À propos

Entrepreneur depuis une dizaine d'années, voyageur régulier, amateur de photo :)
À l'occasion d'un mariage, nous découvrons le pays basque, riche en patrimoine, gastronomie et culture !
Juin 2016
4 jours
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Pour la seconde fois, je me rends au pays basque, cette fois-ci à l'occasion d'un mariage, et surtout, avec du soleil ! Arrivant depuis Paris par le train, nous descendons à la gare de Biarritz. Le temps de récupérer notre voiture, direction la grande plage de Biarritz. Soleil et plage, le mois de juin pluvieux est vite oublié !

La grande plage de Biarritz, avec ses rochers, le phare au loin, et le casino à côté
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Au bout de la grande plage, nous nous rendons vers le Vieux-Port de Biarritz, où subsiste une petite activité de pêche, mais où se trouvent surtout plusieurs terrasses de cafés et restaurants. Coincé entre le rocher du Basta et le plateau de l'Atalaye, ce port ne manque pas de charme !

Le vieux port de Biarritz

Très typiques, les petites maisons du port se nomment des crampottes et furent construites à l'origine par les pêcheurs de baleines. Elles appartiennent aujourd'hui à la mairie qui les loue. Les nombreuses ancres de bateaux témoignent de la difficulté d'aborder la côte en cas de tempête, et vue la taille de certaines, les plus gros bateaux n'étaient pas épargnés par les naufrages.

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En remontant depuis le Vieux Port, nous arrivons sur l'imposante église néogothique Sainte-Eugénie qui nous sert de point de départ pour une promenade dans le centre-ville où nous allons déjeuner.

Un des emblèmes de Biarritz, c'est bien sûr le rocher de la Vierge, accessible depuis une longue passerelle. La pointe offre une superbe vue tant du côté du phare et de la grande plage que vers villa Belza. Très joli par beau temps, il vaut mieux faire attention par gros temps 😀

La ville Belza, vue depuis le rocher de la Vierge

Cette villa Belza, véritable carte postale de Biarritz, marque le début de la plage de la Côte des Basques. Bien exposée, c'est le repère des surfeurs par excellence. Eh oui, Biarritz est indissociable du surf ! Même en centre-ville il est fréquent de croiser des surfeurs, certains sur des scooters avec la planche accrochée sur le côté 😀

La plage de la Côte Basque, avec en fond les montagnes d'un côté, la villa Belza de l'autre.
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En fin de journée, nous partons un peu plus au sud en direction de Saint-Jean de Luz. Le port qui fait le lien entre Saint-Jean-de Luz et la non moins charmante ville de Ciboure, vous met tout de suite dans l'ambiance. Calme et tranquillité sont au rendez-vous, loin de l'agitation de Biarritz.

Le port de Saint-Jean de Luz et de Ciboure, avec la Rhune au loin.

La ville nous a semblé aussi plus typiquement basque, en tout cas moins dénaturée par des barres d'immeubles que Biarritz. Les belles maisons le long de la grande plage lui donnent une belle allure de cité balnéaire comme sur la côte normande.

Le centre-ville lui ne manque pas d'attractions. Outre l'église Saint-Jean-Baptiste avec ses 3 étages en chêne (architecture typique qu'on retrouvera dans d'autres villages basques), on trouve la villa Louis XIV, ancienne demeure d'armateur qui accueillit ledit roi au XVIIè siècle.

Et puis, une bonne surprise : la buvette éphémère Chez Renauld. Ni plus ni moins qu'un ancien garage Renault, au coeur de la ville, reconverti en grand espace convivial avec un bar, plusieurs food-trucks (burger, bagels, huitres, etc.) et quelques exposants. Le tout avec la musique qui va bien, l'ambiance est garantie !

Le centre ville de Saint-Jean de Luz

Le charme de Saint-Jean, c'est aussi cette grande baie qui va jusqu'à Socoa, et de laquelle débute la Corniche Basque. Cette route, qui va jusqu'à Hendaye, le long des falaises et des criques, offre de magnifiques points de vue.

La baie entre Saint-Jean de Luz et Socoa
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Nous terminons la journée avec une activité typiquement basque : la pelote ! Nos amis, qui se marient pourtant le lendemain, ne rateraient pour rien au monde un match de pelote, et nous expliquent tout sur ce sport 😀

En soi, les règles ne sont pas compliquées :

  • il ne faut pas que la pelote rebondisse plus d'une fois au sol
  • on ne doit pas garder la pelote ou la faire rebondir dans la chistera (nom du gant attaché à la main), ni marcher avec
  • chaque équipe compte deux joueurs, un avant et un arrière
  • les match se jouent en 2 manches gagnantes de 15 points

Il y a d'autres subtilités mais globalement, on rentre vite dans le match et on se prend au jeu ! Les balles peuvent aller jusqu'à 300 km/h, c'est vraiment surprenant. Rien de mieux qu'une vidéo pour bien comprendre :

On le verra plus tard dans les petits villages, la pelote est une institution ici, chaque village possédant son fronton pour y jouer. Si un basque vous donne rendez-vous au "mur à gauche", vous pouvez devinez de quoi il s'agit désormais 😀

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Le lendemain nous visitons Bayonne, la porte d'entrée du pays Basque. Ayant participé aux fameuses fêtes de Bayonne quelques années plus tôt, je redécouvre la ville au fur et à mesure de notre promenade, dans une toute autre ambiance. Plus calme on va dire !

L'imposante cathédrale Sainte-Marie et le cloître adjacent

De nombreux parkings entourent la vieille-ville, qui se visite idéalement à pied. Que ce soit sur les quais ou les petites ruelles commerçantes, les façades d'immeubles vous rappellent sans cesse que vous êtes bien au pays basque, avec leur colombages rouges. Autre détail qui ne trompe pas : les pancartes de trinquets, clubs où se joue la pelote.

La vieille ville de Bayonne

Bayonne, c'est aussi bien entendu le jambon du même nom ! Dans le Petit Bayonne, entre la Nive et l'Adour, nous visitons un saloir et séchoir à jambon, chez Pierre Ibaïalde. Travaillant avec des cochons Large White, il faut environ 1 an pour parvenir à un jambon sec. Du massage de la cuisse fraiche pour faire sortir le sang, jusqu'au désossage après l'affinage (l'os donnant le goût), vous saurez tout de la fabrication de ce jambon sec. Ils fabriquent aussi un excellent saucisson, et de l'axoa, un mijoté de veau typiquement basque.

Saloir et séchoir à jambon de Bayonne
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Notre journée se poursuit sur cette lancée culinaire, cette fois-ci dans les terres basques, avec le village d'Espelette. C'est ici qu'est produit le piment du même nom, protégé par une des quatre IGP (Indication Géographique Protégée) du pays basque (les 3 autres étant le fromage Osso Iraty, le jambon Kintoa et le vin Irouléguy).

Le piment se cultive d'abord sous serre puis au printemps est replanté dans les champs, pour être récolté en août lorsqu'il est bien rouge. Les graines sont ensuite récupérées pour l'année suivante. Avec une note de 4 sur l'échelle de Scoville, le piment d'Espelette est un piment qui donne chaud, sans forcément brûler 😀

Les cultures de piment d'Espelette

Le village en lui-même vit bien sûr autour de la culture du piment, à tel point qu'on le retrouve même sur les façades des maisons, la couleur se mariant bien aux colombages rouges. S'il s'agissait à l'origine de les faire sécher, c'est désormais plus décoratif et touristique probablement 😀 Le piment est aussi utilisé dans le chocolat, et quelques artisans en vendent à Espelette, ainsi qu'à Bayonne qui a une longue tradition autour du chocolat.

La visite d'Espelette serait incomplète sans aller en contrebas du village, vers l'église du XVIIème siècle typiquement basque avec son entrée latérale et les stèles discoïdales dans le cimetière attenant. Le château des barons d'Ezpeleta est lui assez original, et accueille désormais la mairie.

L'église et le château d'Espelette
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Les terres du pays basque, ce sont aussi deux des plus beaux villages de France. On commence avec Ainhoa, proche de la frontière espagnole. Le long d'une rue unique s'enchaînent les maisons rouges et blanches, avec en arrière plan les montagnes du pays basques. On complète avec l'église aux deux étages en bois, le fronton attenant, et on a un condensé du pays basque 😀

En cette journée plutôt grise, un détail a attiré notre attention tout au long de notre voyage : que ce soit dans les villes ou les terres, nous avons été surpris par les imposants massifs d'hortensias. Sachant que la plante aime beaucoup l'eau, c'est signe qu'il doit pleuvoir souvent au pays basque ! Pour autant, même dans la grisaille, les paysages sont beaux...

Dans les terres du pays basque

Plus loin, c'est dans le village de Sare, autre Beau village de France, que nous nous arrêtons. Ici aussi, un condensé du pays basque, avec même pas un, mais deux frontons, un second ayant été construit plus récemment ! L'église Saint-Martin en impose aussi avec 3 étages intérieurs, et deux de plus dans la tour. Sur les sentiers de Saint-Jacques-de-Compostelle, Sare est traversé par la voie médiévale Galtzada, très fréquentée par les randonneurs.

Le village de Sare
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Un apéro au Kostaldia à Guétary

Le grand jour du mariage approche. Pour que tout le monde se connaisse, nous avons rendez-vous le vendredi soir à Guétary, plus précisément à Costa Aldia, hameau aux allures de cité balnéaire. L'endroit ne manque pas de charme, et les couleurs à marée basse sont tout simplement magnifiques ! Et si le bord de mer ne suffit pas, on se régale avec les chipirons (petits calamars marinés), salades de poulpe et autres tapas servis au bar Kostaldea, un bon plan pour une soirée basque 😀

Le Kostaldea à Guéthary

Mariage à Arcangues

Le samedi, nous avons rendez-vous à Arcangues pour le fameux mariage. On commence par l'église, elle aussi avec 2 étages en bois, dont le premier étage est occupé par une chorale qui va animer toute la cérémonie avec des chants basques traditionnels. Superbe !

À la sortie de l'église, on prend l'apéro sur la grande place. Juste à côté se trouve aussi le fronton de pelote basque et on a même droit à une initiation. Derrière l'église, le cimetière (où repose Luis Mariano) offre une belle vue sur le pays basque.

Le village d'Arcangues

Brunch au Blue Cargo à Bidart

Après un beau repas et une bonne soirée, nous nous retrouvons le lendemain au Blue Cargo à Bidart pour un brunch. Le mariage était parfait, mais là, c'est ce qui s'appelle la cerise sur le gâteau 😀 Dans une belle maison surplombant la plage, le Blue Cargo fait à la fois bar, restaurant et club le soir. Le soleil est revenu, le brunch délicieux, on s'en lasse pas ! Et si l'envie d'aller nager vous prend, il suffit de descendre à pied directement sur la plage...

Le Blue Cargo à Bidart
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Nous finissons par quitter le petit paradis du Blue Cargo pour revenir à Biarritz quelques heures. Après une petite promenade autour du phare, nous y montons pour avoir une dernière image de la ville. La vue est tout simplement incroyable, entre les falaises, la grande plage et ses rochers, et la Rhune au loin.

Le mot de la fin

Ici s'achève notre périple au pays basque. Que ce soit en terme d'architecture, de paysage et de gastronomie, il y a beaucoup à faire. Mais c'est surtout la culture basque qui séduit rapidement !

Seul petit regret, nous aurions aimé monter en haut de la Rhune, la montagne qui surplombe tout le pays basque avec une vue imprenable. La grisaille nous en empêché quand nous avons visité les terres. Mais qu'à cela ne tienne, nous reviendrons probablement en vacances dans cette belle région ! 😀