Carnet de voyage

Papa, c'est encore loin l'Amérique ?

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Dernière étape postée il y a 8 jours
" Pour louper l'école, je ferais n'importe quoi...lalala!! " Voilà ce qu'ont dit nos enfants, alors on les a pris au mot ! Mais ceux qui font du vélo savent que dans la vie rien n'est jamais plat ..
Décembre 2018
13 semaines
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Comment ça marche déjà ce truc ?...                                    Test "pluies tropicales" : test validé, même pas mouillée !
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1 semaine pour faire les derniers achats, apprendre à gérer la technologie, potasser un peu mieux les "spots" à ne pas rater, bricoler, adapter, télécharger, s'assurer, échanger, vous informer, ranger, congeler le chat...

et tout faire rentrer dans les sacoches ! (et choisir.... c'est renoncer....!)

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Derniers arrangements et transformations de nos montures pour attaquer ce nouveau continent.

Le mécano en chef est à pied d'oeuvre dans sa cahutte à l'abri du froid qui nous dit qu'il est temps de partir.

le bonnet chambre à air....indispensable pour rester concentré
notre tandem en robe chambre a air....on ne manque pas d'air dans la famille
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Nous étions presque...oui presque prêts à partir, quand soudain des voisins complétement zinzins ont organisés sous nos fenêtres une fiesta "del aurevoir".... quelle chaleur humaine sous cette pluie diluvienne ! Des larmes...des larmes...

On peut pas dire qu'il pleuvait pas...et pourtant les sourires eux étaient là ! 
Thé, café, salchicha, huevos, vino caliente, jugo de manzana caliente..... y mucho mas.. !
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Publié le 6 décembre 2018
Au départ de l'aéroport de Roissy....allons nous respecter les limites de poids autorisés ? 
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Publié le 6 décembre 2018

Pablo au commande pendant 11 h non stop ou presque... décalage de sommeil assuré

Ouais c'est encore loin ! 
Ambiance dans le vol Paris -Bogota d'AIR FR..... 
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Publié le 6 décembre 2018

Tous les bagages sont bien là.....et reposent en paix ! (dixit Pablo)

le compte est bon, manque juste quelques heures de sommeil, mais apparemment pas pour l'ergothérapeute internationale ! 
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Bogota est situé dans les terres froides, a 2600m d'altitude,c'est une mégalopole de 8 millions d'habitants (Paris fait 2,2 millions). Bogota tire son nom de "Bacata", le chef indien des Muiscas qui habitait le plateau avant l'arrivée des espagnols en 1538. Sur ces hauts plateaux, il y avait d'autres tribus, mais les Muiscas étaient les plus nombreux (pour rappel : la sphère d'influence des Incas s'arrêtait à la frontière actuelle entre l'Equateur et la Colombie). Même si la richesse des Muiscas n'est rien comparée aux trésors des Incas ou des Aztèques, leur or enflamme l'imagination des conquistadores espagnols. Ces derniers ont entendu parler du Prince Doré (El Dorado !), un puissant chef indien (cacique) qui se baignait dans un lac, le corps couvert de paillettes d'or...!

Nous, nous logeons beaucoup plus simplement dans le quartier le plus ancien de Bogota, la Candelaria, au pied du Cerro de Montserrate (3152m, au fond sur la photo) quartier d'époque coloniale, c'est dans ce quartier qu'est née la ville au 16eme siècle. Notre hôtel pourtant simple a trois de ses fameux patios (cour intérieure avec des fleurs, et même parfois des fontaines). Petit déjeuner majestueux où nous goutons déjà aux jus 100% colombiens (notamment au "lulo", fruit qui ne pousse qu'en Colombie et que maman va définitivement adopter !). Dans la journée, empanadas et boissons locales industrielles pour commencer, suivi d'un petit tour découverte sur la Plaza Bolivar, place principale de Bogota où l'on aperçoit la cathédrale de la ville, la cathédrale Primada.

Au 1er plan, les bottes de neige de Maïka (erreur de logistique majeure mais qui serviront toujours sous 35°C à l'ombre...) 
Plazoleta del Chorro de Quevedo: c'est là que fut fondée officiellement la ville de Santa Fé de Bogota 
De fantastiques graffs colorent les murs à chaque tournant... 
Etude de l'accessibilité PMR  (et autres humanoïdes ....! ) à Bogota en 3 photos....ouf, heureusement, il y a des rampes !
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Publié le 8 décembre 2018

(Texte de Pablo:) Nous avons visité le Musée Botero à Bogota. Botero est un artiste peintre-sculpteur qui est né à Medellin, en Colombie. Il fait toujours des personnes ou des animaux "volumineux", comme il dit, que ce soit sur ses peintures ou ses sculptures. Botero est né en 1932, il a 86 ans, et il est surnommé "le Picasso colombien" dans son pays.Quand il était jeune, il admirait Pablo Picasso, qui était son maitre. Un jour, il est allé voir le Musée d'art moderne à Paris, mais il a été déçu car il n'y avait que des peintures de petites tailles...Inscrit dans une école taurine (de corrida) par son oncle, il a été traumatisé, en développant une peur bleue des taureaux, cependant il reste fasciné par la corrida et ses premiers dessins ont représenté des taureaux et des torreros. Puis, alors que Botero a presque 16 ans, ses dessins sont publiés dans "El Colombiano", un des plus grands journaux de Medellin.

Botero est inspiré à cette époque de l'art précolombien, et de trois artistes muralistes mexicains, Diego Rivera, José Clemente Orozco, et David Alfaro Siqueiros. Il voulait dessiner des grands tableaux. A Bogota, il gagne le 2eme prix sur le Salon des artistes colombiens. C'est en 1957, sur le tableau nature morte a la mandoline, qu'il découvre qu'il peut faire des tableaux "ronds" et c'est là qu'il découvre le style qu'il va garder toute sa vie.

Moi chat va bien, et vous ?                                                          Une peinture de Picasso, maitre de Botero
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Volume, volume... 


Nous sommes bien arrivés à Bogota. Juste, le changement horaire était un peu difficile ! Nous avons dormi dans plusieurs hôtels différents. Mais surtout, le plus important c’est les musées que nous avons visités : le premier est celui de BOTERO ! J’ai bien remarqué qu’il adore dessiner GROS. Il le fait pour tout et tout le temps ! Pour lui, ça représente la volupté (= quelque chose de très agréable). En tout cas, j’ai adoré ce musée ! Mais il y a le deuxième musée : Le musée de L’OR ! Presque tout est fait en OR ! mais lui est plus compliqué, ça raconte plein d’histoires ! L’OR a été utilisé à l’époque des amérindiens (Indiens d’Amérique) . Ce sont les indiens qui vivaient avant l’arrivée de l’italien Christophe Colomb (1492) . Il y avait beaucoup de mines d’or et ça ne s’abime pas même après des siècles. Les bijoux en or étaient portés par les chefs, les prêtres et les sorciers. L'or représente le soleil, donc quelque chose de mystérieux, et donc le pouvoir. Il permet de communiquer avec les différents dieux. Pendant les cérémonies, ils prenaient des drogues (la coca et le yagé) et portaient ces bijoux qui représentaient par exemple un aigle (pour arriver à voler et avoir un regard perçant ! ), un jaguar (pour avoir de la force et de la puissance et grimper aux arbres !) ou des chauve-souris (pour mieux connaitre les forces mystérieuses de la nuit)... Nous avons aussi appris que la viande de cerf était sacrée et donc il n'y avait que les chefs qui pouvaient manger cette viande.

Pour devenir chef ou sorcier, il fallait faire des épreuves et après cela, ils devenaient chef donc ils pouvaient porter des boucles d'oreille et un anneau dans le nez (comme dans le film Dilili à Paris, avec les mal maîtres)

Les indiens portaient aussi l'or pour les cérémonies des sacrifices: sur la photo, les flèches servaient à faire sortir le sang des sacrifiés : les chefs devaient en boire pour se sentir plus forts car ils prenaient aux sacrifiés leur âme et leur esprit. Ça m'a fait pensé à Vendredi (dans Robinson Crusoé) qui était cannibale (vous comprendrez plus tard dans le livre... Moi je l'ai vu dans le film ! ).

(Maïka )



Fléchettes des sacrifices, parures à grelots pour attirer les dieux, Maïka dans la salle des offrandes,  prêtres méditants..

1ere photo ci-dessus: le "radeau Muisca", pièce célèbre du musée (1200 à 1500 après JC): on peut reconnaitre au milieu, en grand, le Cacique (chef), d'autres plus petits, portent des bâtons, ceux de devant portent des masques de jaguar et des maracas de chaman et sur le bord du radeau, les rameurs. Le radeau évoque ce qui fonda le mythe de El Dorado, les cérémonies où le neveu du cacique défunt était reconnu par le peuple au cours d’une cérémonie qui comprenait un trajet sur un radeau et l’offrande d’objets en or et d’émeraudes : les prêtres déshabillaient le Cacique, son corps était oint d’un mélange de terre et d’or en poudre. Ensuite il montait sur le radeau. De grandes quantités d’or et d’émeraudes étaient posées à ses pieds et une fois au milieu du lac, le Cacique se jetait à l'eau et lançait ses offrandes dans le lac.

Autres photos: prêtre/sorcier mâchant la coca, chauve-souris (dont le collier et les hommes tête en bas), représentant les forces obscures, mystérieuses et surnaturelles ! Grenouilles et serpents représentants de 2 des 3 mondes (d'en bas et du milieu, celui d'en haut étant notamment représentés par les oiseaux), les spirales signes de la Vie, les anneaux de nez signes de l'initiation, sans oublier le fameux jaguar symbole de Force, d'agressivité et souvent associé donc au Pouvoir !

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Publié le 9 décembre 2018

La deuxième ville qu'on a vue après Bogota, c'est Tunja, une ville à 140kms au nord-est de Bogota...3h de bus nous y emmèneront avec les vélos encore dans les cartons ! Ouf, quel bazar de transporter ces énormes bagages, on est loin de la mobilité des mochilleros (routards en sacs à dos) !!

Une ville à 2810m d'altitude, dans le département de Boyaca, c'est la ville la plus haute du pays et une des plus anciennes. On a vu la plaza Bolivar, quelques rues commerciales,mais pas plus...C'est dommage..! Vendredi, c'était la fête de la vierge dans toute la Colombie, il y avait une scène qui était installée avec des enfants qui chantaient, et des feux d'artifices ( Grrr ! ) que nous avons ratés de quelques minutes ( REGrrr ! ). Pour cette fête, les gens se mettaient dans la rue et allumaient des bougies. Nous entendions partout : "la vela ! la vela ! la vela !" ( la bougie ! la bougie ! la bougie ! ).

Cette fête célèbre le début de la période de Noël (dans les magasins, les serviettes de tables sont des dessins de Noël, avec de la neige...Le jour ou on est arrivé à Bogota, il faisait de 18 à 22°). C'est une ville qui est très pentue. Une jolie ville avec des vieilles maisons, des portes et des jalousies en bois.

Elle se situe dans la Cordillera Oriental, troisième grande chaine de montagnes de Colombie, dans l'est du pays.

A l'origine, cette région était habitée par les indiens Muiscas. Peuple le plus évolué de l'époque précolombienne, ils travaillaient les métaux, tissaient, et cultivaient la terre. En 1539, quand le conquistador espagnol Gonzalo Jiménez de Quesada capture leurs chefs, le pouvoir colonial s'y fixe pour des siècles. Lors de la guerre d'indépendance contre les espagnol (1819), la bataille de Boyaca sera décisive pour l'armée bolivarienne. (Pablo con su Mama)


 Belas...belas...euh ! pardon, Velas !  Velas ! Velas (dernière photo : bout de feu d'artifice au dessus du toit de l’hôtel)
avec les processions religieuses qui vont avec....      Dress code est: Ku Klux Klan....on est très impressionnés...  
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Publié le 10 décembre 2018

Nous voilà enfin prêt à déballer nos cartons... mais devant les dénivelés impressionnants du pays, le doute s'installe. Avons nous choisi le bon moyen de locomotion ? Les réflexions (même les plus stupides) fusent et quelques essais sont mêmes à l'ordre du jour :

Après avoir encore bien étudié quelques autres modèles qui auraient pu faire l'affaire, nous nous sommes décidés à limiter le budget transport...

En Colombie les chevaux du moteur sont .....sur le capot !

On aurait aussi pu rouler local, mais les modèles rencontrés paraissent un peu lourds et peu confortables

pas de frein.....normal y a que des montées !

et pour ne pas se coltiner des caisses en carton pour le moins encombrants pendant tout le voyage, on s'y colle quand même....c'est parti pour le remontage de NOS vélos.

Cela prend bien sûr plus que 3 photos... mais ni vis, ni écrous, ni boulons ne s'est glissé entre les lames du beau parquet, ouf !

Il ne reste plus qu'à rajouter quelques sacoches et autres accessoires.... et c'est parti pour le vélo en Colombie !

Y a plus qu'à pédaler..... pédaler...pédaler... ....                              Comme dirait ...l'autre : En Marche !!

Et pour le plaisir... quelques photos en plein effort ... de descente !

et même une vidéo (camerawoman : Maïka, traveling : Luc)

Accrochez-vous, on décolle !
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Publié le 12 décembre 2018
La place de Cucaita 
Cucaita et le trajet vers Villa de Leyva 
Pause fleurie et rafraichissante avant l'arrivée à Villa de Leyva

Coucou les amis !

Avant-hier, nous avons dormi dans un hôtel dans une station-service. Ce qui était trop cool c’est que à côté il y avait un village et il y avait deux petites filles. Elles sont venues me voir et m’ont dit une phrase en espagnol. Je ne savais pas quoi dire je n’avais rien compris ! heureusement mon papa est venu me sauver et il m’a dit qu’elles voulaient savoir quelle langue je parlais. Sans doute elles ont dû entendre que nous parlons une autre langue ! Mon papa leur a dit que nous étions français. Elles ont posé quelques questions comme comment sont les chiffres en français. Elles ont aussi voulu essayer le tandem donc elles ont fait un tour chacune.

Le tandem....en rollers....jamais pensé, ça !  Ca va donc 2 x 4 x 2 fois plus vite + 3 plateaux x7 pignons...nous disons donc..

Et puis hier, nous sommes allés au musée PALEONTOLOGIQUE....

The grand desceennnnntttt.......... De Cucaita à Villa de leyva
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Nous avons visité un musée, ou un centre de recherches, et nous avons eu comme qui dirait, des informations.... Sur 3 créatures : l'ichtyosaurus (dauphin de nos jours), le plésiausaurus (reptile marin avec un cou de 2m de long), et le pliosaurus (plus ou moins un crocodile de 5m de long).

Ces trois créatures font partie como que miradas, des reptiles marins.

Traduction :

Les reptiles marins sont des créatures qui ont évolué pour... retourner vivre dans l'eau. C'est exactement comme si j'habitais à Marseille et que je voulais aller à Brest pour voir la mer... (avec l'accint dé Marséilleu ça le fé incore mieu) Après cette petite blague, nous reprenons :

Ces reptiles furent d'excellents nageurs, et de féroces prédateurs.... Leurs extrémités évoluèrent de "pattes" à "ailerons et nageoires" et leurs corps redeviennent hydrodynamiques pour pouvoir bouger dans l'eau.

Les reptiles marins étaient carnivores ; ils chassaient et capturaient leur victime alors que comme qui dirait, ils bougeaient sous l'eau pour contenir leur respiration... C'est comme si vous ou moi essayons comme qui dirait, de manger alors que nous nous baignons sous l'eau....

Connaissance :

Je vais maintenant vous faire un petit résumé de l'océan ;

C'est un milieu hostile, habité par diverses créatures,mais l'endroit le plus dangereux reste quand même les abysses, le fond de l'océan... Il ne fallait pas qu'un dinosaure se baigne au large de peur de se faire croquer par des plésiausaurus, des mégalodons (énormes requins) ou pire, un mosasaurus (le roi de l'océan, avec comme qui dirait, 21m de long). C'est sans doute l'endroit le plus dangereux du monde dinosauresque, ou le 2eme après la montagne, le lieu habité par les tyranosaurus rex, les giganotosaurus (trois fois plus gros que le rex) et compagnie... Brrr!

Traduction de l'espagnol par Pablo et Google Traduction

Pablo

Pablo très à l'aise avec les "pliosaurus" et autres "plésiausaurus" ......(pour moi, c'est panier-piano-panier-piano...) 
Maïka semble plus inquiète.....                     faut voir la différence entre 1 boa actuel (pipo!) et  préhistorique ! 
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Publié le 21 décembre 2018

Villa de Leyva est une petite ville très touristique, un lieu de villégiature où les habitants de Bogota - qui en ont les moyens - viennent passer vacances ou week ends...elle est restée très typique et conserve ses maisons coloniales, ses couleurs (blanc et vert souvent) et ses pavés qui n'ont heureusement pas eu raison de nos indestructibles vélos... (mais de nos fesses, oui...sans aucun doute ! ). A noter, tout de même, le musée du chocolat, qui bien sûr nous a arrêtées, Maïka et moi, et qui est une incommensurable arnaque, il faut bien se le dire, tellement le chocolat est.....une injure à la gastronomie ! Pouah...que c'était mauvais....et cher.....! Passons....l'endroit est néanmoins fait pour faire rêver, tel Charlie et la Chocolaterie colombienne.

des pavés, des balcons et des fleurs....la vie est paisible à Villa de Leyva 
Le Museo del arnaquo ...
Encore un peu des jolies rues pavées de Villa de Leyva, des dames avec leur para-sol, et toujours beaucoup de décorations de Noël
14000m2 de Plaza Central...la plus grande de Colombie 

Nous avions programmé d'aller dans la réserve de faune et de flore d'Ibaqué, à une dizaine de kms: le projet a du être annulé car il n'était actuellement plus possible de pouvoir dormir comme nous l'avions vu aux portes de la réserve, compromettant ainsi une randonnée de 6 à 7h aller-retour devant être faite dans la journée...Ouf, Maïka est sauvée !.....finalement, elle préfère pédaler !!

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Publié le 18 décembre 2018

Ayant dormi à Sutamarchan le 12, nous avons eu une petite.... visite surprise. Une petite colombienne de peut-être 1 ans et demie commence à se mettre au vélo... On essaye déjà de trouver le bon casque, peut-être ?

Celui là peut-être ?                                                    pendant ce temps, la nuit, les vélos pédalent dans le maïs

Une fois le bon casque trouvé, et le meilleur "pollo y papas con yuca (manioc) y platanos" (bananes plantains, notre petit péché mignon, à Luc et moi) dégusté sur la place du village, nous voilà partis pour Raquira, à une dizaine de kms, petit village très touristique, connu pour ses poteries. Malgré ses couleurs chatoyantes, nous ne ferons qu'y prendre un petit déjeuner à base d'huevos revueltos (oeufs brouillés, devenu notre must du matin), de almojabanas (petits pains a la farine de maïs et fromage: délicieux!), de chocolat chaud, parfois d'agua de panela ( sorte de tisane de sucre de canne à sucre, très très sucrée! On a essayé une fois mais je ne suis pas sure que l'on réitèrera) accompagné inconditionnellement d'un énorme jus de fruit tropical frais : alors là, nous avons au choix, le jus de "lulo" - fruit endémique de Colombie, de mango, de feijoa (traduction ? mais très bon), de mora - sorte de mûre-framboise OGMéisée donc énorme et très fréquente en Colombie, ou encore de guanabana (corossol), maracuya (fruits de la passion)....mélangés à du lait ou de l'eau, au choix, ils sont devenus notre principale source de vitamines ! Puisque nous en sommes au petit déjeuner, nous avons aussi eu l'occasion de tester les traditionnels "tamales" : ca se présente dans une feuille de bananier, et c'est un plat hyper complet avec du maïs mixé, du poulet, des oeufs, des oignons, de l'ail, des petits pois (je crois bien!), des patates, des tomates, bref de quoi nous faire tenir un siège !! En tout cas, même si c'est un peu raide au petit déjeuner, et que je n'ai pas réussi à le finir seule, c'est très bon....à vrai dire, j'étais la plus enchantée des 4, mais j'assume !

Les fameuses "arepas", galettes qui peuvent être faites a base de différentes farines, peuvent être réussies (même si elles doivent être accompagnées car n'ont pas un goût très prononcé) ou affreuses, selon l'endroit où on vous les sert...pour l'instant, et jusqu'à preuve du contraire, nous restons dubitatifs...

Par contre, et pour clore temporairement ce chapitre culinaire, Pablo notamment a découvert son nouvel ami du petit déjeuner, du gouter et des pauses hypoglycémie: l'arequipe !!....qui n'est autre que le fameux dulce de leche qui a regalé sa mama tout au long de son voyage en Argentine (voir chapitre ultérieur à développer sur les délices des Alfajores contre lesquels nous menons désormais une traque acharnée, Pablo et moi, depuis qu'on nous a dit que, si ! il y en a aussi en Colomboie....mais OU sont-ils donc ????)

L'estomac donc plein...et c'est heureusement, nous commençons à attaquer ce que nous ne savons pas encore être notre pire journée de vélo depuis notre arrivée...: direction GUACHETA....por la montana !!

Quelques vues de Raquira, avant la montée....on y trouve notamment des R18... ce serait pas la tienne Steph ? 
Un petit coup de blanc (photo du milieu) pour les moutons et hop à la crèche.... on se croirait en Savoie ! 
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Les 38 km de piste annoncés (par maps.me) entre Sutarmarchan et Guacheta sont révélateurs d'une réalité locale : en Colombie ; y a de la piste et ça monte souvent !

la suite de la piste....c'est là. La suite de la galère, c'est là aussi : interview (désolé pour la mauvaise qualité sonore).

Nous passons 5 heures à grimper sans relâche... en pensant bien sur à chacun des virages que nous y sommes, que la descente salvatrice est enfin là....mais rien de tout ça ! encore de la montée, rien que de la montée pendant 15 km !

On pourrait croire que c'est plat.... mais non ! et on est pas encore en haut !

Pour mieux vous faire découvrir, ces moments uniques voici quelques images (désolé pour la bande son peu audible.... quant à mon souffle, c'est que..ça monte, pardi !)

Ouuuf ! Ouuuf ! Ouuuf !  Ouuuf ! (d'une main...)

Un autre moment marquant dans cette belle montée (c'est plus facile à dire après) est la rencontre avec un couple de canadiens à vélos, partis pour 1 an de voyage à vélo. Pour eux aussi, nous sommes les premiers cyclotouristes croisés sur la route....euh ! la piste pardon

Enfin une photo tous les 4 grâce à nos premiers cyclotouristes croisés en Colombie.

Notre progression étant très lente, nous ne pouvons pas atteindre l'objectif de la journée : la ville de Guachetà.

Quelques minutes de repos...

Il nous faut donc passer la nuit sur la route et c'est en pleine montagne, le long de la piste que nous trouvons refuge à côté de la "casita" d'une "abuela", nous offrant un bout de terrain bien vert et bien moelleux...et à peu près plat. Première nuit sous la tente en Colombie ! Les caprices de notre réchaud à presque 3 000 mètres d'altitude sont vite maitrisés...et les soupes chinoises ramenées avec nous depuis la France bien appréciées. Pas d'étoiles ce soir, et pour cause, c'est la pluie qui nous accompagne pendant la nuit.

Dès 5 heures du matin, le poulailler à quelques mètres de la tente, nous annonce une nouvelle journée : direction Guachetà

au milieu de nulle part, loin de la pollution... (?)
"On dirait chez Jean-Remi et Nathalie dans quelques temps" (Maïka) - Elle voulait parler du nombre important de volailles.
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Publié le 24 décembre 2018

Pour bien entamer cette nouvelle journée, on commence par 2 km de montée, un peu de descente, de la montée, du faux plat et enfin la descente tant attendue sur une piste peu roulante. Peu de gens, mais quelques animaux chargés d'entretenir les bords de route. On tombe sous le charme....mais c'est surtout qu'on commence à avoir un petit creux

Hablas francès ? Bééééé non Meuhhhh rrr quoi  ?

L'arrivée dans la ville de Guachetà se fait accompagnée d’énormes poids lourds chargés de charbon. Nous sommes frappés par la poussière dégagée, omniprésente dans le paysage. Nos vélos et nous avec vont vite faire partie de ce même paysage !

Toute la population locale travaille à la mine, il suffit de regarder les visages noircis des travailleurs déambulant dans la ville pour se le confirmer. Apparemment, ce dur labeur est bien rémunéré, le taux de chômage ne doit pas être bien élevé aux alentours.

En s'arrêtant pour demander notre route pour un hôtel (bien mérité) pour passer la nuit, nous rencontrons des Colombiens qui eux nous ont déjà croisés dans un autre village quelques jours plus tôt.

On aperçoit au sol, notre route tracée pour le lendemain sous leurs conseils avisés....dans la pratique ça ne sera pas si plat ! 

Une fois de plus, nous sommes émerveillés devant la bienveillance et l'envie de nous aider des Colombiens. L'hôtel que nous cherchons est juste à côté de chez eux.

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Aujourd'hui, une grande étape nous attend, mais ce matin se prépare une grande fête juste à côté de l'hôtel pour accueillir 300 mineurs. C'est le patron qui régale : patates et viandes grillés, boissons à volonté.

Autant vous dire qu'on est pas partis le ventre vide, on a même gouté notre première chicha (boisson à base de maïs fermenté)  

Les questions fusent comme d'habitude : "d'où venez-vous ? ou allez vous ? comment trouvez vous la Colombie ?" Avant que Maïka tente d'adopter définitivement ce petit chien, nous nous lancons à l'assaut des kilomètres de la journée.

Le macadam de cette ville noire de charbon se transforme vite en une piste sableuse parcourue par les mêmes camions de la veille.

j'ai pas un truc dans l'oeil ? 

Nous sommes en équilibre sur nos montures dans la poudre au sol et des nuages de poussières dans les yeux à chaque camion qui double ou croise à plein régime. Heureusement, nous sommes en descente ! Des VTTistes colombiens sont dans l'autre sens, il doit s'agir d'une course.... quel courage dans cette poussière ! Les salutations vont bon train ! Entre fous on se comprend !

Finalement la suite du trajet sera plus calme et agréable...pour arriver jusqu'à Ubaté

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A l'approche de la ville d'Ubaté, nous découvrons qu'il s'agit d'une région importante de production laitière. Tous les moyens sont bons pour transporter le précieux liquide.

Et oui ! vous avez bien lu ! la race Montbéliarde est représenté en Colombie 

Comme dans toutes les villes de Colombie (que nous avons vues jusqu'à maintenant), les rues représentent un gigantesque quadrillage, dont certaines sont plus tranquilles : tant mieux c'est toujours mieux un peu de calme pour la nuit.

L'entrée de notre hôtel pour la nuit.... une bâtisse de plus d'un siècle

Allez pour le plaisir (puisqu'ils y en a qui en redemandent), c'était quelques jours avant, avec Maïka derrière la caméra. Je vous laisse apprécier les qualités d'improvisation des acteurs !

 Oui ! j'ai (vous ai) compris !

Une dernière dans le même coin...on change de caméraman et on rajoute 2 acteurs (quelques longueurs, mais nous n'avons pas de monteur sous la main et encore moins le matériel pour le faire....on pédale c'est déjà pas mal, non ?). Comme nous, vous êtes peut-être surpris de l'absence de véhicules et de l'excellence du macadam, rassurez-vous cela n'as pas duré.

Je vous laisse vérifier....mais il me semble qu'elle ne pédale pas beaucoup... Ah ! mais c'est une descente, je comprends mieux...
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Nouvelle journée... nouveaux kilomètres... nouvelles découvertes

Nous voilà partis d'Ubaté toujours en direction de Bogota en appréciant les routes proposées par Maps.me notre nouvel ami. Ça s'annonce plat....puis montant, effectivement....Cette fois, nous avons été plus réalistes dans nos objectifs et nous atteindrons bien le "Kampo Nattivo" (un "Inn Vivo à la John !) à une heure raisonnable (vers 16h30), mais arrivés devant le portail, un gros cadenas nous accueille....! Pas grand chose à la ronde....une maison quand même, mais où seuls les chiens semblent présents et nous découragent d'approcher. Juste à côté, une bicoque en tôle, planches et autres matériaux de récupération, et un homme en haillons qui nous regarde subrepticement. Nous l'interpellons de loin et il nous explique que les voisins sont partis à un enterrement, à la ville. Après quelques échanges cordiaux et souriants (bien que totalement édentés en ce qui le concerne), nous lui demandons si nous pouvons dormir sur son bout de terrain en se demandant bien où trouver quelques m2 sans trou ni bosse sur ce terrain en pente. Il semble très flatté que nous acceptions de rester chez lui et nous amènera un gros seau d'eau tiède pour nous accueillir. Le lendemain matin, nous aurons aussi droit à 2 tasses de café d'une hygiène plus que douteuse mais dont nous le remercierons vivement. Une fois de plus, nous vérifions que les plus pauvres sont souvent les plus généreux ! Nous lui laisserons en cadeau quelques aliments salés et sucrés, ne s'inquiétant plus trop de l'état de ses potentielles caries....

Mais de nouvelles rencontres nous attendent ! Après notre photo d'au revoir et juste au moment d'enfourcher nos vélos, voilà que débarquent sortis de nulle part 2 motards de la police qui s'arrêtent juste à la hauteur du terrain... insolites gilets jaunes dont on ne sait pas trop - ici non plus - quoi penser de prime abord ! Des voisins (on ne saura jamais lesquels) les ont appelé, personne ne saura si c'est nous qui les inquiétions ou si c'est eux qui s'inquiétaient pour nous....! En tout cas, très décontractés et agréables (je pense qu'ils n'avaient pas grand chose d'autre à faire ce matin là !), ils nous aideront finalement à trouver la piste rejoignant la route de Tausa, en essayant désespérément de nous aider dans les montées en poussant nos sacoches du pied avec leur moto ce qui les faisaient systématiquement caler et finissait dans les rires et la bonne humeur !!

Une petite photo de notre indigène à la bicoque en tôle.... y a la notre aussi. On voit très clairement que maman, elle galère...

(Je me permets Pablo de rajouter quelques photos.....) Fais attention qu'il ne te demande pas tes lunettes, j'ai l'impression qu'il en aurait besoin...

Pendant que je bois mon "tinto", Pablo donne quelques cours de découpage de chambre à air à Joe l'Indien.

Quelques autres photos des "caballeros" à moto

"T'y crois toi ? Des motards pour nous escorter.... gentil mouton, va ! 
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Publié le 26 décembre 2018

Une des fêtes les plus importantes de Colombie, très importante... Nous avons eu de la chance d'être dans un hôtel raisonnable, au niveau son...

Chez les voisins, c'était la musique à fond et la fiesta durante todo la noche...

Mais c'est quand même Noël, alors Feliz Navidad a todos !

Pour notre part (avec Maïka), les cadeaux étaient très satisfaisants.... Si vous voyez ce que je veux dire... Je veux ouvrir mon cadeau ! Je veux ouvrir m.... C'est bon Maïka ! On a compris.... C'est quand même dur de cacher le cadeau quand on est en voyage, alors on les a achetés ensembles... Du coup ça fait pas trop Noël, mais bon...

Pyjama licorne rose pour Maïka, et rubik's cube à 12 faces pour moi...

FEEEEELLLLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIZZZZZZZZZZZZZZ NNNNNNNNNNNNNNNNAAAAAAAAVVVVVVVVVVVVVVVVVVIIIIIIIIIIIIIIIIIIDDDDDDDDDDDDAAAAAAAAAAADDDDDDDDD


C'est encore mieux en le disant... tout en pédalant, bien sur !
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Publié le 31 décembre 2018

Sur les conseils avisés des policiers, nous entamons notre difficile ascension jusqu'à un col en partageant la route avec les autres véhicules, à vrai dire nous ne faisons pas vraiment le poids...


On vous propose l'ambiance à l'arrivée au col, enfin on croyait y être.....

On s'y croirait... en haut ! 

La suite du trajet file tout droit en descente, on va plus vite que les camions et notre arrivée à Zipaquira est idéale à vélo pour passer au travers des embouteillages. Les vidéos ci-dessous vous le prouve, serrez les fesses, ça passe...

On fonce dans le tas... 
Nanananèèèèèrrreeeeeeuuuuuuu......

Enfin pour terminer cette journée, nous profitons des décors de Noël illuminés à Zipaquira, cette ville joliment colorée avec quelques quartiers paraissant plus propres et accueillants que les villages que nous avons pu voir auparavant....

Le magnifique "Parque"  de Zipaquira, comme ils appellent la place centrale des villages
Une petite passagère clandestine nous montre le chemin pour l'hotel..                                   Le Zipa, le "chef "indien
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Publié le 31 décembre 2018

Nous étions donc à Zipaquira pour une 2eme nuit que nous nous shommes dit : nous ne pouvons pas aller à Zipaquira shans visiter l'incroyable et mashestueuse Cathedrale de shel......... Tadaaaa.....


Les prix ne sont pas donnés mais nous y sommes enfin.... Une immense et somptueuse cathédrale... sous terre....

Et quand je dis immense, sh'est immense.... 6000m2, dans le sel.... la basilique fait 120m de long et les hauteurs atteignent 22m de haut ! Les galeries sont gigantesques et très belles. La cathédrale se trouve au 2eme niveau mais la mine était exploitée sur 4 niveaux. Au début, un chemin de croix jalonné de petites étapes sur la vie de Jésus nous accueille. La 1ere cathédrale a été commencée en 1950, dans des galeries creusées 2 siècles auparavant (le sel a commencé a être extrait dès le 5eme siècle), mais menacée d'écroulement, la cathédrale actuelle date de 1990. Les mineurs étaient très pieux, et priaient pour demander la protection de la Vierge et de Dieu.

Grandiose..... Fiiiuuuuuuuu 

La cathédrale est au départ une mine de sel où les mineurs venaient, quand ils avaient fini leur travail, tailler ces belles choses...

On dirait des Schtroumpfs.... 

En France, le sel est récolté dans des petits bassins avec de l'eau qui s'évapore, un genre autre existe aussi, sous forme de mine...

Et, taillée de manière à donner l'illusion qu'elle est en lévitation, de 16m de haut et 10m de large, je vous présente :

La plus grande croix souterraine du monde chers spectateurs et spectatrices !!!!!!!

Oui, devant vos yeux ébahis, la plus grande croix du monde.... en souterrain !

Et pour terminer la visite virtuelle, Mesdames et Messieurs, je vous propose de rejoindre le coin "shopping"....

Et bien grand merci à tous de m'avoir écouté, c'était avec grand plaisir, et peut-être que l'on pourra se recroiser....

Ciao

Pablo

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Publié le 2 janvier 2019

Avant de partir, excellent petit-déjeuner avec tamales dans les feuilles de bananier. En vitrine, les GGD dont nous ne rêvons...qu'à moitié (GrosGateauxDegueulasses, appellation d'origine contrôlée par Pedro Bize). Il faut dire que les Colombiens adorent les colorants, je vous laisse admirer les couleurs chatoyantes et mordorées des langues de nos schtroumpfs en devenir...

Beuuuuuurk..! 

Arrivée à Cota : une fois de plus, nous sommes sans nouvelles de potentiels hôtes de Warmshower. Nous ne sommes pas très chanceux avec ces systèmes d'hébergement volontaires pour cyclistes ni d'ailleurs avec les autres réseaux fonctionnant avec facebook etc (et là, j'ai une pensée émue pour mes jeunes collègues qui devaient me former à ce mystère avant de partir, dommage nous n'avons pas eu le temps !). Peut être est-ce aussi du au fait que, malgré ma carte sim colombienne, mon whatsapp fonctionne avec mon numéro français mais que donc, pour m'appeler, il faut faire mon numéro colombien ! Les voies de la technologie (me) sont décidément impénétrables...! En tous cas, ça a toujours été compliqué, surtout en période de Noël où les gens sont sans doute aussi moins dispo. Rajoutons à cela des discussions en espagnol au téléphone beaucoup plus difficiles a comprendre pour nous que le castillano argentin (on galère sérieux à les comprendre !) Bref, peut mieux faire...

Or donc, comme nous sommes très vieux jeu et que nous continuons malgré tout à... PARLER aux gens, nous rencontrons un jeune homme, qui, comme beaucoup, s'étonne avec ravissement de notre équipement. Ne sachant comment nous dire à quel point il trouve ça ....génial ! Il s'évertuera à trouver un copain, qui a une maison, encore en travaux, et dans laquelle on pourrait passer la nuit, enfin pour cela il faut qu'il téléphone à 10 personnes, mais à la fin, nous y voilà.... Mieux que warmshower !


                                          En Colombie, mieux vaut être cycliste qu'en fauteuil roulant   ....!                
A Cota, la maison de l'abuela chez qui nous avons cuisiné..... en face, la maison en construction de son petit fils 
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Publié le 1er janvier 2019

Ca y est, nous sommes en 2019...Bonne année et bonne santé, tous en robe de soirée sous 21°!!!

Après Noël, joyeuses fêtes, tous sous le champagne et les cacahuètes !!!!!!

Pablo

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Publié le 1er janvier 2019
La musique qu'on a écouté pendant 2 semaines.......... 

Je vous laisse profiter de la musique, que j'ai cherché pendant plusieurs heures...........

Pablo

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Publié le 6 janvier 2019

NB: Tout d'abord, merci beaucoup pour tous vos commentaires depuis le début de ce voyage et blog ! Nous tenons à vous dire que vos petits messages, loin de passer inaperçus, suscitent immédiatement et pour tous curiosité et empressement à chaque connexion internet ! Merci encore de nous sentir en lien avec tous et de pouvoir partager avec vous ces moments forts!

(Suite par Pablo:)

Nous voici donc à Bogota, pour la 2eme fois... Ayant effectué la boucle en passant par Tunja, Villa de Leyva, Raquira, Ubaté ou Cota... Arrivée splendide :

Après cette arrivée mouvementée mais en beauté, nous trouvons un hôtel pas loin du quartier de Soledad, l’hôtel 52, plutôt confortable, mais un immeuble tout en hauteur, heureusement qu'il y a un garage. Le lendemain, nous partons - enfin - faire Le Cerro de Monserrate, le mont qui domine Bogota à 3150m....environ 550m de dénivelé à faire donc. On peut y monter en funiculaire mais comme nous sommes très sportifs et très solidaires de maman qui n'aime pas les funiculaires, nous optons pour la version sportive. Mais la traversée de Bogota est toujours intense, à chaque pause (ici petit déjeuner) nous avons l'occasion de faire des rencontres et nous devons finir par de belles montées....

...L'entrée de la montagne à pied n'était ouverte que jusqu'à 13h (on s'était déjà fait avoir), et nous arrivons à 13h MOINS LE QUART... Après avoir demandé au gardien de l'entrée, puis à l'accueil, puis à la police, de garder les vélos, elle nous dit qu'il faut aller voir le sergent tout là-haut, Papa et Maman vont voir le sergent....

-Non, vous devez laissez les vélos sur le parking.... Or, il était -2, et il fallait aller sur le parking, mettre les cadenas et arriver à la porte avant qu'elle se ferme... Alors, Papa dit qu'il reste là pour garder les vélos, alors nous y allons sans Papa...

les magnifiques vues sur Bogota, ça valait bien toutes ces marches ! 

Pauvre papa, il aura bien mérité une part de pastèque ! Nous revenons l'après-midi, et nous allons dans l’hôtel Yarumo, déjà fait lors de la première fois que nous étions dans Bogota....

- "Hay habitacion por la familia francesa loca con la bicicleta ?? - Si, claaaaaaaro !!! "

Yeaaaaahhhh (j'ai adoré cet hôtel)

Pablo


La vidéo qui suit vous permettre d'apprécier quelques ressentis de chacun au moment où l'on traverse un quartier d'affaire de Bogota, non loin du Terminal de Salitre (où nous ne prendrons finalement pas de bus !).

On cause....sans s'arrêter (une fois de plus, il nous manque un preneur de sons)
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Dans cette petite ville, rien d'autre à dire que les gens étaient très gentils, et qu'on a dormi dans un excellent hôtel, pas cher.... Je parle donc de Sibaté, la ville aux personnes gentilles.... Mais le lendemain, nous allons dans un camping !!!!! Pour Noël, dans un camping, mais pas n'importe quel camping....! Un hôtel-camping, et pas n'importe quel hôtel-camping, un hôtel-camping avec les chambres qui sont plus ou moins à 50 euros, mais pas n'importe quel hôtel-camping avec des ch..... Bon c'est bon, il y avait une piscine, et un sauna, et en plus (comme on est dans le passé pour nous) c'était le soir de Noël !!! Voir étape de Noël... Nous n'avons pas utilisé le sauna, mais quel piscine !!! Une piscine de 25m ... Non, pas du tout en fait, une piscine comme on les vend en France de 3m de diamètre.... Mais on y est quand même restés 1h et demie avec Maïka. Je vous rassure, nous ne nous sommes pas payés la chambre à 50 euros la nuit... Mais quand même, c'était très agréable. Natilla (espèce de flan) et buñuelos (sorte de beignets ronds - sans aucun gout pour certains - mais très moelleux, très bons selon moi) pour le dessert de Noël.

La suite au prochain épisode,

Pablo

Sur la route, des restaurants de cochons d'inde, de la viande avec mouches, des fraises à la crème... et nos 1ers rapaces  

NOEL ENTRE SIBATE ET FUSAGASUGA par Maïka

Coucou vous vous demandez comment on a passé Noël ! Et bien, après une belle descente, nous sommes arrivés dans un camping. Choisi par papa pour un bon Noël avec trampoline piscine sauna et petit Juan très rigolo que nous vous montrerons en photo.

Maïka

Petit Juan qui promet au diabolo .... Coco !.... et la fleur de feijoa (fruit avec lequel on fait de très bons jus) 


Arrivée versant tropical : fougères géantes, bananiers, palmiers.....Nous nous sentons tout petits devant Dame Nature !!
sur le traineau du Padre Navidad, en mission commandée : ça urge ! 
Une des premières maisons en arrivant sur Fusa......gasugà 

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Pour le 25 dec, Maïka récupère d'un petit coup de moins bien tranquillement...nous arrivons heureusement rapidement à Fusagasuga, une ville à coté du camping El Secreto Campestre, où nous avons précédemment dormi (voir épisode 29). Et dans cette ville, nous finissons par trouver un hôtel plutôt sympathique mais en hauteur et sans garage. Nous sommes obligés de monter les vélos, mais passons..

Le lendemain, nous rejoignons un homme du service du camping qui nous aide à trouver une camionnette double cabine avec plateau. A défaut d'avoir pu trouver un bus depuis Bogotà*, l'idée reste d'aller dans la région du café, près d'Arménia, en évitant de passer la (fameuse) "Ligna" à vélo...

(*En effet, cela n'a pas été mentionné avant, mais nous étions revenus à Bogota en partie pour aller au terminal et prendre le bus hasta Armenia. Mais on était 2 jours avant Noël, tout était pris sauf une seule compagnie, qui était en état de force car elle pouvait monter les prix à tout moment. Et nous, avec notre petit supplément de volume, ça pouvait monter très vite... Les billets, c'était fini... Nous avons attendu 3h et nous nous sommes dit qu'il valait mieux essayer de commencer une partie du trajet à vélo, qu'on verrait plus loin et une fois Noël passé comment les choses se présenteraient).

ça dépasse.... mais tout arrive sans casse ! 

En montant, quelques adolescents (écervelés!) profitent du confort de se faire tirer :

Différentes façons de voyager....pas cher !  

Petite note (maternelle) sur cette fameuse ligna qui fait frémir tous les cyclistes et autres voyageurs non motorisés: la Ligna est la séparation entre les 2 chaines de montagnes avec fortes descentes mais donc très fortes remontées. Bien nous en a pris ! Nous passerons effectivement en quelques heures à peine des 1700m d'altitude de Fusagasuga aux 300m de Girardot (en semblant plonger dans un bain de chaleur humide et collante !) puis remonterons passer un col à environ 3400m (là, par contre, on se gèle....mais le conducteur, lui ne semble pas comprendre et laisse la fenêtre toute aussi ouverte) pour redescendre au final à Calarca à1573m.... Pas étonnant qu'une forte odeur de frein ainsi qu'un joli fumet sortant de la carrosserie oblige le conducteur à faire une pause de 30' sur le bord de la route, sous le regard décontracté des policiers qui en profitent pour venir papoter...le temps pour le chauffeur d'enfiler une "agua de pañela y queso" et pour nous quelques "buñuelos" y "papas rellenas" (papate fourrée) et nous voilà donc repartis pour Calarca, un peu avant Armenia. Toutes ces montagnes russes ont de quoi donner le tourni mais forts de nos désormais excellentes capacités d’adaptation, une fois arrivés à destination, nous reprenons rapidement nos esprits en quelques petits tours de pédales pour nous trouver un petit hôtel.

C'est pendant que papa garde les vélos qu'il rencontre Carlos, un monsieur qui pourrait nous héberger mais il était le soir, tard, et nous devions aller au plus près, la maison de Carlos étant dans la campagne et l'hôtel étant dans Calarca même, l'hôtel est passé...ce sera pour le lendemain peut être...

Tinnttaaaatttaaaaatttiiiiiiiiinnnnnnnnn...... (Générique de fin)

Pablo


Et voilà donc en images un extrait de notre passage de Fusagasuga à Calarcà (206 km), sur une route de montagne, où les énormes camions occupent l'espace et donnent le tempo de notre lente progression....et pourtant nous sommes motorisés...!

facile sans pédaler...

Le type de camion dit camion "mule" que l'on rencontre tout le temps

Camion "mule" et fumée de freins 
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ET PENDANT CE TEMPS....

et malgré le fait que ce soit vraiment difficile, MAIKA travaille un petit peu par un petit peu ses tables de multiplication.... Alors, comme il est tellement difficile de retenir les tables de multiplication qui n'ont aucun sens (mais alors vraiment, aucun !!...pff. ..) c'est grâce à cette petite histoire de la table des abeilles que Maïka va mieux se rappeler de la table des 6.... On la partage avec vous car elle nous a demandé temps et patience. ..

Tout le monde sait que les abeilles ont 6 pattes. Et il parait que l'hiver, elle mangent du miel....alors...

Il était une fois, dans la famille abeille, une maman demande à ses 2 fils d'aller chercher du miel chez leur grand mère.

2 et 3. Ils enfilent donc leurs 6x2= 12 baskets mais passent chercher un copain et celui-ci veut se joindre à eux (miam!). Ils partent donc chez la grand mère avec leurs 6x3=18 baskets à leurs 18 pattes.

4. Mais la grand mère est très maniaque et pour aller chercher le miel il faut mettre des chaussons pour ne pas salir la maison. La grand mère vient avec eux pour leur montrer comment faire et ils enfilent donc, les 3 enfants et la grand-mère, leurs 6x4=24 chaussons. Une fois le miel récupéré, ils reviennent chez eux mais, entre temps, leurs 2 petites cousines, très gourmandes !, sont arrivées. Leur maman leur dit donc: 'il faut aller rechercher plus de miel, allez y ensemble avec vos 2 cousines'. Les voilà répartis tous les 5.

5. Cette fois, chez la grand mère, ils iront seuls chercher le miel, tous les 5 comme des grands, et auront besoin de 5x6=30 chaussons (la grand mère en a toute une collection!)

6. Il y a tant de miel à porter que la grand mère aide les 5 enfants à ramener le miel chez eux. Avec super Mamy (qui met aussi des baskets!) ils auront donc besoin de 6x6=36 baskets.

7. Revenus à la maison, la maman avait déjà mis la table pour 7, ne sachant pas que super mamy serait là. Elle avait donc mis 7x6= 42 assiettes (il faut 1 assiette par patte car les abeilles sont très gourmandes).

8. Elle demande donc aux enfants d'en mettre 6 de plus pour la grand mère: sur la table, au final il y a donc 6x8= 48 assiettes Enfin, ils vont tous pouvoir se régaler !

9. Le soir, le tonton arrive pour venir chercher les petites cousines. Par l'odeur du miel alléché, la maman lui rajoute ses 6 assiettes. Mais manque de pot, ce sont les enfants qui doivent faire la vaisselle ! Ils auront donc 9x6 = 54 assiettes à laver.....pff.... !!

Conclusion: heureusement que les abeilles ont 6 pattes....et non pas 6 estomacs :-)

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Publié le 11 janvier 2019

La petite ville de Calarcà est à quelques kilomètres de la capitale du Quindio : Arménia, 4ème ville de Colombie. Nous sommes maintenant à une altitude de 1 500 mètres après avoir passé un col à 3 300 m en véhicule. La chaleur est au rendez-vous et nous en profitons pour visiter le "Jardin Botanico del Quindio".

La visite d'environ deux heures est assurée par un guide colombien en français ! (ça fait du bien !) Un beau sentier nous emmène à travers une végétation luxuriante jusqu'à une immense maquette de la région, où l'on comprend qu’ici non plus, ça va pas rigoler à vélo !

Au fond, la maquette nous rappelle les virages de la veille...

Le parcours dans ce jardin botanique nous fait découvrir la flore et la faune que l'on va désormais rencontrer: bambous gigantesques, agutis, colibris et autres oiseaux aux couleurs féériques...


Il y en a même des transparents ! 
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Publié le 15 janvier 2019

Qui dit café....dit montagne... ! Un petit café ? Et bien figurez-vous que même si nous ne buvons pas de café, nous allons quand même devoir monter....c'est vraiment trop injuste !

Notre deuxième nuit à Calarcà se fera chez Carlos, dont Maïka a déjà parlé un peu plus haut dans le blog, un bonhomme bien sympathique qui nous permet de dormir tout en haut de "son château" pour la modique somme d'1 € et 40 cts par personne (record à battre). Cette maison est construite sur une "ossature bambou". C'est un matériau très utilisé dans la région : résistant et économique. L'heureux propriétaire de ce lieu est tout content de nous recevoir, car il a vécu plusieurs années en France et se souvient bien de son français. Il y a peu d'opportunité pour lui de parler français en Colombie.

Vue de notre chambre tout en haut....                                      Un des "tchaval" du fils de Carlos 

La journée de vélo sera particulièrement difficile. Nous ne réaliserons qu'une distance de 24 km, mais nous n'aurons droit qu'à 5 km de descente.... ça fait beaucoup de montée tout ça ! Calarcà est à 1537 m d'altitude et Salento culmine 358 m plus haut.... mais les dénivelés cumulés positifs s’additionnent pour atteindre les 700 ou 800 m environ à gravir.

Nous aurions pu c'est vrai partir à cheval, jeep ou bus (chivas).... mais nous sommes venus pour faire du vélo...et c'est sur l'autoroute que nous évoluons la plus grande partie de la journée. Un classique en Colombie, et c'est gratuit pour les vélos !

Notre progression est comme d'habitude ponctuée de klaxons, salutations, encouragements diverses et variés par les Colombiens qui ralentissent à notre hauteur pour admirer "los franceses locos".

La dernière portion se fait sans autoroute sur une route sinueuse et à fort pourcentage...

Nuestro "Quintana" 
Et avec le sourire s'il vous plait !

La vidéo ci-après en dit long sur la difficulté de la journée à l'arrivée à Salento.

L'arrivée à Salento...au pied du Parc National de los Nevados !  
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Publié le 20 janvier 2019

Notre arrivée à Salento fut majestueuse...pour nous accueillir, ils avaient prévu (et de longue date !) un concert entamant une periode de festivités de plus d'une semaine...Tout à donc commencé par un concert live, sur la place centrale, mais façon colombienne, c'est à dire un truc qui profite à toute la région, même montagneuse, avec ou sans boules quies, peu importe ! Au début malgré notre charmant hôtel, nous avons cru que nous n'y survivrions pas, et puis, les autres soirs, ça n'était plus du live donc nous avons décidé de profiter de ce magnifique coin et départ de balades qu'est Salento.

Salento avec ses belles maisons, ses lolitas en chiffon, et ses fermiers 

Sur la photo du milieu, les mannequins de chiffon, des femmes (dont notre préférée "Cassandra") devant le maisons ou baladées à l'arrière des motos, qu'on suspecte disparaitre (??) peut être pour le 1er de l'an ?? ou devenir la partenaire de danse de la nuit ?...le mystère reste entier...

Tout d'abord, à Salento donc, un hôtel très sympathique, The plantation House, tenu par une famille britano-colombienne, le père ayant une plantation de café qu'il fait visiter juste à côté. Une vue imprenable le matin au réveil que fait du bien après beaucoup trop de ville.

Dans ce petit microcosme de voyageurs, nous y rencontrons de belles personnes, français, colombiens mais aussi argentins belges, anglais avec qui nous échangeons de très bons moments et expériences de vie. Nous en reverrons certains plus tard, Juan et Isa ainsi que Roméo (5 ans) et petit Manolo (le plus jeune des voyageurs: 2 mois!) nous inviterons chez eux a Medellin et seront nos anges pendant quelques jours, se dédiant totalement à nous avec l'immense générosité et gentillesse que nous avons toujours trouvée en Colombie. Ils continueront de nous suivre et de beaucoup nous aider une fois partis, dans la logistique et les traductions, et nous les attendons de pied ferme en France ! Au programme, tour de France basé sur vins, apéritifs et liqueurs car nous avons découvert un métier avec celui de Juan: créateur de cocktails...et Juan et Isa sont de grands voyageurs, curieux d'apprendre et de découvrir. .ils viendront un jour s'ils le peuvent, c'est sûr !

Prendre le temps de discuter pendant 2h, même s'il était l'heure de partir: la liberté du voyage c'est de pouvoir toujours changer d'avis au dernier moment !

Ensuite, la valle de Cocora ! Celle là même que vous connaissez tous avec ces fameuses photos dans les livres, que dis je sur les sites sur la Colombie...avec les palmiers de cire de 60m de haut, les palmiers à la coupe 'rasta'.

Dans la ' willy' rencontre avec Hélène, Laurent et Joanne (de La Française !) qu'on aura plaisir à retrouver, trop peu, et trop peu de temps...heureusement internet est là !

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Publié le 20 janvier 2019

Le 31, nous faisons la vallée de Cocora (les stars !!!) petit travelling photos :

Les palmiers de cire of Cocora valley ! 

Après une petite promenade avec au début les français Laurent, Hélène et Joanne, et une française de 25 ans qui avait quasiment fait toute l'Amérique du Sud, nous arrivons à la maison des colibris. A noter : très difficiles à prendre en photo... en l'absence d'un mode "colibri" sur les appareils photos !! (200 battements d'aile par minute) !!

Mon petit a su voler à 3 mois ! Le mien a 2 mois et demie et il vole déjà !
Ils discutent, ils discutent... 

Et le plus magnifique de tous était là aussi :

Pfffff.... ça fait rêver...
en live... et en couleurs... 

Dans la forêt, Indiana Jones est dans le coup : (Pablo)

Et Maïka avance, avance et au bout du pont qu'est ce qu'elle voit ? Le yéti de la rivière est là, tout proche... 
Retour à Salento en.... "willis", vous l'avez deviné.
quelques dernières... pour la fin. 

Je rajoute trois petites vidéos, à l'article de Pablo, pour que vous puissiez sentir l'ambiance... ça le fait bien

(ça finit dans l'eau......                                                     ....pour la caméra !)
"Payasos" !!      Thomas tu apprécieras le travail...! 😀
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Publié le 22 janvier 2019

Après multiples réflexions, nous nous renseignons pour savoir si ça serait possible de faire un trek dans le parc naturel de Los Nevados. En revenant de la vallée de Cocora, nous avons demandé à un guide à cheval (on pouvait faire la balade en cheval) quels étaient les prix pour monter jusqu'à une ferme dans Los Nevados, en cheval (la classe). Nous avons comparé avec les prix qui nous étaient donnés par les entreprises qui pouvaient nous faire faire des treks à pied dans la ville de Salento et cela revenait quasiment égal voire même moins cher. Il faut savoir aussi que la vallée de Cocora est au début du parc national Los Nevados et là, un guide est obligatoire parce qu'on peut se perdre en altitude mais aussi parce qu'on peut être malade avec le MAM (mal des montagnes).

Nous décidons donc de monter pendant 4h à cheval jusqu'à Finca Argentina !

Soyez nombreux pour le prochain épisode, parce que ça va galoper, je vous le dis moi !

Pablo

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AVANT TOUT, REPONSE DE MAIKA AUX QUESTIONS DE SA CLASSE DE CM1:

Coucou,

Nous ca va bien merci. Pour votre message, je vais essayer de répondre à vos questions. La première partie parle de la taille des palmiers de Cocora n’est ce pas ? Et bien ils peuvent mesurer environ 60 mètres de haut. La deuxième demande si nous avons adoré mais bien sur que nous avons adoré !!! la troisième si nous avons reçu des noix de coco sur la tête : ha ha ha…non il n’y en avait pas car ce n’était pas vraiment des cocotiers, en vérité ce sont des palmiers de cire. On les appelle comme ça car la cire qui est sur le tronc s’utilisait pour faire des bougies ou du savon et le tronc en lui-même s’utilisait pour faire une gouttière comme un tuyau pour l’irrigation (= arrosage) des champs. Les palmes (feuilles ) servaient pour la messe des rameaux. Les fruits s’utilisaient pour alimenter le bétail (animaux). Nous arrivons à la quatrième question: est-ce-que nous dormons bien ouuuuui la plupart du temps ! Alors la dernière je crois bien est-ce-que la COLOMBIE est calme heeeeuuuu sauf pour la musique vous verrez bien quand je rentrerai.

GROS BISOUS à vous PS : ne vous inquiétez pas je pense à vous

Maïka


SUITE: LE TREK DANS LE PNN DE LOS NEVADOS....par Maïka:

Coucou,


Nous sommes partis le 3 janvier dans une jeep qui nous a amenés dans la vallée de Cocora. Et là nous avons pris quatre « tchaval » (cheval) comme dirait Carlos. Carlos est un monsieur qui parle français et qui nous a accueilli dans sa maison très gentiment (voir étape Calarca). Et donc, deux guides nous ont accompagnés : il y en avait un a l’avant et un a l’arrière. Mon cheval s’appelait Moro celui de ma maman s’appelle Cremo.

Yah ! Yah ! Fiuuuuuiiiit ! Yah ! (Bande son) Moro ! Yah ! 

Et le paysage, le paysage..... Au début, dans l'ordre: Papa, (dont le cheval n'aimait pas se faire doubler) puis Maïka, (avec Moro qui n'avançait pas) après Maman (Cremo avançait bien, c'était le seul), et puis moi, (qui me faisait tenir, mon cheval était sans doute un petit peu trop nerveux au début), nous avons vite changé. L'ambiance auditive :

Vous pouvez pas savoir dans quelles conditions on était, euh ben si, en fait...
On peut regarder ça avec la bande-son de "my little pony" aussi...

Vous vous doutez bien quand même que ce n'était pas que ça, et en image s'il vous plait !

Il me semble quand même bien avoir vu des vaches... 

Et la formidable arrivée à la finca, non pas Argentina comme nous le pensions, mais Finca Buenos Aires, nous sommes la capitale !! (manque de place à Finca Argentina)

Retour à Cocora le soir même pour les caballeros, juste juste.... 

Après cette arrivée que vous vivez quasiment comme nous (il y a le froid, tout), les photos d'intérieur: agua de pañela (tisane à la canne à sucre) jamais autant appréciée, puis repas préparé par Henrique :

Cha caïlle.... 

Ou d'extérieur...

Cha caïlle un peu plus... 

Après une soirée avec un excellent repas et la découverte de quelques trucs sur la coca par un guide, le monsieur en bleu (con los huevos) nous allons nous coucher.... Si vous vous voulez savoir ces informations, lisez le paragraphe suivant, si vous ne voulez pas savoir, lisez le quand même, ça vous apportera toujours quelque chose :

Il faut savoir en premier lieu que la coca, la feuille de coca, est un excellent remède contre le mal des montagnes, un guide doit donc toujours en avoir sur lui. Le guide nous a expliqué que la feuille de coca est une feuille qu'on mange et qui donne tous les éléments nécessaires au bon développement du corps (magnésium, calcium, potassium, zinc, fer et beaucoup d'autres encore...). Pendant la guerre du caoutchouc au Pérou de 1899-1903, les indiens étaient chassés de leurs terres que les conquistadors prenaient pour cultiver du maïs... Les indiens survivaient en faisant leur petites cultures mais étaient nombreux à mourir. Plus tard des chercheurs ont essayé de savoir pourquoi ils sont morts dans cette période, ils croyaient que c'était à cause de la coca, et non, justement c'est ça qui les a fait survivre. Ils mouraient car ils ne pouvaient plus cultiver toutes leurs terres comme précédemment ! Nous avons aussi appris que la cocaïne (la drogue) était fabriquée par les narco-trafiquants en prenant une feuille de coca et en lui faisant faire un procédé chimique pour ne garder qu'une seule partie parmi tant d'autres de la feuille de coca, la cocaïne. De nos jours, il n'y a que les indiens qui ont droit de cultiver la coca, et ils ne les commercialisent que à des gens qu'il choisissent soigneusement et les 'magasins' sont rares. Le guide nous expliquait qu'il fallait se mettre à plusieurs guides pour pouvoir obtenir de la coca, et qu'ils ne le faisaient pas souvent.

Le lendemain sera à la prochaine étape

Pablo

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Après avoir dormi, certes, nous avons eu un petit coup de froid peut-être, mais il est important de dire que le climat français et colombien n'est pas le même (vous l'avez peut-être vu, Pierre-Daniel et Pirate l'ont mentionnés, toujours pas de neige à l'horizon, hum hum). Mais, passons, le guide de la soirée d'hier nous avait dit qu'une fleur endémique de Colombie logeait juste au dessus de notre camp, dans un nouvel écosystème : le Paramo.

Les filles, qui n'avaient pas très bien dormi, n'ont pas pu venir, mais, papa et moi y sommes allés, pour voir donc cette fleur, curieuse...la "fraijole"


Ces fleurs poussent très lentement, et un spécimen de 3m peut atteindre les 60 ou 80 ans. 

Ces fleurs sont aussi, "attrapeuses de nuages", c'est à dire que, la nuit, elles absorbent l'eau dans l'air, et le transmettent dans le sol, en en gardant une partie pour elle. C'est pour ça que quand nous marchions dans un endroit ou il y en avait beaucoup, c'était les marécages, limite on s'attendait à voir surgir une horde acharnée de moustiques, et des crocodiles qui partaient changer d'air ahhhhh la montagne... Et finalement, nous sommes arrivés à un sommet, (en marchant vite) à combien s'il vous plait ? 4000m d'altitude au dessus du niveau de la mer, comme ils disent... 600m de dénivelé, en 40 min...

L'ambiance en vidéo tout là haut dans la montagne, où Pablo a galopé comme un chamois.... Un 360 filmé par son père qui a réussi à le suivre !

Retour au bercail, les garçons récupèrent les filles qui se réchauffent au soleil en attendant puis redescente vers Cocora 1800m d'altitude...en partant de 3400, ça fait donc 1600m de dénivelé, plus toutes les montées et redescentes en chemin, allez va... je vous le fait à 2000m dans la journée ! Les cuisses (des adultes!) s'en rappelleront très douloureusement pendant 3 bons jours !! Arrivée à Cocora un peu avant le coucher du soleil...

des couchers de soleil dignes de la planète du petit Prince ...
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Nous voilà de nouveau sur la route, et à vélo, bien sur....surtout que ça commence par descendre. Ensuite.....ça remonte ! Et c'est justement là que les talents médicaux de Maïka vont nous aider à interpréter la radiographie de Pablo, trouvé au bord de la route certes, ....mais il s'agit apparemment bien de la sienne... Dr Maïka semble catastrophée, Pablo en perd la conscience, mais je vous laisse en images découvrir par vous même la scène bien surprenante, je vous l'accorde :

"Voyons voir......mmmh ! Effectivement, au vu de la radio, il n'y a pas de doute, il est en manque, il lui en faudr'lait plus !" 

Le diagnostic est vite établi et le traitement à prendre pour enrayer les troubles apparents est clair : manger quelque chose à base de lait ! Mais attention il lui faut du lait, du vrai ! Le vlà qui va être servi....

Après un bon riz au lait, la troupe ragaillardie peut donc poursuivre son chemin et savourer encore les paysages de cette belle région du café.

bien chargé lui aussi...quand y'en a plus, y'en a encore ! même pas peur ! 

Un panneau va attirer notre attention plus que les autres....et pour cause

Nous sommes effectivement à quelques kilomètres d'une réserve où vivent paisiblement depuis plusieurs années des "singes hurleurs". Leur cri est très impressionnant et nous décidons d'aller s'en rapprocher dès le lendemain.

En attendant, à notre arrivée à Filandia, nous tentons de retrouver les amis français rencontrés à Salento. Ils ne sont finalement pas restés aussi longtemps que prévu dans cette ville....peut-être un peu trop touristique.

Nous logeons pour la nuit au 1er étage de la maison de Señora Yolanda. Vous apercevez sur la première photo le dernier étage "terrasse en verre" d'où nous pourrons faire quelques photos des alentours, dont la montagne au loin... un des sommets de Los Nevados !

Nouveau quartier.... toujours en pente 
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Après avoir été bien conseillés par un résident local (assis à gauche sur la photo, légèrement poilu) sur la meilleure formule à adopter pour s'approcher de ces fameux singes hurleurs, nous partons comme il se doit, accompagné d'un guide local pour 3 heures de périple... dans la Jungle !

Un havre de paix où coule un "rio" tout au fond de la vallée....comme souvent il me semble, non ? 

Début des festivités en jeep willis pour accéder à quelques kilomètres de la ville à la dite réserve. Notre guide connait bien les lieux et nous met en garde rapidement sur la nécessité de ne pas parler à l'approche de la forêt. Il est 9 h du matin, et les singes peuvent encore être aux abords des limites de la réserve.

Nous nous exécutons, très curieux de pouvoir approcher et voir ces animaux protégés dans ce milieu apparemment propice a leur bon développement.

Évidemment, quand nous entendons que lui continue à répondre au téléphone, pour contractualiser ces prochaines visites à venir, nous sommes un peu dubitatifs sur les chances qu'il nous reste de les apercevoir.

Personnellement, si je ne comprenais pas l'espagnol, j'aurais bien imaginé qu'il soit en train d'appeler un confrère à distance pour lui indiquer le moment opportun pour lancer la bande-son des "singes hurleurs", histoire que nous ne repartions pas bredouilles !

Mais rassurez-vous, il n'en est rien.....quoique...

Je rajoute à ce tableau magique de la vidéo, quelques photos du milieu dans lequel nous évoluons.

Il y a effectivement certaines espèces d'arbres dont il faut se méfier, car les épines de leur écorce sont acérées. Pas une bonne idée de s'appuyer dessus pour se rattraper dans la descente ou s'aider dans la montée. Notre guide prend le temps de nous indiquer ces arbres à éviter tout au long du sentier.

du beau, que du beau dans cette forêt protégée 

La progression dans la réserve se fait sur un petit sentier où nous sommes ravis d'être au contact d'une végétation luxuriante... nos sens sont aux aguets pour ne rien rater des merveilles de la nature...

T'entends quelque chose toi ? 

En vrai ! On en a vu et entendu....mais pas facile de vous les faire écouter, alors pour l'instant on vous les montre :

La vidéo qui suit va surtout vous permettre de vous rendre compte que le guide a réussi sa prestation, à savoir nous montrer des singes, mais surtout mieux appréhender la distance qui nous sépare de ces primates...

Merci le zoom sur l'appareil !

Pas si facile finalement de les voir et pourtant on les entend bien (pas sûr que la bande-son de cette autre vidéo vous permette de bien les entendre (Alain, pas de bande-son fictive finalement, ce sont bien eux.... !)

Aaaaahhhh, un ours ! Non, non, non.... Un jaguar.. Ouf.... Euh, non, un singe... (commentaire signé Pablo !)

La réserve compte 7 familles de singes, et c'est le macho (le mâle) qui hurle. Il a apparemment plusieurs raisons d'hurler mais c'est toujours une question de défense de territoire....

Allez une petite dernière pour le plaisir, peut-être les entendrez-vous mieux (?). Notez que sur ces images.....on ne voit pas de singes !!!

Cette photo a été prise juste au dessus de la réserve, pour illustrer la réalité locale. En effet, une ligne électrique haute tension traverse cet environnement préservé depuis plusieurs années. Rien ne semble avoir pu contrer l'intérêt économique notamment des grosses entreprises concernées. Mais on nous a bien expliqué que les politiques locaux non plus n'ont rien fait pour les en empêcher.....on imagine leurs propres raisons....tout autant sonnantes et trébuchantes !

Parait quand même que quelques singes se sont fait électrocuter par les arcs électriques lors de la saison des pluies... pas joli, joli, tout ça !


Après cet belle voix d'ours qui monte au arbres, retour à la finca où un jeune cabri veut se joindre à nous :

Maiisss, pourquoi tu manges ma chaussure ?
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Publié le 5 février 2019

Prêt à hurler ! Nous enfourchons nos vélos pour continuer notre route. Aujourd'hui ça sera piste tout la journée avec pente importante pour ne pas changer ! Le départ de Filandia est impressionnant, car nous nous faisons arrêter tous les 100 mètres, tels des stars (ça doit être comme ça, non ?), pour se faire photographier....enfin je crois que c'était surtout pour les vélos ! Nous nous prêtons donc au jeu des questions/réponses, toutes les mêmes à chaque fois bien évidemment, puis c'est parti pour une nouvelle journée de vélos.

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance encore de croiser des oiseaux tropicaux et des ananasiers...

Certaines routes en Colombie sont faites sur le modèle belge : succession de plaques de béton. Cela crée quelques secousses en descente surtout, mais c'est bien mieux que la piste....ou le sable.

Les talents de Maïka accrochée à sa caméra Go Pro vous donnent une idée de notre progression toute tranquille sur la vidéo suivante. Celle d'après.... ça monte et Maïka pédale et filme en même temps... tout en goutant à la végétation du bord de route !

Tu me doubles, je te redouble 
les gambettes de la princesse 

Le parcours va se durcir au moment où la météo nous fait quelques caprices. Les capes de pluie sont sous la main... on les sort vite au cas où...et aussi parce qu'elles n'ont pas encore servi, c'est rageant de trimbaler du matériel qui ne sert pas, quoique la colle et les rustines sont toujours au fond de la sacoche matos....et on préfère qu'elles y restent !

Il sont tous à moto.... mais pas nous ! 

Après la descente à petite vitesse au fond de la vallée, on remonte carrément à pied sauf pour Pablo qui ne lâche rien..."cabeza dura" !

On croirait pas...mais ça monte !
Moi, j'ai un vélo ! c'est pas pour m'user les souliers sur la piste pleine de cailloux

Notre étape du soir se fera dans un petit village, où nous planterons la tente dans le jardin d'une famille qui nous accueille gentiment pour la nuit. Belle rencontre, d'un foyer vivant avec peu de moyens. Les photos ci-dessus ne le montrent pas...et tant mieux, mais c'est sous une succession d'orages que nous passons la nuit dans les bras de Morphée. Nous apprendrons le lendemain matin que nos hôtes colombiens nous avaient préparé un peu de place à l'intérieur de la maison pendant la nuit pensant que nous serions très vite trempés jusqu'aux os ! Nous les quittons le lendemain après un énorme petit déjeuner préparé par la dueña, en leur laissant quelques cadeaux improvisés en signe de reconnaissance.

la tente déjà "relâchée" pour que les fils nous laissent passer...elle était tendue à bloc pour la nuit..ça l'a fait !
Un petit tour et puis s'en vont  !
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Publié le 6 février 2019

Nous sommes encore dans la région du café et notre parcours pour rejoindre la grande ville de Pereira passe par de beaux paysages. Pas évident de les mettre en valeur en photo, c'est aussi ça le voyage, des images plein la tête, pas toujours possibles à partager. Vous en trouverez quand même quelques unes.

Toujours en pente....peu de mécanisation des cultures 

Nous ne résistons pas à l'envie de rajouter une 4ème dimension aux très belles fresques murales qui s'offrent à nous sur la route. De belles couleurs comme souvent en Colombie.

On s'y croirait...et d'ailleurs on y est ! 

Notre étape à 1400 m d'altitude dans la ville de Pereira va permettre à Maïka de réaliser un "skype" avec sa classe de CM1, tous très contents de pouvoir lui parler en direct. Un grand merci à Annick, sa maitresse, pour l'organisation de cette séance un peu spéciale. Maïka est ravie...

Nous avons appris plus tard, que l'ordinateur utilisé pour cette conversation vidéo n'a pas réussi à gérer l'émotion de voir Maïka si loin à l'autre bout du monde.... et une fois éteint, il ne s'est plus jamais rallumé !

Toute la classe est passée devant la caméra par groupe de 3 pour dialoguer avec Maïka. Tendez l'oreille !
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Il nous faut parcourir une vingtaine de kilomètres en transport en commun pour atteindre les thermes de Santa Rosa de Cabal. C'est l'occasion pour nous de monter dans un "chiva" aux couleurs chatoyantes. En effet, c'est la caractéristique de ces véhicules...qui arbore principalement le jaune, bleu et rouge, tout simplement les couleurs du drapeau national de la Colombie.

C'est fou comme les dénivelés à franchir nous semble facile...même pas besoin de pédaler ! Trop facile...

Une grande bétaillère bien décorée, les bancs sont en bois, les portes.... il n' y en pas ! 

Le site des Thermes de Santa Rosa est très grand et aménagé pour recevoir une population importante. Beaucoup de Colombiens (plutôt de classe moyenne) se pressent pour venir y passer du temps et notamment tard dans la journée (fermeture à 23 h 30). Nous ne resterons pas si tard, il y a école demain non ?! ... enfin, en vrai c'est surtout qu'il n'y a plus de transport en commun a cette heure tardive.

obligation de se refroidir sous un jet d'eau froide de temps en temps.... il fait vraiment chaud dans ces bassins !
Leçon d'espa..PLOUF ! et tentative de noyade de la camér..PLOUF !

Le retour en "chiva", la dernière de la journée, nous confirme les bonnes ondes des Colombiens pour la musique. Ils n'hésitent pas à reprendre à tue tête les tubes diffusés dans le véhicule... l'ambiance est au rendez-vous.


Désolé, nous nous avions réservé une vidéo de ce moment typique, mais on n'y voit rien et on y entend rien...ç'aurait pu vous faire hurler, non !!!?

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Le lendemain, nous prenons donc le bus pour Medellín, la ville la plus développée de Colombie... Maintenant, on commence à douter des Colombiens (quand ils disent 1h et demie en vélo il faut compter 2h et demie ou plus). Medellín ! Ooooohhh.... Cuatros horas y media en bus (quatre heure et demie : prévision colombienne, six heures : prévision française). Nous nous préparons donc pour cinq ou six heures de bus et en arrivant, nous aurons finalement fait.. 8 heures ! Nous voici donc arrivés à Medellín ! Nous "rebricolons" les vélos, que nous avions 'débricolés' pour qu'ils rentrent dans le bus (il était 9h et demie du soir).

Mais, à Salento, nous avions rencontré la famille voyageuse de Juan, Isa, Roméo ( de 5 ans) et Manolo (de 2 mois), Tatatatattttaaaaaahhhhhh ! Grace à la carte de visite que Juan nous avait laissée à Salento et plusieurs appels téléphoniques pour se retrouver, nous sommes heureux de les voir, tous, venir nous chercher au terminal ! et nous rentrons, eux en voiture et nous derrière, en vélo, à leur maison !

En arrivant, il était minuit, bonjour, au revoir, et on va se coucher...

Mais le lendemain fut plus intéressant, on se lève, on discute, on joue avec Roméo, et c'est là que je vais vous raconter le métier de Juan (Isa est avocate mais travaille aussi en coopération avec lui). Ils ont donc fondé une mini-entreprise, dans laquelle il crée... des cocktails ! Pour les mariages, les anniversaires, des événements importants... ils tiennent un petit bar, dans lequel, il invente des cocktails, il est donc armé 24h sur 24, et 7 jours sur 7, de romarin, de cannelle, d'agrumes séchés de plein d'autres plantes et épices qui donnent un certain gout... je vais essayer de retrouver la vidéo qui présente son travail, mais voilà, rien n'est jamais sur...ah la voilà:

https://www.facebook.com/juanbasquezcocteleriadeautor/videos/573279009784074/?t=21

Nous passons une très bonne journée mais la journée suivante est encore plus intéressante.

Le lendemain, nous allons donc au parc de Medellín, mais pas n'importe quel parc, un parc où il y a des iguanes, et des tortues ! Le parc le plus merveilleux du monde (peut-être pas mais) pour quelqu'un qui veut faire herpétologue comme moi...

L’herpétologie (du grec ancien : ἑρπετόν herpetón, « qui rampe, reptile »), ou erpétologie, est la branche de l'histoire naturelle qui traite des amphibiens et des reptiles (la batrachologie est la branche qui traite plus spécifiquement des amphibiens). Elle aborde leur classification, leur écologie, leur comportement, leur physiologie, leur anatomie ainsi que les espèces fossiles.

On appelle herpétologue ou herpétologiste les spécialistes de cette matière. Le premier terme est plus ancien, et le second, plus récent, est utilisé quasi-systématiquement désormais.

Je vais donc apprendre cette citation par cœur (merci Wikipédia) pour que je puisse répondre convenablement à chaque fois que quelqu'un me demande quel métier je voudrais faire plus tard.... Bon bref, c'était pour votre culture générale...

Je ne crois pas que ce parc soit le meilleur en matière d'herpétologie comme dit si bien Wikipédia, mais c'est un bon début...

Et dès les 100 premiers mètres, nous avons la chance de voir un iguane qui traverse la route.

Et en gros plan s'il vous plait... Le dragon des enfers.... 

Et pas seulement des iguanes, mais aussi, la famille tortue :

1, 2, 3, 4, 5, euh..... 
Non, non, je voulais pas vous déranger, monsieur...Mais, votre canard, là, il est pas un peu trop maigre ? 

Et, il y a une phrase, de Roméo, que nous n'avons pas pu filmer mais, je m'en rappellerai toujours :

"Pablo ! Pablo ! Una tortuga, una torguga gigante, mira ! Una tortuga GIGANTE ! Ahhhh, no.... es una piedra... " ( Pour ceux qui ne comprennent pas l'espagnol : Pablo ! Pablo ! Une tortue, une tortue énorme, regarde ! Une énorme tortue ! Ahhhh, non, c'est une pierre...!)

Mais après cet épisode, nous avons pu caresser un iguane (c'est pas très bien, à ce qu'il parait, mais je serai en avance sur ma formation)

La luminosité n'est pas très bonne.... Bon !

Et je voudrais parler aussi de la chienne de Roméo, Milonga que nous avons adoptée.

Les chiens sont interdits dans le parc, aahhh, on savait pas ! 

Plus tard, nous nous arrêtons pour pique-niquer dans le parc, sous les feuilles de bananiers...

Et une sixième tortue, de près...

La première photo est importée de Kirikou. Il est important de préciser que 3 ou 4 fois, des agents de sécurité sont venus nous dire que les chiens étaient interdits...réponse d'Isa: "Ah, el perro es prohibido en el parque ? Ah, lo siento, no sabiamos...gracias Señor, muchas gracias, ahora nos vamos !"

Et nous continuons donc la balade... vers la sortie.

Une belle photo de groupe...

...nous continuons sans Roméo et Juan, car Roméo avait un rendez-vous chez le dentiste. Nous les attendons donc et rentrons à la maison après avoir vu Medellín de haut, sur un mirador. Isa nous explique que Bogotá est la capitale politique et Medellín la capitale économique, c'est la ville la plus propre de Colombie avec Barranquilla, la seule ville de Colombie à avoir un métro, le guide dans Los Nevados nous a dit que dans Medellín, "il y avait tout"...

les bons petits plats d'Isa. On a raté la photo des délicieuses crevettes sautées de Juan...en voilà un(e) autre, de crevette... 

J'aimerais quand même rajouter ces précisions qui font pour nous de bons souvenirs :

Premièrement, Juan n'est pas colombien, mais argentin et ceux qui s'y connaissent un petit peu savent que tous les argentins boivent du "maté".

Le maté (en espagnol, mate) ou chimarrão, en portugais, est une boisson traditionnelle sud-américaine issue de la culture des Amérindiens Guaranis, préparée en infusant des feuilles de yerba mate. Le maté est un stimulant, améliorant la réactivité et les capacités de concentration1 dont la consommation à long terme apporte plusieurs effets bénéfiques sur la santé 2,3,4,5.

Avec le thé et le café, le maté fait partie des trois principales boissons contenant de la caféine les plus consommées dans le monde. Le maté est ainsi fortement consommé en Argentine, au Chili, au Paraguay, en Uruguay, au Brésil méridional et en Bolivie. En dehors de l'Amérique du Sud sa consommation reste moins importante que celle du thé ou du café, mais elle est en forte progression ces dernières années. Le maté importé d'Amérique du sud dans l'orient arabe, est donc également consommé de manière non négligeable au Liban mais surtout en Syrie. Les instruments utilisés pour la préparation du maté : la calebasse et la bombilla (sorte de paille métallique) sont des éléments importants de la culture de certains pays d'Amérique du Sud où il n'est pas rare de voir des personnes boire le maté dans la rue.

Maté, matin, midi et soir. Roméo et Manolo sont donc argentino-colombiens... Et j'ai le plaisir de vous dire que Roméo a commencé à boire du maté à.... 4 mois.

2eme chose, désormais quand nous pensons à Roméo, nous pensons à la faim... Roméo suit un régime spécial, c'est à dire qu'il ne mange rien de son déjeuner, et au milieu de l'après- midi, il arrête le film, que nous sommes en train de regarder et dit "Pablo, venga !" (Pablo, viens !)

-Porque ? (Pourquoi ?)

-Pablo ! Venga ! Tengo hambre... (Pablo ! Viens ! J'ai faim.)

-Pero porque me necesitas ? (Mais pourquoi tu as besoin de moi ?)

-Porque tengo hammmmbre ! Paaablo ! Tengo hammmbre ! (Voix suppliante qui a changé d'un seul coup) ( Parce que j'ai faiiiiimmmm ! Paaablo ! J'ai faaiiiiiimmm !)

(ne pouvant résister à toute cette insistance, nous descendons donc en bas)

-Papi ! Pablo y yo queremos comer algo ! (Papa ! Pablo et moi voulons manger quelque chose)

-(Juan) Pablo, quieres comer algo, es verdad ? (Pablo, tu veux manger quelque chose, c'est vrai ?)

la scène... rejouée par les acteurs... 

PS : vu la tête qu'ils ont fait en ne levant même pas les yeux de la télé, il doit la faire tous les jours...

Une petite pépite que Juan nous a racontée : Un jour Roméo n'a rien voulu manger de son repas du soir, et rien de son petit déjeuner. A 10h, évidemment, Papi ! Tengo hammmbre ! Papi ! Voy a morriiiirr ! Los niños que no comen se mueren ! Maammii! No pueden hacer esto, voy a morriiir (Papa ! J'ai faaaiimm ! Papa ! Je vais mouriiirrrr ! Les enfants qui ne mangent pas vont mourir! (phrase utilisée habituellement par ses parents quand ils sont désespérés pour le faire manger) Mammmaaannn ! Vous ne pouvez pas faire ça, je vais mourir !)

Pas de réaction.... Nada. Niet. Rien.

Et, au déjeuner, Roméo, a tout mangé...

La journée du lendemain était basée sur savoir comment faire pour aller à Carthagène, et aller dans le centre ville pour voir les statues de Botero :

Botero est de Medellín, mais nous ne sommes pas allés à son musée...

Nous décidons officiellement, d'envoyer les vélos en bus pour Carthagène et de prendre... l'avion ! (et pour cause : prendre l'avion revenait MOINS cher et le voyage en bus était.... de14h). Juan et Isa nous avaient beaucoup aidés et accordé beaucoup de temps : explications, visites, parc, bons repas, mais aussi trouver l'avion pour Carthagène, négocier le prix pour les vélos au terminal, avec non pas un mais 2 allers-retours au terminal.., et nous ne le savons pas encore mais, ils vont encore nous aider plus tard), les adieux ont donc été chaleureux. Ensuite, le taxi nous emmène pour l’aéroport...

Booooouuuuuhhhh ....

Après une petite heure, nous arrivons à l'aéroport, et nous rentrons dans l'avion...

C'est parti, on décolle, Charlie ! 

Nous décollons donc de Medellín, pour.... Carthagène !

Pablo

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Les vélos ayant donc été envoyés par autobus, aux bons soins du chauffeur (que nous payons directement, c'est officiel....si, si...), nous partons le soir, légers, pour ce court trajet en avion: juste le temps d'une petite série ou dessin animé (ça, ça compte triple!), passage sympathique au poste de pilotage à la sortie..(petite pensée spéciale pour notre pilote de Villard d'héry: alors c'était quoi le modèle d'avion ?) et pour ce qui est des bipèdes, ce fut fait.

le paquetage de notre fusée                                           le cockpit 

L'arrivée fut prenante de chaleur, moite et tardive, l’hôtel réservé pour une fois par "booking" ne fut heureusement pas l'attrape nigaud voire le coupe-gorge que je craignais à 1h du matin, et nous nous réveillons tôt pour prendre des nouvelles du bus qui achemine les vélos et qui devrait arriver à 8h au terminal. On savait déjà que les horaires ne sont pas toujours précises en Colombie, aussi, je ne suis que moyennement surprise quand j'apprends que le bus n'arrivera qu'à..15h....quand même, ça fait beaucoup de retard, et je n'ai rien compris de l'explication du chauffeur de bus ! Les échanges téléphoniques restent toujours un moment difficile et j'appréhende chaque appel. Sans doute le côté latin de parler avec les mains ou avec moulte mimiques me manque-t-il...mais je comprends beaucoup mieux quand les gens sont en face de moi. Ce sera au terme de plusieurs appels - légèrement inquiets- avec le chauffeur, puis avec Juan, notre ange gardien, intermédiaire et interprète (lui je le comprends au moins!) que nous comprenons que nos vélos se sont arrêtés en cours de route...quelquepart, pas trop compris où ni pourquoi...et qu'il n'arriveront finalement qu'à 21h ! Si ce n'est que ça, on attend, pas de problème. C'est fou ce que les choses prennent de la valeur quand on les attend comme ça...

Le retrouvailles sont chaleureuses, mais il manque encore.....le carton avec nos sacoches....! Ah, elles nous attendaient au dépot depuis ce matin 8h ! Va comprendre....

Une fois de plus, nous remontons tout le puzzle, ce qui donne à Pablo l'occasion de faire quelques progrès en mécanique vélo. Ben oui, quand on a des super vélos, rien à faire dessus, pas une crevaison, rien...même pas drôle.

Aïe....qui a parlé de dos "en roue de vélo" ? c'est de famille ou quoi ?

Nous ne resterons pas à Carthagène, et décidons de garder sa visite pour notre retour. Nous laissons quelques duvets trop chauds aux bons soins des adorables gérants de l’hôtel où nous avons dormi, puis départ direct le lendemain donc pour la côte Caraïbe, Barranquilla et surtout Santa Marta.

les gens de l’hôtel qui nous ont très gentiment gardé nos duvets 3 semaines
Quelques photos glanées sur la route du départ... 
A Las Canoas, nuit chez Francisco, un venezuelien qui construit de belles "cabañas" et nous ouvre sa maison 
Sur la côte, le respect de l'environnement est encore un rêve lointain... une photo malheureusement comme tant d'autres

3 jours donc de vélo de village en village sur une magnifique autoroute où nous pensons nous balader puisque forcément, ça va être...plat non ? Ahahah...c'était sans compter avec ce que les Colombiens de la côte connaissent bien, eux, la terrible "Brisa" !! Vent de face pendant 3 jours...on avance aussi lentement que si ça montait, mais en plus, ici il fait....très chaud !! La bonne blague...

Pauses "bebidas' et arrosage de tête et de t-shirt toutes les 20'...! pauses casse-croûte... 

Un essai d'une panoramique...je ne sais pas trop ce que ça donne mais c'était beau !

à la sortie de Loma de arena
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Publié le 8 février 2019

Après plusieurs jours de vélo vers Barranquilla, nous arrivons dans un petit village, sans camping, sans hôtel... Mais Papa trouve un lieu où nous pourrions dormir, Caño Dulce... Le site est très touristique le week-end, parce que, il y a une belle plage ! Et après quelques kilomètres, nous y arrivons... Quelques tentatives pour savoir où nous pourrions dormir, on nous indique un "Carlos" (il faut savoir qu'il s'appellent tous Carlos ici).

Nous arrivons donc devant sa maison, et il nous propose de dormir sous la tente devant chez lui, et il garde les vélos pour 10 000 pesos en sécurité (3 euros plus ou moins)... Nous ne pouvions pas dormir sur la plage, trop dangereux (il faut avouer qu'on déplaçait la tente de 10 m et on y était, mais...) et nous commençons à monter le campement. Très vite, Carlos est intéressé par notre matériel, particulièrement informatique. Il continue de discuter avec nous, pendant notre repas. Pâtes et sardines pour manger... Mais, ce qui suit est sans doute le pire de tout notre voyage :

Après une partie de la nuit, Papa et moi commençons à avoir froid, mais pas parce qu'il faisait froid, sans doute trop de soleil durant la journée... Pour ma part, je grelottais comme si il faisait -20. Quelques pulls et couvertures plus tard, c'est Maïka qui commence à être malade... Et maman, qui était déjà un petit peu malade, commençait à empirer... Fièvre et diarrhée pour toute la famille. Il faut quand même préciser qu'on ne marchait pas très droit pour aller aux toilettes... Le lendemain, c'était l'anarchie totale, il y avait juste Maman et Papa qui survivaient.. statistiques fulgurantes, en une matinée, 3 rouleaux de papier toilette épuisés. Bref, même mes œufs revueltos, mes préférés, que j'étais le seul à essayer de manger, ont eu du mal à passer.... Un petit aller-retour à l'hôpital a été décidé par maman et papa à 18h, vu qu'on était toujours K.O. et que Maïka avait encore de fortes poussées de fièvre. Heureusement, Carlos nous a accompagné ...seulement voilà, le challenge, c'était qu'il fallait aller à la ville voisine, en "collectivo" (bus local).... Ce jour là, si quelqu'un nous avait vu marcher jusqu'à l'arrêt de bus, je crois qu'il aurait cru qu'on était un petit peu shooté...

Après un voyage de plusieurs millénaires jusqu'à l'hôpital de San Juan de Acosta, nous nous retrouvons devant un guichet avec Carlos qui expliquait tout à la secrétaire... (les rimes ne sont pas faites exprès). Et des longues minutes après, une infirmière vient nous emmener dans une chambre... Et toujours après un long moment selon moi, elle arrive avec une perfusion...

Avec un ultime effort... La dernière photo a été prise avant d'être malade... 

Bref, après une infirmière qui a enlevé mon aiguille en faisant gicler du sang de partout, et après que Maïka ait eu 40 de fièvre parce qu'elle n'était plus sous l'effet du paracétamol que Maman lui avait donné, nous sommes repartis de l'hôpital à 3h du matin, en profitant du voyage d'une ambulance privée... Je ne saurais pas vous raconter ce qui s'est passé le lendemain, parce que j'ai du dormir jusqu'à 11h, mais papa et maman ont quand même eu la force de paqueter tout le matériel et Carlos a appelé un ami taxi, pour aller jusqu'à Barranquilla..


Maintenant, objectif : trouver une chambre avec des WC privés. 

Et comme en Colombie, avec le sourire et un super conducteur de taxi qui rigole tout le temps, tout est possible, on a réussi à faire.....CA ! :

Discussion entre 2 conducteurs : tu fais quoi, là ?! la police va t'arrêter ! Non, non t'inquiètes, ça passe... 

Et après une journée où nous ne sommes pas sortis, et une journée où papa a encore eu de la fièvre, direction : Santa Marta !

Pablo

PS: avec une pensée émue pour mon cours de techno, quelques photos un peu techniques sur la construction d'un sacré pont...prises depuis le bus:

encore un petit effort....ça y est presque ! 

Cette fois encore, pas totalement remis de cet épisode qui nous aura bien mis par terre (ça nous prendra une bonne semaine et encore...) nous prendrons encore le bus pour arriver à Santa Marta.

Mais pour prendre le bus, il faut se rendre au terminal... 45 mn de vélos dans la ville, on se faufile, pas d'embouteillages pour les cyclistes !

vas-y serre à droite...ça passe ! 

Une fois dans le bus (avec les vélos en soute), on se repose encore un peu.

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Publié le 11 février 2019

D'abord, petit flashback avec un article de Maïka sur notre passage à l’hôpital:

COUCOU !!!!!! Nous avons vécu une expérience que nous espérons ne pas refaire, c’est-à-dire L’ HOPITAL , pour des choses pas très graves, mais facile à dire une fois fini !En effet nous n’étions vraiment pas bien et nous pouvions juste marcher jusqu’aux toilettes. Alors Carlos et nous, nous sommes allés à l’hôpital ! Un peu brassés, nous rentrons dans le bus rempli à bloc heureusement trois petites places se présentent, une pour Carlos une pour maman et Pablo qui était sur ses genoux et une pour papa et moi. Voilà nous sommes arrivés à l’hôpital, l'infirmière qui nous a mis les perfusions n'était pas très gentille. Pablo se couche sur le lit puis dort. Lorsque nous avons fini nos perfusions nous attendons une heure avant qu'elle arrive puis après elle nous dit qu'il faut en remettre une autre. Après nous sommes allés (Pablo et moi) sur deux lits en dehors de la chambre et nous avons dormi. Puis l'infirmière a pris notre température et j'avais 40 de fièvre et Pablo plus que 38. Alors l'infirmière nous a apporté un médicament chacun. Mais je ne baissais pas alors elle a dit à papa qu'il fallait que je prenne une douche froide. Alors papa lui a dit qu'il le ferait lui-même (sinon je lui aurais arraché les yeux 😀!). Bon voilà, c'était le plus affreux quand on a très très froid et qu'en plus il est une heure et demie du matin! Bon bref après maman s'est couchée et Pablo et moi aussi. Mais papa est resté debout. Voilà l'histoire de l’hôpital.

PS: je voudrais devenir infirmière mais bien plus gentille que celle-là !

Maïka


Après ce petit article qui demande toujours un peu de temps pour être écrit et corrigé ensemble, et faire l'objet d'une petite leçon sur les participes passés (si, si !!)...retour à notre arrivée, plusieurs jours plus tard, à Santa Marta (par Pablo):

Quand nous sommes donc arrivés en bus de Barranquilla à Santa Marta, Ana Susana, une amie de Juan et Isa, nous a accueillis dans son hôtel... l'hôtel Kaïros... Elle nous attend et nous reçoit bien sympathiquement, nous donnant les jours d'après plein d'informations sur quoi et comment faire.

Le lendemain, nous allons donc à la plage ! Ouaaaiiiisss !

Et la journée du sur-lendemain à.... Taganga !!! Un petit village de pêcheurs qui donne accès à des plages un peu moins bondées en marchant un petit peu le long de la côte. Notre petit refuge trouvé, nous y restons tout l'après-midi...

C'est la mer...  
Les pêcheurs, les pêcheurs... 
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Pour commencer, petit article de Maïka sur les noix de coco (de Tayrona et d'ailleurs!)

Aujourd'hui nous avons appris sur la noix de coco. La première chose c'est que nous avons bu de l'eau de coco. Mmmmm ! Quelle délice. Bon passons aux choses sérieuses: déjà il y a deux manières de les utiliser.

La première manière est la coco verte ! Tu l'ouvres et tu bois l'eau de coco, comme nous avons fait ! La deuxième manière est la coco sèche, tu dois aussi l'ouvrir mais cette fois-ci il y a une autre petite coco et dans la petite coco il y a aussi de l'eau mais comme elle est plus petite il y a beaucoup moins d'eau. Par contre, il y a plus de chair blanche, comme quand on l'achète râpée. Pour devenir sèche, il faut attendre environ 4 mois. Voilà vous savez presque tout sur la noix de coco !! Gros bisous et à bientôt...!

Maïka

La suite de notre séjour à Santa Marta: 2 jours au Parc Tayrona, le plus connu de tous, l'incontournable....le paradis sur terre etc etc...on a fait les 4 h de marche aller, par un chemin moins usité, et à cheval pour Princesse Maïka (et pour porter nos sacs, que mon dos encore en rémission de nos jours passés trop à l'horizontal, ne pouvait pas porter). Avant de partir, passage chez la cordonnière pour recoudre d'une main de fée les chaussures de Luc....elles sont reparties pour 5 ans sans aucun doute !

en admiration devant la dextérité de la couturière !

La suite en images: Pueblito, un village Kogi...aussi perturbante que puisse être sa "visite", dirigée par des cordages qui vous guident pour ne pas perturber la vie du village, mais qui nous rend très mal à l'aise....il règne ici une sérénité et une harmonie toutes particulières à laquelle on ne peut pas être insensible. Les kogis sont revenus dans ce village depuis une dizaine d'années mais on y a trouvé des traces d'habitation datant de plus de 400 ans. Pour le peu que l'on n'en ait vu, sans aucun doute les Kogis ont su créer un lieu en totale symbiose avec leur environnement, à l'équilibre, en justesse avec les lois de la Nature...

Une petite vidéo vous permettra d'en savourer un très court moment...

l'arrivée sur la plage et la côte est d'un autre ordre...

les enfants sont bien sûr, ravis...

traveling d'ambiance..

Après une nuit passée dans notre tente, tout près de la plage mais à côté de 30 millions d'amis, nous avons traqué les caïmans, mais sans succès, et évité - heureusement - les boas, anacondas, et autres serpents de corail....(l'un d'entre eux avait quand même tué un cheval la semaine précédente). Par contre, nous avons pu voir des "titis" (petits singes...ouistitis ?) sauter bruyamment au dessus de notre tête à la nuit tombante, sur le chemin du retour. Histoire de ne pas revenir bredouille.

A défaut de vous le montrer, on vous laisse découvrir içi les capacités linguales des premiers habitants de ces régions....ils sont toujours là.

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