Carnet de voyage

Les Pashub au Chili

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Coup de coeur pour ce pays magique ...
Du 31 janvier au 10 mars 2019
39 jours
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Publié le 1er février 2019

Jeudi 31 Janvier 2019

Aujourd’hui nous vivons la journée la plus longue de notre vie. Deux jours dans une seule journée !

19h20 - Jeudi 31 Janvier - Auckland Nouvelle Zélande - Nous nous envolons pour Santiago du Chili.

14h - Jeudi 31 Janvier - Santiago du Chili - Nous atterrissons à l’aéroport. Nous prenons un taxi partagé et entamons la discussion avec un Chilien... En parlant à moitié anglais, à moitié espagnol. Ça y est... nous voilà dans le bain.... et très chaud... 36° !!!

Nous arrivons à notre petit studio dans le quartier Bellavista que nous avons réservé sur Airb&b et nous sommes super bien accueillis !

Ici commence une grande pause de 15 jours !

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Publié le 9 février 2019

6 Février 2019

Après ces quelques jours à vivre comme des hermites, à manger et dormir à n’importe quelle heure, nous commençons à refaire surface ! Dur dur les 16h de décalage horaire.... et aussi le fait que nous n’ayons pas dormi dans l’avion !

Nous sommes heureux de poser nos sacs à dos de 13 kg ! et de pouvoir vivre un peu « comme à la maison » : courses, ménage, cuisine, dodo ... surtout dodo... même si la maison ne nous manque pas forcément ...

Avoir choisi un petit appartement permet d’avoir un « chez soi » qui fait du bien. Rester en vieux tee-shirt toute une journée à ne rien faire, voilà la petite chose qui ne nous était pas arrivée depuis 5 mois 1/2. Et qu’est ce que ça fait du bien. Ne penser qu’à soi. Rien qu’à soi. Faire la sieste, lire ... aller chez le coiffeur..

Nous nous baladons dans notre quartier qui s’avère être un quartier sympa mais très très bruyant le soir venu... 🍹🍻 🎤 🥁 Et faisons la rencontre de Carlos, garçon très sympathique qui va beaucoup nous aider par la suite.

Le quartier Bellavista

Bellavista rassembla tous les contestataires, sur le plan culturel et artisitique, de l’ordre militaire imposé en 1973, d’où le bourgeonnement de théâtres, cinémas, galeries d’art, etc... C’est là aussi que se trouve la Chascona la maison du poète Pablo Neruda.

C’est le quartier bohème de Santiago, il se situe entre la rivière Mapocho et la colline du Cerro San Cristóbal. Les rues de Bellavista marient architecture d'époque, bars décontractés et verdure.

On y trouve des ateliers de créations (bijoux en lapis-lazuli) avec de jolies bagues et des maisons basses avec des jardins. En soirée et la nuit, les nombreux bars et restaurants animent le quartier ! Mais peut être un peu trop pour nous surtout la nuit quand certains rentrent « bourrés » 😩

Sur la photo 2, notre appart. est juste derrière...

Barrio Bellavista 

Toute personne qui arrive au Chili en avion arrive souvent à Santiago du Chili.

Santiago du Chili

C'est une capitale avec plus de 6 millions d’habitants et c’est la plus grande ville du Chili. Santiago est établie dans une vallée normalement entourée par les sommets enneigés des Andes et par la cordillère de la Costa. En ce mois de Février, la neige a pratiquement disparu des montagnes.

Photo du guide du Routard avec neige sur les sommets
Santiago du Chili aujourd’hui sans neige sur les montagnes

Visite du centre historique

C’est au son du réveil que nous nous levons ce matin ...

Nous prenons la direction de la Plaza de Armas.

La Plaza de Armas, cœur du vieux centre colonial de la ville, comporte 2 monuments néoclassiques : le Palacio de la Real Audiencia, datant de 1808, qui abrite le musée historique national, et la cathédrale métropolitaine, qui remonte au XVIIIe siècle.

Nous sommes un peu déçus par cette place, dans notre mémoire celles du Pérou sont plus belles. Mais il faut dire que la ville est très bruyante et le contraste avec la Nouvelle-Zélande est un peu fou !

La cathédrale métropolitaine

Nous pénétrons dans la cathédrale Metropolina

Cathédrale Metropolina

Après avoir visité la cathédrale Metropolina nous allons voir à quoi ressemble la poste et nous sommes agréablement surpris de découvrir un petit musée qui représente la poste dans les années 1900.

La poste 

Nous descendons la rue piétonne qui est la principale rue commerçante de la ville le Paseo Ahumada. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est très animée, nous avons peine à marcher côte à côte. Nous y reviendrons.

Nous arrivons à L’église San Francisco très reposante. Quel calme à l’intérieur... Nous retrouvons Jésus pour changer des Bouddhas ...

La bibliothèque nationale

La basilique de La Merced fondée en 1795. Nous ne pouvons pas rentrer à l’intérieur, elle est fermée ?

Basilica de la Merced 

Nous revenons tranquillement dans notre quartier en passant par le parc forestal.

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Publié le 9 février 2019

8 Février

Après avoir réglé quelques détails sur la suite de notre voyage au Chili :

Vol A/R pour Puerto Montt - Résa guesthouse à Puerto Montt - Location du véhicule pour la Patagonie du Nord - Résa de notre hébergement au retour à Valparaiso - Regarder les bus entre Valparaiso/Santiago ? - Prochain grand vol pour le Costa Rica ... etc etc ....

Location du véhicule pour la Patagonie : Il n’y a plus de 4x2 ou alors c’est trop cher pour nous (le coût de l’assurance au Chili est chère) donc changement de parcours -> La région des lacs, peut être l’île de Chiloe et nous n’irons pas jusqu’au bout de la carretera austral ...

Nous partons déjeuner avec Carlos qui va nous aider à installer la carte Sim du téléphone (très compliqué pour les non Chiliens) et avec lui j’essaie de parler espagnol. Je suis allée me renseigner sur les cours intensifs qui durent une semaine mais cela coûte très cher... autant vous dire, je suis déçue.

155€ la semaine de cours intensif d’espagnol ! Par personne !

Après ce déjeuner très sympa, nous nous dirigeons vers le cerro Santa Lucia.

Nous traversons encore le parc forestal, tout au bout de ce parc se trouve le musée de Bella Artes (les Beaux Arts).

Le Cerro Santa Lucia est une agréable petite colline sur laquelle ont été aménagés des fontaines et tout un réseau d’escaliers.

Un peu d’exercice, quelques marches à monter et nous voilà tout en haut...

Cerro Santa Lucia 

Le chateau et la statue de Don Pedro de Valdivia

Nous apercevons au loin le cerro San Cristobal et notre lieu d’habitation (les grandes tours juste devant)

Une petite église attire notre attention

Sur le chemin du retour, nous passons par le barrio Lastarria que nous avons bien apprécié, c’est un quartier paisible et les peintures sur les murs sont magnifiques.

Ce quartier est grand comme un mouchoir de poche mais il est très agréable de s’y promener avec ses commerçants sur les trottoirs et nombreux bouquinistes. Et surtout plus aucun bruit de voitures ...

Barrio Lastarria 

Avant d’aller faire nos courses, nous nous arrêtons à la brasserie du parc forestal pour y déguster une bonne « Poire belle Hélène » !

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Entre nos réveils tardifs, nos cours d'espagnol (si si j’ai trouvé mais sur internet à raison de 2h par jour) quelques appels téléphoniques à la famille et aux amis, on se la coule douce ... Mais que le temps passe vite !

Les derniers nuages d’hier se sont envolés derrière les montagnes. L’air chaud et sec est revenu. Nous partons ce matin vers le marché central. Il s’agit en fait d’un grand marché aux poissons avec plein de petits restaurants tout autour.

En face, se trouve le marché aux fruits et légumes.

Nous traversons la Plaza de Armas et arpentons de nouveau les rues piétonnes...

Plaza de Armas 

Pour rejoindre le petit quartier Paris-Londres, très charmant et calme de nos jours.

Car il s’agit d’un quartier historique avec un passé récent bien sombre et une maison où des chiliens ont été torturés sous Pinochet, aujourd’hui c’est un musée mais les plaques sur les murs et sur le sol sont bien réelles...

Rue de Londres 
Rue de Paris 
Les plaques au sol... 

Sur le chemin du retour, nous repassons devant la bibliothèque nationale et cette fois, nous pénétrons à l’intérieur. Il faut oser s’aventurer dans certaines salles qui sont magnifiques ! Nous nous asseyons quelques minutes. Nous écoutons le silence. Respirons l’odeur des livres. Une énorme mapmonde. J’aime les bibliothèques.

Et nous voilà à nouveau dans notre quartier ou barrio en espagnol.

Et comme tous les soirs, le soleil inonde Santiago de sa belle lumière orange. Son coucher est spectaculaire.

La vue depuis notre appart. 
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Nous prenons le funiculaire pour nous rendre au Cerro San Cristobal à plus de 800 m d’altitude.

Arrivés en haut, la vue est spectaculaire sur la ville de Santiago, une vue à 360°.

Au loin sur les hauts sommets, nous apercevons quelques traces de neige.

Et tout tout en haut ...

A l’intérieur... Nous avons gardé nos reflexes d’Asie, à vouloir enlever nos chaussures lorsque nous entrons dans un lieu de culte, mais ici, pas besoin.

Sur le côté, une petite église.

Après une petite pause, nous redescendons. Sur un pan de murs, quelques offrandes... différentes de l’Asie ... (tiens, encore une comparaison)

Déjeuner avec Carlos. Nous avons bien rigolé ensemble ... Carlos, si tu lis ce message, puedes decirme como se dice en español « la jument qui nous tombe dessus »

Barrio Bellavista 

Demain, une nouvelle étape nous attend... la Patagonie du Nord. Nous prenons l’avion direction Puerto Montt.

Qu’il est difficile de refaire les sacs...

Nous sommes dans un drôle d’état d’esprit, comment expliquer... se poser ... nous a fait beaucoup de bien. La fatigue commençait à prendre le dessus. Et en même temps, nous sommes dans l’excitation de repartir à la découverte d’autres horizons ! Comme si nous étions revenus en arrière de 6 mois.

A bientôt pour de nouvelles aventures !

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Publié le 19 février 2019

Vendredi 15 Février

Nous quittons notre appartement. Testons le taxi Uber pour aller à l’aéroport (nickel) et nous nous envolons pour Puerto Montt. Nous survolons les volcans chiliens... et à l’arrivée, nous récupérons notre voiture de location pour changer un peu des bus. En fait, c’est surtout parce qu’en Patagonie, il n’y a pas beaucoup de bus, nous devrions donc être plus libres.

Appart. loué sur Airbnb 

Les papiers de la voiture réglés, c’est parti ! Direction notre auberge. Il y a un beau panorama sur la mer, je décide de prendre des photos et qu’elle ne fut pas ma surprise, une plage noire de monde ! Ici à Puerto Montt !

Tout le monde connaît Ushuaïa, mais qui connaît Puerto Montt ? La ville proprement dite, n’est pas extrordinaire comme Usbuaïa mais Puerto Montt est le point de départ de la Carreterra Austral et est avant tout un port de bout du monde... Nous y reviendrons plus tard. Le soleil est au rendez vous et le paysage nous laisse présager de bien belles choses...

Puerto Montt 

Ensuite nous n’arrivons pas à trouver notre auberge. Nous passons deux fois devant et en fait il s’agit d’une petite maison en bois où une ribambelle de petits chiens et chats nous font la fête.

La dame qui nous reçoit est très gentille, mais la chambre est minuscule de même que les cloisons ... Nous partons diner dans un endroit superbe genre bar à bières. Hub en goûte plusieurs, se décide sur celle à la cerise et je discute avec un Chilien super sympa qui me donne plein de conseils sur la suite de notre parcours.

Piedra Azul - chambre chez l’habitant - 27€ la nuit avec salle de bain (petite) partagée

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Publié le 19 février 2019

Samedi 16 Février

Nous remontons la route direction le nord en direction de Villarrica. Dans un premier temps, nous faisons une halte à Puerto Varas à une trentaine de km au nord de Puerto Montt.

Puerto Varas 

Sur la route le volcan Osorno n’arrête pas de nous narguer, le matin pas encore réveillé et la tête dans les nuages puis lentement ces derniers disparaissent et le rideau s’ouvre laissant apparaître un volcan majestueux.

Volcan Osorno 

Nous nous arrêtons à Frutillar puis Puerto Octay, petit bourg tranquille au bord du lac.

En fin d’après midi, nous arrivons à Villarrica, la région des lacs en pays Mapuche.

Ce coin du Chili est donc la terre des indiens mapuche, connue sous le nom d’Araucanie, ce royaume mythique qui fait rêver bien des voyageurs en quête de bout du monde dont nous faisons partie. Une contrée intacte et farouche, en forme d’hymne à la Pachamama (la Terre-Mère). Une belle région sauvage.

En route pour l’aventure !

Belle chambre chez l’habitant avec salle de bain - 40€ la nuit - Cuisine

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Dimanche 17 Février

Fondée en 1552 pour exploiter les mines d’or de la région, Villarica fut l’une des premières villes du Chili. Cependant, il fallut attendre 1883 pour que cesse la bisbille entre les vaillants guerriers mapuche décidés à défendre la terre de leurs ancêtres et le gouvernement central.

Du coup aujourd’hui, la ville surfe sur le label « natif », avec fêtes mapuche à gogo, sans oublier le folklore issu d’une tradition germanique due à l’immigration d’Allemands et d’Autrichiens dès la moitié du 19ème siècle.

Villarrica est une base de vacances pour les Chiliens et Pucón qui est balayée par les vents donne une ambiance plus caractéristique des stations de sports d’hiver. Mais elle a aussi sa plage de sable noir, vide au petit matin. Sur la plaza de Armas quelques statues des indiens Mapuche. Et l’arbre sacré de la région qui peuple la forêt du parc Huerquehue, l’Araucarie qui a aussi donné son nom à la région.

L’araucarie, arbre de la région 

Cône basaltique à cratère ouvert, le volcan Villarica littéralement « la maison du démon » dans la langue des Mapuche est une poudrière qui menace de sauter à n’importe quel moment.

Quand il gronde, il ne fait pas dans la demi-mesure : en 1948, l’émission de lave fit fondre le glacier qui couvre une partie de son flanc et le niveau des eaux du lac augmenta d’un mètre ! En 1971, date de sa dernière éruption meurtrière (200 victimes), une brèche de 4 km de long s’est ouverte sur son flanc, déversant près de 30 millions de mètres cubes de lave !

Volcan Villarrica qui fume toujours

Nous arrivons au lac Caburgua ...

Sur le chemin du retour, nous faisons un arrêt à Los ojos de Caburgua, cest une série de plusieurs cascades magnifiques dont deux se jettent dans un bassin où l’eau est couleur turquoise.

La route qui mène au parc Huerquehue est superbe mais pas goudronnée... Ce parc est superbe, les randos sympas mais pas ce n’est pas donné ! A chaque fois que nous voulons faire une rando ou bien voir une cascade ou autre ici dans cette partie du Chili il faut payer...

Parc Huerquehue 

Nous prenons ensuite la route qui mène aux thermes de Pozones et trouvons un petit resto sympa où nous dégustons une bonne cazuela pour 5000 pesos soit env. 8€

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Lundi 18 Février

Hier c’était l’été et la côte d’Azur .... Aujourd’hui, le soleil a disparu du ciel pour laisser place aux nuages qui s'imposent afin de nous donner un avant goût de Patagonie. Car ici, nous sommes déjà en Patagonie et nous avons tendance à l’oublier quand le soleil est avec nous.

Nous partons pour faire une randonnée jusqu’aux chutes del Huilo-Huilo et remonter à celles qui sont un peu plus loin, mais ... le crachin et la pluie sont plus forts que nous. Déçus, nous filons vers la fin de la route au petit port à Puerto Fuy.

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Publié le 21 février 2019

Mardi 19 Février

Nous quittons la charmante maison de Moryn et reprenons la route du sud vers Petrohue. Nous traversons des forêts immenses d’eucalyptus. L’eucalyptus sert de bois de chauffage, ici, il n’y a pas de radiateurs électriques ! Et les routes ne sont pas partout asphaltées, vite, on ferme les vitres pour éviter la poussière.

Nous retrouvons le volcan Osorno. Cette fois, nous sommes vraiment au pied et il en impose beaucoup.

Puisque le soleil est revenu, nous en profitons pour aller nous balader dans les environs. Ici, le temps change très vite il faut profiter de chaque instant.

Rivière Petrohué

Nous rentrons dans le parc Vicente Pérez Rosales, il fait parti des parcs naturels les plus anciens du Chili avec celui de Puyehue. Il est considéré comme l’un des rares endroits de notre planète resté intact. Nous traversons un paysage superbe et diversifié entre lacs, cascades, torrents d’eau cristalline et champs de lave. Nous arrivons aux chutes de Petrohue.

Salto de Petrohue

La rivière Petrohue chemine dans les coulées de lave issues du volcan. Ces coulées, creusées par les rapides, forment de superbes canyons se transformant en chutes par endroits, dont les fameuses chutes de Petrohue. Elles sont splendides avec en image de fond le volcan, créateur de ce magnifique paysage. Il nous rappelle aussi que, s’il parait paisible au moment ou nous lui rendons visite, c’est l’un des volcans les plus actifs des Andes.

Salto de Petrohue 

La rivière, de l’autre côté des chutes, se teinte d’une écume turquoise.

Rivière Petrohue 

Le nom de la rivière, Petrohue signifie « lieu des brumes ». Ce nom provient des brumes provoquées par la lave entrant en contact avec l’eau de la rivière lors des éruptions.

Nous décidons de longer la rivière, rivière qui contient beaucoup de saumons ! Jusqu’au tout petit village de Petrohue qui en fait n’est qu’un embarcadère pour aller traverser la frontière Argentine à l’autre bout du lac à Todos Los Santos. (Une bonne journée de navigation qui parait-il dans un paysage sublime)

Nous retournons dans notre petite chambre bien sympa toute en bois dans un grand chalet au petit village de Las Cascadas.

Hostal Tai Tai 
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Publié le 21 février 2019

Mercredi 20 Février - 6 mois de voyage - 186 jours !

Cela fait déjà plusieurs jours que je vous parle du volcan Osorno et que je vous envoie plein de photos de ce volcan.... eh bien, à force de l’avoir en point de mire, on a envie de le voir de plus près. Et nous ne sommes pas déçus, nous y voilà... SUR le volcan ! 🗻

A notre réveil ce matin, le ciel est bleu. La météo annonce des nuages vers midi et de la pluie vers 16h...

Qu’est ce qu’on fait ? On y va, on y va pas ? Allez... on y va, de toute façon, si la météo est trop mauvaise la montée au volcan est fermée.

C’est parti !

Le temps de s’habiller chaud ? 🧣🧤oh là là, les vêtements chauds ? Mais ils sont au fond du sac... (que ça fait tout drôle de mettre pull, pantalon, doudoune ça fait 6 mois qu’on est en tee-shirt et short)... et de monter dans la voiture, les nuages s'amoncellent au dessus de nos têtes, où est parti le ciel tout bleu ?

Nous arrivons en haut et nous sommes environnés par une brume épaisse.

Mais on y voit rien ! 

Nous ne voyons plus rien. Restons quelques instants sur place et la magie opère.

D’un seul coup, le rideau de brume se lève. C’est magique...

C’est beau, il fait froid ❄️mais on est bien. Nous arrivons au cratère Rojo (rouge).

El crater rojo 
Volcan Osorno 

Histoire du volcan : la dernière éruption a eu lieu en 1869

Puis il nous faut retourner à Puerto Varas car dans le petit village où nous sommes il n’y a aucune tirette à sous... grrr !

De retour à la chambre, nous préparons le parcours de demain, la fameuse Carretera Austral, la ruta 7 !

Il va falloir être prudents car nous n’avons pas de 4x4...

Pour ceux et celles qui ne veulent pas ou ne peuvent pas monter à pied jusqu’au cratère rojo et plus haut, il a un télésiège. 12 000 pesos par pers.

Hostal Tai Tai - Chambre avec SDB et petit déj. très copieux - 50€

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Publié le 22 février 2019

Jeudi 21 Février

Maintenant, nous allons rentrer dans le vif du sujet.

La Carretera Austral la route n°7 comme la route 40 en Argentine font parties des routes mythiques de la planète. Sur plus de 1200 km coincée entre la cordillère des Andes et l’océan Pacifique, elle part de Puerto Montt et se termine à Villa O Higgins.

Nous quittons à regrets notre hébergement, les gérants et la région des lacs. Nous faisons le plein d’essence car là où nous allons passer il n’y a pas

de station. Après moults réflexions, nous avons décidé de ne pas passer par Puerto Montt et Puerto Varas que nous connaissons déjà mais par la route qui longe l’estuaire Reloncavi.

La météo n’est pas avec nous, mais nous devinons le paysage qui doit être superbe par beau temps. Nous nous régalons de cette route qui s’avère au final faisable sans problème avec un véhicule normal. Nous mettons 5h pour arriver à notre destination, la ville d’ Hornopirén, là ou demain nous prendrons un ferry afin de rejoindre Caleta Gonzalo.

Il fait 16°  

Parfois la route est très étroite et quelques cascades surgissent au détour d’un virage.

Route étroite et cascade 

On trouve beaucoup de ruches, des moutons, des chèvres. Des bambous du Chili et un pont sans nom...

Nous commençons à apercevoir le Pacifique.

On aperçoit aussi beaucoup de piscicultures...

Route V-69

Puis nous arrivons au croisement de la route où tous les ferry arrivent et nous sommes contents d’avoir choisi cette route. Non seulement, elle est jolie et en plus nous avons gagné 10 000 pesos de ferry !

Maintenant ça y est nous voilà sur la Ruta 7 ! Qui elle, par contre, n’est pas terrible du tout. Il se met à pleuvoir assez fort. Nous roulons dans la boue et sur une route défoncée et pleine de trous (car en travaux) et le paysage n’est pas extraordinaire.

Nous arrivons à Hornopirén, il pleut. La température est de 10° ! Nous trouvons sans difficulté notre hôtel avec cuisine. Nous en profitons pour nous faire à manger (économie oblige vu le prix des hôtels) et nous mettre au chaud sous la couette ! Comme je vous l’ai déjà dit, ici, pas de radiateurs électriques. De ces maisons bâties en bois ou en tôle s’échappent, été comme hiver, de grosses volutes de fumée, car fermes et maisons sont équipées de poêles à bois pour lutter contre un climat rigoureux et mijoter quelques plats locaux comme la casuela. Mais l’été, pas de chauffage et comme nous sommes en été... on se caille !

A demain pour la suite de l’aventure, on nous promet du soleil ....