Carnet de voyage

Road Trip vers la Turquie

48 étapes
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Dernière étape postée il y a 20 heures
Notre projet est de rallier l'Anatolie où nous sommes déjà allés en sac à dos. Nous traverserons l'Allemagne, l'Autriche, un bout de Slovaquie, la Hongrie, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie.
Juillet 2019
80 jours
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Publié le 25 juillet 2019

Nous voilà enfin prêts pour ce grand périple. Par rapport à ceux qui partent 1 an et vont jusqu'en Asie, notre virée semble bien légère ! Mais ce n'est pas évident de partir 80 jours, rien que pour obtenir son traitement médical jusqu'à la date retour, il faut un peu batailler ! Prévoir aussi de quoi se couvrir, on n'aura sûrement pas cette canicule fin septembre !

Grâce au panneau solaire on a été tenté d'acheter un aspirateur et un ventilateur, et grâce aux blogs des copains on a investi dans un petit four Omnia Sweden. Autant dire qu'on est bien chargés !

Dans ce voyage, nous n'irons pas dans les grands sites connus car nous avons déjà vadrouillé plusieurs fois dans les balkans et la Turquie. Nous chercherons des endroits moins explorés, et nous visiterons la côte Turquoise au sud de l'Anatolie que nous ne connaissons pas (mais il risque d'y avoir du monde !)

Première nuit à la base de loisirs de Sarrebourg. Nous sommes accueillis par une multitude de cigognes en traversant Imling. Le lendemain matin, elles auront déserté le nid pour aller faire leurs courses, sauf 2 ou 3 nounous qui gardent les petits !

Deuxième journée assez pénible, énormément de travaux sur les autoroutes allemandes, des déviations, des embouteillages, sous une grosse chaleur... Nous finissons quand même par arriver à Munich à 22h, plus exactement au Park and Ride Lochhausen à 1€ les 24h, où demain nous prendrons le train. Zezkinette a bien gagné le droit de se reposer !


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Publié le 26 juillet 2019

Nous prenons le train de banlieue pour Marienplatz. On traverse la campagne, bien plus agréable que notre banlieue parisienne. Marienplatz est une grande gare souterraine. En remontant à la surface on en prend plein les yeux : nous sommes émerveillés par le nouvel hôtel de ville style néo-gothique. Nous avons la chance d'arriver juste pour voir le carillon de 11h00 (à priori il y en a 3 par jour). Les statuettes se mettent en mouvement au son du carillon, tournois de chevaliers et danse des tonneliers.


Nous rentrons dans la cour de l'hôtel de ville


Nous rejoignons la Frauen Kirche


Nous trouverons plusieurs fontaines d'eau potable dans Munich, vu la chaleur elles sont très convoitées !

Odéon Feldherrnhalle (capitainerie) et Theatiner kirche


On se dit qu'il vaut mieux faire le plein d'énergie avant d'aller visiter l'immense Résidence! Cap sur le Viktualien Markt, en passant devant le théâtre. On goûte la spécialité, boudin blanc et bretzel, accompagnée d'un demi...

Arrêt à l'église du St Esprit, petite pause sur les sièges extérieurs du théâtre, et en avant pour la Résidence (ducs et rois de Bavière)

Un tout petit aperçu parmi les milliers d'objets exposés dans le trésor !


Nous passons ensuite dans la partie habitation, appelée le musée. Nous ne verrons sans doute pas la moitié des pièces tant c'est immense !


Nous sortons à la fermeture, un peu lessivés ! On va se ressourcer à la brasserie Hofbrauhaus où on sert des chopes d'1 litre de bière au son d'un orchestre, mais on se contentera de regarder !


Nous finissons cette promenade dans Munich par la Weinstadel, la plus vieille maison, et l'église Saint Pierre.


De retour au parking, nous partons de nuit à Landshut, où nous dormons au pied du château.


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Publié le 27 juillet 2019

Matinée repos et rangement des photos. L'après-midi, visite de Landshut, la tour de sa cathédrale est, paraît-il, la plus grande tour en briques du monde !


Dans la soirée nous rejoignons Passau, où nous faisons une belle promenade au confluent du Danube, de l'Ilz et de l'Inn.


Nous roulons de nuit, à la fraîche, pour aller dormir au monastère de Saint Florian, au sud de Linz.

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Publié le 28 juillet 2019

Après avoir acheté la vignette autrichienne et longé le beau Danube bleu, nous avons dormi devant l'abbaye de Saint Florian.

Saint Florian, ancien officier romain, s'est converti au christianisme. Pour cela il a été martyrisé, puis jeté dans la rivière une pierre autour du cou. Sa veuve a enterré son corps à l'emplacement de l'actuel monastère. Il est actuellement le patron des pompiers et il est souvent représenté portant un seau d'eau.

À 11h00, nous faisons la visite guidée. Nous avons choisi la visite longue, abbaye + appartements impériaux à l'étage, style baroque. Les abbayes devaient être pourvus de pièces au cas où l'empereur viendrait. Un pape y a logé.

Des chanoines de Saint Augustin vivent encore ici.


La somptueuse bibliothèque, fresque majestueuse et élégantes boiseries. Une des cinq plus belles bibliothèques au monde.


La salle des marbres:

La peinture au plafond représente la victoire sur les turcs. Où que l'on soit dans la pièce, la tête du turc et les pattes du cheval sont tournés vers nous. On a déjà vu cette technique de peinture, c'est impressionnant !


Les tableaux d'Albrecht Altdorfer (1480-1538) considéré comme le plus important représentant de l'école du Danube. Les personnages des scènes de la Bible sont vêtus à la mode de son époque.


L'église


La crypte, où est notamment enterré le musicien Bruckner, juste sous son orgue

Les crânes sont ceux des chrétiens du village.

Montée vers les appartements impériaux


Nous retournons déjeuner chez nous, le thermomètre affiche plus de 45 degrés ! Nous passerons l'après-midi là pour ranger les photos, nous n'avons pas réussi à descendre sous les 40. Sauna gratuit !


En fin d'après-midi, on se dit que ce serait bien de dormir au bord de l'eau. Nous roulons jusqu'à Rust. Le lac Neusiedler s'étend sur l'Autriche et la Hongrie. Il est ceinturé de roseaux et est le paradis des oiseaux migrateurs.

Nous arrivons à la nuit tombée. Le bord du lac est très aménagé, avec piscines et toboggans, tout est payant. Nous profitons de l'heure de parking gratuite pour y accéder, l'entrée est libre à cette heure. En fait on ne peut pas vraiment se baigner, comme en Finlande le bord de l'eau est couvert des excréments des oies bernaches. Nous profitons rapidement d'une douche très fraîche !


Nous allons finalement dormir dans le village de Rust, face à un embarcadère d'excursions.

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Rust : lever à 5h30. Nous sommes émerveillés, nous sommes entourés de corbeaux, de cigognes et d'oies bernaches. Jipy va faire quelques photos dans le village, puis on se remet au lit ! Dans la matinée on ira visiter la belle église des pêcheurs, joyau ancien et payant, pas de photos.

Une cigogne un peu moins farouche quémande de la nourriture auprès des promeneurs, mais ce n'est sûrement pas une bonne idée de lui donner !

Vu que nous sommes à Rust, près de la frontière hongroise, nous changeons nos plans. Nous ne passons pas par la Slovaquie, nous allons directement à Sopron où nous étions passés en 2010. La ville était alors en travaux, notamment les sols pavés. De nombreux bâtiments sont encore actuellement en restauration. C'est samedi, jour des mariages. Nous montons au sommet de la tour du feu, à côté de l'hôtel de ville. Le ciel se couvre, les gouttes d'eau commencent à tomber...



Nous passons près de la synagogue où il y a une petite exposition sur les "oubliés de Sopron", déportés et morts en 1944.


Avant de quitter Sopron nous cherchons la pharmacie du Lion.


Sous une pluie battante, nous allons dormir devant le château de Fertod.


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Publié le 28 juillet 2019

Route vers Budapest que nous comptons juste traverser, nous l'avions visité en 1988. En chemin nous nous arrêtons à Kapuvar, c'est la sortie de la messe, beaucoup de gens ont mis le costume traditionnel.


Traversée de Budapest


Nous passons la fin d'après-midi à Godollo. Jipy fait un tour à l'université (un bâtiment nous rappelle le lycée Berlioz à Vincennes !)


Demain nous irons visiter le château de Sissi l'impératrice, Kiralyi Kastely.


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Publié le 30 juillet 2019

Lundi matin, nous visitons le château préféré de Sissi l'impératrice, le plus grand château baroque de Hongrie. On visite quelques salles où on explique la création du château, au XVIIIe siècle par la famille Grassalkovitch. Puis viennent les appartements de François-Joseph, et ceux de Sissi, décorés couleur lavande. On termine la visite par une exposition d'objets personnels de Sissi, puis les chambres des enfants où on explique que le château a été occupé par l'armée rouge, puis transformé en foyer pour personnes âgées aux environs de 1970. La restauration a été entreprise en 1996.

Les photos sont interdites à l'intérieur.

J'en ai trouvé quelques-unes sur internet...


Nous passons la soirée et la nuit dans le village traditionnel de Holloko. Nous ne verrons qu'une seule boutique. Les musées, cafés, magasins (et personnes costumées) ferment à 16h00, mais ce qui nous intéresse c'est l'architecture des maisons, avec la cave à vin (cellier) au rez-de-chaussée.


Soirée chez nous...

Mardi nous prenons la route de la Serbie, mais on ne quittera pas la Hongrie sans un petit bain dans des sources thermales !

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Publié le 30 juillet 2019

On ne peut pas traverser la Hongrie sans goûter aux joies des sources thermales ! C'est un véritable trésor national.

"L'histoire dit que grâce à l'épaisseur de la croûte terrestre formant le bassin des Carpates, la nature aurait doté la Hongrie de plus de 2 000 sources thermales. Aujourd'hui, sur l’ensemble du pays, on en dénombre plus de 1300 dont 123 à Budapest. Ces eaux, dont les températures varient de 21°C à 78°C sont riches en calcium, magnésium, soufre et minéraux." (tourmag.com)

C'est la 9ème fois que l'on traverse la Hongrie ou que l'on y séjourne, une fois de plus nous cherchons où faire trempette ! Il y en a toutes sortes, en plein air dans les campings, les couverts traditionnels, les célèbres de Budapest, celles dans des grottes, et les grands parcs aquatiques.

Notre choix se porte sur Szeged, ville que nous aimons bien, et qui est sur notre route. Nous choisissons des thermes traditionnels, assez petits fréquentés par les habitués le soir, aux vertus médicinales pour soigner nos rhumatismes, les thermes d'Anna. (L'entrée n'est pas chère du tout. De plus à 18h00 c'est demi tarif, et il y a une réduction à partir de 65 ans.)

Un vrai régal !


Eau minerale

Nous dormons au bord de l'eau avec les moustiques...

Demain cap sur la Serbie où nous n'aurons pas internet. À bientôt...

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Publié le 3 août 2019

2 nuits et 3 monastères...

Premier arrêt au monastère fortifié de Manasija. Nous y passons la nuit et visitons le lendemain matin. J'enfile ma tenue de monastère orthodoxe, jupe longue, bras couverts, et éventuellement la tête ! L'intérieur est semblable à tous ceux que l'on a déjà visités, atmosphère feutrée, sombre, chœur caché derrière l'iconostase, grand nombre de peintures. Dommage, les photos sont interdites, mais on partage un sourire avec une famille serbe qui tente un selfie sans se faire remarquer par la gardienne.

À côté de la grande église neuve subsistent les ruines de l'ancienne église et les bâtiments monastiques très fleuris, le tout bien protégé par les fortifications.

Nous achetons dans la boutique une confiture de cerises très liquide et sucrée.


Nous allons déjeuner non loin, devant un autre monastère, Ravanica.


Après 200 km d'autoroute, nous faisons une halte à Pirot pour ravitailler Zezkinette. Jipy en profite pour se dégourdir les jambes en explorant une petite forteresse. Il se fait draguer et photographier par un petit groupe de femmes quinquagénaire ! Lui, il préfère photographier la jolie mariée ! Pendant ce temps je dévore le dernier Bussi !


Par une jolie route de montagne qui s'enfonce dans des gorges, nous parvenons au monastère de Poganovo. Étonnant, l'aire de pique-nique est utilisée tard dans la nuit par des familles qui descendent apparemment des litres de bière... Ça ne semble pas déranger les moines. Deux gros chiens nous ont adoptés et veillent sur nous !

Le site est magnifique, le monastère un petit bijou. Cette fois on peut faire des photos, on s'en donnera à cœur joie ! La boutique vend plein de bonnes choses à base de miel et de plantes, mais c'est le début du voyage, on a des réserves, on verra au retour ! On achète quand même un vin de mûres au miel et un fromage type fêta.

Devant un petit restaurant face au monastère une poubelle, en provenance de Maisons-Alfort (pas loin de chez nous !)


Cap sur la Bulgarie...

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Publié le 4 août 2019

2h d'attente à la frontière Serbie-Bulgarie ! C'est début août, une multitude de voitures (dans les deux sens) immatriculées en Allemagne et remplies de familles turques attendent le passage.

On achète la vignette (péage des routes), tarif week-end, il faut être rentrés au plus tard dimanche soir en Turquie. Par contre pas de bureau de change pour l'argent, on change un peu dans une station service à un mauvais taux.

L'entrée en Bulgarie est difficile, l'autoroute est en construction, on roule sur de très mauvaises routes. Nous ne nous arrêterons pas à Sofia, nous avions aimé son magnifique musée et la grande cathédrale orthodoxe en 2009.

Nous roulons toute la soirée, il fait bon et il y a moins de circulation, mais il faut être très attentifs, l'autoroute ne comporte que 2 voies, à droite des trabans et autres petites voitures qui se traînent, et à gauche les turcs-allemands très pressés qui roulent à 160 et nous font des appels de phares pour qu'on se pousse !

On a changé d'heure, une heure de décalage, il était temps car à 19h30 il faisait presque nuit !


Entrée en Bulgarie

Nous dormons à l'entrée d'un village. Le matin nous croisons des cigognes, des charrettes tirées par des ânes et des femmes portant sarouel et foulard dans les cheveux. On croise aussi les premières mosquées, en plaques de tôles, aux minarets très effilés.


Nous allons visiter le site antique de Perperikon occupé pendant plusieurs millénaires. Malheureusement l'orage arrive pendant qu'on dejeune. On pense être tranquilles tandis qu'on entame la montée au site... On a droit à une grosse averse de grêle, malgré les vêtements de pluie on est trempés ! On trouve enfin un abri ! On a eu bien peur...


L'orage nous laisse juste le temps de parcourir un peu le site et de faire quelques photos avant de reprendre...

Nous allons dormir sur le parking du tombeau Thrace d'Aleksandrovo, IVe siècle avant JC. Ce matin nous mettons toutes nos affaires à sécher au soleil avant d'aller visiter. Ce tombeau peint avec des scènes de chasse a été découvert en 2000.


Cap sur la Turquie... Nous n'aurons plus internet avec notre forfait, il faudra compter sur la wifi...

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Publié le 7 août 2019

Nous y voilà ! La frontière est bien organisée. Dans le No Man's land, un grand centre commercial nous permet de changer de l'argent et d'acheter une glace. Le vendeur félicite Jipy pour ses efforts dans la langue turque. Les gens sont détendus et souriants, tous les turcs-allemands sont ravis de retrouver leur pays pour les vacances, beaucoup de drapeaux sont brandis hors des voitures. Une femme voilée agite son grand drapeau, debout passant sa tête par le toit ouvert de sa voiture, laquelle fait des cercles devant la douane qu'elle vient de passer !

Nous venons de passer les 3000 kms.





Nous nous dirigeons vers la péninsule de Gallipoli, nous dormons près d'un phare au bord de la mer. C'est très venteux et les ordures qui débordent des poubelles envahissent un peu les lieux, mais si on arrive à faire abstraction de cela, on se croirait en Bretagne.

Le long de la route, plein de champs de tournesols. C'est curieux, certains baissent la tête, d'autres nous regardent fièrement !

Journée cours d'histoire ! La presqu'île est l'équivalent de notre Verdun. Elle est parsemée de monuments en hommage aux combattants de 1915. Nous passons rapidement devant un grand musée centre d'information. Nous déjeunons face à une reconstitution d'hôpital militaire, à côté d'une mosquée neuve.



Nous allons voir le Mémorial britannique du Cap Helles, puis le Mémorial français. C'est très émouvant...


Nous faisons halte au monument des martyrs de Canakkale, gigantesque table de pierre de 42 m de haut édifié à la mémoire de tous les soldats turcs tombés à Gallipoli.


Nous repartons vers le nord de la péninsule, en longeant encore de très nombreux monuments et cimetières militaires. À Anzac Cove, où débarquèrent malencontreusement les alliés, les collines sont érodées.


Le sphynx

Nous allons jusqu'au cap Suvia selon les indications de Park4night. L'accès est difficile, la route est en reconstruction, on y accède après un détour de quelques kilomètres de pistes. Le site est magnifique. Par contre il y a encore un monument militaire et un drapeau, à 21h les policiers viennent gentiment nous dire qu'on doit s'en aller !


On roule longtemps de nuit sur de mauvaises routes afin de rejoindre Eceabat. Cela nous permet de voir deux lièvres, un chacal, un hérisson, et un troupeau de moutons, conduit par deux bergers, qui rentre au bercail !

Nous arrivons finalement à nous garer dans un village.

Ce matin nous prenons le ferry de Eceabat à Canakkale, nous traversons le détroit des Dardanelles.


Ramasseurs de tomates
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Publié le 7 août 2019

250 kms après Canakkale, nous quittons la grande nationale pour aller dormir au bord d'un lac, à Golyazi. Nous tentons d'approcher du village qui est une île sur le lac, reliée par un pont. On fait vite demi-tour, les touristes turcs sont de sortie, les restaurants en plein air très actifs, on a peur d'accrocher notre Zezkinette ou de renverser un piéton. Le premier parking avant le village est très calme, on y passe une bonne nuit.

Le matin on a très envie de voir à quoi ressemble ce village qui attire tant de monde !

Il reste encore une église de l'époque grecque, elle vient d'être bien restaurée, une photo montre dans quel état elle était en 1992.



À l'entrée du village un sycomore géant déploie ses branches et symbolise une légende (des amours contrariées, des rencontres à l'abri de l'arbre et un suicide sous son feuillage...)

Des tours en bateaux sont proposés.


Le village est pleine rénovation, certaines maisons en ont bien besoin. L'ensemble est joli. Ici on aime et on protège les cigognes !


L'île est aussi un poste d'observation pour les oiseaux.


Nous grimpons sur la colline pour avoir une belle vue.


Nous mettons le cap à l'est, on traverse Bursa, où la vitesse est limitée à 82 km/h !


Limitation à 82 km/h
Souterrains pour traverser

Nous allons visiter le village de Cumalikizik, aux maisons traditionnelles (socle de pierre, étage en bois et torchis). Il est devenu très touristique, ça nous fait penser aux villages chinois reconstitués qui sont de véritables attractions touristiques !

Si nous croisons beaucoup de touristes turcs, nous n'avons pas encore vu un seul touriste occidental.


Nous reprenons la route pour Iznik et son lac, très populaire le soir. Iznik a l'air de compter plusieurs monuments anciens, nous irons visiter demain.

Arrivée sur Iznik
Porte d'Iznik
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Publié le 9 août 2019

Iznik, l'ancienne Nicée, est entourée de remparts au bord du lac. On y trouve le théâtre romain, l'ancienne église grecque aujourd'hui mosquée, de nombreuses mosquées, un aqueduc et des artisans travaillant la faïence.


Bouteilles de gaz

Dans la soirée nous reprenons la route pour presque 300 km. L'autoroute à 3 voies est difficile, les voitures doublent autant à droite qu'à gauche et ne respectent pas les limitations, il faut être attentifs. Pourtant de fausses voitures de polices jalonnent les routes...


Nous nous arrêtons pour la nuit près de Bolu, au bord d'un lac.


Nous ne sommes plus qu'à 80 km de Safranbolu.

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Publié le 11 août 2019

Jolie ville au patrimoine de l'Unesco, architecture ottomane : rez-de-chaussée en pierre étage en bois et torchis, colombages.

Un ancien caravansérail converti en hôtel, un petit marché traditionnel, des bains turcs encore en activité, et des échoppes pour les touristes où on vend bien sûr du safran, des produits à base d'huile d'olive et de rose, des loukoums...


Retour à la voiture... Il fait un peu chaud !


Nous allons dormir au bord d'un canyon, à quelques kilomètres,près d'un aqueduc illuminé.


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Avant de quitter notre canyon, Jipy va faire une promenade matinale sur l'aqueduc. Il photographie au passage une des attractions, la maison à l'envers.


On traîne un peu sur notre coin de camping sauvage. Je profite de la proximité d'une fontaine pour faire une grande lessive. Au moment de partir Jipy a attrapé un petit coup de chaud. Moi qui suis habituée à faire le co-pilote, il faut que je m'installe au volant... Grosse route de montagne avec un col à 1050 m, derrière un camion rempli de paille (j'en reçois plein le pare-brise), des voitures qui nous doublent tous les deux sans visibilité et sans respect pour la ligne jaune... Et avec un co-pilote qui s'est endormi ! Le camion sympa a fini par se garer pour me laisser passer ! Je ne fais pas durer le plaisir trop longtemps, une fois sortie de la montagne je m'arrête pour le déjeuner, c'est la forêt au bord d'une rivière, on repère le coin pour y dormir le lendemain ! Après le repas, mon pilote reprend des couleurs... et le volant !

Ces deux panneaux nous plaisent bien !


Nous arrivons à Amasra. On est samedi, veille de fête... Impossible de se garer, trop de monde, on se sauve sur Boskoy. C'est juste une plage avec très peu de place pour se garer, c'est payant et surtout on n'a pas le droit d'y passer la nuit. On repart donc sur Çakraz.


Pour 10 TL nous pouvons passer 24h sur un parking dans un pré, à côté de la mosquée, à 100m de la plage. Le rêve ! En se promenant le soir on découvrira un camping, très sommaire. Le village est tout petit mais sympathique : quelques commerces, la mosquée, un coiffeur, une flopée de restaurants, quelques maisons au rez-de-chaussée habité mais qui ne sont pas finies, et quelques immeubles sur la falaise.

La plage n'est pas très grande, elle est coincée entre deux falaises. Le paysage nous enchante, surtout au coucher du soleil. C'est très familial. Un régal pour se reposer 24h!

Pas beaucoup de burkinis, il y a même quelques maillots 2 pièces.


Dimanche en fin d'après-midi nous partons dormir dans le coin repéré au bord de la rivière. Beaucoup de gens sont venus y passer la journée, à partir de 22h00 nous sommes seuls.

Lundi sera une journée de route pour rejoindre Ankara, la capitale.

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Publié le 16 août 2019

Route vers Ankara, paysage désertique

Nous arrivons en fin d'après-midi à Ankara, nous nous installons dans le parking du parc d'attractions au pied de la vieille ville. On demande l'autorisation d'y dormir. On paie 5 TL, et comme on restera 24h, on rajoutera 3 TL, soit 1,40 € pour les 24h. Nous nous garons devant le poste de police. Le soir la fête foraine bat son plein jusqu'à plus d'1h. Le matin, le parking est désert, les policiers nous observent, intrigués par notre maisonnette !

Nous allons d'abord vers la ville moderne chercher un magasin, puis on abandonne, on découvre que la "fête du mouton" dure plusieurs jours, beaucoup de choses sont fermées.



Symbole d'Ankara

Nous montons alors vers la citadelle. Nous trouverons quand même une épicerie ouverte, Jipy grimpera avec 15 œufs dans son sac à dos sans en casser un !


Nous avons fini la soirée en admirant la grande mosquée neuve toute blanche face au parc. Le lendemain c'est encore ce bel édifice que nous admirons en premier, avant de nous rendre au musée. Nous traversons un quartier abandonné qui a dû être magnifique, il n'existera sans doute bientôt plus. Puis la rue des costumes de mariage, où quelques boutiques sont ouvertes.


Le musée des civilisations anatoliennes : situé dans un ancien marché couvert, il présente les différentes civilisations notamment les Hittites, qui nous intéressent particulièrement car nous allons visiter les sites archéologiques. Nous avons bien aimé les tablettes d'argile en écriture cunéiforme, relatant même un divorce !


Au musée nous rencontrons pour la première fois des touristes étrangers, essentiellement des groupes d'italiens qui visitent à grande vitesse. Nous montons vers une vieille mosquée, lieu de pèlerinage. Sur l'esplanade : la mosquée, le tombeau d'un saint musulman créateur de l'ordre des derviches, et les éléments d'une mosquée en plein air sûrement utilisée pour les grands pèlerinages. Tout le quartier a été rénové (et ce n'est pas fini). Sous la mosquée, une galerie marchande où l'on vend des articles religieux. Beaucoup de touristes turcs. De belles vues sur la citadelle. C'est le seul quartier où on trouvera une cantine ouverte.


L'Odéon

Nous rentrons en traversant un petit marché très animé. Nous retrouvons Zezkinette avec 48 degrés !


Nous avons quitté Ankara vers l'est où nous avons trouvé un petit coin au bord d'une rivière pour passer la nuit. Nous n'avions pas vu que le chemin menait probablement dans un terrain militaire. À 1h30 des soldats nous ont réveillés. Après nous avoir demandé où on allait et d'où on venait, ils nous ont souhaité bon voyage, tout ça avec leur portable et le traducteur ! (et le sourire !)


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Publié le 18 août 2019

Les Hittites : cette peuplade régna sur un vaste empire Moyen-Orient, conquit Babylone et rivalisa avec les pharaons d'Égypte, il y a plus de 3000 ans.

L'étude des archives de l'état hittite, écrites en caractères cunéiformes sur des milliers de tablettes d'argile, permit aux historiens et aux archéologues de retranscrire son histoire.

Hattusha était la capitale hittite, découverte en 1834. Elle était ceinte d'une muraille de 7 km. On visite en voiture, en s'arrêtant aux points intéressants.



Porte des lions
Porte des sphinx

Non loin de là, Yazilikaya, lieu de culte.


Il y a quelques campings, tous abandonnés. La police nous donne la permission de dormir dans un endroit qui a jadis été habité... On est ravis d'avoir notre panneau solaire, on se demande bien comment on aurait fait sans lui pour nous ravitailler en électricité !

Le lendemain nous allons visiter le petit musée de Bogazkale, où sont conservés les sphinx de la porte du même nom. L'un des deux a été restauré en Allemagne, l'autre exposé au musée d'Istanbul, ils ont rejoint tous les deux leur ville d'origine en 2011.


Nous prenons ensuite la route pour Alakahoyuk, autre site hittite, beaucoup plus petit. Les fouilles sont inachevées.


Tombeau hittite

Fin de journée sur la route, devant un restaurant abandonné (il y en a beaucoup). On a acheté un fromage torsadé, ça fait penser à la réglisse, en blanc !


Nous sommes à 40 km d'Amasya.

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Publié le 19 août 2019

Avant d'affronter la grimpette aux tombeaux d'Amasya, on se gare pour déjeuner devant un concessionnaire Fiat. Le vendeur, intrigué par notre véhicule, vient nous offrir 2 verres de thé ! Sympa !


Petite montée aux tombeaux des rois du Pont, de Mithridate 1 à 6, sous une grosse chaleur ! On a eu quelques gouttes de pluie mais ça n'a pas duré.

Les tombeaux sont vides mais le site est très beau. On a une belle vue sur la vieille ville. Chaque tombeau est creusé dans la roche, et creusé aussi tout autour en forme de U afin que l'eau de pluie n'y pénètre pas. Ingénieux !


Retour par l'autre rive. Monument national, musée de la médecine, mosquées...


Nous montons ensuite en voiture à la citadelle. Dommage, les portes se ferment à notre arrivée, c'est pourtant le moment où les couleurs sont les plus belles !

On échange quelques mots avec une française mariée à un turc, venus en vacances voir la famille. À part à Ankara, on n'a toujours vu aucun touriste étranger !

Nous prenons la route de Tokat, route à 4 voies. Nous décidons alors de prendre une petite route dans la montagne pour trouver un joli coin. Même sur la crête, à 1100 m d'altitude, rien pour se garer. Il fait nuit, nous sommes fatigués, on se gare sur le bas-côté. Mais il y a un peu de circulation... À minuit nous sommes réveillés en sursaut, Zezkinette a intrigué les villageois, ils sont une dizaine (il y a quelques femmes). Les gendarmes arrivent, contrôle des passeports... Ils sortent le traducteur pour nous dire que pour notre sécurité il faut aller ailleurs, on les suit (ils roulent vite !) On nous ramène vers Amasya, dans une grande station service sur la route à 4 voies. On retrouve la chaleur ! Dommage, on était bien au frais dans la montagne et on aurait eu un beau paysage au réveil !

Les gendarmes nous serrent la main, nous disent (via le traducteur) qu'ils aiment la France et qu'ils veulent nous aider !

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Publié le 19 août 2019

Une médersa en restauration, un ancien caravansérail où l'on vend de l'artisanat, une magnifique maison ottomane du 19ème siècle, et la mosquée Ali Pasha, voilà un joli moment passé à Tokat.



Comme nous n'avons pas récupéré de notre nuit mouvementée, nous décidons d'aller au lac d'Almus, où l'on élève des truites. On va essayer de se reposer !

On s'installe justement sur le parking d'un restaurant où l'on sert des truites grillées. On y mangera demain midi. Le vent s'est levé, les nuages sont apparus et la température a nettement baissé. On ressort les polaires. Après un mois passé entre 30 et 40 degrés en permanence, ça nous fait du bien !

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Publié le 20 août 2019

Lorsque nous arrivons au lac Almus, le vent se lève, la température baisse, le ciel s'assombrit. Les touristes turcs viennent ici pour déguster les truites. On ne peut pas se baigner. Le lac se trouve environ à 800m d'altitude. On repère un restaurant au bord du lac, on s'installe sur le parking, déjà bien rempli. On verra demain pour la truite, le soir on n'a pas très faim.


Après une bonne nuit réparatrice, on se lève, on a le parking et les toilettes pour nous tout seuls ! On en profite, douche, lessive, rangement des photos. À côté de nous une mosquée minuscule. Vers 10h30 la famille qui tient le restaurant arrive en camionnette. Ils devinent bien qu'on a dormi là, ils nous font un signe de la main. On essaie d'être discrets, c'est un peu raté car, si les toilettes sont neuves, les verrous et la plomberie laissent à désirer ! Jipy se retrouve enfermé... Le patron vient le délivrer en soulevant le loquet avec un couteau. Ça ne doit pas être la première fois que ça arrive !

Lorsque nous allons déguster la truite grillée, vers 14h00, le restaurant est plein ! Des turcs endimanchés ou habillés simplement, des femmes voilées et d'autres en tenue plus légère, et un groupe de jeunes en stage de Taekwondo. Les truites sont délicieuses. Lorsque nous demandons l'addition, le jeune homme nous signale que nous sommes ses invités ! Nous sommes très gênés, ils sont vraiment sympas ! À priori il ne doit pas y avoir souvent de touristes étrangers, qui de plus, viennent dormir devant chez eux !


Nous n'osons pas dormir 2 nuits au même endroit, nous allons un peu explorer le côté du lac au sud de la ville. Paysage désertique, des moutons, des vaches, des ânes, des bergers installés dans des cabanes au bord de la route, un petit village...

On s'arrête pour la nuit près d'une fontaine qui ne coule plus. Ici pas de soucis, les turcs viennent camper autour du lac, on voit des traces de feux de bois. Jipy nous fait une belle cueillette de mûres. Le soir on a droit à un petit orage. Ça n'empêche pas les feux d'artifices autour du lac !

La ville d'Almus a deux grandes mosquées collées à un immeuble. Curieux ! Nous passons par le barrage.

Nous prenons une route de montagne qui nous met sur la route d'Erzurum. Nous n'irons pas jusque là, nous avions exploré cette région en 2005. Nous tournons au sud, vers Divrigi. La route est magnifique, la roche se pare de diverses couleurs. Vers Zara, on aimerait s'arrêter, on ne trouve rien, et depuis notre expérience précédente on sait que dans la région il ne faut pas s'arrêter n'importe où. Du coup on avale les 300 km dans la journée, on passe un col à 1810 m, on se couche dans une station service à Divrigi.


Transport de sel

Allez, un peu de cuisine ! Voilà comment on fait notre jus de mûres : on filtre l'eau, on la stérilise, on la fait tourbillonner, on rince les mûres, on met dans notre mixeur 3 c à soupe de mûres, 2 c à café de lait d'amandes en poudre, une giclée de sirop de coco, on complète avec de l'eau stérilisée, on mixe. On filtre avec une passoire. Il n'y a plus qu'à déguster !


Filtre à eau
Stérilisation
Tourbillon
Mixage
Filtrage
Dégustation

Jipy regrette que je ne l'ai pas photographié en train de cueillir les mûres, il trouve qu'il manque une étape ! Ce sera pour la prochaine fois !

À Divrigi on retrouve les 36 degrés et les mouches...

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Publié le 21 août 2019

Le matin à la station service, le gardien vient visiter notre habitation, ainsi que d'autres clients de passage. Ils sont moins timides ici !

Nous avons une belle vue sur la citadelle. Nous traversons le village pour atteindre une belle mosquée ancienne de 1228, aux magnifiques portails sculptés. Elle est actuellement en restauration mais une passerelle permet d'en faire le tour.

Au passage, Jipy se fait un petit copain !

Nous déjeunons au village, puis Jipy a très envie de grimper au sommet de la citadelle. Je ne le suivrai pas, il fait trop chaud et j'ai besoin de temps pour vous écrire ! Il revient épuisé mais ravi, le paysage est magnifique.


Nous quittons Divrigi sous un ciel couvert. La route grimpe dans un paysage désertique. À 1500m d'altitude on trouve une belle fontaine, plutôt un abreuvoir. On en profite pour faire le plein d'eau, les vidanges, un brin de toilette et de lessive, en évitant les bouses de vaches. Soudain un troupeau débarque ! Le berger me fait signe de ne pas avoir peur ! Les bêtes ont soif, mais ne s'attardent pas. On a bien ri !


Nous reprenons cette belle route de montagne, passant un col à 1950 m, croisant d'autres troupeaux et des ruches.

Nous n'avons fait que 88 km. Nous nous arrêtons à Kangal, avant la nuit. On trouve une petite place dans une station service remplie de camions. Il est temps car la tempête s'annonce, vent, orage et pluie toute la soirée. Heureusement là on se sent en sécurité.

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Publié le 22 août 2019

Kangal, c'est le nom de ces gros chiens gardiens de troupeaux. Est-ce qu'ils sont originaires d'ici ?

Nous quittons Kangal sous le soleil, plusieurs collines sont couvertes de panneaux solaires. Le paysage est toujours désertique et multicolore.

Nous nous arrêtons dans une station service avec aire de pique nique, à environ 1400 m. En contrebas, une exploitation agricole nous intrigue. En promenade digestive nous allons voir de plus près. Les travailleurs sont ravis que l'on s'intéresse à leur travail. Ils demandent à être photographiés. L'exploitation est assez complète : des vaches, un élevage de poissons, des pommes, de la luzerne, du maïs et surtout un moulin pour moudre le blé. Plusieurs tracteurs s'arrêtent ici pour venir faire moudre leur blé.


Arrêt suivant au caravansérail de Sultanhani, du 13ème siècle, bien restauré. C'est la journée des rencontres ! À côté du caravansérail, un groupe du 3ème âge joue au Rumikub (ils appellent ça le Hokey !) Un papy vient visiter Zezkinette, puis nous explique quelque chose qu'on traduit par : un français va venir. On se dit qu'on a dû mal comprendre ! Ben si, une voiture française arrive, un turc qui vit depuis 39 ans à Strasbourg. Il est parti de son village à 18 ans, pour être maçon en France, il revient ici chaque été. Il va chercher un gamin qui détient la clé. Nous faisons la visite tous les trois.

Ce caravansérail est très beau, il contient tout ce qu'il faut : les couchettes pour dormir, la cuisine, le hammam avec ses canalisations, la mosquée au milieu, les écuries pour les chameaux, et un chemin de ronde où bien sûr Jipy va grimper !


Depuis plusieurs jours nous voyons toutes les maisons, même les plus délabrées, avec un panneau solaire (et souvent la parabole). Notre compagnon nous explique que c'est pour l'eau chaude, ça coûte 2000 TL (300 €), ils font ensuite des économies de gaz et d'électricité.


Nous finissons la journée au barrage de Sarimsakli. Un gardien surveille cette grande aire de pique nique et de jeux, où il doit y avoir du monde le dimanche. On a de la chance d'avoir trouvé ça, un peu de nature ça change des stations-services !



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Publié le 24 août 2019

Avant d'entrer dans la grande ville de Kayseri, nous allons faire un petit tour au site Hittite de Kultepe, très ancien, 4000 ans avant J. C. Il n'y a pas grand chose mais c'est intéressant de savoir qu'ici on a trouvé bon nombre d'objets (dont les tablettes d'argile) vus aux musées.

Le site est partagé en deux, Kanis, la ville, et Korum, le palais.

Kayseri : grande ville moderne, qui n'en finit pas de grandir ! Tout est encore en construction. Par contre on circule bien, les avenues sont larges et il y a beaucoup d'espaces verts.

Au centre ville, grande place entourée de mosquées et de médersas, et un château en rénovation.



Un grand marché où l'on vend des épices, des bijoux...


C'est vendredi, veille de mariages :


Nous allons dormir en hauteur, dans un grand parc où les habitants de Kayseri viennent passer leur soirée, avec restaurants, jeux pour enfants et appareils de gym pour adultes.

Nous profitons de la quiétude du parc le matin, on a l'impression d'être dans un grand camping vide ! Il y a même un supermarché pour refaire le ravitaillement.

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Publié le 24 août 2019

Arrêt à Incesu. On a lu qu'il y avait un caravansérail (17ème siècle) et une vieille ville. Le caravansérail est utilisé comme salle des fêtes. On n'imaginait pas que la vieille ville aurait cette allure là ! On a l'impression qu'il vient d'y avoir un tremblement de terre ! Surprenant que tout n'ait pas été rasé pour faire place à de grands immeubles comme on voit souvent. Beaucoup de maisons sont encore habitées, on a trouvé 2 restes d'églises dont une est en restauration. Et bien sûr, les chauffe-eau solaires un peu partout ! Impressionnant !


Dans toute la région des camions proposent au bord des routes des pastèques et des melons jaunes. On se laisse tenter par un melon, délicieux.



On fait le tour de ce qui a dû être un lac salé. On pensait voir des flamants rose, mais on se rendra compte par la suite que le lac aux flamants est plus loin. Le guide LP a fait une erreur. On aime beaucoup le paysage, de grands troupeaux de moutons, de chèvres et de vaches viennent bouter ici, toujours accompagnés d'un berger avec son âne.

Nous prenons la route de la Cappadoce. Nous n'irons pas dans les hauts lieux touristiques car c'est la troisième fois que nous venons en Cappadoce. Mais c'est tellement beau qu'on va trouver des choses pour le plaisir des yeux !


Nous allons passer 2 nuits à Mustafapasha.

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Publié le 27 août 2019

Repos à Mustafapasha. On a besoin de souffler, Zezkinette aussi. On passera 2 nuits au même endroit, ça nous arrive rarement. On est garé à la sortie du village, devant un terrain où trois petits immeubles sont en train de se parer de grands panneaux solaires. D'ici peu d'autres immeubles sortiront sûrement de terre !

Mustafapasha est en pleine Cappadoce mais n'est pas dans les grands circuits touristiques. Nous n'y verrons qu'un groupe de touristes asiatiques. Il y a actuellement beaucoup de travaux de restauration, d'anciennes maisons grecques sont retapées et la plupart deviennent maisons d'hôtes.

Balade dans le village :


Pâte de tomates
Église St Hélène

En fin d'après-midi Jipy part explorer le canyon qui se trouve à la sortie du village, vers l'église Vasilios.


Après une bonne nuit, une douche aux toilettes municipales et une lessive, nous allons visiter le monastère St Nicolas, restauré depuis 2012, après un arrêt rapide à Agios Stefanos.


Agios Stefanos
Agios Stefanos
St Nicolas

Nous prenons la route vers Urgüp


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Publié le 27 août 2019

Premier arrêt à 2 km d'Urgüp. Une piste nous conduit à l'église de Sarica, qui est fermée. Mais nous aimons beaucoup le paysage et nous allons voir les 2 églises qui se trouvent en contrebas, dans des mamelons de terre craquelés.

Nous continuons la piste sur 1 km jusqu'à l'église de Pancarlik, plus célèbre car elle a conservé ses fresques.

Nous nous y trouvons en même temps qu'un groupe de coréens, les seuls touristes étrangers. Quelques turcs visitent, c'est dimanche.

Nous redescendons vers la plaine, vers le lac où l'on peut voir, paraît-il, des oiseaux.

Nous sommes assez déçus car le lac est très réduit, la plaine est à sec et le coin est très agricole. Selon les indications du LP nous allons à la réserve du Sultan. Des promeneurs du dimanche font le tour d'un arbre sur un cheval, les enfants grimpent sur des jeux, et l'entrée est payante pour accéder par une passerelle au lac. À peine garés un gardien nous tombe dessus pour nous dire d'aller au camping dans un jardin et de prendre un bateau sur le lac. Notre côté sauvage prend le dessus, on n'arrive pas à imaginer qu'il puisse y avoir des oiseaux ici, on se sauve ! Nous prenons la route de Gümüsler, on ne le regrettera pas !

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Le monastère rupestre de Gümüsler (et ses habitations) s'étend sur une longue bande de terre au pied d'une colline. Nous allons devant la petite mosquée moderne pour chercher un endroit plat. Comme on nous regarde, on préfère demander. On nous indique très aimablement où nous poser. Pendant que nous dînons, on frappe au carreau : un monsieur âgé ayant habité à Chartres vient nous demander si on a besoin de quelque chose ! Il est tout content de parler français, même s'il a oublié quelques mots.

On s'endort en toute sécurité, malgré le haut-parleur de la mosquée placé juste au-dessus de nous !

Nous apprécions beaucoup la visite du Monastère. Il est bien aménagé, on peut circuler dans les souterrains. On y découvre des restes de moulins à huile.

Puis on découvre l. église et ses fresques...

On peut grimper sur la colline pour être sur "le toit de l'église". Ça nous rappelle beaucoup Lalibella en Éthiopie !

Nous partons sur Nigde, à quelques kilomètres.

La mosquée Sungurbey est en travaux, mais nous arrivons à trouver ce qu'on cherche : une étoile de David sculptée dans la rosace côté nord.


Après un délicieux repas, nous montons au château. C'est un parc très agréable, avec vue sur la ville, une grande et une petite mosquée et une tour de l'horloge. Un petit bout de rempart a été aménagé.


Dans une ruelle on fabrique la célèbre pâte de tomates.


Certaines maisons le long des remparts ont encore du mal à tenir debout. Quel contraste avec les immeubles très modernes autour.


Il fait très chaud, je déclare forfait, tandis que Jipy part à la recherche d'une Medersa, un tombeau, une église arménienne et une église orthodoxe !