Troisième voyage aux Philippines : un mois en itinérance en 1979, 15 jours à Palawan en 2013, nous allons cette année explorer plus à fond l'archipel des Visayas, après une balade à Batad et Vigan.
Du 1er février au 11 mars 2019
39 jours
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Bonjour à tous, merci de nous accompagner !

Notre taxi préféré nous conduit à CDG. L'équipage de la Saudia attend avec nous dans la salle d'attente. Hôtesses et stewarts sont beaux dans leurs costumes mais quand je demande la permission de les photographier, c'est un refus ! L'avion n'est pas rempli, c'est bien agréable. Pas d'alcool, on a droit à un petit Arabic Coffee avec une datte en guise d'apéritif !

Nous survolons les îles grecques, les montagnes du Péloponnèse et la Crête.

Atterrissage à Djeddah après 5h de vol, 2h de décalage horaire.

5h d'escale à Djeddah, beaucoup de monde. L'aéroport est immense, nous parcourons plus de 10 km pour rejoindre l'avion !

10h plus tard... Nous atterrissons à Manille. 7h de décalage horaire, 28 degrés.


A l'aéroport, l'ATM où nous tentons de changer de l'argent ne fonctionne pas, on n'insiste pas car on ne veut pas traîner, il va faire nuit. Pas de soucis il nous reste quelques billets de notre voyage en 2013... On prend le bus pour se rendre à la gare edsa, le contrôleur ne veut pas de nos billets, heureusement on a quelques pièces. À la gare d'Edsa, problème... Le vendeur de tickets nous explique que nos billets ne sont plus valables... Panique à bord ! Le vendeur est sympa, il nous offre deux tickets de métro et nous conseille de trouver une banque, demain, pour changer les billets. Ouf !

Nous arrivons enfin dans notre hôtel, Stay Malate, où une petite chambre minuscule nous attend (13€). Le quartier est sympa, on va vite acheter une petite San Miguel locale pour fêter notre arrivée. Bonne surprise, l'hôtel a une terrasse où on va pouvoir souffler tranquillement après ce long voyage !

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Belle journée dominicale dans Manille.

Carte des Philippines

Musée national d'anthropologie


Trésor du San Diego, qui a fait naufrage en 1600.

Les bateaux espagnols faisaient la liaison entre l'Amérique du Sud et la Chine, en faisant escale aux Philippines. Le trésor du San Diego, qui a fait naufrage en 1600, est exposé ici. Toute la vaisselle est chinoise (porcelaine blanc-bleu).

À l'étage sont exposés les objets usuels des différents peuples des Philippines.


Cet instrument de musique était transporté dans les rizières, on en jouait pour inciter le riz à pousser plus vite !

Cette semaine a lieu un festival de danse à Manille, une troupe nous offre un petit spectacle de 15 minutes dans la cour du musée. Sympa !

Autour du musée, il y a beaucoup de manifestations sportives


La carte des Philippines est toujours là (nous l'avions photographiée en 1979)

Nous entrons dans Manille Intramuros. Le dimanche est apparemment le jour des mariages ! Visite de la cathédrale San Augustin et de la cathédrale.



Le dimanche est aussi le jour des combats de coqs. Ceux-ci attendent dans la rue, on n'aura pas vu les lieux des combats.


On termine notre balade par le fort Santiago


Les supermarchés sont ouverts le dimanche, à 18h il y avait un monde fou ! La nuit aura été bruyante, les gens sortent le dimanche soir ! (restaurant, karaoké, dans les rues !)

À demain...

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Deuxième journée à Manille : les personnes de la réception nous conseillent de réserver notre bus de nuit. Effectivement, sur les 3 bus du soir, les deux premiers sont déjà complets ! On nous réserve 2 places par internet, on reçoit un code barre sur notre boîte mail, on a 30 minutes pour aller payer au magasin 7-Eleven situé dans la rue à côté. Comme rien n'est simple, en arrivant au magasin, je touche malencontreusement l'écran, plus de code barre ! On retourne à l'hôtel en courant pour retrouver la page grâce à la connexion Wi-Fi, on revient au magasin en tenant très précieusement le portable, et on peut payer ! On reçoit alors une confirmation sur notre boîte mail. Il faut donc veiller à toujours avoir le portable bien chargé.

Mon Doudou s'écrie : j'me sens plus dans l'coup !

Sûr, il faut s'adapter... Les temps changent !

Balade au bord de l'eau et au soleil pour rejoindre la banque centrale. Malheureusement ils ne changent plus les anciens billets depuis 2017 !

On déjeune dans un immense centre commercial très bruyant.

Nous opterons finalement pour un taxi (250 pesos) pour nous rendre à la station de bus Ohayami.


Le bus de nuit roule prudemment et s'arrête assez souvent. Nous arrivons à 8h à Banaue, avec la fraîcheur. Journée tranquille, on a vraiment besoin de se retaper (manger, dormir...) Le petit gars de l'office du tourisme a ouvert de grands yeux quand on lui a dit qu'on était venu ici il y a 40 ans, il n'était pas né. Nous on ne reconnaît rien, beaucoup de béton partout !


Notre voyage va s'arrêter là, on vient d'apprendre une très mauvaise nouvelle.

Bisous à tous, merci pour vos soutiens

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La maman de Jipy nous a quittés brusquement.

Les philippins sont des gens dégourdis et compréhensifs. Le temps qu'on envoie les documents pour que l'assurance nous prenne en charge, le bus de 18 h pour rentrer sur Manille était parti. Celui de 19h était complet. Il aurait fallu attendre 24h... On nous a tout de suite proposé un van pour descendre à la jonction, à 60km. À 20h, notre chauffeur a rattrapé le bus de 18h ! À 3h00 du matin nous étions à Manille. Nous avons partagé un taxi pour l'aéroport avec 4 autres français. L'assurance nous a fait perdre beaucoup de temps pour finalement nous laisser tomber. Une hôtesse de Philippines Airlines vraiment adorable nous a trouvé un vol pour Paris via Doha. En tout nous mettrons 48 h pour rentrer.

Restez abonnés, nous venons de décider de reprendre notre voyage d'ici deux semaines, juste dans les visayas, afin de ne pas perdre notre billet retour et pour nous changer les idées, on en aura grand besoin !

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Coucou nous revoilà, après 17 jours d'absence, beaucoup de chagrin et de stress. On a pu organiser une belle cérémonie et vider l'appartement.

Nous venons d'atterrir à Cebu, après une escale rapide à Hong Kong.

C'est reparti pour 7h de décalage horaire, on nous a volé une nuit !


Taxi blanc pour South Bus Station (421 pesos avec compteur, les taxis jaunes sont plus chers). Puis 1h30 d'attente pour avoir un bus pour Moalboal. C'est samedi, il y a foule, mais c'est très bien organisé : des files en zig zag avec des chaises, chaque fois qu'un bus part on se décale... L'employé compte les gens en espagnol !

On monte dans un bus sans air conditionné (on avait le choix) avec des sièges pour fesses asiatiques, c'est à dire très étroits, et c'est parti pour 3h de bus.

La côte est est très moche, béton et très habitée... Par contre quand on traverse l'île pour rejoindre la côte ouest, les paysages sont très beaux et plus authentiques : montagne boisée, plantations de bananiers, maisons en osier, et les coqs partout qui attendent les combats.

Sur la côte ouest, nous retrouvons les toits en tôle ondulée rouillée.


À Moalboal, nous trouvons facilement le petit hôtel réservé, MJs'residences. À 13 € la nuit c'est simple, mais mignon et propre. Nous allons vite nous coucher !

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Grasse matinée et petit déjeuner à l'hôtel.

Tricycle pour Panagsama Beach, à 3km.

C'est là qu'à 20m du bord dansent des bancs de sardines. Magnifique vision, les sardinettes nous font mille figures, tantôt pont, tunnel, file indienne, queue de poisson, au gré des vagues et du mouvement des baigneurs.


Des touristes peu habitués à l'eau sont accompagnés d'un guide, et couverts de la tête aux pieds (cagoule rose) pour se protéger du soleil !


Riz frit aux fruits de mer...

Puis on longe un peu le village de Panagsama, pour arriver au coin des pêcheurs. Le seul petit brin d'ombre, c'est contre les bateaux. On va pouvoir faire la sieste ! KO pour le compte !


Vers 5h00,le soleil décline, il est temps de retourner à Moalboal.


On s'arrête au marché pour acheter quelques fruits, et on tombe sur nos amies les sardines... séchées et vendues !


Noix de coco râpée


Quelques maisons en bois...

Le coiffeur: c'est toujours en fin de journée qu'il y a le plus de monde !


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Journée relax. Bus pour les chutes d'eau de Kawasan. Aller 20 pesos pp, retour 30 (air conditionné).

Entrée 45 P pp.

Balade facile jusqu'à la première cascade.


Ce sont surtout des familles qui s'arrêtent là, ou les gens qui ont fini leur canyoning. En effet, la plupart des touristes viennent ici pour le fun. Beaucoup de Philippins (aujourd'hui est un jour férié), et beaucoup de chinois et coréens en groupes. Peu d'occidentaux.

Nous montons à la deuxième cascade, où on peut s'installer à l'ombre avec bancs et tables. On se met vite à l'eau pour se rafraîchir, en observant les sauts plus ou moins adroits des amateurs de canyoning.


Jipy remonte le parcours de canyoning, escarpé et boueux, pour découvrir la cascade supérieure. Le parcours commence avec la liane de Tarzan. Là haut c'est impressionnant ! Je connais 2 "p'tits poissons" qui vont sûrement avoir envie d'essayer ! Les guides ont l'air de faire attention à leurs clients. Nous, c'est plus de notre âge, on est assez cassé sans jouer à ça !


Retour vers 16h00, la nuit tombe de bonne heure. On n'a pas eu besoin de manger à midi (mais il y a de quoi manger aux deux cascades), ce soir on grignote local, sardine dans un bouillon avec riz blanc, pas terrible, ça nous rappelle notre voyage de 1979, on ne trouvait que ça ! On se rattrape avec une petite cuisse de poulet au BBQ.

On est bien contents de cette journée de repos. Cette étape n'est pas indispensable pour les voyageurs pressés.


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Ce matin, bus pour Bato, 77 P pp. On enchaîne aussitôt sur un bus pour Oslob, 40 P pp. Nous avons réservé un hôtel au village. On peut dormir plus près de l'embarcadère pour voir les requins baleines, mais c'est beaucoup plus cher. On aime aussi être dans les villages pour trouver à manger et profiter de l'animation.

Nous dormons au Oslob New Village Lodge, 29 € les 2 nuits. Très mignon.

Il fait très chaud, on se repose. En fin de journée nous allons voir les ruines d'un cartel de l'époque coloniale espagnole.

On va se poser devant des maisonnettes, moitié osier moitié béton. On se fait une petite baignade. Un des habitants vient discuter avec nous, il est ravi de constater qu'on a 15 jours d'écart tous les deux !

Il nous explique que les pêcheurs, qui sont en train de mettre leur barque à l'eau, embarquent jusqu'à environ 1h du matin.



La nuit tombe, les ruines s'illuminent.


Le soir, dans la rue principale, un alignement de petits restos BBQ se sont installés. Je n'ai pas d'appareil photo sur moi, ce sera pour demain. Je rapporte deux petits poissons grillés, deux pommes de terre et deux bières, petit festin de roi sur notre terrasse ! Nous sommes entourés par 3 chats qui aimeraient bien participer au festin !

Bisous

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Nous nous sommes posé la question avant de venir ici : écolo ou pas ? Des articles dénoncent le fait que, pour attirer ces grosses bêtes, on les nourrit. Un peu zoo ? D'autre part, les requins-baleines sont veillés et protégés... On a finalement cédé à la curiosité. D'autant que maintenant, les règles sont très strictes, sous peine d'amende ou de prison : ne pas les toucher (bactéries qu'on risque de leur donner), ne pas sauter dans l'eau, pas de produit solaire ou autre, bien rester près de son bateau, et gilet de sauvetage obligatoire (du coup on ne peut plus plonger comme on l'a vu dans certaines vidéos).

Lever 4h,car il y a du monde, et la visite n'a lieu que le matin. Un bus nous emmène au WhaleShark watching office. Une organisation au top nous attend : première queue pour s'enregistrer, on écrit son nom en échange d'un petit papier par famille (ou par groupe). Deuxième queue pour payer (1000 P, soit 20€ pour nager, 500 si on reste dans le bateau). Puis on s'installe dans la salle d'attente où on nous explique les règles. Ensuite, on attend que le numéro attribué soit appelé. On a le temps de se mettre en tenue. Palmes inutiles, se contenter des chaussures d'eau. On peut tout donner dans une consigne gratuite. Lorsqu'on nous appelle, on nous remet le gilet de sauvetage, masque et tuba si on n'en a pas, et on nous indique quelle barque prendre.

Nous avons de la chance, peut-être parce qu'autour de nous il n'y avait que des grands groupes constitués, ou alors à cause de notre âge : on nous attribue une barque pour nous tout seuls !

Par contre notre appareil photo sous-marin n'a pas supporté la promiscuité avec les petites sardines, j'ai donc pioché quelques photos et une vidéo sur le net...

Moment fabuleux, de 7h00 à 7h30... Les mastodontes passent vraiment tout contre nous, on a peur de recevoir un coup de queue ! Ils sont à priori inoffensifs et végétariens, mais c'est impressionnant ! Plein de gros poissons, intéressés par la nourriture, suivent leur sillage.

Quelques plongeurs ont choisi la balade avec bouteille. Ça ne vaut pas vraiment la peine, puisque les requins-baleines restent à la surface, ils suivent les bateaux nourriciers !

Nous restons un bon moment à observer le ballet des barques qui emmènent les touristes. Puis nous décidons de faire une partie du chemin retour à pieds, avec une pause baignade en cours de route. Pas de plage, beaucoup de coraux au bord de l'eau, chaussures indispensables. Les fonds sont jolis, pas mal de petits poissons. Les maisons en osier ou en bois côtoient celles en ciment, ainsi qu'une église en béton.

Point de vue
Machines à coudre Singer à pédale

Au retour, petite sieste bien méritée, il fait très chaud et la nuit a été courte. Puis Jipy repart faire un tour dans le village, la grande église est ouverte, des femmes couverte d'un tissu de dentelle viennent prier.

Pour finir la journée, nous allons nous régaler au marché de nuit, installé comme hier au bord de la grand route.

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Ce matin, nous partons en même temps que ceux qui viennent d'aller voir les requins-baleines. En effet, la plupart des touristes ne passent qu'une nuit à Oslob, il est même possible, en partant très tôt de Moalboal, de faire le whale watching et de repartir après, puisqu'il y a une consigne, mais c'est un peu la course !

Nous on a choisi de traîner un peu en passant 2 nuits à Oslob, on en a besoin.

Donc ce matin bus pour Liloan (25 P pp), bateau à 10h30 pour Sibulan. (70P pp, 59P pour les seniors).

Jeepnay pour le terminal ferry de Dumaguete (11 P pp, soit 22,contre les 150 demandés par les tricycles pour faire 7 km !). Comme dans les Jeepnay on est un peu entassés, nos bagages sont juste posés sur le toit. Ça nous angoisse un peu ! Heureusement la route est droite, pas trop de virages !

Nous embarquons pour Siquijor, juste le temps d'acheter une portion de frites ! Bateau de 12h20, c'est une ligne plus chère que les autres mais ça reste raisonnable (250P, 15P de taxe d'embarquement, et 160P pour nos deux bagages qui sont pris en charge.)


Au bout de 50 minutes on se retrouve à Siquijor. On n'a pas osé réserver un hôtel car on n'était pas du tout sûrs d'avoir les bateaux, on ne pensait jamais arriver aussi vite, on a eu de la chance !

Un tricycle nous propose de nous emmener au Diamond de Siquijor, petit hôtel neuf à 700 P la chambre, à 2km.


On descend directement dans l'eau, pas de plage à marée haute. L'eau est bonne, mais beaucoup d'herbes et pas de coraux, peu de poissons. On a l'impression que les ouragans ont fait des ravages par ici.

Balade du soir au village de Siquijor. Cette île est "non fumeurs". Elle n'est pas très touristique, les philippins n'aiment pas y aller, beaucoup de croyances et de légendes circulent, on prétend que des sorciers jettent des mauvais sorts...

Pour dîner on trouve une espèce de cantine bon marché et aux plats variés. Peu de gens mangent sur place mais beaucoup font la queue au buffet : ils emportent les plats chez eux. Depuis le 1er janvier les plats ne sont plus fournis, sans doute pour raison écologique. Alors chacun attend avec sa gamelle à la main. Cela évite les nombreux déchets en plastique, polystyrène ou carton ! De belles leçons à prendre sur ces petites îles !

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Ce matin il pleut. Heureusement le temps qu'on déjeune, le soleil est de retour. On photographie la marée basse devant chez nous.

On marche vers le village de Siquijor, avec l'intention de louer un scooter. On s'arrête voir la plage publique.


On sent un petit coup de fatigue. Finalement on ne louera pas de scooter aujourd'hui, on se retrouve à 6 sur un tricycle (25 P pp) pour San Juan, lieu touristique de l'île. Beaucoup de guesthouse, d'hôtels et de resorts bordent la route.

Ce coin est touché par les ouragans, des maisons très abîmées et le cimetière en témoignent.

Il nous reste à parcourir 2,5 km à pieds pour rejoindre le sanctuaire marin de Tubod. En cours de route on déjeune. On trouve une petite cantine locale comme on les aime, avec les marmites posées sur un présentoir et quelques tables dehors. Deux gars passent sur la route avec un cochon embroché.


La réserve marine de Tubod est coincée dans le très chic resort de Coco Grove. Il faut prendre un petit sentier à droite de la route après l'entrée du resort. On paie un droit d'accès de 50 P pp pour nager. On peut vous prêter masque et tuba si vous n'en avez pas.

Un vrai régal, un bel aquarium... Nous y passons l'après-midi. On ne regrette pas de ne pas avoir loué de scooter, on n'aurait pas autant profité de la réserve !

Par contre le temps est bizarre, les nuages noirs alternent avec un très fort soleil, on rentre un peu rouges ce soir !


Deux photos copiées pour vous donner une idée de la baignade.

Nous rentrons avec le coucher du soleil. On prend un tricycle, 200 P. Ce soir on dîne avec nos réserves, soupes et purées, on est équipés pour purifier l'eau et la faire chauffer.

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Aujourd'hui, scooter ! Tour de l'île, environ 80 km. On a demandé hier soir à notre logeuse, on nous a livré le scooter ce matin : 350 P la journée, 115 P pour 2L d'essence (on en a eu trop !)


Premier arrêt : Paliton Beach, réputée pour ses couchers de soleil. On ne fait que passer, on aimerait acheter des yaourts à la coopérative laitière de Kapanig. Ils possèdent 7 vaches. En ce moment ils ont trop peu de lait, ils le gardent pour les enfants, ils ne font ni fromage ni yaourt. Deux vaches sont ramenées d'un pré, on leur donne des morceaux de tronc de papayer, puis du feuillage de papayer !

Nous nous arrêtons au Balate Tree, l'arbre enchanté âgé d'environ 400 ans. L'attraction consiste à se faire grignoter les pieds par des espèces de poissons-chats, ça ne nous a pas tenté ! La forêt sèche laisse place aux rizières, parfois envahies d'épouvantails de toutes formes !


Lazi : couvent San Isidro Labrador, le plus vieux des Philippines, et l'église du même nom, en pierre de corail, en pleine restauration. Nous sommes impressionnés par les échafaudages en bambou.

Nous passons du temps à Lazi, on photographie les arbres immenses, une boutique bien grillagée et une belle maison en bois.

Nous allons vers le marché et le port afin de trouver un petit resto local. Une fois de plus on soulève les couvercles des marmites pour choisir, c'est bon et vraiment pas cher : repas avec un grand coca (195 P = 4€). On longe les maisons de pêcheurs, au bout de la jetée un ferry abandonné côtoie quelques bateaux.

Les compteurs électriques alignés portés par un poteau forment un étrange crucifix. Les seiches sèchent, on vend du poisson frais, un tricycle neuf attend ses clients.

Les scooters sont parfois très chargés... On s'arrête devant une ferme de coqs. On en a vu beaucoup, parfois les coqs ont un abri en bois.

Maria : Église "our lady of divine providence", (sainte Rita), grande église avec son clocher extérieur. En face, le monastère Santa Clara, moderne, et ses petites chèvres.

À Talingtung, c'est la sortie de la messe, à 14h00, les gens partent en scooter ou entassés dans des camions pour rejoindre leurs villages. Une famille joue aux dominos, un homme ramène son buffle chez lui, ces deux images nous rappellent la Chine.

Nous atteignons le sanctuaire marin de Tulapos. Aux Philippines comme dans beaucoup d'endroits qui deviennent touristiques, on fait tout payer. D'accord ce n'est pas cher, mais ça s'accumule, et surtout la façon de faire n'est pas très agréable : à Tulapos rien n'est affiché, pas de ticket non plus, on vous demande d'abord 50 P pour avoir le droit de nager, puis on vous dit qu'il faut être accompagné et donc payer encore 250 P. Pour cela une bande de jeunes, affalés à l'ombre, sont censés servir de "guides". Nous n'aimons pas vraiment ce principe, on n'aime pas servir de vache à lait... Les philippins risquent de tuer la poule aux œufs d'or... Même si beaucoup de touristes paient, d'autres (et nous ne sommes pas les seuls) se fâchent et s'en vont ! Dommage...

Nous irons finalement nous baigner dans un autre sanctuaire marin, à Olang, très poissonneux, à 75 P l'entrée (mais il n'y a plus personne à 15h30 aujourd'hui).



Nous finissons notre périple assez rapidement car on veut rentrer avant la nuit. La soirée incite d'ailleurs à la prudence : les chiens sont tous de sortie, parfois les coqs, les chèvres... Beaucoup de circulation et de monde au bord de la route.

On s'arrête à 900 m de chez nous, à l'étalage de BBQ du soir...

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Départ à 9h00 avec un tricycle pour le marché de Siquijor, 50 P. Puis on enchaîne tout de suite sur un tricycle pour 6 (on est 9 plus les 2 bagages sur le toit !), pour le port de Larena, 50 P pp.

Le bateau prévu appartient encore à la compagnie Ocean Fast Ferry. On a bien fait d'arriver tôt, il y a du monde, le bateau sera archi-plein ! Traversée 700 P pp + 17 P de taxe d'embarquement pp + bagages 120 P pour nous deux. 1h30 de traversée.

À 14h00 nous voilà à Bohol. La plupart des touristes se sauvent sur l'île de Panglao, station balnéaire très touristique. Nous restons en ville, on trouve une guesthouse pour 850 P avec petit déjeuner. (Jaz-M-Pension House).

Découverte de Tagbilaran : on traverse un quartier pauvre aux maisons de bois bien abîmées.


Rizal park : la moitié est en restauration. Deux gamines se pressent autour d'un vendeur pour admirer ses jolis ballons aux formes variées : l'une porte sa jolie robe blanche du dimanche, l'autre est en guenilles et fait la manche.


La foule se presse à la cathédrale Saint Joseph Le Travailleur (et même à l'extérieur) : c'est la grand messe du dimanche après-midi. Messe en musique, cathédrale très décorée, un petit moment émouvant. On dit que les Philippines font partie des pays comptant le plus de catholiques au monde.


Nous descendons sur le pont qui mène à l'île de Panglao : village lacustre des deux côtés. Les maisons sur pilotis ont l'air très fragiles, mais l'intérieur a l'air bien entretenu, très propre et coquet.

Un petit marché se tient contre le pont, et les vendeurs encouragent les joueurs de volley-ball qui disputent le traditionnel match du dimanche soir en plein milieu !


Au retour, des milliers de moineaux envahissent les deux grands arbres face à la cathédrale, dans un vacarme assourdissant !


Ce soir, après le cri des coqs, on a droit à un concert de karaoké accompagné des aboiements des chiens qui semblent ne pas apprécier les chanteurs... Espérons qu'on va pouvoir dormir !

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Ce matin nous passons d'abord changer un peu d'argent, dans un petit Money Changer où ils ne doivent pas avoir souvent des touristes ! Passeport regardé dans tous les sens, photo prise, grande feuille remplie et ornée de 3 signatures... Tout ça pour se rendre compte ensuite que le taux de change était meilleur à Panglao, zone hyper touristique!!! On n'aurait pas cru !

Nous allons au centre ville chercher la station de bus pour Panglao. Celle indiquée sur MapsMe n'existe plus, elle a fusionné avec la station de Jeepnays.

En chemin nous croisons les écoliers de tous âges avec des uniformes colorés correspondant à leur classe d'âge. Les collégiennes sont très mignonnes en rose et blanc, les étudiantes plutôt sexy en tailleur rouge et noir ceintré. Les garçons ont tous la tenue classique, pantalon noir et chemise blanche.

Après un petit moment d'attente, qu'on a mis à profit pour déguster un flan à l'ananas, on s'entasse dans un bus brinquebalant ! Le gars qui fait payer se livre à de sacrées acrobaties, s'accrochant à l'échelle qui permet de monter sur le toit pour ramasser les sous à travers la fenêtre (pendant qu'on roule bien sûr !) Il a coincé ses billets de 20 Pesos entre ses doigts ! 20 km, 25 P pp.


Alona Beach : la plage réputée de Panglao. C'est vrai qu'elle est belle, mais elle est envahie de touristes. Nous avons eu de la chance, aujourd'hui il n'y avait pas trop de monde, comparé à tout ce qu'on a pu lire ou nous dire. Elle est gratuite et accessible à tous, contrairement aux autres plages, et le sable est fin. Par contre, pas de poissons ni de coraux, on se contente de se tremper, c'est quand même bien agréable. J'essaie de profiter du peu d'ombre offert par 2 cocotiers pour bouquiner !


Au retour nous avons la chance d'être pris très rapidement par un bus à air conditionné vide, qui nous ramène très vite à Tagbilaran pour 30 P pp. Il nous dépose à la cathédrale, on en profite pour compléter nos photos d'hier.

On est encore estomaqués par les milliers d'oiseaux qui envahissent les arbres !

On croise à nouveau des hordes d'écoliers, il est pourtant 19h00. Soit ils ont une sieste l'après midi à cause de la chaleur, soit ils ont un nombre d'heures de cours important, il faudra qu'on se renseigne !


Demain nous partons à la découverte de l'île, on a demandé un scooter.

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C'est reparti pour le scooter ! C'est le meilleur moyen de visiter en toute liberté et c'est très économique ! 500 P la journée et 102 P d'essence.


Église de Corella. Le ciel commence à noircir.


Les tarsiers ! Un grand moment du voyage. Ces minuscules primates aux gros yeux sont très fragiles. Ils sont sauvages, et s'ils sont trop stressés ils se suicident. Il vaut mieux aller au Philippines Tarsier Sanctuary, qui les laisse dans leur habitat naturel et les protègent. Les guides repèrent ces petites boules nocturnes dans les arbres et s'installent devant. On suit le circuit de guide en guide, silence complet, son du portable éteint, flash fermé, et on n'a plus qu'à s'émerveiller en essayant de déranger le moins possible !

Visite 60 P pp


Le fleuve Loboc : végétation luxuriante et eau cristalline. Des bateaux de croisière sillonnent ce tronçon. On avait lu et relu qu'il fallait éviter cet attrape-touriste, que certains trouvent romantiques. En roulant on aperçoit au loin des danseuses sur un ponton. Du coup on se gare, on prend un petit chemin et on se retrouve dans une cour; quelques danseuses se reposent et déjeunent, les autres accueillent un bateau. On donne des bonjours et des sourires pour ne pas se faire jeter, et on se met discrètement dans un petit coin pour faire des photos. Mais on nous fait signe de rejoindre la troupe ! Les femmes m'invitent à danser, je refuse, elles insistent, me voilà en train de faire le clown devant un public à majorité coréenne ! Quel fou-rire... À la fin du show on s'est vite éclipsés, j'ai eu peur qu'elles m'enfilent un costume rose et m'obligent à danser toute la journée pour les autres bateaux !!!


Loay : la pluie commence à tomber, on garde la montagne pour demain, on rentre par la côte. À Loay on visite la maison ancestrale Clarin, très belle maison coloniale en bois, avec des vitres en kapiz (coquillage), devenue un musée. 25 P pp


Placardée sur un abri-bus, une offre d'emploi pour le Qatar. À Doha nous avons effectivement vu énormément d'employés philippins.

Un petit crachin alterne avec le soleil. On s'arrête dans un sanctuaire marin. Pas de poissons ni de coraux, mais de la mangrove. Peu d'eau mais l'eau est chaude... Roudoudou est venu avec nous aujourd'hui, il voulait voir les tarsiers...


Santa Monica d'Albuquerque : des arcades relient l'église au couvent (évidemment Jipy a voulu y monter !) L'intérieur contient de magnifiques autels en bois très travaillés.


Fin de notre périple à Baclayon, où l'église, qui avait été détruite par le tremblement de terre de 2013, a été reconstruite à l'identique.


On rentre à 17h00 sous un très chaud soleil. À demain pour la suite de la visite de Bohol.

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C'est reparti pour une journée avec le scooter, on y prend goût !

On repasse devant le sanctuaire des tarsiers, on s'arrête car on a oublié de voir la mini-salle d'exposition. Les petites bêtes se baladent la nuit en dehors du sanctuaire pour se nourrir, et peuvent faire des bonds de 3 à 5 m. Il y en a environ une centaine. Pour les amateurs de Star Wars, le créateur de Maître Yoda s'est inspiré du tarsier !


Nous repassons à Loboc et nous prenons le temps de nous arrêter cette fois à l'église, la plus ancienne de Bohol. Elle a dû être détruite par le tremblement de terre de 2013, elle est en reconstruction actuellement. Elle devait être grandiose ! En face, les bateaux de croisière commencent à se remplir.



Par une route de montagne, nous arrivons au Sévilla twin hanging bridge (35 P pp). Pont suspendu en bambou bien impressionnant...


Comme aujourd'hui il fait très chaud (+ de 30 degrés), les villageois mettent le riz à sécher sur le bord des routes. Quand il fera moins chaud, à partir de 15h30, on les verra ramasser les bâches pour remplir des grands sacs.


On traverse une grande arche, la forêt d'acajou Bilar, faite par l'homme. On ressent une sacrée impression de fraîcheur.


Arrêt au marché de Bilar pour se restaurer. Spécialités locales... C'est très bon, dommage comme d'habitude c'est froid !

En dessert on achète des bananes au BBQ, des rouleaux de patate douce et des pancakes qu'on gardera pour le goûter !


Arrêt à l'église Saint James de Batuan. Encore une fois toute peinte ! Certains dessins un peu naïfs nous plaisent. Deux vitraux nous font penser à des héros de bandes dessinées ! Des moineaux se balancent sur les lustres !


Nous voilà enfin aux Chocolate Hills, autre clou du voyage. Nos photos ne sont pas terribles, comparées à toutes celles vues sur internet, il y a trop de soleil aujourd'hui ! Ces collines seraient le résultat du soulèvement d’anciens dépôts de coraux façonnés par la pluie et l’érosion. À certaines saisons elles prennent une couleur marron, d'où leur nom.

On peut monter jusqu'au premier niveau avec le scooter. 50 P pp. Ensuite un escalier facile mène au point de vue.

On pousse jusqu'à Carmen, comme souvent une école jouxte l'église. Les écolières ont des uniformes blancs, on les a prises d'abord pour des communiantes ! Pas très pratique pour s'asseoir dans l'herbe !


On s'assoit pour le goûter, et on assiste très intrigués aux préparatifs de 2 vitriers : ils calent soigneusement une vitre sur un tricycle ! Ça prend du temps, il faut que la vitre résiste aux vibrations. On ne sait pas s'ils comptent aller loin. En tout cas ils sont fiers de leur travail et contents qu'on les photographie !

Dans une propriété les coqs ont pour abri des maisonnettes en pneu, ou des cages. Ils ne sont pas à vendre, ils appartiennent au même propriétaire et sont destinés aux combats de coqs. On est en train de leur donner des vitamines avec une pipette. On n'en saura pas plus, le soigneur n'est pas très bavard, aborder le sujet des combats de coqs avec des étrangers semble être un point sensible...

Retour par la côte. Les paysans s'activent dans les rizières. Un cimetière est adossé à une colline. Comme on a mal aux fesses, on s'arrête marcher un peu à Loay. Derrière la maison coloniale, visitée hier, le village est typique...

Retour au coucher du soleil...

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Lever 6h00... Nous prenons le ferry à 8h00 (compagnie Lite Ferry) pour Argao, sur l'île de Cebu. 240 P pp + 20 P de taxe portuaire. Pas de prise en charge de bagages.

3h00 de traversée très agréable.

On débarque au port de Talo-ot, à 9km.

Bus pour Argao 30 P pp.

Argao n'est pas touristique. On a choisi de s'y arrêter pour occuper les 3 jours qu'il nous reste de manière agréable, on a voulu éviter la ville de Cebu.

Acacia Appartements, 900 P, tout près de la station de bus. Peu de guesthouse. Quelques resort plus chers qui ne valent pas la différence de prix.

Au nord de la highway, le marché, la ville commerciale. Au sud, la ville administrative, l'église, la plage.

C'est la sortie des classes. Cette fois les filles ont un uniforme écossais bleu. Les collégiens ont réalisé des "grandes roues" en cours de technologie (?), bien réussies. Les garçons font les clowns pour les photos ! Comme à chaque sortie des classes, une multitude de tricycles forme un embouteillage, ainsi que plein de petits vendeurs ambulants pour le goûter. (Ce n'est pas pain au chocolat ici, c'est plutôt saucisse grillée, grains de maïs dans un verre, boissons et autres nourritures étranges...)


Des petites rues étroites aux maisons entassées mènent à la plage, mais les égouts du village aussi... Pas très tentant. On essaie donc de trouver un endroit plus propre. Pas évident. On voit encore que des ouragans ont dû faire du dégât, les maisons au bord de l'eau sont abîmées.


Repas du soir...


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Sur TripAdvisor on mentionne Simala, à 9 km au nord d'Argao.

Bus, 30 P, puis 2 km de montée dans la campagne. On peut aussi prendre un tricycle si on est pressé, mais la balade est agréable. Les maisons sont sommaires, beaucoup d'animaux (chèvres, vaches, coqs). Les noix de coco vides sont emballées, prêtes à être recyclées. En route on achète avocats et mangues.


Au sommet, plein de petits restaurants à la marmite. Partout il est mentionné qu'on ne doit pas utiliser des pailles en plastique, bravo, encore une leçon d'écologie.

Le monastère de Simala est récent (environ 1990), il a un côté Disneyland. Dommage que le béton soit un peu cru, j'y mettrais bien un petit coup de peinture pastel...Il est dédié à la Vierge Marie, qui a paraît-il fait des miracles ici.

On aime bien les lieux de pèlerinage du monde entier, quelque soit la religion, il y a un côté émouvant . Ce qu'on n'aime pas c'est de voir des gens pauvres donner le peu qu'ils ont pour espérer une vie meilleure dans l'au-delà. Ici ce n'est pas le cas.

À l'entrée, vérification des sacs et des tenues : les épaules et les genoux doivent être couverts. Le gardien juge ma robe trop courte, par contre le short de Jipy passe. Heureusement j'ai toujours un paréo dans mon sac !


L''intérieur est peint, il contient le hall pour faire brûler un cierge, la grande église, un musée des ex-votos (réussite aux examens et guérisons de maladies), une exposition de statues de vierges du monde entier, et en haut la fameuse statue de la vierge qui fait des miracles. On profite de la messe pour voir la vierge, car à la fin de la messe il y a une sacrée queue ! Ça doit être terrible le dimanche et le 15 août !

Au retour, on remarque une proposition de travail pour la Corée du Sud.

Une poule fait la vaisselle, des petits chevreaux tètent leur mère (Jipy ne peut pas s'empêcher d'en câliner un !)

On rejoint la route, on marche encore 1,5 km pour aller à la plage de Buko. On contourne d'abord un élevage de crevettes. Il faut traverser un restaurant qui ne doit fonctionner que le dimanche. C'est de la mangrove, très peu d'eau pour se baigner mais la trempette est agréable. On se régale à observer étoiles de mer, crabes et oiseaux. On est tout seuls.


Retour à Argao, c'est l'heure de pointe, les motos et les tricycles sont bien chargés. Nous prendrons un bus complètement fou qui fonce sur la route encombrée de camions, bus, voitures, jeepnays, tricycles, motos, et nombreux piétons !

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Place de l'hôtel de ville et du palais de justice d'Argao, c'est mignon.

Route de la plage au sud, à un peu plus d'1km du centre.

La plage d'Argao, plus jolie ici qu'au centre ville. Chouette on peut nager il y a de l'eau, très claire et propre, mais pas de poissons ni de coraux !

Des cabanes payantes sont aménagées pour les familles qui viennent passer la journée. Le samedi après midi les jeunes viennent chahuter, faire du mini surf (ils courent, jettent leur planche dans l'eau, sautent dessus, et se laissent glisser sur quelques mètres), ou s'entraîner au karaoké (aïe les oreilles !).

On ne trouve pas un seul resto, juste un paquet de chips, on m'explique que les gens viennent de Cebu en voiture avec leur pique nique, du coup les restos ont fermé ! Effectivement, à 16h00, les familles arrivent, se garent contre nous et s'assoient quasiment sur nos genoux, en sortant les grands Tupperware ! Bon on n'a pas l'intention de se faire inviter, on rentre chez nous !


Retour par la plage, on découvre tout un quartier de maisons de pêcheurs coincées entre la mer et d'anciens remparts. On se demande comment ces maisons tiennent le coup face aux tempêtes...

Des animaux, et beaucoup de sourires et de Hello!

Un petit tour pour voir l'église illuminée

et un petit poulet avec du riz pour un dîner dans notre jolie chambre

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La spécialité d'Argao, c'est la Torta. Espèce de Far Breton, où la levure est remplacée par du jus de noix de coco fermenté. Très bon, un peu gras.

Une grande route à travers la campagne relie la ville administrative à la ville commerçante.


Le marché, complètement mort le soir mais très animé en ce dimanche matin !

Bois de cocotier pour la fermentation ?

Un petit tour pour voir l'église un dimanche matin. On emprunte une rue où il y a de belles maisons en bois, mais aussi beaucoup de bâtiments en ruine. C'est la sortie de la messe, au tour des baptêmes, une centaine de bébés en même temps ! Les bébés sont dans les bras de maman, vêtus de la petite robe blanche de baptême, tandis que papa tient le cierge et un évantail, car il fait très chaud.

À la suite des baptêmes, c'est un enterrement qui s'annonce, les gens vêtus de blancs suivent le cortège, on ne s'attarde pas...

Cap sur la plage ! On essaie de retraverser le village de pêcheurs et on se retrouve dans l'immense cimetière. Hier on croyait longer d'anciens remparts, en fait c'était le mur du cimetière !

On retrouve notre petit coin d'hier en bout de plage. Énormément de véhicules type van, camionnettes, jeepnays, venus déverser des familles entières ou des groupes de villageois, tous avec le pique nique (nous aussi aujourd'hui on a prévu à manger !) Nous retrouverons nos petits surfers en herbe.

Dans une cour sont aménagées des douches sommaires, pour 15 P, ça nous arrange bien. À 17h00 nous récupérons nos bagages confiés à l'hôtel. Un petit chien toiletté s'installe sur le tricycle de son maître, il a l'air d'avoir l'habitude de voyager comme ça, son maître s'installe derrière lui !

Arrivée à Cebu à 20h00 (160P), circulation très dense. Repas pas terrible à la gare de bus. Puis taxi pour l'aéroport, 260 P. À 21h ça roule mieux, le chauffeur roule comme un fou, pourtant on lui a dit qu'on n'était pas pressés. Il est très fier de n'avoir mis que 25 minutes, c'est un record ! Nous on dit "ouf !" On a traversé des quartiers sinistres, cabanes bidonvilles le long du port... Cebu n'est pas une ville attirante.


Décollage prévu à 4h55 pour Shanghai, puis correspondance pour Paris.

Merci d'avoir un peu voyagé avec nous !