× Chère communauté,
Suite à l’incendie au sein des bâtiments de notre hébergeur OVH, à Strasbourg mercredi 10 mars 2021, nous ne pouvions plus accéder au site ! L’accès a été rétabli par notre équipe mais nous n’avons pas accès aux photos pour le moment. Dans l’attente de réponses de la part d’OVH quant au devenir des photos mises en ligne avant le 10 mars 2021, vous pouvez de nouveau réutiliser le site sans risque et ajouter de nouvelles photos !
La Team MyAtlas
En juin 1586, l'explorateur français Jean Sauvage arriva à Arkhangelsk, où il séjourna deux mois. Son récit de ce périple servit de guide aux marins en partance pour la "Moscovie".
Juin 2016
60 jours
Partager ce carnet de voyage
1

Jean Sauvage quitta le port de Dieppe en mai 1586, à bord d'un navire marchand devant effectuer une prospection commerciale du Nord-Est russe. L'importance de l'expédition se résume ainsi : premier voyage d'un Français en mer Blanche et à Arkhangelsk, premier récit d'un Français à s'être rendu en Russie, premier traité de commerce et premier lexique franco-russes, première description des îles Solovki...

"Il faut partir à la fin du mois de mai où à la mi-juin, pour le plus tard, et faire sa droite route pour aller quérir le cap Nord."

Photo : Yan Zhang

"Vous y verrez un nombre de grosses îles toutes couvertes de neiges fort blanches, et il n'y a point d'ancrage ni d'habitants. Au temps que nous y étions, au mois de juin et de juillet à minuit, il faisait tout aussi clair au nord comme en plein midi au sud."

2

Le 28 juin 1586, le navire de Jean Sauvage entra dans le port d'Arkhangelsk, ville fondée deux ans plus tôt au pied d'un monastère. La douane locale fête chaque année l'anniversaire de ce jour !

"Saint-Michel-Archange est un château fait de mas entrelacés et croisés, sans clou ni cheville, et c'est une œuvre si bien pratiquée, qu'il n'y a que redire, et ils n'ont qu'une seule hache pour faire leur ouvrage. Et il n'y a maître maçon qui puisse faire une œuvre qui est plus admirable qu'ils font."

"Nos marchands allèrent à terre pour parler au gouverneur et faire leur rapport, comme est la coutume en tout pays : l'ayant salué il leur demanda d'où ils étaient, et quand il sut que nous étions Français, il fût bien réjoui et dit à l'interprète qui les présentait qu'ils étaient les très bien venus, et prit une grande coupe d'argent et la dit remplir, et il fallut la vider, et encore, puis la troisième... Puis, il faudra boire encore à la santé du tsar, et c'est la coutume du pays."

"En deux mois que nous y avons été, nous avons pu sortir plus de 250 grandes gabares toutes chargées de seigle, de sel, cuirs, cires et autres marchandises."