Carnet de voyage

Road Trip Humano Ecolo Engagé

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Deux jeunes très sensibilisés à l'écologie et la protection de notre Terre. Avides de rencontres et en particulier les personnes qui permettent la préservation et l'enrichissement de nos terres.
Du 27 avril au 5 juin 2021
40 jours
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Publié le 26 avril 2021


Je m’appelle Juliette, j’ai 19 ans et je suis en première année de Bachelor dans l’école 3A, une Ecole Supérieure de Commerce axée sur les problématiques de Développement en Entreprenariat Social et Humanitaire, basée à Paris.

Dans le cadre de mes études et afin de valider mon année, je dois réaliser une expérience personnelle, culturelle et enrichissante pour sortir de ma « zone de confort ».


Je m’appelle Antoine CATANT, j’ai 22 ans et je travaille dans la restauration en tant que chef de rang.


La période difficile liée à la crise sanitaire que nous traversons nous a amenés à réfléchir en tant qu’étudiants, sur une autre façon d’appréhender cette période de stage de fin d’année.

C’est pourquoi, nous avons décidé de réaliser un « Road trip Humano Ecolo Engagé ».

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Publié le 27 avril 2021

Depuis que le projet a pris vie le 28 février 2021, nous cherchions des partenariats avec des associations et des entreprises.

Plusieurs associations ont accepté de collaborer avec nous. Parmi elles : "Zéro Waste Sète", "Sepanso Gironde", "Cleans Up France" et "Surfraider Foundation Puy de Dôme".

Depuis le 1 avril 2021, nous avons la chance d'être en partenariat avec SAMSIC, une entreprise tout autant concernée par l'écologie et l'environnement que nous !

SAMSIC est une société française leader des services intégrés aux entreprises en Europe et la deuxième entreprise de propreté en France.

Nous avons eu le plaisir de les rencontrer en nous rendant à Rennes, le vendredi 23 avril 2021. Grâce à eux, nous pourrons rouler dans une voiture 100% électrique, ce qui ne produira aucune émission de CO2. De plus, ils nous ont fourni le matériel nécessaire pour les collectes de déchets : sacs poubelles, pinces, gants,... De plus, ils nous ont fourni du matériel pour nos randonnées : gourdes, thermos, pailles réutilisables,...

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Publié le 28 avril 2021

Il nous semblait important de revenir sur notre parcours chaotique entre Rennes et Rochefort. La voiture électrique dont nous disposons à une autonomie d'environ 300km.

Après notre passage chez SAMSIC nous devions rentrer à Rochefort, nous avions de ce fait 294 km à parcourir. Pour notre premier trajet nous ne voulions pas descendre en dessous de la barre de 100 km d'autonomie.

Lors de notre premier arrêt à Nantes, dans le but de tester les bornes de rechargement, on nous a expliqué que sans PASS nous ne pourrions activer les bornes. Nous étions dans l'incapacité de rentrer jusqu'à Rochefort avec l'autonomie restante. Suite à cela, nous nous sommes rendus chez un concessionnaire Peugeot afin d'obtenir plus d'informations. On nous a alors confirmé que sans PASS nous ne pouvions recharger sur une majorité de bornes. Peugeot a été d'accord pour le faire durant 1h30 afin de gagner 40km d'autonomie. Nous avons quitter Nantes à 17h30. Nous avons ensuite pris la départementale afin de ne pas consommer trop d'énergie. Pas peur de ne pas arriver jusqu'à la maison, nous nous sommes arrêtés à une nouvelle borne en appelant l'assistance. Ils n'ont rien pu faire pour nous.. Nous nous sommes de nouveau arrêtés 10km plus loin à une autre borne puisque notre autonomie n'était pas suffisante. Il était maintenant 21h.. La borne était une fois de plus non utilisable sans PASS.

Notre dernière solution était de sonner chez des personnes pour recharger chez eux. Ils ont immédiatement accepté. Nous étions donc à attendre à 21h30 à Chaillé-les-Marais dans le 85, que la voiture recharge un petit peu. Cependant nous avions pleine conscience qu'en prise secteur la voiture ne chargeait que de 6km par heure. Nous avons quitté les lieux 30 min plus tard avec 76 km d'autonomie pour 55 km jusque Rochefort. Avec beaucoup de fatigue et de stress, nous sommes enfin arrivés à Rochefort à 22h30 après une longue journée de voiture.

Sur la route et dès le lendemain, samedi 24 avril, nous avons tout fait pour trouver une solution à ce problème. Après de nombreux appels nous avons commandé une carte PASS qui devrait arriver sous 4 à 5 jours ouvrés.

Notre départ était prévu officiellement pour mardi 27 avril...

Nous avons été dans le regret d'annoncer sur nos réseaux le report de notre départ. Nous attendons le PASS avec impatience et espérons qu'on le recevra dès demain, jeudi 29 avril 2021.

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Publié le 1er mai 2021

Mercredi 28 avril

Malgré ce faux départ, on ne s’est pas démotivé et on en a profité pour finir de ranger et organiser toutes nos affaires dans la voiture. On a donc trié nos affaires dans 4 boîtes différentes avec : la cuisine, l’hygiène, ce qu’on a reçu des associations et enfin la nourriture de réserve.

Dans la même journée, nous voulions optimiser notre temps pour organiser notre première récolte de déchets. La famille d’Antoine nous a alors conseillé un petit parc rochefortais.

Nous avons nettoyé le parc pendant une petite heure avant que des jeunes de 12 ans prennent l’initiative de venir nous aider quelques instants. Quel plaisir de sensibiliser également cette génération..!

Avec cette petite collecte, nous avons ramassé 1KG de déchets et 275 mégots de cigarettes.


Nous avons maintenant encore plus hâte de prendre la route et de nettoyer les beaux paysages du sud ouest.

À très vite !

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Publié le 3 mai 2021

Jeudi 29 avril

Ça y est c’est le grand jour !

Les affaires sont prêtes et nous venons de recevoir le PASS.

Nous sommes partis à 12h30 en direction de Maurens en Dordogne.

Nous avons rechargé la voiture pour la première fois sur l’aire d’autoroute de Saugon Ouest.

Et nous sommes arrivés à Maurens en milieu d’après-midi après de jolies routes empruntées.

On se retrouve vite pour vous parler de notre première expérience Woofing...

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Nous sommes arrivés jeudi 29 avril en milieu d’après midi. Notre woofing était situé à Lescuterie, au bout d’un chemin de terre.

Justine et Sylvain ainsi que leur petite fille Margaux, les propriétaires de « La ferme des Bialles », nous ont accueilli avec deux autres woofers présents depuis 10 jours, Anne- Laure et François.

On a commencé les présentations de la meilleure des manières : autour d’un bon goûter ! Sylvain nous a ensuite fait visiter leur terrain de cinq hectares : le jardin, les différentes serres ainsi que le coin woofers. Après notre installation dans notre caravane, nous nous sommes tous réunis pour l’apéro accompagné de deux autres couples de woofers.

21h30 - Après un bon repas et une tisane du jardin, il était temps d’aller dormir. La journée suivante s’annonçait intense.

8h30 - premier réveil à la ferme après une nuit compliqué pour Antoine qui a peu dormi a cause de la pluie et de ses grandes jambes.

La journée a alors commencé par un petit déjeuné dans la maison familiale avant d’attaquer le banchage de la maison.


L'isolation en terre-paille banchée (coffrée) est idéale pour la réalisation de cloisons isolantes. La mise en œuvre consiste à installer les banches (le coffrage), à réaliser le mélange terre-paille, puis à tasser ce mélange dans le coffrage.


Nous avons donc passé la journée à bancher. Cette technique demande cependant beaucoup de main d’œuvre. Nous étions 5 personnes pour faire le mur nord de la maison. Fin de la mission à 17h avec les bras et les épaules engourdies. Une bonne bière fraîche ainsi qu’une bonne douche (froide) s’imposait.

A la Ferme des Bialles, la maison familiale est 100% autonome. Pour l’électricité, deux grands panneaux solaires sont orientés plein sud. Pour ce qui concerne l’eau, une personne consomme en moyenne 150L d’eau par jour. Ici, c’est pas plus de 22L par personne. 1 200L d’eau sont stockés dans de grandes cuves qu’ils remplissent à la source tous les 18 jours. Chaque goutte est comptée et utilisée intelligemment. Pour cela, ils ont opté pour des toilettes sèches en dehors de la maison.

Justine et Sylvain aime partager leur quotidien avec les woofers. Ainsi nous faisons donc « partie de la famille » et participons à la réalisation de tout les repas.

Vendredi soir, une tradition pour eux, un plaisir pour nous : soirée PIZZA 🍕 !

Samedi 1 mai - deuxième réveil, nuit très calme grâce à une fatigue accumulée de la veille.

Petit déjeuner et au travail !

Le matin nous avons fini le banchage puis nous nous sommes attaqués au rempotage du basilic pourpre et des blettes blanches au sein de là pépinière.


Le rempotage est une opération d'horticulture visant à changer une plante de pot pour permettre un meilleur développement des racines.

Justine nous a ensuite fait découvrir plus en détails l’intégralité de son jardin et de ses nombreuses plantations. Les fraises nous ont fait de l’œil, on a donc été obligé d’en récolter et d’en manger !

L’après midi, c’est avec Sylvain que nous a travaillé. Au programme : continuer la mise en place d’un grillage pour éviter aux animaux sauvages (chevreuils) de venir manger les précieuses plantations de Justine et Sylvain.


Fin de journée à 17h toujours accompagné d’un bon goûte et de notre fameuse bière bien fraîche.

Dimanche 2 mai - dernier réveil à la ferme des Bialles. Il est temps de dire au revoir et de partir.

Un dernier moment avec les poules, quelques photos et vidéos pour vous et nous revoilà sur les routes de la Dordogne!

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Publié le 5 mai 2021

Dimanche 2 mai

Nous avons quitté la "Ferme des Bialles" en fin de matinée en direction de Sarlat-la-Canéda.

Sur le chemin, nous avons fais un premier stop sous les conseils de Sylvain, au bord d'une petite rivière, affluent de la Dordogne : le Caudeau.

Après cette petite balade, nous avons été rechargé la voiture à Bergerac, où nous en avons alors profité pour déjeuner en ville et en apprendre d'avantage sur l'histoire de Bergerac.

Nous avons enfin pris la départementale jusque Sarlat, 75km.

Petite visite de Sarlat et de ses grottes avant de trouver un endroit pour dormir.

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Publié le 5 mai 2021

Après une petite visite de Sarlat-la-Canéda, il était temps de trouver un endroit pour dormir.

Nous avons été recharger la voiture et en avons profité pour regarder les spots via "Park4night" afin de réaliser notre première nuit dehors.

Le bivouac consiste à installer un campement sommaire, éphémère, pour une seule nuit, du coucher du soleil jusqu’au lendemain matin. Il est cependant soumis à de nombreuses réglementations. Lorsque qu'il n'y a pas d'interdiction formelle, le bivouac est toléré. Il faut cependant : arriver tard et partir tôt, respectez l’espace naturel dans lequel nous nous installons et minimisez son installation.

Nous avons finalement trouvé un endroit où dormir le long de la Dordogne. Nous avons installé nos affaires avec beaucoup de stress, bien que le bivouac soit toléré dans cette zone.

Après quelques heures, la pression est redescendue et nous nous sommes enfin fait à diner face à une vue incroyable.

Nous sommes allés nous coucher aux alentours de 21h30 dans l'optique de passer une bonne nuit...

Cependant, tout ne s'est pas passé comme prévu. Quelques heures après que l'on se soit couché, le matelas a décidé de nous abandonner. Pendant que celui-ci se vidait de son air, le froid en a profité pour nous rejoindre. Nous avons donc passé la nuit par terre et congelés...

Dès 6h00 du matin nous étions levés et pour en finir en beauté, le gaz du réchaud était vide...

Direction un lundi matin à 8h00 au Leclerc le plus proche, afin d'acheter un matelas et du gaz pour assurer les prochains jours !