avec 
E
Elodie Portier
Une croisière sur les mers Adriatique, Ionienne et Égée au départ de l'Italie en passant par la Grèce et la Croatie afin de découvrir une petite partie du sud de l'Europe.
Novembre 2017
10 jours
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Appart Garden. 

L'arrivée dans la capitale Vénétienne.

Un périple qui débute par un trajet en bus de 13h au départ de Lyon pour arriver à Tronchetto : une partie du grand port de Venise. Jusque là, le voyage ne nous avait rien montrer d'exceptionnel. Avant d'accéder à la cité de Venise telle que l'on connait et voit dans les films, il faut traverser une ville très industrielle du nom de Mestre, passer un pont assez hors du commun (très proche du niveau de l'eau), ainsi que l'espace réservé à l’accueil des voitures (pas de véhicules dans Venise, du moins s'il ne flotte pas vous trouverez un certain mal à circuler) et un espace portuaire gigantesque.

Une fois nos bagages récupérés, nous prenons la direction de notre hôtel situé dans le charmant quartier de Cannaregio au nord-ouest de Venise, approximativement à une demie-heure de marche. Dès les premiers pas après le Ponte della Costituzione, un tout autre spectacle s'offre à nous : toutes les splendeurs de Venise se dessinent au fur et à mesure que nous avançons pour rejoindre notre chambre. Les nombreuses Calle, Fondamenta, Corte, Campo, Piazza... et notre italien inexistant ont fait que nous avons d'abord perdu notre chemin avant de pouvoir le retrouver. Après quelques efforts, nous avons, somme toute, fini par trouver notre gîte pour les 2 jours à venir.


Voir Venise...

Buona Sera .

Une première ballade, le soir de notre arrivée, nous a mené sur les rives du Canal Grande, l'artère principale de la ville, pour nous amener jusqu'au célèbre et majestueux Ponte di Rialto via la Strada Nova (voie très éprise des touristes et très bien indiquée sur toutes les cartes que l'on donne aux étrangers). De nombreux endroits sont sujets à des photos cartes postales, pléthores de magasins sont présents pour vous en mettre plein la vue : des étales de marchés riches et colorées en passant par des commerces de babioles de tout genre en allant jusqu'aux boutiques de luxe. Enfin, nous passons sur de petits ponts depuis lesquels nous apercevons enfin nos premières gondoles. Noires, élégantes, longues avec leur figure de proue dentelée, glissant sur l'eau avec finesse et raffinement. Elles ne cessent de passer le long de ces petites ramifications de canaux avec à leurs bords : touristes bien sur, et, à la barre, gondoliers en tenue traditionnelle (bas noir et haut rouge rayé de blanc ou inversement). Par la suite, nous avons cherché quel était le prix pour une petite virée à bord de ces grandes embarcations. Il faut compter pas moins de 80€ la demie-heure pour une ballade (en sachant que plus vous êtes nombreux à bord plus le prix décroit). Nous avons passé notre chemin, préférant effectuer un parcours en journée plutôt que la nuit. Ainsi, après une longue journée nous sommes retournée à l’hôtel en flânant dans les ruelles après avoir manger dans un bon restaurant près du Ponte delle Guglie

Cerca Trova. 

Le lendemain, notre objectif était la Piazza di San Marco. Nous nous sommes donc une nouvelle fois perdue avant de retrouver la voie (une bonne carte ou même un téléphone avec un GPS est appréciable dans ce labyrinthe). Et saison touristique ou non, il en reste pas moins que ces lieux sont bondés de monde toute l'année. Des files d'attentes à n'en plus finir pour la Basilica, le Campanile, le Palazzo Ducale... ont fait qu'une visite à pied nous a amplement suffit. Il faut donc être bon marcheur si vous n'êtes pas patient. Nous avons opéré un rapide coup d’œil au mythique Ponte dei Sospiri avant de nous rendre à la Basilica di Santa Maria de Salute en passant par le Ponte dell'Academia tout en nous promenant de magasin en magasin. De nombreux kiosques sont là pour vendre toutes sortes de souvenir. Et quand vient le temps de manger, il faut noter qu'à Venise vous ne trouverez que très peu de banc et prendre 5 min pour manger son sandwich sur des marches proche de l'eau est plutôt mal vu.. (du moins c'est ce que nous avons ressenti), et si la pause pour déjeuner ou dîner s'impose, tout est fait pour que vous alliez dans les multiples restaurants présents sur les quais... Ainsi nous avons visité le quartier Dorsoduro. Ensuite, nous avons pris un de ces bateaux-ferry qui fait office de bus pour nous rendre de nouveau vers le Ponte di Rialto (l'idée de la gondole étant abandonnée, nous ne pouvions repartir sans avoir effectué un trajet nautique et cela nous évitait également un peu de marche, la fatigue commençant à se faire sentir...). Le reste de la journée nous avons parcouru San Marco ( des petites chapelles et musées par ci par là) puis un petit bout de Castello, flâné dans ses ruelles et petits passages mystérieux et romantiques dont seule Venise possède les secrets. Avec les tickets du ferry, nous avions des places pour aller au Casino di Venezia alors, après une pause dans un sympathique bar de Jazz (dont le plafond surprenant et drôle était cafi de sous-vêtements féminins laissés là par leur propriétaire au cours de soirées arrosées..) nous nous sommes rendu non sans mal au Palazzo Vendramin-Calergi (celui-ci est bien caché sauf si vous faites le choix de vous y rendre en vaporetto). Ce palace abrite un casino magnifique avec une décoration à couper le souffle qui vous transporte à travers une Venise plus ancienne et classique. Après cela, nous avons trouvé un petit restaurant joliment décoré de bouteilles de vin italiens pour ensuite retrouver San Polo puis Santa Croce avant de nous diriger sur Cannaregio.

Comme les gondoles à Venise. 

Et Partir...

Une dernière promenade rapide dans le haut de Cannaregio juste avant le départ, nous a permis de voir un événement assez particulier sur Venise : les Acquas Altas. C'est un phénomène due aux marées qui inondent les quais de la ville durant quelques heures. C'est un spectacle peu banal auquel les vénitiens ne peuvent pas grands choses, mise à part placer des digues afin de pouvoir circuler. C'est les pieds mouillés que notre première étape se termine. Nous prenons ensuite la direction du port de Venise où notre vrai voyage commence. Une croisière nous attends pour nous mener aux abords de la Mer Égée en naviguant par les Mers Adriatique et Ionienne... Tous ces quartiers vénitiens nous ont révélé, églises, chapelles, musées à foison, non sans charme, et la possibilité même de faire des belles rencontres parfois inattendues... C'est un lieu riche en culture et en histoire qui vaut la peine d'être admiré. Le cœur de la Vénétie ne nous a certainement pas livrer tous ses secrets, et de petites îles aux alentours très prisés, reste à visiter. Peut-être un prochain voyage...

Haute mer. 
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Embarquement (Ambarquemant). 

Bagages en main et mauvais temps dans le dos, nous voilà arrivée au port. Direction le bâtiment 108 pour atteindre le check-in du Costa Deliziosa. Après avoir laisser nos valises aux bons soins de l'équipage, nous passons l'embarquement, les passerelles et enfin nous franchissons les portes qui envoient sur le pont 2, le hall principal du navire. Notre entrée fut un spectacle : les yeux ne savent plus où regarder tellement l'endroit est immense (réception, bar, bureau des excursions, petits salons, accès aux ascenseurs...), chaques choses autour de soi brillent, et le nombre de personnes présentes est incalculable. Ainsi, nous suivons un petit parcours organisé par le personnel de bord, nous nous faisons prendre en photo à plusieurs reprises sans vraiment comprendre ce qu'il se passait, puis on nous laisse se débrouiller et rejoindre la chambre.

La chambre avec balcon que nous avions réservé, était grande, équipée d'un grand lit, un canapé, la télévision, salle de bain/toilette, grandes armoires, mini frigo, coffre et bien sur le balcon. Une fois installée, nous nous sommes lancée à la découverte du bateau. Durant notre aventure à travers les ponts, une alerte nous annonçant un exercice nous fit remonter à la chambre pour prendre les gilets de sauvetage et nous rendre au restaurant (et non sur un pont tant les conditions météorologiques étaient mauvaises). Puis, à la suite de l'exercice (plutôt impressionnant d'ailleurs), une autre annonce nous parvins en disant que le port de Venise était fermé jusqu'à ce que le temps s’améliore. (Ainsi, au lieu de partir à 17h nous sommes parti à 4h du matin).


Escale annulée.

C'est donc avec presque 12 heures de retard que nous avons pris la mer direction Bari. Nous avons profité de notre première soirée pour visiter, nous situer par rapport à la chambre, aux restaurants, aux bars, au théâtre... et donc le lendemain matin après notre premier petit déjeuner, une nouvelle alerte résonna sur tout le navire pour annoncer qu'avec le retard dû aux mauvaises conditions climatiques, notre première escale à Bari serait annulé et que le Costa Deliziosa n'effectuerait simplement qu'une escale technique.

Costa Wind. 

La déception était là, cependant, étant donné les creux visibles depuis l'intérieur, nous pouvions comprendre le retard. Nous sommes donc arrivée sur le port de Bari vers 21h le soir. Nous sommes sortie nous balader sur les ponts pour apercevoir la ville sous les lumières de la nuit, et également penser à des scènes mythiques de Titanic... avant de redescendre visiter les bars multiples et le casino. Plus tard, nous avons appareillé aux abords de minuit direction Corfou.

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Tous les soirs pendant votre repas, l'équipe du Costa Deliziosa laisse à votre chambre un Diario di Bordo : un carnet de bord vous permettant de consulter le programme de la journée suivante ainsi que de nombreuses informations pour vous aidez avec les modalités des excursions et plus généralement la vie à bord. La veille de l'étape à Corfou, nous avons donc reçu des papiers concernant les excursions nous conseillant de réserver au plus vite pour être sûr d'avoir des places. En tant que novice dans ce domaine, nous avons donc examiné ses documents avec attention avant de descendre réserver pour trois excursions : Corfou pour le lendemain, Santorin et Athènes (on a décidé de se débrouiller pour Dubrovnik après avoir lu les feuillets d'informations).


Expédition aquatique.

Après un bon petit-déjeuner, une petite réunion sur un pont du bateau (acquisition de nos billets), et quelques contrôles pour descendre du Costa, nous nous dirigeons vers notre bus sous une pluie battante. Nous étions deux groupes dans le bus, un allemand et le notre français, alors autant dire que les mêmes explications dans les deux langues laissent place à un flux de parole incessant et pour le coup quelque peu éreintant. La chance n'a pas été avec nous et ce, toute la durée de l'excursion. Une place dans le bus qui laisse entrer la tempête.. Des récits interminables et pesants dans un style guttural très prononcé des guides.. Et enfin, la pluie transformée en orage assez violent a rendu impossible la visibilité des paysages de Paleokastritsa. Une grosse vague marron par si par là, en sachant qu'habituellement l'eau est transparente et turquoise. Deux mois qu'il n'y avait pas plu selon les guides vraiment pas de chances... Ensuite, la visite du Monastère de Paleokastritsa a tourné court, la seule et unique pièce de ce ''musée'' étant plongée dans le noir total à cause de l'orage, ce fut 10 minutes de visite : 2 minutes passées dans cette pièce à tâtons avec les flash de téléphone et les 8 autres sous la pluie a essayer tant bien que mal de protéger ses affaires notamment l'appareil photo avec le poncho bleu généreusement offert par les guides.

L'expression ''être mouillée jusqu'à la culotte'' nous allait à la perfection. Après notre retour en catastrophe au bus et notre transfert à la ville (en annulant toutes les pauses prévues pour les quelques photos souvenirs ), on nous lâche dans le centre une heure durant. Quelques achats plus tard et après l'attente de la guide 15 min sous cette tempête frénétique, nous avons repris le bus. Bus qui nous mène à la douane et un autre bus (où nous avons dû être séparé, une dans un bus et une autre restant sur le quai.. pour se retrouver un quart d'heure plus tard au terminus des navettes) pour finir sur un sprint final de 500 mètres sous la pluie pour revenir à bord.

Ainsi se termine une longue excursion, un record de vêtements mouillés à la clé, pas de photos, une visite bâclée où on a rien vu d'une île paradisiaque, 60€ chacune dépensés pour rien... et pour nous achever ; le coup de grâce : le temps commence à se découvrir lors de notre appareillage pour Santorin.

Les Colombes.
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Tous à la chaloupe !

Nouvelle île, nouvelle escale, nouvelle excursion ! Et, pour la première fois depuis le début de la croisière, nous avons un temps magnifique, pas un nuage à l'horizon. Le temps d'un cocktail sur les transats près de la piscine et les premiers sommets "enneigés" nous apparaissent. Une multitude de petites maisons blanches guettaient notre arrivée depuis le haut de leur falaise. Nous avons jeté l'ancre au centre de la Caldeira et un roulement interminable de chaloupes nous a mené les croisiéristes et nous-même à terre. Une fois à quai, nous avons rejoint notre bus pour l'excursion. Première étape, grimper aux sommets de toutes ces strates de roches volcaniques pour ensuite nous rendre dans la petite ville d'Oía située à environ une demie heure du port de Santorin.

La neige à l'horizon ! 

Oía.

La traversée de l'île nous paru courte. Les somptueux paysages, les récits captivants du guide ainsi que son humour ont fait que l'ensemble de l'excursion s'est bien passée à l'instar de la veille. Dès notre arrivée à la ville et après quelques indications du guide, nous sommes donc parties à la découverte de ces petites rues aux maisons blanches et aux toits bleus (petites explications sur ce que nous avons retenu pour leur choix de couleurs : cela correspond au drapeau grec et autrefois, cela permettait aux habitants d'arborer fièrement leur liberté visible depuis la mer). La cité se fond dans un dédale de passages sinueux, de petits escaliers menant partout et nulle part à la fois. On se perd aisément dans cette ambiance chaleureuse où l'on flâne le long des étales de petits magasins tout en ayant vu sur la baie et l'archipel. Notre chemin nous a mené sur les spots des cartes postales les plus connues de l'île et près des ruines d'un château byzantin avant de nous ramener sur notre lieu de rendez-vous pour nous rendre à notre deuxième étape : Fira.

Perles de l'Egée. 

Fira.

Les Cyclades au crépuscule. 

Une nouvelle petite demie-heure de bus et nous voilà arrivée à la "capitale". Quelques minutes de marche nous ont mené près d'une Eglise orthodoxe grecque avec un panorama magnifique surplombant la Caldeira. Ensuite, le guide nous a fourni les dernières informations sur la ville et les indications pour rentrer sur le Costa puis nous a laissé après une après-midi agréable et enrichissante en culture Santorinienne. Une fois libérée, nous avons flâné dans les ruelles de la ville, assez semblable à Oía mais toujours aussi plaisantes. Enfin moment fort en émotion, nous avons pu assister à un couché de soleil sur l'archipel par un temps radieux. L'abondance de couleurs, passant du jaune au rouge flamboyant, se reflétant dans la mer, sur les maisons, les montagnes, donnent lieu à un spectacle grandiose. Une chose est sure, on en prend pleins les yeux. A la suite de cette scène féerique, nous devions commencé à nous rendre au vieux port, Ormos, en contrebas des falaises pour revenir au bateau. Un billet de téléphérique (compris dans le prix de l'excursion) nous avait été remis afin de redescendre tranquillement. Cependant, une file d'attente interminable nous a convaincu rapidement de redescendre à pied via les escaliers de Fira, connus pour ces 600 marches taillées dans la pierre. Les genoux en prennent un sacré coup mais la descente par ce chemin vaut franchement le coup (en montée par contre, il ne faut pas avoir peur de transpirer..). Et si vous êtes pris d'une soudaine flemmingite aiguë et que vous n'avez pas peur des animaux, il faut savoir que la montée (comme la descente) de cet escalier est possible à dos d'âne moyennant la somme modique de 6€... Les pieds endoloris en arrivant au port, nous avons repris la mer à bord d'une navette pour regagner notre toit flottant et sa grande cheminée jaune.

La descente d'Ormos. 
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Le Pirée. 

Athènes, la capitale grecque et la plus longue escale du voyage (7h30 - 16h30). Les premières lueurs du jour nous révèlent un débarcadère immense avec de nombreux navires de toutes tailles à nos côtés (une impression étrange cependant, de voir des bâtiments de haut... habituellement vous auriez dit qu'ils étaient immenses, ainsi nous nous sommes vraiment rendues compte de l'énormité de notre Costa). Le port du Pirée étant le plus grand de Grèce nous avons donc mouillé dans ses eaux pour nous rendre ensuite à Athènes à quelques kilomètres de là, via une excursion. Dès 8h, nous avons rejoint le bus convenu, franco-anglais et nous avons pris la direction de notre première halte : le Panathenaic Stadium en passant le long du littoral et par le centre d'Athènes. Le bord de mer laisse place à de jolies villas, des quartiers riches et de nombreux espaces boisés à l'instar du centre qui paraît pauvre, sale, surpeuplé de voitures, motos... tel le cliché des grandes métropoles comme on peut le voir dans de nombreux pays (les inégalités sont les mêmes partout...). 10 minutes d'arrêt sur ce lieu, mais celui-ci étant en travaux, nous ne pouvions accéder à l'intérieur du stade ainsi à part un cours d'histoire, la première halte à été vaine.

"On devrait peut-être leur dire qu'il n'y a plus d'essence dans le bateau..." 

L'Acropole. 

Cette fois-ci, la guide qui nous avait été assigné était très axée sur l'histoire, le moindre détail.. alors il est vrai qu'au début c'est très intéressant mais il faut avouer que, mauvaises élèves que nous sommes, il nous arrivait de décrocher.. Nous avons donc laissé ce flot incessant de paroles en bande son pour admirer les monuments devant lesquels nous passions : les restes du temple de Zeus, Syntagma Square, le monument du Soldat Inconnu, le parlement Hellénique, la porte d'Hadrien... pour nous rendre ensuite à l'Acropole. Le must de la Grèce, l'endroit le plus connu du pays pour son Parthénon et ses temples.

Théâtre, panorama et doctorat en histoire grecque. 

Une petite marche, quelques escaliers à grimper et nous voilà sur l'Acropole. On entend parler de ce site tellement souvent... de part les cours d'histoires que l'on a tous pu avoir, les informations à la télévision, les livres... on s'attend à découvrir des temples grandioses en l'honneur d'Athena. Mais, il faut se rappeler que ces temples ont des centaines d'années et que malgré les tentatives de restauration, ce ne sont que des ruines. Elles sont imposantes (surtout pour le Parthénon) avec de jolies couleurs ocres, mais recouvertes d'échafaudages et constamment en travaux (pas terrible pour des photos). Selon la guide c'est un travail acharné qui représente des dizaines et des dizaines d'années et qui est loin d'être terminé. (un projet très couteux et méticuleux, à cause notamment de la détérioration du marbre sur le site et dont la restauration doit s'effectuer désormais pierre par pierre). Après quelques discours, rassemblant plus à une thèse ou un mémoire sur les différentes ruines de l'Acropole, et le sempiternel rappel de l'heure de notre rendez-vous, nous avons enfin eu l'autorisation de nous balader le long de ces vestiges grecques. Il est impressionnant d'observer de tels bâtiments. Les Athéniens ont amené les pierres jusque sur cette colline, ils les ont monté et façonné très habilement, pour l'époque de la construction, en sachant qu'ils n'avaient pas autant d'outil que maintenant. Un peuple doté de très grand talent, il faut le reconnaître (même si pour certains c'est sont les bienfaits de la déesse Athena...).

La cité d’Athéna. 

La vieille ville : la Plaka.

A la descente de l'Acropole, un nouveau visage d'Athènes s'offre à nous. Une ville à caractère antique, paisible et enclin de verdure. De longues marches dans un quartier ancien mais branché nous mènent près d'une rue commerçante. Nous passons devant une multitude de café/restaurant avec des terrasses sur ces larges escaliers (pour certains seulement muni de petites tables basses et de ravissants coussins à même le sol). Ces petites ruelles sont recouvertes de plantes grimpantes et parsemées de grands arbres. C'est un endroit touristique et très sympathique à visiter. De nombreux commerces vous attendent au pied de ces escaliers et vous pourrez trouver tout ce qui vous chante : des babioles souvenirs, des casques spartiates, des boucliers, des statues, de petits objets peu ordinaires qui vous feront bien rire (si vous en voyez vous saurez de quoi on parle...) à manger, à boire... bref tout ce donc vous aurez besoin !

Sapic. 

Après nous avoir laisser une demie heure libre pour manger dans la Plaka. Nous avons du reprendre le bus pour rentrer au Pirée. C'était une bonne journée mais nous étions un peu déçue de rentrer si tôt. A 14h, on nous laissait déjà devant l'embarquement. Alors pour avoir payer une excursion journalière, soit une autre visite aurait été la bienvenue, soit plus de temps sur chaque lieu visité aurait été souhaité (méfiez-vous lors de vos réservations). D'autant plus, que dans un espace portuaire il n'y a pas grand chose à voir. Nous avons voulu faire un dernier tour pour profiter au maximum de l'escale et ce n'est pas ce qu'il y a de plus réjouissant. Nous sommes donc remonter à bord pour nous diriger vers les ponts extérieurs afin de regarder le Pirée et Athènes une dernière fois avant l'appareillage.

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Steward. I have to clean the room.

Day off.

Cette étape est une journée sans escale, nous avons pris la direction de Dubrovnik en Croatie et il nous faudra 24h pour y parvenir. C'est donc le premier jour où nous pouvions nous permettre une grasse matinée alors la veille au soir, les spectacles et la tournée des bars Costa fut de mise, pour ensuite finir dans la boîte de nuit du bateau. Ce fut une soirée agréable, le thème White Party : tous en blanc, avec la présence de sculpteurs sur glace. Plus tôt au restaurant, nous avons eu le droit à une surprise de la part de l'équipage qui réalisa de superbes chorégraphies au milieu des tables. Le commandant du navire et ses marins furent présentés puis acclamés dans la salle.

Le lendemain, après une petite nuit de sommeil, nous avons pris connaissance des activités de la journée grâce aux Diario di Bordo (carnet de bord). Ce petit livret nous était distribué chaque soir dans notre boîte aux lettres (petit casier à notre porte où pub, lettre et facture nous étaient remises) pour nous annoncer toutes les animations du lendemain ainsi que diverses informations : le fil rouge de la croisière. Nous avons donc décidé de commencer la journée par un bon petit-déjeuner sur le pont 9. A notre grande surprise, au milieu de la mer Adriatique est passée une bande de dauphins lorsque nous mangions. Une chance inouïe de pouvoir observer ses animaux dans leur milieu naturel depuis notre table. Ensuite, en fin de matinée, nous nous sommes vêtues pour une séance de sport à la salle puis après une bonne heure d'exercice, nous nous sommes de nouveau changées pour aller tester la piscine et les jacuzzis. Vidées de notre énergie, nous sommes retournées déjeuner sur le pont extérieur en profitant du soleil pour écrire quelques cartes postales et pour aller bronzer sur des transats à l'arrière du bateau. Une musique a ensuite attiré notre attention et ainsi nous avons regardé un cours de danse près de la piscine (de la bonne musique, des danseurs, un cocktail que demander de mieux ?). Nous avions pas mal d'activités à prévoir le soir, donc retour sur le chemin de notre chambre pour une petite sieste avant de reprendre la route des bars et spectacles.

Rythme de croisière.

Soirées shows.

Ce soir là, après un apéritif, le repas qui nous attendait fut spécial. Un diner-gala avec chanteurs et danseurs une nouvelle fois. Les serveurs eux-mêmes se livraient à des chorégraphies déjantées avant de nous inviter à danser. Le menu était grandiose et la décoration était de mise. Le rendez-vous suivant était au théâtre pour un grand spectacle. Chaque soir, au théâtre Duse, depuis le début de la semaine avait lieu une représentation de magie, de danse et/ou chant mais celle-ci était sublime : le clou de la semaine. Quelques verres plus tard, nous avons fini par rejoindre notre chambre tant bien que mal (de part l'alcool mais également et surtout par la difficulté que représente le nombre de chambre, le fait qu'elles soient pairs ou impairs, le pont, l'avant, l'arrière...) afin d'être en forme pour notre ultime escale.

Piu Gusto. 
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Les îles alentours de Dubrovnik furent visibles dans la matinée. Le navire effectua une marche arrière et un créneau digne des plus grand pilotes pour accoster. Pour cette dernière escale, il ne nous a pas semblé indispensable de prendre une excursion, après avoir regarder un peu sur internet et avoir parler avec notre référent français de la croisière, il nous a paru plus rentable d'effectuer une visite libre de la ville.

Entrée en pays croate. 

Le funiculaire du Mont Srd. 

Il faut savoir qu'en Croatie la monnaie courante est le kuna croate. Dès notre sortie, nous nous sommes donc dirigé vers un bureau de change pour échanger nos euros : 30€ est environ égal à 220 kuna. Nous sommes donc plutôt gagnante à première vue cependant les tarifs exercés sur place font que ce n'est pas toujours le cas, la méfiance est de mise car les habitants ont vraiment l'habitude de la venue d'une foule incessante de touriste.

De nombreux taxis attendent la venue des croisiéristes le long de la sortie du quai et pour l'équivalent de 5€ par personne ceux-ci vous emmène aux portes de la vieille ville. Ainsi un taxi très sympathique nous y emmena et ensuite avant de s'adonner à une jolie promenade derrière ces remparts, nous nous sommes dirigées vers le funiculaire pour nous rendre au sommet du Mont Srd : la colline qui domine Dubrovnik et d'où vous avez une vue imprenable et magnifique sur la baie et toutes les îles la composant.

Les excursions proposées par la compagnie de croisière incluent la montée par ce téléphérique, cependant grâce au fait d'avoir opté pour une visite libre et d'être venue par nos propres moyens nous n'avons pas eu à attendre et sommes montées les premières (contrairement à la foule des groupes qui ont dû attendre derrière nous). Il faut compter 140 kunas et environ 2-3 minutes pour monter. Une fois au sommet, vous trouverez quelques boutiques, un restaurant, un musée ainsi que de nombreux points de vue (certains allant jusqu'à 360 degrés). A notre arrivée, pour éviter la masse de touriste, nous avons pris la direction d'un chemin hors sentier battu sur lequel nous avons marcher une petite demie-heure, parfois glissant mais qui nous a menée aux meilleurs points de vue : la baie, les îles, et même le Costa en contre bas. Après une pause pour admirer ces somptueux paysages, nous sommes retournées au funiculaire afin de redescendre et prendre le temps de visiter une partie du reste de la ville.

Game of Thrones. 

"The Old Town" ou Vieille Ville.

L'entrée nord fut notre point d'accès. Ce petit bout de ville est fortifié, nous sommes donc entrées par une porte immense cernée de remparts imposants qui bouclent la cité. C'est une architecture impressionnante et éclatante. C'est comme un paroxysme de voir cette vieille ville comme flambant neuve. Les bâtisses qui demeurent en ces murs sont d'une beauté éblouissante et ce "quartier" désormais, possède une structure très bien réalisée, il faut reconnaître le talent des architectes de l'époque. Il faut remarquer également que c'est un endroit extrêmement propre et il faut savoir qu'il faut être en forme pour se promener dans ce vaste domaine : le nombre de marche y est incalculable.

La ville fortifiée.

Dès le début de notre visite, nous nous sommes dirigées vers le Sponza Palace et le Monastère Dominicain, pour ensuite allées admirer la Marina avec ses eaux claires comme de l'eau de roche, que l'on aperçoit très souvent lorsque l'on tape Dubrovnik sur un moteur de recherche. Après s'être baladées le long des quais, nous avons entrepris de monter sur les remparts mais 100 kunas nous a paru un peu cher (les prix excessifs comme dit précédemment) alors nous avons passé notre chemin pour explorer la ville par ses petits couloirs et escaliers. Nous avons pu avoir un point de vue sur une des îles de tournage de la célèbre série Game of Thrones en passant de l'autre côté des remparts pour aller voir un restaurant (cette île se visite cependant avec le temps qui nous était imparti nous nous sommes résolues à rester dans la ville même). Ensuite, nous avons fait quelques boutiques pour les souvenirs et cartes postales, celles-ci sont pleines de produits dérivées de la série mondialement connue (pour les amateurs..).

Ruelles et tournages. 

Après avoir flâner un bon moment dans ses rues, il était temps de revenir au bateau. Nous avons pris la direction de la Porte Pile, principale entrée et sortie de la ville. Quelques photos plus tard, nous avons marcher vers des avancées rocheuses proche des remparts, Tvrdava Bokar et Dubrovnik West Harbour, pour avoir un panorama extérieur de la cité et de nouveau prendre des photos avant de reprendre à pied le chemin de la mer. Ainsi, nous avons pu voir une portion plus récente de la ville (même s'il restait probablement encore beaucoup à voir) et de l'autre coté de la ville, apercevoir des bateaux de bois magnifiques dans un port ou se mêlent navires de croisière monumentaux et petits canots de pêche.

Forts dans l'Adriatique. 
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Un dernier regard depuis le pont arrière, et Dubrovnik, cette cité entre terre et mer, constituée de somptueux paysages disparaissait dans le lointain. Quelques heures après notre départ direction Venise, le gros temps était de retour. L'écume visible au travers des hublots et les légers mouvements du bateau montraient que cela n'allait pas aller en s'arrangeant. Dans la soirée un message nous fut transmis, il nous annonçait que le port de Venise étant fermé en vue des conditions atmosphériques, notre destination finale serait en fin de compte Trieste. Ensuite un bus ferait le raccordement finale avec Venise, notre ville d'arrivée initiale.

Gospe od Karmena. 

Malgré ce petit désagrément, nous avons passé une bonne soirée, la dernière, sur le thème masqué. Tout le navire était décoré et nous avons eu le droit à un fabuleux spectacle. Quelques cocktails et danses plus tard, nous sommes retournée à la chambre pour finaliser nos bagages et les mettre sur le pas de la porte (comme il nous avait été indiquer de faire dans le diario di bordo afin de nous les remettre au débarquement).

Le lendemain, nous avons donc pris le bus de Trieste à Venise. A cause du retard causé, nous avons eu, de justesse ensuite, notre second bus qui nous emmenait à Lyon (tout le monde n'a pas eu cette chance parmi les passagers). Une arrivée tard dans la nuit conclue ce périple à travers de magnifiques régions d'Europe.

Effectuer une croisière comme celle-ci est génial. Il faut cependant avoir la forme car la visite de toutes ces villes au jour le jour est tout de même éreintant, il faut tenir le rythme si l'on veut découvrir un maximum de choses et le temps imparti pour chaque escale est souvent trop court. Il n'en est pas moins que c'est un type de voyage à essayer, c'est une manière différente d'explorer le monde (vivre une semaine sur un navire de croisière) mais qui est tout de même agréable.

Grazie mille per il mediterraneo. Arrivederci !