Carnet de voyage

NZ Nouvelle Zone

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Dernière étape postée il y a 1 jour
Après une longue dérive en rhino et ovni nous atteignons enfin une terre. Par chance, nous sommes en Nouvelle-Zélande, exactement là où nous voulions aller. Vous pourrez suivre nos péripéties ici.
Du 8 septembre 2022 au 2 mars 2023
176 jours
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Publié le 10 septembre 2022

Après 34h de voyage, nous sommes arrivées à Auckland, le samedi 10 septembre à 7h (heure locale GMT + 12 actuellement Paris + 10).

CDG -> San Francisco 11h de vol

10h d'escale à SF

SF -> Auckland 13h de vol


À peine arrivées, nous passons sans encombre le contrôle des passeports, nous allons récupérer nos bagages puis nous rejoignons une file d'attente interminable pour passer la bio sécurité. Lors de ce contrôle les douaniers vérifient qu'il n'y a rien qui peut mettre en péril la faune et la flore de l'archipel dans les sacs. Ainsi, ils sont passés aux rayons X et reniflés par les chiens policiers. Il faut déclarer si on possède:

- nourriture

- plantes

- eau, terre

- objets en bois

- materiel de camping

- produits pour animaux

En cas de fausse déclaration c'est une amende de 400 DNZ.

Ça passe pour nous, nous debarquons sur le sol néo-zélandais !


C'est ti-par, nous prenons le bus vers le centre d'Auckland pour trouver une auberge de jeunesse pour passer la nuit et surtout poser les sacs de 15kg. Sur internet tout est noté complet, on se déplace quand même dans une auberge (Haka lodge) qui nous a été conseillée car on ne sait jamais. Effectivement c'est complet pour plusieurs jours, l'accueil nous conseille une autre auberge, beaucoup plus grande où on aura peut-être une chance. Nous voilà donc parties pour l'auberge YMCA (oui oui). Tout est complet aussi, la dame à l'accueil nous explique qu'il y a plusieurs gros concerts (dont Billie Eilish) à Auckland ce weekend et que toutes les auberges sont complètes. Elle nous propose néanmoins de rester dans l'auberge et d'utiliser le wifi pour trouver une solution.


On décide de quitter Auckland pour aller à Whangarei, une petite ville sympa à une grosse centaine de kilomètres au nord pour y passer la nuit. Le bus est à 13h, il est 10h, on a le temps de faire un petit tour dans la ville avant. Les routes sont propres, il y a quelques rayons de soleil entre les nuages, des petits magasins asiatiques, la ville a l'air tranquille.


On prend le bus sous la Sky Tower, la tour célèbre pour son architecture particulière comme le montre la photo google ci jointe.




Sky tower
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Publié le 11 septembre 2022

Après une bonne sieste dans le bus, nous arrivons à Whangarei vers 16h, c'est une petite ville qui me fait penser à celles qu'on peut retrouver sur la côte californienne.


L'auberge que nous avons réservé est une ancienne prison, ça donne quelque chose de très atypique. J'ai oublié de prendre des photos mais on y retournera certainement !


Lorsqu'on arrive il n'y a personne à l'accueil, il faut faire le check in par téléphone. La dame nous informe que nous serons avec une autre française dans la chambre. Sur la porte il y a marqué "Caroline and the french girls". Chloé et moi commençons à nous installer puis Caroline arrive assez rapidement après. On apprend rapidement qu'elle vient de Hyères, puis Chloé se rend compte qu'elle connait sa sœur. On savait bien que le monde était petit mais on ne s'attendait pas se le faire rappeler direct le premier jour.


Après avoir fait connaissance avec notre compatriote, nous partons toutes les 3 faire des courses au Pack'n Save, le Lidl néo-zélandais. On y achète du savon, un petit dej et de quoi manger le soir. Rien ne nous fait vraiment envie, on prend au final des nouilles chinoises où il faut ajouter de l'eau, on est trop crevée pour cuisiner quoique ce soit.


Ensuite nous partons en balade dans la ville pendant plus d'1h, la nuit tombe rapidement, il fait noir à 19h. On tombe sur des panneaux qui parlent de la coupe du monde de rugby féminin qui a lieu dans un mois et Whangarei va accueillir des qualifs. Chloé est en folie et réserve immédiatement des billets pour la finale à l'Eden Park le 12 Novembre.


De retour à l'auberge, on prend une douche, on mange et on va se coucher.


Le lendemain matin on repart à Auckland pour voir un van et faire les démarches administratives.

A street in Whangarei
A street in Whangarei
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Publié le 13 septembre 2022

De retour à Auckland vers 12h dimanche matin, nous nous dépêchons d'aller au car fair, un parking où les gens qui veulent vendre leur van se reunissent le dimanche de 9h à 13h. Nous prenons quand même le temps de récupérer un code promo Lime avant de commencer notre folle virée en trot électrique jusqu'au car fair. Nous arrivons à 12h30 mais il est déjà trop tard, il n'y a plus rien à vendre. Nous essayons de reprendre les trot pour retourner dans le centre pour manger, mais catastrophe, Revolut interprète un paiement Lime dans un temps aussi court comme une fraude et le bloque. Le compte Lime de Chloé ne marche pas ... Nous devons repartir à pieds avec nos sacs de 15kg sur le dos et notre sac de rando rempli à craquer sur le ventre. Après une bonne demi-heure nous arrivons à la marina pour manger dans un petit resto. La vue est sympa et les prix sont corrects.

Le ventre bien rempli, nous partons au Kiwi International Hotel faire notre check in, toujours en trot (il fallait explicitement indiquer lime comme paiement sûr dans Revolut app). L'hôtel est bien au dessus de nos attentes par rapport à son prix. Il y a du chauffage et une salle de bain privée.

Nous posons les affaires puis nous repartons voir un van dans le sud de la ville. Il est à $12 000, l'aménagement est neuf et joli mais il n'est pas équipé en vaisselle etc. Il n'a pas non plus de 2e batterie avec power inverter (pouvoir la charger et la decharger pour charger nos équipements). Même s'il est récent et beau, il est trop cher pour les prestations qu'il offre, next. Nous rentrons à l'hôtel faire un gros dodo.


En ce Lundi, la mission est d'ouvrir un compte en banque. Pour cela il nous faut:

- un passeport

- un visa

- un justificatif de domicile

On a les 2 premiers, il nous faut un justificatif de domicile. Heureusement le réceptionniste de l'hôtel est adorable et nous fait un justificatif de domicile avec l'adresse de l'hôtel. Une bonne chose de faite.

Nous partons ensuite en quête d'une agence kiwibank. Celle que nous trouvons n'est pas à côté, on veut y aller en trot. Il y en a plusieurs mais une seule de dispo. C'est pas grave, nous la riderons à 2. C'est parti pour une balade, nous nous éloignons rapidement du centre ville. La piste cyclable ne suit pas la route. Au bout d'un moment on se demande si nous sommes toujours dans les limites Lime, je vérifie et oui c'est bon. On doit retourner sur une route ! Il faut savoir qu'Auckland est une ville très vallonnée, et en montée, la trot avec nous 2 dessus n'avance pas, du coup Chloé court derrière pendant que je suis dessus of course. Après quelques temps on arrive à la "banque", en fait ce n'est pas une agence mais une borne automatique dans un bureau de poste, désillusion. On nous explique qu'on peut faire une demande d'ouverture de compte sur la borne mais qu'il faut patienter un temps indéterminé pour que nos documents soient validés, il y a déjà plein de gens qui attendent assis par terre, nous décidons d'aller dans une vraie agence cette fois. Il y en a une dans un centre commercial encore plus loin. Il reste peu de batterie sur la trot mais tant pis on y va. On arrive, c'est bien une agence, mais on nous dit qu'il faut prendre rdv pour l'ouverture du compte et faire une pré ouverture en ligne. Soit mais la prochaine dispo n'est que lundi prochain, ça ne nous arrange pas mais on prend rendez-vous, quitte à annuler. Nous allons manger dans le centre commercial et nous essayons de faire la pré ouverture en ligne, ça ne marche pas erreur 403. On retourne alors à l'agence bancaire pour la faire sur la borne libre service. Tout se passe bien jusqu'à ce qu'on doive rentrer un numéro de téléphone néo zélandais, dommage on en a pas, on a un forfait free 25Go à l'international donc le numéro est français. On raconte ça à la dame de l'agence qui dit qu'on doit absolument avoir un numéro néo zélandais pour ouvrir un compte. À ce moment là on est à 2 doigts de la crise de nerfs. On repart, on doit aller dans un garage en lointaine banlieue qui fait des vans aménagés. Là pour le coup c'est largement en dehors des limites Lime et de toute façon la trot n'a plus de batterie. On prend un bus pour aller à une gare puis on prend le train. Sur le chemin on rencontre une fille avec un sac à dos, on suppose qu'elle va au même endroit que nous. Elle vient de République Tchèque et elle va effectivement au garage Auckland Campervan Limited. Quand on arrive il y a déjà quelques personnes, la moitié des vans sont vendus, le tenancier nous présente uniquement des vans dont l'aménagement n'est pas terminé. La demande est tellement forte qu'ils sont achetés direct. Le prix est élevé et nous ne sommes pas convaincues par la qualité des vans (rouille, carrosserie enfoncée etc). Nous repartons. On a vu un centre commercial Westfield juste à côté de la gare, on y va pour trouver une boutique Vodafone pour acheter une carte prépayée pour avoir un numéro néo zélandais pour ouvrir un compte. On en profite pour se prendre un petit donut dans le centre commercial et faire le tour. On tombe sur des singing booth, des cabines (pas trop) insonorisées pour faire du karaoké. On a évidement chanté du Lady Gaga et du Dua Lipa, c'était très bien. Après avoir tout donné, on rentre à l'hôtel.


On se rend compte que c'est super dur de trouver un van. Au moment du covid ils ont été bradés et rachetés par des néo zélandais pour être transformés en utilitaire pour le travail ou vendus à l'export. Du coup il y a beaucoup moins de vans sur l'île qu'avant et une grosse demande en ce moment avec les arrivées des working holidays en septembre. Donc les prix montent. On a décidé de retourner à Whangarei pour acheter un van, il y en a quelques un et ils sont bien moins chers. Nous en avons sélectionné 2, nous avons bon espoir que notre futur van se trouve parmi eux.

Le bus est réservé pour 13h le lendemain. En attendant nous allons flâner à Queen Street, la rue où il y a plein de magasins. Les drapeaux sont en berne en hommage à Queen Elizabeth II.

L'influence asiatique est énorme ici, il y a des karaokés, des salles d'arcade, des restos malaisiens, japonais, chinois, coréens, thaï etc. On a découvert que les sushis etaient très bon et pas cher, on a payé une boîte de 8 (gros) makis $6 soit 3,6€.



Salle de cabines de karaoké
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Publié le 15 septembre 2022

Nous voilà de retour à Whangarei mardi à 16h. Nous avons rdv sur le parking de pak'n save pour voir un van. Il est trop bien, on a réussi à négo $11 000. Il a un toit haut, on peut tenir debout dedans, il est bien aménagé, avec une 2e batterie et un power inverter, un petit chauffage etc, tout pour plaire. Le problème c'est qu'il a 413 000km. On demande ce qui a été fait dessus, pas vraiment de réponse, on nous tend les factures, il n'y a quasi rien dedans à part l'embrayage en 2015. On demande à faire un pre purchase check dans un garage. Ils ne sont pas contre mais pas dispo avant la semaine prochaine (j'ai appelé 11 garages) ... Il y a quand même un garagiste qui m'a demandé plein d'infos sur le van et qui m'a dit qu'au vu des kilomètres et de l'absence de gros travaux il nous déconseillait de l'acheter. Donc on se fait une raison et on passe à autre chose.

Ce n'est pas très dur car on a un autre van dans le viseur, celui de Kathy. Il est plus petit, confort, il pourrait tout à fait nous convenir, d'autant plus qu'il n'est qu'à $6 700. Kathy nous dit qu'il est au garage et qu'on ne pourra le voir que jeudi ou vendredi. Soit, nous lui faisons savoir que nous sommes très intéressées. Elle doit nous tenir au courant.


Nous retournons dormir à la même auberge que l'autre fois, l'ancienne prison. L'ambiance est cool mais il fait super froid. Nous nous retrouvons dans une chambre de 3, la troisième est une retraitée suisse de 65 ans qui fait un tour du monde. Elle s'appelle Brigitte, elle est adorable. La NZ est son avant-dernière étape, elle doit rester là pendant 5 semaines, elle s'envolera ensuite pour les Philippines.

À l'auberge il y a des backpackers comme nous mais aussi des gens qui sont là à l'année, c'est grâce à ça qu'elle a pu survivre au covid. Ce sont des marginaux/sdf dont le "loyer" est payé par l'état. Parmis eux il y a Sha, Sharline de son vrai nom, c'est une mauri, elle est très exubérante et un peu bizarre mais elle chante Dua Lipa donc c'est notre pote. La communication est compliquée car les neo zélandais ont un accent hard core. Il y a même une gentille dame anglaise qui nous a traduit l'anglais NZ du caissier en anglais classique par ce qu'on comprenait rien à ce qu'il nous racontait.




L'auberge Cell Block

J'ai zappé de raconter un truc qui aurait pu changer nos plans immédiats. J'ai oublié ma banane adidas dans le bus Auckland - Whangarei. Dans la sus nommée banane il y a mon passeport, ma carte bleue française, ma carte Revolut, mon permis international, ma carte d'assurance maladie internationale, mon visa, $100 en liquide, ma carte sim française. Voilà voilà. Quand je me rends compte que je n'ai plus ma banane le bus est déjà loin. J'appelle donc l'entreprise qui me dit qu'ils vont appeler le chauffeur pour lui demander de chercher la banane. Dès que je dis qu'il y a un passeport français dedans, le ton change, je sens qu'ils veulent vraiment la retrouver. On me rappelle 2h après pour me dire que le chauffeur a bien trouvé le sac, qu'il est à Auckland, mais qu'il va le donner au chauffeur qui fait Auckland - Whangarei le lendemain matin. J'ai effectivement récupéré mes affaires, rien ne manquait, le lendemain matin à l'arrêt de bus. Donc tout est bien qui finit bien.



Street art Whangarei

Le mercredi matin, apres avoir récupéré mon sac, nous allons à la Kiwibank de Whangarei pour ouvrir un compte (le running gag de ce début de voyage). En fait tout se passe comme sur des roulettes, comme s'il suffisait de demander ... Nous voilà donc heureuses propriétaires d'un compte NZ et d'une carte bancaire.


Nous partons ensuite dans un centre hospitalier pour oiseaux. On a 1h de marche, quand on arrive, on voit des canards et des pigeons. Nous ne sommes pas très impressionnées, néanmoins les pigeons sont propres, nous n'avons pas l'habitude. Il faudra revenir une autre fois pour voir des kiwis. Nous rentrons en bus au centre ville, nous partons en quête de vendeurs de voitures qui pourraient avoir des campervans. Nous revenons bredouille, sans oublier de passer faire des courses à Pak'n save.

Pak'n Save, le Lidl

On se rend compte que Kathy (qui devait nous donner des nouvelles de son van qui était chez le garagiste) a mis son van en "vendu" sur le marketplace. Nous lui demandons des explications, elle dit juste que le garagiste a trouvé une fuite d'huile et qu'il doit la réparer. Bon soit mais bizarre. Elle nous avouera finalement que le van est vendu. Oh rage, oh désespoir, Kathy on te retient, nous mener en bateau de la sorte c'est pas cool.

Back to business, il faut trouver un van. Il y en a un qui a l'air bien, 198 000km, panneau solaire, 2e batterie, frigo, bien aménagé, un mazda de 2007, évidement il est à $14k, au dessus du budget, mais on est désespéré. Nous avons rdv pour le voir vendredi. À suivre.

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Publié le 15 septembre 2022

Jeudi nous sommes parties voir les cascades de Whangarei. Après une bonne heure de marche en partant de l'auberge de jeunesse, on y arrive.

Whangarei falls

On part ensuite dans un parc naturel où se trouve une espèce protégée d'arbre: le kauri. C'est une des espèces les plus vieilles du monde. Les premiers kauris datent du jurassique, soit la période des dinosaures. Cette espèce pousse uniquement sur l'île du nord de la NZ. Ils font la course pour avoir le plus de lumière, ils peuvent faire une cinquantaine de mètres. Ce sont des arbres patients qui atteignent leur maturité au bout de 800 ans et qui peuvent vivre plus de 2000 ans.

Lorsque les anglais arrivent aux 19e siècle ils déforestent massivement pour construire des bateaux. Aujourd'hui il en reste peu et l'espèce est protégée. À l'entrée du parc on doit enlever la terre sous nos semelles et les désinfecter pour les protéger d'une bactérie qui les tue.

Kauri parc

Pour conclure la marche de 20km, on a monté (et descendu) un petit volcan éteint dans une végétation dense et humide.



Mount Parihaka

On est claqué, on rentre à Cell Block, on est dans le dortoir de 6 cette nuit. Il y a 2 autres backpackers, une canadienne et un anglais de Jersey, ils ont acheté un van aujourd'hui. Ils sont venus exprès pour ça depuis Auckland. Ils l'ont payé $6300, presque le même prix que le van de Kathy, vous voyez où je veux en venir ? Je finis par demander le nom du vendeur, même si au fond je le connais déjà. Ils l'avaient déjà réservé depuis la semaine dernière. Kathy s'est bien foutue de notre gueule. Enfin bon, demain on va voir celui qui est bien mais cher.

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Publié le 18 septembre 2022

Aujourd'hui, vendredi, on commence la journée par se balader dans la ville. On attend 11h30, on doit prendre le bus pour aller à Kaiwaka voir un van. Le bien mais cher mentionné précédemment. On a une heure de bus, on a rendez-vous à 12h30 avec Brett le boyfriend de Joanna, la propriétaire du van. Elle n'est pas en ville pour le moment, c'est Brett qui va nous le présenter.

Sur le papier il est très bien, un Mazda Bongo de 2007 avec 198 000km, boîte auto, essence, self-contained, coffre de toit, panneau solaire qui charge une batterie secondaire à laquelle est branché un petit frigo. Il est également possible de brancher une multi-prise sur la batterie, pratique pour charger nos affaires. Aux premiers abords le van est très propre, Brett commence à tout nous montrer. Le matelas est épais, il a l'air confortable, il y a beaucoup de rangements, il est globalement bien aménagé, il y a une table et 2 chaises, le moindre espace est optimisé et utilisé. La cuisine est au cul du véhicule, elle contient un petit évier, le frigo, une plaque au gaz, tout pour satisfaire la cheffe du voyage. L'inspection du moteur est positive, pas de mayonnaise dans le liquide de refroidissement, l'huile est claire et à niveau, les pneus ont été changés récemment, les freins également. C'est le moment de l'essayer, première conduite à gauche, priorité à droite, comodo de cligno à droite, ça se passe bien, pas de bruit suspect.

C'est bon on le prend ! On négocie de 14k à 13k avec Joanna, elle est ok tout en râlant car elle perd de l'argent à la revente.

On doit lui faire un virement bancaire et récupérer le van lundi.


Avant de retourner à Whangarei nous nous arrêtons manger dans un endroit étrange, le café Eutopia. Ça ressemble à un café pour elfe, ou un truc un peu mystique dans le genre. On mange dans une petite alcôve du café biscornu, il fait froid car tout est ouvert.



Café Eutopia

On reprend le bus dans le sens inverse et on retourne à Whangarei. Ce soir nous sommes dans la chambre de 3 avec une allemande de Francfort, Mareike. Elle a l'air d'avoir notre âge, elle est très sympa, on lui raconte nos péripéties avec le van. On cherche comment faire le virement à Joanna pour le van car avec Revolut quand on fait un virement d'un compte européen vers un compte étranger l'argent transite par plusieurs banques qui se servent au passage, et on ne sait pas le trajet de l'argent donc on ne connait pas le prix du virement. Du coup on a trouvé Wise, une banque en ligne qui est justement spécialisée dans les virements internationaux. On créé notre compte, nos documents d'identité doivent être vérifiés et on doit d'abord faire un virement sur le compte Wise pour pouvoir envoyer l'argent sur le compte de Joanna. Au final tout ça se fait super vite et Joanna reçoit l'argent le soir même. Le virement nous a coûté que 18€ chacune, taux de change euros to nzd et coup de transfert compris pour environ 3900€ chacune. $13k (prix du van en dollars néo zélandais) correspond environ à 7760€.

On avait prévu plus de temps pour que le virement se fasse mais comme au final Joanna a reçu l'argent en 2h on va aller chercher le van demain.


Rebelote, bus de Whangarei à Kaiwaka samedi matin. On va retrouver Brett car Joanna n'est toujours pas rentrée.


Il vient nous chercher au même endroit. On a prévu d'aller dans un bureau de poste pour faire le changement de propriété (c'est comme ça que ça se passe ici). Au final il nous dit que le bureau de poste de Kaiwaka est fermé et que celui de la ville d'après ne fait pas de changement de propriété, il nous amène simplement chez lui pour s'auto déposer et nous laisser partir avec le van. Sur la route on discute un petit peu et il nous dit qu'il est sculpteur de métier, qu'il a beaucoup bosser dans l'industrie cinématographique, que son dernier job c'était pour la série préquel du seigneur des anneaux. Puis il y a eu le covid, il a quitté son job car il était en désaccord avec les règles sanitaires et le vaccin. On arrive chez lui, on se rend compte qu'il a une tiny house sur pneus sur un petit terrain dont il est propriétaire, il y a également un potager et des panneaux solaires, il est autosuffisant en énergie.

Il nous montre encore 2/3 trucs sur le van puis on part avec. Il faut qu'on arrive à Whangarei avant 13h pour faire le changement de propriété à la poste. Le vendeur a juste besoin de déclarer la vente en ligne. On arrive bien en temps et en heure, on est officiellement propriétaire du véhicule. L'après midi on le nettoie, on fait une machine, et des courses pour que tout soit prêt le lendemain. Nous avons décidé de passer une dernière nuit à l'auberge de jeunesse pour profiter une dernière fois du micro-onde et de la douche chaude.

Nous voilà fin prêtes pour l'aventure avec l'ovni que voici.

L'ovni
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Publié le 18 septembre 2022

Après une bonne dernière nuit en auberge à cell block, nous rangeons le van avec nos affaires puis en route pour explorer des grottes, les Abbey caves. Ce sont 3 grottes qui se trouvent autour d'un petit chemin de rando en boucle qui dure une heure si on ne s'arrête pas explorer les grottes. La première grotte s'appelle Organ cave, on a un peu de mal a trouver l'entrée mais au bout de 20min on y arrive enfin. On s'équipe, chaussures pour marcher dans l'eau, pantalon relevé, lampe frontale, et on y va !

La grotte est grande, peut-être 3/4 mètres de haut, on peut tenir debout, on avance dans une rivière souterraine, l'eau monte parfois jusqu'aux genoux. À un moment Chloé voit des vers luisants, on éteint les lampes, on est dans le noir total, et on les voit briller. C'est tellement beau, c'est aussi incroyable que ce que ça a l'air, on en revient pas, on reste assez longtemps à les regarder, on dirait un ciel étoilé. On continue la spéléo jusqu'au bout, celle ci est la plus longue, elle fait 650m. Chloé s'est éclatée la margoulette, elle a glissé entre deux rochers, ambiance bille de flipper, elle a rebondi des deux côtés en se faxant entre les deux rochers, bleu cuisse gauche et genou droit (et un peu le doigt). Elle a un peu mal mais ça va.


Organ cave
Vers luisants

On se dirige ensuite vers la 2e grotte, Middle cave, on trouve l'entrée facilement, ce n'est pas très loin de chemin. Elle est similaire à la première mais elle est plus courte. Pareil, on s'équipe puis on y va. À certains moments on marche dans l'eau très sereinement, jusqu'à ce qu'on voit une anguille. On essaie d'éviter un maximum de mettre les pieds dans l'eau après ça mais bon parfois on a pas le choix. On croise aussi des petites écrevisses.

Middle cave

On continue vers la 3e grotte, Ivy cave. Celle ci est la plus courte mais aussi la plus compliquée, il y a un goulot au milieu où on ne peut pas tenir debout, même accroupie le sac à dos racle le haut, là on se dit qu'il ne faut vraiment pas qu'il se mette à pleuvoir. On y croise aussi anguilles, écrevisses et vers luisants.


Ivy cave

Pour finir la journée et fêter notre première nuit dans le van on fait un apéro à Onerahi Beach non loin de Whangarei centre, c'est aussi là qu'on passe la nuit.

Onerahi Beach
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Publié le 23 septembre 2022

La première nuit dans le van a été plutôt agréable (en mettant une bouillotte dans le sac de couchage). On se réveille, on se prépare et on va faire une lessive et des courses et chercher Mareike. Elle doit faire un treck qui commence tout au nord de l'île du nord et retourne à Auckland. Le cap Reinga est le point le plus au nord accessible. Sur le chemin on s'arrête à Kerikeri où tonton Jacques a vécu pendant près d'un an, on a retrouvé sa maison, elle a l'air trop bien on est jalouse. On arrive à Kaitaia, la dernière ville avant le cap pour faire de l'essence (le cap est encore loin mais il n'y a plus rien sur la route) et acheter des bouteilles de gaz, on en a quasi plus. Celle qui correspond à notre plaque s'achète chez Wharehouse, mais c'est dramatique car ils n'en ont plus, elle est en commande mais ils ne savent pas dire si elle arrivera demain ou dans une semaine. Tant pis on repart, il est déjà 18h et il nous reste facilement 2h de route. Il fait un temps dégueu, dans la voiture on écoute de la musique et on chante, on apprend que Mareike aime bien Désenchantée de Mylène, donc évidement on la met et on chante, deux fois, on s'en fout il pleut déjà. On arrive finalement au cap vers 21h30 après avoir déposé Mareike à son camping. Il fait nuit noire, la pluie s'est arrêtée mais il y a beaucoup de brouillard. Nous sommes garées sur un parking secondaire ouvert, le principal où il y a les toilettes est fermé. Il y a tellement de brouillard qu'en allant aux toilettes je fais 20m puis je ne vois plus le van, je vois juste les marques aux sol des places de parking, du coup je fais demi-tour et je prends le van pour me deposer aux toilettes pour ne pas le perdre. On a froid mais on préfère garder le peu de gaz qui nous reste pour manger plutôt que de nous chauffer.

Le lendemain, il pleut toujours, on decide de rester dans le van en attendant des jours meilleurs, on lit principalement, on va se dégourdir les jambes quand il y a une accalmie, le brouillard est toujours bien présent.

Brouillard au cap

Au bout du cap il y a un phare qui fonctionne entièrement aux panneaux solaires comme beaucoup de choses ici.

Phare du cap Reinga

Il y a des panneaux qui indiquent les directions des grandes villes.

Panneaux indicatifs

C'est aussi à cet endroit que l'océan Pacifique à l'est rencontre la mer de Tasman à l'ouest, on le voit bien. Les vagues entrent en collision à un endroit bien précis.

Rencontre entre la mer de Tasman et l'océan Pacifique

On dort encore sur le parking juste à côté du cap. Il ne fait pas froid s'il n'y a pas de vent. Mais il y a un vent glacial qui souffle très fort, il fait bien guingacer le van. On mange soupe et noodles, on arrive à bout de la bouteille de gaz, je réutilise l'eau chaude des noodles pour en faire gonfler une autre portion pour le repas suivant. On a de quoi faire des sandwichs mais pas des masses donc on garde ça pour le repas du midi en rando. Il nous reste du blanc de poulet et du riz déjà cuit Uncle Benz, on mangera ça quand on aura plus de noodles/soupe.


Le lendemain matin il fait beau, on part en rando ! On doit descendre le cap sur le côté puis traverser une longue plage pour arriver de l'autre côté.



Début de rando

Bien sûr on n'oublie pas la crème solaire parce que le soleil tabasse, en plein sur le trou de la couche d'ozone, c'est traitre car le vent froid réduit la sensation de chaleur. La NZ et l'Australie comptent de très loin le plus de cancers de la peau du monde.


Sur la plage il y a pleins de petits animaux échoués, on dirait des méduses mais que nenni ce sont des Galères Portugaises, elles ont de longs filaments qui peuvent être toxiques pour l'Homme. Elles sont néanmoins très jolies. La 2e photo montre la longueur d'un filament.

Galère Portugaise en galère

On a aussi vu une bouée échouée avec tout un écosystème attaché dessus, des anatifes (crustacés), et un petit crabe caché dessous.

Anatifes sur bouée

Les rencontres ce suivent mais ne se ressemblent pas sur cette plage qui fait plus de 3km, voici donc un poisson globe mort.

Poisson globe mort

Nous atteignons enfin le bout de la plage, on passe dans une ambiance far-west.

Far-west

On a faim, on décide de pique-niquer par ici. On se rend compte que le niveau de la mer est en train de remonter, on décide de rebrousser chemin. Ce serait dommage de se retrouver sans pouvoir passer à cause de la marée (ou pire être piégées).

Au total on a fait 12km, mais bon pas très compliquée cette rando.


Le soir on décide d'aller dans un camping low cost (là où on a déposé Mareike), car cela fait 3 jours que nous ne nous sommes pas lavées et là avec la sueur de la rando ce n'est plus possible. Au camping il y a une douche froide, pas grave, on sait bien que la plupart des douches dans les prochains mois seront froides. Il n'y a pas d'eau potable (on a un bidon) ni d'électricité.On est en face d'une plage paradisiaque. Il fait beau et on voit pour la première fois le ciel étoilé de Nouvelle-Zélande. On a jamais vu autant d'étoiles aussi clairement.

Sunset à la plage du camping
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Giant Sand Dunes

Dunes géantes de Te Paki

Publié le 23 septembre 2022

Cette journée commence bien, il fait beau, on a prévu de faire une rando. Quand on arrive devant il y a une barrière, le chemin est fermé pour restauration. Bon soit, on va en faire une autre. On arrive devant des dunes de sable, ambiance Sahara. La rando traverse les dunes pour retrouver la mer puis la longer.


Début de rando

On commence, on voit une balise au loin, on se dirige vers elle. Ce sera l'unique balise dans ce désert de sable. Les randos sont très mal balisées ici, on s'en était déjà rendu compte mais quand en face il y a des dunes de sable c'est plus compliqué que de suivre un sentier dans la forêt. On sait qu'on doit aller au bord de la mer donc on se repère avec maps. Après 2km dans le sable pur on commence à voir la mer.

Mer après dune

Elle a l'air proche non ? Eh bien pas du tout, elle est encore à plusieurs kilomètres. On continue de marcher comme on peut sur un terrain mi eau mi sable mais entièrement magnifique.

Énormes flaques dans le désert de sable

Plus on s'approche de la mer et plus une végétation dense nous empêche d'avancer.

Exemple de végétation dense sur la gauche

Il y en a de plus en plus au fur et à mesure que nous avançons vers la mer. Nous persistons et continuons à avancer. Jusqu'à ce que l'on soit stoppées net par un marécage entre nous et la mer.

Ce n'est pas le marécage qui nous a stoppé mais son cousin que nous avons contourné juste avant.

On était beaucoup trop deg pour le prendre en photo lui. Bon du coup on fait demi-tour et on retourne au van. Enfin c'est ce qu'on croit parce qu'on va se perdre sur le retour évidement, toutes les dunes sont semblables. Au final avec maps et en voyant des gens au loin on s'en est sorti. 9km beaucoup plus fatigants que la rando de la veille.

Trajet n'importe quoi

Le trajet Garmin illustre notre lutte pour accéder à la mer ainsi que notre retour en étant perdues pendant un moment. Le chemin du dessous est notre aller, celui qui est courbe au dessus est le retour. On voit bien le détour.

Pour bien finir la journée et vu que de toutes façons nous n'avons plus rien à manger, nous sommes allées chercher des fritures à un food truck, le tout était très local. Pour Chloé ce fût du poisson frit et pour ma part un bon burger. Nous avons ensuite dormi dans un camping où nous étions seules.

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Aujourd'hui nous nous rendons à Kaitaia (la dernière ville avant le cap, nous y sommes déjà passées). Sur la route nous nous arrêtons acheter des pies, nourriture locale, pour midi et ce soir.

Une pie

Ensuite, direction Wharehouse, ont-ils reçu des bouteilles de gaz ? Oui, ouf, on en prend 8 car on ne sait jamais. On fait l'essence puis on lave le van au lave au jet. Puis Pak'n save pour refaire le plein de nourriture, puis lavomatic pour les fringues puis douche publique chaude pour les cheveux. Enfin on remplit notre bidon d'eau potable. Nous sommes nourries et propres, les besoins primaires sont remplis. Nous pouvons repartir vers d'autres contrées.

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Notre plan pour le moment c'est de redescendre tranquillement vers Auckland en s'arrêtant où nous voulons pour visiter. Ceci dit avec le van nous ne pouvons pas nous arrêter pour passer la nuit où nous voulons, il y a des endroits dédiés avec sanitaires qui sont gratuits (free camp) et bien indiqués ou bien des campings low cost, il y a aussi des holidays park avec wifi etc mais pas dans le budget. Les campings low cost coûtent entre 15 et 25 dolls par personne avec pour unique avantage d'avoir une douche (froide), du coup on favorise plutôt les free camps sauf quand on a vraiment besoin de se doucher. Il y a également rarement de l'eau potable donc nous avons un bidon de 10L que nous remplissons au besoin là encore à des endroits spécifiques. Pour trouver tout ceci on utilise l'application CamperMate qui se présente comme ceci.

Screenshot CamperMate

Sur le screenshot précédent j'ai sélectionné le filtre campsite (pour trouver de l'eau potable c'est un autre filtre). On voit les free camps (en vert), les campings low cost (en bleu) et les holidays park (en violet).

Du coup le matin on essaie de voir où on peut dormir le soir, à côté des activités qu'on va faire la journée ou le lendemain.

Là on avait repéré une rando cool à Maitai Bay donc nous sommes allées dormir au camping low cost d'où partait la rando. On y a passé la nuit et le petit déj.

Petit déj à Maitai Bay avec des pukekos

L'oiseau sur la première photo est un Pukeko, on en voit de partout, ils font leur vie tranquille et nous aussi.

Après le petit déj lorsque nous nous apprêtions à partir en rando, le gérant vient nous dire bonjour avec son ÉNORME pickup (il en a un comme tout le monde ici), j'en profite pour lui demander où est le départ de la rando (toujours le problème de balisage), il me répond que le sentier est fermé mais qu'on peut marcher sur la plage si on veut. Mdr, la plage c'est celle qui est sur la photo du petit déj, si elle fait 500m c'est le bout du monde. Bref, on décide de changer de programme, pas de rando aujourd'hui.

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Publié le 26 septembre 2022

On a décidé de laisser tomber la rando, on va plutôt aller dans un petit village qu'on avait traversé à l'aller et qui nous avait fait bonne impression. En plus j'ai lu un article qui disait qu'on y mangeait le meilleur fish & chips de NZ. Ce petit village s'appelle Mangonui, on est accueilli par un joli panneau "attention pingouins", donc là on est en train de se dire qu'on va voir des pingouins mais j'y reviendrai.

Attention pingouins Mangonui

On arrive vers 10h30, on laisse le van au parking puis on va visiter le village, tout au bord de l'eau. On passe devant un glacier (chez qui on prendra un dessert à midi of course), on rencontre un américain qui est en train de peindre dans sa boutique, on aime bien ce qu'il fait, on discute un petit peu. Il habite là depuis 2019 avec sa femme, il a l'air d'avoir la soixantaine, mais il nous glisse qu'il surf parfois. Il connaît d'ailleurs le pays basque, il y a surfé. Il a site internet si vous voulez checker https://markdaniellsart.com


Mangonui

On voit beaucoup de cormorans aussi, à Mangonui et de partout en général.

Cormorans

Une fois le petit tour terminé, nous nous rendons au fish shop, c'est une poissonnerie sur pilotis qui vend le poisson du matin, il y a également une petite partie resto où ils font des fish and chips. Le poisson vient direct du bateau, il ne peut pas être plus frais et le circuit ne peut pas être plus court. Je prends le fish and chips au snapper, c'est le poisson local, Chloé prend le lemon fish.

Voici les poissons qu'on peut retrouver ici.

Poissons de NZ

Tout ceci est très bon, c'est très bien, la glace en dessert fait son effet aussi, c'est le moment de partir à la recherche des pingouins. Nous allons donc demander à la dame de l'Office du tourisme où ils sont. Elle nous indique un endroit en nous disant que nous aurions beaucoup de chance d'en voir. Le panneau au bord de la route est là pour dire aux voitures de ralentir car ils font leurs nids de l'autre côté de la route et se font écraser. Nous y allons avec conviction, mais nous n'avons trouvé que des huîtres et des mouettes. Dommage, il paraît qu'il y en a pas mal sur l'île du sud, on retentera notre chance.

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Publié le 26 septembre 2022

Nous voilà sur la route en direction de Kerikeri, on veut y trouver un bar dans lequel on pourra regarder le match de rugby NZ - Australie qui se joue à Auckland.

Sur la route nous ne roulons pas trop vite avec le van, 80km/h max. Les routes ne sont pas en bon état et on voudrait éviter de cramer un plein par jour. Les routes que nous empruntons ressemblent à des départementales sinueuses en France et sont limitées à 100 km/h. On a remarqué qu'au nord il y a quelques panneaux anti van et on s'est fait klaxonner quelques fois dont une en particulier où la voiture nous collait à mort (alors qu'elle pouvait doubler) et nous faisait des doigts d'honneur, ça a duré 5 bonnes minutes avant quelle ne double enfin. Pas très sympathiques les neo zelandais en voiture ! Ils roulent vraiment vite et n'importe comment, on retrouve d'ailleurs de nombreuses carcasses de voitures sur le bas côté (qui ne sont pas enlevées à des fins de prévention je pense) et de nombreux panneaux de prévention routière. Il y a aussi beaucoup d'animaux morts sur la route (lapins, écureuils, hermines, oiseaux, opossums, renards ...). D'ailleurs la première cause de mortalité des kiwis sont les accidents de la route.


Nous choisissons un pub qui a l'air de diffuser le match et nous y allons. En rentrant on voit que d'un côté il y a des vieux qui font le tiercé et en face des écrans où est diffusé le sport. On est au PMU. Excellent, on commande des bières puis on va s'asseoir en face des écrans. Les gens viennent nous parler, des discussions de bar, en gros ça parle rugby et politique (ça se moque de Macron), il y a aussi 2 personnes qui nous ont proposé du boulot à la ferme mais on a déjà trouvé un boulot à Te Puke (prononcé Té Pouki), un endroit qu'on a pas encore visité. On doit commencer aux alentours du 7 octobre, on sait juste que c'est en rapport avec les kiwis (le fruit). On rigole bien mais on a quand même beaucoup de mal à comprendre ce qu'on nous raconte, l'accent neo zelandais campagnard alcoolisé nous donne du fil à retordre. Il y a une bonne ambiance générale et la NZ gagne largement, c'est donc une bonne soirée.

Les copains du bar

Nous dormons dans un free camp en dehors de la ville, le lendemain c'est rando.

Elle fait 12km aller/retour. Elle longe une rivière pour nous mener tout droit aux rainbow falls. On évolue dans une forêt.

Paysage rando Rainbow falls

On arrive ensuite à la cascade.

Rainbow falls

On ne voit pas immédiatement les arcs en ciel, il faut monter pour les voir se former dans les embruns. Les voici.

Rainbows à la rainbow fall
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Publié le 27 septembre 2022

Nous continuons la descente vers Paihia, nous rejoignons Mareike pour boire un verre. Elle est dans le coin pour quelques jours. Paihia est située dans la baie des îles, qui est une baie contenant des îles. C'est très joli. En arrivant on voit qu'il y a des hôtels qui ont l'air luxueux, des boat tours pour voir des dauphins hors de prix, du parachute ascensionnel, jet ski, tour en hélico, Expresso Martini à $21, vous l'avez compris c'est la côte d'azur. Mareike nous conseille une rando qui a l'air vraiment bien, on va passer la nuit ici et faire la rando demain. Pas de free camp, pas le genre de tourisme voulu par ici. On décide de passer la nuit à côté de toilettes publiques dans une zone non autorisée pour le camping. Beaucoup de gens s'arrêtent, c'est bruyant, j'utilise mes boules quies pour la première fois. Au final ça passe, pas d'amende, nous ne sommes pas en haute saison, on ne nous embête pas.


Hop, nous partons pour une nouvelle rando, qui nous amène à ... une cascade, bravo à tous c'était facile. 12 km A/R, la première partie est dans la forêt.

Quelques minutes après avoir commencé nous apercevons des perroquets verts, on les voit bien posés sur leur branche puis voler. On est trop contente car une personne nous avez dit qu'elle en avait vu lors d'une rando précédente mais pas nous. Il s'agit en fait de perruches. Je vous épargne nos photos éclatées d'oiseaux en vol floues ou bien cachés par les feuilles et je mets des photos google pour illustrer les oiseaux.


Kakariki perruche

Nous voyons aussi énormément de Tui, oiseau de taille moyenne qui a deux petits pompons sur le cou.

Tui

Nous arrivons ensuite dans une mangrove. Incroyable ! On la traverse sur un chemin en bois.

Pont qui amène à la mangrove

On a de nouveau vu une anguille au bout du pont mais je n'ai pas eu le temps de la prendre en photo ! Elle était bien grosse !



Mangrove

On voit également des cormorans évidement toujours là pour se régaler eux.

On arrive à une petite cascade puis on fait demi-tour, la partie trop bien de cette rando c'est clairement la mangrove. C'est incroyable qu'elle soit si proche de la ville.

On retourne au van puis on part à Tutukaka. On casse la tirelire pour booker une journée plongée là bas, ce sera pour mercredi a priori, il y a énormément de vent lundi et mardi.

Sur le chemin nous nous arrêtons dans un magasin d'huîtres car la cheffe souhaite les juger. Elles sont grosses par rapport aux françaises, et moins bonnes d'après l'experte culinaire qui a disserté dessus pendant un bon moment.

Huitres

Elle a quand même finit la douzaine (qui contenait 16 huîtres).

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On arrive à Tutukaka et on s'installe dans un free camp à 5 min du club de plongée.

Nous n'avons pas grand chose de prévu aujourd'hui, nous nous préparons tranquillement puis nous allons au club de plongée, notre contact nous avait proposé de passer dire bonjour si nous arrivions en avance, en nous disant qu'il y avait du wifi au club. Le wifi est un argument commercial qu'on retrouve souvent !

Nous nous présentons et la dame nous propose de faire une formation e-learning pour la plongée du lendemain, elle explique les bases, l'équilibrage, le détendeur, le masque, le gilet de flottabilité etc. Ni Chloé ni moi n'avons de certification donc nous aurons un padi en binôme, du moins pendant la première plongée. Nous avons booké une journée complète sur le bateau avec 2 plongées à 2 sites différents autour des Poor Knights islands. Il y a environ 50min de traversée. On en dira plus quand on l'aura fait.


Après ceci nous partons faire une petite marche de 2km A/R pour voir un phare. Sur le panneau il est noté qu'il faut 1h pour faire les 2km, je me dis que ça doit monter/descendre fort du coup, effectivement il y a 260m de dénivelé positif cumulé en 2km. Mais bon c'est juste un détail. Nous commençons en hauteur puis nous descendons à pic vers la mer, nous atterrissons sur une bande de sable, des énormes rochers et la mer à gauche et à droite. À marée haute les deux côtés doivent se rejoindre et fermer le passage.

Voici ce que je décrivais juste au dessus
Gauche et droite

On visite les mini plages qu'il y a derrière les rochers quand soudain Chloé se retourne brusquement et me regarde terrifiée, puis je vois un phoque courir et aller dans l'eau, lequel des deux a eu le plus peur ? Difficile à dire. C'était incroyable de voir d'aussi près et aussi inopinément une bête de plusieurs centaines de kilos. Tout le monde a été surpris ! J'ai fait une petite vidéo du phoque en train de partir (déjà dans l'eau), voici une capture d'écran.

Phoque effrayé

On est trop contentes de l'avoir vu !

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Aujourd'hui on se lève à 6h40, rdv 8h au centre de plongée. C'est grand et ça ne pue pas la combi mouillée, tous les moniteurs sont très gentils et font le show. Il a eu un quiproquo, j'avais réservé 2 plongées dont la première avec refresher et la 2e en autonomie, mais en fait cette formule n'est possible que pour ceux qui ont une certification, ce qui n'est pas notre cas. Ça me paraît logique a posteriori. Du coup pour nous ce sera une plongée avec un moniteur le matin et du snorkeling l'après midi. Avant de partir ils nous donnent un petit panneau avec nos prénoms, puis on va prendre le matériel. En fait nous sommes sollicités uniquement pour essayer les chaussons et palmes, ils s'occupent de tout le reste et nous assigne une combi à vue (et ça a été un sans faute). On accroche notre petite pancarte prénom sur nôtre sac qu'ils porterons sur le bateau. Puis on y va.

Bateau de plongée (le jaune)

On va plonger autour de l'archipel des Poor Knights Islands, c'est une réserve naturelle et une terre sacrée pour les Maoris, personne ne peut aller sur les îles.

Poor Knights Islands

Ici on voit bien le chevalier mort, la tête à droite, puis le buste puis les jambes. Les chevaliers pauvres étaient laissés sur place lorsqu'ils mourraient au combat alors que le corps des riches étaient rapatriés chez eux.


Nous avons 1h de traversée pour y arriver, la mer est agitée, 2m de creux, quelques personnes vomissement sur le bateau, mais proprement donc ça va.

Nous arrivons au premier site de plongée, à l'abri du vent.

Premier site à droite

Ces îles sont le fruit d'un volcan aujourd'hui éteint donc il y a énormément de coins, recoins, grottes etc. Le premier site de plongée est juste à côté d'une grotte qui fait environ 100m de hauteur et 100m de profondeur. Nous sommes allés à l'intérieur avec le bateau et nous y avons vu un bébé phoque, il était en train de jouer dans l'eau, trop mims.

Photos google de la grotte

Nous nous équipons donc pour aller à l'eau. Elle est à 12°C, nous avons une sous combi avec cagoule de 3mm + une combi de 7mm par dessus et les chaussons.

Équipées

Nous voilà parties pour une plongée à 10/12m pendant une grosse demi-heure.

Nous avons vu une murène, une raie pastenague, des snappers (le poisson que j'ai mangé en fish & chips à Mangonui), des limaces de mer très colorées, aussi beaucoup de plantes, anémones et éponges. J'ai l'impression que tout est grand ici, les poissons paraissent gros. J'ai pu câliner un labre de Sandager d'une 50aine de centimètres qui était curieux.

Labre de Sandager, photo google

Comme c'est une réserve naturelle, les poissons ne sont pas péchés et ils n'ont pas peur des humains, du coup en bougeant lentement on peut toucher ceux qui se laissent faire.

La plongée arrive déjà à sa fin et nous remontons sur le bateau, il fait froid, on nous conseille de ne pas retirer la combi si nous voulons retourner à l'eau l'aprèm. On nous donne des boissons chaudes puis on part faire un petit tour en bateau pendant lequel la guide nous explique les différents animaux qui peuplent ces îles. Il y a des espèces d'insectes et de varans qui sont totalement éteins sur les îles principales de NZ et dans le monde mais vivent juste ici dans la réserve.


Pour aller au 2e site de plongée on passe devant des rochers où des phoques se font dorer la pilule, ils ne sont même pas un peu dérangés par le bruit du bateau.


Le 2e site s'appelle Middle Arch.

Middle arch

C'est super profond mais beaucoup de choses à voir le long des parois. On retourne à l'eau pour du snorkeling cette fois. On voit encore beaucoup de poissons et surtout une famille de dauphins qui vient tous les ans aux Poor Knights pour mettre bas.


On est contentes, on remonte sur le bateau, on se rhabille avec beaucoup de couches parce qu'on a froid, petit chocolat chaud et on profite du retour, beaucoup plus calme car le vent est tombé.


Nous prenons une douche chaude de 5min (grand luxe) à la marina avant de repartir !


Voici quelques photos de la Gopro.

GoPro plongée et snorkeling
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Publié le 30 septembre 2022

Après la plongée nous avons voulu voir les Mermaid pools, piscines naturelles dans les rochers au bord de l'eau qui se remplissent quand la mer est agitée.

Mermaid pools, photo google

Elles sont accessibles assez rapidement, à 500m d'une plage. Lorsque nous sommes arrivées nous avons constaté une barrière et un panneau qui expliquait que l'accès aux Mermaid pools etait interdit maintenant car c'est un lieu sacré pour les Maoris et les touristes saccageaient le site. Du coup nous sommes un peu déçues mais on respecte. À la place nous faisons une balade très sympathique.

Balade sympathique

Nous restons là, nous profitons du temps (time) et du temps (weather), on lit, on tri les photos, on écrit un journal de voyage ...


Depuis quelques jours une partie du plan de travail de la "cuisine" du van ne tient plus et le tiroir sous le "lit" se ferme difficilement. Comme nous sommes à proximité d'un Wharehouse nous allons y acheter des outils pour régler ça !


Il pleut non-stop mais ça tombe bien car aujourd'hui nous avons prévu d'aller à la Kiwi House puis de redescendre au niveau d'Auckland mais côté ouest cette fois.


La Kiwi House est un sanctuaire qui s'occupe de kiwis mals en point puis les remettent dans la nature. Aujourd'hui au centre nous allons pouvoir voir qu'un seul kiwi, une femelle qui s'appelle Disco. Elle est séparée des males car la structure n'est pas équipée pour s'occuper de bébés kiwis.

Le but du sanctuaire est de faire évoluer les kiwis dans un milieu le plus naturel possible avec le moins d'interaction avec l'homme possible. Disco est dans un terrarium de 91m2 d'après mes calculs. Dans celui-ci il y a des arbres qui poussent comme dans la forêt, un tapis de feuilles mortes, une petite cascade, des insectes, des vers, tout comme dans la forêt. Il y a même la pluie, les températures qui varient et les différentes saisons. Disco est un peu plus grosse qu'une poule. Elle court vite. Les kiwis n'ont pas d'ailes, ils ne peuvent pas voler. Ils n'ont pas de moyen de défense à part leur vitesse, certainement une des raisons de leur quasi extinction. Ils se font manger par toute la forêt (hermines, opossums, renards, chats sauvages etc), écraser par les voitures, croquer par des chiens domestiques. Ils vivent la nuit, le sanctuaire simule le jour la nuit et la nuit le jour, donc pour voir Disco nous entrons dans une pièce noire où le seul éclairage est la simulation de la lune. Son très long bec lui permet de trouver et manger des larves, vers et petits invertébrés. Les téléphones et les photos ne sont pas autorisés à proximité du terrarium justement pour préserver l'obscurité.

Photo google de kiwi

Enchantées d'avoir vu Disco vivre sa vie de kiwi nous repartons sur la route.

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Publié le 30 septembre 2022

Piha est une plage de sable noir située au même niveau qu'Auckland mais sur la côte ouest, côté mer de Tasman. En plus du fait qu'elle soit magnifique, elle est adorée par les surfeurs pour ses vagues. À l'heure où nous y sommes il pleut, ça ne dérange pas les surfeurs qui sont nombreux mais en revanche il n'y a personne sur la plage.




Piha, plage de sable noir

Le sable noir est le résultat de l'érosion de roches volcaniques (basalte ici) produites par des éruptions volcaniques qui datent de millions d'années (le volcan à 20km de la plage est éteint depuis longtemps). Les roches volcaniques érodées par le vent et la pluie sont transportées par des cours d'eau et le vent dans la mer. Elle même avec la houle et le courant va les ramener sur la côte pour former cette magnifique plage noire.


Il pleut non stop, nous repartons vers le sud pour continuer à visiter avant de commencer le boulot.

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Publié le 3 octobre 2022

Il a plu non stop pendant 3 jours, on en a profité pour faire de la route et descendre à New Plymouth. Sur le chemin nous nous sommes arrêtées à Raglan, une ville célèbre pour le surf et ses plages de sable noir également.


Raglan

Ensuite nous sommes passées par Waitomo où il y a des grottes avec des vers luisants en quantité, assez pour que ce soit une attraction touristique.

Sur la route nous nous sommes faîtes arrêter par un flic qui nous a mis une amende parce que, accrochez vous bien, on roulait "trop doucement". C'était une route sinueuse, une route de montagne et il pleuvait beaucoup. La route est limitée à 100km/h mais pour rester en vie il vaut mieux rouler moins vite que ça. En général avant un virage il y a un panneau avec la vitesse conseillée, ça permet d'anticiper si le virage est serré ou large. Là il nous arrête juste avant un virage où la vitesse conseillée est 45km/h et on roulait à 50km/h. C'est incompréhensible mais on voit bien qu'il n'est pas du tout ouvert à la discussion et plutôt désagréable donc on n'insiste pas pour ne pas envenimer la situation. On a donné une adresse à Auckland d'un hôtel où on a séjourné au début du voyage du coup je sais même pas si on va la recevoir ni comment ça va se passer. Notre conclusion c'est qu'on était dans une zone où les gens n'aiment pas les vans, comme l'ont montrés les nombreux coups de klaxon qu'on a reçu cette journée là.

Lorsque nous arrivons pour prendre nos billets il pleut déjà depuis un moment et la grotte où il y a le plus de vers luisants n'est pas accessible. On se rabat sur la visite guidée d'une autre grotte plus grande mais où il y a moins de vers. La visite dure 2h, la grotte est impressionnante. On apprend qu'elle a commencé à être exploitée par le gouvernement NZ dans les années 80 jusqu'à ce que le propriétaire de la terre au dessus leur fasse remarquer que selon une loi britannique d'une centaine d'années "tout ce que se trouve en dessous jusqu'en enfer et au dessus jusqu'au paradis" de la terre appartient au propriétaire de la terre. En l'absence de loi néo-zélandaise sur le sujet c'est la loi britannique qui fait foi et le gouvernement cesse toute activité dans la grotte. Elle reste fermée pendant une dizaine d'années, le temps que le propriétaire obtienne des prêts de la banque pour transformer la grotte en attraction touristique et fasse les travaux puis réouvre au début des années 2000. La grotte est aménagée pour les visites néanmoins la pression, la température, l'humidité et la composition de l'air sont modifiées artificiellement pour corriger ce que la présence de l'humain induit comme changements et préserver à la fois la grotte telle qu'elle est et sa transformation naturelle.

Ruakuri Cave

Nous continuons notre route puis nous arrivons à New Plymouth, le free camp est très joli, autour d'un petit lac.

Free camp New Plymouth

Quand nous arrivons il ne pleut plus, on espère que ça va durer, on a prévu de faire le tour de la ville lundi et une grosse rando mardi.

Mont Taranaki

Voici le volcan toujours en activité que nous voulont escalader, le mont Taranaki. En le voyant comme ça depuis le free camp on se dit qu'il y a quand même beaucoup de neige (il y en a toujours même en été mais moins) et on est pas équipées pour ça. On remet cette grosse ascension à plus tard, en été, on va faire une autre rando à la place.


Aujourd'hui on se réveille avec la pluie mais ça s'arrête vers 10h, on part du free camp à pieds pour visiter la ville. On fait un musée d'art moderne consacré à Len Lye, un artiste Néo Zelandais qui a vécu au 20e siècle et qui était reconnu à l'international. Il y a des œuvres animées, une projection de film, ambiance art moderne. C'est bien, on continue vers un immense parc au centre de la ville dans lequel il y a un zoo, des lacs, des fontaines, des cascades, on y mange puis on rentre doucement vers le free camp. On aura fait au final 15km.


New Plymouth
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Publié le 6 octobre 2022

Aujourd'hui il fait beau, il y a des nuages mais ils ne sont pas menaçants. L'ascension du mont Taranaki est remise à plus tard à cause de la neige mais on décide de faire une rando dans le même parc national. Le but de la rando est d'aller voir le reflet du mont Taranaki dans un petit lac/ grosse flaque. C'est une rando qui a l'air sportive, c'est un A/R de 12km avec 750m de dénivelé donc ça monte bien. Le panneau dit qu'il y a 2h30 de montée. On attaque dans la forêt, effectivement ça monte bien et tout le temps, c'est de la résistance.

Début rando

Quand on est assez haut le paysage change.

Approche de la flaque

On ne voit pas le sommet du mont Taranaki car un nuage se forme au dessus !

Nuage de merde

On attend 30 minutes mais il ne part pas et il fait froid donc on décide de redescendre !

Au final on a été assez rapide, on a fait l'A/R en 3h40 contre 5h47 annoncé par AllTrails (appli de rando) donc à 13h on est de retour.

On est quand même HS, on décide d'aller prendre une douche chaude à la piscine municipale pour se relaxer et se laver. C'était sans compter sur les gosses qui hurlent dans les vestiaires pour une raison inconnue. Nous allons ensuite à Wharehouse pour avoir du WiFi puis nous allons chercher un bubble tea.

On termine la journée au bord du lac en détente.

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Publié le 6 octobre 2022

On commence le boulot à l'est dans 2 jours donc on commence à y aller, on fait une journée de voiture pour arriver à Taupo, il nous restera ensuite 2h30 pour arriver sur le lieu de travail.

On commence par aller voir les Huka Falls (chutes d'eau). Ça change des autres cascades, ici la chute est très petite mais très puissante et l'eau est d'un bleu magnifique.

Huka Falls

Taupo est dans une région où il y a une forte activité géothermique.

La NZ est sur la zone de subduction entre la plaque australienne et la plaque pacifique. Elle est même le résultat du plissement de la croûte terrestre et de l'activité volcanique générée depuis des millions d'années. À l'endroit même de la faille la croûte terrestre est plus fine ce qui favorise à la fois la montée de magma et l'infiltration d'eau dans la croûte terrestre et donc favorise l'activité volcanique et géothermique.


Le magma qui est proche des poches d'eau la vaporise, la pression dans la poche d'eau augmente, ambiance cocotte minute. Soit ça explose et ça fait un cratère, soit la vapeur trouve un chemin pour sortir et ça fait une cheminée, ce sont des éruptions hydrothermales.

On va visiter un endroit où on peut voir toutes ces cheminées et ces vapeurs qui s'appelle Craters of the moon.

Craters of the moon


On se balade entre les cratères sur le sentier sécurisé qu'il ne faut pas quitter sous peine de traverser le plancher et de tomber dans de la vapeur à 280°C. Ça sent un peu le souffre. Il fait très froid donc quand on se rapproche de la vapeur brûlante ça fait du bien !

Il y a différentes couleurs dans les cratères qui correspondent à de l'argile qui est colorée par des composés.

Couleurs d'argile

Très cool tout ça.

Pour continuer cette bonne journée nous allons manger dans le MacDo "le plus cool du monde". En fait MacDo a racheté un vieil avion qu'ils ont retapé et dans lequel on peut manger, en pleine ville.

Avion MacDo

Plutôt sympa cette région, on a pas le temps de tout faire car on doit aller bosser mais on reviendra !

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Publié le 10 octobre 2022

On quitte la zone de forte activité géothermique pour rejoindre notre zone de travail. On se dit qu'on reviendra car nous n'avons pas eu le temps de tout faire.

J'envoie un message au responsable du champs de kiwis en lui disant qu'on arrive dans 2h et en lui demandant où on doit aller exactement car il y a différents champs dans différents domaines. Pas de réponse, on va à une adresse que l'intermédiaire nous a donné. En arrivant on appelle le responsable qui nous ouvre le portail électrique, on est clairement chez lui. On conduit à travers une longue allée pour arriver à un hangar où il y a des outils et un tracteur. Il y a aussi deux gros rottweiler, un est attaché et l'autre non et il nous tourne autour. Le responsable a l'air indien, il nous parle vite fait du salaire et il nous dit qu'il y a d'autres personnes qui doivent commencer demain donc on doit les attendre avant d'aller à l'endroit où on va dormir (on peut garer le van sur un champ où il y a des toilettes). Il est 15h30, les gens doivent arriver à 17h, il nous demande d'attendre à côté du portail dans le van. Bon ok, on y va et lui s'en va. C'est un peu relou car s'il avait répondu au message on aurait été faire autre chose et on serait venues à 17h. Quand on attend on est à côté du portail et des poubelles mais toujours à l'intérieur de la propriété et le portail est fermé, on ne peut pas sortir. Juste à côté il y a une poubelle taille poubelle verte française qui déborde de bouteilles de whisky, on se dit qu'ils ont fait une grosse soirée (ou plusieurs). 17h30 des français arrivent en van aussi. Le gars n'est toujours pas là donc eux sont bloqués devant le portail à l'extérieur et nous à l'intérieur. Vers 17h45 le gars revient et demande aux autres français de le suivre, sauf que lui passe à fond et le temps qu'eux remontent dans le van et démarrent, le portail s'est refermé. Et là il ne se passe rien, le gars ne réouvre pas le portail. Au bout de 20 minutes je vais au portail pour demander aux français ce qu'il se passe. Ils sont abasourdis par la situation, je leur dis de l'appeler pour qu'il ouvre le portail. Ce qu'ils font et le portail s'ouvre. Bon déjà bizarre le gars qui demande de le suivre et qui part à fond sans se soucier qu'on le suive et surtout qui ne se pose pas de question pendant 20 minutes en voyant qu'il n'est pas suivi. Bizarre aussi les français qui ne l'appellent pas en voyant que lui ne réagit pas. Bref ils finissent par se voir et le gars leur demande de venir nous chercher, on se retrouve tous devant le hangar. Là il nous explique qu'on doit dormir ici dans le van car ils viennent de faire l'épandage à l'endroit où on devait dormir. Ok soit, on préfère dormir ici qu'avec les pesticides. Quand on rentre le van dans le hangar le gars s'occupe sur l'établi sur le côté. On avance et il est en fait en train de se servir un verre de whisky dans verre pour les mojitos puis il le boit d'une traite. Puis il ne dit rien et repart, on ne sait pas où il est, il ne répond pas au téléphone et on est encore enfermés (avec les français) dedans avec le rottweiler. Visiblement les bouteilles n'ont rien avoir avec une soirée. C'est trop pour moi, je vais taper à la maison, une femme enceinte ouvre et je lui demande d'ouvrir le portail parce qu'on va partir et qu'on reviendra demain matin pour le boulot. Les français viennent avec nous, on va dormir ensemble dans une petite ville à côté. L'alcoolisme clair du responsable m'a complètement refroidie, je décide de ne pas aller bosser pour lui le lendemain, Chloé et les français aussi. On lui envoie un message pour le prévenir, il répond "ok", il ne pose pas question. Je me mets direct en quête d'un autre taf, quelqu'un a posté une annonce sur le groupe Facebook des français en NZ pour bosser dans les kiwis à 1h d'où nous sommes. Je l'appelle de suite, il s'appelle Hassan, il a l'air très sérieux, répond clairement aux questions, tous les feux sont au vert. Il est jeudi soir, on devait commencer l'autre taf le vendredi mais là on lui dit qu'on commence dimanche car on veut voir l'opening de la coupe du monde de rugby samedi et qu'il est tard pour bouger ce soir.

En ce moment il y a une vague de froid, on a eu froid la nuit dernière, vraiment froid. Et là au lieu d'aller dormir en bord de mer où il fait plus doux, on trouve un free camp dans une petite ville dans les terres. Et en fait là il fait vraiment froid et on ne dort pas de la nuit, les bouillottes refroidissent vite donc on se lève dans la nuit pour faire chauffer de l'eau. Le matin le van est gelé littéralement. On est crevées, on a pas dormi.

Van gelé

Comme au final on ne travaille pas, on décide de retourner dans la zone de forte activité géothermique pour profiter de sources d'eau chaude, ça nous réchauffera et ça ne demande pas un gros effort.

Thermes

C'est trop bien il fait beau, la vague de froid est passée (il fait quand même froid mais ça va). Il y a 4 bassins plus ou moins chauds. La température de l'eau dans le bassin le plus froid était de 32°C et le plus chaud de plus de 40°C (44 si je me rappelle bien). J'ai dû aller dans le bassin le plus froid pour habituer mon corps à la chaleur car en allant directement au bassin intermédiaire je me suis brûlée les pieds. On y reste plus d'1h30. En sortant il est déconseillé de se doucher pour laisser les minéraux agir sur la peau. On s'assoie donc sur une douche chaude et on suit la recommandation. Nous sommes ressourcées, nous partons vers notre lieu de travail, à savoir Bay of Plenty (Baie de l'abondance), c'est là qu'il y a beaucoup de champs de kiwis.

Hassan loge dans un camping low cost à 87,5$ la semaine dans lequel il y a des douches chaudes, une cuisine et le wifi. Ceci fait 12,5$ la nuit (on nous a déjà demandé 15$ pour douche froide et eau non potable) ce qui n'est vraiment pas cher donc on décide d'y loger également, les français viennent aussi. On se rend compte qu'il y a beaucoup de travailleurs en fait dans ce camping en bord de mer.

Samedi on trouve un bar pour regarder les matchs Fance - Afrique du Sud et NZ - Australie. Il est situé à Tauranga, la ville à côté de notre camping. On en profite pour visiter un petit peu. C'est une ville en bord de mer, assez classique.

Activité à Tauranga

Les matchs se passent très bien, la France et la NZ gagnent largement. La France joue en ouverture à 14h30, la NZ à 19h30. Rita Ora doit chanter pour l'ouverture, nous sommes donc très surprises de ne pas la voir avant le match France - Afrique du Sud mais bon soit. Entre les deux matchs nous allons marcher un peu dans la ville puis nous revenons au même bar. Il est beaucoup plus rempli qu'en début d'après midi, et soudain nous voyons Rita Ora à la télé. Donc en fait ils considèrent que l'ouverture ce n'est pas le premier match mais bien le premier match de la NZ ... Nous nous asseyons à la table de deux dames qui ont la soixantaine peut-être. Nous faisons connaissance au fil du match, elles habitent à Taupo (là où il y a l'activité géothermique), elles ont des petits chiens qu'elles ont mis au chenil pour le weekend. Elles connaissent le Sud de la France, elles y ont voyagé, elles tombent les cocktails les uns après les autres sans sourciller sous nos yeux ébahis (qui conduit ? On ne saura pas). On leur dit qu'on adore leur ville et qu'on compte y retourner, elles nous proposent de rester chez elles avec le van, qu'elles ont une douche chaude, adorable. Elles ont également des amis dans le Coromandel (une région que nous n'avons pas encore visitée) et qu'ils peuvent nous héberger avec le van également, trop bien.

Le match se termine, il est temps pour nous de rentrer car demain on commence le bouloooot.

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Publié le 11 octobre 2022

Nous avons signé notre contrat et nous commençons à bosser. Nous faisons de l'éclaircissage dans les kiwis. Ce sont des arbres à lianes qui ressemblent un peu à des vignes de 2m.

Kiwis

Le terme kiwi désigne l'arbre et pour parler de fruit on dit kiwifruit. Au printemps les kiwis font beaucoup de fruits mais s'il y en a trop ça affaiblit l'arbre qui devient fragile et attrape plus facilement des maladies et les fruits trop proches sont en général petits, déformés, malformés, moins exposés à la lumière (et donc moins bons). Une partie des fruits tombe naturellement puis nous passons derrière pour éclaircir. Très concrètement lorsqu'il y a plusieurs fruits sur la même branche on les enlève tous sauf celui du milieu.

Grappes de kiwis

Le travail est chiant en soit et physiquement douloureux (du moins au début) car nous restons débout, les mains en l'air, le regard vers le haut toute la journée.

Posture

Concrètement on a mal dans le bas du dos, le haut du dos, les épaules et la nuque mais ça ne dure pas, quand on arrête le mal se dissipe. Pour contrer l'ennui on écoute Transfert, un podcast, à chaque épisode une personne raconte quelque chose d'hors du commun qui s'est passé dans sa vie. Il y a des francophones qui écoutent avec nous dans la ligne d'à côté. Globalement il y a beaucoup de français, de tchèques et de sud américains.

Pour l'instant on est dans un orchard (verger) qui nous fait bosser de 7h30 à 17h30 avec une pause de 30 minutes à midi non payée soit 9h30 payées par jour. On gagne 26$ de l'heure taxés à 18%. On va faire entre 50 et 60 heures par semaine. On est payé le vendredi soir pour la semaine qui vient de s'écouler. On aimerait bosser pendant un mois pour avoir 4400$ chacune mais on verra ce que ça donne physiquement. C'est Hassan qui nous dit où nous devons aller, on peut changer si un autre a besoin de main d'oeuvre.

On sent qu'on est la main d'oeuvre méprisée de NZ, ils ont pulvérisés les pesticides à la pause de midi lundi, après ça coulait sur nous, ça pue, on en a sur les mains et ça ne part pas, sur place il n'y a pas d'eau ni de savon pour se laver les mains. Heureusement qu'on a la douche chaude au camping pour se frotter à mort.

Lorsqu'il pleut on doit arrêter de travailler car on peut abimer les fruits qui ramollissent, on est pas payé quand on s'arrête. Soit c'est un orage et on reprend après, soit ils nous disent de partir.

Donc voilà, on ne va pas avoir grand chose à raconter ces prochains jours !

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Voilà, notre mois de travail dans les kiwis touche à sa fin. L'objectif de se faire plus de 4000$ est atteint, moyennant 202,5 heures de travail.

Comme expliqué dans le post précédent, on a fait essentiellement de l'éclaircissage de bourgeons. Le kiwi fait des bourgeons qui deviennent des fleurs qui font naitre un bébé kiwi en leur centre.

Bourgeons
Fleur
Bébés kiwifruits

Nous avons également préparé la canopée de l'année prochaine. Pour cela il faut pincer le bout des lianes qui poussent au milieu de la ligne pour qu'elles arrêtent de pousser (ça fait mal aux doigts au bout d'un moment), il faut également attacher les lianes aux extrémités à des fils pour guider leur pousse. Ensuite les employés viendront les plaquer pour créer la canopée.



Préparation de la canopée

On a changé plusieurs fois de vergers, l'organisation est similaire dans chaque. Il y a des managers blancs anglais ou néo-zélandais qui décident de nos objectifs journaliers et les transmettent à des superviseurs, indiens qui eux nous les expliquent, nous surveillent et vérifient le travail fait. On a connu des superviseurs insupportables qui nous mentent sur les objectifs pour finir plus tôt et nous mettent la pression mais dans les deux vergers où on a le plus bossé ils étaient plutôt cools, à favoriser la qualité du travail plutôt que le vite fait mal fait.


Voici pour les intéressés à quoi ressemble notre fiche de paie, on est payé à la semaine en général pour le boulot saisonnier en NZ donc elle représente notre paie pour une semaine.

Fiche de paie

On va à présent reprendre la route et visiter le Coromandel avant d'aller à Auckland le 12 Novembre voir la finale de la coupe du monde féminine de rugby à l'Eden Park.

Enfin, avant de partir on va aller surfer surtout, on est vraiment dans la région idéale pour ça. Sans oublier la demi-finale France - NZ demain soir à 19h30 (heure NZ).

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Voilà notre dernier weekend au camping. Le programme a été plutôt chargé.

Samedi matin, relax and chill.

Samedi aprèm, surf à Mount Maunganui. On a pris un cours de 2h avec un moniteur pour qu'il nous explique les dangers qu'il y a dans la zone comme les rochers immergés et les courants qui amènent au large. Grâce à ses conseils on a pris nos premières vagues vertes. Le spot est sur la photo juste en dessous, entre les deux îles.

Surf

Samedi soir on est allées voir la demi-finale France - Nouvelle Zélande de la coupe du monde de rugby féminin dans notre bar favoris à Tauranga (la "grande" ville à 20min du camping, le Cornerstone. Tous les français du camping sont venus avec nous, on était une dizaine. C'était un match incroyable digne d'une finale, on y a cru jusqu'à la dernière seconde mais la France a perdu 24 - 25.


Demi-finale France - Nouvelle Zélande au Cornerstone avec les français

Dimanche matin je suis allée courir à côté d'une rivière non loin du camping, j'ai encore vu des anguilles. Elles étaient grosses. Elles suivent les canards pour leur piquer leur nourriture les feignasses. C'est trop drôle de les voir. Voici une photo d'une anguille en embuscade (la première).

Anguille feignasse

Chloé nous a ensuite concocté un brunch, classique pour un dimanche matin. Les pancakes sont faits avec une poudre préparée à laquelle il faut ajouter de l'eau. Ils sont plutôt bons ! Je me suis globalement régalée, merci cheffe. Nos derniers moments dans la cuisine du camping.



Brunch

On a ensuite mis notre maillot pour retourner surfer. Et oui, grâce à notre lesson de 2h de samedi, nous avons droit à une heure de location de matériel gratuite. C'est parti pour la deuxième session surf. Nous arrivons à Mount Maunganui, à la cabane d'Hibiscus surf plus motivées que jamais. Et là il se passe le truc le plus néo-zélandais qu'on a vu jusqu'ici, le premier moniteur me dit qu'il va partir faire une collecte de déchets sur la plage et demande à sa collègue de s'occuper de nous, elle lui répond qu'elle est fatiguée et qu'elle rentre chez elle. Il revient vers nous et nous dit " Désolé mais on va fermer là parce que personne n'est là, revenez demain." Voici donc comment Hibiscus a fermé juste devant nous à 13h un beau dimanche de printemps alors que le dimanche il ferme à 18h normalement.

Bon tant pis, le rendez-vous est pris pour lundi à 8h.

Retour au camping, on en profite pour préparer le van pour le départ : faire des machines, remplir l'eau potable, vider les eaux grises, faire cuire du quinoa sur les plaques électriques de la cuisine.

Dimanche soir on mange pizzas avec les français, c'est l'occasion de dire au revoir à tout le monde. Les néo-zélandais ne savent pas faire de pizza mais heureusement il existe des chaînes comme Pizza Hut et Domino's pour nous sauver.

Pizzas avec les français

Nous voilà Lundi matin, on se lève à 6h30, on croise les travailleurs à la cuisine, ils vont bosser dans les champs de kiwis, mais ça c'est fini, nous on va surfer.

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Après le surf on repasse au camping pour une dernière douche puis on part pour le Coromandel. J'ai repéré une balade à faire sur la route, on s'y arrête. C'est une petite rando de 5,5km sur le site d'une ancienne mine d'or. Quand on arrive on voit que les balades dans les tunnels sont fermées car ils sont en maintenance. Pas grave, il y a une boucle alternative qui nous fait visiter un site extraction de l'or.


C'est parti pour la balade qui commence dans des gorges, au bord d'une rivière. On marche sur l'emplacement des rails sur lesquelles les chariots acheminaient les minerais à la zone d'extraction.


Rando

Au bout de 5,5km on est toujours pas revenues au point de départ, on se rend compte qu'on a mal lu et que c'était pas une boucle mais un aller-retour vers le site d'extraction. Bon tant pis, mais on traine pas parce qu'il est déjà tard et qu'on a le retour à faire du coup.


Le site d'extraction qui date du 19e siècle n'est plus en activité depuis longtemps, il reste des ruines mais on distingue les différentes zones grâce au panneau explicatif.

Voici là où etaient stockés les minerais acheminés ici par les petits chariots sur rails.


Stockage des minerais

Ici c'est le bâtiment de stockage du cyanure. Il sert à séparer l'or de son alliage, l'argent la plupart du temps, et par une succession de réaction chimique à couler des lingots d'or d'une pureté allant jusqu'à 95%.

Stockage cyanure

Et voici l'endroit où cette cyanurisation était faite. Le bâtiment est en meilleur état car c'est un musée maintenant mais il était fermé quand on y était.

Entrepôt cyanurisation

Donc voilà, petite rando inattendue mais sympa.

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Nous voilà dans la péninsule du Coromandel. On commence notre petit tour par aller à hot water beach. La légende raconte qu'en creusant un trou d'une cinquantaine de centimètres sur cette plage de l'eau chaude remonte, ambiance jacuzzi naturel sur la plage, ça nous intéresse évidement.

Dans la réalité c'est à peu près ça. La zone où il faut creuser est très localisée sur la plage qui fait plus d'1km et est accessible uniquement à marée basse. Une poche de magma chauffe des réservoirs d'eau souterrains. L'eau chaude remonte par deux fissures. L'activité volcanique dans le Coromandel est éteinte depuis plusieurs millions d'années mais la roche magmatique est toujours assez chaude pour chauffer les réservoirs d'eau. Elle est environ à 65°C quand elle remonte.

Nous nous mettons en quête d'une pelle puis nous partons à la recherche de la source. La zone est facile à trouver, c'est là où il y a plein de gens. Il y a des trous déjà creusés et creuser son propre jacuzzi sur une fissure n'est pas facile car les gens sont déjà sur la fissure. Au final on creuse un trou quasi collé à deux autres et effectivement on sent que l'eau chaude remonte !

Voici notre trou

On a pas eu le courage de se mettre en maillot pour barboter dedans car il pleuvait et il faisait froid. Mais des gens l'ont fait !

Des vieux dans leur trou

L'après-midi on a prévu d'aller à Cathedral Cove, un trou dans la roche, très emblématique de la NZ. C'est un des fonds d'écran Windows. Sauf qu'il pleut beaucoup et il y a 1h15 de marche pour y arriver, on decide donc de remettre cette visite au lendemain et d'aller se mettre à l'abri dans un Wharehouse (Gifi) dans une ville à 40min de route. On reste une partie de l'après-midi dans le rayon jardin dans un salon d'extérieur en exposition, jusqu'à ce que quelqu'un vienne nous virer. Nous voilà donc dans le van, à ce moment là il pleut énormément ! On regarde un film que j'avais téléchargé sur Prime, My Policeman, trop bien. La pluie ne s'arrête toujours pas c'est un enfer.

Le lendemain matin il ne pleut plus mais le ciel est menaçant, on va au départ de la rando pour voir Cathedral Cove. Il fait soudainement super beau, le temps néo-zélandais dans toute sa splendeur.

Le sentier suit le littoral, c'est très joli.


Sentier pour accéder à Cathedral Cove

On arrive finalement sur une plage, Cathedral Cove est juste là. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi immense. J'ai pas l'impression que les photos reflètent bien la taille de la formation rocheuse.

Cathedral Cove

On peut passer de l'autre côté et accéder à une autre plage.

Sur la première plage il y a un rocher dans l'eau qui est érodé par les vagues, ça le rend spécial.

Rocher érodé

On savait que ça allait être beau et on a pas été déçues !

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Des français nous ont chaudement recommandé une rando, on décide de la faire le jour de la semaine où la météo est la plus clémente. Plot twist, c'est en fait la pire journée de la semaine, les prévisions météo sont à la rue, on le savait déjà mais c'est une constatation de plus.

On dort au départ de la rando. 15km, 780m de dénivelé. On part à 7h30 du matin quand la pluie s'arrête en priant pour qu'on ait quelques heures de répit. L'endroit est perdu dans les montagnes, il n'y a pas de réseau, c'est le bout d'une route en gravier d'une dizaine de kilomètres pas entretenue. Il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.

L'objectif est de monter au sommet de formations rocheuses, les pinacles. C'est du magma situé dans les cheminées de volcans qui s'est solidifié. Avec les millions d'années les volcans se sont érodés, il ne reste alors que la roche.

On commence la rando, ambiance jungle avec des ponts suspendus, il ne pleut pas.


Début rando

On avance bien, on arrive au dessus de la jungle, il y a un point de vu pour voir les pinacles. Les voici, on les voit bien c'est cool.

Pinacles

Donc là il commence à pleuvoir et il y a beaucoup de brouillard, on ne voit RIEN et en plus on prend la douche.

Mais bon il reste 2km pour arriver au sommet alors on continue, et ça monte, ça monte.

Ça monte

On arrive en haut, toujours une belle vue.


Belle vue

Là on est trempées jusqu'aux os, et il faut redescendre sur de la roche polie et mouillée donc grosse concentration.

On est encore en vie, tout va bien.

Voici des photos google des pinacles, ça a l'air sympa, c'est ce qu'on aurait dû voir au point de vue. On est montées tout en haut d'un des pics en fait.

Pinacles
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Publié le 14 novembre 2022

Nous voilà de retour à Auckland pour voir la finale et la petite finale de la coupe du monde de rugby à l'Eden Park. La finale est à 19h30 avec le match NZ - Angleterre et le match pour la 3e place Canada - France est à 16h30. La France n'est pas en finale mais nous sommes quand même ravies de voir jouer à la fois les françaises et les black ferns dans un stade aussi mythique.

On est arrivées la veille à Auckland, on loge dans un camping en banlieue d'Auckland avec le van. Il n'y a pas de parking à l'Eden park, le stade est en pleine ville. Pour faciliter l'accès, les autorités ferment les routes aux abords et rendent gratuit les transports en commun, il suffit de montrer son billet pour monter dans le bus ou le train. Le camping est à 30min en transports, c'est parti.

On arrive, il y a du monde mais tout est très bien organisé, le nombre de personnes qui entrent est bien réparti sur les différentes portes donc il n'y a quasi pas d'attente, il y a beaucoup de volontaires et tout est très bien organisé, bonne surprise.


Eden Park

À l'intérieur il y a plein de boxs où on peut acheter à manger et à boire (de l'alcool principalement) et un genre de village où il y a des activités, photos, maquillage, création de tot bag par exemple. Tout ceci est gratuit (toutes les activités), c'est très surprenant, nous ne sommes pas habituées à celà.

Photo call

Le stade est à moitié vide quand le match de la France commence. Le match est trop bien, sans suspense vu que la France roule sur le Canada pour finir par gagner 0 - 36. On est très bien placées, on voit bien et c'est incroyable de les voir en vrai.


Canada (rouge) France (bleu)

Plus l'heure avance plus les gens arrivent. Le match de la NZ est sold out. Quand le match commence le stade est plein, l'ambiance est brûlante !

On assiste à un Haka en vrai. Ils font aussi un genre de prière maori avant l'entrée des équipes peut-être pour bénir le match ou quelque chose dans le genre.

Le match est très serré, la NZ est derrière l'Angleterre jusqu'à quelques minutes avant la fin mais elles finissent par gagner. Sur les 9 coupes du monde qui ont eu lieu depuis la création de la compétition la NZ en a 6 ...

On enchaîne ensuite sur la remise des médailles avec confettis, feux d'artifices et tutti quanti. On va saluer quelques joueuses NZ qui font le tour du stade. Elles sont à quelques mètres et on prend toute la mesure de leur physique de joueuses de rugby.

La sortie du stade et le retour au camping se passe comme sur des roulettes. Les routes sont toujours fermées et les trains et bus sont réquisitionnés pour ramener les gens chez eux. Ça se traduit par une direction, une gare. Par exemple nous on va à l'ouest, on doit aller à telle gare, ceux qui vont à l'est vont à une autre gare. Ça permet de disperser la foule rapidement. Lorsque le train est plein il part ! Simple et efficace.

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Après s'être remises de nos émotions de cette finale, nous voilà parties pour Hastings.

On commence à être à l'étroit dans le van, j'ai donc décidé d'en acheter un autre, pour que chacune ait son espace. J'en ai repéré un pas cher à Hastings, nous nous mettons donc en route pour aller le voir. Il s'agit plus d'un mini van que d'un van, c'est une Mazda MPV qui a été transformée. La voiture n'est pas parfaite, elle a 246 200km (ça va), mais elle a l'avantage de ne coûter que 6000$. La même voiture à Auckland coûterait dans les 8000$ je pense. Après les vérifications d'usage et un essai, je décide de la prendre.


C'est l'achat du van qui nous a mené ici mais c'est très bien car nous voulions visiter cette région avant de prendre le ferry pour l'île du sud.

Mazda MPV


Une fois cette bonne chose de faite nous partons à l'assaut du Te Mata peak qui surplombe Hastings et offre une vue imprenable Hawks Bay et l'océan Pacifique.


Te Mata hills view

La rando n'est pas très longue (2h) mais ça monte bien. On passe par différents paysages, une forêt, des tapis de fleurs, des colines, c'est varié et joli !

Rando Te Mata Peak

Petite rando sympa.

Sur ces colines et à de nombreux autres endroits en NZ il y a un parc pour VTTs interdit aux piétons. Il y a des sentiers piétons et des pistes VTT différentes. On le voit beaucoup quand on va en rando depuis le début du séjour. Les installations sont trop biens, sur le parking il y a des toilettes et un espace pour laver son vélo ! Ici c'est un sport mixte répandu, il n'est pas rare de croiser des dames de 50ans sur leur VTT !


Pistes de VTT
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Avant tout voici quelques photos pour situer le sujet.

Napier

En 1931 la ville de Napier a été ravagée par Un tremblement de terre à 7,8 sur l'échelle de Richter dont l'épicentre était seulement à 15km. Cela représente une force de 65 fois la bombe atomique lâchée sur Hiroshima. La ville a été rasée. Le choc des palques tectoniques a soulevé l'écorce terrestre de 3m et a fait émerger 4000 hectares de l'océan. Ce n'est pas rare que de nouveaux territoires apparaissent après un tremblement de terre, c'est arrivé à Kaikoura sur l'île du sud en 2016.

Une fois les morts mis en terre, les habitants ont entrepris la reconstruction de la ville en suivant le style de ce qu'il se faisait dans les années 30, le style art déco. Avec l'aide de l'Etat, une nouvelle ville est née en 2 ans !


Cette ville côtière où il n'est pas rare de croiser des petits pingouins, des dophins et des phoques a été, en 2016, pilote d'un projet mené par une association internationale de protection de l'environnement, ARTivism, qui associe art et activisme. À ce titre elle compte 50 peintures murales qui visent à sensibiliser sur l'environnement. En voici quelques unes.


ARTivism

En Nouvelle-Zélande le risque de tsunami est bien réel. À chaque plage où nous allons il y a un panneau qui explique où il faut aller se réfugier, souvent en hauteur ou bien le plus loin possible dans les terres et comment reconnaître les signes naturels. Voici celui près de notre freecamp à Napier.

Prévention tsunami

La visite de l'aquarium commence justement par des explications sur la tectonique des plaques et de la prévention sur les tremblements de terre et les tsunamis. Je mets en photos les panneaux explicatifs pour les intéressés qui peuvent lire en anglais, sinon vous pouvez juste regarder les images c'est parlant. On voit l'évolution de la Nouvelle-Zélande au cours des millions d'années, le relief et la zone de subduction des plaques pacifique et australienne. Pour les tsunamis je pensais que le signe s'arrêtait à la mer qui se retire, mais c'est juste un cas particulier, la mer peut monter également, comme une marée haute plus haute et plus rapide que d'habitude. Un des signes aussi est le bruit de la mer qui gronde, je ne savais pas du tout !

Panneaux explicatifs

La visite continue par une présentation des différents dinosaures présents dans cette partie de la terre à l'époque.

Dinos

L'aquarium qui est plutôt un sanctuaire dans les faits, il n'y a que quelques poissons, homards et requins qui ne sont pas blessés qui sont là pour faire joli clairement. On y retrouve une raie pastenague avec des points de suture, elle a été pêchée puis relâchée certainement. Il y a également des petits pingouins, ils sont là pour la plupart car ils ont été blessés par des prédateurs (phoques) ou par la pollution (filets de pêche) ou abandonnés par leurs parents. Il y en a également 2 qui sont nés en captivité. Il y avait un Marineland à Napier qui a fermé en 2008 pour des raisons évidentes de maltraitance animale, les 2 pingouins sont nés là bas et ne peuvent pas se débrouiller tout seuls dans la nature. Je suis arrivée au moment où ils étaient nourris, c'était trop drôle de voir une bande de pingouins éclopés se ruer vers le poisson. Il y en a 2 qui ont particulièrement attiré mon attention, le premier marchait tout doucement, il a mis 10 minutes à rejoindre la fille qui donnait à manger. Après avoir pris ces poissons il est parti faire une sieste dans un abris. Après consultation de la soignante, il était juste vieux. Le voilà qui arrive tranquillement.

Vieux pingouin

Il y en avait un autre qui n'arrivait pas à se tenir debout. En fait il a eu une blessure à la moelle épinière qui l'a laissé handicapé, il a des séances de chiropractie tous les jours. Le voici.

Pingouin handicapé

Voici la fin de notre séjour à Napier, nous continuons notre périple.

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Publié le 22 novembre 2022

Après ce court séjour à Napier nous rejoignons Gisborne, un peu plus au nord, nous avons réservé un tour pour marcher parmis les stingrays (raies avec un dard). Elles sont extrêmement nombreuses dans cette zone de la NZ, elles chassent avec les marrées dans les récifs où l'eau est peu profonde.

On s'équipe avec des bottes/combies pour être étanches jusqu'à la taille puis nous marchons une cinquantaine de mètres sur le récif.

Étanchéité ok

Dans l'eau, 2 eagle rays arrivent rapidement, elles ont l'habitude d'être nourries sans efforts avec le tour. Elles ont un corps en forme de losange.

Eagle ray

Elles tournent autour de nous et quand elles passent près on peut les caresser !

Il y a également un animal qui n'était pas invité mais qui est bien décidé à avoir du poisson sans effort, c'est Freddy, l'anguille géante de Nouvelle-Zélande.

Freddy

On peut nourrir les raies en mettant le morceau de poisson dans notre main à plat au fond de l'eau puis elles viennent l'aspirer. La sensation est vraiment celle d'un aspirateur. Freddy rode et lorsqu'il est à côté il faut sortir les mains de l'eau parce qu'il à de bonnes dents lui !

Un peu plus tard, une raie pastenague arrive, elle est énorme ! Elle a le corps en forme de rond.

Raie pastenague

Notre moment dans l'eau a duré quasi 1h ! Je n'étais pas autorisée à utiliser le drone pendant le tour mais après quand plus personne n'était dans l'eau si. C'est vraiment la galère de filmer avec le drone en NZ, c'est interdit dans tous les parcs nationaux (pour pas faire peur aux oiseaux), il y a en général beaucoup trop de vent pour le faire voler, et là nouvel obstacle, les oiseaux qui l'attaquent. Après le tour je le lance au dessus de l'eau pour voir si les raies sont encore là et les mouettes passent en piqué très proche de lui. J'ai dû le ramener et le relancer 2 fois avant qu'elles ne s'en désintéressent. Le 3e vol était le bon !


Eagle ray au drone


Toute la côte est favorable au développement des stingrays, qui sont un repas de choix pour des orques, elles traînent donc également dans le coin et étaient là, devant le récif où nous sommes, 4 jours auparavant. C'est vraiment mon plus grand rêve de les voir dans l'océan. Mais c'est raté pour cette fois-ci !


Encore un poil plus au nord nous visitons le ponton le plus long de toute la NZ et de l'hémisphère sud, il se situe dans la baie de Tolaga et mesure 660m. Il était très utilisé pour faire du commerce international dans au 20e siècle, mais également pour réceptionner les matériaux qui ont permis de créer une route jusqu'à Gisborne.

Tolaga warf
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Nous nous rendons au East Cape, au bout duquel se trouve le point le plus à l'est du monde (pas tout à fait vrai, il y a une île un peu plus à l'est mais personne ne vit dessus). Ce qui veut dire qu'assister à un lever de soleil au East Cape revient à voir le premier lever de soleil du monde.

Le cap est un endroit sauvage, le bout est accessible par une gravel road de 22km en partant du dernier village, c'est vraiment le bout du monde.

Pour voir le lever de soleil il faut: pas de nuage. Il pleut des cordes actuellement, mais on décide de croire les prévisions météo qui annoncent un ciel dégagé pour le lendemain matin !

Il existe un "camping" sur la gravel road de 22km, on va passer la nuit là. Il n'y a rien sauf du wifi pour payer le camping où il n'y a rien en ligne. C'est incroyable. Nous n'avons donc ni toilettes ni eau potable mais le wifi marche bien et ça fait 15$.

Sur la route on voit un panneau "attention phoques" qui nous émoustille, on croise également beaucoup de vaches en liberté, la cohabitation a l'air de bien se passer...


Attention phoques

On se réveille à 4h30 du matin, le soleil se lève vers 5h45. On prend la route dans la nuit pour aller au bout du cap, et on tombe sur un phoque qui était gentiment en train de dormir au bord de la route, quand je m'approche il me souffle dessus, on le laisse tranquille et on repart.

On s'installe dans un virage où on voit bien et puis on regarde le soleil se lever et on apprécie.

East cape

Sur le retour le phoque est toujours en train de dormir au même endroit, on le réveille une 2e fois et là il prend la pose pour les photos.

Phoque qui fait la star

On applaudit les prévisions météo, c'était parfait.

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Publié le 22 novembre 2022

White Island est une île à 15km au large de Whakatane. En plus d'être une île, c'est un volcan encore en activité que l'on pouvait visiter jusqu'en 2019. En effet, le volcan a explosé en décembre 2019 avec 47 touristes dessus, la moitié sont morts et l'autre gravement blessés. Depuis ils ne font de tours sur White Island mais ça ne les empêche pas d'exploiter d'autres volcans en activité et zones géothermiques toutes aussi dangereuses pour des activités touristiques (que nous avons tout à fait prévu de faire). Donc à la place de visiter White Island nous visitons l'office du tourisme de Whakatane qui contient une mini expo sur l'île. On y apprend notamment qu'ils ont essayé d'y exploiter des minerais de souffre au 20e siècle mais bizarrement les mineurs disparaissaient et les équipements avaient une durée de vie très courte. Ils ont fini par arrêter car ce n'était pas rentable (le tourisme ça rapporte plus, enfin plus maintenant).

Voici des photos google de White Island.

White Island

Du coup on fait une petite rando à Whakatane qui nous amène à un point de vue d'où on peut apercevoir White Island par temps clair. Évidement le temps n'est pas totalement clair donc on ne la voit pas mais la rando est sympa.

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Nous voilà de retour dans cette zone incroyable dont nous avons visité une partie et où nous espérions revenir.

Rotorua est une petite ville qui est en plein dans la zone de forte activité géothermique. Ça se traduit par une odeur constante de souffre plus ou moins forte selon les endroits, des fumerolles visibles un peu partout et des piscines naturelles de boues chaudes sulfurées dans un jardin public. Elles sont protégées par une petite barrière en bois qui dit "attention température supérieure à 100°C" et "ne pas boire", assez incroyable considérant la dangerosité de ces eaux ! Voici un aperçu, une petite piscine de boue qui bout puis un mini lac qui a des airs de fin du monde. Vraiment trow bow.

Parc public

On visite également un village maori qui est intégré dans la ville, à 5min du centre commercial. Le village est habité par une cinquantaine de familles maories. Ils ont un mode de vie moderne (four, machine à laver, voiture etc) tout en gardant et en se transmettant des savoirs ancestraux. L'activité géothermique est centrale dans ce village. À l'époque ils faisaient cuire les légumes et les fruits de mer dans une piscine chaude naturelle entre 150°C et 200°C. La viande cuisait en utilisant la vapeur d'un fumerolle ! Pour la visite le guide a fait cuire du maïs qui a ensuite été dégusté par le groupe et nous a montré que quelqu'un du village faisait cuire son poulet dans le four fumerolle.

Cuisson efficace

Ils se servent aussi de l'eau des piscines naturelles pour remplir des bains, ça leur permet de contrôler la température, l'eau est ensuite relâchée dans la rivière. Ce qui vient de la nature retourne dans la nature. Ils savent quels minéraux sont présents grâce à la couleur et donc si il y a un danger ou bien si au contraire l'eau a des vertues médicinales (rhumatismes, arthrites etc)

Bains

Ils sont très attentifs aux changements de leur environnement, une piscine peut être remplie puis du jour au lendemain se vider de son eau. Quand il y a eu un tremblement de terre en Thaïlande une des piscines du village s'est vidée de son eau. C'est incroyable !

Le village contient plusieurs geyser dont Pohutu qui est le plus gros de l'hémisphère sud. Il érupte 3 à 4 fois par heure et peut atteindre les 30m. Toujours ces histoires d'eau qui chauffe et de pression qui monte jusqu'à l'éruption.

Pohutu

Voici un aperçu du village, le guide se tient devant l'endroit où tout se passe, decisions politiques, prières, veillées funéraires, c'est le bâtiment le plus important. Le guide vit dans le village, les visites s'arrêtent à 17h pour que les habitants soient tranquilles le soir !

Village maori
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Ceci est le nom d'une rando que tout le monde fait en NZ. Elle est célèbre car magnifique mais également car elle passe devant la montagne du destin du seigneur des anneaux.

Elle fait 20km pour 841m de dénivelé. Dans les faits ça ne semble pas bien compliqué, juste long. Ceci dit elle demande quand même un peu d'organisation. Elle va d'un point A à un point B. Ça tombe bien, on a 2 voitures. Faux. Le parking au départ est limité à 4h, on ne peut pas s'y garer (sauf si on fait la rando en courant). C'est comme ceci qu'on rend une rando payante. Ainsi, pour faire face à ce problème, il existe 8 compagnies de navettes qui proposent le transport (arrivée -> départ). Je précise également que le seul parking où on peut laisser la voiture à l'arrivée est payant. Ces entreprises prennent entre 45$ et 60$ par personnes pour un trajet de 15km. Il faut de l'organisation car les navettes sont complètes sur plusieurs jours, il faut donc prévoir... MAIS la rando se situe dans les montagnes, le temps en NZ est compliqué et c'est pénible mais en montagne c'est dangereux. Du coup il faut trouver des places dans les navettes plusieurs jours avant en se fiant aux prévisions météo qui ne sont pas fiables. Le plus dur ce n'est pas la rando.

Nous sommes dans un camping non loin du départ de la rando. Ils proposent un service de navette qui nous amène du camping au départ et de l'arrivée au camping pour 60$. Comme on s'y prend la veille pour le lendemain on prend ça on a pas le choix. La météo a l'air bonne pour le mardi matin, en regardant les prévisions lundi. On se dit que c'est notre chance car il pleut toute la semaine sinon. Quand on arrive au camping on rencontre des gens qui sont là pour la rando et qui ont réservé par d'autres entreprises de navettes qui nous disent que les navettes sont annulées pour mauvais temps. Toutes les navettes sont annulées, sauf la notre.

On part du camping à 4h45 du matin le mardi. Notre navette est beaucoup plus tôt que les autres qui partent vers 7h. C'est la raison pour laquelle elle n'est pas annulée. En effet, le chauffeur nous explique qu'il y a une fenêtre météo pour nous. Il faut qu'on soit au sommet entre 9h et 10h du matin, avant il y a des nuages sur les sommets et on ne verra rien et après il va y avoir des vents très froids et très forts (il fait entre -2° et 0°). On marche sur le bord d'un cratère qui fait quelques mètres de large donc le vent est un élément important à prendre en compte. C'est d'ailleurs pour cela que le parc national déconseille de faire la rando ce jour là. Et également car l'après-midi il y a une alerte météo pluie et tempête (tornades localisées jpp). Le chauffeur vérifie notre équipement de rando, c'est bon pour nous on peut y aller. On a toutes les infos et on commence la rando.


Le départ

On marche sur un faux plat pendant 4km, début tranquille c'est l'échauffement.

J'ai oublié de préciser que la fameuse montagne du destin est un volcan encore en activité, c'est le plus actif de NZ avec 70 éruptions en 170 ans. La dernière en date est de 2012. Le paysage est représentatif, on voit des coulées de lave, une végétation limitée.

On commence ensuite à vraiment monter sur le volcan.

On arrive dans un premier cratère, on commence à sentir le vent. Les nuages se dissipent pour laisser place au soleil qui nous réchauffe un peut mais il fait quand même super froid.

Cratère sud

Il nous reste encore à escalader la crête du cratère pour voir le red crater (cratère rouge). Là c'est dur avec le vent, mais on arrive en haut et on découvre, le red crater, le lac bleu et les lacs émeraudes. Et c'est incroyable.

La marche continue, on descend la pente du cratère qui est un mélange de cendres et de pierres. Voici ce qu'on voit quand on se retourne.

On arrive au lac bleu, sacré pour les maoris, on ne peut pas s'en approcher.

Lac bleu

Puis on commence la descente interminable dans ce paysage.

Pour finir on arrive dans le bush néo-zélandais qu'on connait bien.

Bush

On finit cette rando en 6h30 sans se presser. On a vu tout ce qu'on devait voir et on a fini avec le soleil, il devait faire 20°C en bas.

On retourne au camping, on prend une bonne douche chaude et illimitée puis on se met à l'abri, les prévisions de tempête n'avaient pas menties. J'ai jamais vu ça, ça fait flipper. Heureusement on est dans la salle commune du camping, on se demande quand même si on va pouvoir aller dormir dans la voiture où si on va devoir rester là ... Au final ça se calme vers 22h, on peut sortir.

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Publié le 4 décembre 2022

Nous sommes toujours vivantes, c'est juste la fast life donc j'ai pris du retard dans la rédaction de ce magnifique carnet pardonnez moi svp.

Nous voici donc à Whanganui ou Wanganui on a vu les deux écritures, il semblerait que le h soit ajouté dans l'écriture plus moderne.

C'est une ville plutôt sympa, qui est traversée par une rivière qui vient des montagnes du parc national Tongario. Nous avons fait le marché au bord de la rivière le samedi matin, il y avait de tout, fromage, miel, bijoux, fauteuils roulants électriques, pâtisseries, peintures, un groupe de catholiques qui faisaient du prosélytisme à fond (pas un cas isolé, ça fait plusieurs fois qu'on essaie de nous refiler des bibles), etc ...

Il y a une petite colline dans la ville (globalement tout est très vallonné) comme dans beaucoup de villes mais eux ils ont été malins et ils ont construit un ascenseur pour accéder au sommet de la colline, c'était en 1919. Aujourd'hui c'est toujours le même ascenseur qui fait les A/R (avec chauffeur). C'est l'esprit d'un métro vertical, c'est vraiment un transport en commun qui est utilisé quotidiennement par les habitants, notamment les enfants qui vont à l'école en vélo puis remontent chez eux en ascenseur avec le vélo. La montée/déscente coûte 2$ et il y a des abonnements possibles. Avant d'arriver devant la porte de l'ascenseur il faut traverser un tunnel blanc de 213m, l'ambiance est unique.

 Tunnel et ascenseur 

On a fait un tour au musée de la ville, qui était gratuit comme souvent ici ! C'était un bon moment mais rien d'extraordinaire. Comme il faisait beau on est allées se promener dans un petit parc avec un lac et des canards, des cygnes, des pukekos. On a bien profité du soleil avant d'aller visiter le vieux cinéma de la ville. On est allées voir She said, c'est un film sur les journalistes du New York Times qui ont enquêté sur l'affaire Harvey Weinstein avant qu'elle n'en soit une. Bon film je recommande.

 Cinéma 
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Publié le 8 décembre 2022

On se rend maintenant au sud est de Wellington, il y a une rando pour voir des pinnacles qu'on voudrait faire. La rando qu'on a fait sous la pluie sans rien voir dans le Coromandel c'était pour des pinnacles aussi, on tient l'occaz de la revanche.

On décide de dormir près du départ de la rando dans un camping, c'est l'unique installation à de très nombreux kilomètres à la ronde, on sait qu'on est vraiment paumées là. C'est très sauvage, il y a l'océan, des falaises, de l'herbe, des vaches, des lapins, des phoques et nous.

Bout du monde

La route pour arriver ici à flan de falaise est effondrée à certains endroits, il y a très souvent des glissements de terrain, cette partie du globe est en mouvement constant.

Là, la route était inexistante sur environ 200m, on sait que si ça s'effondre plus on ne peut pas partir parce qu'il n'y a qu'une route ! Les travaux de reconstruction avaient déjà commencé. On voit les blocs de béton quelques mètres en contrebas sur une plage par le trou que la route a laissé.

Route effondrée

À ce camping perdu j'explique le projet de rando dans les pinnacles et le monsieur (directeur du camping/barman/pêcheur) me signale qu'il y a une colonie de phoques vers le phare du cap Palliser. C'est entendu nous irons les voir avant de faire la rando !


Nous voilà sur une route de graviers étroite, on prie pour qu'elle ne s'effondre pas quand on passe. On arrive à la colonie, il y a des dizaines de phoques c'est incroyable ! Il y a des bébés aussi.




Colonie de phoques

Ils sont trop choux, on ne s'approche pas trop, on laisse environ 10m de distance mais à un moment une mémère curieuse est venue nous voir et s'est rapprochée super près. Puis quand elle a vu qu'on était pas une menace elle s'est allongée pour sa sieste juste à côté.

Ma pote

Enchantées de cette rencontre, nous partons maintenant faire la rando des pinnacles. C'est une boucle plutôt facile de 2h, ça monte au début pour arriver à un point de vue puis on redescend dans le lit d'une rivière pour voir les formations rocheuses d'en bas, c'est bien plus impressionnant ! Voici donc les fameuses pinnacles !



Pinacles
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Publié le 10 décembre 2022

On est à Wellington, on va prendre le ferry pour l'île du sud. Il est à 2h du mat le mercredi, on arrive à Wellington le lundi en milieu d'aprem. On sécurise les places au freecamp pour les vans car il y en a que deux gratuits et ils sont souvent pleins. On a un peu de temps pour visiter en ce 1,5 jour. On commence par monter au mont Victoria, un des monts de la ville qui est très vallonnée (j'ai l'impression de dire ça pour tout jpp). Je pensais que ça serait une balade détente mais ça monte bien quand même. L'ascension se fait par des sentiers dans la forêt, c'est incroyablement bien aménagé, on retrouve les sentiers piétons et les sentiers VTTs où les piétons sont interdits. Il y a également un circuit pour les enfants qui fait 1.5km où tous les 100m il y a des épreuves centrées sur un animal ou une plante qu'on retrouve dans cette forêt. C'est vraiment trop bien d'avoir un terrain de jeu aussi grand dans la nature en plein milieu de la ville. Quand on arrive en haut, on a une vue panoramique sur toute la ville qui est entourée d'eau, c'est très beau ! Il y a beaucoup de vent. Le pin rouge est le mont Victoria sur la photo satellite.

Wellington

Quand on retourne au freecamp on se rend compte qu'il y a des belges avec qui on avait bossé dans les kiwis, ils prennent le même ferry que nous ! Heureux hasard !

Le lendemain on a gros programme pour visiter un max de choses. On commence par chercher des trots électriques (of course) pour rejoindre l'hypercentre qui est à quelques 6km. Ça nous fait une bonne balade d'une vingtaine de minutes en bord de mer, très agréable. Il y a des petites maisons charmantes sur pilotis le long du chemin.



Welly

On se gare au musée Te Papa, et on y va, les belges nous l'ont vivement conseillé. Le musée est gratuit, on rentre dans un bâtiment moderne et immense. Il y a différents thèmes (biodiversité NZ, espèces disparues, volcans, séismes, pollution, sensibilisation, guerre, navigation maorie, peuple maori ...) répartis sur 4 étages. C'est de très loin le meilleur musée que j'ai fait de ma vie, le musée est d'ailleurs à mi-chemin entre musée et parc d'attraction. Par exemple, dans la section séisme il y a un simulateur, on rentre dans une maquette de maison, on nous explique quoi faire en cas de séisme, puis ça commence à secouer puis quand tu crois que c'est fini ils envoient les répliques. Dans la zone de biodiversité marine j'ai joué à jeu vidéo où on commence en tant que bébé anguille et on doit trouver à manger et éviter les prédateurs, j'ai perdu et je me suis faite manger par un gros poisson. Plus tu grandis, plus les courants dans les rivières sont forts. Dans la zone sur la biosécurité il y a une pièce qui représente un container qui vient de débarquer en NZ et on doit trouver tout ce qui peut menacer la biodiversité du pays. Il y a des grosses caisses en bois qu'on peut ouvrir, des petits objets à déplacer, ambiance escape game. Par exemple il y a une caisse avec des fruits dont un qui est en train de pourrir et de se faire manger par un vers, le vers qui est manifestement importé est une menace !

J'arrête avec les exemples, mais vous avez compris que c'était trop bien. Voici un squelette de Moa, un oiseau géant endémique de NZ qui est maintenant une espèce éteinte. J'étais tellement dans la visite que j'ai pas fait de photo (enfin juste celle du squelette).



Moa

On se dirige ensuite vers Cuba Street, une rue piétonne où il y a les magasins et cafés. On mange à Taco Bell avant de prendre le fameux Cable Car. C'est un téléphérique qui nous emmène en haut d'une colline de la ville.

Cable Car

La vue est belle mais il y a beaucoup, beaucoup de vent, on redescend et on flâne rapidement dans la ville. J'ai été impressionnée par leurs garages à vélos à étages.

Garage à vélo

Retour au freecamp en trot et sieste avant d'aller prendre le ferry à 2h du mat.

On y va avec de l'avance et le ferry a du retard donc on attend 3h avant de pouvoir monter. En attendant j'ai écrit un rap sur Wellington que je vous partage, à vous mon public.


Ici à Welly c'est la folie

J'ai fait ma star dans le cable car

J'ai fait ma belle à taco bell

En Y sur la trot volée

Moins 40% si t'es bien garée

Pour rallier le meilleur des musées

Te Papa merci la team pour ça

C'est pas de l'or c'est 5 etoiles sur trip advisor

** Drop the mic **


Merci pour votre attention.

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Publié le 14 décembre 2022

Nous avons donc pris le ferry et débarqué à Picton au nord de l'île du sud, pour ensuite descendre à Kaikoura pour débuter nos woofings respectifs. Le principe est de travailler un petit peu en échange d'un logement et de nourriture, les details de l'arrangement sont à définir avec l'hôte.


Chloé a trouvé un woofing dans une auberge dans une grande maison avec un esprit famille. Elle travaille avec Chris, une néo-zélandaise qui l’appelle maintenant Crêpe Queen après avoir goûté de la cuisine française. Elle partage sa chambre avec une autre woofeuse, Marion, une lilloise avec qui elle fait les 400 coups.

Elle rencontre beaucoup de monde de toutes les nationalités tous les jours et certaines fois goûtent aux spécialités de chacun (vin chaud, biscuits allemands…)

Elle a trouvé un job en une aprem et travaille dans un resto/bar le Groper Garage et elle maitrise maintenant parfaitement la fabrication des pizzas et sait tenir un bar! Elle travaille avec Dasha, une néozélandaise avec qui elle va faire du roller après les longues journées au boulot!


J'ai trouvé dans un hôtel 3 étoiles qui s'appelle B&B Brook House. Judy, mon hôte, m'offre le gîte et le couvert (3 repas par jour) ainsi que l'accès à toutes les installations de l'hôtel (jacuzzi, salon d'été, machine à laver, sèche linge, vélos...) en échange de 10h de travail par semaine. Le travail consiste principalement à faire les chambres et le ménage. Les heures que je fais en plus sont payées 25$ de l'heure. Concrètement je travaille entre 1,5h et 3,5h par jour. Je me réveille vers 8h30, je prends mon petit déj avec les clients puis dès que des chambres se libèrent je commence.

Le B&B est une grosse maison avec 5 chambres à la location. Il y a également 2 cottages disponibles. Le premier qui fait environ 70m2 et le deuxième d'environ 100m2. D'où la flexibilité dans les heures, je finis plus rapidement quand je n'ai pas les cottages à faire.

Judy vit avec son petit copain, Marty, et Cat, une chinoise qui a fait du woofing ici il y a 9 ans et qui n'est jamais partie. Il y a également Charli, le caniche et Alice, le chat.

Hôtel et Alice

Au départ je cherchais du boulot mais j'ai un peu galéré puis j'ai pris goût au temps libre.

Kourtney Kardashian

Je fais plein de choses, des randos, j'essaie de nouer des relations avec des phoques qui habitent à Kaikoura mais pour l'instant c'est à sens unique.

Amour à sens unique

Je découvre la péninsule de Kaikoura et je vis dangereusement, dans la même journée j'ai été chargée par une vache (je suis passée trop près du veau), par des phoques (je leur ai fait peur sans faire exprès, ils ont paniqué, ils m'ont fait peur, la boucle est bouclée), par des mouettes (je suis passée trop près des nids).

Kaikoura

Je vais detailler un peu les personnalités de Judy et Marty parce que je pense que ça vaut le coup.

Judy a 65 ans, elle a ce B&B depuis 22 ans et elle a bossé en parallèle pendant 25 ans pour Whale Watch, la compagnie qui nous emmène voir les baleines (je detaillerai la faune locale dans un autre post). Elle a arrêté Whale Watch pendant le covid.

Elle a un style très british, au premier abord assez froide, la classe avant tout. Son principal trait de personnalité c'est qu'elle ne demande pas mais qu'elle s'arrange pour qu'on propose. Par exemple : "Leslie tu veux manger des lasagnes ce soir ?" "Oui" "Ah mais j'ai pas de carottes je ne peux pas faire de lasagnes" donc là je dois proposer d'aller chercher des carottes au supermarché. Autre exemple absolument fascinant: elle a écrit une lettre à Whale Watch pour que je puisse faire le tour gratuitement, ce n'est noté à aucun moment dans la lettre (mais ils ont très bien compris).

Lettre pour tour gratuit

Son deuxième trait de personnalité c'est d'être fan de la famille royale. Elle a son mug reine Elisabeth que personne n'a le droit de toucher, 18 magnets sur le frigos, il suffit que lui parler d'Harry et Meghan pour qu'elle s'énerve. Elle parle de la mort d'Elisabeth II avec les larmes aux yeux. Plus jeune elle était dans la team Diana mais en vieillissant elle a (je cite) compris qu'elle et Charles n'etaient juste pas fait pour être ensemble et que Charles a toujours été très intelligent et avant-gardiste. Elle est contente qu'il soit roi. On notera également les noms royaux des animaux : Charli pour Charles et Alice était la princesse du Royaume-Uni au 19e siècle. Elle est adorable quand on la connait. Elle a rencontré son mec sur internet, victime de l'an 2000. Ils sont ensemble depuis 5 ou 6 ans je crois.

Marty a un accent néo-zélandais très prononcé, je ne comprends rien de ce qu'il me raconte, vraiment rien, du coup je le fais répéter 50 fois et ça l'agace. C'est le running gag de ce woofing, je lui pose une question, il me répond, je ne comprends pas, il s'énerve. C'est pas du vrai énervement mais c'est trop frustrant de ne pas réussir à communiquer, du coup il me répond en gueulant des mots, c'est hilarant. Il marche avec une canne, il a des bandages et un bas de contention à une jambe, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé, j'ai juste compris que c'était un accident en Australie.

Il est trop gentil, vu que j'étais en galère de boulot il m'a proposé de porter et couper du bois pour sa société (une société qui recycle les poutres en bois auquelles sont accrochés les pieds de vignes), du coup je fais ça de temps en temps pour gagner 4 sous. Je voulais remplacer le robinet de mon van car il fuyait et il est allé m'en acheter un dans une ville à 2h30 d'ici quand il y était pour son boulot, donc très gentil. Il a acheté et cuisiné du whitebait, un met raffiné néo-zélandais pour me faire découvrir ça. Ce sont des larves de poissons blancs qui se négocient à 120$ le kilo ce qui justifie son surnom d'or blanc. Avec Marty la communication verbale est compliquée mais au final on se comprend.

Whitebait
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Publié le 15 décembre 2022

Je fais un post uniquement sur cette péninsule car elle le mérite.

Chapitre 1 - La localisation

Kaikoura est située sur la côte est de l'île du sud. Les côtes est et ouest de l'île du sud sont séparées par un chaîne de montagnes. Les pluies transportées par les cyclones qui se forment entre l'Australie et la NZ sont stoppées par les montagnes. On se retrouve donc avec 300 jours de pluie par an sur la côte ouest contre 100 sur la côte est. Et nous on adore quand il fait beau. Cette configuration donne un paysage magnifique, des montagnes souvent enneigées (la neige est présente au dessus de 2000m en général) et une eau bleue turquoise.


Kaikoura situation

Chapitre 2 - Le canyon

En plus d'une configuration géographique exceptionnelle, Kaikoura possède également une configuration sous-marine exceptionnelle. Au sud de la péninsule il y a un très grand canyon de 60km de long en forme de U et de 2000m de profondeur max à seulement 1km des côtes. Les courants chauds venant du nord et froids venant du sud s'engouffrent dans le canyon et créent un environnement parfait pour le développement d'un écosystème. Des études ont montré que la vie marine dans le canyon était jusqu'à 100 fois plus dense que dans les autres eaux profondes.

Canyon

Cette reserve de nourriture quasi illimitée attire de nombreux mammifères marins, les premiers sont les dauphins dusky qui sont là toute l'année, il y a des groupes de 200 à plus de 1000 individus, ils sont très sociables et joueurs, c'est également la race de dauphin la plus acrobatique. On peut nager avec eux en prenant le bateau ou les observer de la côte tôt le matin.

Photo de la compagnie qui nous emmène nager avec les dauphins

Le deuxième mammifère marin qu'on retrouve le plus est le cachalot. Ils sont semi-residents à Kaikoura. L'hiver ils vont vers des eaux plus chaudes pour trouver des femelles mais en été ils sont ici à se nourrir dans le canyon. Il n'y a que des mâles dont l'objectif est de devenir le plus gros et le plus fort, les femelles sont dans des eaux plus chaudes avec les bébés. Les cachalots sont solitaires mais il y en a 5 qui reviennent tous les ans à Kaikoura. Ils sont dans la même zone mais chacun de leur côté. Ils chassent principalement des calamars au fond du canyon, pour les observer il ne faut pas aller très loin. C'est vraiment pour l'observation des baleines que Kaikoura est connue. Jusqu'à il n'y a pas si longtemps c'était un haut lieu de la chasse à la baleine puis à la fin du 21e siècle le pays a pris beaucoup de mesures pour la protection du patrimoine et cette pratique a été bannie. Au final la ville vit depuis le début grâce à l'exploitation des baleines, la manière a juste changé. C'est la compagnie Whale Watch qui nous emmène observer les cachalots. Ils plongent pendant 25 à 45 minutes pour chasser et doivent remonter pour respirer, c'est à ce moment là qu'on peut les voir. Dans un soucis de protection des animaux la compagnie n'a pas le droit d'interagir avec ou de les perturber donc ils ne sont pas nourris, ils n'ont pas de GPS et ils n'utilisent pas de sonar qui perturbe l'écholocalisation. Pour les trouver ils utilisent des micros directionnels. Les cachalots font des "clicks" quand ils cherchent des proies qui sont audibles jusqu'à 5km. Le bateau se rapproche des "clicks" et attend que le cachalot remonte, il n'a pas ne droit de s'approcher à moins de 50m de l'animal ni de passer devant lui. Le cachalot que nous avons vu s'appelle Holey Moley, il fait 14,5m de long et vient à Kaikoura depuis 2006. La photo sous l'eau est une photo google pour comprendre sa position.

Holey Moley et le micro directionnel

Ont peut voir également de nombreuses autres baleines qui font un stop à Kaikoura pendant leur migration, comme par exemple des orques, qui chassent les dauphins dusky, elles étaient là il y a quelques jours mais j'ai pas eu la chance de les voir. Par contre j'ai vu une baleine à bosses ! On peut croiser avec de la chance des baleines bleues, des globicéphales, des rorquals communs et des baleines à bec entre autres.

En plus des baleines on peut voir des phoques (of course) et des pingouins !

Un peu plus loin de la côte il y a des albatros et des pétrels géants (en marron) qu'on ne peut observer qu'en bateau.

Albatros et pétrels géants

Chapitre 3 - Le tremblement de terre


En 2016 la ville a connu un tremblement de terre de magnitude 7,8. Celui qui a frappé Christchurch en 2011 et qui avait fait beaucoup de morts était de magnitude 6,8. Celui de Kaikoura a donc été 100 fois plus puissant mais n'a fait que 2 morts, par chance. Il a duré 2 minutes et est arrivé à minuit. À Kaikoura il y a 2 points où évacuer en cas de tsunami, sur les falaises de la péninsule ou aux pieds des montagnes. Tous les tremblements de terre ne génèrent pas forcément de tsunami mais là quand tu ne peux pas tenir debout pendant 2 minutes il y a de fortes chances pour y avoir droit. Judy a rassemblé les clients pour vérifier que tout le monde allait bien puis ils sont partis aux pieds des montagnes. Elle a choisi les montagnes car pour rejoindre la péninsule il faut traverser un pont et elle a pensé qu'il serait effondré. Ils sont restés là bas jusqu'à ce que le jour se lève. Toutes les personnes qui ont trouvé refuge aux pieds des montagnes ont du faire fasse à des glissements de terrain, ils ont bougé plusieurs fois pour essayer de trouver un endroit safe mais sans succès. Plusieurs personnes ont eu leur voiture renversée ou écrasée. Au petit matin il sont retournés chez eux pour voir les dégâts à la lumière du jour. La maison était toujours debout mais il y avait un gros trou dans le jardin. Une rangée d'arbres a totalement disparu. La maison était un champ de bataille avec beaucoup d'objets cassés et un dégât des eaux parce que la chaudière s'est décrochée du mur.


Après le tremblement

Il y a bien eu un tsunami mais plutôt petit (3,5m), ils ont trouvé des poissons jusqu'à 250m de la côte.

C'est arrivé un 14 novembre et il y avait déjà quelques touristes. La route (unique) qui mène à Kaikoura a été détruite des deux cotés, les touristes ont été évacués par des bateaux des différentes marines qui n'étaient pas loin (la France était là). Pour les habitants la reconstruction a commencé. Ils ont vite remarqué que des rochers qui étaient normalement sous l'eau étaient maintenant hors de l'eau. La croûte terrestre s'est soulevée de 2,5m à 6,5m par endroits ! Les phoques ont plus de rochers sur lesquels faire la sieste.

Il y a également eu un déplacement latéral, la ville est 5m plus proche de Wellington qu'avant.


Avant/Après soulèvement de la croute terrestre

L'activité sismique est bien entendue très surveillée. Les scientifiques estiment qu'un tremblement de terre de cette importance arrive une fois tous les 150 ans donc ça devrait aller pour moi. Il y a des dizaines de milliers de petits tremblements de terre par an, 34 000 en 2021 par exemple, la très grande majorité n'est même pas ressentie par la population. Il y a un site officiel en NZ qui rend accessible au public toutes les données enregistrées par les équipements scientifiques concernant les tremblements de terre, les tsunamis et les volcans: https://www.geonet.org.nz/

Il y a un moteur de recherche, on peut chercher les tremblements de terre en fonction de leur intensité, de leur profondeur, de leur localisation. Sur le screen on voit les tremblements de terre du mois dernier aux alentours de Kaikoura, il y en a 57. La taille des ronds montre l'intensité et la couleur montre la profondeur (bleu clair peu profond, bleu foncé profond). Du coup ici ils étaient pas très intenses et peu profonds (3km en moyenne).


L'exposé sur Kaikoura est terminé, à bientôt pour de nouvelles aventures !

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Publié le 7 janvier 2023

Après 5 semaines de woofing il est temps de repartir pour de nouvelles aventures. Mais d'abord le bilan.

Merci évidement à Judy pour son accueil et ses petits plats qui m'ont transformée en petit cochon. Merci à Alice qui m'a accompagnée, soutenue, aidée à (dé)faire les lits.

Alice

Zoom sur quelques rencontres.


Frank Murphy - Passionné par les oiseaux. Il passe un mois à voyager en NZ pour voir des espèces endémiques. Il n'était pas tout à fait satisfait de son voyage car bien qu'il y ait énormément d'oiseaux en NZ, la plupart sont en fait des oiseaux européens. Il m'a invitée à faire un tour pour voir les albatros, il voulait en voir un en particulier, très rare. Il était aux anges quand cet oiseau s'est approché de nous. Pour fêter ça nous sommes allés manger du homard au resto (spécialité culinaire de Kaikoura). J'ai eu de ses nouvelles récemment et il m'a annoncé avoir vu un kiwi en liberté sur une île réserve naturelle protégée, j'étais contente pour lui. Il m'a offert une casquette de Kaikoura que j'aime trop.


Isabelle - Française de Strasbourg, commerciale Grand Est d'une grosse boîte. Grande, blonde, 45 ans, lunettes Guess, sac à main Michael Kors, petit legging, très fit, ambiance Paris Hilton, j'adore. Elle ne parle pas un mot d'anglais, je fais donc son checkin en français après que Judy ait laissé tomber toute tentative de communication. Isa a un mec en France mais il ne veut pas voyager trop loin et comme elle a envie de découvrir le monde tant qu'elle le peut, elle a décidé qu'elle allait partir solo pendant 3 semaines en NZ. Go girl !


Yeimi et David - Couple de sud-américains. Yeimi vient du Costa-Rica et David d'Équateur. Ils sont adorables, on a fait un barbecue pour le nouvel an avec eux. Ils vivent à Londres depuis de nombreuses années. David bosse au parlement et m'a invitée à venir le visiter. Yeimi est nanny pour une famille fortunée, son père vit à Montpellier. Ils veulent venir dans l'Union Européenne pour leur retraite car depuis le Brexit la qualité de vie a beaucoup diminuée au UK apparemment.


Les ingénieurs informaticiens - Deux français, petite trentaine, la description ingénieur informaticien se suffit à elle même, je n'en rajoute pas. Il y en a un qui fait un tour du monde et l'autre qui a rejoint son copain pour faire l'île du Sud en 3 semaines. On va se recroiser je l'espère !


Jessy et Trisha - Les cousines NZ qui font du VTT. Jessy est le sosie de ma tante Sophie, tout y est, le physique, le style vestimentaire, la démarche, vraiment incroyable ! Jessy habite à Wellington et Trisha à Auckland, elle se font des vacances sportives dans l'île du sud qu'elles connaissent déjà très bien. Jessy m'a appris qu'il y a quelques mois à Kaikoura il y a eu un accident avec un cachalot. Un petit bateau coque alu est parti pêcher avec des clients (11 personnes sur le bateau - attraction touristique) et un cachalot est remonté à la surface sous le bateau, qui s'est retourné, 5 personnes sont mortes noyées piégées sous la coque (ils avaient des gilets de sauvetage sur eux). Assez incroyable cette histoire !


J'ai également bien profité de l'environnement de Kaikoura en faisant quelques randonnées. L'ascension du mont Fyffe par exemple. Ce jour là le ciel était nuageux mais bon tant pis j'y vais quand même, je le fais pour le sport, pas pour la vue ! 17km 1500m de D+ c'est parti. Ça monte raide et je me retrouve rapidement dans les nuages puis au dessus, sous un grand ciel bleu et un soleil de plomb, heureusement j'ai toujours mon objet fétiche sur moi (crème solaire).


Mont Fyffe

J'ai fait une autre rando qui ne partait pas bien mais qui au final était extraordinaire ! Je suis arrivée devant "le début" indiqué sur Alltrails et là, un gros panneau interdiction d'entrée/danger. Je regarde s'il y a d'autres rando aux alentours, absolument pas, je viens de faire 45 minutes de route pour ça, ça m'énerve, j'y vais quand même. C'est un sentier sur le littoral qui n'est plus entretenu, d'ailleurs je me suis trompée à un moment, et j'étais trop occupée à regarder google map pour voir le phoque qui était sur mon chemin et que j'ai failli écraser. Il m'a soufflée dessus et j'ai eu super peur. Bref, je retrouve mon chemin et longe une voie ferrée en faisant semblant de ne pas voir les panneaux d'interdiction. Et c'est magnifique ! Au bout de quelques kilomètres il y a un pont et je ne peux plus marcher à côté des rails. Je fais demi-tour et j'aperçois quelque chose qui s'amuse dans les vagues, c'est certainement un dauphin mais je veux en voir plus donc je sors mes jumelles. C'est un groupe de trois dauphins d'Hector qui surfent les vagues, les phoques sont là aussi, c'est magnifique. Alors que je suis très concentrée les yeux dans mes jumelles, j'entends un "Hello". Arrêt cardiaque. Bond de 2m50. Juste un vieux monsieur qui faisait sa balade et qui est venu me saluer car "il n'y a jamais personne ici". Du coup on regardé les dauphins en papotant un petit peu puis on s'est séparé.

Rando improbable

Pour vivre l'expérience NZ à fond je voulais vivre au moins un petit tremblement de terre. J'ai été très déçue en allant au petit déj un matin alors que tout le monde parlait du tremblement de terre de la nuit, qui avait été assez important pour réveiller des gens mais pas moi. Je l'ai retrouvé sur Geonet, il est survenu le 3 janvier à 4h38 du matin et était de magnitude 3,9.

Tremblement de terre ressenti

Maintenant direction Christchurch !

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Publié le 10 janvier 2023

Ma première rencontre avec Akaroa ne s'est pas bien passé car c'était pour un tour guidé en VTT qui était nul ! En effet j'avais booké un tour en e-bike nommé "Lava tour" qui devait durer 2h. Je m'attendais à faire des descentes dans les anciennes coulées de lave du volcan, je m'attendais d'autant plus à faire un circuit d'un certain niveau car le tour était déconseillé aux moins de 16 ans. Pour commencer je suis tombée dans le groupe d'une famille argentine de 2 adultes et 4 enfants (de moins de 16 ans). Les gosses n'arrivaient pas à monter la pente du premier chemin et n'arrivaient pas à utiliser le vélo électrique. Comme on n'avançait pas, le guide m'explique le chemin pour que je fasse le circuit seule. Ça me gonfle mais je refuse de rester avec la famille d'handicapés, donc j'y vais ! Ça monte fort et quand j'arrive en haut pour la descente je me rends compte que c'est sur la route. La route avec les voitures ... Je prends mon mal en patience et en prudence, quand j'arrive au point de départ je vois que j'ai fait le tour en 50 minutes et pas 2h. À ce niveau là c'est de l'escroquerie et j'ai du mal à me calmer. J'appelle le guide donc, déjà pour lui demander où est la lava, pour lui dire que j'ai terminé en 50 minutes et que du coup je fais comment pour les 1h10 qu'il me reste. Le gars est adorable et s'excuse mille fois (mais je m'en fous). Pour la lava il répond que le tour est sur un ancien volcan et que donc c'est pour traduire l'idée du volcan dans le titre du tour, je lui dis que c'est de la publicité mensongère. Pour le temps, il me propose de m'amener un vélo à la fin de mon tour de kayak (oui parce qu'après le vélo j'avais prévu kayak avec la même entreprise) et de me le laisser autant que je veux le reste de l'aprèm, j'accepte.


Vélo électrique pour Stéphane

Me voilà donc toujours énervée quand j'arrive au kayak. Je suis accueillie en grandes pompes, je reçois encore milles excuses (rappelez-vous c'est la même entreprise), et j'apprends que je vais avoir un tour privé de kayak en tandem avec un guide. Ça me détend un petit peu. Nous convenons que nous allons faire du kayak en mode sport et qu'il me fera son blabla de guide pendant les pauses. Le kayak se passe très bien, les paysages sont magnifiques et en plus sur le retour nous avons croisé des petits dauphins d'Hector. C'est une espèce endémique de NZ qui est protégée car il n'en reste que 15000. On les reconnaît bien grâce à leurs couleurs ! Je mets une photo google de dauphin d'Hector pour que vous puissiez bien le voir.


Kayak et dauphin d'Hector

Après 2h de kayak je n'ai pas eu l'énergie de prendre le vélo ! Mais j'ai visité le petit village à pieds.

Akaroa et le seul village français de NZ. Dans les années 1840 les anglais sont déjà bien installés sur l'île du nord mais pas encore sur l'île du sud. Un explorateur français débarque donc à Akaroa et achète des terres aux maoris des clopinettes en ce disant que l'île du sud pourrait devenir une colonie française. Il repart donc en France pour demander au roi de créer une colonie à cet endroit (la réponse est oui sans surprise) et surtout pour recruter des gens qui voudraient faire partie de cette colonie. Quand l'explorateur revient 2 ans plus tard (l'organisation + trajet en bateau) avec la colonie, ils sont accueillis par les anglais. Le plan des français avait fuité et donc les anglais se sont dépêchés de venir à Akaroa faire signer le traité de Waitangi aux chefs maoris. Le traité acte le fait qu'ils sont désormais sous souveraineté anglaise et donc l'accord avec les français ne tient plus. Les français sont quand même autorisés à débarquer, s'installent et créent le village, tout en obéissant aux lois anglaises. On retrouve donc à Akaroa, des néo-zélandais avec des noms français, des drapeaux français, un "place de la poste" et autre. Le village est minuscule mais il me fait penser à un village de Méditerranée dans sa construction, il y a une petite promenade comme à Sanary, avec d'un côté la mer et de l'autre des magasins et des restos.

Akaroa

Après cette folle journée je suis allée à Christchurch la "grosse ville" à 1h de là pour passer le weekend qui était sensé être pluvieux mais c'est pour le prochain épisode. Puis je suis revenue à Akaroa lundi pour faire une rando et aller voir une colonie pingouins bleus le soir.

La rando était magnifique, j'ai beaucoup transpiré sous un soleil de plomb. C'était une boucle qui part du village, passe par les pics juste derrière et revient au village.

Rando sur les hauteurs d'Akaroa

Après m'être infiltrée au camping de luxe d'à côté pour prendre une douche (il n'y a pas de douche publique à moins d'1h de route), on se prépare à aller voir les petits pingouins bleus. La colonie se situe dans une baie de la péninsule de Banks, péninsule où se situe également Akaroa.


Péninsule de Banks

Elle est dans un terrain privé, sur une ferme de moutons. Ce sont les agriculteurs qui ont remarqué que le nombre de pingouins diminuait dangereusement dans les années 70. Ils ont appelé le département de conservation qui leur a dit qu'ils consideraient déjà l'espèce comme éteinte (à l'époque ils se concentraient uniquement sur la conservation dans des petites îles et pas sur les 2 îles principales car ça leur semblait impossible d'agir). Les agriculteurs ont donc pris à leur charge de protéger les pingouins. Ils ont commencé par mettre des pièges à hermines, rats, opossum, furets etc qui mangent les oeufs. Dans les premiers temps ils en attrapaient 15 par semaine, maintenant c'est 15 par an. L'effet sur la colonie a été quasi immédiat et elle a cessé de diminuer. Ils ont ensuite créé des nids pour que les pingouins ne se volent pas les nids (ils sont mauvais entre eux, ils mettent les oeufs dehors et s'installent). Tout ceci sans l'aide du gouvernement. Ils ont financé tout ça en proposant des tours aux touristes sur leur propriété. Pour ne pas déranger les pingouins, on est en tenue de camouflage et on les observe avec longue vue et jumelles. Nous avons eu de la chance car nous avons assisté à la remise en liberté de 3 pingouins qui étaient en nurserie suite à l'abandon de leurs parents. Aujourd'hui la colonie n'est plus en danger mais le nombre de pingouins atteint un plateau. À cause du réchauffement climatique, la température de l'océan augmente et les poissons vont soit plus profond, soit plus loin, et donc les pingouins ont plus de difficultés à se nourrir et donc à nourrir leurs poussins et donc les abandonnent. Photo google d'un pingouin bleu de près.

Comme la nature est bien faite on les voit à peine sur les rochers.
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Publié le 11 janvier 2023

J'ai donc passé un weekend dans la région de Christchurch, je me suis baladée dans le centre ville, en 2h c'était visité, il y a une cathédrale en travaux suite au tremblement de terre de 201, quelques jardins et c'est à peu près tout, enfin il y a aussi un tramway mignon. Du coup j'ai fini par aller faire la sieste à la bibliothèque. La ville est très bien pour le shopping et les restos mais rien de plus.

Tramway

Le soir j'ai rejoint un couple de français (Annaelle et Arthur) qu'on a rencontré dans les kiwis qui étaient là aussi et le lendemain on a fait une petite rando ensemble pour voir des cascades. La rando était payante 5$ car sur un terrain privé mais bon un peu déçue de l'entretien du sentier qui n'était pas à la hauteur d'une rando payante. Mais bon après on a fraudé une douche au camping du même domaine donc on s'est remboursé.

Rando Anaëlle et Arthur

Le soir on a dormi au même endroit puis on s'est séparé le matin !

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Publié le 11 janvier 2023

Castle Hill désigne un ensemble de roches érodées qui ressemblent aux ruines d'un château. Les mouvements tectoniques ont mis en surface une couche de roche calcaire qui a été érodée et qui donne maintenant sun paysage particulier. En suivant un petit sentier on peut se balader entre les roches et visiter le site.

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Publié le 11 janvier 2023

Direction le lac pour revoir les fameux ingénieurs informaticiens. Après un bon resto, on se balade autour du lac. La couleur est très bleue car l'eau vient des glaciers et elle contient des particules de roche qui reflète énormément la lumière du soleil. Quand on met les pieds dedans on se rend compte que la visibilité est très mauvaise. Mais ça donne un truc magnifique !

Lac Tekapo
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Publié le 12 janvier 2023

Aujourd'hui on se retrouve au coeur de la chaîne de montagnes. Pour arriver à Mont Cook Village il faut longer le lac Pukaki long de 40km. Sa couleur est aussi incroyable que celle du lac Tekapo. Là en plus on voit le Mont Cook au loin.


Mont Cook derrière le lac Pukaki

Mont Cook Village est nul, on s'imagine un village de montagne avec la petite église et tout, que nenni, c'est un ensemble de blocs de bâtiments qui sont à 99% des logements à touristes. Pas de petites boutiques, 2 bar/resto, une office du tourisme qui fait aussi magasin de souvenirs. La bonne nouvelle c'est qu'il y a une douche publique. L'objectif du jour est d'aller voir le lac Hooker, un lac proglaciaire (qui résulte de la fonte d'un glacier). La rando n'est pas très longue (10km), ni très dure, c'est quasi plat en partant du village. Par contre c'est magnifique, on traverse 3 ponts suspendus, les paysages sont incroyables !

Pour finir on arrive au lac proglaciaire qui est dominé par le Mont Cook. La température du lac ne dépasse pas 2°C, il y a 2 icebergs qui flottent dessus.

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Journée plutôt côté mer aujourd'hui qui commence par la ville d'Oamaru sur la côte. Pas un stop prévu mais belle découverte, ambiance ville côtière californienne mais en restant simple ! Petite balade côtière et c'est reparti pour Moeraki.


Oamaru

La première étape à Moeraki permet de voir des roches un peu particulières sur la plage, en effet, elles sont sphériques. Les blocs les plus gros pèsent jusqu'à 7 tonnes et font 3m de diamètre. On sait qu'un bloc est constitué d'un noyau de boue fossilisée et de dépôts de calcites autour. En revanche les scientifiques n'expliquent pas vraiment pourquoi les blocs sont parfaitement sphériques. Ce qui est sûr c'est qu'ils ont commencé à se former il y a 60 millions d'années.

Moeraki boulders

Il est temps maintenant d'aller observer une nouvelle sorte de pingouin, les pingouins aux yeux jaunes. Il y a un endroit à Moeraki où on peut les apercevoir si on a de la chance, ou de la patience. J'arrive à la planque, il y a 2 personnes qui attendent, je me mets avec elles. Il y a des gens qui passent mais ils ne restent pas, l'attente est trop longue. Au bout d'1h30 je vois un petit pingouin sortir de l'eau pour rejoindre son nid. Il est assez loin mais je le vois bien avec les jumelles. Puis un autre un peu plus près, puis un autre, puis un autre, 6 au total ! Quand j'étais sur le point de partir, un pingouin s'est approché de la clôture (la clôture c'est pour les gens pour qu'ils laissent les pingouins tranquilles), il était là à 20m, puis il a été rejoint par son bébé qui avait faim visiblement, c'était incroyable ! Une des personnes qui était là m'a envoyée ses photos avec un bon appareil parce que je lui ai fait pitié à essayer de prendre des photos dans les jumelles.

Pingouins aux yeux jaunes
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Publié le 15 janvier 2023

La ville n'est pas top, les gens ne sont pas tops, le wifi du Wharehouse ne marche pas, bref ça va pas. Par contre si, il y a un truc trop cool c'est que la rue la plus pentue du monde se trouve dans cette ville: Baldwin Street. Elle a une pente de 20% en moyenne mais à son endroit le plus pentu on est à 35% ! D'ailleurs le trottoir est des marches !


Baldwin Street

Heureusement à côté de la ville il y a une grosse péninsule qui contient beaucoup de réserves naturelles. On y retrouve Tunnel beach, où l'accès à la plage se fait par un tunnel dans la roche.

Tunnel beach

Puis Sandfly Bay, qui abrite des lions de mer ! C'est le modèle au dessus des otaries qu'on voit depuis le début. En effet les lions de mer peuvent faire jusqu'à 3m50 et peser 450kg alors que pour les otaries communes de NZ on est sur du 2m50 max et 250kg max. Les lions de mer victimes de la chasse ont déserté la NZ pendant une centaine d'années avant de revenir progressivement, évidement cette espèce de lion de mer est spécifique à la NZ et est une espèce protégée. Sur la plage il n'y en avait pas au départ du coup j'ai marché un peu et un est sorti de l'eau pile à mon niveau, j'ai eu super peur parce qu'il était vraiment gros et visiblement il n'avait pas peur de moi. Après un sprint de détresse vers le sable j'ai pu prendre une photo !

Sea lion

La plage était magnifique en soit.

Sandfly Bay

Ensuite direction Allans Bay où là un lion de mer dormait en plein milieu. Sur la photo c'est dur de voir à quel point il est gros mais belle bête en vrai.

Allans Bay

À 2h de route au sud, dans le parc national des Caitlins, je suis allée visiter la Cathedral Cave. Une grotte en forme de U, avec deux entrées donc. La grotte s'est formée grâce à l'action mécanique des vagues sur la pierre. La pierre a 160 millions d'années, la grotte, qui au départ était deux grottes avant qu'elles ne se rejoignent, date au maximum de centaines de milliers d'années. Pour y accéder il y a une marche d'1,5km dans le bush puis sur la plage. Il n'y a qu'une toute petite fenêtre pour la visiter à cause de la marée.

Cathedral cave
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Publié le 17 janvier 2023

La route pour arriver à Te Anau depuis Cathedral Cave était tellement ennuyeuse, des champs partout. Je me suis arrêtée dans une petite ville, Riccarton, vraiment au sud de l'île pour faire une pause et c'était sympa.

Riccarton

Ensuite je suis arrivée à Te Anau, dans le Fiordland. Petite ville touristique classique de NZ au bord d'un lac.

Lac de Te Anau

Le lendemain, après avoir géré un pneu crevé (par un bout de bois) c'était rando. Une petite partie de la Kepler Track qui est une rando sur 4 jours, dans le Fiordland, mondialement réputée (les refuges sont complets un an à l'avance). Elle commence en traversant une rivière sur un pont suspendu puis continue dans la forêt pour arriver au lac Manapouri. C'est le 2e lac le plus profond de NZ avec 500m de profondeur à son max. Plutôt agréable d'être protégée du soleil 95% de la rando ! La rivière au début est un lieu de tournage du seigneur des anneaux (la rivière Anduin) et j'ai bien reconnu après avec vu la scène sur youtube.

Rando Kepler
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Après 2h de route depuis Te Anau, me voilà à Milford prête à embarquer pour 2h de croisière sur le fjord. Milford est un port ou plutôt un ponton avec 10 quais desquels partent les bateaux de croisière, il n'y a rien à part un parking payant obligatoire à 25$, une station service automatique et un café. Évidement il n'y a pas de réseau. Ça a été embêtant d'ailleurs car je ne pouvais pas ouvrir le mail de réservation et donc je ne savais pas où embarquer vu qu'il y a 3 compagnies. Au final j'ai tenté au hasard et c'était la bonne.


On peut résumer l'expérience à des cascades et de la forêt dense sur des roches à pic. Malheureusement il faisait beau et la rumeur dit que t'as pas vraiment visité un fjord s'il pleut pas. Quand il pleut il y a beaucoup plus de cascades et les nuges sont bas donc on a l'impression qu'elles viennent du ciel. Ici il n'y a que les cascades permanente et pas les cascades de pluie. On voit quand même la marque des cascades de pluie sur la roche, elle est à nu car la végétation se fait éclater à ces endroits (photo 5). Enfin bon c'était sympa mais j'ai raté un truc là. Dans l'ensemble je suis contente du beau temps mais pas là.

Milford sound
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Publié le 21 janvier 2023

Mon arrivée sur Queenstown comme par un quiproquo, je me suis rendue dans un camping à 24$ la nuit d'après Campermate mais en arrivant je vois un camping magnifique, tout neuf, clairement un camping de luxe. Évidement le prix n'était pas du tout bon sur Campermate et la nuit était à 58$. Qu'à cela ne tienne, le luxe m'appelle, j'y vais. Le wifi est excellent, 270mb/s, assez rare en NZ et il est au bord du lac de Queenstown, la vue est magnifique. Il y a une salle de jeux avec un mur d'escalade (pour enfants mais j'en ai fait un peu quand même) et une salle lounge avec télé qui m'a servie de salle de sieste car il est impossible de dormir dans la voiture en journée il fait trop chaud. Je ne parle pas des douches chaudes avec une pression excellente illimitées. J'y ai retrouvé par hasard des gens avec qui j'avais bossé dans les kiwis, ils travaillent ici maintenant, dans une boulangerie française. Ils m'ont ramené des invendus de la boulangerie les jours où j'étais là et je me suis évidement sacrifiée avant d'éviter du gaspillage alimentaire.


Queenstown est une petite ville touristique au bord d'un lac entouré de montagnes. Le centre ville est très dynamique, c'est jeune, ça grouille.

Queenstown

Mention spéciale pour l'hydro shark. Une capsule qui va super vite sur l'eau ! Je ne l'ai pas fait mais ça avait l'air vraiment drôle.

Hydro shark

La rando phare de la zone est l'ascension du pic Ben Lomond. 13km 1400m D+. Allons y donc. Le départ est aux pieds du téléphérique, très proche du centre ville. Je commence à 7h car il fait très chaud et il n'y a pas d'ombre sur les 2/3 de la rando. Je suis rapidement rejoint par un chien qui s'appelle Mika et qui monte avec moi pendant 3h.

Mika

Quand j'attaque la partie la plus dure, la dernière pour arriver au pic, Mika arrête de me suivre. Je sais qu'il s'appelle Mika parce que j'ai regardé sa médaille. De mon côté ça va pas trop, je ne me sens pas bien, j'ai la tête dans le brouillard, je décide de faire demi-tour 500m avant la fin et de redescendre jusqu'au banc où Mika était resté. J'ai une casquette, des lunettes, 3 tonnes de crème solaire, j'ai bu 3,5 litres, j'ai mangé mais ça ne va toujours pas. Je reste donc un long moment sur le banc. À un moment une famille NZ arrive et me pose des questions sur Mika et je leur explique que ce n'est pas mon chien mais qu'il m'a suivie. Une des filles appelle le numéro sur la médaille et demande au propriétaire s'il n'a pas perdu son chien à tout hasard. Le monsieur lui répond que si et la fille lui dit qu'il est quasi en haut du Ben Lomond, et là le gars lâche un NOOO WAYYY d'anthologie et il n'en revient pas. Lui est au centre ville et il demande à ce qu'on le fasse descendre avec des gens sur le retour et que de toutes façons il suivra n'importe qui. À ce moment là un couple d'indiens passe et donc on leur demande de le faire redescendre, et effectivement le chien les suit. Le plus drôle c'est qu'au revers de sa médaille avec son nom il y a marqué "Free Spirit". De mon côté ça va un peu mieux et je redescends ! Je pense qu'en fait j'étais en manque de sels minéraux, j'ai tellement transpiré que j'avais des croûtes de sel dans le cou et sur le visage. Je bois de l'eau avec du sel de table en arrivant à la voiture et je reviens rapidement à mon état normal !

La rando n'était pas très intéressante, c'est une grosse montée qui dure 3h pour avoir une vue sur le lac de Queenstown que l'on voit tout le long de la rando, 0 surprise.


Ben Lomond

Apres cet effort je prends un burger chez Fergburger qui font les meilleurs burgers du monde d'après les sites touristiques. Il y a la queue jusqu'à 50m sur le trottoir, comme à Paris ! Le burger était bon mais je ne peux pas dire si c'est le meilleur du monde.

Fergburger

Tout ceci nous amène ensuite au saut à l'élastique. J'ai booké ça pour mon anniversaire, un saut au dessus d'un canyon magnifique. Ce qui est un peu différent c'est qu'il y a plusieurs façons de sauter : en tricycle, sur une chaise qu'on bascule en arrière, en étant suspendu dans le vide la tête en bas, en étant poussé etc. Au final je n'ai pas fait un, ni deux, mais bel et bien 3 sauts ! Le premier en tricycle, le deuxième en faisant l'arbre droit au bord et le troisième dans le vide la tête en bas. Le plus effrayant était clairement le dernier ! C'était trop bien, j'ai adoré !

Saut à l'élastique
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Publié le 22 janvier 2023

Wanaka est une petite ville similaire à Queenstown, au bord d'un lac et entourée de montagnes. Pourtant l'ambiance n'est pas la même, il y a plus d'espace, les gens sont plus calmes, il sont tranquilles sur la plage au bord du lac. C'est néanmoins très beau.

J'attaque par la randonnée phare de la ville: le Roys Peak. Pareil qu'à Queenstown, il faut monter pour avoir une vue d'ensemble du lac qu'on voit déjà du parking. Très monotone mais bon au moins ça m'entraîne pour le Mont Taranaki, la randonnée la plus dure de NZ que je vais faire dans 3 semaines. Suite à mon malaise au Ben Lomond j'ai acheté un mélange pour compléter l'hydratation avec des électrolytes dans un magasin de sport, ça a marché nickel, j'ai galopé jusqu'en haut en transpirant à mort sereinement.

Roys Peak

Le lac Wanaka est très grand, très beau, et contient beaucoup d'îles, mais ce qui l'a rendu célèbre c'est un arbre. L'arbre solitaire est dans l'eau au bord du lac, avec rien autour. Il y a 80 ans, une barrière a été construite à cet endroit et un des plots était juste une branche. Elle a pris racine dans le sable et elle est devenue 80 ans après un joli arbre.

Lone tree Wanaka

Non loin de là j'ai pu me baigner dans de l'eau de glacier. Évidement l'eau était très froide mais ça a fait du bien de se rafraîchir avec cette chaleur. J'ai également trouvé un modèle de combi qui me plaît bien.

Blue pools
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Publié le 24 janvier 2023

Aujourd'hui c'est première fois sur un glacier, du moins pas un sur lequel on ski, et première fois en hélicoptère ! Le tour dure une demie journée avec 3h sur la glace.

J'arrive au shop à 8h30, on nous explique les règles de sécurité et les dangers du glacier puis de l'hélicoptère. Ensuite on nous donne des chaussures de marche, des grosses chaussettes, une veste technique et on part prendre le bus. Il nous emmène à l'hélicoptère en 5min puis on a encore 5min d'hélico pour arriver sur le glacier. Une fois arrivé, on met les crampons car c'est évidement très glissant !


On commence à crapahuter pour se familiariser avec les crampons, on reste sur la partie basse du glacier car plus haut c'est trop dangereux ! Le guide nous explique comment il fait pour être sûr que le chemin que nous empruntons est sécurisé (pas de chute de glace, pas au dessus d'une cavité etc). Le matin très tôt il y a une équipe qui vient avec des pioches pour créer des escaliers dans la glace pour nous aider à monter les parties les plus raides. Le glacier change tous les jours, ils ne savent pas ce qu'il va y avoir à découvrir le jour même. Cette équipe de reconnaissance repère des éléments intéressants à nous montrer comme par exemple une arche, une cascade ou un moulin (trou de glace dans lequel tourbillonne l'eau de la glace qui fond).

On se déplace doucement et on découvre le glacier.

Fox glacier

Mon groupe a pu aller voir une cascade, plusieurs moulins et on s'est déplacé dans des couloirs de glace étroits. On s'est même faxé sous une arche étroite !

Fox glacier

Le guide nous a également fait de la grosse sensibilisation sur le réchauffement climatique et sur le fait qu'en 80 ans le glacier avait diminué de moitié. On a également eu un moment soin de peau car lorsque des rochers tombent dans le glacier, ils peuvent être absorbés puis broyés par la glace en constant mouvement et quand ils reviennent à la surface c'est sous forme de poudre bonne pour la peau, donc on a testé ! On a aussi rempli nos gourdes avec l'eau du glacier qui est une des eaux les plus pures du monde. À un moment on a entendu un bruit sourd qui fait peur, c'était la glace qui a bougé juste sous nos pieds !

Après 3 bonnes heures sur la glace on est reparti, en helico toujours.

Fox glacier

La conclusion c'est que c'était très bien et que j'étais dans un bon groupe qui avançait assez vite pour qu'on ait le temps de faire plein de choses !

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Publié le 25 janvier 2023

La tournée des glaciers continue, me voilà dans le village suivant où il y a également un glacier. Cette fois je ne suis pas montée dessus mais je suis allée le voir de plus près en rando. Le départ de la rando est au bout d'une route sur laquelle j'ai pris quelqu'un en stop pour la première fois. Il s'agissait d'un jeune allemand qui voyage en bus pendant 5 semaines en NZ, et il faisait la même rando que moi (pas compliqué à deviner il n'y a rien d'autre à faire sur cette route).

La rando commence par une belle vue sur les montagnes et un beau reflet dans un petit lac. Elle était très bien car très diversifiée: forêt, grosse côte sur des rochers, flan de falaise, ponts suspendus. C'est la première fois que je vois que le nombre max de personnes à la fois sur un pont est de 1. C'est là aussi que j'ai vu le pont suspendu le plus long ! Après tout ça on arrive sur une plateforme en bois d'où on voit le glacier Franz Josef.

Roberts point track

J'ai aussi fait une petite marche pour aller en haut d'une colline d'où on voit les montagnes et la mer ! D'ailleurs en hiver dans les stations de la région on skie en voyant la mer.

Colline

J'ai également un nouveau pote au camping qui ne me lâche plus.

Chat du camping
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Publié le 27 janvier 2023

Les keas sont des perroquets des montagnes qu'on trouve uniquement en NZ. Il paraît que c'est un animal très intelligent contrairement aux autres oiseaux néo-zélandais. J'ai entendu des histoires à peine croyables sur eux, ils auraient enfermé une randonneuse dans un refuge en tournant la clé restée à l'extérieur ou encore ils auraient volé des outils pour déclancher les pièges à opossums et hermines pour voler l'appât. Ce qui est revenu souvent c'est que les gens ne gardent pas un bon souvenir de leur rencontre avec eux. Ils lacèrent les tentes pour voler la nourriture à l'intérieur et volent les sacs à dos. Ils n'ont pas peur de l'humain. Il ne faut surtout pas les nourrir car ça encourage ce genre de comportement et en plus ça leur donne des maladies. Des gens que j'ai croisé m'ont dit qu'il y en avait beaucoup à Arthur's pass et en particulier à Avalanche Peak. C'est donc là que je vais pour les rencontrer. Au camping il y a des affiches pour dire de ne pas laisser ses affaires sans surveillance.

Attention Kea

Je n'en ai pas vu au camping, mais j'espère en croiser pendant mon ascension d'Avalanche Peak. La piste est très très pentue, avec des passages à 90% sur plusieurs mètres, ça me fait un bon entrainement pour le Taranaki. La montagne doit son nom au fait qu'il y ait très fréquemment des avalanches ici en hiver. Pendant la rando je les entends et je les vois voler mais de loin. J'arrive en haut et j'ai vue sur un glacier, c'est très beau. Je commence à désespérer de voir un Kea mais 10s après il y en 2 qui viennent se poser juste à côté de moi, au sommet, c'est incroyable ! Ils ont des bagues, ils sont identifiés et étudiés car c'est une espèce en danger. Celui qui est venu faire la star juste devant moi c'est Crimea, un jeune mâle qui a été apperçu pour la première fois en janvier 2022, du coup il doit avoir un peu plus d'un an. Après ils ont commencé à vouloir monter sur mon sac à dos donc je suis partie ! Mais belle rencontre au sommet.

Kea