Carnet de voyage

Trésors d'Arabie Saoudite

16 étapes
12 commentaires
Nous visiterons le site d'Hegra, au patrimoine de l'Unesco. Nous aurons un aperçu de Riyadh. Nous traverserons le désert de AL Ula à Tabuk, et nous finirons par Djeddah et sa magnifique vieille ville.
Octobre 2021
7 jours
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18 octobre 2021

Après une nuit très courte (couchés à 4h00 et levés à 7h45) et un bon déjeuner au buffet de l'hôtel, nous allons visiter le très beau musée national de l'Arabie Saoudite. À l'architecture moderne, il est spacieux et riche : exemples d'art rupestre du Néolithique, remarquables collections provenant de sites majeurs (Madâin, Taïma, al Faw, Hegra...), répliques des bâtiments du vieux Djeddah...


On note et on photographie...

Hegra

Le vieux Djeddah

La Mecque

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Après un délicieux repas dans un restaurant libanais, nous visitons le fort Masmak, forteresse en pisé construite à la fin du 19e siècle.

En 1902, après des années d'exil au Koweït, le roi Abdelaziz s'empara du fort et reprit le contrôle de Riyadh (résidence ancestrale de sa famille). Depuis ce fort, Abdelaziz Al Saoud conquit et consolida les divers royaumes et provinces composant la nation saoudienne actuelle.

Érigé en 1865, le fort a d'abord servi de caserne pour les garnisons qui protégeaient la ville, puis de dépôt de munitions après le raid du roi Abdelaziz, et plus tard de prison.

Aujourd'hui c'est un musée ( cartes, photos, œuvres d'art...) On a apprécié les portes en bois et les systèmes de ventilation en forme de triangles.

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La vieille ville de Dariya (al Turaïf) à l'Unesco depuis 2010, vaste musée à ciel ouvert, est malheureusement encore en rénovation. Nous ne verrons que les palissades. Déception ! Le palais Al Murabba est fermé aussi pour préparatifs de festivités...

Nous passons donc beaucoup de temps en bus à sillonner Riyadh, ville "chantier", soit en construction, soit en reconstruction !

Nous dînons au buffet de l'hôtel.

Nuit de pleine lune...

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19 octobre 2021 Destination Al-Ula

Lever à 5h45... Ce matin, vol pour Al-Ula !

Cette oasis, dont les puits et les réservoirs garantissent un approvisionnement permanent en eau, constitue jusqu'à la fin du 19e siècle un point de passage obligé tant pour les caravanes que pour les pèlerins, venus de Syrie et d'Égypte.

Nous nous installons au campement Athar el Moden, tout neuf et pas vraiment terminé. Le tourisme s'ouvre en Arabie Saoudite, et le campement réputé où nous devions aller a été réservé par un autre groupe. Tant pis, même s'il y aura des modifications à apporter dans l'avenir, celui-ci est situé aussi dans un cadre magnifique.

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Nous déjeunons dans un restaurant d'Al-Ula, qui possède quelques attractions pour les enfants (fermé). Il nous faudra attendre un certain temps pour être servis. On commence à comprendre l'organisation saoudienne...

On nous annonce que pour visiter Dadan, il faudra attendre, les visites se font avec plusieurs bus d'état, et sur réservation. On va donc patienter en visitant la ville médiévale, qui n'a pas un grand intérêt. Une avenue rénovée, quelques fruits en plastique exposés, et un fort dont on nous interdit l'accès car il y a une réunion...

Créée au 13e siècle, quelques 900 habitations, dominées par une forteresse, ont été habitées jusque dans les années 80.

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Le royaume de Dadan (8e à 6e siècle avant J. C.) avait pour capitale Khuraybah. Grâce aux inscriptions découvertes sur les sites archéologiques, on peut déduire que les Dadanites étaient organisés politiquement et socialement et avaient mis en place un système de protection efficace de leur territoire. Cependant on ne sait rien de l'affaiblissement de ce royaume remplacé par celui de Liyan.

Nous avons rendez-vous avec le bus d'état à 16h30. Nous ne partirons qu'à 17h00 à cause de voyageurs retardataires ! Au 1er arrêt, Dadan sud, Anne-Marie, notre guide-conférencière, tente d'introduire la visite, mais les autres visiteurs (des expats et des locaux) s'empiffrent bruyamment de dattes. On sent aussi qu'on a peu de temps... On essaie d'admirer la falaise où se trouvent les tombes aux lions, mais elle est loin ! Notre groupe essaie alors d'avancer sur le chemin qui mène à la 2e étape, mais on se fait rattraper ! Interdit... Il faut attendre les autres visiteurs et prendre un 2e bus.



2e arrêt : Dadan nord. Quelques ruines, et au loin un large bassin aux dimensions impressionnantes. Ce bloc de grès, puits monolithique, découvert au début du 20e siècle, est destiné à alimenter le sanctuaire, l'eau tenant une place primordiale dans les rites de l'Arabie préislamique.



3e arrêt : Jabal Ikmah, célèbre pour ses 500 inscriptions rupestres. C'est une immense librairie en plein air, les pétroglyphes nous renseignent sur les animaux présents à l'époque (lions, autruches, ibex...)

Malheureusement la nuit tombe, les inscriptions deviennent difficiles à observer et à photographier dans l'obscurité... Dommage que l'on ait perdu tant de temps avant !


Ce soir un traiteur apporte le dîner au campement.


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La civilisation des Nabatéens, à qui l'on doit notamment la célèbre ville de Petra en Jordanie, a laissé 111 tombes remarquablement préservées et gravées dans les roches de grès de Hegra. À l'Unesco depuis 2008.


20 octobre 2021 Lever de soleil au campement

Nous commençons la visite par la gare du Hedjaz, dont la construction a débuté en 1900 dans le but de moderniser la route de pèlerinage historique traversant Al-Ula. La ligne reliait Medine à Damas, mais n'a jamais été prolongée jusqu'à La Mecque à cause de la 1ère guerre mondiale.

Mais sa véritable justification était plus probablement de renforcer l'empire des Ottomans sur l'ensemble de la région et de favoriser les échanges commerciaux entre Damas et Medine.

Des sections de la ligne furent attaquées par Lawrence d'Arabie durant la 1ère guerre mondiale, et, en 1918, la ligne était en ruine. Elle fut abandonnée en 1920.


2e arrêt : Ithlib et le Diwan. Il s'agit d'un affleurement naturel abritant un long couloir étroit, appelé le Siq, et un grand Diwan spacieux qui accueillait probablement autrefois des réunions et des banquets somptueux.


Betil

3e arrêt : Qasr al Bint (le château de la fille)

Plusieurs tombes monumentales creusées directement dans le massif de grès, sans échafaudages (faute de bois), du haut vers le bas, en laissant un espace au-dessus du sol afin de le protéger de l'érosion dûe aux remontées salines.


4e arrêt : Qasr Al Farid (château de l'Unique, ou l'Ambitieux). C'est le plus célèbre. Il est inachevé en bas.

Tombeau sculpté à l'écart des autres tombes, il s'agirait de la sépulture de Lihyan, fils de Kuza, et aurait appartenu à une importante famille nabatéenne. Il a servi de modèle de temple dans le film "le cinquième élément".


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Après le délicieux déjeuner au campement, apporté par le traiteur, nous partons visiter une ferme de production de dattes. Ici le palmier est roi, pourvoyeur de précieuses dattes, et fournissant l'ombre indispensable à la culture d'arbres fruitiers, de céréales et d'autres légumineuses.



Buffet au campement
Thym, agrumes, figues...
On fera des tisanes de citron et thym pour soigner notre bronchite
Environ 6 mois
Exposé de Mohammed sur la culture des dattes
Grenades

Puis cap sur Jabal Al Fil, le rocher de l'Eléphant, un imposant massif de grès auquel l'érosion a donné une forme qui évoque celle d'un pachyderme dont la trompe toucherait le sol.

Mais comme tout lieu très visité, il arrive un moment où il faut le protéger afin d'éviter les dégradations humaines, il vient donc d'être entouré d'une palissade. Dommage...

On a surnommé ces rochers : la grand-mère bavardant avec son coq, perché au sommet du poulailler !

Nous retournons le soir au restaurant du premier jour, encore beaucoup de trajet en bus (et de l'air conditionné), et on tombe de sommeil... D'autant que le repas de midi était très bon et copieux, on n'a pas faim...

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21 octobre 2021

Arrêt à une petite forteresse

Des rochers sculptés par l'érosion...

Des troupeaux de dromadaires...

Une mosquée du désert reconnaissable à son mihrab

Nous avons rendez-vous avec nos chauffeurs de 4x4 pour une petite balade dans le sable. Malheureusement une des voitures n'est pas conçue pour ce genre d'exercice et n'ira pas jusqu'au bout...

Un canard portant un plat à tajine ?

Al Naslaa Rock : un des plus grands phénomènes naturels qui fait partie des plus grandes merveilles du monde paraît-il... D'après certaines études, il semblerait qu'il y a des milliers d'années, le sol se soit déplacé et ait divisé cette roche tout en maintenant sa position.

Les pétroglyphes témoignent d'une activité humaine.

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Nous arrivons à Tayma où nous déjeunons à la gare de bus. Simple mais très bon.

L'ancienne Tayma était une oasis et une station commerciale importante sur la route des épices.

Puis nous visitons un musée "bric à brac", qui a le mérite de montrer que les saoudiens sont attachés à leurs traditions...

Hadaj well, le puits de Tayma : Considéré comme l'un des plus grands puits de la péninsule arabique, avec 18m de diamètre, il a été creusé et construit au 6e siècle avant J. C.

Le sol plat est l'endroit où les chameaux se tiennent en ligne pour puiser l'eau du puits.

Il y a 40 "mihalas" par lesquels les chameaux tirent de l'eau qui à son tour est conduite à travers des canaux pour l'irrigation.

Al Hamra palace : il est daté du 1er millénaire avant J. C. sous le règne de l'empereur babylonien Taïma. La poterie trouvée sur le site indique que ce palais pourrait remonter au 6e siècle avant J. C. lorsque Narbonide, dernier roi de Babylone, conquit la cité oasis.

Il est divisé en trois sections, dont l'une était utilisée pour le culte et les deux autres pour servir les résidents du palais. Plusieurs découvertes archéologiques d'importance ont été faites lors des fouilles, dans les années 80. Les plus importantes sont : une stèle brisée avec une scène religieuse sculptée et une partie d'une inscription araméenne relative à une dédicace d'une tribu arabe... et une pierre en forme de cube avec des symboles religieux comparables à ceux de la pierre de Tayma, qui représentent le dieu-lune (le taureau), le dieu-soleil (le disque ailé) et la planète Vénus ou Ishtar (étoile enfermée dans un cercle). (Vus au musée de Riyadh).

Le cône dans le sol pourrait avoir soutenu une amphore.

Retour au campement, où le traiteur apportera le repas.

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22 octobre 2021

On se lève de bonne heure, les valises sont prêtes, nous quittons le campement avec un petit regret...

Une longue route nous attend. On s'arrête auprès d'une belle forteresse (Al Mu'adham) pour se dégourdir les jambes.

Canyon de basalte

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Nous arrivons à Tabuk où nous sommes attendus pour le déjeuner au restaurant Albasha.

Visite du fort de Tabuk

Quelques objets exposés dans chaque salle

Bassin extérieur

Rues piétonnes commerçantes

Mosquée de Tabuk

La gare de Tabuk

Nous visitons un espace de loisirs, comprenant un petit musée "bric à brac"...

...des exemples de maisons traditionnelles...

... un centre équestre...

... une dune de sable...

... une scène pour les spectacles et un salon de "café à la cardamome"!

Après un arrêt repas, direction l'aéroport...

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23 octobre 2021

Après une nuit très courte, nous partons à la découverte de la ville historique de Djeddah, inscrite à l'Unesco depuis 2014.

Sur la rive orientale de la mer Rouge, Djeddah a été, à partir du 7e siècle, l'un des ports les plus importants sur les routes commerciales de l'océan indien. C'est ici qu'arrivaient les marchandises à destination de La Mecque, mais c'était aussi le port d'arrivée des pèlerins voyageant par la mer. Ce double rôle a permis le développement d'une ville multiculturelle, caractérisée par une tradition architecturale originale née de la fusion des traditions de construction en corail de la région côtière de la mer Rouge avec des idées et savoir-faire glanés le long des routes commerciales. Au 19e siècle, les élites marchandes y ont notamment bâti de superbes maisons-tours. (Unesco. org)



La chemise est trempée !
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Un petit tour sur la corniche...

Une belle mosquée mais on aurait aimé voir la mosquée flottante...

Hommes en bas, femmes en haut...

Les tours ont chacune leur particularité. Les ronds-points sont toujours décorés.

Au bord de l'eau, l'air est plus frais...

Nous discutons un peu avec une syrienne dont le mari travaille ici.

Le terminal Hajj à l'aéroport de Djeddah, spécialement conçu pour accueillir les pèlerins.

En projet, le gratte-ciel le plus haut du monde, plus de 1000 m de hauteur. Commencé en 2013, le chantier est pour l'instant à l'arrêt.

Le stade du roi Abdullah : ouvert en 2014, il contient 62 000 places.

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Ce magnifique musée retrace la longue histoire de la ville de Djeddah.

Les expositions présentent des pièces remontant aux âges préislamiques, à la période pré-moderne, jusqu'à la riche culture islamique de la ville.

Le bâtiment contient une mosquée et ses façades appartenaient à un vieux château de l'antiquité.

Je ne mets que peu de photos de l'intérieur. On trouve quelques trésors dans cet immense labyrinthe un peu étouffant, mais c'est un peu fourre-tout.

Robes de mariées

Le jet d'eau du roi Fahd, 312 m, le plus haut du monde !

Dans le quartier des restaurants, une drôle de machine permet de remplir très rapidement les assiettes...

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24 octobre 2021

Les consignes Covid semblent plus strictes à Djeddah qu'à Riyadh. Le restaurant de l'hôtel est fermé, on nous a servi le petit déjeuner dans la chambre. Mais il y a peu de personnel, lorsque nous rentrons le soir la chambre n'est pas faite et les restes du petit déjeuner sont là... Pourtant ils avaient mis un bel écriteau, qui nous a amusés! Le second jour l'erreur sera corrigée. Cependant des réparations (plomberie...) devraient être mises à l'ordre du jour !

Nous avons près de 200 km à parcourir pour rejoindre Taïf. Nous passons un col à 2000 m.

Taïf, connue sous le nom de "ville des roses", est à 1700 m d'altitude. C'est agréable, on est loin de la chaleur écrasante de Djeddah.

Après avoir récupéré le guide local près d'un grand hôtel, nous visitons le fort de Al Arfaa, du 13e siècle, situé dans un riche site d'art rupestre. Il n'a que deux tours.

Ruches

Plus de 900 fermes produisent plus de 300 millions de fleurs pour produire la luxueuse huile de rose. À priori, la récolte se fait au printemps.

Nous nous arrêtons à la Rashed Al Qurashi Factory. Nous aurons droit à un petit film publicitaire, quelques explications du guide et un bref arrêt à la boutique. Nous ne verrons pas les champs de roses. Par contre nous profiterons d'un superbe repas.


Tapis de roses

Nous allons faire une balade digestive sur le barrage de Samallagi, dont la construction date de la période préislamique.

Nous cherchons les inscriptions du calife Muawiya Radi Allah Anhu (661 de notre ère), sorte de bénédiction du barrage.

Aujourd'hui Roudoudou a participé à la balade...

Nous allons prendre la route du retour. Un adorable chevreau vient nous souhaiter bonne route !

La route étant longue, nous arrivons tard à Djeddah, nous dînerons très rapidement dans un fast-food. En effet, la nuit va encore être très courte, à 1h00 du matin nous devons nous rendre à l'aéroport...