Carnet de voyage

Voyage en terres méconnues

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Dernière étape postée il y a 12 jours
Bienvenue à tous :) Venez voyager avec nous, au programme: La Réunion, Mayotte, la Tanzanie, Zanzibar, le Malawi, Le Cap, le Vietnam, le Laos et les Philippines.
Du 9 novembre 2017 au 11 avril 2018
153 jours
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Publié le 28 janvier 2019

LE COMMENCEMENT

Au début, nous rêvions de l'Islande et de ses aurores boréales. Mais Julie voulait aussi aller à Mayotte voir sa famille et rêvait d'emmener Julien aux Philippines, son pays coup de cœur. Julien quant à lui avait envie de retourner en Afrique après son voyage au Togo. Le mois de mars 2017 a donc été une longue période de réflexion... Nous avons mis de côté l'Islande pour cette fois et concentré notre voyage sur le continent Africain et le continent Asiatique. On ne vous cache pas que ça a été un casse-tête d'organiser le circuit, à savoir dans quel ordre nous visiterions les pays, car il fallait optimiser le temps et le budget. Nous avons donc décidé après mûres réflexions de partir à La Réunion, à Mayotte, en Tanzanie, au Malawi, en Afrique du Sud, au Vietnam, au Laos et aux Philippines.

Juju en train de gratter les pays visités et en pleine réflexion sur notre futur voyage ... 

LES VACCINS

Nous avons fait tous les vaccins conseillés, histoire de partir l'esprit tranquille. Nous avons donc déboursé 757€ pour la fièvre jaune, l'hépatite A, l'encéphalite japonaise, la typhoïde et la rage. Nous vous ferons part des prix détaillés des vaccins dans un article concernant le budget (sachant que ces vaccins sont valables à vie, une bonne excuse pour repartir en voyage). Pour le traitement contre le paludisme (malaria), nous aurons un comprimé par jour à prendre dans les pays à risque, c'est à dire de la Tanzanie jusqu'à un mois après la fin du voyage.


LES BILLETS D'AVION

Il a fallu trouver toutes sortes de stratégies pour tomber sur les meilleurs prix ! Première règle : toujours chercher ses billets d'avion en mode navigation privée ! On a commencé à prendre nos billets au mois de mai, puis au fur et à mesure. On vous détaillera les prix dans la partie budget.


LE PASSEPORT, PERMIS INTERNATIONAL DE CONDUIRE ET CARTES BANCAIRES

Julie n'ayant pas son passeport à jour, il a fallu le refaire. 86€ de timbre fiscal et deux petites visites à la Mairie du Passage plus tard et hop, nouveau passeport ! Concernant le permis de conduire international, rien de plus simple. Nous avons été à la Préfecture d'Agen avec les documents nécessaires et dans les 15 jours nous avions nos permis (gratuitement). Pour les cartes bancaires, il a fallu anticiper.

Nous avons choisi :

  • 1 carte visa premier avec laquelle nous avons acheté les billets d'avion qui nous assure et nous permet d'avoir un service assistance/rapatriement. Elle nous donne accès aussi à des facilités de paiement et retrait dans la plupart des pays où nous allons, surtout si mastercard n'est pas accepté
  • 1 carte Cirrus, carte de retrait internationale qui donne accès au réseau de distributeurs Mastercard
  • 1 mastercard (carte black N26) qui est LA CARTE DU VOYAGEUR. Se gère via mobile, retrait illimité dans les DAB du monde entier acceptant la mastercard sans frais et paiement en devises étrangères sans frais.
  • 2 cartes bancaires classiques : celles de nos comptes respectifs. Elles ne seront normalement pas utilisées sauf en dernier recours (plafond atteint, perte, vol ou casse des cartes précédentes)
Permis et passeports

LE MATÉRIEL

L'achat de notre matériel s'est fait progressivement pendant ces 8 mois. Nous allons voyager en sac à dos et souvent dormir en tente, nous avons donc acheté le nécessaire, en prenant en compte le confort, la taille et le poids (pas si simple !). A noter, nous avons pu tester le matériel lors d'une randonnée en Auvergne (important avant un voyage aussi long). Il a fallu aussi faire des choix TRÈS DIFFICILES concernant les vêtements ... Haha ! On ne peut pas tout prendre et il faut éviter les affaires "au cas ou" sinon on a vite plus de place...

Voici tout le matériel que nous avons prévu d'emmener : tente bivouac, sardines, bâche de sol, duvets, moustiquaire, tapis de sol, housses de sac pour l'avion, chaussures de rando, sandales, sacs à dos de journée, sacs à dos de rando, lampes frontales, lampe dynamo, couteau suisse, mini ciseaux, Gogirl, cadenas, lacets, cordelette, épingles à linge, serviettes microfibres, chargeur de voiture, chargeurs, adaptateur, batteries portatives, appareil photos, cartes SD, clés USB, lunettes de soleil, guides et cartes routières, vêtements, montre, photos d'identité, gourdes en aluminium 1.5 L et housses isothermes, trousse de secours, trousse de médicaments, trousses de toilette, produits anti-moustiques, protection solaire, masques et tubas, perche à selfies, jumelles, chapeaux, sifflets, piles, papier toilette, boussole, sangles de serrage.

Maintenant, il s'agit de tout ranger dans les sacs

L'ORGANISATION DU VOYAGE

Pour chaque pays nous avons cherché/ comparé les types de logement qu'on pouvait utiliser (camping sauvage, camping, couchsurfing, airbnb, hôtel, auberges de jeunesse, chez l'habitant) et les différents transports, tout cela en fonction des points d'intérêts à visiter. On a utilisé différents supports pour nos recherches, tous plus enrichissants les uns que les autres : guides de voyage, blogs de voyages, groupes facebook dédiés au voyage etc etc.

Il y a eu aussi les petits "à côté" à faire :

  • S'inscrire sur le site Ariane
  • S'informer sur les coutumes et la culture dans chaque pays
  • Lister les ambassades et numéros d'urgence
  • Rechercher les applications utiles pour le téléphone (weather underground, maps.me, xe currency, google traduction, tripadvisor, airbnb, couchsurfing, conseil aux voyageurs, hostel world, agoda, booking, tosh, google drive, grab car).
  • Préparer à l'avance les documents nécessaires pour les visas (un vrai parcours du combattant pour certains pays)
  • Préparer notre absence en France et notre retour

Nous sommes actuellement en Octobre et tout n'est pas encore prêt. Il nous reste encore un tout petit mois pour peaufiner tout ça . Bon, l'imprévu, c'est pas mal non plus !

Préparation de la Tanzanie  


CALENDRIER ET CARTE DE VOYAGE

Calendrier de notre voyage 
Carte de notre voyage  
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Notre aventure a commencé de manière inattendue la veille du départ, le mercredi 8 novembre à 22h02. Tranquillement en train de se dire que tout était prêt pour le lendemain, on reçoit un appel téléphonique de notre voisine avec qui on part à La Réunion : "Les Jujus ! Notre vol pour La Réunion a été annulé !" Grosse incompréhension et moment de flottement.. On vérifie nos mails et finalement l'annulation concerne le vol Agen > Paris. Bon, ce n'est pas beaucoup mieux ... Vite on file à l'aéroport régler tout ça. Au lieu de partir directement d'Agen jeudi 9 novembre nous prendrons donc le bus jusqu'à Toulouse, puis un vol Toulouse > Paris. Plus de peur que de mal.

À l'aéroport d'Agen 
Un long vol ... 

Après un très très long vol de 11h durant lequel nous n'avons évidemment pas dormi, nous sommes enfin arrivés à La Réunion, qui nous a réservé un accueil chaleureux avec une pluie battante ! Nous avons pris un petit bus jusqu'à Saint-Gilles pour rejoindre notre camping, et bien heureusement à notre arrivée, le soleil était de la partie.

Notre camp de base pour quelques jours, face à l'océan

Après une grande sieste bien méritée, nous nous sommes déjà fait un petit copain au snack du coin.

Nouveau copain 

II est temps maintenant d'aller mettre les pieds dans l'eau et de déguster un bon rougail saucisse. Bonne journée à vous des Jujus

À l'eau ! 
À l'eau ! 
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Publié le 28 janvier 2019

Quelques nouvelles de nos premiers jours ici. Nous avons eu un début de séjour calme mais varié. Il a fallu se reposer des 2 nuits blanches passées dûes au départ, et les siestes n'ont pas été de trop...

Nous nous sommes baignés à la plage de l'Hermitage, face à notre camping, donc bien pratique.

Nous avons aussi été à la plage de La Saline les Bains, au Trou d'eau. Première satisfaction : avoir pris les masques et tubas pour voir les poissons multicolores. Jusqu'au dernier moment on avait hésité à les prendre faute de place/poids du sac.

Nous sommes rentrés de cette très jolie plage à pieds. Une petite heure de marche dans des rues très fleuries - toujours très animées par les cui-cui des oiseaux- et le long de la plage, où c'était la fête avec de nombreuses familles venues passer le weekend.

Imaginez maintenant des odeurs d'épices, de poisson grillé, de brochettes, de vanille, les couleurs vives des fruits et légumes, les stands d'artistes, une musique reggaie, du brouhaha. Mais où sommes-nous? Au marché bien sûr! Depuis le début nos papilles se régalent. On a (re)découvert des petits plats délicieux:

- Le rougail saucisse, plat à base de riz, saucisse créole et rougail (tomate, gingembre, oignon et piment)

- Les bouchons, qui sont des bouchées à la viande enrobées dans une pâte à base de farine ( similaires aux bouchées vapeur chinoises). Se mettent même dans un sandwich, avec des frites et du fromage gratiné... miam

Un jour où le soleil se faisait attendre on en a profité pour se balader à Saint-Gilles...

... et visiter l'Aquarium.

Puis direction Saint-Leu à Kélonia, centre de sensibilisation à l'environnement sur le thème des tortues marines.

Nous avons aussi vécu notre première nuit sous la pluie. La bâche sous la tente a été très efficace. On est restés au sec, par contre, nos gros sacs de voyage restés sur le côté de la tente ont pris un peu..l'humidité... heureusement qu'on avait compartimenté les vêtements dans des sachets plastiques.

Place maintenant à l'organisation des sacs de randos car demain direction le cirque de Mafate par le Maïdo

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Publié le 28 janvier 2019

Réveil à 4h car il faut prendre deux bus qui vont nous emmener au Piton du Maïdo pour voir le cirque de Mafate. La route est longue et sinueuse, ça remue dans tous les sens et le chauffeur de bus est plutôt pressé... Le bus ne monte pas jusqu'à la table d'orientation, on marche donc 40 minutes pour y accéder.

La route pour le Maïdo 

Arrivés à destination, à 2200 mètres, on a la chance de pouvoir découvrir le cirque avec peu de nuages mais cela ne dure que 10 minutes.

Le brouillard s'installe et la visibilité étant nulle on décide de commencer la randonnée jusqu'au petit village de Roche Plate. Ce village, comme tous les autres dans le cirque de Mafate, n'est accessible qu'à pied ou par hélicoptère.

Commence alors une périlleuse descente de 3h30 où nous passons de 2200 mètres à 1200 mètres. Nous n'avons aucun moment de répit car la descente est abrupte, faite de grands "escaliers" de roches.

Il ne faut pas non plus avoir le vertige (comme Julie) car certains passages sont étroits et le vide pas loin.. Les quelques randonneurs que l'on croise et qui remontent ont l'air épuisés et en difficulté, on comprendra pourquoi après.

Une fois en bas : la pluie, le brouillard, le froid, les bobos et la nuit approchant, nous sommes obligés de rebrousser chemin et d'entamer la montée ..

7 heures de randonnée plus tard, un peu/beaucoup déçus de ne pas avoir vu le cirque de Mafate sous son meilleur jour, un couple nous a gentiment ramené à notre camping à St Gilles, nous évitant ainsi d'attendre le bus trempés, dans le froid et sous la pluie pendant 1h30.

Dédicace spéciale à ce jeune couple qui travaille dans une mine d'uranium au Niger, qui nous a sûrement évité un "petit" rhume. Si vous passez par là ;)

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Publié le 28 janvier 2019

Durant nos 4 premiers jours à La Réunion, on a pas vu d'insectes. On dormait même sans moustiquaire, tout ouvert. Le 5ème jour nous avons eu notre premier cafard dans la tente, puis un jour une énorme blatte de 5 cm (oui oui), puis un petit lézard. Et enfin, nous l'avons vue, l'énorme araignée, toute jaune, qui court plus vite que son ombre avec ses longues pattes. Maintenant, on se barricade...

Préparation des sacs de la journée 
Voisin de camping 

Autant nous avons eu un peu froid lors de notre première randonnée à Mafate, autant ici côté plage, il règne une chaleur humide étouffante. On va donc se rafraîchir à la cascade des Aigrettes dans les hauts de Saint-Gilles. Pour y accéder, il faut passer par d'étroits tunnels et longer les canaux. L'accès est normalement interdit, mais c'est un endroit très fréquenté quand même.

Après y avoir passé une bonne partie de la journée, on décide d'aller se baigner à l'océan (le bassin de la cascade étant très froid, dur de s'y mettre en entier), mais les plages les plus proches sont interdites à cause des requins. On retourne donc vers la plage de notre camping pour finir la journée.

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Publié le 28 janvier 2019

Aujourd'hui, nous quittons notre camping pour aller vers les montagnes. Les quelques jours passés ici nous ont permis de prendre nos marques :

- On sait maintenant que dans les bus il faut taper des mains pour demander l'arrêt

- Manger sur place coûte plus cher que si on prend à emporter, l'addition peut même doubler

- Quand Juju porte son maillot du PSG, il a un succès fou auprès des Réunionnais, ça permet d'entamer des discussions (passionnantes) sur le foot

Nos recommandations si vous allez vers Saint-Gilles :

- Le Glacier du lagon (nourriture locale)

- La bigoudène (crêperie)

- Le camping l'Hermitage Lagon, très bien situé (mais hygiène très douteuse des sanitaires)

Après la réorganisation des gros sacs et le pliage de tente, direction l'arrêt de bus pour se rendre en gare de Saint-Louis où nous prendrons un 2nd bus.

En avant pour le cirque de Cilaos ! Pour y accéder, il faut emprunter la route aux 400 virages, environ 1h30 de trajet... on en a beaucoup entendu parler. On nous a dit : surtout mettez vous devant dans le bus / c'est la pire route de La Réunion / vous allez être malade etc. Julie ayant le mal des transports... ça promettait d'avance.

Évidemment, nous nous sommes retrouvés tout à l'arrière du bus, bondé, où remonter dans le couloir pour avoir les dernières places a été un vrai parcours du combattant... et finalement.. malgré les virages, le trajet s'est merveilleusement bien déroulé. La route était incroyable, à couper le souffle. Nous étions sur des petites routes étroites, avec une vue imprenable sur les montagnes. Lorsque parfois croiser d'autres bus ou camions était impossible, le bus devait reculer pour laisser passer, en ayant d'un côté le vide (environ 500 mètres de dénivelé) et de l'autre une paroi rocheuse. Nous sommes aussi passés par des tunnels très étroits, c'était assez épique.

La vue depuis le bus 

Nous sommes arrivés à Cilaos aux alentours de 17h30. Le brouillard était déjà là. Toutes les personnes avec qui nous discutons depuis le début de notre arrivée nous disent qu'ils n'ont jamais vu un temps comme ça à cette période. À croire que nous avons ramené le mauvais temps.

Direction le camping à environ 15 minutes de l'arrêt de bus. Nous arrivons dans un lieu isolé, avec un petit jardin, il n'y a pas de tentes ni d'accueil. On se dirige alors vers le fond de la propriété et on frappe à la porte d'une grande maison. On nous accueille et on nous présente l'endroit. Pour information, le camping possède des douches solaires (et vu le soleil qu'il y a, on ne risque pas de se brûler!). Cette nuit, on est seuls et ça donne une sacré impression.. Il n'y a pas une lumière, pas d'éclairage public, pas un bruit, hormis celui des oiseaux, des grillons, des coqs (oui, ils ont fait cocorico toute la nuit), poules et crapauds.

Nouveau campement 

Après l'installation de la tente on se rend vers le village - dans le brouillard et l'obscurité (heureusement qu'on a les frontales) - et toujours ce silence pesant. Il y a un petit snack bien avant l'entrée de la ville de Cilaos. Il n'y a pas un seul client. Une atmosphère étrange s'en dégage. On ne vous parle même pas de l'odeur. On a l'impression que c'est un village abandonné sans âme qui vive. Toute cette atmosphère et cette situation nous font penser à de vieux films d'horreur. On prend à emporter et on rentre manger notre repas - de qualité douteuse - au camping. Demain réveil à 5h00 pour, espérons le, découvrir le cirque de Cilaos avec moins de brouillard. On l'a compris, ici, si on veut avoir des vues dégagées, on a tout intérêt à se lever tôt. C'est ce qu'on fera, et on ne sera pas déçus... la suite au prochain épisode

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Publié le 28 janvier 2019

Le cirque de Cilaos est délimité par d'immenses falaises quasi-verticales dont les sommets dominent l'île et forment un cercle presque parfait de 10 km de diamètre.

Jour 1 : Randonnée à La Roche Merveilleuse et ses alentours

Réveil à 5h, on entrouve la tente et... enfin ! Une vue dégagée et le soleil qui pointe le bout de son nez. On endosse nos sacs à dos et on prend la route pour le coeur de la ville de Cilaos.

En route pour le centre-ville 

Un petit arrêt au marché couvert pour se ravitailler en eau et en fruits et nous nous dirigeons vers le point de départ de notre randonnée. 5h00 de marche dans une végétation luxuriante, des montagnes majestueuses qui nous entourent, et toujours ce soleil qui perdure.

Petit chien qui nous bloque le passage, qui grogne ..  
.. qui au final devient notre copain après que nous l'ayons détaché  
(Il était attaché à l'arbre, abandonné...) 

De retour en centre- ville assez tôt, on a eu le temps d'aller jeter un oeil à la Caserne de Pompiers de Cilaos et de discuter un peu avec eux de leur façon de travailler.

Caserne de Cilaos 
Rougail saucisse et gratin de citrouille 

En revenant, nous ne sommes plus seuls au camping ! De nombreuses familles et amis sont là pour le we. L'ambiance est tout autre qu'hier. On discute tous ensemble, on refait le monde dans la cuisine commune, les enfants jouent dehors, c'est de suite plus vivant !

Jour 2 : Balade au village d'Îlet à Cordes

Le lendemain nous voulons nous rendre au village d'Îlet à Cordes. Cet îlet (petit plateau isolé par des ravines) tire son nom de l'époque où il était occupé par les esclaves en fuite. Ces derniers y accédaient au moyen de cordes plutôt que de sentiers, pour ne pas laisser de traces de leur passage.

De son caractère inaccessible, Cilaos fut l'un des hauts-lieux du marronnage, comme le cirque de Mafate. Au 18ème siècle, évadés de chez leur maître et poursuivis par les chasseurs d'esclaves, les marrons se réfugièrent dans les cirques pour établir des campements et vivre en toute liberté.

Le bus ne passant pas avant 7h, on part quand même à 5h pour profiter du beau temps et de la vue.

Après 1h de marche sur la route, nous faisons la connaissance d'un monsieur originaire de Cilaos qui fait un bout de chemin avec nous. Il nous raconte des petites anecdotes sur son époque et prend le temps de nous montrer une source d'eau chaude et une grotte.

La route étant longue pour rejoindre l'îlet (4h de marche), deux Toulousains nous prennent en stop pour nous avancer un peu, une occasion de parler de voyages.

L'arrêt de bus 

Un peu plus tard, on prend un bus qui nous emmène enfin au village. L'endroit est magnifique, calme et très vert.

Au retour, une Réunionnaise nous a déposé à Cilaos, nous évitant d'attendre le prochain bus pendant 2h et nous permettant de rentrer tôt dans l'après-midi, faire un tour au marché et se reposer..

Au marché 
Sieste au bord du lac 
Re-sieste au camping 
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Publié le 28 janvier 2019

C'est parti pour deux jours au cirque de Salazie ! Nous plantons notre tente dans un petit camping à 20 min de Hell-Bourg, commune de Salazie qui fait partie des plus beaux villages de France.

Jour 1 : Randonnée du Col des Boeufs à La Nouvelle

Cette randonnée depuis le Col des Boeufs nous emmène à l'ilet le plus peuplé de Mafate, La Nouvelle. Avant de commencer la descente dans le cirque, on profite du panorama sur Mafate où on peut même apercevoir le Port au loin. En avant pour 4h30 de rando, nous allons passer de 1920m à 1430m.

Vue sur Mafate 

Après une longue descente d'escaliers,

Le mur en face, on l'a descendu et remonté lors de notre 1ère rando, dans le brouillard et sous la pluie
Y'a pire comme boulot 

... nous arrivons sur la plaine des Tamarins.

Encore quelques kilomètres et nous voilà arrivés à La Nouvelle.

L'escalier incompréhensible 

L'ilet possède la seule boulangerie du cirque. Le boulanger nous explique qu'il fait l'aller-retour en ville une fois tous les 15 jours pour les courses (aucune route ne dessert le village). L'hélicoptère se charge de déposer les matériaux les plus lourds.

Livraison 

Voici quelques photos de ce petit village bien agréable

Vue sur La Nouvelle 
L'école du village, avec 28 élèves
Repos

Retour sous la pluie, mais nous sommes bien contents d'avoir pu profiter du beau temps à l'aller.

Jour 2 : Balade à Hell-Bourg

Journée pluvieuse qui "tombe bien" car cela nous permet de nous reposer de la veille. Cette journée aura donc été idéale pour se balader à Salazie et dans le village d'Hell-Bourg, plutôt mignon avec ses maisons de poupée colorées mais très fréquenté par les bus de touristes...

L'église de Salazie 
Hell-Bourg 
 Hell-Bourg
 Hell-Bourg

On en profitera pour aller discuter avec les pompiers de Salazie

A Salazie avec notre voisine qui nous a rejoint pour le dernier jour 

et aller manger un bout dans une petite boulangerie, où nous nous sommes encore fait un copain.

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Publié le 28 janvier 2019

On nous avait prévenu et on l'a beaucoup lu, pour voir le Piton de la Fournaise sous son meilleur jour il vaut mieux partir de nuit, à la frontale, pour marcher sous les étoiles et voir le lever du soleil au petit matin. Mais une fois n'est pas coutume, malgré nos efforts (la location de la voiture et la nuit dedans), nous n'avons pas été récompensés par la météo.

Arrivés vers 22h au Pas de Bellecombe (parking le plus proche du début de la randonnée), nous avons tenté sans succès de dormir dans la voiture pour un départ à 2h du matin vers le volcan.

Dans la voiture 

Malheureusement, il y avait de la brume et de la pluie, on n'y voyait pas à 5 mètres. On a quand même voulu y aller en espérant que la visibilité s'améliore. Après 2h de marche, Julie a préféré faire demi-tour pour des raisons médicales. Julien a donc continué la marche seul, dans la nuit, le froid et sous la pluie. Tous ces efforts pour au final ne rien voir à l'arrivée au cratère. Voici pour votre plus grand plaisir quelques photos inédites prises par Juju !

On devine le Piton derrière les nuages 
Petites éclaircies sur le retour 

Après cette aventure nous avons traversé l'île en direction de Saint-Denis, pour se préparer au départ du lendemain. Nous avons passé une nuit idéale dans un Airbnb que nous avions loué, proche de l'aéroport.

Notre bungalow 
Oh ! Un lit !!! 
Oh ! Une douche propre ! 

Petit bilan de nos deux semaines à la Réunion :

- On ne regrette pas de s'être déplacé en bus. Les différents réseaux permettent de se rendre facilement dans toute l'île avec un minimum de recherches et de préparation

- Les Réunionnais prennent facilement en stop, ce n'est pas le cas des métropolitains

- On a compris qu'il fallait se lever très tôt pour faire les activités

- Un peu déçus de ne pas avoir pu faire de parapente à cause de la météo

- Ne jamais se fier à la météo car elle peut changer en 5 minutes

- Nous nous sommes régalés avec les plats locaux (rougail, bouchons, achard, shop suey...)

- Ce qu'on a préféré ici : la beauté des paysages dans les cirques

- Notre coup de coeur : Ilet à Cordes

- Notre déception : Hell-Bourg

- Le petit + : notre organisation matérielle. Les Essentiels d'un voyage en sac à dos : pinces à linge, fil à linge, sacs poubelle, cadenas, chargeurs portatifs, couteau, gel hydroalcoolique (absence totale de savon dans les toilettes), la bâche de sol pour la tente, la trousse de secours.

Est-ce qu'on y reviendrait ?

Julien : Oui, à refaire entre amis, parcourir les cirques et dormir dans les auberges

Julie : À refaire aussi, pour les randonnées, mais avec une météo plus clémente (mais ça, on choisit pas!)

Budget moyen : Nous avons dépensé 40 euros par jour chacun.

Et maintenant, en avant pour Mayotte !

Bye bye La Réunion 
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Publié le 28 janvier 2019

Et voilà nous y sommes enfin ! Après 2h de vol, nous voilà à Mayotte.

Arrivés à l'aéroport de Dzaoudzi sur Petite-Terre, Abdou (beau-frère de Julie) nous accueille avec les traditionnels colliers de fleurs, très parfumés par le jasmin, l'ylang-ylang, la rose...

Et hop en voiture, direction la barge qui va nous emmener de l'autre côté, sur Grande-Terre.

Tout le long des câbles électriques... 😨

Après quelques arrêts pour acheter des fruits et légumes sur la route, nous arrivons à la maison (vers Boueni sur la carte), dans le Sud de l'île. Après 8 mois sans se voir, nous retrouvons Stéphanie (soeur de Julie) et les enfants, Atéo, Stella et Noah le petit dernier.

Depuis la terrasse on voit l'océan, c'est magnifique ! Le jardin offre des bananes et des mangues délicieuses à portée de main... miam

Vue de la terrasse 

Nous avons un spectacle en continu sous nos yeux, avec plein d'animaux :

- des roussettes (grandes chauves-souris)

- des lézards

- des makis (lémuriens)

- une chouette

- des oiseaux multicolores

- des fourmis géantes

- des moustiques...

De jour comme de nuit, ils nous offrent une sublime symphonie de petits cris, chants, bruits en tous genre.

Roussette 
Makis 
Lézard 
Le saut du maki 

Petite visite du village avec Atéo et Stella

Petite plage en bas de la maison, la météo peut vite changer  

Première sortie à la plage, on est très agréablement surpris par la température de l'eau. Elle n'est pas bonne, elle est chaude !

Premières tortues, c'est magique de nager avec elles ...

Premier coucher de soleil

Petite visite à la caserne de Chirongui

À venir dans les prochains articles, notre sortie bateau avec les dauphins, des tortues et l'ascension du Mont Choungui qui surplombe l'île

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Publié le 28 janvier 2019

Aujourd'hui, on commence fort avec l'ascension (ou plutôt escalade) du Mont Choungui. Constitué par les restes d'un des grands volcans de Mayotte, il est en forme de cône et domine le sud de l'île (594 mètres).

Au début, c'est une marche facile dans les bois.

Ça se corse par la suite avec un long passage d'environ 45 minutes où l'escalade devient nécessaire. On s'accroche aux racines, aux rochers, aux lianes, dans une pente à plus de 70°. C'est ça l'aventure !

Arrivés en haut, la vue est à couper le souffle ! Cette randonnée au Mont Choungui est un coup de coeur !

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Publié le 28 janvier 2019

Voici quelques images de notre sortie bateau où nous avons eu la chance de voir les dauphins de très très près. Au début, ils sont restés éloignés de nous, ils nous ont fait patienter...

Puis enfin ils se sont rapprochés, collés à nos pieds et très joueurs lorsqu'il s'agit de faire la course avec le bateau. L'un d'entre eux a même osé un petit coup d'oeil vers nous (voir début vidéo). Grâce à notre super pochette plastique étanche, on a pu filmer sous l'eau, et on s'est aperçu qu'ils étaient + nombreux que ce que l'on pensait ! Un moment magique !

On vous laisse découvrir tout ça en vidéo :

Petit arrêt sur un îlot au milieu de nulle part

Souvenez-vous, au début de notre arrivée à Mayotte on vous avait parlé de la plongée avec les tortues. Pendant notre séjour on a pu découvrir les incroyables fonds marins et les poissons multicolores, raies manta, étoiles de mer etc.

Sous l'eau, on ne peut pas toujours sortir l'appareil photo au bon moment, mais on a essayé de capturer quelques extraits dès qu'on pouvait :

Petit bilan de nos 12 jours à Mayotte

- Saison : ici c'est le début de la saison chaude ou saison des pluies. Il fait environ 28 à 32 degrés toute la journée, la température baisse un peu la nuit (25°). Il y a généralement un épisode pluvieux dans la journée, très intense mais court

- (Re)Découvertes pour nos papilles : le jaque (fruit du jaquier), le fruit à pain, le manioc, le poulpe (Julien uniquement), les mangues, les bananes, fruits de la passion, fruit du baobab

- Nos coups de coeur : le Mont Choungui, la richesse du lagon, l'authenticité de Mayotte

- Notre déception : On cherche encore

- Les petits + : avoir profité de notre famille et partagé des moments ensemble, l'eau chaude de l'océan


Est-ce qu'on y reviendrait ?

C'est déjà programmé 😃

Dernier soir en famille ❤

À bientôt Mayotte, merci Stef et Abdou pour cet accueil chaleureux. Et maintenant, en avant pour la Tanzanie !

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Publié le 28 janvier 2019

Le 7 décembre, le grand départ pour la Tanzanie ! Et c'est tout un périple pour y arriver !

Nous avons décollé de Mayotte avec Kenya Airways et nous avons fait un bref arrêt aux Comores pour faire le plein et voler en toute sérénité (nous ne sommes pas descendus de l'avion). Puis nous avons redécollé pour rejoindre le Kenya où nous avons eu une petite escale. Les turbulences et les trous d'air ont beaucoup perturbé le vol... on a connu mieux en sérénité..

Après cette escale au Kenya, c'est reparti pour un autre vol (très court, à peine 1h). On est 7 dans l'avion, c'est plutôt inhabituel.

Enfin, nous voici à l'aéroport du Kilimanjaro en Tanzanie. Le moment "redouté" est arrivé, la demande de visa! Pour entrer en Tanzanie il faut normalement avoir un billet retour comme preuve de sortie du territoire. Comme on va sortir de la Tanzanie par la frontière terrestre (Malawi), on ne possède pas ces fameux billets ! Alors pendant des mois on s'est posé plein de questions, comment faire pour obtenir ces visas, est-ce qu'on va nous compliquer les choses à l'aéroport etc. On a même failli acheter des billets d'avion remboursables pour simuler une sortie du territoire (que nous n'aurions pas utilisé). Finalement, on a joué la carte chance, et mis à part quelques petites questions sur l'objet de notre visite, les inspecteurs du service de l'immigration nous ont fait les visas en 4ème vitesse (on a aussi compris qu'ils étaient pressés de rentrer, vu l'heure tardive > 23h50).

 Arusha, notre première étape

À la sortie de l'aéroport, on a retrouvé avec joie nos coupains, Sandrine et Mika, fraîchement débarqués du vol précédent. Ça y est, notre aventure en Tanzanie peut commencer !

À l'hôtel à Arusha

Nos missions pour notre première journée en Tanzanie :

- Retirer/ échanger des dollars et des shillings tanzaniens. Un vrai parcours du combattant pour trouver le bon distributeur qui acceptera une de nos cartes bancaires

- Acheter de l'eau ! Et oui car à partir de maintenant, il faudra se laver les dents avec de l'eau en bouteille et pas avec l'eau du robinet

- Trouver où manger

- Se reposer

On a donc déambulé dans la ville d'Arusha. Bon, ça ne se voit pas sur la photo, mais ça grouillait de monde, on s'est fait accosté à plusieurs reprises, mais toujours dans la joie et la bonne humeur :)

En fin d'après-midi, notre guide pour le safari nous a rendu visite à l'hôtel pour nous donner les derniers détails de l'organisation.

Et oui, le safari commence demain ... :)

En vadrouille à Arusha 
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Publié le 28 janvier 2019

Jour 1: En route pour le parc national du Serengeti

7h30 : Ali, notre chauffeur- guide, vient nous chercher à l'hôtel à Arusha. Nous prenons la route pour Mto Mwa Mbu pour récupérer du matériel à l'agence et faisons la connaissance de Oussmane, notre cuisinier et Alex, qui nous accompagne.

La route pour le Serengeti est longue, environ 10h de trajet, mais nous sommes tellement émerveillés par tout ce que nous découvrons que le temps passe vite. Par exemple, après être descendus du 4X4 pour observer l'impressionnant cratère du Ngorongoro, tout juste rentrés dans notre véhicule, nous apercevons un énorme lion à une trentaine de mètres, en plein milieu de la route.

Vue du cratère 

500 mètres plus loin, une famille de babouins nous accompagne tranquillement le long de la route.

En roulant, nous frôlons notre premier éléphant caché derrière un buisson.

Les paysages sont magnifiques et très variés, par moment très verts, avec la terre rouge et une flore très dense faisant penser à la jungle tropicale. Puis des collines verdoyantes rappelant les highlands d'Écosse. Sans oublier les étendues plates arides rappelant cette fois-ci le désert marocain.

Village Massaï 

On voit déjà beaucoup d'animaux : des girafes, dromadaires, un lion, ses lionnes et leurs petits qui se prélassent au soleil, gazelles.. on assiste presque à la naissance d'un zèbre, qui vient tout juste de sortir du ventre de sa maman et qui a encore le placenta collé à lui.

La sieste du roi
Les gnous 
La famille du roi 

Sur le chemin, on croise des Massaï qui nous saluent d'un geste de la main, certains accourent. Ils ont de superbes tenues colorées, de longs colliers de perles et d'immenses boucles d'oreilles. Nous voyons des petits Massaï d'à peine 4 ans garder des troupeaux, seuls, et des villages par ci par là, comme "perdus au milieu de nulle part".

Foot chez les Massaï 
Entrée du Serengeti 

Nous arrivons en fin de journée, la nuit tombante, sur notre lieu de campement, en pleine savane. On est censés être seuls, mais les buffles occupent l'espace où l'on doit camper.. Ali les éloigne de quelques mètres pour qu'on puisse s'installer.

Finalement, les buffles, pas du tout décidés à quitter leur territoire, resteront toute la soirée à nous observer derrière les buissons... On entend leurs grognements et on voit leurs yeux qui clignotent dans la nuit lorsqu'avec les lampes on balaye le tour du campement.. on entend et on voit aussi les hyènes qui rôdent autour de la tente du cuisinier pendant la préparation du dîner.

Après un repas délicieux (à la frontale, en combattant papillons, scarabées volants géants et divers insectes plongeant dans notre soupe), la pluie et l'orage étant de la partie, nous sommes directement rentrés dans nos grandes tentes aux matelas et couvertures douillets. Au moment où nous pensions dormir, des rugissements de lions se faisant entendre à proximité, Ali place le 4X4 près de sa tente de manière à pouvoir le démarrer pour éloigner les lions si besoin. La nuit a finalement été plutôt tranquille, avec quand même le bruit des buffles, des hyènes et autres cris d'animaux tout près des tentes. Cette soirée aura été pour nous tous une des soirées la plus excitante de notre vie, entre la surveillance des buffles qui se rapprochaient petit à petit et qu'il fallait éloigner et les hyènes de plus en plus nombreuses nous encerclant. Nous essayons aussi de reconnaître les différents cris d'animaux et d'évaluer la distance, le tout dans l'obscurité.

Jour 2 : Safari dans le Serengeti

À notre réveil, les girafes ont pris la place des buffles. La journée commence par un succulent petit-déjeuner concocté par le cuisinier (qui d'ailleurs nous a régalés pendant tout le séjour avec des plats en sauce, des soupes, des fruits).

Notre campement 
Alex, Juju et Oussmane, véritable cordon bleu

Puis, c'est parti pour une journée exceptionnelle en pleine savane. On vous laisse découvrir ça en photo

Le léopard et son repas en bas à droite de l'arbre 

Le soir, après une douche au sceau et un dîner délicieux, nous avons passé un moment autour du feu. Une hyène a passé la soirée à tourner autour du campement, s'approchant de plus en plus jusqu'à voler un sceau au cuisinier !

Nous avons passé la nuit la plus incroyable mais aussi la plus terrifiante de notre vie ! Quelques minutes après s'être couchés, nous avons entendu des rugissements de lions, tout proches. Toute la nuit ils ont tourné autour du campement en rugissant. Dans nos tentes nous ne faisions pas un bruit, n'osant même plus bouger un orteil, complètement crispés et tétanisés.. sauf Julien qui après avoir essayé de rassurer Julie, s'est endormi paisiblement... On a eu de sacré sueurs froides. Nous avons très peu dormi voire pas du tout pour certains. Nous avions l'impression d'être dans la fosse aux lions. Le lendemain, Ali et Alex nous ont confié avoir eu peur aussi, mais que les lions n'attaquent jamais les tentes directement. On a juste l'interdiction d'en sortir.

Jour 3 : Lever du soleil au Serengeti et route pour le parc du Ngorongoro

Après le lever du soleil, on lève le camp pour partir en direction du parc du Ngorongoro.

Sur la route, on voit les migrations des zèbres, gnous et gazelles, c'est impressionnant.


En fin d'après-midi, nous arrivons dans un camping public pour y passer la nuit. Nous avons joué au Karata, un jeu de carte qui s'apparente au "Uno".

Karata ! 

Jour 4 : Safari dans le cratère du Ngorongoro et soirée au village Massaï

Tous les superlatifs "extraordinaire, incroyable, époustouflant " s'appliquent au fabuleux cratère du Ngorongoro. Nous y avons passé 6 heures.

La concentration d'animaux est sans pareille -notamment la plus forte densité de lions et de prédateurs de toute l'Afrique - c'est comme un immense champ d'animaux sauvages, qui étonnament se côtoient les uns les autres sans distances de sécurité.

Par exemple, les gazelles gambadent tout autour des lions, passent et repassent devant, comme si elles les narguaient.

Chasseront ? Chasseront pas ?
Et ben non ! On y a cru 

De même pour les zèbres qui restent statiques tout près des lions. C'est incroyable !

Le cratère fait 19km de large, ses parois abruptes culminent entre 400 et 610 mètres et offrent un spectacle naturel grandiose : proies et prédateurs paissent et arpentent les pâturages, les marais et les bois d'acacias au fond du cratère.

Après le safari, nous avons déjeuné au camping puis pris la route pour le village Massaï près de Mto Mwa Mbu.

Nous avons fait une petite halte de quelques heures dans un lodge pour se reposer et attendre que les Massaï rentrent des pâturages.

Arrivés au village Massaï, on commence une partie de cartes avec Alex en attendant que le repas soit prêt et tous les enfants sont autour de nous, essaient de nous toucher, nous tapent dans les mains, attrappent ce qu'on porte. Comme nous sommes dans le noir, juste éclairés par une lampe à pétrole, on ne se rend pas vraiment compte du nombre de personnes qu'il y a autour de nous. C'est assez perturbant surtout lorsqu'on tourne la tête et qu'on voit un Massaï avec sa lance à nos côtés.

[ Âmes sensibles s'abstenir ]

La partie finie, Alex nous propose d'aller voir la préparation du repas. Nous allons donc dans un boma (maison) où il règne une chaleur étouffante, et assistons à la fin de la découpe de la chèvre. Nous voyant sortir l'appareil photos, un des Massaï s'est empressé de récupérer la tête de la chèvre pour la placer au milieu de la pièce et qu'elle soit bien visible. Voilà le barbecue de ce soir. Nous ne savons pas ce qui nous a le plus surpris à ce moment là. La forte odeur, le sang, la pâte verdâtre avec laquelle ils se sont lavés les mains (provenant apparement des entrailles).

Au repas, notre cuisinier nous a préparé un festin avec des petits légumes cuisinés, une salade, des pâtes, de la soupe et la fameuse chèvre (ceux qui ont goûté ont trouvé ça un peu fort).

Nous avons discuté avec Lazarro, le chef du village, et avons pu lui poser plein de questions sur la vie des Massaï, jusque dans leur intimité. Il y a tant de choses à raconter, certaines parfois compliquées à expliquer, voire délicates, on pourra vous en parler de vive-voix. Nous avons ensuite rejoint nos tentes, installées dans l'enclos à vaches, à côté de l'enclos à chèvres. On a donc entendu des bêêêêh toute la nuit. Ça change des lions!

Jour 5 : Matinée avec les Massaï

Le lendemain matin, nous avons visité des bomas.

Notre campement chez les Massaï 

Ce sont de petites huttes circulaires faites de branches entrecroisées, recouvertes ensuite avec des excréments de vache séchés et de la boue. Une fois que les structures ont séchées grâce au soleil, elles peuvent résister une vingtaine d'années. L'entrée dans un boma est très étroite. On a du mal à s'habituer à l'intérieur car il fait très sombre et chaud, il n'y a pas de fenêtres, seulement de petites ouvertures.

Dans la pièce centrale il y a un coin pour le feu pour faire la cuisine, avec le minimum d'ustensiles. On peut voir aussi un petit espace destiné aux animaux les plus jeunes. D'un côté se trouve le "lit" de la maman et ses enfants, de l'autre celui du papa. Ce sont des espaces durs, sans draps, faits de terre battue.

Chaussures taillées dans les pneus 

Nous avons discuté avec les Massaï. Ils nous ont raconté leurs traditions, leurs habitudes, nous ont posé des questions sur nos métiers et notre vie en France. Il y a des moments de rires et d'incompréhension de la part de chacun lorsqu'on compare nos deux cultures. Ils ont une vie difficile.

La matinée s'est terminée avec des chants et danses traditionnels.

Bilan de ce safari

Nous avons passé 5 jours mémorables en pleine savane et aux côtés des Massaï. Nous sommes partis avec l'agence Gate to Zion Adventure.

Merci Marion pour l'organisation en amont, et merci Ali, Alex et Oussmane pour leurs compétences et professionnalisme. Asante sana ! Hakuna matata !

On a pu voir des éléphants, des lions, léopard, hyènes, hippopotames, rhinocéros, serval, damalisques, girafes, crocodile du nil, varan, gazelles de grant, impalas, gazelles de thomson, élans, dick dick, gazelle girafe, cobe des roseaux, céphalophe de grimm, ourébi, phacochères, gnous, buffles, zèbres, chacal, mangoustes, babouins, singe grivet, daman des rochers, autruches, grues couronnées, outarde kori, marabout d'Afrique, vautour Africain, aigles, et plein d'autres oiseaux sans oublier les pintades d'Afrique..

On note aussi que le climat a été très agréable. Nous n'avons pas eu trop chaud, et on a eu presque froid dans les parcs le matin au réveil.

Concernant le budget, oui un safari revient cher, mais c'est entièrement justifié en raison :

- du prix des parcs (compréhensible)

- de toute l'organisation

- la qualité de service 24h/24h

- de cette expérience unique

- du professionnalisme de l'équipe

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Publié le 28 janvier 2019

Aller à Zanzibar, ça se mérite ! Voici le trajet qui nous attend, 900 km pour être précis

Mais avant d'entamer ce périple, de retour du safari, nous avons passé quelques jours à Mto Mwa Mbu, une petite ville très sympathique.

Nous en avons profité pour nous reposer. Il y a eu beaucoup de coupûres d'électricité pendant ces 3 jours. C'est assez courant en Tanzanie, mais cela ne perturbe en rien le quotidien des locaux. Cela nous a permis de dîner aux chandelles en amoureux ;)

Le Samedi 16, nous avons pris la direction d'Arusha (environ 2h de voiture). C'est ici que nous disons au revoir à Sandrine et Mickaël, qui prennent le chemin de l'aéroport. A bientôt les bibous !

De notre côté, nous avons passé une superbe journée à se balader dans Arusha. Cette ville qui les premiers jours nous avait paru plutôt sans intérêt nous a montré tous les charmes de l'Afrique en une après-midi. Dans la rue, nous marchons au rythme des chansons de Boney M et des fanfares. On sent les odeurs de maïs et poisson grillés. Il y a un concert, un mariage, ça grouille de monde, sûrement parce qu'on est samedi. Malgré la foule, l'atmosphère est très agréable. On se sentirait presque comme chez nous, mais l'accueil et les grands sourires des Tanzaniens à notre égard nous rappellent que nous ne sommes pas en France. Ils ont toujours un petit mot gentil de bienvenue, que ce soit dans la rue, les commerces, devant leur maison. On aurait aimé prendre des photos pour vous montrer l'ambiance de la ville : ses vendeurs et vendeuses en bord de route, ses épiceries et petits magasins où l'on peut trouver de tout, ses nombreux salons de coiffures (une dizaine en 20 minutes), les voitures qui frôlent les vélos, scooters, motos et charrettes. Mais il est compliqué de prendre en photo des personnes sans leur consentement, même sur un plan large. Cela ne plairait peut-être pas à certains et on le comprend.

Petite sieste au Midway Hotel à Arusha 

Nous avons été à la gare routière pour acheter nos billets de bus pour le lendemain (bus qui se rend à Dar es Salaam où nous prendrons le ferry pour Zanzibar). D'Arusha à Dar es Salaam, il faut compter 12 heures de route. Nous avions prévu de prendre une certaine compagnie qui est censée proposer des bus avec toilettes. Un impératif pour Julie en raison de ses soucis de santé (la team B.U de Walibi comprendra). Sauf qu'arrivés à l'agence, le vendeur nous informe - désolé - qu'ils ne proposent pas ce type de bus. Déception. En sortant, une rabatteuse d'une autre agence nous invite à entrer dans ses bureaux, mettant en avant la présence de la Wifi dans ses bus et prétextant que les bus avec toilettes n'existent pas à Arusha. Nous sommes donc ressortis bredouilles et avons pris la direction de l'hôtel pour relire nos notes et le guide sur la Tanzanie, espérant trouver une solution. Il serait possible de prendre un avion depuis Arusha jusqu'à Zanzibar, mais nous ne choisissons pas la facilité. Nous avons le temps, nous voulons aussi voir du pays et le bus est plus économique. Finalement, c'est la réceptionniste de l'hôtel qui nous a gentiment accompagnés dans une autre agence, le Kilimanjaro Express, juste à côté de l'hôtel. Les bus, tout confort, possèdent des toilettes. Affaire réglée :) Rendez-vous le lendemain à 6h.

[ Petit aparté concernant la nourriture ]

Les repas sont très longs à préparer car tout est découpé/ cuisiné sur place avec des produits frais, on ne mange rien de transformé. Ici, pas de conserves ou de produits surgelés. Les repas sont toujours copieux, bien présentés, délicieux et pas chers. Nous mangeons pour 2 euros chacun, boissons comprises.

Le lendemain, nous avons pris le fameux bus en direction de Dar Es Salaam, la plus grande ville (4,5 millions d'habitants), centre économique et ancienne capitale de la Tanzanie. Ces 12 heures de bus nous ont parues moins longues qu'un Agen-Paris en voiture.

Des paysages montagneux d'un côté, des plaines désertiques de l'autre, des scènes de la vie quotidienne, des villages, des animaux ...

Notre attention était en permanence sollicitée, le temps est passé vite.

Sur la route, il y a énormément de maisons en cours de construction mais abandonnées.

Une gare de tuk tuk 
Le bus s'arrête souvent si on veut s'acheter des fruits à la fenêtre 

Nous avons aperçu brièvement le Kilimanjaro derrière les nuages.

Arrivés à Dar Es Salaam vers 18h30, nous avons posé nos sacs dans un Airbnb réservé la veille. Le temps d'aller au restaurant du coin manger du chapati (pain indien) et du poulet tandoori, il était l'heure d'aller plonger au pays des rêves. Objectif du lendemain, prendre le premier bateau pour Zanzibar ! (arrivés trop tard à Dar Es Salaam, nous n'avons pas eu le temps d'acheter nos tickets de ferry).


Une fois de plus, nous nous sommes levés aux aurores et avons pu prendre le ferry de 7h. Il a fallu être astucieux pour éviter les rabatteurs et monter le ton envers les porteurs pour récupérer nos sacs...

Sur un bateau, et même pas malade !

Deux heures plus tard, nous voilà à Zanzibar, à une quarantaine de kilomètres de la côte de la Tanzanie.

Zanzibar est tournée vers la culture orientale. Plusieurs mondes se télescopent : un fond d'Afrique dans les villages de bord de mer, quelques vestiges de l'empire britannique, beaucoup d'Arabie, le tout bercé par des senteurs de l'Inde... de merveilleux jours qui s'annoncent ...

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Publié le 28 janvier 2019

JAMBIANI

Zanzibar, nous voilà ! Nous avons choisi de nous installer dans le Sud-Est, à Jambiani. C'est moins touristique que la côte Nord, qui est plus moderne que les autres régions de l'île. La majorité des grands hôtels se sont installés là-bas, offrant aux touristes une ambiance festive et animée.

Nous ne sommes même pas encore descendus de voiture que nous sommes subjugués par le sable blanc et les nuances de l'eau turquoise que l'on aperçoit entre deux maisons du village. Nous avons déniché un très bon plan pour le logement. Un airbnb à 25 euros la nuit, à 20 petits mètres de la plage et dépendant d'un hôtel situé sur la plage, le Coral Rock, à 100 mètres. Nous bénéficions de toutes les commodités de cet hôtel (piscine, restaurant, services annexes), qui évidemment propose des chambres à des tarifs bien plus élevés.

Oh ! Un chat ! 

Il paraît que c'est la haute saison à Zanzibar, on se demande ce que pourrait être la basse saison. Sur la plage, on ne croise presque pas de touristes, dans les villages encore moins. Nous sommes presque seuls au monde avec les locaux, qui nous accueillent encore avec une gentillesse déconcertante.

C'est un réel plaisir de se balader au coeur des villages zanzibariens. Des enfants qui jouent un peu partout, de rares dala dala (bus locaux) pleins à craquer, des hommes et des femmes assis ou allongés devant leur petit commerce, leur maison, des chèvres, des poules, des canards par-ci par-là. Tout le monde nous salue, les enfants accourent. C'est très convival et familial. Le contact est facile.

Chaque jour, on s'adresse à nous en swahili et en anglais. Le swahili n'a presque plus de secrets pour nous : karibu (bienvenue), asante sana (merci beaucoup), jambo (bonjour), jambo mambo (bonjour comment ça va), hakuna matata (il n'y a pas de problèmes), pole pole (doucement, doucement).

Il y a un vrai décalage entre l'élégance et le confort des hôtels et la vraie vie sur place. Ce sont deux mondes qui se côtoient, à quelques mètres l'un de l'autre, séparés par une petite route de terre caillouteuse.

La plupart des hôtels que nous voyons en longeant la plage se fondent très bien dans le paysage. Ce sont de petites structures au cadre intimiste. Ici, pas de béton à foison ni de transats en plastiques sur la plage qui gâchent le paysage, mais plutôt de jolis transats en bois. Sans être clients des hôtels, on peut y prendre un verre, déjeuner, dîner. Nous y sommes accueillis chaleureusement, comme à la maison.

Blue Oyster Hotel 

Il fait très chaud à Zanzibar (entre 28 et 40 degrés). Heureusement qu'il y a un petit vent, bien agréable. Les plages de sable blanc aux eaux turquoises sont à perte de vue. Les magnifiques nuances de vert et de bleu évoluent au gré des marées. Les hommes pêchent sur les boutres, les femmes cultivent les algues à marée basse (qu'elles font sécher devant leur maison), les enfants ramassent des coquillages.

L'île de Zanzibar est soumise au phénomène des marées. La mer se retire sur des centaines de mètres pour quelques heures, ce qui laisse apparaître des bandes de sables et bassins d'eau. Ce sont de petites piscines idéales pour se baigner, dans une eau chaude et cristalline. Mais attention aux pieds, certains endroits sont occupés par les oursins..

Nous avions prévu de rester 5 jours à Jambiani, mais finalement nous y resterons 8. Nous y avons nos petites habitudes, on s'y repose vraiment et il va nous falloir de l'énergie pour se rendre au Malawi.

Un jour, à la recherche de pain, nous sommes entrés dans la petite épicerie du village. La vendeuse nous a montré une maisonnette à côté. On a compris qu'il fallait directement entrer. À l'intérieur, une dame nous a vendu ses petits pains, tous chauds, qui sortaient du four. Parfait pour un petit-déjeuner. Pour avoir un ordre d'idée, un pain vaut 500 shillings Tanzaniens, soit 0.18 centimes d'euros.

Petit-déjeuner sur notre terrasse 

Ici tout le monde fait tout. On peut croiser un chauffeur de taxi qui essaiera de nous vendre des tours en bateau, les vendeurs des supermarchés proposent eux aussi des visites, sorties en mer, services de taxi. L'astuce, c'est de dire qu'on a déjà fait :) Et ils n'insistent pas.

 Toujours des petits chats :)

Les meilleurs restaurants à Jambiani :

- Blue Oyster Hotel

- Chez Hassan

Chez Hassan, repas copieux et délicieux

À noter que nous avons toujours mangé les légumes non cuits dans notre assiette, bu des jus de fruits frais, et que nous n'avons jamais été malades, dans n'importe quel restaurant (en hôtel ou restaurant local) en Tanzanie.

Au Coral Rock, notre sac a l'air confortable... 

Au crépuscule, notre plage se tranforme en grande cours de récréation. Les plus jeunes affluent pour jouer, danser, faire des concours de sauts périlleux, pendant que les derniers kitesurfeurs rangent leur matériel. On y retrouve les mêmes enfants chaque jour, Julie s'est fait une super copine. Tous les soirs il y a un match de foot. Impossible pour Juju de ne pas se laisser tenter.

Marée basse, l'hôtel Coral Rock construit sur les roches

Dormir, toujours dormir 

🎄 Notre Noël à Jambiani 🎄

STONE TOWN

Zanzibar Town, à l’ouest de l’île, est à la fois la capitale de Zanzibar et son centre politique, culturel et commercial. Stone Town est un quartier historique de Zanzibar Town, qui a été inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. C'est l'ancienne capitale du sultanat d’Oman (XVIIIe-XIXe s.).

Son histoire est liée à celle des échanges commerciaux entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie jusqu’à ce que le choix fut fait d’accorder la préférence au port de Dar es Salam au XXe s.

L'école dans notre rue 

Arrivés en fin d'après-midi dans notre nouvel airbnb, nous avons doucement pris nos marques dans le quartier. Nous sommes en plein centre, un avantage pour notre visite du lendemain.

Lit typique zanzibarite

Après une nuit sous une chaleur écrasante, nous avons visité Stone Town en long, en large et en travers. C'est un vrai labyrinthe dans lequel on prend plaisir à se perdre. De fil en aiguille, on y découvre des petites ruelles surmontées de balcons en bois, des boutiques de souvenirs, des fidèles à la prière, des marchands en pleines transactions, des enfants qui jouent, des supporters de foot devant une TV en plein air, des femmes élégantes revêtues d'abayas. Le commerce et la cuisine se pratiquent dans la rue : au sol, des femmes, jambes allongées, font cuire du pain indien en galette sur des petits feux.

L'une des particularités architecturales de Zanzibar réside dans le style des portes. Sur la plupart est intégrée une petite entrée, qui permettait de ne laisser entrer qu'une personne à la fois et ainsi d'éviter les attaques ennemies.

Les goujons (piques) de cuivre simplement décoratifs aujourd'hui, viennent du style indien. Les Indiens, venus à Zanzibar à l'époque des grands échanges commerciaux (tissus, épices...) les utilisaient comme protection contre les éléphants de guerre durant les guerres tribales.

Chaque porte était gravée selon la position sociale et religieuse du propriétaire.

Stone Town comporte aussi de nombreux édifices religieux : 48 mosquées destinées à la communauté musulmane existent, mais aussi une mosquée indienne fréquentée par la communauté ismaélienne, une église anglicane bâtie sur l’ancien marché aux esclaves et une cathédrale pour la minorité catholique.

L'hôpital 
L'entrée d'un superbe hôtel, caché au fond d'une petite ruelle 
 Balade sur le front de mer
Old dispensary 

House of Wonders

House of Wonders depuis les Jardins Forodhani

Nous sommes entrés dans la Maison des Merveilles, qui fut le premier édifice doté d'eau courante et d'électricité. C'est une immense bâtisse, faite d'un sol de marbre et de boiseries. Ses portes sculptées sont parmis les plus grandes de l'Afrique de l'Est. Malheureusement, la demeure n'est pas entretenue et ne peut pas être visitée. On a quand même pu voir l'exposition au rez-de-chaussée, consacrée à la culture des boutres dans l'océan Indien et à la civilisation swahili.

Le vieux fort portugais

Le vieux fort, joli de l'extérieur, n'a pas d'intérêt particulier. Cette structure défensive qui fit office de prison et de lieu d'exécution fut d'abord transformée en tennis club féminin par les Britanniques en 1949. Aujourd'hui, on y trouve un amphithéâtre en plein air, un superbe espace dédié à la peinture, mais surtout beaucoup, beaucoup de boutiques ..

L'ancien marché aux esclaves

Près de chez nous se trouve la Cathédrale Anglicane, la première de l'Afrique de l'Est. Elle a été édifiée sur le site de l'ancien marché aux esclaves.

Le jardin abrite un mémorial de l'Esclavage. Au 19ème siècle, Zanzibar était la principale plaque tournante du commerce d'esclaves en Afrique de l'Est. La demande des îles de La Réunion et de Maurice contribua au développement de ce commerce. Dans les années 1860, entre 10000 et 50000 esclaves transitaient chaque année par le marché de Zanzibar. Ce trafic prit fin en 1873.

Une exposition poignante se tient sur le site. Une quinzaine de cellules sont cachées sous la Cathédrale, donc deux sont ouvertes au public. Il n'y a pas de mots pouvant décrire ces petites pièces obscures, humides, sans air, qui pouvaient accueillir jusqu'à 65 esclaves en attente d'être vendus.

Pour finir la journée sur une note plus positive, nous allons assister au coucher de soleil au bord de l'eau

Le lendemain matin, c'est reparti pour 2h de bateau. Retour sur le continent à Dar es Salaam pour la suite de l'aventure :)

Petite compilation de notre passage à Zanzibar

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Publié le 28 janvier 2019

De retour de Zanzibar, nous sommes restés deux nuits à Dar Es Salaam.

Après le ferry, nous devons nous rendre à notre hôtel en centre ville. En sortant du port, nous esquivons de manière magistrale la horde de rabatteurs et chauffeurs de taxi, que ce soit en ignorant ou avec des excuses qui ont fait leurs preuves. Une fois éloignés, nous négocions avec quelques chauffeurs de taxi qui abandonnent rapidement car nous souhaitons un tuk tuk et non un taxi - le prix que nous donnons est donc trop bas pour eux. 5 minutes après avoir tous abandonné, un chauffeur de taxi vient nous voir et nous dit que c'est bon à notre tarif. Tant mieux, car les tuk tuk étaient absents... Le chauffeur étant sympathique, nous lui donnons rdv dans deux jours pour qu'il nous emmène à l'aéroport et encore une fois au prix local. Julien adore négocier les prix et cette fois, la technique a été de dire au chauffeur que nous avions déjà rendez vous avec un autre chauffeur de taxi et que si son prix était plus bas, nous partirions avec lui. Nous devons nous rendre à Mbeya dans le Sud, à plus de 16h de bus de Dar Es Salaam. En discutant avec des locaux, nous avons appris que des vols internes étaient assurés entre ces deux villes, pour 55€ par personne (1h30 d'avion) contre 15€ par personne pour le bus. Le choix a été rapide...nous prendrons donc un vol interne low cost. Nous gagnons une journée, voire deux si on prend en compte le jour de repos que le bus aurait occasionné.

Tout ça pour 2€ 

Entre les piétons, les voitures, les motos, scooters, vélos, les charrettes, les trottoirs inexistants, il faut savoir se faire une place. Malgré la présence d'une policière - vêtue d'une jolie jupe plissée, dansant presque, en plein milieu de l'artère principale - un jeune en moto a fait les frais de cette circulation mouvementée. Sous nos yeux, il a été percuté violemment par une voiture et a fait un vol plané de plusieurs mètres. Julien me laisse les affaires et se précipite sur le motard encore au sol. Après un bilan, le motard présente quelques blessures superficielles et est en état de choc. Plus de peur que de mal, il a eu beaucoup de chance vu la violence de l'accident. Nous ne savons pas ce qui était le plus étonnant dans cette histoire, la policière qui hurlait sur le motard, ou le fait que personne ne se souciait de la voiture qui a pris la fuite.


Le soir, nous avons voulu sortir de l'hôtel pour aller chercher à manger. Nous avions lu sur le guide qu'il est déconseillé de marcher seuls la nuit à Dar Es Salaam. Le restaurant (nous avons voulu tester le KFC Tanzanien) se trouvant à 200 mètres, la rue étant légèrement éclairée et animée, nous pensions y aller seuls. En discutant avec le réceptionniste, nous l'avons vu se décomposer et s'adresser au manager. Ce dernier ne nous a pas laissé le choix et nous a accompagné jusqu'au KFC.

Le lendemain, nous nous sommes rendus à la principale caserne de pompiers de Dar Es Salaam. Nous avons été reçus par le chef de centre avec qui nous avons échangé pendant une bonne demi-heure. Il nous a expliqué le fonctionnement des casernes à Dar Es Salaam. Il y a 3 casernes pour plus de 5 millions d'habitants. Dans cette caserne, il y a 120 pompiers militaires. Ils interviennent principalement sur les incendies, mais faute de matériel opérationnel, ils font surtout de la prévention dans les centres commerciaux, hôtels, écoles...

Après les explications, c'est un jeune officier, responsable de la communication, qui nous a fait visiter. La plupart des véhicules sont des camions réformés provenant de l'Allemagne, l'Italie, pays Asiatiques. Nombre d'entre eux ne sont plus en fonction et servent à la récupération de pièces.

Nous sommes étonnés de voir une cinquantaine de personnes pour seulement 2 véhicules opérationnels et pour en moyenne une intervention par jour. Une fois la visite terminée, nous avons la surprise de recevoir deux invitations facebook (nous avions inscrit nos noms sur le registre), une du chef de centre et une du jeune officier. Il est très fréquent qu'après avoir discuté avec des Tanzaniens ceux-ci nous demandent nos coordonnées.

Centre d'appel 

Nous avons aussi été dans un bureau de change, pour échanger quelques shillings tanzaniens en kwacha, la monnaie du Malawi. Nous ne voulions pas arriver là-bas et prendre le risque de ne pas avoir d'argent si on ne trouvait pas de distributeur fonctionnel. Nous avons mieux compris le système de change (un vrai casse tête avec toutes nos monnaies différentes).

Le soir, même scène que la veille. Cette fois-ci, c'est le bagagiste de l'hôtel qui nous a escorté jusqu'au restaurant. Nous l'avons invité à manger mais celui a décliné l'invitation, nous expliquant avec humilité que si nous voulions lui offrir quelque chose, ce serait plutôt un peu de monnaie pour nourrir sa famille.

Nous sommes très curieux et lui ouvert à la discussion. Le feeling passe bien, nous en profitons pour lui poser plein de questions sur sa vie professionnelle. Il travaille 9h par jour et 6 jours par semaine. Il est mal payé, mais nous dit qu'il a de la chance d'avoir un travail vu le taux de chômage énorme de 12%. Le salaire moyen en Tanzanie est entre 50 et 60€ par mois.


Le lendemain, notre chauffeur de taxi est venu nous chercher pour nous emmener à l'aéroport. Encore une fois, nous sommes agréablement surpris par la ponctualité des Tanzaniens depuis le début de notre séjour. Que ce soit les tuk tuk, les taxis, les bus, tous étaient ponctuels voire même en avance.

Dédicace aux amoureux du coca, ça passait pas dans la valise  

Arrivés à l'aéroport, surprise ! Notre vol n'est pas affiché sur les écrans... Nous nous renseignons et apparemment ce serait juste un oubli. Petite frayeur quand même !

Après un rapide trajet dans les airs, nous atterrissons dans un aéroport à 30km de Mbeya, perdu au milieu des montagnes, alors que nous pensions arriver à l'aéroport que Google Maps nous avait indiqué, collé à la ville. Nous prenons ça à la rigolade.

Nous sortons de l'aéroport d'un pas décidé et sûrs de nous (nous avons pris l'habitude de faire comme si nous connaissions, ce qui nous permet d'éviter rabatteurs, vendeurs de souvenirs, de safaris etc). En passant devant une dizaine de chauffeurs de taxis alignés les uns à côté des autres, nous avons eu un petit moment de réflexion et ils ont perçu notre hésitation. Alors qu'on pensait être presque passés inaperçus, les chauffeurs, tous plus sympathiques les uns que les autres, se se jettent sur nous, pas de manière agressive, mais plutôt en nous suppliant de les choisir. Tous proposent le même service, même prix, même véhicule. Julien se tourne alors vers moi en riant et me dit : c'est toi la fille, tu choisis ton chauffeur. Choix difficile quand on sait que cette course peut leur faire gagner leur journée. On leur a demandé s'ils pouvaient nous déposer devant notre hôtel et lorsqu'on leur a dit le nom, ils ont redoublé d'excitation. Ça les a transcendé. Finalement, nous avons avancé au hasard vers le taxi le plus proche et nous sommes partis en direction de Mbeya.

Le climat est beaucoup plus agréable car l'air est plus frais, on respire enfin ! La végétation est plus verte, il y a moins de monde, ça change de Dar Es Salaam.


Nous avons pris un petit hôtel dans le centre, puis avons cherché un endroit pour manger. Google Maps nous a indiqué un restaurant à 15 minutes à pieds de l'hôtel, nous prenons donc la route, sous le regard curieux des Tanzaniens. Le restaurant est en fait un bout de trottoir sur lequel a été installé un barbecue, des tables/chaises et une table faisant office de plan de travail. À première vue, cela ne paye pas de mine, mais nous y avons mangé le meilleur chapati (pain indien) depuis le début de notre voyage et un délicieux poulet tandoori. Un Tanzanien s'est assis avec nous pour manger et discuter. C'est agréable de voir comme le contact est facile ici.

La nuit étant tombée, nous avons pris un tuk tuk pour rentrer. Le conducteur, complètement perdu, ne savait pas trop conduire et le tuk tuk semblait vivre ses dernières heures. Heureusement que l'hôtel n'était pas loin et que Julien a un sens de l'orientation hors pair.


Le lendemain matin, nous prenons la route pour la frontière. Nous espérons pouvoir entrer au Malawi dans la journée. Un taxi nous a donc récupéré à l'hôtel pour nous déposer à la gare de bus. Le chauffeur nous a même accompagné jusqu'au bon dala dala, nous permettant d'éviter les rabatteurs, moins agréables et même légèrement agressifs.

Le dala dala, c'est un petit van local. Les sièges sont durs comme de la pierre, ça remue, les vitres sont si petites qu'on ne voit pas dehors, et tout ça en musique. Les dala dala ne partent que s'ils sont pleins. Heureusement nous étions les derniers à monter, nous sommes donc partis de suite. Le conducteur s'est arrêté très souvent pour faire descendre du monde et donc retrouver des passagers. Nous avons fait la connaissance de Georges, un jeune Tanzanien qui faisait le même trajet que nous.

Après quelques kilomètres dans la ville (30 minutes), nous avons dû descendre pour prendre un bus. Incompréhension totale : nous avions lu et des personnes nous l'avaient confirmé, des dala dala font la route jusqu'à la frontière. L'endroit n'est pas accueillant, des rabatteurs viennent à nous, nous voyons deux personnes qui en viennent presque aux mains, un autre partir en courant avec une valise et une personne lui courir après. À peine descendus, notre dala dala redémarre avec nos gros sacs à l'intérieur. Julien gère les rabatteurs, Julie court après le van, grand moment....

Nous sommes maintenant dans un bus un peu plus grand et confortable, mais après quelques dizaines de kilomètres, nous sommes de nouveau redescendus pour reprendre un autre petit bus. Georges nous a bien aidé, à chaque transfert de bus nous disions aux rabatteurs que nous étions avec lui et ils nous laissaient tranquille.

Après 3h de trajet, nous voilà arrivés à la Songwe Border Control, la frontière entre la Tanzanie et le Malawi.

Un ami de Georges nous a accompagné pour marcher les 2,5 kilomètres restants jusqu'aux bureaux d'immigration. Là, on nous a tamponné le passeport, indiquant que nous sortons de la Tanzanie. Le douanier était à l'image des Tanzaniens, grand sourire, accueil chaleureux.

Puis nous avons emprunté un petit pont, qui marque le passage entre les deux pays.

Nous nous sommes rendus dans le bureau d'immigration, du Malawi cette fois. On nous a demandé nos certificats de vaccination contre la fièvre jaune, car on arrivait de la Tanzanie. Nous avons rempli deux feuilles de renseignements, donné nos passeports et 150$ pour obtenir les deux visas. Rien de plus simple : une demi-heure plus tard, nous avions nos passeports en main, visas du Malawi inclus.

À nous le Malawi !

Bilan de la Tanzanie

- Il ne faut pas hésiter à sortir des villes et places touristiques pour apprécier tout ce que la Tanzanie a de meilleur à offrir. À Arusha, à Mto Mwa Mbu et sur les plages de Zanzibar (pas dans les villages ni à Stone Town) nous avons été très souvent sollicités. Ce n'était pas le cas ailleurs

- Le shilling tanzanien et le dollar sont utilisés, mais nous avons toujours tout payé en shillings : hôtels, restaurants, commerces, bus etc. Inutile donc de retirer des dollars pour visiter la Tanzanie

- L'entraide est constante. Par exemple si quelqu'un est en panne, de nombreuses personnes s'arrêtent. Dans la rue, les locaux se font un plaisir de nous aider si l'on recherche un endroit. Les femmes sont bienveillantes, se soucient de notre sécurité (par exemple à Mbeya : les femmes qui étaient dans notre taxi ont demandé au chauffeur qu'il nous laisse pile devant l'hôtel). Les commerçants ont toujours été honnêtes lorsqu'on calculait mal la note

- L'éducation des enfants fait plaisir à voir et redonne de l'espoir en l'humanité. Tout le monde est concerné. Ce ne sont pas seulement les parents qui ont le droit de les réprimander. Les enfants écoutent, si on leur demande quelque chose, ils le font, sans rechigner

- Hormis à Dar Es Salaam où certains avaient une conduite un peu sportive, nous avons été surpris par la conduite ici. Pas d'excès de vitesse, bien au contraire. Nous n'avons jamais eu peur en voiture. Depuis quelques années, le gouvernement a mis en place de nombreux contrôles de police (vitesse, permis, ceinture). D'ailleurs, à chaque fois que l'on s'est fait arrêté, le conducteur et le policier discutaient toujours avec une décontraction surprenante. Les routes principales sont en bon état et ici, on roule à gauche

- Dans chaque restaurant se trouve un lavabo dans la pièce principale pour se laver les mains. S'il n'y en a pas, soit un serveur vient à votre table vous verser de l'eau et du savon sur les mains, soit il y a un sceau avec un robinet et du savon à l'entrée

- Pas besoin de se connaître pour entamer une discussion dans la rue, au restaurant etc. Ici, les gens sont très ouverts

- L'anglais est très bien parlé par la plupart des Tanzaniens

- Il n'est pas rare de croiser deux jeunes hommes ou deux jeunes femmes qui se tiennent la main, dans un pays où l'homosexualité est interdite. Ici, c'est un signe d'amitié

- Dans les files d'attentes, nous avons été très surpris car tout le monde se passe devant, se bouscule, se touche, mais personne ne râle

- Nous saluons avec grand respect le talent des Tanzaniens pour faire rentrer du matériel dans les dalla dalla, bus et taxi. Tout est embriqué comme des legos, les coffres sont plein à craquer mais ça tient toujours

- Hormis à Zanzibar, nous n'avons pas été embêtés par les moustiques

- Les douches sont rarement chaudes, mais vu la chaleur on s'y habitue et c'est même agréable

- Il est très facile de retirer de l'argent, il y a de nombreux distributeurs de banques internationales dans les villes principales, sauf à Zanzibar où il faut retirer à Stone Town. Devant chaque distributeur est posté un garde, parfois armé.


Budget journalier (hors safari)

75€ pour deux en moyenne

Les hôtels coûtent entre 20 et 30€.

Ce sont les longs déplacements qui nous ont coûté le plus cher (ferry pour Zanzibar, taxis, avion).

Dans les restaurants locaux, les repas varient de 1.50€ à 5€.Nous n'avons pas spécialement fait attention au budget, nous nous sommes fait plaisir sans faire d'excès, mais pour des budgets très serrés, 25€/jour/personne est largement réalisable.


Est-ce qu'on y reviendrait ?

Oui ! Pour découvrir le reste de la Tanzanie : l'ascension du Kilimanjaro, Pemba Island, Mafia Island, le parc du Tarangire, l'Ouest du pays, faire visiter Zanzibar aux CocoSanook.

Et aussi : pour la gentillesse des Tanzaniens, l'atmosphère Africaine qui nous plaît tant.

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Publié le 28 janvier 2019

Le Malawi est un petit pays de 118484km2, enclavé dans le Sud-Est de l'Afrique. Le grand rift, "berceau de l'humanité", traverse le pays du nord au sud. Dans cette dépression se trouve le lac Malawi, le troisième plus grand lac d’Afrique (580km de long) ; sa superficie couvre environ 20 % du pays. Ce dernier constitue une frontière naturelle avec la Tanzanie et le Mozambique.

Il y a environ 18 millions d'habitants. Le Malawi est connu depuis des années comme «le cœur chaleureux de l'Afrique». Les habitants sont connus pour leur gentillesse et leur hospitalité.

Le Malawi fait partie des 5 nations les plus pauvres du monde. Le revenu moyen d'un Malawite est de 160$/an : 85% des travailleurs ont un emploi dans l'agriculture. Le thé et le tabac sont exportés.

NOTRE PARCOURS

La frontière passée, nous avons déjeuné dans un restaurant local, notre premier au Malawi. 1€ l'assiette :

KARONGA, NOTRE COUP DE COEUR

Nous avons ensuite pris un mini bus pour nous rendre dans notre prochaine destination : Karonga. Elle n'a pas d'attraits touristiques mais c'est la première grande ville du nord du Malawi. L'idéal pour avoir accès aux distributeurs et retirer des kwachas malawites (pas de banques avant 200 km). Le bus est complet et plein à craquer : gros sacs de bouteilles en plastiques, cageots de sodas, valises. Tout est casé au centimètre près.

Le long de la route, on découvre les paysages et l'architecture locale.

Arrivés à Karonga, le bus nous a déposé à l'entrée de la ville. Nous avons 2 km à faire jusqu'à l'hôtel. Nous sommes dévisagés par les habitants, sûrement curieux de voir deux touristes, en sac à dos, marchant sur le bord de la route.

Lorsque nous arrivons à l'hôtel (1 jour avant notre réservation), nous demandons si nous pouvons avoir une chambre. Le "manager" nous informe que l'hôtel est plein. Nous avions pourtant vérifié la veille sur internet (booking, agoda) et avions vu qu'il restait des places. ll nous emmène dans un autre hôtel à côté pour qu'on y passe la nuit. Pas de souci pour nous, le prix et le même. Par contre lorsqu'on lui dit que le lendemain nous retournerons dans l'hôtel prévu à l'origine, il maintient qu'il n'y a pas de place (alors qu'il a notre réservation sous les yeux). On essaie de négocier, mais rien à faire. Épuisés par le trajet et la nuit approchant, nous abandonnons les négociations. Finalement, ce n'est pas une chambre mais un 2 pièces, plutôt convenable avec salon.

Après une nuit réparatrice pour Julien et agitée pour Julie (matelas trop mou, fesses dans l'trou), nous avons passé une superbe journée qui marquera nos esprits.

Le matin, nous avons visité le Musée de Karonga.

Dans la pièce centrale se trouve le squelette paléontologique Malawisaurus. C'est un dinosaure de 12 m de long et 3 m de haut, datant d'environ 120 millions d'années et découvert en 1924 dans les environs de Karonga.

D'autres fossiles et squelettes, découverts récemment dévoilent les secrets de l'évolution humaine dans la vallée du Rift. Une exposition est dédiée à la culture traditionnelle du nord du Malawi et au commerce d'esclaves.

Nous avons ensuite déjeuné dans un petit restaurant local, encore un délicieux repas pour 3€ à deux.

En se baladant dans la ville, nous avons pour la première fois de notre vie ressenti une vraie gentillesse, vu des sourires qui viennent du coeur, sans exception. Chaque habitant que nous croisons nous dit bonjour. Certaines personnes s'arrêtent juste pour nous serrer la main, d'autres pour nous demander d'où on vient, certains nous demandent seulement notre prénom. Nous attirons la curiosité. Nous avons l'impression d'être attendus. Du côté des enfants, c'est un mélange de timidité, de curiosité et d'amusement quand ils nous voient. Ils finissent par exploser de rire quand nous les saluons. Les plus courageux viennent nous parler puis vont se pavaner ensuite auprès de leurs amis. Nous ne faisons rien de plus que de visiter et être ouverts aux rencontres. Mais nous sommes accueillis comme nulle part ailleurs.

On est impressionnés par le nombre de petits centres de soins qu'il y a dans la ville.

Longeant la route principale pour rejoindre le lac, nous sommes interpellés par un groupe de personnes de l'autre côté de la route. Ils dansent devant un mini-stand de boissons. Julien esquissant un mouvement d'épaule en suivant la musique, ils nous invitent à les rejoindre. Après un bref moment d'hésitation, c'est d'un pas décidé que nous les rejoignons. Nous avons passé un super moment avec eux à danser et discuter.

Nous continuons notre route pour rejoindre le lac. La ville est très calme, il y a peu de voitures et de motos. Les habitants se déplacent pour la plupart en vélo. Sur le chemin, nous croisons un homme, Joseph, avec qui nous échangeons quelques mots. Il propose de nous accompagner au bord du lac, nous faisons donc le chemin ensemble.

Arrivés sur la plage, des enfants se ruent sur nous pour nous accueillir. Le temps de boire une petite bière avec Joseph, l'après-midi touchait déjà à sa fin. Ne voulant pas rentrer de nuit, nous lui avons demandé s'il pouvait nous trouver des vélos taxis. Il part demander à deux garçons, en train de se laver dans le lac, qui venaient tout juste de finir leur journée de travail. Tant pis pour le bain, la concurrence est rude ici, une course est toujours la bienvenue. Nous voilà donc partis pour notre première escapade en vélo taxi, une expérience inédite.

Avant de rentrer à l'hôtel, nous nous sommes arrêtés à l'église. À l'intérieur, des chants, des danses, c'est la fête.


CHITIMBA

Nous serions bien restés plus longtemps à Karonga, mais d'autres lieux nous attendent. Le lendemain, nous avons repris la route en direction du Sud pour nous rendre à Chitimba.

Le guide du Malawi conseillait un certain hôtel, le Chitimba Camp, installé sur une belle plage de sable fin (sable fin qui gomme bien les pieds...) et face aux escarpements du rift africain. Nous y resterons deux jours. Le lieu est superbe. Le personnel s'affaire toute la journée dans le jardin et sur la plage. Ils taillent les arbustes, râtissent le sable, ramassent la moindre feuille.

Le bao 

Nous avons décidé de nous faire plaisir et choisissons une chambre à 30$ qui donne sur la plage. Pour 20 dollars de plus, nous pourrions avoir l'eau chaude dans la douche, mais c'est un luxe qui n'est pas nécessaire.

Vu le cadre idyllique, nous nous attendons à une chambre correcte. C'est tout autre chose. La moustiquaire est trouée de partout, la salle de bain est vétuste et c'est à peine si un filet d'eau coule de la douche. On ne vous parlera pas des cafards que nous avons trouvé sur moustiquaire et dans les draps.

Ça paraît propre, mais... 

L'ambiance dans l'hôtel est plutôt spéciale. Malgré quelques échanges sympathiques avec une famille d'Australiens venus faire le tour de l'Afrique, la clientèle et le personnel de l'hôtel sont assez froids.


Découverte des villages aux alentours

Nos petits voisins

Le soir, on a la chance d'avoir une superbe lumière au coucher du soleil

Le jour suivant, nous décidons de nous rendre au Hakuna Matata, le lodge juste à côté, pour "jeter un oeil au menu". L'endroit est complètement différent.

L'ambiance aussi, c'est à la bonne franquette. Nous y avons rencontré deux français de notre âge, Anna et Victor, qui visitent aussi l'Afrique en sac à dos. Nous avons passé la matinée à nous raconter nos expériences, parler voyage. Notre programme pour la suite coïncide, nous décidons donc de partir tous les 4 pour la montagne le lendemain matin.


Le soir, nous retrouvons nos nouveaux compagnons de route pour manger chez Abigail, une femme du village. Pour 1500 kwacha par personne (2 euros) elle nous a concocté un délicieux repas : riz, chapati, omelette, polenta, haricots rouges, boeuf en sauce. En Tanzanie, tout le monde était guide touristique et chauffeur de taxi, ici c'est pareil mais avec une option supplémentaire. Les habitants nous proposent souvent de venir diner chez eux en échange de quelques kwachas.


RANDONNEE DANS LA VALLEE DU RIFT

Le lendemain matin, nous laissons nos gros sacs de voyage chez Monsieur Willy, le gentil propriétaire du Hakuna Matata. Nous partons très légers, pour ne pas être encombrés pendant la randonnée: 1 pantalon, 2 teeshirts, 1 paire de chaussettes pour 3 jours et 2 nuits.

Puis, nous prenons la route pour la Mushroom farm. C'est une ferme nichée dans la montagne, à 2h30 de marche depuis notre hôtel. La randonnée ne serait pas trop difficile en temps normal, mais la chaleur écrasante et le manque d'ombre la rendent très difficile. Sur 12km, on passe de 0 à 900 mètres d'altitude. Cette route est accessible aux 4X4, mais très peu l'empruntent à cause de son état.

Après une randonnée éprouvante (insolation pour Victor, léger coup de chaud pour Julien, épuisement pour les filles), nous voilà enfin arrivés à destination.

La vue sur le lac est splendide. L'endroit est atypique. Tente safaris, cabanes dans les arbres, espace pour les tentes, terrasse, hamac...

... douches en plein air dont l'eau est chauffée au feu de bois, le tout en bord de falaise.

Les toilettes sont aussi atypiques. Et oui, ici pas de tout-à-l'égout. Toilettes sèches, comme dans beaucoup d'autres endroits au Malawi (et cuvette en bois très étroite...).

L'endroit fonctionne à l'énergie solaire et d'une manière écologique. L'eau provient d'une source naturelle et ils utilisent des méthodes de compostage pour nourrir les jardins et avoir des produits nutritionnels et biologiques. Ils pratiquent la permaculture et sont auto-suffisants. Le personnel est d'une rare gentillesse. C'est très calme et peu fréquenté. En plus de nous quatre se trouvent un couple venant du Cap, une américaine (Sara), un américain, deux anglaises, un allemand (Yann).


Nous choisissons une tente safari, nous avons une vue imprenable sur le lac et un grand lit douillet.

Le soir, le diner est à 19h pétantes (comme partout où nous sommes allés, le repas se prend tôt). Les assiettes sont posées sur la même table, c'est très convivial. Ici à Mushroom Farm, tous les plats sont végétariens. À notre grande surprise, Julien se régale et Julie un peu moins (de la corriandre partout...).

Le lendemain, nous partons en expédition vers les cascades avec Anna, Victor et Yann, le jeune allemand rencontré la veille.

Délicieux petit-dej 
Pause pique-nique 
Pause dodo 

Au retour, petite partie de ballon pour Julien et Yann avec les jeunes du village voisin.

Le lendemain matin, nous profitons du temps nuageux et frais pour repartir de cet endroit magnifique.

Deux heures de descente tous les deux, accompagnés de Sara, l'américaine. Super pour travailler notre anglais !

Dans l'après-midi, nous redéplions la tente au camping Hakuna Matata, pour la première fois depuis l'île de la Réunion. Tout redevient un peu compliqué, mais tout est question d'organisation. La nuit, nos petits sacs à dos de journée sont placés sous la tête en guise de coussin, avec toutes les affaires importantes à l'intérieur (argent, passeports, appareil photos et téléphones). Les gros sacs à dos de voyage sont méthodiquement empilés l'un sur l'autre entre la 1ère et la 2nde toile de tente, avec des poches plastiques par dessus en cas de pluie (car si la toile de tente est mouillée par la pluie et qu'elle touche le sac, il prend l'eau > vécu à La Réunion). Interdit d'oublier quoique ce soit dans un des gros sacs, car sinon il faut tout sortir, tout ouvrir, tout remettre. Et c'est pire si on ne sait pas dans quel sac et quelle poche se trouve l'objet recherché. Maintenant, on est au point !

Toute chose à sa place et chaque place à sa chose.

Lorsqu'on part, on place toujours les gros sacs dans la tente, que l'on ferme avec des cadenas.

Ça fait plaisir de retrouver notre petit cocon. On l'aime notre petite tente !

Camping au Hakuna Matata 

A venir dans le prochain article : la folle traversée du centre du Malawi et du lac pour se rendre dans les îles, des araignées et encore des araignées...

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Publié le 28 janvier 2019

MZUZU

Après une dernière nuit à Chitimba au Hakuna Matata, nous replions la tente, mouillée. Nous reprenons la route pour nous rendre encore plus au Sud, à Nkhata Bay. Il a fallu prendre un dala dala jusqu'à Mzuzu. Le conducteur roulait comme un fou furieux, on a cru mourir 10 fois. On a hésité de nombreuses fois à descendre...

Arrivés à la station de bus de Mzuzu vers 13h, Julie est presque en malaise hypoglycémique, Julien n'a pas faim du tout, chamboulé par le transport. Nous avons voulu manger avant de reprendre la route. Il était temps aussi de prendre la doxycycline. C'est un antibiotique préventif du paludisme (ou malaria) qui élimine les éventuels parasites qui pourraient s'introduire dans le corps via une piqûre de moustique porteur de la maladie. Le paludisme est une maladie accompagnée de poussées de fièvre qui peut être mortelle si non traitée.

Il est préférable de prendre le comprimé à la même heure tous les jours et le ventre plein. Nous avons commencé à le prendre la veille du départ pour la Tanzanie et nous devrons le continuer jusqu'à 1 mois après notre retour en France. Nous n'avons aucun effet secondaire. Un des principaux risques de cet antibiotique était d'être hypersensibles au soleil (certains se sont retrouvés gravement brûlés), mais cela ne concerne que certaines personnes.

L'endroit n'étant pas très accueillant - comme la plupart des gares routières - nous nous sommes rués dans le premier restaurant que nous avons vu. Après avoir passé commande, c'est à peine quelques minutes plus tard que le serveur, revenant de la rue, nous ramène notre commande, dans des plats suspects. On a compris qu'il avait acheté la nourriture chez les vendeurs en bord de route et vu l'aspect (plats qui dégoulinent entre autres) on a passé notre chemin. Évidemment, on avait déjà payé... mais il était préférable de ne pas tenter le diable et on s'est contentés d'un paquet de chips et de gâteaux achetés à l'épicerie du coin.

Voulant au plus vite quitter cet endroit pour rejoindre Nkhata Bay, nous avons immédiatemment recherché un taxi. Assez de dala dala pour aujourd'hui. On a voulu nous arnaquer avec des prix exhorbitants, mais heureusement un gentil monsieur nous a proposé les services de son oncle, chauffeur de taxi, qui a accepté notre offre au plus bas prix. Les autres chauffeurs étaient dégoûtés et même si on ne parle pas la langue, on a compris qu'ils n'ont pas été tendres avec ce monsieur. Après avoir traversé la "moitié de la ville", nous avons fait la connaissance du fameux oncle, qui avait une conduite très agréable. Ouf!


NKHATA BAY

Nous voilà enfin à Nkhata Bay. Ce village est enfoui entre deux baies et est entouré de collines boisées. Nous avons planté la tente pour deux nuits au Mayoka Village. C'est un endroit assez original avec châlets aux toits de chaume sur pilotis et emplacements pour tentes, le tout construit en bord de falaise.

Si l'endroit est plutôt sympathique pour Julien, deux jours auront suffit pour Julie. Trop d'araignées et de blattes (toilettes, douche), trop de mouches et d'abeilles (impossible de manger tranquille tellement on se faisait attaquer), trop de fumeurs partout, partout, partout... (et pas que des cigarettes) sur la terrasse qui fait office de restaurant et de salon détente (mission commando pour se trouver un endroit tranquille sans fumée, infernal!), trop de monde - sauf le matin - (on se croirait en Europe, dans un café branché), trop trop de trop!

Ne parlons pas de la totalité de notre linge sale que nous avons donné à laver et qui a été oublié.

La belle vue en se douchant 

Cerise sur le gâteau (même si le lodge n'y est pour rien), un matin en ouvrant la tente, Julie a tiré vers l'intérieur un de nos gros sacs pour y prendre des affaires > une énorme araignée était cachée sur le côté et s'est invitée sur le sac de couchage. S'ensuit une petite séance de cris et de panique totale pour Julie (les arachnophobes comprendront) pendant que Juju est en train de barbotter avec les poissons quelques mètres plus bas. Nouvelle mission commando qui s'offre à nous : sortir l'araignée. Le gros problème est que lorsque Julien a réussi à la mettre dehors, elle a grimpé sur la moustiquaire. Le temps de tourner la tête 2 secondes et on voyait l'araignée au sol, mais qui n'avait pas la même forme que celle dans la tente. Gros moment de doute, est-ce qu'il y a deux araignées, est-ce qu'il n'y a plus rien dans la tente... L'après-midi, nous décidons de tout sortir et tout inspecter minutieusement à la loupe. Une fois que la tente est bien fermée, plus rien ne peux rentrer.

La plupart des araignées que nous voyons ici sont toutes plates, jaunes ou noires et surtout très, très rapides... une horreur. Une petite photo du type d'araignée que l'on peut croiser, pour le plaisir des yeux ...

Nous avons retrouvé avec joie Sara, la jeune américaine avec qui nous avions marché pour descendre de Mushroom farm. Une bonne occasion de jouer au Bao, un jeu phare en Afrique.

Le lundi matin, nous avons visité la ville et acheté nos tickets de bateau. Le soir même, nous prenons le large pour nous rendre à Likoma Island. Nous prendrons le Ilala, un très vieux bateau des années 50.

Arrivée de l'Ilala à Likoma 

Nous avons trouvé un petit hôtel, l'Aqua Africa, collé à l'embarquadère, qui sera idéal pour attendre l'embarquement. On demande au réceptionniste si on peut diner chez eux à 18h car on doit monter sur l'Ilala à 19h (et les cuisines du bateau sont fermées à cette heure-ci). Parfait nous dit-il, aucun problème.

Le port 

En ville, nous croisons une des anglaises que nous avions rencontré à Mushroom Farm. Elle a rendez-vous avec Jeff, le manager du Mango Drift, lieu où nous avons prévu de dormir sur l'île de Likoma. Elle nous invite à prendre le thé tous ensemble. Une super occasion pour nous car nous n'avions ni réservé ni organisé notre trajet jusqu'au Mango Drift (un peu compliqué pour s'y rendre car il n'y a quasiment pas de voitures sur l'île). Jeff a donc prévenu l'hôtel de notre arrivée et demandé à ce que quelqu'un vienne nous chercher à la sortie du bateau.


ILALA, l'AVENTURE

Le bateau étant censé partir à 20h, nous nous rendons en fin d'après-midi à l'Aqua Africa, le petit hôtel tout près. Surprise ! Nous y retrouvons nos amis français qui y font une escale ! Ils descendent vers le Sud en bateau, 3 jours de navigation. On sera donc tous les 4 pour une bonne partie de la nuit, le bateau devant arriver à 3h à Likoma. 2ème surprise ! Le personnel de l'hôtel nous dit que les cuisines ferment à 16h... on file donc en ville avaler un petit truc car la nuit va être longue....

19h : nous nous dirigeons tous les 4 vers l'embarquadère. Il y a beaucoup de monde devant la grille, il fait nuit, aucune lumière et c'est bruyant. L'atmosphère devient tout d'un coup chaotique. Nous nous faufilons jusqu'à un petit portillon qui filtre les entrées et où ils sont censés vérifier les tickets. Comme toujours ici dans les files d'attente, personne ne respecte quoique ce soit. On te passe devant on te bouscule, on te pousse, on te marche sur les pieds, il faut jouer des coudes dans ce foutoir. Mais aussi étonnant que ça puisse paraître, personne ne râle, personne ne s'énerve. Chacun pour soit, c'est le jeu... Et à ce petit jeu on commence à s'en sortir pas trop mal. En 10 minutes on se retrouve derrière cette grille. Toujours dans la pénombre, on avance chargés comme des mulets jusqu'au quai, 100 mètres plus loin. On n'y voit rien, des gens sont assis par terre au milieu des bananes, sacs de farine, de riz, caisses de poissons, meubles etc. Des tonnes de marchandises. Une fois au bout du quai il faut aller au bout du ponton, le même jeu recommence sur 30 mètres pour atteindre la zone d embarquement sur les barques. On fonce, on pousse, on escalade les montagnes de marchandises. On a finit par comprendre qu'ici, les excusez-moi et pardon n'existaient pas. Tout le monde se passe devant. Il faut s'imposer. Au bout du ponton, c'est le chaos, l'anarchie la plus totale. Il y a un va et vient des petites barques qui font la navette jusqu'au ferry à 200 mètres du quai. Elles chargent en 1 minute chrono marchandises, hommes, femmes, enfants, bébés, dans un désordre complet. En se rapprochant du bord, notre tour arrivant bientôt, Julie commence à être prise de panique. Il fait sombre, l'eau est noire, ça glisse, on n'a sûrement pas pieds, la barque bouge, il y a des vagues. Elle se reprend rapidement. Faire demi-tour maintenant serait encore plus compliqué...C'est à nous de monter dans la barque. On a tout anticipé. Julie monte, Julien jette les sacs à Julie, puis saute à son tour. Au final, rien ne se passe comme prévu. Poussés par les gens derrière nous, aidés par ceux déja dedans, on se retrouve sans trop comprendre comment dans ce petit bateau censé contenir 22 personnes maximum. On ne doit pas être loin des 35 et les marchandises en plus. On est trempés jusqu'aux genoux mais heureusement Victor et Anna nous avaient prévenu. On avait pu s'habiller en conséquence et protéger les affaires dans les sacs. La barque tangue, prend l'eau par moment. 5 minutes plus tard nous arrivons au ferry et c'est le même bazard pour monter. On précise que lorsqu'on monte dans la barque ou le ferry, d'autres personnes descendent en même temps, toujours sans se faire de cadeau. Pour monter dans le bateau, il faut jetter les sacs au dessus de nous puis monter à l'aide de cordes.

Une fois à bord, on se croirait dans le métro parisien. On se faufile comme on peut et on arrive enfin sur le pont où on passera la nuit.

Sur le pont, il fait bon, on s'installe tranquillement. C'est calme, il y a peut de monde. La plupart des personnes passeront la traversée dans les cales. Il y fait chaud et il y a peu de place. Tout le monde est serré et les marchandises n'arrangent pas les choses...

Nous avons attendu deux heures avant de lever l'ancre. Le chargement prend du temps... Nous sommes sur un lac, les orages au large et le vent le rende assez agité. Les 14h de traversée se feront avec un léger tangage continu. Surprise! Julie n'est plus malade et commence même à apprécier le bateau. Par moment, on a un peu l'impression qu'on va se renverser. Bon, étant à ces moments là entre deux songes, on n'avait pas les esprits très clairs.

Passé une certaine heure, le calme est revenu. Tout le monde dort, ou presque. Les rares personnes éveillées ne font aucun effort pour ne pas faire de bruit. Pas de chuchotement ici. À l'étage du dessous où se trouvent les cabines, toilettes, douches et restaurant, de nombreuses personnes se sont installées dans le passage pour dormir. Tous ces corps au sol nous rappellent des scènes de la série Walking Dead.

Certains ont leur tête au ras des portes des toilettes, d'autres au pieds des escaliers. C'est un parcours du combattant pour ne pas écraser les têtes, doigts et orteils qui dépassent. Certains mangent dans le sas des sanitaires, très propres mais où l'odeur d'urine est plus que forte.

Après 14h passées sur le bateau et 12h de navigation, nous voilà arrivés à Likoma Island, vers 8h du matin au lieu de 3h. Il est temps de se dire au revoir. Nous souhaitons une bonne fin de voyage à nos amis Français Victor et Anna.

Le bateau s'arrête à proximité de l'île. Comme à l'aller, c'est une barque qui fait la liaison avec la rive. Du ponton, on voit un monsieur qui nous fait signe depuis une des barques. On devine grâce à son teeshirt Mango Drift que c'est celui qui vient nous chercher. Après être montés dans la barque, nous rejoignons le rivage.

Petite vidéo rapide sur l'Ilala pour vous donner une idée

A très vite, pour vous raconter notre semaine sur les îles ☺

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Quelques cartes pour vous situer :

LIKOMA ISLAND

Likoma Island 

L'île est longue de 8km et large de 3km. C'est un morceau du Malawi qui se trouve dans les eaux territoriales du Mozambique. Isolée, elle est peu connue et attire peu de touristes. Quelques bateaux s'y rendent, le plus connu étant l'Ilala qui fait la liaison 2 fois par semaine, le mardi et le samedi (lorsqu'il ne tombe pas en panne). On peut s'y rendre aussi en petit avion (hors de prix).

Arrivés par l'Ilala (voir article précédent), nous montons à l'arrière d'un petit camion pour rejoindre le lodge. "Bien assis" à l'arrière, on s'enfonce dans les terres pour rejoindre l'autre côté de l'île. Les terres sont couvertes de baobabs et de manguiers, les espaces sont quasi déserts, c'est un vrai bijou.

Nous voilà arrivés au lodge, le Mango Drift. Les 3 premières nuits, nous dormons dans une hutte en bois de bambou, face au lac. Petite mésaventure dès notre arrivée. Julie s'est fait mordre le poignet par le chien du propriétaire. Il était à ses pieds, endormi. Il a sûrement dû avoir peur lorsque Julie a posé sa main sur lui. Plus de peur que de mal, une petite égratignure seulement, mais un bras engourdi et douloureux toute la journée. Heureusement, nous avons tout ce qu'il faut pour nettoyer la plaie et désinfecter et il n'y a pas de risque de contamination de rage sur l'île. Même en étant vaccinée (vaccin préventif qui simplifie le traitement en cas d'exposition à la rage), il aurait fallu faire un traitement curatif (2 injections) pas toujours disponible dans les pays en développement.

Un cadre idyllique. Nous sommes totalement seuls, pas un touriste. Le personnel, adorable, est là juste pour nous !

Nous assistons à de superbes couchers de soleil

Le soir, nous mangeons les pieds dans l'eau, entourés par des centaines de lucioles qui clignotent dans la nuit.

Julie est arrivée à saturation concernant les grosses araignées. Angoisse permanente, fixation. Elle sursaute au moindre cheveu qui glisse sur sa peau, au moindre bout de tissu de sa robe qui bouge. La nuit, elle dort avec la frontale dans la main les soirs où on ne peut pas laisser de petite lumière (pas d'électricié parfois). En France, on trouve parfois d'énormes araignées qui nous font peur ou nous dégoûtent, mais c'est de temps en temps. Au Malawi, on vit avec, on ne passe pas une heure sans en voir une. Que ce soit les grosses araignées de sables, grises. Les araignées plates dans les lieux humides, noires, jaunes ou rayées de noir et de bleu. Lorsqu'on va aux toilettes ou se doucher, il y en a derrière la porte, sur un mur, dans les coins des miroirs. Dans la chambre, elles se baladent le long du lit. Lorsqu'on s'assoie dans un canapé dehors, elles sortent de derrière les coussins. Julien a confiance en la moustiquaire bien bordée autour du lit, Julie pas du tout. Encore une fois, une tente bien fermée vaut toutes les chambres d'hôtel du monde. C'est pour cela que pour la 4ème et dernière nuit, nous redéplions la tente.

Chauve-souris au dessus du lit 

Un matin, nous avons passé un moment à l'école maternelle du village. Depuis le début de notre voyage au Malawi, on rencontre beaucoup d'enfants. Presque 50% de la population au Malawi a moins de 15 ans. L'école publique est gratuite jusqu'au collège et il y a classe tous les matins jusqu'à 11h, du lundi au vendredi.

Avant d'entrer en classe, les enfants chantent l'hymne national, puis font une ronde et dansent. Ils continuent avec une autre chanson et chacun leur tour ils entrent dans le cercle pour danser au milieu lorsque leur prénom est appelé.

Normalement, il y a deux classes, A et B - et 4 professeurs. L'une pour les plus petits, l'autre pour les plus grands (jusqu'à 6 ans). Ce jour là, comme l'un des professeurs est malade, ils ont réunis les deux classes.

Au programme, révision des chiffres, l'alphabet, les couleurs, les jours de la semaine, en anglais. Chaque fois qu'un élève passe au tableau, il se fait applaudir et féliciter. Ici, pas de moqueries lorsqu'on se trompe.

Dans la classe, il n'y a quasiment pas de matériel. À peine 1 ou 2 livres, quelques jouets. Des épis de maïs sont peints pour apprendre les différentes couleurs.

Juju a pu donner un petit cours de secourisme sur l'étouffement au professeur. En anglais, pas si facile, mais il s'est fait comprendre.

Un jour, nous avons visité l'île à pied. En 1h de marche, on la traverse dans sa grande diagonale. Dans la ville, nous avons visité le petit hôpital et nous sommes passés devant la superbe cathédrale St Peter.

La seule ambulance de l'île 

Puis nous avons été chez le coiffeur/barbier pour Juju. Sa barbe et ses cheveux sont vraiment très longs, il est temps de couper tout ça. Il ressemble par moments à un taliban, par moment à un amiche, voire à pas grand chose. Comme au Togo, le coiffeur est de suite déstabilisé par ce type de cheveux, par le fait de devoir faire une coupe et il utilise la tondeuse dans le sens du poil.... pas efficace et beaucoup de temps pour pas grand chose. Il appelle le coiffeur d'en face à la rescousse et ce dernier rattrape un peu les dégâts. Au final, on choisit le sabot et on leur explique comment utiliser la tondeuse. On oublit le dégradé sur le côté et on fait la barbe et les cheveux à la même longeur. Il y a pleins de trous, ce n'est pas grave, on a bien ri.

Avant 
Après 
Sans commentaires ...

Déjeuner dans un restaurant local près du lac

Lavage des mains 
Nsima (polenta) et haricots 

Sur notre route, nous nous arrêtons pour observer une partie de bao. Les joueurs nous proposent toujours de faire une partie. Malheureusement, les règles sont assez complexes et il existe des dizaines de variantes.

Puis, B.U pour Julie (besoin urgent). Il n'y a jamais de toilettes dans les restaurants et c'est compliqué de faire en bord de route ou même dans les fourrés car il y a toujours quelqu'un qui surgit de nulle part. Heureusement, le bureau de poste a des toilettes dans son jardin

Ouf ça va mieux ! Avant de partir de la ville, nous cherchons désespérement où acheter les billets de bateau pour rejoindre Chizimulu Island (la minuscule île que l'on voit depuis notre lodge) dans 2 jours. Nous devrons reprendre l'Ilala. Ne trouvant pas, nous rentrons dans un "bâtiment officiel" (4 murs et une porte), le ministère de l'agriculture et ministère des affaires sociales. À l'intérieur, ce sont juste 2 bureaux, de la paperasse un peu partout. Nous sommes accueillis par un homme sympathique qui nous invite à nous asseoir et avec qui on passera un peu de temps à plaisanter. Au final, pas de billets à acheter avant, on pourra acheter sur le bateau. Le monsieur nous donne une heure approximative mais on croit comprendre que ça peut-être le matin comme l'aprèm....

Au retour, la pluie commence à tomber. Les chemins sont désertés, tout le monde rentre chez soi. Apparemment, nous sommes les seuls à aimer la pluie. Dès qu'il pleut, les chèvres se hissent sur des pierres au lieu de se mettre à l'abri. Est-ce que certains ou certaines d'entre vous savent pourquoi et pourraient éclairer notre lanterne? Bon, peut-être qu'elles aiment juste la pluie et la hauteur... Un monsieur nous interpelle pour qu'on s'abrite chez lui le temps de la grosse averse. On repart quand ça se calme, puis nouvelle grosse averse. Cette fois-ci, c'est le responsable du bâtiment de production d'électricité de l'île qui nous fait signe de rentrer à l'abri. Ça nous permet de nous reposer un peu avant de reprendre la route pour notre lodge. On arrive dans un village de pêcheurs à 2km de chez nous et on décide de rentrer par la plage plutôt que par les chemins à travers les collines. Erreur de parcours ! Nous n'avions pas de visibilité et au final c'est plus d'une heure de marche dans les petits et gros cailloux, à tâtonner chaque pierre pour voir si elle bouge.

Balade autour de chez nous

Vue sur le Mozambique 

Au détour d'un chemin, nous entendons "hello ! hello !" On a cherché un moment d'où ça venait, puis on a aperçu une petite tête tout en haut de l'arbre. Un enfant, seul, qui cueille ses mangues.

Juju qui parle au manguier 

Bref passage devant l'école secondaire de Likoma. Une dame nous explique qu'il y a des barbelés à cause des voleurs la nuit. Ils pourraient prendre les ordinateurs et les livres.

Aprem détente sur la plage

Le jour du départ, nous devions partir vers 11h30 du lodge pour nous rendre au village où l'on peut prendre le Ilala. Il doit arriver autour de 14h. Finalement, à 9h30, le personnel vient à notre tente pour nous dire que le Ilala approche de l'île et qu'il ne va pas falloir trop tarder. En route vers l'inconnu...

Le super serveur du Mango Drift 
Chizumulu Island 

CHIZUMULU ISLAND

À 2h de bateau de Likoma se trouve Chizumulu Island. Elle est encore plus petite, isolée et méconnue. De tous les voyageurs que nous croisons, personne ne connait. Dans le guide, nous trouvons peu d'informations. Un seul lodge existe. Lorsqu'on demande aux habitants de Likoma ou au personnel du Mango Drift, ils nous confirment qu'on peut planter la tente dans ce lodge, mais n'ont aucune idée de l'état de l'endroit et de la restauration sur place car le propriétaire a changé. Curieux, on décide quand même de tenter le coup, car ce serait dommage de passer à côté sans y faire un tour. Par chance, le Ilala repasse par Likoma Island le samedi et fait une escale à Chizumulu. Timing parfait, après 5 superbes jours sur l'île de Likoma, en route pour une nouvelle étape. Après un court trajet en bateau et quelques centaines de mètres en barque, on arrive sur la plage.

Notre lodge 
Sur la barque 

Des hommes se précipitent pour demander à Julie si elle veut être portée pour ne pas toucher l'eau (moyennant 0.11 centimes d'euros). Peut-être l'effet de la robe qui peut faire croire à une "touriste précieuse". Deux secondes après, Julie saute à l'eau, éclabousse tout ce petit monde au passage, empoigne son sac et remonte jusqu'à la plage, telle une warrior, sous les regards médusés et amusés des locaux.


On ne savait pas du tout sur quoi on allait tomber. Voici ce qu'on y a trouvé:

Un accueil adorable, un lieu coquet, fleuri, pur, authentique. Comme on s'y attendait, pas un touriste ni expatrié. La même chose qu'à Likoma, mais encore moins développé.

Notre adorable nouveau copain, Taz 

Le lodge est rudimentaire, mais très bien tenu. Il a été repris par des locaux. Encore une fois, on est heureux d'avoir osé s'aventurer hors des sentiers battus. Le top ! Sauf la nourriture: faible quantité, très gras, pas délicieuse du tout.. le seul point noir du lodge avec la douche (sombre, odeur d'urine, très étroite, moisie, toiles d'araignées et araignées). Dorénavant, nous prenons notre bain dans le lac, comme la plupart des locaux. C'est tellement agréable de se baigner dans l'eau douce. La température est à point, ni trop chaude ni trop froide.

Juju prend son bain 
Julie fait la lessive 

Il n'y a pas d'électricité, sauf pour le lodge qui a un groupe électrogène. Il a été allumé pour notre dernière soirée et quelques locaux sont venus recharger leurs téléphones. Les habitants allument des feux le soir et vivent à la bougie, comme nous pendant notre séjour à Chizumulu.


Après une première baignade, revenus à la tente pour s'y changer, c'est le calme plat. Plus un bruit dans le village, plus personne en train de pêcher. Puis d'un coup, un grand brouhaha qui provient du centre de l'île. Vite, on se précipite en direction du bruit en ayant une petite idée de ce qu'on va trouver. Arrivés sur place, on découvre que c'est l'heure du match de football! On dirait que toute l'île s'est réunie. Sur le terrain, pas de marquages. Enfants, poules, chèvres passent et repassent autour des joueurs.

Plus on s'approche, plus on sent les regards tournés vers nous. Lorsqu'on longe le terrain, nous sommes plus observés que les joueurs. On se trouve une place sur des pierres et on s'asseoit. Deux petits curieux viennent s'asseoir à quelques mètres de nous. Puis un troisième. Puis un quatrième. Puis ils se rapprochent et comme souvent, les enfants viennent se coller à nous pour discuter et jouer.

Petits et plus grands savent juste demander le prénom en anglais. Le reste de la discussion se fait avec les gestes et quelques mots incompréhensibles par ci par là. Ça rend le moment comique. Juju se fait acclamer par la foule lorsque qu'il réceptionne la balle suite à un tir qui finit dans le public. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne passe pas inaperçus.

Les enfants n'ont rien pour jouer, ils fabriquent eux-même de quoi s'amuser.

Ils prennent une poche plastique et la détendent de manière à ce que ça fasse un long fil. Puis ils attachent tous les fils créés pour faire le jeu de l'élastique.

Avec du fil de fer, ils créent des petites voitures.

Si l'un deux a une sucette, ils la cassent en plusieurs morceaux à l'aide d'une pierre pour pouvoir la partager.

Pour faire un ballon de foot, ils prennent du plastique et de la ficelle et alternent les deux pour créer une boule.

Taz veille sur nous près de la tente, toute la nuit 

Le dimanche, Juju a été convié au match officiel de l'île. Il joue la première mi-temps

Journée visite tout autour de l'île avec Taz et Arlequin, nos deux amis du lodge qui nous suivent partout. De village en village, les enfants accourent pour nous saluer et demandent qu'on les prenne en photo.

Nous avons rencontré un jeune garçon de 13 ans qui fait un bout de chemin avec nous. Il a déjà tout d'un grand : son anglais impeccable, sa façon de s'exprimer, sa maturité. Il nous dit qu'il est le meilleur à l'école, on n'en doute pas. Il veut devenir président.

La chaleur monte, une petite baignade s'impose pour nous tous.

Superbe coucher de soleil à Chizumulu

Deux jours, ça passe vite ! Pour rentrer sur le continent, nous devons prendre le Ilala le mardi (pour la 3ème fois). Il doit passer aux environs de 1h du matin. Nous avons patientés au bar du lodge.

Passé 22h, tout le monde dort, sauf Julie qui somnole et Julien qui joue sur son téléphone. Que le temps est long! Puis enfin, vers 2h, le Ilala arrive. On le voit scintiller de loin avec ses lumières jaunes. Les 3 jeunes du lodge nous accompagnent en barque jusqu'au bateau. Pas de vagues cette fois. Maintenant, nous sommes des habitués, on monte directement sur le pont, on s'installe et on tente de dormir. 2h plus tard, le bateau fait une escale à Likoma Island.

Super pour nous qui avons très peu dormi, car une cabine se libère à l'étage du dessous. On peut donc dormir sur un vrai lit, à l'abri du soleil ou de la pluie et au calme.

Dans le prochain article, on vous racontera notre dernière semaine au Malawi ... une grosse galère, la découverte de l'artisanat local et un safari à pied

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Publié le 28 janvier 2019

NKHOTAKOTA

Après 14h sur l'Ilala, nous arrivons à Nkhotakota, notre nouvelle destination. Comme d'habitude, c'est la barque qui nous emmène au rivage. Elle nous laisse assez loin du bord, on voit que ceux qui marchent dans le lac ont de l'eau jusqu'aux hauts de cuisses. D'autres mini-barques arrivent et des locaux nous proposent de nous emmener au sec pour 2000 kwachas par personne (2€10) pour quelques mètres. On ne cède pas et on saute de la barque, dans une eau peu accueillante, rendue boueuse par les récentes pluies.

Arrivés sur la terre, c'est l'inconnu. On n'a pas trop préparé notre arrivée, on connait seulement le nom du lodge où on veut passer les prochains jours. C'est le Bua Lodge, situé au coeur d'une réserve animalière à 25km de là. Un chauffeur de mini-bus propose de nous y emmener, pour 25$! Hahahaha! On n'est pas des pigeons quand même... on se met en bord de route et on fait du stop. La première camionnette qui passe s'arrête. On monte à l'arrière dans le bac à sable, avec les artisans qui ont fini leur journée. Le gentil conducteur nous laisse dans la ville, près d'une station de bus. On trouve un mini-bus qui va vers le lodge, parfait ! Mais il s'arrête au village d'avant (la route qui conduit à la réserve est seulement empruntée par les vélos, motos et de rares 4X4). On est alors obligés de prendre des motos pour finir le trajet (Julie est ravie........).

30 minutes de moto au coeur des villages qui précèdent l'entrée du parc. Les Malawites nous saluent tout le long, tous les enfants accourent au bord du chemin lorsqu'on passe, encore un accueil digne de ce nom. Puis nous arrivons (enfin) à l'entrée de la réserve et là, surprise ! Les gardes nous informent, désolés, que le lodge est fermé pour maintenance. Désillusion totale pour nous. Il faut réfléchir vite car la nuit tombe et on a nulle part où dormir. Retour à la case départ, on repart bredouilles vers le village, en moto. On aura gagné une petite promenade de santé en moto dans un endroit superbe, cheveux au vent (Julie est plus que ravie........). Au village, nous nous asseyons en bord de route pour attendre le prochain mini-bus et retourner vers la ville. On aurait pu reprendre une moto mais Julie ne le sentait pas. Depuis le début du voyage, on a une règle : si l'un de nous deux "ne le sent pas", on ne fait pas.

Encore une fois, tous les regards sont tournés vers nous. Nous sommes une attraction vivante. Un bus arrive rapidement et nous pouvons nous remettre en route. Le temps presse car la nuit est maintenant tombée et on ne sait toujours pas où dormir. Arrivés dans la ville, on se fait alpaguer par des rabatteurs. Ils veulent nous emmener en mini-bus vers les lodges sur la plage. Ça pourrait être un bon compromis pour nous mais les lodges sont assez loin et on a déjà bien profité des plages au Malawi. Coup de chance, un autre conducteur qui passe par là s'arrête pour discuter et on voit qu'il se prend la tête avec les rabatteurs. On comprend qu'il leur dit que ce n'est pas bien de nous laisser loin du lodge la nuit. En effet, les mini-bus s'arrêtent 5km avant la plage car la dernière partie de la route n'est pas praticable pour le mini-bus (google maps nous le confirme). C'est donc une distance à parcourir à pied ou en moto, de nuit... On abandonne l'idée et le gentil conducteur nous propose de nous emmener avec son mini-bus (gratuitement) dans une guesthouse de notre choix (comme un hôtel). On le suit, quittant avec soulagement les rabatteurs énervés qui râlent et parlent trop fort.


La première guesthouse où on veut aller étant pleine, il nous emmène dans une autre. Il nous rassure sans cesse sur le fait que c'est un endroit sécurisé et pas cher. Nous arrivons et découvrons la chambre, plutôt propre (salle de bain un peu moins), mais pas d'eau. Ce sera donc une douche au sceau (largement suffisant, on dépense vraiment beaucoup trop d'eau avec nos douches en France). Le prix est plus que correct, 5000 kwachas la nuit, pour deux (5€60). Moins cher qu'une nuit en tente dans un lodge.

Pour remercier notre sauveur, nous l'invitons pour le diner. Il nous emmène dans un petit restaurant de la ville. Au menu : riz ou nsima avec poulet, boeuf ou poisson. Au Malawi, il y a très peu de choix dans les restaurants locaux, on a l'habitude maintenant. On choisit du nsima (polenta à base de farine de maïs). Délicieux ! Surtout avec la sauce tomate aux oignons qui l'accompagne. On en apprend un peu plus sur notre invité. Il s'appelle Hanif et il a 32 ans. Il travaille tous les jours, 7/7jours, comme chauffeur de taxi, mais avant il était le roi des pizzas. Il a une femme et un bébé de 2 ans. Elle est malheureusement absente pour la semaine car elle rend visite à sa grand-mère. Dommage.

On lui propose à boire, mais il nous dit que ce sera moins cher à l'extérieur. Après le repas, nous allons donc tous les 3 prendre un verre. Soucieux de notre confort, il nous propose deux solutions : un bar avec du monde et de la musique ou un bar calme peu fréquenté. Julie choisissant le calme, nous partons dans une petite rue étroite et sombre avec Hanif, à 5 minutes de là. Pas d'inquiétudes, nous avons de suite accrochés avec lui et sommes en confiance. Nous débarquons dans un petit bar caché impossible à trouver si on est touriste. Moment super pour nous qui rêvions de passer des moments en immersion au coeur de la vie locale. Après une petite partie de billard, les yeux commençant à se fermer, Hanif nous raccompagne à la guesthouse. Très fatigués par les deux derniers jours, nous y passons une nuit réparatrice malgré la musique à fond dans les bars à côté (qui ne s'arrête jamais, même le matin).

Le lendemain, journée balade dans Nkhotakota. Nous nous sommes arrêtés au Centre culturel pour déjeuner, un lieu calme et paisible, loin de l'agitation de la ville.

Puis nous avons été à l'African Park Office pour avoir des renseignements sur les safaris dans le parc du Nkhotakota. Nous sommes accueillis glacialement par un homme et une femme, deux blanc-becs sud-africains aimables comme une porte de prison. On comprend qu'on ne tirera rien d'eux quand ils nous disent que pour faire des sorties il faut voir avec les lodges sur la plage (alors que le tarif d'entrée dans le parc et le tarif pour louer les services d'un guide sont placardés sur leur porte). Bref merci, au revoir, on passe notre chemin.


En marchant dans une rue, on se fait accoster par un monsieur qui vagabonde aux vêtements déchirés et sales. Il a l'air malade et surtout perturbé. Il essaie de nous toucher, s'approche du sac. Julie se dirige vers un petit magasin et le monsieur la suit.. Juju s'interpose en gardant son sang froid mais l'homme ne se calme pas, la situation prend de l'ampleur. On continue d'avancer, vite. Toute la rue assiste à la scène, on ne sait pas trop comment réagir car on ne sait pas comment ça se passe ici. Ce serait chez nous, on sait que dans la plupart des cas il faut se défendre soi-même car les gens ont peur. On ne veut pas s'énerver car on ne sait pas si les personnes vont prendre partie pour l'homme ou pour nous. Lorsqu'on voit que la rue se termine et qu'on sera bientôt isolés, on s'arrête devant un stand de rue. Les vendeurs prennent alors une barre de fer et le chassent. Dans sa course, le monsieur tombe et l'expression être humilié sur la place publique prend tout son sens. La peine a remplacé notre inquiétude..


On se dirige alors vers un petit stand de souvenirs où on a commandé un bao, jeu phare en Afrique.

Le matin même, nous avons discuté avec les artisans pour personnaliser notre jeu. Ils nous ont proposé d'assister à sa fabrication. Un vrai savoir-faire !

Le soir, Hanif nous a rejoint à la guesthouse. Il a accompagné Juju dans la ville pour qu'il rachète du crédit. Nous avons acheté une carte sim locale et des unités permettant d'avoir accès à Internet, Facebook ou Whatsapp. On peut choisir les uns et/ou les autres, mais si on ne choisit que Whatsapp par exemple, pas d'accès à Internet ni Facebook. C'est plus compliqué que chez nous... Julie restée à la chambre (sur Whatsapp avec sa famille), cette petite sortie entre hommes ouvre de nouvelles discussions, plus personnelles. En Tanzanie, les femmes Massaï sont achetées avec des vaches comme monnaie d'échange et n'ont pas le choix. Juju demande à Hanif s'il en est de même au Malawi. Il lui explique que généralement le mariage est une décision d'amour (et c'est le cas pour lui). Mais il a quand même donné de l'argent pour pouvoir obtenir la main de sa femme. La soirée avance, Hanif doit rentrer chez lui, c'est l'heure de se dire au revoir. Demain, nous partons de Nkhotakota. On ne sait pas où mais on part.

Notre bao

KUTI WILDLIFE RESERVE

Le matin du départ, nous sommes encore indécis sur notre parcours pour les 5 derniers jours de voyage.

On ne veut pas rester en ville, on a fait le tour. Les lodges près du lac ne nous intéressent pas, comme dit précédemment on a déjà bien profité. Nous ne voulons pas arriver trop tôt dans la capitale (qui ne présente guère d'intérêt touristique) où nous devons prendre l'avion. Nous hésitons alors à partir vers le sud vers les stations balnéaires ou alors partir en direction de la capitale par le centre du pays et s'arrêter en chemin pour découvrir les villages. Nous pensons plutôt partir vers le centre, mais la réception d'un message va tout chambouler. Ce message provient de Laure. Elle vit au Malawi avec son mari Fabien et ses deux enfants. Avant d'être en Afrique, ils ont vécu en Guyane et ont parcouru toute l'Amérique du Sud. Ils sont maintenant au Malawi depuis 3 ans et travaillent chacun pour des ONG. Nous avons prévu de nous arrêter chez eux et de les rencontrer 2 jours avant notre départ. Julie a déjà vu une fois Laure lorsqu'elle était adolescente, c'est une connaissance de sa famille. Dans le message, Laure nous apprend l'existence d'une petite réserve naturelle qui n'est mentionnée nulle part sur les guides. Ce parc a la particularité de ne pas contenir d'animaux dangereux et permet aux visiteurs de se balader à pied ou en vélo et sans guide. À la lecture du message, le visage de Julie s'est illuminé. La suite du voyage était toute trouvée, nous plions bagages en 2/2 et prenons un grand bus dans lequel règne une odeur nauséabonde (pendant 2h...).

Nous descendons du bus quelques kilomètres avant la réserve. C'est l'heure de manger, mais hormis une pompe à essence avec des chips/gâteaux, il n'y a rien autour.

Nous parlons avec un policier qui propose de nous trouver des taxis vélo. Les taxis vélo arrivent, mais un chauffeur de taxi nous accoste et nous propose un prix plus que raisonnable. Tant mieux, car les derniers kilomètres auraient été compliqués en vélo en plein soleil à midi et avec tous nos bagages.

En arrivant à l'accueil de la réserve, nous sommes accueillis par quelques zèbres. Nous prenons le repas avec des eux et quelques singes autour de nous.

Nous installons ensuite la tente et sommes rejoint encore par des zèbres. Décidément, cet endroit est vraiment fabuleux!

À l'accueil, nous apprenons qu'une seule girafe réside dans le parc. C'est l'animal fétiche de Julie, nous nous retrouvons à partir à pied à sa recherche. Comme nous nous en doutions, aucun signe de miss girafe, mais beaucoup d'animaux sauvages: zèbres, antilopes, singes etc. On se retrouve même nez à nez avec des gnous, génial!

Le lendemain, nous louons des vélos et parcourons toute la journée le parc en quête de la girafe. Nous croisons toujours énormément d'animaux sauvages mais aucun signe de Sophie.

Le lendemain, nous décidons de nous reposer et profitons de la première FreeWifi que nous trouvons au Malawi pour prendre et donner des nouvelles à nos proches (et aussi vous poster le dernier article sur la Tanzanie). Les deux premiers jours, nous étions les seuls touristes. Mais étant donné que nous sommes samedi, quelques expatriés, volontaires et locaux sont venus jouer les touristes. C'est d'ailleurs l'un de ces groupes qui vient nous voir et nous dit que la girafe est à une cinquantaine de mètres de là où nous nous trouvons. Enfin, là voilà!

Le lendemain au moment de payer la note, Sophie fait sa deuxième apparition, sûrement pour nous dire au revoir. Il est temps de reprendre la route, direction la capitale, à 2h de là.

LILONGWE

Nous arrivons à Lilongwe - la capitale - en début d'après-midi. À peine descendus du taxi, un chauffeur vient vers nous et prend un de nos gros sacs pour l'emmener dans sa voiture. Nous avons été obligés de le repousser et lui hurler dessus pour qu'il comprenne qu'on n'avait pas besoin de lui.

Nous commandons une pizza dans un snack à proximité, la première pizza depuis longtemps, enfin un plat avec du goût et des saveurs ! MIAM

Puis, Laure vient nous chercher. Nous faisons plus ample connaissance et découvrons son univers en arrivant à la maison. Un grand jardin avec un poulailler, des chèvres, deux chiens et une maison superbement décorée aux couleurs de l'Afrique. On est fan ! Nous faisons la connaissance de ses deux enfants et son mari Fabien. Après un petit rafraîchissement, c'est l'heure de jouer au Mölkky . Un super jeu de quilles que nous connaissions de réputation mais nous n'y avons jamais joué.

Le soir, pendant que les deux hommes restent à la maison avec les enfants, les filles vont à un cours de salsa (qui aurait cru, au Malawi!) puis au restaurant avec des amies de Laure (un vrai restaurant, comme chez nous!). L'occasion de discuter et de découvrir la vie des expatriés ici.

Le lendemain, nous avons visité Lilongwe. La ville ressemble plutôt à un village : des champs de maïs, des espaces vides, peu d'immeubles hormis les banques, supermarchés et ambassades. Nous avons vu notre premier vrai centre commercial depuis des semaines.

Nous avons visité la caserne de Lilongwe. Il y a 4 casernes au Malawi. Comme en Tanzanie, il y a peu de moyens, peu de matériel, peu d'interventions.

Le soir, repas délicieux tous les 4 à la maison, concocté par Laure. L'occasion de se raconter nos voyages. Après manger, réorganisation des sacs... Nous laissons notre tente, matelas, bâche, guides et cartes routières chez Laure et Fabien. Après grande réflexion, nous avons décidé de ne pas s'encombrer de matériel pour dormir (hormis les sacs de couchage) sachant qu'on s'en servira très peu. Nous repartons avec 4kg en moins, on se sent plus légers!

Le lendemain, nous prenons un taxi jusqu'à l'aéroport pour prendre l'avion pour l'Afrique du Sud.

Au revoir le Malawi ! En route pour l'Afrique du Sud !

BILAN DU MALAWI

- Nous n'avons presque pas été accostés pour des activités touristiques (contrairement à la Tanzanie où c'était non stop à certains endroits)

- Côté nourriture, ça a été compliqué pour Julie (trop gras, souvent fade, toujours pareil)

- La police et les militaires sont très sympathiques. Ils discutent avec nous, nous souhaitent la bienvenue

- On entend beaucoup beaucoup de rires, surtout les enfants, plus qu'en Tanzanie

- Les personnes que nous rencontrons nous donnent toutes leur numéro de téléphone, téléphone de leur femme, adresse, mail

- Les champs de maïs sont plantés et cultivés à la main

- Il y a toujours beaucoup de personnel, même lorsqu'il y a peu ou pas de client

- Les travailleurs ont un rythme à la cool, mais travaillent 7/7 jours du matin au soir

- Nous avons souvent croisé l'UNICEF, Médecins sans frontières et autres ONG... dans leurs 4X4 flambants neufs et dans les lodges/chambres les plus chers...

- On voit de nombreux habitants avec bonnet et doudoune... ont-ils froid?

- La musique est forte de jour comme de nuit dans les rues/bus/taxis

- Le climat a été idéal, pas trop chaud

- L'électricité est rare et pas de freewifi (sauf à la réserve de Kuti)

- Encore une fois, on ne s'est jamais sentis en danger au Malawi vis à vis des gens (et pareil pour la Tanzanie)

Nos coups de coeur

- Karonga, la beauté humaine nous a tout fait oublier. Plus beau que tous les paysages que nous avons pu voir

- Mushroom farm, camping niché dans la montagne avec la vue sur le lac

- Likoma et Chizumulu Islands, où nous étions les seuls touristes

- L'aventure sur le ferry Ilala

- L'accueil et la gentillesse des Malawites

- Notre rencontre avec Laure et Fabien, leur mode de vie

Point négatif (et le seul)

- Trop, trop d'araignées partout partout

Budget

26€ par jour chacun

L'écart de prix entre un emplacement tente (entre 8 et 10$) et une chambre en lodge classe moyenne (30$) est énorme. On ne regrette pas de l'avoir emmenée (pour le prix mais surtout pour les insectes...).

22

Le Cap est une ville portuaire située sur la côte sud-ouest de l'Afrique du Sud. Fondée en 1652, elle doit son nom au Cap de Bonne-Espérance situé à 45km au sud. La situation géographique de la ville en fait un pôle touristique d'Afrique du Sud.

Pour nous y rendre, nous avons fait une petite escale à Johannesburg après 3h de vol depuis Lilongwe. En descendant de l'avion, nous replongeons dans la civilisation après les 3 semaines au Malawi. Un grand aéroport avec boutiques, pharmacies, cafés, restaurants, muffins au chocolat... Julie est ravie de retrouver ses "bonnes habitudes" alimentaires. Puis, nous avons repris l'avion pendant 3h pour enfin arriver au Cap.

Arrivée au Cap 

Il est conseillé d'arriver de jour à l'aéroport et d'organiser son transfert à l'avance. Bon, nous arrivons de nuit et nous n'avons pas réservé de taxi. Hum hum. Ici, il est inconcevable de prendre les minibus ou taxi non agréés, c'est trop dangereux et on pourrait se faire arnaquer. On trouve donc un taxi officiel qui nous emmène dans notre nouveau quartier pour la semaine. Habitués maintenant à tout négocier, on discute sur le prix, l'homme a l'air surpris mais accepte.


Le taux de criminalité en Afrique du Sud est très élevé et le Cap connaît une forte augmentation de vols, agressions sous la menace d'armes à feu, viols, meurtres etc. Les touristes sont bien sûr visés, la prudence est donc plus que jamais d'actualité pour la semaine à venir. Ne jamais porter sur soi d'importantes sommes d'argent et disposer de quelques billets qui seront remis sans hésitation en cas d'agression (ne jamais regarder son agresseur dans les yeux, ne pas résister ni se défendre). Lors des déplacements, toujours avoir les numéros d'urgence sur soi. Ne jamais se déplacer à pied la nuit. Retirer l'argent uniquement dans les centres commerciaux (jamais en extérieur) en restant vigilants. Tous ces conseils nous ont été donnés par les Français que nous avons rencontré au Malawi, par notre hôte Airbnb du Cap, par le gardien de l'immeuble, par la vendeuse du supermarché de la rue, par le site Ariane... On nous le répète sans cesse, il faut être prudents!

Capetown est au coeur d'une grave période de sécheresse depuis 3 ans, qui a entraîné une forte diminution du niveau des réservoirs d'eau et une crise inédite de pénurie d'eau. La mairie et la province mènent une campagne pour inciter à réduire la consommation d'eau à hauteur de 50 litres par jour par personne. Partout dans la ville, restaurants, lieux touristiques, des panneaux (comme ici à l'aéroport) rappellent qu'il faut économiser l'eau. La plupart des toilettes publiques n'ont pas d'eau au robinet mais des distributeurs de gel hydroalcoolique.

Nous arrivons au "Square", notre immeuble. En attendant notre hôte, nous posons nos sacs à nos pieds, collés au grand portail (ouvert) de la résidence. À peine 5 minutes après, le gardien vient à notre rencontre pour nous conseiller de rentrer à l'intérieur, dans le hall d'accueil. Dehors, ce n'est pas sûr la nuit, nous dit-il. Même si la rue est déserte, des personnes traînent et sont sous l'emprise de l'alcool et de la drogue. Nous voilà dans l'ambiance.

Notre pied à terre est idéalement situé dans le centre, près des musées, de la gare, des restaurants etc.

Le petit plus, la cuisine (Julie est heureuse de pouvoir se remettre aux fourneaux).

La piscine de notre résidence au 17 ème étage
Vue depuis le 17 ème étage 

Le premier jour, on s'aventure gentiment dans la rue pour découvrir notre quartier.

Cette première petite sortie nous confirme ce qu'on avait lu et entendu, nous croisons beaucoup de personnes qui n'inspirent pas confiance. Côté ambiance, comme toute grande ville, c'est très animé et bruyant, surtout que les sirènes de police retentissent très souvent.

La nuit à peine tombée, les rues se vident jusqu'à devenir désertes, il y a seulement des hommes qui traînent. Pour sortir le soir, les habitants se déplacent uniquement avec des taxi Uber, de porte à porte.

Nous avons notre quartier général à deux pas de chez nous. Le bar "Truth", qui sert des petits déjeuners succulents. La déco - comme quasiment dans tous les bars de Capetown - est très originale, tout est dans le détail.

Le lendemain, nous prenons des tickets valables 2 jours pour pouvoir prendre le bus rouge. C'est un bus touristique qui fait le tour de Capetown, idéal pour visiter la ville car on peut descendre et remonter quand on veut. Le bus s'arrête principalement dans des endroits touristiques.

Table Mountain

La Table Mountain est l'une des 7 nouvelles merveilles de la nature, qui surplombe la ville du Cap. On y monte en téléphérique, la vue est vertigineuse. C'est un endroit magnifique à 1090 mètres d'altitude.

Calin avec un hyraxe
Des hyraxes, rongeurs trop mignons

Un midi, Juju est heureux de trouver un restaurant japonais. Pour Julie, c'est la crêpe au Nutella qui fait son bonheur

Côté plages

Il paraît que les plages de Capetown font partie des plus belles au monde. On n'est pas convaincus... on ne veut pas jouer les rabats-joie mais rappelez-vous l'article sur Zanzibar, il y a quand même une sacré différence non? Certes, le fait d'avoir la montagne derrière rend la vue superbe et les palmiers rappellent Miami. Mais bon, on va dire chacun ses goûts. À savoir que l'eau est glacée, la faute à la fonte des glaces de l'Antarctique. Et oui, c'est l'été dans l'hémisphère sud !

V&A Waterfront, le coeur du Cap

C'est le site touristique le plus visité en Afrique du Sud. Il se trouve au centre historique du port de la ville. Il propose de nombreuses attractions touristiques et des hôtels, restaurants, commerces, bureaux et un immense centre commercial.

Oh ! Un H&M 

Balade dans le port en bateau

Des phoques dans le port 

Capetown holocaust centre

C'est une exposition permanente sur l'histoire de l'Holocauste qui combine des textes, des photographies d'archives et des séquences de films, des documents, des présentations multimédia et des environnements recréés. Un documentaire de 20 minutes raconte l'histoire des survivants de l'Holocauste qui ont élu domicile au Cap.

Iziko South African Museum

Le musée sud-africain abrite plus d'un million et demi de spécimens d'importance scientifique. Les collections vont de fossiles de près de 700 millions d'années aux insectes et poissons récents.

Rencontre avec un écureuil à la sortie du Musée

Simon's Town

Pour notre dernier jour, nous avons pris le train pendant 1h pour nous rendre dans la ville et base navale Simon's Town.

Comme partout en Afrique, les employés sont à la cool

Bon, les affiches sont claires, on va laisser notre hache, fusil etc à la maison et ne surtout pas sortir le téléphone.

C'est ici qu'on trouve la plage Boulders Beach, où l'on peut observer les manchots du Cap. Nous avons la chance d'assister à la ponte et de nous baigner à quelques mètres d'eux (enfin, Juju a eu le courage d'aller dans l'eau glacée).

Après une semaine intense (qui était censée être une semaine de repos et qui au final aura été fatiguante vu que nous avons couru partout), il est temps de quitter le continent Africain pour s'envoler vers l'Asie.

Bilan de Capetown

- En arrivant, ça a été le gros changement. La civilisation, la technologie, la modernité, les tenues vestimentaires (on a vu énormément de bouts de fesses et de poitrines apparentes), les gens hyperconnectés. On a retrouvé l'électricité et l'eau chaude.

Depuis 2 mois, nous étions habitués à tout l'inverse avec des habitants qui n'avaient rien, aucune technologie (hormis quelques téléphones portables), aucune modernité, aucun loisir car leur principale occupation est de travailler pour se nourrir

- Une ville superbe et agréable malgré la criminalité, dominée par la Table Mountain

- Les gens roulent très très vite partout, dans les petites rues comme les grandes avenues

- Les serveurs et même les vendeurs dans les kiosques de type "Chez Paul" (et donc pas de service à table) se gardent toujours jusqu'à 2€ de pourboire, sans demander. Il faut toujours vérifier et réclamer sa monnaie sinon c'est dans leur poche. C'est d'autant plus énervant quand la personne n'a pas décroché un sourire ou a été désagréable. Non mais!

- Nous sommes redevenus invisibles, en Tanzanie et au Malawi tous nos faits et gestes étaient observés et nous étions souvent sollicités

Est-ce qu'on y reviendrait ?

C'était une super semaine mais on a fait tout ce qu'on voulait faire, pas d'intérêt à y revenir

Budget

En moyenne 97€/jour pour deux sachant que le logement était à 33€ par jour.

Le coût élevé s'explique par l'achat des souvenirs, les activités touristiques et les repas (environ moitié prix des repas en France, mais plus cher qu'au Malawi et en Tanzanie).

En route pour l'Asie

Nous avons eu 10h de vol jusqu'à Dubaï. Nous avons pris la compagnie Emirates, qui surpasse toutes les autres compagnies que nous avons prises (qualité des équipements, prix, personnel aux petits soins, repas copieux et délicieux, petites attentions etc).

Arrivés à Dubaï, nous avons attendu 4h, dormi une petite heure par terre, puis repris un vol jusqu'à Hô Chi Minh.

Dubaï 

Bienvenue en Asie !

Arrivée à Hô Chi Minh 
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Publié le 28 janvier 2019

HO CHI MINH (Saigon)

Nous voilà en Asie (première fois pour Julien) ! Après deux longs vols (24h de trajet en comptant les vols et l'escale) nous sommes exténués et avons hâte de retrouver un lit.

Dans le taxi pour rejoindre notre Airbnb, nous découvrons Ho Chi Minh. Ça grouille de scooters, de monde, les lumières scintillent de partout. Ce n'est pas comme au Malawi où la nuit tombée, nous nous éclairions souvent à la bougie! Nous sommes perturbés par la conduite à droite et le volant à gauche. Nous nous étions habitués à l'inverse en Afrique.

Après avoir déposé nos affaires, nous sortons chercher un endroit pour manger. On retrouve le plaisir de sortir la nuit, chose que nous ne pouvions pas faire en Afrique et surtout au Cap.

Première impression d'Ho Chi Minh : on adore! Toute cette animation, ce brouhaha. Des magasins partout qui ferment tard, des vendeurs ambulants et leur microphone, les scooters qui frôlent les vélos, piétons, voiture, la verdure aux quatre coins de la ville, les odeurs d'encens.

Parfois, on peut compter jusqu'à 5 personnes sur un même scooter (bébés compris, souvent sans casque). Sur un deux roues, on peut tout faire : passer un appel, textoter, fumer, s'occuper des enfants, manger dans une assiette (oui oui, on a vu ça).

Pour traverser, c'est tout un art. Il faut s'imposer et se faufiler même si les voitures et scooters roulent, donc nous zigzaguons sur la route en espérant qu'ils ralentissent et qu'ils nous voient lorsque c'est la nuit.

Il n'y a pas de temps morts, la circulation est continue. Parfois, lorsqu'on sent que la traversée est trop compliquée, on adopte la même tactique qu'en Tanzanie: on se colle a un habitant et on traverse avec lui.

Il y a énormément de salons de thé, cafés, fastfoods et restaurants. Dans les bars, beaucoup sont rués sur leur téléphone, la plupart jouent au fameux jeu Cash of Clan.

Peu de gens parlent anglais et les menus sont le plus souvent en vietnamien. Les repas sont comme au Malawi et en Tanzanie, très peu chers (de 1€ à 3€). Et il faut le dire, on se régale!

Les vendeurs dans les commerces sont parfois assis par terre au téléphone ou pour manger.

L'employée du mois

On voit beaucoup de boutiques/bazards sur rue avec des montagnes de produits. C'est comme en Afrique, sauf qu'il y a un sol carrelé et un petit comptoir pour payer.

Dans certains magasins, il faut enlever ses chaussures pour entrer. On apprécie et d'ailleurs nous allons instaurer cela à la maison dès notre retour. C'était déjà le cas pour nous mais nous n'osons jamais demander aux invités de retirer leurs chaussures. Désormais vous êtes avertis, lorsque vous viendrez à la maison, sortez vos plus belles chaussettes!

Le premier jour, nous avons visité le quartier et les alentours

Et nous avons beaucoup dormi aussi... dur de récupérer après ce long voyage. Nous avons un super airbnb dans lequel il est agréable de se reposer

"Chez nous" 
La petite ruelle qui nous conduit chez nous 

Nous ne pouvions pas passer par Ho Chi Minh sans visiter son Musée des vestiges de guerre. Nous avons consacré notre deuxième jour à sa visite. L'exposition présente de nombreuses photos et affiches sur 3 étages, dénonçant les atrocités de la guerre (Vietnam et Indochine) et les exactions commises par l'armée US (mais pas celles commises par les Viet Cong). Les photos représentent des armes, le massacre des populations civiles, l'utilisation intensive des défoliants (l'agent orange), des bombes incendiaires (napalm) et leurs terribles conséquences aujourd'hui sur la population (malformations, brûlures, lésions etc) et sur l'environnement. Une partie de l'exposition est consacrée aux enfants et leurs malformations, on y voit aussi des photographies de dépouilles de foetus déformés par les produits chimiques. Des images insoutenables.

À l'extérieur, on trouve une reconstitution des conditions de vie des prisonniers...

La guillotine, utilisée pour la dernière fois en 1960 

Des avions, hélicoptères, chars de guerre.

C'est un musée marquant et choquant, d'autant plus qu'en marchant dans la ville nous croisons beaucoup de victimes estropiées par cette guerre.

Pour notre dernier jour à Ho Chi Minh, nous avons testé les massages. On attendait cela depuis longtemps et on se l'était dit, dès qu'on arrive en Asie, massage obligatoire! Bon par contre, Juju s'est un peu fait torturé le dos et il en garde quelques traces...


HOI AN

Le lendemain, nous prenons un vol interne d'1h20 pour nous rendre à Da Nang, en plein centre du Vietnam. Nous aurions pu prendre le bus (pendant 24h), mais le prix est le même, alors le choix est vite fait.

À 40 minutes de Da Nang se trouve la ville de Hoi An, où nous allons passer 4 jours. C'est une ville qui a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1999.

Nous arrivons à notre hôtel où notre chambre (lit double), en plus de ne pas être prête, a un problème de canalisations. En attendant, on nous donne une autre chambre (avec deux petits lits) pour que l'on puisse se reposer.

Nous avons très peu dormi la veille et rêvons d'une sieste. En effet depuis que nous avons l'électricité le soir et une très bonne connexion internet (depuis le Cap), nous avons tendance à dormir tard. Vidéos youtube, réseaux sociaux, jeux, on profite de ces moments que nous n'avons pas trop en France car soit on travaille le lendemain, soit nous mettons 3 jours à nous remettre de ces nuits courtes (on n'a plus 20 ans!). A 18h, nous récupérons la bonne chambre et le réceptionniste nous informe que cette première nuit sera à moitié prix (et donc 10€ seulement) compte tenu du "désagrément" de l'après-midi (heuu, nous n'en demandions pas tant surtout que ça n'a rien changé pour nous, mais on ne va pas dire non, évidemment).

Vue sur la piscine, glacée ... glagla 

Le premier jour, nous nous rendons dans la vieille ville et le voyage en terres méconnues perd tout son sens. Des touristes partout, surtout des chinois. On file vers les petites ruelles pour être plus tranquille.

La ville est très agréable et jolie. Elle abrite de nombreuses demeures chinoises au style très colonial.

Le soir, en passant "par hasard" devant une boutique de vêtements, nous nous sommes fait embarquer à l'intérieur par Vien, la vendeuse. Et voilà qu'on se retrouve à 21h autour d'une table à choisir un tissu et une coupe pour la confection d'une robe. Vien est tellement gentille et drôle qu'on reste avec plaisir dans sa boutique. Julie s'est fait prendre les mesures pour la robe qui sera prête le lendemain. Puisque c'était prévu, au moins c'est fait.

Le deuxième jour, nous avons loué des vélos et nous sommes aventurés dans Hoi an. Nous avions prévu d'acheter des manteaux au Vietnam lorsque nous irions dans le Nord. Finalement, nous les achetons plus tôt, vu la température "glaciale" (15°). Depuis trois mois, nous avions une température très chaude, on a du mal à s'habituer au froid.

Après un bref passage au marché, nous nous sommes rendus au Water coconut, un village de cocotiers immergés dans l'eau. Pour y aller, nous sommes passés par des petits villages typiques et des rizières.

Nous avons voulu faire une petite balade sur l'eau dans un basket boat, petite barque en bois.

Au début, nous sommes contents, on est seuls, c'est tout calme. On se demande où sont passés les touristes.

Notre capitaine de barque nous confectionne de jolis bijoux en feuilles de cocotiers.

5 minutes après, oh! Ils sont là! Des dizaines et des dizaines de bateaux de chinois. Ils sont par petits groupes, musique à fond. Ils dansent et chantent, en équilibre sur les petits bateaux. Bon, on ne s'attendait pas à ça, mais ça a le mérite d'être original. Regardez la vidéo:

L'aventure en barque terminée, nous nous sommes arrêtés dans un joli restaurant, au calme.

De retour de la balade, il est temps de retourner chez Vien chercher la robe sur-mesure.

Le troisième jour, nous prenons un bus touristique pour nous rendre au sanctuaire de My Son, qui est un ensemble de temples chams dont les racines spirituelles se rattachent à l'hindouisme. Durant la guerre du Vietnam, les ruines de My Son furent endommagées par une attaque américaine hélico-portée avec un appareil qui se posta intentionnellement à l'aplomb des monuments, en vue de les détruire.

Bon, le site ne vaut pas le détour, surtout lorsqu'on a fait Angkor au Cambodge (Julie en 2015), mais ça se laisse visiter. Avec le ticket de bus, nous avons un guide inclus, mais nous préférons visiter le sanctuaire seuls (comme beaucoup de personnes dans le bus), son anglais étant incompréhensible.

Le soir, nous avons fait une belle balade dans la vieille ville, illuminée par les nombreuses lanternes artisanales. Ici, c'est le paradis des boutiques (de vêtements surtout), il y en a par centaines. Dur dur de résister!

HUE

Le lendemain, nous prenons la direction du nord pour aller à Hue, à 3h de route. Hue était le siège des empereurs de la dynastie Nguyen et la capitale du Vietnam de 1802 à 1945.

Nous sommes dans un bus couchette. Le confort est tout autre que les bus que nous prenions en Afrique. Pour 3h de bus, on ne s'attendait pas à ça mais on dirait qu'au Vietnam on a souvent des surprises.

Arrivée à Hué 

Nous sommes très bien accueillis dans notre nouvel hôtel. La réceptionniste nous a détaillé le plan de la ville et nous a proposé plusieurs activités et visites que l'on peut faire en voiture privée (cher), mini-bus (moins cher) et gros bus avec d'autres touristes (pas cher). Au secours! On ne veut pas revivre un épisode similaire à Hoi an de sitôt. Heureusement, elle nous dit que la visite de la citadelle et des alentours est largement faisable en scooter. Ouf!

Le soir, nous découvrons la ville à pied. C'est toujours étonnant de voir les Vietnamiens se déchainer dans les karaokés de rue, car de manière générale nous les trouvons timides et réservés.

La caserne de Hue

Citadelle

Le premier jour, nous avons donc pris un scooter. Expérience épique mais convaincante. Nous avons notre premier jour de soleil depuis que nous sommes arrivés au Vietnam.

Nous avons d'abord visité la grande citadelle du 19ème siècle. Elle inclut la cité impériale, des palais, sanctuaires, l'ancienne résidence de l'empereur et une réplique du théâtre royal. Le lieu est immense, avec d'interminables couloirs, grandes cours et grandes salles. La citadelle a été détruite à 80% par les américains mais est en cours de restauration.

Des shootings partout ! 
Rarement respecté 

Thien Mu Pagoda

Puis nous avons repris la route pour nous arrêter brièvement à la Pagode de la Dame Céleste, construite en 1601 (pagode: lieu où se trouve une relique et un lieu de culte pour les adeptes du bouddhisme). C'est la pagode la plus haute du Vietnam, qui surplombe la rivière des Parfums. C'est un des symboles majeurs de la ville.

Tombeau de Tu Duc

Dernière visite de la journée : le mausolée de Tu Duc, construit de 1848 à 1867. L'empereur Tu Duc dessina lui-même son mausolée comptant une cinquantaine de bâtiments dans un parc de 12 hectares, agrémenté de bassins et ombragé par des frangipaniers, longaniers, pins... À savoir que le tombeau est vide car l'empereur ne fut jamais enterré là. Le lieu où il repose (et les richesses enterrées avec lui) est resté secret pour éviter les pillages. Par sûreté, les 200 serviteurs chargés des funérailles furent décapités.

Thuy tien waterpark

Le lendemain, une belle journée ensoleillée s'offre encore à nous. Nous prenons le scooter pour aller nous balader. Cela change tout d'être libres d'aller où on veut. Nous nous rendons à 15km de la ville, où nous savons qu'il y a un parc aquatique abandonné. Ce parc a été inauguré en 2004 et a fait faillite quelques années après son ouverture. En effet, il n'a jamais été très populaire auprès d'une population ne sachant bien souvent pas nager. Les 3 attractions du parc (qui est immense) sont très éloignées les unes des autres (200 mètres entre le dragon et les toboggans, les fontaines musicales étant à 400 mètres des deux).

Normalement, le parc n'est pas autorisé au public, mais il y a toujours moyen de s'arranger avec le "gardien". Il parait qu'il est plus visité que lorsqu'il était ouvert. Travaillant dans un parc aquatique/d'attractions, nous ne pouvions pas louper ça! On se croirait dans le 2ème opus de Jurassic Park!

Nous allons en premier lieu vers le grand bâtiment qui devait servir aux fontaines musicales.

Puis on se dirige en scooter vers le grand dragon d'où partaient avant des petites barques pour des balades sur le lac

En sortant du dragon, nous voyons un panneau qui indique les toboggans (les distances sont plutôt mal évaluées..c'est plus à 200 mètres qu'à 50).

Petite vidéo du parc

Tombeau de Khai Dinh

Après cette visite inédite, nous nous arrêtons manger dans un restaurant absolument infect. Pourtant de l'extérieur, on peut dire que ça envoyait du lourd avec le petit pont japonais, petites fleurs etc.

Nous nous sommes ensuite rendus au tombeau de Khai Dinh. Il trône sur une montagne à 10km du centre-ville. C'est ici que repose le roi Khai Dinh, 12ème roi de la dynastie des Nguyen. Par rapport aux tombeaux des autres rois de la dynastie, il est le plus récent. Sa construction est celle qui a pris le plus de temps (à partir de 1920 et pendant 11 ans) et qui a été la plus coûteuse. En béton, le tombeau mélange éléments traditionnels vietnamiens (dragons) et des éléments d'architecture française (fleur de lys, soleil style art déco). De nombreuses surfaces sont carrelées de mosaïques faites à partir de coûteuses porcelaines importées.

Lorsqu'il s'agit de demander de l'argent, alors là oui c'est traduit en français 

Tombeau de Minh Mang

Nous terminons cette belle journée par la visite du tombeau de Minh Mang, deuxième roi de la dynastie Nguyen qui régna de 1820 à 1840. Il dessina lui-même les plans de son tombeau, mais mourut avant le début des travaux. Le tombeau est un ensemble architectural comptant 40 monuments (palais, temples, pavillons etc). À la fin de la visite, nous recroisons un jeune couple de français super sympas aperçus la veille. Eux aussi font un long voyage. Nous nous retrouvons à discuter pendant une heure de nos expériences en échangeant les bonnes adresses et les bons tuyaux. Nous les recroisons le soir-même dans un restaurant qu'ils nous avaient conseillé.

La journée du lendemain étant brumeuse, nous la consacrons à la préparation de la suite du Vietnam (et oui, on n'avait rien préparé du tout) et au repos (et oui, on a aussi droit à des jours off, voyager, ce n'est pas de tout repos).

Notre voisin d'en face qui cultive ses graines sur le toit 

En attendant le prochain article, ça vous dit un p'tit tour en scooter?

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