Carnet de voyage

Vietnam

22 étapes
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Découverte du Vietnam du Nord au Sud avec l'agence locale Tonkin Voyage
Juillet 2017
3 semaines
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21
juil


Premier jour de vacances, mais pas de grasse matinée, car ce matin, nous partons pour notre périple vietnamien. C'est notre premier voyage en Asie. Pour cela, nous avons choisi une agence locale, Tonkin Voyage, qui nous a concocté un voyage sur mesure pour nous faire découvrir le Vietnam en trois semaines.

Le voyage va durer plus d'une journée : d'abord le métro pour arriver jusqu'à la gare de Lille Europe, puis le tgv pour l'aéroport Charles de Gaulle et enfin l'avion pour Hanoi. Comme nous avons vu aux informations de la semaine dernière, qu'il y avait beaucoup d'afluence dans les aéroports, nous avons préféré arriver tôt pour plus de sécurité, et finalement tous les contrôles ont été relativement rapides : 1h30 sans se presser. Afin de patienter jusqu'à l'heure d'embarquement, nous allons prendre un café/chocolat au Starbuck (trop cher), puis allons jusqu'à la porte M46 où il n'y a pas foule (il y a une dizaine de sièges par personne). Sur les murs, il y a de très jolis tableaux végétaux. Comme la faim commence à se faire sentir, nous grignotons un sandwich tout en répondant à un questionnaire de satisfaction de l'aéroport CDG.

A 13h, l'embarquement commence. Et à 14h20, nous sommes prêts à décoller bien installés dans nos sièges avec écrans vidéo individuels afin que chacun puisse choisir ses films pendant les 11h de vol. Le ciel est dégagé sur Paris, nous apercevons la Tour Eiffel.

Il a y très peu de turbulences et le personnel de bord est très prévenant. Vers 15h, le déjeuner est servi. Nous avons le choix entre poulet et porc. C'est bon et largement suffisant, il ne manque que le café pour clore le repas, à moins d’apprécier le thé.

Nous poursuivons ainsi notre survol de nombreux pays à 12.000m d'altitude, dont l'Afghanistan et le Pakistan...

La température a baissé en même temps que l'éclairage pour passer en mode nuit malgré le fait que la soirée (heure française) ne soit pas encore commencé. De ce fait, nous apprécions les plaids vert de la Vietnam Airlines, tous comme les petits oreillers. A 20h30, après trois films, nous nous décidons à somnoler, car à l'heure vietnamienne, il est déjà 1h30 du matin.

22
juil


A 4h, les stewards nous servent le petit déjeuner. Nous n'avons donc dormi que trois heures, ce qui est peu. Les passagers sont réveillés, notamment les enfants qui trouvent le temps long. Nous regardons un quatrième film qui se termine juste à notre arrivée à Hanoï. Le ciel est un peu plus nuageux,mais nous apercevons quand même les montagnes du nord du Vietnam.



A l'aéroport, il nous faut déposer notre demande de visa et attendre un peu plus d'une demi-heure que l'agent nous appelle et nous rende nos passeports avec visas moyennant la somme de 25$ US chacun. Pendant ce temps là, les passagers de plus court séjour sont passés aux contrôles de police, ce qui nous permet d'y passer plus rapidement. De toute façon, il nous faut encore attendre une demi-heure pour récupérer nos bagages. Nous trouvons de ce fait notre jeune chauffeur assis par terre nous attendant désespérément avec sa pancarte. La température extérieure est de 3O°C avec une moiteur de piscine sans le chlore.

La route de l’aéroport à Hanoï est une grande artère à trois voies. Dès que nous approchons de la ville, les scooters se multiplient en même temps que les coups de klaxons. La conduite s'en trouve plus difficile et plus stressante. Heureusement que nous sommes conduits par des autochtones.


Notre hôtel, Noble boutique, se trouve dans le vieux quartier d’Hanoï, aux portes du quartier piéton, à deux pas du lac Hoàn Kiém. Il y a quantité de petites échoppes, les trottoirs sont d'ailleurs pratiquement entièrement utilisés par les étalages et le parking scooter. C'est très bruyant, les klaxons retentissent en permanence, à se demander s'ils sont encore utiles. Comme il est encore tôt, la chambre n'est pas prête. Nous patientons dans le hall climatisé et insonorisé jusqu'à notre rendez-vous pour le massage offert par l'agence de voyage. Nous avons juste le temps de nous changer et nous rafraîchir avant qu'un autre chauffeur passe nous prendre pour aller un peu plus loin dans le quartier, jusqu'au SF SPA.


vue depuis la chambre

Nous y sommes très bien accueillis. Nous mettons des chaussons dans cet espace zen (cailloux blancs et plaques d'ardoise, peintures végétales, bougies). Nous dégustons un thé froid tout en répondant à un petit questionnaire en anglais sur nos habitudes SPA et montons à l'étage pour nous rafraîchir par une douche avant de plonger nos pieds dans un bac d'huiles essentielles et d'eau brûlante avec un lit de galets. Le massage n'a rien de comparable avec les massages que nous connaissons. Ça ressemble un peu à de la "torture" dans un premier temps car nos bras sont traités comme les pâtes à pizzas que nous triturons, malaxons et étendons. Là, c'est la même chose, le bras est malaxé, tapé, étiré, ... mais, après, une douce chaleur l'envahit et toute sensation de fatigue disparaît. Même les doigts y passent. Même traitement pour les jambes. La douleur est si furtive qu'elle est rapidement remplacée par un sentiment de bien être, nous nous endormons presque. Pour finir : quelques petites tapes dans le dos et l'heure de massage se termine. Nous remercions le personnel qui s'est gentiment occupé de nous et repartons avec notre chauffeur pour nous reposer un peu à l'hôtel bien qu'il soit midi, car la nuit blanche nous a épuisés.


Vers 16h, l'hôtesse de l'agence passe nous saluer et nous parler un peu de notre séjour. Elle nous remet un téléphone portable local pour pouvoir la contacter, ainsi qu’un présent : une carte de bienvenue avec un découpage représentant un paysan dans son champ et deux jolis plats. Elle nous donne également des informations concernant les restaus du coin et nous conseille de laisser les papiers d'identité dans le coffre de notre chambre, ce n'est pas nécessaire de se promener avec et de risquer de les perdre.



Nous suivons donc ses conseils, tout comme échanger un peu de nos €uros en Dongs pour les petites boutiques, les grandes enseignes acceptant le dollar et l'€uro. Avec cette nouvelle devise en poche, nous allons tant bien que mal jusqu'au restaurant "Com Phö' Cô' ". Nous prenons un plat de riz et bœuf avec une bouteille d'eau fraîche pour environ 6€ au total pour nous deux. Les assiettes sont copieusement servies en plus d'être bonnes.


Ainsi rassasiés, nous reprenons notre promenade dans ces petites rues bondées du fait de l'interdiction de circuler dans les rues autour du lac le samedi soir. Les habitants prennent possession des lieux, les enfants jouent avec leurs voiturettes, les jeunes jouent au badminton avec les pieds, quelques artistes chantent ou jouent de la musique, et bien, sûr, il y a des marchands de souvenirs, de jouets et des stands de restauration. Il y a beaucoup de vie et c'est bien plus calme sans les klaxons. Le soleil se couche très vite, et quand nous rentrons à l'hôtel à 19h30, cela fait longtemps qu'il fait nuit noire. Au loin, nous apercevons des flashs, un orage voisin certainement. D'ailleurs notre hôtesse nous a appris tout à l’heure qu'il y a peu, il y a eu une grosse semaine de tempête et de pluie perturbant grandement les programmes de visite des touristes.


La journée se termine plus tôt qu'hier, il nous faut nous reposer avant notre première visite guidée demain pour laquelle nous avons rendez-vous à 8h.


23
juil

A 6h, le soleil me réveille avec sa lumière éblouissante, cela préfigure une très belle journée. Mais n'étant pas pressés, nous prenons notre temps pour nous réveiller avant de descendre à 7h30 au restaurant au rez-de-chaussée. Le choix est grand, mais nous restons sur nos habitudes : pain, croissant, fruits (exotiques), café/thé et jus de fruit. Nous sommes les premiers touristes, mais nous sommes bientôt rejoints par six autres Français.

Nous rejoignons ensuite notre guide Chi arrivée quelques instants plus tôt. Nous faisons connaissance puis le point sur le programme de la journée : visite d'Hanoi, du musée d'Ethnographie, du Temple de la littérature et un spectacle de marionnettes sur l'eau.

Notre chauffeur nous attend en bas des marches de l'hôtel pour un petit tour en voiture, tout en prenant la direction du Musée d'Ethnographie du Vietnam inauguré le 12 novembre 1997 par Jacques Chirac.

Nous passons dans les rues des Ambassades, près de la grande tour d'Hanoi de 72 étages et l'ancien hôpital Saint-Louis. Une voie ferrée traverse la rue.

Aujourd'hui, la température est de 36°. C'est une chaleur lourde et humide. Quand nous entrons dans le musée, nous apprécions la climatisation. J'ai l'autorisation de prendre des photos grâce aux 50 000 Dongs (2€) que j'ai donnés en plus du ticket d'entrée. Heureusement, car il y a matière. Nous allons découvrir les 54 ethnies du pays du Vietnam réparties en 5 familles ethnolinguistiques. Les Viets représentent 85% de la population du Vietnam.

Dans le hall d'entrée, un mât d'une hauteur impressionnante nous accueille. Il s'agit d'un mât de sacrifice

marionnettes d'eau 

Coffret que la mère du futur époux offre à la mère de la future mariée pour obtenir l'autorisation de la procession du mariage, sans cela, pas de mariage.

transport de nasses, seulement autorisé en zone rurale
Fabrication du chapeau traditionnel pour se protéger du soleil, mais aussi de la pluie 
instruments de musique 

La religion des quatre Palais est très populaire au Nord du Vietnam. C'est la croyance dans les divinités des quatre éléments : le ciel, la terre, l'eau et la forêt. Elle fait intervenir des médiums (féminins ou masculins) pour obtenir bonheur et prospérité pour la communauté.

L'influence de la chine sur les fêtes et coutumes
la peinture par tampons gravés 
le travail du bois 
un calendrier lunaire en bambou 
objets rituels du maître du culte, le chaman 
cérémonie funéraire 
les métiers à tisser, une des principales occupations dans les villages en plus de l'agriculture
cérémonie médiumnique des Tay 

Différents types d'habitat dans le bâtiment du musée et dans le jardin (les maisons du jardins sont de véritables maisons démontées et remontées ici)

Costumes des villageois, encore portés pour certains, de nos jours
mât rituel des Thaï dans l'espoir d'une bonne récolte 
Rituel de passage de l'enfance à l'âge adulte (12 ans) 

La visite très intéressante de ce musée se poursuit dans le jardin avec différents habitats en taille réelle puisqu'il s'agit de maisons déplacées des villages. Pour les visiter, il faut se déchausser à l'entrée.

Maison des Cham
Maison des Viet.Cette habitation est constituée de deux maisons accolées,pour la famille élargie & pour la dernière fille mariée

Maison des Ede tout en longueur (42m de long) avec un escalier pour les hommes et un pour les femmes. Cette maison accueillait les familles des filles et petites filles d'une grande famille matrilinéaire. Ce type d'habitat a disparu dans les années 80.

Maison communale des Bahnar
Maison des Tay. Sous l'habitation, une zone de fraîcheur est destiné aux animaux et au stockage.

Maison des Hani composée d'un bâtiment pour la famille dont une pièce, la première en entrant, pour les invités et un second bâtiment pour le matériel agricoles et les bêtes

Tombeau collectif des Jörai. Les statues de bois entourant le tombeau représentent les personnages accompagnant les défunts de la famille d'en l'au-delà.

Tombeau des Cotu fabriqué du vivant de la personne


Notre guide nous commente également la végétation environnante et nous fait goûter certains fruits tombés des arbres fruitiers avec la pluie de cette nuit.

Nous clôturons notre visite à midi, l'heure pour nous de nous rendre au restaurant "Madame Hien" (ancienne bâtisse française) où nous sommes les seuls convives. Le repas est très copieux : soupe de poulet, salade de papaye verte, plateau des familles (poulet, poisson, légumes, bouillon) et fruits frais. Le serveur est très attentif et le repas se déroule au calme avec la climatisation et sans pause. Quand nous ressortons du restaurant, nous sommes frappés par la chaleur du dehors.

Nous reprenons la voiture pour nous rendre jusqu'à la première université vietnamienne qui a formé de jeunes étudiants nobles pour être mandarins sous l'idéologie de Confucius alliant la connaissance et la vertu conduisant au perfectionnement de soi, la direction de la famille, l'équité du gouvernement et le maintien de la paix. Cette université était exclusivement réservée aux hommes et n'ouvrait ses portes aux femmes de la famille royale que lors des fêtes. Créée en 1076 sous la dynastie des Ly, elle fut fermée début du XIX°s. Les études pouvait durer de 3 à 7 ans avec des examens de passage.

Entrée de l'université  
le jardin 


les stèles portées par des tortues pour se souvenir de ceux qui sont passés par l'université et ont obtenu leur diplôme de mandar...
Bonzaïs 
le temple de Confucius 
vêtements des étudiants 

La visite se termine par un petit passage dans une boutique de souvenirs. La vendeuse très contente de ses clients, en ce premier jour du mois lunaire, nous offre en cadeau des fruits car en ce jour, il est de coutume de faire des offrandes pour rendre la vie plus belle.

Sur ces belles attentions, nous prenons congé et nous rendons jusqu'à notre prochain rendez-vous pour une promenade en cyclo-pousse dans le vieux quartier de la ville en passant par le quartier français.

L'Opéra 

Chaque rue est dédiée à un métier différent : les épices, les plantes médicinales, l'inox, la coutellerie, les instruments de musique ....

Nous terminons notre tour guidé par un spectacle de marionnette sur l'eau au théâtre des arts Contemporels du Vietnam Bông Sen.

Musiciens et chanteuses
Les marionnettes
Les marionnettistes

Le théâtre se trouve au bord du lac, non loin de notre hôtel. Nous longeons donc le bord de l'eau et repassons dans le petit parc que nous avions vu hier de nuit.

Dans la rue, encore interdite aux voitures pour ce dimanche, nous écoutons un moment de jeunes musiciens talentueux.

Nous faisons halte "dans" (petite terrasse-trottoir) un petit "restaurant" pour dîner d'un sandwich et d'un jus de fruit frais pour 90 000 dong soit moins de 4€ pour nous deux.

Nous rentrons à l'hôtel après cette très belle journée ensoleillée et culturelle.

24
juil

Ce matin, le ciel est voilé bien qu'il fasse déjà 31° à 7 heures. Après le petit déjeuner, nous retrouvons notre guide pour notre découverte de la baie d'Halong terrestre. Selon elle, c'est une région très prisée par les photographes au mois de septembre car les couleurs (jaune) y sont magnifiques. Nous nous contenterons du vert des jeunes pousses de riz.

Pour arriver jusqu'à Ninh Binh, nous devons sortir d'Hanoi au milieu des scooters ; il y en a environ 5 millions pour les 7 millions d'habitants des 12 arrondissements d'Hanoi. Tout le monde utilise ce moyen de locomotion (on a vu de très jeunes enfants devant leurs parents et même des caniches au pied du conducteur) et dans tous les sens sans aucun respect du code de la route. Nous les quittons une fois entrés sur l'autoroute, car ils roulent même sur la voie rapide.

Le long de l'autoroute, nous apercevons de nombreux champs de riz. Ce n'est pas facile de les photographier à 90km/h.

Le trajet dure environ 2h30 pour parcourir les 150 km. Au loin, les montagnes se dressent derrière les rizières. C'est à cause des reliefs de ces collines calcaires recouvertes d'une végétation luxuriante que cette région est surnommée "Baie d'Halong terrestre" rappelant ainsi la "Baie d'Halong".

En sortant de l'autoroute, peu avant d'arriver à destination, nous retrouvons les scooters mais beaucoup moins nombreux qu'à la capitale et surtout moins bruyants. Nous croisons également un berger avec ses chèvres sur le bord de la route, un peu plus loin, ce seront des vaches.

Après cette promenade en voiture, nous changeons de moyen de locomotion. Nous montons à bord d'un sampan pour une ballade d'1h45. Le niveau de l'eau a grandement augmenté avec la dernière tempête et de ce fait nous devons nous coucher dans l'embarcation pour pouvoir passer dans les grottes (en fait, nous passons "sous" la montagne). Nous frôlons les stalactites qui nous rafraîchissent au passage. Il fait 34°, mais la chaleur est encore plus lourde qu'hier. Nous dérangeons un peu les petites chauves-souris accrochées à la roche au-dessus de nos têtes.

entrée de la première grotte
entrée de la deuxième grotte
passage sous une écluse
entrée de la troisième grotte 

Nous sommes seuls au monde, les touristes se trouvent sur le site de Tam Coc et font la queue pour monter à bord de leur sampan. Ici, c'est le calme absolu. Nous n'entendons que le bruit de l'eau et des criquets.

Quelques oiseaux sortent des feuillages à notre passage, des libellules nous survolent, des buffles grignotent de l'herbe et une famille cochons tente de nous suivre.

Après la troisième grotte, nous faisons demi-tour et croisons une autre embarcation de Français. Pour être calme, c'est calme. Tant mieux pour nous, mais c'est certainement moins bien pour les gens du village qui gagnent leur vie du tourisme.

Dans la dernière grotte, notre agricultrice-rameuse a coincé l'embarcation dans la roche. Il a fallu bouger le sampan tout en poussant sur la roche pour décoincer le dossier de son siège, tout en étant allongés. La manœuvre a été rapide mais stressante pour la dame.

Après cette ballade, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur pour aller visiter la pagode de Bich Dong. Nous passons sur un petit pont où l'eau affleure à cause des dernières inondations. Les bassins sont couverts de fleurs de lotus.

Cet ensemble de temples est construit sur plusieurs étages (pour le dernier, il faudra revenir en saison sèche car les sentiers ne sont pas praticables).

Nous quittons ce site de recueillement pour nous rendre jusqu'au temple de Thai Vi un peu plus loin en voiture.

Ce temple est en rénovation depuis 2014 grâce aux dons.

Il est maintenant 13h, nous retournons sur nos pas jusqu'à Tam Coc pour nous restaurer. Le repas est sous forme de buffet à volonté.

Après ce bon repas, nous allons dépenser nos calories avec une promenade en vélo (du moins ça y ressemble, pourvu que ça tienne jusqu'au retour) avec une chaleur de sauna. Nous retrouvons les paysages de montagne et les rizières où des grues se nourrissent jusqu'à ce qu'elles soient effrayées par un coup de klaxon.

Un peu plus loin nous roulons au milieu des chèvres puis, le long des rizières, à côté des vaches qui se reposent et des canards.

Nous faisons une petite pause pour goûter une graine de lotus prélevée par la guide parmi celles qui sèchent sur le sol.

Après cette promenade, nous avons besoin de nous rafraîchir un peu avant de repartir vers l'ancienne capitale du Vietnam, Hao Lu et visiter les temples dédiés aux empereurs Dinh Tien Hoang de la dynastie des Dinh (968-980) et le Dai Hanh de la dynastie des Le (980-1009).

Au bord de la route, des marchands vendent de la viande de chèvre.

Arrivés à Hao Lu, notre chauffeur se gare sur une grand place pour les touristes et nous allons à pied jusqu'à la porte du temple. Notre guide nous donne l'occasion de goûter à un fruit exotique que des dames préparer sur le côté de la route.

Le temple de Dinh Tien Hoang

Nous ressortons du jardin et nous rendons au temple voisin dédié à Dai Hanh.

C'est l'heure de la baignade pour les bœufs.

Les visites sont terminées, nous retournons sur Hanoi en faisant, au passage, quelques photos des travailleurs dans les champs

Arrivés sur Hanoi, la circulation s'intensifie ainsi que la brume, accentuée par l'incinération à ciel ouvert des ordures. Notre chauffeur improvise une déviation lors d'un bouchon causé par un accident entre un deux roues et un camion. A l'hôtel, nous le remercions, lui donnons un pourboire comme c'est de coutume, car demain, ce sera un autre chauffeur pour les routes montagneuses. Nous prenons congé de notre guide et nous donnons rendez-vous pour demain matin.

Ce soir, nous allons dîner dans un restaurant prisé par les vietnamiens, le Pho 10. On y sert que de la soupe. C'est à deux pas de l'hôtel, nous devons seulement traverser deux-trois carrefours et s'insérer au milieu de la circulation dense. Douze personnes attendent sur le trottoir que des places se libèrent, toutefois nous ne patientons pas longtemps car il est plus facile de placer deux personnes que six. Nous nous asseyons donc à l'extrémité d'une grande table à côté d'habitués. Nous choisissons notre soupe sur le menu et le cuisinier nous la sert aussitôt. C'est très chaud, et il nous faut utiliser les baguettes pour manger les nouilles et la viande de bœuf bouilli dans le bol rempli de bouillon. C'est copieux et pas cher : 60 000 dongs le bol, soit un peu plus de 2 €. Nous mettons un peu plus longtemps que nos voisins à dîner ne maîtrisant pas la technique.


Nous rentrons à l'hôtel pour nous rafraîchir et préparer nos bagages car demain nous quittons Hanoi pour la montagne de Sapa.

25
juil
25
juil

A 8h30, nous quittons l'hôtel en laissant un sac de voyage car nous revenons dans cinq jours. Nous voyagerons ainsi plus léger. Nous saluons notre nouveau chauffeur qui va nous conduire pendant ces cinq jours dans le Nord du Vietnam. La ville se réveille, des habitants prennent leur petit déjeuner sur le trottoir.

Avant de quitter la capitale, nous nous arrêtons un instant dans un magasin pour promouvoir le travail de la laque et du nacre d'un village voisin. Cet établissement est tenu par une famille, une jeune fille nous explique le travail de la laque : de la récolte de la sève de l'arbre, du traitement du bois avant peinture, de la décoration (peinture ou collage de coquille d’œuf), des couches de laque pour recouvrir le dessin et de ponçages. De jeunes artistes travaillent sur des tableaux afin de mieux nous faire comprendre les différentes étapes. Certains viennent de l'école des beaux-arts, les études durent entre trois et sept ans. L'explication terminée, nous sommes invités à passer dans le magasin pour admirer les différents objets et tableaux laqués et bien sûr acheter un petit souvenir. Ici, il est possible de payer en carte bancaire sans frais de change contrairement aux hôtels qui prennent une commission, tout comme les banques.

Nous quittons le centre ville d'Hanoi en passant par les nouveaux quartiers en pleine expansion. De nombreux très hauts immeubles ont poussé ces dernières années.

Un peu partout dans les rues, nous voyons des panneaux indiquant le soixante dixième anniversaire de la fête des handicapés de guerre du Vietnam qui se déroulera le 27 juillet. Le Vietnam a connu beaucoup de guerres et d'occupations au XX° s. Il y a eu bien sûr la seconde guerre mondiale, l'occupation japonaise réquisitionnant tout le riz du pays générant la famine de la population. Puis la France s'est installée chassant les Japonais. Les Vietnamiens surnommés les fourmis ont réussi à chasser l'éléphant, la France, mais suite au traité de Genève, ce sont les Américains qui se sont installés. La population, a force d'usure, a réussi à les chasser en 1975. Ils ont donc subi beaucoup de préjudices, notamment les bombes au napalm. C'est pourquoi, les Vietnamiens ont décidé de cette fête.

A notre surprise, notre chauffeur s'arrête sur la bande d'arrêt d'urgence de la voie rapide. Il n'y a aucun problème à la voiture, il veut juste acheter du pain.

Nous pouvons reprendre la route vers Nghia Lo. De temps en temps, un peu de pluie mouille le pare-brise ça rafraîchira peut-être un peu.

Nous traversons quelques villages. Tous sont parsemés de panneaux indiquant les plats des restaurants, comme le bœuf Bô, la chèvre Dé et le chien Thit Cho (il s'agit des chiens errants que nous rencontrons. D'ailleurs, ici, les chats sont extrêmement rares, car eux-aussi passent à la casserole). Outre les restaurants, il est possible d'acheter sa viande à des étals sur le trottoir.

Les cultures se succèdent ; riz, maïs, thé vert, canne à sucre...

fruits du dragonnier

Nous empruntons des routes plus ou moins carrossables.

Quand nous nous arrêtons dans les champs de thé vert, il fait du soleil. Il y a des arbustes à perte de vue. Le thé se récolte au petit matin, à la fraîcheur du jour. Il peut ensuite être parfumé avec de la fleur de lotus.

Après cette petite pause, nous poursuivons vers la cuvette de Muong Lo, deuxième grenier à riz du nord-ouest. C'est également la capitale de l'ethnie des Thaïs.

A 13h, nous faisons une pause déjeuner dans un petit restaurant familial Hung Nga à Cat Thinh. Comme la pièce principale est en rénovation, nous mangeons dans la pièce voisine. Notre guide va s'enquérir du menu : riz, poisson au caramel, herbes vertes ressemblant à des épinards et du toffou à la tomate.

Après ce bon repas, nous reprenons la route de montagne et croisons de nombreux villageois agriculteurs-fermiers et artisans.

Vers quinze heures, nous arrivons dans le village de Nghia Lo, où la maîtresse de maison nous accueille avec un verre de thé. Au rez-de-chaussée, des tables sont dressées pour les invités. Les sanitaires sont derrière la maison, et les chambres sont à l'étage.

Nous allons découvrir les villages des environs en vélo avec notre guide. Les habitants nous saluent tous avec le sourire, surtout les enfants qui crient "Hello" sur notre passage et rient quand nous les prenons en photo. Nous empruntons des sentiers plus ou moins praticables suite aux grandes pluies des derniers jours. Nous mettons pied à terre à plusieurs reprises, même sur les ponts qui ne sont pas tous en très bon état. Tous les ponts ont été financés par le Japon mais mériteraient un bon rafraîchissement.

les villages
les villageois
les ponts 


les bœufs 
une tombe (décès récent) 

Notre promenade a duré un peu moins de deux heures, c'était superbe et nous avons dépensé beaucoup de calories. Nous sommes trempés tellement il fait chaud et la douche fraîche est très appréciée avant un repas gargantuesque avec d'autres touristes français.

26
juil

Nous avons bien dormi, malgré la fermeté (dureté) des matelas ; c'est une question d'habitude ; bercés par le chant des cigales et le bruit du fleuve voisin. Réveillés par le coq, nous somnolons encore un peu car il n'est que 5h30. A 7h, nous nous décidons à nous lever sans faire de bruit pour ne pas réveiller les voisins encore endormis. Nous descendons faire un brin de toilette avant un petit déjeuner très copieux : crêpes, omelette, pain toasté, confiture, miel, pastèque, jus de papaye et au choix : café ou thé.

rizière voisine de la maison

L'estomac bien rempli pour entamer la journée, nous faisons nos bagages et repartons sur les routes à la découverte des cultures en terrasse. Nous n'avons que 100 km à parcourir aujourd'hui, mais notre guide nous promet de nombreux arrêts photos pour immortaliser les paysages magnifiques (530 photos).

Avant de commencer notre ascension du col de Chai (1500m d'altitude), nous nous arrêtons dans un petit marché. Le marché officiel se déroule le dimanche, il est alors très important. Aujourd'hui, il est de taille réduite en extérieur et intérieur, mais il est déjà plus grand que chez nous.

Les gens sont très sympathiques et aiment poser pour les photos.

Nous quittons la ville pour la montagne. La conduite est quelque peu sportive.

Nous faisons une pause dans un petit village Thaï et sommes invités à partager le repas chez une famille. Ils préparaient le repas à l'extérieur de l'habitation pour préparer une fête à l'occasion de la guérison de la maîtresse de maison. Nous faisons ainsi connaissance avec l'herboriste reconnu qui l'a guérie. Nos hôtes sont très gentils et se mettent en quatre pour nous faire plaisir. Nous parlons un moment avec eux tout en grignotant (il n'est que 10 h) et prenons congé pour continuer notre visite.

le village
les villageois
le repas de fête à base de viande de porc bouillie et de boudin

Nous poursuivons en faisant de nombreuses pauses. Chaque fois que nous disons "STOP", notre chauffeur s'arrête pour que nous puissions faire toutes les photos que nous désirons.

récolte du maïs planté à flanc de montagne.

Suite à la dernière tempête, de nombreuses routes sont embouées et difficilement traversables.

L'heure du déjeuner est arrivée, nous rejoignons la ville de Tulé pour nous attabler dans un petit restaurant. Pour les non initiés, il ressemble à un petit entrepôt-magasin, les tables et chaises sont installées à côté de sacs de riz, de bâtons d'encens, de vêtements, de parapluies, .... C'est en fait, un petit restaurant familial. Les gérants sont très sympathiques et nous préparent un bon repas, qui comme d'habitude est servi généreusement.

Nous repartons ensuite vers le village de Xapantan ou La Pan Tan pour une promenade dans les hauteurs du village pour pouvoir apprécier le panorama.

Nous empruntons dans un premier temps le sentier le plus "facile". En fait, toujours à cause de la pluie, nous devons marcher dans l'eau et dans la boue. Quand ça devient trop impraticable, nous faisons demi-tour pour prendre le sentier goudronné. Mais celui-ci grimpe beaucoup plus fort et au bout d'une heure et demie, nous faisons demi-tour. Cette balade nous a permis de rencontrer des paysans et des enfants plus ou moins timides devant notre appareil photo, mais tous extrêmement souriants et sympathiques.

grains de riz 

Les visites sont terminées pour aujourd'hui, mais pas les photos.

Nous continuons à mitrailler sur la route nous menant vers la maison d'hôte qui nous accueille ce soir, ainsi que les autres touristes français que nous avons croisés hier. Nous sommes installés dans la chambre nuptiale : une petite chambre pour deux fermée par une porte. Sinon, il y a de petites chambres séparées par des rideaux dans de grands espaces.

Nous avons une demi-heure avant le dîner pour prendre une bonne douche rafraîchissante car aujourd'hui aussi, il a fait très chaud et nous installer dans notre chambre. Ce soir nous dinons en compagnie de notre guide et de notre chauffeur. Le repas est toujours aussi copieux, mais cette fois-ci, nous sommes quatre à le partager.

Après cet agréable moment, nous prenons congés pour nous reposer.

27
juil
27
juil

Cette fois-ci ce sont les klaxons qui nous réveillent à 5h du matin. Mais comme nous sommes fatigués, nous nous rendormons jusqu'à ce que le réveil sonne à 7h. Nous allons nous débarbouiller dans la salle de bain jouxtant les dortoirs et descendons prendre notre petit déjeuner au rez-de-chaussée, sous la maison-chambres d'hôte de la famille Thaï : crêpes + miel.

Le soleil brille, nous avons beaucoup de chance car ce n'était pas le cas il y a quelques jours. Nous croisons les doigts pour que cela perdure. Aujourd'hui, nous avons 160 km à parcourir pour atteindre la ville de montagne Sapa. Il y aura quelques arrêts photo puis nous visiterons la ville et coucherons à l'hôtel.

champs de bambou à flanc de montagne
vermicelles de riz

Durant le trajet, nous discutons avec la guide qui nous renseigne sur les études des enfants, sur les soins de la population rurale mais aussi sur l'habitat des différentes ethnies, notamment sur les maisons avec un toit en forme de carapace de tortue. Cela vient des temps primitifs où la population s'est crue punie par les génies lorsqu'ils ont subi la sécheresse et donc la famine. Les villageois ont beaucoup prié et fait des offrandes. Mais rien n'y faisait. Jusqu'au jour où une tortue est montée sur l'autel des offrandes et la pluie s'est mise à tomber. La tortue a donc été assimilée à la clémence des génies et depuis ce jour, les villageois construisent leurs maisons de cette façon.

maisons avec un toit en forme de carapace de tortue

Un peu plus loin nous passons à côté d'un plan d'eau où des enfants s'amusent. C'est le premier endroit que l'on voit où il possible de se baigner. Bien que le Vietnam soit un pays d'eau, les cours d'eau et plans d'eau que nous avons vus n'étaient pas propices à la baignade.

Nous traversons la plaine de Than, où est située Than Uyen, petite ville célèbre pour ses mines d'or. C'est l'une des quatre grandes plaines du Nord-Ouest du Vietnam.

cueilleuses de thé sur la montagne

Nous quittons la plaine pour monter jusqu'au col de Tram Ton à 2050m d'altitude. Il s'agit du col le plus haut du Vietnam. De là, nous pouvons admirer la fameuse chaîne de montagne de Hoang Lien Son, la plus élevée au Vietnam (et de l'Indochine). La route grimpe à 10%. Les panneaux mettent en garde sur le risque de tomber dans le ravin et la route est parfois très abîmée. A un endroit, il a même fallu s'arrêter car le goudron était trop frais pour passer. Nous avons attendu quelques minutes avant de poursuivre notre chemin.

Au col de Tram Ton, quelques marchands vendent des herbes aromatiques, des couteaux, des fruits et légumes..., ce passage étant très touristique.

Nous faisons une pause un peu plus loin pour photographier la cascade d'argent. Un petit marché y est installé, il est tenu par des personnes de plusieurs ethnies différentes, toutes habillées en tenue traditionnelle. Sur le côté de la route, d'autres petits "magasins" proposent des produits locaux. Une dame nous invite à prendre le thé et nous offre du riz cuit dans un bambou à saucer dans de la poudre de cacahuètes, noix de cajou et sésame : un vrai délice ! Pour la remercier, nous lui achetons un sac de thé au prix très modique de 4€.

orchidées 
la cascade d'argent

Après ce petit moment improvisé, nous retrouvons notre chauffeur pour poursuivre le trajet jusqu'à Sapa, une ancienne station climatique française.

Champs de fleurs qui seront transportées dans la journée jusqu'à Hanoi

Nous déjeunons au Red Dao House. Les serveurs sont en costume traditionnel. Notre menu a déjà été choisi par l'agence, nous n'avons plus qu'à nous régaler.

Nous visitons ensuite le marché couvert de Sapa. Il y a plusieurs parties : les herbes médicinales qui guérissent de tout, les champignons, les piments, les vêtements, les jouets, le restaurant, les fruits et légumes. Nous flânons un peu pour acheter des souvenirs, mais il nous faut marchander. Aucun prix n'est affiché, et c'est un jeu de négocier le tarif des choses. Heureusement que notre guide nous aide.

camion provenant de la Chine toute proche avec des produits qui seront vendus comme étant locaux 

Nous avons un peu chaud et sommes un peu poussiéreux car il y a beaucoup de travaux dans la ville et la tempête n'a rien arrangé charriant de la terre un peu partout. Nous allons donc à notre hôtel pour nous rafraîchir un peu avant une promenade dans la ville avec notre guide.

vue depuis la salle de bain 
vue depuis le petit balcon

Durant notre promenade, nous croisons de nombreuses vietnamiennes en costume traditionnel, certaines se promènent tandis que la majorité d'entre elles essaient de vendre leurs produits. Ce sont d'ailleurs toujours les mêmes. Près de la cathédrale, ce sont de jeunes enfants, avec parfois des bébés sur le dos, qui accostent les touristes.

la cathédrale

Nous grimpons jusqu'à l’hôtel Victoria où nous entrons pour visiter.

Nous faisons ensuite demi-tour vers notre hôtel. Le centre-ville de Sapa est très petit. Il y a quantité de restaurants, de salons de massage et de marchands ambulants.

Arrivés à l'hôtel, nous laissons notre guide pour aller nous promener jusqu'au lac avant que le jour ne se couche grâce au plan fourni par l'hôtel.

Nous clôturons la journée par un dîner au Sapa Lotus, non loin de l'hôtel.

28
juil

La montagne est associée au calme et aux grands espaces. Pour les grands espaces, c'est bien vrai, la vue est magnifique. Mais pour ce qui est du calme à Sapa, nous en sommes loin. En plus des bruits habituels de la circulation, les bruits de chantier n'ont cessé qu'à 23h et ont repris ce matin dès 5h. Normalement, les ouvriers ne travaillent que huit heures par jour mais quand il y a des chantiers urgents, cette règle ne s'applique plus. Le donneur d'ordre paie davantage ses ouvriers, c'est tout. Malgré cela, nous avons quand même bien dormi et sommes bien reposés pour attaquer cette nouvelle journée à la rencontre des H'mong noirs.

la montagne à 7h, non encore ensoleillée 
les chantiers voisins de l'hôtel 

Nous montons prendre notre petit déjeuner au neuvième, deux étages au dessus du nôtre, qui est lui-même un étage au-dessus de la réception (qui est au niveau de la rue, mais l'arrière de l'hôtel est plus bas). Le restaurant donne sur la montagne et la petite terrasse est très prisée. Le choix est grand et contente toutes les nationalités. Il y a de nombreux touristes dans cette ville, notamment des chinois vue la proximité de leur pays.

A 9h15, nous retrouvons notre guide et récupérons nos passeports à la réception car nous dormons ailleurs cette nuit. A la sortie de l'hôtel, les marchands sont déjà présents pour attraper les touristes. Notre chauffeur s’insère dans la circulation et nous quittons le centre ville de Sapa. Notre guide a dû s'acquitter d'une redevance pour avoir l'autorisation de visiter les villages H'mong un peu plus bas.

les marchandes à Sapa
la vallée de Muong Hoa

Nous descendons de voiture après quatre kilomètres et sommes accueillis par une maman et son bébé avec la belle-mère. Elles vont nous accompagner tout le long de notre visite des villages de Ta Van et Lao Chai. A la fin de la visite, nous leur achèterons quelques articles pour les remercier.

nos accompagnatrices 

Sur le chemin, il y a de nombreuses dames avec leurs enfants qui tentent de vendre des articles en tissu aux touristes. Il y a également des ateliers de taille de pierre, de tissage, de petites échoppes, ...

teinture indigo
broderie 
 vêtements traditionnels des H'mong 
séchage du chanvre 

Quand nous rencontrons des enfants, nous leur donnons des bonbons (que notre guide a eu la prévenance de prendre)

grains de riz
élevage de saumons 

L'heure du déjeuner a sonné. Nous profitons de ce moment pour nous rafraîchir, car il fait très chaud (mais on ne va pas s'en plaindre !).

Après ce bon repas, nous nous remettons en route. La ballade est agréable, nous marchons à notre rythme, nous arrêtant de temps en temps pour prendre des photos et écouter les explications de notre guide qui en connaît un rayon sur toutes les plantes.

bâtons d'encens : bâtons d'arbre de la forêt enrobé de poudre de cannelle et anis étoilée collées par du riz gluant.
maison typique : étable + habitation 

La visite se termine, nous retrouvons notre chauffeur à la sortie du village. Comme il n'a pas encore terminé son repas, nous en profitons pour prendre un excellent café filtre noir.

Il nous faut maintenant quitter cette magnifique vallée pour rejoindre notre prochain lieu de chute à Na Hô à 140km, soit environ 3h de route. Notre chauffeur tente de prendre un raccourci, mais n'ayant pas de GPS, il se trompe deux fois de route et doit demander sa route à des passants il faut dire qu'il n'y a aucun panneau de direction. L'état des routes n'est pas très bon, et la tempête n'a pas amélioré les choses. Parfois il ne reste plus que le passage pour une voiture, le restant de la route étant encore encombré par des pierres, des brisures d'arbres et des cailloux. A d'autres, il y a d'énormes trous dans la chaussée. Mais nous arrivons à bon port grâce à notre bon chauffeur et qui en plus s'arrête dès qu'on lui demande pour des pauses photos.


cannelle

Arrivé dans le petit village, ou hameau, de Na Hô, nous laissons la voiture à l'entrée et notre hôtesse Tay vient nous accueillir et emporte notre sac de voyage sur son scooter. La maison est toute proche, nous y sommes accueillis "à bras ouverts" avec le thé de bienvenue.

Nous nous installons dans notre chambre à l'étage et redescendons pour aller faire un petit tour dans le village, mais la grand-mère se met à ramasser le maïs qui séche dans la cour, car il va pleuvoir. Nous avons du mal à la croire car le ciel est magnifique et il fait très chaud. Nous l'aidons à ramasser les épis pour les mettre à l'abri sous l'auvent et effectivement, il se met à pleuvoir des cordes pendant cinq minutes. Pendant l'averse, nous rentrons pour continuer notre petit travail : enlever les grains des épis. Le petit garçon de trois ans vient nous prêter main forte (enfin presque, il préfère jouer avec les épis). La pluie terminée, le sol se met à fumer.

notre chambre

A 19h, alors que le soleil est couché, nous allons dîner avec toute la famille, notre guide et notre chauffeur. C'est sympathique de manger tous ensemble dans leur séjour-cuisine.

Nous remercions la famille pour ce bon repas et allons nous coucher sous la moustiquaire.

29
juil

Bien que nous ayons eu du mal à nous endormir, ayant peur de nous faire piquer, le sommeil nous a attrapés. Le cri du coq de 4h20 nous a fait ouvrir un œil, mais il a fallu attendre le second concert à 6h45 pour nous réveiller totalement. Toute la maisonnée est déjà debout quand nous descendons prendre notre petit déjeuner que la guide et la maîtresse de maison nous ont préparé.

La journée promet d'être chaude et ensoleillée, tant mieux pour nous, touristes. Nous saluons la famille et partons faire des emplettes au marché hebdomadaire de Can Cau dans la montagne.

Quand nous arrivons au marché, nous voyons quantité de scooters garés sur les côtés de la route. Ils appartiennent aux habitants des environs (des H'mong bariolés) qui sont venus ici pour la plupart en deux roues, les plus pauvres viennent à pied, devant parfois se lever la nuit pour arriver à l'ouverture. Dans ce marché, on trouve de tout, des fruits & légumes, des vêtements, des objets de la vie courante, des bœufs, chiens, cochons, oiseaux, ... et de la restauration. Mieux vaut ne pas venir avec des chaussures claires, car nous marchons dans la terre, mais plus souvent dans de la boue. Pour aller voir les bœufs et buffles, il faut emprunter un tout petit sentier accidenté de cailloux et de boue, passer au milieu des bêtes jusqu'à les frôler (sans risque apparemment).

les H'mong bariolés 
les volailles 
les chiens
les cochons
la restauration 
les bœufs et buffles 
les oiseaux 
les vêtements

Nous nous arrêtons à quelques étals pour marchander un peu, comme c'est chose courante ici, et quittons le marché quelque peu crottés. Notre chauffeur nous conduit dans la ville voisine à Bac Ha pour visiter le palais du roi des Hmong : Hoang A Tuong. Ce palais a été construit par les Français au début du XX°s.

Hoang A Tuong
boutiques dans le palais 
pont pour entrer dans la ville

Nous remontons la rue principale et entrons dans un restaurant local pour déjeuner. Il y a affluence à notre arrivée, à croire que tous les touristes veulent se restaurer en même temps. Le menu se composent de 7 plats. Et bien que l'on soit deux nos portions sont les mêmes que celles de nos quatre voisins.

Nous repartons ensuite sans trop traîner, car nous retournons sur Hanoi, à 270km d'ici, soit environ 4h de route. A peine montés dans la voiture, la pluie se met à tomber. Le temps de prendre une photo des vitres mouillées et c'est déjà fini. Les gouttes ont seulement humidifié les grains de maïs qui sèchent un eu partout devant les habitations.

Nous empruntons un moment les routes défoncées qui font la jonction entre les différents villages jusqu'à arriver à l'embranchement de l'autoroute. Il y a tantôt une voie, tantôt deux avec une bande d'arrêt d'urgence. La vitesse est parfois limitée à 40 ou 60km/h (120km/h sur la dernière portion). Ça double à gauche, à droite, sur la bande d'arrêt d'urgence, sur la voie contraire. Les Vietnamiens doivent avoir un ange gardien avec eux. Nous avons également vu des personnes attendant leur bus assis sur la glissière de sécurité !

l'autoroute vers Hanoi

Nous apercevons quelques églises ou chapelles.

Quand nous arrivons à Hanoi, nous retrouvons l'effervescence de la capitale. La vie de la ville est très différente de la montagne, mais nous retrouvons rapidement nos réflexes.

Ce soir, nous dormons à l'hôtel Noble Boutique comme à notre arrivée, il y a déjà une semaine. Notre chambre au 9°étage donne sur une rue passante.

La chaleur étant étouffante, surtout après plusieurs heures passées dans une voiture climatisée, nous nous rafraîchissons un moment dans notre chambre avant de redescendre prendre un bain de foule. Le marché de nuit est en train de s'installer dans la rue menant au lac.

Nous l'empruntons comme quantité de touristes tout en nous dirigeant vers le plus ancien restaurant du Vietnam, Chà ca la vong (1871). Ce restaurant existe depuis plus de cent ans, à travers cinq générations successives. Il est maintenant très célèbre au Vietnam et à l'étranger. On y sert un plat unique : le poisson grillé avec du vermicelle de riz au prix de 170 000 dongs par personne. La salle du restaurant se trouve à l'étage, il faut monter un petit escalier en bois pour y accéder.

Après ce bon repas, nous reprenons la rue du marché de nuit, maintenant bondée, pour rentrer à l'hôtel nous reposer, car demain nous devons nous lever tôt pour aller à la baie d'Halong.

30
juil

Réveillés à 6h30, nous descendons prendre notre petit déjeuner. Nos bagages sont déjà faits : nos gros sacs pour l'aéroport demain soir et un plus petit sac pour notre croisière sur la Baie d'Ha Long.

Nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui vont nous conduire jusqu'à notre embarcadère. Nous avons 4 heures de route pour 180km.

Nous quittons Hanoi à 7h15. A cette heure-ci, un dimanche matin, les rues sont calmes. Nous voyons quelques habitants manger leur riz attablés sur le trottoir, d'autres reviennent du lac où ils sont allés faire du sport de bon matin. La circulation est fluide. Il fait déjà 36° avec de la brume qui disparaît au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la province d'Hanoi.

A mi-chemin, nous nous arrêtons dans un centre d'accueil et de travail pour les handicapés. Nous les voyons travailler des broderies en soie. Nous pouvons en acheter, mais aussi de nombreux articles produits ailleurs au Vietnam.

Le long de la route, nous voyons quelques petits "châteaux". Les maisons au Vietnam sont habituellement très étroites car les taxes sont basées sur la largeur de la façade. Les maisons plus larges indiquent que les propriétaires sont plus aisés (ou il s'agit de bâtiments de l'administration), et quand il s'agit de petits "châteaux", c'est qu'ils sont très riches.

Comme nous avons de l'avance sur l'horaire, notre guide nous propose de nous arrêter dans un élevage d'huîtres pour les perles. Une jeune fille vient nous expliquer en français les différentes sortes de perles : Akoya, Southsea et Tahiti. Puis nous voyons comment la perle est introduite dans l'huître avec un antibiotique pour que l'huître puisse la recouvrir de nacre.

L'huître est ensuite remise à l'eau pour plusieurs mois avant de pouvoir récupérer la perle.

L'étape suivante consiste à utiliser cette perle en bijou et la nacre en objet décoratif.

Nous faisons ensuite un tour dans leur grand magasin; Il y a de très beaux bijoux et de qualité différentes (et donc de tarifs différents).

Après cette visite très intéressante, nous reprenons la route vers Halong. Il y a de très nombreux hôtels tous plus hauts les uns que les autres. Il y a même un téléphérique pour voir la baie de haut. Les cars de touristes se multiplient. Il y a foule aux embarcadères.

Nous continuons la route pour embarquer dans une petite jonque en bois qui naviguera dans des eaux plus calmes loin des grandes embarcations. Nous arrivons à l'avance dans la salle d'attente et voyons passer de nombreux groupes. Il fait de plus en plus chaud à l'extérieur et nous sommes contents de pouvoir profiter de cette salle climatisée tout en buvant un café offert par la maison.

Notre billet en main nous pouvons avancer jusqu'au contrôle des billets et monter dans un petit bateau qui va nous emmener jusqu'à la jonque. Nous mettons un gilet de sauvetage tandis qu'une guide anglophone nous explique le programme.

Nous commençons par un verre d’accueil, le temps que la jonque prenne le large et qu'on nous remette la clé de notre cabine.

vue depuis la cabine 
le restaurant 

Nous déposons nos sacs dans la cabine et retournons au restaurant pour le déjeuner. Mais auparavant, nous montons sur le pont supérieur faire quelques photos de ce paysage étrange. Selon la légende, toutes ces petites montagnes dans la baie résulteraient de la guerre entre les génies dragons et les bons génies.

 la Baie de Bai Tu Long

Notre guide nous laisse une bonne demi-heure pour profiter du panorama et nous préparer pour la baignade.

Pour nous rendre jusqu'à la plage, nous reprenons la navette. La plage est très propre et entourée de verdure. L'eau est chaude et nous n'avons aucun mal à y entrer pour ce moment inoubliable.

La séance de détente aquatique terminée, nous reprenons toutes nos affaires et montons dans un canoé pour nous balader sur ces eaux turquoises. Nous entrons dans la grotte de Thien Canh Son mais nous ne pouvons nous y baigner car l'eau est trop haute. C'est ici que les pêcheurs se mettent à l'abri quand il pleut.

Nous rejoignons le bateau ancré dans la baie et allons nous préparer pour la soirée. Nous faisons tous connaissance autour d'un apéritif sucré ; milkshake de banane et fruits. Puis nous allons dîner avec la surprise du chef : la cuisson express des crevettes.

Nous terminons ce repas par un casse-tête vietnamien.

31
juil

Réveillés aux aurores, à 5h, par la chaleur de la chambre (nous avions diminué la clim pour ne pas attraper d'angine), nous prenons une douche très fraîche et sortons sur le pont pour admirer le paysage encore plus magnifique qu'hier par cette lumière matinale. Heureusement, nous avions prévu une carte photo de grande capacité.

Vers 6h, nous sommes rejoints par d'autres passagers et à 6h30, le soleil fait son apparition derrière une montagne. C'est sublime. C'est également l'heure du Taï Chi. Bien que les mouvements soient lents, le tee-shirt est de suite trempé.

A 7h, nous nous détachons avec bien du mal de cette vue pour aller prendre notre petit déjeuner sucré / salé au choix.

Le temps que nous nous restaurions, l'équipage a largué les amarres pour un endroit plus fréquenté. C'est le point de rendez-vous pour la visite de la grotte prévue au programme. La croisière ne dure qu'une journée et une nuit, mais nous sommes bien occupés. Tout est planifié, même le temps de la douche.

Notre prochain rendez-vous n'étant que dans trente minutes, nous allons prendre un bain de soleil sur le pont afin de pouvoir admirer encore et encore cet endroit paradisiaque.

A 8h tapante, nous sommes tous dans la petite navette attachée au bateau, prêts pour la visite de la grotte. Seulement, nous ne sommes pas les seuls et il faut attendre un moment au soleil (et à la chaleur). Cette grotte a servi pendant très longtemps à des familles de pêcheurs. Ce n'est que récemment qu'elle fut transformée en site touristique. Nous grimpons quelques marches pour accéder à l'entrée de la grotte, puis descendons dans une première salle. Un autre escalier de roche nous permet d'accéder à une seconde salle plus grande ou un rai de lumière fait le spectacle. Les touristes font la queue pour y être photographier. Nous pouvons sortir au fond de la salle et ainsi avoir une vue ensoleillée sur la baie tout en étant protégé par les feuillages.


Avant de retourner à la jonque, nous passons par la plage de sable fin. Nous ne pouvons malheureusement pas nous baigner, la tentation est forte, mais nous obéissons à notre guide Mia. Nous ne mettons que les pieds dans l'eau au milieu de jolis petits poissons.

Nous nous rinçons les pieds et les chaussures avant de remonter dans la navette, revêtons nos gilets de sauvetage et repartons vers la jonque pour une bonne douche, nous avons souffert de la chaleur, mais ça en valait la peine. A 9h30, il faut libérer les cabines pour que l'équipage puisse les préparer pour les touristes suivants.

Nous mettons maintenant le cap vers le port. Comme nous voulons profiter de la navigation, nous allons sur le pont. Nous nous asseyons dans un fauteuil à l'ombre et nous assistons à la compétition des gouttes de sueur. Une goutte perle sur la tempe, descend le long de la joue, bientôt rattrapée par une autre goutte venue du front, laissant au passage des concurrentes à hauteur des yeux. Puis ce sont d'autres gouttes venues de l'autre côté du visage qui tentent un sprint. Et comme l'union fait la force, elles se regroupent avant le grand saut du menton sur le tee-shirt. Et comme les concurrentes sont nombreuses, le tee-shirt est rapidement trempé. Nous ne tenons pas plus de dix minutes et rentrons dans la salle climatisée du restaurant.

A la suite du programme : démonstration de découpe de fruits & légumes par un jeune artiste-cuisinier de 20 ans.

Ensuite Mia nous montre comment confectionner un rouleau vietnamien.

Nous nous y essayons aussi et pouvons déguster nos préparations.

Nous sommes arrivés au port entre temps. Mais nous restons à bord pour le déjeuner.

La croisière est terminée, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur avec nos sacs de voyage, pour 4h de route jusqu'à l'aéroport d'Hanoi. Chi nous dit qu'il a plu très fort hier après-midi en ville pendant 40mn, à ce moment-là nous avions entendu le tonnerre, mais sans voir la pluie.

Nous faisons quelques pauses sur la route pour nous rafraîchir, faire des emplettes, boire un café,... et faire des photos !


champ de lotus 

Nous arrivons à l'aéroport d'Hanoi avec quatre heure avant le décollage. Ce qui nous laisse le temps de dire au revoir à notre guide qui s'est occupée d'imprimer nos billets de vol tandis que nous attendions pour enregistrer nos bagages. Nous la remercions pour ce séjour dans le nord du Vietnam. Voici ses coordonnées (avec son accord) pour d'éventuels candidats au voyage dans ce très beau pays.

Le passage des contrôles est très rapide. Il faut cependant se déchausser et même enlever les montres en plastique. L'aéroport de vols domestiques n'est pas encore terminé.

Vers 18h, nous allons manger un sandwich au Burger King car l'embarquement est prévu à 18h55 pour un vol à 19h35. Mais une très grosse averse retarde les décollages et nous partons finalement avec 30mn de retard.

Nous sommes un peu secoués pendant le vol, surtout au décollage et peu avant l’atterrissage. C'est comme dans un parc d'attraction, niveau familial sans risque pour le cœur. Nous récupérons nos bagages, montrons nos tickets de bagages pour pouvoir sortir de l'aéroport où un chauffeur nous attend pour nous conduire jusqu'à notre hôtel. A Hué, il fait encore 32° à 22h. Quand nous arrivons à l'Orchid Hotel, le réceptionniste nous accueille très gentiment en essayant de parler français. Tandis qu'il reprend les informations de nos passeports, un jeune homme en scooter a un petit accrochage et perd ses glaçons sur la chaussée devant un trentaine de spectateurs attablés à de petites tables sur le trottoir. Quant à nous, nous montons à notre chambre pour nous reposer car la journée fut longue et demain nous partons à la visite de la ville dès 8h30.

1
août

La nuit fut calme, il y a moins de bruit à Hué qu'à Hanoi. Quand nous descendons prendre notre petit déjeuner à 8h, il y a de l'affluence dans la petite salle de restauration (20 places maximum). Il faut patienter un peu pour avoir une table. Nous la partageons d'ailleurs volontiers avec un autre couple. Il y a quantité de fruits vietnamiens ainsi que des viennoiseries et de la charcuterie, sans compter la possibilité de commander des plats.

A 8h30, nous faisons connaissance avec notre guide pour Hué, Kien. C'est un jeune professeur de français qui s'est reconverti en guide, puisqu'il y de moins en moins d'élèves qui apprennent le français.

Notre hôtel est situé à côté de la rivière aux fleurs, non loin de la cité interdite par laquelle nous commençons notre visite. La première chose que nous voyons ressemble à une citadelle Vauban, mais passé les premiers remparts, nous arrivons devant un bâtiment magnifique asiatique.

La citadelle fut construite de 1805 à 1832 sur une superficie de 5,2km². Elle comprend trois enceintes : l'enceinte de protection, la cité impériale et la cité pourpre interdite. De nombreux bâtiments ont été détruits par les américains lors de la guerre. Certains ont déjà été reconstruits ou rénovés, mais cela coûte très cher. D'autant plus, qu'il faut également les traiter régulièrement contre les termites, les bâtiments étant en bois.

Notre guide nous emmène à travers le site, nous faisant remarquer quelques détails architecturaux. Dans les temples, il est interdit de prendre des photos, il faut se déchausser et enlever la casquette.



Nous assistons à un petit spectacle dans le théâtre impérial. Ce n'était pas prévu au programme, mais Kien nous l'a proposé et nous en sommes ravis.

Nous ne pouvons rester plus longtemps car nous avons d'autres sites à visiter aujourd'hui, mais nous aurions pu rester ici toute la journée, tellement il y a de choses à voir. Nous poursuivons donc par le marché de Dong Ba. Il y a de nombreux commerçants en tout genre. Nous passons par les fruits & légumes, la viande, le poisson, les vêtements, les offrandes (copies factices d'objets modernes du quotidien : billets de banque, climatiseurs, réfrigérateurs, télévisions, smartphones, voitures (miniatures)... ) .... Il y a même des voyantes qui attendent les clients.

Il fait déjà très chaud (34°) et nous apprécions les endroits ombragés du marché.

Nous retrouvons avec plaisir la voiture climatisée après cette promenade dans le marché. Et allons non loin de notre hôtel pour le déjeuner.

Nous quittons maintenant le centre ville de Hué pour nous éloigner dans la campagne. De grands bâtiments sont en construction, de nouveaux quartiers résidentiels sortent de terre. Les routes sont très larges et en bon état, contrairement à ce que nous avons vu au nord d'Hanoi.

Nous arrivons dans le village de Thanh Thuy. Il y a un très vieux pont, le pont de Thanh Toan, créé au XVI°s par une riche famille pour faciliter la circulation des villageois entre les différents villages. C'est un pont de bois décoré. Les gens y viennent encore aujourd'hui se reposer à l'ombre.

Nous nous promenons dans le village, le long de l'eau. La vie est calme, loin des klaxons. Les villageois vivent de la culture du riz et en dehors de la saison de récolte, les hommes trouvent du travail dans le bâtiment ou les magasins en ville et les femmes vendent des produits sur les marchés.

Dans le village, nous voyons de nombreux autels pour les ancêtres et les "morts errants" (vietnamiens morts pendant la guerre avec les Américains), ainsi que des temples en mémoires des défunts des familles.


Après ce petit moment de détente, nous partons pour le lagon Chuon (partie du lagon Tam Giang), où nous embarquons dans une barque pour touristes (avec une protection solaire) pour une excursion à travers les parcs à crevettes.

Bien qu'il ne soit que quinze heures, nous nous installons dans le restaurant sur pilotis pour déguster des palourdes et des crevettes, accompagnées de thé.

Avant de quitter cet endroit, je profite de la hauteur des pilotis pour faire quelques photos au-dessus des filets protecteurs des parcs. Les petites cabanes servent à la surveillances envers les braconniers.

Les visites guidées sont terminées pour aujourd'hui, nous regagnons notre hôtel vers 16h. Ce qui nous laisse du temps pour aller nous balader le long de la rivière aux parfums et terminer ainsi cette journée en prenant un repas léger.




2
août

Nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel de Hué. Nos bagages sont prêts. A 9h, notre guide passe nous chercher pour terminer notre découverte de la ville de Hué avant de partir vers notre prochaine destination, Hoi An, 120 km plus au sud.

Nous commençons par la visite de la pagode Tu Hieu. C'est aujourd'hui encore un monastère pour hommes. Nous en croisons un en scooter avant d'arriver. Le monastère est construit dans un immense parc ombragé. A l'entrée, il y a un grand bassin rempli de poissons chats, les moines étant végétaliens, les poissons ne craignent rien. Chaque année, ils se multiplient car lors d'une fête religieuse, d'autres poissons chats et tortues sont ajoutés en offrande dans le bassin.

le bassin avec les poissons chats et tortues

En empruntant une allée étroite, nous arrivons près du cimetière des moines et eunuques et de la cloche. Beaucoup de bâtiments sont en rénovation. Les tombes semblent être en pierre, en réalité, elles sont construites en briques recouvertes d'une sorte de ciment.

cimetière des moines
cimetière des eunuques 
cimetière des moines plus importants 
la cloche
la pagode
les jardins
le bouddha du bonheur 
le réfectoire 
la déesse 

Nous quittons à regret ce lieu de recueillement, d'autant plus qu'il y avait un semblant de fraîcheur sous ces arbres. Il fait déjà 39° à 10h. Sur ce, nous nous remettons en route pour aller visiter le tombeau impérial de Tu Duc, très réputé et reconnu comme étant le plus beau et le plus majestueux. Ce site fut décidé du vivant du roi par un sourcier pour qu'il soit parfait et lui permette de passer de la vie terrestre à la vie éternelle. Selon la distance à parcourir, il utilisait la chaise à porteurs, le cheval ou l'éléphant. Il mangeait énormément et travaillait très peu (2 jours par mois, de 8h à 18h avec une heure pour le déjeuner). Ses très nombreuses concubines logeaient non loin de lui.

le temple Chi Khiêm pour les concubines du roi
la maison des concubines détruite par les typhons 
le théâtre impérial 
la chaise à porteurs
tableaux de verre peints sur l'envers 
bonzaïs en or et jade 
ensemble du tombeau 



Le site est immense. Il faudrait y rester plusieurs heures. Bien que nous ayons pris notre temps, nous n'avons pas croisé grand monde, car les touristes vietnamiens viennent plus tôt et se dépêchent pour visiter.

Nous continuons par la visite d'un petit étal de marché pour l'explication de la fabrication des bâtons d'encens et des chapeaux coniques (l'agence nous en offre deux). Nous en profitons pour faire des emplettes.

les bâtons d'encens à la cannelle, au santal et à la citronnelle 
le chapeau conique 

Étape suivante : le restaurant grand luxe et ses multiples plats vietnamiens

Nous quittons maintenant la province de Hué pour Danang à 120 km au Sud, en passant par le village des cigognes. Il tient ce nom de la présence des cigognes il y a très longtemps. Aujourd'hui, le nom reste malgré le fait que les cigognes furent très appréciées (gustativement parlant) par les villageois et ont totalement disparues. Nous longeons le lagon puis la mer d'un côté de la route et la montagne de l'autre, jusqu'au col des nuages. Là, nous nous arrêtons pour profiter du panorama. A cet endroit, il reste un blockhaus américain à côté des ruines des maisons des mandarins.


le col des nuages

De là-haut, nous avons une vue sur la ville de Da Nang, nouvelle Singapour selon notre guide. Le prix des terrains a flambé. Les Chinois et les Japonnais se sont installés. Les immeubles grand standing sortent de terre. Même les morts ne sont plus tranquilles, un cimetière a été déplacé pour faire place à un hôtel.

Da Nang, sa mairie et un pont de dragon illuminé le samedi et le dimanche

A seize heures, notre guide nous improvise une visite d'une marbrerie. Le marbre provient des montagnes voisines.

Nous arrivons bientôt à Hoi An, ville prisée par les Européens qui apprécient son calme et la proximité avec la mer. Ici, il est facile de se promener à vélo dans la campagne. Hoi An est la ville des lanternes.

Kien nous emmène ensuite dans une fabrique de soie. Une charmante dame nous explique l'élevage des vers à soie, le tissage, la broderie, la confection des robes, ainsi que la fabrication des lanternes.

Nous regagnons notre nouvel hôtel pour cette nuit : le Like Hoi An Hotel. Nous sommes accueillis par un verre de thé glacé au gingembre. Nous déposons nos affaires, prenons une bonne douche très fraîche et repartons en navette (gratuite) vers la vieille ville.

Le soleil s'est couché, ce qui rend le spectacle des lanternes encore plus beau. Toutes les maisons et les boutiques sont décorées de lanternes multicolores et de formes variées. Nous arrivons jusqu'à une rivière où les touristes peuvent faire un tour en barque et déposer un lumignon sur l'eau. Il y a foule ici.

Devant reprendre la navette de retour à 21h, nous prenons un repas sur le pouce dans un petit restau près du marché de nuit.

Nous retournons à l'hôtel nous reposer pour être en forme pour la rando vélo et pédestre de demain.

3
août
3
août

Le réveil est difficile. Nous aurions bien aimé faire la grasse matinée, mais ce matin, nous partons en vélo dans la campagne de Hoi An. Pour ce faire, nous prenons quelques forces au restaurant. Le petit déjeuner est présenté dans une barque (une partie seulement, les plats chauds et viennoiseries se trouvent sur le côté).

A 8h30, nous retrouvons Kiêm à l’accueil de l'hôtel. Nous empruntons trois vélos de l'hôtel pour notre virée à travers les rizières. Le terrain est plat, le soleil brille, la circulation presque inexistante. Nous croisons des paysans, des pêcheurs, des buffles. Je profite de l'occasion pour un baptême à dos de buffle. C'est très confortable (tant qu'il ne charge pas !).

les rizières 
les grains de riz non encore à maturité dans l'épi. 
les buffles
les fleurs et les fruits 
le cimetière 
l'élevage de crevettes 
temple des ancêtres
salle de fitness en plein air

Nous arrivons ainsi près du cours d'eau qui traverse Hoi An. Nous traversons tant bien que mal un marché, slalomant entre les marchands, les acheteurs et les touristes. Dans la vieille ville, il y a moins de monde. La ville est historiquement composée des quartiers chinois, japonnais et français. Aujourd'hui, ce sont tous des Vietnamiens qui habitent ces quartiers mélangeant les trois styles d'architecture. Pour entrer dans la vieille ville, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée.

séchage de crevettes 
le marché
la vieille ville

Nous faisons une pause dans une ancienne maison pour assister à un petit spectacle traditionnel.

Nous déposons nos vélos dans la cour du temple chinois et continuons notre visite à pied. Le temple chinois a été érigé pour célébrer la déesse, protectrice des marins et des sages-femmes.


Nous continuons à nous promener dans le quartier chinois avec ses anciennes maisons de bois. Nous entrons dans l'une d'entre elles, dans la même famille depuis sept générations (plus de deux siècles). Elle est ouverte aux touristes pour la visite. On vous sert le thé et vous pouvez acheter un souvenir ou faire un don. Il y a quelques objets anciens ayant appartenu à la famille. Sur un pilier de bois, les différentes crues sont indiquées, notamment celles de 1964 à plus de trois mètres. Au plafond, une trappe permet de monter les petits meubles à l'aide d'une poulie lors des inondations. Il y en a pratiquement tous les ans. Au centre de la maison, un patio donne de la lumière à l'habitation très étroite et mitoyenne des deux côtés.


la maison Tan Ky 


vélos en bambou 
maison d'inspiration française

Nous quittons le quartier chinois pour entrer dans le quartier japonais en traversant un très vieux pont commencé à l'année du singe et terminé à l'année du chien, ce qui explique les statues à l'entrée et à la sortie du pont.

le pont japonais

Nous entrons ensuite dans une autre maison ancienne mariant les styles vietnamiens, japonais et chinois. Une jeune fille vient nous raconter l'histoire de la maison en français et nous fait visiter la demeure. Dans cette maison, il est possible d'acheter des nappes et serviettes brodées, du textile, des souvenirs divers et variés.

la maison Phung Hung.

La visite de la vieille ville de Hoi An, classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco, se termine. Nous retournons chercher nos vélos pour nous rendre jusqu'au restaurant le long de l'eau.

Après ce repas gargantuesque, nous éliminons quelques calories en pédalant sous le soleil jusqu'à l'hôtel Like Hoi An.

Notre guide nous invite à prendre une douche près de la piscine avant de partir pour l'aéroport de Da Nang. Enfin, c'est ce que nous avions compris, en fait nous pouvions profiter de la piscine et des douches. Qu'à cela ne tienne, nous récupérons nos maillots dans les valises et allons nager un quart d'heure.

A 15h, nous chargeons la voiture et nous reprenons la route vers Da Nang. A l'aéroport, Kiêm nous aide pour l'enregistrement des bagages, et nous prenons congés jusqu'à une prochaine fois. (ses coordonnées avec son accord : +84 905 84 80 42). Nous avons environ une heure à attendre avant l'embarquement, le contrôle des bagages et des papiers ayant été rapides. Nous en profitons pour prendre une glace, car nous avons eu très chaud ce matin. Dans l'avion, nous avons beaucoup de place pour étendre les jambes, car nous sommes assis à côté de l'issue de secours. Par contre, nous n'avons pas de hublot et le steward nous recommande de ne pas ouvrir la porte (pourquoi donc ?). Le vol dure une heure cinq avec quelques petites turbulences faisant grincer la porte. Il fait nuit quand nous arrivons à Saigon ou Ho Chi Minh, et il ne fait plus que 28°, mais c'est toujours très chaud pour nous. Les bagages arrivent très vite et nous rencontrons notre chauffeur qui va nous emmener jusqu'à l'hôtel Ruby River. Quelques gouttes mouillent le parebrise et nous voyons apparaître de drôles d'équipages motorisés : un scooter montés par deux ou trois personnes dissimulées sous des capes multicolores. Ils sont rigolos les Vietnamiens, quand il y a du soleil, ils se cachent des rayons du soleil avec des vêtements à longues manches et un masque et quand il pleut à peine quelques gouttes, ce sont des capes ou autres protections plastiques.

Saigon 

A l'hôtel, nous sommes invités à passer dans le salon, le temps que la réception enregistre nos passeports

Ruby River 

Nous décidons ensuite de sortir pour dîner. A peine empruntons nous la rue face à l'hôtel, qu'un rat se sauve devant nos pieds. Nous persévérons mais deux mètres plus loin, ce sont deux rats qui se mettent à l'abri. Il n'en faut pas plus pour que nous fassions demi-tour. Bien que l'hôtel soit bien étoilé, le quartier n'est pas très accueillant. Et à part des "restaurants" où nous n'avons pas envie d'entrer, des cafés et des bars à jus de fruit, nous ne trouvons rien pour nous restaurer. Nous regagnons donc notre hôtel, pour dîner au restaurant du 9° étage à un tarif tout à fait abordable avec un choix de plats varié.

C'est l'heure de se coucher.

4
août

Du huitième étage, nous n'entendons pas la circulation. C'est donc bien reposés que nous montons au neuvième prendre notre petit déjeuner. Le choix est un peu restreint ou sommes nous devenus plus exigeants suite aux quelques hôtels où nous sommes descendus ces quinze derniers jours.

A 8h30, nous faisons connaissance avec notre guide Quang pour le Sud du Vietnam. Il aime bien plaisanter tout en nous donnant toutes les explications sur Saigon et le pays en général. A Saigon, il y a environ 10 000 000 d'habitants sur une superficie plus petite que Hanoi, avec un scooter pour deux ; une vingtaine d'arrondissements, une forte population chinoise, des bâtiments anciens du temps de la colonisation française et de très grandes tours.

Nous débutons notre visite par le quartier chinois de Cholon avec son immense marché quotidien, le Binh Tay. Comme nous le fait remarquer le guide, les Chinois sont un peu moins souriants que les Vietnamiens, ils paraissent plus stressés. Dans ce marché, nous trouvons davantage de nourriture séchées que dans les marchés que nous avons vus précédemment, que ce soit du poisson, de la viande ou des fruits.

les crevettes et poissons
la viande 
tiges de lotus 
champignons et épices 
les fruits 
galettes de chrysanthèmes 
la restauration 

Nous allons un peu plus loin à la pagode Thiên Hâu à côté de laquelle il y une école comme veut la tradition. Au carrefour, nous nous interrogeons en voyant des personnes assises sur le trottoir devant des cages d'oiseaux. Il s'agit en fait d'oiseaux que l'on peut acheter pour les relâcher devant la pagode en offrande pour réaliser une prière.

Nous poursuivons notre chemin vers l'ancien quartier colonial français.

le réseau électrique vietnamien 
le karaoké est une passion nationale (=chanter sans orchestre)

Nous arrivons ainsi devant la Cathédrale Notre-Dame de Saigon (actuellement en restauration). Elle fut construite de 1877 à 1883 avec des briques de Toulouse (plus résistantes à la mousse que les briques vietnamiennes), les tuiles de Marseille, les vitraux de Grenoble et de Chartres. La statue de la Vierge a été réalisée en Italie.

Cathédrale Notre-Dame de Saigon 

A côté, se trouve la poste toujours en activité alors qu'elle est bondée de touristes. Les cabines téléphoniques ont été transformées en distributeur automatique de billets.

Dans les allées latérales, de petites boutiques se sont installées (les prix sont très raisonnables). On y trouve le café d'écureuil : les grains de café sont ingérés puis digérés par les écureuils et enfin torréfiés.

Nous empruntons la rue Dong Khoi, l'ancienne rue Catinat appréciée de Français. Cette rue porte maintenant le nom de la révolte de Vietnamiens contre les Américains.

Au bout de cette rue, nous arrivons à l'hôtel de ville, également de type français. Face à ce bâtiment, Ho Chi Minh et les champs Élysées, Nguyen Hue ! (plaisanterie du guide) jusqu'à la rivière de Saigon.

Avant de redescendre cette avenue, nous faisons un crochet pour voir l'Opéra où des étudiants fêtent la remise de leurs diplômes avec leurs enseignants et leurs parents.

Aujourd'hui, il ne fait "que" 27° avec des nuages. Il est d'ailleurs prévu de la pluie pour cet après-midi. Nous faisons quelques photos des immenses tours et hôtels de luxe tout en rejoignant la rivière sur laquelle nous ferons une petite croisière ce soir.

Notre chauffeur nous conduit à présent au marché central. Outre les étals habituels, toute un partie est tenue par l'état. Les vendeuses ont la tenue officielle (chemise bleue) et les prix sont fixés. Ici aussi, les tarifs sont raisonnables et bien meilleurs que sur les marchés.

Quand nous sortons du marché, il commence à pleuvoir. L'averse s'intensifie pendant le déjeuner. Ce midi, nous déjeunons dans un restaurant tenu par une famille de Hué. Les plats sont différents de ceux auxquels nous avons déjà goûté. Et c'est toujours aussi bon.

graffitis sur le mur de la ruelle du restaurant 

Après ce très bon repas, nous retournons à l'hôtel pour nous reposer. Car comme nous le dit notre guide, il n'y a pas grand chose à voir à Saigon hormis les quartiers français et chinois que nous avons vus ce matin. Nous profitons de ce temps de repos pour recharger nos batteries.

Au programme de ce soir : un dîner-croisière sur la rivière de Saigon, à bord du bateau "Indochine". A 19h, il fait déjà nuit noire et nous profitons donc des lumières des immeubles qui se reflètent sur l'eau. Les plats sont toujours aussi nombreux et copieux, choisis par l'agence Tonkin Voyage qui fait toujours les recommandations aux restaurants, à savoir ne pas mettre d'huîtres dans les plats. Nous apprécions leur professionnalisme.


La croisière a duré un peu plus d'heure. Nous n'avons pas vu le temps passer entre le repas, la navigation et les animations. Au moment de remonter en voiture, celle-ci ne veut plus démarrer. Notre chauffeur se fait aider par d'autres collègues pour pousser la voiture et c'est reparti. Nous pouvons rentrer à l'hôtel préparer nos

sacs car demain nous serons dans le Mékong.

5
août

Levés à 7h avec un ciel clair, nous bouclons nos bagages et allons prendre notre petit déjeuner. Nous retrouvons notre guide et notre chauffeur à 8h30 pour environ une heure trente de trajet pour le bras supérieur du delta du Mekong. Aujourd'hui, samedi, beaucoup d'habitants de Saigon rejoignent leur famille dans la province du Mékong. Je les plains, car à peine sommes nous installés dans la voiture que la pluie se met à tomber, et cette fois-ci, ce n'est pas une petite pluie fine mais une très grosse averse. Certaines voies de circulation sont inondées. Leurs capes de protection pour la pluie ne suffit pas. Heureusement que la température est toujours agréable, environ 27°.

Des marchands sont installés le long de la glissière de sécurité sur la voie rapide, juste avant le péage. Les voitures et bus s’arrêtent et font leurs achats.

Le ciel est très chargé maintenant, et la pluie est partie pour durer toute la journée. Les capes à vendre fleurissent le long des routes.

Arrivés à Bên Tre, nous laissons la voiture pour une promenade sur le fleuve du Mékong. Ce fleuve prend sa source au Tibet, traverse la Chine et le Cambodge avant d'arriver au Vietnam, où il se jette dans la mer par un delta à 9 branches. Bên Tre se situe sur le bras supérieur.

mémorial des soldats disparus lors de la guerre contre les États-Unis
l'embarcadère 
transport fluvial bien moins cher que par la route 
navigation 

Nous faisons une première halte dans une fabrique artisanale de briques. En cette saison, elle est à l'arrêt. Les briques d'argile arrivent déjà formées, elles sont entreposées dans les grands fours de briques. Les glumelles de riz (enveloppes externes du grain) servent de combustible. Pour les briques creuses (utilisées pour les murs des maisons), il faut compter 2 semaines de cuisson. Pour les briques pleines (utilisées pour les fondations), il faut 3 semaines. Sur chaque four, il y a une petite chapelle avec de l'encens pour espérer une bonne cuisson. Les cendres sont récupérées pour l'engrais des champs.

A notre retour dans le petit bateau, nous dégustons un jus de coco directement dans la noix. L'étape suivante nous fait découvrir l'utilisation de la noix de coco, en objet décoratif, en noix râpé, en jus, en bonbon. Une petite dégustation nous est proposée accompagnée d'un thé.

fabrication de bonbon à la noix de coco 
remèdes 

Nous retournons au bateau pour poursuivre dans la découverte des activités locales, en l’occurrence, la fabrication de nattes. Pour cela, nous laissons le bateau pour entrer un peu plus dans les terres. C'est d'ailleurs dans cette partie du Mekong, que les combats avec les américains ont été les plus virulents et meurtriers. Vue la configuration des lieux, la résistance y était plus présente qu'ailleurs.

Ce village est spécialisé dans la fabrication de nattes à partir de chanvre et de jonc. Ici aussi, un thé nous attend avec une assiette de fruits. Nous sommes toujours très bien accueillis.

Nous continuons notre route en vélo jusqu’au restaurant. La pluie s'intensifie, il est temps que nous nous mettions à l'abri.

Après avoir salué nos hôtes, nous repartons à pied (avec les capes) dans les bananeraies et palmeraies, jusqu'à un petit embarcadère pour une ballade en barque à rame.

Cette ballade fut de courte durée, nous sommes passés dans des endroits un peu plus étroits où les palmiers tentent de récupérer du terrain sur le fleuve. Nous retournons dans le petit bateau pour nous rendre au marché de Bên Tre. Par endroit, le conducteur du bateau ralentit fortement pour vérifier que nous passons sous les ponts, car c'est marée haute, et par endroits il n'y a pas beaucoup de marge.

Nous accostons au marché, et allons y faire un petit tour. Il y a beaucoup de poissons et fruits de mer, ainsi que bien entendu les classiques fruits et légumes.

Ainsi s'achève la visite de Bên Tre. Nous retrouvons notre chauffeur pour deux heures de route vers Vung Liem. Ce soir, nous dormons sur une île. Pour y accéder, il faut prendre le bac de Quoi Thien avec les nombreux scooters.

Arrivés à terre, notre hôte vient nous dire bonjour et nous montre le chemin pour nous rendre chez lui. Nous le suivons en vélo dans des sentiers détrempés avec bosses et trous, à côté du fleuve. Mieux vaut ne pas tomber.

Nous faisons connaissance avec la famille et buvons un verre de jus de coco bien frais.

Vers 18h30, le propriétaire nous montre comment préparer la truite : enfoncée droite dans un barbecue alimenté par des joncs et cuite ensuite à l'étouffée pendant 30mn, et enfin agrémentée à la ciboulette.

Ensuite, nous passons en cuisine pour un petit cours : préparation de la crêpe locale aux crevettes et à la viande. Après la démonstration de notre chef, nous nous y essayons avec succès. Heureusement, car c'est notre repas de ce soir, enfin une infime partie de notre repas que nous partageons avec notre hôtesse et notre guide.

leçon de cuisine 

La journée se termine tout en écoutant le karaoké d'un voisin mêlé au chants des cigales et oiseaux.

6
août

Le jour se lève vers 4h30 avec le concert des coqs des tous les jardins avoisinants. Ce n'est pas déplaisant, sinon qu'il est un peu trop tôt pour nous Français pour se réveiller. Nous écoutons donc les chants des coqs, des poules, des oiseaux et des cigales tout en sommeillant encore un peu. Ensuite nous allons prendre une douche très fraîche pour nous réveiller totalement car le petit déjeuner est servi à 7h. Au menu : omelette, vache qui rit, baguette, fruit du dragon, thé et café vietnamiens.

animaux du jardin 
petit-déjeuner 

A 7h45, nous partons en vélo découvrir le village escortés par le maître de maison et notre guide. Nous empruntons des chemins plus ou moins scabreux, passons sur des planches de bois au dessus de l'eau brunâtre, de petits ponts où mieux vaut ne pas croiser une motocyclette. Par moment, on se croirait sur le Paris-Roubaix avec des cailloux sortant du bitume rendant la conduite quelque peu chaotique. Et tout ceci, au milieu des palmiers et cocotiers, en compagnie des cigales qui chantent à l'unisson, de petites couleuvres qui se faufilent le long des fossés et de très jolis papillons qui virevoltent autour de nous.

Quelques arrêts officiels sont prévus au programme, mais nous en ajoutons quelques uns pour immortaliser et partager ce moment.

Nous faisons une première pause au marché couvert du village. Ici, c'est jour de marché tous les jours. Les Vietnamiens passent quotidiennement au marché pour se ravitailler en produits frais.

Quand nous arrivons dans l'espace dédié aux volailles, nous entendons certes caqueter et piailler, mais quand nous nous approchons de plus près, nous assistons au dé-plumage des canards, et plus encore... Ce spectacle semble chose courante, même pour les jeunes enfants qui passent par là.

Après ce moment de vie, nous reprenons nos bicyclettes et faisons quelques rencontres sur la route. Tout en pédalant, nous entendons des "Hello" joyeux auxquels nous ne manquons pas de répondre avec le sourire.

Dans ce village, bon nombre d'habitants élèvent des coqs de combat. Les combats à mort sont interdits, mais se pratiquent encore. Ce commerce profite davantage que la culture du jonc, servant à la fabrication de nattes et de cordes.

élevage de coqs de combat "
le jonc 
petit cimetière privé 

Nous nous arrêtons un instant pour observer la fabrication de cordes à partir de tiges de jonc, dans un petit quartier. A l'entrée de celui-ci, un temple bouddhiste vietnamien.

temple bouddhiste vietnamien avec les génies de la terre et de l'eau


la fabrication de corde de jonc 


toilette des coqs de combat 
compteurs d'eau 

Nous remercions nos démonstrateurs et reprenons notre chemin. Nous passons devant une grande école primaire, juste à côté de maisons très modestes.

école primaire 

Aujourd'hui, dimanche, c'est jour de repos. Mais notre guide nous fait entrer dans une fabrique de natte un peu plus modernisée que celle d'hier avec quelques métier à tisser.

fabrique de nattes 

Nous croisons deux voitures, chose très rare sur cette île. Et passons devant de très grandes maisons, également rares.

La promenade se termine, elle aura duré un peu plus de deux heures sous le beau soleil qui nous a fait défaut hier. De retour chez l'habitant, nous nous rafraîchissons et prenons un peu de temps pour profiter du calme et des vacances.

En fin de matinée, nous assistons à un combat de coq "amical" dans le jardin.

Nous déjeunons ensuite avec notre guide dans la salle à manger.