avec 
C
Chantal Raude
En 2016, lors d'une descente vers le sud pour nos vacances d'été , nous avions apprécié sur le trajet, notre étape d'un soir dans le marais Poitevin et nous nous étions bien promis d'y revenir...
Du 30 juin au 5 juillet 2019
6 jours
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Le Marais Poitevin, classé "Grand site de France", deuxième plus grande zone humide après la Camargue, est un vaste territoire de 100 000 hectares, à cheval sur trois départements : la Vendée, les deux-Sèvres et la Charente maritime. Construit autour de la Sèvre Niortaise, ce gigantesque marais en grande partie construit par l'homme est parcouru par plus de 8000 km de voies d'eau, portant différents noms selon leur importance. Classées en trois catégories, l'on distingue le réseau primaire, assimilé aux artères structurantes que sont la Sèvre Niortaise et les rigoles, puis le réseau secondaire constitué par les conches et les biefs, larges de 4 à 8 mètres permettant le croisement de deux embarcations et enfin le réseau tertiaire, de loin le plus long, de 2 à 3 mètres de large, dessinant les limites de chaque parcelle et ne permettant le passage que d'une seule embarcation. Ce vaste réseau est ponctué de 594 ouvrages hydrauliques (barrages, écluses, portes à flot, bondes, aqueducs) qui assuraient son bon fonctionnement. Mais de nos jours, son fonctionnement général est mis à mal par différents facteurs ( déprise agricole entraînant un entretien insuffisant des canaux bordant les terrains, regroupement des parcelles réduisant ainsi la surface du réseau d'eau) rendant ainsi ce milieu très sensible.

Je ne vais pas retracer ici toute son histoire qui est fort longue car le site www.marais-poitevin.com, très bien réalisé, le fera mieux que moi. Je vous invite donc à le visiter et plus particulièrement à cliquer sur l'onglet vert "Le Marais Poitevin" qui vous informera sur son histoire, bien détaillée, depuis l'aube de l'ère quaternaire ( il y a 65 millions d'années !), en passant par l'an 1000, époque où l'homme a commencé à le façonner et jusqu'à nos jours. Vous y découvrirez également sa faune, sa flore et les plans de ses innombrables canaux. Ci-dessous carte touristique téléchargeable, réalisée par le parc naturel régional du marais Poitevin.

30
juin

En 2016, sur la route qui nous menait vers Draguignan, nous nous étions arrêtés pour passer la nuit à Magné, petite bourgade située dans le marais Poitevin. C'est à cette occasion que nous avions découvert non loin de là ( à environ 4 km), au sein du parc interrégional du Marais Poitevin, sur les rives de la Sèvre Niortaise, Coulon, capitale de la "Venise verte", partie orientale du Marais Poitevin, également connue sous l'appellation de "marais mouillé" par opposition au "marais desséché". Ce charmant village est le point de départ des chemins du Poitou secret que l'on peut parcourir en barque, à vélo ou à pied. Nous y avions passé une bonne soirée

Nous y avons donc réservé un chalet ( chalet Cocon confort de 24 m² avec terrasse couverte mitoyenne de 8 m²), pour la durée de notre séjour, au camping "La Venise Verte", situé sur les bords de la Sèvre-niortaise, à 2 km du village. Ce camping labellisé "Ecolabel européen", parfaitement intégré à son environnement naturel (zone "Natura 2000" ) dispose d'une piscine et propose différents services ( restaurant au dîner, plats à emporter, possibilité de réserver la veille un panier pique-nique, dépôt de pain et de viennoiseries, bar, épicerie avec une sélection de produits de première nécessité, quelques produits frais et de terroir, location de canoës pour parcourir le marais,...) ainsi que différentes formules d'hébergement (demi-pension où pension complète avec pique-nique).

Après avoir au préalable effectué nos courses au Super U de Magné (à environ 5 km du camping), nous prenons sa direction afin de prendre possession de notre hébergement. Nous déposons nos bagages, descendons les vélos de notre véhicule et les enfourchons pour rejoindre le centre du village sur les bords de la Sèvre niortaise.

cela y est....nous sommes installés

1
juil

Lorsque nous nous levons, le temps est maussade et la pluie menace, mais tant pis, nous avions prévu ce matin d'effectuer une randonnée à vélo intitulée "les bords de la Sèvre de Coulon à Magné", une boucle d'environ 13,75 km (14,681 km pour nous), d'après le guide "Rando Marais Poitevin" 16 balades, réalisé par Anaïs Ancellin (Les chemins d'Anaïs).

Carte du guide que j'ai retracée sur le site www.OpenRunner.com 

Alors nous les enfourchons et rejoignons le centre de Coulon afin de traverser la Sèvre par une passerelle et la longer sur sa rive gauche sur 3 km.... Mais à l'entrée du village, nous devons déjà enfiler nos vêtements de pluie. Les photos ci-après ont été tirées de vidéos prises de la caméra GoPro fixée sur mon vélo, ce qui explique que certaines d'entres elles soient floutées par l'eau stagnant sur l'objectif 😕

avant de la retraverser à hauteur du " Marais Pin" par la double passerelle d'une l'écluse qui nous ramène de nouveau sur sa rive droite

où finalement se situait la piste cyclable qui mène de Coulon à Magné (en bien meilleur état ! ). Merci Anaïs...😉

Arrivés à Magné, nous traversons une nouvelle fois la Sèvre en empruntant l'ancien pont-levis métallique, témoin de l'âge d'or du commerce fluvial au XIX siècle. Le ciel se dégage enfin.

De cette passerelle et jusqu'à l'avenue du Marais Poitevin, soit sur environ 200 m, nous empruntons l'un des grands itinéraires à vélo de France, "La Vélo Francette" qui partant de Ouistréham sur la côte Normande permet de rejoindre La Rochelle, sur l'Atlantique, soit un parcours de 661,5 km. En ce qui nous concerne, nous continuons à suivre le plan d'Anaïs et retrouvons "La Vélo Francette" au niveau de la chapelle Sainte Macrine. Nous pénétrons progressivement dans le marais, il commence à faire chaud

Passerelles au niveau de la conque des Epineaux 

Nous l'emprunterons jusqu'à ce qu'elle traverse la route de la Garette (D1) au niveau des Epineaux, la laissant continuer vers La Rochelle. Nous remontons alors vers Coulon par la voie verte qui longe la D1.

Nous dépassons Coulon et rejoignons notre chalet pour un déjeuner bien mérité

Cet Après-midi, comme le temps est revenu au grand beau, nous décidons de visiter le marais a fleur d'eau, accompagnés de notre fidèle "Aëla". Nous nous rendons donc a l'accueil du camping pour louer un canoë et munis d'un plan détaillé des canaux de "Magné-La Garette", nous partons pour une agréable et bucolique promenade à leur découverte, à partir du ponton du camping. Cette carte peut se révélera fort utile pour se situer dans cet inextricable labyrinthe et à cet effet à l'intersection de certains canaux une balise plantée dans l'eau mentionne la catégorie du réseau ( primaire, secondaire ), le nom du canal utilisé, et la lettre G suivie d'un numéro. Toutes ces indications sont portées sur la carte.

Nous remontons donc la Sèvre niortaise vers Coulon, à la recherche d'un canal qui nous permette de pénétrer dans le marais. Rapidement, non loin du camping, il nous semble apercevoir une légère trouée dans la végétation sur la rive gauche de la Sévre Niortaise

c'est bien un canal et nous nous y enfilons. Selon notre plan, il semblerait qu'il s'agisse de la conche "Maître Jean" car nous n'avons vu de balise

Au moment ou je rédige ce blog, une pensée émue pour Aëla, notre fidèle compagne, notre westie qui âgée de 14 ans nous a quitté en Février de cette année pour s'en aller au paradis des chiens 😢😢💔

Nous avons perdu notre figure de proue ..

Nous continuons notre navigation et débouchons sur la "conche Bois Main" du moins c'est ce que nous pensons car pour l'instant nous n'avons toujours pas vu une seule balise ! Mais au loin, il nous semble enfin en distinguer une....nous allons donc pouvoir nous situer 👍🏻

Nous sommes bien sur la conche "Bois Main", balise G44 . Nous continuons donc tout droit, pour prendre prochainement sur notre gauche la conche des "Bois perdus". Mais nous tournons trop rapidement et nous engageons par mégarde dans un canal du réseau tertiaire, non mentionné sur la carte et que nous suivons sur une bonne longueur avant de nous retrouver bloqués dans une impasse ( deux parcelles reliées entre elles par une passerelle improvisée par une buse en béton immergée recouverte de terre) et devoir rebrousser chemin ☹

Nous retrouvons donc la conche "Bois Main" et un peu plus loin la balise G45 ou nous aurions dû bifurquer vers la conche des "Bois perdus". Nous la suivons, elle est tortueuse, et rapidement nous devons une nouvelle fois changer de direction à la balise G46 pour rejoindre le bief du "Biffour" que nous prenons à gauche (balise G47) jusqu'à la conche "Bergère" 🤔 qui nous fait regagner la Sèvre Niortaise.. Comme je le signalais plus haut, il s'agit bien d'un inextricable labyrinthe ! Il était temps car nous commencions vraiment à souffrir du dos, inconfortablement assis dans ce canoë depuis 2 heures de temps 😬 Mais cela en valait vraiment la peine !😀

Retour sur la Sèvre niortaise
Le ponton devant le camping

Lorsque nous arrivons au camping, nous constatons que le chalet mitoyen au nôtre est occupé. Nous avons des voisins !

2
juil


Aujourd'hui, lorsque nous nous levons, il fait toujours beau. Nous décidons donc de reprendre nos vélos et de rouler vers Damvix en empruntant une section de la "Vélo Francette" à partir des "Epineaux". Nous repassons par Coulon , achetons des sandwichs à la boulangerie avant de retraverser la passerelle pour rejoindre la rive gauche et reprendre en sens inverse la voie verte que nous avions parcourue hier matin le long de la D1.

A partir des Epineaux, tout est à découvrir. Nous sommes à ce moment à environ 1 km de La Garette, que nous traversons sans descendre de nos vélos, sans prendre une seule photo et la GoPro éteinte😕 ! Au moment ou je réalise ce blog, je ne me l'explique toujours pas🤔 ! Toujours est t'il que n'ayant rien pour illustrer ce lieu, qui méritait pourtant que l'on s'y attarde, je me suis rabattu sur internet.

La Garette vue du ciel
La Garette vue du ciel 

Cette photo aérienne, utilisée avec l'aimable autorisation de Mr Thierry Roquet que je remercie chaleureusement, nous permet d'avoir une belle vue d'ensemble de ce village-rue, tout en arc de cercle, situé d'un côté en bordure d'une conche du marais et de l'autre au pied d'un tertre de 31 m de haut. Typique de l'habitat traditionnel maraîchin , 90% de ce village et particulièrement son artère principale, la rue des Gravées, classée en 1995 dans le cadre de l'opération Grand Site a été entièrement restaurée et rendue piétonne. Au fil des ans, l'activité économique (culture maraîchère, exploitation forestière et élevage) a façonné son habitat, c'est ainsi que côté marais, la majorité des maisons sont d'anciennes fermes, abritant sous une même toiture, l'habitation, l'étable, le fenil et un hangar. Ainsi, bénéficiant d'un double accès, l'habitation se trouvait côté rue et les bâtiments professionnels étaient atteints en barque par le marais, afin d'y déposer le produit des récoltes, le bétail et le matériel.

Ci-après quelques photos, prises Par Mme Maryanick Gaultier (dont je n'ai pas retrouvé les coordonnées), récupérées sur internet afin de compléter cette description..

Embarcadère

Ci-après, un lien permettant de se faire une meilleure idée de ce village, en visionnant le film documentaire intitulé "A la découverte de l'architecture de la Garette" de René Mathé, ancien architecte -urbaniste du parc naturel régional du Marais poitevin. Et pour ceux que l'histoire du marais intéresse, YouTube regorge de vidéos intéressantes sur le sujet..

Une fois passé la Garette, nous roulons en direction du Vanneau par les mêmes petits chemins à travers le marais mouillé, traversant une passerelle enjambant la rigole d'Amurée et le canal du Chail. Nous nous arrêtons pour déjeuner, à l'ombre d'un arbre sur une aire de pique-nique à proximité du bourg puis y pénétrons par le pont surplombant la "Corde de la Belette" (voie d'eau).

Nous traversons Le Vanneau, sans y voir âme qui vive, les rues sont quasiment désertes, aucun véhicule en stationnement ! cela nous laisse une drôle d'impression. Par contre les maisons sont grandes et souvent belles. Il est aux environs de 14h30, c'est peut-être l'heure de la sieste ! Ou alors ce ne sont que des résidences secondaires.. Nous espérons que non !

Tiens ! un véhicule !

Puis nous pénétrons dans Irleau, où nous rencontrons le même phénomène,

Finalement, à sa sortie, nous sommes surpris de constater que nous ne sommes qu'à seulement environ 5 km de Coulon. Nous décidons donc d'arrêter notre circuit vers Damvix, de rebrousser chemin sur quelques centaines de mètres et de rentrer directement au camping en rejoignant la route des bords de Sèvre (D123).

Lorsque nous y pénétrons, il n'est que 15h00, nous décidons donc de nous rendre (mais cette fois en voiture) à Niort, afin de visiter cette ville que nous ne connaissons pas. Nous nous garons sur le parking a proximité du donjon qui fut construit à la fin du XII siècle pour défendre les terres d'Aliénor d'Aquitaine. Seul édifice subsistant, d'un château protégé au sein même des remparts de la ville par une enceinte de 700 m, armée d'une dizaine de tours et cernée d'un fossé. A l'époque, le donjon était relié par un pont levis et une passerelle, au fort Foucault, construit en dehors des remparts sur un ilot de la Sèvre dont il défendait le passage. Sur la même place nous pouvons voir les magnifiques halles, de style Ballard.

A pied, nous parcourons le centre historique. De la rue Victor Hugo, nous apercevons le Pilori. Ce bâtiment, édifié à l'emplacement du pilori médiéval à eu au fil des siècles de nombreuses fonctions, dont celle d'hôtel de ville qu'il conserva jusqu'en 1792. Il fut reconstruit en 1530 par le Maître maçon Mathurin Berthomé dans le style renaissance sous lequel nous le découvrons aujourd'hui.

En 1901, la ville a pris possession de ses nouveaux locaux

Nous continuons notre visite par le "Passage du commerce", artère commerciale couverte, joyau du patrimoine local, qui fêtera ses 200 ans en 2020. Ayant perdu de sa superbe au fil des ans, il doit subir en 2020 une cure de Jouvence lui permettant de mettre un terme à sa dégradation et de retrouver son lustre d'antan.

Pour terminer par une balade dans les vieux quartiers, bien tranquilles, en direction de l'église Saint André, avant de redescendre vers notre véhicule ..

et rejoindre notre chalet au camping. Ma foi, belle ville et journée bien remplie !

3
juil

Ce matin, il fait un temps magnifique. Nous décidons de rejoindre Marans en voiture, accompagnés de nos vélos et de rouler vers la côte en suivant les berges du canal de Marans à La Rochelle

La Sèvre-Niortaise fut pendant des siècles une grande artère fluviale pour le trafic maritime, jusqu'à ce que sa partie amont entre Marans et Niort fut déclassée en temps que voie navigable. De ce fait Marans , de port de commerce se convertit en port de plaisance considéré comme l'avant-port de Niort et devint un centre touristique très actif. Au départ de Marans, les bateaux utilisent un canal de dérivation de la Sèvre-Niortaise, le "canal maritime de Marans à la mer", qui après une navigation sur 5 kms permet de rejoindre la Sèvre au niveau des écluses du Brault et ainsi déboucher dans l'océan Atlantique dans la baie de l'Aiguillon, après une navigation d'environ 9 kms.

Rive gauche, vers Niort
Rive gauche vers Niort
Rive gauche vers Niort
Rive gauche vers Niort
Du pont de la D137 vers la mer
Du pont de la D137, vers Niort
Rive gauche vers la mer
Rive gauche vers la mer

Après avoir déjeuner dans un petit restaurant sur le quai, nous reprenons notre véhicule que nous garons au niveau de la première écluse du "canal de Marans à La Rochelle". En visionnant Google Earth , je ne pense pas que ce canal soit toujours navigable, car à l'arrivée sur La Rochelle (ou il prend le nom de canal de Ropsay), il est jalonné de ponts et de tunnels , seulement accessibles à des embarcations ayant un tirant d'air très bas. De plus, au moment ou la photo a été prise, il était à sec, peut être pour travaux..

Il fait très chaud. Nous descendons nos vélos, traversons le pont sur l'écluse (à Bout des barques) et entamons notre trajet vers La Rochelle, à 25 km de distance..

La route qui longe le canal (portion de la Vélodyssée et de la Vélo Francette ) tantôt gravillonnée, tantôt bitumée, mais le plus souvent constituée d'un revêtement de style terre compactée se déroule droite à perte de vue, a l'exception de rares endroits, comme lors de l'approche du pont canal sur le canal de la Brune, au niveau du Puy Neuf. Rarement (et heureusement !), nous croisons un véhicule (sans doute un riverain !) qui nous saupoudre de poussière😷


Pont canal sur canal de la Brune

Finalement, en ce début d'après midi, vaincus par une véritable canicule, au bout de seulement 5 km, nous nous abritons sous un rare coin ombragé au niveau d'un pont condamné avant les écluses d''Andilly et décidons de rebrousser chemin. 😕

Retour à la voiture et direction le camping..

4
juil

Aujourd'hui, journée de farniente au camping, piscine, bain de soleil..et anniversaire de notre mariage.

Nous avons donc réservé à Coulon, une table pour dîner au restaurant "Le Central".

En cette fin de journée, je profite du calme et de la belle luminosité que nous procure le soleil couchant pour reprendre quelques photos de Coulon

Idem, sur la route longeant la Sèvre, de Coulon au camping "La Venise verte"

5
juil

Cela y est, notre séjour se termine. Sur la route qui nous ramène dans le Morbihan, nous décidons de visiter l'un des plus beaux villages de France "Vouvant", situé non loin de là, au nord de Fontenay-Le Comte.

Vouvant

Frappé par la position stratégique du lieu, au sein d'un méandre de la rivière "Mère" (qui se jette dans la rivière "Vendée" se jetant elle-même dans la Sèvre-Niortaise), Guillaume IV d'Aquitaine (935-995), y fit construire un château, une église et un monastère. Le châteu n'a conservé que son donjon, "la tour Mélusine" ( fée qui hanterait encore l'esprit des habitants !), des fragments de ses remparts et une poterne du XIII siècle qu'emprunta Saint-Louis. Un pont roman relie les deux berges de la rivière Merle

Les remparts 
La tour Mélusine 
La poterne 
L'église Notre-Dame (XI et XXII siècle) , hélas fermée pour travaux
Le centre et les ruelles   

Puis nous pénétrons dans le Morbihan et entre Vannes et Auray, nous nous arrêtons en fin de journée au

Port de Saint Goustan

Petit port pittoresque et fleuron de la ville d'Auray, que nous connaissons bien , mais que nous aimons revoir. Situé au fond de la rivière d'Auray, (accès à l'océan l'Atlantique par le Golfe du Morbihan), le plus sympathique est de le rejoindre par la haute ville, en descendant les rampes du Loch qui confèrent une vue plongeante sur les quais, puis franchir le pont à quatre arches (XIII siècle). Dépaysement assuré, venelles pentues bordées de maisons cossues à pans de bois, quais pavés...le charme d'antan est conservé.

Saint Goustan, au temps de la marine a voile fut un port de commerce important et c'est ici que débarqua en 1776 Benjamin Franklin, lorsqu'il vint demander au roi de France son soutien dans la guerre d'indépendance que menait les futurs Etats-Unis d'Amérique

Ce quartier d'Auray , aujourd'hui très touristique, jalonné de nombreux bars et restaurants est dédié à la plaisance et à la promenade.

Nous dînons au restaurant "Le petit Goustan" puis reprenons la route... nous ne sommes plus qu'à 45 minutes de chez nous.

Nous ne regrettons pas d'être revenus dans cette région, dans ce pittoresque bourg de Coulon et d'avoir séjourné au camping "la Venise verte". Nous aurions dû par contre louer un chalet plus grand, car le notre, le seul mitoyen du camping s'est révélé un peu petit pour nous. Nous n'étions que 2, mais aimons avoir de l'espace ! Lorsque nous reviendrons, nous louerons un chalet comportant 2 chambres, afin d'y pouvoir loger convenablement toutes nos affaires. Lorsque nous reviendrons ? Et bien oui, car le marais Poitevin est une belle région et nous n'avons pas pu au cours de ces 6 jours vraiment le pénétrer et apprécier à leur juste valeur tous ses charmes . En effet, hormis sa traversée par la Vélodyssée et la Vélo Francette, il est un véritable entrelacement de chemins et de routes tranquilles propices à la balade à vélo ou à pied dans une nature préservée. Sans parler des promenades a réaliser en canoé ou barques à fond plat dans son labyrinthe de canaux.