Croisière en Méditerranée : Italie et Grèce
Du 17 au 29 mai 2016
13 jours
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17
mai

Pour cette première journée, le réveil sonne à 4h45. Nous nous levons en marchant au radar. A ce moment, nous compatissons avec les travailleurs qui se lèvent tôt chaque matin pour aller travailler. Pour nous, le fait que ce soit pour partir en vacances, ça aide un peu. Cette année, nous allons visiter quelques endroits italiens et grecs pendant une dizaine de jours. Nous nous rendons à Marseille en avion afin d'embarquer à bord du Costa NeoClassica.

Aéroport de Marignane 

Après avoir décollé, nous passons au dessus des nuages et découvrons un superbe ciel bleu ensoleillé. La visibilité est bientôt totale et nous pouvons admirer le paysage entre deux petits sommes. N'ayant pas pris de petit-déjeuner ce matin, nous accueillons avec joie le petit moelleux breton au fromage blanc avec un café et un chocolat. Le vol passe très vite et sans perturbation. A 8h30, nous attendons nos valises. Il y en a très peu, la majorité des passagers voyageant avec un bagage cabine. Nous allons ensuite attendre un taxi. L'attente fut courte, à peine cinq minutes avant qu'un chauffeur sympa nous emmène jusqu'au terminal de croisière. Le port n'est pas à côté, trente minutes pour le transfert sans circulation pour un coût de 41€.

Quand nous arrivons au port, des passagers du NeoClassica sont encore en train de débarquer et de récupérer leurs valises pour rentrer chez eux. Nous allons patienter à l'étage du terminal autour d'un café et d'un croissant tout chaud. L'enregistrement pour notre croisière débutera tout à l'heure vers 14h. Après ce petit déjeuner, nous allons déposer nos bagages au rez-de-chaussée et recevons notre numéro de priorité pour l'embarquement (nous obtenons le n°1 grâce à notre fidélité club), nous permettant ainsi d'aller profiter du soleil du midi et faire quelques photos du navire depuis le quai. Nous nous installons pendant une petite heure au pied du phare pour lire. Des poissons s'amusent se montrant par moment hors de l'eau. Vers midi, nous allons nous chercher un sandwich chaud pour le déjeuner et entendons l'annonce de l'avance de l'embarquement à 13h. Nous n'avons plus longtemps à patienter dans le terminal, le passage des différents contrôles est rapide tout comme la photo traditionnelle avant d'entrer sur le navire.

Terminal de croisière de Marseille 

Nous nous rendons directement dans notre cabine pour déposer nos sacs à dos. Les valises ne sont pas encore arrivées. Et comme la chaleur nous a quelque peu assoiffés, nous allons au buffet prendre des fruits et un grand verre d'eau glacée. Le buffet est boisé, c'est assez surprenant de voir des arbres, en l’occurrence des pins, sortir du parquet et s'encastrer dans le plafond. C'est champêtre ! Nous faisons ensuite connaissance avec les lieux, le bateau n'est pas très grand, ce qui facilite la chose. Après quelques photos et la visite guidée du spa et du centre de remise en forme, nous allons nous reposer dans notre cabine, une petite sieste réparatrice n'est pas de trop, car la soirée va durer avec le dîner au restaurant suivi du spectacle au théâtre.

A 16h30, nous entendons le signal de l'exercice d'abandon du navire. Nous revêtons nos gilets de sauvetage et nous rendons au théâtre, notre point de rassemblement. Une petite explication en français et en anglais, et c'est terminé. Nous retournons à la cabine ranger nos gilets et avons juste le temps d'aller au spa pour un tirage au sort qui malheureusement ne nous est pas profitable. Nous allons ensuite jusqu'au théâtre pour la présentation de la vie à bord par notre hôte Romain.La suite se poursuit sans pause : passage au bureau des excursions, enregistrement de la carte bleue, repas au restaurant : un vrai régal surtout que nous étions affamés. Ce soir, nous allons voir le chanteur Ross, nous le connaissons, nous l'avons déjà vu plusieurs fois sur les croisières précédentes.

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Nous nous réveillons à 7h, alors que le navire vogue encore vers Savone, au nord de l'Italie. Nous nous sommes bien reposés et sommes prêts à affronter notre première journée de croisière et d'excursion. A 7h30, nous sommes au restaurant, où la formule a changé par rapport à l'année dernière. Un serveur nous installe à une table. La boisson chaude est servie à table. Il est possible de commander un petit déjeuner américain, anglais, allemand... ou aller se servir au buffet très bien garni en pains, viennoiseries, yaourts, céréales, fruits, charcuterie et jus de fruit. Nous prenons notre temps car nous ne devons être à notre bus n°9 qu'à 8h30. Cela aussi est une nouveauté, il n'y a plus de point de rassemblement pour les excursions, ni même d'appel, il faut regarder sur le « Diario di bordo », le remplaçant du « Today », l'heure et le numéro du bus et descendre en fonction.

A 8h10, nous sommes donc dans le hall du pont 5, prêts pour la descente à terre. Le bus n'est pas plein, nous ne sommes que 26 Français et 4 Italiens pour visiter les villages de Finalborgo et Noli. La météo n'est pas très belle : nuages et seulement 18°. Notre guide Rita, nous parle pendant le trajet jusqu'au premier village, de Savone et de Gênes et des guerres incessantes entre elles jusqu'à l'unification de l'Italie il y a deux cents ans. La route est rapide, le bus se gare près des mountain bikes, le site est mondialement connu pour ses parcours de VTT et d'escalade, cela ne nous étonne pas plus que ça, puisque nous sommes dans un pays montagneux.

Finalborgo

Nous rejoignons à pied l'entrée du village piétonnier avec une superbe porte préservée : la porte Testa, sous le regard imposant du château St Jean. Nous passons à côté d'une ancienne église, reconvertie en prison sous Napoléon, puis maintenant en centre culturel. Nous entrons dans le cloître Santa Caterina, le temps des explications et repartons dans de petites ruelles jusqu'à la place du tribunal. Les maisons sont toutes dans le même coloris orangé, décorées de trompe l'oeil et de quantité de cactus et plantes fleuries. Nous poursuivons vers la basilique San Biagio inachevée (d'où les trous dans la façade) avec son clocher hexagonal. A l'origine, l'intérieur était blanc et au fur et à mesure du temps et des évènements, tout a été recouvert de peintures ; même le plafond et la rosace au dessus de l'autel qui est d'ailleurs un superbe trompe l'oeil, car nous avons l'impression d'une coupole alors que le plafond est plat. De même les draperies que portent les quatre anges devant l'autel semblent être de dentelle alors qu'elles sont en marbre, et quand on passe une lampe derrière, la lumière les traverse. Nous avons maintenant vingt minutes pour déambuler dans ce petit village moyenâgeux et faire quelques photos avant de retourner à la porte principale pour l'étape suivante.

Porte Testa 
Cloître Santa Caterina 
Place du Tribunal 
Rues de Finalborgo 
Basilique San Biagio

Nous prenons la route de la plage, le soleil se fait plus présent et la température grimpe à 20°. Sans vent, c'est appréciable. Arrivés à Noli, un autre bijou de la Riviera Ligure, nous empruntons un passage souterrain pour traverser la petite rue principale et arriver pile face à la porte et la tour de la Mairie. Un panneau indique que Christophe Colomb est passé par ici. Cette charmante petite ville d'origine médiévale fut le lieu de naissance de riches marchands et d'audacieux navigateurs, ce qui lui permit de devenir une république maritime indépendante. Quelques ruelles plus loin, nous entrons dans un oratoire. Deux Christs d'une soixantaine de kilos sont exposés, ils servent aux processions. Nous avons maintenant vingt minutes de temps libres. Nous allons jusqu'à une tour du mur d'enceinte. Un peu plus loin, une autre tour délabrée montre l'importance des fortifications.

Noli 
L'Hôtel de ville 
Cathédrale romane de San Paragorio (XII°) 

Il nous reste encore un peu de temps pour aller sur la plage de galets profiter de l'air marin et du soleil.

Les visites culturelles sont terminées, nous allons passer à la gastronomie dans un restaurant qui vaut le coup d'œil dans le village de Feglino, l'"Il Portico". L'extérieur ne nous a pas préparés à cette expérience hors du temps. Nous entrons dans une taverne, sommes accueillis par des hôtes costumés, rappelant le Moyen-âge. Ils nous servent du saucisson italien très tendre sur du pain et des petites boules de pain chaudes pour l'apéritif que nous pouvons déguster assis sur des bancs de bois, attablés à des tables nappées de tissu à base de jute, décorées par des pommes de pin. Nous sommes ensuite invités à passer dans la pièce voisine pour assister à la confection de la Farinata, à base de farine de pois chiches, cuite au four à bois. Nous continuons vers la salle à manger pour la dégustation de soupe de pois chiches et saucisses, une tartelette aux champignons et un morceau de fromage frais. Après cette mise en bouche, nous pouvons déguster la farinata accompagnée d'une salade de mâche. Nous faisons une petite pause pour la démonstration de la fabrication du pesto au basilic qu'il faut ensuite goûter. Mais ce n'est pas fini, maintenant, les serveurs nous servent des pâtes au pesto. Nous n'avons pas l'habitude de manger tant. Le repas se conclut avec une crème flambée et un expresso bien serré. Après cet excellent repas, nous reprenons la route du retour avec en cadeau souvenir un petit sachet de farine de pois chiche.

La Taverne Portico 

Nous sommes de retour à Savone à 15h pour une petite sieste digestive. Des travaux de maintenance ont provoqué un arrêt du standard téléphonique. A 17h, nous allons assister au départ du navire. Il y a moins de vent qu'hier. Nous nous installons sur des transats pour prendre un peu de vitamine D avant notre rendez-vous avec le conférencier qui va nous présenter les différentes conférences de la croisière.Comme nous avons trop mangé ce midi, nous préférons assister au spectacle avant de dîner. C'est un spectacle que nous avons déjà vu l 'année dernière : deux guitaristes et deux joueurs de mandoline interprétant des airs napolitains. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée et à la sortie du spectacle, nous devons faire la queue pour entrer au restaurant. Ce n'est pas bien grave, nous avons tout notre temps, nous sommes en vacances. Mais quelques croisiéristes ne sont pas de cet avis et quelques esprits s'échauffent, tandis que d'autres essaient de doubler un maximum. C'est amusant. Une fois installés, nous choisissons un repas plus léger que nous dégustons sans nous presser. Nous allons ensuite à la galerie photo récupérer notre photo d'arrivée avec les matelots. La journée se termine, demain est un autre jour...

Savone
Sorrento
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N'arrivant à Naples que vers 14h, nous pourrons apprécier le farniente des vacanciers. Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant. Il y a plus de monde qu'hier et c'est donc plus bruyant, mais certainement moins qu'au self. Après ce petit déjeuner, nous allons troquer notre robe / pantalon contre un short pour profiter un peu du soleil sur un transat à l'abri du vent. Le ciel est un peu nuageux mais à mesure que nous approchons de Naples, il s'éclaircit, et nous apprécions les rayons chaleureux du soleil tout en lisant nos lectures respectives sur support papier ou électronique. A 11h, nous allons nous cultiver avec la conférence sur Pompéi que nous avons visitée l'année dernière. Çà ne dure qu'une heure, mais c'est intéressant. Le conférencier nous explique la naissance de la ville de Pompéi et sa multiculturalité, de sa prospérité due au commerce, à l'agriculture et aux vignes. Les plantations allaient même jusqu'aux versants du Vésuve qui n'étant pas menaçant n 'était pas craint par la population, jusqu'à son réveil. Le temps d'aller se changer à la cabine et nous allons déjeuner avec deux Cannois qui ont embarqué hier à Savone. Le service est un peu lent, le serveur des boissons a littéralement disparu et un de ses collègues l'a remplacé devant le mécontentement de certains passagers. Nous avons tous pris le filet de poisson et nous sommes régalés. Nous allons faire quelques photos sur le pont en attendant de pouvoir descendre pour l'excursion de Naples souterraine.

Port de Naples et le Château Neuf (XIII°)

Une fois quittés en bus le port et ses abords en piteux état, notre guide Conrad, nous emmène à pied dans les rues de Naples. Nous nous arrêtons un instant devant la colonne de l'immaculée conception d’une trentaine de mètres édifiée en mémoire des victimes de la peste de 1651. Et, chose imprévue, l'église monumentale del Gesù Nuovo étant ouverte, nous allons y faire une courte visite en bonus. L'extérieur est triste avec sa décoration en « diamants » gris foncé, alors que l'intérieur est entièrement décoré et peint avec des fresques magnifiques. L'église se situe sur l'axe Scaccanapoli qui divise la vieille ville en deux.

Église del Gesù Nuovo
Axe Scaccanapoli
Piazza et Basilique San Domenico Maggiore

Nous poursuivons jusqu'à la chapelle Sansevero qui n'est plus une chapelle aujourd'hui mais un bâtiment privé. A l'origine, c'était la propriété d'un franc-maçon, le prince alchimiste Raimondo di Sangro. D'ailleurs nous sommes passés devant sa maison un peu plus tôt, là même où il faisait ses expériences dans sa cave, incompris par ses concitoyens. Nous ne pouvons pas faire de photo à l'intérieur. Il y a quantité de sculptures, notamment la principale, le Christ voilé et dans la crypte, deux « machines anatomiques ».

Chapelle Sansevero 

Nous continuons dans les ruelles commerçantes de Naples, nous faisant klaxonner par les scooters et les voitures pressées. Il y a des boutiques de pâtes avec des spaghettis qui pendent à la devanture. Nous ne comptons pas les pizzerias, gelatérias, spaguetterias... Nous arrivons ainsi devant l'entrée des souterrains de Naples. Après 121 marches (130 annoncées), 30 mètres plus bas, nous arrivons dans les citernes d'eau grecques ; Naples, Néapolis, ayant été créée par les Grecs et colonisée par la suite par les Romains. Ces citernes ont été utilisées jusqu'au XVII°, elles ont été délaissées suite à une grave épidémie. Durant la seconde guerre mondiale, elles ont servi d'abri lors des bombardements. Par la suite, elles ont été oubliées, les propriétaires de puits y ont déversé leurs déchets. Lors de leur rénovation, plus de deux mètres de déchets ont été tassés pour qu'on puisse visiter ces souterrains. Nous empruntons des galeries très étroites, il faut parfois passer de côté, dans le noir. Heureusement, nous avons quelques bougies pour nous diriger dans ces couloirs jusqu'à des bassins d'eau. Nous restons ainsi sous terre pendant une petite heure avant de remonter les mêmes 121 marches.

Notre guide nous fait entrer ensuite dans une maison privée, où se trouvent d'anciens meubles. Il faut pousser un lit et relever la trappe mise au jour pour descendre dans une cave, qui est en fait les loges d'un ancien théâtre gréco-romain. Les maisons du quartier ont été bâties sur ce théâtre du IV°siècle avant Jésus-Christ, et font quatre étages de haut !

Nous ressortons dans une petite cour. En levant la tête, on voit du linge et des chaussures qui pendent aux balcons de maisons quelconques et pas entretenues. On ne peut pas s'imaginer ce qui se cache dessous. Une petite surprise nous attend dans une autre maison : une dégustation de mozzarella tout en admirant des santons.

Le soleil a disparu pendant notre visite souterraine et la pluie (quelques gouttes à peine) arrive. Nous avons une dizaine de minutes pour flâner dans la rue des artisans de crèches et santons avant de reprendre le chemin du retour vers le bus. Notre chauffeur nous offre un petit tour bonus pour entrapercevoir quelques bâtiments aux abords du port, comme le nouveau château du XIII°, la bibliothèque nationale en réfection, la grande galerie de verre également en réfection, la grand place avec la statue de Neptune...

PulcinellaPolichinelle, Pulcinella en italien, est un personnage type de la commedia dell'arte, originaire du théâtre napolitain. ...

A 18h30, nous sommes de retour sur le navire, quelque peu fatigués par cette marche de quatre heures dans Naples et ses souterrains. Le contrôle des sacs au port est inexistant, seule la carte Costa est vérifiée. Les bagages sont vérifiés à l'entrée du bateau. Nous retournons à la cabine en attendant le spectacle du groupe de danseurs et chanteurs de la troupe Costa. Ensuite, nous allons patienter un très court instant pour entrer au restaurant. Nous rejoignons une dame seule à table. Elle vient de Normandie et nous faisons ainsi connaissance tout en dînant. Elle fêtera ses 80 ans l'année prochaine et depuis sa retraite il y a une quinzaine d'années, elle voyage à travers le monde seule ou avec des amies. L'heure tourne, et nous faisons la fermeture du restaurant. Nous nous rendons alors par curiosité au salon Puccini pour assister aux auditions de The Voice on the Sea. Il s'agit non pas d'audition à l'aveugle comme dans l'émission télévisée mais d'un karaoké. Il est tard quand nous retournons à notre cabine, d'autant plus qu'il faut avancer les horloges d'une heure cette nuit ou plutôt ce matin car il est déjà passé minuit.

20
mai

Nous avons bien dormi et ne sommes pas pressés par le temps car nous allons naviguer toute la journée. Nous n'arriverons à Kalamata que demain matin. Après une bonne douche chaude, nous allons petit déjeuner au restaurant et faisons la connaissance d'Alsaciens. Nous partageons en plus du petit déjeuner, nos impressions sur la croisière et les excursions que nous avons déjà faites. Ce matin, le temps est très maussade, il a même dû pleuvoir cette nuit car le pont est bien mouillé. La fausse pelouse est détrempée. Nous n'allons donc pas profiter du pont pour le moment. Nous nous contentons de regarder l'Italie d'un côté du bateau et la Sicile de l'autre dans ce détroit de Messine.

A 10h30, nous nous rendons dans le salon Puccini derrière le casino pour assister à la conférence sur la cité de Mistra. Ce n'est pas facile de contenir nos bâillements, d'autant plus que nous sommes bercés par le mouvement du bateau. Pourtant, les informations données par le conférencier sont intéressantes. Il nous relate la naissance de Mistra, des invasions successives (turque, arménienne, albanaise, vénitienne, russe...) et les différentes cultures et civilisations qui y ont cohabité jusqu'à sa destruction finale par l'armée égyptienne. Nous allons ensuite prendre l'air, et c'est peu dire, dans un lit tressé sur le pont 10 enveloppés dans des plaids. Et ce jusqu'au déjeuner, où cette fois nous sommes seuls à table. La soupe de poisson s'avère être plutôt du poisson (crevette, poulpe, calamar...) dans de l'eau chaude.

A 15h30, nous allons à une autre conférence avec un conférencier italien plus expressif que le précédent, sur les Météores que nous visiterons plus tard. Nous sommes nombreux, la salle est comble. Mais après le déjeuner, certains ont tendance à s'endormir voire à ronfler ! Ce que nous voyons nous donne envie d'y être, le paysage est magnifique et les monastères bien restaurés. Nous allons prendre un petit café et un thé pour nous réveiller au buffet la trattoria sous les pins. Le soleil tente une percée à travers les nuages, nous allons donc en profiter un peu sur le passage central face aux cheminées Costa.

Quand les nuages réapparaissent, nous retournons dans notre cabine afin de nous préparer pour le cocktail du Costa Club, avec la traditionnelle photo devant un écran vert pour faire apparaître plus tard le commandant. Ce dernier vient nous dire un petit mot de bienvenue avec quelques membres de l'équipage sur scène. Pour clore cet événement, un gros gâteau apparaît aux côtés des danseurs pour célébrer les 15 ans du costa club. Comme nous avons encore du temps avant le spectacle de René, le ventriloque que nous avons déjà apprécié lors d'une croisière avec les enfants, nous repassons à la cabine, d'autant plus que le bateau tangue de plus en plus et qu'il est difficile d'avancer droit. Lors du spectacle, René fait parler des mascottes et ensuite fait monter sur scènes des croisiéristes, et cette fois-ci, c'est moi qui suis choisie. Il m'a repérée dans ma robe blanche et m'a fait chanter avec une voix grave. Nous avons passé un bon moment. Nous allons ensuite à la recherche du commandant pour faire une photo avec lui, et en personne cette fois-ci. Nous attendons ensuite une trentaine de minutes avant le second service, car ce soir nous avons un dîner spécial préparé par un grand chef et clôturé par une parade des serveurs.

21
mai

La météo prévoyait un ciel nuageux et elle ne s'est pas trompée. Par contre le journal de bord nous expliquait la descente en chaloupes pour rejoindre Kalamata et le navire est finalement accosté au port ! Aujourd'hui nous allons visiter le site archéologique de Messène. Notre rendez-vous au point de rassemblement au théâtre n'étant fixé qu'à 9h, nous avons le temps de prendre notre petit déjeuner au restaurant. A 8h45, nous nous rendons au théâtre et nous attendons l'appel de notre excursion. C'est la dernière annoncée et nous sommes donc les derniers à sortir du bateau. Nous n'avons pas de mal à trouver notre bus et notre guide Aspasie qui nous attendent pratiquement au pied de la passerelle. Nous sommes étonnés de voir les vitres du bus très sales comme si une coulée de boue lui était tombée dessus. En réalité, il y a eu un gros orage ce matin, avant que nous n'arrivions, ce qui explique l'état de tous les véhicules que nous croisons. Je ne vais donc pas pouvoir photographier le paysage qui en valait toutefois la peine.

Après un trajet de 40 minutes à travers des villages, nous arrivons à l'entrée de la forteresse de Messène où les voyageurs devaient obligatoirement passer, il s'agissait en fait de la douane. Nous n' y restons qu'une dizaine de minutes et repartons pour le site archéologique de Messène qui lui est beaucoup plus vaste.

Forteresse de Messène 

Notre guide nous emmène à travers ce site en nous donnant des explications sur les différents bâtiments qui étaient érigés ici. Arrivés au temple d'Artémis quelques gouttes de pluie tombent mais ce n'est rien comparé à l'averse que nous avons essuyée lors de notre temps libre pour photographier les ruines des temples. Nous nous sommes abrités tant bien que mal derrière une grande colonne tout en demandant au Dieu Hélios de nous envoyer un peu de soleil. Le nuage passé, nous avons continué à nous promener. Les autres touristes se sont réfugiés dans le bus. Tant pis pour eux, nous, nous en avons profité jusqu'au bout. Ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont nous effrayer !

 Site archéologique de Messène
Fontaine d'Arsinoé
Le marché couvert 
Le temple de Messène 
La maison d'Artémis
Le théâtre Ekklesiasterion
Le stade 
Les fondations d'une basilique chrétienne 

Pour clore ce passage à Messène nous allons en bus jusqu'à un petit musée où sont exposées des reproductions authentiques des statues des temples de tout à l'heure, il s'agit de copies réalisées vers 400 av JC.

L'excursion se termine, nous retournons au bateau par la même route. Nous y arrivons pour le déjeuner. Il y a peu de monde et nous sommes vite servis car il est déjà 13h et le service se termine à 13h30.

Le navire n'appareille qu'à 20h, nous avons donc toute l'après-midi pour découvrir la ville portuaire de Kalamata. Pour cela, nous devons marcher une trentaine de minutes dans la nouvelle ville commerçante. Nous suivons les panneaux et arrivons dans de petites rues avec des cafés et restaurants et découvrons au hasard d'une rue une petite église près de l'office de tourisme. Il est malheureusement fermé, tout comme les magasins de vêtements. Nous poursuivons plus avant, et découvrons d'autres églises plus ou moins grandes, certaines sont ouvertes et nous en profitons pour faire quelques photos. L'intérieur est complètement décoré.

Commerces de Kalamata
Églises
Cathédrale de Kalamata 

En suivant un panneau indiquant la direction d'une petite chapelle, nous rencontrons des jeunes gens qui nous disent avoir suivi les mêmes panneaux qui ne mènent nul part et qu'il faut faire demi-tour pour emprunter un autre chemin vers la gauche. Après avoir fait une photo du panorama, nous les suivons et arrivons au pied de la forteresse que nous avions aperçu tout à l'heure depuis le centre ville. Nous pouvons y entrer moyennant 2€ par personne. Et nous découvrons l'amphithéâtre du château indiqué sur le plan de l'office du tourisme. En montant quelques marches, nous arrivons à une chapelle malheureusement fermée, mais de là-haut, nous avons une très belle vue sur la ville, les montagnes et la baie.

La forteresse de Villehardouin 
Panorama ; amphithéâtre ; chapelle 

Nous avons vu tout ce que nous voulions, nous redescendons vers le square qui va nous mener jusqu'au port. Nous nous arrêtons pour prendre une glace que nous dégustons tout en marchant. Il y a une exposition de trains et un marché aux fleurs.

Arrivés au port, nous contournons le bateau afin de pouvoir le photographier sous un autre angle. Nous marchons au soleil sous un ciel bleu et avons même chaud, mais quand nous nous retournons vers la ville, nous découvrons un ciel noir très chargé. Nous ne traînons pas pour rentrer, car ici il n'y a pas de colonne pour nous protéger.

Le temps de prendre une douche pour nous rafraîchir un peu après cette marche, nous nous préparons pour aller au spectacle, cette fois-ci, c'est une première, nous ne l'avons pas encore vu. Il s'agit d'un spectacle de magie accompagné par les danseurs de la troupe Costa. Nous terminons la soirée au restaurant en compagnie de deux ex-Parisiens installés à Aix en Provence. Ils nous font part de leurs différents voyages notamment des croisières fluviales sur la Volga qu'ils ont adorées.

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Nous arrivons à Nauplia au nord Est du Péloponnèse vers 8h30. Comme notre rendez-vous est à 8h45, nous avons le temps d'aller au restaurant pour prendre notre petit déjeuner au calme. D'autant plus, que la descente en chaloupe s'avère être plus longue que prévu. Nous ne pouvons emprunter la navette fluviale du port qu'à 9h30.

Port de Nauplia 

L'excursion ne débute donc qu'à 10h avec la visite du château de Palamède. Le ciel est plus clair qu'hier malgré quelques petits nuages blancs, mais le vent souffle bien fort en haut de la forteresse. Notre guide Mika nous explique l'histoire du lieu, et la chance que nous avons de ne pas monter les 999 marches pour y entrer grâce à une nouvelle entrée percée dans la forteresse pour le bien-être des touristes. De là-haut, nous avons une très belle vue sur la ville et ses alentours, ainsi que sur toute la baie. Elle n'a pas été construite là par hasard. Après la visite guidée, nous pouvons nous promener quelques minutes pour photographier ce très beau site et surtout le panorama. Nous découvrons une petite chapelle à l'intérieur de cette enceinte ainsi que la prison. Pour y entrer, il faut courber l'échine car la porte est très petite.

Château de Palamède 
Chapelle 
Prison 

Après cette visite très venteuse, mais ensoleillée, nous reprenons le bus en direction de la cité de Mycènes. Sur le trajet d'une trentaine de minutes, nous passons à côté de l'Acropole de Tirynthe, de plantations d'agrumes et d'oliviers.

Tirynthe

Après la nouvelle ville de Mycènes, il faut encore faire quelques kilomètres pour arriver à l'Acropole et aux tombeaux découverts à la fois à l 'extérieur de l'enceinte et à l'intérieur. Il n'y a ici que les emplacements des tombeaux et des maisons, pas de murs debout pour aider à la représentation. Nous grimpons néanmoins jusqu'en haut de cette colline, pour avoir une vue sur tout le site malgré le vent qui nous refroidit. Heureusement qu'il y a du soleil et non de la pluie comme hier. Nous poursuivons ensuite par la visite du petit musée archéologique avec les différentes trouvailles d'objets.

Mycènes 
Musée de l'acropole avec le masque et le trésor d'Agamemnon

La visite de l'acropole terminée, nous reprenons le bus pour un très court trajet jusqu'au tombeau d'Atreus. Ce tombeau se situe dans une petite bute avec des pierres énormes. Le linteau de la porte pèse à lui seul 120 tonnes.

Le trésor d'Atrée 

La visite se conclut par un arrêt dans un magasin où on trouve des copies d'objets se trouvant dans les musées, des bijoux, des souvenirs... Nous faisons le tour sans rien acheter, mais nous faisons quelques photos de statues.

Arrivés au port à 14H00, nous reprenons une chaloupe pour remonter à bord du Néo Classica afin de nous restaurer. L'heure tardive nous oblige à aller déjeuner au self. Cette pause nous fait du bien, car nous avons bien marché ce matin et le vent fatigue d'autant plus. A 15h, nous descendons au pont 3 pour attendre une navette pour retourner à Nauplia visiter la vieille ville. Nous commençons par les rues commerçantes et bifurquons du chemin dès que nous voyons une église. Nous essayons ensuite de monter jusqu'à la tour de l'horloge que nous avions aperçue depuis le port. La première tentative échoue mais d'autres Français en balade également nous prennent gentiment en photo. Nous redescendons les quelques marches qui nous amènent jusqu'à une porte close pour reprendre un autre escalier qui lui nous mène vers la tour de l'horloge et l'enceinte du château en face de la forteresse que nous avons visitée ce matin.

Église Ayios Georgios

Nous faisons de nombreuses pauses photo tellement le paysage est magnifique. Nous profitons du calme de l'endroit, les touristes ayant préféré rester en ville près des cafés.

L'Acronauplie et la forteresse "Castello di Toro" 
Église Saint Théodore

A 19h, nous reprenons la direction du port, après avoir fait quelques emplettes dans un magasin de souvenirs. Nous attendons quelques minutes pour une navette et retournons au bateau. Nous arrivons au théâtre juste à temps pour le début du spectacle. Nous prenons place dans le noir et la chanteuse entre en scène pour nous chanter la vie en rose d'Edith Piaf ( Il serait bon que les chanteurs modernisent leur répertoire français). L'acrobate de ce soir nous est connu, nous l'avons déjà vu plusieurs fois lui aussi. A un moment, il lance des anneaux aux spectateurs pour qu'ils lui lancent à leur tour et qu'il les attrape autour du cou. Le spectacle terminé, nous retournons à la cabine nous changer, car nous sommes toujours en bermuda. Ce n'est pas une tenue convenable pour le restaurant. Ce soir, il n'y a pas grand monde, peut-être que les autres croisiéristes sont restés à terre, car le navire ne repart qu'à minuit et naviguera toute la journée de demain.


23
mai

Journée de mer est synonyme de grasse matinée et farniente. Voici le programme de la journée, hormis notre invitation à visiter les cuisines après le service du petit déjeuner au restaurant Tivoli.

Notre hôte français nous remet des tenues pour la visite afin de ne pas contaminer les lieux. Nous passons dans les différentes chaînes : pâtes, sauces, viandes, poisson, entrées et finissons par la pâtisserie. Il fait chaud, les cuves de bain marie pour le maintien au chaud sont déjà en chauffe car la préparation des repas commence une heure et demie avant le service. La fin de la visite se conclut par une coupe et des petits canapés. Nous préférons les admirer avec les yeux, le petit déjeuner n'étant pas loin. Nous discutons un moment avec d'autres passagers et Romain qui nous explique son travail, les contrats de travail italiens, la différence entre les gros navires et la neo collection...

Comme le soleil est bien présent aujourd'hui, nous allons en profiter un peu sur des transats. Nous n'y restons qu'une heure car nous avons chaud. Nous rentrons donc nous mettre au frais au salon Puccini à l'arrière du bateau où un danseur de flamenco joue des castagnettes. Nous l'écoutons tout en lisant bien installés dans les fauteuils. Puis vient l'heure du repas où les serveurs tentent de nous vendre le repas « spécial langoustes et homard » moyennant 15€. Nous préférons prendre le menu à la carte, le choix étant varié. Ne voulant pas retourner au soleil tout de suite, nous allons faire une sieste digestive, farniente oblige.

Vers 16h, nous allons au bord de la piscine pour profiter du paysage maritime, du soleil et des transats. Ayant fait le plein de vitamine D, nous allons nous rafraîchir et nous apprêter pour le spectacle des danseurs et chanteurs sur le thème du zodiaque. Ce soir, nous dînons avec un couple de Bordelais venus faire leur première croisière pour leur quarante ans de mariage.

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24
mai

Nous arrivons dans le port de Volos vers 7h00. Le temps que le d’amarrer le bateau au port, nous allons prendre notre petit déjeuner. Il est un peu plus tôt que d'habitude. Nous devons prendre note bus à 8h15 sur le quai avec notre guide Aphrodite. Le ciel est clément, nous espérons avoir du soleil pour notre visite des monastères des Météores. Pour y arriver, nous devons faire au préalable deux heures de bus, sans compter les arrêts toilette imprévus pour une mamie qui ne passe pas inaperçue. Nous passons à côté des montagnes relatées dans les légendes mythologiques, comme la montagne des Centaures et d'Esculape, fils d'Apollon. Nous longeons des villes historiquement connues comme Larissa et Trikala. Quand nous apercevons au loin les pics rocheux entre ciel et terre, nous sommes tous émerveillés par ce que la nature nous offre. Nous faisons une pause officielle pour les toilettes dans le grand hôtel Divani dans la ville de Kalampaka qui offre une vue sur quelques pics, avant d'arriver aux monastères.

Nous commençons par le monastère de Varlaam où il n'y a que des hommes. Nous gravissons 150 marches, réalisées pour les touristes, avant c'est à l'échelle que les moines accédaient au monastère au risque de faire une chute mortelle. D'ailleurs sur les peintures de l'église ne figure qu'une seule femme : Marie. Dans la première salle, nous voyons le bien et le mal, le Paradis pour les bons et l'enfer pour les mauvais. Les dessins sont quelque peu barbares. Dans la seconde salle, il s'agit des saints, des anges soldats, de Marie, de Jésus, du Saint du Monastère, de la crucifixion et l'endormissement de Marie. Nous croisons quelques moines âgés avec la longue barbe, en tenue noire. Un petit garçon croit même avoir vu Dumbledore d'Harry Potter. Et quand nous sortons de l'église, de jeunes hommes, vêtus de noir, sans la barbe, entrent pour chanter.

Monastère de Varlaam

Le temps nous est compté, et après être passés à la boutique de souvenirs, nous redescendons les 150 marches pour rejoindre le bus. Le soleil chauffe, il fait 28°.

Nous n'allons pas très loin. Le chauffeur nous arrête près d'un chemin un peu plus loin pour accéder en descente cette fois au monastère Roussanou après avoir fait des photos depuis d'énormes rochers avec une vue imprenable sur les monastères. Une nonne nous accueille et invite toutes les femmes en pantalon à passer une jupe pour visiter la chapelle qui est une copie conforme de celle que nous avons vue tout à l'heure, entièrement peinte.

Monastère Roussanou 

Nous empruntons ensuite un sentier à travers bois pour rejoindre le bus qui va nous emmener déjeuner à l'hôtel Divani. Nous sommes accueillis dans une grande pièce avec de grandes tables dressées pour les passagers Costa. Au menu : buffet de crudité, dont le fameux taziki, des plats chauds dont des fourrés à la feuille de vigne et la moussaka, et des desserts à base de miel et de l'excellent fromage blanc.

Nous avons encore un quart d'heure avant de reprendre la route du retour. Nous en profitons pour monter voir la petite église un peu plus haut derrière l'hôtel, juste devant les montagnes.

Kalampaka

Le trajet du retour se fait en écoutant de la variété grecque. Nous sommes un peu fatigués de notre marche de ce matin et certains s'endorment. A 17 h, nous sommes de retour sur le navire. Comme il y a encore du soleil, nous allons mettre nos maillots de bain pour un bain de soleil avant le très beau spectacle de flamenco.

Port de Volos

Nous allons ensuite nous rafraîchir à la cabine, écrire quelques notes et allons dîner. Nous sommes rejoints par deux amies suisse et italienne. Nous avons bavardé et bien ri durant le repas. Puis nous prolongeons la soirée dans le théâtre avec le « the voice on the sea » où l'Hollandais Edouardo remporte le trophée.

25
mai

Nous arrivons au port de Pirée, près d'Athènes, à 9h00. C'est le plus grand port de Grèce et le troisième de la Méditerranée après Marseille et Gênes. Pendant les manœuvres d'amarrage, nous prenons notre petit déjeuner au restaurant en compagnie de deux passagers du Sud de la France qui regrettent le peu de temps passé à chaque escale. Quand Romain annonce que nous pouvons commencer à descendre au pont 3 à l'avant du navire, nous suivons le flot de passagers pressés de retrouver leur bus pour l'excursion d'Athènes. Quant à nous, nous prenons le bus 26 avec notre guide Ephée, direction le Cap Sounion à 68 km du port du Pirée. Le chauffeur emprunte la route du littoral avec la mer d'un bleu turquoise sous un soleil généreux. Nous apercevons au loin plusieurs îles, certaines ne sont pas habitées.

Au bout d'une heure et demie de route, nous apercevons en haut d'une colline le temple de Poséidon. Le bus s'arrête pratiquement à ses pieds, sur le Cap Sounion. De là-haut, nous avons un superbe panorama. Les photos fusent, il faudra faire un sacré tri de retour à la maison. La restauration du site nous permet d'avoir une idée de ce que pouvait être le temple ainsi que les habitations non loin de là. Un peu plus bas se trouvent les ruines du temple d'Athéna. Après quelques explications, nous avons une petite demi-heure pour nous promener sur le site. C'est un peu court, compte-tenu du temps de trajet : 3 heures aller-retour pour une heure quinze de visite.

Cap Sounion, lieu de la tragédie d'Egée
Le temple d'Athéna

La route du retour est plus silencieuse, la guide n'a plus grand chose à nous raconter. Nous regardons le paysage, d'un côté la mer et les îles, de l'autre la montagne quasi désertique. C'est beaucoup moins vert que les jours précédents lors des escales à Kalamata et même Volos. Nous sommes de retour au port à 14h. Nous allons donc déjeuner au self. Nous trouvons une place sur la terrasse ensoleillée à côté du MSC Magnifica. Je prends même le temps de déguster un excellent capuccino.

Port du Pirée 

Comme le bateau n'appareille qu'à 18h, nous avons encore un peu de temps pour aller nous balader à terre aux alentours du bateau. Nous prenons le chemin de la cathédrale que nous avons aperçu ce matin. Avant d'y arriver, nous passons devant une église où il y a des funérailles, une petite chapelle du Patron des pêcheurs et une église en réfection dont le style intérieur est différent de tout ce que nous avons vu jusqu'ici. La cathédrale quant à elle n'est pas très grande, juste un peu plus qu'une église, mais magnifiquement décorée. Je mets mon écharpe sur mes épaules pour y entrer afin de les cacher. Les dames qui entrent se nouent un foulard sur la tête et embrassent les icônes, voire le sol. Nous nous contentons de marcher en silence en faisant discrètement quelques photos.

Église de la Sainte Trinité
Église Saint Spyridon

A 16h30, nous faisons demi-tour pour rejoindre le port. Nous essayons de marcher à l'ombre car il fait très chaud. Nous passons par les petites boutiques à souvenirs du port sans rien trouver d'extraordinaire. Nous rentrons au bateau nous rafraîchir un peu. Ce soir, nous assistons à un spectacle d'acrobaties époustouflant. Ca commence par un exercice au centre de la salle, juste au dessus des spectateurs, certains n'hésitent d'ailleurs pas à s'installer à leur rythme juste en dessous de l'acrobate en train de faire son numéro. Le second acrobate est un peu plus rigolo, du moins c'est le rôle qu'il se donne. Il rate volontairement son premier numéro pour ensuite continuer en augmentant les difficultés. Les numéros en duo montrent leur force et leur concentration.

Nous allons ensuite dîner. Cette fois nous sommes seuls à table. C'est la soirée italienne, mais les serveurs n'ont pas comme auparavant lors des croisières précédentes revêtu le tablier avec la carte de l'Italie. Il n'y a pas grand monde qui a respecté la consigne vestimentaire : « couleurs de l'Italie ». Après le dîner, il y a un concert de chanson italiennes avec Giovanna que nous désistons. Il ne faut pas exagérer, la majeure partie des chansons sur ce bateau est déjà en italien. Nous retournons donc à la cabine pour une nuit réparatrice. Cette nuit, nous changeons d'heure, nous dormirons une heure de plus et en plus nous serons en mer demain, ce qui fait que nous ferons la grasse matinée.

26
mai

Comme promis, nous ne nous levons pas avant 8h pour cette journée de navigation dans la mer ionienne. C'est reposant. Nous prenons le rythme farniente pour la journée. Ce matin, il y a plus de monde que d'habitude à profiter du service en salle. Même des italiens (grand-mère, mère et fils) qui s'installent, prennent du pain, des viennoiseries, du jambon, des céréales et quittent la table à peine après avoir bu leur café laissant les assiettes intactes ! Quant à nous, nous prenons la formule habituelle : une tranche de pain noir, un mini croissant, des fruits, du fromage blanc et fruits secs avec un jus d'ananas et un café / chocolat. Après ce petit-déjeuner, nous allons prendre un peu de soleil à l'arrière du bateau. Installés sur les transats, nous apprécions le petit vent qui nous empêche de brûler sur place. Après une heure de vitamine D, nous allons à la conférence sur Trapani et les vestiges grecs dans ses environs. Nous ne les verrons pas demain, car nous avons choisi une excursion « naturelle » avec baignade dans les eaux pures. Le conférencier nous parle de Kronos et de la naissance d'Aphrodite née des écumes, des cités grecques installées en Sicile.

Au déjeuner, nous sommes installés à une table avec un couple de Marseillais habitués aux circuits. C'est leur première croisière. Nous ne traînons pas au restaurant car à 13h, nous allons au théâtre assister à un concert avec des ténors. Il fait un peu frais mais leurs voix puissantes nous réchauffent. « Le temps des cathédrales » est magnifiquement chanté. Comme il fait trop chaud sur le pont au soleil, nous allons un peu dans un salon pour lire au calme et au frais. Ensuite à 15h, au salon Puccini, nous écoutons de la musique de chambre : violoncelle et piano.

Il est maintenant 16h, nous pouvons aller près de la piscine pour prendre un peu de couleur avant de nous préparer pour le cocktail privé du costa club. Le commandant étant souffrant, c'est le Director Hotel qui nous accueille. Il est très à l'aise et fait son show en toutes les langues pour nous remercier et nous souhaiter une bonne fin de croisière avant la prochaine. Nous trinquons avec le seul couple d'Anglais à bord. Ils viennent d'Oxford et nous expliquent qu'ils étaient à bord du Costa Allegra lors de son avarie électrique et leurs trois jours sur le pont, dans la chaleur et la puanteur avant d'être secourus. Quelques passagers dansent sur la piste. La chanteuse nous chante une chanson de Gilbert Bécaud (ça change d’Édith Piaf!), mais nous avons du mal à comprendre les paroles.

Il nous reste un peu de temps pour aller nous rafraîchir à la cabine et surtout mettre de l'après soleil, car notre peau a un peu rougi avec le soleil. Le spectacle de ce soir, quelque peu sexy comme nous l'a annoncé le directeur de croisière Mathéo, est assuré par la troupe de chanteurs et danseurs du Costa. Ils ont quantité de costumes sur le thème du Casino.

Après le spectacle, nous retournons un moment à la cabine délaissant le Grand bal des officiers pour attendre l'heure du Buffet Magnifique dans le même salon. Arrivant une dizaine de minutes avant l'horaire inscrit dans le journal de bord, nous pouvons faire nos photos des sculptures de glace et de fruits tranquillement. Nous ne restons pas pour la dégustation car nous n'avons pas faim, contrairement à d'autres passagers qui piétinent derrière le ruban en attendant l'ouverture du buffet.

Buffet Magnifique 
27
mai
27
mai

Nous nous réveillons avant d'arriver au port de Trapani. Nous avons ainsi plus de temps qu'il n'en faut pour nous préparer et prendre notre petit-déjeuner. A 9h, nous tentons d'atteindre le pont 3 à l'avant du navire pour pouvoir débarquer et arriver à 9h15 près de notre bus, mais il y a eu du retard dans l'ouverture des portes et un peu de bazar pour gérer l'ensemble des passagers qui voulaient tous sortir en même temps. Nous avons dû patienter ainsi une vingtaine de minutes dans les escaliers avec certaines personnes qui essaient toujours de nous passer devant quitte à nous écraser les orteils.Nous arrivons finalement à 9h35 au bus. Un petit groupe de Français viennent montrer leur mécontentement à notre guide parce que leur bus est déjà parti, mais elle n'y peut rien. Ce n'est pas elle qui gère ce genre de problème.

Port de Trapani

Nous ne sommes que 22 à vouloir admirer le paysage magnifique de la réserve de Zingaro à une heure de route à travers de petits villages, en longeant la mer. Ce matin, il fait très chaud, nous avons choisi de mettre un short pour l'occasion et la casquette est obligatoire, car la température dépasse allégrement les trente degrés. Nous entrons dans la réserve, le garde compte les entrées qui sont très réglementées. Nous faisons une petite pause aux seules toilettes du site : un pour les femmes et un pour les hommes, heureusement que nous ne sommes pas nombreux ! La moitié du groupe décide de rester à la première petite crique au bout du sentier. La seconde, dont nous, poursuit la petite randonnée sur ce site sauvage avec des cactus, petits arbustes, palmiers nains, fleurs.... Nous devons grimper un peu pour atteindre un mini musée où un homme fabrique divers objets en paille. Un peu plus loin, nous apercevons une grotte très ancienne. Des traces de vie préhistorique y ont été trouvées.

Réserve de Zingaro 
Grotte Dell'Uzzo

Nous poursuivons notre chemin en descente maintenant, car nous nous dirigeons vers la seconde crique, un peu plus grande que la précédente. Nous y faisons une halte pour nous permettre de nous baigner dans cette eau d'une couleur magnifique. L'eau est un peu froide au premier abord, mais une fois entrés, nous apprécions pleinement ce moment.

Nous n'avons pas le temps de nous sécher, nous restons en maillots de bain avec nos sacs à dos pour reprendre le chemin vers le bus qui nous attend à 12h40 pour aller déjeuner dans un petit restaurant à San Vito. C'est sympathique, car nous ne sommes qu'un seul bus dans ce restaurant réputé pour son couscous de poisson. Nous nous installons sur deux grandes tables. Les serveurs nous apportent de l'eau fraîche que nous apprécions après cette marche en plein soleil. Puis ils amènent le fameux couscous composé de semoule cuite dans un bouillon de poisson avec quelques morceaux de poisson. Nous apprécions ce repas et sommes bien étonnés quand ils nous amènent ensuite une assiette avec des poulpes accompagnées de pommes de terre et haricots verts. Et pour le dessert, nous avons un chausson tiède fourré à la ricotta (un délice). Pour terminer ce repas typique, nous avons un expresso bien serré que j'allonge avec un peu d'eau.

Restaurant San Vito 

Nous avons maintenant quartier libre pour une heure trente environ. Nous commençons par nous promener dans les rues piétonnes. Nous passons à côté de l'église mère. Elle n'est pas très grande, elle allie à la fois le traditionnel et le moderne.

Cathédrale de San Vito

Il fait très chaud et nous nous dirigeons donc vers la plage de sable. L'eau paraît aussi fraîche que ce matin, ce sont surtout les vagues qui nous ramènent de l'eau plus froide. Nous pouvons marcher un long moment sans avoir de l'eau au dessus de la taille. Nous ne dépassons néanmoins pas les bouées blanches. C'est suffisant pour nager et apprécier la baignade au pied de la montagne.

Nous sortons de l'eau une demi-heure avant l'heure de rendez-vous pour le retour, le temps de sécher un peu.Nous reprenons la route vers Trapani en faisant un court arrêt photo pour admirer le panorama. Le trajet va durer une heure environ. Nous longeons la côte jusqu'au port de Trapani. Et comme nous avons un peu d'avance, car il n'y a pas beaucoup de circulation, notre guide et notre chauffeur nous font faire un petit tour aux alentours du port pour nous montrer l'endroit où la mer Méditerranée rencontre la mer tyrrhénienne.

Nous montons à bord du navire, et allons nous renseigner pour la navette port - aéroport à Marseille. Comme elle ne coûte que 20€ par personne, ce qui correspond au prix du taxi, nous la réservons. Ensuite nous allons sur le pont pour profiter encore un peu du soleil, de la piscine et du bain bouillonnant. La piscine est à 22° tandis que le bain bouillonnant est à 35°. Nous y restons un moment et discutons avec d'autres passagers. Le navire quitte le port et nous, nous rejoignons notre cabine pour prendre une bonne douche après nos bains salés de la journée.A 19h30, nous allons au théâtre pour le spectacle de l'équipage « I have a dream ». Après le spectacle, nous attendons une petite demi-heure comme d'habitude avant d'aller dîner, afin de ne pas devoir patienter à la porte du restaurant. Ce soir nous sommes placés à côté d'un couple de retraités. Mais comme le monsieur ne parle pas du tout, nous n'avons pas pu entamer de discussion. Nous nous régalons comme toujours avec ces mets gastronomiques puis allons nous coucher.

28
mai

Dernière journée en mer avant notre retour demain à Marseille. Nous prenons le rythme vacances. Grasse matinée, petit déjeuner avec une variante aujourd'hui : nous commandons des pancakes, conférence sur le retour à la maison par Romain et bain de soleil sur le pont. Il fait un peu venteux, mais ce n'est pas plus mal, car le vent soulage un peu de la chaleur. Nous allons faire un petit tour dans le bain bouillonnant tout en passant à côté des côtes sardes.

A midi, nous allons nous rafraîchir à la cabine et nous changer pour aller déjeuner. Nous ne pouvons pas aller écouter le concert moderne, le planning est trop serré. Comme il fait trop chaud à ce moment de la journée, nous allons écouter la musique de chambre après un petit café italien excellent. Durant le concert un technicien pas mélomane pour deux sous n'a cessé de faire du bruit en réparant je ne sais quoi au salon, puis c'est au tour d'un serveur de perturber le concert en enregistrant ces ventes et enfin une femme de ménage qui passe l'aspirateur dans le couloir entre le salon et le casino ! Nous avons néanmoins apprécié les différents morceaux de musique joués par le Conservatoire Santa Cecilia.

A la fin du concert, nous pensions aller à la piscine, mais le ciel s'est chargé de nuages, le vent souffle et le soleil a totalement disparu. Nous nous réfugions donc dans un « petit œuf » avec des plaids à l'abri du vent. Nous y lisons un peu, mais quand le temps est devenu trop menaçant, nous avons préféré rentrer et mettre des vêtements plus chauds. Comme il n'est que 17h30, nous allons au grand salon du pont 8 prendre un café tout en écoutant les musiciens.

Puis le temps du tango venu, et donc des danseurs en herbe, nous allons lire dans un grand canapé près du théâtre jusqu'à la représentation des chanteurs et danseurs sur le thème des années rétro : 60,70 et 80 avec de très beaux costumes et chorégraphies.


Après le dîner, nous devons préparer nos valises pour les mettre dans le couloirs afin que les cabiniers les ramassent pour nous les remettre demain au port de Marseille.

29
mai

Comme nous devons libérer notre cabine pour 8h et que nous avons rendez-vous au théâtre pour descendre à terre à Marseille à 10h, le réveil émet sa petite musique à 7h30 pour nous éveiller en douceur en cette dernière matinée de vacances. Nous n'avons pas à chercher les vêtements pour la journée car il ne reste plus grand chose dans la cabine. Nous avons rapidement terminé et vérifié que nous n'avons rien oublié dans les armoires. Le sac à dos sur le dos, nous nous rendons au restaurant pour le petit déjeuner. Nous prenons tout notre temps, et faisons connaissance avec un couple d'Alsaciens qui terminent également leur croisière aujourd'hui. Quand nous avons approché de la côte marseillaise, à notre réveil, le navire a essuyé une grosse pluie, maintenant terminée. Les ponts sont détrempés, l'air est frais, nous ne traînons donc pas à faire quelques photos du port, n'étant pas équipés pour cette météo. Nous allons patienter au théâtre avec les autres passagers ayant un transfert vers la gare ou l'aéroport. A 10h, l'hôtesse Costa nous dit au revoir et à la prochaine fois. Nous bipons une dernière fois notre carte Costa et allons récupérer nos valises. Le bus pour l'aéroport est juste à la sortie. Nous mettons nos bagages en soute et montons dans le bus. Nous attendons les passagers, notamment un couple à qui une valise a été emportée par erreur. Entre temps, le chauffeur paraît inquiet en regardant l'avant de son bus. Il s'avère qu'un pneu est crevé. Un bus de remplacement arrive une demi-heure plus tard. Le jeune chauffeur met tous les bagages lui-même en soute, puis insiste pour mettre également les sacs. Et il ouvre enfin les portes pour qu'on puisse s'installer et à 11h, nous pouvons enfin nous mettre en route pour l'aéroport.

Marseille 

Le soleil a chassé les nuages, et il fait bien meilleur maintenant. Nous entrons dans l'aéroport pour imprimer nos billets d'embarquement et les étiquettes des bagages. Nous allons ensuite déjeuner, nous prenons un sandwich thon/poulet - crudités. Puis nous allons au starbucks pour prendre un cappuccino/chocolat chaud. A 14h, nous pouvons enregistrer les bagages et passer dans le hall d'embarquement. Nous allons jusqu'à la porte 45, nous y trouvons deux sièges côte à côte et reprenons notre lecture en attendant 15h15 pour monter à bord du petit avion Hop.

Il n'y a pas beaucoup de places : une rangée d'un siège et une rangée de deux sièges. Nous décollons à l'heure, nous faisons quelques photos de la vue aérienne puis nous lisons ou regardons un feuilleton. Nous arrivons à Lesquin à 16h59, soit avec une minute d'avance ! Nous récupérons rapidement nos valises car comme à l'aller, la majeure partie des passagers ont un bagage cabine. Notre fils nous attend de l'autre côté de la porte. Le temps de régler le parking et nous voilà dans la voiture pour revenir à la maison. Nous n'avons qu'une hâte : trouver une nouvelle croisière pour l'année prochaine...