ROAD TRIP Islandais

Après deux belles années à Saint Pierre et Miquelon, le retour en Bretagne est imminent. Mais non sans profiter du stop over entre Montréal et Reykjavik. L’occasion était trop belle!
Du 7 au 14 juillet 2017
8 jours
6
7
juil

Objectif : Rejoindre la ville de Laugarvatn et s’arrêter visiter le site de Thingvellir, hémicycle naturel qui a abrité le premier parlement européen vers l’an mille. Au-delà de son aspect historique, Thingevellir est aussi (surtout) une faille tectonique à ciel ouvert.

Il est 7 heures du matin, 2 heures à Montréal et 22 heures à Saint Pierre…autant dire que nous sommes sérieusement « jet lagués ».

Récupération de notre voiture à l’aéroport de Keflavik. Le temps est mitigé. Mais qu'importe, enfin nos premiers kilomètres sur la route islandaise. Du vert, du noir, du bleu, du gris…une lumière qui change toutes les deux minutes.

Une heure de route et nous y sommes. Le lieu a un coté mystique, malgré le monde. C'est calme et apaisant. C'est même très silencieux.

On plonge littéralement dans un immense fossé causé par la dérive des deux continents. Le temps est suspendu. On marche au coeur de la faille. A son sommet, on peut admirer un panorama aux contrastes surprenants. De là, on peut descendre rejoindre la rivière Oxara.

 On prend conscience d’être  « à cheval » entre l’Europe et l’Amérique, l’ancien monde et le nouveau.


Comme toute la plaine de Thingvellir est parcourue d'une multitude de petites fissures plus ou moins parallèles, nous changeons de spot, notamment pour apprécier les eaux claires du Langjokull, le « long glacier » des Hautes Terres d’Islande.


 Le lac est peuplé d'épinoches et d'ombles chevaliers, et d’autres espèces d'oiseaux : Garrot arlequin, Cygne chanteur...

On admire une dernière fois le lac. Les cailloux y sont comme suspendus. On reprend la route, direction Laugarvatn. C’est notre première soirée islandaise, alors on décide d’apprécier la gastronomie locale à l’excellent restaurant le "Lindin" à proximité des sources d’eaux chaudes du "Fontana".

Photo iphone - Restaurant le LINDIN. 

Sur la berge, des fumerolles permettent de repérer les sources d’eau chaude, notamment celles utilisées par le chef du restaurant pour préparer son pain noir. La journée aura été rythmée par de multiples averses et autant de rayons de soleil et donc d’arcs en ciel.

Cette première étape nous donne juste envie de découvrir la suite.

Il est 00H24, le ciel rougeoie encore.

8
juil

Pour notre deuxième journée en Islande, nous bouclons le circuit le plus touristique d’Islande : le Cercle d’Or (comme ça, ça c’est fait !). Direction Geysir et Gullfoss, puis les choses sérieuses vont commencer! Car après avoir copieusement petit-déjeuner, profité de l’eau brulante à l’odeur d’oeuf pourri de la douche et craqué pour des chaussons islandais tricotés par notre hôte…Nous prenons la route pour une bien belle étape : La F-Road 32 !


Objectif : Dormir au pieds du volcan Hekla dans une magnifique petite hutte de bois perdue au milieu de nul part. Mais avant toutes choses, nous allons faire nos touristes de base (et oui, ça nous arrive aussi) en visitant les sites de Geyzir et de Gulfoss (et honnêtement même si c’est blindé de touristes, c’est franchement à faire au moins une fois dans sa vie).

#1 Geysir, l’hypnotique !

Nous ne sommes pas vraiment "seul au monde"... 

On ne pensait qu’y passer une toute petite demie-heure, pas plus…Je m’attentais à un site très (trop) touristique et donc dépourvu de charme. Mais c’était sans compter sur le côté subjuguant d’un des geyzers (Strokkur) encore en activité. Rien que pour voir et revoir, sa boule bleu turquoise se former, on y est resté plus d’une heure.

C’est le même phénomène à chaque fois, mais on reste planté là, encore et encore : Le niveau de l’eau descend subitement, comme aspiré, puis une magnifique boule bleu se forme l’espace d’une ou deux secondes pour être propulsée à plus de 20 mètres dans les airs.

Magique ! A ce moment là, entre ma fille de 7ans et moi, plus d’écart d’âge, seule la magie de ce moment éphémère compte et nous captive l’une comme l’autre.

Strokkur s'anime toutes les 7 minutes environ.

Le site s’étend tout de même sur 3 km2 et ne se concentre pas uniquement sur Gezeyr et Strokkur : on peut observer plusieurs mares de boue bouillonnante et de très belles sources d’eau chaude (dont une en forme d’ailes de papillon notamment, situées en hauteur du site). On profite aussi de la « délicieuse » odeur d’oeuf pourri...

Magnifiques sources d'eau chaude en hauteur du site. 

#2 Gullfoss ou le gigantisme.

Encore un site très fréquenté, mais là encore, cette double cascade est tellement impressionnante qu’on oublie que nous partageons le même moment avec au moins une centaine de personnes…(oui, oui, au moins). Gullfoss signifie la cascade d’or à cause de l’arc en ciel quasi permanent qui la traverse d’une rive à l’autre.

La première partie est une « petite » chute de 11 mètres (ridicule pour l’islande) puis quelques dizaines de mètres plus loin une faille immense de plus de 20 mètres qui tombe à pic dans un canyon. Le grondement de l’eau y est terrible. On sent les vibrations sous nos pieds et quoique l’on fasse, nous sommes « douchés ».

#3 Tous en piste ! La mythique F32.

Gaukshofoi est un promontoire naturel, du haut du quel on peut observer le canyon verdoyant du Gjain et la vallée de Þjórsárdalurun, véritable écrin de verdure. Face à nous l’imposant Hekla qui domine toute la région de ses 1450 mètres d’altitude.


15 minutes plus tard, Hjalparfoss, la cascade en U. Curieusement, elle n'est pas mentionnée dans les guides. Seul un panneau en bord de la route n°1 indique son emplacement. C’est une double cascade, sortie de nul part, encadrée d’orgues basaltiques, parmi une végétation luxuriante. Moment de détente garantie, surtout que nous nous sommes considérablement éloignés des circuits touristiques classiques. Donc, nous ne croisons que peu de monde.

Encore plus d’une heure et demie de route très caillouteuse pour arriver enfin à destination : Rjupnavellir.

#4 Hekla : J’irais dormir au pieds d’un volcan.

On the road again ! 

Mais pas n’importe lequel ! Hekla est un stratovolcan. Rien que ça ! D’un coup ça calme un peu. Depuis 1947, il s’est réveillé en 1970, 1980 et 1981, 1991, puis 2000. En 2011, des secousses ont laissé supposer qu’un réveil était imminent. Mais non. Et là, tu penses à l’assurance voiture. Et tu comprends pourquoi le gars de l’agence t’as regardé en coin quand tu as refusé l’option tempête de sable volcanique. Enfin, je dis « tu »…

Heureusement pour nous pas d’explosion strato-volcanique. Juste un couché de soleil qui dure 4 heures, un crépuscule sans fin et un réveil aux aurores pour rejoindre la côte sud.

9
juil

#1 Seljalandfoss, l'emblématique.

Etape très attendue car iconique à mes yeux ! J'en avais visionné des photos de cette cascade...J'avais même peur de l'avoir idéalisée. Mais non, elle est juste sublime. En tout cas, elle restera l’un de mes plus beaux souvenirs d’Islande et c’est à mon avis l’une des visites à faire absolument lors d’un voyage sur la côte Sud.

L'endroit est réellement paisible, même début juillet, c’est verdoyant, calme, avec comme compagnie les bruits des ruisseaux et les oiseaux qui tournoient au dessous de nos têtes. C'était vraiment la pause parfaite pour pique-niquer et se reposer.

65 Mètres de hauteur 

Vous l’aurez compris, Seljalandsfoss est superbe mais elle a aussi une particularité intéressante, vous pouvez passer derrière le rideau d’eau sans devoir crapahuter dans tous les sens. Un petit chemin (très) glissant vous permet de passer derrière la chute et d'admirer le paysage dans l’autre sens, attention c'est vraiment très boueux, et n’espérez pas vous en sortir sans recevoir d'éclaboussure...

 En islandais “foss” signifie “chute d’eau”. 
LA particularité  de cette cascade est que l'on peu passer derrière son filet d'eau. Prévoir un bon coupe-vent 😉
Et des chaussures montantes... 

Histoire d'un trèfle à quatre feuilles au pieds d'une cascade enchanteresse :

Il n'est pas tout à fait midi. Apres avoir fait un premier tour sous Seljalandfoss, nous souhaitons faire des photos en pose longue. Trépied obligatoire ! Mais ce dernier est resté dans la voiture afin de ne pas nous encombrer. Afin d'occuper mon adorable, mais néanmoins impatiente fille, je décide de jouer au jeux de "trouve un trèfle à 4 feuilles". Ce genre de jeux doit permettre de gagner du temps...Mais là, 1m35'' après avoir débuté, j'entends :

A son pied, en passant sur un petit pont en bois, on y jète des pièces ...et l'on fait un voeux !  

"Tiens, le voilà ton trèfle!". - "Bha fait un voeux ! - "Encore..." -"Oui..."

"Je veux du soleil pour que tu fasses de belles photos !" ...S'en suivent 3 jours de soleil intense !

Sous les trombes d'eau. 

L’accès à Seljalandsfoss est très facile, vous prenez la 249 à partir de la route 1, un parking est disponible en face de la chute. Seljalandsfoss se trouve au pied du célèbre Eyjafjallajökull.

Maintenant direction l'autre cascade emblématique du Sud de l'Islande : Skogafoss !


#2 EYJAFJALLAJOKULL


Sur la route, on ne peut s'empêcher de s'arrêter au pieds de celui qui a paralysé une bonne partie du trafic aérien en 2010, le très spectaculaire Eyjafjallajokull (dont je n'arrive toujours pas à prononcer le nom). Sur la route, on trouve un petit musée qui lui est dédié.

9
juil

#SKOGAFOSS, la monumentale !

Encore une cascade emblématique de la côte Sud. Par beau temps un arc en ciel apparaît au niveau du pied de la cascade. Cela lui confère un côté féerique.

Une légende islandaise raconte qu’un coffre renfermant un trésor se cacherait derrière la cascade de Skogafoss. Et qu’un enfant l’aurait un jour trouvé, il serait même revenu avec l’une de ses poignées ! Mon lutin, fort de son trèfle a quatre feuilles, a bien tenté sa chance...A part, avoir pris une bonne douche, elle n'a rien trouvé 😀

Cette cascade émane de la rivière “Skoga”, d’où son nom. Elle dévale une hauteur de plus de 60 mètres, mais c’est bien sa largeur (25 mètres !) qui lui donne surtout son aspect impressionnant, limite titanesque. Un chemin et un peu d'escalade par le biais d’un escalier permettent de monter jusqu’en haut de la cascade. Notre programme étant bien chargé, nous nous contentons du pied du "monstre".

A noter pour les campeurs la possibilité de camper au pied de la cascade. Le camping est très peu équipé mais magnifiquement bien situé (prévoir du liquide pour l'accès au sanitaire...).

Le temps est au beau fixe, parfait pour sécher... 


Photo Iphone 
9
juil

#1 Au bout de la route F218

A partir de Seljalandsfoss et jusqu'à Vík, les paysages deviennent spectaculaires. Sur un peu moins de 100 km, nous nous retrouvons enclavés entre mer et montagne. Il est alors facile d'observer les deux calottes glacières, d'Eyjafjallajökull et de l'immense Mýrdalsjökull (quatrième plus grand glacier du pays avec une superficie de presque 600 km²) comme les plages de sables noirs.

Nous laissons la route N1 et prenons la route 218 pour rejoindre Cape Dyrhólaey. Après 1 km de route "classique", celle-ci se transforme en piste. Elle rejoint alors la presqu'île de Dyrhólaey et se divise en 2. Option A "tout droit vers l'Est jusqu'à un parking", Option B "Grimper jusqu'au phare". Le conducteur est très vite tenté par l'option B, histoire de rentabiliser le Duster...Il est clair que la route est vraiment difficile à pratiquer en véhicule non 4x4.

Comme on ne vit qu'une fois, il n'y a pas d'option qui tienne, donc nous voilà reparti vers le bout de la route F218. D'ici, nous découvrons à l'Est, la baie qui nous sépare des falaises Reynisfjall.

Je reste captivée par l'écume blanche des vagues qui viennent s'échouer sur la plage. Le contraste entre la mer et le sable noir est saisissant. Au loin, les rochers Reynisdrangar surplombent l'horizon...

Ce lieu est aussi parfait pour l'observation des oiseaux marins, notamment les macareux moines. Nous avons été plus que chanceux. Pendant un peu moins d'une heure nous avons observé les va-et-vient de ces oiseaux, entre la mer et leurs nids. Un très beau moment, vécu religieusement par chacun d'entre nous.

Photo Emmanuel BARRIEZ 
9
juil

#1 Vik

Bientôt la fin de journée, nous avons hâte de rejoindre notre hôtel pour la nuit. Nous reportons l'arrêt prévu à Reynisfjara (Route 215 I Blach beach). Nous y repasserons demain en fin de journée, et privilégions la plage de Vik. Très bon choix. Le temps est avec nous. Sur le Guide du routard, il est précisé que c'est la ville la plus pluvieuse d'Islande. Peut-être...surement même, mais c'était sans compter sur le trèfle à quatre feuille trouvé à Seljalandsfoss.

 Vík í Mýrdal ou Vík est une localité située sur la côte sud de l'Islande. On y compte moins de 300 habitants.

Selon la légende, un trois mats se serait échoué sur la côte, les trolls auraient alors essayé de le ramener dans leur grotte, mais trop occupés à leur besogne, ils n'auraient pas vu le soleil se lever et se seraient retrouvés pétrifiés ...

 Les Reynisdrangar : "rochers des Trolls"

Fin de journée, magique !

 Le village est un centre de services et de commerces pour les habitants des environs, seule localité dans un rayon de 70 km


L'immense plage de Vik et son sable noir, dû aux éruptions volcaniques

De ce côté de la falaise, il est aussi possible, voir même facile, d'observer les oiseaux marins de toutes sortes : mouettes, fulmars...Il suffit de lever un peu la tête et les yeux !

#2 Kirkjubæjarklaustur

Fin de la troisième journée. Un repos bien mérité. Des images plein les yeux. Demain est un autre jour.

10
juil

Départ de la Guest House

On quitte l'établissement Hörgsland Cottages qui se situe à Kirkjubæjarklaustur, au pied du mont Lakagígar, sous un soleil impressionnant et un ciel bleu d'une intensité rare. Direction Jokulsarlon !

Photo Iphone - Départ sous un soleil radieux  et un ciel bleu intense (on en a mal aux yeux).

#1 JOKULSARLON,lagune du glacier Vatnajökull

Au départ, Jokulsarlon n'était pas au programme. Nous avions prévu de traverser Landmannalaugar de la F225 à la F208 et de repartir vers Thorsmork... Mais à force d'échanger avec des personnes ayant déjà fait ce périple, il nous est apparu que c'était beaucoup trop en peu de temps. En général, on préconise d'y passer a minima 48h.

Sur les conseils d'un ami d'une amie, nous avons donc privilégié la côte sud et inclu une virée jusqu'au glacier Vatnajokull. Il occupe presque un quart de l’île à lui tout seul, il est difficile de ne pas l’apercevoir tellement il est imposant.

Arrivé à Jokulsarlon, c'est un choc visuel. Cet endroit est à ne manquer sous aucun prétexte...Ce phénomène est dû au glacier Breiðamerkurjökull. Il est situé en amont de Jokulsarlon et libère constamment d’énormes blocs de glace.

Apparu entre 1934 et 1935, la superficie du lagon est d'environ 18 km2 actuellement.

Ce qui impressionne le plus, c'est le calme ambiant. Pas un bruit. Le silence. Et puis on entend un vrombissement incroyable. Un iceberg qui se casse en dizaine de cubes de glace. Cela ne perturbe ni les phoques, ni les oiseaux présents. Cet endroit est la sérénité à l'état pure. Je pense sincèrement, qu'il est possible de s'y asseoir pendant des heures sans pouvoir en détacher son regard.

 La langue glaciaire du Vatnajökull, plus grand glacier d'Europe, crée des centaines d'icebergs.
 Ces icebergs emprisonnent dans leur glace les cendres de la dernière éruption du volcan Hekla.

La palette de couleur est incroyable : Du blanc, du noir, du bleu foncé ou encore un turquoise translucide. Un plaisir indéfinissable pour les yeux ! Nous avons bénéficié d'une journée magnifiquement ensoleillée, les contrastes n'en sont que plus exacerbés. Le lac est d'un bleu profond, par moment lisse, par moment agité par le vent.

 C'est dans ce décor fabuleux que fut tourné une des scènes d'un James Bond - "Meurs un autre jour".

JOKULSARLON, c'est aussi un refuge naturel pour les oiseaux comme les sternes arctiques, présentes en grand nombre. Comme il est possible d'y naviguer sur des bateaux amphibies, et que nous avions du temps, nous avons profité d'une ballade d'une demie-heure sur le lac (peut-être un peu plus).

Photo Emmanuel Barriez. 
Sterns Arctiques 

C'est à la fois magnifiquement beau mais dramatiquement alarmant sur l'état climatique de notre planète...

Ce petit glaçon "pêché" dans le lac a un âge estimé à 1000 ans.  

#2 DIAMOND BEACH

A quelques centaines de mètres de la lagune, se trouve la plage de Jökulsárlón, une plage de sable noir où de superbes blocs de glaces s'échouent. On peut voir la mer, soumise à de très forts courants, charrier tout au long de la journée les blocs de glaces.

Les vagues polissent malicieusement tous ces innombrables minuscules icebergs, pour les transformer en des diamants glacés, tous parfaitement translucides.

Après près plus de trois heures sur place et une délicieuse soupe bouillante nous reprenons la route en sens inverse. Nous devons impérativement prendre le dernier bus pour Thorsmork, dont l'ultime arrêt est à Seljalandsfoss (oui, çà en fait des kilomètres...). Mais avant, j'aimerais faire une halte au canyon de Fjadrarglgljufur et à la plage de Reynisfjara (autant dire qu'on est pas rendu...). Et puis c'est sans compter sur le fait que j'ai repéré un autre spot un peu moins fréquenté (Fjallsarlon) juste en amont de Jokulsarlon !

10
juil

#Fjallsárlón, à l'état brut !

A 8 km environ à l’ouest de Jökulsárlón, un chemin sur la droite permet de rejoindre un autre endroit moins célèbre mais tout aussi magique : Fjallsárlón. Beaucoup moins fréquenté que son grand frère, ce lagon offre peut-être moins d'icebergs à contempler mais la vue sur le glacier est superbe.

Photo Emmanuel BARRIEZ
10
juil

#1 Ice Age Canyon fjaðrárgljúfur, le tortueux!

Le canyon se situe à seulement quelques kilomètres de Kirkjubaejarklaustur (encore un nom impossible à prononcer) (où nous avons dormi la veille). Juste avant ce village, il faut sortir de la route 1 en tournant à gauche sur la route 206. La route est accessible à tous les véhicules car c’est juste après ce canyon que cette route se transforme en piste pour mener au Laki (LAKAGIGAR). Depuis Vik, il faudra compter 70 km, soit environ 1 heure. De Skaftafell, un peu plus d’une heure.

Mais avant de profiter de l'eau glacée de ce canyon datant de l'âge de glace (il y a "juste" 2 millions d’années) nous profitons du plaisir de la route islandaise : Rêver face aux glaciers,se croire sur une autre planète lors de la traversée du plus vaste sandur du monde et admirer les étendus de lupins sur des km !

Et nous voilà arrivés à Fjaðrárgljúfur. J'ai usé d'arguments pour que l'on s'y arrête, car le timing était méga serré. Et résultat, c'est mon binôme qui ne voulait plus décollé, tellement on y était bien. Cet endroit est magnétique. Je ne trouve pas d'autre mot pour décrire le sentiment du moment. Nos pieds étaient comme "aspirés", "aimantés" au sol. L'eau de la rivière est glacée mais après autant de km avalés, nous ne boudons pas notre plaisir d'enlever nos "grosses" chaussures de randonnée pour y plonger nos pieds. L'eau est verte. Turquoise. On a réellement du mal à partir...

Situé seulement à 8 kilomètres de Kirkjubaejarklaustur à la lisière de Eldhraun, le canyon de Fjaðrárgljúfur offre des paysages à couper le souffle ! En se garant au parking, on découvre alors des gorges pas forcément très hautes mais spectaculaires, avec les nombreuses arêtes, les crevasses et la rivière en contrebas.

Un petit sentier permet de monter tout en haut du canyon. Le chemin se situe sur le côté droit du site, il est très facile d'accès. En moins de 5 minutes on se retrouve perché à 100 m de hauteur et on peut admirer le panorama sur la plaine de l’Eldhraun. C'est juste magnifique ! On se penche un peu (pas trop surtout) et on a l'impression de plonger dans les gorges.

Si vous remontez les 2km, au bout se trouve une cascade.

Les géologues pensent que le canyon s'est formé à la fin de la dernière période glacière, il y a environ 9000 ans. Quand le glacier s'est retiré, un lac s'est formé dans la vallée derrière qui a coulé sur de la roche. L'érosion a alors fait son oeuvre.

 Il serpente sur 2km de long et fait 100m de profondeur.  La rivière Fjadra coule en son centre.
Il est estimé que ces roches date de 2 millions d'années. 
10
juil

#Reynisfjara, l'indescriptible

En arrivant sur la plage, notre regard est immanquablement attiré par la Reynisfjall. Cette montagne qui se jettent dans la mer sous forme de colonnes de basalte. Ces colonnes de formation carrée donnent l'impression d'avoir été taillées par l'homme. Il s’agit d’une véritable œuvre d’art naturelle. Difficile d'en prendre une photo sans avoir 10 inconnus dessus...

A Reynisfjara (comme à Vik), c’est la présence de stacks monumentaux sur le rivage, qui donne à cette plage un côté mystique, emprunt de légende. Avant d'être des trolls figés par le soleil, ses formations rocheuses sont surtout les derniers vestiges de ce qui fut autrefois un pan de cette falaise.

Magnifique étendue de sable noir, surmontée par des colonnes de basalte

Vous pourrez également apercevoir Dyrhólaey en portant votre regard vers l’est, et admirer cette formation rocheuse de 120 mètres, enfantée par la lave des volcans. Nous y étions la veille, en fin de journée, pour observer les Macareux moines.

10
juil

 #Þórsmörk, la Fôret de Thor.

Situé à environ 150km de Reykjavik, Þórsmörk est sans aucun doute un des sites islandais les plus difficiles d’accès en voiture. Il n'est accessible qu'en 4x4 (et encore...) ou Super Bus ! De nombreux et profonds gués se dressent sur la F249, dont celui de la rivière Krossa.

Nous avons réservé deux nuits au Volcano Huts. Notre lodge (ou petite cabane de bois) est situé dans la réserve naturelle, à plus de 32 km de la cascade de Seljalandsfoss. Le bon côté c'est que nous avons plus de trois quart d'heures d'avance sur l'horaire du bus ...mais ne sachant pas où le bus va s'arrêter, c'est pas plus mal. On attend avec, comme toile de fond, Seljalandsfoss...y'a pire comme situation!

 Þórsmörk, toponyme islandais signifiant littéralement en français « la forêt de Thor »

Les billets ayant été réservés des mois en avance, on "a plus qu'à" balancer nos sacs dans le Bus 4X4 (oui oui çà exite), prier pour qu'il n'arrive rien au Duster que l'on abandonne sur le parking et s'avachir comme de vieilles choses sur les fauteuils du fond ! Bha, ça, c'était un voeu pieux. Car la piste en aura décidé autrement...La dernière fois que j'ai été autant chahuté dans un bus, c'était pour atteindre Auli dans l'Nord-Est de l'Inde (soit le pieds de l'Himalaya). Dans les deux cas, je me suis demandée si le bus avait réellement des amortisseurs.

Massif montagneux situé au nord de l'Eyjafjallajökull, au nord-ouest du Mýrdalsjökull et au sud du Tindfjallajökull.  
Même durant le voyage en bus nous sommes impressionnés par la puissance de la nature .
Une vallée glaciaire de toute beauté .

Thorsmork est un paysage impressionnant, des dizaines de rivières ruissellent et se rejoingnent, formant de plus en plus grands cours d’eau. Le bus peine parfois à traverser...Au bout d'une heure, la délivrance...Le Volcano Hut semble être un havre de paix perdu au milieu de nul part. Plus de touristes en masse, mais des traileurs, des trackeurs et des islandais en week-end !

 Comme un billet d’avion, il suffit de choisir votre lieu et date de départ et de retour. Pour nous c'est HUSADALUR.

Enfin, en possession de notre petite maison de bois, nous nous détendons et profitons de la lumière exceptionnelle. Un bain de minuit, ainsi qu'un sauna conclura cette splendide journée. Nous aurons même la chance d'apercevoir (furtivement) un renard arctique.

11
juil

Une des balades est quasi-obligatoire lorsqu’on vient pour la première fois à Húsadalur, il s’agit de monter au sommet de la montagne Valahnjùkur, qui offre une vue imprenable sur une grande partie du Parc National. La montée n’est pas simple, mais on a le plaisir de traverser des petites "forêts" verdoyantes. Pour la première fois du séjour, nous avons véritablement l'impression d’être seul au monde.

Nous avons, tout de même, été rejoint au sommet, par un groupe de trailleurs, qui venaient du Landamannalaugar. Mais tout le monde étant éreinté, chacun profite en silence de la vue.

 L’arrivée au sommet de la montagne, une vue 360° sur Thorsmork et son immensité.

Nous décidons de redescendre en direction de Skagfjörðsskáli, autre dortoir du Volcano Hut. La montagne est fleurie. Verdoyante. On traverse des petites forets de boulots. Le refuge respire le paradis !

En soirée, direction la Krossa pour prendre des photos de la vallée. Nous y avons réalisé une série de poses longues qui laisse peu paraître le courant impressionnant de cette rivière. On comprend pourquoi la vallée est interdite aux voitures de location et que certaine fois, le bus ne s'y risque pas...

Le soir nous profitons du buffet du Volcano Hut. L'ambiance est au top.

Descente sur  Skagfjörðsskáli (Point 2)


Le Volcano Hut 
12
juil

#1 Départ de la vallée

Après cette dernière nuit passée au Volcano Hut, nous profitons de l'excellent petit-déjeuné et nous repartons vers Seljalandsfoss (çà ne sera que la 3ième fois). Nous prenons le premier bus du matin. Il est un peu plus de 8h00. Le temps change. La pluie s'annonce. Le pouvoir du trèfle à quatre feuilles a donc des limites.

#2 Kerið

En préparant le voyage, j'avais remarqué sur ma carte, ce petit site (pas trop trop éloigné de route 1). Nous avions vu des geysers, des cascades, des glaciers, des canyons, des icebergs, des plages volcaniques mais pas de cratères...Il était nécessaire d'y remédier 😀.

L’accès en voiture est extrêmement simple puisque celui-ci se trouve le long de la route 35, vous trouverez même un petit parking. A noter que nous avons dû payer 2 euros pour le visiter. C'est la seule fois où nous avons dû payé l'accès à un site. Le prospectus, distribué par l'agent d'accueil, nous explique que cela va permettre de financer la sauvegarde des parois très abimées par les nombreux passages des touristes.

Voici Kerið. Cratère vieux de plus de 6500 ans. Sous la pluie... Difficile de prendre des photos dans ces conditions. L'objectif est assailli de toute part...J'ai tout de même "sauvé" une photo.

On peut y voir clairement que Kerið est composé de roches volcaniques rouges. En son coeur, un petit lac profond de 15 mètres, à la couleur bleu pétrole. Le détour est plus qu'intéressant (j'imagine sous le soleil, ou encore mieux quand il a gelé).

Le lac n'est pas interdit à la baignade. Avis aux amateurs ! 

#3 Reykjavik, l'envoutante ! 

Un charme débordant ! Cette ville est envoutante par sa simplicité, sa beauté architecturale et sa culture du "décalé". Elle a même un petit côté punk...Une vie de jour, une vie la nuit. L'une n'allant pas sans l'autre.

Nous y sommes restés qu'une nuit. C'était le "sacrifice" du voyage. Nous venions de Quebec où nous avions apprécié le charme de l'urbain, des belles grandes villes, alors nous nous sommes dit que nous allions privilégier les grands espaces. J'avoue que j'ai été un peu frustrée de devoir la délaisser aussi vite, cette capitale à taille humaine, tellement agréable.

Mais ce n'est que partie remise ! C'est une destination que je garde sous coude pour un long weekend, notamment en hiver !

Vue du balcon terrasse de notre appartement hôtel. 

#The Fish Market (Fiskmarkadurinn)

C'est la fin des vacances, après avoir mangé beaucoup de sandwiches et de soupes (délicieuses au demeurant), on a envie de profiter au maximum des plaisirs culinaires de la capitale !

On a donc réservé (dès le matin et c'est obligatoire vu le monde dans le restaurant) au Fish Market, dîné dans un très beau cadre, notamment dans une des salles du sous-sol (ambiance forêt) face aux cuisines ouvertes (spectacle garanti).

Rien que la vaisselle est sublime, les cartes sont en peaux de poissons, la table en bois brut...bref, l'addition est certes salée mais çà en vaut vraiment la peine. Les plats sont très bien présentés. La cuisine est très très très bonne avec une parfaite maîtrise des saveurs. J'ai adoré le pain servi chaud dans un petit sac contenant des fragments de pierres volcaniques brulants avec un très bon beurre islandais salé (d'ailleurs le beurre doux ce n'est pas du beurre)!

Comme Ils ont un menu spécial dégustation servi à partir de 2 personnes, on ne se fait pas trop prier...Je veux juste éviter de manger du macareux et de la baleine. Mais voilà, il y en a tout de même du rorqual dans les sushi (que je délaisse). Cette soirée est sans regret même si on finit d'achever le budget voyage, car c'était vraiment un repas ahurissant par sa farandole de couleurs et de saveurs.

Photo Iphone 
13
juil

#1 KLEIFARVATN

Kleifarvatn est le plus grand lac de la péninsule de Reykjanes. Il est situé à environ 20 minutes de la ville de Reykjavik. Pour le trouver, rien de plus simple, il suffit d'emprunter la route 42. C'est d'ailleurs assez impressionnant. La route (parfois très caillouteuse) traverse un désert de lave, jusqu'à tomber sur cette fissure volcanique d'un km de profondeur qui a été remplie avec de l'eau et est devenu un lac.

Selon la légende, le lac est habité par un monstre de la taille d'une baleine, ressemblant à un serpent de mer. Nous sommes restés plusieurs minutes,apprécier la beauté du contraste entre la brume et la pierre volcanique, sans jamais l'apercevoir...

#2 SELTUN (Krýsuvík)

Nous arrivons sur le site géothermique de Krýsuvík. Face à nous des bassins de boues en ébullition et une multitude d'évents de vapeur. Une odeur (très très) forte d’œuf pourri nous envahit les narines (bien plus qu'à Geysir). J'ai l'impression que nous sommes sur Mars. La terre est rouge, jaune ou noire. Les mares de boues visqueuses produisent des centaines de petite bulles qui explosent les unes après les autres.

Des panneaux nous conseillent de bien rester sur le sentier aménagé car les températures peuvent atteindre les 80 voire 100°. D'ailleurs nous sommes littéralement encerclés par des voiles de vapeur d’eau chaude, alors que la pluie pointe le bout de son nez. Le contraste thermique est saisissant.

Il y a plusieurs boucles possibles pour visiter le site. Il y a même un chemin qui mène entre les montagnes afin d'accéder à autre zone géothermique. Mais le temps vire encore, il repleut, et il fait un peu froid (première fois du séjour où j'ai cette sensation). On redescend donc vers la voiture pour aller se prélasser au blue lagoon.

#3 GRAEVATN 

En quittant seltun, au bout de quelques minutes on tombe sur le lac de Graenvatn. Il est d'un bleu turquoise irréel, conséquence de micro-algues.

#4 BLUE LAGOON, l'immanquable!

Le Blue Lagoon est l'un des spas es plus prisé d'Islande. Peut-être un peu surfait en comparaison d'autres sites naturels, car beaucoup trop touristique. Cependant, la détente et le bien-être y sont garantis ! Il est indispensable de réserver votre entrée plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l'avance. Nous avions fait les réservations, deux mois avant afin de pouvoir "étaler" les dépenses.

Il ne se trouve qu'à 15 minutes de voiture de l'aéroport international de Keflavik, et à environ 30 minutes de Reykjavik. C'est donc une excellente façon de conclure son séjour en Islande.

La température moyenne de l'eau est de 39°C , après une semaine de road trip, autant dire que c'est un moment salvateur pour tout le monde.

Le Blue Lagoon n'est pas d’origine naturelle, il s'est formé en 1976. Il est le résultat des travaux de construction de la centrale géothermique de Svartsengi (photo ci-contre). On y trouve une eau riche en minéraux, notamment en silice – qui fait des merveilles pour la peau (mais pas sur les cheveux...)!

A noter:

-Bien protéger ses cheveux avec les produits du SPA mis, gratuitement à notre disposition dans les douches.

- Passage à la douche, sans maillot, obligatoire ! Les islandais n'ont pas le même niveau de pudeur que nous...

- Il y a une "petite" ballade à faire tout autour du Blue Lagoon qui permet d'apercevoir l'usine à son origine.

En haut Coté usine - Chemin qui entoure le Blue Lagoon 
Mon lutin avant de se faire coincer par les surveillants de baignade - tout enfant de moins de 8 ans doit porter des brassards... 
Photo Iphone - Beaucoup plus prudent que le reflex...

On quitte le Blue Lagoon pour aller rendre le Duster (il le faut bien). On récupère notre chambre d'hôtel au pieds de l'aéroport (le cadre n'est pas fantastique, mais la situation très pratique quand on décolle à 9h00 du matin). On finira de liquider nos derniers ISK au Dutty free. Bye Bye l'Islande !