Carnet de voyage

Aventures en Europe

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Janvier 2022
58 semaines
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Publié le 26 janvier 2022

C'est le début d'une année de découverte !

La première partie de mon voyage sera consacrée à un voyage aux Balkans en passant par les pays d'Europe centrale qui se situent sur mon chemin.

Après un retour aux sources pour Noël, où j'ai pu profiter des vacances en famille et fêter la nouvelle année avec à mes ami.e.s nantais.es, je repasse à Paris pour récupérer mes dernières affaires. C'est aussi le moment de passer faire un dernier coucou aux collègues, de faire un gros bisou à mes colocs Juliette et Robin et de profiter tant que je peux de la bonne compagnie et hospitalité de mes chers Mathilde, Ryan et Anthony.

Et voilà, c'est le moment de partir vers l'Est.

Pour le moment, je reste encore en France, car j'aimerais prendre un peu de temps pour visiter l’Est de la France que je connais mal et passer voir les ami.e.s qui se trouvent dans le coin.

C'est parti !

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Publié le 26 janvier 2022

13/01 - 17/01

La « petite France »
La « petite France »
Parlement européen
Parlement européen

Je commence par découvrir Strasbourg en me baladant sur la « grande-île », centre historique entouré par « l’Ill » affluent du Rhin.

La ville est particulièrement agréable avec ses petites rues bordées de maisons à colombages. Je profite du beau temps pour prendre le soleil sur les quais de l’Ill, qui finissent par m’emmener au quartier de la petite France avec ses nombreux canaux.

Le deuxième jour, après avoir visité la grande cathédrale Notre Dame, je pars du côté de la « Neustadt », le quartier allemand. J’arrive jusqu’au quartier européen, qui comprends plusieurs institutions de l’Union européenne dont le parlement européen que l’on peut visiter facilement.

Le 3e jour, après avoir visité le musée historique de la ville de Strasbourg, j’attends la tombée de la nuit pour profiter des lumières de Noël, qui continuent d'illuminer la ville en ce mois de janvier.

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Publié le 26 janvier 2022

16/01

A 30 minutes de train de Strasbourg, je pars me promener dans la jolie petite ville de Colmar.

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Publié le 26 janvier 2022

17/01 - 19/01

Besançon et le Doubs
Besançon et le Doubs
Arrivé.e.s à la source !
Arrivé.e.s à la source !

A Besançon, je rends visite à mon ami nantais Clément. Après avoir fait un tour dans la ville et - presque - visité la fameuse citadelle de Vauban, nous partons pour la deuxième journée en randonnée dans le Jura à la recherche des sources de la Loue, affuent du Doubs.

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Publié le 26 janvier 2022

19/01 - 23/01

J’arrive à Lyon en début d’après-midi. En attendant de retrouver mes ami.e.s, j’entreprends de monter les 20 000 (a peu près) marches qui mènent à la basilique de Fourvière. Lorsque j’arrive près du but, je m’aperçois que le chemin est barré pour cause de travaux, et au même moment je reçois un message de Maurane et Florian m’indiquant qu’ils ne pourront pas m’héberger le soir même car ils sont positifs au covid. Je m’assois quelques minutes pour admirer la vue et digérer ce double échec. Finalement je contacte Émilien et Marion qui ont la gentillesse de m’accueillir une nuit de plus que prévue.

Pendant les 3 jours suivants, je profite de la compagnie de mes hôtes et de leur petit chien Oro, et je fais de belles balades dans le vieux Lyon, à La Croix Rousse et sur les quais du Rhône.

Enfin, pour la dernière soirée je retrouve Jacky, tout juste de retour d’un voyage en Espagne et au Portugal.

Dîner au bouchon
Vue sur la basilique inatteignable de la place saint Paul
Pentes de La Croix rousse
Quai du Rhône
Sur le toit du musée de Confluence
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Publié le 26 janvier 2022

23/01 - 25/01

Dernière ville avant le passage de la frontière Suisse !

J’arrive à Annecy un dimanche de très beau temps. Je reste longtemps sur le bord du Lac à profiter du soleil avant d’aller me balader dans la vieille ville. Ces belles montagnes qui entourent le Lac me donnent envie de partir en randonnée le lendemain pour aller les voir d’un peu plus près. Je prends le bus aux alentours de midi vers Talloires où je peux commencer une boucle qui me fait passer par la cascade d’Angon et l’hérmitage de saint-germain-sur- talloires. Le temps est beau et la vue magnifique, c’est un superbe après-midi !

Arrivée à Annecy !
Cascade d’Angon
Passage sous la cascade
Vue devant l’hermitage
Brumez sur le Lac

Pour la petite anecdote : alors que je prends le temps d’admirer la vue au pied de l’hérmitage, j’écoute deux femmes âgées d’environ 90 et 60 ans. La première commence à raconter son enfance à Colmar en 1942, lorsque ses professeurs Nazis lui apprenaient l’allemand. La seconde explique ensuite que son père a participé à la libération de Strasbourg avec les troupes du général Leclerc et qu’il a enlevé lui même le drapeau Nazis au dessus de la cathédrale. Assez surprenant d’entendre ces témoignages ici alors que j’apprenais sur ces moments de l’histoire au musée de Strasbourg la semaine précédente.

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Enfin je décide de quitter la France et de partir pour la Suisse. Malheureusement, la veille de mon départ je commence à ressentir une forte douleur en bas du dos qui persiste arrivée à Genève. Je vais peut être devoir rebrousser chemin …

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Publié le 27 janvier 2022

25/01 - 27/01

L' arrivée à Genève un peu difficile, mon dos me fait souffrir donc je pars me réfugier directement à l’auberge pour m'y reposer le reste de la journée. Heureusement, le lendemain la douleur s'est estompée! Je peux donc continuer mon voyage tout en prenant compte de cet avertissement.

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Je pars à la découverte de Genève en commençant par une longue balade au bord du lac. La multitude de petits ports, les mouettes, les plages et surtout l'immensité du Lac Léman me donnent l'impression d'être au bord de la mer. Il y a même quelques baigneurs assez fous pour se lancer alors que la température extérieure ne dépasse pas les 3 degrés. Je continue mon parcours en passant par la vieille ville puis par les bains des pâquis, que je rejoins grâce à une « mouette genevoise », petit bateau jaune qui traverse la rade.

Mouette genevoise
Vieille ville
Port et plage
Le fameux jet d'eau !
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Publié le 30 janvier 2022

27/01 - 29/01

A Fribourg, je suis très bien accueilli chez Hanna, rencontrée très récemment à l'auberge de Strasbourg, et son copain Guillaume. Ils me font découvrir la ville ainsi que les spécialités du coin (plein de choses très bonnes dont j'ai oublié le nom) y compris bien sûr la fondue "moitié-moitié" : moitié gruyère, moitié vacherin fribourgeois.

Fribourg est une jolie ville tout en relief qui a la particularité d’être bilingue. Elle se situe au bord de la Sarine, qui marque une séparation entre le côté alémanique et le côté roman. Avec sa basse ville, sa haute ville et son centre bourg médiéval, elle ne manque pas d'endroits où se balader et profiter d'une belle vue sur la vallée ou sur les hauteurs.

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Publié le 2 février 2022

29/01 - 31/01

Nous partons tous les 3 dans la direction d’Interlaken dans le canton de Berne située, comme son nom l’indique, entre 2 lacs. Au départ de Iseltwald, sur les bords du lac de Brienz, nous marchons vers les chutes de Giessbach sur « un des plus beaux chemins lacustres de Suisse » ;)

C’est en effet une balade particulièrement jolie avec l’eau du lac turquoise, la cascade gelée et le « grand hôtel » en haut de la colline qui permet de profiter d’un panorama magnifique.

Iseltwald
Grand Hôtel de Giessbach
Cascade de Giessbach
Lac de Brienz

En fin de journée, le moment est venu de me séparer d’Hanna et Guillaume qui me déposent à l’auberge d’Interlaken en rentrant vers Fribourg.


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Le lendemain après avoir fait une petit tour de la ville, je pars direction Beatenberg (1120m d’altitude) qui donne cette fois-ci sur le lac de Thoune. Le temps est radieux et la vue sur le lac ainsi que sur les plus hauts sommets de l’Oberland bernois pendant l’ensemble de la randonnée est incroyable.

Interlaken
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Publié le 4 février 2022

31/01 - 02/02

Quai de la Limmat
Début du lac de Zurich
Soirée raclette
Vue sur la ville et les colinnes enneigées

Pour cette nouvelle étape, je rends visite à Noemie une amie de longue date qui vit à Zurich depuis 3 ans. La météo oscille entre pluie et neige mais nous nous réchauffons grâce avec une raclette et de bonnes crêpes pour célébrer la chandeleur.

Pendant mon séjour, je fais quelques courtes balades dans la vieille ville, le long de la Limmat et au bord du lac lorsque le temps me le permet. Sinon, j’en profite pour visiter le Landesmuseum, le musée national Suisse où j’en apprends plus sur l’histoire de ce pays décidément bien différent de celle de ses voisins.

Voici ce que j’ai compris (en gros du moyen âge au 19e siècle) : après le premier regroupement des cantons pour des raisons de sécurité et de commerce, la confédération s’est enrichie pendant des années grâce au mercenariat : elle vendait le service de ses soldats pendant les guerres entre grandes puissances européennes contre de l’argent, la paix à l’intérieur de ses frontières et de nouveaux territoires en remerciement. C’est d’ailleurs de là que vient la garde suisse du Vatican toujours en service. Ce n’est qu’après la Réforme de la religion chrétienne (les protestants contestaient le mercenariat) et le "passage" de Napoléon que la confédération est contrainte de rester neutre. Elle va finalement se spécialiser dans un autre type de service : l’internement et les soins aux soldats blessés des guerres voisines.

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Publié le 6 février 2022

02/02 - 04/02

C’est la fin de mon périple en Suisse (pour le moment). Je fais un court crochet par la Bavière avant de partir vers l’Europe du sud car je ne connais pas cette région de l’Allemagne.

Je découvre Munich et son histoire via une visite guidée le premier matin et je me balade dans le jardin anglais l’après-midi, qu’on dit aussi grand que central Park (à vérifier). La ville est jolie mais la plupart des monuments historiques datant de la période faste des ducs et roi de Bavière ont été détruits par les bombardements alliés pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont été reconstruits ensuite à l’identique avec des matériaux modernes, ce qui donne (je trouve) à la ville un air faussement ancien.

Le deuxième jour, je renonce à partir visiter le château de Neuschwanstein (trop loin) puis l’ancien camp de concentration de Dachau (trop dur) et je me décide finalement pour voir le mémorial et l’exposition sur le groupe de résistance de la Rose Blanche : 5 étudiants de l’université de Munich et leur professeur, dont faisaient parti Hans et Sophie Scholl, qui ont écrit et distribué 6 (+1 non distribué) différents tracts à des milliers d’habitants appelants à la résistance contre le régime nazi. Pour cela ils ont été arrêtés puis décapités et sont devenus des symboles de la résistance contre l’oppression et de la défense de la liberté d’expression en Allemagne et dans toute l’Europe.

Neues Rathaus
Vue de la tour "Alter Peter" (Eglise Saint-Pierre de Munich)
Jardin anglais
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Publié le 7 février 2022

Après l'Allemagne, c'est parti pour la Slovénie ! Pour l'instant, je choisis de ne pas passer par l'Autriche car les restrictions liées au covid sont encore trop importantes.

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05/02 - 07/02

Comme à Münich, je fais mes premiers pas dans la capitale grâce à une visite guidée. J’apprends beaucoup sur ce petit pays qui n'existe que depuis 31 ans et qui a choisi le poète Prešeren comme icône nationale plutôt qu’un reprenant politique car il a toujours été gouverné par des puissances étrangères. L’après midi, je fais un tour au château qui domine l’ensemble de la ville.

Le lendemain je rencontre Tjaša une Slovène avec qui je pars marcher sur la colline préférée des habitants de Ljubljana Šmarna Gora et je goûte au fameux Štruklji, plat traditionnel Slovène qui se mange salé ou sucré.

Quais du Ljubljanican
Vue du château
Struklji au fromage
Vue du Smarna Gora
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Publié le 12 février 2022

07/02 - 10/02

Bled est un haut lieu du tourisme en Slovénie. Station thermale et ancienne résidence d'été de Tito, elle est située dans les alpes juliennes, proche de l'autriche, à la bordure du parc nationale du Triglav. C'est en fait une petite ville, connue pour son lac, une petite île comprenant une église et un chateau qui surplombe le lac.

J'y séjourne pendant 3 nuits et en profite pour aller voir le lac de Bohinj à quelques kilomètres, plus sauvage et plus grand. Je suis accompagnée le premier jour par Tjaša, avec qui je fais le tour du lac de Bohinj le jour de la fête nationale, jour de célébration de la naissance du fameux poète Prešeren. Le lendemain, j'y retourne avec Charlotte, la seule autre occupante de l'auberge de Bled (on est décidemment pas dans une période touristique), et nous marchons cette fois-ci vers la cascade de Savica à travers la forêt enneigée.

Le 3e jour, je fais un dernier tour du lac de Bled et vais me promener vers le chateau et le point de vue "Ojstrica". Je suis de nouveau gâtée par le temps pendant tout ce séjour et profite de nouveau de superbes vues sur des paysages magnifiques !

Bled : Point de vue Ojstrica
Bled
Lac de Bohinj
Rivière : Sava Bohinjka
Lac de Bohinj
Cascade Savica
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Publié le 15 février 2022

10/02 - 15/02

De retour à Ljubljana avec Charlotte, nous nous promenons dans la capitale avec Hanna et Magda, nos nouvelles colocs de dortoir. Perdue pendant une heure sous la pluie battante, j'échoue malheureusement à retrouver Tsaja pour le dîner (mon portable a pris l'eau et je n'ai pas retenue l'adresse). Finalement, je rebrousse chemin et je passe la soirée à l'auberge avec un joyeux groupe de voyageurs venant d'Allemagne, de Suisse, du Royaume-Uni, de Turquie, de Palestine et des Etats-Unis.

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Vue des murailles de Piran
Port d'izola
Grotte de Postonja
Couché de soleil sur Ljubljana
Pointe de Piran

Le lendemain, je fais visiter la ville à Mathide, amie de toujours qui m'a rejointe pour une semaine de voyage. Nous partons les jours suivants explorer la Slovénie : d'abord la côté adriatique où nous dégustons des fruits de mer dans la jolie petite ville médiévale de Piran, suivie d'une petite balade dans le port d'Izola. Puis nous visitons l'incroyable monde souterrin de la grotte de Postonja : sur plus de 24 km de tunnels, galeries et cavernes (la visite se déroule sur un parcours de 5km environ), la grotte comprends un nombre infini de stalagtites et stalagmites, dont certains de plusieurs mètres de haut, ainsi qu'une faune cavernicole unique, y compris le fameux bébé dragon (Protée anguillard), symbole de la Slonévie.

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Publié le 18 février 2022

15/02 - 18/02

Après plus de 10 jours en Slovénie, me voilà partie pour … l’Italie ! Juste avant d’atteindre les Balkans, je retourne « légèrement » sur mes pas car je n’ai pas su résister à la tentation de faire un week-end au Ski dans les Alpes françaises. Ce sera l’occasion pour Mathilde et moi d’aller faire un tour au Lac de Côme, à mi chemin entre Ljubljana et Lyon.

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Dervio
Bellano
Sueglio

Nous logeons au village de Dervio (à 2h de Milan), à partir duquel nous faisons une belle balade le long du lac le premier jour. Le lendemain nous prenons un bus pour Sueglio (alt : 775m) et nous marchons jusqu’au refuge de Bellano (Alt : 1310 m) en direction du monte Legnoncino. Encore une fois, nous avons la chance de profiter de très beaux panoramas tout en étant presque seules.

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18/02 - 24/02

Aller hop, après un super week-end à Lyon, je repars vers les Balkans en faisant une halte cette fois ci à Venise. Au revoir la neige, bonjour la mer !

Les quelques personnes déguisées qui posent devant les touristes, nous rappellent que c’est le carnaval. A part ça, l’ambiance est assez calme et j’en profite pour faire de longues balades dans les petites ruelles (où je suis en permanence perdue) et retrouver une amie vénitienne.

Au programme : visite guidée, île de Murano, balade en vaporetto et cicchetti (tapas vénitiens).

Station des sept laux
Station des sept laux
Vue du Rialto sur le grand canal
Murano
Coucher de soleil à Murano
Piazza San Marco
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24/02 - 27/02

J’arrive en Croatie par Rijeka, principale ville portuaire du pays. A part une ancienne citadelle datant du moyen âge (Trsat) et un vieux centre, le paysage qu’offre la ville est surtout composée de multiples cargots, conteneurs et camions ce qui n’en fait pas un lieu très touristique. D’ailleurs je suis la seule occupante de l’auberge!

Vue de l’auberge
Vue sur Rijeka
Citadelle de Trsat

À Zagreb, j’arrive dans une ambiance beaucoup plus festive! Même si la capitale est relativement petite, elle est très vivante et beaucoup d’européens y viennent pour faire la fête. Je passe une journée à découvrir la ville et l’histoire du pays grâce à deux visites très intéressantes et la soirée avec d’autres habitants de l’auberge.

Il n’y a pas vraiment de musée pour présenter l’histoire récente du pays. Notre guide nous explique que beaucoup de sujets sont encore tabou mais il fait partie de la jeune génération qui veut parler du passé compliqué du pays et qui se bats contre la volonté d’oubli collectif. En effet après la défaite de la grande guerre, la création d’un État fasciste pendant la 2nd guerre mondiale, plus de 35ans dans la Yougoslavie de Tito et une guerre d’indépendance sous fond d’épuration ethnique, l’histoire du 20e siècle est encore difficilement racontable pour beaucoup de croate.

Église saint Marc
Vue sur le centre ville de Zagreb et sur la cathédrale
Tunnel pour se protéger des bombardements (sert maintenant à traverser le centre

Après deux jours dans la capitale, je quitte le froid et la pluie de Zagreb pour le soleil de la côte !

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Publié le 7 mars 2022

27/02 - 28-02

Je commence par passer à Zadar, une ville côtière avec un petit centre historique très jolie comprenant des ruines romaines et vénitiennes. Malheureusement, je tombe assez mal car les bords de mer sont tous en travaux.

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28/02 - 04/03

Tant pis, je continue mon chemin vers Split, 2e ville de Croatie dont le vieux centre ville à la particularité d’être construit dans l’enceinte du palais de l’empereur romain Diocletien (début du 4e siècle). Même si la ville est aujourd’hui beaucoup plus étendue que le palais, les touristes qui voyagent hors saison comme moi, ont la chance de pouvoir se loger facilement à l’intérieur et donc de profiter d’un cadre assez impressionnant. Le premier jour je découvre le vieux centre et pars me balader sur le mont Marjan, colline de Split aimée des locaux, où je me perds au milieu des pins.

Je pars le lendemain vers Omiš, petite ville construite à la sortie du canyon de Cetina où je grimpe sur la montage pour arriver à une forteresse et surtout devant un super panorama donnant sur les montages, le canyon et la mer.

Le dernier jour, je pars avec mes nouveaux compagnons de l’auberge prendre un bain de soleil devant une eau turquoise à Supertan, ville principale de l’île de Brač juste en face de Split.

Petit point météo : même s'il y a un grand soleil, il fait tout de même assez très froid car un vent glacé venant des montagnes - appelé "Bura" - souffle en permanence sur la côte en cette période.

Mont Marjan
Mont Marjan
Forteresse d'Omiš
Vue de la forteresse d'Omiš
Split, vue du bateau partant vers Supertan
Cote de Split, vue de la plage de Supertan
Cote de Split, vue de la plage de Supertan
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04/03 - 06/03

Enfin, comment visiter la côte croate sans passer par la magnifique ville de Dubrovnik? Séparée du reste de la Croatie par le corridor de Neum apparetenant à la Bosnie Herzégovine, sa vieille ville entourée de ramparts est, tout comme Split, classée au patrimoine mondiale de l'Unesco... Ce qui ne l'a pas empêché de se faire assiégée par les Serbes et Monténegrins pendant la guerre de Croatie. D'ailleurs, ces attaques ont été un tel choc pour les croates et la communauté internationale, que le sujet de la guerre d'indépendance et de la résistance est bien plus présent à Dubrovnik que dans le reste de la Croatie (on y trouve aussi le "musée rouge" sur la vie des croates pendant la Yougoslavie communiste apparemment très intéressant). Aujourd'hui les dégats ne sont plus visibles et la vile est surtout connue pour être le lieu principale de tournage de "Port Réal" dans Game of Thrones.

Je commence donc par visiter Dubrovnik en faisant un tour dans la vielle ville, près du grand fort et jusqu'au sommet du "Šrd" (oui il y a pas mal de mot dans les langues Slaves uniquement composés de consonnes x) ). Le lendemain, nous partons avec d'autres voyageurs de l'auberge voir l'hôtel abandonné pas très loin du centre, attraction connue dans le coin, dont la vue donne sur la mer et la vielle ville.

Port de la vielle ville
Rue principale de la vielle ville
Vue sur Split et Lokrum (île), du Šrd
Vue du Šrd
Vue de l'hôtel abandonné
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Publié le 17 mars 2022

06/03 - 08/03

Après Dubrovnik, je quitte la Croatie pour la Bosnie Herzegovine en traversant pas une fois, ni deux fois mais bien trois fois la frontière !

Lorsque le bus arrive enfin à Mostar, je me demande ce que je fais là. La ville que nous venons de traverser paraît déserte, abimée et souffrante, rien à voir avec les vieilles villes touristiques croates de la côte adriatique que je viens de quitter. J'arrive à l'auberge en même temps qu'une américaine venant également de Dubrovnik et nous sommes chaleureusement accueillis par notre hôte avant de partir découvrir la ville.

Mostar est connue pour son vieux centre historique datant de la période ottomanne. On y trouve de multiples ponts traversant la Neretva, dont le fameux "Vieux pont", ainsi que plusieurs minarets, hammams et surtout beaucoup de restaurants et magasins pour touristes. Le tout est très joli et en contraste total avec le reste de la ville. En effet, Mostar est également connue pour avoir été la ville la plus détruite pendant la guerre de Bosnie, et si le vieux centre classé au patrimoine de l'Unesco a été reconstruit à l'identique, les rues adjacentes sont elles encore très marquées par la guerre.

Cette ancienne capitale prospère et fortement industrialisée de l'Herzegovine (région sud du pay) est habitée par trois ethnies différentes : serbes, bosniaques et croates. En 1992, l'est de la ville est prise d'assault par les serbes de Bosnie aidés de l'armée populaire yougoslave (JNA) qui détruisent tous les ponts à l'exception du vieux pont ainsi que les industries environnantes. En s'alliant, les bosniaques et croates parviennent à repousser les serbes dans les montagnes et reprendre le contrôle de ville pour une courte période de paix. En effet, à la suite de ce qui semblerait être un accord secret entre le président serbe Milosevic et croate Tudman pour se partager les territoires de Bosnie, les croates se retournent contre les bosniaques qu'ils encerclent à l'Est de la ville. Les bosniaques de l'Ouest sont expulsés de leurs logements et une ligne de front est tracée sur ce qui était le boulevard de la révolution populaire où commence une guerre de tranchée. Les bosniaques se battront pendant 9 mois, assiégés, affamés et massacrés. Le jour caché dans les sous sols pour échapper aux snipers et aux obus et la nuit sortant chasser ou "pêcher" dans la Neretva à coups de grenades. Tout cela m'a été raconté par mon guide, un bosniaque d'environ 60ans qui était à Mostar pendant la guerre. Ce n'est que lors de la detruction du "vieux pont" par les croates que la communauté internationale a commencé a réagir. Un cessé le feu est signé lors des accords de Washington mais la paix n'est jamais vraiment établie.

Les populations déplacées ne sont pas retournées dans leurs anciennes habitations, les industries n'ont pas été reconstruites, beaucoup d'habitations sont encore détruites et les parcs de l'Est de la ville sont désormais tous des cimetierres. Aujourd'hui, les anciens ennemies sont toujours voisins mais ne fréquentent pas les mêmes écoles, ni les mêmes lieux de cultes ou équipes sportives. Enfin, des conflits violents sont toujours à prévoir à chaque nouvelle élection ou match de football.

"Parc" de la ville
Vieux Pont

Documentaire YouTube sur le sujet : "Unfinished Business".

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Publié le 21 mars 2022

08/03 - 11/03

À Sarajevo, je suis de nouveau surprise par le changement de décors. Par la météo d’abord car il fait beaucoup plus froid et que la ville est en partie sous la neige. Par la taille de la ville ensuite, assez importante par rapport aux capitales que j’ai visité précédemment dans les Balkans (soit Ljubljana et Zagreb). Et enfin par l’activité et l’ambiance agréable que dégage la ville : partagée entre le quartier austro hongrois et le quartier ottoman le centre ville est plein de vie et la gastronomie est très présente (multiples Burek et Cevapi pour le côté slave et café et pâtisseries pour le côté "turque").

Si les traces du terribles siège de Sarajevo ont presque disparues, on ressent une volonté forte des habitants de se souvenirs et de raconter ce qu’il s’est passé il y a 30 ans : on y trouve plusieurs musées et galeries racontant la guerre de Bosnie et plus précisément le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, de multiples memorials dont celui pour les enfants morts pendant le siège et enfin les « roses de Sarajevo », anciens impacts d’obus peints en rouge, marquant sur le sol l’emplacement des plus gros massacres durant le siège.

Grande mosquée de Sarajevo
Rose de Sarajevo
Piste de Bobsleigh

On raconte que Sarajevo est la ville où le 20e siècle a débuté - avec l'assissinat de l'Archiduc Franz Ferdinand, héritier de l'empire austro-hongrois, acte qui a déclanché la première guerre mondiale - et où le 20e siècle s'est terminé avec le plus long siège de l'histoire moderne.

Je fais une visite guidée de la ville le premier matin, conduite par une habitante de Sarajevo qui a 23 ans lors du début du siège avait pu partir se réfugier en France. L’après midi, je vais marcher sur les hauteurs de la ville, où se trouvent plusieurs forteresse et de nombreux cimetières qui donnent sur le centre ville. Le lendemain, je prends le téléphérique pour aller sur le mont Trebevic. Je fais une belle balade sous la neige en passant le long de l’ancienne piste de Bobsleigh, construite pour les JO de 1984, et qui a servis pendant la guerre comme réserve d’arme pour les combattants serbes. Le soir, le manager de l’auberge nous emmène dans un bar pour visionner le documentaire « Scream for Sarajevo », retraçant le concert donné par Iron Maiden durant le siège de la capitale. Sans être trop violent, le documentaire est touchant et témoigne de la souffrance et de la résilience des habitants sous le siège ainsi que du l'inutilité de la communauté internationale.

Les Sarajeviens avec qui nous passons la soirée étaient trop jeunes pendant le siège pour en avoir de réels souvenirs mais vivent avec le traumatisme que cette guerre a créé, et surtout les années de misères qui ont suivies et qui suivent encore. Pour cette jeune génération, il est difficile d’imaginer un avenir dans un pays avec un taux de chômage aussi élevé et une corruption aussi importante, ils sont donc beaucoup à partir. De plus, le pays est complètement bloqué politiquement : avec 3 présidents et 3 système scolaires différents, chacun des groupes ethniques gouverne et écris l'histoire à sa façon. Les "autres", minorités ethniques sont quant à elles, considérées comme des citoyen.ne.s de seconde zone, sans droit à être élu ou être représenté politiquement.

Pour info : documentaire BBC YouTube sur les guerres d’indépendance des pays de l’ex yougoslavie : the death of Yugoslavia.

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Publié le 23 mars 2022

11/03 - 13/03

Les deux jours suivant, je traverse le Montégro en m'arrêtant dans les bouches de Kotor. Après les montagnes enneigées de Sarajevo, je retrouve le soleil de la côte adriatique !

Entourée de montagne, avec sa vieille ville vénitienne et son accès direct à la mer, la ville de Kotor est l'une des principale destination touristique du pays. En cette saison, l'acitivité principale qu'offre la ville est de grimper voir la forteresse, tout en s'arrrêtant boire un thé ou un raki chez un vieux monsieur très bavard et avec une passion pour la photographie.

Chez le petit monsieur
Holy Goat
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Publié le 31 mars 2022

La première partie itinérante de mon voyage est terminée. J’arrive à Tirana, la capitale de l’Albanie pour y travailler pendant 1 mois en tant que volontaire dans une auberge. J’attendais ce moment depuis quelques jours déjà, un peu fatiguée de bouger de ville en ville.

Je m’installe donc à l’hostel« Millingona », située au centre de la ville, et une des plus ancienne auberge de Tirana. Je suis accueillis par les 4 autres volontaires déjà présents, tous originaire du continent américain (sud, centre et nord). Même si l’auberge a pour l’instant très peu de clients, les deux propriétaires ont jugé important qu’il y est plusieurs volontaires pour tenir et faire vivre le lieu, elles mêmes ne pouvant être présentes seulement quelques jours par semaines. Le lieu en lui même est très sympa mais plutôt fait pour les beaux jours : la cour est très agréable, aménagée dans une style « récup / dépareillé » mais je trouve l’intérieur de la maison très froid en cette saison, notamment parce qu’elle n’est jamais chauffée.

L’une des propriétaires m’expliquera plus tard que du fait des hautes températures habituelles dans cette région et de la situation économique et politique du pays (j’y reviendrai), les habitations n’ont jamais équipées de chauffages dans ce pays. Seuls quelques lieux touristiques commencent à ajouter des systèmes de ventilations pour les clients frileux l’hiver et ne pouvant supporter les températures extrêmes l’été (comme moi x)).

Hostel Millingona
Hostel Millingona

Le lendemain de mon arrivée à lieu la fête du printemps « Dita e Verës » un des jours les plus festifs de l’année en Albanie : les rues principales sont décorées, les écoles présentent des spectacles de danse traditionnelles et des grandes scènes sont installées pour que des groupes de musique puissent jouer toute la journée dans le centre ville.

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Publié le 21 avril 2022

A l’auberge je m’installe en compagnie de Miguel joyeux musicien péruvien, Juan-Carlos journaliste cynique mexicain, Nina et Emory nos sympathiques cuisiniers des États Unis et William manager colombien toujours plein d’énergie. Pendant ou en dehors de nos shifts, pendant lesquels nous faisons le ménage et quelques petits travaux de réhabilitation après l’hiver, nous passons beaucoup de temps ensemble à cuisiner, prendre l’apéro ou tout simplement traîner et se reposer.

En dehors de ce refuge reposant, la ville est plutôt agitée. Les rues sont encombrées et les terrasses pleines de clients car comme dans les autres pays des Balkans, il est plus habituel pour les habitants de tous âges de se retrouver au café pendant des heures que chez eux. A l’image du pays, l’architecture de la ville est de plus très hétérogène : on trouve un mélange d’immeubles de l’époque de l’occupation par l’Italie faciste, de l’époque communiste de petites maisons en mauvais état ou à moitié construites et de tours modernes clinquantes en constructions. De même, la circulation est connue pour être un chaos organisé : à part les feux de circulations, aucune des règles de priorités classiques est respectée et chacun avance comme il a envie, mais jamais très vite donc ça n’est pas particulièrement dangereux.

Tout cela s’explique par la récente histoire du pays : il y a tout juste 32 ans, l’Albanie est sortie de l’isolement total dans laquelle elle était pendant 45 ans avant cela. Après la 2e guerre mondiale, la dictature communiste mise en place par Enver Hoxha, une des plus dure d’Europe, a entre autre enlevé toute liberté de circulation à l’extérieur et à l’intérieur du pays. Il était interdit de quitter le pays sous peine de mort ou de représailles sur 3 générations de la famille. De même, les habitants des campagnes avaient interdictions de venir s’installer en ville, et il fallait une autorisation spéciale pour se déplacer dans une autre ville. Dans ces circonstances et vue la petite taille générale des villes, on comprends qu’une minorité des habitants seulement pouvait avoir besoin d’une voiture. Ainsi on raconte, qu’après la fin de la dictature les Albanais ont commencé à acheter des voitures avant que ne soit implémenté de réel code de la route! De plus pendant le régime communiste, tous les biens mobiliers ont été nationalisés, et donc à la fin de celui s’est posé la question de la propriété entre ceux qui habitait les lieux depuis 40 ans et ceux qui possédaient les biens avant. Aujourd’hui encore, nombreux conflits comme celui ci ne sont pas réglés, c’est pourquoi des habitations restent inhabitées ou avec des rénovations inachevées faute d’accord entre les différents propriétaires. Enfin, en 1997 l'économie albanaise s'est écroulée brutalement suite à l'effondrement de la pyramide de Ponzi mise en place par de nombreux fonds d'investissements pour constuire de nouvelles habitations suite à l'ouverte du pays à l'économie de marché. Cette crise a fait perdre au pays plus de la moitié de son PIB et laissé des habitations en cours de construction dans tous le pays.

Deux musées sur le régime communiste sont installés dans 2 bunker à l’intérieur de la ville. Tous deux très intéressant, ils racontent la mise en place de ce régime ultra liberticide et son organisation. En plus d’une police secrète très efficace, la surveillance et la répressions étaient assurées par un énorme réseau de camps de travail, camps d’enfermement, torture, milice locale, délations et punitions publiques. Dans un si petit pays, quasi l'entièreté de la population a eu à faire à un moment à la police. Il y a aussi un musée entièrement consacré à la police secrète et le grand musée d’histoire du pays mais je ne les ai pas visité.

La ville offre également quelques coins sympas pour se balader, notamment un grand parc entourant un lac artificiel qui donne un peu de fraîcheur aux habitants de Tirana l’été. Il est également possible d’accéder facilement au mont Dajti, montagne la plus proche de Tirana, soit en prenant un téléphérique qui nous amène en tout en haut, soit en restant plus bas et en se perdant dans les chemins au pied de la montagne.

Habiter à Tirana c’est aussi l’occasion pour moi de faire de belles rencontres. Avec les autres volontaires, bientôt rejoins par l’adorable allemand Finn et le génial espagnole Salva, nous passons du temps à explorer la ville à pieds ou en vélo et à visiter les bars avec les clients qui veulent bien se joindre à nous. Je rencontre également Bernie et Aleksandra, respectivement hongroise et serbe avec qui j’ai passé un super week-end et que je retrouverai avec plaisir, puis Cagri un turc avec qui je danse le swing sur le bord du mont Dajti, et Eri un albanais militant pour l’indépendant du Kosovo qui rêve de venir travailler dans la mode à Paris. Sans parler de Verona et Rozana gérantes de l’auberge quelques peu désorganisées mais particulièrement intéressantes et généreuses!

Après 5 semaines à Tirana, le temps est venu de repartir en vadrouille, même s'il est difficile de quitter une si bonne compagnie. Pour mon dernier jour, je monte une dernière fois au mont Dajti (cette fois-ci à pieds!), avec Salva et son nouvel ami albanais boudhiste qui ne parle pas un mot d'anglais pour faire une session de méditation très amusante, dont je garderai un souvenir pendant longtemps !

Téléphérique en haut de Dajti
Maison d'Enver Hoxha dans le centre de Tirana
Dans les hauteurs de Dajti
Nouveau volontaire à Milingona
Lac artificiel de Tirana
Bords de la capitale
Dernière randonnée à Dajti avec Salva
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Publié le 25 avril 2022

14/03 - 17/04

Pendant le volontariat à Tirana, j'ai pu profiter de mes jours "off" pour découvrir différents coins de l'Albanie 😀

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Shkodër

Au nord de l'Albanie, située au bord du Lac de Shkodër, le plus grand des Balkans, c'est une des plus vieilles villes du pays. Pour atteindre le Lac, j'emprunte un vélo à l'auberger et je traverse les faubourgs de la ville. Malheureusement, je ne peux pas faire un grand tour car les berges sont innondées mais la vue est tout de même magnifique. Je pars également voir le chateau perché dans les hauteurs de la ville, où un chanteur albanais y tourne un clip avec des danseuses en tenue traditionnelles.

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Durrës

A moins d'une heure en Bus de Tirana, Durrës, ancienne capitale du pays est une ville côtiere où il fait bon se balader. En compagnie d'Aleksandra et Berni, que je retrouve par hasard dans le bus, nous marchons le long de la plage et dans le centre où se trouvent les vestiges d'un amphitheâtre romain.

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Berat

Je découvre Berat, la "ville aux milles fenêtres", au moment du couché du soleil, et je suis toute étonnée par la beauté du paysage. La vieille ville otomane, se repartie autour de la rivière Osum, en hauteur sur les pans des différentes colines. Sur la rive droite, où se trouve mon auberge, se trouve l'ancien quartier chrétien, relativement petit. Je grimpe en haut de la colinne pour admirer la superbe vue offerte sur la vallée et sur la rive gauche de Berat. L'autre côté, ancien quartier musulman, comprends les plus belles maisons et surtout l'énorme chateau perchée dans les hauteurs de la ville. Ce chateau est en fait une citadelle, très bien conservée où nombreux habitants vivent encore parmis les restaurants et magasins pour touristes. La panorama sur la vallée est absoluent magnifique ! Je le découvre une première fois avec Elisa, voyageuse espagnole, rencontrée pour la première fois à Mostar en Bosnie, avec qui je pars ensuite au restaurant tenue par Lili. Ce dernier particulièrement joviale et apparement connu par tous les voyageurs d'Albanie est capable de parler plus d'une dizaine de langues différentes tout en nous servant et se servant des verres de Raki toute la soirée 😀

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Vlorë

Lorsque j'arrive à Vlorë, ville cotière du centre de l'Albanie, il fait encore un peut trop froid pour que j'aille me baigner. Mais tant pis, les plages ne sont pas encore prêtes de toute façon, et je peux emprunter un vélo à l'auberge pour aller voir le maginifique lagune de Narta au nord de la ville. La vieille ville, particulièrement petite est également très jolie avec ses maisons colorées. Avant de partir, je pars à l'assault du chateau avec Claudia, rigolote voyageuse allemande, pour pouvoir admirer la ville sur la baie et l'arrière pays.

Bunker abandonné sur la plage
Lagune de Narta
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Publié le 16 mai 2022

Je continue ensuite mon petit tour de l'Alabanie en me dirigeant vers le sud 😀

Gjirokastra

17/04 - 22/04

Construite sur les hauteurs de la colinne, la vieille ville otomane et son chateau surplombe la vallée du Drino. Je commence mon séjour dans la ville la plus incourtournable de l'Albanie, connue pour sa longue prospérité sous l'empire ottoman et le règle d'Ali Pasha, gouverneur albanais excentrique, mais aussi car étant la ville natale d'Hoxha, elle a servie de ville musée à la gloire du dictateur. En plus de la citadelle et du vieux bazar, on peut y visiter des anciennes maisons de grandes familles otomanes.

La vue sur la vallée et les montagnes des hauteurs est impréssionante. Avec d'autres voyageurs nous partons faire une randonnée organisée par l'auberge un peu plus loins dans la vallée où nous bénéificions également d'un panorama magnifique. Je reste plusieurs jours à profiter de l'environnement de l'auberge, très chaleureuse, à faire des balades dans les hauteurs et à passer du temps avec des Vivian (Taiwan) et Faber (Pays-Bas), rencontrés à Tirana.

Sarandë

22/04 - 26/04

Chateau musée à Butrint
Vue sue Saranda du chateau
"Robe Ferry"

Je quitte Gjirokastra pour Saranda en compagnie de Max (Pays-Bas) et Carrick (Angleterre). Le trajet à travers les montagnes est assez sportif : comme c'est souvent le cas, il y a plus de passagers que de sièges disponibles dans le minivan et on nous propose des tabourets non attachés qui manquent de se renverser à chaque virage.

A Saranda, ville côtière très touristique, nous arrivons sous un grand soleil mais la vue sur la mer est quelque peu gâchée par la multitude d'hotels en construction et de plage en préparation. Toutefois, à 20 minutes en bus se trouve le parc national et site archéologique (principalement vestiges Grecs et Romains) de Butrint que nous visitons avec Alun (Pays-de-galles) avant d'aller se baigner dans une eau turquoise à Ksamil, station balnéaire la plus touristique du pays, encore vide à cette période de l'année. Je passe mon dernier jour en compagnie de plusieurs amis à nager et goûter aux plats traditionnaux.

Himarë

26/04 - 08/05

Je commence à remonter la côte albanaise en m'arrêtant à Himara où je tombe sous le charme du paysage et de l'auberge. Puisque celle-ci manque de volontaires, je décide de m’y installer avec Ellie et Florian pendant presque deux semaines qui seront pleines d'activités très sympas et de belles rencontres : multiples barbecues, tournois de Beer pong, sorties en Kayak, baignades et balades le long de la plage…

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Une dernière soirée à Vlora chez Vivian et Faber puis un cours passage à Tirana dans mon ancienne auberge et me voilà en route pour une nouvelle destination ! Finalement je serais restée 2 mois en Albanie, petit pays très accueillant que je recommande vivement 😀