Un 7e voyage au Mexique à la recherche de chaleur et pour utiliser enfin ce fameux billet qu'on a depuis notre rapatriement de Colombie, il y a deux ans! On va sûrement trouver de jolis coins...
Du 14 février au 15 mars 2022
30 jours
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Ce fut un long trajet. Tout aurait été très facile si un vilain petit génie ne s'était pas amusé à nous créer des petites angoisses... La réservation du billet n'a pas été simple, je vous passe les détails. À Orly on nous demande de remplir un formulaire sanitaire pour le Mexique par internet. Impossible à remplir ! On nous rassure en nous disant qu'on le remplira sur papier, sauf qu'on n'a jamais réussi à obtenir ce papier. Finalement on nous dira que ce n'est pas nécessaire ! Pour finir à Mexico, Jipy se retrouve en standby, on nous propose un vol à 21h00 au lieu de 9h30, et même le lendemain, la compagnie est prête à nous offrir l'hôtel. Mais nous on a réservé à Villahermosa... Finalement, par magie, on a nos deux places ! Tout ça avec plus de 24 heures de trajet et 7h de décalage horaire. Il faut avoir envie de voyager !

Paris-Madrid

Madrid-Mexico

Mexico-Villahermosa

Balade dans la soirée à Villahermosa. Nous étions venus en 1977, mais on n'a plus de souvenirs...

Palais du gouverneur

Place d'armes

Le soir, les oiseaux et les moustiques survolent la place

Sur le fleuve, un pont piéton et une tour panoramique

À l'entrée des grands magasins, prise de température. On peut approcher son front mais la plupart des gens passent leur poignet devant la cellule.

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Le long de la rivière, des panneaux éducatifs...

Aujourd'hui nous allons visiter le musée anthropologique Carlos Pellicer Camara. Ce poète est à l'origine du musée, après avoir mis en valeur les statues (têtes olmèques) découvertes à la Venta. (1897-16 février 1977).

Une cérémonie vient d'avoir lieu pour l'anniversaire de sa mort, avec de nombreux journalistes, et quelques personnalités...

Le musée contient de très beaux objets, c'est peut-être dommage que les différentes civilisations soient un peu mélangées (olmèques, mayas, zoqués et nahuals).

Mosaïque

Puis nous longeons la rivière pour revenir en ville. De belles surprises nous attendent...

Iguanes...

Cormorans...

De beaux oiseaux...

On passe devant un théâtre en plein air. J'en profite pour pousser la chansonnette !

Après un bon menu del dia dans une petite gargotte familiale, nous nous arrêtons au musée d'histoire du Tabasco, situé dans la Casa de los azulejos

Retour par les rues piétonnes animées

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Nous profitons de cette journée ensoleillée (et très chaude) pour visiter le site maya de l'ancienne Comalcalco, à 60 km de Villahermosa. L'architecture y est unique par ses matériaux employés : brique et mortier à base de coquilles d'huîtres !

Le musée du site est actuellement fermé. On emprunte une allée boisée où l'on se fait attaquer par des moustiques agressifs, avant d'accéder au site.

Le site est envahi par les iguanes et les aigrettes. Par contre il y a peu de visiteurs !

On grimpe ensuite à la Grande Acropole. Le patio qui est au sommet avait tout un réseau de canalisations.

Des fleurs et des coquilles d'huîtres jonchent le sentier.

Tombes

Masques en stuc du style Palenque

Toujours des iguanes... et de drôles de gros fruits ronds.

Retour à Villahermosa. Église moderne place de la paix.

Villahermosa

Retour en longeant la rivière, des cormorans, et encore des iguanes... Ceux-là sont très colorés. On ne se lasse pas de les regarder, surtout qu'ils s'installent dans de drôles de positions et sont de bons grimpeurs !

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Hier, on était programmé pour 5 heures de bus entre Villahermosa et Catemaco... On a mis 9h00 ! Embouteillages sur l'autoroute...L'appareil photo a eu sa journée de repos !


Ce matin, alors qu'on prenait le café dans la cour de l'hôtel, mes yeux sont tombés sur des aigrettes qui faisaient des allers retours pour se ravitailler en brindilles. En nous retournant, on a découvert tout un paquet d'oiseaux, très occupés à construire les nids ou à faire des parades amoureuses !

Aujourd'hui le temps est maussade, on a perdu plus de 10 degrés. On longe un peu le lac et on fait un petit détour au centre ville avant de rejoindre la station de bus.

Hôtel de ville et cathédrale

Nous allons à Santiago Tuxtla, dans la montagne, en espérant visiter le musée Tuxtleco. Malheureusement, non seulement il pleut, mais le musée est fermé (covid ?) On a laissé les polaires à l'hôtel, on n'a pas chaud ! Quel contraste avec la journée aux ruines de Comalcalco !

La plus grande tête olmèque trône au centre du village (3,40m de haut). Elle date de la fin de la période olmèque, et se différencie des autres par sa forme stylisée, ses yeux fermés, sa large bouche et son nez sans narine.

Samedi jour des mariages. Mariage pluvieux mariage heureux ! On a de la peine pour les invités qui protègent leurs beaux habits et la mariée occupée à ne pas faire traîner sa robe dans l'eau !

Un petit tour dans le village, on traverse le marché.

On en profite pour se restaurer...

Retour à Catemaco, où nos oiseaux nous attendent !

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Une belle journée à la cascade d'Eyipantla. Le temps était un peu frisquet et brumeux ce matin, mais s'est nettement amélioré dans la journée.

Ce n'est qu'à 16 km, mais il faut prendre un premier bus pour Sihuapan, et changer.

Après avoir payé les 20 pesos d'entrée, on va d'abord au mirador, où une aire de pique-nique avec toilettes est aménagée.

242 marches à descendre pour aller admirer la cascade de plus près, et 5 pesos de plus.

Ça valait la peine de descendre ! 50m de haut et 40m de large, mais en ce moment elle n'est pas à son maximum.

Quelques artisans, dont un fabricant de cigares très habile.

Maintenant il faut remonter !

À l'hôtel nos oiseaux sont toujours là !

Poisson du soir...

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Dernier jour à Catemaco, la météo est bonne, on va faire la balade touristique sur le lac !

Catemaco est un centre de sorcellerie reconnu internationalement. En mars, comme tous les ans, trois jours de sorcellerie réuniront ici plus de 5000 personnes ! On passe devant El Tegal, centre spirituel de sorcellerie.

El Tegal, centre spirituel de sorcellerie

On s'arrête sur une petite plage et on franchit un rideau constitué de coquilles d'escargots (les fameux tegogolos qu'on trouve dans l'eau). On nous propose, moyennant finances, la cérémonie du nettoyage spirituel. Bon, on n'a pas vraiment envie de tenter l'expérience...

L'île du crocodile

Un îlot aux arbres couverts d'oiseaux.

Élevage de poissons.

On passe devant la réserve Nanciyaga. On peut y passer la nuit et voir crocodiles, iguanes et autres animaux.

Île des singes, colonie de macaques importés de Thaïlande en 1974.

Sur une autre île, des singes-araignées

Il y en a un qui saute dans le bateau, il a l'intention de continuer le voyage avec nous... Bon, finalement, il retourne dans son arbre, c'est plus raisonnable !

Promenade le long du lac. On goûte aux fameux escargots du lac, les tegogolos.

Quelques pêcheurs jettent le filet, en bateau ou à pieds... ou le réparent !

Spécialités régionales : Poulet sauce mole poblano (avec cacao) et bouillon de boeuf

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Nous quittons Catemaco et ses sorciers pour faire étape à Tlacotalpan, petite ville coloniale classée à l'Unesco.

Tlacotalpan

Église de la Vierge de la Candelaria

Musée Salvador Ferrando. Un peu hétéroclite, beaucoup d'objets du XIXe, et un monsieur qui avait envie de raconter plein de choses.

Les maisons sont très colorées

Tlacotalpan a été une île, mais une partie de la rivière s'est asséchée.

En 2010 la rivière a inondé la ville, causant de nombreux dégâts.

Plein de petits restaurants bordent la rivière, mais ce soir ils sont tous fermés !

Le soir tout est très calme, on trouve juste un magasin et quelques vendeurs ambulants. On achète une fougasse toute chaude et délicieuse qu'on va déguster en écoutant le concert d'oiseaux sur la grand place !

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Grande étape aujourd'hui, trajet jusqu'à Cosamaloapan, (on répète le nom jusqu'à ce qu'on le prononce vite et sans erreur, ça permet de lutter contre la sénilité !) puis Orizaba.

Les mesures anti-Covid sont strictes, des séparations en plastique permettent aux passagers de ne pas trop se côtoyer...

Face à la gare de bus, l'Église du Carmen, et la statue de Sara Garcia

La ville est très animée, après les petites villes calmes qu'on vient de visiter ça fait un drôle d'effet...

Le Palais de fer, pavillon belge construit par Eiffel pour l'exposition universelle, il a ensuite été vendu au Mexique et transporté en bateau en petits morceaux ! Il contient des cafés, des musées (photos du musée de la bière) et l'office de tourisme.

Cathédrale

Un petit piment ?

Mesures anti-Covid importantes ici. On se fait asperger des pieds à la tête par une bruine désinfectante, on trempe les chaussures sur un tapis désinfectant, on nous prend la température, on nous met du gel sur les mains... Impressionnés, on a demandé à l'office de tourisme s'il y avait plus de cas ici, on nous a répondu : non, c'est juste que le tourisme contribue beaucoup à l'économie de la ville, et pour éviter la fermeture des sites il faut prendre toutes les précautions.

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Vue sur le pic de Orizaba enneigé (volcan Citlaltépelt 5675m)

Nous prenons le bus pour Barrio Nuevo, dans la banlieue d'Orizaba. Nous avons prévu d'aller aux "500 marches"... sauf qu'ayant peu d'informations, on s'était imaginé monter à un point de vue ! Au lieu de ça, on descend dans un canyon !

En bas, des machines filtrent l'eau, ça ne sent pas très bon... On questionne les machinistes, il s'agit d'une station d'épuration ! On est un peu déçus, ils nous conseillent de continuer le sentier, on arrivera à un lac.

Voilà le lac de Sifones, c'est un petit lac avec un parc, entrée payante, quelques personnes s'y baignent. On n'a ni maillot de bain ni pique-nique, le petit restaurant est fermé. On ne reste pas, on décide de rentrer par la route qui grimpe sec, au moins on n'aura pas à refaire le même chemin ni à grimper les 500 marches !

Le retour est un peu dur, il fait très chaud, on ne trouve qu'un paquet de gaufrettes en chemin ! En arrivant enfin à l'arrêt de bus, plusieurs familles proposent leur menu du jour (2€), on est ravis !

En chemin, de belles vues sur le volcan

On descend du bus 2km avant l'hôtel, afin de visiter le musée des arts de l'état de Veracruz, dans l'ancien couvent de Concordia.

Le musée contient beaucoup de tableaux, notamment de Diego Rivera, peintre mexicain cubiste (1886-1957). On a plaisir à voir un petit film consacré à Salvador Ferrando (1835-1908), né à Tlacotalpan et dont on a visité le musée il y a deux jours.

L'église de la Concordia, qui fait partie de l'ancien couvent

Nous rentrons avec 15 km dans les jambes, on s'organise un petit repas dans la chambre ce soir !

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Nous commençons la journée par la montée en téléphérique au cerro del borrego. Hier il était en maintenance et ne fonctionnait pas. Dommage, aujourd'hui il fait moins beau.

Un beau panorama nous attend au sommet

Un petit musée relate l'intervention française au Mexique le 13 juin 1862

Ruines du fort où a eu lieu la bataille

Une tyrolienne pour ceux qui veulent du fun

Montée sur un observatoire

Retour... On redescend de 320m, en parcourant 900m.

Balade sur le Rio Blanco

Tout le long de la rivière, des animaux dans des cages, assez espacées. On finit par abandonner, on ne sait pas quand ça s'arrête, et on trouve que les conditions des animaux ne sont pas terribles...

La promenade le long du Rio est agréable, il faut emprunter des passerelles parfois bien mouvantes pour passer d'un côté à l'autre

Un petit tour par le couvent San José, un peu délabré, et fermé en ce moment

Traversée du marché aux fleurs, ça sent bon !

Musée "la maison des légendes", qui illustre beaucoup d'histoires de la ville, parfois effrayantes.

Musée du cinéma, on trouve l'histoire de Sara Garcia dont on a photographié la statue en arrivant à Orizaba. Elle est célèbre pour avoir joué des rôles de grand-mère, elle s'est même fait arracher toutes ses dents à 30 ans pour être plus crédible dans son rôle !

Petit musée de l'histoire d'Orizaba, personnages évocateurs et costumes de la ville

La journée se termine sous une pluie battante...

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Journée de bus de Orizaba à Veracruz, puis de Veracruz à Cardel. Rien à voir à Cardel, mais la place principale, un peu animée le soir, nous offre encore un concert avec des milliers d'oiseaux.

Ce dimanche, on laisse les bagages à Cardel et on prend un bus local vers... Veracruz! Mais on descend à quelques kilomètres, juste avant le péage d'autoroute. À pieds, en passant devant les champs de canne à sucre, on atteint La Antigua.

La Antigua, foyer de la conquête du Mexique par Hernan Cortes.

Caballerizas, d'anciennes écuries envahies par la végétation

L'arbre la Ceiba (kapokier) : arbre sacré pour les peuples pré-colombiens, celui-ci mesure 3m de diamètre. Ses fleurs de coton garnissaient les oreillers, son écorce donnait des cordes et du papier, et le bois servait à construire des bateaux. L'eau du Rio arrivait jusqu'ici.

La Casa de Cortes, envahie par les figuiers... Un petit goût d'Angkor...

Les murs sont construits avec des coraux

Ermita de Rosario, la première église d'Amérique ! Elle a été agrandie au fil du temps, ce qui explique les différences de toit.

Nous rejoignons la rivière. On peut prendre le pont Colgante, long pont suspendu, pour traverser, mais il faut s'accrocher car ça bouge !

Pause déjeuner au bord de la rivière

Retour au péage d'autoroute, on voit défiler les camions de canne à sucre. À Cosamaluapan on avait vu des tracteurs tirant jusqu'à six wagonnets, mais on n'avait pas pu faire de photos.

À Cardel on récupère nos bagages, puis on partage un taxi collectif avec un couple de musiciens pour la plage de Chachalacas. Il y fait un vent à décorner les bœufs... Espérons que ce sera plus calme demain...

Une petite surprise en se promenant !

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Encore énormément de vent aujourd'hui, et un vent froid... Mais le soleil tape fort...

Un petit déjeuner à notre manière sur la terrasse, et hop...

Ce matin nous allons voir les dunes, à 3 km. On nous propose un quad, car c'est ici la grande attraction des mexicains. Non, on n'a jamais eu d'atome crochu avec cet engin, on préfère utiliser nos jambes !

Nous partons donc par la route, car nous avons le vent en pleine face, nous reviendrons par la plage. Beaucoup d'hôtels fermés, voire abandonnés, d'autres en chantier...

On croise quelques groupes de quads

C'est une belle immensité... On protège le visage avec les paréos, mais on aura quand même du sable partout ! On a essayé de protéger au mieux l'appareil photo !

La grimpette dans le sable est dure, mais que c'est beau ! Sur les photos on ne se rend pas compte du sable qui vole !

Retour par la plage, les pieds dans l'eau... Le vent étant froid et les rouleaux un peu violents, on n'est pas tentés de se baigner.

Après s'être bien "désablés" (heureusement j'avais emporté du collyre pour nos yeux), on cherche à manger en allant vers l'embouchure de la rivière.

Beaucoup d'oiseaux à l'embouchure, dont des pélicans.

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Zempoala (Cempoala) était une cité totonaque de 30 000 habitants en 1200 après J.C.. Elle avait un système de canalisations et d'évacuation d'eaux usées développées. En 1520 Cortes s'est allié avec le chef contre les aztèques. La ville a été abandonnée suite à une épidémie de variole en 1575.

Les temples sont construits avec de grandes pierres rondes et lisses et étaient couverts de plâtre. Des créneaux protégeaient les édifices des inondations.

Ici, le cercle des gladiateurs, où combattaient les soldats capturés.

Le temple majeur, le plus haut (11m)

La pierre des sacrifices (animaux)

Le trône du cacique (roi), d'où il regardait les sacrifices.

Le temple de la lune

Le temple du soleil

À côté du cercle des gladiateurs, le cercle du feu. Le feu était allumé et devait être entretenu durant un cycle de 52 ans.

Têtes, sans doute trouvées au temple des Caritas

Campagne environnante.

En dehors du site, le temple des Caritas, dans les champs de canne à sucre.

Retour à Chachalacas en faisant un arrêt à Cardel. La ville est beaucoup plus animée que samedi et dimanche. Notre œil est attiré par un étal d'accessoires pour le confort canin. Une demoiselle a déjà trouvé sa tenue, son copain fait le difficile sur le choix de la casquette ! On a bien ri !

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Nous voilà pour 3 jours à Xalapa, grande ville à 1417m d'altitude. Les habitants doivent avoir de bons mollets, on passe son temps à monter ou descendre !

Nous logeons en plein centre ville, à côté du parc Juarez. Un lavabo portable est installé dans le parc depuis l'arrivée de la pandémie. Comme dans toutes les grandes villes, port du masque en permanence, bidons de gel partout, et prise de température !

Promenade des lacs, en pleine ville ! 3,5 km aller-retour. C'est la promenade des toutous ! D'ailleurs un compost est prévu pour les excréments, c'est moderne !

La cathédrale : toute en pente, pour aller de l'entrée à l'autel ça grimpe dur ! On tombe à la fin de la messe du mercredi des cendres, l'église est pleine, les gens ont tous une croix tracée à la cendre sur le front. Les personnes qui font la quête ont un litre de gel hydroalcoolique à la main et versent une lampée à chaque individu qui donne une pièce, désinfection oblige...

Le palais du gouvernement, éclairé de différentes couleurs.

Nous tentons de voir les fresques du palais du gouvernement, réputées, malheureusement on ne peut pas visiter l'intérieur à cause de la pandémie ! On photographie juste celles de l'entrée.

Une très belle vue au réveil, c'est une belle surprise, il faut en profiter car à 9h00 on ne voit plus le pic d'Orizaba !

Pendant le petit-déjeuner, une alarme a retenti, on pensait que c'était une voiture de police ou une ambulance, dans la rue. Le serveur est venu nous prendre par l'épaule en nous disant "salimos", on s'est alors rendu compte qu'il ne restait plus que nous dans le resto ! On s'est retrouvé dans la rue, la tasse de café à la main... On n'a pas réussi à savoir si c'était un exercice d'évacuation ou une véritable alarme, les employés de l'hôtel n'avaient pas l'air inquiets.

Aujourd'hui, visite du musée anthropologique. Très intéressant et très riche, toutes les salles sont en enfilade, dans l'ordre chronologique, et très en pente évidemment. On y passe 3 heures !

Nous sommes accueillis par les têtes olmèques.

La seule tête souriante

Masque de jade

El senior de las Limas, 900-400 av. JC, en serpentine

Dieu du feu 600-800 après JC

Période classique de 300 à 900 après JC

Las Higueras 600-900 après JC

Personnages dansants et souriants, 600-1200 après JC, offrandes mortuaires

Pour le jeu de pelote
Dieu de la mort, 600-900

El Zapotal, site totonaque : une série de statues en hommage aux femmes mortes en couche.

Pierre du maïs, 1200-1521

Le vieillard s'appuie sur son bâton de vieillesse, son enfant
La femme idéale pour les peuples amérindiens

Balade dans la partie ancienne de Xalapa : Musée la Casa de Xalapa, ancien couvent

Quartier Xalitic et son lavoir, encore utilisé

Quartier Xalitic

Église Saint Joseph

Rue Cuauhtémoc, signalée par notre Michelin comme une des plus jolies

La fanfare se prépare dans le parc Juarez

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Ce matin nous essayons de nous renseigner sur l'alarme d'hier matin. On apprend qu'il y a eu un léger tremblement de terre...

Nous enchaînons deux bus pour rejoindre l'ex-hacienda d'El Lencero, située à 12 km de Xalapa.

Cette hacienda est construite en 1525 par un soldat de Cortes, Juan Lencero, qui a reçu une récompense et décide de l'investir ici. D'abord auberge, elle a ensuite plusieurs fonctions (élevage, réparation de voitures, poteries, culture du coton et de la canne à sucre).

Antonio Lopez de Santa Anna né à Xalapa, (1794-1876), plusieurs fois président de la république au Mexique, l'achète en 1842. Il en refait alors une auberge pour les voyageurs et les commerçants qui se rendent de Veracruz à Mexico, avant d'y vivre, d'y enterrer sa première femme, d'en épouser une seconde, et de lui construire par amour la chapelle. En 1856, Santa Anna est envoyé en exil et ses biens sont confisqués.

En 1870, l'hacienda est vendue et pendant de nombreuses années, elle est l'une des haciendas sucrières les plus importantes de la région.

Et enfin en 1935, le lieu est sauvé par Rafael Murillo et est actuellement un musée avec de beaux jardins.

(À noter, la chanson d'Hugues Aufray Santiano est une adaptation du chant de marin anglais Santianna, créé lors de la guerre entre américains et mexicains, la sympathie des anglais allant au président mexicain Santa Anna ! A l’origine il s’agissait d’un chant dit de cabestan, au rythme lent.)

Un très beau mobilier. À noter aussi un salon de musique intéressant et un salon de jeux (photos non autorisées).

La chapelle, construite pour Dolores Tosta.

Une jeune fille qui fête ses 15 ans vient s'y faire photographier

Jardins de l'hacienda

Culture du piment, Chile, vendu sous différentes formes partout à Xalapa

Retour à Xalapa. Toujours un peu d'animation sur le parc Juarez. Un sorcier y officie, un article de journal dans un magasin nous rappelle d'ailleurs que la grande fête de la sorcellerie commence aujourd'hui à Catemaco, le premier vendredi de mars.

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Quelle belle journée ! Le soleil est au rendez-vous...

Une petite marche pour aller à la station de bus...

Xico, un joli village aux maisons coloniales, à 1600 m, entouré de montagnes, de plantations de café et de bananiers.

Son église Maria Magdalena

Nous prenons un taxi pour aller à la cascade de Texolo. 3 km de descente sur une route empierrée, entourée de plantations, il est déconseillé de s'y rendre à pieds (risque d'agression). Le mirador est fermé, on apprend qu'en avril 2021 une planche du pont a cédé, une femme est passée à travers et s'est brisée sur les rochers...

On a le droit de descendre au pied de la cascade par un petit sentier.

Petites fourmis transportent de gros morceaux de feuilles

Cascade de Texolo, 40 m de haut

Pour remonter depuis le parking, on demande à un monsieur qui travaille ici s'il peut nous emmener. Il nous dépose sur la route de Coatepec où nous prenons le bus. Un groupe de chevaux emprunte la grande route en créant un embouteillage.

Une surprise nous attend à Coatepec : pour la première fois, la ville organise un festival de rencontre culturelle entre les États de Veracruz, avec en plus un village de Oaxaca, en tant qu'état voisin, mis à l'honneur. "Encuentro cultural del orgullo Veracruzano".

Église de Coatepec

De belles façades et plusieurs églises

Le kiosque avec son marchand de glaces réputé en dessous

Des écureuils peints sur les murs... et bien vivants autour de la place !

Avant le défilé...

Stands de nourriture, d'ateliers peinture, poterie, et sorcellerie...

Le défilé

Après le défilé, les groupes se sont produits sur scène toute la soirée, avec discours et remerciements... Pour nous il était temps de rentrer à Xalapa.

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Une journée à Puebla. Nous étions passés en 2001. On voulait cette année compléter la visite, mais le lundi beaucoup de choses sont fermées... On a retourné le problème dans tous les sens, impossible de passer un autre jour, ni de l'éliminer, car il fallait faire étape sur la route de Huatulco. Tant pis, le soleil était là, on a fait une belle balade en ville, à 2135m d'altitude.

Le Palacio municipal

L'immense cathédrale, dont la construction a commencé en 1550

La cathédrale et la belle fontaine du zocalo

L'église San Francisco renferme le tombeau de Sebastián de Aparicio, qui a construit des routes de Veracruz à Zacatecas vers 1533 avant de devenir moine. C'est le patron des voyageurs et des conducteurs.

Le théâtre principal

Église de la Compania

Ce qu'on apprécie le plus à Puebla, ce sont les magnifiques façades

Église du Carmen

Beaucoup de magasins vendent des objets en céramique, notamment des squelettes !

Je cherche des toilettes, on m'indique l'entrée d'une boutique. C'est en fait une chapelle toute sombre, la gardienne me dit qu'il n'y a pas d'électricité. Les toilettes, tout au fond, sont éclairées à la bougie. Mes yeux s'habituent à l'obscurité, et là mon sang se glace, toutes ces statues de la Vierge sont des squelettes ! Je dis à la gardienne que ça fait peur, elle me répond qu'il ne faut pas, que la Vierge des douleurs et de la mort est là pour nous protéger. Elle m'autorise à faire quelques photos au flash (et j'envoie mon Doudou aux toilettes pour qu'il visite aussi !)

Église Santo Domingo, avec une superbe chapelle, mais fermée le lundi. Heureusement on l'avait visitée en 2001.

Petit musée du carnaval

Casa de los munecos, la maison des pantins, qui caricaturent les pères de la ville qui intentèrent un procès au propriétaire car sa maison était plus haute que les leurs.

Sopa de mariscos, pour changer du mole poblano !

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La route entre Puebla et Oaxaca est très belle.

Soirée à Oaxaca. Il y a 4 ans nous avions passé plusieurs jours à Oaxaca, on avait bien exploré la ville et la région.

Ici, église San Felipe Neri, et San Agustin. Elles sont toutes fermées.

Ces jeunes enseignants manifestent car après leurs 4 années de formation, ils n'ont pas de poste. Ils bloquent deux rues en campant, depuis 15 jours déjà. Nous avons discuté avec un groupe de jeunes filles et leur avons souhaité bonne chance !

Par contre, les citadins en ont assez d'avoir la rue bloquée !

Sur le zocalo, il y a toujours des petites manifestations, ainsi que beaucoup de boutiques ambulantes d'artisans. Il y a 4 ans aussi, mais à l'époque nous y étions à Noël, la place était décorée et il y avait des danseurs parmi les manifestants, c'était plus joyeux !

Nous avons visité le site archéologique de Monte Alban en 1977, entre deux avions, en deux heures (avec tous les contrôles et les formalités ce ne serait plus possible aujourd'hui !) Nos souvenirs étant très lointains, nous décidons de passer cette journée étape à Monte Alban.

Monte Alban, est la cité la plus importante de la culture Zapotèque, située à 2 000 m d’altitude, à proximité de la ville de Oaxaca. Son nom signifie littéralement « montagne blanche ». Sa situation géographique, d’accès difficile, a sans doute été choisie pour être fidèle au dicton : plus près du ciel, plus près des dieux. Le site fut successivement habité par les Olmèques, Les Zapotèques et les Mixtèques. Elle a été inscrite au patrimoine mondial en 1987.


Stèle 18, haute de 5,80m, c'est un obélisque astronomique à plusieurs fonctions (calendrier), 100av.JC- 300 ap.JC

La plateforme nord et son patio profond

Édifice VG et sa stèle

Le jeu de pelote

La stèle 9, une des plus importantes du site, elle s'assimile aux stèles mayas

Édifice L

Les danseurs, on pense qu'ils sont chamans ou prisonniers de guerre, à cause de leur position et de leur corps dénudé. Mais il y a encore des recherches à ce sujet.

Édifice J, observatoire astronomique

De hautes marches nous montent à la plateforme sud

Au loin l'aéroport

Un bas-relief, et El Palacio avec sa porte aveugle

Retour à Oaxaca. Ce matin nous avons pris un bus de ville, qui nous a laissés à 3 km en bas du site. Par chance nous avons été pris en stop par le bus touristique, que nous n'avions pas voulu prendre (on ne change pas des habitudes de routard !) Ce soir, on a marché 2 km, plus facile car c'était en descente, puis nous avons été pris en stop jusqu'à notre auberge de jeunesse (nous sommes toujours jeunes dans l'âme) par un couple de mexicains qui habite en Hollande, et qui a l'intention de venir travailler au Mexique.

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Nous quittons Oaxaca à 7h du matin. Il y a 2,4 km pour aller à la gare de bus, mais il fait bon, c'est très agréable. Nous passons dans une rue occupée par des manifestants amerindiens, ils ont dormi sur le sol, les femmes et les enfants rangent les restes du petit déjeuner et les bougies qui ont dû les éclairer la nuit, les hommes sont regroupés et discutent de l'ordre du jour. De chaque côté, une barrière, et des policiers, tout le monde est très calme, c'est un peu impressionnant. On nous laisse passer sans problème mais on ne prend pas de photos.

Notre bus part à 8h30, mais s'arrête vers 11h00 devant un snack. Le chauffeur nous recommande d'acheter à manger et à boire, car il y a encore des "bloquéos" sur la route, il nous annonce qu'on peut arriver à destination à 3h00 du matin !

Effectivement, vers 13h00 la route est fermée, nous sommes bloqués en pleine campagne. Nous patientons 3h00, puis le chauffeur nous dit qu'un bus de la même compagnie faisant le trajet en sens inverse vient d'être bloqué de l'autre côté de la zone fermée. Il nous propose de faire 1 km avec nos bagages, et avec un petit vent brûlant, pour changer de bus. Bien sûr tout le monde accepte. Impressionnant cette traversée de village, une chaîne métallique de chaque côté, tous les paysans assis à l'ombre sous des bâches tendues en train de boire et de manger, qui rigolent bien en voyant passer, dans les deux sens, ces voyageurs bien chargés ! Parmi nous il y a quelques mexicains mais aussi une bonne poignée de touristes, depuis Oaxaca nous ne sommes plus les seuls étrangers ! À priori les paysans veulent de l'eau, sans doute la construction de canaux pour irriguer leurs cultures. Tout ça dans une ambiance hyper calme...

Nous arrivons finalement à Huatulco à 20h00.

Aujourd'hui journée tranquille, plage, baignade, repos... Beaucoup de mexicains sont venus pour le week-end. C'est amusant d'observer les familles, les petits vendeurs, et le photographe qui n'hésite pas à rentrer dans l'eau jusqu'aux cuisses pour proposer ses services. Il est doué, il fait mettre les enfants sur les épaules du papa, et indique la position des bras ou les mimiques pour saisir le meilleur instantané !

Notre hôtel est à la sortie de la zone de plage, presque dans la jungle. Hier soir un coati rôdait sous nos fenêtres. Dommage ce soir il y a trop de bruit, il n'est pas venu nous voir !

Nous sommes venus ici il y a 4 ans, on trouve beaucoup de constructions nouvelles. Demain nous ferons l'excursion en bateau dans les 7 baies du parc national de Huatulco.

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On a une petite terrasse à côté de la chambre, on se fait notre petit déjeuner en compagnie des oiseaux...

... et des écureuils voleurs de mangues !

Samedi nous devions faire une excursion dans les sept baies en bateau. Lorsque nous nous présentons à 10h00, on nous annonce que le tour est annulé car il y a un peu de vent. Tant pis, nous prenons un taxi collectif pour la plage de Maguey, dans le parc national, qui est accessible par la route.

Beaucoup de jolis poissons colorés dans l'eau... On profite bien de la baignade et du snorkeling à chaque extrémité de la plage (c'est contre les rochers qu'on voit le plus de poissons).

Comme c'est le week-end, la plage est très animée. Tous les petits restaurants sous les paillotes sont ouverts. Certains ont un orchestre qui fait danser les gens, d'autres sont plus calmes. On profite d'une table tranquille pour s'offrir un poisson et lire à l'ombre.

Dimanche, encore un petit déjeuner en bonne compagnie...

Nous prenons la route pour la plage El Organo, cette fois à pieds. C'est à 3,3 km, le dernier km se faisant sur un petit sentier dans la forêt sèche. Hier on nous a expliqué qu'il pleuvait de mai à septembre, en ce moment c'est la saison sèche, c'est pourquoi les arbres sont gris et sans feuilles. Lorsque nous sommes venus il y a presque 4 ans, en décembre, la forêt était encore verte.

Nous hésitons à prendre le sentier car des panneaux indiquent que c'est une propriété privée. Quelqu'un nous dit qu'il ne faut pas en tenir compte. Alors qu'on craignait tomber sur une grande maison... Quelle belle surprise lorsqu'en sortant de la forêt on découvre cette plage déserte !

On n'est pas plus de 10 sur cette grande plage. Heureusement qu'on a emporté un paquet de chips et de l'eau, il n'y a rien à manger ! Du coup pas un brin d'ombre non plus, on a beau essayer de se protéger, ça tape dur quand même !

Les vautours nous surveillent !

Là aussi, une multitude de poissons multicolores contre les rochers.

Retour sous un soleil de plomb...Les fleurs bordent la route.

Nos écureuils sont toujours là !

On trouve le courage de retourner une dernière fois à la plage de Santa Cruz, qui a dû être bien animée ce dimanche. Des gens profitent de la température plus douce pour se baigner et manger sur la plage.

On prépare les bagages mais on n'a vraiment pas envie de rentrer... Sauf pour retrouver notre cuisine, et tous ceux qu'on aime !

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Retour Huatulco - Mexico

Mexico

Madrid - Paris...

Pas de photos de Madrid et Paris, nous sommes dans le brouillard... avec une couche de sable rouge sur les voitures... À la prochaine !