Carnet de voyage

Miles to go

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Dernière étape postée il y a 1713 jours
40 ans cette année... Outch ! Quel petit voyage pour nous aider à passer le cap ? Après quelques hésitations nous décidons de continuer notre exploration de l'ouest américain.
Avril 2018
15 jours
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Publié le 25 avril 2018

22 avril 2018

A peine arrivées à Los Angeles, nous louons un SUV (le même modèle que l'an dernier : un Nissan Rogue), direction Santa Monica où nous espérons nous relaxer sur la plage après 11 heures d'avion.

Malheureusement, les habitants de LA ont eu la même idée en ce dimanche après-midi... Changement de plan : on fuit la ville en direction de la prochaine étape : Ventura.

En chemin nous traversons Malibu et profitons des embouteillages pour regarder courir au ralenti les sauveteurs.

Un petit détour par le Malibu Canyon pour éviter les encombrements et profiter de la vue.

Enfin, nous arrivons à Ventura. Après avoir déposé les bagages au motel, un petit tour sur la plage s'impose...

Pas de tsunami en vue.

Mais un beau coucher de soleil...

Fin d'un mythe : l'eau est aussi froide qu'en Bretagne !

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23 avril 2018

Au programme du jour : embarquement pour les Channel Islands, et plus particulièrement découverte de Santa Cruz.

Au port et en mer, tout est gris... Un brouillard monstre nous enveloppe, on grelotte en sweat et regrettons d'avoir laisser dans la valise les k-way !

Heureusement, la découverte de la faune océanique nous ravit : pélicans, lions de mer et dauphins sont au rendez-vous.

50 nuances de Grey 

Une fois à Santa Cruz, surprise : cet écrin de verdure, entouré de falaises, bénéficie d'un micro-climat bien agréable après notre traversée glacée !

Et c'est parti pour une petite randonnée sur l'île, en direction de Potato Point (un drôle de nom pour une vue magnifique). L'île est une réserve naturelle protégée. On y trouve moult renards de la taille d'un chat domestique. Il s'agit d'une espèce propre à Channel islands.

Le contact direct avec les animaux est formellement déconseillé, car il y a des risques de transmission de maladies mortelles.

Laurence s'en donne à coeur joie dans la photographie animalière :

De beaux points de vue durant la balade :


Une belle journée avant de partir pour les zones désertiques...

On a même eu la chance de voir un immense banc de dauphins !

Dans la première photo ci-dessous, la marée noire que l'on voit, c'est pas du pétrole...

Dans la seconde photo, en zoomant, on voit sauter des dauphins, parmi les mouettes et pélicans. Si, si, regardez bien !

Enfin, le tableau sur la troisième photo comptabilise la totalité de la faune marine croisée par les navettes Island Packers quotidiennement, impressionnant ! Dommage, on a loupé les baleines et les requins blancs 😦

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24 avril 2018

Death Valley est l'un des lieux qui nous a le plus marqué l'an dernier. Y retourner nous tenait particulièrement à coeur.

En chemin, nous nous arrêtons pour la nuit dans la petite "ville" d'Olancha. A première vue, pas grand chose à signaler. Mais, au matin, nous découvrons un chouette musée de sculptures en plein air.

Après l'instant culturel, direction Aguereberry Point, une vue superbe sur Death Valley à près de 2000 m d'altitude.Pour atteindre ce lieu, nous empruntons une piste de 6 miles au milieu de nulle part, où l'on croise les doigts à chaque seconde pour ne pas crever un pneu. Chemin rocailleux, risque de flash floods, et vers la fin, quelques lacets où la piste longe le vide, sans barrière de protection, évidemment...


En chemin, nous faisons un crochet par l'ancienne mine d' Eureka et par son village fantôme... Sympathique lost place !

L'ancienne mine de borax de Jean-Pierre Aguereberry... Un français ! 

Un petit coup de flip quand Lau me dit qu'elle part à droite et que je ne la retrouve pas... A droite : face à l'entrée de la mine ou en sortant de la mine ? Bref , Lau est partie d'un côté de la colline, moi de l'autre, et on avait beau crier, on n'entendait que dalle ! A croire que la Vallée de la Mort étouffe les bruits...

J'atteins le village fantôme, toujours sans nouvelles de Lau. Seuls me parviennent des sons métalliques de tôles qui ondulent au gré du vent, des bruits de pattes et de battements d'ailes. Gloups...Soudain, j'entends enfin la voix de Lau paniquée qui hurle mon nom et qui m'engueule en me rejoignant... Pffff... No comment !

On reprend la route pour Aguereberry Point... on met 20 à 30 minutes pour faire les 6 miles, mais ça vaut le détour : la vue sur la Vallée de la mort est absolument magnifique à cette altitude. Nous sommes subjuguées par l'immensité et la diversité des paysages.


Après les points de vue en hauteur, nous enchaînons avec une rando qui se révèlera vite particulièrement éprouvante : Desolation Canyon...

Nous commençons sous un soleil de plomb par une température de 108°F, soit 42°C...

Relevé de température au Visitor Center de Furnace Creek avant d'entamer la rando à Desolation Canyon

Il est vrai qu'avec un nom pareil et la température, on aurait pu se douter qu'on allait en baver ! A croire qu'on est maso...

But we did it ! 4 litres d'eau chacune plus tard, on a bien mérité notre sticker "Hike Death Valley 2018" remis par un Ranger 😉

Et dire qu'on a failli abandonner au bout de 100 mètres, tant les éléments étaient contre nous. Trempées de la tête aux pieds, nous sentions même la roche brûlante à travers nos chaussures de rando !

Heureusement, un nuage a fini par avoir pitié de nous et a fait quelque peu barrage au soleil, nous permettant d'avancer doucement mais sûrement.

Une fois à l'ombre du canyon, ce n'est plus la température mais le terrain qui se ligue contre nous (chouette, une grimpette !)

Mais une fois encore, nous en viendrons à bout.

On n'est pas sportives, on n'est pas endurantes, mais persévérantes, ça oui !

Petit selfy de la victoire, on a l'air bien pâle, après être passées par le rouge et le violet. 
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Publié le 28 avril 2018

25 avril 2018

Nous nous apprêtons à quitter Death Valley pour Valley of Fire, un State Park que nous avions honteusement zappé l'an dernier pour aller faire un tour dans Vegas...

Avant de partir, Lau retourne voir le théâtre de l'Amargosa Hotel qui nous avait tant ému lors de notre première visite (cf https://www.myatlas.com/latitoliv/roadtrip-usa)

Une petite caresse à Wilson, le chat de l'hôtel et on repart sur les routes !

Premier arrêt dans le Nevada pour faire le plein au Fort Amargosa qui s'avère être aussi un casino mais pas le temps de jouer : on ne va pas zapper Valley of Fire une seconde fois.


Valley of Fire, ça y est, nous y sommes : on commence par la Scenic Drive. L'explosion de rouge est saisissante après les couleurs pastels de Death Valley.

On y découvre des pétroglyphes, des arches, de jolies fleurs de cactus, un vautour urubu à tête rouge et des écureuils effrontés.

On enchaîne avec un petit trail jusqu'à Mouse's Tank, un bassin creusé dans la roche par les eaux de pluie. La balade nous permet une fois encore de découvrir de très jolis paysages.


Nous découvrons également la faune locale : un oiseau huppé non identifié et un chuckwalla !

Les chuckwallas sont de gros iguanes de 30 à 50 cm, pouvant peser jusqu'à 9 kg. En cas de danger, ils se réfugient dans une crevasse, se gonflent d'air et deviennent alors bien plus difficiles à déloger (on n'a pas essayé !)

Enfin, nous terminons notre découverte de Valley of Fire par une petite balade sur le début du trail des White Domes, ainsi que par des pauses photos en voiture. Une bien belle journée !


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26 avril 2018

Une rando les pieds dans l'eau, ça change ! On suit un petit cours d'eau qu'il faut parfois traverser, en direction d'un canyon étroit.

Le paysage est beaucoup plus vert que les jours précédents, la température plus basse : l'eau est glacée lors des premières trempettes.

On commence le matin, on arrive en même temps qu'une colo de 15 gamins, à qui on laisse volontiers de l'avance pour profiter pleinement du paysage !

La balade est tranquille jusqu'à l'entrée du canyon. Nous croisons un colibri qui stationne en plein vol à 20 centimètres de nous, curieux de croiser de drôles de bestioles. Trop rapide pour être pris en photo, malheureusement...

Nous arrivons au niveau du canyon étroit et sommes sous le charme de ce paysage qui nous rappelle Antelope Canyon l'an dernier. La traversée du canyon est rude : l'eau est tellement glacée que nous ne pouvons rester trop longtemps dedans : nos pieds nous lancent terriblement et nous réfugions régulièrement sur des rochers émergés !

Heureusement la traversée est aussi ludique avec des chutes d'eau à franchir au moyen de cordes et d'échelles de fortune.

La prudence nous force à nous arrêter à la troisième chute d'eau : l'échelle étant en piteux état...

Dernière échelle : glissante, branlante, quelques barreaux manquants, et pas de corde ... 

On repart donc dans l'autre sens. Nous sortons du canyon, grelottantes et bien trempées, surtout moi : j'ai descendu certaines parties en mode toboggan !

Une fois au soleil, nous séchons rapidement et les passages aquatiques sont bien plus tranquilles, dans une eau qui se réchauffe.


Une superbe rando que l'on termine de façon un peu étrange en faisant du hors piste à la recherche d'un benchmark.

On tombe sur un squelette de cervidé (mule deer) ou d'antilope (pronghorn). Sûrement une femelle puisqu'on ne trouve ni bois, ni cornes. Pour compenser, un écureuil prend la pause et on tombe sur un joli bosquet fleuri...


On reprend ensuite la route pour notre prochaine destination. Nous traversons des paysages glacés et enneigés en altitude. On passe de 42 à 12°C en deux jours, ça fait bizarre !

Quelques pauses photos wild-life qui changent des lézards :

Pronghorns, mule deers et geai bleu 

Et enfin, notre dernier arrêt de la journée non loin de Bryce Canyon, sur le trail de Mossy Cave : encore une chute d'eau, mais cette fois, les pieds au sec.

Et enfin, notre dernier arrêt de la journée non loin de Bryce Canyon, sur le trail de Mossy Cave : encore une chute d'eau, mais cette fois, les pieds au sec.

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27 avril 2018

Au programme du jour, un aperçu du Grand Staircase Escalante National Monument, avec la découverte de Kodachrome Basin et la traversée de la Cottonwood.

On commence par Kodachrome qui est un petit parc d'Etat peu fréquenté et qui offre de multiples couleurs éclatantes. On enchaîne deux randos : Shakespeare Arch et Angel Trail, avec une géocache en prime. Comme souvent, les points de vue nous surprennent d'un virage à l'autre.

Nous empruntons ensuite la Cottonwood, une piste de 50 miles qui, une fois encore, nous fait traverser des paysages très variés.

Après la Cottonwood, Lau est ravie de retrouvée l'asphalte : la conduite sur piste est assez stressante.

Dernier arrêt de la journée, les ruines Anasazi de Betatakin où nous voulons loguer une cache virtuelle. Notre ami Google nous propose un chemin plus court que Garmin. Chouette, allons-y !

C'est reparti pour 15-20 miles de piste navajo très sablonneuse...

Au lieu d'arriver au point de vue sur les ruines, nous arrivons pile au-dessus des ruines, au milieu de nulle part en territoire navajo. Nous n'étions même pas sûres d'avoir le droit d'être là...

Au dessus des ruines quand on suit bêtement Google Map 

On finit par comprendre notre erreur, et vingt minutes plus tard, nous atteignons enfin le point de vue sur les ruines au coucher du soleil, avec pour seule compagnie un western bluebird.

Dernière photo prise sur le vif à notre arrivée à Kayenta : la traversée de chevaux sauvages au feu rouge :

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28 avril 2018

En route pour Mesa Verde et découverte des plaines du Colorado :


Nous avions initialement prévu une journée complète à Mesa Verde, avant de réduire la visite à une demi-journée. Cela s'est révélé au final largement suffisant pour découvrir les principaux points de vue sur les ruines. Le site comprend des maisons troglodytes Anasazis construites en renfoncement dans les falaises du canyon. Les constructions ont entre 700 et 1400 ans !


En quittant le site, rencontre avec notre premier "Gopher snake".

Je passe volontairement des lignes pour les ophiophobes.

Et pour les ophiophiles, c'est un peu plus bas...










Encore plus bas...












Vous y êtes presque...









Et voilà !

Pas évident de le prendre en gros plan avec les broussailles...

En français, on peut traduire "Gopher snake" par serpent-taureau, serpent-taupe, ou encore couleuvre à nez mince. Il n'est pas venimeux mais tout de même un peu impressionnant, c'est un constricteur qui peut faire plus de 2 mètres de long ! Il mord rarement, et s'il se sent en danger, il bluffe en faisant vibrer sa queue comme un serpent à sonnette. Celui-là rampait tranquillement au milieu des touristes...

Il tire la langue à droite 😉
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29 avril 2018

Jusqu'à présent, l'endroit qui nous avait le plus fasciné aux Etats-Unis était Death Valley. Mais Bisti Badlands au Nouveau-Mexique n'est pas loin de le détrôner.

Quelle claque ! Une terre désolée qui présente de nombreuses variations géologiques surprenantes : hoodoos fongiformes, bois pétrifié, arches... Des dunes, des ravins et des collines, à l'aspect tantôt lunaire, tantôt multicolore. L'eau et le vent érodent constamment ce paysage, le torturant sans relâche.

On commence la balade au milieu de nulle-part : pas de panneau indicateur, ni de chemin, un vrai no-man's land... Enfin... Presque ! Heureusement, on croise de temps à autre quelques randonneurs qui nous rappellent qu'on n'est pas seules au monde, ni complètement perdues ! On s'oriente grâce à notre Garmin de rando et aux GPS de nos smartphones avec des cartes hors ligne et un GPX du trail téléchargé en amont. Sans oublier un bon stock de piles et un chargeur de secours.

On se croirait dans la chanson "Plus rien" des Cow-boys Fringants 


Après 2 kilomètres de marche, nous franchissons les premières collines et découvrons un tout autre paysage, où poussent ces étonnants hoodoos aux formes fongiques et où le charbon pullule en surface.


Puis aux formes s'ajoutent des variations chromatiques : des touches de vert et d'ocre qui enrichissent la palette des couleurs...


Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre avec le site des "Wings". Nous fûmes impressionnées par ces étranges formations aériennes dont l'emplacement est resté secret pendant longtemps...


Autre découverte plutôt sympa, les "œufs de dinosaures"... Il ne s'agit pas de vrais œufs bien sûr, mais la forme de ces roches érodées y fait penser.


En parlant de dinosaures, des fossiles ont été trouvés à Bisti, dont un crâne de T-Rex !

Le crâne de Tyrannosaure découvert à Bisti  (photo provenant de Youtube)

Toujours à propos de dinosaures, quelques anecdotes autour de Jurassic Park. La scène archéologique du début du film a été tournée à Red Rock Canyon (dans le désert de Mojave en Californie), notre premier Parc visité, l'an dernier ! De magnifiques paysages, mais pas de fossiles en vrai 😉.

Ensuite, toujours concernant cette scène, l'action est censée se déroulée dans les Badlands du Montana, Alan Grant et Ellie Sattler découvrent un squelette de vélociraptor. Grosse bourde, il n'y en a jamais eu aux Etats-Unis...


Nous continuons notre progression vers quelques arbres pétrifiés :


Pour terminer la découverte de Bisti Badlands, quelques photos de mini-arches, de roches "eggs" cassées en deux et lissées par l'eau, moi qui fait une pause, et, horreur : un tas de déchets en pleine nature...

Nous avons découvert deux gros tas de déchets à des endroits différents. Comment sont-ils arrivés dans ce no-man's land ? Mystère... Sûrement abandonnés deci-delà et drainés par l'eau lors de flash floods...


Sur le chemin du retour vers la voiture, on passe à côté d'un buisson qui s'agite. En sort une antilope américaine qui fonce et disparaît à l'horizon à une vitesse hallucinante. Pas eu le temps de la prendre en photo, malheureusement. En regardant sur le net, on a vu qu'elle pouvait faire des pointes de vitesse jusqu'à 88 km/h !


Enfin, une petite photo des trains interminables que nous longeons régulièrement au cours de notre périple.

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30 avril 2018

Après la randonnée éprouvante de la veille, nous avons prévu une journée bien plus tranquille avec des mini-balades.

Nous commençons en voiture avec des points de vue éclatants de couleurs sur Painted Desert, des badlands qui occupent une partie du Parc National de Petrified Forest. Ce désert est renommé pour ses couleurs brillantes et variées.

Admirez comment l'érosion a sculpté le paysage, révélant ainsi des couches multicolores et des fossiles. Chacune de ces couches représente une partie de l'histoire géologique du site.


Un petit arrêt à la Painted Desert Inn, une ancienne auberge du début des années 1920.

La façade originelle était à base de bois pétrifié, mais très vite, l'auberge a développé des fissures et des dégâts des eaux. Pourquoi ? Parce qu'elle a été construite sur une couche de bentonite, de l'argile qui gonfle et se rétrécit en réponse aux changements d'humidité. En absorbant de l'eau, la bentonite peut augmenter de 8 fois son volume initial sec et déplacer ainsi les fondations de l'auberge !

La façade actuelle en adobe date d'une rénovation dans les années 1930. L'adobe ? C'est une terre argileuse mêlée à de la paille hachée ou à un autre liant puis séchée au soleil...

Il y a eu d'autres rénovations au fil du temps pour ménager les fondations (toits flottants et système de drainage par exemple).

Aujourd'hui l'auberge est devenue un monument historique. Le Parc National de Petrified Forest continue de la préserver pour les générations futures et la présente comme à son apogée dans les années 1940-1950. Notez la présence de peintures murales hopi. Ce sont les oeuvres de Fred Kabotie, un célèbre artiste indien !

Surprise-surprise : une géocache dans le tiroir de la cuisine... Un des rares National Park à posséder quelques boîtes physiques.

Dans cette zone désertique, l'auberge était un arrêt quasi obligatoire sur l'ancien tracé de la Route 66. Malheureusement, il ne reste par ici presque plus rien de l'ancienne Route 66. On la repère uniquement grâce à l'alignement d'anciens poteaux électriques au milieu de nulle part...

On the road again... 


Après le quart d'heure culturel à l'auberge, nous enchaînons avec le trail de Blue Mesa.

D'abord, en voiture depuis la scenic road qui mène au début du trail, avec une vue incroyable sur une immense plaine alluviale :


Puis on continue à pied, en descendant admirer de plus près les dunes de Blue Mesa.

Tôt le matin, les rayons du soleil donnent aux collines des reflets bleutés, tirant sur le violet.

Sur nos photos, il est presque midi, les couleurs sont plus ternes, mais restent tellement impressionnantes.

Une fois encore, on voit l'accumulation des différentes couches colorées. Comme dans la plaine alluviale, les cristaux de sel sont omniprésents, donnant une teinte neigeuse au paysage. Ici et là, des bûches et des troncs pétrifiés refont surface dans le lit des rivières à sec.

Après cette jolie balade colorée, nous nous intéressons plus particulièrement aux arbres pétrifiés et aux fossiles découverts ici.

Tout d'abord, le mystère des arbres pétrifiés est résolu grâce à notre passage par le Visitor Center ! 😀

1- Il y a 225 millions d'années, des arbres géants poussaient sur les rives d'un fleuve.

2- En mourant, les arbres ont perdu leurs feuilles, leurs branches et leur écorce.

3 et 4- Avec les crues, le sapement des berges a entraîné la chute des arbres dans le lit de la rivière.

5 et 6- Ceux-ci sont emportés par le courant jusqu'à échouer sur l'une des rives, entièrement recouverts par le sable et la boue.

8- A l'abri de l'oxygène et des bactéries, les troncs enfouis ne se décomposent pas. Peu à peu, les eaux souterraines, riches en silice, se sont infiltrées dans le bois, remplaçant la matière organique par des cristaux de quartz. Ça y est, le tronc est pétrifié !

9- Au fil du temps l'érosion des couches de roches ré-expose la bûche pétrifiée.

10- Une érosion plus importante fait que la bûche se fissure, se brise en segments et finit par dévaler la pente.

Quelques photos de troncs pétrifiés :


Notre arrêt au Visitor Center nous permet aussi de découvrir la faune et la flore du Trias Supérieur : située près de l'équateur, cette région était tropicale et humide. La végétation y était dense. Au bord des cours d'eau vivaient reptiles et amphibiens géants, ainsi que les premiers dinosaures...

Placerias, Rauisuchidae, Aétosaure, Ptérosaure...



Quelques millions d'années plus tard, des hommes laissèrent leur empreinte dans l'histoire par le biais de pétroglyphes :

Vous avez remarqué la cigogne qui apporte un bébé ? Mais non bande d'européens ethnocentrés, c'est un héron ou une grue qui a attrapé une grenouille !


En parlant d'animaux, voici les poseurs du jour : un corbeau pas farouche prêt à tout pour mendier de la nourriture et un coyote qui ne fait que passer :