Carnet de voyage

GAP YEAR 18-19

Dernière étape postée il y a 1983 jours
-backpacker pour quelques mois en Asie/Océanie
Novembre 2018
30 semaines
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Publié le 16 décembre 2018

16/11/2018


Après plus de quinze heures de vol, j'arrive enfin à Kuala Lumpur !

Mes premières impressions ne sont pas des meilleures. La ville est sale, l'architecture anarchique et souvent inachevée. Que fais-je là toute seule ? J'appréhende pour la suite.

Mais arrivée à l'auberge de jeunesse en fin de journée, je fais la connaissance de mes trois roommates, deux Allemandes et une Espagnoleet l'aventure commence vraiment !


Kuala est une ville très éclectique, où ruines et travaux côtoient d'immenses buildings et où l'influence des diverses communautés offre un mélange culturel d'une grande richesse. Quelque mètres séparent parfois un temple chinois d'un temple hindou, avant de se retrouver rapidement dans le quartier colonial à l'architecture plus européenne du XVIII-XIXe.

La nourriture est également très variée et nous nous régalons à chaque repas ! Coup de cœur cependant pour un petit restaurant indien au pied de l'auberge qui devient rapidement le QG.

Les Malais sont adorables et ravis de se prendre en photo avec nous avant de nous donner des conseils pour une expérience plus authentique !



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Publié le 16 décembre 2018

20/11/2018


3h de bus, quinze minutes de taxi et quinze minutes de bateau, et me voilà arrivée à la ferme à huîtres ! Dans deux jours, je rejoindrai Pulau Bidan, petite île où je serai volontaire pour au moins 3 semaines !


L'endroit est très charmant. La rivière est bordée par la mangrove. Cette région est connue pour sa biodiversité : sur environ 80 espèces connues, on en trouve ici plus de 50 !


Ici deux maisons sur pilotis bordent la ferme à huîtres. Un pont les relie. à la cuisine et aux sanitaires, sur la terre ferme.

Paksu, natif du village voisin, est à l'origine de ce projet : il voulait monter une petite 'entreprise' qui impliquerait les habitants du village d'à côté, qui n'ont pas tous eu la chance d'avoir accès à des études.

Il a démarré par la production d'huîtres (en rivière oui !), vendues aux touristes venant visiter deux fois par semaine. (J'avoue ne pas les avoir goûtées, la couleur de l'eau ne fait pas envie !). Cela a eu un certain succès, et Paksu a développé d'autres terrains d'action : conservation de la mangrove, qui protège de l'érosion et construction d'une école. Elle est aujourd'hui presque prête à accueillir les enfants du village pour des cours d'anglais et de mathématiques.


Quand j'arrive il y a déjà deux volontaires : une Française présente depuis 4 mois et un Allemand là depuis 2 mois. Je n'accroche pas plus que ça et espère que d'autres vont arriver ! Heureusement c'est le cas, Yoshimi (Japon), Suzanne(France) arrivent tôt le lendemain matin. Cela fait un moment qu'elles sont ici, mais s'était absentées quelques jours pour voir la région.

Le matin je m'occupe avec Suzanne de nettoyer et trier les huîtres. Lorsque je la questionne sur l'île il y a de quoi avoir peur. Un seul bateau par semaine s'y rend, mais une fille qui ne s'y plaisait vraiment pas ( trop rustique, trop de bêtes) a carrément fait du bateau stop auprès de pêcheurs pour pouvoir rentrer plus tôt !


Mais je ne me vois pas rester ici. Le travail n'a rien à voir avec ce que j'attendais, on est livré à nous même et personne ne nous explique vraiment pourquoi on fait ceci ou cela. De plus je trouve les locaux très distants, à part Azim, qui était venu me chercher en bateau. En tous cas, je suis ravie de découvrir la vie sur pilotis, bien qu'elle soit un peu rustique : douche à l'eau de pluie, pas de papier toilette, ni de douchette, juste un immense seau d'eau et une petite casserole. "Utilisez-la main gauche, la droite c'est pour manger" nous apprend-t-on !

Et les moustiques sont particulièrement vifs !


Je pars donc le lendemain pour Pulau Bidan, avec une Estonienne arrivée en fin d'après-midi !


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Publié le 20 décembre 2018

07/12/2018


J'arrive à Georgetown en fin d'après-midi après un bateau depuis la ferme à huîtres, un train (bien trop climatisé) et un ferry pour rejoindre Pulau Pinang, font GT est la ville principale !

Claquée, je file à mon auberge de jeunesse. Quelle déception de voir que c'est à la limite de l'usine ! Je dors au troisième étage d'un lit superposé avec 23 colocataires. Pas idéal pour les rencontres.


En un peu moins d'une semaine j'ai pu faire pas mal de choses. En tous cas je ne compte pas les kilomètres que j'ai dû parcourir à travers la ville ! Rares sont les soirs où je sens encore mes jambes.

Le centre-ville est classé Patrimoine mondial de l'UNESCO et regorge de street art donc je tombe amoureuse ! Je les traque à chaque coin de rue.

Je tombe sous le charme des immeubles très bas qui abritent des corridors/trottoirs (voir photos, impossible pour moi de décrire) et aux multiples couleurs souvent pastels.

Je visite également des 'jettys' : de véritables villages sur pilotis près du port ! La plupart des échoppes sont destinées aux touristes, vendant nourriture (hors de prix) et accessoires en tous genre mais en prenant son temps on peut apercevoir des habitations plus authentiques.


EXCURSION 1 : Kek Lok Si Temple, le plus grand temple bouddhiste d'Asie du Sud-est (paraîtrait-il)

Situé à environ 1h de bus (qu'on attend entre 5min et 1h30)


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Publié le 22 décembre 2018

13/12/2018

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Publié le 22 décembre 2018
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Mes deux compagnons de voyage doivent rejoindre la Thaïlande. Ça tombe bien moi aussi ! Au lieu de prendre l'avion, je décide de les suivre dans leur périple en stop. Destination Hat Yai à 450 km de là. Nous nous séparerons là, j'ai envie de rejoindre Krabi, 250 km plus loin.


18 janvier, 8h30. Nous voilà à la sortie de la ville, le pouce levé. A peine cinq minutes s'écoulent avant qu'un Malais d'une cinquantaine d'années s'arrête et nous propose de monter à l'arrière de son pick-up pour la moitié du chemin jusqu'Ipoh. Nous sommes ballotés dans les chemins de montagnes pendant une vingtaine de minutes avant qu'il nous lâche sur la nationale. Les voitures vont vite, on ne sait pas comment les arrêter. Mais 30 secondes suffisent pour qu'un bus de voyage un peu luxe propose de nous emmener jusqu'à l'entrée de l'autoroute Nord-Sud qui part de Singapour et remonte jusqu'à Hat Yai. C'est parfait pour nous !


Il faut un peu plus de temps cette fois-ci pour trouver une voiture, mais rien de bien méchant. Nous passons deux heures avec un Malais d'une soixantaine d'années qui nous dépose à Butterworth (d'où j'avais pris le ferry pour Penang). Après un déjeuner chez l'Indien (encore) nous repartons.

Il est 14h, et sous une chaleur difficilement tenable nous marchons jusqu'à trouver le spot parfait pour attendre. C'est à partir d'ici que nous enchaînons les voitures sur des petites distances, de stations essence en péages. Mais plus la journée passe, plus l'attente est longue (jusqu'à 1h !).

Il est 19h lorsque nous arrivons dans la dernière ville malaise, à 10km de la frontière. Depuis ce matin, nous sommes montés à bord de 9 véhicules, dont le pick-up, le bus et l'avant d'un camion de marchandises. Nos rencontres sont diverses, tous les conducteurs/trices ne parlent pas anglais, donc les conversations tournent souvent court. Mais dans le lot, nous avons eu droit ( entre autres )à un conducteur de Grab (le Uber local), un couple chinois très sympathique, un Pakistanais très bavard ayant émigré ici depuis une trentaine d'années, et un Thaï avec qui nous dialoguons via un de ses amis anglophones par téléphone.

Nous décidons de nous arrêter ici pour la nuit et nous lançons à la recherche d'un logement pour la nuit. On finit dans un motel douteux, sans wifi ni eu chaude mais au moins on a l'air conditionné !




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Publié le 8 janvier 2019
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Publié le 17 janvier 2019

On y passe environ trois jours, dont Noël !

Ce n'est vraiment un must, c'est bourré de touristes, j'ai l'impression d'être sur la côte d'Azur ! Phuket city est tout de même mignonne et on croise de beaux paysages côtiers en se baladant en scooter.


Pour le réveillon de Noël on se fait un bon petit plat (Green Curry pour moi et plein de gâteaux) puis massage thaï, c'est le pied!

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Publié le 17 janvier 2019
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Publié le 17 janvier 2019

C'est pour passer mon certificat de plongée Open Water (meilleur cadeau de Noël) que je passe trois quatre jours sur la fameuse île des Full Moon Parties.

Mon rythme ne sera pas aussi festif, le rythme est épuisant ! Pendant trois jours, de 7h à 17h, j'enchaîne entre théorie, exercices en piscine et mise en pratique en pleine mer. J'ai fait 4 plongées à Sail Rock, un spot bien connu des plongeurs. La sensation est incroyable, j'ai l'impression d'être dans Némo. Les conditions sont parfaites en termes de courants et de visibilité, je suis chanceuse. Entre deux bancs de poissons colorés, j'ai même eu droit au spectacle d'un bébé requin baleine (tout à fait inoffensif pour l'homme) venu chercher de quoi se nourrir.



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02/01


Je retrouve Antoine et son copain Padrig. Ça me fait super plaisir de voir des têtes connues. Ils sont là pour 10 jours, et n'ont pas prévu de chômer : le programme va être chargé !


--> Bangkok en 1 journée

On n'a pas trop envie de rester en ville, donc ce sera rapide ! On en prend plein la vue en visitant le palais royal : chaque édifice (et ils sont nombreux) rivalise avec son voisin en termes de richesses et de splendeur.

Après avoir mangé de fameuses pad thaï, un tuk-tuk nous emmène à la Maison de Jim Thompson. C'est un riche américain qui, tombé amoureux de la Thaïlande, y a construit une maison-musée. Il a regroupé des petites bâtisses traditionnelles des différentes régions thaïlandaise pour n'en faire plus qu'une grande. Tout est fait de bois, et l'intérieur est décoré avec goût. (Mais les photos étaient interdites)


J'ai été agréablement surprise par Bangkok. Je pensais détester cette immense ville, mais le vieux centre à son charme, avec ses canaux, ses temples, ses immeubles bas et sa street food !


--> Chiang Mai, au nord (2-3 jours)


Le centre historique est très petit mais les temples sont innombrables, nous n'en visitons que quelques-uns. Ils ont chacun leurs particularités et on adore !

On s'offre un coucher de soleil magnifique depuis le Wat Prathat Doi Suthep, immense temple bouddhiste construit en haut d'un colline.


Le lendemain on enfourche nos scooters pour se promener dans la jungle. On se promène dans un parc aux nombreuses cascades et on ne peut résister à prendre un petit bain : elle est gelée !


--> Pai, au nord (3 jours)


Tout le monde nous avait conseillé de venir ici, les étoiles dans les yeux et nous n'avons pas été déçu. Un peu perçu comme le repère des hippies occidentaux, le (minuscule) centre ne semble effectivement pas abriter un seul thaï. Seulement des auberges, des cafés bobos et des magasins souvenirs. Pourtant un certain charme s'en dégage. (Sûrement ma grande sensibilité à la bobo-itude couplé à un paysage de montagne)

On loue des scooters et wow : la nature est vraiment magnifique, on comprend le coup de cœur de nombreux voyageurs ! Canyon, Bambou Bridge, sources d'eau chaude (les gens font cuire leurs œufs !) : variés sont les ppaysages.Lesarleront d'elles-mêmes.


---> Koh Phi Phi (1-2jours)


Cette île est incroyablement belle certes mais bourrée de touristes. Et tout est fait pour eux. On dirait un peu Disneyland finalement !

Cela dit ça fait du bien de roupiller au soleil (enfin plutôt à l'ombre, il fait très chaud), de déjeuner les pieds dans le sable et d'aller se rafraîchir dans une eau transparente. On passe donc une journée plage, entre lecture, foot, volley et baignade.

Après le dîner, c'est soirée sur la plage. Démonstration de bolasses et bâtons du diables enflammés, concours de limbo et cordes à sauter... on a de quoi s'occuper !


--> Koh Lanta (3 jours)


C'est ici que se terminera notre séjour mais on compte bien profiter de ces derniers jours ! Au programme, un peu de plage, découverte de l'île en scooter, balade dans la jungle, soirée.. On jongle un peu avec tout . On décide de partir une journée en speed boat faire du skorkelling à environ 50min de bateau de l'île. Nous n'avons pas regretter : eau turquoise, sable blanc, poissons multicolores ! Un délice qui clôture nos deux semaines en beauté !


On s'envole pour Bangkok, d'où les garçons repartent directement pour Paris.


Je reste deux jours chez un ami d'Antoine et sa copine avant de m'envoler pour la Nouvelle-Zélande. Juste le temps de faire quelques courses, des lessives et d'avoir un petit aperçu de la vie d'expatrié là-bas. J'ai également beaucoup parlé avec Plai, la copine de Pierre (l'ami en question) qui a pu me parler de son pays et répondre à mes questions qui restaient jusqu'alord sans réponse, faute de trouver un interlocuteur parlant anglais !


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Publié le 14 février 2019

Après trois avions et quelques vingt-deux heures de voyage, j'atterris à Christchurch, la plus grande ville de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande.


Un pas en dehors de l'aéroport et bizarrement je me sens en Bretagne : le soleil brille mais le fond de l'air est frais, d'autant plus que souffle un petit vent marin ! Là s'arrête cependant la ressemblance (pour l'instant du moins).


J'y reste 4-5 jours, non parce que la vie regorge de de points intéressants mais histoire de me remettre du voyage, acheter un appareil photo et planifier la suite.


Le centre est tout petit et en pleine construction. En effet la ville souffre encore des séquelles de deux lourds tremblements de terre qui ont détruit la ville en 2010 et 2011.

Un certain charme s'en émane cependant. L'espace est pensé pour la population, avec notamment de grands espaces piétons et un immense jardin botanique.

J'ai la chance d'arriver au milieu d'un festival de spectacle de rue : je me pose plus d'une fois pour assister à des démonstrations d'acrobates ou humoristes.