Carnet de voyage

Croisière autour du monde

106 étapes
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Croisière à bord du Costa Deliziosa. Départ de Marseille et retour à Venise après 108 jours. D'Est en Ouest: Atlantique, Panama, Pacifique, Amérique du sud, Océanie, Asie, canal de Suez.
Janvier 2020
107 jours
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Cette préparation consiste à s'informer sur les formalités administratives (passeports et visas). Pour certains pays asiatiques, ce n'est pas simple. Cette année 2019 sera consacrée à ces démarches.

Ensuite, il faudra réserver les excursions lors des différentes escales.

Finalement, ce sera plus facile que prévu pour les visas.

Pour certaines escales, on peut obtenir le visa à l'entrée (Nouvelle-Guinée, Jordanie) ou par internet (e-visa) pour l'Australie, le Sri Lanka, Oman et l'Inde. Pour Oman, on peut obtenir le visa à l'arrivée mais il paraît qu'il n'en faut pas ! On verra !

Pour la Chine, l'arrivée par le port de Shanghai permet de visiter la ville avec uniquement le passeport pour moins de 48 heures. Pour le Vietnam, nous avons dû demander un visa en envoyant nos passeports à l'ambassade. Cela s'est très bien passé en moins de 10 jours. On peut demander le visa 1 an avant en spécifiant les dates de séjours.

Nous attendons maintenant les informations pour les 15 excursions gratuites comprises dans le prix de la croisière.

Nous sommes en septembre et nous recevons enfin la liste des 15 excursions gratuites.

En octobre, le plan de vol nous est proposé en vol direct pour Bordeaux-Marseille le 10 janvier avec Ryanair et le retour Venise-Bordeaux le 26 avril avec Volotea.

Novembre, changement : le vol vers Marseille se fera avec Easy Jet. Départ à 7h20.

Nous irons donc loger la veille à l'hôtel près de l'aéroport.

Nouveau changement : la Chine durcit ses conditions d'entrée. Impossible d'être en règle avant le départ. Costa supprime l'escale de Shanghai et la remplace par une escale à Taïwan.

L' e-visa pour le Sri Lanka ne peut être demandé que 90 jours avant. La demande se fera le 10 janvier via Action-Visa qui nous l'enverra par courriel sur le bateau.

Vendredi 27 décembre nous recevons par courriel les informations définitives : billets de croisière, billets d'embarquement et les étiquettes à mettre sur les valises pour que le personnel les apporte à notre cabine.

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Déplacement Bordeaux-Marseille en avion.

Nous avons de la chance, la grève des aiguilleurs du ciel se termine à 6h.

Notre avion part à l'heure (7h20).

Mais nous avons été prévenus la veille au soir que l'embarquement ne se fera pas à Marseille mais à Savona en Italie car le port de Marseille est bloquė par les grévistes.

Arrivés à Marseille, nous embarquons dans un car qui nous conduit en 5 heures au port de Savona.

Embarquement sans problème. Organisation impeccable. Accueil chaleureux.

Installation dans la cabine. On nous apporte nos valises.

Nous profitons d'un goûter buffet et le soir d'un repas gastronomique dans un cadre magnifique.

Après la fatigue de la journée nous nous couchons tôt.

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Nous sommes réveillés à 5h tellement le bateau bouge. Il y a une tempête dans le golfe du Lion. Par sécurité, nous ne prenons pas de douche.

Le calme revient vers 8h.

Nous connaissons très bien Barcelone. Nous n'avons pas réservé d'excursion.

Nous profitons de la journée pour faire connaissance avec le bateau. C'est gigantesque et il faut s'y retrouver.


Ci-après, l'atrium, la terrasse arrière pont 9, le pont 11, la piscine,le restaurant Albatros pont 2, le casino, la discothèque, le théâtre.



Le soir, nous assistons à un magnifique spectacle de flamenco.


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Nous navigons vers le détroit de Gibraltar à 21 nœuds en suivant la côte espagnole par mer calme.

Nous profitons des nombreuses activités de la journée : conférence sur l'histoire médiévale de l'Espagne, cours d'italien, quizz ...

À 21h, nous passons le détroit de Gibraltar.


Gibraltar                                                              Tanger
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Nous navigons dans l'océan Atlantique en direction des îles Canaries.

Nous profitons de cette journée pour prendre l'air et nous dégourdir les jambes.

Promenade sur le pont
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Nous participons à la première soirée de gala en robe longue et smoking.

Dîner avec menu spécial suivi par un cocktail de bienvenue du Commandant qui nous présente les officiers de bord.

La soirée se prolonge par un spectacle "The best for you" (ballet classique et tendance moderne, hip-hop, break, jazz) à couper le souffle, présenté par le groupe russe (Todes) mondialement connu.


Soirée de gala, présentation des officiers et spectacle.
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Cette excursion est comprise dans le prix de la croisière.

Le bateau accoste à Santa Cruz. Nous partons en car pour explorer l'intérieur de l'île.

Nous montons vers La Laguna puis nous continuons à monter pour traverser dans les nuages la luxuriante forêt de La Esperanza, une magnifique réserve plantée de pins canadiens spécifiques de l'île (résistants aux incendies).

Puis nous arrivons à El Portillo, une des portes d'accès naturelles à la chaîne de montagne circulaire du Parc national Las Cañadas del Teide.

Nous admirons la vue du pic Teide haut de 3718 m.

Puis nous traversons la caldera jusqu'à Los Roques de Garcia pour admirer le paysage volcanique.

Ensuite nous retournons au bateau.


Cette visite nous rappelle de bons souvenirs. En effet, nous y sommes venus en voyage de noces il y a 50 ans.

Quel changement !

Dans la caldera, nous étions la seule voiture arrêtée alors qu'aujourd'hui, il y a des centaines de voitures et de cars !

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Nous partons pour 5 jours de navigation pour traverser l'Atlantique en direction des Antilles.

La mer est calme, ce qui réduit le tangage et le roulis.

Mercredi à 9h, nous assistons à la présentation des excursions jusqu'au Chili.

À 10h30, le rêve de Marie-Rose va se réaliser : nous nous inscrivons à la chorale de la croisière.

À 12h, une surprise gastronomique nous est proposée au restaurant buffet du pont 9. En plus des choix variés du jour, le chef italien a préparé une formidable variété de pâtes. Ce qui a fait le régal de Michel.

Après-midi, cours d'italien et quizz.

Le soir, après le dîner, nous assistons à un spectacle Beatles.

The Beatbox, groupe anglais, nous fait revivre un récital Beatles : 4 garçons, même présentation, mêmes costumes, cheveux, guitares, mêmes voix, nous font revivre l'ambiance des concerts Beatles. Un clônage parfait !

Super ambiance dans la salle. Magnifique soirée !

Dommage, je n'ai pas pris mon appareil photo pour filmer !

Jeudi, après le petit-déjeuner, nous allons nous promener sur le pont. La température est déjà plus élevée et de nombreux passagers se font bronzer au soleil. Nous préférons marcher pour nous dégourdir les jambes et bouger.

Le tour du bateau sur sa longueur aller par bâbord et retour par tribord fait 570 m. On a de quoi se tenir en forme.

À 11h30, nous passons le tropique du Cancer.

À cette occasion une grande fête avec baptême de la mer est organisée.

Maquillage, aspersion d'eau salée avec du buis comme à la messe des Rameaux et lancer de confettis.

Puis danses sur des rythmes tropicaux. On se croirait à Rio.


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Après-midi nous suivons notre cours d'italien quotidien.

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Après le dîner : spectacle au théâtre. Ce soir, comédie musicale (Sapori d'Italia) sur le thème de l'amour et mettant en valeur ce qui fait la spécificité de l'Italie alliant le Bel Canto, la Cansonetta napolitaine, le ballet, l'acrobatie, la Vespa, la Fiat 500, la F1 Ferrari, le Calcio, les fêtes familiales, tout cela sur un rythme endiablé.

De vraies Fiat et Vespa sur la scène ! Lancer de ballons dans le public.

Et ensuite la soirée se termine comme chaque jour par un bal avec orchestre.

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Nous sommes actuellement au centre de l'Atlantique.

La journée se déroule comme d'habitude.

Le soir, après le dîner, nous assistons à un spectacle musical.

Le groupe "Mario Rosini Trio" composé d'un chanteur pianiste, d'un batteur et d'un guitariste nous interprète des chansons du monde.

Nous apprécions spécialement les Cansonetta (Sole mio, volare etc.)

Nous aimons toujours nous baigner dans la culture musicale italienne très riche.



Après ce concert, nous nous dirigeons vers la grande salle de bal.

Ce soir, c'est une grande fête carnavalesque.

Des ateliers se sont déroulés toute la journée pour créer des costumes, chaque nationalité recréant un carnaval de son pays (Venise, Rio, Japon, Inde ...)


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4ème journée en mer.

Nous nous distrayons en choisissant parmi les 46 activités proposées pour la journée.

Le soir, après le dîner, nous assistons, comme chaque soir à un spectacle au théâtre.

Ce soir, nous avons un spectacle d'acrobatie, de jonglerie et de magie par le "Duo Donnert" de nationalité hongroise faisant du cirque depuis 4 générations.


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Après cette soirée, nous faisons une ballade nocturne sur le pont. Il fait très doux.



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5ème journée en mer.

Le matin, nous avons assisté à une conférence culturelle : Les traditions africaines en Amérique latine par le professeur Carlos Scopelliti.

Il commence à faire très chaud sur le pont, 28° à l'ombre. Le soleil très haut dans le ciel tape fort. Et cela ne fait que commencer !

Le soir nous assistons à un spectacle de concert classique par le Duo Classico Moonlight composé d'une pianiste et d'une violoniste qui nous interprétent les bandes sonores de grands films.

Nous sommes vraiment gâtés par la qualité des spectacles que l'on nous propose tous les soirs.

Cette nuit, nous retardons encore d'une heure nos montres. Cela fait 5 heures de moins qu'en France.

Demain à 8h, nous serons à la Barbade.



Duo Classico Moonlight 
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Ce matin, grande déception. L'excursion que nous avions réservée (tour de l'île en 4x4 et navigation en catamaran vers la baie des tortues avec plongée au tuba puis déjeuner à bord) est annulée car la houle est trop forte.

On nous propose de la remplacer par un tour de l'île en car le matin et plage l'après-midi. Nous acceptons.

Nous débarquons vers 9h30.

Le circuit commence par longer la côte ouest (sous le vent).

Celle-ci est caractérisée par les imposantes villas et hôtels 5 étoiles appelés ici 5 diamants.

Ces villas sont la propriété de très riches américains. Elles ont leur propre golf de 45 trous et tennis.

Ces villas coûtent entre 120 et 160 millions de dollars américains !

Quant aux hôtels, une chambre pour une nuit coûte entre 18 et 35 milles dollars !

Une simple petite maison coûte 55 millions de dollars !

C'est sans doute l'île la plus chère des Antilles.

Le NW compte quelques petits villages plus modestes.

Nous nous arrêtons à un de ces villages.


Sortie du port avec vue sur le bateau et arrêt à un village
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Puis nous obliquons vers l'est en traversant l'île.

Le centre est montagneux. Le paysage est agricole (canne à sucre, patate douce, élevage de moutons, de chèvres et un élevage de vaches laitières).


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Plus haut, on traverse la forêt d'acajou. Autrefois, ce bois était exporté mais aujourd'hui, la forêt est protégée et il est interdit de couper les arbres.


Forêt d'acajou
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Nous nous arrêtons à un sommet à 173 m d'altitude pour observer la côte Est (Atlantique) au vent (Alizés).


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Puis nous descendons pour rejoindre la côte. Celle-ci est sauvage car venteuse et la mer houleuse.

Nous nous arrêtons pour photographier les rochers coralliens sculptés par l'océan. En effet, la Barbade n'est pas une île volcanique mais corallienne d'où la faible altitude du relief.



Cette côte est choisie chaque année pour une compétition mondiale de surf.

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Malheureusement, ces plages atlantiques sont polluées par les algues brunes comme dans la plupart des îles des Antilles.


Algues brunes


Puis nous retraversons l'île par le centre pour rejoindre la côte SW et la capitale Bridgetown.

Nous faisons un arrêt de 2 heures à la plage.

Mais nous n'allons pas nous baigner à ces heures les plus chaudes de la journée car le soleil tape beaucoup trop fort pour nous qui venons de l'hiver !

Nous rejoignons le bateau à 15h30 et nous nous précipitons vers la piscine pour nous rafraîchir.

Nous allons dormir tôt car très fatigués.

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Nous navigons vers Cristobal au Panama. Cap plein ouest à 22,5 nœuds au large du Vénézuela avec un vent de 17 km/h. La température de l'air est de 26° et celle de la mer est de 29°.

Aujourd'hui, c'est farniente.

Nous profitons pour parler de nos repas.

Le petit-déjeuner peut se prendre soit au restaurant au pont 2 où nous dînons le soir c.à d. plus chic, soit au pont 9 plus simple mais avec vue sur mer.

Le petit-déjeuner est présenté sous forme de buffet des 2 côtés avec un choix énorme.

Idem pour le déjeuner de midi avec plats chauds.

Le pont 9 compte 9 buffets. On a l'embarras du choix. Deux de ces buffets présentent chaque jour des spécialités des différents pays du monde.

À 16h, les buffets sont garnis de fruits, gâteaux, café et thé.

Le soir c'est le restaurant au pont 2 avec un menu gastronomique présenté à l'italienne c. à d. antipasti, primi piati, secondi piati, insalata, formaggio, dulce.

Toutes les boissons sont comprises à tous les repas et à volonté. (Vins blancs, rosés, rouges, eau plate et pétillante, soda, bières et café, thé etc.)

On ne mourra pas de faim ! Mais il ne faut pas se laisser tenter, sinon, bonjour les kilos !

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Voici quelques photos du restaurant pont 9

Restaurant Pont 9

Cette après-midi, nous suivons notre cours d'italien et ensuite, nous allons à la première répétition de la chorale. Nous chanterons à la messe de Pâques, puis nous donnerons un concert lors de la soirée de gala le 24 avril, soit 2 jours avant notre arrivée à Venise.

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Le soir nous assistons au spectacle quotidien.

"The Edge Effect", un groupe américain, composé de 5 voix, chante à l'unisson a cappella et nous entraîne sur les notes d'un medley moderne reprenant de grands succès musicaux.

Technique vocale extraordinaire. FANTASTIQUE !


Avant de nous coucher, nous retardons nos montres pour la 6ème fois.

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Cap SW vers Cristobal par mer calme, 3 Beaufort, vent du NE 12 nœuds, t° 26°, mer à 29°. Vitesse du navire 22 nœuds.

Nous suivons nos activités habituelles.

Restaurant le soir.


Restaurant Albatros au pont 2

Puis spectacle.

Evolution Cancers Show : un collectif créé par Anthony Heinl qui unit d'une manière très originale la danse, l'art, les acrobaties et les illusions magiques. Le tout sous le signe de l'innovation et de l'émotion.

Spectacle de jeux de lumières et d'ombres chinoises très original et spectaculaire.

Décidément, tous les spectacles sont de grande qualité.


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Nous arrivons à Cristobal, port situé à l'entrée du canal de Panama, à 10h.

Latitude 9° 20', longitude 79° 54'.

Deux heures avant l'arrivée au port, le bateau réduit son allure très fortement.

En effet, un navire d'une telle importance met plus de 10 milles pour s'arrêter.

L'arrivée dans la zone protégée se fait très lentement et le navire met 1 heure pour accoster.

De nombreux navires sont en attente pour passer dans le canal.


Nous débarquons avec 1 heure de retard pour notre excursion, car il faut attendre l'autorisation donnée par les autorités du port.

Il pleut ! Normal pour un climat équatorial mais la température est de 29° et la pluie est chaude.

Nous montons dans un car. Nous quittons le port pour traverser la forêt équatoriale luxuriante. Celle-ci est classée parc naturel (22000 hectares).

Après 1 heure et quart de route, nous arrivons au petit village de Gambora situé en bordure du lac Gatun. Celui-ci constitue le niveau supérieur du canal.

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Nous embarquons sur un ferry.

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Nous suivons le canal vers l'ouest par le détroit de Culebra (ou détroit de Gaillard), une vallée artificielle au même niveau que le lac Gatun.

'

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Cette partie du canal coupe la "Continental Divide", c.à d. la ligne de partage des eaux entre le bassin Atlantique et le bassin Pacifique. Un pont (pont Centenaire), a été construit par les américains quand ils contrôlaient le canal, pour relier les 2 berges. Ce pont a 80 m de haut.


Détroit de Culebra    et    Pont Centenaire 
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Ensuite nous entrons dans les écluses de Pedro Miguel qui nous font descendre de 9 m pour entrer sur le lac Miraflores. (Voir carte).


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Ensuite nous arrivons aux écluses de Miraflores qui nous font descendre de 17 m pour arriver au niveau de l'océan Pacifique.

Ces écluses font chacune environ 1 km de long.


Avant la descente                                                  Après la descente
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Les navires sont tractés par des "Mulios", locomotives électriques sur rails avec crémaillère centrale. Il y en a 4 à l'avant et 4 à l'arrière.


Nous continuons en passant par le port de Balboa.


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Puis nous passons sous le pont des "Amériques" (61 m de haut).

C'est le troisième et dernier pont du canal.


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Nous arrivons à Panama City.

L'océan Pacifique n'est plus qu'à 25 km d'ici.


Panama City

Nous accostons et rejoignons le car qui nous ramène à Cristobal où nous embarquons sur le navire à 18h15.

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Après la pluie d'hier, une belle journée s'annonce.

T° de 29° sous un soleil tapant. La mer est à 30°.

Le bateau démarre à 6h. Nous nous levons tôt pour suivre le trajet.

Le bateau navigue très lentement vers la première écluse. Celle-ci est double.

À 7h50, nous entrons dans celle de gauche.


Canopée                                                                                                  Sortie vers le lac Gatun 

Nous avons mis 2 heures pour franchir les 3 écluses qui nous ont relevés de 25 m 90 pour nous engager vers le lac de Gatun.


Nous navigons sur ce lac durant 3 heures.


Lac Gatun

Puis nous suivons le détroit (ou passe) de Gaillard durant 1 heure.

Voir les photos du 23 janvier car cette partie du canal a été faite hier en ferry.

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Après ce détroit, nous passons sous le pont Centenaire (ligne de partage des eaux) et arrivons aux écluses de San Miguel qui nous feront descendre de 9 m.


Pont Centenaire

Depuis 2016, un second passage a été creusé (à droite) pour le passage des super navires. Nous voyons un porte-container emprunter ce passage alors que nous, nous passerons par l'ancienne écluse. Celle-ci a une largeur de 33,50 m.

Le Deliziosa est un navire Panamex c. à d. qui répond aux dimensions des anciennes écluses. En effet notre navire a une largeur de 32,30 m et une hauteur de 57 m. Le pont le plus bas (pont des Amériques) a une hauteur de 61 m.

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Nous entrons dans l'écluse.

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Puis nous débouchons sur le lac de Miraflores.

Au bout de ce lac, nous passons les écluses de Miraflores qui, avec 2 sas successifs, nous permettent de descendre de 16,50 m au niveau de l'océan Pacifique.

Le passage total (San Miguel plus Miraflores) a demandé 3 heures.


Nous navigons ensuite vers le port de Balboa escorté par un remorqueur pendant 1 heure.


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Puis, nous passons sous le troisième et dernier pont (des Amériques).

Nous voyons à notre gauche la capitale Panama City.


Nous accédons au large où de nombreux navires attendent leur passage.

Remarques :

Les navires ont une redevance à payer cash 72 heures avant le passage.

Exemples : pour les porte-containers, 75 US dollars par container. Pour un paquebot, 160 US dollars par passager.

Nous sommes dans la zone B de navigation mondiale c.à d. que le balisage d'entrée est fait par des bouées rouges à droite et vertes à gauche contrairement à la zone A (l'ancien continent) où les bouées sont vertes à droite et rouges à gauche.


Navires en attente

Nous avons eu très chaud toute cette journée, dehors en plein soleil.

Aussi, après l'entrée dans le Pacifique, nous nous précipitons à la piscine pour nous rafraîchir.

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Après le dîner, nous assistons à un spectacle Gente di Mare présenté par l'équipage.


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Le navire tient un cap plein sud à 14 noeuds.

Mer belle, ciel bleu. 29° et mer à 30°.

Le matin, nous rédigeons notre My Atlas de la veille, très complexe vu l'intensité de cette journée et le tri et choix des photos à publier.

Ensuite nous participons au baptême de la mer à 11h à l'occasion du passage de l'équateur.

Un cortège est composé de Christophe Colomb et de sa femme Isabelle ainsi que de toutes les caravelles construites par les enfants des croisiéristes. L'équipage est formé par les adultes qui ont réalisé les costumes le matin.

Une cérémonie se déroule au cours de laquelle le Commandant sollicite de Christophe Colomb l'autorisation de passer l'équateur. Il lui demande également de protéger le navire durant la croisière.

Ensuite, on procède au baptême en aspergeant le public d'eau salée avec du buis.

La séance se poursuit par de la danse.


L'après-midi nous apprenons tous les deux au piano les chants de la chorale car à 15h nous avons la répétition.

Nous préparons 6 chants :

Amazing Grace, I Will Follow Him, Auld Lang Syne, Va Pensiero, Happy Day, Santa Lucia.


À 18h commence la soirée de gala en robe longue et smoking avec un repas de gala.


Les officiers de l'équipage participent au repas.



Huîtres à la Rockfeller                                 Boeuf Tomahawk grillé beurre à la truffe
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La soirée se termine par un spectacle au théâtre.

"Live Delicious" est un spectacle qui célèbre et met en valeur les cinq sens, pour une participation totale.

Danseurs et chanteurs nous présentent un spectacle de revue digne des grands cabarets parisiens.

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Le bateau accoste à Manta à 14h.


Départ pour l'excursion à 14h30.

Le port de Manta est un port de pêche spécialisé dans la pêche au thon.


Embarquement de sel pour la conservation du poisson

Nous allons à Montecristi situé à 1 heure en car du port pour voir comment se fabriquent les célèbres chapeaux "Panama".

En fait, durant la construction du canal de Panama par les Américains, beaucoup de Latinos y ont été travailler. Vu l'ardeur du soleil, les ouvriers ont été équipés d'un chapeau fabriqué en Équateur. De là vient le terme "Panama" pour ces chapeaux en réalité fabriqués en Équateur.

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Sur la place de Montecristi, nous assistons à une démonstration de sa fabrication. On y vend également ces chapeaux.


La matière première vient d'un roseau (Paja Toquilla). On en tire des fibres que l'on blanchit dans de l'eau bouillante. Les fibres sont alors réduites en fils de moins de 1 mm. Ceux-ci sont tressés pour fabriquer les chapeaux qui se vendent 50 à 60 US dollars.

Ces fibres peuvent être effilées par les ongles pour en faire 10 de l'épaisseur d'un cheveu. Les chapeaux fabriqués par de telles fibres peuvent se vendre jusqu'à 1500 $.

La fabrication est donc purement artisanale. Un chapeau demande 3 semaines de travail. Ils sont fabriqués en famille dans tous les villages de la région.



Fibres du roseau blanchies dans l'eau bouillante

Nous visitons la basilique de style moderne.


Nous reprenons le car pour une autre visite.

Durant le trajet, la guide nous donne des informations sur le pays.

La monnaie officielle est le Dollars US. L' ancienne monnaie (le Sucre) a été abandonnée depuis 2000. Cela a permis d'élever le niveau de vie et d'attirer les banques et les investisseurs étrangers. Le côté négatif, c'est la difficulté d'exportation face à la concurrence des pays voisins qui peuvent dévaluer leur monnaie.

La sécurité sociale est très développée. Ainsi, les habitants de plus de 60 ans profitent d'une sécurité sociale gratuite. Ce qui attire beaucoup de retraités américains et européens qui font vivre l'économie.

L'économie du pays est essentiellement orientée vers la pêche, la banane (1ère production mondiale), le cacao, le café et le bois exotique car le pays s'étend jusqu'en Amazonie.

Nous sommes en climat équatorial. La température minimale est de 25° et le maximum peut monter jusqu'à 40° et ce toute l'année. Il y a une saison humide en été (décembre à mai) et une saison moins humide le reste de l'année.

Aussi cela permet plusieurs récoltes par an. Par exemple, il n'y a pas de fruits de saison car le même arbre produit des fruits toute l'année.


Nous arrivons maintenant à une fabrique d'ivoire végétal.

Un palmier (le Tagua) donne d'énormes noix. Celles-ci sont formées de plus petites noix qui elles-mêmes sont formées de noix encore plus petites dont l'intérieur est très dur et blanc.


Avec ce matériau, on fabrique des bijoux, des boutons et des objets sculptés. On jurerait qu'ils sont en ivoire.


Nous revenons au navire vers 18h30.

Comme il n'y a pas de spectacle le soir les jours d'excursions, nous nous promenons sur le quai et on photographie le bateau tout illuminé.


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Aujourd'hui, excursion. RdV à 7h15. Lever tôt !

Nous quittons le port dans un autocar confortable pour visiter une exploitation agricole avec production de café.

Au cours de notre trajet, nous constatons l'évolution du paysage depuis la côte en direction des Andes.

Nous sommes sous l'équateur d'où 100 % d'humidité. De plus, le jour est égal à la nuit toute l'année.

Le long de la côte, le ciel est souvent dégagé. Il se couvre progressivement en allant vers l'est. Or le paysage est très sec. La végétation au sol est grillée. Seuls certains arbres sont verts au sommet. En effet, le courant froid de Humbolt, venant de l'Antarctique crée une haute pression qui engendre des vents poussant les nuages vers l'est, mais pas de pluie. Certains arbres (El Ceiba) sont capables de capter l'humidité atmosphérique par leurs feuilles, d'où la couleur verte.



Plus à l'est, les nuages, en s'élevant vers les Andes, donnent de la pluie fin de journée.

Aussi à 70 km à l'est de Manta, nous trouvons la forêt équatoriale luxuriante.

Après 1 heure 30 de route, nous arrivons à Finca El Cisne où se trouve l'exploitation agricole que nous allons visiter.

Cette superbe propriété familiale couvre une superficie de 10 hectares. Elle se concentre principalement sur la production de café qui est conditionné et exporté sous le nom de Café V.

Les différentes phases de production nous sont expliquées : récolte, séchage, torréfaction, mouture et conditionnement.

Le café est produit par des arbres poussant naturellement dans la forêt. Donc ce café est 100 % biologique et naturel.

L'exploitation produit de la même manière du cacao, des bananes, des mangues, du Yucca , des avocats etc.

Nous nous promenons à pied dans cette forêt luxuriante où les arbres poussent et se reproduisent naturellement totalement mélangés.


Bananier                                                                                  Caféier
Cacaoyer
Arbre à pains Avocatier
Ceiba géant serrant un autre arbre mort par étouffement
Tagua à partir duquel on tire l'ivoire végétal

Cette production de café contraste avec la monoculture industrielle d'autres pays voisins et des pays africains. Aussi le café est d'une extraordinaire qualité car de plus, tout se fait à la main.


Un café fraîchement moulu, accompagné du Costeño (collation typique de la région, à base de maïs) nous est offert.


Ensuite, nous prenons le chemin du retour en photographiant le paysage et des monuments typiques.


Femme fabriquant un Panama                                          Culture du maïs
Indien                                                                                        Condor 

Arrivée au navire vers 12h30.

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Nous suivons nos activités habituelles.

En plus, à 11h30, conférence culturelle : Histoire et traditions du Chili.

À 20h30, spectacle fabuleux par le groupe "Pioneros del Ritmo" alliant la danse, le cabaret et la musique latine.

Ce groupe a été 6 fois champion du monde de Salsa acrobatique.

Beaucoup de passagers qui ont déjà réalisé plusieurs tours du monde nous ont dit que c'est le plus beau spectacle de toutes leurs croisières.


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À 21h30, nous allons au "Piano Bar" écouter de la "Sweet Sound" interprétée par notre chef de chœur accompagnée d'un saxophoniste.

C'est une musique très reposante et calmante avant d'aller dormir.


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Activités habituelles.

20h30 : spectacle présenté par les animateurs de la croisière.

Humoristique et très comique.

Ce sont des sketches mimés avec sons et musique.

On a rigolé toute la soirée.


En voici quelques exemples :

Des hommes jouent des instruments de musique en utilisant des femmes dans toutes les positions.


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Le sketch suivant : 3 hommes à la maternité.

On amène le bébé au premier. Puis des jumeaux au deuxième. Le troisième homme est inquiet car il s'attend à des triplés.

Mais surprise ! C'est un gros bébé géant qui va porter le papa qui est tombé dans les pommes.


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Danse synchronisée en piscine.


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Utilisation d'une canne comme des instruments de musique.


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Opération chirurgicale par des médecins incompétents. L'opéré finit par se sauver.


Nous terminons la soirée au "Piano Bar".

Nous y prenons goût.

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Le navire arrive vers 7h au large du port de Callao, port le plus important de toute la côte Pacifique de l'Amérique latine.

Mais comme dans "Le temple du soleil" de Tintin, notre bateau est interdit d'entrée dans le port. Non pas que nous soyons en quarantaine pour un cas de peste bubonique mais parce que nous sommes dans un brouillard à couper au couteau. Le port est donc fermé.

Le navire tourne en rond pendant 2 heures.

À 9h, un pilote du port monte à bord et une autorisation exceptionnelle est donnée par les autorités du port.

Le soleil qui monte dans le ciel commence à dissiper le brouillard et nous accostons.


Notre excursion prévue initialement à 9h15, ne part qu'à 11h.

Nous quittons le port de Callao pour rejoindre en car le centre historique de Lima, capitale politique et financière du Pérou, fondée le 6 janvier 1535 par Francisco Pizarro sous le nom de "Ciudad de los Reyes", la cité des rois, en référence à l'arrivée des 3 rois mages le jour de l'Epiphanie.

Durant le trajet (1 heure), notre guide nous donne de nombreuses explications sur le pays et sa capitale.

Lima compte 10 millions d'habitants soit 1/3 de la population du pays.

Elle s'étend dans la plaine entre l'océan et les Andes, soit 35 km WE et plus de 100 km NS. Cette zone a un climat désertique, il ne pleut jamais. Seul le brouillard donne de l'humidité aux arbres. Les maisons semblent inachevées, mais en fait toutes les toitures sont plates puisqu'il ne pleut jamais.


Le centre-ville a été inscrit au patrimoine mondiale de l'UNESCO en 1988.

Nous découvrons les merveilles de cette ville en arrivant à la Plaza dos de Mayo, place nommée par le gouvernement pour commémorer la bataille de Callao qui a eu lieu le 2 mai 1866.


Ensuite, nous passons à la plaza San Martin ou place de la Révolution, où se dresse la statue de José San Martin, libérateur du Pérou, et qui se caractérise par une atmosphère très animée grâce à la présence de nombreux artistes et musiciens.


Cette place a le privilège d'autoriser chaque citoyen, chaque jour, de manifester en toute liberté. C'est le seul endroit autorisé. Une brigade de policiers armés et avec boucliers surveille la place pour éviter tout incident.

Nous arrivons ensuite à la Plaza Mayor, également connue sous le nom de Plaza de Armas. La partie centrale accueille une magnifique fontaine en bronze.

La place est entourée par les bâtiments historiques les plus importants de la ville, symbolisant la domination coloniale espagnole et comprenant le palais présidentiel, l'hôtel de ville et la cathédrale. Cette dernière est blanche et présente de nombreux styles architecturaux et se caractérise par 2 gigantesques tours jumelles en spirale visibles depuis tous les points du centre-ville.

La place est entourée de jardins luxuriants et de magnifiques fontaines.


Place et les 2 tours jumelles de la cathédrale
Palais présidentiel
Hôtel de ville
Cathédrale

De magnifiques bâtiments présentent d'importantes loggias en bois de style espagnol.


Nous assistons à la relève de la garde en fanfare devant le palais présidentiel. On ne peut pas monter sur le trottoir en face des grilles.

J'ai filmé ce spectacle.


Toutefois, il faut signaler que ces bâtiments datent du 20ème siècle. Ils ont été reconstruits à l'identique après un tremblement de terre qui a détruit complètement Lima.

Nous nous promenons dans les rues en admirant les bâtiments.

Nous reprenons le car pour nous diriger vers le quartier de Miraflores situé à l'ouest en bordure de mer à plus de 10 km du centre-ville.

Nous nous promenons dans le célèbre Parque del Amor, inauguré le jour de la Saint-Valentin en 1993. Il se caractérise par une atmosphère romantique avec vue panoramique sur la baie.

Le parc doit son nom à la présence d'une sculpture contemporaine intitulée "Le Baiser" signée par l'artiste péruvien Victor Delfin et représentant deux amants s'embrassant avec passion.

Malheureusement, nous retrouvons le brouillard.


Nous reprenons le chemin du retour par la côte en longeant la falaise.

Nous revenons au navire vers 15h.

Après le dîner, nous redescendons à terre pour nous balader au milieu d'échoppes locales.

Nous terminons la soirée au Piano Bar.

Avant de se coucher, nous avançons notre montre d'une heure.

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Nous navigons à 65 milles des côtes péruviennes à la vitesse de 20 nœuds, par 5 Beaufort, avec un cap SW, vers le Chili (port d'Arica).

La température de l'air et de l'eau est de 20° (influence du courant froid de Humbolt).

Durant la matinée, nous navigons dans une purée de pois au son de la corne de brume toutes les 30 secondes.

À midi le ciel commence à s'éclaircir.

Journée habituelle avec un vaste choix d'activités.

Le soir spectacle de rock.

Nous apprécions le travail des ballets et des acrobaties.

Mais nous déplorons les chants trop criards et les lumières agressives. Question de goût !


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Comme chaque jour maintenant, nous terminons la soirée au Piano Bar.

Avant de se coucher, nous avançons encore notre montre d'une heure.

D'où nous n'avons plus que 4 heures de différence avec la France.

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Le bateau accoste à Arica à 8h30. T° 27°. Ciel bleu.

Les excursions ne nous intéressent pas. Nous connaissons la région. Nous avons sillonné le désert d'Atacama pendant 10 jours à l'occasion d'une visite chez notre fille qui a habité le Chili pendant 10 ans. Nous restons à bord au calme toute la journée. Peu de monde à bord car en excursions.


Le port d'Arica

Pour la soirée, la tenue demandée est le blanc.


Dîner à partir de 18h.


À 20h30, présentation du film "La Traviata" tourné à l'opéra de Sydney.


Ensuite, nous allons au grand bar, pont 2, où se situe la piste de danse. Très joli car tous les danseurs sont en blanc.

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Après quelques danses, nous remontons au pont 9 pour la soirée "Fête de la Notte Bianca" où nous nous laissons entraîner par des rythmes latinos.


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Un cuisinier artiste sculpte un bloc de glace. Super !


La soirée se termine aux petites heures.

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Journée habituelle en mer avec nos activités.

À partir de 18h, soirée de gala.

Après le dîner spécial, nous assistons au bal des officiers.


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Ensuite nous allons au théâtre assister au spectacle "Noches en Latino America" par Los Paraguayos qui nous font vivre la musique, les chants et le folklore du Paraguay, de l'Argentine et de la Colombie au son des guitares. Un de ces guitaristes nous impressionne par sa virtuosité.

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Admirons l'adresse de ces danseuses qui portent 8 bouteilles sur leur tête.

Ensuite, nous allons au Piano Bar que nous quittons assez rapidement suite aux conversations bruyantes et aux rires intempestifs d'un groupe d'Allemands peu respectueux de l'ambiance feutrée habituelle.

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Nous navigons pour le deuxième jour vers le sud le long des côtes chiliennes situées à 75 milles. La t° est de 20° et celle de la mer de 22°. État de la mer 3 Beaufort, vent du sud force 5. La profondeur de la mer est de 4000m.

Nous profitons de ce 2ème jour pour participer aux nombreuses activités.

La soirée est consacrée à l'Italie. Tenue demandée vert, blanc, rouge.

À la fin du repas, les serveurs chantent des chansons napolitaines très connues, reprises en chœur par tous les convives.

Une farandole est organisée et les serveurs invitent les dames à danser.

C'est une ambiance typiquement italienne que nous apprécions.


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Ensuite nous assistons au théâtre à un spectacle "Latin Show" de danses latinos.


En fin de soirée, il y a un bal organisé aux couleurs de l'Italie.

Super soirée !


Mais le temps se gâte : vent fort, 7 Beaufort pour la nuit.

Cela nous rappelle que nous sommes sur un bateau.

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Le bateau arrive à 7h30 au large du port. Le vent s'est calmé mais une forte houle subsiste.

Ciel bleu et soleil.

Les côtes sont dans le brouillard. Ce qui est habituel à cette latitude.

Le navire se stabilise en attendant l'autorisation des autorités portuaires.

Les heures passent, le brouillard disparaît mais toujours pas d'autorisation.

Le capitaine informe les autorités qu'il peut entrer dans le port sans problème.

Celles-ci signalent qu'ils se réunissent pour discuter de la situation.

Il est 15h, le commandant envisage de retourner vers Valparaiso s'il n'a pas de réponse positive.

Finalement les autorités portuaires indiquent que le port sera fermé toute la journée.

Des passagers bien informés signalent qu'en fait il y a une grève qui pourrait paralyser 23 des 25 ports chiliens.

À Valparaiso, le quai pouvant recevoir notre bateau est occupé.

Après négociation, le commandant obtient l'autorisation de Valparaiso d'accoster dans le port des porte-containers. Le navire prend à 15h15 le cap vers Valparaiso où il accoste à 21h.




Accostage dans le port de porte-containers de Valparaiso

Donc aujourd'hui, il n'y aura pas les excursions prévues. Quid pour demain ?

Comme il n'y a pas d'activités prévues (c'est le cas les jours d'excursions), on passe le temps comme on peut.

Marie-Rose qui a très mal dormi la nuit dernière, s'endort chaque fois que l'on s'assied quelque part.


C'est l'occasion de donner quelques informations sur la croisière.

Il y a 5 langues officielles. Il y a plus de 50 nationalités. Chacune a choisi sa langue pour les informations.

Classement par ordre d'importance :

1. Allemand, 2. Italien, 3. Français, 4. Anglais, 5. Espagnol.

C'est très enrichissant de parler avec toutes ces nationalités que l'on côtoie lors des repas, des activités etc. À midi on s'installe à n'importe quelle table et on engage la conversation. C'est valable pour toutes les nationalités sauf les Allemands en général très individualistes ou se regroupant ensemble.

Les plus rouspéteurs sont de loin les Français, pas tous heureusement. Et les plus conviviaux sont les Italiens.

Cette croisière est une belle étude humaine.

Tout le personnel : équipage, serveurs, entretien, hommes de chambre etc. est essentiellement philippin et indonésien toujours souriant et dévoué.

Les officiers et maîtres d'hôtel sont italiens.

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Les excursions de la veille sont hélas supprimées. La nôtre est maintenue car prévue pour ce mercredi.

Nous partons en car vers Viña del Mar, station balnéaire chic située au nord de Valparaiso.

Nous nous promenons sur le bord de mer et visitons le musée Fonck, musée archéologique et naturaliste de 3 régions : Atacama, Région Centrale (Mapuche) et Île de Pâques.


Bord de mer
Musée Fonck
Albatros                                                          Condor
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Ensuite le car repart vers Valparaiso.

Nous circulons dans les quartiers populaires qui s'étirent sur la colline.


À l'arrière-plan, dominant la ville, la maison de Pablo Neruda

Puis arrêt à la Plaza Soto Mayor. Visite libre.

À pied, nous traversons la place.


Monument à Arturo Pratt

Nous allons vers le port de pêche.


Tout a beaucoup changé depuis notre visite il y a 23 ans. On s'y reconnaît à peine tant il y a des voitures garées ou qui circulent. Seuls les bâtiments nous permettent de reconnaître l'endroit.

Nous retournons au port vers 12h30.


Le soir, le bateau appareille avec 2 heures de retard car les pilotes du port n'ont pas de montre comme beaucoup de gens au Chili !!!

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Cela nous permet de voir la côte illuminée.


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La nuit a été fort agitée (houle forte). Mais cela ne nous a pas empêchés de bien dormir.

Le matin, en plus de nos activités habituelles, nous avons effectué un exercice d'évacuation du navire.

À la sirène spéciale, nous devons aller dans notre cabine (ascenseurs interdits et nous sommes au pont 7) pour mettre notre gilet de sauvetage, puis descendre au pont 3 par les escaliers. Sortir sur le pont extérieur près des chaloupes. Chacun a sa place déterminée lors de l'information donnée le jour de l'embarquement. L'équipage au complet est à son poste pour nous diriger et nous enregistrer électroniquement par notre carte de bord personnelle lors de la sortie sur le pont. Ainsi on peut déterminer immédiatement la personne qui n'a pas évacué.

Les garçons de cabine vérifient que toutes les cabines sont vides.

Organisation rigoureuse et impeccable avec plus de 2000 passagers !

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Enfin, comme chaque soir, spectacle au théâtre : "The Tree Gees". Une réédition parfaite de l'esprit et du style glamour des Bee Gees.

Puis Piano Bar comme chaque soir où nous apprécions la belle voix de Julia, notre chef de choeur, qui connaît de mémoire plus de 500 chansons en italien, anglais et français.


Cette nuit nous retardons nos montres d'une heure.

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Nous voyageons plein ouest à 19 noeuds sur une mer plate comme un lac. Nous sommes dans ce que les navigateurs appellent le "Pot au Noir" car dans la région équatoriale il y a peu ou pas de vent.

Nous sommes tellement occupés avec toutes les activités que l'on a du mal à tenir à jour notre carnet de bord.

Nous assistons entre autres ce matin à une conférence culturelle : Qui a découvert l'Amérique ?

Nous apprenons beaucoup de choses que l'on ne nous a pas enseignées.

Beaucoup de civilisations venant d'Europe ont débarqué sur cette terre que l'on n'appelait pas encore "Amérique".

On a retrouvé des vestiges dans certains États américains de l'Est qui attestent que les Phéniciens et les Romains y ont débarqué.

Nous savons que les Vikings ont atteint à plusieurs reprises l'est canadien via l'Islande et le Groenland mais sans aucun suivi.

Ensuite il y a eu les Portugais et enfin Christophe Colomb.

Avec ce dernier, on peut utiliser le mot "Découverte" car la nouvelle s'est propagée en Europe et a changé le cours de l'histoire.

Qui a financé l'expédition de Christophe Colomb ? Le pape Innocent VIII.

Or ce pape est mort avant le départ de l'expédition.

Sur son tombeau, à la basilique St-Pierre à Rome, est inscrit la découverte d'une terre inconnue.

On suppose donc que Chistophe Colomb était au courant de cette découverte par les Portugais. Le pape qui était un ami de Colomb (tous deux génois), aurait ordonné que cette découverte soit tenue secrète. Ce qui expliquerait que Colomb est allé directement en Amérique car il connaissait la route.

Si cela est vrai, comme nous l'affirme notre conférencier, professeur historien et archéologue, cela remet en cause la version officielle.

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Quant au spectacle de ce soir : "Fiesta Fantasia" nous présente des danses et des chants. Un véritable spectacle de "Mini Craisy Horse" par les artistes de Costa.




Et nous terminons la soirée au Piano Bar.

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Le matin nous retrouvons la houle et le vent car à la vitesse de 19 nœuds avec moteur, nous sortons plus rapidement du "Pot au Noir" qu'à la voile !

À 10h, nous assistons à une conférence culturelle sur l'Île de Pâques dont le nom polynésien est Rapa Nui.

Que retenir avant notre escale et nos commentaires avec photos ?

1. Découverte et origine du nom.

Jacob Roggeveen, navigateur néerlandais, un des plus grands explorateurs de l'océan Pacifique, découvre l'île le jour de Pâques 1722 à laquelle il donne le nom de Pâques.

2. Spécificités de l'île.

a. La plus connue : les Moaïs

b. La moins connue : les grottes avec peintures rupestres.

3. Que sont les Moaïs ?

Ce sont des statues représentant les ancêtres protecteurs de la tribu noble de l'île.

C'est pourquoi ils regardent vers le centre de l'île, vers les villages.

4. L' histoire.

Les Espagnols qui occupaient l'ouest de l'Amérique ont envoyé des expéditions maritimes vers l'ouest et ont occupé l'Île de Pâques.

En effet, la couronne d'Espagne avait reçu le privilège dans l'accord de partage avec les Portugais de posséder toutes les terres à l'ouest de la ligne de partage. Les Portugais obtenant l'est (le Brésil).

Les Espagnols ont réduit en esclavage les habitants pour travailler dans les mines du Pérou et du Chili. Ne pouvant se défendre qu'avec des pierres, les habitants se sont réfugiés dans les grottes. D'où les peintures rupestres.

De plus, les Espagnols ont apporté des maladies et les rats des bateaux.

Les maladies ont décimé la population locale et les rats ont détruit la végétation car pas de prédateurs.

À l'indépendance du Chili, les Chiliens ont estimé qu'ils héritaient du droit de la couronne d'Espagne et ont donc occupé l'île.

Ils y ont introduit des faucons pour éliminer les rats. Mais ne subsistait plus que 110 habitants autochtones. Ils ont aujourd'hui tous disparus.


N.B. : Cette journée est particulièrement occupée.

Cours d'anglais à 9h30. Conférence à 10h. Répétition de la chorale à 11h. Cours d'italien à 15h. Jeux quizz à 15h30.

Inscriptions pour le championnat par équipe de quizz et explication des règles de 16h30 à 17h30.

À partir de 18h, dîner et soirée de gala (comme chaque semaine).

Nos smoking et robe longue n'ont jamais autant servi.

20h30 spectacle : One Man Show de notre Maître de musique (responsable entre autres de la chorale).

Il interprète des chansons classiques de l'Amérique des années 50 et 60 sous forme de cabaret : Franck Sinatra, Luis Armstrong, Bennet ...., extrait de West Side Story avec une remarquable cantatrice ( Maria...To Night).

Accompagnement par piano, saxophone, guitares, batterie.

Superbe soirée Sweet. Nous sommes enchantés.





Nous allons ensuite au Piano Bar où pour une fois il y a une ambiance endiablée.

Blues, country, rock, twist ....et beaucoup de danseurs.

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Journée normale.

Le soir, spectacle : Alfredo Nocera habille l'opéra.

L'inventeur de l'instant fashion habille en public une soprano qui interprète les plus beaux airs de l'opéra lyrique.

Les changements de toilettes se font sur la scène en quelques secondes par des rectangles de tissus drappés directement sur la soprane.

Sensationnel !


Habillage de la soprane

Soirée extraordinaire qui nous a beaucoup plu.

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Temps splendide. Mer calme.

Notre excursion organisée va nous mener sur différents sites.

1. Site de Koteriku situé au NW de la capitale Hanga Roa.

Ce site présente 5 moaïs allignés plus 1 à l'écart.

Les moaïs sont tous différents car ils représentent des personnes différentes. C'est le cas pour tous les moaïs de l'île. Ce sont les ancêtres des nobles. Ils regardent vers l'intérieur de l'île c.à d. vers le village dans le but de le protéger et de veiller sur le clan. Leur corps sont enterrés sous la statue.

Les moaïs reposent sur un "Ahu", plateforme en pierres. Devant le Ahu, un allignement de pierres constitue le cimetière où sont enterrés les habitants du village.


N.B. : Tous les moaïs de l'île ont été sculptés entre le 13ème et le 17ème siècle et ont été restaurés et redressés à partir des années 50 et 60, car ils étaient tous renversés.


Le moaï isolé

Le moaï isolé est le seul exemple avec les yeux colorés par des pierres de corail blanc et des pierres rouges (scories volcaniques). La coiffe en scorie rouge représente les cheveux (chignon) et non le chapeau péruvien évoqué par certains.

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Plus loin, nous voyons les fondations d'une maison en forme de bateau en pierres de basalte percées de trous pour y planter des piquets de bois courbés pour former le toit avec des végétaux, en forme d'ogive.

C'est une maison très basse. On y rentre à genoux uniquement pour dormir. La vie se passe sur la terrasse adjacente.

C'est une maison de nobles car le peuple (les ouvriers) vivait près des carrières.


Fondations d'une maison

2. Site de Rano Raraku.

C'est la principale carrière située au sommet de la montagne (volcan Raraku) où ont été fabriqués la majorité des moaïs (887 sur les 1000 décomptés sur l'île) qui mesurent de 1 à 21 m de haut.

397 n'ont jamais quitté la carrière.

Le plus important mesure 21 m et pèse environ 150 tonnes.

288 ont été transportés à travers l'île et dressés sur les Ahu.

92 sont tombés en chemin en descendant la montagne et sont restés sur place.


Le plus grand moaï non terminé

Les moaïs sont sculptés en 4 phases :

1ère phase :

Ils sont taillés dans le rocher. On taillait l'avant et les côtés. Ensuite on taillait l'arrière en progressant de chaque côté et en laissant un aileron (comme une quille de bateau) pour maintenir la statue à distance des rochers et continuer à la sculpter.

Dans cette quille, on forait ensuite des trous perpendiculaires pour y faire passer des rondins de bois.

Puis on détruisait cette quille et la statue s'écroulait sur les rondins. Ainsi on pouvait la transporter hors de la carrière en position couchée.


2ème phase :

Plus bas sur la pente, on redressait la statue.


3ème phase :

On la déplaçait verticalement vers l'Ahu qui lui était destiné, en balançant la statue dont la base était convexe et en la tirant. C'est pourquoi les statues qui sont tombées reposent sur le ventre et n'ont jamais atteint l'Ahu.


4ème phase :

On sculpte la tête et les oreilles. On creuse les yeux et on sculpte les bras et les mains sur le bas-ventre de la statue.

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3. Site de Ahu Tongariki.

C'est la plus grande rangée de moaïs (15).


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Les oreilles allongées sont un signe de noblesse. De lourdes boucles d'oreilles posées depuis l'enfance finissent par allonger les oreilles. Les mains sont sculptées sur le bas-ventre.

Oreilles allongées                                                                                        Mains sur le bas-ventre 



Ces moaïs furent dispersés par un tsunami en 1960 dû à un séisme de magnitude 9.2 survenu au Chili.

Certains de ces moaïs furent déplacés de plus d'un km vers l'intérieur. Vu le poids de ceux-ci, on a une idée de la puissance de ce tsunami.

Ils furent redressés par une équipe japonaise dans les années 1990.

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4. Site de Ahu Nau Nau.

Les 7 moaïs tournent le dos à la très belle plage (crique d'Anake).

Ce serait à cet endroit qu'ont débarqué les Polynésiens. C'est le seul endroit accessible facilement car les côtes sont rocheuses ou avec des falaises.


La plage est très belle avec du sable et située dans une crique sans vague.


Ce site est aménagé pour les loisirs. Nous y prenons le déjeuner sous forme de buffet sous la tonnelle.


Nous sommes heureux d'apprécier en apéro un Pisco Sour et d'excellents vins chiliens.


Plus loin se trouve un moaï isolé. Il a été restauré de façon ancienne sans techniques modernes (pierres, cordes, bois) par 2 hommes en 18 jours en 1988.


On y a trouvé un œil de moaï fait de corail blanc et de tuff rouge. Cet œil est exposé dans le musée.


C'est le plus joli moaï de l'île car il est aussi sculpté dans le dos.


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5. Site de Ahu Akivi.

Ce site daté du 16ème siècle est le seul à présenter un alignement de 7 moaïs de taille égale et faisant face à l'océan Pacifique.

Autre particularité, ils se trouvent exactement dans l'axe du lever du soleil lors de l'équinoxe de printemps.

Ces moaïs regardent vers la mer contrairement aux autres sites.

Deux hypothèses pour justifier cette exception :

La première pense que les habitants, avec la disparition des arbres, se sentaient prisonniers de l'île car plus aucune possibilité de construire des bateaux. Ces moaïs regardent vers la mer dans l'espoir d'une solution pour reprendre la mer.

L'autre hypothèse estime que comme ces moaïs sont placés loin de la mer, alors que tous les autres sites sont en bordure de mer, on suppose qu'il y aurait pu y avoir un village près de la côte et donc que les moaïs auraient regardé vers le village dans le même but que pour les autres villages (veiller et protéger les habitants).


Nous revenons au bateau en chaloupe vers 18h30.

C'est une journée sublime mais fatigante sous un soleil de plomb et forte humidité de l'air.

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Nous allons à terre sans excursion réservée. Nous prenons un taxi (prix négocié) pour aller voir le site d'Orongo.

Àprès 20 minutes nous nous arrêtons pour admirer le gigantesque cratère du volcan Rano Kau.


L'eau dans le fond du cratère est une réserve d'eau potable bienvenue vu sa rareté.


Ensuite nous allons à Orongo, le parc national.

Nous entrons par un petit musée qui explique la vie des habitants et le rite de l'homme-oiseau.

Lors du printemps austral, les meilleurs guerriers des clans de Rapa Nui se livraient à une course sans merci, dévalant à pied le versant du volcan avant de se jeter à l'eau pour rallier à la nage un des îlots situés à 2 km des côtes. Ceux qui survivaient aux requins devaient ensuite escalader l'îlot et y recueillir un œuf de sterne. En cette période de ponte, il leur fallait parfois attendre des jours, voire des semaines avant de pouvoir rapporter intact le précieux trophée. Le champion était alors auréolé du titre d' "Homme-oiseau" et permettait au chef du clan de diriger l'île pendant un an.

Ce rite est le début d'une certaine forme de démocratie après la révolte du peuple contre les nobles dominants.

Ce rite débuta au 17ème siècle quand les Rapanuis ne vénéraient plus les moaïs mais le dieu unique Maké Maké, représenté comme un homme à tête d'oiseau, dont témoignent les pétroglyphes encore visibles sur l'île.

Ce culte pris fin avec la conversion au catholicisme dans les années 1860.



Avant le départ                                                                                         Course à la nage
Escalade de l'îlot                                                                                       Le vainqueur avec son œuf
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Nous rentrons dans le parc naturel.


Abris des compétiteurs 
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Îles que devaient atteindre les compétiteurs

Au loin le bateau à l'ancre

Nous retournons à bord. Les chaloupes sont remontées. Et le bateau lève l'ancre.


Adieu Rapa Nui. Nous quittons l'île pleins de souvenirs dans les yeux. Un rêve est devenu réalité.

Nous retardons nos montres d'une heure.


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Nous faisons route cap ouest à 17 nœuds vers Pitcairn.

T° de l'air 23°, t° de l'eau 26°. Vent du sud force 2. Profondeur de l'océan 3500 m.

Nous reprenons nos activités habituelles.

Le choix des activités est vaste.

Marche, cours de pilate, gymnastique posturale, tournois de ping pong, basket, volley, aquagym, ateliers créatifs, baby-foot, lancer d'anneaux, séminaires, fitness, cours de langues (anglais, espagnol, italien), jeux de cartes, cours de danses, quizz, conférences culturelles sur les endroits visités etc.

Ce soir nous n'allons pas au spectacle car nous sommes en retard dans la rédaction de notre carnet de bord vu les excursions et nos activités.

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Outre nos activités habituelles, nous avons été assister à une conférence culturelle au sujet de l'île de Pitcairn et les mutinés du Bounty.

Nous avons vu le fim "Les révoltés du Bounty" mais quelle est la réalité ?

Le navire commandé par le capitaine Bligh avait pour but une mission scientifique.

Celui-ci était exigeant mais surtout cruel, injuste, appliquant des punitions corporelles (coups de fouet) injustifiées.

Le 28 avril 1789, 18 marins armés avec à la tête le deuxième capitaine, Fletche Christian, entrèrent dans la cabine du capitaine et le capturèrent. Le reste de l'équipage ne fut même pas informé. Quand ils virent le capitaine ligoté, menacé avec une baïonnette, ils n'opposèrent aucune résistance.

Bligh avec 18 marins furent contraints de monter à bord d'un canot de 7 m.

Les mutins laissèrent Bligh avec une montre de poche pour lui permettre de naviguer et 1 semaine de provisions. Bligh et ses compagnons pâtirent de la faim et de la soif.

Bon navigateur, Bligh réussit après 47 jours de mer et plus de 6000 km à atteindre l'île de Tofua au milieu du Pacifique, puis gagna Timor en Indonésie d'où il fut rapatrié en Angleterre et y dénonça la mutinerie.

Fletcher se rendit à Tahiti pour se ravitailler. Les marins se rapprochèrent des femmes. Après 5 mois, ils décidèrent de quitter l'île avec des tahitiennes car pas les bienvenus (peur qu'ils prennent le pouvoir car mieux armés) mais aussi afin de ne pas être découverts par la Royal Navy.

C'est ainsi qu'ils découvrent l'île de Pitcairn par hasard. En effet, cette île n'est pas cartographiée.

L'amiral anglais Philip Carteret qui avait découvert cette île le 2 juillet 1767 avait commis une erreur de 3° de longitude dans sa cartographie.

Le nom de l'île vient du nom du marin qui avait repéré l'île le premier : Robert Pitcairn.

Une fois sur l'île, les mutins incendièrent le navire pour ne pas être repérés.

Rapidement ce fut la mésentente et l'alcool qui accentuèrent les querelles et les meurtres.

Un seul homme (John Adams), 8 femmes et une dizaine d'enfants survécurent.

Adams imposa la loi biblique comme règle de vie.

Les habitants actuels sont les descendants de ces rescapés.

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L'île est en vue vers 7h dans la brume car il a plu toute la nuit.

À 8h30, le navire stoppe à distance respectable de l'île.

Nous ne descendons pas car trop de gens pour une si petite île.

Ce sont les pirates (descendants des mutins) qui vont monter à bord pour nous offrir un marché de produits artisanaux et aussi de timbres et de tee-shirt.

Le marché est ouvert vers 9h30. C'est la cohue comme lors d'un premier jour de soldes. Complètement fou !!! Nous observons la scène du balcon. En 10 minutes tous les timbres sont vendus. Et une demi-heure plus tard, tout est dévalisé.

À 11h, les pirates quittent le navire et nous faisons cap vers Tahiti.


Terre en vue
Les maisons dispersées sur le versant
Île rocheuse
Arrivée des pirates
Le marché
Départ des pirates
Nous quittons Pitcairn                                                Drapeau de Pitcairn

Pitcairn est entourée de 3 autres îles inhabitées : Ducie, Henderson, Oeno.

L'ensemble fait partie de la Polynésie.

C'est une colonie britannique mais administrée par la Nouvelle-Zélande.

On y parle l'anglais et le Pitcairn (dialecte polynésien).

La monnaie est le dollar N-Z.

La superficie de l'île est de 47 km2 pour 65 habitants. Elle est située à mi-chemin entre l'Île de Pâques et Tahiti soit 2065 km de l'Île de Pâques et 2325 de Tahiti.

Le ravitaillement est effectué 3 fois par an par un bateau NZ et par la marine française de Tahiti pour fournir du combustible pour les baleinières, les générateurs électriques et les quads, seul moyen de locomotion.

L'économie est basée sur la vente de timbres-poste très recherchés par les philatélistes du monde entier. C'est la plus importante source de revenus.

Leur miel est réputé le plus pur au monde et aussi le plus rare.

Ils vivent de pêche et d'agriculture (agrumes, canne à sucre, pastèques, bananes, haricots et ignames).

En plus il y a les ventes aux bateaux de croisière qui y font escale par solidarité.

Les mœurs, la cuisine etc. sont d'influence polynésienne.

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Rien de spécial sinon la conférence culturelle sur les civilisations de l'Océanie et la soirée de gala hebdomadaire ainsi que le spectacle le soir : Swing show. Le" Latin dance group" nous fait une démonstration de danses endiablées. Cela rappelle les années d'après guerre et le swing importé par les soldats américains.

Dimanche, nous profitons du beau temps pour prendre l'air et aller à la piscine.

Le soir, samedi et dimanche, on recule encore les montres d'une heure.

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Arrivée à Papeete à 7h. Latitude 18° S et longitude 146° W.

Papeete, la capitale compte 26000 habitants mais durant la journée il y a 60000 personnes car les gens viennent travailler en ville, ainsi que des habitants des îles voisines.

Arrivée
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Papeete est une ville moderne avec une circulation intense mais sans énervement. Pas de klaxon et respect des piétons. Très grande gentillesse des gens très souriants.

Nous n'avons pas choisi la même excursion.

Pendant que Michel va se promener en ville le matin, Marie-Rose part en excursion . Ce sera l'inverse l'après-midi.

Excursion de Marie-Rose

Départ en car à 9h15 pour visiter la côte ouest, la partie la plus belle de l'île car sous le vent.

Le guide nous donne beaucoup d'explications.

L'origine du nom Papeete ?

Pape = eau et Ete = panier (prononcer papé té)

La reine allait chaque jour se baigner dans la rivière. Le peuple venait la saluer et la regarder se baigner. Comme c'était la reine, l'eau après son bain était purifiée. Les gens venaient avec de grands paniers tressés et puisaient cette eau purifiée. D'ou le nom "Panier à eau".

Arrêt à Paea et visite de Marae Arahurah.

C'est un temple où se déroulaient des sacrifices humains.

On est accueillis par un "Tiki". C'est l'ancêtre du Moai de l'île de Pâques.

Sa tête très grosse représente l'esprit et la grande intelligence des Polynésiens. Son gros ventre représente l'abondance et sa position à moitié accroupie est celle des navigateurs dans les pirogues.


On se déplace vers le temple. On a accusé à tort les Polynésiens d'être cannibales.

En fait après avoir tué les prisonniers, ils ne mangeaint que les yeux car ils croyaient que c'était dans les yeux que se trouvaient l'intelligence, l'esprit et la force du prisonnier. D'où on recherchait, en attaquant une tribut, à faire des prisonniers de haut rang et si possible le chef.

Ce lieu était aussi un lieu de rassemblement, de marchés et on y rendait la justice.

Ce temple est situé dans un jardin magnifique.


Autel des sacrifices et totem représentant tous les Dieux
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Ensuite nous allons visiter le jardin botanique de Papeari.


Gingembre                                             Rose de porcelaine
Oiseau du paradis                                         Gingembre
Arbre à caoutchouc d'Inde                                           Cascade d'où montent les âmes des défunts
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Ensuite nous allons à Punaauia visiter une grotte couverte de fougères. Nous apprécions la fraîcheur car dehors il fait très chaud.

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Nous revenons vers le port en longeant une cocoteraie.


Durant le trajet, le guide nous donne des explications fort intéressantes.

Sur les premiers Polynésiens (Maoris).

Ceux-ci voulaient sans cesse découvrir de nouvelles îles. Ils se dirigeaient uniquement à l'aide du soleil et des étoiles. Leur façon de procéder consistait à tourner autour de leur île en faisant des cercles de plus en plus grands jusqu'à la découverte d'une nouvelle île. Seuls les plus vaillants partaient. S'ils ne trouvaient rien, ils savaient ainsi regagner leur point de départ. S'ils trouvaient une nouvelle île, ils retournaient au point de départ pour embarquer la population restée sur l'île pour la transférer sur la nouvelle île.

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Ils établissaient des cartes avec des bambous. Chaque croisement entre 2 tiges correspondait à une île.


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Ils savaient aussi que la houle était différente en pleine mer et près d'une île. Cela est représenté sur un graphique. Ils se rendaient donc compte quand ils se rapprochaient d'une île.

Le guide nous explique des traditions encore en vigueur.

Les "Rae Rae" ou homme-femme. Il ne s'agit pas de travestis ou de transgenres.

Dans les familles, les deux premiers enfants sont destinés à se marier et avoir des enfants pour la succession. Le troisième enfant, qu'il soit fille ou garçon, doit aider la maman pour les tâches ménagères et vivre avec les parents pour s'occuper d'eux quand ils seront vieux. Pour une fille, pas de problème mais pour un garçon, il sera élevé comme une fille, habillé en fille. Il n'est pas rare en ville de rencontrer des personnes habillées en fille mais avec une barbe. Cela ne dérange personne, C'est tout à fait normal.

Autre tradition, depuis des siècles, après un accouchement, le placenta est rendu à la mère qui l'enterre dans son jardin et plante un arbre au dessus. On l'appelle l'arbre de vie de l'enfant.

Dans les années 60, le gouvernement français a fait construire des HLM pour les plus démunis. Les gens n'ont pas voulu les occuper parce qu'il n'y avait pas de jardin. Le gouvernement a fait machine arrière et a construit des maisons individuelles avec jardin. Voilà ce qui arrive quand on décide de Paris sans demander l'avis des populations locales.


Retour sur le bateau à 13h le temps de croiser Michel partant pour son excursion en catamaran avec plongée snorkeling.

Excursion de Michel


Barrière corallienne et lagon

Le catamaran franchit la barrière corallienne et nous suivons la côte ouest à l'extérieur du lagon pendant plus d'une heure admirant cette barrière de corail.

Ensuite le catamaran franchit une passe pour rentrer dans le lagon.

Nous longeons alors la côte de près en revenant vers le port.

Le bateau doit zigzaguer à vue entre les hauts fonds.

Nous stoppons ensuite pour nous amarrer à une bouée.

Commence alors la séance de snorkeling. Nous descendons dans l'eau avec masque et tuba. Nous restons là 1 h admirant les poissons et les rochers coralliens.

Puis nous reprenons le cap vers le port en longeant la côte.

Retour au port à 16h30.

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Le soir nous assistons à un spectacle de Maoris fiers de nous montrer leur culture par la danse.

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Nous nous levons tôt pour voir l'arrivée à Bora Bora.


Entrée par la seule passe en eau profonde de l'île

Le bateau jette l'ancre à 8h.

Commence alors le débarquement en chaloupe. Il ne faut que 5 minutes pour rejoindre le quai.

Selon l'excursion que nous avons choisie, nous sommes accueillis par un Maori propriétaire du catamaran sur lequel nous allons naviguer.

Nous quittons le port pour parcourir la lagune. Celle-ci est gigantesque et entoure complètement l'ensemble des îles qui constituent Bora Bora car la barrière corallienne qui encercle l'ensemble est loin au large.

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L'eau change de couleur, devient turquoise et d'une transparence remarquable.


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Après 1 heure de navigation nous arrivons à un endroit où nous pouvons observer des requins et des raies Manta.

Une plongée est organisée parmi les requins et les raies. En principe pas de danger si on ne les caresse pas.

Nous ne nous y risquons pas. Avec raison d'ailleurs car le lendemain on a appris qu'un baigneur au même endroit a été mordu au bras et transporté d'urgence en hélicoptère.


Requins et raie
Frégate                                                                                  Sterne (dos blanc, dessous vert) 
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Ensuite nous nous dirigeons vers une autre île où une magnifique plage nous attend.

Le catamaran s'y approche à quelques mètres et nous descendons les pieds dans l'eau.

Là, les gens de l'île nous ont préparé un repas typiquement maori. Très spécial et nous goûtons de tout. Certains plats sont délicieux, d'autres un peu spéciaux mais il faut goûter.


Nous restons à cet endroit pendant plus de 2 heures à nous reposer et nager dans cette eau cristalline à 29°.

Puis, nous partons près d'une autre île où nous nous adonnons au snorkeling pour admirer les poissons colorés et les coraux.

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Après ce beau spectacle sous-marin, nous prenons le cap vers notre navire en écoutant notre guide interpréter des chants polynésiens en s'accompagnant d'une petite guitare.


Au loin, notre navire 

Nous revenons au port à 16h30, comblés par cette journée.


Nous pouvons dire que Tahiti c'est joli mais Bora Bora, c'est sublime ! Elle mérite bien son surnom de "Perle du Pacifique".


Remarque :

Nous avons appris la veille par le commandant qu'une tempête tropicale sévit sur les îles Cook où nous devons faire escale à Rarotonga. D'où impossibilité de débarquer en chaloupe. Le commandant décide de rester un jour de plus à Bora Bora et de supprimer l'escale à Rarotonga.

Cela nous permettra d'y flâner le lendemain.

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Cette journée supplémentaire nous permet d'aller flâner dans le bourg.

Journée calme et très chaude qui nous permet de digérer toutes ces merveilles vues les deux jours précédents.

Le bateau lève l'ancre à 18h au son bien à propos de "Con te partiro".

Le commandant nous annonce que, grâce à cette journée supplémentaire, nous profitons du déplacement de la dépression vers le sud des îles Cook.

Nous y passerons durant notre navigation vers la Nouvelle-Zélande dans des conditions plus calmes.


" Ce n'est pas l'homme qui commande mais c'est la mer".


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Jeudi, nous prenons un cap vers la Nouvelle-Zélande. T° 30° et mer 29°.

Après-midi, nous passons à 15 milles de Mauké faisant partie des île Cook.

Le soir, nous recevons le nouvel itinéraire entre Sydney et Colombo pour éviter l'Asie orientale suite au Corona virus. Au lieu du Japon, de la Corée, de Taïwan, Hong Kong, Vietnam, Singapour, Malaisie, ce sera Hobart, Albany, Fremantle, Île Maurice, La Réunion, Madagascar, Nosy-Be, Seychelles et Maldive.

Nous sommes déçus bien que nous ne connaissons pas cette région de l'océan Indien hormis La Réunion.

Vendredi, nous poursuivons notre route vers la Nouvelle-Zélande à la vitesse de 17 nœuds avec un vent de force 4 du N et une houle de force 3 du SW, ce qui donne, malgré le calme apparent, une mer hachée qui fait bien bouger le bateau. Mais on est habitués et donc pas gênant.

Le matin nous avons assisté au théâtre à une information du Commandant concernant la situation sanitaire en Asie et le changement d'itinéraire.

Le soir, nous allons au spectacle voir la comédie musicale "Cabaret".

Cela nous rappelle que nous avons été acteurs et chanteurs dans cette comédie musicale qui a été montée à Bergerac par l'Académie de musique où nous suivions des cours de chants.

J'ai filmé tout le spectacle d'où je n'ai pas de photo.

Samedi, nous suivons un cap vers la Nouvelle-Zélande (16 nœuds).

La mer est hachée car le vent (E-SE force 5) et la houle (NW) sont contraires.

T° 25° et l'eau à 28°.

Le soir, nous assistons à un spectacle de Bel Canto par un ténor de grand talent : Luigi Milazzo. Très belle soirée que nous avons appréciée.

Le soir nous reculons les montres d'une heure. Il y a maintenant 12 heures de décalage avec Paris.

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Ce dimanche est un jour spécial.

En effet, nous passons la ligne de changement de date (latitude 31°S et longitude 174°W). La ligne de changement de date (180°) s'incurve vers l'Est pour inclure les îles en rapport économique avec l'Australie c'est pourquoi nous la franchissons à 174° de longitude.

À minuit la nuit dernière, nous sommes passés du 22 au 23 février.

Mais à 11h, nous franchissons la ligne de changement de date. Nous passons du dimanche 23 à 11h au lundi 24 à 11h. À ce moment, en France il est 23h dimanche 23 février.

C'est une belle expérience géographique.

Quelques informations sur les passagers.

Il y a 1/4 des passagers qui sont handicapés du plus grave (chaises roulantes) au moins grave (avec une canne).

Il faut féliciter Costa de permettre à ces personnes de profiter d'une croisière. Des cabines sont complètement adaptées (porte plus large, salle de bain plus grande et adaptée). À la piscine, des sièges avec petite grue permettent à ces personnes de se baigner. Même pour la descente en chaloupe, les fauteuils roulants sont portés par 4 hommes costauds.

Les accompagnants des handicapés en chaise roulante ont leur croisière gratuite.

Il y a également 1/4 des passagers qui ont des difficultés (marche très lente, raideur articulaire etc.).

Les 3/4 des passagers ont plus de 75 ans.

C'est évident qu'à cette période de l'année, c'est difficile pour les jeunes qui travaillent de prendre 4 mois de congé.


Mardi, c'est le dernier jour de navigation pour arriver à Tauranga (Nouvelle-Zélande).

Cap SW 14 nœuds vent d'Est force 5 et houle du Sud force 3. Mer hachée.

La t° est de 26° et l'eau à 24°. La profondeur de l'océan est de 5500 m.

Fin d'après-midi, le vent forcit (60 km/heure). Les gens se déplacent en titubant.

À 16h, nous assistons à une conférence culturelle sur la Nouvelle-Zélande.

L'arrivée à Tauranga est prévue pour demain matin à 6h.

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Nous arrivons en Nouvelle-Zélande au port de Tauranga à 6h.

Situé dans l'île du Nord à 37° 41' de latitude S et 176° 09' de longitude E, c'est le port le plus important du pays.

Ce jour, nous avons choisi une très longue excursion (9 h). Aussi, nous partons à 7h30.

Le guide nous donne quelques explications :

La Nouvelle-Zélande se compose de 2 grandes îles. Elle a la même superficie que la Grande-Bretagne mais avec seulement moins de 5 millions d'habitants.

L'île du Nord où sont situées les principale villes : Tauranga (1er port), Auckland (centre des affaires) et Wellington (la capitale) est l'île la plus peuplée.

L'île du Sud, plus froide, est faiblement peuplée et consacrée à l'élevage des moutons.

Par comparaison géographique, placée dans l'hémisphère nord, la Nouvelle-Zélande s'étendrait du sud de la Scandinavie à Gibraltar.

C'est un pays habité par les Maoris venus de Polynésie au 13ème siècle et par les Européens venus à partir du 18ème siècle. L'entente est parfaite et les deux groupes se sont mélangés. Actuellement, il n'y a plus de Maoris de sang pur.

Les habitants sont très gentils et accueillants. Il y a un grand respect de la nature et une très grande propreté (pas un papier à terre, aucune enseigne publicitaire le long des routes). Très grande courtoisie au volant.

L'immigration est strictement contrôlée. Une liste de professions recherchées figure sur le site du gouvernement. Pour immigrer, il faut impérativement répondre à cette liste ou avoir un projet d'entreprise. Sinon aucune chance d'obtenir un visa d'immigration et de séjour permanent. Le taux de chômage est de 2 %. Mais les allocations de chômage sont très faibles.

Le coût de la vie est très élevé.

La retraite est fixée à 65 ans et tout le monde a la même pension de retraite quelle que soit la profession. Pour obtenir plus, il faut cotiser durant sa vie active.

Les démarches administratives sont ultra rapides.

Ainsi, notre guide, lorsqu'il est venu en Nouvelle-Zélande pour développer une entreprise, a obtenu un compte bancaire, un crédit pour acheter et l'acte notarial de propriété en 2 jours.


Notre visite commence par le parc Rainbown Spring. C'est un jardin botanique avec plus de 135 variétés d'arbres et de fougères typiques de la région et un centre de préservation d'animaux rares et en voie de disparition. C'est aussi le grand centre de conservation, de protection et d'élevage de kiwis qui sont en voie de disparition suite à l'introduction au 13ème siècle de chiens par les Maoris et plus tard, par l'introduction d'autres animaux tels que l'opossum, la fouine et le chat. Sans compter les rats amenés par les bateaux.

Or le kiwi ne vole pas, est aveugle et vit la nuit. Il trouve sa nourriture (insectes et vers de terre) grâce à son odorat. C'est le seul oiseau qui possède des narines au bout de son long et fin bec. Il ne pond que 1 ou 2 œufs par an. Le poussin est livré à lui-même d'où une mortalité de 90 %.


Carte et drapeau
Emblème montrant l'entente entre Maoris et Européens
Paysage
Séquoia                                                 Pierre de jade
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Nous entrons dans la salle de taxidermie puis dans une salle obscure où il faut faire silence et ne pas photographier. Là, nous pouvons voir des kiwis vivants.


Salle de taxidermie
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Ensuite, nous allons à Rotorua, ville thermale de vacances et de loisirs située en bordure d'un lac.

Nous prenons un télécabine qui nous mène à un restaurant situé au sommet du mont Ngongotaha, un ancien volcan. Nous y déjeunons et admirons le panorama.


Rotorua
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Puis nous allons à Wai-o-Tapu, une réserve géothermique d'origine volcanique.

Ce site est accessible à pied en suivant un parcours de 2 km 1/2 nous permettant d'admirer des phénomènes tels que des geysers, des lacs volcaniques couverts de vapeurs (fumeroles), des cratères, des piscines de boues bouillonnantes (solfatares), des terrasses minérales, le tout au beau milieu d'un paysage à couper le souffle. L'odeur est typique des zones géothermiques (sulfure d'hydrogène).


Contact entre 2 plaques tectoniques au centre de l'île
                                                                                                                 Lac bouillonnant




Nous reprenons la route vers le port en observant le paysage.

Nous mettons 2 heures 30 au lieu de 2 heures pour rentrer car le bus a un problème. Cela fume dans le car ! Le chauffeur coupe la clim mais rien n'y fait. On ouvre toutes les vitres et vasistas. Les voitures qui nous dépassent klaxonnent en faisant des signes montrant l'arrière du bus. Le guide prend la décision de continuer malgré la panique qui s'installe de peur d'un incendie. On imagine déjà le bateau appareiller sans nous car il doit partir à 17h45 pour la marée. Et ensuite venir nous chercher en chaloupes.

Finalement nous rentrons au port à 17h30 .......il n'y avait plus d'eau dans le radiateur et c'était l'huile qui brûlait. Ouf !!!!

Durant ce trajet, nous voyons des pins rouges, des fougères arborescentes et des cultures de kiwis.


culture de kiwis
                                                                                                                  Cultures de Kiwi
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Le bateau appareille à l'heure prévue. Nous avons une vue sur le volcan Maunganui.

Le Maunganui et la sortie du port
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Et la journée n'est pas finie car le soir, après le dîner, nous assistons à un spectacle de danses Maoris et de haka.


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Arrivée à 8h.

Le bateau est amarré dans un dock face à la ville.

La ville est située à 36° 50' de latitude S et 174° 46' de longitude E.


Nous descendons pour une promenade libre dans la ville.

C'est un peu un mini New-York. Animation grouillante, circulation intense, bruit.

Beaucoup de travaux. Depuis une dizaine d'années, la ville a entrepris d'imposants travaux pour consolider les assises des gratte-ciels construits au 19ème siècle sur du ramblais conquis sur la mer et aussi pour construire un métro.




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Nous nous dirigeons vers le port de plaisance en longeant les quais vers le musée de la marine.


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Le bateau qui a gagné l'America Cup l'année dernière est exposé fièrement devant le musée de la marine.


La quille et le bulbe du bateau
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L'après-midi nous allons en excursion organisée en parcourant les différents quartiers de la ville.

Nous nous arrêtons à Daven Port.



Centre des affaires vu de Daven Port
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Ensuite nous allons vers le musée des armées situé près d'un beau parc.


Monuments aux morts des guerres de 14-18 et 40-45
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Nous rentrons vers 18h30 et le bateau appareille à 21h.


Le bateau quitte le port
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Nous navigons cap NW en longeant la côte de la Nouvelle-Zélande à 7 nœuds avec un vent du SW force 2 et une houle du Sud force 1. Autrement dit, nous navigons sur une mer d'huile. Après avoir contourné la Nouvelle-Zélande par le nord, nous prenons un cap SW vers Melbourne dans la mer de Tasman (profondeur 300 m). La mer est parsemée de petites îles souvent peu élevées au-dessus du niveau de l'eau.

Abel Janszoon Tasman est le nom du navigateur, explorateur et cartographe néerlandais qui effectua en 1642 et 1644 des voyages au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales et qui a découvert la Nouvelle-Zélande, la Tasmanie et les îles Fidji. Il n'a pas pu faire escale en Nouvelle-Zélande car attaqué par les Maoris. C'est plus tard que Cook a pu faire escale aidé par un polynésien traducteur.


Le soir nous assistons à un spectacle musical donné par Victus, chanteur Sud-Africain.

Un véritable One Man Show d'un ténor interprétant des chants américains, africains, italiens et français avec beaucoup d'expressions gestuelles et vocales et avec beaucoup d'humour.

Très belle soirée.

Puis nous allons au Piano Bar écouter Julia.


Ce soir nous retirons 1 heure de nos montres. Il y a maintenant 11 heures de décalage en plus par rapport à la France. Nous nous couchons à 10h du soir alors qu'en France il est seulement 11h du matin.


Navigation dangereuse à cause des nombreuses îles
Victus
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Nous continuons notre navigation vers Melbourne en traversant la mer de Tasman (et non de Tasmanie).

Cap 256° à 15 nœuds par un vent de 42 km/h de SE et une houle de S de force 3. État de la mer 5 Beaufort. Tangage assez fort. Ciel couvert et parfois une petite bruine.

Dans la cabine, cela craque de partout.

Pour une fois, il n'y a personne sur les transats la panse au soleil.

Position 36° S et 163° E. La t° est de 20° et la mer est à 23°.

C'est en navigant autour de la terre que l'on se rend compte de l'importance des océans sur notre Terre.


Nous assistons à une conférence sur les Arborigènes de l'Australie et le soir à un spectacle de musique d'opéra jouée au piano et violon ainsi que des chants interprétés par une cantatrice mezzo soprano.



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Nous continuons notre route vers Melbourne.

Cap SW 269° à 15 nœuds, 5 beaufort vent du SW, houle du SE force 5. Profondeur 5500 m. Situation : 37° S et 154° E.

Le matin, nous récupérons nos passeports et la Landing Cart pour débarquer en Australie.

Puis nous nous reposons car nous avons très mal dormi cette nuit. Beaucoup de bruit dans la cabine vu l'état de la mer.

L'après-midi nous avons répétition de la chorale.

Aujourd'hui, c'est soirée de gala. Diner spécial, bal des officiers et spectacle le soir.

Le spectacle est une représentation incroyable du Latin Show Group. Spectacle de danses modernes et de ballets sur un rythme endiablé. Spectaculaire et jolies toilettes.


Le soir, nous reculons nos montres d'une heure. Il y a maintenant 10 heures de différence.

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Dernier jour de mer avant d'arriver à Melbourne.

Position : longitude 150° 07' E et latitude 38° 38' S. La T° de 18° et la mer à 21°.

Cap 259°. Vitesse 15 nœuds. Vent SW force 9 et houle du SW. Creux de 4 à 5 m.

Nous approchons des 40èmes rugissants. C'est normal.

Et pourtant si le bateau est "arloché" (en français, secoué dans tous les sens), il tangue et roule très peu !

Interdiction de sortir sur les ponts.

Le matin, nous assistons à une conférence culturelle sur l'astronomie. Il y aura des cours pratiques pour retrouver la Croix du Sud.

Ce soir, nous entrons dans le détroit de Bass, un bras de mer qui sépare le sud de l'Australie de la Tasmanie. Le premier européen à le traverser fut Matthew Finders en 1798. Il nomma ce détroit du nom du médecin de bord, le Dr George Bass.

Large de 240 km en son point le plus étroit et profond de 50 m, il est réputé pour ses tempêtes.

Pendant la nuit, on laisse le promontoire Wilson à tribord et l'île Rodondo à bâbord et on suit une route NW vers Melbourne.



Îles à bâbord
Îles à tribord
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Le soir concert par Luigi Milazzo, le jeune ténor faisant partie de l'équipe d'animations culturelles de Costa.

Il nous interprète des chansons de films mythiques.



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Nous nous levons tôt pour aller sur la passerelle avant pour assister à l'arrivée au port.

Il est 6h, il fait encore nuit et nous sommes récompensés car nous pouvons admirer Melbourne tout illuminée.


Notre excursion est prévue à 12h30.

Le matin, nous devons descendre à terre avec passeport et carte d'engagement de ne rien importer et sur l'honneur de ne pas avoir été en contact dans les 30 derniers jours avec une ferme d'élevage de porcs pour ne pas importer la fièvre porcine. Nos passeports sont scannés et vérifiés (comparaison entre la photo et le réel).

Vu le nombre de passagers, cela nous prend plus de 2 heures avant de pouvoir remonter sur le bateau.

Il nous reste juste le temps de déjeuner.


Nous embarquons dans un car luxueux.

L'organisation avec des dizaines de cars est impeccable. Superbement organisés, ces Australiens !

Nous circulons dans la ville en écoutant les explications de notre guide qui parle impeccablement le français car française immigrée.


Melbourne a été fondée en 1835 avec l'autorisation de la reine Victoria au début de son règne et de son premier ministre Melbourne qui a donné son nom à la ville.

Le développement fut fulgurant surtout avec la découverte de l'or qui a amené la foule et la richesse à la ville.

Vu cette situation, la ville a revendiqué la création d'un nouvel état en faisant sécession avec la Nouvelle Galle du Sud. Elle a obtenu satisfaction grâce à la reine Victoria.

D'où le nom de ce nouvel état : État de Victoria, dont Melbourne est la capitale.



La ville
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Le premier arrêt est au musée qui est le plus grand de l'hémisphère sud.

Le musée

Ce musée de style futuriste avec des salles immenses contient une collection botanique extraordinaire et une collection incroyable d'objets et de trésors retraçant l'histoire de l'état et des Arborigènes.


Le jardin botanique intérieur
Le hall d'entrée
Symboles de l'Australie Bateaux et voiles des peuples océaniens
Armes et boucliers des Arborigènes
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À proximité se trouve le premier parlement fédéral d'Australie.

C'est devenu aujourd'hui une salle d'expositions temporaires depuis le déplacement de ce parlement à Canberra, la capitale fédérale de l'Australie. Cette ville fut créée à mi-chemin entre Melbourne et Sydney qui revendiquaient chacune le statut de capitale. Ainsi on a mis les 2 villes d'accord.

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Nous poursuivons notre visite en observant la cathédrale St Patrick, les nombreux parcs immenses avec des arbres séculaires et les grandes et larges avenues.

Cathédrale St Patrick
Parlement de l'état Victoria
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Notre prochain arrêt sera au Sanctuaire du Souvenir.

C'est un monument aux morts australiens pour toutes les guerres auxquelles ils ont participé.


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Nous entrons dans ce monument et nous montons au belvédère d'où nous avons une vue splendide sur la ville.

Ensuite, nous retournons au port.

Le bateau appareille à 20h.

Nous regardons une dernière fois cette ville qui nous a beaucoup plu.


Melbourne est une très belle et grande ville qui s'étend sur 100 km N-S et E-W extrêmement aérée, très verte avec des parcs immenses et des bâtiments futuristes.

Nous espérons y revenir un jour.






Départ du navire
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Nous navigons cap 56° pour retraverser le détroit de Bass.

La vitesse est de 17 nœuds, le vent est de secteur N-E force 7 et la houle de force 4.

La t° est de 18° et la mer 21°.

Le soir, nous prenons un cap de 20° pour nous diriger vers Sidney.

Le navire rentre ses stabilisateurs pour atteindre une vitesse de 20 nœuds. D'où nous ne ressentons plus le bateau bouger dans tous les sens.

La t° augmente en allant vers le nord : 22° ce soir.

Le vent ne faiblit pas.


Pour le dîner de ce soir, le thème est l'Italie. Nous nous habillons en rouge blanc et vert.

Durant ce dîner, un groupe de serveurs anime la soirée par des chants typiquement italiens très connus. Et les serveurs du repas invitent les dames de la croisière à danser.


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Ensuite nous assistons à un spectacle exécuté par la troupe de Costa qui nous fait revivre le groupe "Abbas". Un magnifique clonage. Superbe soirée.


Et la soirée se termine au grand bar par la "Nuit italienne"

On se laisse entraîner par l'atmosphère italienne avec ses danses et sa musique.


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Le bateau entre dans le golfe protégé par d'importantes falaises. Le golfe est très profond (estimé + ou - 15 km) avec d'autres golfes à gauche et à droite, et des îles.

Le bateau suit les sinuosités du golfe. Sydney se trouve au fond de ce golfe. C'est donc un port extrêmement bien protégé.

Nous arrivons à 6h devant une ville tout illuminée.


Latitude : 33° 50' S. Longitude : 151° 18' E.


L'opéra
Accostage au pied de la ville

Notre excursion étant prévue l'après-midi, nous descendons à terre visiter les alentours du port.

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Nous entrons dans le quartier Rocks Markets, un quartier portuaire typique, puis dans le parc de l'observatoire d'où nous avons une très belle vue sur le golfe.


Rocks Markets Observatoire
Le parc de l'observatoire
Vue à partir du parc
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Ensuite nous descendons vers le centre économique. Impressionnants tous ces gratte-ciels modernes, ces avenues grouillantes de gens, de voitures ...

Mais il y a aussi des ruelles piétonnes coincées entre les gratte-ciels avec des snacks, des restaurants, salons de thé. ...



Puis nous rejoignons le golfe que nous suivons jusqu'au port.


L'après-midi, nous partons en car pour l'excursion prévue.

Malheureusement, il se met à pleuvoir des cordes ! Il paraît qu'il ne pleut que quelques jours par an à Sydney. Pas de chance !

Notre premier arrêt a lieu à l'opéra que nous visitons.

Nous parcourons les différentes parties. D'abord l'immense préau puis le hall d'entrée. Nous entrons dans une première salle de spectacle de capacité de 1300 personnes. Nous nous asseyons pour écouter l'historique et les détails techniques et artistiques.

L'opéra compte 6 salles dont la plus grande accueille 2700 personnes et contient le plus grand orgue mécanique du monde (plus de 10000 tuyaux).

Dans cet immense opéra, on peut présenter un spectacle différent chaque jour de la semaine.

Nous traversons les coulisses, les salles techniques et nous allons dans la deuxième plus grande salle (2300 personnes) assister à titre tout à fait exceptionnel à la répétition de l'opéra "Attila".

Nous passons aussi dans la grande salle des entre-actes et le bar.

Mais il est interdit de photographier dans les coulisses et les salles de spectacles.



Le préau
Le hall d'entrée
Salle d'entre-actes
Le toit vu depuis la salle du bar

Cet opéra est construit sur le site où autrefois les Arborigènes étaient retenus prisonniers.

À partir de 1950, un appel d'offres est lancé aux architectes du monde entier.

Après plusieurs tergiversations, les juges ont retenu le projet du danois Jørn Utzon.

Les travaux ont débuté en 1959 et devaient durer 3 ans et coûter quelques dizaines de millions. Mais devant l'énorme retard dans les délais et l'explosion des coûts, les promoteurs entrent en conflit avec l'architecte et le renvoient.

Mais devant les difficultés techniques dans la continuation des travaux, l'architecte est rappelé en 1966.

Celui-ci, trop vieux pour se déplacer, envoie son fils pour terminer la construction en relation vidéo avec son père.

L'opéra fut inauguré en 1973 par la reine Elisabeth II. Mais l'intérieur ne fut terminé et donc opérationnel qu'en 2003. Il aura coûté 107 millions de dollars.

Sa forme peut faire penser à un coquillage ou des voiles selon notre imagination.

L'architecture est très audacieuse, révolutionnaire et offre des jeux de lumière impressionnants selon les heures de la journée.

La toiture est recouverte de plus d'un million de tuiles en granite blanc.

L'opéra est reconnu comme patrimoine mondial de l'UNESCO au titre d'œuvre architecturale majeure du 20ème siècle.


Le reste de la journée est totalement gâché par cette pluie torrentielle. Les pieds complètement trempés, plus personne ne sort du car et on ne voit plus rien à travers les vitres.

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Ce matin, le soleil est revenu.

Comme il n'y a qu'un seul quai pour les navires de croisière, notre bateau se déplace et se met à l'ancre pour laisser la place à un autre bateau de croisière (Le Queen Mary II).

Nous descendons dans de grands catamarans affrétés par le port.

On nous débarque au pied de l'opéra que nous voyons sous un autre angle.

Vu le fiasco de la veille, nous décidons de visiter la ville avec un autobus à étage (Stop and Go).

Nous faisons un tour très intéressant de la ville en parcourant les différents quartiers : quartier des affaires, quartiers résidentiels, quartiers culturels, centres sportifs, parcs etc ...

Nous avons ainsi une bonne idée de l'ensemble de Sydney.

C'est une ville gigantesque, très moderne, en perpétuel renouvellement par des constructions futuristes. Beaucoup de gratte-ciels en construction.

Sydney est une ville beaucoup plus ancienne que Melbourne. Elle a pour origine un bagne anglais.

Les constructions sont beaucoup plus serrées et donc la ville est beaucoup moins aérée et verdoyante que Melbourne qui reste notre coup de coeur.


Arrivée en catamaran
Musée de la mer Centre de natation olympique
Gare centrale
Building futuriste totalement autonome (eau et chauffage)
Maison ancienne coincée entre les buildings
Cathédrale
Retour vers l'opéra et l'embarcadaire pour retourner au navire

À 17h, le bateau appareille pour Hobart. Il faut plus d'une heure de navigation pour sortir du golfe par une passe entre des falaises.



Sortie du golfe
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Nous navigons à un cap de 206° à la vitesse de 18 nœuds par un vent de 50 km/h.

La t° diminue rapidement au fur et à mesure que l'on progresse vers le sud (18°).

Nous participons à nos activités habituelles et surtout nous rédigeons notre récit qui nous prend beaucoup de temps vu le retard accumulé suite aux 2 jours d'escale à Sydney.


Le soir, nous assistons à un spectacle de musique, de danses et de chansons sur le thème de l'antiquité.



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Nous arrivons à 8h. Latitude : 42° 52' S et longitude : 147° 20' E.

Nous assistons à l'arrivée sur le pont avant. Brrr ! Il fait froid : 10°.

Malgré nos polaire et anorak, on ne s'attarde pas sur le pont.



Notre excursion part à 9h15.

Notre jeune guide, qui est belge, est très sympathique et nous donne beaucoup d'explications avec humour. Ce qui plaît énormément aux Français.

• • •

Nous commençons par la visite du jardin botanique, le plus complet de l'hémisphère sud. Il allie la végétation antarctique à la végétation tropicale en passant par le jardin japonais.


Antarctique
Les serres
Végétation tropicale
Le parc
Jardin japonais
Arbres remarquables
Végétation aquatique
Sortie par le jardin japonais
• • •

Nous continuons notre voyage en admirant les paysages du sommet du mont Nelson.


• • •

L'après-midi nous retournons nous promener en ville.

• • •

La Tasmanie exporte principalement du bois de chêne.

Vers 6h, nous appareillons en direction d'Adelaïde en passant par le sud de la Tasmanie. Ce sera le point le plus méridional de notre croisière (47° S).


• • •

Le soir nous assistons à un concert consacré à Mozart par deux violonistes et une violoncelliste.


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Lundi nous suivons un cap NW avec un vent de force 4 du SW et une houle de force 1 du S.

Nous n'allons pas sur le pont car il fait froid et il n'y a pas de soleil. Nous en profitons pour mettre à jour notre carnet de voyage.

Le soir nous retardons les montres d'une demi-heure.

Mardi, nous continuons notre navigation à la vitesse de 15 nœuds vers Adelaïde.

Le soleil est enfin présent. La t° est de 19° et la mer à 18°.

Le vent est de force 5 d'E et la houle de force 4 d'E.

Nous sommes heureux de pouvoir prendre l'air sous le soleil.

Nous terminons enfin la rédaction de notre carnet de voyage.

Le soir, nous assistons à un spectacle donné par les animateurs et musiciens de la croisière. Spectacle très varié et amusant.

Les spectateurs participent à la finale du spectacle.

Ce soir, nous retardons nos montres d'une demi-heure.


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Le bateau accoste à 8h dans le port commercial. C'est le port d'importation et d'exportation avec les USA, l'Europe et l'Asie.

Adelaïde est située à 35° 07' S et 138° 16' E. La température est de 29° et atteint 33° l'après-midi. Cela nous change de la Tasmanie !

Nous sommes en climat méditerranéen de type hellénique avec plus de 6 mois de sécheresse en été. On compte souvent des températures dépassant 40°.

Nous surplombons un parc de véhicules. Un minéralier norvégien amène du minerai de fer de Suède.


Le matin, nous déménageons pour occuper une autre cabine un étage plus bas.

En effet, une fixation d'un panneau de la cloison s'est détachée et engendre beaucoup de bruit lorsque la mer est forte.

Ce n'est pas une mince besogne que de rassembler toutes nos affaires dispersées dans la cabine.


L'après-midi nous partons en excursion pour visiter Adelaïde. La ville se trouve à 20 km du port. C'est la capitale de l'état d'Australie Méridionale et compte 1,3 million d'habitants.

Elle doit son nom à la reine Adélaïde, épouse du roi Guillaume IV qui a régné avant la reine Victoria.

La ville a été créée en 1836 pour accueillir des familles d'anglais libres (contrairement à Melbourne et Sydney dont l'origine est un bagne).

Le fondateur, William Penn, établit un plan en damier sous forme d'un carré de 1 mile de côté. C'est à cet endroit qu'on retrouve aujourd'hui les seuls gratte-ciels de la ville.

Il pratiqua la liberté religieuse. La ville porte d'ailleurs le surnom de "Ville des églises".

Tout le reste de la ville qui s'étend sur des dizaines de kms est bâtie dans le style "Middle West" américain avec des constructions souvent sans étage et de très larges avenues agrémentées de parcs.

On a souvent des avenues à 6 bandes de circulation avec entre les deux chaussées, un terre-plein très large avec pelouses et arbustes.


La découverte de mines d'argent a permis de financer le développement de la ville.

Aujourd'hui l'économie est orientée vers l'industrie de transformation (General Motor, Holden, Chrysler, Mitsubishi).


Notre excursion nous permet de faire une visite panoramique du cœur de la ville.

Nous nous arrêtons au belvédère du Colonel Light.


Stade de football                                                   Cathédrale
• • •

Ensuite nous montons dans les collines pour aller au Cleveland Wildlive Park situé au milieu d' une végétation luxuriante.

Ce parc est un safari à pied pour voir les animaux typiques de l'Australie qui sont en liberté. Nous avons ainsi l'occasion d'approcher de kangourous, du diable de Tasmanie, de petits marsupiaux, de koalas, d'un porc-épic et de nombreux oiseaux.


Kangourou mâle
D'autres kangourous
Petit marsupial
Koalas
Porc-épic, canards et échassiers

Nous revenons au port en longeant la mer et ensuite nous appareillons.

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Nous mettons le cap sur Albany, direction W à la vitesse de 16,5 noeuds.

La T° est de 21° et la mer à 20°. La profondeur est de 4500m.

Le vent est de force 7 de N et la houle de force 5 de W.


La journée se passe paisiblement.


Le soir nous assistons à un spectacle de deux jeunes artistes australiens de réputation internationale. Une soprano et un ténor nous ont proposé un répertoire composé de chants classiques et de duos célèbres extraits de pièces de théâtre connues.

Deux voix remarquables qui nous ont enchantés. C'est une soirée magnifique. Nous avons beaucoup de chance d'assister à de tels spectacles que nous ne pourrions jamais voir à une telle fréquence dans notre région.


Ce soir, nous retardons nos montres d'une heure. Nous n'avons plus que 8 heures de décalage avec Paris.

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Nous navigons dans la mer australe à 18 nœuds avec un vent de SE force 7 et une houle de force 6 de longueur d'onde alternant courte et longue côté bâbord.

Ce qui signifie que le bateau est bien secoué.

La T° est de 18° et la mer à 21°. Fameux contraste avec Adelaïde.

La profondeur de l'océan est de 4800 m.


Nous avons nos activités habituelles.


Ce soir nous n'assistons pas au spectacle car demain notre excursion part à 8h15.

De plus après les efforts durant toute la journée pour marcher droit, on est fatigués.


On retire encore 1 heure à nos montres.

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Nous arrivons au port commercial à 8h. Latitude 35° 02' S et longitude 117° 53' E. T° 22° et soleil variable.


Notre excursion est prévue à 8h15. Notre car part à 8h40.

Nous avons l'occasion de voir la nature australienne dans toute sa majesté.

Nous parcourons l'arrière-pays où se sont développés d'énormes ranchs d'élevage de bovins sur des pâturages conquis sur le bush.



Ensuite, après 2 heures de route, nous arrivons à la "Valley of the Giants".

Une forêt dense d'eucalyptus pouvant atteindre 80 m de haut, avec leur écorce rouge typique et leur parfum balsamique.

Des passerelles à la base et aux sommets nous permettent une promenade sensationnelle à travers le feuillage de ces géants, dont certains témoignent des 400 dernières années d'histoire.


Ensuite, nous allons déjeuner dans le restaurant d'une propriété vinicole.

Nous reprenons le car pour aller au Domaine vinicole de Rockcliffe pour une dégustation de vins. Trois vins blancs (sauvignon, chardonnet, riesling) et deux vins rouges (syrha et cabernet sauvignon). Nous nous faisons notre opinion.



Nous continuons notre voyage en passant par la côte rocheuse.



Nous reprenons le chemin du retour vers le port.

Nous avons la chance de voir des kangourous sauvages dans les pâturages.



Nous traversons Albany pour arriver au port.



À 20h, le navire appareille pour Fremantle.

À la sortie du port, nous retrouvons le vent fort et la mer agitée. Cela ne nous empêche pas de nous endormir rapidement, fatigués de cette excursion de 8 heures.

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Nous continuons notre navigation vers Fremantle.


À 9h30, nous allons au théâtre à une messe où l'on fête les anniversaires de mariage.

Nous sommes une dizaine de couples pour renouveler notre engagement de mariage.



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Arrivée à 7h. La t° est de 22°. Latitude 32° 02' S et longitude 115° 44' E.

Lors du petit-déjeuner, le Commandant nous annonce que l'OMS a décrété la pandémie.

De ce fait, pour protéger les passagers et l'équipage, il a décidé d'interdire toute descente à terre.

Celui qui descend sera mis en quarantaine à son retour à bord.

Ceux qui veulent rentrer chez eux par leur propre moyen pourront descendre.

Le navire fait uniquement son ravitaillement en carburant et en victuailles.

Je pense que c'est une bonne décision. À bord, c'est le seul endroit sain.

On se demande seulement quelle sera la suite de la croisière.



Parc de stockage de véhicules
Le bateau est accosté derrière le Queen Mary II
Ravitaillement en carburant
Le départ
Bateau du pilote

Nous apprendrons que des cas de Corona virus ont été détectés sur le Queen Mary II et que tous les passagers ont été rapatriés. Cela va nous obliger à un confinement de 14 jours par sécurité vu qu'à Albany les croisiéristes des 2 navires auraient pu se rencontrer.

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Nous continuons notre navigation dans l'océan Indien. Celui-ci est réputé comme le plus méchant. Et cela se confirme.

Nous tenons un cap de 267° à la vitesse de 18 noeuds avec un vent de force 7 de SW et une houle de force 6 de SW.

La t° est de 21° et la mer à 23°. La profondeur est de 5000 m. Sur le pont, il faut se couvrir et bien se tenir.

Les 2 anémomètres du navire sont situés des 2 côtés du mat de proue.

L'anémomètre actuel, composé de 3 "tasses" à été mis au point par John Patterson en 1926.

Le soir, nous assistons à un spectacle musical de notre Maestro de la chorale sur le thème de "Love into French & American classic".

Nous aurons pour les USA : Ray Charles et Sinatra et pour la France : Adamo (qui est belge), G. Bécaud et Jacques Brel (qui lui aussi est belge). Plus "Barcarole" d'Offenbach.

Spectacle agréable.



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Deuxième jour de navigation dans l'océan Indien.

Le cap est de 274° à la vitesse de 19 noeuds.

Le vent est de force 5 du SE et la houle de force 4 du SW. Donc malgré la diminution du vent, la mer est hachée. La t° est de 19° et la mer à 20°. La profondeur est de 3500 m.

Le commandant nous annonce que, selon les recommandations de l'OMS et des autorités nationales, Costa Croisière a décidé de prendre des mesures préventives à bord de ses navires afin de protéger les passagers et l'équipage.

Suspension des activités de groupes : spectacles, conférences, ateliers, leçons et danses.

En effet, le Queen Mary II qui avait accosté en même temps que nous à Sydney et à Albany a détecté 4 cas de Corona virus à bord.

D'où des mesures de précaution drastiques (distance de 1 m entre personnes, désinfection des mains obligatoire, service buffet servi par du personnel ganté, masques pour les personnes soignées etc.) durant 14 jours après Sydney et 14 jours après Albany soit jusqu'au 28 mars. Après cela, si aucun cas n'est détecté, le navire sera considéré sain et nous serons en sécurité.

Tout le monde accepte ces mesures sauf certains français qui rouspètent car ils savent tout ce qu'il faudrait faire, mieux que le Commandant.

Nous supposons que le navire fera les escales selon le trajet prévu uniquement pour les ravitaillements mais avec interdiction de descendre à terre par mesure de précaution.

Ce soir, nous reculons nos montres d'une heure.

Donc plus que 5 heures de décalage avec Paris.

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Jeudi, nous suivons un cap 278° puis 285° vers l'Île Maurice à 17 nœuds.

Il fait nuageux mais doux (19°) et la mer à 23°.

Le matin, nous allons nous asseoir sur le pont 11 et l'après-midi, c'est une promenade digestive. Le vent forcit et la température diminue.

Le soir, pas de spectacle mais à l'avenir les spectacles seront dédoublés pour respecter la consigne de 1m entre les personnes.

Les discussions vont bon train : où va-t-on débarquer et quand va-t-on rentrer chez soi ?

En attendant, nous profitons d'une vie sans soucis, logés, nourris, pas de lessive ni de vaisselle. Il faut positiver.

Vendredi, nous poursuivons notre navigation avec un cap de 286° à la vitesse de 17 nœuds.

Le vent est de SW de force 8 et la houle de SW de force 8 aussi. La mer est donc très agitée mais régulière. Le bateau bouge peu. Interdiction de sortir sur les ponts.

La température est en hausse avec un maximum de 27°.

Nous approchons du tropique car nous sommes à 28° de latitude S.

À 11h ce matin, le commandant nous a mis au courant de la situation.

Tous les pays se protègent et n'acceptent plus les bateaux de croisière. Nous sommes probablement les seuls en navigation.

Le 28 mars, la quarantaine sera levée pour les personnes qui sont descendues à Albany et remontées à Fremantle. À ce moment le bateau sera certifié sain et l'endroit le plus sûr au monde.

Le commandant négocie la permission de faire une escale technique soit à l'Île Maurice soit à La Réunion ainsi qu'une escale avec autorisation de descente à terre pour ceux qui souhaitent rentrer chez eux plus tôt. Sinon, le retour se fera à Venise via le canal de Suez.

Nous continuons nos répétitions de la chorale et les spectacles se déroulent avec un siège de libre entre chaque personne.

Ce soir nous reculons nos montres d'une heure. Il n'y aura donc plus que 4 heures de décalage avec Paris.

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Nous poursuivons notre navigation à 18 nœuds avec un cap de 289°.

La mer est plus calme. À 14h, il y a 28°.

Un grand jour pour nous car c'est notre anniversaire de mariage. Nous fêtons les noces d'or. Déjà 50 ans de bonheur. Nous faisons faire un portrait souvenir.


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Dimanche, nous poursuivons notre navigation vers l'Île Maurice (cap 293° et vitesse 18 nœuds). Mer calme, force 2 et houle de force 1 de SE. Température 29°.

Nous allons au pont supérieur nous allonger sur un transat à l'ombre.

Les spectacles du soir sont retransmis en direct sur la TV des cabines. Nous restons donc dans notre cabine.

Ce soir, nous retardons les montres d'une heure.

Lundi, dernier jour de navigation pour l'Île Maurice.

Nous suivons un cap de 293° à 17 nœuds. La température est de 30°.

Nous avons franchi le tropique cette nuit.

Ce soir, notre position est : 20° 46' de latitude S et 60° 16' de longitude E.

Nous faisons du "farniente" le matin. Puis nos activités habituelles l'après-midi.

Nous gardons nos 3 heures de décalage pour aborder l'Île Maurice.

Ce soir c'est concert avec Giulia et sa belle voix et Graziano Refrigerato au saxo.

Nous connaissons le répertoire car ce sont eux qui assurent le spectacle au Piano Bar auquel nous assistons régulièrement.

Mais ce soir, en plus il y a les magnifiques toilettes de Giulia.






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Nous jetons l'ancre à 8h au large de Port Louis.

Coordonnées : 20° 05' de latitude S et 57° 28' de longitude E.

Le ciel est bouché et il pleut. Le vent souffle en bourrasques.

Immédiatement, un énorme navire pétrolier ravitailleur vient se mettre à couple. Interdiction de fumer sur les ponts. Et le transfert de carburant commence.

Après 3 heures de transfert, le ravitailleur se détache et est remplacé par un autre encore plus grand. Le transfert de carburant se fera jusqu'à 21h30. Soit au total 13 heures pour remplir les réservoirs du bateau.

À 22h, le bateau appareille pour La Réunion.


L'Île Maurice était déjà connue des Malaisiens et des Arabes depuis le Xème siècle. Les Arabes l'appelait Dina Arob. Les Portugais l'ont découverte en 1505, la baptisant d'Ilha do Cerne ("île aux cygnes"), mais elle est restée inhabitée jusqu'à l'arrivée de la première colonie néerlandaise en 1598. Les Hollandais lui ont donné le nom de Maurice, en l'honneur du Prince Maurice de Nassau.

Les cyclones et autres événements météorologiques défavorables ont conduit les Hollandais à l'abandonner quelques décennies plus tard.

En 1715, les Français en prennent possession et la rebaptisent "Île de France".

Conquise par les Britanniques en décembre 1810, l'île reprend son nom hollandais.

Elle a accédé à l'indépendance le 12 mars 1968 et est devenue une république au sein du Commonwealth en 1992.

L' île a toujours été une démocratie stable avec des élections libres et régulières, respectant les droits de l'homme. Elle attire de gros investissements de l'étranger et a l'un des PIB par habitant le plus élevé de toute l'Afrique.


Arrivée à l'Île Maurice
Ravitaillement en carburant
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Arrivée à 7h30. Latitude 20° 55' S et longitude 55° 19' E. Température : 30° et soleil.

Comme prévu nous accostons mais interdiction de descendre à terre.


• • •

Nous descendons au pont 3 pour être le plus près possible de la passerelle et voir nos amis réunionnais descendre et leur faire signe au revoir.


Ensuite nous allons au pont 11 nous étendre sur un relax à l'ombre ! Il fait très chaud.

À midi déjeuner au pont 2. À 16h, répétition de la chorale. Et à 18h30, le dîner.

Le soir une personne est débarquée, après moult démarches, pour urgence médicale grave. Elle sera conduite en ambulance à l'hôpital.

Ce n'est pas le Corona virus ! Ouf !!! Cela retarde notre départ.

• • •

L'île autrefois inhabitée a été appelée par les Arabes "Dina Morgabin" (île de l'ouest).

En 1513, le portugais Pedro de Mascarenhas fut le premier européen à la visiter.

Lorsqu'elle fut occupée par les Français en 1642, le roi de France Louis XIII la surnomme "île Bourbon" (nom de la famille régnante). Elle fut rebaptisée "Réunion" lors de la Révolution française (1793) pour commémorer la rencontre des Fédérés de Marseille avec la garde nationale parisienne.

Du XVII au XIXe siècle, l'immigration des Français, des Africains, des Chinois, des Malaisiens et des Indiens a donné à l'île l'hétérogénéité ethnique qui la caractérise avec une très grande tolérance religieuse et une gentillesse remarquable des habitants.

En 1869, l'ouverture du canal de Suez a réduit l'importance de l'île comme étape vers les Indes orientales.

Le 29 mars 1946, elle est devenue un département français d'outre mer et suite au référendum de 2009, elle est considérée comme faisant partie intégrante de la République française et en tant que telle, est représentée à l'Assemblée nationale et utilise l'Euro comme monnaie.

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Nous navigons à 15 noeuds avec un cap de 17°, un vent de force 7 du SE et une houle de force 3 du SE. La température est de 28° et la mer à 29°. Il y a trop de vent pour sortir sur le pont.

Nous nous occupons dans les nombreux espaces du navire.

Les activités ne manquent pas. Il y a l'embarras du choix.

Ce soir nous avons un spectacle de musique classique au théâtre.

Nous avons chacun notre horaire et le jour car par mesure de sécurité (1m entre chaque personne) le spectacle se renouvelle 4 fois. Deux aujourd'hui (19 et 20h30) et deux demain (19 et 20h30).

Nous aspirons tous à être le 28 mars (14 jours après Albany, notre dernière descente à terre) car on sera certains que le bateau est totalement sain.

On fera la fête et les mesures seront allégées.


Trio Serenissima
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Nous poursuivons notre route avec un cap de 13° puis 9° à la vitesse de 14 nœuds.

Le température de l'air et de la mer est de 30°.

Nous approchons de l'équateur. Nous sommes à la latitude de 10° S.

En matinée, le ciel est ensoleillé avec des nuages cumuliformes ascentionnels typiques des régions équatoriales. Ils nous donnent des averses l'après-midi.

Nous approchons d'une zone dangereuse. Car au large de la Somalie, la piraterie est une menace constante.

Les navires sont encouragés à signaler leur position à l'UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations) de sorte qu'une mise à jour constante facilite la localisation des navires au cas où il y aurait des opérations militaires.

Les navires sont tenus de maintenir des mesures d'autoprotection contre les attaques de pirates. (Bouches d'incendie et le LRAD (Long Range Acoustic Device) arme sonique).

Depuis fin 2008, l'OTAN a contribué aux efforts de lutte contre la piraterie.

La marine italienne assure la participation continue de sa propre unité navale.

Le cap suivi par notre navire passe au large de la zone dangereuse de la Somalie.

Seul le golfe d'Aden ne peut être évité. Mais celui-ci est étroitement surveillé.

Le commandant négocie deux escales techniques à Oman ( Muscat et Salalah) avant de passer le canal de Suez.

71

Samedi, cap 20° puis 11° à la vitesse de 14 nœuds par mer calme et une température de 33°. Le matin est ensoleillé et l'après-midi variable. Il fait très chaud et humide car nous approchons de l'équateur.

À midi, le commandant nous annonce qu'une escale technique a été acceptée à Muscat en Oman.

À 16h, nous avons une répétition de la chorale.

À 18h, le commandant nous annonce que nous changeons de cap (277° à 20 noeuds) en direction des Seychelles pour une urgence médicale d'un membre de l'équipage.

Le spectacle du soir est le même qu'hier.

Dimanche à 7h, le navire se met en panne au large des Seychelles.

On attend les gardes-côtes pour évacuer l'équipier qui souffre d'une crise aiguë d'appendicite. Ceux-ci arrivent vers 7h30 et le malade est pris en charge sur la vedette.


Le navire vire ensuite à 180° et reprend un cap de 6° à la vitesse de 18,6 nœuds.

Le ciel est splendide avec ces nuages cumuliformes. Le lever de soleil est aussi très beau.




À midi nous prenons un cap de 22,9° et le soir de 25,8°. La température est de 31° ainsi que la mer. Celle-ci est plate comme un lac sans vent. Nous traversons l'équateur à 23h 15 à la longitude de 56° 59' E.

72

À 9h, nous navigons à 18 nœuds avec un cap de 22° vers Muscat pour une escale technique de ravitaillement. Ensuite nous nous dirigerons vers le canal de Suez.

Notre position : 2° 55' de latitude N et 58° 05 ' de longitude E.

Nous sommes donc revenus dans l'hémisphère nord.

La t° est de 31° et la mer à 32°. Le vent est de force 4 NE et la houle force 2 NE.

Nous suivons un cap NNE de 24° à la vitesse de 19 nœuds.

Le ciel est nuageux mais l'ombre est rare car le soleil est au zénith.

Le matin, nous faisons une promenade sur le pont pour prendre l'air mais vers 11h nous rentrons vu le soleil et la chaleur.

À 20h, le cap est de 23° et notre position est de 6° 14' N et 59° 17' E.

Nous navigons à l'Est de la Somalie à distance raisonnable de la zone de piratage. Nous nous dirigeons vers la mer d'Oman.

Aujourd'hui, nous avons répétition de chorale.

Les passagers qui sont remontés à Fremantle et qui étaient en quarantaine ont été libérés.

Le bateau est sain et nous sommes certains qu'il n'y a aucun problème.

Cependant, nous sommes obligés par les autorités italiennes de respecter un confinement comme en Italie vu que le navire est italien.

Stupidité qui conduit à la suppression des activités à bord.

Il ne nous reste plus que le farniente.

Les spectacles du soir sont maintenus avec 1 m entre chaque spectateur.

Nous regardons le spectacle dans la cabine à la TV.

73

Nous continuons notre navigation avec un cap de 355° à la vitesse de 18 nœuds par une mer calme. Notre position à 9h est : 10° 05' N et 60° 40' E.

Nous nous éloignons de l'équateur et ainsi nous retrouvons un magnifique soleil.

Nous arrivons dans la mer d'Oman.

La mer d'Oman est traversée par les hommes depuis l'Antiquité comme voie de communication privilégiée entre le Moyen-Orient, l'Afrique de l'Est, l'Inde et l'Extrême-Orient. Elle est parcourue par les populations côtières, les Perses et les Grecs exploitant le régime des vents de Moussons. Des navires grecs, poussés par une tempête prolongée, ont même accosté au Serendippo (aujourd'hui Sri Lanka).

La connaissance approfondie de cette mer a été reprise dans des traités de navigation écrits par le grand navigateur yéménite Ahmad iben Mäjid qui a aidé Vasco de Gama à tracer ses routes vers l'Inde après avoir contourné le Cap des Tempêtes baptisé ainsi par Vasco qui avait essuyé une violente tempête mais rebaptisé Cap de Bonne Espérance pour ne pas décourager les futurs navigateurs.


À midi, le commandant nous fait une déclaration.

Il nous confirme avec certitude qu'il n'y a aucun cas de corona virus à bord.

De plus devant la catastrophe en Italie. Il décide de mettre le pavillon du navire en berne et nous demande une minute de silence en mémoire de tous les morts en Italie et dans le monde. Cette minute est rigoureusement respectée dans tout le navire. C'est une minute extrêmement impressionnante et émouvante.

À 20h, notre position est : 13° 35' N et 60° 30' E.

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Nous continuons notre navigation vers Muscat (Mascate).

Le navire a navigué la nuit à 21 noeuds pour sortir rapidement de la zone dangereuse de piratage. Les marins étaient sur le qui-vive toute la nuit sur le pont 3 avec les lances d'incendies.

Situation à 7h : latitude 16° 57' N et longitude 60° 21 E. Cap 356°.

La mer est calme (une mer d'huile). Pas de vent. La température max est de 30°.

Le soir, nous approchons du golfe Persique ou Arabique en longeant les côtes d'Oman. Latitude 20° 48' N.

L'arrivée à Mascate est prévue pour demain à 9h.

Nous passons notre journée calmement conscients d'être des privilégiés en bonne santé.

Quelques activités redémarrent en relachant un peu le confinement.

Nous pensons à nos familles et à nos proches qui vivent une situation bien moins confortable que la nôtre.

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À 7 h nous franchissons le tropique du Cancer ( 23° 27' N).

À 9 h30, nous apercevons dans la brume la côte et le port de Mascate.

Nous accostons à 10h . Situation : 23° 37' N et 58° 34' E.


• • •

Commence alors le ballet des camions pour recueillir les déchets du navire et le ravitailler en nourriture.


Évacuation des déchets
Ravitaillement

De l'autre côté c'est le ravitaillement en carburant.


• • •

Nous photographions un navire typique.


Nous admirons cette entrée du port avec un paysage magnifique.

C'est la plus belle arrivée avec celle de Sydney.

Mascate est la capitale d'Oman et une des plus anciennes villes du Moyen-Orient.

Dans les temps anciens, c'était la plaque tournante de l'encens qui était exporté du sud de l'Arabie vers la Grèce et vers Rome.

Aujourd'hui, les produits traditionnels d'exportation sont les dattes, la nacre, l'encens et le poisson.

À Mascate, il y a deux ports maritimes, l'un situé à Mina al Fahal est un port pétrolier près des raffineries et l'autre à Mina Qabus, où nous sommes, et où transitent annuellement 1,6 millions de tonnes de marchandises.

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Nous passons la journée sous un magnifique soleil.

Le golfe d'Oman se trouve dans la partie la plus orientale de la Péninsule Arabique et relie la mer d'Arabie au détroit d'Ormuz puis au golfe Persique.

À 16h, nous appareillons. À l'arrière du navire, nous admirons avec nostalgie et regret ce beau paysage qui nous donne l'envie d'y revenir.

Panneau à la gloire du Sultan d'Oman

Nous suivons un cap de 63° à 16 nœuds pour nous éloigner des côtes.

Puis un cap SE (143°) en longeant les côtes d'Oman puis SW (192°) pour contourner l'Arabie. Nous entrons dans une zone connue pour ses actes de piraterie. Toutefois, les navires de croisière attirent moins les pirates que les navires marchands.

Du 4 au 7 avril, il sera interdit d'aller au pont 3 la nuit.

Nous recevons des instructions écrites sur la conduite à tenir en cas de problèmes.

Des équipements spécifiques ont été investis par la compagnie maritime et de plus le navire est en communication permanente avec les autorités compétentes.

Ensuite, nous suivrons un cap WSW (252° puis 258°) dans le golfe d'Aden et ce jusqu'au large d'Aden. Cette zone étant mieux sécurisée. Puis WNW jusqu'au détroit de Bab El Mandeb et Djibouti.

Ce soir, nous reculons nos montres d'une heure.

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Nous longeons la côte d'Oman sur une mer d'huile à la vitesse de 19 nœuds avec peu de vent. Ce qui ne nous dispense pas du déplacement d'air du navire d'où la nécessité de placer ses transats protégés de ce vent-vitesse.

La température est de 28°.

Ce soir nous entrons dans la zone dangereuse.

Les mesures défensives sont installées et des mannequins grandeur nature sont placés bien à vue sur les ponts inférieurs imitant des vigiles équipés, casqués.



Mannequins

Ce soir nous retardons encore nos montres d'une heure, ainsi, puisque de toute façon, nous ne faisons plus d'escale avec descente à terre, nous serons à l'heure de Paris.

Nous ferons une escale technique à l'ancre pour le ravitaillement en carburant à Suez.


Information culturelle :

Nearco est un ancien militaire et historien grec né en Crète en 356 ACN. Il a combattu dans toutes les campagnes organisées par Alexandre le Grand.

En 326 ACN, il obtient le commandement de la flotte qui descend le fleuve du Jhelum (Pakistan). À son retour de campagne indienne, en 325 ACN, Alexandre le nomme Commandant de la flotte macédonienne, lui confiant la tâche d'explorer les côtes de la mer d'Oman et du golfe Persique. Le journal de navigation de Nearco a été utilisé par les principaux géographes anciens. C'est la seule source qui décrit en détail les implantations des populations côtières du Makrān (Iran et Pakistan).

Les populations de la mer d'Oman étaient appelées Ichthyophagi ce qui signifie "Mangeurs de poissons ".

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À 9h, notre position est : 14° 28' N et 53° 03' E.

Cap 252° à 20 nœuds sur une mer calme.

Nous entrons dans le couloir de circulation recommandé internationalement (IRTC) au large du Yémen qui est sous surveillance.

Il y a à cet endroit un train de navires allant ou venant de la mer Rouge et le canal de Suez. Nous pouvons enfin observer d'autres navires.



Notre route est tracée au crayon depuis Mascate

La nuit, nous navigons toutes les lampes extérieures éteintes, les rideaux des fenêtres fermés. Et interdiction d'aller sur les ponts. Des vigiles scrutent l'horizon avec jumelles et les moyens de défenses sont prêts.

Nous avons eu à 16h répétition de la chorale.

Le fait de nous mettre à l'heure de Paris alors que les pays riverains par rapport au soleil ont 1 heure de plus, nous impose la nuit à 17h.

À 20h, notre position est : 13° 29' N et 49° 53' E.

• • •

Ci-après la carte inter-active de l'AIS montrant en temps réel la position des navires.

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À 9h, notre position est 12° 18' N et 46° 11' E et nous navigons à 17 nœuds avec un cap de 252°. La température est déjà de 30°.


En bleu le Costa Deliziosa /Rouge=Pétrolier/ Vert=Cargo

À 18h30, nous franchissons le détroit de Bab el Mandeb.

Mais impossible de le voir car interdiction de sortir sur les ponts toujours par mesure de sécurité.

À 20h, nous sommes bien engagés dans la mer Rouge.

Le cap change et est de 336°. La vitesse du navire est de 21 nœuds.



En bleu le Costa Deliziosa

Le détroit de Bab el Mandeb (qui signifie en arabe "Porte des lamentations" à cause des dangers que les puissants courants font subir aux marins), large de 32 km, est divisé en 2 par l'île volcanique de Périm contrôlée par le Yémen.

La partie entre l'île et le Yémen est étroite et peu profonde. Les navires empruntent la partie entre l'île et Djibouti large de 26 km.

Région très instable en raison des pirates et du conflit au Yémen entre l'Arabie et l'Iran. Mais depuis 2012, aucune attaque réussie n'a été enregistrée.

Mais ce détroit très stratégique est contrôlé par la Vème flotte américaine.

Il y a aussi présence de troupes françaises, espagnoles, allemandes et italiennes.

De plus vu le conflit au Yémen, il y a aussi des navires saoudiens et iraniens.

La Chine s'y intéresse aussi depuis peu. Il faut savoir que c'est le 4ème point de passage le plus important pour le transport du pétrole.

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Pas beaucoup de choses à raconter sur le voyage.

Par contre un coup de théâtre.

Marie-Rose doit être hospitalisée sur le bateau.

Brusque saignement en vomissant et du sang dans les selles.

Un traitement de choc est organisé pour faire cesser les saignements. Sans résultat.

Le taux d'hémoglobine diminue fortement à chaque test de sang.

On ne parvient pas à faire cesser l'hémorragie.

Aussi, vu que le navire est en mer Rouge, il est décidé de nous débarquer en urgence médicale en Arabie saoudite. Et Michel de faire les valises en vitesse. On nous habille en cosmonaute car les Saoudiens sont super méfiants pour le Corona virus.

À 1h30 le 8 avril, une vedette des gardes-côtes saoudiens vient accoster le navire et le transfert commence. Difficilement car la mer est agitée. Le bateau saoudien est agité dans tous les sens. C'est une prouesse des marins de me transférer puis Marie-Rose liée sur un traîneau.

Dans cette épreuve, le réconfort est venu de tous les amis qui sont restés sur le pont pour nous faire signe au revoir et qui se sont manifestés par des applaudissements. Cela nous a fait chaud au coeur.

Il faudra 45 minutes de navigation pour accoster au port militaire de Djeddah.

Tout est prêt pour nous accueillir. Valises déchargées. Une ambulance super équipée avec médecin nous conduit à l'International Médical Center, le meilleur des hôpitaux.

Tout a été organisé entre les médecins de Costa et les autorités sanitaires saoudiennes. Un très grand merci à Linsay, notre hôtesse francophone, d'avoir fait toutes les démarches administratives auprès de notre assurance-voyage. C'était une grosse épine hors du pied.

Marie-Rose est prise en charge par les équipes médicales.

Pour nous c'est la fin de notre croisière mais c'est plus rassurant pour Marie-Rose.

C'est un hôpital ultra moderne et hyper équipé. Elle est en de très bonnes mains.

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Journée très fatigante. De 6h mardi à 21h mercredi, sans voir un lit, et pour manger uniquement quelques grignotages. Aux urgences, je reste avec Marie-Rose pour les premiers soins. Chaque malade est seul dans une pièce. Je peux enlever ma combinaison de cosmonaute et la remplacer par une veste avec masque. On prend ma température. Je donne le rapport médical du médecin du navire.

Mais il faut malgré tout expliquer ce qui s'est passé. À croire qu'ils n'ont pas lu le rapport. Un traducteur GSM est utilisé en cas de difficulté de compréhension en anglais. Ce qui les intrigue le plus, c'est : a-t-on le Corona virus ?

Il faut répéter 36 fois que l'on vient d'un navire sain car en mer sans contact avec la terre depuis près de 30 jours. On doit finalement indiquer le trajet depuis Savona avec les dates de toutes les escales. Ils feront un test de détection sur Marie-Rose.

Puis le chauffeur qui a nos bagages me conduit au port commercial, services d'immigration, pour mettre un visa dans les passeports. Car on nous a acceptés sur le territoire sans visa pour urgence médicale.

Les halls immenses sont vides car pas d'arrivée de bateau, les ports étant bloqués.

Là, interrogatoire sur mon état de santé (coeur, poumons, estomac, diabète, toux). Plus les contacts depuis 14 jours, y compris avec les dromadaires. Je dois me laver les mains avec une solution hydroalcolique, une femme voilée me montre comment je dois faire. On remplace mes gants et le masque, on prend ma température dans la bouche et on prend ma tension.

Ensuite, avec mon chauffeur, il faut aller à l'autre bout de l'immense hall vide où sont les tapis roulants pour les bagages et les guichets de contrôle des passeports.

Là, on prend électroniquement mes empreintes digitales et on photographie mon visage pour comparer avec la photo du passeport. Puis on photographie toutes les pages des passeports et le tout est envoyé au ministère de l'immigration.

Après 1 heure 30 d'attente, on me rend les 2 passeports (le mien et celui de Marie-Rose) avec les visas manuels et les cachets d'entrée. Mais rien à payer.

Ensuite on retourne à l'hôpital. Marie-Rose a été transférée à l'étage des soins intensifs. Les médecins m'autorisent à la voir 2 minutes et m'expliquent que toutes les visites sont interdites à cause du Corona virus. On échangera les informations par WhatsApp.

Le médecin me demande si j'ai faim et me paie un thé et une pâtisserie. Sympa !

Puis le chauffeur avec mes bagages me transfère vers un autre chauffeur dans un van. Car lui seul peut circuler après 15h. Il m'emmène dans un hôtel, le Crown Plaza.

J'ai les coordonnées du correspondant local qui a pour mission de me prendre en charge. J'ai aussi reçu de Costa les coordonnées du Care team de Costa qui est à mon écoute en cas de besoins. J'ai d'ailleurs pu l'appeler pour des informations.

Costa Croisière ne nous abandonne donc pas et nous suit après notre débarquement.

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En matinée, je m'installe dans l'hôtel. Puis je vais au super-marché (seule sortie autorisée) pour acheter 5 l d'eau car il faut boire vu la chaleur et l'eau de l'hôtel coûte cher. Je vide les valises et les refais afin de ranger logiquement car sur le bateau, j'avais dû les faire rapidement et tout était mis n'importe comment. Puis, je range dans les placards.

Vers 13h, l'agent de liaison local me propose un autre hôtel en pension complète.

Je refais mes bagages (pour la troisième fois).

Arrivé à l'hôtel, cette fois je déballe le strict minimum.

J'apprends alors qu'il n'y a pas de pension complète vu le Corona virus mais seulement B&B.

Les repas sont cuisinés sur place mais servis dans la chambre et payés à part.

Ce jour, je peux enfin manger à 14h et le soir.

J'envoie un SMS à l'hôpital pour avoir des nouvelles. On me répond que Marie-Rose a quitté les soins intensifs et est installée en chambre.

Je demande alors si je peux lui téléphoner. On me répond avec les instructions.

Enfin je peux parler à Marie-Rose. Quel bonheur ! Et surtout pour son moral.

Je reçois un SMS de Free que mes communications dépassent 50 €. Je dois régulariser sinon je ne peux plus téléphoner que vers la France. Je n'ai jamais vu cela dans mon contrat ! Bref, je régularise en payant la somme par Mastercarte.

J'espère ainsi pouvoir continuer à téléphoner à Marie-Rose.

Quand les ennuis commencent, ils ne s'arrêtent plus !

Je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Il ne reste plus qu'à me coucher pour la nuit.

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Vendredi, c'est le jour de la prière. Le week-end ici c'est le vendredi et le samedi.

L'hôpital m'informe que Marie-Rose peut sortir aujourd'hui de l'hôpital.

Il me faut un taxi autorisé de circuler. Je téléphone à mon contact local qui me suit mais en vain. Tout le monde est à la mosquée et en week-end.

Je dois aller à l'hôpital apporter des vêtements à Marie-Rose et la ramener avec moi à l'hôtel. Le responsable de l'hôtel passe une heure en recherches pour enfin trouver un chauffeur.

Muni de mes autorisations de déplacement que j'ai reçues de l'hôpital pour aller voir Marie-Rose plus une autorisation envoyée par WhatsApp de l'hôpital pour elle, je peux enfin me rendre à l'hôpital. Quelle joie de se revoir !

Sur place, nous devons attendre le billet de sortie. Cela prend du temps, vendredi oblige. Mon chauffeur qui m'attend dans sa voiture s'impatiente mais nous attend.

Enfin nous pouvons sortir. Nous arrivons enfin à l'hôtel vers 15h. Soit 5h depuis les premières recherches pour un taxi. Mais ....c'est vendredi, jour de la prière !

J'ai donc encore passé un repas. C'est bon pour la ligne !

Nous dînerons ensemble à l'hôtel à 18h, personnellement affamé.

On nous permet de manger dans la salle du restaurant et non dans la chambre, ce qui est une entorse au règlement.

Doublement merci à l'hôtelier pour sa gentillesse.

Samedi c'est le deuxième jour du week-end.

La journée commence bien avec les tracasseries imbéciles de l'assurance.

Axa me réclame mes billets d'avion aller du 10 janvier. Heureusement, je les avais gardés, enregistrés sur ma tablette ! On m'avait déjà demandé ceux du retour du 26 avril. Sans explication.

Axa ne connaît pas le représentant local qui s'occupe de moi et qui me confirme avoir déjà envoyé des rapports médicaux de l'hôpital à Axa. Ceux-ci seront examinés par leur médecin pour vérifier si les soins étaient justifiés.

De plus Axa m'écrit que l'hôpital refuse de donner le rapport médical de sortie à leur représentant à Paris alors que le représentant de Costa sur place m'indique qu'il ne l'a pas encore demandé car c'est le week-end et que le rapport n'a pas encore été fait. Bizarre.

Bref nous avons encore 12 jours à attendre pour être rapatriés.


Autorisation de déplacement vers l'hôpital
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Ce dimanche, c'est jour de Pâques mais ici on ne connaît pas.

Le matin, le représentant sur place me téléphone pour me signaler que le chauffeur va venir nous chercher pour aller au bureau de l'immigration pour régulariser la situation de Marie-Rose. Connaissant l'endroit (3 halls immenses à traverser), je demande une chaise roulante car Marie-Rose est faible et incapable de marcher autant de distance. Nous partons donc sans manger.

À l'arrivée, une personne avec une chaise roulante conduit Marie-Rose aux guichets de régularisation (empreintes digitales électroniques et photo du visage). Le visa a déjà été mis dans le passeport en même temps que le mien.

À notre retour à 10h30, nous prenons le petit-déjeuner.

Nous devons signaler que partout les gens sont très gentils.

De plus, malgré la rigueur des démarches diplomatiques pour entrer dans le pays, nous avons eu droit à une grande souplesse : entrer sans visa, l'obtenir quand on est déjà entrés, attendre la sortie de l'hôpital pour régulariser la situation de Marie-Rose. Et tout cela gratuitement. On ne peut que dire merci.

Dans l'après-midi, nous allons prendre l'air et marcher un peu pour remuscler Marie-Rose. Ce sera une promenade un peu plus longue chaque jour.

Après le dîner, la journée se termine comme on peut le faire en confinement quand on n'est pas chez soi.


Lundi matin notre chauffeur vient nous chercher à 8h45 pour nous conduire à l'hôpital pour une visite de contrôle. Les entrées sont toujours très strictes au niveau contrôle sanitaire effectué par des infirmières en tenue de cosmonaute. Interrogatoire pour toux, mal de tête, rhume, mal de gorge etc.

Puis avant la consultation, température, tension artérielle, poids, taille, capacité respiratoire.

Après la consultation, je demande le rapport médical complet et je l'obtiens. Quant au rapport médical de sortie, il sera envoyé demain.

L'extérieur de l'hôpital est de style palais mauresque. L' intérieur ressemble à un immense riad très luxueux avec des patios. Tout est en marbre.

Les chambres sont toutes individuelles, très grandes.

On y entre par un salon puis un couloir avec d'un côté la salle de bain et de l'autre côté une kitchenette équipée. Au fond du couloir une très grande chambre avec le lit, des fauteuils et une table. Le plafond est sculpté d'arabesques. C'est le grand luxe.



La façade d'entrée de l'hôpital
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Jeddah est située à 21° 32' de latitude N et 39° 11' de longitude E. Nous sommes donc au sud du tropique.

Depuis que nous sommes ici, ma montre est réglée sur l'heure constatée à l'hôpital.

Nos activités (lever, coucher, repas) et nos rendez-vous sont réglés d'après ma montre.

Mais on trouve bizarre qu'il fasse clair à 4h du matin et noir à 5h du soir.

Aussi ce matin j'en parle avec le maître d'hôtel.

Il me fait voir sa montre. Elle indique midi alors que ma montre indique 10h.

Je demande confirmation : "Est-ce bien l'heure de Jeddah" ? "Oui" !

Et pourtant tous nos rendez-vous à l'hôpital étaient bien en concordance avec ma montre.

Conclusion : l'IMC (International Medical Center) travaille à l'heure de Londres ( GMT + 1 h) alors que l'heure locale est GMT + 3 h et l'heure de Paris GMT + 2 h.

On n'aurait jamais pu imaginer cela ! Aussi ce soir il fait nuit à 19h. C'est plus logique.

Vu qu'il n'y a que 3 chambres occupées sur 115, le directeur nous propose une plus belle et plus grande chambre. C'est une suite ! Nous déménageons donc de chambre.

Nous nous promenons comme chaque jour pour muscler Marie-Rose. Aujourd'hui nous avons pu faire le tour complet du bloc. Un beau progrès.

Voici la vue de notre nouvelle chambre.

Le haut building est le centre gouvernemental de la région autonome de Jeddah.

Et la vue porte sur le port.

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8ème jour depuis notre entrée dans le pays.

Aujourd'hui, on espérait recevoir le rapport médical de sortie. Mais il n'a pas été fait.

C'est promis pour demain.

Pour passer le temps, je demande à visiter l'hôtel y compris ce qui n'est plus accessible telles que la piscine, la salle de fitness. C'est un très bel hôtel 4* mais réduit au minimum. Le restaurant est interdit mais comme on est les seuls, ils ferment les yeux et on cuisine pour nous.

Je demande au responsable de l'hôtel de vérifier la date d'entrée indiquée (en arabe) sur le passeport pour être certain que l'on peux quitter le pays le 22. À ma grande surprise, il est obligé de chercher sur internet la traduction car la date est celle du calendrier musulman et non du calendrier grégorien universel !


L'hôtel
Le hall
L'étage
Le restaurant                                                                                      La piscine (sans eau)
La salle de fitness
Notre chambre

Il y a aussi sauna et hammam mais je n'ai pas de photo.

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9ème jour.

Aujourd'hui il fait plus chaud car le vent marin qui tempérait l'excès a cessé et est remplacé par un vent venant de l'intérieur des terres. C'est un vent chaud qui apporte aussi des poussières du désert, ce qui donne une légère brume.

Je téléphone au représentant local de Costa (Motiee Bani) qui nous aide admirablement, pour lui demander de venir me chercher pour aller avec le chauffeur à l'hôpital chercher le rapport médical de sortie.

Sur place, je m'assure qu'il est bien en anglais et je demande 2 exemplaires.

Un exemplaire pour Motiee qui va le scanner et l'envoyer à Axa et un pour moi.

À l'hôtel, je demande aussi de le scanner pour le garder en PDF sur ma tablette.

Et puis c'est l'heure du lunch pris dans le restaurant. Mais les restrictions imposées par le gouvernement se durcissant, on me signale qu'à l'avenir tous les repas doivent être pris dans la chambre. De plus avant 15h, on peut faire une promenade autour du pâté de maison mais après 15h, uniquement sur le trottoir de l'hôtel.

Après-midi, je reçois la réponse d'Axa. On a bien reçu le rapport. Ils prennent contact avec leur agence de voyage pour un rapatriement le 22 avril.

Mais je dois fournir une attestation médicale que MR est en état de supporter l'avion.

Comment font-il alors en cas de rapatriement sanitaire d'urgence ?

Bref, je recontacte Motiee pour lui expliquer. Il va s'en occuper samedi car demain vendredi, jour de la prière en Arabie, tout s'arrête.

J'ai pu consulter les échanges de courriels entre Motiee et Costa.

Je peux témoigner ici que nous avons été suivis journellement par Costa Gênes et que l'équipe médicale du bateau a été tenue au courant chaque jour. Motiee a reçu des intructions pour nous apporter toute aide. Il nous a aidé pour les déplacements en voiture (chauffeur attitré), démarches avec l'hôpital, avec notre assurance Axa, le choix d'un hôtel, l'obtention du visa etc. Qu'aurions-nous fait sans lui ?

Car Axa se contente du paiement de l'hôpital, du rapatriement et de rembourser nos frais d'hôtel mais seulement 10 nuits alors que nous sommes confinés 14 jours. Mais dans combien de temps serons-nous remboursés ?

Aussi un grand merci à Costa que trop de gens critiquent injustement.

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10ème jour.

Aujourd'hui c'est jour de la prière ici. Tout est fermé. Le calme absolu. Et donc rien à dire.

On nous monte nos repas dans la chambre. Nous avons de la chance que l'hôtel n'est pas fermé et qu'il y a un cuisinier qui prépare les repas sur place. Mais le choix est très limité.

Ci-joint quelques photos souvenirs de Jeddah prise de la fenêtre de la chambre.



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11ème et 12ème jour.

Samedi, le bureau administratif de l'hôpital est fermé.

Nous envoyons un courriel à l'hôpital avec l'aide d'Ahmed, le gentil réceptionniste de l'hôtel, pour demander de nous envoyer le Fit to Fly.

Nous n'aurons la réponse que demain dimanche.

Pourquoi n'est-ce pas le responsable d'Axa qui est en contact avec l'hôpital qui le demande ? On déplore le manque d'assistance d'Axa. Heureusement qu'il y a Costa pour nous aider !

Nous nous tenons au courant du Costa Deliziosa par des amis restés sur le bateau.

Dimanche à 7h (heure de Paris), le bateau navigue au sud des Baléares avec un cap 270° soit plein ouest.

En ce qui concerne le confinement en cabine. Il a duré 24 heures, le temps de recevoir le résultat du test Corona sur un passager malade débarqué en Sicile pour insuffisance respiratoire. C'était une bonne décision du commandant comprise par tout le monde sauf par quelques français grincheux que nous avons bien connus et qui rouspètent sur tout.

Le bateau est d'ailleurs resté à l'ancre le temps de recevoir le résultat du test qui s'est révélé négatif. La vie a repris normalement sur le bateau.

En principe, le navire doit faire escale à Barcelone lundi 20.

Quant à nous, nous attendons le Fit To Fly.

On se demande pourquoi cette attestation. Car si on ne l'a pas, vont-ils nous rapatrier en train, ou par bateau ?

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13ème jour.

Le matin, le chauffeur vient me chercher à 10h pour aller à l'hôpital récupérer le rapport médical avec la mention Fit to Fly. Aussitôt revenu vers midi, je l'envoie à Axa.

En général, je reçois un courriel de réception, mais cette fois, rien.

Comme nous sommes à 2 jours de la date de rapatriement, je téléphone fin d'après-midi. Un monsieur me répond mais la communication est hachée.

Après vérification de mon identité, il ouvre le dossier et reconnaît avoir reçu le Fit to Fly. Il ne comprend pas pourquoi on ne m'a pas répondu. Il va contacter son agence de voyage en Angleterre pour trouver une solution au rapatriement. J'avais déjà reçu cette affirmation il y a plusieurs jours. (!!!)

Je lui demande de me répondre à mon adresse courriel.

Quelques heures après, je reçois un formulaire sans aucun mot d'accompagnement :

Patient: ______Marie PIAVAUX ________________________________________

Age:____________________________ Date de naissance:___09-11-1947 ________________

Diagnostic : Upper gastrointestinal bleeding

Votre patient a-t-il été hospitalisé (hospitalisation continue, hospitalisation de jour) pour cette même pathologie durant les 6 derniers mois ?

* Oui

* Non

Dates hospitalisations :__________________________________________________________

Diagnotic :____________________________________________________________________

Votre patient avait-il un traitement en cours pour cette pathologie avant de commencer ce voyage ?

* Oui

* Non

* Si oui, Dates :____________________________________________________________

Ce voyage a t-il été organisé à but de diagnostic ou de traitement ?

* Oui

* Non

* Si oui, dates :____________________________________________________________

Votre patient avait-il été diagnostiqué d'une autre maladie ou était-il en cours de traitement avant ou pendant ce voyage ?

* Oui

* Non

* Si oui, pathologie et date

Date et signature du médecin traitant : _ _/_ _/_ _ Tampon :


Nous sommes en Arabie saoudite et notre médecin traitant est en France.

Les gens d'Axa sont complètement déconnectés de la réalité dans leur beau bureau.

J'ai répondu qu'ils auront ce papier quand on sera rentrés en France ou qu'ils peuvent contacter notre médecin traitant (numéro de téléphone renseigné).

Mais que cela n'a rien à voir avec notre rapatriement.

Décidément les ennuis continuent.

À 22h30, je reçois un courriel de l'assurance m'indiquant qu'ils auraient trouvé un vol vers Bordeaux avec 1 escale. Mais la date n'est pas indiquée. Ils me demandent un numéro de téléphone où me joindre, ce que je leur ai déjà donné plusieurs fois.

Wait and see.

91

14ème et 15ème jour.

Mardi, nous attendons dans la chambre des nouvelles de l'assurance. Car nous ne savons toujours pas quand on sera rapatriés. Que c'est long quand on attend !

Mercredi, l'ambassade de France à Riyad m'informe qu'il y a un vol le 22 vers Paris à 11h15. Axa n'est-elle pas au courant ?

On peut aller de Jeddah (départ 8h) à Riyad (arrivée à 9h30).

N'ayant pas de nouvelles, je téléphone à Axa (Espagne) vers 18h. Le répondant cherche mon dossier pour me dire que la personne responsable de mon dossier n'est pas là. Elle prendra contact plus tard.

Effectivement, à 21h on me téléphone pour me dire qu'on avait oublié de me donner la date du retour. Le gars m'annonce le 15 mai. Pas possible avant. C'est fou !!! Je lui indique le vol signalé par l'ambassade. Surpris, il me dit de réserver moi-même, de payer, on me remboursera car ce n'est plus possible pour leur agence.

C'est le sommet de l'incompétence.

C'est impossible pour moi à cette heure par téléphone et de contacter Mottiee pour le taxi demain à 5h.

Je lui renseigne alors un vol lundi 27 à 21h15 de Jeddah vers Paris par air Liban via Beyrouth.

Décidément, je fais leur travail. Où est l'assistance ? Nulle.

C'est un vol très fatiguant pour Mare-Rose. Mais il vaut mieux cela que rien.

Départ le lundi 27 à 21h15 de Jeddah, arrivée à Beyrouth à 23h40. Ensuite départ le 28 à 7h55 pour arriver à Paris à 11h35.

Mais l'aéroport de Bordeaux étant fermé, nous serions reconduits chez nous en taxi soit 6 heures de route.

Axa va le signaler à son agence de voyage et confirmera.

À 3h du matin, mercredi, un courriel résonne pour confirmer la réservation en joignant les billets d'avion.

Ce sera très fatiguant mais nous sommes soulagés.

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16ème jour.

Nous approfondissons la culture saoudienne mais surtout notre anglais. Journée tranquille. Nous sympatisons avec le responsable de l'hôtel. Il est égyptien. Un autre est libanais. Le pays fait beaucoup appel aux spécialistes étrangers.

Les gens en Arabie sont très gentils et accueillants. Il y règne une grande tolérance contrairement aux idées reçues.

Un point positif de notre séjour ici, c'est qu'il fait chaud, le soleil brille au milieu d'un ciel tout bleu. Il ne pleut qu'un ou deux jours par an en janvier. Nous constatons que les voitures sont couvertes de poussières venant du désert. On se demande comment ils peuvent voir au travers des pare-brises car il n'y a pas d'eau dans les lave-glaces pour nettoyer.

Je reçois un courriel :

Madame, Monsieur,

Nous vous informons que vous avez 150 € par nuit avec un maximum de 10 nuits.

Nous sommes désolés de vous annoncer que le vol que nous vous avions réservé, a été annulé d´après notre agence de voyage à cause des restrictions qui ont été mises en place par les autorités saoudiennes jusqu´au 11 Mai.

Quant à votre demande de rapatriement, c´est notre régulation médicale qui a décidé du plan avec un vol commercial aménagé vu que ce sont nos médecins qui organisent les rapatriements et nous les exécutons.

Nous vous tiendrons au courant dès que ces restrictions seront enlevées néanmoins nous continuerons de chercher des options pour vous rapatrier.

N´hésitez pas à nous recontacter au besoin.


J'ai alors une discussion avec l'assurance par téléphone. Ils m'assurent qu'ils vont se bouger.

Je leur ai fourni les adresses courriels et téléphones des ambassades de Belgique et de France.

Ils m'ont répondu le lendemain matin. L'ambassade de Belgique n'a pas de rapatriement prévu. Nous sommes peut-être les seuls belges ici. Par contre l'ambassade de France pourrait en organiser. Il y a plus de Fançais présents ici.

L'assurance a demandé d'être mise au courant en cas d'un vol de rapatriement afin de réserver 2 places pour nous. Nous n'avons plus qu'à attendre.

Physiquement, nous sommes bien. La santé de Marie-Rose continue à s'améliorer.

On commence à s'habituer à une vie bien réglée un peu monastique. Et vivre chaque jour, un jour à la fois.

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Le 17ème jour, vendredi, jour de prière. Mais en plus c'est le premier jour du ramadan.

Personne dans les rues. De plus, le personnel de l'hôtel est raréfié. Ils sont dans leur chambre. La vie est au ralenti car sans boire ni manger de 5h à 19h. Les communications en cas d'appel de notre part sont transférées dans leur chambre.

Nous avons calmement accepté notre situation, ce qui nous permet d'être détendus.

Nous avons décidé de demander une visite chez un ORL à l'Internationnal Médical Center pour Marie-Rose qui a des séquelles de son otite soignée sur le bateau. Ce sera, on l'espère, plus rapide qu'en France à notre retour.

Samedi 18ème jour, on nous propose un vol le 1er mai que nous acceptons.

Nous continuons nos contacts avec l'ambassade de Belgique à Riyad et le consulat de France à Jeddah.

L'espoir fait vivre.

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19ème jour.

Le matin je reçois un courriel d' Axa me re-demandant de faire remplir un document (cf lundi 20 avril) par mon médecin traitant. Comme celui-ci n'a pas d'adresse courriel, comme la dernière fois, je leur communique le numéro de téléphone pour le contacter et demander les renseignements souhaités.

Je reçois une réponse cinglante de leur part :

Bonjour Madame, Monsieur,

Nous sommes désolés de vous informer qu´il n'y aura pas de prise en charge des frais médicaux ni d´un rapatriement sans le document rempli et signé par votre médecin traitant en France.

Merci de nous l´envoyer le plus tôt possible.

Bravo et merci AXA pour l'assistance à l'étranger.

Il ne reste plus qu'à contacter un ami, lui envoyer le document, lui demander de le faire remplir par mon médecin traitant et de me le renvoyer.

Ce matin, je contacte le représentant Costa pour lui demander de prendre un rendez-vous avec un ORL à l'Internationnal Médical Center pour Marie-Rose.

L' après-midi, je reçois l'information qu'il a obtenu un rendez-vous pour demain à 13h30. Inimaginable en France !

Le soir, courriel d'Axa.

Pouvez-vous téléphoner à votre médecin traitant ou nous donner son numéro de téléphone pour le contacter ?

Incohérent avec le courriel précédent ! De plus, ils ne prennent pas la peine de regarder dans le dossier car je leur ai déjà donné plusieurs fois le numéro de téléphone. Incroyable !!!

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20ème jour.

De nuit, un courriel d'Axa :

Madame, Monsieur,

Nous espérons que vous allez bien.

Malheureusement, la loi ne nous permet pas de contacter votre médecin traitant pour demander ce document. C'est à vous d'en faire la demande puis de nous renvoyer le document. Vous pouvez toujours donner notre adresse email à votre médecin traitant et lui donner également le numéro du dossier pour qu'il nous retourne ce document indispensable pour savoir si votre dossier est couvert ou non.

Incohérence car pour le 27 avril, nous avions nos billets d'avion sans toutes ces démarches.

Tous ces courriels échangés pour obtenir les numéros de téléphone, pour contacter mon médecin, inutiles. Ne connaissaient-ils pas la loi à ce moment-là ?

Dans ce cas, tout est fait pour retarder les choses et finalement me dire qu'il est trop tard pour réserver l'avion pour le 1er mai, vol dont je ne crois pas en l'existence !

Sinon, ils sont vraiment incompétents !

Tout cela signifie que si vous avez eu un problème médical dans les 6 derniers mois, ils n'interviennent pas. Pas de paiements des frais médicaux ni de rapatriement. À vérifier.

À 13h, nous partons pour l'hôpital consulter un ORL pour Marie-Rose.

Le gérant de l'hôtel me signale le début du déconfinement. On peut désormais circuler librement partout entre 9h et 17h. Un lever de l'embargo est prévu aussi pour les avions mais la date n'est pas fixée. Bonne nouvelle !

J'envoie le document à mon ami Jean-Pierre qui le fait remplir en urgence auprès de notre médecin traitant et me le renvoie rempli. Un grand merci Jean-Pierre.

Je l'ai aussitôt envoyé à Axa en demandant un accusé de réception. Je le reçois 5 heures plus tard en me disant qu'ils me recontacteront.

J'attends maintenant une réponse de leur part. Ou que vont-ils encore inventer?

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21ème jour.

Comme prévu, je reçois pendant la nuit un courriel m'annonçant l'annulation du vol du 1er mai.

D'après mes recherches sur internet, ce vol n'a jamais existé.

Ils nous proposent au plus tôt un vol le 15 mai.

Nous revenons donc à la case départ, à savoir le vol proposé le 22 avril selon l'équipe médicale d'Axa.

Après recherche sur internet, vu les tergiversations, tous les vols des 12, 13 et 14 mai sont pleins. Bien obligés d'accepter pour le 15.

Je reçois ce matin les billets. Golf Airline Jeddah 21h30, Bahreïn 23h45, Bahreïn 01h35, CDG 07h55, Air France CDG 10h20, Toulouse 11h40. De là, en taxi jusque la maison soit 2 heures 30 de route.

Nous ne sommes plus à quelques jours de plus. Nous espérons que cette fois cela fonctionnera.

L'hôtel nous permet d'aller à la salle de fitness. Début du déconfinement. Chic !

Mais pas possible de faire du tourisme dans le pays, car seul le Gouvernorat de Jeddah déconfine mais pas le reste du pays.

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22ème jour.

L'été est là et les chaleurs. Il n'y a personne qui se promène dans les rues car il fait trop chaud et le soleil au zénith tape très fort. Tout le monde circule en voiture même pour les petits trajets.

Comme d'habitude, après le petit-déjeuner, nous sortons marcher malgré la chaleur mais dans une rue à l'ombre. Puis repos au frais dans la chambre. Puis à 11h, fitness.

Nous commandons le repas vers midi pour manger à 13h. Puis la sieste dont Marie-Rose a besoin.

À 16h, nous descendons dans le salon où nous attend Ahmed, le gérant.

Il aime discuter avec nous. Cela fait passer le temps. Car vu qu'il n'y a rien à faire, le jeûne est très dur.

Nous discutons de tout : famille, voyage, politique et religion.

Nous échangeons en toute tolérance, sans porter de jugement.

C'est très enrichissant de mieux connaître l'islam. Il n'y a pas entre nous de questions taboues. Et réciproquement il est très intéressé de connaître notre culture chrétienne.

Nous apprenons énormément de choses dans le moindre détail. Ainsi, il nous explique les gestes de la prière avec ce qui se dit à chaque stade : debout, puis courbé puis prosterné face contre terre. Finalement, parce que l'on ignore, on juge erronément.

Il faut accepter l'autre tel qu'il est. Se comprendre en gardant chacun ses opinions. Et ainsi on peut devenir amis.

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23ème jour.

À midi, je reçois un courriel de l'ambassade de Belgique à Riyad m'informant d'un vol exceptionnel le 9 mai de Jeddah à Paris par SAUDI. Vol direct en 6 heures. Départ 8h50 et arrivée à 13h50.

Je vérifie sur le site de SAUDI. Ce vol existe bien. J'informe immédiatement Axa en souhaitant ce vol beaucoup moins fatigant pour Marie-Rose. Pas de réponse.

Vu les communications inaudibles d'ici avec Axa et le coût prohibitif des téléphones, je demande à Annick, notre fille, qui est en France, de téléphoner à Axa (numéro en France).

En relation avec Ibrahim, le responsable, apparemment il n'a pas lu le courriel ou fait semblant de l'ignorer.

Il propose que je réserve et paie, il me remboursera. Même réaction que pour le 22 avril.Toujours faire leur travail. Et pas certain du remboursement ! On demande qu'il s'en occupe.

Il va prendre contact avec leur agence de voyage en Angleterre pour demander la réservation. Il rappellera.

Comme pas de rappel, Annick le rappelle. Il n'a pas de nouvelle mais il pense que cela pourra se faire. Il rappellera en soirée.

Mais à 23h, Annick me signale qu'il n'a pas appelé. Elle reprendra contact demain matin.

Si c'est comme pour le 22 avril, Axa tardera le plus possible pour finalement répondre que c'est trop tard. J'espère me tromper pour cette fois, mais je n'ai plus aucune confiance.

Je peux réserver en 10 minutes mais eux il leur faut plusieurs jours. Et j'ai déjà 3 offres de prix pour un taxi de CDG à la maison.

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24ème jour.

Vers 11h, Annick téléphone à Axa et c'est une autre personne qui répond. Cette fois-ci c'est un espagnol (Sergio) qui répond et la communication est très claire.

Après explication, il va prendre contact avec l'agence de voyage et rappellera avant midi. Effectivement il téléphone. Ibrahim qui gère notre dossier n'a jamais pris contact avec l'agence !!! L'agence lui demande d'envoyer un document nécessaire pour réserver. Mais en anglais et il ne comprend pas l'anglais. Il va donc téléphoner pour savoir quel document envoyer.

À 14h30, Annick nous téléphone avec de bonnes nouvelles.

L'agence lui a expliqué que SAUDI, par mesure de sécurité vis à vis de fraude, exige que l'on présente à l'embarquement la carte de crédit qui a servi à réserver le vol.

Donc je dois réserver moi-même pour pouvoir présenter la carte de crédit, ce que l'agence de voyage ne peut évidemment pas faire.

Axa me remboursera le prix que l'agence aurait payé soit 850 € par passager.

Il m'envoie un courriel pour que j'aie une preuve écrite. Cette conversation a été enregistrée par Annick.

Je vais sur le site de SAUDI et 10 minutes plus tard, j'ai mes billets d'avion pour samedi 9 mai. Mais cela me coûte un peu plus que 850 €. Je les envoie à Axa. Sergio assure qu'il réservera le taxi à Paris. Je renseigne aussi les coordonnées bancaires pour me faire rembourser. Ouffff !!! Quel soulagement !

Mais nous ne serons rassurés que lorsque nous serons dans l'avion.

J'envoie les billets d'avion à Moutiee Bani pour qu'on nous conduise à l'aéroport.

Mais l'aventure n'est pas terminée. À 16h, Ahmed me demande de descendre.

Il m'annonce que le Ministère de la santé a réquisitionné l'hôtel pour ses agents.

Nous devons quitter l'hôtel. Nous avons 1 heure pour faire nos bagages. Mais il s'occupe de tout. Il a réservé un autre hôtel. Il nous y conduit et vérifie le transfert.

Il est vraiment désolé. Dans notre nouvelle chambre, avant de nous quitter, il nous étreint tous les deux affectueusement. C'est une séparation déchirante et je lui promets de lui envoyer un courriel dès mon retour à la maison.

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25ème jour.

Nous sommes installés dans notre nouvel hôtel. Hôtel tout neuf.

Nous sommes moins bien installés car notre chambre est plus petite. Nous passons d'une suite au Crown Town à une chambre au TAJ et pourtant plus chère.

De plus il n'y a pas de cuisine sur place. Le petit-déjeuner compris est copieux. Mais pour les autres repas, il faudra se contenter de spaghetti, de pizze ou de hamburgers.

Mais plus que 7 jours d'hôtel. On s'en contentera.

Ce matin, nous faisons une promenade de reconnaissance. On n'est pas loin du Crown Town.

Puis je vais sur le PC de l'hôtel pour imprimer les billets d'avion et le formulaire de dérogation pour circuler en France et celui pour y rentrer.

À la TV, uniquement des chaînes en arabe. Mais le technicien va s'abonner à TV 5 Monde. Sympa !

Nous restons dans le salon, c'est mieux que dans la chambre où la climatisation est difficile à régler.


Le TAJ
Le Crown Town au loin face au building du gouvernement
Nouveau quartier
Mat porte drapeau 171 m de haut
       Quartier en construction                                                                           Mat porte-drapeau 171 m 
TAJ : le hall d'entrée
Porte de la chambre au fond à droite

Toute cette zone est en construction car elle a été conquise sur la mer. L'extension de Jeddah se fait sur la mer et non sur le désert.

L'eau courante est seulement en installation. D'où chaque jour d'énormes camions citernes viennent remplir les réservoirs de l'hôtel.

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26ème jour.

C'est dimanche, ici ce n'est plus le week-end.

Jeddah s'écrit de 2 façons :

Le nom local, officiel, que l'on peut lire sur les plaques de signalisation dans le pays, c'est JEDDAH. Mais comme la prononciation est " DJ .....", l'orthographe internationale est devenue DJEDDAH. Ainsi pour réserver un billet d'avion, je dois indiquer DJEDDAH.

Ce matin, en me réveillant, j'ai vu qu'Axa avait essayé de m'appeler le soir. Mais ils ignorent le décalage horaire. Nous dormions, le GSM sonnerie coupée.

J'ai donc reçu un courriel d'un certain Karim me signalant son appel infructueux car il aurait voulu discuter du taxi et faire le point sur mon dossier.

Je lui réponds : 1. Le décalage horaire. 2. Pour le taxi, il peut demander à la société Taxiproxi qui recherche parmi des centaines de taxis. De plus, vu la faiblesse de ma femme, je dois manipuler seul 4 valises et 2 sacs. La voiture est la seule solution.

J'attends la réponse car j'ai un écrit de leur accord et l'enregistrement de la conversation téléphonique.

En tout cas notre priorité est d'être en France. Après on verra.

Je reçois un coup de téléphone d'Axa, de Thomas. Il me demande si j'ai bien réservé mon billet d'avion pour le 9 mai. C'est incroyable. Ils ne lisent jamais le dossier.

Il me demande si j'ai annulé le vol du 15 mai alors que ce n'est pas moi qui ai réservé. Je devrais faire leur travail. Il me demande alors si le taxi, c'est à Toulouse (?). Ils sont vraiment au courant alors qu'ils ont reçu une copie du billet d'avion ! Je dois lui dire que c'est à Paris. "A quel aéroport ?" me demande-t-il. C'est fou ! "CDG !"

"Très bien, on s'occupe du taxi" me répond-il. "Je vous tiens au courant".

Je pense que l'on pourra écrire un sketch à la Fernand Raynaud.

En tout cas, nous collectionnons les interlocuteurs : Ibrahim, Sergio, Jérémy, Karim, Thomas, Loubna. Alors que le 21 avril pour réserver un avion, seul Ibrahim pouvait s'occuper du dossier !

Ce soir, je reçois un courriel d'Axa confirmant le taxi mais pour le 16 mai !!!!!

Décidément quelle bande d'incompétents. Jusqu'au dernier jour ils nous emmerderont.

Tard, je reçois un courriel laconique : "Nous avons changé la date".

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Lundi : 27ème jour.

Nous espérons avoir aujourd'hui une journée sans souci.

Il fait chaud, 36°. Mais c'est une chaleur hyper sèche et donc supportable. De plus un léger vent marin souffle agréablement. Nous faisons une petite promenade pour respirer autre chose que de l'air conditionné. Nous pensons à chez nous avec 15° en moins. Brrrr ! Mais quel bonheur d'y revenir !

Nous recevons une réponse par courriel d'Axa :

Madame,

Nous vous confirmons que le Taxi a bien été organisé.

Le nom de la compagnie de Taxi se nomme Taxi service Pro et nous leurs avons communiqué votre numéro de téléphone.

Il vous attendra comme prévu à la sortie de votre avion.

Nous vous confirmons que le taxi sera assez grand pour vos 4 valises.

Nous voilà rassurés. Mais chat échaudé craint l'eau froide.

Mardi : 28ème jour.

Je reçois une réponse de Motiee Bani. Le chauffeur Ali viendra nous chercher à l'hôtel samedi à 5h pour nous conduire à l'aéroport. En effet SAUDI demande, pour les vols internationaux, d'être présent 3 heures avant le décollage.

Nous avons eu une chance extraordinaire de recevoir une aide précieuse de Moutiee.

On n'oubliera jamais cette aide de Costa dont le service de santé nous a suivi durant ce séjour.

Nous remercions aussi tous ceux qui nous ont suivis chaque jour au cours de cette croisière et qui en quelque sorte ont pu virtuellement réaliser avec nous ce magnifique voyage.

Un merci tout spécial à Richard qui a commenté toutes les étapes. Ce fut un grand plaisir de le lire.

Cette après-midi, nous allons nous promener en faisant le grand tour du pâté de maison et ce avant 17h. Les rues sont à l'ombre heureusement.

Et puis nous allons dans le salon de l'hôtel nous faire plaisir en dégustant un mojito sans alcool bien sûr mais c'est agréable. On s'habitue à vivre sans alcool. Et aussi une petite douceur chocolatée ! Enfin une journée sans Axa !

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Mercredi, 29ème jour.

La journée se présente sans histoire. C'est d'autant plus long à attendre.

Pour la première fois on nous apporte le lunch à 12h30.

Les autres fois, c'était vers 15h car, ramadan oblige, le cuisinier dort jusqu'à 14h.


Jeudi, 30ème jour.

Aujourd'hui matin, nous passons notre temps à calculer au plus juste le poids des valises. Et on déplace ceci de l'une vers l'autre et cela de l'autre vers l'une. Et pourquoi ceci là et cela ici ?

Bref on est fort occupés.

En plus on a enregistré les billets d'avion et choisi nos places.

On a alors reçu par courriel les tickets enregistrés.

Nous serons séparés pour les contrôles. Il y a des passages pour les femmes et des passages pour les hommes. Marie-Rose sera au portique n° 1 et moi au portique n° 4.

On sera d'autant plus contents de se retrouver à la porte d'embarquement.

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31ème jour.

Nous sommes quasiment prêts.

Trois valises bouclées. La dernière (valise cabine) demain matin.

Reste un souci, le chauffeur sera-t-il à l'heure demain à 5h à l'hôtel ? En principe oui car il a toujours été présent à l'heure fixée. Mais après tout ce que nous avons vécu, il est normal d'y penser.

C'est vendredi et le ramadan. On ne compte pas sur un repas à midi. Nous ferons avec nos réserves au frigo.

Nous sommes en effet dans un hôtel qui fait passer le ramadan avant ses clients. Ce qui n'était pas le cas au Crown Town, plus international.


Merci à tous les amis qui ont suivi notre périple et nous ont encouragés.

Avec le recul, on oubliera les mauvais souvenirs et on ne gardera que les bons y compris ce confinement qui nous a apporté de voir la vie avec philosophie et confirmé la solidité de notre couple.

Ce séjour en Arabie nous a permis d'avoir une autre vision de ce pays musulman et de l'islam que celle que l'on a souvent en Europe et plus particulièrement en France.


La tolérance c'est un peu de l'indifférence. Après tout, l'autre a bien le droit d'être comme il est. C'est déjà pas mal.

Si on dialogue avec lui, on comprend pourquoi il est différent et réciproquement à notre égard. Alors s''installe de l'estime réciproque.

Et l'estime débouche sur l'amitié.

Mais il ne faut pas oublier de garder l'esprit critique.

Nous envoyons un SMS à Ahmed pour lui dire au revoir. Il nous répond qu'il va venir.

Nous l'attendons dans le salon. À 21h, il arrive. Nous sommes heureux de nous retrouver et nous prenons des photos en souvenir. Nous parlons de l'avenir et puis on s'embrasse. Il nous quitte à 21h30.



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32ème jour.

Lever à 4h (3h heure de Paris).

Toilette, manger un petit bout.

Fermer toutes les valises. Puis les peser. Aïe ! 23 kg 200 pour une. Transférer quelque chose vers une autre. Pas possible. Alors ce sera vers ma valise de cabine. Celle-ci ne peut pas dépasser 7 kg. Elle en fait 9.

Mais on peut mettre chacun 2 X 23 KG en soute. On mettra donc les 4 valises en soute. On sera plus à l'aise avec seulement un petit sac chacun.

On téléphone pour descendre nos valises.

Ali, notre chauffeur habituel arrive à 5h.

Puis, 30 minutes d'autoroute avec 7 contrôles de police car le déconfinement n'est que de 9h à 17h.

À l'aéroport, il faut attendre qu'il soit 6h pour que le service assistance chaise roulante soit ouvert.

Ensuite, contrôle des passeports pour obtenir le cachet de sortie.

Il faut reprendre les empreintes digitales électroniquement de l'index uniquement. Il faut vérifier que c'est la même personne qui est entrée et qui va sortir avec ce passeport. L'empreinte est envoyée électroniquement au service d'immigration qui compare et donne son feu vert.

Malchance, la transmission ne se fait pas. Problème. On appelle un supérieur. Pas de solution. Ali photocopie nos documents pour les envoyer à Motiee Bani.

Un plus haut gradé est appelé qui téléphone au service d'immigration.

L'heure tourne et on se voit déjà rater l'avion.

Finalement après 3/4 d'heure, on nous rend nos passeports avec l'autorisation de sortie.

On peut enregistrer les bagages. Nous ne faisons pas la file. Passage spécial pour handicapés. Nous sommes aidés par Ali pour déposer les valises. On ne me demande pas ma carte de crédit !

Ensuite nous disons adieu et un grand merci à Ali et nous allons vers les contrôles-portiques.

Un passage pour les femmes. Très rapide pour Marie-Rose. De mon côté, passage normal. On se retrouve dans le hall d'embarquement en ayant traversé toutes les boutiques free taxes fermées.

À l'heure prévue, on embarque dans des bus pour rejoindre l'avion.

Les passagers quittent le bus pour monter dans l'avion. Mais nous, nous allons de l'autre côté. On monte dans un camion-cabine qui nous élève jusqu'à une porte de l'avion. On y entre avec la chaise roulante puis une hôtesse, oh ! qui parle le français, aide Marie-Rose jusqu'à nos sièges. Ceux-ci sont occupés par des gens qui voyant les places vides s'y étaient assis. L'hôtesse les fait partir et nous nous y installons.

Partout, il y a un siège vide entre chaque passager. Marie-Rose est près du hublot et moi près du couloir.

On nous distribue des masques, un tube de lotion hydroalcolique, un sachet hermétique avec des lingettes imbibées de lotion hydroalcolique et des mouchoirs en papier.

C'est très luxueux. Beaucoup de place entre les sièges pour les jambes. De grands écrans de TV très sophistiqués. C'est très chic.

Trois collations avec 2 petites bouteilles (jus d'orange et eau) sont distribuées au cours du trajet.

À l'arrivée, on nous attend avec une chaise roulante. Nous sortons les derniers mais nous passons tous les contrôles avant tout le monde. Récupération des valises aidés par notre assistant qui nous conduit au taxi qui nous attend. Aucun contrôle sanitaire !

Nous sommes reconduits en Audi A8 en 5h15 chez nous. Pas de trafic et vitesse constante (limites plus 10 km/h).

Jean-Pierre, prévenu par téléphone a ouvert le portail.

Lui qui fait souvent le trajet depuis Paris n'en revient pas du peu de temps et en plus c'est de CDG.

On est enfin chez nous. On peut décompresser.


Ainsi se termine notre voyage qui aura duré 4 mois.

Partis le 9 janvier de chez nous, on rentre le 9 mai.


Il nous reste maintenant à digérer tous nos souvenirs.


Et recevoir les remboursements de chez Axa .......!!!






Aéroport
Trajet
Trajet
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Pourquoi cette croisière ?

Ce genre de vacances ne nous tentait pas. Autant de monde sur un bateau. Quelle promiscuité !

Nous revenions des noces d'or d'une cousine.

Nous étions dans la piscine en mai.

Et Marie-Rose de poser la question : "Et nous que va-t-on faire pour nos noces d'or ?"

Est-ce l'ambiance piscine ? Et moi sans réfléchir: "Et si on s'offrait une croisière ?"

Et Marie-Rose: "Pourquoi pas mais où ?" en pensant "En Méditerranée ou en Scandinavie ?"

Et moi de but en blanc: "Autour du monde !"

Marie-Rose a failli se noyer !

Le soir même, recherche sur internet. Et ce soir-là on s'est inscrits.

C'est comme cela que nous prenons nos décisions et cela nous a toujours bien réussi.


Et c'est ainsi que le 10 janvier, nous prenons l'avion à Bordeaux pour Marseille ...... pour s'embarquer à Savona.

Organisation impeccable de Costa pour l'embarquement.

Le navire est immense. Onze ponts, 294 m de long. Il y a de la place pour tout le monde. On est loin de la promiscuité. La décoration est raffinée. Un luxe remarquable.

Et avec près de 50 activités proposées chaque jour, il est impossible de s'ennuyer.

Les spectacles du soir au théâtre sont de très grande qualité.

Il y a un choix extraordinaire pour les repas.

Le dîner le soir est organisé en 2 services.

Il faut une fameuse organisation pour être servi selon les choix spécifiques de chacun et toujours recevoir les plats à bonne température. Et cela avec plus de mille couverts à chaque service.


C'est une belle expérience de côtoyer une cinquantaine de nationalités, des caractères différents et des comportements différents. C'est un bel échantillon de l'être humain.


Nous avons aussi vécu de nombreuses semaines sans souci : pas de courses, pas de préparation des repas, pas de vaisselle, pas de lessive, pas de nettoyage de la chambre, ni faire son lit, ni changer les draps, les serviettes, aucun souci pour les excursions etc. Une vie de pacha !


Cette croisière nous a permis de voir des choses splendides. Les excursions étaient remarquablement organisées pour les 2100 passagers.

Nos meilleurs souvenirs sont le canal de Panama, Lima pour son architecture, l'île de Pâques, Bora Bora, le site volcanique de Nouvelle Zélande et l'entrée dans l'immense baie de Sydney avec l'arrivée près de l'opéra.


Quant au dernier mois passé en Arabie saoudite, avec le recul, nous nous disons que nous avons fait une expérience culturelle plus enrichissante que si on était restés sur le bateau.


Rentrés chez nous, il nous reste à digérer tous les magnifiques souvenirs que nous avons dans la tête.

Et la rédaction du récit de ce voyage nous aidera à nous en souvenir.


Michel et Marie-Rose Latteur