Carnet de voyage

Guatemala et Honduras

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Dernière étape postée il y a 42 jours
Pays d'Amérique centrale au sud du Mexique, entre volcans, forêts tropicales et culture indigène forte et mystérieuse, nous voilà en terre Mayas ...
Du 9 avril au 3 juin 2019
8 semaines
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9
avr

Le Guatemala, un peu d’histoire...

Foyer de la culture maya qui s’étendait jusqu’au Mexique dans la partie du Yucatán et au Honduras occidental (le site de Copán), le Guatemala conserve, malgré les ravages de la Conquête espagnole et les pillages postérieurs, des témoignages passionnants de cette brillante civilisation brutalement disparue à la fin du Xème siècle : des sites archéologiques grandioses comme Tikal et bien d’autres, tels que Ceibal, Aguateca, Uaxactun, Quirigua... que nous avons hâte de visiter. Au début du XVIème siècle, sur les ordres de Cortez, Pedro de Alvarado mène la Conquête au Guatemala, défait les principales tribus (Quiches, Cackchiqueles, Mames, Tzutuhiles) et entreprend l’évangélisation des Indiens... Formée à 55% d’Indiens Mayas, dont la culture s’est curieusement additionnée de nos croyances, la population actuelle porte encore dans ses mœurs et ses rites, cette ascendance maya. Les traditions, la langue, le costume de la population varient selon les 22 ethnies du pays ! De l'occupation espagnole naît une classe sociale, les "ladinos", métis christianisés qui ont perdu les traditions de leurs ancêtres indiens.

Indépendant en 1821, le Guatemala subit plusieurs dictatures. Les États-Unis sont les principaux responsables de la fameuse guerre civile qui a tiraillé le pays pendant plus de trente ans, jusqu’en 1996. Ils ont bricolé en secret la politique du Guatemala, positionné des dictateurs au pouvoir et monté les habitants les uns contre les autres afin de protéger leurs intérêts économiques, en particulier les plantations de bananes. Tout ça pour des bananes !

Aujourd’hui, l’accord de paix récemment signé est un acte de foi dans un consensus pour un développement harmonieux.

Le Guatemala, un pays le plus dangeureux du monde ?

Après notre expérience de la Birmanie, nous nous sommes dit que ce n’était que des rumeurs véhiculées par la presse et le fameux site « diplomatie.gouv » et qu’il n’y avait donc pas lieu d’écouter tout ça.

Je cite : « Les conditions de sécurité au Guatemala sont préoccupantes. Le trafic de stupéfiants et les extorsions de fonds sont courants et touchent principalement les Guatémaltèques. Les touristes (voyageant hors agences de voyages, en particulier) comme nous, sont confrontés à la délinquance de droit commun, vols et agressions à main armée, de jour comme de nuit. Un modus operandi fréquent est une agression commise par des motards qui agressent les piétons ou qui profitent de la circulation à l’arrêt pour dépouiller les occupants des véhicules (Asaltos). Il convient d’être particulièrement vigilant dans la ville de Guatemala ». Bon ok, pour le Costa Rica, le Vietnam il était écrit la même chose et jamais nous nous sommes sentis en insécurité !

Et je continue : « En cas de difficultés sur place, il est conseillé de demander l’assistance de la police touristique (PROATUR, Programa de Asistencia al Turista, site en anglais et en espagnol), liée à l’Institut national du tourisme (INGUAT, site en espagnol). Sous certaines conditions, PROATUR peut mettre à votre disposition une escorte policière pour vous permettre de visiter des sites touristiques isolés. »

Ah ouais quand même ! Ça fait froid dans le dos ! : Il parait même que des français ont été retrouvés morts découpés en morceaux et retrouvés dans des sacs poubelles ! plus je lis et plus je me dis « Qu’est ce qu’on fait ? » Est-ce qu’ on ne prend pas un peu trop de risques ? Mais comme on a notre vol de retour au Mexique, si on ne se sent pas bien, pas en sécurité, on peut rejoindre très vite la frontière.... Déjà que nous avons annulé le Nica alors qu’il parait que c’est à nouveau calme...

Après avoir regardé des blogs de voyage récents ou tout s’est bien déroulé, demandé conseils à des costariciens, nous prenons la décision d’y aller. Allez Zou !

Les billets d’avion sont pris et nous verrons bien. Il paraît aussi que c’est l’un des plus beaux pays d’Amérique Centrale, on va donc positiver et faire comme d’hab. c’est à dire attention. Et on arrête là, la paranoïa ! Comme pour la Birmanie, qui au final est l’un de nos pays coup de coeur.

Lundi 8 Avril

Nous quittons notre hôtel à Samara au Costa Rica en bus local, un vrai sauna ! Samara est aussi la reine des manguiers ! Il y en des centaines ...

Notre hôtel à Samara avec piscine et mer à 100 mètres

Nous arrivons en nage à San José, un orage avec une pluie violente nous accueille.

Mardi 9 Avril => Vers le Guatemala

Aéroport San José Costa Rica. Atterrissage Guatemala city. 10 minutes au moins de marche dans l’aéroport. Douanes. Immigration. Taxi partagé. Orage ! Encore ! Oh désespoir ! 😏 Guesthouse à Antigua. Super accueil. Nous voilà prêts pour affronter le Guatemala. Enfin, affronter on n’y pense déjà plus. Nous parcourons les ruelles d’Antigua à la recherche d’une tirette à sous et le ton est donné, on se croirait au Pérou ! Un homme en arme à chaque tirette à sous et les dames qui se promènent en joli costume, je dégaine l’appareil photo, clic c’est dans la boite ! …

C’est pas si mal, le Guatemala...

Antigua 
10
avr
10
avr
Publié le 12 avril 2019

Antigua

Perchée à 1 500 m d’altitude, Antigua est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Antigua, ce sont les ruines, la fantaisie des rues aux pavés mal ajustés où il est difficile de marcher, il faut faire bien attention où l’on met les pieds. Bordées de jolies demeures coloniales aux patios fleuris ; nous trouvons cette petite ville à taille humaine bien sympathique. Elle est dominée par la masse majestueuse des volcans, El Agua, El Fuego et El Acatenango mais dans les nuages l’après midi. Antigua vit encore au rythme de son passé colonial ... Au 18ème siècle, démoralisés par plusieurs tremblements de terre successifs, les colons espagnols ont voulu déménager Guatemala, la capitale du pays du même nom, à 25km de là. Hélas, l’histoire montre que ce n’était pas assez loin. La nouvelle Guatemala a été tout autant secouée que l’ancienne lors des siècles suivants !

Aujourd'hui nous décidons d’aller voir l’agence de voyage « Bon voyage » tenu par Arnaud, un français qui vit ici depuis 14 ans et qui connait le Guatemala et le Mexique comme sa poche !

Nous tenons donc à rassurer tout le monde, le Guatemala n’est pas du tout ce que l’on raconte ! Comme d’hab. ! Il suffit d’être prudents comme partout !

Et pour le moment, nous sommes agréablement surpris par la gentillesse des locaux. Alors si l’envie vous prend de venir nous rejoindre, n’hésitez pas, on se retrouve à Antigua ! Je sens que le Guatemala a beaucoup de choses à nous offrir !

Notre hébergement

Posada Juma Ocag 

Le marché, mais nous y reviendrons plus tard...

Le volcan que nous apercevons au loin est le volcan Agua.

Antigua 

Un magasin très coloré ...

Nous arrivons au couvent qui est attenant à l’église La Merced mais l’église est fermée aujourd'hui pour préparation des fêtes de Pâques. Il faut savoir que la semaine sainte est une semaine de processions et de fêtes très intenses et qu’elle commence le 14/04 pour se terminer le 20.

L’église La Merced

Que de couleurs !

Des masques, des costumes, des magasins ...

Des ruelles, des patios ...

Des ruines ...

De nouveau sur la place centrale

La cathédrale San Jose.

La vie...

Le Palacio del Ayuntamiento, n’hésitez pas à rentrer à l’intérieur, du balcon, au 1er étage, il y a une jolie vue.

Et nous terminons la journée par la visite du musée du chocolat !

Musée du chocolat 

Et bien après cette belle balade dans la ville, nous en avons plein les papattes...

Nous partons nous reposer ... car demain pas de grasse matinée... il va falloir nous lever aux aurores pour l’ascension du volcan Pacaya !

Posada Juma Ocag avec SDB privée - 25€ la nuit - Très propre - Très serviable - Cuisine à dispo.

12
avr

Acclimatés à l’altitude, nous nous attaquons à la rando du volcan Pacaya. Un des volcans proche de la ville d’Antigua et qui est toujours en activité.

Après une heure de route, nous arrivons. Il est 8h du matin et nous commençons l’ascension avec deux guides, c’est indispensable car approcher un volcan de ce type comporte des risques. L’un des guides, Lionel nous explique que nous sommes à 1800 m et que nous allons grimper jusqu’à 2350 ! Pas mal quand même le dénivelé ! Sur 7 km ! Et que si souci, des chevaux sont là en guise de taxi ! Le volcan Pacaya est un volcan jeune. Dans les années 70, il n’y avait que des pâturages sur ses collines. Puis, peu à peu, son activité a augmenté jusqu’à une première explosion. Depuis, le volcan se réveille de façon périodique. La dernière éruption en 2010 a provoqué 7 morts. Ce qui tue ce n’est pas la lave. Celle-ci ne va pas très loin et surtout, elle se déplace lentement. Le plus dangereux, ce sont les éjections de pierres qui propulsées à 3 kilomètres d’altitude retombent ensuite avec force.

Allez c’est parti !

Il est indiqué dans toutes les agences que la marche est très facile, « Si muy facil ! » On commence… Et oh surprise, ça monte sévère ! Et surtout au début ! Ça réveille ! Mon coeur en prend encore un coup, il s’emballe à la moindre grimpette ! Mais les guides sont sympas, et nous faisons quelques pauses au bon moment... Je pense à toi Sylvie (de Savoie) et je vais aller jusqu’au bout !

Volcan Agua 

La laguna de Calderas

La température de l’eau : 10° !  

Un nouvel arrêt sur un beau panorama des 3 volcans.

Après 2h de bonne grimpette et de marche dans la cendre, la végétation disparait peu à peu.

Volcan Pacaya  

Nous voilà au pied du volcan. La vue est splendide ! D’un côté, le volcan Pacaya.

Nous sommes allés jusque là où ça fume ! 

De l’autre côté, les 3 volcans en face El Agua (3 760 m) au milieu El Acatenango (3 975 m) et à gauche El Fuego (3 962 m). Ce dernier crache un petit nuage ... La ville en bas des volcans est San Vicente Pacaya

Les copains de Pacaya 

Nous descendons ensuite, le panneau n’est pas très rassurant, sur la dernière coulée de lave qui date de 2010 et nous arrivons à un endroit où la lave s’échappe et s’écoule du volcan. C’est vraiment impressionnant ! Ça éclate, ça fume, ça roule, il fait chaud.... waouh ! Ne pas s’approcher trop près. Le volcan est très actif ! La lave coule lentement ... Il faut faire attention. Nous comprenons mieux pourquoi nous avons 3 guides avec nous. Un des guides est en liaison avec un talkie-walkie. Vous remarquerez sur les 2 dernières photos, la grosse pierre qui a roulé ...

C’est chaud !

Nous ne pouvons pas nous approcher du cratère car c’est trop dangereux. Mes yeux ont du mal à se détacher de ce spectacle.

Le volcan Pacaya 


On a déjà vu pas mal de volcans mais pas vu de lave comme ça qui coule et avance .... Allez je détache mon regard et 1h30 plus tard, nous voilà assis dans le bus. Waouh... que ça fait du bien de s’asseoir !

Non, tu ne m’as pas eu ! 

De retour à Antigua, je prépare des pâtes au thon sauce tomate, une petite sieste puis on part à pied vers le Parque Central où se prépare une procession. Et on s’offre une bonne glace au chocolat (70%) guatémaltais ! Bien méritée !

La Semaine Sainte qui se prépare 

Les rues de la ville commencent à s’allumer ... Il y a de l’ambiance !

Procession pendant la Semaine Sainte 
14
avr
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Publié le 15 avril 2019

Réveil 2h45. Bus pour le Honduras 3h30 prévu. Arrivé 4h.

Environ 5 heures plus tard, nous passons la frontière sans problème. Immigration. Passeport. Tampon. 3$ par personne. On remonte dans le bus. 20 mn plus tard, nous voilà arrivés dans la petite ville de Copan.

Et pourquoi aller au Honduras ?

Parce que le Honduras n’est pas loin d’Antigua au Guatemala (6 heures de route) et surtout qu’il abrite de resplendissants trésors naturels dont le fabuleux site archéologique de Copan, héritage des Mayas.

Ancienne cité maya, située à l'ouest du Honduras, à quelques kilomètres seulement de la frontière du Guatemala, Copan est nichée au coeur d'une belle région. Prospère au 7ème siècle, la ville est abandonnée au 10ème siècle, et reprend vie, vers 1570, sous l'impulsion d'un conquistador espagnol.

Gros contraste avec Antigua, la chaleur ! Waouh ! Que mucho calor ! Nous sommes redescendus à 600 m d’altitude.

Nous nous promenons dans la petite ville de Copan toute en dénivellation et c’est une belle surprise. Charme colonial, jolie petite place, jolies petites rues pavées, presque tous les hommes ont un sombrero sur la tête, douce authenticité : Copan nous séduit !

PS : La petite vidéo a été insérée à l’étape : L’ascension du volcan Pacaya

16
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Publié le 18 avril 2019

La veille au soir. 22h45. Hub : « Je ne trouve plus mon sac ? J’ai dû l’oublier quelque part ! » 😞

Pascale : « Je le revois posé sur la table lorsque nous sommes allés boire un expresso au café San Rafael »

Hub : « J’y vais mais je vais me perdre avec mon sens de l’orientation » 😆

Pascale : « T’as vu l’heure ? Tout est fermé maintenant, nous irons demain » (Ici tout ferme à 21h)

Le lendemain ... (Soit aujourd’hui)

Après le petit déj. nous retournons au café San Rafael et .... il n’ont malheureusement pas trouvé de sac. Dans notre malheur, j’avais récupéré l’appareil photo pour photographier un petit oiseau jaune dans la cour du café et avais gardé l’appareil. J’explique au café que nous sommes là jusqu’à samedi matin, et leur donne le nom de l’hôtel où nous logeons au cas où quelqu’un reviendrait avec le sac... nous partons aussi à la Police mais là c’est du style ... « Vous avez demandé la police ne quittez pas » grosso modo, si t’as besoin de rien ... Je demande au musée maya, à l’office du tourisme, au magasin de souvenir où nous sommes allés aussi ... et personne n’a rien.

Nous retournons à l’hôtel et j’explique au gérant que nous avons perdu notre sac avec télephone, batteries de secours. Hub essaie de regarder comment désynchroniser la banque N26.... Pendant ce laps de temps, le gérant a appelé le café et revient nous dire .... qu’ils ont retrouvé notre sac ! Ouf ! Yes ! 🤣 Hub est tout content, je me suis retenue pour ne pas sauter au cou du gérant ! Muchas gracias !

Vite nous partons récupérer le sac ! On est heureux !

Copan 


On se sent bien en sécurité avec des hommes armés pour aller retirer des sous... un peu comme au Pérou !


Visite du petit musée maya

Les calendriers sacrés mayas : un peu d’histoire... mais c’est hyper compliqué ... Pour faire simple ...

Les Mayas eurent, en astronomie, une idée très précise du mouvement du Soleil, de la Terre et d'autres planètes. Ils estimèrent l'année solaire à 365,242 000 jours, chiffre très proche de celui de l'année tropique. Ils obtenaient la même précision en ce qui concerne une lunaison qu'ils estimaient à 29,53086 jours pour une lunaison moyenne.

Les Mayas croyaient en l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain. Grâce à leurs observations astronomiques et à leurs connaissances en mathématiques, ils ont développé un système de 17 calendriers très complexes pour marquer le temps.

Le dernier cycle aurait commencé en 3114 avant J. C. et a pris fin en l’an 2012 de notre ère. Ce nouveau cycle dans lequel nous sommes serait un moment de grande transition et de tranformation.

Calendrier Maya 

Les Mayas utilisaient en fait deux calendriers :

1) Le Calendrier Tzolkin ou calendrier sacré

L'année religieuse des Mayas se composait de treize périodes de vingt jours et comptait donc 260 jours. Les 20 jours étaient associés à 20 glyphes différents et étaient mis en relation avec des divinités, des animaux ou des objets sacrés. Ces 20 jours de base étaient cycliquement affectés d'un signe numératif.

2) Le Calendrier Haab basé sur un cycle solaire

Dans ce calendrier "civil" de type solaire, l'année comportait 365 jours répartis en 18 mois (uinal) de 20 jours chacun auxquels s'ajoutait un période complémentaire de cinq jours en fin d'année. Les 18 mois étaient consacrés à des divinités et portaient le nom de manifestations religieuses ou agricoles. Le glyphe qui y était attaché représentait le dieu ou l'animal sacré symbolisant cette manifestation.

Quant à la période des 5 jours additionnels, elle était réputée pour être une période de malchance.

Il faut savoir aussi que les Mayas avaient inventé le zéro alors que l'occident a dû attendre le moyen âge pour en "hériter" des Arabes qui le tenaient eux-mêmes des savants de l'Inde.

Et aussi les lunettes de moto ! Hahaha !!

Petit musée 

Pour conclure :

Le signe astrologique maya pour Hub et moi, je vous laisse le soin de traduire...

Hubert est Colibri, Pascale est requin.
17
avr
17
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Publié le 18 avril 2019

C’est de bonne heure et de bonne humeur que nous partons, en ce jour spécial, visiter le site archéologique de Copán.

De bonne heure pour éviter la grosse chaleur de l’après midi. Et jour spécial, parce que c’est mon anniversaire ! Moi qui suis intéressée par toutes ces civilisations, ce n’est que du bonheur ! Quoi de mieux que fêter son anniversaire au Honduras sur un site maya.

Petite histoire des mayas :

La civilisation Maya, aujourd'hui disparue, s'étendait autrefois depuis le Yucatan (région sud-est du Mexique) au Honduras, en passant par le Guatemala et le Belize.

On situe aujourd'hui le début de la civilisation Maya vers 2600 avant JC. Son apogée est atteinte vers le IIIème siècle après JC. et des cités importantes se détachent comme Tikal, Piedras Negras au Guatemala, ou encore Palenque, Chichén Itzá au Mexique et Copan au Honduras. Contrairement à la civilisation Inca dans les Andes, elle ne constitue pas un empire avec à sa tête, un seul souverain. En réalité, la population Maya se répartit en plusieurs villes, gouvernées chacune par sa propre hiérarchie, régnant sur un territoire de taille variable. La population globale a été estimée à 20 millions d'individus, une ville comme Tikal (Guatemala) ne comptait pas moins de 70 000 habitants. Et toutes ces villes ne parlaient pas automatiquement la même langue.

On retrouve dans la société Maya, les trois ordres : noblesse, clergé et peuple. La noblesse et les prêtres vivent dans la cité, qui était également le centre religieux. Le peuple, fait de paysans, vivait dans les environs. La base de l'économie était l'agriculture. En raison des besoins en terre, ils défrichèrent beaucoup. Les Mayas cultivaient le maïs, le coton et le cacao. Cette dernière culture avait pris tellement d'importance qu'elle servait de monnaie. (Musée du chocolat à Antigua)

Copán : un trésor Maya au Honduras

Comme nous l’avons vu hier au petit musée, la cité fut d’abord nommée Xukpi, puis arrivèrent les Mayas, grands observateurs du ciel et des étoiles, obsédés par le temps qui passe, le calendrier et les dates. Ils firent de Copan, un site scientifique. L’endroit devint un véritable laboratoire astronomique à ciel ouvert. Ceux de Copán furent les premiers à évaluer la durée d’un cycle lunaire... de 29,xxxx jours.

Si cette cité s’étend de 250 à 900 après JC, la période la plus florissante coïncide avec 2 règnes et des rois qui portent de drôle de noms ! 😆 Le roi Jaguar qui Fume (628-695) et le roi Dix-huit Lapins (695-738). Ils agrandissent la ville, y font construire de nombreux monuments, en particulier des temples où sont pratiqués des sacrifices humains.

La ville compte alors environ 20 000 habitants.

Comme l’ensemble du monde maya, Copán va être progressivement abandonnée à la fin du Xème siècle.

Comment expliquer la chute du monde Maya ? Déforestation massive, appauvrissement des sols, chute des rendements agricoles, inondations, bref, une surexploitation des ressources. Cela ne vous rappelle rien ? Bizarrement on dirait que nous sommes en train de connaître la même situation…

Il faut attendre 1570 et sa redécouverte par les Espagnols. En 1839, des archéologues commencent à s’y intéresser. Copán est inscrite sur la liste du patrimoine culturel de l’Unesco depuis 1980.

Plan du site 

Sur le site, il y a toute une ribambelle de perroquets.

Et des revenants Mayas ... 😆

Nous arrivons sur la Gran Plaza, la place principale, immense et nous découvrons sur la gauche une dizaine de stèles toutes sculptées dans du tuf volcanique et orientées est-ouest pour bénéficier le plus longtemps possible de la lumière du soleil. La plupart représente le roi Dix-Huit Lapins sous diverses formes divines.

Et derrière chaque stèle est représentée une tranche de 20 ans, unité de temps fondamentale dans le calendrier maya. Tous les 20 ans, ils en érigeaient donc une nouvelle en l’honneur de la période achevée, sur laquelle figurait la représentation d’un dirigeant ou d’un prêtre avec, au dos, la date de création.

Nous nous dirigeons vers la droite où se trouve un bel arbre immense.

Puis vers l’escalier des hiéroglyphes

Il s’agit d’un escalier de 64 marches en pierre, adossé à une pyramide. Achevé en 743 ap JC, chaque marche est ornée de 2500 glyphes. Un escalier qui raconte l’histoire de la dynastie des rois de Copán. Seules les 15 premières marches sont d’origines ... Il n’est pas facile à prendre en photo car recouvert d’une bâche.

Ensuite, nous prenons de la hauteur, direction l’Acropolis et les tunnels que nous ne visiterons pas car il faut payer un supplément de 15$ par pers.

Nous croisons des arbres gigantesques aux formes bizarres, le Ceibal

D’en haut, nous pouvons apercevoir le jeu de pelote pratiqué par les mayas.

Acropolis

Et le tombeau d’un roi

Des arbres au tronc rouge et des broméliacées un peu partout même entre les cailloux.

Il fait très chaud...heureusement, il y a beaucoup d’ombre et de forêt.

Puis nous repartons complètement à l’opposé afin de voir à quoi ressemblaient les habitations. Il n’en reste pas grand chose.

De retour à l’entrée du site, une maquette représente bien ce que nous venons de voir et d’apprécier.

Après cette belle matinée, nous rentrons nous mettre au frais à l’hôtel.

19
avr
19
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Publié le 20 avril 2019

Ce matin, c’est en tuk-tuk que nous partons visiter un centre de sauvetage, de réhabilitation et de remise en liberté des oiseaux. Situé sur 10 hectares de terrain boisé dans une vallée alimentée par un ruisseau.

Le parc est magnifique et cela nous permet d’en apprendre un peu plus sur la végétation comme cet arbre au tronc rouge que nous avons vu sur le site Maya de Copán.

L’Indio desnusdo

Le Guarumo au tronc bien élancé avec ses feuilles toutes en hauteur à la recherche sans doute de la lumière.

L’hibiscus, une boisson au fleur d’hibiscus est très appréciée ici au Honduras et Guatemala. Elle est presque gratuite à chaque repas. C’est bon, mais il rajoute du sucre, dommage. On trouve des fleurs séchées dans les magasins.

ET les oiseaux ...

Tous ressemblants mais tous différents ... A bec blanc, à bec jaune, à bec noir ...

Avec une drôle de tête...

Des toucans, des noirs et autres perroquets ...

Des chouettes ...

Encore des chouettes

Puis encore ...

Il y en a une avec une patte en moins 

Et des bleus, des verts ...

Et bien sur des aras macao appelés ici Guacamaya, l’emblème du Honduras.

La flore

Des crotons beaucoup plus grand que chez nous

Broméliacées, bananiers, caféiers, fleurs, orchidées, cacaoyers, cocotiers ... le parc est magnifique !

Puis dégustation d’un bon café ...

Et nous revenons à pied (3 km)

Vendredi saint ...

Et des mangues, des mangues, toujours des mangues ... des manguiers immenses !

Et pour finir par un coucher de soleil ...

20
avr

La route est mauvaise. Les bouchons à Guatemala city ...

Nous sommes les derniers à monter dans le bus, ce n’est donc pas les meilleures places qui restent. Si à l’aller, nous étions les seuls touristes, au retour, le bus est plein ! La frontière se passe comme à l’aller, aussi simple et rapide. Dans le bus, nous retrouvons les français Laura et Max, rencontrés à Copan. Nous arrivons à Antigua vers 20 heures et en pleine procession .... le bus ne peut plus avancer. Nous descendons du bus, partons poser les sacs à l’auberge et sortons diner de bonnes crêpes ! Yes !

Hôtel à Copan et procession à Antigua

Hébergement à Copan : Mary’s hotel avec salle de bain privée et ptit déj. 23€ la nuit

21
avr
21
avr
Publié le 24 avril 2019

Balade dans la ville entre visites, processions ... il y a du monde pendant la semaine sainte !


Eglise La Merced

C’est l’une des plus vieille église de la ville. Elle date du XVIème siècle. Sa facade de stuc blanc sur fond jaune est décorée d’une profusion de motifs en particulier de grappes de raisin. Nous sommes surpris en entrant à l’intérieur, il n’y a pas grand chose à voir et pour cause, tous les objets de valeur ont été transférés à la capitale Guatemala city dans l’église du même nom, La Merced, en mesure de protection contre les tremblements de terre.

Dégustation d’une mangue 😏

Un vrai régal ... 

Stands de rue

Préparation et procession

Direction le lavoir ...

Le couvent Santa Clara et le lavoir

Le couvent Santa Clara 

Le lavoir se trouve juste en face du couvent. Il date du XVIIIème siècle et est toujours utilisé par les femmes indigènes. On peut admirer une des portes du couvent derrière les arches du lavoir. Nous ne visitons pas le couvent... 40 Qtz par personne. Comme le dit Hubert... c’est le prix d’un repas ! Hahaha !

Le lavoir 

La place du lavoir, bien agréable.

En face de cette jolie place, une autre belle église dont j’ai oublié le nom.

Nous continuons notre balade vers l’église San Francisco

Rue d’Antigua avec vue sur le volcan Agua 

L’église San Francisco

Plus qu'une église, c'est un complexe monastique franciscain qui fut érigé au XVIème siècle siècle, à l'initiative de «Hermano Pedro de Betancur» (Pierre de Bétancourt), où il est d'ailleurs enterré. Plusieurs fois reconstruite, elle arbore un style baroque original.

Epargnée par le tremblement de terre de 1976, elle abrite encore quelques éléments de sa construction originelle, en particulier la chapelle de Pedro de Betancur, particulièrement fréquentée par les habitants d'Antigua. Ce dernier, fondateur d'un hôpital, reçoit encore aujourd'hui les prières de malades venus chercher réconfort auprès de lui. Un musée a d’ailleurs été installé dans l’ancienne sacristie. Il y a même un lieu qui lui est consacré .... où se trouvent des dizaines de paires de béquilles laissées là par des miraculés guéris par le Saint ! 😏

En entrant dans l’église, de suite il règne une atmosphère de paix et de sérénité. Ce lieu appelle au calme et à la méditation. Nous restons assis un petit moment, à regarder les pélerins qui viennent se recueillir, puis nous déambullons dans les allées, la petite cour et le tombeau du Saint, où il interdit de prendre des photos.

L’église San Francisco 

De retour vers El Parque Central, nous observons la vie...

24
avr
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Publié le 26 avril 2019

Nous flânons dans la ville ...passons par le terminal des bus, des « chicken bus » ... vieux bus américains retapés et reconvertis en bus locaux.

Chicken bus 

et allons déjeuner... au dessert, nous faisons la connaissance d’une famille de Toulousains. Nous passons la journée ensemble et terminons la soirée au Cactus, un resto mexicain. Une bien belle journée ! Un beau moment d’échange et de partage. Espérons nous revoir ... 😉

Prune, Marie, Lorette, Greg, Jules et Hub 
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Cerro de la Cruz

Environ 341 marches et 10 mn plus tard, nous voilà en haut avec une vue imprenable sur Antigua, dommage, le temps brumeux nous empêche d’apercevoir le volcan Agua. Mais nous le devinons, au loin.

Cerro de la Cruz 

Séance de méditation pour tout le monde !

Nous apercevons l’église La Merced, el Parque Central, l’église San Francisco... les rues tirées au cordeau.

Antigua vue d’en haut 

Après un bon moment de tranquillité, un oiseau en profite pour se lâcher sur mon tee shirt !🐦 Non mais quand même !

Nous redescendons les marches, reprenons la direction du parque central, on aime bien se poser à cet endroit plein de vie.

A peine sommes nous assis que la dame à côté de nous engage la conversation. Elle nous a entendu parler et nous dit qu’elle aime bien la langue française, que son mari prend des cours de français, etc ... C’est parti pour une bonne causette avec Janeth. Entre temps, nous recroisons Max et Laura assis sur un banc plus loin. Hub part à leur rencontre pendant que je continue la conversation avec Janeth qui me fixe un rendez vous demain avec elle et son mari pour que je parle espagnol et lui français ... 😏

Nous finissons l’après-midi avec Max et Laura, avec de bonnes parties de rigolades et fixons aussi un rendez vous pour demain, afin de passer la soirée ensemble ! L’agenda pour demain est bien rempli !

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A midi nous retrouvons Janeth et Juergen son mari, qui lui, est en fait Autrichien et malheureusement atteint d’une sclérose en plaque. Nous passons l’après midi à discuter, sauf que Juergen avec la maladie a beaucoup de mal avec sa mémoire. Pour lui, les cours de français sont devenus très compliqués. Nous discutons donc en espagnol, eux parfois en allemand, quand je ne trouve pas les mots en espagnol, nous parlons anglais, elle me corrige, j’adore .... Je suis curieuse et j’en profite pour lui poser plein de questions.

Nous apprenons plein de choses sur la vie au Guatemala, l’éducation, la sécu, la vie en général ... Janeth parle beaucoup, elle parle anglais allemand italien. Elle a plein de projet dans la vie, c’est une battante ! Nous passons un après midi très enrichissant ! Encore un beau moment de partage. Après échange de nos n° de téléphone, nous terminons notre discussion sur le festival qui a lieu en ce moment à Antigua, la fête pour la tolérance et avec l’art pour mieux en transmettre les principes. Et nous pensons tous les 4 la même chose, que la diversité des religions, des langues, des cultures, des différentes ethnies qui existent sur cette terre ne doit pas être un prétexte à conflit mais au contraire un trésor qui nous enrichit tous.

Sur ce, nous nous quittons en nous promettant de nous revoir lors de notre retour sur Antigua.

Notre agenda est tellement chargé cet après-midi 😆 hahaha, nous n’avons pas vu le temps passer, quoique je commençais un peu je l’avoue à déconnecter, parler espagnol, écouter, comprendre pendant 4 heures c’est long ! (Et encore elle parle très bien) Mais tellement chouette ... vite nous partons nous changer, il fait un peu frais le soir, nous sommes en altitude, nous avons tendance parfois à l’oublier...

Nous retrouvons nos petits jeunes de 30 ans, Laura et Max et partons diner.

Nous passons une superbe bonne soirée à s’échanger de bons tuyaux pour la suite du Guatemala et à bien rigoler...


Demain 8h du matin, nous partons pour Lanquín (6 à 8h de bus).

Logement sur Antigua : Posada Juma Ocag avec SDB privée - Cuisine à dispo - très propre et proprio très sympa - 23€ la nuit

Resto de crêpes - Luna de miel - Ne pas s’attendre à la même chose qu’en France mais a le mérite d’être bon quand même, copieux et pas cher

26
avr
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8h du matin, nous montons dans le bus. Après 1heure à récupérer tous les autres passagers dans Antigua, nous prenons la route pour Lanquín. De nouveau à Guatemala City, nous récupérons 3 passagers. Le minibus est complet. Nous sommes les seuls français à bord. Le reste est plutôt américains.

Lanquín se mérite après 9 heures de route asphaltée (pause toilette et déjeuner compris) et 1 heure de piste !

18h30, il fait nuit lorsque nous arrivons à notre auberge de jeunesse. Accueillis sur fond de musique Rock’Roll par un chanteur, nous prenons possession de notre petite chambre en plein dans la verdure !

Partons diner juste en face à petit prix et tombons vite dans les bras de Morphée.

28
avr
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Publié le 30 avril 2019

Aujourd’hui, il fait jour ... Alors ?

Que sommes nous faire ici dans ce trou perdu quelque part au centre du Guatemala ? Pourquoi faire une aussi longue route depuis Antigua ?

- Pour visiter ce petit village de montagne très authentique et comment dire ... légèrement isolé. Pour profiter des locaux.

- Pour aller voir la rivière Semuc Champey.

Lanquín

Nous sommes ici sur le territoire des Mayas Kekchis, qui résistèrent aux conquistadors jusqu’à ce que Bartolomé de Las Casas, (prêtre dominicain, missionnaire, historien espagnol, célèbre pour avoir dénoncé les pratiques des colons espagnols et avoir défendu les droits des Amérindiens) ne pacifie la région, lui donnant le nom de Alta Verapaz « la vrai paix ». Les Kekchi ont leur propre dialecte et sont fiers de nous le montrer ! Ça y est nous connaissons 3 mots de leur dialecte.

Allez c’est parti pour un petit tour du village !

Lanquín 

Nous prenons une rue qui grimpe pensant trouver un autre hôtel mais en guise d’hébergement, nous arrivons au cimetière... Ça doit être calme ! Et la vue est à couper le souffle ! Hahaha !

Nous redescendons dans le village. L’orage d’hier soir a bien mouillé les chemins.

Les balayeuses du village 

Nous arrivons sur la petite place.

Nous partons diner dans « notre cantine » et rencontrons Léa qui a commencé à tracer son chemin... un bien joli chemin ... Nous lui souhaitons de bonnes ondes et une bonne continuation ...

Ici les enfants s’amusent avec pas grand chose 
29
avr

Ce matin, nous commençons par faire le petit marché du village.

Puis un 4x4 nous accoste et nous demande si nous voulons aller à la rivière. Nous sommes les premiers à monter donc nous serons assis derrière sur les sièges ! Chanceux ? Oui ! Il faut savoir qu’ici dans le village tous les déplacements se font debout dans la benne d’un 4x4 donc pas très confortable sur un chemin bien chaotique. Nous roulons une heure pour faire 10 km à travers la jungle. Il y a de bonnes montées, un 4x4 est indispensable. Le paysage traversé est de toute beauté. Il y a énormément de cacaoyers !

Maintenant on vous emmène visiter Semuc Champey

Une belle merveille naturelle !

Nous commençons par la randonnée qui monte au mirador. Surtout à ne pas manquer !

Toutes les personnes rencontrées nous disent que c’est difficile. Alors oui, c’est physique et c’est peu de le dire car ça grimpe sévère mais c’est faisable ! Prévoir un bon litron d’eau sous peine de finir déshydrater...hahaha !

Je transpire à grosses gouttes... et puis ça y est, nous y voilà, la vue en arrivant est tout simplement grandiose ! Waouh ! Ça en vaut vraiment la peine !

Semuc Champey 
Juste waouh ! 

Nous nous asseyons sur un banc et profitons du spectacle .... Qu’est ce qu’on est bien .... Nous discutons avec un indigène et apprenons quelques mots en Kekchi. On rigole bien !

Masqui - mucho calor - fait très chaud

Banantioche - gracias - merci

Bon, par contre ça ne doit surement pas s’écrire comme ça 😆

Attention, la descente n’est pas de tout repos non plus !

Arrivés en bas, il faut avancer un peu sur les cailloux pour voir passer la rivière en dessous... puis nous arrivons à un endroit où les locaux et les touristes viennent se baigner.

Nous continuons le chemin vers el rio Cahabón. Là, il n’y a plus personne.

Nous arrivons à une petite cascade et des grottes.

Après cette belle rando dans la nature, nous reprenons le chemin du retour. Comme pour l’aller, nous voulons éviter de faire le trajet dans la benne d’un 4x4. Alors je prends mon plus joli sourire et j’explique au gars que nous ne sommes pas tout jeunes... hahaha, ça le fait rire ! Hubert rigole aussi et me dit « Tu ne vas quand même pas le faire pleurer » Mais 5 minutes plus tard, nous montons dans un petit camion assis devant 😉 et Hub est bien heureux ! Et moi aussi ! Le conducteur n’a que 16 ans et s’appelle José, il conduit super bien car la piste est difficile !

Nous voilà de retour dans notre auberge de jeunesse, une bonne bière pour Hub et un bon agua limon pour moi. Partons diner toujours dans notre p’tite cantine et expliquons ce que nous voulons faire après demain. Aller à Sayaxché, mais comme ce n’est pas touristique, (tout le monde monte jusqu’à Flores), c’est toujours plus compliqué. Mais ça y est, nous avons réussi à booker un bus et j’essaie de réserver une nuit d’hôtel par téléphone.

Le Guatemala, nous offre pour le moment, de beaux moments d’émotions. La gentillesse des gens est incroyable ! Leur sourire n’est que du bonheur !

30
avr
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Publié le 1er mai 2019

Aujourd’hui, nous reprenons la piste prise hier en 4x4 mais cette fois à pied pour vous montrer un peu ce dont nous avons vu hier.

Transports en commun

Maisons le long du chemin et surtout les escaliers pour y accéder. Souvent, les femmes comme les hommes sont bien chargés ! Il faut monter les fagots de bois, les packs d’eau, les sacs de riz, de haricots ...

Et les cacaoyers ... Beaucoup de locaux travaillent dans les fermes de cacao.

Cacaoyers 

Auberge de jeunesse El Muro - Chambre avec SDB privée 165 QTZ soit env. 19€ sans petit déj. Pas de cuisine - Propreté moyenne - Bruyant

Comedor Las Grutas juste en face de l’hôtel - petit dej 20 QTZ et repas idem soit env 2€ et très bon

  • Prix de l’entrée à la rivière -> 50 QTZ par pers.
  • Prix du transport en 4x4 -> 25 QTZ par pers. l’aller
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Publié le 2 mai 2019

Nous quittons notre auberge de jeunesse et notre jolie vue depuis la chambre et c’est en van que nous partons pour Sayaxché. Nous reprenons la même piste qu’à l’aller. Nous traversons de belles fôrets puis des petits villages. Les maisons sont le plus souvent en planches et la toiture en feuilles de palmiers ou en tôle et très rudimentaires.

6 heures de route plus tard, environ 180km, nous arrivons à destination et retrouvons la chaleur. Elle nous tombe sur les épaules ! Le van nous dépose juste avant la traversée de la rivière...

Sacs au dos, direction l’hôtel réservé hier que maps.me ne connait pas. Après s’être renseignés plusieurs fois, nous y voila. En nage ! La chambre ne nous plait pas du tout, très sombre, la salle de bain... caca et toile d’araignée, vite nous partons chercher autre chose. Nous trouvons une petite chambre sympa négociée à 175 QTZ pour demain, nous avons hâte d’y être !

Nous nous restaurons au Maya café, mais nous regrettons déja, notre cantine de Lanquín !

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Publié le 4 mai 2019

C’est une petite ville au bord du fleuve Río la Pasión dans la région du Péten au nord du Guatemala. Cette petite ville ressemble plutôt à un village et compte un peu plus de 10 000 habitants. Elle se trouve à environ 61km au sud de Flores.

Il n’y a qu’une dizaine de rues dans Sayaxché, le village se visite très rapidement. Hormis les 4 ou 5 rues du centre, celles qui partent vers les habitations un peu plus lointaines sont en terre. On trouve à Sayaxché une église et de très nombreux commerces, restaurants locaux, et pas mal de stands de rues. Nous avons trouvé 2 « tirettes à sous » mais on ne peut pas retirer plus de 1000 QTZ.

Une ville sans touriste

Nous sommes pendant ces deux jours les seuls touristes dans la ville. La population n’est pas très riche et peu avenante au premier regard. Le Guatemala nous fait encore une fois penser au Laos ou à l’Asie. On retrouve des habitations colorées et vétustes, mais aussi des chapeaux de cow-boys un peu partout et des belles selles de cheval ! L’endroit n’est pas forcément très accueillant, mais il suffit de sourire pour voir certains visages s’illuminer.

Les regards de curiosité sont nombreux lorsque nous changeons d’hôtel .... Mais que font ces 2 touristes avec leurs sacs au dos par 40° ! 😏

Alors que faire à Sayaxché ?

La ville est le point de départ pour rejoindre les sites mayas comme Ceibal, Aguateca, Dos Pilas, Tamarindito etc ... Ces sites sont beaucoup moins touristiques que Tikal, plus au nord, que nous ferons plus tard ou que les autres sites Mayas du Mexique. Ils attirent donc les voyageurs que nous sommes en quête de découverte, seulement voilà...

Aguateca...😞 nous n’en verrons que le nom ...

Nous sommes en fin de saison sèche, la rivière est à son niveau le plus bas, donc pour aller à la recherche de la cité Maya perdue telle qu’Aguateca, le prix est vraiment excessif pour nous 2. C’est un prix fixe par lancha (bateau) et comme nous sommes que 2... Pas un touriste en vue pour partager ! Alors notre rêve s’envole ... ben oui on voulait rejouer aux aventuriers de la jungle ! On y a pris goût ! Hahaha ! (Voir le carnet Costa-Rica)

Aguateca - Prix par bateau

750 QTZ négocié à 600 QTZ soit env 65-70€ pour 3h de lancha (petite pirogue) aller-retour sur el rio Pasion puis rando jusqu’au site maya - env 3h de marche dans la jungle

Le soleil s’en va disparaître ... 

Demain, nous partons donc pour El Remate en bus local !

4
mai

Pour repartir de Sayaxché vers le nord, il nous faut traverser la rivière. Nous décidons de faire comme certains locaux, prendre le bac. Ben oui, il n’y a pas de pont ?

Il n’y a pas de pont sur la rivière 

Cela nous coûte rien ? Mais ça, on ne le savait pas, alors que prendre une lancha qui fait des allers-retours incessants entre les deux rives, c’est soi-disant 2 Qtz par personne, bon ok ce n’est pas grand chose non plus ! (Quelques centimes d’euros) Nous arrivons de l’autre côté de la rive.

Puis nous prenons le premier van qui part vers le nord. Il y a des bus pour Santa Elena (Florès) en principe toutes les 15 minutes de 6h à 18h. Celui ci est plein à craquer !

Les sacs à dos sont envoyés sur le toit par le contrôleur. Le contrôleur ? En fait il s’agit d’une personne qui aide le chauffeur, sert de rabatteur, fait payer les gens, les aide à monter, à descendre, ouvre la portière... il crie, il hurle « El Remate ! » (en fait ta destination finale) range les sacs, dit où tu dois t’asseoir ... et me dis de m’asseoir devant ? Devant ? Où ça ? Tout le monde se tasse, une fesse dans le vide, l’autre sur le siège, vitre grande ouverte, faut pas que la portière s’ouvre, sinon je bascule dehors !

Hub debout derrière, tête baissée pour cause de plafond bas... Allez c’est parti !

Quelques km plus loin, comme s’il y avait encore de la place, il fait monter 2 personnes, puis encore 2 autres un peu plus loin ... tout le monde doit être debout derrière entassé... et ouf ... il y en a au moins 8 qui descendent à un arrêt. Et le contrôleur me demande d’aller m’asseoir derrière, il y a une place libre ! Hub en profite pour s’asseoir aussi !

Dans le bus local 

Environ 1 heure 15 de route et délestés de 25 Qtz par personne, on arrive enfin au terminal de bus de Santa Elena ou on peut prendre directement un autre mini-bus pour El Remate.

De Santa Elena à El Remate, le trajet en minibus colectivo dure environ 45 minutes et coûte 20 Qtz. Pendant que je vais payer, Hub monte dans le bus vide et choisi les bonnes places ! Allez, c’est reparti ! Mais pas pour longtemps, nous nous arrêtons un petit peu plus loin au moins 10 bonnes minutes, nous sommes trempés de sueur ! Le bus plein, cette fois nous partons pour de bon et passons au beau milieu d’un petit marché.

A El Remate, il n’y a que 2 rues. Nous donnons le nom de notre hôtel au contrôleur et le chauffeur s’arrête juste au pied de l’hôtel. C’est y pas beau ?

Arrivés au Sun Breeze hôtel, nous sommes accueillis par Humberto ! Il rigole lorsque Hub se présente : Humberto ! Yo tambien !

La chambre a l’air parfaite, pour une fois nous avons pris la clim... Nous allons arrêter le sauna quelques jours ! Hahaha !

Partons nous balader puis manger un bout .... Que mucho calor !

Sun Breeze hôtel - Chambre avec balcon et salle de bain et clim (pas de ventilo) sans petit déj. 185 Qtz - env 20€ - Toute petite cuisine à dispo - Eau filtrée à volonté

6
mai
6
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Publié le 8 mai 2019

Pour visiter Tikal, le site archéologique le plus célèbre du Guatemala, la plupart des touristes font un arrêt sur Florès, la presqu’île située au sud-ouest du Lac Petén Itzá, en face de la ville de Santa Elena. La majorité des guides de voyage incitent les voyageurs à choisir Flores comme point de départ pour les excursions, mais de l’autre côté du lac, à une trentaine de kilomètres de là, se trouve le petit village d’El Remate, réputé au contraire pour sa tranquillité et son point de vue imprenable sur le lac. C’est donc pourquoi nous sommes venus ici pour nous poser un peu. Nous irons passer 2 jours à Flores plus tard.

Le village d’El Remate se compose d’une rue principale et quelques rues parallèles non goudronnées. Quelques maisons, des guesthouses et restaurants locaux posés de chaque côté le long de la route, et mis à part une église où l’on chante tous les soirs, il n’y a pas grand chose à voir ici. A part la tranquillité, l’emplacement idéal en bordure du lac et la proximité avec le site archéologique de Tikal.

Nous nous levons ce matin, il fait déjà très chaud. La météo annonce 38 à 40° pour aujourd’hui. Dans l’après -midi, de gros nuages s'amoncellent dans le ciel. Le temps devient lourd. Tu bouges, tu transpires. Tu ne bouges pas, tu transpires. Le vrai sauna ! D’un seul coup, le vent souffle, tourbillonne. Au loin, l’orage gronde. Puis sournoisement il se rapproche. Les éclairs illuminent le ciel de tous côtés. Ça gronde. Ça roule. Ça raisonne. Il pleut. Il pleut fort. Toute la nuit. Enfin, l’orage s’éloigne. Il gronde encore un peu dans le lointain. Il est 4h du matin. Hub arrête le réveil. 5h00 ... se lever pour aller à Tikal. Non. Pas possible. Dormir ...

8h du matin, le ciel a retrouvé sa jolie couleur bleue. Nous nous levons. Tikal sera pour demain. L’orage a rafraichi le temps, enfin presque. Puisque Tikal ce n’est pas pour aujourd’hui, décidément les mayas n’en font quà leurs têtes, nous allons, puisque nous avons un bon wifi, ben oui, faut bien que ça se fasse : faire la déclaration d’impôt ! 😩

Le soleil part se cacher derrière la montagne. Il entame doucement sa descente et embrase le ciel de couleur jaune orange. C’est beau. Il se reflète dans l’eau du lac.

La lune, toute petite, se met à scintiller au dessus du lac. C’est le premier croissant. Les douces vagues viennent s’échouer tranquillement le long de la berge. Assise au bout d’un ponton, j'apprécie ce doux paysage.

Puis je prends l’appareil photo et clac, c’est dans la boite. Immortalisé. L’eau du lac est calme et une douce brise me caresse le visage. On est bien. Un petit peu d’air frais.

Pour la 2ème fois, nous mettons le réveil à sonner pour demain matin. 5h.

Pour arriver à l'ouverture du site archéologique de Tikal.

7
mai

Enfin, nous voilà au site de Tikal que vous connaissez peut-être si vous vous êtes intéressés un petit peu à la civilisation des Mayas.

Un petit peu d’histoire ...

Le nom de Tikal ne serait pas le nom d’origine mais le nom qu’on lui a donné en 1840, lors de la découverte du parc. Mais peu importe le nom, pour les mayas c’était « l’endroit des voix des esprits »

Tikal est la plus grande ville du monde Maya, au milieu d’un parc protégé de 576 km2, les ruines occupent une place de 16 km2, c’est le centre de l’ancienne cité de Tikal, qui concentrerait les ruines de plus de 3 000 structures !

La civilisation maya s’était répandue dès l’année 800 avant J.C. La cité atteint son apogée dans les années 200 et jusqu’à 900 de notre ère. Ensuite aucun nouveau monument important n’a été construit, la démographie a chuté et la civilisation avec !

Quand on visite Tikal, on se demande : Mais comment faisaient-ils pour avoir de l’eau ? Pas de rivière, pas de lac ! 

En fait, ils récupéraient l’eau de pluie qu’ils stockaient dans dix grands réservoirs. La construction d’une grande ville uniquement avec l’eau provenant des précipitations saisonnières stockées ! Pas mal ? Mais ...

Déjà, ils pratiquaient la culture intensive au risque de manquer d’eau en période de sécheresse, (eh oui, il y en avait déjà) ce qui a certainement joué un rôle dans le déclin de la civilisation maya.... A trop vouloir en faire, on gagne ! (Lol) 😏

La population dépassait les 70 000 habitants et avec la banlieue on arrive à plus de 420 000 habitants !!

La cité avait des accords politiques et commerciaux avec tout le monde Maya et il était courant de trouver à Tikal, du sel venant du Yucatan (Mexique) ou du jade du Honduras.

Tikal a été découverte en 1848, et déclaré Parc National en 1955 mais ce n’est qu’en 1979 que l’UNESCO l’a déclaré « Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité »

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5h30 du matin, le bus s’arrête juste devant notre hôtel et nous arrivons pour l’ouverture du site, il est 6h. Nous faisons un arrêt à l’entrée du parc pour la prise des billets, on remonte dans le bus et une dizaine de kilomètres plus loin, on commence la visite .... A pied !

Allez, on vous emmène à la découverte du site !

Plan du site archéologique de Tikal 

Nous passons le contrôle des billets et nous avançons sur un large chemin bien droit. Au bout de ce chemin, nous trouvons un énorme Ceibal, l’arbre sacré des mayas.

Immense 

Arrivés au bout de ce chemin, ou va t’on ?

Hier, nous avons préparé notre circuit et nous savons que les principales choses à voir sont vers la gauche. Dixit le panneau, il faut continuer tout droit le sentier puis ensuite prendre à droite vers le « Grupo F »

Le plan n’est pas très explicite 

Nous faisons quelques mètres et au dessus de nous se trouvent plein de singes araignées qui font des bonds de branches en branches ! Et des coatis qui se baladent en reniflant le sol.

Singe araignée 

Nous regardons les singes araignées quelques instants, on adore, ça nous rappelle le Costa-Rica, puis nous continuons le chemin. Nous arrivons au sud de la Gran Plaza, grimpons sur la colline et nous arrivons sur l’Acropolis Norte : l’Acropole Nord qui est construite sur une plate-forme supportant 8 temples funéraires. Sa réalisation a duré plus de 300 ans !

Le temple I vu de dos

C’est superbe ! Nous dominons la Gran Plaza. De la haut, on a une vue sur les temples 1 et 2 qui se font face, comme dans un duel. C’est l’endroit le plus impressionnant de Tikal !

En haut à gauche, le temple I, à droite, le temple II, en face l’Acropolis Central

De retour en bas, la place est immense ! Nous passons devant le temple II connu sous le nom de Temple des masques. Il mesure 38 m de haut et sa construction date de l’année 700 après JC.

Temple II 

Le Temple I, lui est grandiose, il en impose. Il est connu sous le nom de Grand Jaguar. Il fait 47 m de haut, possède 97 marches et 9 plates-formes (numéro sacré chez les mayas). Sa construction date de la même année que le temple précédent. Il a été bâti par le grand souverain Ah Cacao (oui c’est bien Cacao, je ne me suis pas trompée) et sa sépulture a été retrouvée dessous à 6 m sous terre.

Temple I 

Nous remontons un peu sur l’Acropolis Norte afin de trouver le masque de Chac, le dieu de la pluie.

Nous quittons cette belle place et direction le temple IV. Nous entendons dans les arbres le cri des toucans. Il y a aussi des perroquets. Avant d’arriver au temple IV, le temple III est juste au bord du chemin mais tellement dans la végétation qu’on le remarque à peine.

Temple III dans la végétation 

Le Temple IV... et toutes ses marches à escalader pour accéder à son sommet. C’est le temple le plus haut de Tikal et de Méso-Amérique, avec ses plus de 64 m ! Il est connu sous le nom de Temple Serpent à 2 têtes. Waouh ! Essoufflés et arrivés en haut, nous avons une vue superbe sur le parc et de là, on peut voir le haut du temple III et la grande pyramide du « monde perdu » sur la photo du bas à droite. Grandiose !

« El Mundo Perdido » Le monde perdu.

Nous empruntons un petit sentier dans la jungle et d’un seul coup... nous entendons les cris des singes hurleurs. Cela rajoute au mystique de ce monde perdu. Pourquoi le monde perdu ? Parce que l’architecture de ses édifices est différente des autres constructions de Tikal. C’était le centre de la ville sous la dysnastie « Pattes de Jaguar » (du IIIè au Vème siècle), soit la plus grande place de Tikal avec au centre une pyramide de plus de 30 m de haut.

La grande pyramide du monde perdu 

Dans un arbre, nous apercevons un gros oiseau, un cojolita.

La Grande Pyramide

Allez c’est parti, encore une pyramide ! Nous grimpons l’escalier en bois au son des singes hurleurs et arrivés tout en haut de cette pyramide, le spectacle est magnifique ! Waouh ! La nature avec un grand N, tous ces arbres, cette verdure et ces temples que nous apercevons dans le lointain... dont le temple IV. Nous profitons un bon moment de ce lieu, tout seuls. Magique et reposant. Unique ! On en profite pour manger nos galettes...

En face de la grande pyramide se trouve le temple Talud Tablero tout aussi impressionnant.

Derrière le monde perdu, la place des sept temples qui se cache au fond d’un chemin,

aussi sereine que le monde perdu... Je ne pensais pas la trouver aussi grande. Le soleil qui montre le bout de son nez fait rayonner toute cette verdure ! On s’y sent bien, on respire !

Appelée ainsi parce qu’elle comporte sept petits temples alignés. On trouve aussi sur cette place trois palais et trois patios composant le « Triple jeu de Balle » (jeu de pelote). Trois de ces pyramides servaient de point de mire pour les mesures astronomiques ...

Plaza de los 7 templos 

Entre le monde perdu et la place des 7 temples, l’Acropolis Sud

Et puis enfin, le temple qui se cache... nous prenons un tout petit chemin en espérant qu’il mène au temple que l’on cherche .... puis d’un seul coup, la végétation devient moins dense et comme si on avait ouvert une porte, le Temple V apparaît. Et qu’est-ce qu’il est beau, celui là. Majestueux !

Temple V 

Nous redescendons par un autre chemin, celui des toucans.

Nous revenons par la Gran Plaza, un dernier coup d’oeil à l’Acropolis Central, ensemble de palais disposés de telle manière qu’ils forment à l’intérieur une série de 7 patios.

Juste à côté

Puis nous prenons le chemin du retour avec une dernier regard sur le Temple I vue de dos.

Il est midi. Nous attendons le bus de 12h30.


Après ces 5 heures de marche dans les temples, de retour à El Remate, nous partons au café El Arbol, prendre notre boisson favorite, le « Vitamin C » orange ananas gingembre miel, un vrai régal avec un bon petit plat de légumes au curry ! 😉


Puis nous essayons d’aller retirer des sous au seul distributeur d’El Remate et comme il s’agit encore de la banque B5, elle refuse la carte N26 Mastercard. 😡 Il faut donc retirer avec la Visa de Boursorama, d’où l’intérêt d’avoir 2 cartes différentes.

Le lac Peten Itza 

Le village d’El Remate que nous n’avons plus envie de quitter ...

Le lendemain

Préparation des tortillas chez l’habitant. Les cochons, toujours en liberté...

Et dégustation d’une crêpe au chocolat Guatémaltèque face au coucher de soleil...

Crêpe au chocolat 100% cacao 

Entrée au Parc Tikal - 150 Qtz par pers. soit env 17€

Bus de l’hôtel au parc - 70 Qtz par pers. soit env 8€

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mai
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mai
Publié le 12 mai 2019

Nous quittons El Remate après avoir passé une semaine paisible au bord du lac. Un au revoir au sympathique Humberto et nous prenons le bus local pour Santa Elena.

Coucher de soleil hier soir 

Arrivés à Santa Elena, nous prenons un tuk tuk, pour traverser le pont qui va sur la presqu’île de Flores. Je lui dis 10 Qtz. Non ? Il me répond : 20 ! Ah non, j’ai un ami qui s’appelle Humberto et qui m’a dit que la course était 10... Tu ne veux pas. Tant pis. On descend (même si c’est chi...). Ce n’est pas tant pour la différence de prix mais sur 1 an ... il faut quand même faire attention car ça peut finir par faire une petite somme, mais c’est surtout pour le principe !

Nous n’attendons pas longtemps. Un autre tuk tuk arrive. 5 Qtz cada uno ? Ok. Allez c’est parti ! En plus, il veut même nous déposer devant l’hôtel !

Nous n’avons pas réservé à l’avance car nous arrivons en saison basse. Nous avons repéré un hébergement chez l’habitant. Dans une toute petite rue... qui grimpe. Hub m’attend en bas, j’y vais.

Mais les 2 chambres que la petite dame loue sont prises... grrrr ! Et oui, nous sommes samedi et les locaux viennent ici pour le w end. Y mañana... et demain ? Si ok. Super, génial ! Je réserve donc 1 chambre pour demain pour 2 nuits. Mais pour ce soir, il faut trouver quelque chose. Dans la rue il y a plusieurs hôtels, Hub m’attend avec les sacs, j’en fais quelques-uns et je trouve une petite guesthouse. Allez on y va !


Maintenant qu’il fait un peu moins chaud, allons voir à quoi ressemble Florès. Eh bien, ce n’est pas si mal ! Nous arrivons à la place de l’église.



Nous sommes donc de l’autre côté du lac et la vue est différente. Mais tout aussi jolie.




L’église

Nous rescendons sur « la croisette » au bord du lac et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a de l’animation. Une bonne ´tite bière face au lac...

Et encore un coucher de soleil, on ne s’en lasse jamais !

Le soleil éclaire de sa lumière une partie du lac où mon regard s’aventure, loin derrière l’horizon.

13
mai
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mai
Publié le 14 mai 2019

Le temps passe, tout le monde nous dit : ça passe vite. Mais pour nous, il passe. Simplement. Nous apprécions chaque instant. Chaque moment. Toujours l’instant présent.

Nous partons ce matin nous installer chez la famille de Rosario. Allons faire les courses pour le petit déjeuner puis nous nous installons sur la terrasse avec vue sur le lac.


En plein cagnard, nous partons à pied à Santa Elena afin de retirer quelques sous... Nous devons repasser le pont.

La température est toujours de 40° !!! Suffocante ! Ça te tombe dessus dès que tu sors.

Isla de Flores après le w end, il n’y a plus personne

A 3 mois du retour...

Nous nous installons tranquillement, profitons d’une bonne connexion wifi et regardons le site de la SNCF pour prendre nos billets de train 3 mois avant afin d’obtenir un prix intéressant. Mais les Prem’s n’ont plus l’air d’exister. Le 9/08 prochain nous prenons l’avion depuis Cancun (au Mexique) et nous arrivons le 10/08 à Roissy à 10h45. Donc billet de train retour dans notre ville le Samedi 10/08/2019 - et arrivés 22h52 ! Nous n’avons pas trouvé beaucoup de train pour ce jour ou alors avec 2 arrêts de 30 minutes chacun, un peu juste s’il prend du retard. Celui là a le mérite d’être direct et d’être moins cher.

Rosario nous met à disposition sa cuisine, nous en profitons pour nous faire des pâtes au thon pendant que la petite jeune fait ses devoirs et discuter en regardant le soleil se coucher... Ben oui, encore !

Il joue avec les nuages, s’en va se cacher pour revenir tout rouge .... il est superbe !

Demain, nous quittons cette adorable famille et la toute petite presqu’île de Flores pour descendre vers les Caraïbes à Rio Dulce. Nous avons réservé un hébergement en pleine nature, aucune voiture, je dois appeler le gérant dès notre arrivée afin qu’il vienne nous chercher en lancha (pirogue).

Photo de droite, la presqu’île de Flores - Photo de gauche Rosario et Pascale 
14
mai

Il est 8h. Dernier « au revoir » à Rosario. Sacs sur le dos, nous nous dirigeons vers la sortie de Flores. Nous montons dans un bus de la compagnie Hernandez. Très bien.

Nous traversons des villages aux maisons à nouveau en bois. Le paysage devient plus vert. Les vaches moins maigres.

Et le problème du plastique encore et toujours ...😩

Si la route d’Antigua à Flores était belle, celle-ci laisse à désirer et surtout par tous les détritus dans les fossés. Encore une fois, nous constatons le problème du plastique et des canettes ! Comme je l’ai déjà dit, le problème des déchets dans les pays en voie de développement, combinés au manque d’éducation, des habitants et aussi des touristes, sont toujours des visions qui font mal ... Mes yeux se ferment....Je fais la grimace comme s’il s’agissait d’une fausse note ! C’est ça aussi le voyage, ça te fait prendre conscience que le problème est mondial alors qu’en France on te fait la morale du style on éteind les lumières pendant 2 minutes une fois dans l’année, histoire de se donner bonne conscience ! Mais c’est au niveau mondial qu’il faut réagir et surtout dans ces pays ! J’ose même pas imaginer dans 10 ans ... (car dans tous les pays où nous sommes allés, il n’y a pas d’eau potable alors je vous dis la consommation de bouteilles d’eau en plastique, c’est énorme ! Plus tout le reste !)

Sur la route 

4 heures de bus plus tard, nous arrivons à Rio Dulce.

Le bus nous dépose après le pont et le chauffeur du bus nous emmène sur le quai à l’hôtel Backpackers. Nous donnons le numéro de téléphone de notre guesthouse afin que quelqu’un vienne nous chercher.

Rio Dulce 

Un quart d’heure plus tard, nous montons à bord d’un petit bateau et quittons la ville de Rio Dulce, ville qui porte le même nom que le fleuve. C’est une ville installée au pied de l’immense pont qui enjambe ce fleuve. C’est le point de jonction entre le sud du pays et le Petén (la région de Flores). En effet, nous constatons beaucoup de camions qui passent.

El rio Dulce 

Nous naviguons sur le Rio Dulce et passons dans une jolie marina. Nous sommes ici dans une zone anti- cyclones. La région est protégée des vents violents grâce aux montagnes des alentours. C’est pour cela qu’on y trouve plusieurs marinas et des bateaux qui je pense n’appartiennent pas aux locaux.

Puis nous rentrons dans un petit bras de la rivière et arrivons à la Casa Perito, notre hébergement pour 3 nuits. Une fois les présentations faites, on nous emmène à notre bungalow, loin du bruit humain... mais proche des araignées ! Hub en a déjà tué 2 grosses... pendant que j’installe la moustiquaire au dessus du lit !

Ici, pas de wifi. Pas de voiture, pas de musique, c’est avec le bruit des grillons, le gazouillis des oiseaux, le petit cri des geckos et ... du ventilo que nous allons nous endormir.

15
mai

Je vous disais il y a quelques jours qu’on partait vers la côte Caraïbe.... A Rio Dulce, on y est pas encore mais on en est pas très loin... Rio Dulce c’est donc le fleuve qui s’étend à travers la forêt tropicale depuis le lac Izabal (le plus grand lac du pays) à seulement une trentaine de km de la côte.

Nous quittons notre petit paradis (mais avec des moustiques 🦗, hahaha !)

en bateau pour retourner en ville à Rio Dulce, ville bien bruyante.

Des mangues dans les bennes des 4x4 et des selles de cheval (rustiques) 

Et nous prenons un bus local pour aller au Castillo de San Felipe visiter le château.

Château construit par les espagnols au XVIIème siècle juste au bord du lac Izabal pour se défendre contre les pirates (comme Francis Drake) qui l’attaquèrent à plusieurs reprises.


On a pris une photo sur un mur qui illustre bien la région.

Le château se trouve donc au bord du lac Izabal mais aussi dans un bel environnement.

Quelques dindons se baladent ... un joli petit phare ...de drôles de fruits (moros)

Et nous arrivons au château !

Castillo de San Felipe 

C’est parti pour la visite !

A l’intérieur, il est tout petit mais c’est un vrai labyrinthe.

La cuisine 

La cour intérieure.

La vue d’en haut.

La défense est là.

Les canons 

Une petite chapelle qui mène à la prison et à un couloir d’eau. Aucune fenêtre, aucune lumière. Nous pénétrons dans les ténèbres. Un instant j’imagine les prisonniers...

La prison 

Nous sortons du chateau et allons nous installer sur un banc à regarder s’amuser les locaux.

De retour en ville. Nous attendons qu’on vienne nous chercher.

Il fait très chaud. Surtout l’humidité ambiante ! 100% j’imagine ! Rien ne sèche... On dégouline ...

17
mai
17
mai
Publié le 20 mai 2019

Enfin du wifi, on vous donne les dernières nouvelles !

Après notre expérience dans la jungle, il est temps de partir. L’ambiance est un peu oppressante. Nous sommes heureux de retrouver le ciel....

Nous partons pour Livingston !

Nous avons voulu faire un détour par cette côte car elle est réputée jolie mais aussi parce que son histoire est différente de celle du reste du pays. Livingston est coincé entre le Belize au nord et le Honduras au sud. Cette région côtière a été peuplée par les esclaves noirs amenés d’Afrique jusqu’aux Caraïbes par les espagnols et les anglais lors de la période de la traite des noirs. On les appelle les Garifunas. Il parait donc que l’ambiance du coin est connoté « caraïbes » comme on a vu au Costa-Rica ! A voir...

Rendez-vous au pays des garifunas : ambiance zen, souriants, peau noire, cheveux crépus, langue mélant l’espagnol, l’anglais et le créole et cuisine aux saveurs de fruits de mer et coco…

Mais pour arriver là ...

Nous quittons notre petite cabane dans la jungle, prenons la lancha de 9 heures et c’est parti pour 2 heures de navigation sur le rio Dulce.

Le capitaine du bateau nous fait un petit détour vers el castillo... vu du lac Izabal. Sympa !

Lac Izabal - El castillo de San Felipe 

Jolies maisons pour riches propriétaires ...

Le fleuve s’étend à travers la forêt tropicale. Puis il s’élargit pour former ce qu’on appelle El Golfete. Un endroit plein de nénuphars.

Tout le long, nous apercevons des maisons en bois au toit en feuilles de lataniers.

Le rio s’étrangle ensuite dans un magnifique canyon à la végétation épaisse ...

où les hérons et autres oiseaux sont rois ...

... avant de s’ouvrir sur la mer des Caraïbes.

Ça y est, nous y voilà. Sur la côte Caraïbe ! Bienvenue à Livingston ! Ici pas de route, on ne peut y accéder que par bateau !

Ambiance relax 

A la descente de la lancha, nous sommes accueillis par un jeune garifuna, qui nous emmène à notre guesthouse ... en 50 marches et une route qui grimpe, sacs au dos... ! Houuu ! 😛Nous y voilà !

Et là, toute fatigue disparait (mais pas la sueur ...) devant ce magnifique panorama ! Chambre avec balcon, quelle bonne surprise !

Petite balade dans la rue principale, le lavoir, les poissons qui sèchent au soleil

Il fait chaud... nous allons nous mettre au frais dans la toute petite piscine de la guesthouse... petite piscine mais bien agréable, ça fait baisser la température du corps !

Piscine 3 m x 2 m 
19
mai
19
mai
Publié le 21 mai 2019

Nous découvrons une ville assez calme. La chaleur empêche les activités l’après-midi ! L’ambiance et les habitants sont complétement différents de ce que nous avons vus jusqu’à maintenant du Guatemala. Et aussi complètement différent de la côte Caraïbe du Costa-Rica. Son principal attrait réside justement dans cette atmosphère et dans les origines ethniques variées (africains, européens, indiens, latinos) de sa population.

Nous reprenons la rue principale et arrivons à l’église puis une autre ...

Partons au hasard... et arrivons dans le quartier noir

Nous arrivons sur la plage ...

On nous avait dit qu’autour de Livingston elles étaient sales. Nous avons été agréablement surpris. Elles ne sont pas plus sales que certaines de chez nous... (en tout cas celles qu’on que nous avons faites)

Pélicans et autres oiseaux...

Hérons ...

On entend des tambours et des percussions par là ... allons voir de plus près. Ce sont des enfants qui jouent. Ils ont déjà le rythme et le déhanché.

Nous nous faisons tout petits... J’aime le regard de ces enfants ...

Un bon diner local au bord de l’eau ... le « Tapado »... sorte de bouillabaisse au lait de coco ... Excellent, un vrai délice ! Je ne regrette pas mon choix. 🍲

Resto au bord de l’eau et un immense manguier 

Voilà, Livingston, c’est avant tout une ambiance de bout du monde, une ambiance de vivre particulière à laquelle on se laisse aller... Juste des odeurs, des émotions, des sourires et des regards.

Casa Escondido - Chambre avec SDB et petit déj. 40€ la nuit. Super balcon, clim, très propre et Claudia, la propriétaire d’une gentillesse hors pair.

On en a essayé plusieurs mais le meilleur de la ville au meilleur rapport qualité prix

Casa Nuestra - au bord de l’eau - Fait aussi guesthouse

20
mai

Nous quittons notre super hôtel avec super vue, il est 5h45. Nous descendons acheter nos billets pour la lancha de 6h30.

C’est sur une mer d’huile que la lancha nous ammène à Puerto Barrios.

De là, nous prenons un taxi pour le terminal des bus de la compagnie Litegua. Au guichet, j’achète les billets de bus pour Guatemala City. Le bus part normalement à 7h30. Et là, on m’explique qu’il a du retard pour cause de manifestation et routes bloquées...

Nous attendons ... le problème est que nous avons une correspondance à 14h30 à Guatemala Ciudad pour Antigua.

Nous attendons 5 heures, dans la chaleur suffocante sans manger ... et notre correspondance est ratée !

12h30, nous montons dans le bus et la compagnie ne veut pas que nous gardions nos petits sacs avec nous ! Jamais se séparer de son petit sac ! On a toutes nos affaires importantes dedans ! C’est la première fois qu’on nous fait ce coup là depuis tous nos voyages ! Et là, je m’énerve grave, ça faisait longtemps, très longtemps .... Je réussis tant bien que mal à les donner au chauffeur. Je ne veux pas qu’ils soient en soute. Lors d’une pause « baños » j’essaie de nouveau de récupérer les petits sacs. Je réussis à en garder un où je transfère toutes nos affaires importantes dedans !

20h30. Il fait nuit. On nous largue dans la ville de Guatemala (zone 1) au bord de la route ? Nous récupérons les gros sacs et Hubert appelle un Uber 😉 et 2 minutes plus tard notre chauffeur est là.

Allez zou ... c’est parti pour Antigua !

21h30, nous arrivons à Antigua ... un bon repos s’impose, demain, il fera jour !

Hasta luego !


🚤 Lancha Livingston - Puerto Barrios 35Q par personne - Durée 30 minutes

🚌 Bus Litegua - 125Q par personne - Durée entre 6 et 8 heures selon trafic et travaux

🚘 Uber taxi - 165Q pour nous 2 - Durée 45 minutes à 1 heure

23
mai

Après nos derniers jours à Antigua, nous partons pour les Hautes Terres, direction le Lago Atitlán. Notre guide de voyage nous dit que c’est l’un des plus beaux lacs au monde ! Il s’étend sur plus de 130 km2 et se trouve à 1 560 m d’altitude mais en climat tropical. Ce lac est le plus profond d'Amérique Centrale avec une profondeur de 340 mètres !

Il résulte d'une éruption volcanique qui a vidé la chambre magmatique sous-jacente il y a 85 000 ans ! Comme il est entouré de volcans, l'eau se retrouve enfermée et ne peut pas rejoindre la mer...

Après plus de trois heures de route, nous commençons la descente vers le lac sur une route en lacets assez étroite et dangereuse. Heureusement, notre chauffeur conduit prudemment. En l’espace d’un instant, nous nous retrouvons dans les nuages. Nous apercevons des cultures de café et de maïs. Puis le paysage s’ouvre sur le lac... qu’est-ce que c’est beau !

Le village de San Pedro de la Laguna 

Le lac Atitlán est situé au cœur d’une région majoritairement indigène. Les habitants conversent dans un dialecte maya qui ne ressemble en rien à l’espagnol et les femmes portent de superbes tenues traditionnelles.


Autour du lac il y a plusieurs villages. Lequel choisir 🤔 ?

Notre choix se porte sur San Pedro de la Laguna, village soi-disant préféré des backpackers pour y faire la fête, mais c’est le village où nous avons trouvé moins cher pour nous loger. Logement trouvé sur Airbnb à moins de 12€ la nuit avec cuisine à disposition et vue sur le lac ! Bon, ce n’est pas le grand luxe non plus !

Après 4 heures de route et environ 140 km, nous arrivons à San Pedro situé au pied du volcan du même nom.

Après les présentations avec Jenny, la propriétaire de notre chambre et quelques conseils, nous partons faire quelques courses pour le p’tit déjeuner de demain. Le ciel s’obscurcit de plus en plus, une averse et un bel orage pour arroser notre arrivée !

Lago Atitlán - Jour 1 - Vendredi 24 Mai 2019

5 heures du matin, le jour se lève et le soleil apporte sa lumière sur le lac.

Lever de soleil - San Pedro 

La vie s’éveille à San Pedro, un couple vient se laver sur les rives du lac, puis un groupe de femmes se lance dans la lessive du linge. Le lac est pourtant classé parc national mais le système de traitement d'eau des villages alentours est inexistant. Des algues prolifèrent depuis quelques années suite à toute la pollution qu'il subit.

Lessive du jour 

Après un petit déjeuner avec vue sur le lac,

nous partons à la recherche d’un cordonnier car les semelles intérieures des chaussures d’Hubert se sont déchirées ! A peine 1 an, les chaussures ! 😢 Sur les conseils de Jenny, nous trouvons le fameux Francisco, cordonnier de renom. Puis nous nous dirigeons sur les hauteurs, là où se trouve le vrai coeur de village. Et nous ne sommes pas déçus !

Nous arrivons à la place de l’église catholique.

Tout au bout d’une rue, le cimetière.

Cimetière très coloré.

Jugo de naranja ! Natural ! Cinco quetzales ! Crie une petite dame ! Un bon jus d’orange pour 6 centimes d’euros ! Après la grimpette ça fait du bien !

Super bon ! 

En haut du village, la vue est superbe, nous apercevons quelques villages dont celui de San Marcos...

Superbe ! 

Depuis l’église Baptiste ...

Nous apercevons la montagne sacrée des mayas, dit « le nez de l’indien » (El cuerpo del Indian)... ben oui, vous le reconnaissez, là ... cherchez bien ...

Allez, une autre photo ...

Population maya...

San Pedro vu d’en haut et le volcan du même nom. C’est ... comment dire... un peu anarchique !

Volcan San  Pedro et le village

Quelques peintures murales

De jolis costumes fait par une association maya pour aider les familles.

De retour vers le lac, tout le monde ne va pas à la laverie, c’est toujours la grande lessive !

Tout le monde ne va pas à la laverie de Miriam ! 

Après cette grande balade à monter, descendre, remonter et redescendre, nous voilà de retour chez nous sur la rive du lac.

Et on ne se lasse pas du paysage depuis notre chambre !

26
mai

Le marché de Chichi (comme ils disent ici) est le marché Indien le plus important du Guatemala.

Et pour y aller, c’est aussi toute une aventure !


Nous prenons la première lancha (bateau) de 6h du matin jusqu’à Panajachel, la plus grande ville au bord du lac. Le paysage est de toute beauté. Nous apercevons tous les volcans qui l’entourent.

Volcan San Pedro (3020 m) et les autres Volcans sur la photo 2  Atitlán (3537 m) et Tolimán (3158 m)



Puis tout s’enchaîne très vite, un van où on est entassés comme des sardines, Hubert a presque un homme sur les genoux, un chicken bus et enfin, un dernier van. Deux heures et 40 km, nous arrivons à Chichi.

Embarcadère Panajachel et nous dans un bus local 

Chichi est très connue pour son marché qui a lieu deux fois par semaine, les jeudis et dimanches. Nous voilà à nouveau dans la culture maya, celle des indiens Quichés, l’ethnie la plus importante de l’Altiplano.

On aurait pu prendre un tour avec une agence et arriver comme tous les touristes vers 10 heures, mais là, il est 8 heure, le marché commence. Aucun touriste.

L’église Santo Tomás

L’église a été construite en 1540 sur un lieu de culte Maya. Sur les marches se regroupent les marchands de fleurs et leurs bouquets colorés. Mais la fumée de copal, l’encens ancestral, nous empêche d’en sentir l’odeur. Devant la porte, une prêtresse le fait bruler en récitant des paroles mayas quechi ? Incompréhensible en tout cas pour nous. Nous pénétrons à l’intérieur de l’église et sommes surpris par autant de monde.

Puis avant d’entamer le marché nous filons vers le cimetière car il parait qu’il y a souvent des cérémonies. Bingo ! Juste là, sous nos yeux. On se cache un peu derrière les tombes... là aussi ce sont des incantations ...

Le costume des hommes Quechis

Des couleurs, le costume des femmes est magnifique !

Des couleurs ! 
La chaux mélangée à la farine de maïs pour la fabrication des tortillas 

Les tortillas à base de farine de maïs

Pas feignants ...

Des masques et costumes pour cérémonies.

Les femmes sont toutes alignées avec dans les bras leur poule à vendre ...

Boucheries ...

Les femmes et leur bébé

Indienne Maya et son bébé 

Les dentistes à chaque coin de rue !

On trouve des dentistes partout ! 

Pour le retour... Oh ben non, pas dans un pick up 😉

Il faut faire la queue pour prendre un van ... waouh ... mais c’est qu’il y a du monde ! Ils rentrent tous du marché ! Je demande à la dame derrière moi et elle me dit qu’il y a un chicken bus qui rejoint Panajachel direct. Si on pouvait éviter les 3 navettes ! Vite on part monter dedans ! Et ouf ! Il y a des places assises.

Et retour à San Pedro !

Lac Atitlan et le volcan San Pedro 
28
mai
28
mai

Dans les villages autour du lac Atitlan, Jésus n’est jamais bien loin. Chaque village ou presque porte le nom d’un saint : San Pedro, San Juan, San Marcos ou Santa Clara ... Jésus est présent sur presque tous les murs de San Pedro...

Le lever de soleil m’attire chaque matin ...

5 heures du mat. c’est le lever du soleil qui m’attire ...


Nous avons décidé de visiter quelques villages autour du lac, aujourd’hui Mardi, le gagnant est :

San Juan de la Laguna


Et sa douceur de vivre. Ici encore plus qu’ailleurs, c’est l’authenticité et la gentillesse des habitants. Nous sommes chez les Indiens Tzutuhils, une autre ethnie maya.


Nous visitons un atelier de tissage de teinture naturelle.

En haut à droite, c’est l’arbre à coton 

Ainsi qu’un atelier de peinture.

Un jardin de plantes médicinales.

Fabrique de chocolat, café et miel

Caféiers  

L’église

Le village

San Juan 

Les porteurs de bois

Les calendriers et rites Mayas.

Le paysage qui laisse rêveur ...

Et la douce quiétude du lac. On se sent bien ici. Je resterais des heures à regarder les pêcheurs. Leur rythme au ralenti nous apaise.

San Juan  

Mercredi, nous partons vers un village complètement différent, le village de :

San Marcos la Laguna

L’arrivée à San Marcos 

Certains l’appellent le village des fous ...

nous n’irons pas jusque là, mais dès le pied posé au sol... c’est un village d’un autre temps, celui de la zen attitude !

San Marcos 

Mais c’est aussi l’ethnie des Cakchiquels qui y règne. Sur les hauteurs du village, les habitants continuent à tresser des nattes en jonc et de la corde en fibre d’agave.

Là aussi une fabrique de chocolat, et pour en déguster, ben oui... on est gourmants, il faut juste écouter la jeune demoiselle qui nous explique gentiment le processus. Elle nous fait goûter aussi au thé au chocolat.

Le village est très petit, à part l’église, quelques rues, rien d'exceptionnel sauf peut être pour une retraite à la recherche de soi même ... ou se faire masser, faire du yoga, lire et se reposer...

De jolis jardins, une salle de sport, un théâtre de plein air, une petite place, une église évangéliste ... Nous remarquons la couleur du costume avec une tendance au bleu.

Le tour de San Marcos 

Le ciel s’obscurcit de plus en plus. Les nuages s’accrochent au sommet des volcans. Il commence à pleuvoir ... Nous reprenons la lancha pour San Pedro et rentrons nous mettre à l’abri, c’est le déluge. Depuis ce matin, il n’y a plus d’électricité !


Jeudi 30 Mai

Il pleut. Pas de lever de soleil aujourd’hui. Depuis hier, les nuages s’incrustent sur les montagnes. Nous partons réserver nos tickets de bus sous un crachin breton ! Demain nous quittons le lac pour Quetzaltenango, ou Xela (prononcé cheila) en Maya.

Et maintenant, il pleut. Encore. La vue est bouchée.

La vue... aujourd’hui et je voulais vous montrer les lavabos d’ici dans les villages, là où nous faisons la vaiselle

Que faisons nous ? Le village d’aujourd’hui était Santiago Atitlán.

Santiago est la 2ème ville la plus importante du lac après Panajachel.

Nous attendons un peu mais la pluie ne se calme pas. Nous rentrons chez nous. Un bon bouquin ... C’est repos forcé ! Hahaha !

Comment aller à San Juan depuis San Pedro :

Lancha presque toutes les 10 mn - 10 Qtz par pers. l’aller soit env 1€ Durée - 10 mn

Tuk tuk (il y en a partout) - Il faut négocier à 5 Qtz par pers.

A pied - environ 1/4 d’heure mais la piste est très poussiéreuse !


Que faire à San Juan :

L’association pour rencontrer les indiens s’appelle Rupalaj K’istalin et elle est juste dans la rue qui monte du débarcadère

Discuter avec les habitants, visiter les ateliers de tissage, dormir chez l’habitant ... avec l’aide de l’association


Comment aller à San Marcos depuis San Pedro :

Lancha toutes les 10 mn - 10 Qtz par pers. - durée 5 mn




Casa Kawoq - Chez Jenny et Maria - Chambre avec salle de bain - 12,80€ la nuit - Cuisine à dispo.

1
juin

Notre aventure au Guatemala prend fin par la ville de Quetzaltenango dit Xela (shel-lah) en maya. On voulait terminer par une ville non touristique. C’est la deuxième plus grande ville du Guate après Guatemala city, la capitale. La population est estimée à 300 000 habitants et serait à 65 % d'origine indigène.

Quetzaltenango à plus de 2 300 m d’altitude était une ville Maya appelée Xelaju, qui signifie : "au pied de 10 montagnes". Elle a été fondée par les Quichés ou K'iche' en maya (prononcer "Kitché"), une des 22 tribus Maya occupant la majorité de l'ouest du Guatemala. Pour affronter cette puissante tribu, le conquistador Pedro de Alvarado s'est allié avec une tribu rivale (les Cakchiquels comme à San Marcos) pour finalement réussir à tuer le chef Quiché en 1524.... pour quelques mois plus tard tuer et asservir ses anciens alliés...... cela lui permettant de "pacifier" d'un coup tout l'ouest du pays.

Le 24 octobre 1902, Quetzaltenango fut gravement touchée par l'éruption du volcan Santa Maria, recouvrant la ville de pierres ponces et de cendres épaisses. Cette éruption fit près de 6000 morts.

Durant les 36 années (1961/1996) que durèrent le conflit de la guerre civile, l’armée guatémaltèque pratique la politique de la terre brûlée, fractionnant en parcelles les territoires des mayas, les isolant toujours plus les uns des autres, les trompant et les divisant. Les mayas du Guatemala sont les victimes d’un génocide qui n’a pas eu le mérite d’être médiatisé et pourtant cela constitue le massacre le plus meurtrier d’Amérique latine !!

200 000 personnes massacrées, 45 000 personnes portées disparues, 430 communautés mayas rayées de la carte.

Et ici plus qu’ailleurs, nous remarquons l’extrême pauvreté des gens. Environ 73% de la population indigène rurale vit en dessous du seuil de pauvreté. La malnutrition des enfants serait en hausse. C’est l’une des populations les plus pauvres d’Amérique latine et du monde au regard des indicateurs socio-économiques.

D’ailleurs pour marcher dans les rues, c’est sportif ! Entre la hauteur des trottoirs, on monte, on descend, les trous à éviter et les rues pavées en très mauvais état avec des nids de poules et des pavés qui ne sont plus de niveau... Pas besoin de s’inscrire dans une salle de sport ! 😉 Mais après cette guerre civile, je pense que le pays a bien d’autres problèmes à régler avant de songer à enjoliver les rues.

Mais alors pourquoi ces hauts trottoirs et pourquoi ce joli petit pont traversant une toute petite rue ?

A cause des inondations ... 

Nous trouvons la ville un peu désorganisée, « déglinguée » des rues dans tous les sens, et pas très folichonne ! Mais malgré tout, un peu attachante. Nous n’avons pas l’impression d’être dans une grande ville. Quelques unes, plus belles méritent la photo...

Nous partons à la recherche d’une « casa de cambio » (faire du change) pour changer nos quetzals en peso mexicain, en espérant ne pas trop se faire avoir. Mais là, ce n’est pas gagné. Après 3 km de marche sportive, nous trouvons ce que nous cherchons au marché de la Democracia...

Je remarque les jolies tresses des femmes... et les chickens bus, les moins beaux du Guatemala ! Et quelle pollution se dégage de leur pot d’échappement ! Pouah !

A côté du marché, deux églises se côtoient.

Puis nous nous dirigeons vers la place centrale...

Et quelle surprise de trouver des colonnes dans le style gréco-romain.

L’église, la poste.

De retour dans notre quartier, nous passons devant le marché de las Flores et discutons un peu avec les indigènes sur la différence entre les légumes de France et du Guatemala. Ils sont toujours d’une extrême gentillesse.

Les cabines téléphoniques à tous les coins de rue ! Ici tout le monde n’a pas de téléphone portable !

Nous achetons nos billets de bus pour le Mexique. Lundi prochain 3 Juin 2019, direction San Cristobal de las casas ! Notre dernier pays... ça fait tout drôle ....

Nous terminons notre soirée dans un super petit resto ... Mexicain... et c’est pas mal du tout !

Presque en face de notre hôtel 

Hostal Casa de las Flores - Grande chambre de 4 - Salle de bain - 27€ avec petit dej.

Très calme et pas loin du centre - Chez une famille sympa

3
juin
3
juin

Départ ce matin vers 8h. Attachez bien vos ceintures, ( Ah ben oui.... mais ... y’en a pas ) 😉

c’est parti, à fond la pédale !

Le voyage n’est pas de tout repos ! Encore un chauffeur qui se prend pour un pilote de formule 1 et sur une route pleine de nids de poule ! Et comme ça ne suffit pas, il y a des ralentisseurs tous les 50 m !

Et le voilà qui double mais ...ahhh ... il y a chicken bus en face !!! Il double encore, il freine, il accélère, il freine... aie aie aie ! Nos vertèbres se tassent ! La route est pourrie, parfois il n’y a plus de goudron.

Nous arrivons bien secoués et la pulpe bien mélangée, au changement de bus à la frontière du Mexique mais sains et saufs !

Je réussis tant bien que mal à faire quelques photos du bus...

Passage de la frontière :

Côté Guatemala, c’est très rapide, nous donnons nos passeports, le tampon de sortie est apposé avec un grand sourire et c’est tout.

A la frontière Guatemala - Mexique ( La Mesilla) 

Côté Mexique ...

Pour la suite de nos aventures au Mexique c’est par ici

3
juin
3
juin
Publié le 5 juin 2019

Leur sens de l’hospitalité est extraordinaire ! Leur joie de vivre, malgré des conditions pas toujours faciles ... Une gentillesse exceptionnelle... Une entraide à toute épreuve, le sens du respect...

Vous l’avez compris, nous avons été charmés par ce pays ! Il restera un moment fort de notre voyage avec ses traditions restées intactes ...


Ses randonnées sur les volcans, ses lacs, la visite de ses temples, sa jungle... Il y en a pour tout le monde !

Ses couchers et levers de soleil sublimes ...

Ses paysages magnifiques !

Tous les marchés colorés où se cotoient les différentes ethnies mayas ...

Les couleurs chatoyantes des costumes, les cérémonies mayas...


Allez-y vous allez vous régaler !



Budget pour 1 mois par personne :

810€

Notre budget a été respecté