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Entrepreneur depuis une dizaine d'années, voyageur régulier, amateur de photo :)

Carnet de voyage

Road trip dans les balkans

16 étapes
41 commentaires
Road trip de deux semaines pour découvrir la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro ! Début et fin de la boucle depuis Dubrovnik, en Croatie.
Août 2017
16 jours
Ce carnet de voyage est privé, ne le partagez pas sans l'autorisation de l'auteur.
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Enfin les vacances ! 😀 Nous sommes tous les deux malades (rhume et mal de gorge...) mais ça devrait passer vite vu qu'il fait entre 25 et 30 degrés ici. Un vrai été, pas comme à Paris 😉

Pourquoi les balkans ? Avec les travaux en cours de l'appartement on ne souhaitait pas partir trop loin. Pour ma part je suis venu en Croatie il y a 10 ans (ainsi que Mostar et Sarajevo en express) et j'avais adoré cette partie des balkans. Ce sont les carnets de voyage sur MyAtlas en Bosnie et Monténégro nous ont donné envie d'y aller au final 😀


La on est bien en vacances ! :)

Le temps de sortir de l'aéroport et de récupérer notre voiture de location, nous sommes allés visiter Dubrovnik vers 18h. Ce n'est pas l'objectif premier du voyage car on est en Croatie, mais cette ville citadelle est superbement bien conservée. Et les vols sont directs depuis Paris !

Pour découvrir la ville rien de mieux que de faire le tour des remparts de la vieille ville. Il faut compter une bonne heure et c'est assez physique vu le nombre de marche. Même en fin d'après midi le soleil tape bien, heureusement les terrasses de bar ne manquent pas pour faire une pause...

À l'origine Dubrovnik faisait partie du royaume de Venise et c'est vrai qu'on retrouve des similitudes dans le style des bâtisses et les fonctions des grands bâtiments (comme le modeste équivalent du palais des Doges). La promenade de nuit après le resto est sympa aussi pour découvrir autrement ces bâtiments.

Et pour les fans, plusieurs épisodes de la série Game of Thrones y ont été tournés, Florent a reconnu les lieux 😀

Demain direction la Bosnie à quelques dizaines de kilomètres seulement 😀

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Nous voilà en Bosnie désormais, dans la région Herzégovine qui se trouve au sud du pays. On arrive tout de suite dans des paysages montagneux, arides et secs.

La Bosnie n'est pas dans l'union européenne et donc les frais de données à l'étranger sont élevés : 10€ le Mo (une photo de smartphone fait facilement 5 Mo). On a donc acheté une carte Sim bosniaque avec 1Go de forfait pendant une semaine pour 4€. Ça servira pour Google Maps dans la voiture et MyAtlas 😀

Notre premier arrêt est à Trebinje. Cette petite ville est assez charmante et les terrasses du centre sont pleines en ce vendredi midi, jour de marché. En se promenant on se rend compte vite de la réalité du pays : on trouve une église catholique, une orthodoxe et une mosquée dans un mouchoir de poche.

Trebinje est connue pour son église orthodoxe Hercegovacka, en haut d'une colline qui surplombe la ville. Il s'agit d'une réplique d'une église du Kosovo. L'intérieur de l'église brille de partout comme souvent dans les églises orthodoxes j'ai l'impression. Plus surprenant : les dragons au sol de l'église ^^

On trouve à côté un campanile et un café. La vue est sympa sur la ville, il y a même un pont ottoman en contrebas.

Nous avons pris ensuite la route en direction de Pocitelj, non loin de Mostar. La route sillonne dans une grande vallée, les montagnes qui l'entoure sont plutôt arides, mais assez jolies.

Plus loin on arrive sur une petite route où on ne passe qu'à une seule voiture. Une vraie route aveyronnaise ! Que de la caillasse autour, de petits arbres déjà rouges (on se croirait à l'automne...). Cette route est en fait une ancienne voie de chemin de fer recommandée aujourd'hui pour se déplacer en vélo. Une liaison douce comme on dit maintenant 😀 En pratique on n'a pas vu de vélo... Il y a encore du progrès à faire côté tourisme pour faire connaître la Bosnie.

De part et d'autre de la vallée on a aperçu des villages abandonnés, probablement lors de la guerre...

Ils font un peu de vin dans cette vallée
Un village abandonné

La bonne surprise ce fut quand la route déboucha sur un magnifique lac près de la ville Hutovo avec ses petits îlots de roseaux. Une réserve ornithologique de 7500 hectares y a été créé, qu'il est possible de parcourir en kayak. La vallée est superbe, elle mériterait de s'y arrêter une demi-journée en fait !

Au bout de deux heures de route on arrive enfin à Pocitelj. Ce petit village est une ancienne forteresse. On trouve tout en haut de la colline des remparts et deux tours de guet, la tour de l'horloge ainsi qu'une grande tour qui faisait partie d'un château. L'ensemble date du XVe siècle, construit par les croates puis occupé par les turcs, d'où la présence d'une mosquée. Du haut de la tour du château la vue est superbe surtout avec le soleil couchant 😀

Demain on aura autant de route mais entrecoupée avec deux visites, ce sera moins long. En Bosnie on est à la même heure qu'en France mais beaucoup plus à l'est, il fait nuit bien plus tôt, vers 19h. On se couche et se lève plus tôt donc 😀

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Ce matin, nous avons pris tranquillement la route en direction des chutes de Kravica. Ce sont les chutes les plus larges de Bosnie en s'étalant sur plus de 120 mètres. Elles ne sont pas sans rappeler celles de Plivitce en Croatie bien que moins nombreuses et moins hautes aussi. Fin août il y a moins d'eau qu'au printemps où les chutes doivent être encore plus impressionnantes.

Un peu plus loin après une demi heure de marche on arrive à la petite chute de Mala Kravica. Comme pour sa grande soeur l'eau est très claire et d'un beau vert. On peut aussi rejoindre cette seconde chute en kayak c'est sympa.

Côté temps, on voulait de la chaleur, on l'a : il fait 40 degrés ! Alors on a fait comme tout le monde on est allés se baigner au pied des chutes pendant un bon moment, ça fait du bien ! On en a meme profité pour prendre une douche sous deux des chutes. Avec une hauteur de 26 mètres ça réveille ! Mieux que le mode massage de la pomme de douche 😀


Sur la route de Mostar, on s'est arrêtés ensuite à Medugorje. Cette ville est un peu le Lourdes bosniaque : la Vierge Marie serait apparue à quatre enfants dans les années 80. Bien que cela n'ait pas été reconnu par les autorités religieuses, la ville est devenue un lieu de pèlerinage important, comme en témoigne l'immense place circulaire pour les messes extérieures. Un véritable chemin de croix à lieu sur la montagne avoisinante et pour ceux qui ne peuvent pas, un chemin de croix réduit a été réalisé.

Pour ma part tout cela ne me parle pas vraiment mais je dois reconnaître que tous les gens avaient l'air émus, certains la larme à l'oeil. Et la file d'attente pour aller se confesser est impressionnante. Le reste de la ville tourne entièrement autour du business du pèlerinage, rien de spécial à voir !

A noter cela dit qu'il y a pas mal de vignes dans la région il faudra qu'on goute ces vins 😀

Ce soir nous sommes arrivés à Mostar où nous resterons deux nuits. Un peu de repos donc, pas besoin de remballer les affaires demain.

Vue sur Mostar en arrivant


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Nous avons passé une première soirée à Mostar près du fameux pont ottoman où se déroulait un concert, très sympa !

Ce matin nous sommes partis à Blagaj à 15 minutes de Mostar. On y trouve une résurgence : la rivière Buna prend sa source depuis une grotte au pied de la montagne. L'eau y est très fraîche, pas de baignade cette fois-ci 😀

Le lieu a une réputation d'être un peu mystique car adossé à la roche se trouve le plus vieux tekke du pays. Les tekkes sont une sorte de monastère où se recueillaient les derviches, musulmans qui pratiquent la méditation. Le lieu est effectivement propice à la réflexion, à l'époque en tout cas. Maintenant, il est cerné de restaurants et terrasses où les habitants de Mostar viennent chercher la fraîcheur l'été.

200 mètres plus haut, au dessus de la falaise, se trouvent les ruines d'un vieux château du Xeme siècle. La visite se mérite car il faut une bonne demi-heure d'ascension en plein soleil... Mais le château est impressionnant tout comme la vue sur la vallée. Il n'a rien à envier à nos châteaux mais comme souvent ici, il n'est pas très mis en valeur pour les touristes.

Cet après-midi nous avons visité Mostar. L'icône de la ville, c'est bien sûr son vieux pont ottoman. Il a été totalement reconstruit en 2004 après sa destruction lors de la guerre de 92-95. Il avait pourtant résisté à toutes les guerres depuis sa construction en 1566. De part et d'autre, on trouve les ruelles de la vielle ville ottomane. Même envahies de restaurants et boutiques, elles ont leur charme. La ville compte beaucoup de mosquées, plusieurs minarets sont visibles depuis le pont.

Un club de plongée organise des sauts tous les jours depuis le pont, c'est assez impressionnant. A environ 25 mètres de haut, il ne faut pas se louper ! La rivière Neratva est d'un beau bleu qui donne envie de se baigner mais le courant assez fort, et les rejets d'eaux usées par endroit ne m'en ont pas donné envie !

Presque 25 ans plus tard, la guerre est malgré tout bien présente visuellement en Bosnie. Les impacts de balles sont courants sur les murs d'immeubles.

On voit aussi énormément de maisons dont la construction semble abandonnée. Cela m'avait déjà marqué quand j'étais venu en 2008. A l'époque je pensais que c'était lié à la crise mais en regardant de près on voit aussi des impacts de balle sur ces constructions. Elles ont dû être stoppées net avec la guerre.

En ville, le neuf côtoie les bâtiments abandonnés. Comme ce vieux bâtiment en pierre, derrière une construction d'appartements stoppée avec la guerre, et un immeuble neuf à côté...

Ou encore la place d'Espagne et le parc Zrinjevac tout neuf, juste à côté de la sniper tower. Ce bâtiment, initialement tout en verre, siège flambant neuf d'une banque avant la guerre, était le plus haut de la ville. Les snipers y contrôlaient la ligne de front, et ont eux-même été pris pour cible, ce qui détruisit toutes les façades en verre.

Anciens et jeunes, assis devant la sniper tower

Pour terminer sur une note positive nous sommes allés ce soir dans le meilleur restaurant de Mostar ! Il paie pas de mine mais on a mange les meilleurs Cevapi, des boulettes de viandes typiquement bosniaques. Globalement toute la viande était délicieuse, grillée au feu de bois en plus, tout étant fait maison. Le restaurant s'appelle Tima Irma. Et après ça promenade au pont, très sympa de nuit aussi !

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Aujourd'hui on part de Mostar pour nous rendre à Jajce. On remonte la vallée de la rivière Neratva qui passait à Mostar, jusqu'au lac de Jablanica.

La route est superbe avec les montagnes en arrière-plan. Maintenant je me souviens que c'est cette route qui m'avait plu en 2008 quand on avait fait la route Mostar-Sarajevo. Le temps était couvert mais aujourd'hui c'est ensoleillé et mes souvenirs étaient bons, c'est très beau 😀

La vallée de la Neratva entre Mostar et Jablanica

A Jablanica nous avons visité le petit musée de la bataille de 1943. C'est ici qu'a eu lieu la plus grande bataille de la seconde guerre mondiale dans les balkans. L'enjeu stratégique était un pont ferroviaire, défendu par l'armée soviétique de Tito contre les allemands. Une réplique à taille réelle du pont se trouve à côté du musée, elle a servi pour un film sur cette bataille.

Nous avons déjeuné ensuite au bord du lac de Jablanica. Il s'agit d'un lac artificiel qui s'étire sur plusieurs dizaines de kilomètres. Le niveau est assez bas en cette fin août mais il y a quelques bateaux qui se promènent.

On ne croise aucun touriste international bizarrement à ce grand lac, seulement quelques locaux. On a souvent l'impression que le pays ne manque pas de lieux touristiques mais ils ne sont pas mks en valeur. Par exemple, il n'y a quasiment pas de point de vue avec parking pour admirer les montagnes. S'arrêter prendre une photo est un peu sportif surtout avec les bosniaques qui collent derrière (ils roulent vite !). Aussi l'anglais est moins souvent parlé ici comparé au sud de Mostar.

Le lac de Jablanica

On a repris ensuite la route de Jajce avec un arrêt à un autre lac artificiel, celui de Rama. Le niveau est aussi très bas mais surprise, les abords sont tout en couleurs, du vert au rouge en passant par le jaune. A côté du bleu du lac, c'est superbe même si le temps s'est couvert entre temps. Une petite île se trouve au milieu du lac où subsistent quelques agriculteurs et un monastère. Les chanceux, car la vue est superbe. Quand le lac est plein cette île avec l'église donne le même effet que Bled en Slovénie.

Le lac de Rama

En arrivant vers Jajce on débarque dans une vallée de moyenne montagne, très verte, c'est encore différent des montagnes arides au sud de Mostar en Herzégovine. Pour le coup c'est étonnant de voir encore des minarets dans ce genre de paysage.

Ce soir on dort à Jajce. On visite la ville demain matin puis direction Sarajevo.

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Réveil normal ce matin... J'ai oublié de dire qu'hier matin à Mostar, on s'est fait réveiller à 6 heures du matin par un tremblement de terre ! Il était situé à Ilici pres de Mostar et de magnitude 4, ce qui est courant dans la région. N'empêche qu'on a bien senti tout le bâtiment bouger 😦

Nous avons passé la matinée à Jajce. On a commencé par la forteresse qui domine la ville et qui date du XIVeme siècle. On a aussi accès à des catacombes, juste à côté d'un vieux clocher. La vieille ville est au sein de remparts et grandes portes, mais l'architecture n'y est pas très heureuse hélas.


Ce qui fait la réputation de Jajce, ce sont les chutes de la Pliva qui se jette dans la Vrbas. Ce n'est pas courant de voir de telles chutes (presque 30 mètres) aussi proches de la ville. En bas des chutes, ça rafraîchit fortement avec les projections d'eau (pas évident pour les photos d'ailleurs...).

Quelques kilomètres en amont de la ville, toujours sur la Pliva, se trouvent d'anciens moulins datant de l'époque ottomane. On dirait des ruches en fait. Plus petits qu'un moulin classique il devait sûrement permettre a plus de personne d'en posseder un. Ils fonctionnaient avec une roue horizontale sous le bâtiment. L'endroit est très bucolique !

La route entre Jajce et Travnik nous permet de découvrir le pays tel qu'il est : un pays de moyenne montagne, vert et très vallonné. Le cadre est joli avec tous les chalets mais cela dit, les traces de la guerre sont aussi bien présentes ici.

A Travnik, nous découvrons ce qui a été la capitale du pays pendant la période ottomane. L'influence musulmane se retrouve un peu partout dans la ville, notamment avec la superbe mosquée Sulemanija. On trouve aussi deux tours de l'horloge, ce qui est assez rare. C'est en haut de la forteresse, la seconde visitée aujourd'hui, qu'on voit l'influence musulmane. Il y a même un minaret dans la forteresse, pourtant construite avant l'arrivée des ottomans.

Petit jeu pour les lecteurs(trices) assidu(e)s : dans la photo ci-dessous, combien de minarets aperçoit-on depuis la forteresse ? 😀 Attention, ce n'est pas si simple !

Ce soir, nous sommes arrivés à Sarajevo. Enfin une vraie ville 😀 Chose incroyable, on a fait 30kms d'autoroute en arrivant à la capitale, j'ai fait une pointe à 130 ! Jusque là j'ai rarement dépassé les 70km/h sur les routes de montagne.

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Nous avions un guide ce matin pour découvrir la ville de Sarajevo, c'était très utile !

La ville est surnommée la Jérusalem européenne car on y trouve quatre confessions parmi les 500 000 habitants. Les bosniaques (70%, musulmans), les bosno-serbes (18%, orthodoxes), les bosno-croates (10%, catholiques) et les autres dont une minorité juive. Je fais un raccourci entre ethnies et confessions, en pratique ce n'est pas aussi direct que cela.

Sarajevo fait le lien entre orient et occident.

Sarajevo est déjà connu comme là où a débuté la première guerre mondiale, avec l'assassinat de l'héritier de l'empire austro-hongrois, Francois-Ferdinand, par un nationaliste serbe. De là, tout s'est enchaîné en quelques mois par le jeu des alliances...

En quelques sortes la première guerre mondiale a commencé ici...

Ce que je retiens de la visite, c'est que la plupart des conflits, que la ville a subits, sont avant tout d'origine politique, et non pas religieuse. Notre guide nous explique que les Bosniens se considèrent avant tout comme des slaves (premier royaume de la région avant les ottomans), la question religieuse est surtout personnelle et privée. La ville est même, sous plein d'aspects à travers les siècles, un modèle de multi-culturalisme et d'ouverture.

Par exemple, les juifs sont arrivés à Sarajevo au XVIeme siècle, chassés d'Espagne et du Portugal. L'empereur ottoman les a accueillis, leur refusant juste la création d'un quartier juif pour qu'ils s'intègrent. En remerciement, leur synagogue est exceptionnellement orientée vers Constantinople au lieu de Jérusalem. Les juifs ont représenté jusqu'à 25% de la population avant la seconde guerre mondiale. On remarque qu'il n'y a aucun policier qui surveille la synagogue, et ça se passe bien...

La synagogue de Sarajevo
Le pape Jean Paul 2 a visite la cathédrale de Sarajevo
L'église orthodoxe
Un minaret parmi tant d'autres à Sarajevo
Les lieu de culte des différentes confessions sont souvent très proches !

Autre exemple, celui du magnifique hôtel de ville, actuellement un musée. De style mauresque, on pourrait penser qu'il date de l'époque ottomane. En fait, il a été construit pendant l'occupation austro-hongroise par un architecte tchèque pour s'intégrer dans le quartier ottoman de la vieille ville. Détruit pendant la guerre, il a été totalement reconstruit !

Les caravanserails (une quarantaine à l'époque, dont seul un subsiste aujourd'hui dans la vieille ville) sont aussi le symbole de cette ouverture. Ces lieux étaient des sortes d'hôtels pour les marchands. La ville étant à la croisée entre orient et occident, tant les marchands de Venise que ceux de Perse pouvaient s'y retrouver. Finalement, c'était déjà aussi international et globalisé qu'un Mariott Hôtel aujourd'hui 😀

On a pris un bon café Bosnien ici :)

Même les musulmans sont assez ouverts. Ils forment eux-même leurs imams dans l'école Madresa qui en est à sa 480 ème promotion ! Ils évitent ainsi les influences d'autres pays islamiques aux intentions pas toujours claires. La mosquée à côté est la plus grande de la ville qui en compte une centaine.

Il est assez agréable de se promener dans la vieille et nouvelle ville avec tantôt l'impression d'être en orient avec les appels des muezzins, tantôt celle d'être en Europe. À noter qu'on trouve peu d'enseignes type Mcdo ou Starbucks. Les bosniens sont fiers de leurs Cevapi et Bureck, et surtout de leur café inspiré du café turc. C'est vrai qu'il est bon ! Sur la grande place, j'ai repris en photos les anciens en train de jouer aux échecs, ça n'a pas changé depuis ma visite il y a 10 ans 😀

Dans la vieille ville ottomane

Cet après-midi, nous avons visité le musée d'histoire de Sarajevo, consacré à la guerre de 92-95. Le bâtiment est dans un état de délabrement, encore criblé d'impacts de balles (il est le long de la sniper alley). Mais c'est une visite très intéressante pour comprendre l'horreur du siège de la ville pendant près de 4 ans... Des photos avant et apres la reconstruction montre l'effort qui a été fait depuis la guerre. Partout dans la ville, des plaques au sol commémorent les obus tombés avec des pétales de roses, symbolisant le sang perdu...

Cela m'a donné envie de relire l'excellente BD Le Sommeil du Monstre de Enki Bilal, qui se déroule pendant le siège de Sarajevo. Je vous la recommande !

On termine la journée au bar d'un hôtel au 9eme étage avec une superbe vue sur la ville 😀 Que ce soit hier soir ou ce soir, même en semaine les terrasses sont pleines et les locaux sortent beaucoup. La ville est très animée !


Demain départ pour le Monténégro 😀

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Aujourd'hui c'est une grosse journée de route. Dans l'absolu pas beaucoup en distance, environ 175 kilomètres, 4h d'après Google Map. Mais on est de retour en montagne et on dépasse rarement les 50 km/h, donc c'est long...

La première partie consiste à rejoindre la frontière entre la Bosnie et le Monténégro. On remonte petit à petit la vallée de la Tara. On croise les derniers minarets, on commençait à s'habituer à les voir dans le paysage.

La dernière section, environ 20kms, est plus compliquée. Route de montagne très étroite, de nombreux effondrements de la route qui ne rassurent pas, de petits ponts en bois... Mais les paysages sont superbes, et quand on aperçoit la Tara, elle est d'un vert-bleu magnifique, très claire. Il y a de nombreux camps de randonneurs et rafting, ça donne envie !

Une fois passée la frontière vers le Monténégro, on retrouve une route plus correcte qui longe le canyon de la Piva. La Tara, quant à elle, suit son chemin le long de la frontière au nord du Monténégro. Suivez bien on la retrouvera plus tard 😀

En amont de la Piva se trouve un lac du même nom apparu suite à la construction d'un barrage. Le lac d'un beau bleu turquoise se poursuit jusqu'à Pluzine où nous avons fait une pause à mi-chemin.


Ensuite, ça se corse ! Je pensais qu'on avait fait le plus dur côté route, erreur ! Pour rejoindre le massif du Durmitor, il faut remonter le canyon, et là, mieux vaut ne pas avoir le vertige. La route en épingle, sans glissières, est peu large, on se croise difficilement. Sans parler des épingles en tunnels pas éclairés... On est content quand ça se termine.

Étonnamment, on arrive alors sur un magnifique haut plateau. La route est toujours étroite, on ne dépasse pas le 50 mais c'est superbe. Quelques villages avec des éleveurs de moutons et de vaches occupent la région. Les paysages ne ressemblent à rien de ce qu'on a vu jusqu'à présent.

Et puis surprise, le fameux Durmitor s'offre à nous ! On ne savait pas si on le verrait par cette route-là alors on était super contents, surtout qu'il était bien éclairé par le soleil à l'ouest, coup de chance. Les plis de la montagne sont impressionnants, quasiment à la verticale. S'en suivent plusieurs pics tout aussi superbes, surtout au coucher du soleil. Le massif est propice à la randonnée ce qu'on a prévu demain. Ça fait plus de 9h (avec les pauses) qu'on est partis de Sarajevo mais la beauté des paysages fait qu'on oublie la fatigue. On en prend plein les yeux 😀


Le pic du Durmitor
Les plis du Durmitor

Ce soir, on dort à Zabljak, une station de sports d'hiver où on reste deux nuits. Demain rando !

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Après l'avoir découvert en arrivant en voiture hier, nous sommes allés aujourd'hui découvrir le massif du Durmitor en randonnée. On en choisit une dans le guide qui dure 6 heures, niveau intermédiaire, on verra bien... La randonnée démarre au lac Noir près de Zabljak où nous avons dormi. Il est superbe à notre arrivée le matin.

Le lac Noir près de Zabljak

Le guide parlait d'un "petit raidillon" au début mais après ça allait mieux. La bonne blague ! On a fait 3h30 de montée jusqu'à notre objectif, une grotte de glace. Apres un début en forêt assez raide, les parties dans les pierriers nous ont bien cassés les jambes, et la partie finale relève plus de l'escalade que de la randonnée.

Arrivés en haut, nous déjeunons au bord de la grotte de glace. Bon, en cette fin août il n'y a pas beaucoup de glace mais la température y est très fraîche, moins de 10 degrés, ça fait du bien ! La cavité fait plus de 15 mètres de haut quand même. La vue en haut est superbe.

La descente va plus vite mais prend presque 3 heures aussi. On se retrouve plutôt dans de belles vallées, avec pas mal d'éboulis glissants sur les flancs de montagne. Il y a beaucoup de grottes en fait en observant bien. On revient à la fin par le même chemin forestier.

Autant dire qu'on est bien claqués ce soir ! Demain, c'est une journée de transit vers la côte on peut dormir un peu plus donc 😛

Un petit mot sur le Monténégro. Déjà, ils utilisent l'euro ! C'est le seul pays qui ne fait pas partie de l'UE et qui utilise l'euro comme monnaie officielle sans traité avec l'UE (contrairement à Andorre, etc.). Comme la Bosnie, ils avaient adopté une parité fixe avec le mark allemand, ce qui a facilité la transition. Chose amusante, le Monténégro est candidat bien avancé à l'adhésion à l'UE, et s'ils sont acceptés, ils vont se retrouver dans la zone euro sans avoir signé le traité de Maastricht. Ils ont trouvé la faille 😀 En tout cas, pour les touristes, c'est bien pratique.

Côté histoire, le pays avait refoulé les attaques ottomanes et s'était placé sous la protection de la Serbie et indirectement de la Russie. Point de mosquées et minarets donc ici, le pays est orthodoxe !

Cela explique aussi leur histoire récente. Le Monténégro est le pays qui est resté le plus longtemps dans la fédération yougoslave, tout au long de son éclatement, avec seulement la Serbie jusqu'en 2006, où ils ont déclaré leur indépendance suite à un référendum qui était prévu par la constitution de la Communauté des États de Serbie et du Monténégro. Tout s'est bien passé donc.

Tout récemment en juin 2017, le Monténégro a rejoint l'OTAN, ce qui au regard de l'histoire est un gros revers pour les russes...


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Petite grasse matinée ce matin après la grosse journée d'hier. On prend la route vers la capitale, Podgorica, via deux grandes vallées.

La première est celle de la Tara, la même rivière qu'on longeait plus en aval avant de quitter la Bosnie. Sur cette section, la rivière a creusé un véritable canyon, le plus profond d'Europe avec 1300 mètres ! A titre de comparaison, les gorges du Verdon font 700 mètres.

On retrouve l'eau d'une grande clarté où les amateurs de rafting s'y donnent à coeur joie. On a pu y tremper les pieds un peu mais pas très longtemps, elle est très froide en fait.


Nous avons remonté la vallée de la Tara jusqu'au lac de Biograd en altitude. Les montagnes autour sont jolies mais le lac est très bas en cette fin août. Celà confirme notre sentiment depuis le début que ces régions sont sûrement plus sympas à faire à la fin du printemps, en juin par exemple. Les températures sont moins élevées et les lacs et chutes doivent avoir plus d'eau !

Ensuite, changement de vallée, nous voilà dans celle de la Moraca, qui se jette sur la côte adriatique via le lac de Skadar (la Tara finit indirectement dans la mer Noire !). On s'arrête d'abord à un petit monastère orthodoxe sur les hauteurs de la vallée, qui porte le même nom que la rivière, Moraca. Le cadre et la vue sont très jolis.

La rivière Moraca a creusé un véritable canyon, tout aussi impressionnant que celui de la Tara, même s'il n'atteint que 1000 mètres. La route ne finit pas de tournicoter et même si le temps s'est couvert, c'est superbe !

Ce soir, on dort à Podgorica, la capitale. C'est juste une ville étape pour nous, il n'y a rien d'intéressant niveau tourisme. En plus, des orages ont commencé, alors on profite de notre superbe 4 étoiles à 75€ la nuit 😀 Par contre, vu le temps demain, il va falloir qu'on change un peu nos plans 😦

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Aujourd'hui, on quitte la capitale sous la pluie. Le guide indique qu'il n'y a rien d'intéressant, mais on a quand même fait un petit tour en ville par acquis de conscience. Effectivement, il n'y a rien d'intéressant, surtout sous la pluie... À moins d'aimer le style béton communiste 😀

Vue la météo mitigée dans les terres, on a décidé d'inverser deux jours et de faire la côté sud aujourd'hui, où le temps est plus clément. Malgré tout, profitant de quelques rayons de soleil matinaux, on a traversé le lac de Skadar et le village de Virpazar (et son petit fort), c'est super joli. On y retournera plus longuement demain avec un beau ciel bleu normalement (ça s'est couvert ensuite !).

À midi, on est arrivés sur la côte, ça fait plaisir de revoir un beau soleil et une belle mer bien qu'agitée d'ailleurs. À notre surprise, il y a du sable fin alors qu'en Croatie on n'avait vu que des galets. On s'arrête au village de Petrovac, que le guide décrit comme pittoresque et préservé du béton. On n'a pas la même notion du pittoresque 😀

Il y a aussi énormément de touristes sur la côte. Ça fait un peu bizarre après une semaine en Bosnie et au nord du Monténégro, où on croisait peu de touristes. Et encore moins de français ! On sent que le Monténégro a plus la cote auprès des français que la Bosnie.

Plus au sud, nous sommes descendus jusqu'à Stari Bar. Il s'agit d'une ancienne ville fortifiée du Vème siècle assez bien conservée. La ville a été sous tutelle de Venise, puis des ottomans, ce qui explique les mosquées qui s'y trouvent, ainsi que la tour de l'Horloge et un hamam. La cité était un peu loin du littoral, mais proche d'une source qui permettait d'alimenter la ville via un aqueduc.

Demain, on repasse au lac de Skadar puis direction Budva !

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Nous avons bien profité de notre hôtel à Sutomore sur la côte avec sa piscine et son sauna. Tout était parfait avec notre upgrade dans une suite avec vue sur la baie... jusqu'à ce que les clubs sur la plage mettent la musique à fond ! Impossible de trouver le sommeil sans boules quies... En fait Sutomore est une party beach, pas vraiment ce qu'on cherchait...

Aujourd'hui, avec une bien meilleure météo, nous repartons voir le lac Skadar. C'est par la petite route qui serpente depuis Virpazar que nous longeons le lac par le sud. La visibilité est très réduite et les croisements compliqués mais on est récompensés des efforts avec une superbe vue sur le lac et un des monastères au beau milieu du lac sur son petit îlot.

Le lac de Skadar compte plusieurs monastères isolés comme celui-ci
Le lac de Skadar vu de la rive sud

Demi-tour ! Il est temps d'explorer la partie nord où la rivière et les marécages forment de belles boucles entre les monts vallonnés. Sur le bord de la route, nous nous arrêtons intrigués par un panneau promettant un superbe panorama. Au bout du chemin, nous sommes accueillis chaleureusement par un viticulteur qui nous propose une dégustation de vins avant de nous emmener prendre quelques photos. Nous lui prenons une bouteille de vin rouge (cépage Vranac) puis allons voir si ce n'était pas le plus gros attrape-touristes de la région. 😀 Au bout de son terrain, qu'il a dynamité un peu, le petit chemin nous amène à un super point de vue. La rivière décrit une majestueuse boucle autour de la colline. Les marécages en herbe mais aussi couverts de nénuphars sont d'un vert intense. Nous reprenons notre route sinueuse en nous arrêtant plus loin observer une autre anse. À Karuc, petit village de pêcheurs, nous rebroussons chemin. Les paysages sont magnifiques mais nous avons encore beaucoup de route et ces petites routes sont fatigantes.

C'est déjà l'automne ici !
Déjà que les rouges sont compliquées, alors en buvant...
Le panorama vaut largement la bouteille de vin achetee !
Le village de Karuc au bord du lac

En prenant la direction de Budva, on passe par la ville de Cetinje. C'est l'ancienne capitale du temps du royaume. C'est ainsi surprenant de voir dans cette petite ville dans la montagne des palais, ceux du roi Nikola ou celui d'un prince héritier du Monténégro. Un des palais abrite une immense carte en relief du Monténégro. Les autrichiens la créèrent pour mener l'assaut lors de la guerre 14-18. On y revoit le Durmitor, la vallée de la Tara, le lac de Skadar et nos prochaines étapes aux bouches de Kotor.

C'est génial une carte géante pour revoir son parcours !

Arrivés à Budva, nous visitons la charmante citadelle avec ses petites églises, son port et ses remparts. Comme à Dubrovnik, l'esprit est plus touristique et huppé. On y retrouve également des pavés lustrés par tant de passage. Le port accueille les yachts. Si la vieille ville est bien restaurée et préservée (si ce ne sont les nombreuses clim sur les murs) le reste de la ville est très bétonné.

La vieille ville c'est la petite presqu'île au milieu. Le reste c'est du béton.
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Aujourd'hui, on quitte la station balnéaire bondée de Budva pour retrouver un peu de calme dans la péninsule de Lustica. Cette péninsule se trouve juste au sud de l'entrée des bouches de Kotor.

Nous nous arrêtons faire un tour à pied de la réserve ornithologique de Solila. Ce sont d'anciens marais, où la nature est protégée. Avec tout le bétonnage touristique, ça fait plaisir de voir quelques endroits préservés malgré tout.

On reprend la route. Au petit village de pêcheurs, du nom de Bjelila, on croise quelques vacanciers qui se baignent dans une eau limpide et calme. La côte fait face au détroit de Verige, fin couloir d'eau donnant accès à la baie de Kotor. Nous prenons un peu de hauteur jusqu'au village de Zabrde. De là-haut, on aperçoit la baie d'Herceg-Novi ainsi que le détroit de Kumbov.

Le très petit port de Bjelila
Un autre monastère isolé

La route redescend ensuite jusqu'au charmant port de Rose. Il est vraiment au bout de la péninsule, il faut être motivé pour y aller mais on est bien récompensés. Nous nous arrêtons déjeuner en front de mer. Depuis que nous sommes de retour sur la côte, on mange du poisson ou des fruits de mer à chaque repas quasiment. Grillés, en salade ou en risotto 😀

L'après-midi, on s'est posés dans la crique de Zanjica. Tout au bout, se trouve un ancien fort, d'où on peut observer le fort de Mamula et encore plus loin, un fort à la pointe de la Croatie qui contrôle les terres au nord de l'entrée des fjords de Kotor. En attendant, on s'est baignés dans l'eau très claire de l'adriatique, c'est bien sympa. Il ne nous manquait juste que le masque et le tuba 😀

La petite crique
L'eau est tres claire !
A l'arrière plan à gauche, la pointe croate
Encore un petit monastère au milieu de la baie
Notre plage pour cet après midi :)

Pour finir, une photo de notre voiture et du pilote comme demandé, et pour ne pas changer nos habitudes, un poisson grillé pour deux ce soir 😀 Nous sommes à Kotor ce soir.

Un SUV sur-élevé est utile sur ces routes où il faut se ranger dans le bas côté
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Cette nuit, nous avons dormi dans la vieille ville de Kotor dans une grande suite - encore un upgrade 😀 -. Notre chambre est située dans l'ancienne tour de guet (sans jeu de mot ! 😂) en face de la tour d'horloge. Ce matin, nous avons pu prendre notre petit déjeuner depuis la terrasse de l'hôtel avec vue sur la place principale. Pour l'heure, tout est calme et paisible. Nous partons visiter la ville qui se remplit à vitesse folle. Il faut dire que deux gros paquebots de croisière viennent d'arriver dans la baie.

La tour de guet, on dormait tout en haut :)
Carte en relief des bouches de Kotor

Cette ville fortifiée rappelle celle de Budva ou Dubrovnik. Sa particularité est d'être située tout au fond des fjords de la région, qui sont en forme d'enclume d'ailleurs.

Nous grimpons les remparts qui montent jusqu'à un fort en haut de la montagne. La vue est superbe sur la baie. En redescendant, il y a déjà beaucoup trop de monde à notre goût, et il est temps pour nous de reprendre la route.

Les remparts serpentent encore plus haut que le fort
Vue sur "l'oreille droite" des boucjes de Kotor
En haut du fort

Nous nous arrêtons à Perast, un petit village charmant avec ses beaux hôtels particuliers, appelés ici palais.😀 Leur spécificité : ils ont des petits ports juste devant, de nombreux bateaux y sont amarrés et les touristes y sont allongés sur leur serviette. Nous grimpons en haut du clocher. L'escalier ne nous met pas trop en confiance mais la vue est splendide de la haut. Le village est très agréable : pas de voiture et beaucoup moins de monde !

La tour qui offre une vue imprenable !
En face de Perast, le petit détroit des bouches de Kotor
Encore des monastères sur des îles !

Après un déjeuner face au détroit, qui permet de rejoindre la mer, nous nous sommes posés sur un petit quai pour nous baigner. Comme il y a peu de plage, ils se baignent partout ici 😀

Baignade dans la baie de Kotor

Ce soir, nous sommes à Herceg-Novi, où nous resterons deux nuits, puis retour vendredi. Demain, c'est journée sans voiture, repos !

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Nous débutons par un petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, face au port. Ici, pas de buffet mais une formule qu'on choisit sur la carte comme dans une brasserie, ça change. 😀 Il s'agit d'une ancienne gare re-designé en hôtel par le cinéaste yougoslave Emir Kusturica.

On dort encore en haut de la tour :)

Nous montons à la vieille ville fortifiée avec ses deux bastions. L'un deux sert d'ailleurs pour des spectacles, avec une vue magnifique sur la baie. L'ambiance du Stari Grad (vieille ville) d'Herceg Novi est résolument plus authentique et donc moins touristique, que les autres cités, que nous avons eu l'occasion de visiter ces derniers jours. De la haut, on profite d'une belle vue sur la baie.

Vue sur la vieille ville
Spectacle avec vue !

Nous nous décidons pour une heure de kayak de mer. C'est parti pour un bon moment à l'assaut des vagues, qui sont assez grosses ici d'ailleurs. Il faut dire qu'on est juste en face de l'embouchure, donc évidemment, beaucoup moins protégés, qu'hier à Perast. Nous avons longé la côte rocheuse et redécouvert à nouveau la vieille ville sur les hauteurs, mais vue depuis la mer.

S'en suit une dernière bonne baignade dans les eaux claires et turquoises de l'adriatique 😀

Notre plage pour cet après midi
La côte parcouru en kayak

Demain, retour à Dubrovnik en Croatie, pour prendre notre avion vers Paris. En attendant, ce soir on assiste à un match de water-polo, la ville ayant une bonne équipe et surtout un bel équipement directement dans le port. En match professionnel, c'est impressionnant !

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Nous voilà rentrés à Paris depuis vendredi. Le retour fut un peu compliqué mais on a eu le week-end pour se reposer ! Côté météo, on sait qu'on est plus en vacances là, vu ce qu'il tombe comme pluie.

À l'étape de Travnik, on avait posté un petit jeu, sur le nombre de minarets visibles depuis le château. La bonne réponse était 7. En cherchant bien deux autres sont légèrement visibles (dont un en bois noir...) mais même nous on ne les avaient pas vu au début, et impossible à voir sans la photo originale... Cliquez-ici pour accéder à la version en grande résolution.

Bravo à Vincent qui a trouvé le bon nombre, et à Guénolée qui n'était vraiment pas loin à un demi-minaret prêt 😀

Et merci de nous avoir suivi et échangé dans les commentaires, c'était très sympa 😀 À un prochain voyage !

Olivier et Florent