cette belle demeure fut rachetée en 1925 par le croate Pascual Baburizza (Pasko Baburica en croate), qui avait également fait fortune dans le nord du Chili avec le salpètre. L'architecture de cette villa est très ressemblante aux riches demeures bourgeoises françaises et d'Europe centrale. Richement meublé et décoré, le Palacio Baburizza abrite aujourd'hui sur ses trois étages le Palais des Beaux Arts de Valparaíso où l'on pourra voir les tableaux européens que Pascual Baburizza légua à la ville ainsi que les oeuvres d'artistes chiliens comme Alfredo Valenzuela Puelma ou Camilo Mori.

En face du Palacio Baburizza, un batiment rouge attire notre attention, c’est le Palacio Astoreca et il est lui aussi, un des édifices les plus représentatifs de la splendeur de Valparaíso au début du 20ème siècle. Il est de style victorien et a été construit en 1923 pour le croate Francisco Petrinovic qui s'était enrichi lui aussi grâce au commerce du salpêtre dans le nord du Chili. C'est en hommage aux racines anglaises de son épouse, que l'homme d'affaires croate ordonna la construction de cet édifice en respectant le style des riches demeures victoriennes de l'époque en Grande-Bretagne. Ce n'est qu'en 2012 que le Palacio Astoreca est devenu un hôtel de luxe.

Palacio Barburizza et Astoreca

Au hasard des rues ...nous remarquons les peintures sur les marches d’escaliers.

La rue Pierre Loti où il fait bon prendre un pot.

Rue Pierre Loti 

Encore des marches ...

Et de beaux graffitis.

Toujours et encore ... on ne s’en lasse pas !

Et ça grimpe toujours ...

Des petits magasins ...

Puis nous redescendons vers la place Sotomayor, en passant devant le Palais de Justice

Et le quartier général de la Marine.

Plaza Sotomayor et le quartier du port

Et en cas de tsunami, il faut vite grimper ces marches ... L’ascenseur est à côté

Puis nous nous dirigeons vers le quartier du port, je voulais voir à quoi ressemble la plus vieille église de Valparaiso mais nous n’irons pas loin, ce n’est pas un quartier très sûr, un chilien nous dit de faire demi-tour because it’s dangerous !

Plaza Echaurren 

Même le camion poubelle est décoré .

Après cette belle balade, nous allons déguster une bonne pâtisserie et qu’il est doux de s’asseoir !

Nous cherchons l’agence DHL car on aimerait renvoyer en France nos vêtements chauds afin d’alléger nos sacs à dos mais le prix annoncé est exorbitant ! Nous passons devant la poste, allons nous renseigner, c’est nettement moins cher, tout en restant cher ... vous voyez donc ce que je veux dire ? Nous allons donc ranger les « affaires d’hiver » ... au fond du sac ! 😢


Vendredi 8 Mars

Aujourd’hui, nous partons de l’autre côté vers le Cerro Bellavista. Les églises sont toujours fermées 😩

Juste en dessous, se trouve le musée à ciel ouvert et l’ascenseur Esperitu Santo, très archaïque !

Le musée à ciel ouvert est en fait un musée à 20 fresques murales dans un dédale d’escaliers.

Beaucoup de chats se baladent dans ce quartier, une maison en bois nous rappelle la Patagonie.

Arrivés en bas, nous sommes pas loin de la Plaza Victoria, mais une grande manifestation nous empêchera de nous aventurer plus loin ...

La Plaza Victoria

C’est une belle place ombragée ... bon aujourd’hui, on recherche plutot le soleil 🌞. Elle aurait perdu une partie de son charme suite au tremblement de terre de 1906 qui détruisit plusieurs édifices importants comme le Théâtre de la Victoria qui abritait au second étage le Musée des Beaux Arts qui occupe maintenant le Palacio Baburizza que nous avons vu hier. Elle est bordée par la Cathédrale, de style gothique construite en 1950 et qui abrite dans sa crypte les tombes des évêques de la ville et le coeur ... ? Oui le coeur ... du Ministre Diego Portales Palazuelos dans une amphore en bronze. Rien que ça !

Au centre de la place il y a une fontaine importée de France et entourée de sculptures en bronze de lions et de statues symbolisant les quatre saisons de l'année. Au nord de la Plaza qui jouxte la Simón Bolívar, se trouve la Bibliothèque Santiago Severín construite entre 1912 et 1919.

La cathédrale 

La Plaza Simon Bolivar et la bibliothèque.

De l’autre côté se trouve un édifice ressemblant à l’arc de triomphe c’est l’Arco Británico et un magnolia immense !

Ne pouvant pas aller au musée de l’histoire naturelle pour cause de manif. nous rentrons chez nous.

A demain pour la suite de la visite de Valparaiso ...

Samedi 9 Mars

Ce matin nous partons en direction du Cerro Panteon...

Rue Ecuador 

... sur lequel se trouve trois des quatre cimetières de Valparaíso, le Cementerio N°1, le Cementerio de Disidentes et le Cementerio N°2.

Mais pourquoi aller visiter des cimetières ? Quelle drôle d’idée !

Parce que visiter Valparaiso sans entrer dans l’un de ses cimetières vous fait perdre tout un pan de la culture chilienne et celle de Valparaiso. A l’image de certains cimetières célèbres de France, les cimetières de Valparaiso sont impressionnants par leur taille, la variété des tombes, la vie de ces cimetières… et surtout les légendes qui peuplent ces lieux. Ils font définitivement partie de l’âme de Valparaiso !

Le Cimetière N°1 fut créé en 1825 et occupe la partie nord du plateau du Cerro Panteón. L'entrée se fait par un atrium couvert entouré par des colonnes. A droite de l'atrium, il y a une réplique de la Pieta de Michel-Ange mais elle est en réfection. Juste à côté, nous avons une jolie vue sur la baie.

Juste à côté se trouve le Cementerio de Disidentes créé en 1825 également pour recevoir les restes des immigrants britanniques et européens qui n'étaient pas de confession catholique, la religion officielle de l'Etat Chilien. Effectivement, il y a beaucoup de noms à consonance Italienne, Croate et Anglaise bien sur !

Quant au Cementerio N°2, situé au sud du Cerro Panteón, il fut créé en 1845 car la place manquait dans le N°1 pour recevoir les dépouilles des habitants de Valparaíso.

De ces cimetières nous avons de bien jolies vues

Cherchez la petite maison ...

Puis nous redescendons dans la ville basse afin de changer nos derniers pesos à un prix d’ailleurs très intéressant !

De retour chez nous, nous rangeons nos sacs... Ah ils y ont cru ! Pouvoir envoyer leurs affaires en France !!

Demain Dimanche 10 Mars, nous retournons en bus vers l’aéroport de Santiago pour faire un grand bond de 5000 km : le Costa Rica !

A bientôt au Costa Rica !

24
24

Nos coeurs balancent .... difficile de choisir ...

Verdict... le gagnant est ... le Nord du Chili, avec le triangle Bolivie Argentine. Pour plus d’infos (Photos et Vidéos) sur le nord du Chili n’hésitez pas à cliquer sur le lien suivant.

https://www.myatlas.com/lespashub/le-chili

25
25
Publié le 8 avril 2019

Il est évident que nous ne sommes plus en Asie et que les prix sont nettement plus hauts ! Par ailleurs, il n’y a plus de street food ! Il est impossible d’aller au restaurant tous les jours. Les hébergements réservés sur airbnb nous ont permis de dépenser moins en faisant notre cuisine.

Pour 39 jours à deux, le compte est de : 3 327€ voiture de location comprise soit env 1 600€ par pers.

Le budget prévu a été dépassé de 180€ 😩