Carnet de voyage

Nord Chili

Après avoir parcouru le désert d'Atacama en 2014, en 2015 on vous emmène au parc Lauca dans un décor de rêve, au pays des Aymaras ...
Du 13 octobre au 2 novembre 2015
3 semaines
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13
oct

Octobre 2015 : Notre aventure continue, après l’Équateur, le Nord du Pérou, nous arrivons à Arica au Nord du Chili.

Le Chili, c'est l'imprévu du voyage.

A cause de l'éruption du volcan Cotopaxi en Équateur, à cause de mon claquage au mollet au Pérou donc pas de rando dans la région du Huaraz... Ce qui fait que ... nous avons quelques jours devant nous. Alors on va où ? Qu'est ce qu'on fait ? Nous étions tellement tombé en amour du désert d'Atacama l'année dernière.

Nous décidons alors d'y retourner ...

A cause ? ou grâce à ? Au final, je dis merci à l'aventure ... Car sans ses petits accrocs du voyage, nous n'aurions jamais vu des paysages aussi grandioses que ceux du nord du Chili...

Nos cœurs dans cette immensité se sont perdus d'avoir ressenti ce que nous avons vécus.

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Nous apprécions la ville d'Arica où il fait bon vivre, ses rues piétonnes, sa balade le long du morro. Je cherche un opticien, afin qu'il me remette une vis à mes lunettes, ouf, elles ne sont pas cassées !

Recherche d'agence pour faire un tour vers la cordillère... vers l'Altiplano. Tous les guides de voyage vous diront que Le Parc National Lauca est considéré comme le joyau de l’Altiplano. Le parc abrite plus de 130 espèces d’oiseaux et 21 espèces de mammifères... Parmi les grands mammifères, on retrouve la vigogne, le viscache, le lama, le guanaco...

Nous avons hâte de partir à la découverte de ce fameux parc ...

Arica 

Agence Latinorizons - Agence de la guesthouse "Le petit clos"

A Arica : El jardin del sol - Très bien avec petite cuisine - Petite chambre avec salle de bain mais fonctionnelle, moderne et propre

14
oct

Aujourd'hui, c'est le grand départ pour l'Altiplano, plus précisément le Parc Lauca. Nous allons vous faire découvrir cette région magnifique dont nous sommes tombés amoureux. C'est parti pour 4 jours dans des paysages somptueux à la découverte de la culture Aymaras.

Nous quittons ce matin Arica, direction Putre où démarre le parc national Lauca. Avec notre guide, nous commençons par faire quelques courses au marché agricole indien d'Arica. Après avoir fait le plein du 4*4 direction la vallée d'Azapa. Ici, il ne pleut jamais, nous sommes dans la région la plus aride au monde. Les villages en bas sont verts grâce au fleuve San Jose et cela permet aussi d'avoir des cultures, papayes, maïs, olives, goyaves ...

Cultures de Papayes dans la vallée d'Azapa



Nous visitons le musée archéologique de San Miguel. Culture Moche, Inca... Iván notre guide nous explique super bien, ça complète ce que nous avons déjà vu au Pérou, et puis les momies Chinchorro, peuple avant l'arrivée des Incas.

Nous traversons des petits villages Aymaras aux églises andines, comme le village de Socoroma où nous arrivons à pied par le chemin de l'Inca.

Nous arrivons à pied à Socoroma et la grosseur du tronc de l'eucalyptus !

Le paysage, aride est de toute beauté ! Comme j'aime ces paysages.

L'église de Poconchile et un cactus candélabre 

Nous arrivons à Putre, village de l'altiplano andin en fin d'après midi. Nous sommes à 3 500 m d'altitude. Quelques constructions datent du 17ème siècle comme son église construite en 1670 et restaurée en 1871.

Le village de Putre est un arrêt presque obligatoire pour l'acclimatation à l'altitude.

Notre guide chauffeur s'appelle Iván. Le contact passe de suite très bien. Je comprends tout ce qu'il dit et lui aimerait parler français. Il a vécu 28 ans au Danemark... Il veut m'apprendre quelques mots de la langue Aymara... Mais j'ai déjà du mal avec l'espagnol 😉

Sur la montagne... La caravane des lamas...

Nous nous installons dans une famille pour la nuit. Il n'y a pas de chauffage.

Petite vidéo récap de la journée 

Excursion réservée à Arica avec l'agence Latinorizons, (très bien) nous partons ces 4 prochains jours pour l'Altiplano. L'agence se trouve dans la rue qui monte au morro. Il faut sonner à l'hôtel "le petit clos" et insister.

15
oct

Départ à 8 h ce matin après avoir passé une nuit très froide malgré 3 grosses couvertures en laine de lama. La toilette est plus que rapide, ça caille ! J'aperçois un oiseau, il est magnifique ! Oh ... Il s'envole ...

Nous empruntons la piste du désert en direction du village de Parinacota à 4 392 m, où les habitants sont d'origine Aymara. Ils vivent de l'élevage de lamas et d'alpagas. Son église date du 17ème siècle. Les paysages sont plus que splendides ! et ces 2 volcans, le Parinacota (6 342 m) et le Pomerape (6 282 m) qui nous narguent à chaque virage ...

Le Parinacota (6 342 m) et le Pomerape (6 282 m) 

Une étendue de pâturages s'étale devant nous. Ce sont les pâturages de Chucuyo. Les lamas et les alpagas broutent l'herbe humide. Nous nous régalons les yeux. Nos 5 sens sont en éveil. Nous observons ces nouveaux animaux (camélidés) comme des gamins, nous admirons ce paysage à l'infini et nous prenons plaisir à photographier tout ce qui nous entoure.

Pâturages de Chucuyo 
De gauche vers la droite : Guallata, Perdiz, Ibis cuervo de la Puna, Pitio del norte, 3 sortes de canards 
Alpagas et lamas et vigognes

Les lagunes de Cotacotani(on se croirait en Islande !) se laissent découvrir en haut de la piste ...

Le village de Parinacota ... Altitude 4 392 m ! Lentement, nous grimpons jusqu'en haut du village 🤪

Nous reprenons la piste et arrivons au lac Chungara à 4 517 m d'altitude, lac non navigable le plus haut du monde ! Et là, en haut de la piste, le rideau s'ouvre sur tous les volcans, le Parinacota, le Sajama en Bolivie... Superbe pique-nique dans ce décor de fou... C'est magnifique ! Cette fois ce n'est pas l'altitude qui nous coupe le souffle mais le paysage ! Quelle merveille !

Sur la 1ère photo : volcan Parinacota - Dernière photo : Sublime volcan Sajama en Bolivie 

Sur la piste, Ivan me montre un tambo. Il m'explique qu'à l'époque des Incas il y avait des messagers qui parcouraient plusieurs km par jour pour donner des infos, des objets ou de la nourriture. Ces messagers se relayaient et s'arrêtaient dans ces Tambos sortes de petits relais de poste.

Puis nous retournons passer notre 2ème nuit à Putre. Notre guide réussi à négocier un nouvel hôtel avec chauffage et des couettes sur le lit, que du bonheur, nous allons pouvoir nous doucher !


Une petite vidéo retraçant notre journée.

La piste que nous avons parcourue aujourd'hui est la seule route qui relie le Chili à la Bolivie (La Paz). Elle est en travaux et est empruntée par tous les camions Boliviens qui roulent très très vite et qui font beaucoup, beaucoup, énormément de poussière, bonjour les fringues, les oreilles, les narines et tout et tout.... !!! Tous les camions font la queue à la frontière sur au moins 3 km ! Impressionnant !!

16
oct

Nous reprenons la piste vers le sud en longeant la frontière avec la Bolivie. Quand on pense que l'année dernière, nous descendions les pistes de l'autre côté en Bolivie. Ce parc nous a envouté tellement c'est beau. Aujourd'hui, direction le salar de Surire en passant par la réserve des vigognes, le volcan Guallatire, le rio Lauca, les bains chauds de Polloquere, le parc Isluga et le volcan du même nom... Un ancien village en ruine de chercheurs d'or...

Nous croisons quelques viscaches, sorte de lapins.

Viscaches 

Les paysages comme hier sont de toute beauté ! Magnifique ! Grandiose ! J'adore ces paysages ! Je ne m'en lasse jamais....

Volcan Guallatire actif

Nous nous arrêtons dans la réserve nationale des vigognes et plus particulièrement au minuscule village de Guallatire, du même nom que le volcan pour prendre un maté de coca afin éviter le mal d'altitude. Quelques maisons composent ce village pré-hispanique. Son église du 17ème siècle blanchie à la chaux possède un clocher séparé orné aux quatre coins. La réserve nationale des vigognes s'étend sur 131 hectares à une altitude comprise entre 4 300 m et 5 800 m.

L'église du village de Guallatire
Volcan Guallatire de l'autre côté

Après un passage à un ancien village de chercheurs d'or,

nous approchons du salar de Surire à 4 245 m d'altitude. La couleur blanche du salar contraste avec les couleurs des montagnes alentours. Grandiose ! Sur la rive nord du Salar, les chiliens exploitent du borax.

Salar de Surire
Un peu plus loin, nous passons devant les  termes de Polloquere, piscine chauffée gratuite !

Le paysage est de toute beauté. Les montagnes sous le soleil, prennent des reflets rouge, orange.

Le village d'Isluga à 3 900 m à la particularité de ne pas être habité. Les habitants ont quitté leur maison et aujourd'hui le village n'a qu'un rôle cérémoniel.

Offrandes à la Pachamama, pommes séchées 

On dirait de la mousse sur les rochers mais non... C'est quoi ? Il faut que j'aille voir ... En fait c'est dur comme de la pierre. Et comment ça s'appelle ? Cela s'appelle Yareta, une fois sec les Aymaras font du feu avec.

Sur le bord du chemin, nous croisons quelques petits villages isolés. En fait, ici, les descendants des Aymaras sont semi-nomades. Ils se déplacent avec leurs troupeaux de lamas au gré des pâturages. Ils ont plusieurs petites maisons. Certains descendent même jusqu'à la mer pour rapporter du poisson. Leurs maisons n'ont pas l'eau courante, pas de douche. Elles sont toujours faites en adobe, entourées d'une palissade. Le toit est aussi toujours en tôle ondulée. Le volcan Isluga haut de 5 550 m est coiffé d'un cratère bien préservé parait-il de 400 m de large.

L'arbre rouge est un Polylepis arbre que l'on ne trouve que dans les Andes et le volcan Isluga qui fume
La vie sur l'Altiplano 

Nous arrivons à Colchane, ville frontière avec la Bolivie .... Drôle de sensation .... Sensation de bout du monde.

Yván préfère aller dormir à Cariquima, au pied du volcan Isluga afin d'avoir à éviter de sortir pour manger car nous sommes à 4 000 m d'altitude et il fait très froid la nuit. La température peut descendre jusqu'à -5° !

Ici pas de chauffage, un générateur pour l'électricité s'arrête à 23h. D'ailleurs, nous retrouvons les fameuses couvertures en laine de lama... Très lourdes sur les jambes. Ici tout le monde porte un bonnet sur la tête même à l'intérieur des maisons, nous sommes chez les Aymaras, les petites dames à la peau couleur foncé, les yeux pétillants et toujours le sourire aux lèvres. Nous sommes logés chez l'habitant. Nous en profitons pour discuter un peu, notre guide fait la traduction. Je lui montre nos photos d'oiseaux et autres animaux afin de répertorier tous les noms sur mon carnet.

Cariquima

Petite vidéo retraçant notre journée.

17
oct

Nous quittons le village de Cariquima, nous traversons un autre paysage, différent des jours derniers ...

Nous passons à travers la Quebrada de Aroma, je crois. C'est magnifique ! Nous voilà de retour dans le désert d'Atacama.

Nous traversons des champs de cette herbe jaune qui rend ce paysage couleur or. Cette herbe qui fait partie intégrante de la vie des indiens Aymaras dans ces régions isolées. Les troupeaux de camélidés s'en nourrissent. Mais elle entre aussi dans la fabrication des briques d'adobe ainsi que la couverture des toitures des maisons et des églises.

Direction Iquique, ville de bord de mer, la ville où il y a la fameuse dune du Dakar ! Mais ville pas très sûre à part le centre ville qui était un haut lieu de vestige de salpêtre.

D'ailleurs, nous passons par Huara, Humberstone et Santa Laura ancien site de salpêtre, aujourd'hui ville musée. Les conditions de travail étaient très dures. Des familles entières y travaillaient y compris les enfants.

Quelques voitures passent là, sous notre nez, rapide, en face de nous, sans immatriculation ? Ivan nous raconte qu'il s'agit de voitures volées qui passent les frontières... D'ailleurs il me dit de cacher ma caméra. On ne sait jamais !!! 🤫😲


Nous nous arrêtons au fameux Géant d'Atacama, sur le Cerro Unita. C'est un immense géoglyphe, à 15 km au nord-est de la ville chilienne d'Huara en plein désert d'Atacama. Ce géant d'une longueur de 90 m est visible du sol si l'on se poste à quelques centaines de mètres du pied de la colline. Son véritable nom est le "Géant de Tarapacá" et il représente un dieu venu du Lac Titicaca, civilisant les populations qu'il rencontrait jusqu'à la côte Pacifique.(Photo récupérée sur internet, guide du Routard)


Yvan notre guide, est super sympa, il nous dépose à la station des bus (tur bus) afin que puissions prendre nos billets pour demain. Car nous partons dès demain pour San Pedro de Atacama. Notre bus est à 7h55. Ensuite, il nous dépose à l'hôtel. Nous avons bien sympathisé avec lui. Du coup, il nous réserve les 2 nuits du retour à Arica à l'hôtel qui fait parti de l'agence Latinorizons. Très bien organisé. Nous devrions le revoir et surtout il nous a gentiment proposé de nous emmener le 28/10 à l'aéroport de Tacna au Pérou pour nous aider à passer la frontière.

Hostal Cuneo à Iquique au rez de chaussée, eau chaude pas facile à réguler ou trop chaud, ou trop froid -> pas terrible, hyper bruyant !

18
oct

Depuis Iquique, nous prenons le bus à 7h55 pour Calama. Nous longeons un bon moment la panaméricaine qui a beaucoup souffert, il ne faudrait pas qu'il pleuve, sinon, on ne passe plus car elle est à flan d'une dune immense.

Après 6 heures de bus, nous arrivons à Calama, notre bus pour San Pedro est à 17h30. Nous en profitons pour acheter les billets de retour pour Arica en cama. (Couchette)

A 17h30 pas de bus.

18h pas de bus.

18h30, pas de bus

19h35 un bus arrive, mais ce n'est pas le nôtre ? 😩 !

Un des chauffeurs super sympa m'emmène au bureau de Tur Bus afin de changer l'horaire de notre bus et prendre celui là de 19h35 car le nôtre a plus de 2h de retard. On ne se voit pas attendre encore 1 h !!

Du coup, nous arrivons à San Pedro de nuit, avec 1h de retard et nous nous perdons dans cette petite ville, sac au dos, fatigués. Nous arrivons à l'hôtel, il est 21h. Nous avons faim. Ouf il y a un petit resto pas loin.

19
oct

San Pedro, le retour ! 😉

Nous sommes heureux d'être de retour en terre connue dans ce village oasis dans le désert d'Atacama. Pour une fois, ça fait du bien ! Nous prospectons les agences et les voitures de location car cette année, nous aimerions le découvrir tous seuls. Mais qu'il est doux de ne rien faire et de se reposer dans ce petit paradis à l'hostal Elim, très bien tenu par la gentille Maria.

Nous rencontrons Albert et Corinne. Nous avons les mêmes âges et rencontrés les mêmes malheurs... Nous passons la journée ensemble. Ça fait du bien et mangeons une bonne glace, quelle rigolade ! Ce sont des fans de montgolfière.

Ce soir, nous avons rendez-vous avec Santiago Atias, un Chilien qui a vécu en France et qui organise des tours. Le contact avec lui n'est pas concluant. La décision est prise, nous passons demain chez Europcar pour louer un véhicule, c'est moins cher qu'une excursion quand on est au moins 2 personnes.

L'église de San Pedro a été restaurée depuis notre passage l'année dernière en 2014... Elle est super belle !

Nous sommes déçus car nous ne reverrons pas Aurélien de la Rose d'Atacama (notre hébergement de l'année dernière)... Personne ne sait ce qu'il est devenu ou ne veut dire les choses... Un mystère !

L'église de San Pedro de Atacama et sa charpente en bois de cactus

22
oct

Départ à 9h30 avec la voiture de location un beau 4x2 et direction le nord. Nous suivons les conseils d'Ivan, notre guide du Parc Lauca. C'est parti, nous empruntons à nouveau la ruta del Desertio, et déjà le ton est donné, le paysage de suite est à couper le souffle ! Quel contraste entre le bleu si limpide du ciel, la neige, les couleurs de ce désert minéral. Je me sens bien. Je respire !

Nous commençons par les termes de Purimata en pleine nature.

Nous longeons le canyon de Guatin pour arriver au village atacaménien de Machuca. Superbe ! Et surtout j'aime sa petite église. Toutes ces maisons sont toujours faites à partir d'adobe, terre mélangée à de la paille puis séchée au soleil, toujours le toit en tôle avec un rajout d'herbes dessus. Ces maisons n'ont pas de chauffage. Il fait très chaud dans la journée mais froid la nuit.

Tout près de nous, le volcan Putana de l'autre côté de la frontière en Bolivie.

Un petit détour par les geysers del Tatio, même s'il est trop tard pour voir les grandes colonnes blanches de vapeur s'envoler vers le ciel. Il n'y a plus assez de différence thermique. Le mieux pour admirer les geysers c'est soit au lever du soleil, soit à la nuit tombée. Mais comme on voulait voir le site pour comparer avec l'Islande...

La piste s'arrête. Au delà c'est la Bolivie. Demi-tour.

Nous reprenons la piste, direction le village de Caspana. Beau petit oasis perdu dans ce désert d'Atacama au bord de la rivière alimentée par la fonte des neiges de la cordillère. Là, on cultive presque de tout en espalier !

Je ne me lasse pas de ces paysages. Mon regard est accroché à ces montagnes aux sommets enneigés, cette cordillère des Andes, frontière avec la Bolivie. Le nord du Chili nous hypnotise. Nous observons ce qui nous entoure, en savourant la chance d'être là !

À chaque minute, c'est .... Waouhhhh que c'est beau.... De petits frémissements et murmures viennent me prendre dans mes rêves, j'ouvre grand les yeux sur cette merveille de la nature, je me laisse aller et mes yeux s'embrument de tant d'émotion... Et voilà le 2ème pays où l'émotion est forte. Et puis toutes ces vigognes qui gambadent dans la nature, c'est magique !

Je ne peux pas vous faire sentir, mais il y a plein de petites fleurs qui embaument l'air ...

Nous n'aurons pas le temps d'aller aux termes de Turi, nous continuons vers le village de Chiu Chiu, sur le chemin de l'inca où l'église est la plus ancienne du Chili. Superbe ! Les portes et la toiture sont en bois de cactus. Les lanières en cuir de lama.

Village de Chiu-Chiu 

Sous le règne des Incas, entre 1450 et 1532 un réseau de sentiers a été construit du nord au sud, reliant la côte aux Andes, dans l'espoir de contrôler le royaume. Au total 45 000 km de sentiers ont été tracés dont le fameux chemin de l'inca.

Nous reprenons une piste pourrie, d'un seul coup, c'est le plat total, du plat devant, derrière, le sable est blanc, puis noir. Nous passons à proximité de la mine de Chuquicamata, la plus grande mine de cuivre au monde !

Nous arrivons sur la piste de la vallée arcoiris (arc en ciel) c'est très mal indiqué, nous passons plusieurs petits gués et devons faire demi tour, ce n'est pas par là. Du coup, dans le sable, en voulant faire demi-tour nous avons failli y rester.... 😮

Nous retrouvons la bonne piste et là, le paysage s'étale devant nous, superbe.... avec le coucher du soleil... Nous arrivons sur la lune .... 🌛 Mais oui c'est La vallée de la lune où nous sommes allés l'année dernière. Quel spectacle !

23
oct

Nous allons rendre la voiture. Nous rencontrons des français partis pour 8 mois... Ils arrivent au bout de leur voyage... Cela nous fait rêver...

Nous repensons à notre belle balade d'hier.

Le désert d'Atacama n'est pas comme un autre désert, ici, il n'y a pas de dunes de sable. Nous sommes dans un terrain lunaire fait de sel et de minéraux.... Le Pacifique passait par là il y a très longtemps et allait jusqu'au lac Titicaca. Les dunes sont remplacées par la cordillère des Andes ou le rien, l'infini, l'immensité ...

Je savoure chaque seconde, je suis et serai toujours enivrée de ces paysages !

Les maisons en adobe

San Pedro

Le volcan Licancabur, beaucoup plus enneigé que l'année dernière

Le chañar, un arbre à fruits à coque, délicieux en glace ou en sauce...

25
oct

Aujourd'hui est notre dernier jour à San Pedro. Quel merveille ce désert d'Atacama !

Il fait toujours très chaud et l'air toujours aussi sec.

Nous rencontrons un couple de motards français, Isabelle et Daniel. Ils sont là pour 5 mois.

Nous attendons le bus de 20h pour Arica. Nous devrions arriver demain matin vers 6h.

Et oui, nous retournons à Arica afin de repasser la frontière Péruvienne.

Anecdote : 2015 - Nous rencontrons Isabelle et Daniel une 1ère fois au Chili du Nord, 2017 - Une 2ème fois au Cambodge, 2019 - Une 3ème fois sur la Carretera Austral en Patagonie Chilienne

26
oct

Nous arrivons à Arica, il est 6h du matin. Et nous n'avons rien mangé depuis hier midi. La compagnie Tur Bus ne donne pas de plateau repas. Nous prenons un taxi pour notre hôtel, Le Petit clos..... En espérant qu'à cette heure là, quelqu'un va nous ouvrir la porte.

On sonne ..... Et à peine réveillés nous reconnaissons Iván, qui lui, n'est pas très réveillé. (En fait, il nous attendait...sympa)

Il nous donne une chambre, nous nous étalons sur lit. Nous dormons 2h30.

Vers 9h, nous prenons un copieux p'tit déj. En compagnie d'Iván, cette fois un peu plus réveillé.

Une autre chambre, plus belle, nous attend avec un petit balcon et vue sur la mer. Nous sommes pistonnés ! hahaha !

La vue depuis l'hôtel 

Arica, l'église construite par Eiffel est en restauration.

Arica 

Aujourd'hui en 2020, Iván a ouvert son agence. Elle s'appelle Arica Unlimited. Ivan est une personne, très pro, ancien photographe du National Géographic, il est à l’affût de tout ce qu'il se passe dans la nature. Le parc Lauca est son jardin. Sans lui, nous n’aurions pas vu tous ces animaux.

Nous avons testé 2 logements à Arica : El jardin del sol et le petit clos censé être tenu par un français (que nous n'avons jamais vu) A choisir entre les 2, notre préférence va à El jardin del sol

Le Parc Lauca: Aujourd'hui, avec du recul, il est possible de louer un véhicule et d'aller tout seul dans le parc. Les pistes sont bien indiquées et sont en bonne état. Un 4x2 est suffisant. Prévoir assez de carburant, nous n'avons pas vu de station ou de vendeur d'essence ou de gaz-oil.

L'altitude : Bien prévoir un arrêt à Putre pour s'acclimater à l'altitude. Penser au maté de Coca. Boire beaucoup d'eau. Manger des bananes, des avocats. Se bouger avec lenteur... De toute façon on est vite arrêté et si ça ne va pas, redescendre de 500 mètres

La température : Il y a beaucoup d'écart entre le jour et la nuit. Les hébergements chez l'habitant n'ont pas de chauffage. Pensez aux vêtements chauds. Le vent peut souffler fort et le soleil peut aussi cogner fort.

28
oct

Les voyages à pied nous apprennent la patience et le savoir attendre. Il est midi et nous attendons Ivan. Nous avions RV à midi. Après un problème de voiture (papier pour la frontière) le voilà qui arrive en compagnie de son épouse. Il est 14h. Choses promises, choses dues, il a fait nos courses au marché indien agricole et nous voilà avec nos provisions de coca (huile, pommade et maté) 😇 🤫

Nous partons chez lui pour changer de véhicule. L'heure tourne mais il ne s'inquiète pas.... "Tenemos tiempo" ! (nous avons le temps) Ça c'est le Chili !

Nous passons à la station service, puis la frontière arrive. Avec lui et son épouse, tout se passe à merveille.

Nous discutons un peu et nous arrivons déjà à l'aéroport !

Que le temps a passé vite, là, dans la voiture ..... Pourquoi les minutes ne sont pas toujours identiques, là, j'aurais voulu que le temps s'arrête, ne pas repartir, rester au Chili, peut être dans une autre vie, je serais un Alpaga ou un oiseau qui vole au gré des vents, libre dans les airs de l'Altiplano. Mes yeux s’embrument. Je ne veux pas partir... 😢

Mais non, nous sommes arrivés à l'aéroport de Tacna au Pérou, mince, je me réveille.

Une photo souvenir.... Clic, c'est dans la boite !

Aéroport de Tacna avec Iván 

Nous mangeons un peu, passons nos sacs au contrôle, puis nous regardons l'heure, et là, le temps s'arrête encore une seconde, nous sommes au Pérou, il est 2 h de moins qu'au Chili... Et nous avons 3h d'avance... Voilà pourquoi Ivan ne se pressait pas ...

Il va falloir attendre, encore et encore. Il est 15 h 15, notre avion est à 18 h !!! 😩

Arrivés au Pérou. Quel brouhaha ! On avait oublié le bruit des Péruviens 😉

Nous arrivons à Lima, à l'hôtel, il est 21h30 .

29
oct

En fait, nous n'avons pas beaucoup dormi, la chambre donnant sur la rue, le brouhaha des klaxons et des alarmes de voiture, nous sommes au Pérou, pays du bruit. Plus une procession en pleine nuit.... Eh oui ça leur arrive, vers 4h du matin, on défile dans les rues avec musique à fond et tout et tout ...

Nous demandons à changer de chambre, c'est compliqué, mais dès que je leur annonce qu'on va changer d'hôtel, comme par hasard, une chambre devient disponible !

Petite balade dans Lima que nous commençons à connaitre, il fait beau, le soleil est au rendez vous, la chaleur aussi.

Nous faisons les achats de dernière minute et allons faire une incursion au quartier chinois.

Le fruit que la dame a dans la main est le maracuya sorte de fruit de la passion 
30
oct

Les sacs à dos sont pleins ! Nos yeux et nos cœurs aussi sont pleins. Nous faisons un petit résumé de tout notre voyage avec celui de l'année dernière. Encore une fois, celui ci a été riche en émotion, rencontres, paysages, animaux... L'Amérique du sud mérite un grand détour.

Le retour à la maison va encore une fois être difficile. Il va falloir réapprendre à vivre le quotidien, le sans rien de prévu pour le lendemain, le rien à faire, à voir, à préparer. Le Rien. Ne pas refaire son sac, ne pas réserver d'hébergement, ne pas faire les agences .... Ne pas .....

Cela va prendre un petit peu de temps, comme l'année dernière. Mais au fond de notre cœur, il suffit de ressortir les images.... Eh hop, on est repartis ! Au total avec l'an dernier, ces 5 mois passés en Amérique du Sud, cette façon de voyager, (qu'il faudra que je vous explique) resteront gravés au fond de notre cœur pour toujours....

Notre ressenti sur les pays visités, difficile à expliquer car tout est beau et tout est différent ! On va quand même essayer un petit résumé

Pour les paysages : L’Équateur, le Pérou, La Bolivie, le Chili, l'Argentine, les Galapagos

Pour les sites archéologiques et l'histoire : le Pérou

Pour les rencontres : l’Équateur, le Pérou, le Chili

Pour les costumes : le Pérou du Sud, l’Équateur du Nord, la Bolivie

Pour les animaux : les Galapagos, la Isla de la Plata, la Patagonie et au dessus de 3 500 m d'altitude (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine avec tous les Lamas, Alpagas, Vigognes, Oiseaux ...)

Pour la joie de vivre : l’Équateur, le Pérou....

Et pour la douceur de vivre : le nord du Chili (A l’époque pas fait le sud)

31
oct

Aéroport Lima - Pérou

L'avion a 2h de retard. Nous partons à 23h au lieu de 21h.

Aéroport Madrid - Espagne

Nous ratons la correspondance pour Toulouse. Sur le billet est noté une mauvaise porte d'embarquement 😫 ! A force d'aller-retour, aïe, c'est raté, nous arrivons essoufflés à l'embarquement, la personne ne veut rien savoir, pourtant l'avion est encore là, en bas, on le voit, à 3min près, c'était bon ! Maintenant Il nous faut récupérer nos sacs. Il n'y a personne pour nous renseigner 😠 On court. On ne fait que courir. Trois quart d'heures plus tard, nous courons pour faire changer les billets pour le vol de 21h20. Ouf, il y a de la place. On ne se voyait pas dormir à Madrid.

Désolée de dire ça, mais à l'aéroport de Madrid, le personnel devrait voyager plus souvent, ils ne sont pas très sympa !

IL N'Y A PERSONNE ! et quand il y a quelqu'un, les infos sont données au compte gouttes ! Même pour acheter une bouteille d'eau, il n'y a personne, c'est dans un distributeur. Et nous n'avons pas de petite monnaie ! Où sont passés tous les petits vendeurs ambulants d'Amérique Latine ? 😉 Nous sommes dégoutés ! 😠

Nous retrouvons Maurice, une personne avec laquelle nous avions discuté à Lima, pendant le retard de l'avion. Il nous apprend qu'il a fait beaucoup de vélo. En fait il est connu !!! Avec lui, le temps passe plus vite. Il nous montre ses exploits par l'intermédiaire de journaux ... Pour le retrouver, c'est par ici : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/02/09/il-a-deja-parcouru-des-milliers-de-kilometres-avec-son-velo

Aéroport Toulouse - France

L'arrivée initialement prévue vers 18h se fait donc à 22h45. A l'aéroport, nous découvrons un super tram... où sont passées les navettes qui allaient aux hôtels ? Il n'y en a plus. Merci le tramway ! Décidément ? Nous sommes maudits ? On se tape de nuit, 1/2 heure de marche avec nos sacs sur le dos et avec un vent à décorner les bœufs ! plus de 100 km/heure ! Je tiens à peine debout ! Nous arrivons à l’hôtel, il est presque minuit.

Le lendemain, comme il n'y a plus de navettes non plus qui va à la gare de Toulouse direct 😡 (encore merci au tram) nous prenons un taxi car nous sommes trop fatigués pour chercher comment y aller en bus. Et le prix du taxi .... Waouhh ... n'est pas le même qu'au Pérou, bien sur !

Gare de Toulouse

Le train a 10 mn de retard. Puis l'étiquette change d'un seul coup -> 1h45 de retard !!! Et à nouveau -> 1h30 de retard !!!

Gare de Béziers

Nous arrivons à la gare de Béziers, il est 14h45. Nous sommes contents d'arriver et d’apercevoir Brigitte qui nous ramène à la maison. Ouf !

La morale de l’histoire : Parfois il est plus facile de voyager à l’étranger que dans son propre pays....

Hasta luego America del Sur !